RECLIPSEN 21 Comprimé

Canada - français - Health Canada

Achète-le

Ingrédients actifs:
Désogestrel; Éthinylestradiol
Disponible depuis:
ACTAVIS PHARMA COMPANY
Code ATC:
G03AA09
DCI (Dénomination commune internationale):
DESOGESTREL AND ESTROGEN
Dosage:
0.15MG; 0.03MG
forme pharmaceutique:
Comprimé
Composition:
Désogestrel 0.15MG; Éthinylestradiol 0.03MG
Mode d'administration:
Orale
Unités en paquet:
21
Type d'ordonnance:
Prescription
Domaine thérapeutique:
CONTRACEPTIVES
Descriptif du produit:
Numéro de groupe d'ingrédients actifs (GIA) :0224591001; AHFS: 68:12.00
Statut de autorisation:
APPROUVÉ
Numéro d'autorisation:
02420813
Date de l'autorisation:
2014-02-14

Documents dans d'autres langues

Lire le document complet

RECLIPSEN

TM

Monographie de produit

Page

1

61

MONOGRAPHIE DE PRODUIT

Pr

RECLIPSEN

TM

21 et

Pr

RECLIPSEN

TM

28

Comprimés contenant 0,150 mg de désogestrel et 0,030 mg d'éthinylestradiol, USP

Contraceptif oral

Actavis Pharma Company

6733 Mississauga Road, Suite 400,

Mississauga (Ontario)

Canada, L5N 6J5

Date de révision :

le 20 mai 2015

Numéro de contrôle : 184338

RECLIPSEN

TM

Monographie de produit

Page 2 de 61

Table des matières

PARTIE I : RENSEIGNEMENTS POUR LE PROFESSIONNEL DE LA SANTÉ ............... 3

RENSEIGNEMENTS SOMMAIRES SUR LE PRODUIT ................................................. 3

INDICATIONS ET USAGE CLINIQUE ............................................................................. 3

CONTRE-INDICATIONS ................................................................................................... 3

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS ........................................................................... 4

EFFETS INDÉSIRABLES ................................................................................................. 13

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES ....................................................................... 18

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION ............................................................................. 24

SURDOSAGE..................................................................................................................... 28

MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE ............................................... 28

CONSERVATION ET STABILITÉ .................................................................................. 30

PRÉSENTATION, COMPOSITION ET CONDITIONNEMENT .................................... 31

PARTIE II : RENSEIGNEMENTS SCIENTIFIQUES ............................................................ 32

RENSEIGNEMENTS PHARMACEUTIQUES ................................................................ 32

ESSAIS CLINIQUES ......................................................................................................... 34

PHARMACOLOGIE DÉTAILLÉE ................................................................................... 38

TOXICOLOGIE ................................................................................................................. 39

RÉFÉRENCES ................................................................................................................... 46

PARTIE III: RENSEIGNEMENTS POUR LE CONSOMMATEUR .................................... 52

RECLIPSEN

TM

Monographie de produit

Page 3 de 61

Pr

RECLIPSEN

TM

21 et

Pr

RECLIPSEN

TM

28

Comprimés contenant 0,150 mg de désogestrel et 0,030 mg d'éthinylestradiol, USP

PARTIE I : RENSEIGNEMENTS POUR LE PROFESSIONNEL DE LA SANTÉ

RENSEIGNEMENTS SOMMAIRES SUR LE PRODUIT

Voie

d’administration

Forme posologique /

teneur

Ingrédients non médicinaux d’importance

clinique

Orale

Comprimés / 0,150 mg

de désogestrel et 0,030

mg d’éthinylestradiol

Les ingrédients inactifs comprennent: lactose

anhydre, povidone, silice colloïdale, amidon

de maïs, acide stéarique et vitamine E.

Comprimés de placebo (pour

RECLIPSEN

28 seulement) : lactose

anhydre, cellulose microcristalline, stéarate

de magnésium, jaune soleil F.C.F. sur laque

d'aluminium et carmin d'indigo sur laque

d'aluminium.

INDICATIONS ET USAGE CLINIQUE

RECLIPSEN

TM

(comprimés de désogestrel/éthinylestradiol, USP) est indiqué pour :

la prévention de la grossesse

CONTRE-INDICATIONS

Les contraceptifs hormonaux combinés ne devraient pas être utilisés en présence de l’une des

conditions de santé énumérées ci-dessous. Si l’une de ces conditions devait survenir pour la

première

fois

pendant

l’administration

contraceptifs

hormonaux

combinés,

faut

immédiatement cesser de les prendre.

Présence ou antécédents de thrombose veineuse (thrombose veineuse profonde, embolie

pulmonaire);

Antécédents ou épisodes actuels de troubles vasculaires cérébraux;

Présence ou antécédents de thrombose artérielle (infarctus du myocarde, accident vasculaire

cérébral) ou d’états prodromiques (p. ex., accident ischémique transitoire, angine de poitrine);

Cardiopathie valvulaire accompagnée de complications;

Présence ou antécédents de maladie hépatique grave, et ce, tant que les valeurs de la fonction

hépatique ne sont pas revenues à la normale;

Présence ou antécédents de tumeurs hépatiques (bénignes ou malignes);

RECLIPSEN

TM

Monographie de produit

Page 4 de 61

Cancers, connus ou soupçonnés, influencés par les stéroïdes sexuels (p. ex., des organes

génitaux ou du sein);

Saignement vaginal anormal de cause inconnue;

Ictère d’origine stéroïdienne ou ictère cholestatique ou antécédents d’ictère gravidique;

Toute lésion oculaire causée par une maladie vasculaire ophtalmique, telle que perte partielle

ou totale de la vue ou anomalie des champs visuels;

Grossesse certaine ou soupçonnée;

Épisodes ou antécédents de migraines avec aura focale;

Antécédents ou épisodes de pancréatite associée à une hypertriglycéridémie grave;

Présence de facteurs de risque graves ou multiples de thrombose artérielle ou veineuse :

Hypertension grave (tension artérielle systématiquement ≥ 160/100 mm Hg)

Prédisposition héréditaire ou acquise à la thrombose veineuse ou artérielle, telle que la

mutation du facteur V de Leiden et une résistance à la protéine C activée, un déficit en

antithrombine III, un déficit en protéine C, un déficit en protéine S, une

hyperhomocystéinémie (p. ex. en raison des mutations C677T et A1298 du gène

MTHFR), la mutation G20210A du gène de la prothrombine, et des anticorps

antiphospholipides (anticorps anticardiolipine, anticoagulant lupique)

Dyslipoprotéinémie grave

Tabagisme et âge > 35 ans

Diabète sucré avec atteinte vasculaire

Chirurgie majeure associée à un risque élevé de thromboembolie postopératoire (voir la

section

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS

Immobilisation prolongée (voir la section

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS

Hypersensibilité à ce médicament, à l’un de ses ingrédients ou des composants du contenant.

Voir la section

PRÉSENTATION, COMPOSITION ET CONDITIONNEMENT

pour

connaître la liste complète des ingrédients.

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS

Mises en garde et précautions graves

Le tabagisme augmente le risque d’effets indésirables graves au niveau du cœur et des vaisseaux

sanguins.

risque

augmente

avec

l’âge

devient

significatif

chez

utilisatrices

contraceptifs oraux de plus de 35 ans et en fonction du nombre de cigarettes fumées. Pour cette

raison, les contraceptifs oraux combinés, y compris RECLIPSEN™, ne devraient pas être utilisés

par des femmes âgées de plus de 35 ans et qui fument (voir la section

Cardiovasculaire

dessous).

Les patientes doivent être informées du fait que les contraceptifs oraux

NE PROTÈGENT PAS

contre les maladies sexuellement transmissibles (MST), y compris le VIH/SIDA. Pour se protéger

contre les MST, les patientes devraient utiliser des condoms en latex

EN ASSOCIATION

AVEC

des contraceptifs oraux.

RECLIPSEN

TM

Monographie de produit

Page 5 de 61

Généralités

Interrompre la médication dès le premier signe de l'une ou l'autre des manifestations

suivantes :

A. Troubles thromboemboliques et cardiovasculaires

tels que thrombophlébite, embolie

pulmonaire, troubles vasculaires cérébraux, ischémie myocardique, thrombose

mésentérique et thrombose rétinienne.

B. États qui prédisposent à la stase veineuse et à la thrombose vasculaire

(p. ex.

immobilisation après un accident ou alitement au cours d’une maladie de longue durée).

D'autres méthodes non hormonales de contraception devraient être utilisées jusqu'à ce

que l'utilisatrice reprenne ses activités normales. Quant à l'utilisation des contraceptifs

oraux lorsqu'on envisage une intervention chirurgicale, voir la rubrique

Considérations

péri-opératoires

C. Troubles visuels - partiels ou complets.

D. Œdème papillaire ou lésions vasculaires ophtalmiques.

E. Céphalée intense d'origine inconnue ou aggravation d’une céphalée migraineuse.

F. Augmentation du nombre de crises d’épilepsie

Tout au long de cette section, le terme général « contraceptifs hormonaux combinés » est utilisé

quand des données existent pour les contraceptifs oraux et non oraux. Le terme « contraceptifs

oraux combinés » (COC) est utilisé quand des données n’existent que pour les contraceptifs

oraux.

Les renseignements qui suivent proviennent d’essais sur les contraceptifs oraux combinés (COC).

La prise d’un COC est associée à une hausse du risque de plusieurs troubles graves, dont

l'infarctus du myocarde, la thromboembolie, les accidents vasculaires cérébraux (AVC), une

néoplasie hépatique et une affection de la vésicule biliaire; les risques de morbidité grave et de

mortalité sont toutefois faibles chez les femmes en bonne santé qui ne présentent pas de facteurs

de risque sous-jacents. Le risque de morbidité et de mortalité augmente considérablement en

présence d’autres facteurs de risque comme l’hypertension, l’hyperlipidémie, l’obésité et le

diabète. Les autres troubles médicaux qui ont été associés à des événements indésirables sur la

circulation sont le lupus érythémateux disséminé (1), le syndrome hémolytique et urémique (2-4),

les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (maladie de Crohn ou colite ulcéreuse) (5), la

drépanocytose (6), la cardiopathie valvulaire et la fibrillation auriculaire (7, 8).

On a signalé que les troubles suivants pouvaient survenir ou s’aggraver tant pendant la grossesse

que pendant la prise d’un COC, bien qu’un lien direct avec les COC n'ait pas été nettement établi :

ictère et/ou prurit associé à une cholestase, formation de calculs biliaires, porphyrie (9), lupus

érythémateux disséminé (10), syndrome hémolytique et urémique (11), chorée de Sydenham (12,

13),

herpes gestationis

(14, 15) et baisse de l’acuité auditive liée à l’otospongiose (16),

angioedème héréditaire.

Les renseignements dans cette section proviennent principalement d’essais menés chez des

femmes qui prenaient des COC ayant une teneur en œstrogènes et progestatifs plus élevée que

RECLIPSEN

TM

Monographie de produit

Page 6 de 61

ceux qui sont couramment utilisés de nos jours. L’effet de la prise prolongée de COC contenant

moins d’œstrogènes et de progestatifs reste à déterminer.

Carcinogenèse et mutagenèse

Cancer du sein

Le vieillissement et les antécédents familiaux marqués sont les principaux facteurs de risque dans

la survenue du cancer du sein. Les autres facteurs de risque établis comprennent l’obésité, la

nulliparité et une première grossesse à terme tardive. Les groupes de femmes reconnus comme

pouvant être à risque élevé pour le cancer du sein avant la ménopause sont les utilisatrices de

longue date (plus de huit ans) de contraceptifs oraux ou celles qui en ont commencé l’utilisation à

un âge précoce. Chez un petit nombre de femmes, l'usage des contraceptifs oraux peut accélérer la

croissance d'un cancer du sein existant, mais non diagnostiqué. Étant donné que l’augmentation

potentielle du risque lié à l'utilisation de contraceptifs oraux est faible, il n'y a pas lieu pour

l'instant de modifier les règles de prescription.

Les femmes qui reçoivent des contraceptifs oraux devraient être instruites sur la façon de

pratiquer l'auto-examen des seins. Elles devraient prévenir leur médecin dès qu'elles détectent une

masse quelconque. Un examen clinique annuel des seins est également recommandé, car si un

cancer du sein apparaît, la prise de médicaments contenant des œstrogènes peut provoquer une

progression rapide de celui-ci.

Cancer du col de l’utérus

Le plus important facteur de risque de cancer du col de l’utérus est l’infection persistante par le

virus du papillome humain (VPH). Certaines études épidémiologiques ont montré que l’utilisation

à long terme de COC pourrait contribuer davantage à l’augmentation de ce risque, mais la mesure

dans laquelle cette constatation est attribuable à des facteurs de confusion, par exemple l’examen

systématique du col de l’utérus et les comportements sexuels y compris l’utilisation de méthodes

de contraception dites de barrière, demeure controversée.

Carcinome hépatocellulaire

Le carcinome hépatocellulaire pourrait être associé aux contraceptifs oraux. Le risque semble

augmenter avec la durée d’utilisation. Toutefois, le risque de cancer du foie attribuable (soit

l’incidence excédentaire) à l’utilisation de contraceptifs oraux est très faible.

Cardiovasculaire

Facteurs prédisposant à la coronaropathie

La cigarette augmente le risque d’effets indésirables cardiovasculaires graves et la mortalité. Les

contraceptifs oraux augmentent ce risque, surtout avec l’âge. Des données scientifiques

convaincantes permettent d'établir à 35 ans la limite supérieure d'âge pour l'utilisation des

contraceptifs oraux chez les fumeuses.

D'autres femmes présentent indépendamment un risque élevé de maladies cardiovasculaires. Ce

sont les femmes atteintes de diabète, d'hypertension ou d'anomalies du métabolisme des lipides,

RECLIPSEN

TM

Monographie de produit

Page 7 de 61

ou qui ont des antécédents familiaux de ces affections. On ignore si les contraceptifs oraux

augmentent ce risque.

Chez les femmes non fumeuses et à faible risque, quel que soit leur âge, les avantages de

l'utilisation des contraceptifs oraux l'emportent sur les risques cardiovasculaires liés aux

préparations à faible teneur hormonale. Par conséquent, on peut prescrire à ces femmes des

contraceptifs oraux jusqu'à l'âge de la ménopause.

Hypertension

Les patientes qui présentent une hypertension essentielle maîtrisée peuvent prendre un

contraceptif hormonal, mais seulement sous surveillance médicale étroite. Si au cours du

traitement, il survient une élévation significative de la tension artérielle chez une femme dont la

tension artérielle initiale était normale ou chez une femme initialement hypertendue, il faut

interrompre le traitement.

Fonction endocrinienne et métabolisme

Diabète

Les contraceptifs oraux à faible teneur hormonale actuels ont un effet minime sur le métabolisme

du glucose. Les patientes diabétiques ou celles ayant des antécédents familiaux de diabète doivent

faire l’objet d’une surveillance attentive afin de déceler toute détérioration du métabolisme

glucidique. Les femmes prédisposées au diabète peuvent utiliser les contraceptifs oraux à

condition qu'elles puissent faire l'objet d'une surveillance médicale étroite. Les jeunes patientes

diabétiques dont la maladie est récente, bien maîtrisée et non associée à une hypertension ou à

d’autres atteintes vasculaires, comme des altérations du fond d’œil, doivent être examinées plus

souvent si elles prennent un contraceptif oral.

Effets sur les lipides et autres effets métaboliques

Chez une petite proportion des femmes, les contraceptifs oraux entraînent des modifications

indésirables des taux de lipides. Les femmes qui présentent une dyslipidémie non maîtrisée

doivent utiliser une méthode de contraception différente (voir aussi la section

CONTRE-

INDICATIONS

). La hausse des taux plasmatiques de triglycérides peut entraîner une pancréatite

et d’autres complications.

Gastro-intestinal

Selon les études épidémiologiques publiées, il se peut qu’il y ait un lien entre la prise d’un COC

et la survenue de la maladie de Crohn ainsi que celle de la colite ulcéreuse, bien que ce lien ne

soit pas nettement établi (17-22).

Génito-urinaire

Saignements vaginaux

Les saignements vaginaux irréguliers persistants doivent faire l’objet d’une investigation pour

exclure la possibilité d’affection sous-jacente.

RECLIPSEN

TM

Monographie de produit

Page 8 de 61

Fibromes

Les patientes qui présentent des fibromes (léiomyomes) doivent être surveillées attentivement.

Une augmentation soudaine de la taille des fibromes, une douleur et une sensibilité au toucher

nécessitent l'interruption du traitement aux contraceptifs oraux.

Hématologique

Des études épidémiologiques ont montré une association entre l’utilisation de contraceptifs

hormonaux combinés et une augmentation du risque de maladies thrombotiques et

thromboemboliques artérielles et veineuses, comme l’infarctus du myocarde, l’AVC, la

thrombose veineuse profonde et l’embolie pulmonaire.

Des études épidémiologiques ont démontré que l’incidence de la thromboembolie veineuse (TEV)

chez les femmes qui prennent des contraceptifs hormonaux combinésà faible teneur en œstrogène

(< 50 mcg d’éthinylestradiol) est d’environ 3 à 12 cas pour 10 000 femmes-années, mais cette

estimation varie en fonction du progestatif. L’incidence est d’un à cinq cas pour 10 000 femmes-

années chez les femmes qui ne prennent pas de contraceptifs hormonaux combinés (59).

La prise de contraceptifs hormonaux combinés accroît le risque de TEV, comparativement à la

non-utilisation. L’augmentation du risque de TEV est maximale au cours de la première année

d’utilisation. Le risque augmenté de TEV associé à la prise de contraceptifs hormonaux combinés

est inférieur au risque de TEV associé à la grossesse, qui est évalué à 5 à 20 cas pour

10 000 années-femmes ou associé au post-partum, qui est estimé à 40 à 65 cas pour 10 000

annéesfemmes. Le risque est également augmenté suivant l’initiation de contraceptifs hormonaux

combinés ou suivant la reprise des mêmes ou de différents contraceptifs hormonaux combinés

après une interruption de quatre semaines ou plus. La TEV est mortelle dans 1 à 2 % des cas (23)

(59).

Plusieurs études épidémiologiques indiquent que les contraceptifs oraux de troisième génération,

y inclus ceux contenant le désogestrel, sont associés à un plus grand risque de thromboembolie

veineuse que certains contraceptifs oraux de deuxième génération. Ces études indiquent un risque

environ deux fois plus élevé, ce qui correspond à 1 à 2 cas de thromboembolie veineuse pour un

taux d’utilisation de 10 000 femmes-années. Cependant, des données provenant d’études

supplémentaires n'ont pas démontré cette différence au niveau du risque.

Très rarement, des cas de thromboses ont été signalés dans d’autres vaisseaux sanguins, comme

les veines et les artères hépatiques, mésentériques, rénales, cérébrales ou rétiniennes chez des

utilisatrices de contraceptifs hormonaux combinés.

Les symptômes des événements thrombotiques / thromboemboliques veineux ou artériels ou

d’accident vasculaire cérébral peuvent inclure une douleur et/ou une enflure à une seule jambe,

une douleur thoracique intense et soudaine (qu’elle irradie ou non dans le bras gauche), un

essoufflement soudain, un début soudain d’une toux, tout mal de tête inhabituel intense prolongé,

une perte soudaine partielle ou totale de la vision, une diplopie, un trouble de l’élocution ou une

aphasie, des vertiges, un collapsus avec ou sans convulsions partielles, une faiblesse ou des

RECLIPSEN

TM

Monographie de produit

Page 9 de 61

engourdissements très marqués affectant soudainement un côté ou une partie du corps, des

troubles moteurs, abdomen « aigu ».

Autres facteurs de risque de thromboembolie veineuse

D'autres facteurs de risque généraux de TEV comprennent, sans toutefois s’y limiter :

des antécédents personnels

des antécédents familiaux (comme un membre de la famille directe ayant présenté une TEV à

un âge relativement précoce). Dans les cas où une prédisposition héréditaire ou acquise à la

TEV est soupçonnée chez une femme, il faut l’adresser à un spécialiste avant de lui prescrire

des contraceptifs hormonaux combinés.

obésité grave (indice de masse corporelle > 30 kg/m

lupus érythémateux disséminé.

Le risque de TEV augmente aussi avec l’âge et le tabagisme.

Le risque de TEV peut être temporairement plus élevé en cas d’immobilisation prolongée, de

chirurgie majeure, de chirurgie à la jambe ou de traumatisme majeur. Dans de tels cas, il est

recommandé d’interrompre la prise du CHC(au moins quatre semaines avant une chirurgie

élective) et de ne le reprendre que deux semaines suivant la remobilisation complète (voir la

section

CONTRE-INDICATIONS

De plus, les patientes ayant des thrombophlébites superficielles, des varices ou qui ont une jambe

dans le plâtre doivent faire l’objet d’une surveillance étroite. Il n’y a pas de consensus quant au

rôle possible de ces conditions sur l’étiologie de la thromboembolie veineuse

Autres facteurs de risque de thromboembolie artérielle

Le risque de complications thromboemboliques artérielles augmente dans les cas suivants :

augmentation en âge

tabagisme (le risque augmente davantage chez les gros fumeurs qui avancent en âge, surtout

chez les femmes de plus de 35 ans)

dyslipoprotéinémies

obésité (indice de masse corporelle > 30 kg/m2)

hypertension

migraine

cardiopathie valvulaire

fibrillation auriculaire

antécédents familiaux (par exemple, une thrombose artérielle chez un membre de la famille à

un âge relativement précoce). Dans les cas où une prédisposition héréditaire est soupçonnée

chez une femme, il faut l’adresser à un spécialiste avant de lui prescrire des contraceptifs

hormonaux combinés.

Hépatique/biliaire/pancréatique

En cas de perturbations aiguës ou chroniques de la fonction hépatique, la patiente peut devoir

cesser de prendre le contraceptif oral combiné jusqu’à la normalisation des marqueurs de la

fonction hépatique.

RECLIPSEN

TM

Monographie de produit

Page 10 de 61

Ictère

Chez les femmes qui ont des antécédents d’ictère, les contraceptifs oraux doivent être prescrits

avec grande prudence et sous une surveillance médicale étroite. Une cholestase liée à la prise de

contraceptifs oraux a été décrite chez des femmes qui avaient déjà présenté une cholestase liée à

la grossesse. Les femmes qui ont des antécédents de cholestase peuvent voir leur affection

réapparaître avec la prise subséquente d’un contraceptif hormonal.

L'apparition d'un prurit généralisé grave ou d'un ictère requiert l'interruption de la prise des

contraceptifs oraux jusqu'à ce que le problème soit résolu.

Si une patiente présente un ictère de type cholestatique, elle ne devrait pas recommencer l’usage

de contraceptifs oraux. Chez les femmes qui prennent un contraceptif hormonal, des

modifications de la composition de la bile peuvent survenir et une augmentation de l’incidence

des calculs biliaires a été signalée.

Affection de la vésicule biliaire

Les patientes sous contraceptifs oraux présentent un plus grand risque de présenter une affection

de la vésicule biliaire exigeant une chirurgie, au cours de la première année d’utilisation. Ce

risque peut doubler après quatre ou cinq ans d’utilisation.

Nodules hépatiques

Des nodules hépatiques (adénomes et hyperplasie nodulaire focale) ont été signalés, surtout chez

les utilisatrices de longue date des contraceptifs oraux. Bien que ces lésions soient extrêmement

rares, elles ont causé des hémorragies intra-abdominales fatales et il s’agit d’un facteur à prendre

en considération en présence d’une masse abdominale, d’une douleur abdominale aiguë ou de

signes d’hémorragie intra-abdominale.

Immunitaire

Œdème de Quincke

Les œstrogènes exogènes peuvent déclencher ou exacerber des symptômes d’œdème de Quincke,

en particulier chez les femmes qui présentent un œdème de Quincke héréditaire (24-26).

Neurologique

Migraine et céphalée

L’apparition ou l’exacerbation d’une migraine ou la survenue de céphalées inhabituelles qui sont

récurrentes, persistantes ou intenses nécessitent l’arrêt de la prise du contraceptif hormonal et

l’évaluation de la cause. Les femmes souffrant de céphalées migraineuses qui prennent des

contraceptifs oraux pourraient présenter un risque plus élevé d’accident vasculaire cérébral (voir

CONTRE-INDICATIONS

RECLIPSEN

TM

Monographie de produit

Page 11 de 61

Ophtalmologique

Les femmes enceintes ou qui prennent un contraceptif oral peuvent présenter un œdème de la

cornée, ce qui peut entraîner des troubles de la vision ou diminuer la tolérance aux verres de

contact, surtout de type rigide. Les lentilles souples ne posent habituellement pas de difficulté. En

présence de changement de la vision ou d'une tolérance réduite à l'égard des lentilles, leur port

pourrait être arrêté temporairement ou de façon permanente.

Considérations péri-opératoires

Chez les femmes qui prennent un contraceptif oral, le risque de complications

thromboemboliques après une intervention chirurgicale majeure est plus élevé. Il faudrait, si

possible, interrompre l’utilisation du contraceptif oral et recourir à autre méthode de contraception

au moins un mois avant une intervention chirurgicale

MAJEURE

non urgente. Après

l’intervention chirurgicale, le retour aux contraceptifs oraux ne devrait pas se faire avant la

première menstruation qui suit la sortie de l’hôpital.

Psychiatrique

Les patientes qui ont des antécédents de troubles émotionnels, surtout de type dépressif,

pourraient être plus sujettes à des rechutes lorsqu’elles prennent un contraceptif oral. En cas de

rechute grave, le recours à une méthode alternative de contraception devrait aider à déterminer

l’existence d’un rapport de causalité. Les femmes atteintes du syndrome prémenstruel peuvent

avoir une réaction variable aux contraceptifs oraux, allant de l'atténuation des symptômes à leur

aggravation.

Rénal

Rétention hydrique

Les contraceptifs hormonaux peuvent causer un certain degré de rétention hydrique. En présence

de troubles pouvant être aggravés par la rétention hydrique, ils doivent être prescrits avec

prudence, et seulement sous surveillance étroite.

Fonction sexuelle/reproduction

Retour de la fécondité

Après l’arrêt de la contraception orale, la conception devrait être différée au moins jusqu’à ce

qu’un cycle menstruel normal soit survenu spontanément, afin que la date du début de la

grossesse puisse être déterminée. Durant cette période, une autre méthode de contraception

devrait être utilisée.

Aménorrhée

Certaines femmes peuvent ne pas présenter de saignement de retrait pendant l’intervalle sans

hormone. Si les directives de prise du contraceptif oral combiné ont été respectées, une grossesse

est peu probable. Toutefois, si une femme n’a pas respecté ces directives durant la période

précédant la première absence de saignement de retrait, ou si elle ne présente pas de saignement

RECLIPSEN

TM

Monographie de produit

Page 12 de 61

de retrait deux mois de suite, il faut écarter la possibilité d’une grossesse, avant de poursuivre la

prise du contraceptif oral combiné.

Les femmes qui ont des antécédents d’oligoménorrhée, d’aménorrhée secondaire ou de cycle

menstruel irrégulier pourraient continuer d’avoir des cycles anovulatoires ou devenir

aménorrhéiques après l’interruption du traitement à base d’œstro-progestatifs.

L’aménorrhée, surtout si elle est associée à la galactorrhée, qui persiste pendant six mois ou plus

après l’arrêt de la contraception orale, nécessite un examen attentif de la fonction hypothalamo-

hypophysaire.

Réduction de l’efficacité

L’efficacité des contraceptifs oraux combinés peut être réduite si la femme oublie de prendre des

comprimés, présente des troubles gastro-intestinaux ou prend d’autres médicaments (voir

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

Peau

La prise d’un contraceptif oral combiné peut parfois causer un chloasma, surtout chez les femmes

qui ont des antécédents de masque de grossesse. Les femmes prédisposées au chloasma doivent

éviter de s’exposer au soleil ou au rayonnement ultraviolet lorsqu’elles prennent un COC.

Populations particulières

Femmes enceintes

Les femmes enceintes ne devraient pas prendre de contraceptifs oraux. Si une femme devient

enceinte pendant le traitement par RECLIPSEN

, elle doit cesser de le prendre. Toutefois, s'il y

a conception au cours de l'utilisation des contraceptifs oraux, il n'y a pas de données concluantes

indiquant que les œstrogènes et les progestatifs contenus dans les contraceptifs oraux affecteront

le développement du fœtus.

Femmes qui allaitent

Chez les femmes qui allaitent, l'utilisation des contraceptifs oraux provoque l'excrétion des

constituants hormonaux dans le lait maternel, ce qui peut en réduire la qualité et la quantité.

Certains essais publiés ont révélé que, durant l'allaitement, 0,1 % de la dose maternelle

quotidienne de lévonorgestrel (27) et 0,02 % de la dose maternelle quotidienne d'éthinylestradiol

(28) pouvaient être transférées au nouveau-né par le lait. Des effets indésirables ont été signalés

chez le nourrisson, y compris la jaunisse et l'augmentation du volume des seins (29). Il faut

recommander à la femme qui allaite d’utiliser une méthode de contraception autre que les

contraceptifs oraux jusqu’au sevrage complet de son enfant.

Enfants

L’innocuité et l’efficacité de 0,150 mg de désogestrel et 0,030 mg d'éthinylestradiol n’ont pas été

établies chez les femmes de moins de 18 ans.

L’utilisation de ce produit avant l’apparition des premières menstruations n’est pas indiquée.

RECLIPSEN

TM

Monographie de produit

Page 13 de 61

Personnes âgées

RECLIPSEN

n’est pas indiqué chez les femmes ménopausées.

Surveillance et épreuves de laboratoire

Examen physique et suivi

Avant toute utilisation de contraceptifs oraux, on doit effectuer une anamnèse et un examen

physique complets comprenant la mesure de la tension artérielle et prendre soigneusement note

des antécédents familiaux. De plus, il faut éliminer la possibilité de troubles de la coagulation si

un membre de la famille de la femme a présenté une maladie thromboembolique (p. ex.

thrombose veineuse profonde, accident vasculaire cérébral, infarctus du myocarde) tôt dans sa

vie. Il faut aussi examiner les seins, le foie, les membres et les organes pelviens de la patiente et

faire un test de Papanicolaou (PAP) si celle-ci est sexuellement active.

Le premier examen de contrôle doit avoir lieu trois mois après le début de l'utilisation du

contraceptif oral. Par la suite, un examen doit être effectué au moins une fois par an, ou plus

fréquemment si nécessaire. L'examen annuel doit comporter les mêmes vérifications et examens

effectués au moment de l'examen initial (décrit ci-dessus) ou être conforme aux recommandations

du Groupe de travail canadien sur l'examen médical périodique.

EFFETS INDÉSIRABLES

Aperçu des effets indésirables du médicament

Une augmentation du risque de survenue des effets indésirables graves suivants a été associée à la

prise de contraceptifs hormonaux combinés:

anomalies congénitales

embolie pulmonaire

hémorragie cérébrale

hypertension

infarctus du myocarde

lésions neuro-oculaires (p. ex. thrombose rétinienne)

maladie de la vésicule biliaire

thromboembolie artérielle ou veineuse

thrombophlébite

thrombose cérébrale

thrombose mésentérique

tumeurs hépatiques bénignes ou malignes

Les effets indésirables suivants ont également été signalés chez les patientes qui prennent des

contraceptifs hormonaux combinés : des nausées et des vomissements, qui sont les effets

indésirables les plus fréquents, surviennent chez environ 10 % ou moins des femmes au cours du

premier cycle. En règle générale, les autres effets indésirables surviennent moins fréquemment ou

occasionnellement et comprennent :

RECLIPSEN

TM

Monographie de produit

Page 14 de 61

aménorrhée pendant et après le traitement

augmentation de la taille des léiomyomes utérins

perte de l’audition liée à l’otospongiose

candidose vaginale

cataractes

céphalées

chloasma ou mélasma qui peut persister

chorée

chorée de Sydenham

chute des cheveux

colite ulcéreuse

diarrhée

diminution de la tolérance aux glucides

diminution possible de la lactation si le contraceptif hormonal est donné immédiatement post-

partum

douleurs abdominales

dysménorrhée

éruption cutanée (allergique)

éruption hémorragique

érythème noueux

érythème polymorphe

état dépressif

étourdissements

formation de calculs biliaires

herpes gestationis

hirsutisme

hyperplasie endocervicale

hypersensibilité

hypertension

hypertriglycéridémie (augmentation du risque de pancréatite chez les utilisatrices de COC)

ictère cholestatique

ictère lié à une cholestase

insuffisance rénale

intolérance aux verres de contact

lupus érythémateux disséminé

maladie de Crohn

microrragies

migraine

modification de l’appétit

modification de la courbure de la cornée (accentuation)

modification de la tolérance au glucose ou effet sur la résistance périphérique à l’insuline

modification du flux menstruel

modifications de la libido

modifications mammaires (sensibilité, augmentation du volume des seins, sécrétion)

RECLIPSEN

TM

Monographie de produit

Page 15 de 61

nervosité

névrite optique

œdème

angioedème (les œstrogènes exogènes peuvent déclencher ou exacerber des symptômes

d’angioedème chez les femmes qui présentent un angioedème héréditaire)

pancréatite

troubles auditifs

pertes vaginales

phénomène de Raynaud

porphyrie

prise ou perte de poids

prurit lié à une cholestase

rhinite

saignements intermenstruels

infertilité temporaire à l’arrêt du traitement

symptômes gastro-intestinaux (tels que crampes abdominales et ballonnement)

syndrome évoquant une cystite

syndrome hémolytique et urémique

syndrome prémenstruel

thrombose rétinienne

troubles de la fonction hépatique

urticaire

vaginite

Survenue ou aggravation de conditions pour lesquelles le lien avec la prise d’un COC est

incertain

Effets indésirables du médicament observés au cours des essais cliniques

Les essais cliniques étant menés dans des conditions très particulières, les taux de survenue des

effets indésirables qui y sont observés peuvent ne pas refléter les taux observés dans la pratique

et ne doivent pas être comparés à ceux qui sont observés dans le cadre d’essais cliniques portant

sur d’autres médicaments. Les renseignements sur les effets indésirables d’un médicament qui

sont tirés d’essais cliniques sont utiles pour déterminer des événements indésirables liés aux

médicaments et pour en estimer les incidences approximatives.

Parmi les 1 195 sujets, 86 % ont signalé un ou plusieurs effets indésirables. Selon les

investigateurs, la plupart de ces effets (64 %) n'étaient pas attribuables à l'utilisation de

comprimés contenant 0,150 mg de désogestrel et 0,030 mg d'éthinylestradiol. Environ 12 % de la

population totale des participantes ont abandonné le traitement en raison d'un effet indésirable.

RECLIPSEN

TM

Monographie de produit

Page 16 de 61

RÉPARTITION GLOBALE DES EFFETS INDÉSIRABLES (EI) CLINIQUES CHEZ LES

PARTICIPANTES, TOUS LES GROUPES CONFONDUS

CATÉGORIE D'EI CLINIQUES

NOUVELLES

UTILISATRICES

n (%)

CHANGEMENT DE

CONTRACEPTIF

n (%)

TOTAL

n (%)

Total des patientes ayant participé

(100,0)

(100,0)

1194

(100,0)

Patientes ayant présenté un EI

clinique

(83,4)

(88,2)

1027

(86,0)

Patientes ayant présenté un EI

clinique grave

(3,6)

(2,7)

(3,1)

Participantes ayant présenté un EI

clinique contribuant à l’abandon du

traitement

(13,8)

(10,9)

(12,2)

Patientes ayant présenté un EI

clinique raisonnablement,

possiblement, probablement ou

définitivement lié au traitement

(35,8)

(36,5)

(36,2)

Les pourcentages sont exprimés par rapport au nombre total de patientes ayant participé.

La catégorie de participante (nouvelles utilisatrices/changement de contraceptif) n'a pu être déterminée avec

précision chez un sujet.

En tout, 145 participantes ont évoqué un EI clinique comme principale raison justifiant leur abandon du traitement.

À l'exception d’effets indésirables liés aux menstruations, aucune modification significative quant

à l'incidence des effets indésirables dans le temps n'a été signalée. Aucun effet indésirable lié au

médicament n'a été observé au cours d'examens physiques généraux ou d'examen gynécologique.

À l'examen des seins, on a constaté une diminution des nodules. Aucun changement en ce qui a

trait à l'indice de masse corporelle ou à la tension artérielle n'a été observé. La répartition des

anomalies observées lors des cytologies du col de l’utérus avant l'essai était comparable à celle

obtenue lors de la dernière visite médicale. Aucune patiente n'a obtenu des résultats d'analyses de

routine de laboratoire anormaux au point de justifier l'arrêt précoce du traitement ou

l'hospitalisation.

Des examens ophtalmologiques détaillés, y compris l'utilisation de la lampe à fente, ont été

effectués chez un sous-groupe de 28 femmes en bonne santé, avant l'essai et après 12 cycles.

Aucune baisse d'acuité visuelle n'a été signalée. Un examen ophtalmologique complet n'a pas

permis de lier quelque changement que ce soit à l’utilisation de comprimés contenant 0,150 mg de

désogestrel et 0,030 mg d'éthinylestradiol.

PRÉVALENCE DES EFFETS INDÉSIRABLES LES PLUS FRÉQUENTS

a

AU COURS DES

CYCLES

INCIDENCE AU COURS D’UN ESSAI CLINIQUE; N = 1 195 AU TOTAL (%)

-Appareil ou

système-

Cycle

RECLIPSEN

TM

Monographie de produit

Page 17 de 61

Effet indésirable

Nombre de patientes par cycle

1095

1064

1001

– Organisme en général –

Douleurs

abdominales

115 (10,5)

71 (6,7)

58 (5,8)

42 (4,9)

20 (4,3)

4 (3,5)

1 (3,3)

Asthénie

27 (2,5)

18 (1,7)

11 (1,1)

11 (1,3)

2 (0,4)

1 (0,9)

1 (3,3)

Malaise

26 (2,4)

13 (1,2)

10 (1,0)

6 (0,7)

4 (0,9)

2 (1,7)

0 (0,0)

– Système digestif –

Diarrhée

40 (3,6)

29 (2,7)

23 (2,3)

26 (3,0)

3 (0,6)

2 (1,7)

0 (0,0)

Dyspepsie

13 (1,2)

12 (1,1)

9 (0,9)

10 (1,2)

5 (1,1)

0 (0,0)

0 (0,0)

Nausées

99 (9,0)

66 (6,2)

55 (5,5)

26 (3,0)

8 (1,7)

3 (2,6)

0 (0,0)

Vomissements

25 (2,3)

22 (2,1)

21 (2,1)

16 (1,8)

4 (0,9)

0 (0,0)

1 (3,3)

– Appareil musculo-squelettique –

Douleurs dorsales

78 (7,1)

47 (4,4)

30 (3,0)

27 (3,1)

14 (3,0)

3 (2,6)

1 (3,3)

– Système nerveux / état psychiatrique –

Dépression

25 (2,3)

20 (1,9)

18 (1,8)

10 (1,2)

4 (0,9)

1 (0,9)

0 (0,0)

Étourdissements

18 (1,6)

16 (1,5)

8 (0,8)

18 (2,1)

3 (0,6)

1 (0,9)

0 (0,0)

Céphalées

389 (35,5)

286 (26,9)

220 (22,0)

191 (22,1)

87 (18,7)

19 (16,5)

5 (16,7)

Migraine

21 (1,9)

23 (2,2)

13 (1,3)

11 (1,3)

3 (0,6)

0 (0,0)

0 (0,0)

– Appareil respiratoire –

Rhinite allergique

9 (0,8)

11 (1,0)

13 (1,3)

9 (1,0)

12 (2,6)

1 (0,9)

0 (0,0)

Toux

26 (2,4)

17 (1,6)

17 (1,7)

16 (1,8)

5 (1,1)

2 (1,7)

0 (0,0)

Grippe

25 (2,3)

27 (2,5)

11 (1,1)

11 (1,3)

4 (0,9)

1 (0,9)

0 (0,0)

Pharyngite

65 (5,9)

45 (4,2)

42 (4,2)

27 (3,1)

11 (2,4)

5 (4,4)

0 (0,0)

Infection des voies

respiratoires

supérieures

93 (8,5)

86 (8,1)

63 (6,3)

52 (6,0)

20 (4,3)

7 (6,1)

1 (3,3)

– Appareil génito-urinaire –

Douleur aux seins

75 (6,8)

55 (5,2)

51 (5,1)

15 (1,7)

4 (0,9)

1 (0,9)

0 (0,0)

Dysménorrhée

323 (29,5)

155 (14,6)

121 (12,1)

88 (10,2)

49 (10,5)

8 (7,0)

5 (16,7)

Candidose vaginale

11 (1,0)

12 (1,1)

7 (0,7)

14 (1,6)

9 (1,9)

3 (2,6)

0 (0,0)

Cystite

9 (0,8)

11 (1,0)

7 (0,7)

5 (0,6)

4 (0,9)

1 (0,9)

0 (0,0)

Effets indésirables signalés chez plus de 5 % des patientes.

Effets indésirables du médicament signalés après la commercialisation du produit

Les effets indésirables les plus graves liés à l'utilisation de contraceptifs oraux combinés sont

indiqués dans la section MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS. D'autres effets indésirables

ayant été signalés chez les utilisatrices de contraceptifs oraux combinés mais pour lesquels

l'association avec le produit n'a été ni confirmé ni réfuté sont

Appareil ou système

Courant / peu courant

(plus de 1/1 000)

Rare

(moins de 1/1 000)

RECLIPSEN

TM

Monographie de produit

Page 18 de 61

Appareil ou système

Courant / peu courant

(plus de 1/1 000)

Rare

(moins de 1/1 000)

Troubles du système

immunitaire

Hypersensibilité

Troubles du métabolisme et

de la nutrition

Gain pondéral, rétention hydrique

Perte pondérale

Troubles du système

nerveux

Céphalées, migraines, baisse de la libido,

état dépressif, altération de l'humeur

Augmentation de la libido

Troubles oculaires

Intolérance aux lentilles cornéennes

Troubles gastro-intestinaux

Nausées, vomissement, douleur

abdominale, diarrhées

Troubles de la peau et des

tissus sous-cutanées

Éruption cutanée, urticaire

Érythème noueux, érythème

polymorphe

Troubles du système

reproducteur et de la poitrine

Douleur aux seins, sensibilité des seins,

hypertrophie des seins

Pertes vaginales, écoulement des seins

Le terme MedDRA (version 6.1) le plus approprié a été utilisé pour décrire un effet indésirable. Quoique les synonymes et les

affections liées n’aient pas été énumérés, ils devraient également être pris en considération.

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

Aperçu

La prise concomitante d’un contraceptif oral et d’autres médicaments peut entraîner des

saignements intermenstruels ou modifier l’effet de l’un ou l’autre des médicaments (voir

Tableau 1 et Tableau 2). Une réduction de l'efficacité des contraceptifs oraux est plus susceptible

de se produire avec les préparations à faible teneur hormonale. Il est important de vérifier tous les

médicaments, délivrés sur ordonnance ou non, que prend une patiente avant de lui prescrire des

contraceptifs oraux.

Interactions médicament-médicament

Tableau 1 : Médicaments qui peuvent réduire l’efficacité des contraceptifs oraux

Classe du composé

Médicament

Mécanisme proposé

Prise en charge proposée

Antiacides

Réduction de l'absorption

intestinale des progestatifs.

Deux heures doivent séparer la

prise des médicaments.

Antibiotiques (30)

Ampicilline

Cotrimoxazole

Pénicilline

Trouble de la circulation

entérohépatique, accélération du

transit intestinal.

Pour un traitement de courte

durée, employer une méthode

additionnelle ou un autre

médicament. Pour un

traitement de longue durée,

utiliser une autre méthode.

Rifabutine

Rifampicine

Augmentation du métabolisme

des progestatifs. Accélération

présumée du métabolisme des

œstrogènes.

Utiliser une autre méthode.

RECLIPSEN

TM

Monographie de produit

Page 19 de 61

Tableau 1 : Médicaments qui peuvent réduire l’efficacité des contraceptifs oraux

Classe du composé

Médicament

Mécanisme proposé

Prise en charge proposée

Chloramphénicol

Métronidazole

Néomycine

Nitrofurantoïne

Sulfamides

Tétracyclines

Induction des enzymes

microsomales hépatiques.

Également, trouble de la

circulation entérohépatique.

Pour un traitement de courte

durée, utiliser une méthode

additionnelle ou un autre

médicament. Pour un

traitement de longue durée,

utiliser une autre méthode

Troléandomycine

Peut retarder le métabolisme des

contraceptifs oraux, ce qui accroît

le risque d’ictère cholostatique.

Anticonvulsivants (31-

Carbamazépine

Éthosuximide

Felbamate

Lamotrigine

Oxcarbazépine

Phénobarbital

Phénytoïne

Primidone

Topiramate

Induction des enzymes

microsomales hépatiques:

accélération du métabolisme des

œstrogènes et intensification de la

fixation du progestatif et de

l’éthinylestradiol à la protéine de

liaison des stéroïdes sexuels

(SHBG).

Utiliser un contraceptif oral à

plus forte teneur hormonale

(50 μg d’éthinylestradiol), un

autre médicament ou une autre

méthode.

Antifongiques

Griséofulvine

Stimulation possible du

métabolisme hépatique des

stéroïdes contraceptifs.

Utiliser une autre méthode.

Hypocholestérolémiants

Clofibrate

Réduction des taux sériques

élevés de triglycérides et de

cholestérol, ce qui réduit

l’efficacité des contraceptifs

oraux.

Utiliser une autre méthode.

Inhibiteurs de la

protéase du VHC

Bocéprévir

Télaprévir

À confirmer

Utiliser un autre médicament

ou une autre méthode de

contraception non hormonale.

Inhibiteurs de la protéase

du VIH (34)

Ritonavir

Induction des enzymes

microsomales hépatiques.

Utiliser un autre médicament

ou une autre méthode.

Inhibiteurs non

nucléosidiques de la

transcriptase inverse (29,

Névirapine

Induction des enzymes

microsomales hépatiques.

Utiliser un autre médicament

ou une autre méthode.

Sédatifs et hypnotiques

Barbituriques

Benzodiazépines

Hydrate de chloral

Glutéthimide

Méprobamate

Induction des enzymes

microsomales hépatiques.

Pour un traitement de courte

durée, utiliser une méthode

supplémentaire ou un autre

médicament. Pour un

traitement de longue durée,

utiliser une autre méthode ou

augmenter la dose du

contraceptif oral.

RECLIPSEN

TM

Monographie de produit

Page 20 de 61

Tableau 1 : Médicaments qui peuvent réduire l’efficacité des contraceptifs oraux

Classe du composé

Médicament

Mécanisme proposé

Prise en charge proposée

Divers médicaments

Analgésiques

Antihistaminiques

Antimigraineux

Phénylbutazone

Vitamine E

Réduction possible de l’efficacité

des contraceptifs oraux, laquelle

reste à confirmer.

Les contraceptifs oraux peuvent entraver le métabolisme d’autres médicaments, ce qui peut en

faire augmenter (p. ex. cyclosporine) ou diminuer (p. ex. lamotrigine) les concentrations

plasmatiques et tissulaires.

Tableau 2 : Modification de l’action d’autres médicaments par les contraceptifs oraux

Classe du composé

Médicament

Modification de l’action du

médicament

Prise en charge proposée

Alcool

Augmentation possible des

concentrations d'éthanol ou

d'acétaldéhyde.

À prendre avec modération

Agonistes des

récepteurs

adrénergiques

alpha-2

Clonidine

Augmentation de l’effet sédatif.

Utiliser avec prudence

Anticoagulants

Tous

Les contraceptifs oraux augmentent les

facteurs de coagulation et réduisent

l’efficacité des anticoagulants. Les

contraceptifs oraux peuvent toutefois

potentialiser l’action des anticoagulants

chez certaines patientes.

Utiliser une autre méthode.

Anticonvulsivants

Tous

Les œstrogènes peuvent accroître le

risque de convulsions.

Utiliser une autre méthode.

Lamotrigine

Des convulsions peuvent survenir par

suite de la réduction des concentrations

de lamotrigine.

Utiliser une autre méthode.

Antidiabétiques

Hypoglycémiants

oraux et insuline

Les contraceptifs oraux peuvent altérer la

tolérance au glucose et augmenter la

glycémie.

Utiliser un contraceptif oral à

faible dose d’œstrogène et de

progestatif ou une autre

méthode. Surveiller la

glycémie.

Antihypertenseurs

Guanéthidine et

méthyldopa

L’œstrogène cause une rétention sodique

et le progestatif n’a pas d’effet.

Utiliser un contraceptif oral à

faible teneur en œstrogène ou

une autre méthode.

Bêta-bloquants

Augmentation de l'effet du médicament

(réduction du métabolisme).

Adapter au besoin la dose du

médicament. Surveiller l’état

cardiovasculaire.

RECLIPSEN

TM

Monographie de produit

Page 21 de 61

Tableau 2 : Modification de l’action d’autres médicaments par les contraceptifs oraux

Classe du composé

Médicament

Modification de l’action du

médicament

Prise en charge proposée

Antipyrétiques

Acétaminophène

Augmentation du métabolisme et de la

clairance rénale.

Il se peut qu’on doive

augmenter la dose du

médicament.

Antipyridine

Troubles du métabolisme.

Réduire la dose du

médicament.

Les effets de l’AAS peuvent être réduits

par la prise à court terme d’un

contraceptif oral.

Il pourrait être nécessaire

d’augmenter la dose d’AAS

en cas de traitement prolongé

par l’AAS.

Acide

aminocaproïque

En théorie, une hypercoagulabilité peut

survenir parce que les contraceptifs

oraux augmentent les facteurs de

coagulation.

Éviter la prise concomitante.

Bêta-mimétiques

Isoprotérénol

Les œstrogènes réduisent la réponse à

ces médicaments.

Adapter au besoin la dose du

médicament. La suspension

de la prise du médicament

peut entraîner une activité

excessive du médicament.

Caféine

Les effets de la caféine peuvent être

potentialisés car les contraceptifs oraux

peuvent altérer le métabolisme hépatique

de la caféine.

À prendre avec modération

Hypocholestérolém

iants

Clofibrate

Leur action peut être bloquée par les

contraceptifs oraux. Les contraceptifs

oraux peuvent aussi augmenter le

métabolisme du clofibrate.

Il pourrait être nécessaire

d’augmenter la dose du

clofibrate.

Corticostéroïdes

Prednisone

Augmentation marquée des

concentrations sériques.

Il pourrait être nécessaire de

réduire la dose.

Cyclosporine

Peut mener à une augmentation des

concentrations de cyclosporine et à

l'hépatotoxicité.

Surveiller la fonction

hépatique. Il pourrait être

nécessaire de diminuer la

dose de cyclosporine.

Acide folique

Il a été signalé que les contraceptifs

oraux pouvaient altérer le métabolisme

des folates.

La patiente pourrait nécessiter

un apport alimentaire

additionnel ou prendre un

supplément.

Mépéridine

Augmentation possible de l'analgésie et

de la dépression du SNC en raison de la

baisse du métabolisme de la mépéridine.

Utiliser cette association avec

prudence

RECLIPSEN

TM

Monographie de produit

Page 22 de 61

Tableau 2 : Modification de l’action d’autres médicaments par les contraceptifs oraux

Classe du composé

Médicament

Modification de l’action du

médicament

Prise en charge proposée

Tranquillisants à

base de

phénothiazine

Toutes les

phénothiazines, la

réserpine et tous les

médicaments

semblables

Les œstrogènes potentialisent l’effet

hyperprolactinémiant de ces

médicaments.

Utiliser d’autres médicament

ou un contraceptif oral à plus

faible dose. En cas de

galactorrhée ou

d’hyperprolactinémie, utiliser

une autre méthode.

Sédatifs et

hypnotiques

Chlordiazépoxide

Lorazépam

Oxazépam

Diazépam

Augmentation de l’effet (augmentation

du métabolisme).

Utiliser avec prudence

Théophylline

Tous

Réduction de l’oxydation pouvant

entraîner une toxicité.

Utiliser avec prudence.

Surveiller les concentrations

de théophylline.

Antidépresseurs

tricycliques

Clomipramine

(possiblement

d’autres)

Augmentation des effets indésirables (p.

ex., dépression).

Utiliser avec prudence

Vitamine B

On a signalé que les contraceptifs oraux

pouvaient réduire les concentrations

sériques de vitamine B

La patiente pourrait nécessiter

un apport supplémentaire ou

prendre un supplément.

Plusieurs inhibiteurs de la protéase du VIH ou du VHC (p. ex. le ritonavir, le télaprévir et le

bocéprévir) et inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse (p. ex. la névirapine) ont

été étudiés dans le cadre d’une administration concomitante par voie orale avec des contraceptifs

hormonaux combinés. Dans certains cas, on a noté des changements (augmentation et diminution)

significatifs de l’ASC (aire sous la courbe) moyenne de l’œstrogène et du progestatif et l’atteinte

potentielle du métabolisme hépatique. L’efficacité et l’innocuité des contraceptifs oraux

pourraient être altérées. Les professionnels de la santé doivent consulter la monographie de

chaque inhibiteur de la protéase du VIH et du VHC pour en savoir davantage sur les interactions

médicament-médicament.

Interactions médicament-aliment

Aucune interaction avec des aliments n'a été établie.

Interactions médicament-herbes médicinales

Les produits contenant du millepertuis (

Hypericum perforatum

) peuvent produire une induction

des enzymes hépatiques (cytochrome P

) et de la glycoprotéine p, un transporteur membranaire,

et réduire l’efficacité des stéroïdes contraceptifs. Des saignements intermenstruels peuvent aussi y

être associés.

Effets du médicament sur les épreuves de laboratoire

Les résultats des épreuves de laboratoire doivent être interprétés en tenant compte du fait que la

patiente prend des contraceptifs oraux. Ces derniers peuvent modifier les résultats des épreuves de

laboratoire suivantes :

RECLIPSEN

TM

Monographie de produit

Page 23 de 61

Épreuves de la fonction hépatique

Aspartate aminotransférase (ASAT) sérique : augmentations variables signalées.

Phosphatase alcaline et gamma-glutamyl transférase (GGT) : légère augmentation.

Tests de coagulation

Une augmentation légère des valeurs obtenues a été rapportée pour certains paramètres comme la

prothrombine et les facteurs VII, VIII, IX et X.

Épreuve de la fonction thyroïdienne

La liaison aux protéines de la thyroxine augmente comme en témoigne l'augmentation de la

concentration sérique totale de thyroxine et la diminution du T

capté sur résine.

Lipoprotéines

On peut observer de petites modifications de la fraction lipoprotéique du cholestérol; la

signification clinique n’a pas été démontrée.

Gonadotrophines

La production de LH et de FSH est supprimée par l’utilisation de contraceptifs oraux. Attendre

deux semaines après l’arrêt de la prise des contraceptifs oraux avant de mesurer ces paramètres.

Tolérance au glucose

Les résultats de l’épreuve d’hyperglycémie provoquée par voie orale sont demeurés inchangés ou

ont présenté une réduction légère.

Prélèvements de tissus

Les pathologistes doivent être informés de la prise de contraceptifs oraux avant l’examen de

prélèvements obtenus par suite d’une intervention chirurgicale ou de frottis vaginaux provenant

d’un test Pap.

Bienfaits non contraceptifs des contraceptifs oraux

Outre la contraception, plusieurs bienfaits sur la santé ont été rapportés avec les contraceptifs

oraux.

1. Les contraceptifs oraux combinés réduisent l'incidence du cancer de l'endomètre et des ovaires.

2. Les contraceptifs oraux réduisent la probabilité de présenter une affection bénigne du sein, ce

qui résulte en une réduction du nombre de biopsies du sein.

3. Les contraceptifs oraux réduisent la probabilité d’apparition de kystes ovariens

fonctionnels.

4. Les utilisatrices des contraceptifs oraux perdent moins de sang au cours de leurs menstruations

et ont des cycles plus réguliers, ce qui réduit les risques d'anémie ferriprive.

5. Les contraceptifs oraux peuvent réduire la gravité de la dysménorrhée et du syndrome

prémenstruel et atténuer l'acné commune, l'hirsutisme et d'autres affections liées aux

androgènes.

6. Les contraceptifs oraux contribuent à faire diminuer l'incidence des inflammations pelviennes

aiguës et, par ce fait même, celle des grossesses ectopiques.

RECLIPSEN

TM

Monographie de produit

Page 24 de 61

7. Les contraceptifs oraux peuvent avoir des effets bénéfiques sur l'endométriose.

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION

Les patientes doivent être avisées de lire la notice d'emballage avant de commencer le traitement

par RECLIPSEN

et toutes les fois qu'un doute survient quant à l'administration. Si des

questions supplémentaires subsistent, les patientes devraient communiquer avec leur médecin ou

le personnel de leur clinique.

Les comprimés RECLIPSEN

sont offerts selon un schéma posologique de 21 jours ou de

28 jours. Les comprimés RECLIPSEN

doivent être pris chaque jour, à peu près à la même

heure, jusqu'à ce que la plaquette soit vide. La patiente peut commencer à prendre RECLIPSEN

le jour 1 de son cycle menstruel (soit le premier jour de l’écoulement menstruel), ou le premier

dimanche après le début de ses menstruations. Si ses menstruations commencent un dimanche, la

patiente doit prendre le premier comprimé le jour même.

Posologie

RECLIPSEN

TM

21 (schéma de 21 jours) :

La patiente prend un comprimé blanc par jour

pendant 21 jours consécutifs (trois semaines), puis aucun comprimé pendant les sept jours (une

semaine) suivants. La période ne correspondant à la prise d’aucune pilule ne doit pas dépasser

sept jours consécutifs. La patiente commencera une nouvelle plaquette le huitième jour. Les

menstruations seront présentes probablement pendant les 7 jours correspondant à l’arrêt de la

prise de comprimé (il est possible que les saignements soient moins abondants et durent moins

longtemps que d’habitude).

RECLIPSEN

TM

28 (schéma de 28 jours) :

La patiente prend un comprimé blanc par jour

pendant 21 jours (trois semaines) consécutifs, puis un comprimé vert pendant les sept jours (une

semaine) suivants. La patiente commencera une nouvelle plaquette (les comprimés blancs) le

huitième jour, après avoir pris tous les comprimés verts. Elle aura probablement ses menstruations

durant la période où elle prendra les comprimés verts. Avec ce schéma, la patiente ne doit pas

passer une journée sans prendre de comprimé.

Comprimés oubliés :

La patiente devrait être avisée d'utiliser le tableau ci-dessous si elle oublie de prendre un

comprimé contraceptif ou plus. Les directives sont données en fonction du nombre de comprimés

oubliés et du moment du début de la prise des comprimés.

Cycle débutant le dimanche

Cycle débutant le Jour 1

Oubli d'un comprimé

Oubli d'un comprimé

Prenez-le aussitôt que vous vous apercevez de l'omission et

prenez le comprimé suivant à l'heure habituelle. Cela signifie

que vous pourriez prendre 2 comprimés le même jour.

Prenez-le

aussitôt

vous

vous

apercevez

l'omission et prenez le comprimé suivant à l'heure

habituelle. Cela signifie que vous pourriez prendre

2 comprimés le même jour.

RECLIPSEN

TM

Monographie de produit

Page 25 de 61

Oubli de deux comprimés de suite

Oubli de deux comprimés de suite

Deux premières semaines

Prenez deux comprimés le jour où vous constatez l'oubli et

deux comprimés le jour suivant.

Prenez ensuite un comprimé par jour jusqu’à ce que la

plaquette soit vide.

Utilisez une méthode de contraception auxiliaire si vous avez

des relations sexuelles au cours des sept jours après l'oubli.

Deux premières semaines

Prenez deux comprimés le jour où vous

constatez l'oubli et deux comprimés le jour

suivant.

Prenez ensuite un comprimé par jour jusqu’à ce

que la plaquette soit vide.

Utilisez une méthode de contraception auxiliaire

si vous avez des relations sexuelles au cours des

sept jours après l'oubli.

Troisième semaine

Continuez de prendre un comprimé par jour jusqu’au

dimanche.

Le dimanche, débarrassez-vous du reste de la plaquette de

façon sécuritaire et commencez une nouvelle plaquette le jour

même.

Utilisez une méthode de contraception auxiliaire si vous avez

des relations sexuelles au cours des sept jours après l'oubli.

Vous pourriez ne pas avoir de menstruations ce mois-là.

Si vous n’avez pas de menstruations deux mois de suite,

téléphonez à votre médecin ou à votre clinique.

Troisième semaine

Débarrassez-vous du reste de la plaquette de

façon sécuritaire et commencez une nouvelle

plaquette le jour même.

Utilisez une méthode de contraception auxiliaire

si vous avez des relations sexuelles au cours des

sept jours après l'oubli.

Vous pourriez ne pas avoir de menstruations ce

mois-là.

Si vous n’avez pas de menstruations deux mois

de suite, t

éléphonez à votre médecin ou à votre

clinique.

Oubli de trois comprimés de suite ou plus

Oubli de trois comprimés de suite ou plus

N’importe quand au cours du cycle

Continuez de prendre un comprimé par jour jusqu’au

dimanche.

Le dimanche, débarrassez-vous du reste de la plaquette de

façon sécuritaire et commencez une nouvelle plaquette le jour

même.

Utilisez une méthode de contraception auxiliaire si vous avez

des relations sexuelles au cours des sept jours après l'oubli.

Vous pourriez ne pas avoir de menstruations ce mois-là.

Si vous n’avez pas de menstruations deux mois de suite,

téléphonez à votre médecin ou à votre clinique.

N’importe quand au cours du cycle

Débarrassez-vous du reste de la plaquette de

façon sécuritaire et commencez une nouvelle

plaquette le jour même.

Utilisez une méthode de contraception auxiliaire

si vous avez des relations sexuelles au cours des

sept jours après l'oubli.

Vous pourriez ne pas avoir de menstruations ce

mois-là.

Si vous n’avez pas de menstruations deux mois

de suite, téléphonez à votre médecin ou à votre

clinique.

Oublier de prendre des pilules peut entraîner des microrragies ou saignements légers, même si les

pilules oubliées sont reprises plus tard. La patiente peut également avoir de légers maux

d’estomac les jours où elle prend deux comprimés pour rattraper les doses oubliées.

Si la femme oublie de prendre sa pilule à n’importe quel moment du cycle, elle pourrait devenir

enceinte. Le risque de grossesse est plus élevé lorsque la boîte est commencée en retard ou qu’une

ou plusieurs pilules sont oubliées au début ou à la fin du cycle.

RECLIPSEN

TM

Monographie de produit

Page 26 de 61

La patiente doit être avisée de toujours avoir une méthode auxiliaire de contraception (comme des

condoms en latex et un spermicide en mousse ou en gel) qu'elle peut utiliser si elle oublie de

prendre sa pilule, ainsi qu'une boîte supplémentaire, pleine.

Si la patiente oublie plus d'une pilule deux mois de suite, elle doit en aviser son médecin ou le

personnel de sa clinique. Il se pourrait qu'il faille discuter avec elle des moyens pour faciliter la

prise des pilules ou de l'utilisation d'un autre moyen de contraception.

NOTE aux patientes qui suivent le schéma thérapeutique de 28 jours (RECLIPSEN

TM

28) :

S'il leur arrive d'oublier une ou plusieurs des sept pilules vertes (sans hormones) au cours de la

quatrième semaine, elles n'ont qu'à jeter de manière sécuritaire les pilules oubliées et à continuer

de prendre une pilule chaque jour jusqu'à ce que la boîte soit vide. Il n’y a pas lieu d’utiliser une

méthode de contraception auxiliaire.

Administration

Il est recommandé de prendre RECLIPSEN

à la même heure chaque jour. On peut

recommander à la patiente d'associer la prise du comprimé avec une activité régulière comme

prendre un repas ou se coucher.

Les nouvelles utilisatrices devraient utiliser une deuxième méthode de contraception (p. ex. des

condoms en latex et un spermicide en mousse ou en gelée) durant les sept premiers jours de leur

premier cycle d'utilisation de la pilule. Elles auront ainsi une protection supplémentaire en cas

d’oubli de pilules, en attendant de s’y habituer.

La patiente doit être avisée de ne pas abandonner le traitement si des microrragies, de légers

saignements ou des maux d’estomac surviennent au cours des trois premiers mois de la prise du

contraceptif. Habituellement, la situation se corrige d'elle-même. Si tel n'est pas le cas, la patiente

devrait consulter son médecin ou le personnel de sa clinique.

Le schéma posologique ne doit pas être modifié (la patiente ne devrait pas interrompre la pilule)

même si elle n'a pas souvent de relations sexuelles.

Au moment de recevoir un traitement médical, quel qu'il soit, elle doit mentionner à son médecin

qu'elle prend des contraceptifs oraux.

En cas de vomissements

En cas de trouble gastro-intestinal grave, il se peut que le médicament ne soit pas complètement

absorbé et une méthode de contraception auxiliaire doit être utilisée. Si des vomissements

surviennent de trois à quatre heures après la prise de la pilule, respecter la marche à suivre qui est

indiquée ci-dessus. Si l'utilisatrice ne veut pas changer son horaire habituel de prise du comprimé,

elle doit prendre les comprimés supplémentaires nécessaires d'une autre plaquette.

RECLIPSEN

TM

Monographie de produit

Page 27 de 61

Remarques particulières concernant l'administration du médicament

Quand commencer RECLIPSEN

Pas de contraceptif hormonal au cours du cycle précédent :

L'utilisatrice doit commencer à

prendre les comprimés le Jour 1 de son cycle menstruel ou le premier dimanche après le début de

ses menstruations.

En remplacement d’une autre méthode de contraception hormonale combinée (contraceptif

oral combiné [COC], anneau vaginal ou timbre transdermique) :

L'utilisatrice devrait

commencer RECLIPSEN

préférablement le jour suivant la prise de la dernière pilule active de

son COC, ou, au plus tard, le jour suivant la dernière journée sans pilule ou la prise de la dernière

pilule inactive de son cycle précédent. Si la patiente utilisait jusque-là un anneau vaginal ou un

timbre transdermique, elle doit commencer à prendre RECLIPSEN

de préférence le jour où elle

le retire, mais pas plus tard que le moment auquel elle aurait dû insérer un autre anneau ou

appliquer un autre timbre.

En remplacement d’une méthode uniquement progestative (pilule microdosée, injection,

implant contraceptif) ou d’un dispositif intra-utérin (DIU) libérant un progestatif :

patiente peut passer de la pilule microdosée à RECLIPSEN

n’importe quel jour du cycle. Les

patientes qui reçoivent des injections de progestatifs doivent commencer à prendre

RECLIPSEN

le jour prévu de l’injection suivante. Les patientes qui utilisent un implant

contraceptif ou un DIU doivent commencer RECLIPSEN

la journée du retrait du dispositif.

Dans tous les cas, on doit aviser la patiente d’utiliser une méthode de contraception

supplémentaire (méthode de barrière) pendant les sept premiers jours de la prise de

RECLIPSEN

Après un avortement au premier trimestre :

La patiente peut immédiatement commencer à

prendre RECLIPSEN

. Elle n’a ainsi pas besoin d’utiliser une méthode de contraception

supplémentaire.

Après un accouchement ou un avortement au deuxième trimestre :

Après avoir consulté son

médecin, la patiente peut commencer RECLIPSEN

de 21 à 28 jours après un accouchement ou

un avortement survenu au deuxième trimestre. Si elle commence plus tard, elle doit employer une

méthode de contraception supplémentaire (méthode de barrière) pendant les sept premiers jours

d’utilisation de RECLIPSEN

. Toutefois, si elle a déjà eu des relations sexuelles, il faut exclure

l’éventualité d’une grossesse ou attendre qu’elle ait eu ses prochaines menstruations avant de

commencer RECLIPSEN

L’augmentation du risque de TVE pendant la période postpartum doit être prise en compte quand

on recommence à prendre RECLIPSEN™

(voir la section

MISES EN GARDE ET

PRÉCAUTIONS

Pour les femmes qui allaitent, voir

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS – Femmes qui

allaitent

RECLIPSEN

TM

Monographie de produit

Page 28 de 61

SURDOSAGE

Traitement du surdosage ou d’une ingestion accidentelle

Pour la prise en charge des cas de surdosage présumés, communiquer avec le centre antipoison

régional.

On n'a pas rapporté d'effets graves ou néfastes à la suite de l'ingestion de fortes doses de

contraceptifs oraux par de jeunes enfants. Un surdosage peut causer des nausées et provoquer des

saignements de retrait chez la femme. Il n’existe pas d’antidote et le traitement doit être

symptomatique.

MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE

Mode d’action

Les contraceptifs hormonaux combinés agissent en supprimant les gonadotrophines. Ils agissent

principalement en inhibant l'ovulation, mais entraînent d’autres modifications, notamment une

diminution de la mobilité des spermatozoïdes par la modification de la consistance de la glaire

cervicale et des changements au niveau de l'endomètre pour réduire les chances d'implantation.

Des études de liaison aux récepteurs ainsi que des études chez les animaux et les humains ont

révélé que l'étonogestrel, métabolite biologiquement actif du désogestrel, combine une importante

activité progestative et une faible androgénicité intrinsèque. Le désogestrel (DSG) en association

avec l'éthinylestradiol (EE) ne compense pas l'augmentation de la SHBG (globuline se liant aux

hormones sexuelles) induite par les œstrogènes, ce qui a pour résultat des taux sériques de

testostérone libre plus faibles.

Pharmacodynamie

L'effet contraceptif des COC est le résultat d’interactions entre divers facteurs, les plus importants

étant l'inhibition de l'ovulation et les modifications au niveau de la sécrétion cervicale.

Le désogestrel, composant progestatif de RECLIPSEN

, a une faible activité androgénique en

lien avec son activité progestogénique et il peut augmenter le rapport HDL/LDL et le rapport

apolipoprotéine A-1/B sans modifier le taux de HDL

. Comme pour les autres contraceptifs

oraux, ces changements du profil lipidique peuvent être associés à une augmentation des

triglycérides.

Pharmacocinétique

Le désogestrel (DSG) est rapidement et presque totalement absorbé, puis converti en 3-kéto-

désogestrel, (3-K-DSG) son métabolite biologiquement actif. À la suite d'une dose unique de

comprimés contenant 0,150 mg de désogestrel et 0,030 mg d'éthinylestradiol, la concentration

maximale de 3-K-DSG, d'environ 6 pmol/mL, est obtenue après 1,6 heure, et l'aire sous la courbe

(ASC

0-∞

) est d’environ 59 pmol/mL.h. À l’état d'équilibre, atteint à partir du 19

jour, la

concentration maximale est d'environ 18 pmol/mL après 1,4 heure. La concentration plasmatique

minimale du 3-K-DSG à l’état d’équilibre est d’environ 4 pmol/mL et l'ASC

0-24

à l'état d’équilibre

RECLIPSEN

TM

Monographie de produit

Page 29 de 61

s'établit à environ 161 pmol/mL

h. La biodisponibilité relative du 3-K-DSG se situe autour de

84 % et sa demi-vie d’élimination est d'environ 38 heures à l'état d’équilibre.

Les principaux métabolites, en phase I, sont le 3α-OH-désogestrel, le 3ß-OH-désogestrel et le 3α-

OH, 5α-OH-désogestrel. Ces produits de dégradation sont en partie conjugués en métabolites

polaires (métabolisme de phase II), surtout des sulfates et des glucuronides. Au bout de 24 heures,

environ 48 % du 3-K-DSG est retrouvé non modifié dans les urines.

L'éthinylestradiol (EE) est absorbé rapidement et presque complètement. Après une dose unique

de comprimés contenant 0,150 mg de désogestrel et 0,030 mg d'éthinylestradiol, une

concentration maximale d'environ 0,3 pmol/mL d'EE est obtenue après 1,6 heure et l'ASC

0-∞

d’environ 4,9 pmol/mL.h. À l’état d'équilibre, atteint à partir du 19

jour, la concentration

maximale d'EE est d'environ 0,5 pmol/mL, et cela après approximativement 1,4 heure. La

concentration sérique minimale d'EE à l'état d’équilibre est alors d’environ 0,08 pmol/mL et

l'ASC

0-24

à l'état d’équilibre s'établit à environ 4,6 pmol/mL

.h. À l’état d'équilibre, la

biodisponibilité relative du produit se situe autour de 83 % et sa demi-vie d’élimination est

d'environ 26 heures.

L'EE est sujet à une importante conjugaison présystémique (métabolisme de phase II). La portion

qui échappe à la conjugaison au niveau de la paroi du tractus gastro-intestinal subit un

métabolisme de phase I et une conjugaison dans le foie (métabolisme de phase II). Les principaux

métabolites de phase I sont le 2-OH-éthinylestradiol et le 2-métoxy-éthinylestradiol. Les

composés conjugués (sulfates et glucuronides) de l'EE et des métabolites de phase I, excrétés dans

la bile, peuvent passer ensuite dans la circulation entérohépatique.

Absorption

Le désogestrel (DSG) est rapidement et presque totalement absorbé, puis converti en étonogestrel

(ENG), son métabolite biologiquement actif. À la suite d'une administration par voie orale, la

biodisponibilité relative du désogestrel, comparativement à la solution, telle que mesurée selon les

taux sériques d'étonogestrel, est d'environ 100 %. L'éthinylestradiol est absorbé rapidement et

presque complètement. Lorsque les produits à teneur plus faible et plus forte en désogestrel

(0,100 mg de désogestrel/0,025 mg d'éthinylestradiol et 0,150 mg de désogestrel/0,025 mg

d'éthinylestradiol) étaient comparées à la solution, la biodisponibilité relative de l'éthinylestradiol

était de 92 % et 98 % respectivement. L'effet des aliments sur la biodisponibilité des comprimés

contenant 0,150 mg de désogestrel et 0,030 mg d'éthinylestradiol après administration par voie

orale n'a pas été évalué.

Distribution

L'étonogestrel, le métabolite actif du désogestrel, s'est lié à 98 % aux protéines, principalement à

la SHBG (globuline se liant aux hormones sexuelles). L'éthinylestradiol se lie principalement à

l'albumine plasmatique. L'éthinylestradiol ne se lie pas à la SHBG, mais induit sa synthèse. Le

désogestrel en association avec l'éthinylestradiol ne compense pas l'augmentation de la SHBG

induite par les œstrogènes, ce qui a pour résultat des taux sériques de testostérone libre plus

faibles.

RECLIPSEN

TM

Monographie de produit

Page 30 de 61

Métabolisme

Désogestrel :

Le désogestrel est rapidement et totalement métabolisé en étonogestrel par

hydroxylation dans la muqueuse intestinale et par premier passage dans le foie. Des données

résultant d'essais

in vitro

semblent indiquer que l’isoenzyme CYP2C9 du cytochrome P

joue un

rôle important dans la bioactivation du désogestrel. La métabolisation additionnelle de

l'étonogestrel en ses principaux métabolites 6β-hydroxy, étonogestrel et 6β-13éthyl-dihydroxylé

est catalysée par le CYP3A4. D'autres métabolites (p. ex., 3α-OH-désogestrel, 3β-OH-désogestrel,

et 3α-OH-5α-H-désogestrel) ont également été identifiés; ces métabolites peuvent être

transformés par conjugaison en dérivés glucuronides et sulfates.

Éthinylestradiol :

L'éthinylestradiol subit une conjugaison présystémique importante

(métabolisme de phase II). La portion qui échappe à la conjugaison au niveau de la paroi du

tractus gastro-intestinal subit un métabolisme de phase I et une conjugaison dans le foie

(métabolisme de phase II). Les principaux métabolites de phase I sont le 2-OH-éthinylestradiol et

le 2-métoxy-éthinylestradiol. Les composés conjugués (sulfates et glucuronides) de

l'éthinylestradiol et des métabolites de phase I, excrétés dans la bile, peuvent passer ensuite dans

la circulation entérohépatique.

Excrétion

L'étonogestrel et l'éthinylestradiol sont principalement éliminés dans l’urine, la bile et les fèces. À

l'état d'équilibre, au Jour 21, la demi-vie d’élimination de l'étonogestrel et de l'éthinylestradiol est

de 37,1 ± 14,8 heures et de 28,2 ± 10,5 heures, respectivement.

Populations particulières et états pathologiques

Race

Il n'y a aucune information indiquant les effets de l'origine ethnique sur la pharmacocinétique de

comprimés contenant 0,150 mg de désogestrel et 0,030 mg d'éthinylestradiol.

Insuffisance hépatique

Aucune étude formelle n'a été menée dans le but d'évaluer l'effet d’atteintes hépatiques sur

l'élimination de comprimés contenant 0,150 mg de désogestrel et 0,030 mg d'éthinylestradiol.

Toutefois, les hormones stéroïdiennes pourraient être faiblement métabolisées chez les patientes

présentant une altération de la fonction hépatique (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS

–Hépatique/biliaire/pancréatique).

Insuffisance rénale

Aucune étude formelle n'a été menée dans le but d'évaluer l'effet d’atteintes rénales sur

l'élimination de comprimés contenant 0,150 mg de désogestrel et 0,030 mg d'éthinylestradiol.

CONSERVATION ET STABILITÉ

Conservez à des températures se situant entre 15

C et 30

Gardez le produit dans un endroit sécuritaire, hors de la portée des enfants et des animaux

domestiques.

RECLIPSEN

TM

Monographie de produit

Page 31 de 61

DIRECTIVES PARTICULIÈRES DE MANIPULATION

Toute portion non utilisée du produit ainsi que tout déchet doivent être jetés selon les exigences

locales.

PRÉSENTATION, COMPOSITION ET CONDITIONNEMENT

Présentation

RECLIPSEN

TM

21 :

Chaque sachet contient un distributeur thermoformé contenant

21 comprimés blancs de forme ronde. Chaque comprimé pour administration orale

renferme 0,150 mg de désogestrel et 0,030 mg d'éthinylestradiol.

RECLIPSEN

TM

28 :

Chaque sachet contient un distributeur thermoformé contenant

21 comprimés blancs de forme ronde et 7 comprimés verts, de forme ronde. Chaque

comprimé blanc pour administration orale renferme 0,150 mg de désogestrel et 0,030 mg

d'éthinylestradiol. Les comprimés verts pour administration orale contiennent des

ingrédients inactifs.

Composition

RECLIPSEN

21 et RECLIPSEN

28 contiennent tous deux 21 comprimés blancs, de forme

ronde, à 0,15 mg de désogestrel et 0,03 mg d'éthinylestradiol. Les ingrédients inactifs

comprennent : lactose anhydre, povidone, silice colloïdale, amidon de maïs, acide stéarique et

vitamine E.

RECLIPSEN

28 contient aussi 7 comprimés verts renfermant les ingrédients inactifs suivants :

lactose anhydre

,

cellulose microcristalline, stéarate de magnésium, jaune soleil F.C.F. sur laque

d'aluminium et carmin d'indigo sur laque d'aluminium.

Conditionnement

RECLIPSEN

TM

21

Emballage à bandes operculées contenant 21 comprimés blancs renfermant des hormones. Les

comprimés sont ronds, convexes, à bords biseautés, portant l'inscription gravée en creux

« WATSON » d'un côté et « 954 » de l'autre.

RECLIPSEN

TM

28

Emballage à bandes operculées contenant 21 comprimés blancs et 7 comprimés verts. Les

comprimés renfermant des hormones sont blancs, ronds, convexes, à bords biseautés, portant

l'inscription gravée en creux « WATSON » d'un côté et « 954 » de l'autre. Les comprimés

dépourvus d'hormone sont verts, ronds, convexes, à bords biseautés, portant l'inscription gravée

en creux « WATSON » d'un côté et « P » de l'autre.

RECLIPSEN

TM

Monographie de produit

Page 32 de 61

PARTIE II: RENSEIGNEMENTS SCIENTIFIQUES

RENSEIGNEMENTS PHARMACEUTIQUES

Substance pharmaceutique

I. Progestogène

Dénomination commune :

désogestrel

Nom chimique :

17 (α)- 13- éthyle-11-méthylène 18, 19-dinor-pregna-4-en-

20-yn-17-ol

Formule moléculaire :

Poids moléculaire :

310,48 g/mol

Formule développée :

Forme physique :

Poudre cristalline blanche

Solubilité :

Pratiquement insoluble dans l'eau, légèrement soluble dans

l'éthanol (96 %) et dans l'acétate d'éthyle, modérément

soluble dans le n-hexane

Point de fusion :

109ºC à 110ºC

Rotation spécifique :

D

est de +53º à +57º (substance desséchée)

II. Œstrogènes

Dénomination commune :

Éthinylestradiol

Nom chimique :

19-nor-17α-prégna-1,3,5(10)-triène-20-yne-3,17

-diol

9-nor-17α-prégna-1,3,5(10)-triène-20-yne-3,17-diol

19-norprégna-1,3,5(10)-triène-20-yne-3,17-diol, (17α)

Formule moléculaire :

RECLIPSEN

TM

Monographie de produit

Page 33 de 61

Poids moléculaire :

296,41 g/mol

Formule développée :

Forme physique :

Poudre cristalline blanche à blanc crémeux.

Solubilité :

Insoluble dans l'eau, soluble dans l'alcool, le chloroforme,

l'éther, les huiles végétales, et dans les solutions

d'hydroxydes alcalins stabilisés.

Point de fusion :

180ºC à 186ºC

Rotation spécifique :

D

est de -28,0º à -29,5º

Constante

de dissociation (PKa) :

10,4

Coefficient de partage :

Log P = 3,7

pH :

RECLIPSEN

TM

Monographie de produit

Page 34 de 61

ESSAIS CLINIQUES

Études comparatives de biodisponibilité

Une étude randomisée, à double insu, à dose unique, portant sur deux traitements administrés

selon deux séquences et étalés sur deux périodes avec inversion de traitement, visant à comparer

la biodisponibilité de deux comprimés de désogestrel/éthinylestradiol 0,15 mg/0,03 mg d'Actavis

Pharma Company à celles de comprimés Marvelon

(désogestrel/éthinylestradiol

0,15 mg/0,03 mg) de Merck Canada Inc. a été réalisée auprès de femmes en bonne santé à jeun.

Un résumé des données sur la biodisponibilité est présenté dans les tableaux suivants.

3-kéto-désogestrel

(2 x 0,15 mg)

À partir de valeurs mesurées

Moyenne géométrique

Moyenne arithmétique (CV en %)

Paramètre

Test

Référence

(T/R) % Rapport des moyennes

géométriques

Intervalle de confiance

(h.ng/mL)

39,4

45,4 (54,3 %)

39,2

43,7 (45,6 %)

100,6

91,9-110,0

(ng/mL)

4,4 (43,6 %)

4,3 (36,7 %)

102,6

91,7-114,9

1,59 (1,00-

4,00)

2,00 (1,00-

4,00)

N=30

Produit testé : Comprimés de désogestrel/éthinylestradiol, 0,15 mg/0,03 mg, Lot n° 449724A (Watson Laboratories, Inc, USA

pour Actavis Pharma Company)

Le produit de référence:

Marvelon

(Comprimés de désogestrel/éthinylestradiol, 0,15 mg/0,03 mg), Lot n° 832708B,

commercialisés par Merck Canada Inc., acheté au Canada.

Pour T

la médiane (intervalle) est présentée

Les paramètres

et T

ne peuvent pas être estimés précisément et par conséquent ne sont pas rapportés dans le tableau ci-

dessus.

Éthinylestradiol

(2 x 0,03 mg)

À partir de valeurs mesurées

Moyenne géométrique

Moyenne arithmétique (CV en %)

Paramètre

Test

Référence

(T/R) % Rapport des moyennes

géométriques

Intervalle de

confiance

(h.pg/mL)

2396,2

2478,9 (27,7 %)

2284,1

2356,2 (24,6 %)

104,9

99,7-110,4

(ng*h/mL)

2611,9

2719,4 (28,7 %)

2489,6

2568,6 (36,1 %)

104,9

98,2 – 110,0

(pg/mL)

227,7

235,1 (25,1 %)

221,3

225,2 (19,9 %)

102,9

95,8-110,5

19,3 (30,8 %)

19,9 (30,5 %)

1,50 (0,75-2,00)

1,75 (1,00 -

3,50)

N=29

Produit testé : Comprimés de désogestrel/éthinylestradiol, 0,15 mg/0,03 mg, Lot n° 449724A (Watson Laboratories, Inc, USA

pour Actavis Pharma Company)

RECLIPSEN

TM

Monographie de produit

Page 35 de 61

Le produit de référence:

Marvelon

(Comprimés de désogestrel/éthinylestradiol, 0,15 mg/0,03 mg), Lot n° 832708B,

commercialisés par Merck Canada Inc., acheté au Canada.

Moyenne arithmétique (CV en %) seulement

Pour T

la médiane (intervalle) est présentée

Essais clinique sur l'innocuité et l'efficacité

Une vaste expérience clinique (de plus de 125 000 cycles dans le seul cadre de rapports publiés) a

permis de documenter l'efficacité des comprimés contenant 0,150 mg de désogestrel et 0,030 mg

d'éthinylestradiol.

NOMBRE D'ESSAIS, NOMBRE DE PARTICIPANTES, ESTIMATION MINIMALE DE L’EXPOSITION

AU MÉDICAMENT ET NOMBRE DE GROSSESSES OBSERVÉES POUR CHAQUE GROUPE

ENVER-

GURE DE

L'ESSAI

NOMBRE

D'ESSAIS

NOMBRE TOTAL DE

PARTICIPANTES ADMISES

EXPOSITION MINIMALE

CALCULÉE AU MÉDICAMENT

de CYCLES)

NOMBRE TOTAL DE

GROSSESSES

OBSERVÉES

> 500

53 773

106 399

201 à 500

2 514

11 380

101 à 200

51 à 100

2 174

26 à 50

1 762

1 à 25

1 058

2 804

Total

59 456

125 208

Pour évaluer l’étendue de l’exposition au médicament, on a réparti de façon uniforme les participantes qui ont abandonné en

cours de route (si 60 sujets avaient abandonné au bout de six mois, on estimait 10 abandons/mois). Plusieurs essais contenaient des

données imprécises quant au nombre de participantes lors de visites subséquentes. Par conséquent, le nombre véritable de cycles

considérés est probablement plus grand.

En outre, plusieurs essais bien contrôlés ont été effectués pour évaluer l'efficacité et l’innocuité de

comprimés contenant 0,150 mg de désogestrel et 0,030 mg d'éthinylestradiol. L'un de ces essais

comprenait 1 195 patientes et portait sur un total de 11 426 cycles menstruels.

Indice de Pearl

La valeur de l'indice de Pearl calculée chez les utilisatrices de comprimés contenant 0,150 mg

de désogestrel et 0,030 mg d'éthinylestradiol se compare avantageusement à celle rapportée

pour les autres contraceptifs oraux administrés à faible dose. Dans le cadre de cette étude,

neuf participantes sont devenues enceintes. Toutes ces grossesses étaient liées à un échec

attribuable à l'utilisatrice. La valeur de l'indice de Pearl s'établit donc à 0,00.

NOMBRE DE CYCLES

INDICE DE PEARL

MÉTHODE

TOTAL

1,195

11,656

0.00

0.92

RECLIPSEN

TM

Monographie de produit

Page 36 de 61

Estimation basée sur la table de survie

Le taux cumulatif annuel des grossesses basé sur la table de survie est évalué à 1,0/100

femmes-années.

CYCLE

PATIENTES

NOMBRE DE

GROSSESSES

TAUX CUMULATIF DE

GROSSESSES/100 FEMMES

1037

0,39

0,82

0,82

1,00

1,00

1,00

1,00

Maîtrise du cycle menstruel

Au cours de l’étude, 18 participantes (1,5 %) ont abandonné le traitement à cause de

problèmes menstruels. Une absence de saignement de retrait a été notée dans 1,7 % des

cycles et des saignements intermenstruels sont survenus dans 8,0 % du total des cycles.

L'absence de saignement de retrait et les saignements intermenstruels sont survenus plus

souvent au cours des premiers cycles d'utilisation, comparativement aux cycles subséquents.

On a de plus observé plus souvent des microrragies que des métrorragies (5,6 % des cycles

vs

2,5 % des cycles).

INCIDENCE PAR CYCLE DES SAIGNEMENTS INTERMENSTRUELS (SIM) ET DE

L'ABSENCE DE SAIGNEMENT DE RETRAIT (ASR)

NOUVELLES UTILISATRICES

CHANGEMENT DE CONTRACEPTIF

Cycle

SIM (%)

ASR (%)

SIM (%)

ASR (%)

19,3

12,3

10,7

10,3

-

On définit un saignement intermenstruel (SIM) comme étant un saignement ou une microrragie qui commence

pendant la période de prise des contraceptifs et qui ne constitue pas un saignement de retrait précoce ou

prolongé;

- On définit l’absence de saignement de retrait comme étant un épisode sans saignement ou microrragie qui

commence ou se poursuit dans l’intervalle sans prise de contraceptif.

RECLIPSEN

TM

Monographie de produit

Page 37 de 61

INCIDENCE PAR CYCLE DE MÉTRORRAGIES ET DE MICRORRAGIES

NOUVELLES UTILISATRICES

CHANGEMENT DE CONTRACEPTIF

Cycle

Métrorragies (%)

Microrragies (%)

Métrorragies (%)

Microrragies (%)

17,8

11,1

- On définit une métrorragie comme étant un épisode de saignement qui se produit pendant la période de prise

des contraceptifs et qui n'est pas un saignement de retrait précoce ou prolongé.

- On définit une microrragie comme étant une faible perte sanguine qui se produit pendant la période de prise des

contraceptifs et qui n'est pas un saignement de retrait précoce ou prolongé.

Les résultats indiquent que les comprimés contenant 0,150 mg de désogestrel et 0,030 mg

d'éthinylestradiol offrent généralement une excellente maîtrise des cycles et que très peu de

femmes abandonnent le traitement en raison de saignements irréguliers ou d'absence de

saignement de retrait; ces résultats sont très semblables à ceux d'autres contraceptifs oraux.

(d) Métabolisme des lipides

Des données épidémiologiques, biochimiques et autres ont permis d'établir un lien causal

largement accepté entre la maladie cardiaque ischémique et un profil lipidique/

lipoprotéinique plasmatique défavorable, spécifiquement un rapport LDL/HDL élevé. Il a

aussi été démontré que les androgènes ont un effet défavorable sur le rapport lipides/

lipoprotéines, mais que les œstrogènes ont un effet bénéfique, principalement en augmentant

le taux de HDL

et, de façon moins importante, en réduisant le taux des LDL. Les principaux

effets indésirables ou contraires à l’action bénéfique des estrogènes ont donc une importance

cruciale dans toute contraception à long terme.

Les comprimés contenant 0,150 mg de désogestrel et 0,030 mg d'éthinylestradiol ont entraîné une

augmentation du taux de HDL-C et une réduction du taux de LDL-C, sans toutefois modifier les

taux de HDL

et d'apo B. Ils n'affectent donc pas de façon significative le rapport HDL

/LDL-C.

Comme pour les autres contraceptifs oraux, les comprimés contenant 0,150 mg de désogestrel et

0,030 mg d'éthinylestradiol peuvent être associés à une augmentation du taux plasmatique de

triglycérides.

NOMBRE D'ESSAIS DÉMONTRANT UN EFFET PARTICULIER SUR LE

MÉTABOLISME DES LIPOPROTÉINES APRÈS 2 À 4 MOIS D'UTILISATION

Comprimés contenant 0,150 mg de désogestrel et

0,030 mg d'éthinylestradiol

Cholestérol total

Aucun changement

Augmentation

Triglycérides

Aucun changement

Augmentation

LDL-C

Aucun changement

Augmentation

RECLIPSEN

TM

Monographie de produit

Page 38 de 61

NOMBRE D'ESSAIS DÉMONTRANT UN EFFET PARTICULIER SUR LE

MÉTABOLISME DES LIPOPROTÉINES APRÈS 2 À 4 MOIS D'UTILISATION

Comprimés contenant 0,150 mg de désogestrel et

0,030 mg d'éthinylestradiol

HDL-C

Réduction

Aucun changement

Augmentation

PHARMACOLOGIE DÉTAILLÉE

Pharmacologie chez l’animal et in vitro

Les études pharmacologiques chez l'animal et les études

in vitro

portant sur la liaison aux

récepteurs ont montré que le 3-k-désogestrel, métabolite biologiquement actif du désogestrel, est

un progestatif hautement sélectif (voir le tableau suivant), n'ayant pas d'effet œstrogénique et

n'exerçant qu'une androgénicité résiduelle.

COMPARAISON DE L’AFFINITÉ RELATIVE DU DÉSOGESTREL, DU 3-K-

DÉSOGESTREL ET DE LA PROGESTÉRONE POUR LES RÉCEPTEURS DE LA

PROGESTÉRONE DANS LE CYTOSOL UTÉRIN*

MYOMÈTRE (LAPIN)

MYOMÈTRE (HUMAIN)

Désogestrel

3-k-désogestrel

Progestérone

*Les affinités ont été établies à 4NC, en utilisant le standard de référence 16α-éthyle-21-hydroxy-9-nor-pregn-4-ene-3,20-dione

Le désogestrel et ses métabolites, autres que le 3-k-désogestrel et le 3-k-5α-H-désogestrel,

présentent une affinité minimale pour les récepteurs androgéniques, comparativement à la

dihydrotestostérone, telle qu’évaluée dans des cellules MCF-7 intactes. L’affinité du 3-k-

désogestrel et du 3-k-5α-H-désogestrel est d’environ 1/10 de celle de la 5α-dihydrotestostérone,

suggérant une faible activité androgénique. L’affinité du 3-k-désogestrel pour les récepteurs

androgéniques dans les cellules MCF-7 intactes, était également significativement inférieure à

celle des autres progestogènes.

« L'indice de sélectivité » (rapport d’affinité pour les récepteurs progestogènes/androgènes) du 3-

k-désogestrel dans les cellules MCF-7 intactes est plus élevé que celui des autres progestogènes.

Administré oralement à des rats orchidectomisés, le désogestrel a une activité androgénique

faible, équivalant à un rapport d’environ 0,05 par rapport à celle de la 17α-méthyl-testostérone, si

on utilise le test de Herschberger.

Pharmacologie chez l'humain

Après une administration orale de désogestrel, on peut observer les principaux effets anti-

gonadotrophiques et progestatifs du produit, notamment la suppression de l'axe hypothalamo-

hypophyso-gonadique, la transformation à l’état sécrétoire de l’endomètre sensibilisé par des

RECLIPSEN

TM

Monographie de produit

Page 39 de 61

œstrogènes, l’altération du taux de pénétration du sperme et la modification de la glaire cervicale

(filance).

L'endomètre

femme

ayant

utilisé

comprimés

contenant

0,150

désogestrel et 0,030 mg d'éthinylestradiol

pendant de longues périodes conserve son homogénéité

et présente les caractéristiques d'un tissu en phase lutéale du cycle menstruel.

TOXICOLOGIE

Études de toxicité aiguë

On a mené des études de toxicité aiguë chez des rats et des souris en utilisant des doses uniques

de désogestrel seul ou de désogestrel en association avec de l'éthinylestradiol afin de déterminer

les limites supérieures de tolérance chez ces animaux et d'y observer les signes spécifiques de

toxicité. Les deux composés étaient administrés oralement par gavage ou par voie intrapéritonéale

sous forme de suspensions aqueuses. La dose orale de 2 000 mg/kg était environ 6 x 10

fois

supérieure à la dose clinique prévue chez l'humain. Quant à la dose intrapéritonéale, elle était de

500 mg/kg. Pour les expériences combinant le désogestrel et l'éthinylestradiol, on a utilisé des

groupes de dix mâles et de dix femelles et pour celles avec le désogestrel seul, des groupes de six

mâles et de six femelles. La réaction des animaux a été observée pendant sept jours avant de

procéder à des nécropsies.

Aucun animal n'est mort au cours des études effectuées par voie orale ou intrapéritonéale. Les

souris et les rats qui avaient reçu le ou les produits par voie orale ont présenté de façon temporaire

une activité réduite, un certain manque de coordination motrice, une consommation réduite

d’aliments, ainsi que d'autres signes non spécifiques liés à la forte dose administrée. On a observé

les mêmes effets chez les souris et les rats qui avaient reçu les produits par voie intrapéritonéale.

L'apparition de sérites (irritations péritonéales localisées) qui a pu être associée à ces produits a

été observée.

Ces résultats sont en accord avec les données qui ont déjà été publiées concernant d’autres

contraceptifs stéroïdiens, indiquant que les contraceptifs stéroïdiens présentent généralement un

faible taux de toxicité, au cours des études de toxicité aiguë avec des doses uniques chez les

animaux.

Études de toxicité avec doses multiples

Les études de toxicité avec doses multiples avaient pour but de déterminer si l'administration

orale à long terme de désogestrel seul ou en association avec l'éthinylestradiol à des souris, à des

rats, à des chiens et à des singes entraînait des effets indésirables réversibles ou non et si elle

provoquait l'apparition de néoplasies bénignes ou malignes. Le désogestrel et l'éthinylestradiol ont

été utilisés dans un rapport 2,5/1 dans la plupart des études de toxicité et de tumorigénicité avec

doses multiples et dans un rapport de 5/1 pour les études de 52 semaines, 104 semaines et 3 ans

chez les chiens et les singes. Les composés évalués étaient administrés par gavage chez les souris

et les rats, sous forme de comprimés ou de capsules chez les chiens, et sous forme de boisson

gazeuse ou par intubation chez les singes.

Le protocole de chacune de ces études était typique de ceux utilisés pour les études de toxicité

avec doses multiples en général. Les doses administrées dans la plupart des études avec doses

RECLIPSEN

TM

Monographie de produit

Page 40 de 61

multiples et de tumorigénicité chez les souris, rats et chiens étaient de 2 fois, 20 fois et 200 fois

supérieures à la dose prévue chez l'humain. Dans les études de courte durée, la durée du

traitement est de 26 ou 52 semaines, avec une période de récupération de 4 à 13 semaines prévue

dans le protocole de l’étude. Pour les études s'étendant sur 52 semaines, 104 semaines et 3 ans

chez les chiens et les singes, les doses administrées étaient 1, 10 ou 25 fois supérieures et 2, 10 et

50 fois supérieures, respectivement, à la dose chez l'humain.

Le tableau suivant décrit la durée de l’étude, les espèces animales utilisées et les composés évalués.

Études de toxicité avec doses multiples

Durée

Espèce

Médicaments

Dose (mg/kg)

n

52 semaines

rat, chien

DSG + EE*

0,005 + 0,002

0,05 + 0,02

0,5 + 0,2

70,14

chien

DSG + EE

0,003 + 0,0006

0,03 + 0,006

0,075 + 0,015

singe

DSG + EE

0,006+0,0012

0,03 +0,006

0,15 +0,03

80 semaines

souris

DSG + EE

voir

104 semaines

chien

singe

DSG + EE

DSG + EE

DSG + EE

voir

voir

voir

3 ans

chien

singe

DSG + EE

DSG + EE

voir

voir

26 semaines

rat, chien

0,00625

0,0625

0,625

64,14

52 semaines

rat, chien

0,005

0,05

60,12

81 semaines

souris

voir

104 semaines

voir

*DSG = désogestrel EE = éthinylestradiol

L’étude de 52 semaines combinant le désogestrel et l'éthinylestradiol chez le rat n’a révélé aucun

effet direct sur la mortalité, associé au traitement. Les signes cliniques dus au traitement

comprenaient l'alopécie et une réduction de la taille des testicules, surtout chez les animaux qui

avaient reçu la dose élevée. Ces effets étaient réversibles à l’arrêt du traitement. Le gain de poids

et/ou la diminution de la consommation d’aliments étaient présents dans les deux sexes, chez les

animaux qui recevaient la dose intermédiaire ou la dose la plus élevée. Une altération du temps de

céphaline activée, de l’hémoglobine et de l’hématocrite a été observée, ainsi qu’une diminution

du nombre de neutrophiles et de lymphocytes. De tels changements se produisent souvent dans ce

type d’études et ils sont généralement réversibles à l’arrêt du traitement. Aucun changement

inhabituel n’a été observé au niveau des épreuves sanguines et urinaires. Une diminution des

RECLIPSEN

TM

Monographie de produit

Page 41 de 61

protéines urinaires proportionnelle aux doses administrées chez les mâles qui pourrait être

imputable à l'atrophie des organes sexuels secondaires a été observée.

Le changement de poids de certains organes était conforme à ce qui a été observé avec d'autres

contraceptifs oraux combinés. Le poids du foie avait augmenté après 26 et 52 semaines, surtout

chez les animaux ayant reçu la dose intermédiaire ou la dose élevée; les testicules, les épididymes,

la prostate, les vésicules séminales, les ovaires, l'utérus, les surrénales et l'hypophyse ont été

également affectés par le traitement.

Les changements microscopiques au niveau des tissus comprenaient : la vacuolisation

hépatocytaire avec, parfois des foyers d'hyperplasie hépatocellulaire surtout dans le cas des doses

élevées; une augmentation de la pigmentation jaunâtre de l'épithélium tubulaire du cortex rénal

liée à la dose et une augmentation des concrétions minéralisées chez les mâles ayant reçu des

doses élevées; atrophie des testicules, des épididymes, de la prostate et des vésicules séminales;

diminution ou absence du corps jaune dans les ovaires; hyalinisation ou hyperplasie de

l'endomètre utérin; kératinisation accélérée au niveau du vagin chez les femelles ayant reçu des

doses élevées; hypertrophie ou hyperplasie du cortex surrénalien avec télangiectasies

sinusoïdales; hypertrophie/hyperplasie du lobe antérieur de l'hypophyse, surtout après

52 semaines chez les animaux ayant reçu des doses élevées.

Un temps de retrait de huit semaines a permis d'observer une réversibilité partielle des principaux

effets enregistrés. Si la durée avait été plus longue, on aurait probablement assisté à un retour à la

normale de tous les paramètres modifiés. On a noté une augmentation de l'incidence de néoplasies

mammaires bénignes chez tous les groupes d'animaux traités.

Dans l’étude de 52 semaines chez les chiens, le désogestrel et l'éthinylestradiol ont été administrés

par voie orale dans une proportion de 2,5/1 sous forme de comprimés. Dans trois cas, une

mortalité liée à la dose élevée est survenue. En effet, deux femelles sont mortes et une autre a dû

être euthanasiée

in extremis

. La cause de décès ou de morbidité était une péritonite consécutive à

une pyométrite perforante. Les signes cliniques observés comprenaient un épaississement et un

repliement typiques de la peau avec alopécie, une interruption du cycle œstral avec tuméfaction

des organes génitaux externes chez les femelles, un écoulement vaginal chez celles qui recevaient

des doses élevées, un relâchement de l'enveloppe pénienne avec réduction du volume des

testicules chez les mâles, un tissu mammaire augmenté et/ou sécrétoire chez les femelles, la

présence de deux nodules temporaires (un cas, dose intermédiaire), puis d'un nodule temporaire et

d'un nodule persistant (un cas, dose élevée) dans les glandes mammaires. Le nodule persistant

était présent dans une zone hyperplasique.

Les changements de certains paramètres hématologiques, paramètres de la coagulation,

paramètres biochimiques sanguins et urinaires, correspondaient à ceux qu'on relève généralement

avec ce type de composés. Les modifications du poids ou des caractéristiques

histomorphologiques du foie et des organes sexuels primaires et secondaires ont surtout été

observées chez les animaux qui recevaient les doses élevées. Tous ces changements étaient

attribuables aux propriétés hormonales du médicament.

RECLIPSEN

TM

Monographie de produit

Page 42 de 61

Chez les singes, les études de toxicité avec doses multiples ont utilisé des doses de désogestrel et

d'éthinylestradiol dans un rapport de 5/1 pendant 21 jours, suivies d'une période sans médicament

de 7 jours. Les données de 12 mois n’ont révélé aucun résultat clinique, clinicopathologique et

histomorphologique inattendu. Des changements hormonaux typiques liés aux doses administrées

sont apparus, par exemple : diminution de la taille du corps jaune, glandes mammaires de type

sécrétoire, augmentation du mucus endocervical, diminution de l'épaisseur de l'endomètre avec

changements au niveau de l'activité sécrétoire, diminution liée à la dose de l'épaisseur de

l'épithélium vaginal et augmentation du poids de l'hypophyse.

Les études portant sur l'administration du désogestrel seul en doses multiples à des rats et à des

chiens ont révélé moins d'altérations des organes sexuels primaires et secondaires ainsi que des

autres tissus périphériques hormono-sensibles.

Chez les rats, en l'absence d'éthinylestradiol dans le composé administré, on a obtenu les effets

progestatifs escomptés après 26 et 52 semaines, notamment : modification sécrétoire de

l'endomètre utérin, mucification de l'épithélium vaginal, hyperplasie glandulaire légère des

glandes mammaires et réduction du poids de l'hypophyse. Dans la portion de l’étude qui a duré

52 semaines, on a noté un faible nombre de cas de néoplasies bénignes ou malignes, mais aucune

de celles-ci n’avait un lien de causalité avec le composé évalué.

Les études de toxicité de doses multiples de désogestrel seul effectuées chez des chiens n'ont

donné aucun changement inhabituel ou inattendu après 26 semaines. Chez ceux d'entre eux qui

avaient reçu la dose élevée, le poids du foie avait augmenté, mais cela était surtout dû à l'effet

progestogénique, soit l’accroissement de la réserve de glycogène. Chez les femelles, l'utérus avait

également augmenté de volume et de poids, du fait de la stimulation de l'endomètre par les

hormones et il n’y avait pas de follicules matures, ni de corps jaune dans les ovaires. Le poids de

la prostate avait légèrement diminué chez les mâles qui avaient reçu la dose élevée. Le

développement lobulaire des glandes mammaires était accéléré chez les femelles recevant la dose

intermédiaire ou la dose élevée.

Dans le segment de 52 semaines de l’étude chez les chiens ayant reçu du désogestrel seul, les

changements observés étaient comparables à ceux observés après 26 semaines; cependant, de

petits nodules mammaires (5 mm ou moins) occasionnels ont été détectés chez un sujet témoin,

chez un chien qui recevait une faible dose, chez un autre qui recevait une dose intermédiaire et

chez quatre des chiens qui recevaient la dose élevée. Ces nodules ont disparus chez le sujet

témoin, de même que chez deux des quatre chiens ayant reçu la dose élevée. Les nodules

persistants se sont révélés non néoplasiques et étaient soit de petits ganglions lymphatiques

superficiels, soit des canaux dilatés. La stimulation utérine avait augmenté après 52 semaines,

sans toutefois provoquer la mort d'aucun animal.

Quatre études de toxicité avec doses multiples d’une durée pouvant atteindre deux ans ont été

menées chez des rats, des chiens et des singes. L’association désogestrel + éthinylestradiol a été

évaluée chez des rats, des singes et des chiens, alors que le désogestrel seul a été évalué chez des

rats.

RECLIPSEN

TM

Monographie de produit

Page 43 de 61

On n'a noté aucun indice de réaction néoplasique chez les rats lorsque le désogestrel était

administré seul. Cependant, on a remarqué la présence accrue de néoplasies mammaires bénignes

dans tous les groupes ayant reçu l'association désogestrel + éthinylestradiol. Les autres

changements cliniques, clinicopathologiques et histopathologiques observés étaient attribuables

aux effets hormonaux du désogestrel seul ou du désogestrel en association à l'éthinylestradiol.

Dans l'étude de deux ans chez le chien, le désogestrel et l'éthinylestradiol ont été administrés dans

un rapport de 5/1. Le composé évalué a été administré à des doses 1, 10 et 25 fois supérieures à la

dose normale chez l'humain pendant 21 jours, suivi d'une période d’arrêt de 7 jours. On a ainsi

noté les changements suivants : suppression du cycle œstral chez les animaux recevant la dose

intermédiaire ou la dose élevée, incidence accrue de développement des glandes mammaires et

activité sécrétoire analogue à celle observée en phase metœstrus normale d'un cycle, diminution

de la phosphatase alcaline chez les animaux recevant la dose élevée et foyer unique d'hyperplasie

épithéliale ductale chez un de ceux qui recevaient la dose faible. Aucun effet tumorigénique n'a

été observé.

L’étude de deux ans avec le désogestrel + l'éthinylestradiol chez les singes a produit les

changements hormonaux normalement attendus. L'activité menstruelle et ovarienne était réduite

chez les animaux recevant la dose élevée. L'activité sécrétoire des glandes mammaires a

augmenté de façon proportionnelle à la dose chez les animaux qui recevaient la dose intermédiaire

ou la dose élevée. Les autres changements hormonaux comprenaient : augmentation du

fibrinogène et du temps de céphaline activée, diminution de la PPT et de la phosphatase alcaline;

augmentation des taux de triglycérides et de cholestérol; diminution de l'albumine chez les singes

recevant la dose intermédiaire ou la dose élevée; stimulation (dose intermédiaire et élevée) ou

inhibition de l'endomètre (quelques animaux recevant la dose élevée); augmentation des

acidophiles et diminution des basophiles dans l'hypophyse des animaux recevant la dose

intermédiaire ou la dose élevée. Toutes ces observations correspondent aux effets des

contraceptifs stéroïdiens décrits chez les singes.

Des études de tumorigénicité des doses multiples ont aussi été réalisées chez la souris (80 et

81 semaines) et le rat (2 ans), avec respectivement, le désogestrel + l'éthinylestradiol et le

désogestrel seul. Le traitement associant le désogestrel + l'éthinylestradiol chez la souris a

entraîné un taux de mortalité plus élevé dû principalement à une incidence accrue de tumeurs

hypophysaires chez les souris traitées, surtout observables chez celles qui avaient reçu la dose

élevée. D'autres modifications non néoplasiques sont survenues et restaient en-deçà des limites

observées pour ce type de composé. Le désogestrel administré seul chez la souris n'a pas

remarquablement affecté le taux de mortalité et n’a pas affecté la tumorigénicité.

On a également observé chez les rats ayant reçu le désogestrel + l'éthinylestradiol une légère

augmentation du taux de mortalité à dose élevée et une augmentation du nombre de néoplasies

hypophysaires et mammaires proportionnelle à la dose; cette augmentation était surtout

attribuable à la composante éthinylestradiol.

Le désogestrel administré seul chez le rat n'a pas augmenté le taux de mortalité et pourrait même

l'avoir abaissé légèrement. L'incidence des tumeurs mammaires et hypophysaires a également

quelque peu diminué avec la dose élevée. Ces résultats contredisent ceux obtenus au terme de

RECLIPSEN

TM

Monographie de produit

Page 44 de 61

l’étude de 104 semaines chez les rats avec le désogestrel + l'éthinylestradiol où les écarts observés

avaient été considérés comme attribuables à la composante éthinylestradiol.

Des études de trois ans ont été menées chez des chiens beagle et des singes Rhésus ayant reçu

l’association désogestrel + éthinylestradiol. Au cours de l’étude, des singes ont été euthanasiés

après un et deux ans et des chiens après deux ans. Aucune réaction tumorigénique n'a été

observée. Le traitement a entraîné un développement lobulo-alvéolaire des glandes mammaires

chez les chiens, avec peu de changement quant à leur activité sécrétoire; ce qui est un effet

hormonal attendu. Les autres changements tissulaires, décrits dans le rapport intérimaire de deux

ans, qui se limitait aux organes sexuels primaires et secondaires, étaient liés aux effets hormonaux

de contraceptifs oraux combinés.

L'étude de 3 ans chez les singes, au cours de laquelle des animaux ont été sacrifiés après un an et

deux ans, n’a révélé aucun effet tumorigène. Les changements observés, décrits dans le rapport

intérimaire de deux ans, correspondaient aux effets hormonaux des contraceptifs oraux combinés

et comprenaient des effets sur le cycle menstruel, la glaire cervicale et la morphologie de

l'endomètre.

Études de toxicité sur la reproduction

Les études non cliniques de toxicité sur la reproduction comprenaient 11 études chez le rat et

2 études chez le lapin. Le désogestrel a été étudié seul ou en association avec l'éthinylestradiol.

Ces études avaient pour objectif d'évaluer si la substance testée avait un effet, quel qu’il soit, sur

la fonction de reproduction, y compris : la fertilité et le rendement reproductif, la tératogénicité et

l'embryotoxicité, de même que les effets périnataux et postnataux observés chez la progéniture.

Quatre études de toxicité (segment I) sur la reproduction ont été effectuées chez les rats; dont une

portait sur l’association désogestrel + éthinylestradiol et trois sur le désogestrel seul. L’étude

associant les deux composantes et menée avec des doses de 0,5 mg/kg/jour de désogestrel et de

0,2 mg/kg/jour d'éthinylestradiol n’a permis d’observer aucun effet indésirable sur la fréquence

d'accouplement et sur le rendement de grossesse chez les femelles de la génération F

, ni sur le

nombre, les caractéristiques anatomiques, le développement et la fertilité des membres de la

génération suivante.

Les effets du désogestrel seul ont été examinés chez des rats Sprague Dawley et des rats CFY. On

a dû effectuer une étude supplémentaire avec des rats Sprague Dawley après avoir observé une

augmentation de la microphtalmie dans la progéniture des rates de la lignée CFY ayant reçu le

désogestrel. Aucune augmentation de la microphtalmie n’a été observée dans la deuxième étude

chez les rats Sprague Dawley. La déficience semblait donc plutôt liée à la souche. Dans les trois

études, l'effet contraceptif du désogestrel s'est avéré réversible. Le traitement à des doses

contraceptives ou inférieures à la dose contraceptive n'a entraîné aucun effet ultérieur grave sur

les femelles, ni sur leur progéniture.

Une étude de fertilité et d'embryotoxicité suite à l'administration du désogestrel +

d'éthinylestradiol à des doses entraînant une infertilité complète, partielle ou nulle a été menée

chez les rats. L'administration quotidienne, ininterrompue, avant et pendant la gestation, de

RECLIPSEN

TM

Monographie de produit

Page 45 de 61

désogestrel + d'éthinylestradiol, à des doses inférieures à la dose contraceptive, a réduit le nombre

de ratons mais n'a pas affecté la qualité de la progéniture F

Des études (segment II) sur l'embryotoxicité du produit suivant le protocole classique, avec une

administration exclusivement lors de la gestation et de l'organogenèse ont été réalisées chez des

rats et des lapins. Au total, 5 études ont été réalisées dont 3 portaient sur le désogestrel seul et 2

sur l’association désogestrel + éthinylestradiol.

L'association désogestrel + éthinylestradiol évaluée à dose élevée chez le rat et le lapin a entraîné

une toxicité maternelle et une embryolétalité; par contre, à des doses plus faibles, on n'a pas noté

de réaction indésirable chez les femelles gestantes, ni d'effet décelable quant au déroulement de la

gestation, à la mortalité embryonnaire ou à la morphologie fœtale.

Le désogestrel seul a été évalué chez des rats Sprague Dawley et CFY, et des lapins. Les fortes

doses (2 à 8 mg/kg) de désogestrel ont entraîné une toxicité maternelle chez les rats et des doses

de 2 à 4 mg/kg ont provoqué des avortements chez les lapins. Des doses plus faibles n'ont eu

aucun effet décelable sur le déroulement de la gestation, la mortalité embryonnaire et la

morphologie fœtale, chez les rats comme chez les lapins.

Les effets du désogestrel seul, lorsqu'administré plus tard durant la grossesse, ont été évalués chez

les rats. L'administration de doses pouvant atteindre 4 mg/kg/jour entre le 14

et le 20

jour de

gestation n'a causé ni masculinisation des fœtus femelles, ni féminisation des fœtus mâles.

Des études de segment III, visant à évaluer l’effet possible du produit sur le développement péri-

et postnatal en raison du passage du médicament dans le lait maternel, ont été menées avec le

désogestrel, seul ou en association avec l’éthinylestradiol. Le traitement associant le désogestrel +

l’éthinylestradiol a entraîné une baisse de la consommation d’aliments par les femelles ayant reçu

la dose intermédiaire ou la dose élevée. Il y a eu un retard de croissance de la progéniture qui a

persisté jusqu'au sevrage, dans le groupe de celles qui ont reçu la dose élevée, mais il n’y a eu

aucun effet particulier sur le développement physique des rejetons, ni avant ni après leur sevrage.

La fertilité de la progéniture F

n'a pas été affectée. Le désogestrel seul n'a eu aucun effet chez les

femelles traitées, ni sur le gain de poids ou le développement physique des petits. La fertilité des

animaux de la génération F

était comparable à celle des sujets témoins appartenant à cette

génération.

Études de mutagénicité

Le test d’Ames et le test du micronucleus chez le rat ont été réalisés avec le désogestrel, seul ou

en association avec l’éthinylestradiol. Les résultats de ces épreuves ont démontré que ni le

désogestrel seul, ni l’association avec l’éthinylestradiol n'entraînaient d’effet mutagène.

RECLIPSEN

TM

Monographie de produit

Page 46 de 61

RÉFÉRENCES

Asherson RA, Cervera R, Font J. Multiorgan thrombotic disorders in systemic lupus

erythematosus: a common link? Lupus 1992;1(4):199-203.

Kwaan HC, Soff GA. Management of thrombotic thrombocytopenic purpura and

haemolytic uremic syndrome. Semin Hematol 1997;34(2):81-9.

Sibai BM, Kustermann L, Velasco J. Current understanding of severe preeclampsia,

pregnancy-associated hemolytic uremic syndrome, thrombotic thrombocytopenic purpura,

hemolysis, elevated liver enzymes, and low platelet syndrome, and postpartum acute renal

failure: different clinical syndromes or just different names? Curr Opin Nephrol Hypertens

1994;3(4):436-45.

Stewart CL, Tina LU. Hemolytic uremic syndrome. Pediatr Rev 1993;14(6):218-24.

Koenigs KP, McPhedran P, Spiro HM. Thrombosis in inflammatory bowel disease. J Clin

Gastroenterol 1987;9(6):627-31.

Knijff SCM, Goorissen EM, Velthuis-te Wierik EJM, Korver T, Grimes DA. Sickle Cell

Disease. In: Summary of contraindications to oral contraceptives. New York: Parthenon

Publishing Group; 2000. p. 243-6.

Adams HP, Biller J. Ischemic cerebrovascular disease. In: Bradley WG, Daroff RB,

Fenichel GM, Marsden CD, editors. Neurology in clinical practice. Boston: Butterworth-

Heinemann; 1996. p. 1014-9.

Carlone JP, Keen PD. Oral contraceptive use in women with chronic medical conditions.

Nurse Pract 1989;14(9):9-10, 12-13, 16.

Gross U, Honcamp M, Daume E, Frank M, Dusterberg B, Doss MO. Hormonal oral

contraceptives, urinary porphyrin excretion and porphyrias. Horm Metab Res

1995;27(8):379-83.

Petri M, Robinson C. Oral contraceptives and systemic lupus erythematosus. Arthritis

Rheum 1997;40(5):797-803.

Knijff SCM, Goorissen EM, Velthuis-te Wierik EJM, Korver T, Grimes DA. Hemolytic

uremic syndrome. In: Summary of contraindications to oral contraceptives. New

York:Parthenon Publishing Group; 2000. p. 211-8.

Galimberti D. Chorea induced by the use of oral contraceptives. Report of a case and

review of the literature. Ital J Neurol Sci 1987;8(4):383-6.

Knijff SCM, Goorissen EM, Velthuis-te Wierik EJM, Korver T, Grimes DA. Sydenham's

RECLIPSEN

TM

Monographie de produit

Page 47 de 61

chorea. In: Summary of contraindications to oral contraceptives. New York: Parthenon

Publishing Group; 2000. p. 415-9.

Knijff SCM, Goorissen EM, Velthuis-te Wierik EJM, Korver T, Grimes DA. Herpes

gestationis. In: Summary of contraindications to oral contraceptives. New York: Parthenon

Publishing Group; 2000. p. 367-70.

Morgan JK. Herpes gestationis influenced by an oral contraceptive. Br J Dermatol

1968;80(7):456-8.

Knijff SCM, Goorissen EM, Velthuis-te Wierik EJM, Korver T, Grimes DA. Otosclerosis.

In: Summary of contraindications to oral contraceptives. New York: Parthenon Publishing

Group; 2000. p. 387-91.

Boyko EJ, Theis MK, Vaughan TL, Nicol-Blades B. Increased risk of inflammatory bowel

disease associated with oral contraceptive use. Am J Epidemiol 1994;140(3):268-78.

Godet PG, May GR, Sutherland LR. Meta-analysis of the role of oral contraceptive agents in

inflammatory bowel disease. Gut 1995;37(5):668-73.

Logan RF, Kay CR. Oral contraception, smoking and inflammatory bowel disease- findings

in the Royal College of General Practitioners Oral Contraception Study. Int J Epidemiol

1989;18(1):105-7.

Ramcharan S, Pellegrin FA, Ray R, Hsu J-P, Vessey MP. General summary of findings;

general conclusions; implications. In: The Walnut Creek Contraceptive Drug Study: a

prospective study of the side effects of oral contraceptives. Volume III: An interim report: a

comparison of disease occurrence leading to hospitalization or death in users and nonusers of

oral contraceptives. NIH Publication No. 81-564. Bethesda (MD): US Department of Health,

Education, and Welfare, Center for Population Research; 1981. p. 211-38.

Sutherland LR, Ramcharan S, Bryant H, Fick G. Effect of oral contraceptive use on

reoperation following surgery for Crohn's disease. Dig Dis Sci 1992;37(9):1377-82.

Vessey M, Jewell D, Smith A, Yeates D, McPherson K. Chronic inflammatory bowel

disease, cigarette smoking, and use of oral contraceptives: findings in a large cohort study of

women of childbearing age. Br Med J (Clin Res Ed) 1986;292(6528):1101-3.

EMEA. CPMP Public assessment report: combined oral contraceptives and venous

thromboembolism. London: EMEA Committee for Proprietary Medicinal Products (CPMP);

2001 Sep 28. Report No.: EMEA/CPMP/2201/01/en Final.

Binkley KE, Davis A, 3rd. Clinical, biochemical, and genetic characterization of a novel

estrogen-dependent inherited form of angioedema. J Allergy Clin Immunol

2000;106(3):546-50.

RECLIPSEN

TM

Monographie de produit

Page 48 de 61

Bork K, Fischer B, Dewald G. Recurrent episodes of skin angioedema and severe attacks of

abdominal pain induced by oral contraceptives or hormone replacement therapy. Am J Med

2003;114(4):294-8.

Nzeako UC, Frigas E, Tremaine WJ. Hereditary angioedema: a broad review for clinicians.

Arch Intern Med 2001;161(20):2417-29.

Heikkila M, Haukkamaa M, Luukkainen T, Levonorgestrel in milk and plasma of

breatfeeding women with a levonorgestrel-releasing IUD. Contraception 1982; 25(1):41-9.

Nilsson S, Nygren KG, Johansson ED, Ethinyl estradiol in human milk and plasma after oral

administration. Contraception 1978; 17(2):131-9.

WHO. Medical eligibility criteria for contraceptive use. Geneva: World Health Organization,

Reproductive Health and Research; 2004: 1-176.

Barditch-Crovo P, Trapnell CB, Ette E, Zacur HA, Coresh J, Rocco LE, et al. The effects of

rifampin and rifabutin on the pharmacokinetics and pharmacodynamics of a combination oral

contraceptive. Clin Pharmacol Ther 1999;65(4):428-38.

Krauss GL, Brandt J, Campbell M, Plate C, Summerfield M. Antiepileptic medication and

oral contraceptive interactions: a national survey of neurologists and obstetricians. Neurology

1996;46(6):1534-9.

Riva R, Albani F, Contin M, Baruzzi A. Pharmacokinetic interactions between antiepileptic

drugs. Clinical considerations. Clin Pharmacokinet 1996;31(6):470-93.

Saano V, Glue P, Banfield CR, Reidenberg P, Colucci RD, Meehan JW, et al. Effects of

felbamate on the pharmacokinetics of a low-dose combination oral contraceptive. Clin

Pharmacol Ther 1995;58(5):523-31.

Ouellet D, Hsu A, Qian J, Locke CS, Eason CJ, Cavanaugh JH, et al. Effect of ritonavir on

the pharmacokinetics of ethinyl oestradiol in healthy female volunteers. Br J Clin Pharmacol

1998;46(2):111-6.

Mildvan D, Yarrish R, Marshak A, Hutman HW, McDonough M, Lamson M, et al.

Pharmacokinetic interaction between nevirapine and ethinyl estradiol/norethindrone when

administered concurrently to HIV-infected women. J Acquir Immune Defic Syndr

2002;29(5):471-7.

Back DJ, Grimmer SFM, Shenoy N, Orme ML'E. Plasma concentrations of 3-keto-DSG after

oral administration of DSG and intravenous administration of 3-keto-DSG. Contraception

1987;35:619-26.

RECLIPSEN

TM

Monographie de produit

Page 49 de 61

Bergink EW, Kloosterboer HJ, Lund L, Nummi S. "Effects of levonorgestrel and desogestrel

in low-dose oral contraceptive combinations on serum lipids, apolipoproteins a- 1 and b and

glycosylated proteins". Contraception 1984;30:61-72.

Bergink W, Assendorp R, Kloosterboer L. Serum pharmacokinetics of orally administered

desogestrel and binding of contraceptive progestogens to sex hormone-binding globulin. Am

J Obstet Gynecol 1990;163:2132-7.

Burkman R.T. Lipid metabolism effects with desogestrel-containing oral contraceptives. Am

J Obstet Gynecol 1993; 168:1033-40.

Cullberg G, Samsioe GA, Andersen RF, et al. "Two oral contraceptives, efficacy, serum

proteins, and lipid metabolism. A comparative multicentre study on a triphasic and a fixed

dose combination". Contraception 1982;26:229-43.

Cullberg G, Dovre PA, Lindstedt G, Steffensen K. "On the use of plasma proteins as

indicators of the metabolic effects of combined oral contraceptives". Acta Obstet Gynecol

Scand 1982;(Suppl 111):47-54.

Drugs Directorate Guideline. Directions of Use of Estrogen-Progestin Combination Oral

Contraceptives. 1993.

Gaspard UJ, Romus MA, Gillain D, Duvivier J, Demey-Ponsart E, Franchimont P. "Plasma

hormone levels in women receiving new oral contraceptives containing ethinyl estradiol plus

levonorgestrel or desogestrel". Contraception 1983;27:577-90.

Godsland IF, Crook D, Simpson R, Proudler T, Felton C, Lees B, Anyaoku V, Devenport M,

Wynn V. The effects of different formulations of oral contraceptive agents on lipid and

carbohydrate metabolism. New Eng J Med 323:1375-1381, 1990.

Jung-Hoffmann C, Heidt F, Kuhl H. "Effect of two oral contraceptives containing 30 mcg

ethinylestradiol and 75 mcg gestodene or 150 mcg desogestrel upon various hormonal

parameters". Contraception 1988;38:593-603.

Kloosterboer HJ, Vonk-Noordegraff CA, Turpijn EW. Selectivity in progesterone and

androgen receptor binding of progestagens used in oral contraceptives. Contraception

1988;38:325-32.

Kloosterboer HJ, Wayjen RGA van, Ende A van den. "Comparative effects of monophasic

desogestrel plus ethinyloestradiol and triphasic levonorgestrel plus ethinyloestradiol on lipid

metabolism". Contraception 1986;34:135-44.

Kuhl H, Gahn G, Romberg G, Althoff PH, Taubert HD. "A randomized cross-over

comparison of two low-dose oral contraceptives upon hormonal and metabolic serum

parameters; II. Effects upon thyroid function, gastrin, STH and glucose tolerance".

Contraception 1985;32:97-107.

RECLIPSEN

TM

Monographie de produit

Page 50 de 61

Kuhl H, Jung-Hoffman C, Heidt F. Serum levels of 3-keto-DSG and SHBG during 12 cycles

of treatment with 30 mcg ethinyl estradiol and 150 mcg DSG. Contraception 1988;38:381-

Mall-Haefeli M, Werner-Zodrow I, Huber PR, Darragh A, Lambe R. "Effect of various

combined oral contraceptives on sex steroids, gonadotropins and SHBG". Ir Med J

1983;76:266-72.

Mattson L, Cullberg G. "Clinical and metabolic effects of MARVELON

; Scandinavian

experience". Br J Fam Plann 1984;10(Suppl):43-7.

Nahmanovici C, Brux J de, Audebert A, Berdah J, Mayer M, Bouchard P. "Etude de la

maturation de l'endometre sous l'influence d'un estro- progestatif contenant 30 mcg d'EE et

150 mcg de desogestrel; interet de la biopsie de l'endometre pour evaluer l'efficacite d'un

estro-progestatif". Contracept Fertil Sex 1988;16:305-8.

Rekers H, "Multicenter trial of a monophasic oral contraceptive containing ethinyl estradiol

and desogestrel". Acta Obstet Gynecol Scand 1988;67:171-4.

Rekers H, Kloosterboer HJ. "The new generation of monophasic oral contraceptives" Keller

PJ, Sirtori C, Eds. Contraception into the Next Decade; A Preview to the Year 2000.

Carnforth: Parthenon, 1988:13-23.

Skouby, S.O. Consensus development meeting: Metabolic aspects of oral contraceptives of

relevance for cardovascular diseases. Am. J. Obstet. Gynecol 1990; 162 (5) 1335-1337.

Tuimala R, Saranen M, Alapiessa U. "A clinical comparison in Finland of two oral

contraceptives containing 0.150 mg desogestrel in combination with 0.020 mg or 0.030 mg

ethinylestradiol". Acta Obstet Gynecol Scand 1987;(Suppl 144):7-12.

Vange N van der, Blankenstein MA, Haspels AA. "Effects of seven low dose combined oral

contraceptives on sex hormone binding globulin (SHBG), corticosteroid binding globulin

(CBG), total and free testosterone". Vange N van der, Ed. Seven Low Dose Oral

Contraceptives and Their Influence on Metabolic Pathways and Ovarian Activity. Utrecht:

University of Utrecht, 1986:31-40.

Wiseman A, Bowie J, Cogswell D et al. "MARVELON

; clinical experience in the UK". Br

J Fam Plann 1984;10(Suppl):38-42.

Food and Drug Administration, Drug Safety Communication: Updated information about the

risk of blood clots in women taking birth control pills containing drospirenone, FDA 26

septembre 2011

.

http://www.fda.gov/Drugs/DrugSafety/ucm299305.htm

RECLIPSEN

TM

Monographie de produit

Page 51 de 61

Monographie de produit de MARVELON

21 et MARVELON

28 (0,15 mg désogestrel et

0,03 mg d’éthinylestradiol),

Merck Canada Inc., Québec. Numéro de contrôle de la

présentation : 177986; Date de révision : le 10 février 2015.

IMPORTANT: VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

RECLIPSEN

TM

Monographie de produit

Page 52 of 61

PARTIE III: RENSEIGNEMENTS POUR LE

CONSOMMATEUR

Pr

RECLIPSEN

TM

21 et

Pr

RECLIPSEN

TM

28

Comprimés de désogestrel et d'éthinylestradiol, USP

(0,150 mg de désogestrel et 0,030 mg d'éthinylestradiol)

Le présent dépliant constitue la troisième et dernière partie

d’une « monographie de produit » publiée par suite de

l’approbation pour la vente au Canada de RECLIPSEN

TM

,

et s’adresse tout particulièrement au consommateur. Le

présent dépliant est un résumé et ne donne pas tous les

renseignements au sujet de RECLIPSEN

TM

. Pour toute

question au sujet de ce médicament, communiquez avec

votre médecin ou votre pharmacien.

AU SUJET DE CE MÉDICAMENT

Les raisons d’utiliser ce médicament :

Pour prévenir la grossesse.

Les effets de ce médicament :

RECLIPSEN

est un contraceptif hormonal combiné en

raison du fait qu’il contient deux hormones sexuelles

féminines (désogestrel et éthinylestradiol). Il est présenté

sous forme de comprimé; c'est donc une pilule

anticonceptionnelle ou un contraceptif oral. Il s’est révélé

très efficace pour prévenir la grossesse lorsqu’il est utilisé

conformément aux directives du médecin. Une grossesse

comporte toujours plus de risques que la prise de pilules

anticonceptionnelles, sauf chez les fumeuses de plus de

35 ans.

Les contraceptifs hormonaux combinés agissent de deux

façons :

ils inhibent la libération mensuelle d’un ovule par les

ovaires;

ils modifient le mucus produit par le col de l’utérus, ce

qui ralentit le déplacement des spermatozoïdes dans le

mucus et au niveau de l’utérus.

Efficacité des pilules anticonceptionnelles

L’efficacité des pilules anticonceptionnelles combinées

dans la prévention de la grossesse est de plus de 99 pour

cent si :

la pilule est

PRISE CONFORMÉMEMENT AUX

DIRECTIVES DU MÉDECIN

, et

elle contient 20 microgrammes ou plus d’œstrogène

Un taux d’efficacité de 99 pour cent veut dire que si

100 femmes prenaient des pilules anticonceptionnelles

pendant un an, une femme deviendrait enceinte.

Si la pilule n’est pas prise correctement, le risque de

grossesse est plus élevé.

Autres moyens de prévenir la grossesse

Il existe d’autres méthodes de contraception, mais elles

sont en général moins efficaces que les pilules

anticonceptionnelles. Quand elles sont utilisées

correctement, ces autres méthodes sont toutefois

suffisamment efficaces pour beaucoup de femmes.

Le tableau ci-dessous donne les taux de grossesse observés

pour diverses méthodes de contraception ainsi que

l’absence de méthode de contraception. Les taux indiqués

représentent le nombre de femmes sur 100 qui

deviendraient enceintes au cours d’une période d’un an.

Nombre de grossesses pour 100 femmes par année :

Pilule combinée

moins de 1 à 2

Dispositif intra-utérin (DIU)

moins de 1 à 6

Condom avec mousse ou gel spermicide

1 à 6

Pilule microdosée

3 à 6

Condom

2 à 12

Diaphragme avec mousse ou gel spermicide 3 à 18

Spermicide

3 à 21

Éponge avec spermicide

3 à 28

Cape cervicale avec spermicide

5 à 18

Abstinence périodique

2 à 20

Aucune contraception

60 à 85

Les taux de grossesse varient grandement parce que toutes

les femmes n’utilisent pas les diverses méthodes avec

autant de soin ni de régularité (cette observation ne

s’applique pas aux DIU, qui sont implantés dans l’utérus).

Les femmes qui utilisent leurs contraceptifs de façon

régulière peuvent s’attendre à des taux de grossesse se

situant vers la limite inférieure, tandis que les autres auront

des taux se situant vers le milieu de l’intervalle.

L’utilisation efficace de méthodes de contraception autres

que les pilules anticonceptionnelles et les DIU exige plus

d’efforts que la prise d’un seul comprimé tous les jours. De

nombreux couples utilisent toutefois ces autres méthodes

avec succès.

Les circonstances où il est déconseillé d’utiliser ce

médicament :

Les contraceptifs hormonaux combinés ne conviennent pas

à toutes les femmes. Chez un petit nombre de femmes, des

effets secondaires graves peuvent survenir. Votre médecin

peut vous conseiller si vous souffrez d’un trouble

quelconque qui vous exposerait à un risque. La pilule

anticonceptionnelle doit toujours être prise sous

surveillance médicale.

IMPORTANT: VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

RECLIPSEN

TM

Monographie de produit

Page 53 of 61

Vous ne devez pas prendre RECLIPSEN

TM

si vous

présentez ou avez déjà présenté un des troubles suivants :

caillots de sang dans les jambes, les poumons, les yeux

ou ailleurs ou thrombophlébite (inflammation des

veines);

accident vasculaire cérébral (AVC), crise cardiaque ou

maladie coronarienne (p. ex., angine de poitrine), ou

trouble qui pourrait être un signe avant-coureur d’AVC

(comme un accident ischémique transitoire ou un léger

AVC réversible);

maladie des valvules cardiaques accompagnée de

complications;

hypertension grave;

diabète accompagné de complications;

anomalies connues du système de coagulation sanguine

qui accroissent le risque de formation de caillots de

sang;

taux très élevé de cholestérol ou de triglycérides dans le

sang;

vous fumez;

migraines;

chirurgie majeure prévue;

nécessité de garder le lit pendant une longue période;

jaunisse (coloration jaune des yeux ou de la peau),

maladie grave du foie et votre foie ne fonctionne pas

encore normalement;

tumeur(s) au foie;

cancer du sein ou de l’utérus ou autre cancer

œstrogénodépendant connu ou soupçonné;

saignement vaginal inhabituel et inexpliqué;

perte de la vue causée par une maladie des vaisseaux

sanguins des yeux;

vous êtes enceinte ou croyez l’être;

pancréatite (inflammation du pancréas) associée à des

taux élevés de matières grasses dans le sang;

allergie (hypersensibilité) à l’éthinylestradiol, au

désogestrel ou à l’un des autres ingrédients de

RECLIPSEN

(voir

Les

ingrédients médicinaux

Les ingrédients non médicinaux

Les ingrédients médicinaux :

désogestrel et éthinylestradiol

Les ingrédients non médicinaux:

Les ingrédients inactifs comprennent :

lactose anhydre,

povidone, silice sublimée, amidon de maïs, acide stéarique

et vitamine E.

RECLIPSEN

28 renferme également 7 comprimés verts

contenant les ingrédients inactifs suivants : lactose anhydre,

cellulose microcristalline, stéarate de magnésium, jaune

soleil F.C.F. sur laque d'aluminium et carmin d’indigo sur

laque d’aluminium.

La présentation :

RECLIPSEN

21 : Chaque plaquette alvéolée contient

21 comprimés blancs de forme ronde. Chaque comprimé

blanc destiné à la voie orale renferme 0,15 mg de

désogestrel et 0,03 mg d'éthinylestradiol.

RECLIPSEN

28 : Chaque plaquette alvéolée contient

21 comprimés blancs de forme ronde et 7 comprimés verts

de forme ronde. Chaque comprimé blanc pour

administration orale renferme 0,15 mg de désogestrel et

0,03 mg d'éthinylestradiol. Les comprimés verts

contiennent des ingrédients inactifs.

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS

Mises en garde et précautions importantes

La cigarette augmente le risque d’effets indésirables graves

sur le cœur et les vaisseaux sanguins. Ce risque augmente

avec l’âge et devient important chez les utilisatrices de

contraceptifs hormonaux âgées de plus de 35 ans et en

fonction du nombre de cigarettes fumées. C’est pourquoi

les fumeuses de plus de 35 ans ne doivent pas utiliser de

contraceptifs oraux combinés, y compris RECLIPSEN™.

Les contraceptifs hormonaux combinés

NE CONFÈRENT

AUCUNE PROTECTION

contre les infections

sexuellement transmissibles (IST), y compris le VIH/sida.

Pour la protection contre les IST, on recommande

l’utilisation de condoms en latex

EN MÊME TEMPS

les contraceptifs oraux.

AVANT d’utiliser RECLIPSEN

TM

, consultez votre

médecin ou un pharmacien dans les cas suivants :

vous êtes fumeuse;

vous avez un excès de poids;

vous avez déjà eu une maladie des seins (p. ex., bosses

dans les seins) ou avez des antécédents familiaux de

cancer du sein;

vous êtes atteinte d’hypertension;

vous avez un taux de cholestérol élevé;

vous êtes atteinte de diabète;

vous avez une maladie du cœur ou des reins;

vous avez des antécédents de convulsions/d’épilepsie;

vous avez des antécédents de dépression;

vous avez des antécédents de maladie du foie ou de

jaunisse;

vous portez des verres de contact;

vous avez des fibromes utérins (tumeurs bénignes de

l’utérus);

vous pourriez être enceinte ou vous allaitez;

vous souffrez de lupus érythémateux disséminé;

vous souffrez d’une maladie inflammatoire de l’intestin

telle que la maladie de Crohn ou la colite ulcéreuse;

vous souffrez du syndrome hémolytique et urémique;

vous êtes drépanocytaire;

vous avez des problèmes des valvules cardiaques et (ou)

un rythme cardiaque irrégulier;

on vous a dit que vous souffrez d’un trouble appelé

œdème de Quincke héréditaire ou avez déjà présenté

IMPORTANT: VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

RECLIPSEN

TM

Monographie de produit

Page 54 of 61

une enflure de parties du corps comme les mains, les

pieds, le visage ou les voies respiratoires.

vous avez récemment accouché

Si vous avez des antécédents familiaux de caillot de sang,

de crise cardiaque ou d’accident vasculaire cérébral, vous

devez le dire à votre médecin.

Si vous consultez un autre médecin, dites-lui que vous

prenez RECLIPSEN

Si vous devez subir des épreuves de laboratoire, vous devez

le dire à votre médecin, car les contraceptifs hormonaux

peuvent modifier les résultats de certaines épreuves

sanguines.

Si vous devez subir une chirurgie

MAJEURE

ou si votre

capacité à vous déplacer est limitée pendant une longue

période, vous devez aussi en aviser votre médecin. Il vous

dira de cesser de prendre RECLIPSEN

quatre semaines

avant la chirurgie et de ne pas prendre RECLIPSEN

pendant un certain temps après la chirurgie ou pendant la

période où vous devrez garder le lit.

RECLIPSEN

ne doit être pris que sous la surveillance

d’un médecin et un suivi régulier s’impose pour que les

effets secondaires qui y sont associés puissent être détectés.

Au cours des consultations, le médecin pourrait prendre

votre pression sanguine et vous faire un examen des seins

et un examen gynécologique, y compris un test Pap.

Consultez votre médecin dans les trois mois suivant

l’examen initial et, par la suite, au moins une fois par

année. Ne prenez RECLIPSEN

que sur l’avis de votre

médecin et suivez attentivement toutes ses directives. Il est

important que vous preniez la pilule anticonceptionnelle tel

que prescrit, sans quoi vous pourriez devenir enceinte.

Si votre médecin et vous décidez que, dans votre cas, les

avantages de RECLIPSEN

TM

l’emportent sur les

risques liés à son utilisation, vous devez tenir compte de

ce qui suit.

RISQUES LIÉS À L'UTILISATION DE

CONTRACEPTIFS HORMONAUX COMBINÉS

1. Troubles circulatoires (y compris caillots de sang

dans les jambes, les poumons, le cœur, les yeux ou le

cerveau)

La formation de caillots de sang est l’effet secondaire

grave le plus courant des pilules anticonceptionnelles.

Le risque de formation de caillots de sang est

particulièrement élevé au cours de la première année de

la prise d’un contraceptif hormonal. Le risque est aussi

plus élevé si vous recommencez à prendre un

contraceptif hormonal (le même produit ou un produit

différent) après une interruption de 4 semaines ou plus.

Des caillots peuvent se former dans de nombreuses

régions du corps.

Soyez vigilantes et téléphonez sans tarder à votre

médecin si un des signes et symptômes ci-dessous

d’effets indésirables graves survient :

Douleur vive à la poitrine, toux avec expectoration de

sang ou essoufflement soudain, symptômes pouvant

témoigner de la présence d’un caillot de sang dans un

poumon.

Douleur et (ou) enflure d’un mollet, symptômes

pouvant témoigner de la présence d’un caillot de

sang dans une jambe.

Douleur thoracique constrictive ou sensation

d’oppression, symptômes pouvant témoigner d’une

crise cardiaque.

Mal de tête intense et soudain ou qui s’aggrave,

vomissements, étourdissements ou évanouissement,

troubles de la vue ou de la parole ou faiblesse ou

engourdissement d’un bras ou d’une jambe,

symptômes pouvant témoigner d’un accident

vasculaire cérébral.

Perte soudaine de la vue, partielle ou totale,

symptôme pouvant témoigner d’un caillot de sang

dans un œil.

Tous les troubles ci-dessus peuvent être mortels ou

invalidants. Il arrive aussi dans de rares cas qu’un caillot

se forme dans un vaisseau sanguin de l’œil, entraînant la

cécité ou une diminution de l’acuité visuelle, ou dans un

vaisseau sanguin qui alimente un bras ou une jambe,

entraînant une atteinte au membre ou une perte de son

usage.

Les femmes qui utilisent des contraceptifs hormonaux

ont un risque plus élevé de développer un caillot de

sang. Ce risque n’est toutefois pas aussi élevé que

durantla grossesse. Le risque de caillot semble

augmenter lorsque la dose d’œstrogènes utilisée est plus

élevée.

Il est donc important de prendre la plus faible

dose d’œstrogènes possible.

2. Cancer du sein

Les plus importants facteurs de risque de cancer du sein

sont le vieillissement et les antécédents familiaux

marqués de cancer du sein (mère ou sœur). Les autres

facteurs de risque établis comprennent l’obésité, le fait

de n’avoir pas eu d’enfant et une première grossesse à

un âge avancé.

Certaines femmes qui prennent une pilule

anticonceptionnelle courent un risque accru de présenter

un cancer du sein avant la ménopause, laquelle survient

vers l’âge de 50 ans. Cela peut être le cas des femmes

qui prennent la pilule anticonceptionnelle depuis

longtemps (plus de huit ans) ou qui ont commencé tôt à

prendre la pilule anticonceptionnelle. Chez certaines

femmes, la pilule anticonceptionnelle peut accélérer la

progression d’un cancer du sein existant non

diagnostiqué. Quand il est diagnostiqué tôt, cependant,

l’effet du cancer du sein sur l’espérance de vie de la

IMPORTANT: VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

RECLIPSEN

TM

Monographie de produit

Page 55 of 61

femme peut être réduit. Les risques liés à la prise de

pilules anticonceptionnelles semblent toutefois faibles;

un examen annuel des seins est recommandé pour toutes

les femmes.

INFORMEZ-VOUS AUPRÈS DE VOTRE

MÉDECIN POUR DES CONSEILS ET DES

INSTRUCTIONS SUR L’AUTO-EXAMEN

RÉGULIER DES SEINS.

3. Cancer du col de l’utérus

Certaines études font état d’une augmentation de la

fréquence du cancer du col de l’utérus chez les femmes

qui prennent un contraceptif hormonal, bien que cela ait

pu être attribuable à d’autres facteurs que la prise d’un

contraceptif oral. Cependant, il existe un nombre

insuffisant de données à ce sujet pour exclure la

possibilité que les contraceptifs oraux puissent causer ce

type de cancer.

On pense que le plus important facteur de risque de

cancer du col de l’utérus serait une infection chronique

au virus du papillome humain (VPH). Chez les femmes

qui utilisent des contraceptifs oraux combinés (COC)

pendant longtemps, le risque de cancer du col de l'utérus

est légèrement plus élevé. Ce résultat pourrait ne pas

être attribuable à la pilule elle-même, mais à certains

comportements sexuels et à d'autres facteurs.

4. Tumeurs au foie

La prise à court et à long terme de pilules

anticonceptionnelles a aussi été associée à la croissance

de tumeurs du foie et de lésions hépatiques (p. ex.,

hépatite, anomalie de la fonction hépatique). Ces

tumeurs sont

extrêmement

rares.

Communiquez sans tarder avec votre médecin en cas de

nausées, de vomissements, de douleur abdominale

intense ou de masse abdominale.

5. Affection de la vésicule biliaire

Les utilisatrices de contraceptifs hormonaux courent un

plus grand risque d’avoir une affection de la vésicule

biliaire nécessitant une chirurgie au cours de la première

année d’utilisation. Le risque peut doubler après quatre

ou cinq années d’utilisation.

6. Utilisation pendant la grossesse

Les femmes enceintes ne doivent pas prendre de pilules

anticonceptionnelles. Les pilules n'empêcheront pas la

grossesse de suivre son cours. Rien ne donne toutefois à

penser que la pilule anticonceptionnelle puisse porter

atteinte au fœtus. Votre médecin pourra vous renseigner

sur les risques pour le fœtus de la prise de tout

médicament pendant la grossesse.

7. Utilisation après une grossesse, une fausse-couche ou

un avortement

Dans votre cas, le risque de formation de caillots

sanguins sera plus élevé. Votre médecin vous

conseillera quant au délai à respecter avant de

commencer à prendre RECLIPSEN

après un

accouchement, une fausse-couche ou un avortement

thérapeutique.

8. Grossesse après l’arrêt de la prise de

RECLIPSEN

TM

Vous aurez vos menstruations quand vous cesserez de

prendre RECLIPSEN

. Vous devez attendre les

menstruations suivantes, soit quatre à six semaines,

avant de devenir enceinte. Ainsi, la date du début de la

grossesse pourra être déterminée avec plus d’exactitude.

Votre médecin pourra vous recommander une méthode

de contraception à utiliser dans l’intervalle.

9. Utilisation pendant l’allaitement

Si vous allaitez, consultez votre médecin avant de

commencer à prendre la pilule anticonceptionnelle. Des

effets indésirables ont été signalés chez le nourrisson, y

compris une coloration jaune de la peau (jaunisse) et

l’augmentation du volume des seins. Vous devez utiliser

une autre méthode de contraception. Généralement,

l’utilisation de contraceptifs oraux n’est pas

recommandée tant que la mère n'a pas complètement

sevré son enfant.

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

Certains médicaments peuvent interagir avec

contraceptifs hormonaux combinés

et les empêcher de

fonctionner correctement, les rendant ainsi moins

efficaces à prévenir la grossesse ou causant des

saignements inattendus (microrragies ou saignements

intermenstruels)

. Si vous prenez ou avez récemment pris

d’autres médicaments, même des médicaments en vente

libre ou des produits à base d’herbes médicinales, vous

devez en informer votre médecin ou votre pharmacien.

Vous devez aussi prévenir tout médecin ou dentiste qui

vous prescrit un autre médicament (ou le pharmacien qui en

exécute l’ordonnance) que vous prenez RECLIPSEN

. Ils

pourront vous dire si vous devez utiliser une méthode de

contraception supplémentaire et, le cas échéant, pendant

combien de temps.

Les médicaments qui peuvent interagir avec

RECLIPSEN

TM

comprennent :

les médicaments utilisés pour traiter l’épilepsie (p. ex.,

primidone, phénytoïne, barbituriques, carbamazépine,

oxcarbazépine, topiramate, felbamate);

les médicaments utilisés pour traiter la tuberculose ;

(p. ex., rifampicine, rifabutine);

IMPORTANT: VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

RECLIPSEN

TM

Monographie de produit

Page 56 of 61

les médicaments utilisés pour traiter l’infection à VIH

ou le SIDA (p. ex., ritonavir) et le virus de l’hépatite C

(p. ex., bocéprévir, télaprévir);

les antibiotiques (p. ex., pénicillines, tétracyclines,

métronidazole) utilisés pour traiter les maladies

infectieuses;

les antifongiques (p. ex., griséofulvine);

les hypocholestérolémiants (p. ex., clofibrate);

les anticoagulants (médicaments pour fluidifier le

sang);

le millepertuis, un remède de phytothérapie;

les antihypertenseurs (pour réduire la tension artérielle

élevée);

les antidiabétiques et l’insuline (contre le diabète);

la prednisone;

les sédatifs et les hypnotiques (p. ex., benzodiazépines,

barbituriques, hydrate de chloral, glutéthimide,

méprobamate);

les antidépresseurs (p. ex., clomipramine);

d'autres médicaments, comme la phénylbutazone, les

antihistaminiques, les médicaments contre la douleur,

les antimigraineux

certains suppléments nutritionnels (p. ex., vitamine E

et vitamine B

la cyclosporine;

les antiacides (prenez-les deux heures avant ou après la

prise de RECLIPSEN

RECLIPSEN

peut aussi entraver l’action d’autres

médicaments.

Cette liste d’interactions médicamenteuses avec

RECLIPSEN

TM

n’est pas complète. Adressez-vous à votre

médecin pour obtenir d’autres renseignements sur les

interactions médicamenteuses.

UTILISATION APPROPRIÉE DE CE

MÉDICAMENT

Dose habituelle :

COMMENT PRENDRE RECLIPSEN

TM

INFORMATION DESTINÉE AUX UTILISATRICES :

LISEZ LES PRÉSENTES DIRECTIVES :

avant de commencer à prendre les comprimés, et

chaque fois que vous n’êtes pas sûre de savoir

quoi faire.

2

VÉRIFIEZ LA PLAQUETTE

pour savoir si elle

contient 21 ou 28 comprimés :

PLAQUETTE DE 21 COMPRIMÉS : prise d’un

des 21 comprimés actifs (contenant des hormones)

chaque jour pendant trois semaines, puis aucun

comprimé pendant une semaine.

PLAQUETTE DE 28 COMPRIMÉS : prise d’un

des 21 comprimés actifs (contenant des hormones)

chaque jour pendant trois semaines, puis d’un des

7 comprimés « aide-mémoire » (ne contenant pas

d’hormones) chaque jour pendant une semaine.

EXAMINEZ AUSSI

la plaquette pour savoir : 1) où

commencer et 2) l’ordre dans lequel les comprimés doivent

être pris.

3

. Vous devriez utiliser une deuxième méthode de

contraception (p. ex., des condoms en latex et un

spermicide en mousse ou en gel) pour les 7

premiers jours du premier cycle d’utilisation du

contraceptif. Il s’agit là d’une méthode d’appoint, au

cas où vous oublieriez de prendre les comprimés, le

temps de vous y habituer

4

. Lorsque vous devez recevoir un traitement médical,

quel qu’il soit, assurez-vous de dire à votre médecin

que vous prenez des contraceptifs oraux.

5

AU COURS DES TROIS PREMIERS MOIS

D’UTILISATION, DE NOMBREUSES FEMMES

ONT DE LÉGERS SAIGNEMENTS OU

PEUVENT AVOIR DES MAUX D’ESTOMAC.

Si vous vous sentez mal, n’arrêtez pas de prendre vos

comprimés; habituellement, la situation se corrige

d’elle-même. Si la situation ne s’améliore pas,

consultez votre médecin ou le personnel de votre

clinique.

6

LE FAIT D’OMETTRE DE PRENDRE DES

COMPRIMÉS PEUT ÉGALEMENT CAUSER

DE LÉGERS SAIGNEMENTS,

même si vous

prenez plus tard les comprimés oubliés. Vous pourriez

également avoir de légers maux d’estomac les jours

où vous prenez deux comprimés pour compenser un

oubli.

7

SI VOUS OUBLIEZ DE PRENDRE UN

COMPRIMÉ À UN MOMENT QUELCONQUE

DU CYCLE, VOUS POURRIEZ DEVENIR

ENCEINTE. LE RISQUE DE GROSSESSE EST

PLUS ÉLEVÉ :

lorsque vous commencez une plaquette en retard; ou

lorsque vous oubliez de prendre des comprimés au

début ou à la toute fin de la plaquette.

8.

ASSUREZ-VOUS DE TOUJOURS AVOIR SOUS

LA MAIN :

UNE MÉTHODE AUXILIAIRE DE

CONTRACEPTION

(comme des condoms en

latex et un spermicide en mousse ou en gel) que

vous pourrez utiliser si vous omettez de prendre

vos comprimés, et

UNE PLAQUETTE NON ENTAMÉE DE

COMPRIMÉS ADDITIONNELS.

IMPORTANT: VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

RECLIPSEN

TM

Monographie de produit

Page 57 of 61

9

SI VOUS AVEZ DES VOMISSEMENTS OU DE

LA DIARRHÉE, OU SI VOUS PRENEZ DES

MÉDICAMENTS,

comme des antibiotiques, vos

comprimés pourraient ne pas être aussi efficaces qu’ils

le devraient. Utilisez une méthode auxiliaire, comme

des condoms en latex et un spermicide en mousse ou

en gel, jusqu’à ce que vous puissiez consulter votre

médecin ou le personnel de votre clinique.

10

SI VOUS OUBLIEZ PLUS D’UN COMPRIMÉ

DEUX MOIS DE SUITE,

parlez à votre médecin ou

au personnel de votre clinique de moyens qui

pourraient vous faciliter la prise des comprimés ou de

l’utilisation d’une autre méthode de contraception.

11

SI VOUS AVEZ D’AUTRES QUESTIONS,

TÉLÉPHONEZ À VOTRE MÉDECIN OU AU

PERSONNEL DE VOTRE CLINIQUE.

QUAND COMMENCER LA PREMIÈRE

PLAQUETTE DE COMPRIMÉS

LISEZ ATTENTIVEMENT LES DIRECTIVES

SUIVANTES

avant de commencer à prendre vos comprimés et

chaque fois que vous ne savez pas quoi faire.

Consultez votre médecin ou le personnel de votre clinique

pour décider avec eux de la meilleure journée pour

commencer à prendre votre première plaquette de

comprimés. Vous prendrez vos comprimés selon un schéma

de 21 jours ou selon un schéma de 28 jours.

A.

RECLIPSEN

TM

21 – SCHÉMA

THÉRAPEUTIQUE DE 21 JOURS

Avec ce type de contraceptif oral, vous prenez des

comprimés pendant 21 jours, puis vous ne prenez aucun

comprimé pendant sept jours. Il est indispensable que vous

n’interrompiez pas la prise de comprimés pendant plus de

sept jours d’affilée.

1.

LE PREMIER JOUR DE VOS

MENSTRUATIONS (SAIGNEMENTS) EST

LE JOUR 1 DE VOTRE CYCLE.

Votre

médecin peut vous conseiller de commencer à

prendre

vos comprimés le Jour 1 de votre cycle ou

le premier dimanche après le début de vos

menstruations. Si vos menstruations commencent

un dimanche, commencez

vos comprimés ce jour-

là.

2.

La plaquette alvéolée se présente sous forme pré-

imprimée pour commencer le dimanche. Si votre

médecin vous a indiqué de commencer à prendre

vos comprimés le DIMANCHE suivant le début

de vos menstruations ou vous a indiqué de

commencer à prendre vos comprimés le premier

jour de vos menstruations et que ce jour est un

DIMANCHE, allez aux directives numéro 4.

3.

Pour un début le Jour 1 : Si vous commencez à

prendre vos comprimés un autre jour que le

DIMANCHE, une autre bande d’étiquettes

journalières vous a été fournie. Choisissez la

bande d'étiquettes journalières qui commence par

le premier jour de vos menstruations et placez-la

sur le distributeur, à l’endroit où les jours de la

semaine sont pré-imprimés.

4.

Le premier comprimé blanc que vous prendrez est

indiqué par la flèche noire DÉBUT.

5.

Poussez sur le premier comprimé blanc avec votre

pouce et votre index. Le comprimé sortira par une

alvéole à l’arrière de la plaquette.

6.

Prenez un comprimé à peu près à la même heure

chaque

jour pendant 21 jours;

ENSUITE, NE

PRENEZ PAS DE COMPRIMÉS PENDANT

SEPT JOURS

. Le huitième jour, commencez une

nouvelle plaquette de comprimés.

Vous aurez

probablement des menstruations durant les sept

jours sans comprimés. (Il se peut que vos

saignements soient alors moins abondants et

durent moins longtemps que vos menstruations

habituelles.)

B.

RECLIPSEN

TM

28 – SCHÉMA

THÉRAPEUTIQUE DE 28 JOURS

Ce schéma prévoit la prise de 21 comprimés qui

contiennent des hormones et de 7 comprimés qui n’en

contiennent pas.

Aucun contraceptif hormonal utilisé au cours du dernier

mois

LE PREMIER JOUR DE VOS

MENSTRUATIONS (SAIGNEMENTS) EST LE

JOUR 1 DU CYCLE. Votre médecin peut vous

IMPORTANT: VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

RECLIPSEN

TM

Monographie de produit

Page 58 of 61

conseiller de commencer à prendre le comprimé le

premier jour ou le premier dimanche qui suit le

début de vos menstruations. Si vos menstruations

commencent un dimanche, commencez à prendre

vos comprimés ce jour-là.

La plaquette alvéolée se présente sous forme pré-

imprimée pour débuter le dimanche. Si votre

médecin vous a indiqué de commencer à prendre

vos comprimés le DIMANCHE suivant le début

de vos menstruations, ou vous a indiqué de

commencer à prendre vos comprimés le premier

jour de vos menstruations et que ce jour est un

DIMANCHE, allez aux directives numéro 4.

Pour un début le Jour 1 : Si vous commencez à

prendre les comprimés un autre jour que le

DIMANCHE, une autre bande d’étiquettes

journalières vous a été fournie. Choisissez la

bande d’étiquettes journalières qui commence par

le premier jour de vos menstruations et placez-la

sur le distributeur, à l’endroit où les jours de la

semaine sont pré-imprimés.

Le premier comprimé blanc que vous prendrez est

indiqué par la flèche noire DÉBUT.

Poussez sur le premier comprimé blanc avec votre

pouce ou votre index. Le comprimé sortira par une

alvéole à l’arrière de la plaquette.

Continuez à prendre les comprimés blancs en

ordre (suivez les flèches).

Une fois que vous avez pris tous les 21 comprimés

blancs, prenez un comprimé vert par jour pendant

7 jours. Pendant ce temps, vos menstruations

devraient commencer.

Prenez un comprimé à peu près à la même heure

chaque jour pendant 28 jours.

Une fois que vous avez pris tous les comprimés

verts, commencez une nouvelle plaquette de

comprimés le jour suivant, SANS OMETTRE

D’EN PRENDRE CHAQUE JOUR, même si vos

menstruations ne sont pas encore terminées.

Remplacement d’un autre contraceptif hormonal combiné

(contraceptif oral combiné ou COC, anneau vaginal ou

timbre transdermique)

L’utilisatrice devrait commencer RECLIPSEN

préférence le jour suivant la prise du dernier comprimé actif

de son COC, ou, au plus tard, le jour suivant la dernière

journée sans comprimé ou de la prise du dernier comprimé

inactif de son cycle précédent. Si la patiente utilisait

jusque-là un anneau vaginal ou un timbre transdermique,

elle doit commencer à prendre

RECLIPSEN

TM

préférence le jour où elle le retire, mais pas plus tard que le

moment auquel elle aurait dû insérer un autre anneau ou

appliquer un autre timbre.

Remplacement d’une méthode uniquement progestative

(pilule microdosée, injection, implant contraceptif) ou

d’un dispositif intra-utérin (DIU) libérant un progestatif

L'utilisatrice peut remplacer la pilule microdosée par

RECLIPSEN

n’importe quel jour du cycle; un implant

contraceptif ou un DIU peut être remplacé la journée de son

retrait, un contraceptif injectable au jour prévu de la

prochaine injection. Dans tous ces cas, il faut aviser

l’utilisatrice d’utiliser une méthode de contraception

auxiliaire, dite barrière, pendant les sept premiers jours de

la prise du nouveau contraceptif par voie orale.

Après un avortement au premier trimestre

L’utilisatrice peut commencer immédiatement. Elle n’a

ainsi pas besoin d’utiliser une méthode de contraception

supplémentaire.

Après un accouchement ou un avortement au deuxième

trimestre

Pour les femmes qui allaitent, voir la rubrique MISES EN

GARDE ET PRÉCAUTIONS – Femmes qui allaitent.

Les femmes doivent être avisées de commencer entre 21 et

28 jours après l’accouchement ou l’avortement du

deuxième trimestre. Lorsqu’elle commence plus tard, la

femme doit être avisée d'utiliser en plus une méthode de

barrière pendant les 7 premiers jours après avoir commencé

la prise des comprimés. Toutefois, si elle a déjà eu des

relations sexuelles, il faut confirmer l’absence de grossesse

avant de commencer à prendre le contraceptif oral combiné

ou attendre d’avoir ses prochaines menstruations pour

commencer le traitement.

PENDANT LE CYCLE

PRENEZ UN COMPRIMÉ À PEU PRÈS À LA

MÊME HEURE CHAQUE JOUR JUSQU’À CE

QUE LA PLAQUETTE SOIT VIDE.

Essayez d’associer la prise de votre comprimé à

une activité régulière comme un repas ou le fait

d’aller au lit.

Ne sautez pas de comprimés même si vous avez

des saignements entre les menstruations ou que

vous avez des nausées.

Ne sautez pas de comprimés même si vous n’avez

pas de relations sexuelles fréquentes.

LORSQUE VOUS AVEZ PRIS TOUS LES

COMPRIMÉS D’UNE PLAQUETTE

21 COMPRIMÉS

IMPORTANT: VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

RECLIPSEN

TM

Monographie de produit

Page 59 of 61

ATTENDEZ SEPT JOURS

avant de commencer la

prochaine plaquette de comprimés. Vous aurez vos

menstruations durant cette semaine-là.

28 COMPRIMÉS

Commencez la prochaine plaquette

LE JOUR

SUIVANT

. Prenez un comprimé par jour. Ne laissez

passer aucun jour entre les plaquettes.

Surdosage :

Un surdosage peut causer des nausées, des vomissements,

une sensibilité des seins, des étourdissements, des douleurs

abdominales et de la fatigue ou de la somnolence. Des

saignements de retrait peuvent survenir chez certaines

femmes.

En cas de surdosage, communiquez immédiatement avec

votre médecin, votre pharmacien ou le centre antipoison de

votre région.

Dose oubliée :

Le tableau qui suit résume les mesures à prendre en cas

d’oubli d’une ou de plusieurs pilules anticonceptionnelles.

Faites correspondre le nombre de comprimés oubliés et le

moment où vous commencez à prendre le comprimé en

fonction du type de distributeur que vous avez (21 ou 28

pilules).

DÉBUT LE DIMANCHE

DÉBUT LE JOUR 1

OUBLI D’UN

COMPRIMÉ

OUBLI D’UN

COMPRIMÉ

Prenez-le aussitôt que vous

vous apercevez de l’oubli et

prenez le comprimé suivant

à l’heure habituelle. Cela

signifie que vous pourriez

prendre 2 comprimés le

même jour.

Prenez-le aussitôt que vous

vous apercevez de l’oubli et

prenez le comprimé suivant

à l’heure habituelle. Cela

signifie que vous pourriez

prendre 2 comprimés le

même jour.

OUBLI DE DEUX

COMPRIMÉS DE SUITE

OUBLI DE DEUX

COMPRIMÉS DE SUITE

DÉBUT LE DIMANCHE

DÉBUT LE JOUR 1

Deux premières semaines

1. Prenez deux comprimés

le jour où vous constatez

l’oubli et deux

comprimés le jour

suivant.

2. Prenez ensuite un

comprimé par jour

jusqu’à ce que le

distributeur soit vide.

3. Utilisez une méthode de

contraception auxiliaire si

vous avez des relations

sexuelles au cours des

sept jours après l’oubli.

Deux premières semaines

1. Prenez deux comprimés

le jour où vous constatez

l’oubli et deux

comprimés le jour

suivant.

2. Prenez ensuite un

comprimé par jour

jusqu’à ce que le

distributeur soit vide.

3. Utilisez une méthode de

contraception auxiliaire si

vous avez des relations

sexuelles au cours des

sept jours après l’oubli.

Troisième semaine

1. Continuez de prendre un

comprimé par jour

jusqu’au dimanche.

2. Le dimanche, jetez la

plaquette de façon

sécuritaire et entamez-en

une autre.

3. Utilisez une méthode de

contraception auxiliaire si

vous avez des relations

sexuelles au cours des

sept jours après l’oubli.

4. Vous pourriez ne pas

avoir de menstruations ce

mois-là.

SI VOUS N’ÊTES PAS

MENSTRUÉE 2 MOIS

DE SUITE,

COMMUNIQUEZ AVEC

VOTRE MÉDECIN OU

LE PERSONNEL DE

VOTRE CLINIQUE.

Troisième semaine

1. Jetez la plaquette de

façon sécuritaire et

entamez-en une autre le

jour même.

2. Utilisez une méthode de

contraception auxiliaire si

vous avez des relations

sexuelles au cours des

sept jours après l’oubli.

3. Vous pourriez ne pas

avoir de menstruations ce

mois-là.

SI VOUS N’ÊTES PAS

MENSTRUÉE 2 MOIS

DE SUITE,

COMMUNIQUEZ AVEC

VOTRE MÉDECIN OU

LE PERSONNEL DE

VOTRE CLINIQUE.

REMARQUE : PLAQUETTE DE 28 JOURS –

Si vous

oubliez de prendre certains des sept comprimés « aide-

mémoire » (qui ne contiennent pas d’hormones) pendant la

quatrième semaine, jetez-les de façon sécuritaire. Continuez

ensuite de prendre un comprimé par jour jusqu’à ce que la

plaquette soit vide. Vous n’avez pas besoin de recourir à

une méthode de contraception auxiliaire.

Assurez-vous de toujours avoir sous la main :

une méthode auxiliaire de contraception (comme des

condoms en latex et un spermicide en mousse ou en

gel) que vous pourrez utiliser si vous oubliez de

prendre vos comprimés, et

un distributeur additionnel, non entamé.

IMPORTANT: VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

RECLIPSEN

TM

Monographie de produit

Page 60 of 61

SI VOUS OUBLIEZ PLUS D’UN COMPRIMÉ 2 MOIS

DE SUITE, PARLEZ-EN AVEC VOTRE MÉDECIN

OU LE PERSONNEL DE VOTRE CLINIQUE.

Discutez des moyens qui pourraient faciliter la prise du

comprimé ou de l’utilisation d’une autre méthode de

contraception.

Avantages non contraceptifs des contraceptifs

hormonaux combinés

Plusieurs bienfaits pour la santé ont été liés à la prise de

contraceptifs hormonaux.

Diminution de l’incidence du cancer de l’utérus et des

ovaires.

Réduction du risque de maladies bénignes des seins (non

cancéreuses) et de kystes des ovaires.

Moins de perte de sang au cours des menstruations et

cycles plus réguliers, ce qui réduit le risque d’anémie

ferriprive.

Atténuation possible des douleurs menstruelles et du

syndrome prémenstruel (SPM).

Réduction de l’acné, de la pousse excessive de poils et

d’autres troubles liés aux hormones mâles.

Grossesses ectopiques (tubaires) pouvant être moins

fréquentes.

Maladie inflammatoire pelvienne aiguë pouvant être

moins fréquente.

EFFETS SECONDAIRES ET MESURES À PRENDRE

Les effets secondaires suivants ont été observés chez des

femmes prenant des contraceptifs hormonaux combinés en

général, y compris RECLIPSEN

maux de tête;

dysménorrhée (crampes menstruelles douloureuses);

douleur abdominale (au ventre);

nausées;

infections des voies respiratoires supérieures (bronchite,

écoulement nasal, nez bouché, mal de gorge, etc.);

maux de dos;

sensibilité des seins;

pharyngite (mal de gorge);

diarrhée;

vomissements;

asthénie (diminution de la force, faiblesse, fatigue);

malaise (sentiment d’inconfort ou gêne);

toux;

grippe (symptômes ressemblant à ceux de la grippe,

fièvre);

dépression;

migraine, maux de tête intenses;

étourdissements;

dyspepsie (indigestion);

irritation ou infections vaginales;

cystite (infections ou inflammation des voies urinaires);

aménorrhée (absence de menstruations ou métrorragies,

saignements entre les menstruations);

prise de poids;

difficulté à porter des verres de contact;

acné;

insomnie, nervosité;

allergies.

EFFETS SECONDAIRES GRAVES : FRÉQUENCE

ET MESURES À PRENDRE

Symptôme/effet

Consultez votre

médecin ou votre

pharmacien

Cessez de

prendre le

médicament

et téléphonez

à votre

médecin ou à

votre

pharmacien

Seuleme

nt

pour les

effets

secondai

res

graves

Dans

tous

les

cas

Peu fréquent

Douleur vive à la poitrine,

toux avec expectoration de

sang ou essoufflement

soudain / caillot de sang

dans un poumon

Douleur dans un mollet /

caillot de sang dans une

jambe

Douleur thoracique

constrictive ou sensation

d’oppression / crise

cardiaque

Mal de tête intense et

soudain ou qui s’aggrave,

vomissements,

étourdissements ou

évanouissement, troubles de

la vue ou de la parole ou

faiblesse ou

engourdissement d’un bras

ou d’une jambe / accident

vasculaire cérébral

Perte partielle ou totale

soudaine de la vue ou vision

double / caillot de sang dans

un œil

Anomalie des tests

hépatiques et (ou) nausées,

vomissements, douleur

abdominale intense ou

masse abdominale / tumeurs

au foie

Humeur triste persistante

Coloration jaune de la

peau / jaunisse

Enflure inhabituelle des

membres

Bosses dans les seins /

cancer du sein

Saignement vaginal

(anormal) de cause

inconnue

Cette liste d’effets secondaires n’est pas complète. Si des

effets inattendus surviennent pendant la prise de

IMPORTANT: VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

RECLIPSEN

TM

Monographie de produit

Page 61 of 61

RECLIPSEN

TM

, communiquez avec votre médecin ou un

pharmacien.

COMMENT CONSERVER LE MÉDICAMENT

Conservez-le à des températures se situant entre 15 et

30 °C.

Laissez les comprimés dans la plaquette jusqu'à leur

utilisation.

Gardez le produit dans un endroit sécuritaire, hors de la

portée des enfants et des animaux domestiques.

DÉCLARATION DES EFFETS INDÉSIRABLES

SOUPÇONNÉS

Afin de surveiller l’innocuité des médicaments, Santé

Canada recueille des renseignements sur les effets

inattendus et graves des médicaments par l’entremise du

Programme Canada Vigilance. Si vous croyez que vous

avez eu une réaction inattendue ou grave à ce

médicament, vous pouvez en faire mention à Canada

Vigilance :

Vous pouvez déclarer les effets indésirables soupçonnés

associés à l’utilisation des produits de santé au

Programme Canada Vigilance de l’une des 3 façons

suivantes :

________________________________________________

En ligne : www.santecanada.gc.ca/medeffet

;

Par téléphone (numéro sans frais) : 1-866-234-2345;

En remplissant un formulaire de déclaration de Canada

Vigilance et en le faisant parvenir :

1. Par télécopieur (numéro sans frais) : 1-866-678-6789

2. Par la poste: Programme Canada Vigilance

Santé Canada

Indice postal 0701E

Ottawa (Ontario) K1A 0K9

Les étiquettes affranchies, le formulaire de déclaration

de Canada Vigilance ainsi que les lignes directrices

concernant la déclaration d’effets indésirables sont

disponibles sur le site Web de MedEffet

TM

Canada à

www.santecanada.gc.ca/medeffet.

________________________________________________

REMARQUE: Pour obtenir des renseignements relatifs à

la prise en charge des effets secondaires, veuillez

communiquer avec votre professionnel de la santé. Le

Programme Canada Vigilance ne fournit pas de conseils

médicaux.

POUR DE PLUS AMPLES RENSEIGNEMENTS

Le présent dépliant ainsi que la monographie de produit

complète préparée pour les professionnels de la santé peuvent

être obtenus en communiquant avec le commanditaire,

Actavis Pharma Company, en composant le :

1-866-254-6111

Ce dépliant a été rédigé par :

Actavis Pharma Company

6733 Mississauga Road, Suite 400

Mississauga (Ontario)

Canada L5N 6J5

Dernière révision : Le 20 mai 2015

Produits similaires

Rechercher des alertes liées à ce produit

Afficher l'historique des documents

Partagez cette information