AURO-RISEDRONATE Comprimé

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Achète-le

Ingrédients actifs:
Risédronate sodique (Hémipentahydrate de risédronate sodique)
Disponible depuis:
AURO PHARMA INC
Code ATC:
M05BA07
DCI (Dénomination commune internationale):
RISEDRONIC ACID
Dosage:
5MG
forme pharmaceutique:
Comprimé
Composition:
Risédronate sodique (Hémipentahydrate de risédronate sodique) 5MG
Mode d'administration:
Orale
Unités en paquet:
28
Type d'ordonnance:
Prescription
Domaine thérapeutique:
BONE RESORPTION INHIBITORS
Descriptif du produit:
Numéro de groupe d'ingrédients actifs (GIA) :0135301002; AHFS: 92:24.00
Statut de autorisation:
APPROUVÉ
Numéro d'autorisation:
02406284
Date de l'autorisation:
2013-05-08

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Table of Contents

Pristine PM - French

......................................................................................................................................

PARTIE I : RENSEIGNEMENTS POUR LE PROFESSIONNEL DE LA

SANTÉ

...............................................................................................................................................

PARTIE II : RENSEIGNEMENTS SCIENTIFIQUES

...................................................................

RENSEIGNEMENTS SUR LE MÉDICAMENT POUR LE PATIENT

........................................

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MONOGRAPHIE DE PRODUIT

INCLUANT LES RENSEIGNEMENTS SUR LE MÉDICAMENT POUR LE PATIENT

Pr

AURO-RISEDRONATE

Comprimés de risédronate sodique

5 mg, 30 mg, 35 mg et 150 mg

Risédronate sodique (sous forme hémipentahydratée)

Norme maison

Bisphosphonates

Auro Pharma Inc.

3700, avenue Steeles Ouest, Suite 402

Woodbridge, ON L4L 8K8

CANADA

Date de révision :

Le 22 août 2019

Numéro de contrôle de la présentation : 230708

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Table des matières

PARTIE I : RENSEIGNEMENTS POUR LE PROFESSIONNEL DE LA SANTÉ

….…. 3

RENSEIGNEMENTS SOMMAIRES SUR LE PRODUIT

…………………………….. 3

INDICATIONS ET UTILISATION CLINIQUE

……………………………………….. 3

CONTRE-INDICATIONS

…………………………………………………………….. 5

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS

…………………………………………….. 5

EFFETS INDÉSIRABLES

…………………………………………………………….. 8

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

………………………………………….. 14

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION

……………………………………………… 17

SURDOSAGE

………………………………………………………………………… 18

MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE

………………………….. 19

ENTREPOSAGE ET STABILITÉ

…………………………………………………… 24

FORMES POSOLOGIQUES, COMPOSITION ET CONDITIONNEMENT …………. 25

PARTIE II : RENSEIGNEMENTS SCIENTIFIQUES

…………………………….……… 26

RENSEIGNEMENTS PHARMACEUTIQUES

……………………………………… 26

ESSAIS CLINIQUES

……………………………………………………………….... 27

PHARMACOLOGIE DÉTAILLÉE

.………………..………………………………... 44

TOXICOLOGIE

………………………………………………………………………. 45

RÉFÉRENCES

………………………………………………………………………... 48

PARTIE III : RENSEIGNEMENTS SUR LE MÉDICAMENT POUR LE PATIENT ……51

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AURO-RISEDRONATE

Comprimés de risédronate sodique

5 mg, 30 mg, 35 mg et 150 mg.

Risédronate sodique (sous forme hémipentahydratée)

Norme maison

PARTIE I : RENSEIGNEMENTS POUR LE PROFESSIONNEL DE LA SANTÉ

RENSEIGNEMENTS SOMMAIRES SUR LE PRODUIT

Voie

d’administration

Forme posologique

/ concentration

Tous les ingrédients non médicamenteux

Orale

Comprimés à 5 mg,

30 mg, 35 mg et

150 mg

Les ingrédients du noyau :

5 mg, 30 mg et 35 mg :

Lactose monohydraté, cellulose microcristalline,

crospovidone XL, hydroxypropyl cellulose, stéarate de

magnésium.

150 mg :

Cellulose microcristalline (Avicel PH 101 & 102),

crospovidone et stéarate de magnésium.

Les ingrédients d’enrobage :

5 mg : Hypromellose, dioxyde de titane, macrogol,

hydroxypropyl cellulose, oxyde ferrique jaune et silice

colloïdale.

30mg : Hypromellose, hydroxypropyl cellulose,

macrogol, et

dioxyde de titane.

35mg : Hypromellose, dioxyde de titane, macrogol,

hydroxypropyl cellulose, silice colloïdale, oxyde ferrique

jaune et rouge.

150mg : Hypromellose, dioxyde de titane, polyéthylène

glycol, hydroxypropyl cellulose, AD&C bleu nº 2 (carmin

d'indigo sur substrat d'aluminium) et dioxyde de silice

colloïdal.

INDICATIONS ET UTILISATION CLINIQUE

AURO-RISEDRONATE

(risédronate sodique sous forme hémipentahydratée) est indiqué dans :

le traitement et la prévention de l’ostéoporose chez les femmes ménopausées

le traitement de l’ostéoporose chez les hommes, dans le but d’augmenter la densité

minérale osseuse

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le traitement et la prévention de l’ostéoporose induite par les glucocorticoïdes chez les

hommes et les femmes

le traitement de la maladie osseuse de Paget.

Ostéoporose postménopausique : Dans le traitement de l’ostéoporose chez les femmes

ménopausées et exposées à un risque de fracture, le risédronate sodique prévient les fractures

ostéoporotiques vertébrales et non vertébrales (de fragilisation) et accroissent la densité minérale

osseuse (DMO) à tous les points du squelette mesurés qui sont d’importance clinique en cas de

fractures ostéoporotiques, y compris la colonne vertébrale, la hanche et le poignet.

L’ostéoporose peut être confirmée par la présence ou des antécédents de fractures

ostéoporotiques, ou par la découverte d’une faible masse osseuse (p. ex., au moins 2 écarts-

types [É.-T.] en dessous de la moyenne préménopausique).

Pour la prévention de l’ostéoporose chez les patientes ménopausées à risque de souffrir

d’ostéoporose, le risédronate sodique maintien ou accroît la DMO aux points d’importance

clinique.

L’emploi d’AURO-RISEDRONATE peut être envisagé chez les femmes ménopausées

susceptibles de souffrir d’ostéoporose et chez lesquelles le but clinique est de maintenir la masse

osseuse et de réduire le risque de fracture.

Les facteurs tels que les antécédents familiaux d’ostéoporose (particulièrement les antécédents

maternels), l’âge, une fracture antérieure, le tabagisme, une DMO modérément faible, un taux

élevé de renouvellement osseux, une faible ossature, la race blanche ou asiatique et une

ménopause précoce sont associés à un risque accru d’ostéoporose et de fracture.

Restrictions d’emploi importantes : La durée optimale du traitement n’a pas été établie. Il faut

réévaluer périodiquement la nécessité du traitement continu (voir POSOLOGIE ET

ADMINISTRATION).

Maladie osseuse de Paget : L’emploi d’AURO-RISEDRONATE est indiqué chez les

personnes atteintes de la maladie osseuse de Paget (osteitis deformans) dont le taux de

phosphatases alcalines est au moins 2 fois plus élevé que la limite supérieure de la normale, ou

qui présentent des symptômes ou des risques de complications futures associées à leur maladie,

en vue d’obtenir une rémission (retour à la normale du taux sérique de phosphatases alcalines).

Gériatrie : Dans les études portant sur le traitement de l’ostéoporose postménopausique par le

risédronate sodique, de 26 à 46 % des patientes étaient âgées entre 65 et 75 ans et de 10 à 23 %

avaient plus de 75 ans. Lors de ces études, on n’a observé aucune différence globale quant à

l’efficacité ou à l’innocuité entre les personnes âgées et les sujets plus jeunes (< 65 ans; voir

ESSAIS CLINIQUES).

Pédiatrie: L’innocuité et l’efficacité chez l’enfant et l’adolescent en pleine croissance n’ont pas

été établies.

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CONTRE-INDICATIONS

Les patients qui présentent une hypersensibilité à ce médicament ou à l’un des

ingrédients de la formulation de ce dernier. Pour obtenir une liste complète, veuillez

consulter FORMES POSOLOGIQUES, COMPOSITION ET CONDITIONNEMENT.

Hypocalcémie (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Généralités).

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS

Généralités

L’hypocalcémie et les autres troubles du métabolisme osseux et minéral doivent être traités

efficacement avant l’instauration d’un traitement par AURO-RISEDRONATE (risédronate

sodique).

Il est important pour tous les patients, surtout ceux atteints de la maladie osseuse de Paget dont

le renouvellement osseux est significativement élevé, de prendre suffisamment de calcium et de

vitamine D (voir INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES).

Gastro-intestinal

Les bisphosphonates peuvent causer des troubles des voies digestives supérieures comme la

dysphagie, l’œsophagite, l’ulcère de l’œsophage et l’ulcère gastrique (voir EFFETS

INDÉSIRABLES). Comme l’administration de certains bisphosphonates a été associée à une

œsophagite et à des ulcères de l’œsophage, les patients doivent prendre AURO-

RISEDRONATE en position verticale (c.-à-d. assis ou debout) avec suffisamment d’eau

ordinaire (

120 ml), pour faciliter le passage dans l’estomac et réduire au minimum le risque

de survenue de telles réactions. Les patients ne doivent pas s’allonger pendant au moins 30

minutes après avoir pris le médicament. Les professionnels de la santé doivent particulièrement

faire preuve de vigilance et souligner l’importance des recommandations posologiques aux

patients ayant des antécédents de troubles œsophagiens (p. ex., inflammation, rétrécissement,

ulcère ou troubles de la motilité).

Musculosquelettique

Les rapports de pharmacovigilance indiquent des cas d’ostéonécrose de la mâchoire chez des

patients traités par des bisphosphonates oraux et intraveineux, y compris, mais sans s’y limiter,

chez des patients atteints de cancer recevant un traitement ou chez des patients ayant reçu un

traitement dentaire effractif, comme un traitement de canal ou l’extraction d’une dent (voir

EFFETS INDÉSIRABLES, Effets indésirables du médicament survenus lors de la surveillance

postcommercialisation).

Avant un traitement par AURO-RISEDRONATE le patient doit subir un examen dentaire de

routine. Les patients qui présentent des facteurs de risque (p. ex., cancer, immunosuppression,

chimiothérapie, traitement par des inhibiteurs de l’angiogenèse ou des corticostéroïdes,

radiothérapie de la tête et du cou, mauvaise hygiène buccodentaire et diabète) doivent subir un

examen dentaire et recevoir des soins dentaires préventifs appropriés avant que commence le

traitement par AURO-RISEDRONATE.

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Pendant un traitement par le risédronate sodique, le patient doit conserver une bonne hygiène

buccodentaire, aller régulièrement chez le dentiste et signaler sans tarder tout symptôme

buccodentaire. Il doit également, dans la mesure du possible, éviter toute intervention dentaire

effractive, mais continuer de se faire nettoyer les dents régulièrement et garder une bonne

hygiène buccodentaire. Pour les patients nécessitant une chirurgie dentaire, il n’existe aucune

donnée laissant penser que l’interruption du traitement par le bisphosphonate avant l’intervention

réduit le risque d’ostéonécrose de la mâchoire. En cas d’ostéonécrose de la mâchoire chez un

patient prenant du bisphosphonate, une chirurgie de la région atteinte peut aggraver son état. Le

jugement clinique du médecin traitant doit guider la prise en charge des patients qui doivent subir

une chirurgie dentaire et tenir compte d’une évaluation des risques et des avantages pour chacun

des patients.

Les éléments qui suivent doivent être pris en compte dans l’évaluation du risque d’ostéonécrose

de la mâchoire chez un patient :

La puissance du produit médicinal qui inhibe la résorption osseuse (les agents très

puissants sont associés à un risque plus élevé).

La voie d’administration (l’administration parentérale est associée à un risque plus élevé).

La dose cumulative du traitement agissant sur la résorption osseuse.

Les affections concomitantes (p. ex., anémie, coagulopathies) et le tabagisme.

La présence d’une maladie parodontale, d’une prothèse dentaire mal ajustée ou

d’antécédents d’affection dentaire.

Fractures fémorales sous-trochantériennes et diaphysaires atypiques :

Des fractures atypiques du corps du fémur dites « à faible énergie » ou attribuables à un

traumatisme léger ont été signalées chez les patients traités par des bisphosphonates. Ces

fractures peuvent se produire n’importe où dans le corps du fémur, juste au-dessous du petit

trochanter jusqu’au-dessus de la saillie sus-condylienne; elles ont une orientation transversale ou

oblique courte, sans signes probants de comminution osseuse.

Les fractures fémorales atypiques surviennent le plus souvent après un léger traumatisme ou en

l’absence de traumatisme dans la région atteinte. Elles peuvent se produire de façon bilatérale.

De nombreux patients signalent des douleurs prodromiques dans la région atteinte, qui se

manifestent habituellement sous forme d’une douleur sourde et permanente au niveau de la

cuisse quelques semaines ou quelques mois avant la fracture complète. Il a également été signalé

que ces fractures guérissaient mal.

Il faut soupçonner, chez tout patient ayant déjà reçu un traitement par un bisphosphonate qui se

présente avec des douleurs à la cuisse ou à l’aine, la présence d’une fracture atypique et évaluer

l’état de ces patients afin d’écarter la possibilité d’une fracture fémorale incomplète. Les patients

présentant une fracture atypique doivent également subir une évaluation pour déceler les signes

et symptômes de fracture du membre controlatéral. L’arrêt du traitement par les

bisphosphonates doit être envisagé en attendant les résultats d’une évaluation des risques et des

bienfaits. Bien que le lien de cause à effet n’ait pas été établi, le rôle des bisphosphonates ne

peut être écarté.

Douleur musculosquelettique : La surveillance postcommercialisation indique que des

douleurs osseuses, articulaires ou musculaires graves et occasionnellement incapacitantes ont

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été signalées chez des patients prenant des bisphosphonates (voir EFFETS INDÉSIRABLES).

Le délai d’apparition des symptômes variait d’un jour à quelques mois après le début de la prise

du médicament. Chez la plupart des patients, les symptômes ont cessé après l’arrêt du

médicament. Chez un sous-groupe de patients, les symptômes sont réapparus lorsqu’on a

recommencé la prise du même médicament ou d’un autre bisphosphonate. Envisagez l’arrêt du

traitement si des symptômes graves surviennent.

Ophtalmologique

Des troubles oculaires, incluant une conjonctivite, une uvéite, une épisclérite, une iritis et une

sclérite, ont été signalés lors du traitement par le risédronate sodique. Les patients présentant

d’autres troubles oculaires qu’une conjonctivite non compliquée doivent être adressés à un

ophtalmologiste en vue d’une évaluation. Si l’on observe des symptômes inflammatoires

oculaires, l’arrêt du traitement pourrait être nécessaire.

Rénal

L’emploi du risédronate sodique n’est pas recommandé chez les patients atteints d’insuffisance

rénale grave (clairance de la créatinine < 30 ml/min).

Populations particulières

Pédiatrie : L’innocuité et l’efficacité du risédronate sodique chez les enfants et les adolescents

en pleine croissance n’ont pas été établies.

Femmes enceintes: Le risédronate sodique n’est pas destiné à être utilisé pendant la grossesse.

Il n’existe aucune étude sur l’emploi du risédronate sodique chez les femmes enceintes.

Femmes qui allaitent : Le risédronate sodique n’est pas destiné à être utilisé chez les mères qui

allaitent. On ignore si le risédronate est excrété dans le lait maternel chez l’humain. Le

risédronate a été décelé chez des ratons exposés à des rates en lactation pendant une période de

24 heures après l’administration de la dose, ce qui indique un faible degré de transfert dans le

lait. Comme de nombreux médicaments sont excrétés dans le lait maternel chez l’humain et

comme les bisphosphonates peuvent avoir des effets indésirables graves chez le nourrisson, on

devrait soit cesser l’allaitement, soit mettre fin à l’administration du médicament, en tenant

compte de l’importance du médicament pour la mère.

Gériatrie : Dans les études portant sur le traitement de l’ostéoporose par le risédronate sodique

26 à 46 % des patients étaient âgés de 65 à 75 ans et 10 à 23 % avaient plus de 75 ans. Lors de

ces études, on n’a observé aucune différence globale quant à l’efficacité ou à l’innocuité entre

les personnes âgées et les sujets plus jeunes (< 65 ans, voir ESSAIS CLINIQUES).

Surveillance et analyses de laboratoire

Ostéonécrose de la mâchoire : Avant un traitement par AURO-RISEDRONATE le patient doit

subir un examen dentaire de routine. Les patients qui présentent des facteurs de risque (p. ex.,

cancer, immunosuppression, chimiothérapie, traitement par des inhibiteurs de l’angiogenèse ou

par des corticostéroïdes, radiothérapie de la tête et du cou, mauvaise hygiène buccodentaire et

diabète) doivent subir un examen dentaire et recevoir des soins dentaires préventifs appropriés

avant que commence le traitement par AURO-RISEDRONATE. Pendant un traitement par

AURO-RISEDRONATE le patient doit aller régulièrement chez le dentiste.

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EFFETS INDÉSIRABLES

Aperçu des effets indésirables du médicament

Les bisphosphonates peuvent causer des troubles des voies digestives supérieures comme la

dysphagie, l’œsophagite, l’ulcère de l’œsophage et l’ulcère gastrique. Il est donc important de

suivre les recommandations posologiques (voir POSOLOGIE ET ADMINISTRATION).

Les douleurs musculosquelettiques, bien que rarement graves, ont constitué un effet indésirable

fréquemment signalé chez les patients ayant reçu du risédronate sodique, quelle que soit

l’indication.

Dans le cadre d’études avec le risédronate sodique portant sur la maladie osseuse de Paget, les

effets indésirables les plus fréquemment signalés étaient les douleurs abdominales, la dyspepsie et

les nausées. De plus, la diarrhée était l’effet indésirable le plus fréquemment signalé avec la dose

mensuelle la plus élevée de risédronate sodique.

Dans le cadre d’études avec le risédronate sodique portant sur la maladie osseuse de Paget, les

effets indésirables les plus fréquemment signalés étaient la diarrhée, les nausées, les douleurs

abdominales et les céphalées.

Effets indésirables du médicament survenus au cours des essais cliniques

Puisque les essais cliniques sont menés dans des conditions très particulières, les taux des

effets indésirables qui sont observés dans les essais cliniques peuvent ne pas refléter les taux

observés en pratique et ne doivent pas être comparés aux taux observés dans le cadre des

essais cliniques portant sur un autre médicament. Les renseignements sur les effets indésirables

d’un médicament qui sont tirés d’essais cliniques s’avèrent utiles pour la détermination des

événements indésirables liés aux médicaments et de leur fréquence approximative.

Traitement et prévention de l’ostéoporose postménopausique : Le risédronate sodique

administré à raison de 5 mg par jour a été étudié pendant une période allant jusqu’à 3 ans chez

plus de 5 000 participantes aux essais cliniques de phase III sur le traitement ou la prévention

de l’ostéoporose postménopausique. La plupart des événements indésirables signalés dans ces

essais ont été d’une gravité soit légère, soit modérée, et n’ont pas entraîné le retrait de l’étude.

La répartition des événements indésirables graves a été semblable d’un groupe à l’autre. De

plus, l’incidence globale des événements indésirables a été comparable chez les patientes

traitées par le risédronate sodique et chez celles recevant le placebo.

Dans le tableau 1, on énumère les événements indésirables considérés comme possiblement ou

probablement liés à la prise du médicament chez

1 % des patientes traitées par le risédronate

sodique à raison de 5 mg par jour lors des essais de phase III sur l’ostéoporose postménopausique.

On a mis fin au traitement pour cause d’événements indésirables graves chez 5,5 % des patientes

ayant reçu du risédronate sodique à raison de 5 mg par jour et chez 6,0 % des patientes sous

placebo.

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Tableau 1

Événements indésirables liés au médicament*, signalés chez

1 % des patientes

traitées par le risédronate sodique à 5 mg par jour lors des essais de phase III sur

l’ostéoporose postménopausique

Événement indésirable

Risédronate sodique

à 5 mg

N = 1 742 (%)

Placebo

N = 1 744

Ensemble de l’organisme

Douleurs abdominales

Céphalées

Asthénie

Appareil digestif

Dyspepsie

Nausées

Constipation

Diarrhée

Flatulences

Gastrite

Peau et annexes

Éruption cutanée

Prurit

* Considéré comme étant possiblement ou probablement lié à la prise du médicament par des chercheurs de l’étude

clinique

Administration hebdomadaire : Dans l’essai multicentrique à double insu d’une durée de 1 an,

au cours duquel on a comparé l’administration hebdomadaire de risédronate sodique à 35 mg à

l’administration quotidienne de risédronate sodique à 5 mg dans le traitement de l’ostéoporose

chez les femmes ménopausées, les profils d’innocuité et de tolérabilité ont été similaires, dans

l’ensemble, pour les 2 schémas posologiques par voie orale.

La proportion de patientes ayant souffert d’un trouble des voies digestives supérieures et la

nature de cette manifestation étaient comparables dans le groupe traité par le risédronate sodique

à raison de 35 mg, 1 fois par semaine, et dans le groupe ayant reçu du risédronate sodique à

raison de 5 mg par jour. En plus des effets indésirables susmentionnés signalés dans le cadre des

essais cliniques sur l’ostéoporose avec le risédronate sodique, on a signalé de l’arthralgie

(risédronate sodique à 35 mg, 2,1 %; risédronate sodique à 5 mg, 1,3 %) chez

1 % des

patientes, et chez un plus grand nombre de patientes recevant le risédronate sodique à 35 mg par

semaine que de patientes recevant 5 mg par jour.

Dans l’étude multicentrique à double insu d’une durée de 1 an comparant le traitement par le

risédronate sodique à 35 mg (1 fois par semaine) avec un placebo dans la prévention de

l’ostéoporose chez les femmes ménopausées, les profils d’innocuité et de tolérabilité globaux

des 2 groupes étaient comparables à l’exception de l’arthralgie. En particulier, 1,5 % des

patientes du groupe recevant le risédronate sodique à 35 mg (1 fois par semaine) et 0,7 % des

patientes du groupe placebo ont présenté une arthralgie. Le profil d’innocuité global observé

dans cette étude n’a démontré aucune différence significative entre les traitements par le

risédronate sodique à 5 mg (1 fois par jour) et par le risédronate sodique à 35 mg (1 fois par

semaine).

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(Administration une fois par mois) - Lors de l’essai multicentrique à double insu d’un an, sur le

traitement de l’ostéoporose postménopausique, comparant le risédronate sodique à 150 mg, 1 jour

par mois, au risédronate sodique à 5 mg/jour, le profil d’innocuité et de tolérabilité des 2 schémas

posologiques était similaire. L’incidence des effets indésirables digestifs hauts et le type de ces

effets étaient similaires dans les 2 groupes. En outre, les réactions suivantes ont été rapportées à

fréquence

1 % sous risédronate sodique 150 mg, et plus fréquemment que sous risédronate

sodique 5 mg : diarrhées (150 mg : 3,1 %; 5 mg : 0,5 %), vomissements (150 mg : 1,5 %; 5 mg :

0,6 %), arthralgies (150 mg : 1,5 %; 5 mg : 0,9 %), myalgie (150 mg : 1,1 %; 5 mg : 0,3 %).

Des symptômes suggestifs de réaction de phase aiguë ont été rapportés. L’incidence globale des

réactions de phase aiguë (on a défini 33 symptômes possibles de réaction de phase aiguë [sans

égard à la cause] survenant

3 jours après la première dose et durant < 7 jours) était de 5,2 %

sous risédronate sodique 150 mg, 1 jour par mois, et de 1,1 % sous risédronate sodique 5 mg/jour.

La fréquence de fièvre ou de tableau grippal (sans égard à la cause), survenant

3 jours après la

première dose et durant < 7 jours, était de 1,4 % sous risédronate sodique 150 mg, 1 jour par

mois, et de 0,2 % sous risédronate sodique 5 mg/jour.

Traitement de l’ostéoporose chez les hommes, dans le but d’augmenter la densité minérale

osseuse : Dans une étude multicentrique à double insu, menée sur 2 ans et comparant 35 mg de

risédronate sodique 1 fois par semaine (n = 191) à un placebo (n = 93) chez des hommes

ostéoporotiques, les profils d’innocuité et de tolérabilité globaux des 2 groupes de traitement ont

été comparables.

Le pourcentage de patients ayant connu un événement indésirable des voies digestives supérieures

était plus élevé, et le profil de ces événements était plus grave dans le groupe placebo (18 %) que

chez les patients traités par 35 mg de risédronate sodique 1 fois par semaine (8 %).

Outre les événements indésirables décrits précédemment, les événements indésirables suivants ont

été décrits chez

2 % des patients et chez davantage de patients sous risédronate sodique que

chez ceux qui recevaient un placebo dans l’étude sur l’ostéoporose chez l’homme (les événements

sont cités sans notion d’imputabilité) : hypoesthésie (risédronate sodique à 35 mg, 2 %; placebo,

1 %), néphrolithiase (risédronate sodique à 35 mg, 3 %; placebo, 0 %), hypertrophie bénigne de la

prostate (risédronate sodique à 35 mg, 5 %; placebo, 3 %) et arythmies (risédronate sodique à

35 mg, 2 %; placebo, 0 %).

Ostéoporose induite par les glucocorticoïdes : Le risédronate sodique administré à raison de

5 mg par jour a fait l’objet de 2 essais de phase III sur l’ostéoporose induite par les

glucocorticoïdes ayant réuni plus de 500 patients. Le profil des effets indésirables au sein de

cette population est comparable au profil observé lors des essais sur l’ostéoporose

postménopausique.

L’incidence générale des effets indésirables s’est révélée comparable dans les groupes de

risédronate sodique (5 mg par jour) et les groupes placebo, sauf en ce qui touche les douleurs

dorsales et articulaires. Des douleurs dorsales ont été signalées chez 8,8 % des patients sous

placebo et chez 17,8 % des patients ayant reçu du risédronate sodique; 14,7 % des patients des

groupes placebo et 24,7 % des sujets traités par le risédronate sodique ont fait état de douleurs

articulaires. La plupart des effets indésirables signalés étaient d’intensité légère ou modérée et

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n’ont pas entraîné le retrait du sujet. On a interrompu le traitement pour cause d’effets

indésirables graves chez 2,9 % des patients traités par le risédronate sodique (5 mg par jour) et

chez 5,3 % des patients sous placebo. La survenue d’événements indésirables ne semble pas

liée à l’âge, au sexe ou à la race du patient.

Dans le tableau 2, on dresse la liste des événements indésirables considérés comme

possiblement ou probablement liés au traitement chez

1 % des patients traités par le

risédronate sodique à raison de 5 mg par jour lors des essais de phase III sur l’ostéoporose

induite par les glucocorticoïdes.

Tableau 2

Événements indésirables liés au médicament*, signalés chez

1 % des patients traités par le

risédronate sodique à 5 mg par jour lors des essais de phase III sur l’ostéoporose induite par les

glucocorticoïdes

Événement indésirable

Risédronate sodique à 5 mg

N = 174

Placebo (témoin)

N= 170

Ensemble de l’organisme

Douleurs abdominales

Céphalées

Appareil digestif

Dyspepsie

Nausées

Constipation

Diarrhée

Sécheresse de la bouche

Duodénite

Œsophagite

Flatulences

Troubles gastro-intestinaux

Système nerveux

Étourdissements

Peau et annexes

Éruption cutanée

Problèmes de peau

* Considéré comme étant possiblement ou probablement lié à la prise du médicament par des chercheurs de l’étude clinique.

Résultats endoscopiques : Les études cliniques sur le risédronate sodique administré à raison de

5 mg par jour ont réuni plus de 5 700 patients et ont porté sur le traitement de même que sur la

prévention de l’ostéoporose postménopausique et de l’ostéoporose induite par les

glucocorticoïdes. Bon nombre des sujets à l’étude présentaient une affection gastro-intestinale

préalable et ont pris des AINS ou de l’AAS en concomitance avec le risédronate sodique. On a

encouragé les chercheurs à procéder à une endoscopie chez tout patient se plaignant de

symptômes gastro-intestinaux d’intensité modérée à élevée tout en maintenant l’insu. Ces

endoscopies ont été effectuées chez un nombre égal de patients provenant des groupes traités et

des groupes placebo (risédronate sodique : 75; placebo : 75).

Le pourcentage de sujets qui, selon l’endoscopie, présentaient une muqueuse normale de

l’œsophage, de l’estomac et du duodénum était semblable pour le traitement actif et le placebo

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(risédronate sodique : 21 %; placebo : 20 %). En règle générale, les résultats endoscopiques

positifs étaient eux aussi comparables parmi les différents groupes. On a signalé un nombre plus

élevé de duodénites légères chez les patients traités par le risédronate sodique. Toutefois, les

ulcères du duodénum ont été plus nombreux chez ceux ayant reçu un placebo. Les résultats

importants d’un point de vue clinique (perforations, ulcères ou saignement) dans cette population

aux prises avec des symptômes ont été semblables parmi les différents groupes (risédronate

sodique : 39 %; placebo : 51 %).

Aux évaluations effectuées au terme de 1 an de traitement dans les études ayant comparé le

risédronate sodique à 35 mg 1 fois par semaine au risédronate sodique à 5 mg par jour, dans la

prise en charge de l’ostéoporose postménopausique, les endoscopies n’ont pas mis de lien en

lumière entre la dose et le nombre de sujets ayant obtenu des résultats endoscopiques positifs,

d’une part, pas plus qu’entre la dose et le siège des anomalies décelées, d’autre part. Ces

endoscopies ont été réalisées uniquement auprès des patientes consentantes qui se plaignaient

de troubles gastro-intestinaux modérés à graves.

Lors d’un essai d’une durée de 1 an sur le traitement de l’ostéoporose chez des femmes

ménopausées comparant le risédronate sodique à 75 mg 2 jours consécutifs par mois et le

risédronate sodique à 150 mg 1 fois par mois, respectivement, au risédronate sodique à 5 mg

par jour, un pourcentage semblable de patientes de chacun des 2 groupes recevant le schéma

posologique intermittent a présenté au moins une anomalie endoscopique comparativement au

groupe recevant le schéma posologique quotidien (risédronate sodique à 150 mg, 3,4 %;

risédronate sodique à 5 mg, 4,2 %).

Maladie osseuse de Paget : Le risédronate sodique a été étudié chez plus de 390 patients atteints

de la maladie osseuse de Paget. Les effets indésirables signalés étaient habituellement d’intensité

légère ou modérée et n’ont pas, en règle générale, nécessité l’arrêt du traitement. La survenue

d’effets indésirables ne semble pas liée à l’âge, au sexe ni à la race des patients.

Dans une étude clinique de phase III, le profil des événements indésirables associés au

risédronate sodique et aux comprimés d’étidronate disodique s’est révélé comparable : 6,6 %

(4/61) des patients ayant reçu du risédronate sodique à raison de 30 mg par jour pendant 2 mois

ont abandonné le traitement à cause d’effets indésirables, comparativement à 8,2 % (5/61) des

sujets traités par l’étidronate disodique à raison de 400 mg par jour pendant 6 mois.

Le tableau 3 dresse une liste des événements indésirables possiblement ou probablement liés à la

prise du médicament, signalés chez

1 % des patients traités par le risédronate sodique à 30 mg

(1 fois par jour) lors de l’essai de phase III sur la maladie osseuse de Paget.

Page 13 sur 55

Tableau 3

Événements indésirables liés au médicament*, signalés chez

1 % des patients traités

par le risédronate sodique à 30 mg par jour lors des essais de phase III sur la maladie

osseuse de Paget

Événement indésirable

dronate sodique

mg/jour x 2 mois

N = 61

tidronate disodique

mg/jour x 6 mois

N= 61

Ensemble de l’organisme

Douleurs abdominales

Céphalées

Infections

Syndrome grippal

Raideur de la nuque

Néoplasme

Douleurs

Douleurs thoraciques

Appareil digestif

13,1

Diarrhée

Nausées

Constipation

Flatulences

Colite

Métabolisme et nutrition

Œdème périphérique

Hypocalcémie

Perte de poids

Appareil locomoteur

Arthralgie

Crampes dans les jambes

Myasthénie

Douleurs osseuses

Système nerveux

Étourdissements

Appareil respiratoire

Apnée

Bronchite

Sinusite

Peau

Éruption cutanée

Organes des sens

Amblyopie

Lésion de la cornée

Sécheresse oculaire

Douleurs aux oreilles

Acouphènes

Appareil génito-urinaire

Nycturie

* Considéré comme étant possiblement ou probablement lié à la prise du médicament par des chercheurs de l’étude clinique.

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Les patients qui présentaient des antécédents d’affection ou d’anomalie des voies digestives

supérieures n’ont pas été exclus de l’étude comparative de phase III dans lequel on a comparé le

risédronate sodique à l’étidronate disodique. De même, les patients qui prenaient des AINS ou de

l’AAS y ont été admis. Dans le groupe risédronate sodique (30 mg par jour), la proportion de

patients ayant présenté des effets indésirables d’intensité légère ou modérée touchant les voies

digestives supérieures a été comparable à celle du groupe d’étidronate disodique et on n’a

observé d’effets indésirables graves touchant les voies digestives supérieures dans aucun de ces

groupes.

Effets indésirables du médicament moins fréquents survenus au cours des essais cliniques

Les effets indésirables suivants ont été signalés chez

1 % des patients ayant reçu du risédronate

sodique quelle que soit l’indication :

Peu fréquents : (0,1 % à 1,0 %) : duodénite, iritis.

Rares (< 0,1 %) : anomalies des épreuves fonctionnelles hépatiques, glossite.

Résultats hématologiques et biologiques anormaux

De faibles diminutions asymptomatiques des concentrations sériques de calcium et de phosphore

ont été observées chez certains patients (voir MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE

CLINIQUE, Pharmacodynamique).

De rares cas de leucémie ont été signalés à la suite d’un traitement par des bisphosphonates.

L’existence d’un lien de causalité avec le traitement ou la maladie sous-jacente du patient n’a pas

été établie.

Effets indésirables du médicament survenus lors de la surveillance postcommercialisation

Réactions d’hypersensibilité et réactions cutanées : Œdème de Quincke, éruption cutanée

généralisée et toxidermies bulleuses, parfois graves.

Musculosquelettique et tissus conjonctifs : Fractures de la diaphyse fémorale dite « à faible

énergie », ostéonécrose de la mâchoire (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS).

Ophtalmologie : Conjonctivite, épisclérite, iritis, sclérite et uvéite (voir MISES EN GARDE ET

PRÉCAUTIONS).

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

Aperçu

Aucune étude portant expressément sur les interactions médicamenteuses avec les comprimés de

risédronate sodique n’a été effectuée. Les études expérimentales chez l’animal ont démontré que

le risédronate sodique était très concentré dans l’os et qu’il n’était retenu qu’en quantité minimale

dans les tissus mous. On n’a détecté de métabolite ni dans l’organisme en général, ni dans l’os.

La liaison du risédronate sodique aux protéines plasmatiques chez l’humain est faible (24 %), de

sorte que le potentiel d’interaction avec d’autres médicaments qui se lient aux protéines est

minime. Dans une autre étude chez l’animal, on n’a noté aucun signe d’induction enzymatique

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hépatique microsomale. En somme, le risédronate sodique ne subit aucun métabolisme général,

n’induit pas les enzymes du cytochrome P

et affiche un faible taux de liaison protéique.

Par conséquent, on ne s’attend pas à ce que le risédronate sodique interagisse avec d’autres

médicaments par un déplacement de la liaison protéique, une induction enzymatique ou une

altération du métabolisme d’autres agents.

Interactions médicament-médicament

Les sujets des essais cliniques ont été exposés à une vaste gamme de médicaments concomitants

d’emploi courant (y compris des AINS, des antagonistes des récepteurs H

, des inhibiteurs de la

pompe à protons, des antiacides, des antagonistes du calcium, des bêtabloquants, des diurétiques

thiazidiques, des glucocorticoïdes, des anticoagulants, des anticonvulsivants et des glucosides

cardiotoniques). Bien qu’aucun signe manifeste d’interaction cliniquement significative n’ait été

relevé dans le cadre des études cliniques, ces données ne permettent pas d’écarter le risque de

telles interactions.

Les médicaments mentionnés dans le tableau 4 proviennent de rapports de cas d’interaction

médicamenteuse ou encore d’interactions prévisibles en raison de l’ampleur attendue et de la

gravité de l’interaction (c.-à-d. celles qui sont établies comme étant contre-indiquées).

Tableau 4

Interactions médicamenteuses avérées ou prévisibles avec le risédronate sodique

Référence

Effet

Commentaire clinique

Antiacides et

suppléments de calcium

contenant des cations

polyvalents (comme le

calcium, le magnésium,

l’aluminium et le fer)

EC/T

Interférence avec l’absorption du

risédronate sodique.

Ces médicaments doivent donc être

administrés à un autre moment de la

journée que le risédronate sodique (voir

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION).

Hormonothérapie

substitutive (HTS)

Pas d’effet clinique

significatif pour le

risédronate sodique.

Si approprié, le risédronate sodique peut

être utilisé en même temps qu’une HTS

(voir ESSAIS CLINIQUES, Étude 11).

Antagonistes des

récepteurs H

(anti-H

et inhibiteurs de la

pompe à protons (IPP)

Parmi les utilisateurs d’anti-H

d’IPP, l’incidence des événements

indésirables des voies digestives

supérieures a été comparable entre

les patients traités par le

risédronate sodique et ceux qui ont

reçu un placebo.

Au sein du groupe de plus de 5 700

patients ayant pris part aux étude

s de phase

III sur l’emploi de risédronate sodique à

raison de 5 mg par jour dans le traitement

de l’ostéoporose, 21 % utilisaient des anti-

ou des IPP.

L’incidence des effets indésirables

touchant les voies digestives

supérieures s’est révélée

comparable chez les utilisateurs

d’anti-H

et d’IPP, que leur

traitement ait été hebdomadaire ou

quotidien.

Par ailleurs, dans l’essai de 1 an au cours

duquel on a comparé les posologies

hebdomadaire et quotidienne de

risédronate sodique chez des femmes

ménopausées atteintes d’ostéoporose, au

moins 9 % des participantes faisaient usage

d’anti-H

ou d’IPP, et ce, tant dans le

groupe recevant 35 mg

, 1 fois par semaine,

que dans le groupe recevant 5 mg par jour.

Inhibiteurs de

l’angiogenèse

Ostéonécrose de la mâchoire

L’administration concomitante de

risédronate sodique de d’inhibiteurs

d’angiogenèse peut accroître le risque de

présenter une ostéonécrose de la mâchoire.

On doit faire preuve de prudence. Les

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Tableau 4

Interactions médicamenteuses avérées ou prévisibles avec le risédronate sodique

Référence

Effet

Commentaire clinique

patients qui prennent des inhibiteurs

d’angiogenèse doivent subir un examen

dentaire avant d’entamer le traitement par

AURO-RISEDRONATE (voir MISES EN

GARDE ET PRÉCAUTIONS).

EC : essai clinique; T : théorique.

Au sein du groupe de plus de 5 700 patients ayant pris part aux études de phase III sur l’emploi

de risédronate sodique à raison de 5 mg par jour dans le traitement de l’ostéoporose, 31 % ont dit

faire usage d’AAS et 48 % ont dit prendre des AINS. Parmi ces utilisateurs d’AAS ou d’AINS,

l’incidence d’événements indésirables touchant les voies digestives supérieures s’est révélée

comparable entre les patients traités par le risédronate sodique et ceux qui ont reçu un placebo.

Dans l’étude de 1 an au cours de laquelle on a comparé l’administration de risédronate sodique à

35 mg 1 fois par semaine à l’administration de risédronate sodique à 5 mg par jour, 56 % des

participantes ont dit faire usage d’AAS et 41 % ont dit prendre des AINS. L’incidence

d’événements indésirables touchant les voies digestives supérieures s’est révélée comparable

entre les groupes traités avec le risédronate sodique 1 fois par semaine et 1 fois par jour.

Dans une étude de 1 an au cours de laquelle on a comparé le risédronate sodique à 150 mg

1 fois par mois au risédronate sodique à 5 mg par jour chez des femmes ménopausées, 46 %

(150 mg) des patientes ont dit prendre de l’AAS ou des AINS. Chez ces utilisatrices d’AAS ou

d’AINS, l’incidence d’événements indésirables touchant les voies digestives supérieures s’est

révélée comparable entre les groupes traités par le risédronate sodique, que leur traitement ait

été mensuel ou quotidien.

Interactions médicament-aliment

Les avantages cliniques peuvent être compromis si le risédronate sodique n’est pas pris à jeun.

Voir POSOLOGIE ET ADMINISTRATION pour obtenir des renseignements concernant la

posologie du médicament.

Interactions médicament-plante médicinale

Les interactions avec les plantes médicinales n’ont pas été étudiées.

Effets du médicament avec les produits de laboratoire

On sait qu’il y a interférence entre les bisphosphonates et les agents d’imagerie osseuse. On n’a

cependant pas mené d’études visant précisément le risédronate sodique.

Page 17 sur 55

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION

Considérations posologiques

Les patients doivent recevoir un supplément de calcium et de vitamine D si l’apport alimentaire

est insuffisant (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Généralités).

AURO-RISEDRONATE doit être pris à jeun au moins 30 minutes avant d’ingérer le

premier aliment, la première boisson (en dehors de l’eau ordinaire) ou tout autre

médicament de la journée. Les aliments, les médicaments et les boissons autres que

l’eau ordinaire peuvent nuire à l’absorption du risédronate sodique (voir Posologie

recommandée et ajustement posologique et INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES).

Chaque comprimé AURO-RISEDRONATE doit être avalé entier alors que les patients

sont en position verticale, avec suffisamment d’eau ordinaire (

120 ml) pour faciliter le

transit du médicament jusqu’à l’estomac.

Les patients qui prennent AURO-RISEDRONATE ne doivent pas s’allonger pendant au

moins 30 minutes après avoir pris le médicament (voir MISES EN GARDE ET

PRÉCAUTIONS, Généralités).

Les comprimés AURO-RISEDRONATE ne doivent pas être mâchés ni coupés ni écrasés

(voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Généralités).

Les médicaments contenant des cations polyvalents (p. ex., calcium, magnésium,

aluminium et fer) peuvent nuire à l’absorption du risédronate sodique. Par conséquent, ils

doivent être administrés à un autre moment de la journée qu’AURO-RISEDRONATE.

La durée optimale du traitement de l’ostéoporose par des bisphosphonates n’a pas été

établie. La nécessité d’un traitement continu doit être réévaluée périodiquement chez

chaque patient en fonction des bienfaits et des risques potentiels d’AURO-

RISEDRONATE.

Posologie recommandée et ajustement posologique

Pour toutes les indications et les posologies : Il est important que les patients soient informés

d’accorder une attention particulière aux recommandations posologiques, car le défaut de s’y

conformer pourrait nuire aux avantages cliniques du traitement.

Traitement de l’ostéoporose postménopausique : Les schémas posologiques recommandés

sont de une dose quotidienne (5 mg), une dose hebdomadaire (35 mg, 1 fois par semaine), ou une

dose mensuelle (1 comprimé de 150 mg 1 fois par mois, au même jour du calendrier chaque

mois) par voie orale.

Prévention de l’ostéoporose postménopausique : Les schémas posologiques recommandés sont

de une dose quotidienne (5 mg) ou une dose hebdomadaire (35 mg 1 fois par semaine), par voie

orale.

Traitement de l’ostéoporose chez les hommes, dans le but d’augmenter la densité minérale

osseuse : La posologie recommandée est de un comprimé 35 mg, 1 fois par semaine, par voie

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orale.

Traitement et prévention de l’ostéoporose induite par les glucocorticoïdes : La posologie

recommandée est de 5 mg par jour, par voie orale.

Traitement de la maladie osseuse de Paget : La posologie recommandée est de 30 mg par jour,

par voie orale, pendant 2 mois. Un second traitement peut être envisagé (après une période

d’observation d’au moins 2 mois à la suite du traitement) si une rechute s’est produite, ou si le

premier traitement n’est pas parvenu à normaliser le taux sérique de phosphatases alcalines. Dans

le cas d’une réadministration, la dose et la durée du traitement sont identiques à celles du

traitement initial. On ne dispose d’aucune donnée sur l’administration de plus de 2 traitements.

Insuffisance rénale : Aucun ajustement de la posologie n’est nécessaire chez les patients dont

la clairance de la créatinine est

30 ml/min, ni chez les personnes âgées. L’emploi de

risédronate sodique n’est pas recommandé chez les patients atteints d’insuffisance rénale grave

(clairance de la créatinine < 30 ml/min).

Gériatrie : Aucun ajustement posologique n’est nécessaire chez les patients âgés (voir

INDICATIONS ET UTILISATION CLINIQUE, Gériatrie).

Dose oubliée

Dose quotidienne : Les patients doivent être informés que s’ils oublient une dose à 5 mg ou à

30 mg, ils devraient prendre 1 comprimé AURO-RISEDRONATE comme ils le feraient

normalement à la dose suivante. Les patients ne doivent pas doubler la dose suivante ou

prendre 2 comprimés le même jour.

Dose hebdomadaire : Les patients doivent être informés que s’ils oublient une dose d’AURO-

RISEDRONATE à 35 mg le jour prévu, ils devraient prendre 1 comprimé le jour où ils

constatent leur oubli. Par la suite, ils prendront leur comprimé le jour habituel, revenant ainsi à

leur schéma de traitement initial de 1 comprimé, 1 fois par semaine, le jour initialement

désigné. Les patients ne doivent pas prendre 2 comprimés le même jour.

Dose mensuelle (1 fois par mois) : Les patients doivent être informés que s’ils oublient une

dose de 150 mg d’AURO-RISEDRONATE (1 comprimé de 150 mg) et que la prochaine prise

mensuelle est prévue plus de 7 jours plus tard, ils devraient prendre le comprimé oublié le

lendemain matin du jour où l’oubli est constaté. Les patients devraient ensuite revenir au

schéma posologique d’AURO-RISEDRONATE à 150 mg initialement prévu.

Si une dose de 150 mg d’AURO-RISEDRONATE est oubliée et que la prochaine prise

mensuelle est prévue moins de 7 jours plus tard, les patients devraient attendre la date prévue

de la prochaine prise mensuelle, puis continuer de prendre AURO-RISEDRONATE à 150 mg.

Les patients ne devraient pas prendre plus de 150 mg d’AURO-RISEDRONATE dans une

même période de 7 jours.

SURDOSAGE

On peut s’attendre chez certains patients à des diminutions du taux sérique de calcium à la suite

d’un surdosage important. Il est également possible que certains de ces patients présentent des

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signes et symptômes d’hypocalcémie.

Du lait ou des antiacides contenant du calcium, du magnésium et de l’aluminium peuvent être

ingérés pour lier le risédronate sodique et réduire l’absorption du médicament. En cas de

surdosage important, on peut envisager d’éliminer le médicament non absorbé par lavage

gastrique, pourvu que ce dernier soit réalisé dans un délai de 30 minutes suivant l’ingestion.

Les modalités habituellement efficaces dans le traitement de l’hypocalcémie, y compris

l’administration de calcium par voie intraveineuse, devraient ramener le taux de calcium ionisé

à la normale et soulager les signes et les symptômes d’hypocalcémie.

Pour traiter un surdosage présumé, communiquez immédiatement avec le centre antipoison de

votre région.

MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE

Mode d’action

Le risédronate sodique, un pyridinylbisphosphonate sous forme hémipentahydratée avec une

petite quantité de monohydrate, inhibe la résorption ostéoclastique des os et module le

métabolisme osseux. Le risédronate a une haute affinité avec les cristaux d’hydroxylapatite dans

les os et est un puissant inhibiteur de la résorption osseuse. Au niveau cellulaire, le risédronate

inhibe les ostéoclastes. Les ostéoclastes adhèrent normalement à la surface des os, mais

montrent des signes de résorption active réduite (p. ex., absence de bordure plissée).

L’hystomorphométrie chez les rats, les chiens, les pourceaux miniatures et les humains a montré

que le traitement par le risédronate réduisait le renouvellement osseux (c.-à-d. la fréquence

d’activation, soit la fréquence à laquelle les foyers de remodelage osseux sont activés) et la

résorption osseuse aux foyers de remodelage.

Pharmacodynamique

Traitement et prévention de l’ostéoporose chez les femmes ménopausées : L’ostéoporose est

une maladie osseuse dégénérative et débilitante caractérisée par une diminution de la masse

osseuse et une augmentation du risque de fracture de la colonne vertébrale, de la hanche et du

poignet. Le diagnostic peut être confirmé par la découverte d’une faible masse osseuse, d’une

fracture révélée par radiographie, d’antécédents de fracture ostéoporotique, d’une diminution de

la taille ou d’une cyphose indiquant une fracture vertébrale. L’ostéoporose se produit chez les

hommes et les femmes, mais elle est plus courante chez les femmes après la ménopause.

Chez l’humain en bonne santé, la formation et la résorption osseuses sont étroitement liées; le

vieil os est résorbé et remplacé par de l’os nouvellement formé. Dans le cas de l’ostéoporose

postménopausique, la résorption osseuse l’emporte sur l’ostéoformation, ce qui entraîne une

perte osseuse et un risque accru de fracture osseuse. Après la ménopause, le risque de fracture

de la colonne vertébrale et de la hanche augmente de façon très marquée; environ 40 % des

femmes âgées de 50 ans subiront, avant leur décès, une fracture de la colonne vertébrale, de la

hanche ou du poignet attribuable à l’ostéoporose. Le risque de fracture est 5 fois plus élevé

chez un sujet ayant déjà subi une fracture ostéoporotique que chez celui qui n’a jamais subi de

fracture. Un homme sur cinq de plus de 50 ans subira une fracture ostéoporotique, le plus

souvent au niveau de la colonne vertébrale, de la hanche ou du poignet.

Page 20 sur 55

Le traitement par le risédronate sodique diminue le taux élevé de renouvellement osseux et

corrige le déséquilibre entre la résorption osseuse et l’ostéoformation, typique de l’ostéoporose

postménopausique. Dans les essais cliniques, l’administration de risédronate sodique à des

femmes ménopausées s’est traduite, à des doses quotidiennes de 2,5 mg seulement, par des

diminutions liées à la dose des marqueurs biochimiques du renouvellement osseux, y compris les

marqueurs urinaires de la résorption osseuse et les marqueurs sériques de l’ostéoformation. À

5 mg par jour, la régression des marqueurs de la résorption s’est manifestée dans un délai de 14

jours de traitement. Les variations des marqueurs de l’ostéoformation ont été observées plus tard

que les changements des marqueurs de la résorption, phénomène attendu vu l’interdépendance de

la formation et de la résorption osseuses; on a noté une régression d’environ 20 % de

l’ostéoformation dans un délai de 3 mois de traitement. Les marqueurs du renouvellement osseux

ont atteint un nadir se situant environ 40 % en dessous des valeurs de départ au sixième mois du

traitement et sont demeurés stables pendant un traitement jusqu’à 3 ans.

Ces données démontrent qu’une dose quotidienne de 5 mg de risédronate sodique administrée à

des femmes ménopausées amène une réduction rapide de la résorption osseuse sans suppression

exagérée de l’ostéoformation. Le renouvellement osseux diminue dès les 2 premières semaines

de traitement et, au plus, dans un délai d’environ 6 mois, avec l’obtention d’un nouvel état

d’équilibre qui se rapproche plus étroitement du taux de renouvellement osseux de la femme

préménopausée.

Lors d’études évaluant l’administration hebdomadaire et l’administration mensuelle du

risédronate sodique dans le traitement de l’ostéoporose chez des femmes ménopausées, on a

observé des baisses régulières du taux des marqueurs de la résorption osseuse (50-60 %) et de

l’ostéoformation (30-40 %) après 12 mois.

L’inhibition de la résorption osseuse a donné lieu, dans un délai de 6 mois, à des diminutions

asymptomatiques et habituellement transitoires, par rapport aux valeurs de départ, du calcium

sérique (environ 2 %) et du phosphate sérique (environ 5 %), de même qu’à des augmentations

compensatoires de la parathormone (PTH) sérique, chez les patientes traitées par le risédronate

sodique à raison de 5 mg par jour dans le cadre d’essais sur l’ostéoporose postménopausique.

Aucune autre diminution du calcium ni du phosphate sériques, ni augmentation de la PTH, n’ont

été observées chez des femmes ménopausées traitées pendant une période allant jusqu’à 3 ans.

Lors des 2 essais de 1 an sur le traitement de l’ostéoporose chez des femmes ménopausées ayant

permis de comparer l’administration de risédronate sodique à 35 mg 1 fois par semaine au

risédronate sodique à 5 mg par jour, les variations moyennes du calcium, du phosphate et de la

PTH sériques par rapport aux valeurs de départ ont été similaires pour chacun des schémas

posologiques intermittents lorsque comparés au schéma posologique quotidien.

En accord avec les effets du risédronate sodique sur les marqueurs biochimiques du

renouvellement osseux, des doses orales quotidiennes de seulement 2,5 mg ont produit des

augmentations significatives et liées à la dose de la densité minérale osseuse (DMO) de la

colonne lombaire (risédronate sodique à 2,5 mg : de 3 à 3,7 %; risédronate sodique à 5 mg, de 4

à 4,5 %) après 12 mois de traitement dans des essais de grande envergure portant sur

l’ostéoporose postménopausique. On a également observé, sur la même période, une réponse liée

à la dose en mesurant la DMO du col fémoral (2,5mg : de 0,7 à 0,9 %; 5mg : de 1,5 à 2 %).Lors

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de 2 essais de 1 an sur l’administration hebdomadaire et mensuelle de risédronate sodique dans

le traitement de l’ostéoporose chez des femmes ménopausées comparant le risédronate sodique à

35 mg 1 fois par semaine et e risédronate sodique à 150 mg 1 fois par mois, respectivement, au

risédronate sodique à 5 mg par jour, les variations moyennes par rapport aux valeurs de départ au

chapitre de la DMO de la colonne lombaire, de tout le fémur proximal, du col fémoral et du

grand trochanter se sont révélées similaires pour chacun des schémas posologiques intermittents

lorsque comparés au schéma posologique quotidien.

Traitement de l’ostéoporose chez les hommes, dans le but d’augmenter la densité minérale

osseuse : Dans un essai clinique de 2 ans dans le traitement de l’ostéoporose chez les hommes, le

risédronate sodique à 35 mg 1 fois par semaine a réduit le N-télopeptide du collagène sous forme

liée (NTX) dans l’urine (un marqueur de la résorption osseuse) et la phosphatase alcaline osseuse

(PAL-O) sérique (un marqueur de l’ostéoformation) d’environ 40 et 30 % respectivement par

rapport à leur valeur initiale, en 12 mois. Les marqueurs de renouvellement osseux ont tous

montré une diminution statistiquement significative du renouvellement osseux par rapport à la

valeur initiale et comparativement au placebo pour toutes les mesures effectuées au cours de

l’étude. Les diminutions du renouvellement osseux étaient observées dans les 3 mois suivant

l’instauration du traitement et maintenues tout au long de l’étude sur 2 ans.

Ostéoporose induite par les glucocorticoïdes : L’exposition prolongée aux glucocorticoïdes

7,5 mg par jour de prednisone ou l’équivalent) provoque une perte osseuse rapide en

diminuant l’ostéoformation et en augmentant la résorption osseuse. C’est au cours des 6 premiers

mois du traitement que la perte osseuse est la plus rapide, mais celle-ci persiste, quoiqu’elle soit

ralentie, tant que sont administrés les glucocorticoïdes.

L’ostéoporose induite par les glucocorticoïdes se caractérise par une faible masse osseuse qui

entraîne un risque accru de fracture (surtout au niveau des vertèbres, de la hanche et des côtes).

Elle frappe tant les hommes que les femmes; environ 50 % des personnes recevant un traitement

au long cours par des glucocorticoïdes subiront des fractures. Le risque relatif de fracture de la

hanche chez les patients recevant plus de 7,5 mg par jour de prednisone est plus que doublé (RR

= 2,27); quant au risque relatif de fracture vertébrale, il est multiplié par 5 (RR = 5,18).

Le traitement par le risédronate sodique diminue la résorption osseuse sans inhiber directement

l’ostéoformation. Au cours d’essais cliniques de 1 an sur le traitement et la prévention de

l’ostéoporose induite par les glucocorticoïdes, une dose quotidienne de risédronate sodique à

5 mg a amené des réductions rapides et statistiquement significatives des marqueurs

biochimiques du renouvellement osseux, baisses comparables aux diminutions observées dans

l’ostéoporose postménopausique. L’excrétion urinaire du N-télopeptide du collagène sous forme

liée (un marqueur de la résorption osseuse) et la phosphatase alcaline sérique spécifique du tissu

osseux (un marqueur de l’ostéoformation) ont été réduites de 50 à 55 %, et de 25 à 30 %,

respectivement, au cours des 3 à 6 mois ayant suivi l’instauration du traitement. La régression a

été manifeste dans un délai de 14 jours, et la réduction des marqueurs du renouvellement osseux

s’est maintenue tout le long du traitement par le risédronate sodique.

Le risédronate sodique administré à raison de 5 mg par jour exerce un effet favorable sur la

densité minérale osseuse et réduit le risque de fracture vertébrale d’environ 70 % par rapport à

un placebo, ce qui va de pair avec la variation des marqueurs biochimiques du renouvellement

Page 22 sur 55

osseux (voir ESSAIS CLINIQUES, Ostéoporose induite par les glucocorticoïdes).

Maladie osseuse de Paget : La maladie osseuse de Paget est une ostéopathie chronique focale

caractérisée par un remodelage osseux grandement accéléré et anarchique. À une résorption

ostéoclastique excessive succède une néoformation osseuse ostéoblastique qui entraîne le

remplacement d’une architecture osseuse normale par une structure osseuse désorganisée,

hypertrophiée et affaiblie.

Les manifestations cliniques de la maladie osseuse de Paget varient, allant de l’absence de

symptômes à une lourde morbidité imputable aux douleurs osseuses, aux déformations

osseuses, aux fractures pathologiques et aux complications d’ordre neurologique ou autre. Pour

évaluer objectivement la gravité de l’atteinte et la réponse au traitement, on a le plus souvent

recours au dosage des phosphatases alcalines sériques, marqueurs biochimiques de l’activité de

la maladie.

Le risédronate sodique est un bisphosphonate dont l’effet principal est d’inhiber la résorption

osseuse. Cette action est liée à l’effet inhibiteur de la substance sur les ostéoclastes. Au cours de

l’essai clinique de phase III, le risédronate sodique, administré à raison de 30 mg par jour

pendant 2 mois, a donné lieu à des réductions significatives (81-88 %; p < 0,001) du taux

sérique excédentaire de phosphatases alcalines, ainsi qu’à des réductions significatives du taux

sérique des phosphatases alcalines osseuses spécifiques (Ostase, 67-70 %) et du taux urinaire de

désoxypyridinoline/créatinine (47-51 %). Les baisses étaient manifestes à peine 1 mois après le

début du traitement et se sont graduellement accentuées (après le traitement de 2 mois), comme

ont permis de le constater les mesures réalisées mensuellement pendant 6 mois. On a observé

des diminutions cliniquement significatives du taux de phosphatases alcalines sériques à partir

du premier mois, et celles-ci se sont maintenues pendant 12 mois.

Des baisses asymptomatiques et peu marquées des taux sériques de calcium et de phosphore ont

été enregistrées chez certains patients. Ces diminutions du taux de calcium sont associées à des

élévations des taux sériques de PTH intacte et de 1,25-dihydroxycholécalciférol, d’où une

augmentation de la réabsorption tubulaire du calcium.La régression des marqueurs de la résorption

osseuse (comme le taux urinaire de désoxypyridinoline/créatinine ou d’hydroxyproline/créatinine)

précède habituellement celle des marqueurs de l’ostéoformation (comme les phosphatases

alcalines sériques). Cette différence témoigne du principal effet de risédronate sodique, soit

l’inhibition de la résorption osseuse.

Le taux des marqueurs du renouvellement osseux continue de diminuer après l’interruption du

traitement par le risédronate sodique. Ainsi, on doit suivre les patients pendant au moins 2 mois

après la période de traitement de 2 mois de façon à évaluer le plein effet du médicament.

Page 23 sur 55

Pharmacocinétique

Tableau 5

Résumé des paramètres pharmacocinétiques du risédronate

(ng/ml)

,z (h)

h/ml)

Clairance

(l/h/kg)

(l/kg)

Comprimé à 5 mg; dose unique

0,85

0,93

206,1

3,45

19,94

5 542

Comprimé à 30 mg; dose unique

0,87

226,1

17,1

23,60

7 542

Comprimé à 35 mg; dose multiple

état d’équilibre

10,6

0,49

53,3

12,9

Comprimé à 150 mg; dose unique

74.8

0.66

349.6

332.4

6.94

3118

: moyenne arithmétique;

: administré de manière hebdomadaire;

: moyenne géométrique. t

: est la demi-vie de la phase

exponentielle terminale; V

est le volume final de distribution non corrigé pour la biodisponibilité; nd : non déterminé.

Absorption : À la suite de l’administration d’une dose orale, l’absorption, qui intéresse

l’ensemble des voies digestives supérieures, est relativement rapide (t

~1 heure). L’absorption

n’est pas liée à la dose jusqu’à concurrence de 75 mg 2 jours consécutifs par mois; l’exposition

systémique augmente de manière non proportionnelle à 150 mg (environ 2 fois supérieure à

l’augmentation proportionnelle escomptée d’après la dose). Un état d’équilibre sérique est

observé dans un délai de 57 jours d’administration quotidienne. La biodisponibilité orale

moyenne du comprimé à 30 mg se situe à 0,63 % et est bioéquivalente à celle d’une solution.

Lorsque le produit est administré 30 minutes avant le déjeuner, l’étendue de l’absorption est

réduite de 55 % comparativement à l’administration à jeun (c.-à-d. aucun aliment ni boisson 10

heures avant l’administration ou 4 heures après celle-ci). L’administration 1 heure avant le

déjeuner réduit l’étendue de l’absorption de 30 % comparativement à l’administration à jeun.

L’administration 30 minutes avant le déjeuner ou 2 heures après un repas donne des résultats

semblables quant à l’étendue de l’absorption.

Distribution : Le volume de distribution moyen à l’état d’équilibre est de 6,3 l/kg chez l’humain.

La liaison protéique du médicament dans le plasma humain est d’environ 24 %. Les études

précliniques effectuées chez des rats et des chiens auxquels on a administré par voie

intraveineuse des doses uniques de risédronate marquées au C

indiquent qu’environ 60 % de la

dose sont distribués dans l’os. Le reste de la dose est excrété dans l’urine. Après l’administration

de doses orales répétées à des rats, le captage du risédronate dans les tissus mous a été jugé

minime (0,001-0,01 %), et la concentration du médicament a diminué rapidement après la

dernière dose.

Métabolisme : Aucune donnée ne permet de croire que le risédronate subit un métabolisme

général.

Excrétion : Environ la moitié de la dose absorbée est excrétée dans l’urine dans un délai de 24

heures, et 85 % d’une dose intraveineuse est récupérée dans l’urine sur une période de 28 jours.

La clairance rénale moyenne est de 105 ml/min (CV = 34 %) et la clairance totale moyenne, de

122 ml/min (CV = 19 %), la différence reflétant principalement une clairance non rénale ou une

Page 24 sur 55

clairance secondaire à l’adsorption osseuse. La clairance rénale n’est pas liée à la concentration,

et il existe une relation linéaire entre la clairance rénale et la clairance de la créatinine. La

fraction non absorbée du médicament est éliminée sous forme intacte dans les fèces. Après

l’absorption du risédronate, on obtient une aire sous la courbe de la concentration sérique en

fonction du temps multiphasique avec une demi-vie initiale d’environ 1,5 heure et une demi-vie

exponentielle terminale de 480 heures. Bien que l’on ignore le taux auquel les bisphosphonates

sont éliminés de l’os humain, on a émis l’hypothèse selon laquelle la demi-vie de 480 heures

correspondrait au délai de dissociation du risédronate de la surface osseuse.

Populations particulières et états pathologiques

Pédiatrie : Les paramètres pharmacocinétiques du risédronate n’ont pas été étudiés chez les

sujets de

<

18 ans.

Gériatrie : La biodisponibilité et l’élimination du risédronate sont semblables chez les personnes

âgées (> 65 ans) et les sujets plus jeunes. Aucun ajustement de la posologie n’est nécessaire.

Sexe : La biodisponibilité et l’élimination du risédronate à la suite d’une administration orale

sont semblables chez l’homme et la femme.

Race : Les différences pharmacocinétiques attribuables à la race n’ont pas été étudiées.

Insuffisance hépatique : On ne s’est livré à aucune étude pour évaluer l’innocuité ou l’efficacité

du risédronate chez les patients atteints d’une insuffisance hépatique. Le risédronate n’est pas

métabolisé dans les préparations hépatiques de rat, de chien et d’humain. D’infimes quantités

(< 0,1 % de la dose intraveineuse) du médicament sont excrétées dans la bile chez le rat. Il est

donc peu probable qu’il faille modifier la dose chez les patients atteints d’insuffisance hépatique.

Insuffisance rénale : Le risédronate est excrété intact principalement par les reins. Aucun

ajustement posologique n’est nécessaire chez les patients atteints d’une insuffisance rénale légère

ou modérée (clairance de la créatinine > 30 ml/min). On estime que l’exposition au risédronate

augmente de 44 % chez les patients dont la clairance de la créatinine est de 20 ml/min. L’emploi

de risédronate sodique n’est pas recommandé chez les patients atteints d’une insuffisance rénale

grave (clairance de la créatinine < 30 ml/min) en raison d’une expérience clinique insuffisante.

Polymorphisme génétique : Il n’existe aucune donnée.

ENTREPOSAGE ET STABILITÉ

5 mg, 30 mg et 35 mg :

Conserver à une température ambiante entre 15 °C et 30 °C. Garder hors de la portée des enfants.

150 mg :

Conserver à une température ambiante (15 °C et 30 °C). Garder hors de la portée des enfants.

Page 25 sur 55

FORMES POSOLOGIQUES, COMPOSITION ET CONDITIONNEMENT

Forme

posologique

Comprimés

Dosage

5 mg

30 mg

35 mg

150 mg

Description

Comprimés

pelliculés de couleur

jaune, circulaires et

biconvexes, aux

rebords biseautés,

ils portent

l’inscription gravée

‘X’ d’un côté et ‘61’

de l’autre.

Comprimés

pelliculés de couleur

blanche à blanc

cassé, circulaires et

biconvexes, aux

rebords biseautés, ils

portent l’inscription

gravée ‘L’ d’un côté

et ‘30’ de l’autre.

Comprimés

pelliculés de couleur

orange pâle,

circulaires et

biconvexes, aux

rebords biseautés,

portent l’inscription

gravée ‘F27’ d’un

côté et rien de

l’autre.

Comprimés pelliculés

de couleur bleue et de

forme

ovale, ils portent

l’inscription gravée ‘C’

d’un côté et ‘08’ de

l’autre.

Composition

Risédronate sodique

hémipentahydraté

Risédronate sodique

hémipentahydraté

Risédronate sodique

hémipentahydraté

Risédronate sodique

hémipentahydraté

Ingrédients non

médicinaux

Lactose

monohydraté,

cellulose

microcristalline,

crospovidone XL,

hydroxypropyl

cellulose, stéarate de

magnésium,

hypromellose,

dioxyde de titane,

macrogol,

hydroxypropyl

cellulose, oxyde

ferrique jaune et

silice colloïdale.

Lactose

monohydraté,

cellulose

microcristalline,

crospovidone XL,

hydroxypropyl

cellulose, stéarate

de magnésium,

hypromellose,

hydroxypropyl

cellulose, macrogol

et dioxyde de titane.

Lactose

monohydraté,

cellulose

microcristalline,

crospovidone XL,

hydroxypropyl

cellulose, stéarate de

magnésium,

hypromellose,

dioxyde de titane,

macrogol,

hydroxypropyl

cellulose, silice

colloïdale, oxyde

ferrique jaune et

rouge.

Cellulose

microcristalline

(Avicel PH 101 &

102), crospovidone et

stéarate de

magnésium,

hypromellose,

dioxyde de titane,

polyéthylène glycol,

hydroxypropyl

cellulose, AD&C bleu

nº 2 (carmin d'indigo

sur substrat

d'aluminium) et

dioxyde de silicium

colloïdal

Conditionnement

Plaquettes alvéolées

de 28 (2 x 14)

comprimés.

Plaquettes alvéolées

de 28 (2 x 14)

comprimés.

Plaquettes alvéolées

de 28 (7 x 4) et 4 (1

x 4) comprimés.

Plaquettes alvéolées

de 1 (1 x 1)

comprimés.

Page 26 sur 55

PARTIE II : RENSEIGNEMENTS SCIENTIFIQUES

RENSEIGNEMENTS PHARMACEUTIQUES

Substance pharmaceutique

Nom propre :

Risédronate sodique sous forme hémi-pentahydratée

Nom chimique

:

acide phosphonique, sel monosodique [1-hydroxy-2-(3-

pyridinyl)éthylidène]bis

(Ou)

acide phosphonique, sel monosodique ]2-(3-Pyridinyl)-1-

hydroxyethane-1, 1-]Bisphosphonate .

(Ou)

acide phosphonique, sel monosodique 1-Hydroxy-2-(3-pyridyl)

ethane-1, 1-]diphosphonique

Formule moléculaire :

Na·2.5H

Formule développée :

Masse moléculaire :

350,13 g/mole.

Solubilité :

Le risédronate sodique est soluble dans l’eau, insoluble dans les

solvants organiques communs (tels que méthanol, chlorure de

méthylène).

Description :

Le risédronate sodique est une fine poudre de couleur blanche à

blanc cassé.

Page 27 sur 55

ESSAIS CLINIQUES

Données de biodisponibilité comparative

Étude No : 318-11

Une étude croisée, à dose unique par voie orale et à répartition aléatoire, comportant deux

traitements, deux séquences et deux périodes, a été menée à double insu auprès de 59 adultes de

sexe masculin en bonne santé. Une dose de 1x35 mg a été administrée à jeun dans le but de

comparer la biodisponibilité des comprimés AURO-RISEDRONATE à 35 mg d’Auro Pharma

Inc., Canada, à celle des comprimés ACTONEL

(risédronate sodique) à 35 mg de Procter &

Gamble Pharmaceuticals Canada Inc., Canada.

RÉSUMÉ DES DONNÉES DE BIODISPONIBILITÉ COMPARÉE

Risédronate

(1 x 35 mg)

À partir de données mesurées

Moyenne géométrique

Moyenne arithmétique (CV en %)

Paramètre

À l’étude

*

Référence

Rapport des

moyennes

géométriques

(%)

#

Intervalle de

confiance à 90 %

#

ASC

0-t

(h.ng/mL)

73,11

86,164 (56,16)

72,21

84,202 (58,18)

101,25

90,73-112,98

ASC

I

(h.ng/mL)

77,44

91,865 (57,05)

76,69

89,877 (58,57)

100,97

90,48-112,68

C

max

(ng/mL)

23,67

27,304 (56,48)

21,70

25,661 (60,62)

109,05

94,41-125,96

T

max

§

(h)

1,000

(0,333-3,000)

1,000

(0,333-3,500)

T

½

$

(h)

15,343 (83,83)

14,925 (85,55)

Comprimés AURO-RISEDRONATE à 35 mg fabriqués par Aurobindo Pharma Ltd, Inde, pour Auro Phama Inc.,

Canada

Comprimés ACTONEL

à 35 mg de Procter & Gamble Pharmaceuticals Canada Inc., Canada, achetés au Canada.

Représenté sous forme de médiane (étendue) seulement.

Représenté sous forme de moyenne arithmétique seulement (CV %).

Selon les estimés calculés par la méthode des moindres carrés.

Page 28 sur 55

Étude No : 103-14

Une étude croisée, à dose unique par voie orale et à répartition aléatoire, comportant deux

traitements, deux séquences et deux périodes, a été menée à double insu auprès de 48 adultes de

sexe masculin, en bonne santé et à jeun, dans le but de comparer la biodisponibilité des

comprimés AURO-RISEDRONATE à 150 mg (À l’étude) d’Auro Pharma Inc., Canada, à celle

des comprimés ACTONEL

(risédronate sodique) à 150 mg USP (Référence) de Warner

Chilcott Canada Co., Canada. Un résumé des paramètres pharmacocinétiques mesurés sur 44

volontaires participant à l’étude de biodisponibilité comparée est présenté dans le tableau

suivant :

RÉSUMÉ DES DONNÉES DE BIODISPONIBILITÉ COMPARÉE

Risédronate

(1 x 150 mg)

À partir de données mesurées

Moyenne géométrique

Moyenne arithmétique (CV en %)

Paramètre

À l’étude

*

Référence

Rapport des

moyennes

géométriques

(%)

#

Intervalle de

confiance à 90 %

#

ASC

0-t

(h.ng/mL)

443,2

484,0 (45,6)

447,3

508,6 (50,0)

99,1

88,4-111,1

ASC

I

(h.ng/mL)

488,9

530,9 (44,5)

493,3

560,5 (49,8)

99,1

88,8-110,6

C

max

(ng/mL)

95,5

104,5 (43,7)

99,6

113,3 (50,9)

95,9

84,4-109,0

T

max

§

(h)

1,1 (0,3-3,0)

1,3 (0,7-3,0)

T

½

$

(h)

35,9 (27,8)

35,6 (24,2)

Comprimés AURO-RISEDRONATE (risédronate sodique) à 150 mg fabriqués par Auro Pharma Inc.

Comprimés ACTONEL

(risédronate sodique) à 150 mg de Warner Chilcott Canada Co., Canada; achetés au

Canada.

Représenté sous forme de médiane (étendue) seulement.

Représenté sous forme de moyenne arithmétique seulement (CV %).

Page 29 sur 55

Traitement de l’ostéoporose chez les femmes ménopausées

Aspects démographiques de l’étude et méthodologie de l’essai

Tableau 6

Résumé des aspects démographiques des patientes pour les essais cliniques sur le risédronate

sodique dans le traitement de l’ostéoporose chez les femmes ménopausées

N° d’étude

Méthodologie

de l’essai

Posologie

Durée

Sujets d’étude

(n = nombre)

Tranche d’âge

(âge moyen)

Supplément

quotidien**

Vitamine D

VERT-MN

R, CP, DI,

MC, GP

mg/jour

mg/jour

Placebo

3 ans

1 226

48-85

(71,0)

< 500 UI

VERT-NA

R, CP, DI,

MC, GP

mg/jour

mg/jour

Placebo

1 an

3 ans

3 ans

2 458

28-85

(68,6)

< 500 UI

R, CP, DI,

MC, GP

mg/jour

mg/jour

Placebo

2 ans

45-80

(64,7)

R, CP, DI,

MC, GP

mg/jour

mg/jour

Placebo

12-18 mois

39-80

(62,5)

R, CA, DI,

MC, GP

mg/jour

mg/semaine

mg/semaine

12 mois

1 456

48-95

(67,9)

< 500 UI

R, CA, DI,

MC, GP

mg/jour

mg/mois

12 mois

1 292

50-88

(64,9)

500-500 to

1000 UI

a R : randomisation; CA : traitement de comparaison actif; CP : contrôle contre placebo; DI : double insu;

MC : multicentrique; GP : groupe parallèle.

* Placebo les autres jours du traitement.

Comprimés gastrorésistants de 35 mg pris après et avant le déjeuner.

** Les sujets de ces études ont pris un supplément de 1 000 mg de calcium élémentaire par jour.

Dans le cadre des études 1 et 2, les patientes ont été choisies sur la base d’une preuve

radiographique de fracture vertébrale antérieure, et souffraient d’ostéoporose avérée. Le nombre

moyen de fractures vertébrales préexistantes par patiente au début de l’étude était de 4 dans

l’étude 1 et de 2,5 dans l’étude 2, avec une gamme étendue de niveaux de DMO de départ.

Toutes les fractures (fractures vertébrales symptomatiques/douloureuses/cliniques et fractures

vertébrales asymptomatiques/non douloureuses/silencieuses) ont été systématiquement

enregistrées et mesurées par radiographies annuelles.

Dans le cadre des études 3 à 5, les femmes ménopausées ont été recrutées sur la base d’une faible

masse osseuse au niveau de la colonne lombaire (c.-à-d. plus de 2 É.-T. en dessous de la

moyenne préménopausique) plutôt qu’en fonction des antécédents de fracture vertébrale.

Lors des études 5 à 6, les patientes présentaient soit une masse osseuse de la colonne lombaire

excédant 2,5 É.-T. sous la moyenne préménopausique, soit une masse osseuse de la colonne

lombaire excédant 2,0 É.-T sous la moyenne préménopausique et une fracture vertébrale

préexistante.

Page 30 sur 55

Les patientes ayant des problèmes digestifs hauts ou des antécédents de tels problèmes, de même

que celles qui prenaient de l’aspirine, des AINS ou des médicaments généralement utilisés contre

les ulcères peptiques n’étaient pas spécifiquement exclues des études sur le risédronate sodique

en administration quotidienne, hebdomadaire ou mensuelle contre l’ostéoporose.

Résultats d’étude

Résultats des études 1 et 2 :

Les essais de base sur l’emploi du risédronate sodique dans le traitement de l’ostéoporose

postménopausique démontrent clairement qu’une dose quotidienne de 5 mg de risédronate

sodique réduit l’incidence des fractures vertébrales chez les patientes présentant une faible masse

osseuse et ayant subi des fractures vertébrales, peu importe l’âge, le nombre d’années écoulées

depuis la ménopause ou la gravité de la maladie au début de l’essai. À la dose quotidienne de

5 mg, le risédronate sodique a réduit considérablement le risque de nouvelles fractures

vertébrales dans chacun des 2 essais d’envergure sur le traitement de l’ostéoporose. Mesuré à

l’aide de radiographies annuelles, l’effet d’une dose quotidienne de 5 mg de risédronate sodique

sur l’incidence des fractures vertébrales a été observé dès la première année de traitement dans

chaque étude. Dans l’essai nord-américain, le traitement par le risédronate sodique à raison de

5 mg par jour pendant 1 an a réduit de façon significative le risque de nouvelles fractures

vertébrales, soit de 65 %, par rapport au placebo (p < 0,001). Dans l’essai multinational, une

réduction significative semblable, soit de 61 %, a été notée (p = 0,001). De plus, dans chacune

des études, le traitement par le risédronate sodique à raison de 5 mg par jour a entraîné une baisse

significative de la proportion de patientes ayant subi de nouvelles fractures vertébrales ou une

aggravation de ce type de fractures. Les figures 1 et 2 ci-dessous illustrent l’incidence cumulative

des fractures vertébrales et non vertébrales (c.-à-d. hanche, poignet, humérus, clavicule, bassin et

jambe). Dans les 2 cas, l’incidence cumulative de ces types de fractures est inférieure avec le

risédronate sodique par rapport au placebo à tous les stades du traitement, ce qui confirme l’effet

positif du risédronate sodique sur la résistance osseuse.

Tableau 7

Effet du risédronate sodique sur les fractures, la taille et la densité minérale osseuse dans le

traitement de l’ostéoporose chez les femmes ménopausées

Critères d’évaluation

Risédronate

sodique

à 5 mg

Placebo

Différence

moyenne

par rapport

au placebo

Réduction

du risque

relatif

p

Étude 1 : VERT-MN

Incidence cumulative de nouvelle fracture

vertébrale sur 3 ans (% de patientes)

Variation annuelle médiane de la taille

(mm/an)

Augmentation moyenne de la DMO (%)

6 mois

Colonne lombaire

36 mois

Colonne lombaire

Col fémoral

Trochanter

36 mois

Diaphyse du radius

18,1

-1,33

29,0

-2,4

-0,1

-1,0

-1,3

-1,9

< 0,001

0,003

< 0,001

< 0,001

< 0,001

< 0,001

< 0,001

Étude 2 : VERT-NA

Incidence cumulative de nouvelle fracture

vertébrale sur 3 ans (% de patientes)

11,3

16,3

0,003

Page 31 sur 55

Tableau 7

Effet du risédronate sodique sur les fractures, la taille et la densité minérale osseuse dans le

traitement de l’ostéoporose chez les femmes ménopausées

Critères d’évaluation

Risédronate

sodique

à 5 mg

Placebo

Différence

moyenne

par rapport

au placebo

Réduction

du risque

relatif

p

Variation annuelle médiane de la taille

(mm/an)

Augmentation moyenne de la DMO (%)

6 mois

Colonne lombaire

36 mois

Colonne lombaire

Col fémoral

Trochanter

36 mois

Diaphyse du radius

-0,67

-1,14

-1,2

-0,7

-1,4

0,001

< 0,001

< 0,001

< 0,001

< 0,001

< 0,001

Études 1 et 2 combinées de façon prospective : VERT-MN et VERT-NA

Incidence cumulative de fracture non vertébrale

sur 3 ans (% de patientes)

11,0

0,005

Mesurée avec un stadiomètre.

Fractures non vertébrales liées à l’ostéoporose (hanche, poignet, humérus, clavicule, bassin et jambe).

Page 32 sur 55

Le traitement par le risédronate sodique à raison de 5 mg par jour a été associé à une réduction

significative d’environ 50 % du taux annuel de diminution de la taille par rapport au placebo.

La dose quotidienne de 5 mg de risédronate sodique a produit une augmentation progressive

de la DMO de la colonne lombaire au cours des 3 années de traitement; cette hausse s’est

révélée statistiquement significative par rapport aux valeurs de départ et au groupe placebo au

bout du 6

mois, puis lors de toutes les évaluations subséquentes (12

, 18

, 24

et 36

mois).

Résultats des études 3 et 4 :

Tableau 8

Effet de risédronate sodique sur la densité minérale osseuse dans le traitement de

l’ostéoporose chez les femmes ménopausées

Critères d’évaluation

Risédronate sodique à

5 mg par jour

Augmentation moyenne

de la DMO

Placebo

Augmentation

moyenne de la

Différence

moyenne par

rapport au placebo

Étude 3

6 mois

Colonne lombaire

2,8**

24 mois

Colonne lombaire

4,1**

Col fémoral

-1,0

2,3*

Trochanter

-0,6

3,3**

Étude 4

6 mois

Colonne lombaire

2,6**

18 mois

Colonne lombaire

5,0**

Col fémoral

2,8**

Trochanter

3,3**

vs placebo

: * p < 0,01; ** p < 0,001.

Page 33 sur 55

Dans les études 3 et 4, la dose quotidienne de 5 mg de risédronate sodique a produit des

augmentations moyennes significatives au niveau de la DMO de la colonne lombaire

comparativement au placebo à 6 mois chez les femmes présentant une faible masse osseuse. Par

rapport au placebo après 1,5 à 2 ans, des augmentations moyennes significatives additionnelles

de la DMO ont également été observées au niveau de la colonne lombaire, du col fémoral et du

trochanter.

Les résultats de quatre essais d’envergure avec randomisation et groupe placebo (études 1 à 4)

menés chez des femmes atteintes d’ostéoporose postménopausique (séparément et ensemble)

démontrent qu’une dose quotidienne de 5 mg de risédronate sodique inverse la progression de la

maladie, augmentant la DMO de la colonne vertébrale, de la hanche et du poignet par rapport au

placebo.

Résultats de l’étude 5 :

Tableau 9

Comparaison entre les administrations hebdomadaire et quotidienne de risédronate sodique

dans le traitement de l’ostéoporose chez les femmes ménopausées

Analyse du principal paramètre d’efficacité chez les patientes s’étant rendues au terme de l’essai

Critères d’évaluation

Risédronate sodique à 5 mg par jour

Augmentation moyenne

de la DMO

(IC à 95 %)

Risédronate sodique à 35 mg 1 fois

par semaine

Augmentation moyenne de la DMO

(IC à 95 %)

n= 391

n=387

12 mois Colonne lombaire

(3,7; 4,3)

(3,6; 4,3)

Les résultats de l’analyse en intention de traiter selon la méthode de report de la dernière

observation concordent avec ceux de l’analyse du principal paramètre d’efficacité réalisée chez

femmes ayant mené l’essai à bonne fin. Aucune différence significative sur le plan statistique n’a

été observée entre les 2 groupes de traitement au bout de 1 an quant à l’augmentation de la DMO

par rapport aux valeurs de départ en d’autres points du squelette (tout le fémur proximal, le col

fémoral et le grand trochanter). Compte tenu des résultats obtenus pour la DMO, on a conclu que

le risédronate sodique administré à raison de 35 mg, 1 fois par semaine, n’est pas inférieur au

risédronate sodique administré à raison de 5 mg par jour.

Dans les essais avec le risédronate sodique administré à raison de 5 mg par jour, des modifications

de la DMO de cette ampleur ont été associées à une diminution significative de l’incidence des

fractures par rapport au placebo (voir tableau 9). Le fait qu’au cours de l’étude de 1 an comparant

l’administration hebdomadaire de risédronate sodique à 35 mg à l’administration quotidienne de

risédronate sodique à 5 mg, aucune différence significative sur le plan statistique n’ait été observée

entre les groupes de traitement pour ce qui est du nombre de sujets ayant subi au moins 1 nouvelle

fracture vertébrale au bout de 1 an vient appuyer cette conclusion. Dans le traitement de

l’ostéoporose postménopausique, le risédronate sodique à 35 mg administré 1 fois par semaine est

similaire sur les plans de l’innocuité et de l’efficacité au risédronate sodique à 5 mg administré 1

fois par jour.

Page 34 sur 55

Résultats de l’étude 6 :

Tableau 10

Comparaison des comprimés de risédronate sodique administrés une fois par mois vs

l’administration quotidienne dans le traitement de l’ostéoporose chez les femmes postménopausiques

– Analyse d’efficacité primaire

Paramètres

Risédronate sodique à 5 mg par jour

Augmentation moyenne de la DMO

(%) (Intervalle de confiance à 95 %)

Risédronate sodique à 150 mg

Une fois par mois Augmentation

moyenne de la DMO (%)

(Intervalle de confiance à 95 %)

n = 561

n = 578

12 mois (selon la DORP *)

Colonne lombaire

(3,0; 3,8)

(3,1; 3,9)

* DORP : dernière observation reportée prospectivement

Au cours de la première année d’une étude multicentrique de 2 ans à double insu auprès de

femmes postménopausiques atteintes d’ostéoporose, les comprimés de risédronate sodique à

150 mg, administrés une fois par mois, ne se sont pas révélés être inférieurs aux comprimés de

risédronate sodique à 5 mg, administrés quotidiennement. Statistiquement parlant, les comprimés

de risédronate sodique à 150 mg, administrés une fois par mois, ne se sont pas montrés inférieurs

au régime quotidien de comprimés de risédronate sodique à 5 mg pour ce qui est du changement en

pourcentage des variables d’efficacité primaire entre les valeurs initiales et les valeurs après 1 an

de la densité minérale osseuse (DMO) de la colonne lombaire. Les deux groupes traités ont

présenté des augmentations de la DMO de la colonne lombaire, du fémur proximal (total), du col

du fémur et du trochanter. Les incidences de fractures vertébrales et non-vertébrales, signalées en

guise d’effets indésirables, étaient semblables dans les deux groupes de traitement. L’innocuité et

l’efficacité des comprimés de risédronate sodique à 150 mg, une fois par mois, sont semblables à

celles des comprimés de risédronate sodique à 5 mg, une fois par jour, pour le traitement

postménopausique de l’ostéoporose. Les comprimés de risédronate sodique à 150 mg, une fois par

mois, font présentement l’objet d’une étude ayant pour but d’évaluer leur innocuité et leur

efficacité lors de traitements de plus d’un an.

Histologie et histomorphométrie : L’évaluation histomorphométrique de 278 échantillons de

biopsies osseuses réalisées chez 204 femmes ménopausées ayant reçu du risédronate sodique à

5 mg ou un placebo, 1 fois par jour, pendant 2 à 3 ans (y compris 74 paires de biopsies, dont 43

provenant de patientes traitées par le risédronate sodique) a révélé une régression modérée et

attendue du renouvellement osseux chez les femmes traitées par le risédronate sodique.

L’examen histologique a montré l’absence, chez les femmes traitées par le risédronate sodique,

d’ostéomalacie, de défaut de minéralisation de la substance osseuse ou de tout autre effet

indésirable touchant l’os. Ces données attestent que l’os formé durant le traitement par le

risédronate sodique est de qualité normale.

Page 35 sur 55

Prévention de l’ostéoporose chez les femmes ménopausées

Aspects démographiques de l’étude et méthodologie de l’essai

Tableau 11

Résumé des aspects démographiques des patientes pour les essais cliniques sur le risédronate

sodique dans la prévention de l’ostéoporose chez les femmes ménopausées

N° d’étude

Méthodologie

de l’essai

Posologie

Durée

Sujets d’étude

(n = nombre)

Tranche

d’âge

(âge moyen)

Supplément quotidien

Calcium

élémentaire

Vitamine D

R, CP, DI,

MC, GP

mg/jour

mg/jour

2 ans

42-63

(52,7)

1 000

R, DI, CP,

MC, GP

mg/semaine

Placebo

1 an

44-64

(53,6)

1 000

400 UI

R : randomisation; CP : contrôle contre placebo; DI : double insu; MC : multicentrique; GP : groupe parallèle.

La ménopause était survenue dans les 3 ans précédant l’étude chez les femmes de l’étude 7, et

toutes ont reçu un supplément de calcium de 1 000 mg/jour. L’étude 8 incluait des femmes dont

la ménopause était survenue depuis de 6 mois à 5 ans, sans ostéoporose. Toutes les

participantes ont reçu 1 000 mg de calcium élémentaire et 400 UI de vitamine D par jour.

Résultats de l’étude 7 :

Tableau 12

Effet du risédronate sodique à 5 mg par jour sur la densité minérale osseuse chez les femmes

ménopausées sans ostéoporose

Critères d’évaluation

Risédronate

sodique à 5 mg

Augmentation moyenne

de la DMO

Placebo

Augmentation moyenne

de la DMO

Différence moyenne par

rapport au placebo

24 mois

Colonne lombaire

-2,5

4,5*

Col fémoral

-2,3

3,3*

Trochanter

-2,0

4,3*

* vs placebo

: p < 0,001.

Des augmentations de la DMO ont été observées dès le troisième mois ayant suivi l’instauration

du traitement par le risédronate sodique. La prévention de la perte osseuse au niveau de la

colonne vertébrale a été observée chez la grande majorité des femmes traitées par le risédronate

sodique. Par contre, la plupart des femmes sous placebo ont subi une perte osseuse significative

et progressive, en dépit de l’administration de suppléments de calcium à raison de 1 000 mg par

jour. La dose quotidienne de 5 mg de risédronate sodique a démontré une efficacité comparable

chez les patientes qui présentaient une DMO de départ plus faible (plus de 1 É.-T. en dessous

de la moyenne préménopausique) et chez celles dont la DMO était plus élevée.

Page 36 sur 55

Résultats de l’étude 8 :

Tableau 13

Effet du risédronate sodique à 35 mg 1 fois par semaine sur la densité minérale osseuse chez les femmes

ménopausées sans ostéoporose

Critères d’évaluation

Risédronate sodique

à 35 mg

1 fois par semaine

Augmentation moyenne

de la DMO

Placebo

Augmentation moyenne

de la DMO

Différence

moyenne par

rapport au placebo

6 mois

Colonne lombaire

-0,5

2,2*

Trochanter

-0,4

1,3*

Col fémoral

-1,0

1,4*

12 mois

Colonne lombaire

-1,1

3,0*

Trochanter

-0,7

1,7*

Col fémoral

-1,0

1,3**

vs placebo : * p

0,0001; ** p < 0,0041.

Administration en concomitance avec une hormonothérapie substitutive

Aspects démographiques de l’étude et méthodologie de l’essai

Tableau 14

Résumé des aspects démographiques des patientes pour les essais cliniques sur le risédronate sodique

Administration en concomitance avec une hormonothérapie substitutive

N° d’étude

Méthodologie

de l’essai

Posologie

Durée

Sujets d’étude

(n = nombre)

Tranche

d’âge (âge

moyen)

Sexe

R, CP, DI,

MC, GP,

traitement

stratifié

Risédronate

sodique à

mg/jour

et œstrogènes

conjugués à

0,625 mg/jour

Placebo

et œstrogènes

conjugués à

0,625 mg/jour

1 an

37-82

(58,9)

Femme

ménopausée

R : randomisation; CP : contrôle contre placebo; DI : double insu; MC : multicentrique; GP : groupe parallèle.

Pour l’inclusion dans l’étude 9, les femmes présentaient une DMO moyenne de la colonne

lombaire de 1,3 É.-T. en dessous de la moyenne préménopausique et avaient récemment

commencé un traitement combiné à base d’œstrogènes (la durée de la prise d’œstrogènes n’avait

pas excédé 1 mois au cours de l’année précédente).

Page 37 sur 55

Résultats de l’étude 9 :

Tableau 15

Effet du risédronate sodique sur la densité minérale osseuse dans les traitements combinés avec

œstrogènes conjugués

Critères d’évaluation

Risédronate sodique à

5 mg par jour et

œstrogènes conjugués

Augmentation moyenne de la DMO

Œstrogènes conjugués

Augmentation moyenne

de la DMO

12 mois

Colonne lombaire

Col fémoral

2,7*

Trochanter

Diaphyse du radius

0,7*

Toutes les valeurs représentent une modification significative (p

0,05) par rapport aux valeurs de

départ. vs œstrogènes conjugués seuls : * p

0,05.

Allant de pair avec la variation de la DMO, la réduction du renouvellement osseux, mesurée par

la désoxypyridinoline/créatinine urinaire, a été beaucoup plus marquée dans le groupe qui

recevait l’association de risédronate sodique (5 mg par jour)-œstrogènes que chez les patientes

traitées uniquement par des œstrogènes (de 45 à 50 % comparativement à 40 %) et est demeurée

dans les limites des valeurs préménopausiques.

L’évaluation histomorphométrique de 93 échantillons de biopsies osseuses réalisées chez 61

femmes sous traitement œstrogénique qui ont reçu soit un placebo, soit du risédronate sodique à

raison de 5 mg par jour pendant 1 an (y compris 32 paires de biopsies, dont 16 exécutées chez

des patientes traitées par le risédronate sodique) a révélé des diminutions du renouvellement

osseux chez les patientes qui prenaient le risédronate sodique, réductions qui reflétaient les

changements des marqueurs du renouvellement osseux. L’examen histologique osseux a

démontré que l’os des patientes traitées par l’association risédronate sodique-œstrogènes

présentait une structure lamellaire et une minéralisation normales.

Traitement de l’ostéoporose chez les hommes, dans le but d’augmenter la densité

minérale osseuse

Aspects démographiques de l’étude et méthodologie de l’essai

Tableau 16

Résumé des aspects démographiques des patients pour les essais cliniques sur le risédronate sodique dans

le traitement de l’ostéoporose chez les hommes, dans le but d’augmenter la densité minérale osseuse

N° d’étude

Méthodologie

de l’essai

Posologie

Durée

Sujets d’étude

(n = nombre)

Tranche d’âge

(âge moyen)

Supplément quotidien

Calcium

élémentaire

Vitamine D

R, DI, CP,

MC, GP

Risédronate

sodique à

mg/semaine

Placebo

2 ans

36-84

(60,8)

1 000

400-500 UI

R : randomisation; DI : double insu; CP : contrôle contre placebo; MC : multicentrique; GP : groupe parallèle.

Page 38 sur 55

Variation

rcentage

rapport

valeurs

épart

Au début de l’étude d’une durée de 2 ans sur l’ostéoporose chez l’homme, on n’a pas

expressément empêché la participation des sujets atteints ou ayant été atteints d’un trouble du

tractus gastro-intestinal supérieur ni de ceux prenant de l’AAS, des AINS ou des médicaments

habituellement employés pour traiter les ulcères gastroduodénaux.

Résultats de l’étude 10 :

Le risédronate sodique, à la dose de 35 mg 1 fois par semaine, a prouvé son efficacité chez les

hommes ostéoporotiques, objectivée par la variation de la DMO. Tous les patients de cette étude

ont reçu un supplément de 1 000 mg/jour de calcium et 400 à 500 UI/jour de vitamine D. Le

risédronate sodique à 35 mg a entraîné une augmentation moyenne significative de la DMO au

niveau de la colonne lombaire, du col fémoral, du trochanter et de la hanche totale,

comparativement au placebo dans le cadre d’une étude sur 2 ans (colonne lombaire, 4,5 %; col

fémoral, 1,1 %; trochanter, 2,2 % et hanche totale, 1,5 %). On a observé des augmentations

statistiquement significatives de la DMO de la colonne lombaire dans les 6 mois suivant

l’instauration du traitement par le risédronate sodique. La variation en pourcentage de la DMO

de la colonne lombaire par rapport à sa valeur de départ aux mois 6, 12 et 24 a mis en évidence

une augmentation statistiquement significative de la variation moyenne en pourcentage dans le

groupe de risédronate sodique à 35 mg 1 fois par semaine comparativement au placebo pour

toutes les mesures effectuées au cours de l’étude (voir figure 3).

Figure 3

Variation moyenne en pourcentage de la DMO de la colonne lombaire par rapport aux

valeurs de départ pour toutes les mesures effectuées au cours de l’étude

(population avec intention de traiter)

Placebo

Risédronate 35 mg par semaine

Valeurs de départ

Mois

Page 39 sur 55

Ostéoporose induite par les glucocorticoïdes

Aspects démographiques de l’étude et méthodologie de l’essai

Tableau 17

Résumé des aspects démographiques des patients pour les essais cliniques sur le risédronate

sodique dans la prévention et le traitement de l’ostéoporose induite par les glucocorticoïdes

N° d’étude

Méthodologie

de l’essai

Posologie

Durée

Sujets d’étude

(n = nombre)

Tranche d’âge

(âge moyen)

Sexe

Traitement

GC récent

DI, CP

mg/jour

Placebo

1 an

18-85

(59,5)

Hommes et

femmes

Traitement

GC à long

terme

DI, CP

mg/jour

Placebo

1 an

19-85

(58,4)

Hommes et

femmes

GC : glucocorticoïde; DI : double insu; CP : contrôle contre placebo.

Dans l’étude 11, tous les patients avaient commencé à prendre des glucocorticoïdes (> 7,5 mg par

jour de prednisone ou l’équivalent) au cours des 3 mois précédents en raison d’affections

rhumatismales, cutanées et pulmonaires. La DMO moyenne de la colonne lombaire était normale

au début de l’étude. Tous les participants à l’étude ont reçu un supplément de calcium de 500 mg

par jour.

Dans l’étude 12, on entendait par « utilisation de glucocorticoïdes à long terme » l’utilisation des

produits pendant plus de 6 mois dans le traitement d’affections rhumatismales, cutanées et

pulmonaires. La DMO moyenne de la colonne lombaire était faible au départ (1,63 É.-T. sous la

moyenne d’une population jeune et saine), et l’É.-T. se situait à plus de 2,5 sous la moyenne chez

28 % des sujets. Tous les participants à l’étude ont reçu un supplément de calcium de 1 000 mg

par jour et un supplément de vitamine D de 400 UI par jour.

Résultats des études 11 et 12 :

Tableau 18

Variation de la densité minérale osseuse après 12 mois par rapport aux valeurs de départ

chez les patients suivant une glucocorticothérapie

Critères d’évaluation

Risédronate

sodique à 5 mg

Variation

moyenne de la

DMO

%

Placebo

Variation moyenne

de la

DMO

%

Moindres carrés

Différence moyenne

par rapport au

placebo

%

Étude 11 : Traitement GC récent

Colonne lombaire

N = 58-60

N = 56-57

3,8**

-2,8

Col fémoral

-3,1

4,1**

Trochanter

-3,1

4,6**

Étude 12 : Traitement GC à long terme

Colonne lombaire

N = 77-79

N = 66-67

2,7**

Col fémoral

-0,3

1,9*

Trochanter

2,4***

1,4*

GC : glucocorticoïde * p

0,01 vs placebo; ** p

0,001 vs placebo; *** p

0,05 vs état initial.

Page 40 sur 55

Dès le troisième mois de traitement et tout au long du traitement, le groupe placebo a enregistré

des pertes de DMO au niveau de la colonne lombaire, du col fémoral et du trochanter, tandis

que la DMO s’est maintenue ou a augmenté dans le groupe recevant le risédronate sodique à

5 mg. On a relevé des écarts significatifs sur le plan statistique entre le groupe recevant le

risédronate sodique à 5 mg et le groupe placebo en chaque point du squelette, et ce, lors de

toutes les évaluations (3

et 12

mois). La poursuite du traitement a eu pour effet

d’accentuer ces différences. En ces points du squelette, les résultats ont également été

significatifs sur le plan statistique lorsque les sous-groupes d’hommes et de femmes

ménopausées ont été analysés séparément.

Le risédronate sodique a démontré son efficacité et a prévenu la perte osseuse sans égard à la

maladie sous-jacente, à l’âge, au sexe, à la dose de glucocorticoïde ni à la DMO de départ.

Fractures vertébrales : Les fractures vertébrales constituaient un critère d’évaluation de

l’innocuité dans les 2 études avec groupe placebo.

La baisse statistiquement significative de l’incidence des fractures vertébrales constatée dans

l’analyse des résultats combinés de ces études correspond à une réduction du risque relatif de

70 %.

Histologie et histomorphométrie : L’évaluation histomorphométrique de 70 échantillons de

biopsies osseuses réalisées chez 48 patients traités par des glucocorticoïdes et ayant reçu soit un

placebo, soit le risédronate sodique à raison de 5 mg par jour pendant 1 an (y compris 22 paires

de biopsies, dont 16 exécutées chez des patients traités par le risédronate sodique) a révélé que le

risédronate sodique réduisait la résorption osseuse et entraînait une diminution légère à modérée

du taux de renouvellement osseux. Le taux d’ostéoformation s’est maintenu ou accru, et on n’a

relevé aucun signe de déficience au chapitre de la minéralisation. La structure de l’os compact

(épaisseur et porosité corticales) s’est maintenue dans le groupe risédronate sodique; cependant,

la porosité corticale s’est accentuée dans le groupe placebo. Ces résultats indiquent que l’os

formé durant le traitement par le risédronate sodique est de qualité normale.

L’histologie des os a démontré que l’os formé pendant le traitement par le risédronate sodique

présentait une structure lamellaire et une minéralisation normales, aucune anomalie de l’os ni de

la moelle épinière n’ayant été observée.

Tableau 19

Incidence des fractures vertébrales chez les patients entreprenant ou

poursuivant une glucocorticothérapie

Critères d’évaluation

Risédronate sodique à 5 mg

par jour

% de patients

Placebo

% de patients

Étude 11 : traitement GC récent

Étude 12 : traitement GC à long terme

Études 11 et 12 combinées

vs placebo : * p

0,05.

Page 41 sur 55

Maladie osseuse de Paget

Aspects démographiques de l’étude et méthodologie de l’essai

Tableau 20

Résumé des aspects démographiques des patients pour les essais cliniques

dans le traitement de la maladie osseuse de Paget

N° d’étude

Méthodologie

de l’essai

Posologie et durée

Sujets d’étude

(n = nombre)

Tranche d’âge

(âge moyen)

Sexe

DI, TCA

Risédronate sodique à

30 mg pendant 2 mois

Étidronate disodique à

400 mg pendant 6 mois

34-85

(66,8)

Hommes

et femmes

Risédronate 10, 20 ou

mg pendant 28 jours

(67,7)

Hommes

et femmes

Risédronate à 30 mg

(68,4)

Hommes

et femmes

Risédronate à 30 mg

(68,2)

Hommes

et femmes

Risédronate à 30 mg

(74,0)

Hommes

et femmes

Risédronate à 30 mg

(69)

Hommes

et femmes

: double insu; TCA

: traitement de comparaison actif; EO

: essai ouvert.

Dans l’étude 13, l’essai a été mené chez des patients atteints de la maladie osseuse de Paget à

un stade modéré ou grave (c.-à-d. un taux sérique de phosphatases alcalines au moins 2 fois

plus élevé que la limite supérieure de la normale). L’efficacité d’une dose quotidienne de 30 mg

de risédronate sodique a été démontrée dans 6 études cliniques ayant regroupé plus de 390

sujets des 2 sexes.

Résultats de l’étude 13 :

On peut voir à la figure 4 ci-dessous qu’au 180

jour, le taux sérique de phosphatases alcalines

était revenu à la normale chez 77 % (43/56) des patients traités par le risédronate sodique,

comparativement à 10,5 % des patients traités par l’étidronate disodique (p < 0,001). Chez 33

de ces 43 patients (77 %), la rémission (c.-à-d. le retour à la normale du taux sérique de

phosphatases alcalines) attribuable à l’administration de risédronate sodique s’est maintenue

pendant au moins 300 jours d’observation post-thérapeutique.

Page 42 sur 55

%)

(en

Pati

ents

Risédronate

Traitement

Suivi

Patients (en

%)

Figure 4

Pourcentage de patients ayant vu leur taux sérique de phosphatases alcalines revenir à la

normale en fonction du temps

Traitement

Suivi

Durée (jours)

Risédronate

Valeur p < 0,001.

Au cours des 180 premiers jours de l’essai avec traitement de comparaison actif, 85 % (51/60)

des patients du groupe risédronate sodique ont vu leur taux sérique excédentaire de

phosphatases alcalines (différence entre le taux mesuré et le point médian de la plage normale)

régresser de 75 % et plus par rapport à la valeur de départ après un traitement de 2 mois, par

rapport à 20 % (12/60) dans le groupe étidronate disodique après un traitement de 6 mois

(p < 0,001). La variation du taux sérique excédentaire de phosphatases alcalines en fonction du

temps (voir la figure 5 ci-dessous) révèle que l’effet du risédronate sodique est significatif après

30 jours seulement d’administration; à ce stade, on obtient une réduction de 36 % du taux

sérique excédentaire de phosphatases alcalines, comparativement à 6 % seulement chez les

sujets du groupe d’étidronate disodique après la même période (p < 0,001).

Étidronate

Page 43 sur 55

Figure 5

Pourcentage moyen de variation du taux sérique excédentaire de phosphatases

alcalines par rapport aux valeurs de départ lors de chaque visite

Essai RPD-001694

Valeur p < 0,05; différence significative entre les traitements fondée sur un modèle d’analyse de la

variance à 3 critères.

Variations significatives par rapport aux valeurs de départ (p < 0,050, 0,010, 0,001, respectivement),

d’après un test t à 1 échantillon.

La réponse au traitement par le risédronate sodique n’était pas liée à l’âge, au sexe ni à la race

et était comparable, peu importe le stade de la maladie osseuse de Paget (de léger à très grave).

On peut voir, dans le tableau 21 (ci-dessous), la réduction moyenne maximale en pourcentage

du taux sérique excédentaire de phosphatases alcalines par rapport aux valeurs de départ chez

les patients dont l’atteinte était légère, modérée ou grave.

Tableau 21

Pourcentage de réduction maximale du taux sérique excédentaire de

phosphatases alcalines (PA) totales par rapport aux valeurs de départ en fonction

de la gravité de l’atteinte –

Risédronate sodique à 30 mg

Sous-groupe

Gravité de départ de l’atteinte

(PA)

Taux sérique de

départ PA (U/l) *

Réduction maximale

moyenne (%)

> 2, < 3x LSN

271,6

-90,2

3, < 7x LSN

475,3

28,8

-90,4

7x LSN

1611,3

231,5

-80,9

* Les valeurs correspondent à la moyenne ± É.-T.; LSN : limite supérieure de la normale.

Étidronate disodique 400 mg

Page 44 sur 55

Résultats de l’étude 14 :

La réponse au risédronate sodique était comparable, que les patients aient reçu un traitement

antérieur ou non contre la maladie osseuse de Paget. Dans l’essai avec traitement de

comparaison actif, 4 des 5 patients (80 %) qui n’avaient pas répondu à des traitements contre la

maladie osseuse de Paget complets antérieurs (calcitonine, étidronate disodique, clodronate)

ont répondu à l’administration de risédronate sodique à raison de 30 mg par jour (la réponse

étant définie comme une variation d’au moins 30 % par rapport aux valeurs de départ). Les 4

patients ont vu leur taux sérique excédentaire de phosphatases alcalines s’abaisser d’au moins

90 % par rapport aux valeurs de départ, tandis que le taux sérique de phosphatases alcalines est

revenu à la normale chez 3 de ces sujets. Le risédronate sodique n’altère pas la minéralisation.

Les données histologiques indiquent que l’os formé au cours du traitement par le risédronate

sodique est de type lamellaire et de qualité normale.

Les radiographies réalisées au départ et après 6 mois chez les patients traités par une dose

quotidienne de 30 mg de risédronate sodique révèlent sa grande efficacité dans la diminution

de l’ostéolyse à tous les points anatomiques, y compris le squelette appendiculaire et le

squelette rachidien. Fait important à noter, les lésions ostéolytiques des membres inférieurs se

sont améliorées ou sont demeurées inchangées chez 15 des 16 patients évalués (94 %); on a

constaté une nette amélioration des lésions ostéolytiques chez 9 patients sur 15 (60 %).

Aucune nouvelle fracture n’a été observée.

PHARMACOLOGIE DÉTAILLÉE

Un grand nombre de données précliniques viennent étayer la normalité qualitative de l’os formé

pendant le traitement par le risédronate sodique à des doses thérapeutiques, ce que confirme

d’ailleurs l’expérience clinique. Chez les animaux ovariectomisés, le risédronate a fait preuve

d’une puissante activité anti-ostéoclastes et antirésorption, en augmentant la masse osseuse et la

résistance biomécanique en fonction de la dose. Le traitement par le risédronate a maintenu la

corrélation positive entre la DMO et la résistance osseuse. Chez les chiens intacts, le risédronate

a entraîné un équilibre osseux positif au niveau de l’unité multicellulaire de base.

L’administration prolongée de risédronate par voie orale à des rats ovariectomisés (jusqu’à

2,5 mg/kg/jour pendant 12 mois) et à des pourceaux miniatures ovariectomisés (jusqu’à

2,5 mg/kg/jour pendant 18 mois) n’a pas altéré la structure osseuse, la minéralisation ni la

résistance biomécanique. Ces doses étaient 5 fois plus élevées que la dose antirésorption

optimale chez ces espèces. Une ostéoformation lamellaire normale a été constatée chez ces

animaux. Le traitement par le risédronate n’a pas entravé la guérison normale des fractures

radiales chez les chiens adultes. L’épreuve de Schenk sur les rats, fondée sur l’examen

histologique des épiphyses de rats en pleine croissance après l’administration du médicament, a

démontré que le risédronate n’entravait pas la minéralisation osseuse même à la dose la plus

élevée mise à l’essai (5 mg/kg/jour par voie sous-cutanée), qui équivalait à > 3 000 fois la dose

antirésorption la plus faible (1,5 µg/kg/jour).

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TOXICOLOGIE

Toxicité à court terme : Des décès sont survenus à la suite de l’administration de doses orales

uniques de 903 mg/kg (5 826 mg/m

) à des rates et de 1 703 mg/kg (10 967 mg/m

) à des rats.

La dose létale minimale chez la souris, le lapin et le chien s’établissait à 4 000 mg/kg

(10 909 mg/m

), 1 000 mg/kg (10 870 mg/m

) et 128 mg/kg (2 560 mg/m

), respectivement. Ces

valeurs équivalent à 140 et à 620 fois la dose de 30 mg administrée à l’humain, en fonction de la

surface corporelle en mg/m

Toxicité à long terme : Dans le cadre d’une étude de 1 an sur la toxicité, prévoyant

l’administration quotidienne répétée à des chiens, la toxicité limitante du risédronate est apparue

à la dose de 8 mg/kg/jour (160 mg/m

) et s’est traduite par des changements hépatiques,

testiculaires, rénaux et gastro-intestinaux. Les effets gastro-intestinaux à la dose de 16 mg/kg

(111 mg/m

) ont été les premières manifestations d’une toxicité limitante chez le rat au cours

d’une étude de 26 semaines. Ces doses équivalent à environ 6,25 à 9 fois la dose de 30 mg

administrée à l’humain, en fonction de la surface corporelle en mg/m

. Lors d’études d’une

durée de 6 mois et de 1 an sur la toxicité prévoyant l’administration mensuelle répétée à des

chiens, la toxicité limitante du risédronate est apparue à la dose de 32 mg/kg (640 mg/m

) et

s’est traduite par des changements hépatiques, testiculaires et rénaux. Des lésions gastro-

intestinales ont été observées à la dose de 16 mg/kg (320 mg/m

). Ces doses équivalent à environ

3,5 et 7 fois la dose de 150 mg administrée à l’humain, en fonction de la surface corporelle

en mg/m

Une étude d’administration du médicament par voie orale d’une durée de 13 semaines a été

menée auprès de chiens pour évaluer la toxicité du risédronate (8 et 16 mg/kg) pour l’estomac et

le tractus gastro-intestinal inférieur et la toxicocinétique de celui-ci lorsqu’il est administré avec

ou sans EDTA (2,5 et 12,5 mg/kg) à la suite de 14 administrations orales à raison de 1 fois par

semaine. Aucune toxicité gastro-intestinale supplémentaire n’a été observée selon que l’une ou

l’autre des doses d’EDTA était ajoutée à l’une ou l’autre des doses de risédronate. Aucun nouvel

organe cible des effets toxiques n’a été découvert chez les chiens ayant reçu du risédronate en

association avec l’EDTA (par rapport à l’administration de risédronate uniquement). La

monothérapie par l’EDTA n’a été associée à aucun phénomène lié au traitement.

L’administration concomitante d’EDTA avec 8 ou 16 mg/kg de risédronate a été associée à une

potentialisation des altérations histologiques provoquées par le risédronate dans le foie, les

reins et les testicules (sur le plan de l’incidence ou de la gravité). La potentialisation de la

toxicité était plus évidente à la dose de 12,5 mg/kg d’EDTA qu’à celle de 2,5 mg/kg. Pour ce

qui est des effets pharmacologiques escomptés (p. ex., augmentation de la masse osseuse), la

dose de 12,5 mg/kg d’EDTA a aggravé l’hypertrophie des côtes et élevé l’incidence de la

hausse de la densité osseuse des cornets nasaux lorsqu’elle était administrée conjointement

avec 8 et 16 mg/kg de risédronate (par rapport à l’administration de risédronate uniquement).

Ces résultats pourraient s’expliquer par l’augmentation de l’exposition qui a été constatée

lorsque le risédronate était administré en association avec l’EDTA.

Pouvoir carcinogène : On a mené 3 études sur le pouvoir carcinogène du risédronate chez 2

espèces (souris et rat). Les 3 études ont nettement mis en lumière les effets pharmacologiques

osseux de la substance en fonction de la dose. Le risédronate n’a eu aucun effet carcinogène chez

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les rats et les rates auxquels on a administré quotidiennement, par gavage pendant 104 semaines,

des doses allant jusqu’à 24 mg/kg/jour (12 fois la dose de 30 mg administrée à l’humain, en

fonction de la surface corporelle en mg/m

). De même, on n’a constaté aucun signe de pouvoir

carcinogène chez des souris mâles et femelles auxquelles on a administré quotidiennement, par

gavage pendant 80 semaines, des doses ayant atteint jusqu’à 32 mg/kg/jour (5 fois la dose de

30 mg administrée à l’humain, en fonction de la surface corporelle en mg/m

Pouvoir mutagène : Dans une série de 7 tests sur le pouvoir mutagène in vitro et in vivo, le

risédronate ne s’est pas révélé génotoxique. Un test in vitro d’aberrations chromosomiques sur

des cellules d’ovaires de hamster chinois a donné des résultats faiblement positifs à des doses

fortement cytotoxiques (> 675 µg/ml). Toutefois, lorsque le test a été répété à des doses

favorisant davantage la survie des cellules (300 µg/ml), les résultats ont été négatifs avec le

risédronate.

Reproduction : Chez les rates, l’ovulation était inhibée par une dose orale de 16 mg/kg/jour

(environ 5,2 fois la dose de 30 mg/jour administrée à l’humain, en fonction de la surface

corporelle en mg/m

). On a constaté une diminution du taux d’implantation chez les rates traitées

par des doses égales ou supérieures à 7 mg/kg/jour (environ 2,3 fois la dose de 30 mg/jour

administrée à l’humain, en fonction de la surface en mg/m

). Chez les rats mâles, une atrophie

des testicules et de l’épididyme a été constatée avec 40 mg/kg/jour (environ 13 fois la dose de

30 mg/jour administrée à l’humain, en fonction de la surface corporelle en mg/m

). L’atrophie

testiculaire a également été observée chez les rats mâles après 13 semaines de traitement par des

doses orales de 16 mg/kg/jour (environ 5,2 fois la dose de 30 mg/jour administrée à l’humain, en

fonction de la surface en mg/m

). Un blocage modéré à important de la maturation des

spermatides a été observé après 13 semaines de traitement chez les chiens mâles à la dose orale

de 8 mg/kg/jour (environ 8 fois la dose de 30 mg/jour administrée à l’humain, en fonction de la

surface en mg/m

). Ces résultats avaient tendance à s’aggraver avec l’augmentation des doses et

la durée de l’exposition.

La survie des nouveau-nés diminuait lorsque les rates étaient traitées pendant la gestation par des

doses orales

16 mg/kg/jour (environ 5,2 fois la dose de 30 mg/jour administrée à l’humain, en

fonction de la surface corporelle en mg/m

). On a observé une diminution du poids corporel des

nouveau-nés issus de mères traitées par 80 mg/kg (environ 26 fois la dose de 30 mg/jour

administrée à l’humain, en fonction de la surface corporelle en mg/m

). Chez les rates traitées

pendant la gestation, le nombre de fœtus présentant une ossification incomplète des sternèbres ou

du crâne était plus élevé (la différence étant statistiquement significative) à la dose de

7,1 mg/kg/jour (environ 2,3 fois la dose de 30 mg/kg/jour administrée à l’humain, en fonction de

la surface corporelle en mg/m

). L’ossification incomplète et les sternèbres non ossifiées étaient

plus importantes chez les rates traitées par des doses orales

16 mg/kg/jour (environ 5,2 fois la

dose de 30 mg/jour administrée à l’humain, en fonction de la surface corporelle en mg/m

). On a

observé une faible incidence de fentes palatines chez les fœtus de rates traitées par des doses

orales

3,2 mg/kg/jour (environ 1 fois la dose de 30 mg/kg/jour administrée à l’humain, en

fonction de la surface corporelle en mg/m

). La pertinence de ce résultat pour l’utilisation de

risédronate sodique chez l’humain n’est pas connue. Aucun effet significatif sur l’ossification

fœtale n’a été observé chez les lapines traitées par des doses orales pouvant atteindre

10 mg/kg/jour pendant la gestation (environ 6,7 fois la dose de 30 mg/kg/jour administrée à

l’humain, en fonction de la surface corporelle en mg/m

). Cependant, chez les lapines traitées par

10 mg/kg/jour, 1 des 14 portées a avorté et 1 des 14 portées a été mise bas prématurément.

Page 47 sur 55

Comme c’est le cas avec d’autres bisphosphonates, l’administration de doses aussi peu élevées

que 3,2 mg/kg/jour (environ 1 fois la dose de 30 mg/kg/jour administrée à l’humain, en fonction

de la surface corporelle en mg/m

) au cours de la période de l’accouplement et de la gestation a

entraîné une hypocalcémie périnatale et une mortalité chez les rates qu’on a laissées mettre bas.

Les bisphosphonates pénètrent dans la matrice osseuse, de laquelle ils sont par la suite

graduellement libérés sur une période pouvant s’échelonner sur des semaines ou des années. La

quantité de bisphosphonate qui pénètre l’os d’un adulte, et conséquemment, la quantité qui sera

par la suite libérée dans la circulation de l’organisme, est directement liée à la dose de

bisphosphonate et à la durée de son utilisation. Il n’existe aucune donnée sur les risques pour le

fœtus chez l’humain. Toutefois, il existe théoriquement un risque de lésion chez le fœtus,

principalement au niveau du squelette, si une femme devient enceinte après avoir terminé un

traitement par un bisphosphonate. Aucune étude n’a été menée pour vérifier l’incidence de

certaines variables sur ce risque, telles que le temps écoulé entre l’arrêt du traitement par le

bisphosphonate et la conception, le type de bisphosphonate utilisé et la voie d’administration

(intraveineuse vs orale).

Page 48 sur 55

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Monographie du produit ACTONEL, Allergan Pharma Co., Date de préparation: le 3 aout

2017, Numéro de contrôle de la présentation : 205107.

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LISEZ CE DOCUMENT POUR ASSURER UNE UTILISATION SÉCURITAIRE ET EFFICACE DE VOTRE

MÉDICAMENT

RENSEIGNEMENTS SUR LE MÉDICAMENT POUR LE PATIENT

Pr

AURO-RISEDRONATE

Comprimés de risédronate sodique

5 mg, 30 mg, 35 mg et 150 mg

Risédronate sodique (sous forme hémipentahydratée)

Norme maison

Lisez attentivement ce qui suit avant de commencer à prendre AURO-RISEDRONATE et lors de chaque

renouvellement de prescription. L’information présentée ici est un résumé et ne couvre pas tout ce qui a trait à ce

médicament. Parlez de votre état médical et de votre traitement à votre professionnel de la santé et demandez-lui s’il

possède de nouveaux renseignements au sujet d’AURO-RISEDRONATE.

Pourquoi AURO-RISEDRONATE est-il utilisé?

Pour traiter ou prévenir l’ostéoporose chez les femmes ménopausées.

Pour augmenter la densité osseuse chez les hommes atteints d’ostéoporose.

Pour traiter ou prévenir l’ostéoporose chez les hommes ou les femmes prenant des médicaments à base

de stéroïdes comme la prednisone.

Pour traiter les hommes et les femmes qui ont la maladie osseuse de Paget.

Comment AURO-RISEDRONATE agit-il?

Chez les patients atteints d’ostéoporose, le corps détruit plus d’os qu’il n’en remplace. Ceci affaiblit les os et facilite

leur cassure ou fracture (généralement au niveau de la colonne vertébrale, du poignet ou de la hanche). Les fractures

de la colonne vertébrale peuvent provoquer une courbure du dos, une diminution de la taille ou des maux de dos.

AURO-RISEDRONATE ralentit la perte de la masse osseuse, ce qui peut aider à réduire le risque de fractures. Chez

de nombreuses personnes, AURO-RISEDRONATE aide à augmenter la densité osseuse.

On ne sait pas combien de temps AURO-RISEDRONATE devrait être utilisé pour traiter l’ostéoporose. Continuez de

discuter avec votre médecin pour savoir si AURO-RISEDRONATE vous convient toujours.

AURO-RISEDRONATE n’est pas un antidouleur.

Quels sont les ingrédients d’AURO-RISEDRONATE?

Ingrédient médicinal : risédronate sodique

Ingrédients non médicinaux :

Ingrédients du noyau du comprimé :

5 mg, 30 mg et 35 mg :

Lactose monohydraté, cellulose microcristalline, crospovidone XL, hydroxypropyl cellulose, stéarate de magnésium.

150 mg :

Cellulose microcristalline (Avicel PH 101 et 102), crospovidone et stéarate de magnésium.

Ingrédients d’enrobage :

5 mg : Hypromellose, dioxyde de titane, macrogol, hydroxypropyl cellulose, oxyde de fer jaune, silice colloïdale.

30 mg : Hypromellose, hydroxypropyl cellulose, macrogol, dioxyde de titane.

35 mg: Hypromellose, dioxyde de titane, macrogol, hydroxypropyl cellulose, silice colloïdale, oxydes de fer jaune et

rouge.

Page 52 sur 55

150 mg : Hypromellose, dioxyde de titane, polyéthylèneglycol, hydroxypropyl cellulose, AD & C bleu n

2/carmin

d’indigo sur substrat d’aluminium et dioxyde de silice colloïdal.

AURO-RISEDRONATE est offert sous les formes posologiques qui suivent :

AURO-RISEDRONATE est offert sous forme de comprimés. Chaque comprimé renferme du risédronate sodique

hémipentahydraté à raison de 5 mg (jaune), 30 mg (blanc), 35 mg (orange) ou 150 mg (bleu)

Ne prenez pas AURO-RISEDRONATE si :

Vous avez un taux de calcium faible dans le sang (hypocalcémie).

Vous êtes allergique au risédronate sodique ou à l’un des autres composants d’AURO-RISEDRONATE.

Consultez votre professionnel de la santé avant de prendre AURO-RISEDRONATE, afin de réduire la

possibilité d’effets secondaires et pour assurer la bonne utilisation du médicament. Mentionnez à votre

professionnel de la santé tous vos problèmes de santé, notamment :

Si vous avez ou avez eu des problèmes pour avaler ou des troubles de l’œsophage (c.- à-d. le tube qui relie la

bouche à l’estomac).

Si vous avez ou avez eu des troubles de l’estomac ou des problèmes digestifs.

Si vous avez ou avez eu des problèmes de reins.

Si vous ne pouvez pas vous tenir debout ou vous assoir en position verticale pendant au moins 30 minutes

(voir Comment prendre AURO-RISEDRONATE).

Si vous êtes enceinte ou vous allaitez.

Si vous présentez l’un des facteurs de risque suivant : cancer, diabète, chimiothérapie, radiothérapie de la tête

ou du cou, système immunitaire affaibli (immunosuppression), mauvaise hygiène buccodentaire, traitement

par des corticostéroïdes ou des médicaments contre le cancer comme les inhibiteurs de l’angiogenèse

(médicaments qui ralentissent le développement de nouveaux vaisseaux sanguins).

Si vous présentez ou avez présenté de la douleur, de l’enflure ou un engourdissement à la mâchoire, si l’une

de vos dents se déchausse ou si vous éprouvez d’autres symptômes buccodentaires.

Si vous avez des plaies dans la bouche. Ceci pourrait entraîner une ostéonécrose de la mâchoire.

Votre médecin pourrait aussi vouloir vérifier :

Si vous fumez.

Si vous avez ou avez eu une maladie dentaire ou une maladie des gencives.

Si vous portez un dentier qui est mal ajusté.

Si vous souffrez simultanément d’autres problèmes de santé importants, tels qu’un faible taux de globules

rouges (appelé l’anémie) ou si votre sang ne forme pas de caillots de la manière habituelle.

Votre médecin vous demandera peut-être d’arrêter de prendre AURO-RISEDRONATE jusqu’à ce que les plaies

dans votre bouche soient guéries.

Autres mises en garde à connaître :

Votre médecin doit examiner votre bouche et pourrait vous demander de consulter votre dentiste avant que vous

commenciez à prendre AURO-RISEDRONATE. Un traitement dentaire doit être effectué avant de commencer un

traitement par AURO-RISEDRONATE. Prenez bien soin de vos dents et de vos gencives, et faites-vous examiner

régulièrement par le dentiste pendant toute la durée du traitement par AURO-RISEDRONATE.

Le calcium et la vitamine D sont également importants pour avoir des os solides. Votre médecin peut vous demander

de prendre du calcium et de la vitamine D lors de votre traitement par AURO-RISEDRONATE.

Informez votre professionnel de la santé de tous les produits de santé que vous prenez, y compris les

médicaments, les vitamines, les minéraux, les suppléments naturels ou les produits de médecine alternative.

Les produits qui suivent pourraient être associés à des interactions médicamenteuses avec AURO-

RISEDRONATE :

Les suppléments de vitamines et de minéraux ainsi que les antiacides peuvent contenir des substances qui risquent

d’empêcher votre corps d’absorber AURO-RISEDRONATE. Parmi ceux-ci, on trouve entre autres le calcium, le

magnésium, l’aluminium et le fer. Prenez ces produits à un autre moment de la journée que celui où vous prenez

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AURO-RISEDRONATE. Consultez votre professionnel de la santé pour savoir quand et comment prendre ces

produits.

Prendre AURO-RISEDRONATE en même temps que des corticostéroïdes ou des médicaments contre le cancer

peut augmenter le risque de problèmes liés à la mâchoire (ostéonécrose de la mâchoire).

Communiquez avec votre médecin avant de prendre des médicaments contre la douleur comme de l’AAS ou d’autres

médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens, parce que ceux-ci peuvent entraîner des problèmes digestifs (maux

d’estomac).

Comment prendre AURO-RISEDRONATE :

Comme pour tous les médicaments, il est important de respecter la prescription de votre médecin.

Prenez AURO-RISEDRONATE le matin à jeun, au moins 30 minutes avant de manger, boire ou

prendre d’autres médicaments.

Avalez chaque comprimé d’AURO-RISEDRONATE entier alors que vous êtes assis en position verticale

ou debout. Buvez suffisamment d’eau ordinaire (au moins 120 mL ou ½ tasse) pour faciliter le transit du

comprimé jusqu’à l’estomac. Ne mâchez pas, ne coupez pas et n’écrasez pas les comprimés.

Ne vous allongez pas pendant au moins 30 minutes après la prise d’AURO-RISEDRONATE.

Dose habituelle :

Pour traiter l’ostéoporose chez les femmes après la ménopause :

5 mg d’AURO-RISEDRONATE par jour ou

35 mg d’AURO-RISEDRONATE par semaine ou

150 mg d’AURO-RISEDRONATE par mois

Pour prévenir l’ostéoporose chez les femmes après la ménopause :

5 mg d’AURO-RISEDRONATE par jour ou

35 mg d’AURO-RISEDRONATE par semaine

Pour augmenter la densité osseuse chez les hommes atteints d’ostéoporose :

35 mg d’AURO-RISEDRONATE par semaine

Pour traiter ou prévenir l’ostéoporose chez les hommes ou les femmes prenant des médicaments à base de

stéroïdes (ex. : prednisone) :

5 mg d’AURO-RISEDRONATE par jour

Pour traiter les hommes et les femmes qui ont la maladie osseuse de Paget :

30 mg d’AURO-RISEDRONATE par jour

Surdosage :

Si vous croyez avoir pris trop d’AURO-RISEDRONATE, communiquez immédiatement avec votre professionnel

de la santé, le service des urgences d’un hôpital ou votre centre antipoison régional, même si vous ne présentez pas

de symptômes.

Dose oubliée :

Dose quotidienne (5 mg ou 30 mg) :

Si vous oubliez de prendre votre dose, ne prenez pas deux comprimés le même jour. Laissez tomber la dose oubliée

et prenez un comprimé au moment où votre prochaine dose est prévue.

Dose hebdomadaire (35 mg) :

Si vous avez oublié de prendre votre dose le jour où vous la prenez habituellement, prenez un comprimé le matin

suivant le moment où vous vous apercevez de votre oubli. Vous pouvez reprendre votre calendrier normal pour la

dose suivante. Si vous avez oublié votre dose depuis une semaine, ne prenez pas deux comprimés le même jour.

Laissez tomber la dose oubliée et revenez à votre calendrier normal.

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Dose mensuelle (150 mg) :

Si vous oubliez de prendre votre dose mensuelle d’AURO-RISEDRONATE, prenez-la le matin suivant s’il reste plus

de 7 jours avant la dose suivante. Prenez votre dose suivante le jour où elle est normalement prévue.

Si votre dose suivante est prévue dans moins de 7 jours, attendez jusqu’au moment où cette dose est prévue. Ne

prenez pas plus de 150 mg d’AURO-RISEDRONATE en 7 jours.

Quels sont les effets secondaires qui pourraient être associés à AURO-RISEDRONATE?

En prenant AURO-RISEDRONATE, vous pourriez ressentir des effets secondaires autres que ceux qui figurent dans

cette liste. Si c’est le cas, communiquez avec votre professionnel de la santé.

Les médicaments comme AURO-RISEDRONATE peuvent causer des problèmes à l’œsophage (le tube qui relie la

bouche à l’estomac), à l’estomac et aux intestins, tels que des ulcères. En cas de difficultés ou de douleurs lorsque

vous avalez, de brûlures d’estomac, de douleurs thoraciques et de selles noires ou sanglantes, arrêtez le traitement par

AURO-RISEDRONATE et communiquez immédiatement avec votre médecin. N’oubliez pas de prendre AURO-

RISEDRONATE comme il vous a été prescrit.

Les effets indésirables le plus souvent rapportés avec AURO-RISEDRONATE sont les suivants :

Douleurs abdominales, brûlures d’estomac et nausées.

Diarrhées et maux de tête (dans les études sur la maladie osseuse de Paget).

AURO-RISEDRONATE peut causer des douleurs (rarement graves) aux os, aux articulations ou aux muscles.

Lorsque vous prenez AURO-RISEDRONATE une fois par mois, il peut causer de légers symptômes pseudogrippaux

de courte durée. Ces symptômes diminuent habituellement lors des doses suivantes.

Les patients prenant AURO-RISEDRONATE ou d’autres médicaments de cette classe ont signalé :

Rarement, des lésions aux mâchoires ne cicatrisant pas.

Très rarement, des fractures inhabituelles de l’os de leur cuisse.

Effets secondaires graves et mesures à prendre

Symptôme ou effet

Communiquez avec votre professionnel de

la santé

Cessez de prendre le

médicament et consultez

un médecin

immédiatement

Uniquement si l’effet

est sévère

Dans tous les cas

COURANT

Douleurs aux os, aux articulations ou aux

muscles

Douleurs abdominales

PEU COURANT

Douleur, rougeur et inflammation de l’œil;

sensibilité à la lumière, baisse de la vision.

RARE

Douleur à la langue

Troubles de la mâchoire(ostéonécrose).

Engourdissement ou sensation de lourdeur

dans la mâchoire; gencives qui guérissent mal;

dent qui se déchausse; os exposé dans la

bouche; plaies dans la bouche; écoulement;

sécheresse de la bouche; enflure de la gencive;

infections; mauvaise haleine; douleur dans la

bouche, aux dents ou à la mâchoire.

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Effets secondaires graves et mesures à prendre

Symptôme ou effet

Communiquez avec votre professionnel de

la santé

Cessez de prendre le

médicament et consultez

un médecin

immédiatement

Uniquement si l’effet

est sévère

Dans tous les cas

TRÈS RARE

Réactions allergiques et cutanées comme

l’urticaire; éruptions cutanées (avec ou sans

vésicules); boursouflure du visage, des

lèvres, de la langue ou de la gorge;

difficultés ou douleurs lors de la déglutition;

difficultés respiratoires.

Symptômes d’un faible taux de calcium

sanguin tels qu’un engourdissement, des

picotements et des spasmes musculaires.

Douleur nouvelle ou inhabituelle à la hanche,

à l’aine ou à la cuisse.

En cas de symptôme ou de malaise non mentionné dans le présent document ou d’aggravation d’un symptôme ou

d’un malaise vous empêchant de vaquer à vos occupations quotidiennes, parlez-en à votre professionnel de la santé.

Déclaration des effets secondaires

Vous pouvez déclarer les effets secondaires soupçonnés d’être associés à l’utilisation d’un produit de santé en :

Visitant le site Web des déclarations des effets indésirables (https://www.canada.ca/fr/sante-

canada/services/medicaments-produits-sante/medeffet-canada/declaration-effets-indesirables.html)

pour vous informer sur comment faire une déclaration en ligne, par courrier, ou par télécopieur; ou

Téléphonant sans frais au 1 866 234-2345.

REMARQUE : Consultez votre professionnel de la santé si vous avez besoin de renseignements sur le traitement

des effets secondaires. Le Programme Canada Vigilance ne donne pas de conseils médicaux.

Entreposage :

5 mg, 30 mg et 35 mg :

Conserver à température ambiante, entre 15 ° et 30 °C. Garder hors de la portée et de la vue des enfants.

Pour en savoir davantage au sujet d’AURO-RISEDRONATE :

Communiquer avec votre professionnel de la santé.

Lire la monographie de produit intégrale rédigée à l’intention des professionnels de la santé, qui renferme

également les renseignements sur le médicament pour le patient. Ce document est publié sur le site Web de

Santé Canada (https://health-products.canada.ca/dpd-bdpp/switchlocale.do?lang=fr&url=t.search.recherche), le

site Web du fabricant www.auropharma.ca, ou en téléphonant au 1-855-648-6681.

Le présent dépliant a été rédigé par :

Auro Pharma Inc.

3700, avenue Steeles Ouest, Suite 402

Woodbridge, Ontario L4L 8K8

Canada

Date de révision : le 22 août 2019

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