ZOMACTON 10 mg/ml, poudre et solvant pour solution injectable

France - français - ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé)

Achète-le

Notice patient Notice patient (PIL)

20-06-2019

Ingrédients actifs:
somatropine
Disponible depuis:
FERRING SAS
Code ATC:
H01AC01
DCI (Dénomination commune internationale):
somatropin
Dosage:
10 mg
forme pharmaceutique:
poudre
Composition:
composition pour un flacon > somatropine : 10 mg solvant composition > Pas de substance active. :
Mode d'administration:
sous-cutanée
Unités en paquet:
1 flacon(s) en verre - 1 seringue(s) préremplie(s) en verre de 1 ml
classe:
Liste I
Type d'ordonnance:
liste I
Domaine thérapeutique:
somatropine et analogues
Descriptif du produit:
370 840-3 ou 34009 370 840 3 1 - 1 flacon(s) en verre de poudre - 1 seringue(s) préremplie(s) en verre de 1 ml de solvant avec adaptateur pour flacon en polycarbonate et caoutchouc siliconé - Déclaration de commercialisation:12/06/2008;375 471-6 ou 34009 375 471 6 1 - 3 flacon(s) en verre de poudre - 3 seringue(s) préremplie(s) en verre de 1 ml de solvant avec adaptateur pour flacon en polycarbonate et caoutchouc siliconé - Déclaration de commercialisation non communiquée:;375 472-2 ou 34009 375 472 2 2 - 5 flacon(s) en verre de poudre - 5 seringue(s) préremplie(s) en verre de 1 ml de solvant avec adaptateur pour flacon en polycarbonate et caoutchouc siliconé - Déclaration de commercialisation non communiquée:;
Statut de autorisation:
Valide
Numéro d'autorisation:
69122832
Date de l'autorisation:
2006-06-15

NOTICE

ANSM - Mis à jour le : 20/06/2019

Dénomination du médicament

ZOMACTON 10 mg/ml, poudre et solvant pour solution injectable

Somatropine

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant d’utiliser ce médicament car elle contient des informations importantes pour

vous.

Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

Si vous avez d’autres questions, interrogez votre médecin ou votre pharmacien.

Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à d’autres personnes. Il pourrait leur être nocif,

même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci s’applique aussi à

tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Que contient cette notice ?

1. Qu'est-ce que ZOMACTON 10 mg/ml, poudre et solvant pour solution injectable et dans quels cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant d'utiliser ZOMACTON 10 mg/ml, poudre et solvant pour solution injectable

3. Comment utiliser ZOMACTON 10 mg/ml, poudre et solvant pour solution injectable ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver ZOMACTON 10 mg/ml, poudre et solvant pour solution injectable ?

6. Contenu de l’emballage et autres informations.

Dans cette notice le « vous » fait référence à vous ou à l’enfant ou l’adolescent dont vous prenez soin.

1. QU’EST-CE QUE ZOMACTON 10 mg/ml, poudre et solvant pour solution injectable ET DANS QUELS CAS EST-IL

UTILISE ?

Classe pharmacothérapeutique - code ATC : H01AC01.

ZOMACTON contient une substance, la somatropine connue en tant qu’hormone de croissance. L’hormone de croissance

est naturellement produite dans le corps et joue un rôle important dans la croissance. La somatropine contenue dans

ZOMACTON est synthétisée par un site de fabrication pharmaceutique.

ZOMACTON est préconisé pour le traitement à long terme des enfants présentant :

un retard de croissance lié à un déficit de sécrétion de l’hormone de croissance,

un retard de croissance lié au syndrome de Turner (maladie génétique qui affecte les filles).

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT D’UTILISER ZOMACTON 10 mg/ml, poudre et solvant

pour solution injectable ?

N’utilisez jamais ZOMACTON 10 mg/ml, poudre et solvant pour solution injectable :

si vous êtes allergique à la somatropine ou à l’un des autres composants contenus dans ce médicament, mentionnés dans

la rubrique 6.

chez les enfants dont la croissance osseuse est terminée (épiphyses soudées).

si vous avez une tumeur active (cancer), n’utilisez pas ZOMACTON et informez en votre médecin. Avant de commencer

votre traitement par ZOMACTON, les tumeurs doivent être inactives et vous devez avoir fini votre traitement anti-tumoral.

si vous êtes gravement malade en raison de complications suite à une intervention chirurgicale à cœur ouvert ou

abdominale, un poly-traumatisme accidentel, ou une insuffisance respiratoire aiguë.

chez les enfants souffrant d’une maladie chronique rénale en cas de transplantation rénale.

Avertissements et précautions

Un traitement par ZOMACTON doit être réalisé uniquement sous la responsabilité d'un médecin spécialiste qualifié, ayant

l’expérience du suivi des patients présentant un déficit en hormone de croissance.

Adressez-vous à votre médecin ou pharmacien avant d’utiliser ZOMACTON 10 mg/ml, poudre et solvant pour solution

injectable :

ZOMACTON contient un conservateur dénommé, métacrésol. De très rares cas d’inflammation musculaire ont été

observés et pourraient être liés au métacrésol. En cas de douleur musculaire ou de douleur au site d’injection, prévenez

votre médecin.

Les enfants souffrant du syndrome de Prader-Willi ne doivent pas être traités avec ZOMACTON, sauf en cas de déficit en

hormone de croissance avéré.

Si vous avez des antécédents familiaux de diabète sucré, la mesure de la concentration du sucre dans le sang doit être

faite régulièrement par votre médecin.

Si vous êtes diabétique, un contrôle strict du glucose sanguin est recommandé et une adaptation de la dose d’insuline peut

être nécessaire afin de maintenir le contrôle du diabète. Votre médecin vous indiquera si cela est nécessaire.

Si votre déficit en hormone de croissance est secondaire à un problème cérébral (lésion dans le cerveau), il est

recommandé de surveiller attentivement la possibilité d’une évolution ou d’une récidive de la lésion. En cas de confirmation,

votre médecin vous indiquera s’il convient d’arrêter le traitement par ZOMACTON.

Si vous avez des antécédents d’affections graves telles qu’un cancer, le traitement par ZOMACTON peut entraîner la

récidive ou l’aggravation de la maladie. Par conséquent, si vous remarquez un symptôme qui vous préoccupe, vous devez

en parler à votre médecin immédiatement.

Si vous avez un traitement substitutif par des glucocorticoïdes, vous devez consulter votre médecin régulièrement, car la

dose des glucocorticoïdes peut nécessiter un ajustement.

Le traitement par ZOMACTON peut conduire à des taux bas d’hormone thyroïde qu’il conviendra, si nécessaire, de traiter

également. Pour ce contrôle, votre médecin doit effectuer régulièrement des tests pour s’assurer que votre thyroïde

fonctionne bien.

Certains enfants atteints d’un déficit en hormone de croissance ont développé une leucémie (augmentation du nombre de

globules blancs), qu’ils aient ou non été traités par hormone de croissance. Toutefois, une incidence accrue de la leucémie

chez les personnes traitées par hormone de croissance sans facteurs prédisposants n’a pas été démontrée. Aucun lien de

cause à effet n’a été établi avec le traitement par hormone de croissance.

Si vous souffrez de complications suite à une intervention chirurgicale, à un traumatisme ou à une insuffisance respiratoire

aiguë.

Si vous devez subir une intervention ou si vous êtes accidentellement blessé ou gravement malade, votre médecin peut

réévaluer votre traitement.

Une pancréatite doit être envisagée chez les enfants traités par la somatropine qui ont des douleurs abdominales.

Au cours du traitement par ZOMACTON, vous devez prévenir votre médecin ou contacter le service des urgences le plus

proche en cas de survenue :

de maux de tête sévères ou répétés,

de troubles visuels,

de nausées et/ou vomissements.

Veuillez consulter le médecin dès que vous ressentez une douleur à un membre ou à la hanche ou au genou.

Enfants

Sans objet.

Autres médicaments et ZOMACTON 10 mg/ml, poudre et solvant pour solution injectable

Informez votre médecin ou pharmacien si vous utilisez, avez récemment utilisé ou pourriez utiliser tout autre médicament.

Veuillez indiquer à votre médecin ou votre pharmacien :

Si vous prenez un traitement par stéroïdes en raison d’un déficit associé en ACTH (hormone adréno-corticotrope). En

cours de traitement par ZOMACTON, le traitement par stéroïdes doit être habituellement ajusté.

Si vous prenez des doses élevées d’androgènes, d’œstrogènes ou de stéroïdes anabolisants car ils peuvent réduire le gain

de taille finale.

Si vous prenez des médicaments prescrits régulièrement tels que les stéroïdes, les traitements pour l’épilepsie ou les

immunosuppresseurs.

Si vous êtes en cours de traitement par l’insuline, on peut être amené à modifier la posologie de l'insuline afin de maintenir

le contrôle de la glycémie. Votre médecin vous indiquera si cela est nécessaire.

ZOMACTON 10 mg/ml, poudre et solvant pour solution injectable avec des aliments et boissons

Sans objet.

Grossesse et allaitement

Ce médicament ne doit pas être utilisé au cours de la grossesse ou en cas d’allaitement.

Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse, demandez conseil à

votre médecin ou pharmacien avant de prendre ce médicament.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

ZOMACTON n’a pas d’influence sur l’aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines.

3. COMMENT UTILISER ZOMACTON 10 mg/ml, poudre et solvant pour solution injectable ?

Veillez à toujours utiliser ce médicament en suivant exactement les indications de votre médecin ou pharmacien. Vérifiez

auprès de votre médecin ou pharmacien en cas de doute.

Votre médecin ou infirmier(ère) vous aidera à décider la meilleure façon de vous administrer ZOMACTON. Ils vous

préciseront la dose qui vous convient exactement. La dose est administrée par injection sous-cutanée (sous la peau) à

l’aide d’une seringue ou d’un dispositif sans aiguille ZomaJet 10.

Posologie

Déficit en hormone de croissance chez l’enfant

Le médecin calculera la dose exacte qui vous convient en fonction de votre poids (kg). La dose usuelle recommandée est

de 0,17 à 0,23 mg/kg de poids corporel par semaine, en 6 à 7 injections par semaine, soit une injection de 0,02 à 0,03

mg/kg de poids corporel par jour.

La dose totale de 0,27 mg/kg par semaine, soit jusqu’à 0,04 mg/kg/jour, ne devra pas être dépassée.

Syndrome de Turner (chez les filles uniquement)

Le médecin calculera la dose exacte qui vous convient en fonction de votre poids (kg). La posologie usuelle recommandée

est de 0,33 mg/kg de poids corporel par semaine, en 6 à 7 injections par semaine soit une injection de 0,05 mg/kg de poids

corporel par jour.

Instructions pour la reconstitution

Reconstitution

ZOMACTON est fourni sous forme de poudre et doit être reconstitué exclusivement avec le solvant (liquide) fourni.

La solution pour injection à 10 mg/ml est préparée en reconstituant la poudre ZOMACTON dans 1 ml de solvant en seringue

(verre) comme décrit ci-après : présentation des étapes pour la reconstitution avec l’adaptateur-flacon pour l’injection à l’aide

du dispositif sans aiguille ZomaJet 10 et avec le connecteur-transfert-solvant pour une injection avec une aiguille ordinaire.

Reconstitution avec l’adaptateur du flacon pour une injection à l’aide du dispositif sans aiguille ZomaJet 10

Etape 9

Le flacon doit être tourné par rotations douces jusqu’à dissolution complète de la poudre et obtention d’une solution limpide

et incolore.

Après reconstitution, placez le flacon de ZOMACTON en position verticale dans le réfrigérateur entre 2°C et 8°C.

Evitez de secouer vigoureusement le mélange. Si la solution reste trouble ou contient des particules, le flacon et son

contenu doivent être jetés. En cas de trouble après réfrigération, la solution doit être amenée à température de la pièce. Si

le trouble persiste encore, jetez le flacon et son contenu.

Reconstitution avec le connecteur-transfert-solvant pour l’injection avec une seringue ordinaire

Etape 5

Le flacon doit être tourné par rotations douces jusqu’à dissolution complète et obtention d’une solution limpide et incolore.

Après reconstitution, placez le flacon de ZOMACTON en position verticale dans le réfrigérateur entre 2°C et 8°C.

Evitez de secouer vigoureusement le mélange. Si la solution reste trouble ou contient des particules, le flacon et son

contenu doivent être jetés. En cas de trouble après réfrigération, la solution doit être amenée à température de la pièce. Si

le trouble persiste encore, jetez le flacon et son contenu

Administration

La dose requise de ZOMACTON 10 mg/ml est administrée au moyen du dispositif sans aiguille ZomaJet 10 ou avec une

seringue ordinaire.

Les instructions spécifiques à l’usage de ZomaJet 10 sont données dans une brochure fournie avec le dispositif.

Si vous avez utilisé plus de ZOMACTON 10 mg/ml, poudre et solvant pour solution injectable que vous n’auriez dû

Un surdosage avec ZOMACTON pourrait entraîner une faible concentration de sucre dans le sang (hypoglycémie initiale),

suivie d'une forte concentration de sucre dans le sang (hyperglycémie).

Si vous, ou quelqu’un d’autre, avez utilisé une dose trop forte de ZOMACTON, consultez un médecin ou le service

d’urgence le plus proche dès que possible. Les effets de l’administration répétée de doses supérieures à celles qui sont

recommandées, sont inconnus.

Si vous oubliez d’utiliser ZOMACTON 10 mg/ml, poudre et solvant pour solution injectable

Si une injection a été oubliée, ne vous inquiétez pas. Continuez comme d’habitude et prenez la prochaine dose

normalement.

Ne prenez pas de dose double pour compenser la dose que vous avez oublié de prendre.

Vous pouvez vous sentir en état d’hypoglycémie (faible concentration de sucre sanguin) qui provoque des vertiges, un état

confusionnel ou des troubles visuels. Bien que l’efficacité du traitement à long terme ne doit pas être affectée, vous devez

consulter votre médecin si ces symptômes surviennent.

Si vous arrêtez d’utiliser ZOMACTON 10 mg/ml, poudre et solvant pour solution injectable

Sans objet.

Si vous avez d’autres questions sur l’utilisation de ce médicament, demandez plus d’informations à votre médecin à votre

pharmacien.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas

systématiquement chez tout le monde.

L’administration sous-cutanée d’hormone de croissance peut entraîner une raréfaction ou une augmentation du tissu

graisseux aussi bien qu’un saignement ponctuel ou une ecchymose (coloration pourpre de la peau) au site d’injection. Il est

donc préférable d’alterner les sites d’injection.

Dans de rares cas, les patients ont présenté une douleur ou une éruption prurigineuse au site d’injection.

Effets indésirables très fréquents (survenant chez plus de 1 patient sur 10) :

Chez l’adulte seulement :

gonflement dû à une rétention d’eau, surtout au niveau des pieds et des mains (œdème)

légère élévation du taux de sucre dans le sang (hyperglycémie)

douleur articulaire (arthralgie)

douleur musculaire (myalgie)

maux de tête

engourdissement, fourmillements, sensation de brûlure (paresthésie)

Effets indésirables fréquents (rapportés chez moins de 1 patient sur 10 mais plus de 1 patient sur 100) :

Chez l’adulte et l’enfant :

hypothyroïdie

une réaction immunitaire à l’hormone de croissance, révélée lors d’une analyse de sang (formation d’anticorps)

maux de tête

augmentation du tonus musculaire (hypertonie)

Chez l’enfant seulement :

gonflement dû à une rétention d’eau, surtout au niveau des pieds et des mains (œdème, œdème périphérique)

réactions au site d’injection

faiblesse (asthénie)

diminution de la tolérance au glucose

douleur articulaire (arthralgie)

douleur musculaire (myalgie)

Chez l’adulte seulement :

raideur dans les jambes et/ou les bras

difficulté à s’endormir et/ou à dormir (insomnie)

Effets indésirables peu fréquents (rapportés chez moins de 1 patient sur 100 mais plus de 1 patient sur 1 000) :

Chez l’adulte et l’enfant :

anémie

accélération du rythme cardiaque (tachycardie)

sensation de tournis, trouble de l’équilibre (vertige)

vision double (diplopie)

œdème papillaire

vomissements, douleur abdominale, flatulence, nausée

faiblesse

atrophie, saignement, induration au site d’injection, hypertrophie

diminution du taux de sucre dans le sang (hypoglycémie)

hyperphosphatémie

atrophie musculaire

douleur osseuse

syndrome du canal carpien

tumeur maligne, tumeur

besoin de sommeil (somnolence)

mouvement oculaire involontaire (nystagmus)

trouble de la personnalité

incontinence urinaire, hématurie, polyurie, besoin fréquent d’aller uriner, urine anormale

réactions au site d’injection (dont lipodystrophie, atrophie de la peau, dermatite exfoliative, urticaire, hirsutisme,

hypertrophie de la peau)

Chez l’enfant seulement :

raideur dans les jambes et/ou les bras

Chez l’adulte seulement :

élévation de la pression sanguine (hypertension)

Effets indésirables rares (rapportés chez moins de 1 patient sur 1 000, mais plus de 1 patient sur 10 000) :

Chez l’adulte et l’enfant :

diarrhée

test de la fonction rénale anormal

diabète sucré de type II

picotements ou engourdissement dans certaines parties du corps (neuropathie)

excès liquidien autour du cerveau (maux de tête répétés ou sévères, vision trouble et nausée et/ou vomissements)

Chez l’enfant :

élévation de la pression sanguine (hypertension)

difficulté à s’endormir et/ou à dormir (insomnie)

engourdissement, fourmillements, sensation de brûlure (paresthésie)

Effets indésirables très rares (rapportés chez moins de 1 patient sur 10 000) :

Chez l’enfant seulement :

leucémie (l’incidence semble similaire à celle observée chez les enfants dans la population générale)

développement anormal de la poitrine (gynécomastie)

Si vous remarquez des effets indésirables non mentionnés dans cette notice, ou si certains effets indésirables mentionnés

deviennent graves, veuillez en informer votre médecin ou votre pharmacien.

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci s’applique aussi à

tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables

directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé

(ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet: www.

signalement-sante.gouv.fr

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d’informations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER ZOMACTON 10 mg/ml, poudre et solvant pour solution injectable ?

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

N’utilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur l’emballage. La date de péremption fait référence au

dernier jour de ce mois.

A conserver au réfrigérateur (entre 2 °C et 8 °C). Conserver dans l’emballage extérieur, à l’abri de la lumière.

Une fois la poudre dissoute dans le liquide fourni (reconstituée), conserver le flacon en position verticale entre 2 °C et 8 °C

(au réfrigérateur). Après mélange, la solution doit être utilisée dans les 28 jours. Vous devez jeter toute solution restante

dans le flacon à la fin de cette période.

Si le mélange est trouble au moment où vous le sortez du réfrigérateur, amener la solution à température ambiante. Si le

mélange est encore trouble ou se colore, jetez le flacon et son contenu.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-l’égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien d’éliminer les

médicaments que vous n’utilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger l’environnement.

6. CONTENU DE L’EMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS

Ce que contient ZOMACTON 10 mg/ml, poudre et solvant pour solution injectable

La substance active est :

Somatropine.................................................................... 10 mg (10 mg/ml après reconstitution)

Les autres composants sont :

Poudre : mannitol, phosphate disodique dodécahydraté, phosphate monosodique dihydraté.

Solvant : métacrésol, eau pour préparation injectable.

Qu’est-ce que ZOMACTON 10 mg/ml, poudre et solvant pour solution injectable et contenu de l’emballage extérieur

Ce médicament se présente sous forme d'une poudre et d'un solvant pour solution injectable (poudre fournie en flacon et le

solvant en seringue avec un connecteur de transfert solvant ou adaptateur pour flacon – Boîte de 1,3 ou 5).

La poudre est blanche à blanc cassé. Une fois dissoute dans le solvant fourni une solution incolore est obtenue.

ZOMACTON se présente en boîtes de 1,3 et 5 et se compose de : 10 mg de somatropine en flacon et 1 ml de solvant en

seringue avec un connecteur de transfert solvant ou adaptateur pour flacon.

Titulaire de l’autorisation de mise sur le marché

FERRING S.A.S.

7, RUE JEAN-BAPTISTE CLEMENT

94250 GENTILLY

Exploitant de l’autorisation de mise sur le marché

FERRING S.A.S.

7, RUE JEAN-BAPTISTE CLEMENT

94250 GENTILLY

Fabricant

FERRING GMBH

WITTLAND 11

24109 KIEL

ALLEMAGNE

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen

Ce médicament est autorisé dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen sous les noms suivants :

Conformément à la réglementation en vigueur.

[À compléter ultérieurement par le titulaire]

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

< {MM/AAAA}>< {mois AAAA}.>

Autres

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de l’ANSM (France).

RÉSUMÉ DES CARACTÉRISTIQUES DU PRODUIT

ANSM - Mis à jour le : 20/06/2019

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT

ZOMACTON 10 mg/ml, poudre et solvant pour solution injectable

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

Somatropine*..................................................................................... 10 mg/ml après reconstitution

Pour un flacon.

* Produite sur cellules d’Escherichia coli par la technique de l’ADN recombinant.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE

Poudre et solvant pour solution injectable.

ZOMACTON est une poudre lyophilisée blanche à blanc cassé. Le solvant dans la seringue est limpide et incolore.

4. DONNEES CLINIQUES

4.1. Indications thérapeutiques

ZOMACTON est indiqué :

dans le traitement à long terme des enfants présentant un retard de croissance lié à un déficit de sécrétion de l’hormone de

croissance.

dans le traitement à long terme d’un retard de croissance lié au syndrome de Turner, confirmé par l’analyse

chromosomique.

4.2. Posologie et mode d'administration

Posologie

Un traitement par ZOMACTON doit être réalisé seulement sous la responsabilité d'un médecin spécialiste qualifié, ayant

l’expérience du suivi des patients présentant un déficit en hormone de croissance.

La posologie de ZOMACTON doit être adaptée à chaque patient.

La durée du traitement, en général de plusieurs années, dépend du bénéfice thérapeutique maximal obtenu.

L’administration sous-cutanée d’hormone de croissance peut entraîner une raréfaction ou une augmentation du tissu

adipeux au site d’injection. Il est donc préférable d’alterner les sites d’injection.

Déficit de sécrétion de l’hormone de croissance

En général, la dose recommandée est de 0,17 à 0,23 mg/kg de poids corporel par semaine (soit environ 4,9 mg/m² à 6,9

mg/m² de surface cutanée) répartie en 6 à 7 injections S.C par semaine (soit une injection quotidienne de 0,02 à 0,03 mg/kg

de poids corporel ou 0,7 à 1,0 mg/m² de surface cutanée).

La dose totale hebdomadaire de 0,27 mg/kg ou 8 mg/m² de surface cutanée ne devra pas être dépassée (soit jusqu’à 0,04

mg/kg/jour).

Syndrome de Turner

En général, la posologie recommandée est de 0,33 mg/kg de poids corporel par semaine (approximativement 9,86 mg/m²

de surface corporelle) répartie en 6 à 7 injections S.C par semaine (soit une injection quotidienne de 0,05 mg/kg de poids

corporel ou 1,40 à 1,63 mg/m² de surface cutanée).

Pour les instructions pour l’utilisation et la manipulation, voir rubrique 6.6.

Mode d’administration

La dose requise de ZOMACTON 10 mg/ml est administrée au moyen du dispositif sans aiguille ZomaJet 10 ou avec une

seringue ordinaire.

Les instructions spécifiques à l’usage de ZomaJet 10 sont données dans une brochure fournie avec le dispositif.

4.3. Contre-indications

Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

La somatropine ne doit pas être administrée en cas de tumeur active. Les tumeurs intracrâniennes doivent être inactives et

le traitement anti-tumoral doit être terminé avant la mise en place du traitement par l’hormone de croissance. Le traitement

doit être arrêté en cas de développement de tumeur.

La somatropine ne doit pas être utilisée pour stimuler la croissance chez les enfants dont les épiphyses sont soudées.

Le traitement par la somatropine est contre-indiqué chez les patients présentant un état critique aigu, souffrant de

complications secondaires à une intervention à cœur ouvert, à une intervention chirurgicale abdominale, à un poly-

traumatisme, à une insuffisance respiratoire aiguë ou un état similaire.

Chez les enfants souffrant d’une maladie rénale chronique, le traitement par la somatropine devra être interrompu en cas de

transplantation rénale.

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

La dose quotidienne maximale recommandée ne doit pas être dépassée (voir rubrique 4.2).

De très rares cas de myosite ont été observés et pourraient être liés au métacrésol employé comme conservateur. En cas

de myalgie ou de douleur disproportionnée au site d’injection, la possibilité d’une myosite doit être envisagée et, si elle est

confirmée, il conviendra d’utiliser une formulation de ZOMACTON sans métacrésol.

Patients avec un syndrome de Prader-Willi

ZOMACTON n’est pas indiqué dans le traitement à long terme des enfants qui ont un déficit de croissance lié à un syndrome

de Prader-Willi, confirmé par caryotype sauf en cas d’un déficit en hormone de croissance associé. Des cas d’apnée du

sommeil et de mort subite survenant après l’initiation d’un traitement par l’hormone de croissance ont été rapportés chez

des enfants ayant un syndrome de Prader-Willi qui présentaient un ou plusieurs facteurs de risque suivants : obésité sévère,

antécédents d’obstruction des voies respiratoires ou d’apnée du sommeil ou infection respiratoire d’origine non identifiée.

Hypertension intracrânienne

De rares cas d’hypertension intracrânienne bénigne ont été décrits. En présence de céphalées sévères ou récurrentes, de

troubles visuels et de nausées/vomissements, un examen du fond d’œil est recommandé afin de rechercher un éventuel

œdème papillaire. Si celui-ci est confirmé, le diagnostic d’hypertension intracrânienne bénigne doit être considéré et il

convient alors d’arrêter le traitement par l’hormone de croissance (voir également rubrique 4.8). A ce jour, il n’y a pas

suffisamment de données pour orienter la décision clinique chez les patients ayant une hypertension intracrânienne

normalisée. Si le traitement par hormone de croissance est ré-institué, une surveillance attentive des signes d’hypertension

intracrânienne s’impose.

Leucémie

Des cas de leucémie ont été rapportés chez un petit nombre de patients présentant un déficit en hormone de croissance,

dont certains avaient été traités par somatropine. Néanmoins, il n’a pas été montré d’augmentation de l’incidence de la

leucémie chez les patients traités par l’hormone de croissance et ne présentant pas de facteurs de prédisposition.

Développement d’anticorps

Comme avec tous les produits contenant de la somatropine, un faible pourcentage de patients peut développer des

anticorps anti-somatropine. La capacité de liaison de ces anticorps est faible et ils n’ont pas d’effet sur le taux de

croissance. La recherche d'anticorps anti-somatropine doit être effectuée chez tout patient non-répondeur au traitement.

Hypothyroïdie

L’hormone de croissance augmente la conversion extra-thyroïdienne de T4 en T3 et peut, en tant que telle, révéler une

hypothyroïdie infraclinique. La surveillance de la fonction thyroïdienne devra donc être effectuée chez tous les patients.

Chez les patients présentant une insuffisance hypophysaire, un traitement substitutif standard doit être étroitement surveillé

lors de l’administration du traitement par la somatropine.

Patients diabétiques

La somatropine pouvant induire une résistance à l’insuline, la recherche d’une éventuelle intolérance au glucose doit être

effectuée. Chez les patients diabétiques, la dose d'insuline peut nécessiter un ajustement après l’instauration du traitement

par la somatropine. Chez les patients souffrant de diabète ou d'intolérance au glucose, une surveillance étroite doit être

mise en place pendant le traitement par la somatropine. ZOMACTON doit aussi être utilisé avec précaution chez les patients

ayant des antécédents familiaux de diabète.

Patients avec lésions intracrâniennes

Chez les sujets présentant un déficit en hormone somatotrope secondaire à une lésion intracrânienne, il est recommandé de

faire des examens réguliers pour surveiller la possibilité d’une évolution ou d‘une récidive de la lésion. Chez les patients

ayant survécu à un cancer infantile, une augmentation du risque d’un second néoplasme a été rapporté chez ceux traités

par la somatropine lors de leur premier néoplasme. Les tumeurs intracrâniennes, en particulier les méningiomes, chez les

patients traités par radiothérapie au début de leur premier néoplasme, étaient les tumeurs plus fréquemment observées en

second néoplasme.

Dans l’un ou l’autre cas, il convient d’arrêter l’administration de ZOMACTON.

Chez les patients ayant des antécédents d’affections malignes, l’apparition de signes et symptômes de récidive doivent être

très attentivement surveillés.

Scoliose

Une scoliose peut progresser chez les enfants au cours d’une croissance rapide. Les signes de scoliose doivent être

surveillés au cours du traitement par l’hormone de croissance.

Patients présentant des désordres endocriniens

Des luxations de la tête fémorale peuvent apparaître plus fréquemment chez les sujets présentant des désordres

endocriniens. Tout patient traité par ZOMACTON et développant une claudication ou se plaignant d’une douleur de la

hanche ou du genou doit être examiné par un médecin.

Patients souffrant de complications suite à une intervention chirurgicale

Les effets du traitement par l’hormone de croissance ont été étudiés dans le cadre de deux essais contrôlés versus placebo

conduits chez 522 patients adultes gravement malades souffrant de complications à la suite d’une intervention chirurgicale

abdominale ou à cœur ouvert, de poly-traumatismes accidentels ou d’une insuffisance respiratoire aiguë.

La mortalité a été supérieure (42 % contre 19 %) chez les patients traités par des hormones de croissance (à des doses

comprises entre 5,3 et 8 mg/jour) comparativement aux patients ayant reçu un placebo. D’après ces informations, de tels

patients ne doivent pas être traités par l’hormone de croissance. En l’absence de données sur l’innocuité de l’hormone de

croissance de substitution chez les patients présentant une maladie grave aiguë, il convient d’évaluer les bénéfices pouvant

être attendus de la poursuite du traitement avec ses risques potentiels.

Préalablement à l’autorisation de mise sur le marché, l’expérience sur la tolérance locale de l’administration de ZOMACTON

10 mg/ml avec ZomaJet 10, dispositif d’injection sans aiguille, a été analysée dans une étude de 12 semaines incluant des

enfants caucasiens uniquement.

Bien que rare, une pancréatite doit être envisagée chez les patients traités par la somatropine, spécialement chez les

enfants, qui ont des douleurs abdominales.

L'initiation du traitement par la somatropine peut entraîner une inhibition de la 11

HSD-1 et réduire les concentrations

sériques de cortisol. Chez les patients traités par la somatropine, une insuffisance surrénale centrale (secondaire) non

diagnostiquée auparavant peut être découverte et un traitement substitutif par glucocorticoïde peut être nécessaire. De plus,

les patients traités par glucocorticoïde pour une insuffisance surrénalienne préalablement diagnostiquée peuvent nécessiter

une augmentation de leurs doses d'entretien ou de stress, après le début du traitement par la somatropine (voir rubrique

4.5).

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

Un traitement concomitant par des glucocorticoïdes inhibe les effets stimulants de la croissance de ZOMACTON. Le

traitement substitutif par glucocorticoïdes des patients présentant un déficit en ACTH doit être ajusté avec précaution afin

d'éviter tout effet inhibiteur sur la croissance.

L'hormone de croissance diminue la conversion de la cortisone en cortisol et peut mettre en évidence une insuffisance

surrénale centrale non encore diagnostiquée ou rendre inefficaces de faibles doses des glucocorticoïdes (voir rubrique 4.4).

Des doses élevées d’androgènes, d’œstrogènes ou de stéroïdes anabolisants peuvent accélérer la maturation osseuse et

aller ainsi à l’encontre de la croissance staturale du patient.

La somatropine pouvant entraîner une résistance à l'insuline, on peut être amené à modifier la posologie de l'insuline chez

les sujets qui reçoivent ZOMACTON.

Les données fournies par une étude d’interaction conduite chez des adultes présentant un déficit en hormone de croissance

suggèrent que l’administration de somatropine pourrait augmenter la clairance de substances connues pour être

métabolisées par les isoenzymes du cytochrome P450. En particulier, la clairance des substances métabolisées par le

cytochrome P450 3A4 (telles que les stéroïdes sexuels, les corticostéroïdes, les antiépileptiques et la ciclosporine) pourrait

être augmentée, entraînant une baisse de leur taux plasmatique. On ne connaît pas la signification clinique de ces

observations.

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse

Il n’existe pas de données sur l’utilisation de ZOMACTON chez la femme enceinte. Il n’existe pas de données sur l’utilisation

de ZOMACTON pendant la gestation chez l’animal. (Voir rubrique 5.3)

En conséquence, ZOMACTON n’est pas recommandé pendant la grossesse et chez la femme en âge de procréer n’utilisant

pas de contraception.

Allaitement

Aucune étude clinique avec les produits contenant de la somatropine n’a été menée chez la femme qui allaite.

En l’absence de données sur la possibilité d’excrétion de la somatropine dans le lait maternel, des précautions doivent donc

être prises lors de l’administration de produits contenant de la somatropine chez les femmes qui allaitent.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

ZOMACTON n’a aucun effet ou un effet négligeable a sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.

4.8. Effets indésirables

L'administration sous-cutanée d’hormone de croissance peut entraîner une raréfaction ou une augmentation du tissu

adipeux au site d'injection, ainsi qu’une hémorragie ponctuelle et un bleu au site d’injection.

Classes de

Système

d’Organes

Très fréquent (≥

1/10)

Fréquent (≥

1/100, < 1/10)

Peu fréquent (≥ 1/1

000, < 1/100)

Rare (≥ 1/10 000,

< 1/1 000)

Très rare (< 1/10

000)

Affections

hématologiques

et du système

lymphatique

Anémie

Affections

cardiaques

Tachycardie, (adulte)

hypertension

(enfant)

hypertension

Affections de

l’oreille et du

labyrinthe

Vertige

Affections

endocriniennes

Hypothyroïdie

Affections

oculaires

œdème papillaire,

diplopie

Affections gastro-

intestinales

Vomissements, douleur

abdominale, flatulence,

nausée

Diarrhées

Troubles

généraux et

anomalies au site

d’administration

(adulte) œdème,

(adulte) œdème

périphérique

(enfant) œdème,

(enfant) œdème

périphérique,

réactions au site

d’injection,

asthénie

Faiblesse, atrophie au

site d’injection,

saignement au site

d’injection, masse au

site d’injection,

hypertrophie

Affections du

système

immunitaire

Formation

d’anticorps

Investigations

Test de la fonction

rénale anormal

Troubles du

métabolisme et de

la nutrition

(adulte)

hyperglycémie

modérée

(enfant)

diminution de la

tolérance au

glucose

Hypoglycémie,

hyperphosphatémie

Diabète de type II

Affections

musculo-

squelettiques et

systémiques

(adulte)

arthralgie, (adulte)

myalgie

(enfant)

arthralgie,

(enfant) myalgie,

(adulte) raideurs

dans les

extrémités

Atrophie musculaire,

douleur osseuse,

syndrome du canal

carpien, (enfant)

raideurs dans les

extrémités

Tumeurs

bénignes,

malignes et non

précisées

Tumeurs malignes,

tumeurs

(enfant) leucémie

Affection du

système nerveux

(adulte) céphalée,

(adulte)

paresthésie

Maux de tête,

hypertonie,

(adulte) insomnie

Somnolence,

nystagmus

Neuropathie,

augmentation de

la pression

intracrânienne,

(enfant) insomnie,

(enfant)

paresthésie

Affections

psychiatriques

Trouble de la

personnalité

Affections du rein

et des voies

urinaires

Incontinence urinaire,

hématurie, polyurie,

besoin fréquent

d’uriner/pollakiurie,

urine anormale

Affections des

organes de

reproduction et

du sein

Pertes génitales,

(adulte) gynécomastie

(enfant)

gynécomastie

Affections de la

peau et du tissu

sous-cutané

Lipodystrophie,

atrophie de la peau,

dermatite exfoliative,

urticaire, hirsutisme,

hypertrophie de la peau

La survenue de pancréatite a été rapportée après commercialisation, lors de traitement par hormone de croissance (de

fréquence indéterminée).

Anticorps anti-somatropine : La protéine somatropine peut donner lieu à la formation d'anticorps. La détermination du

pourcentage de la population traitée chez laquelle des anticorps ont été identifiés dépend du produit concerné. Leur

capacité de liaison et leurs dosages sont généralement faibles, sans conséquence clinique. Toutefois, la recherche

d'anticorps anti-somatropine doit être effectuée en cas d'absence de réponse à la somatropine.

Leucémie : Des cas de leucémies (très rares) ont été rapportés chez les enfants présentant un déficit en hormone de

croissance, dont certains traités par la somatropine, et ont été inclus dans l’expérience post-commercialisation. Toutefois,

l’augmentation de l’incidence de la leucémie sans facteur de prédisposition n’a pas été montrée.

Des cas de luxation de la tête fémorale et de la maladie de Legg-Calve-Perthes ont été rapportés chez des enfants traités

par l’hormone de croissance. La luxation de la tête fémorale survient plus fréquemment en cas de désordres endocriniens et

la maladie de Legg-Calve-Perthes en cas de petite taille. En revanche, on ne sait pas si la fréquence de ces 2 maladies est

plus élevée ou non lors d’un traitement avec la somatropine. Un inconfort, une douleur au niveau de la hanche et du genou

doivent évoquer leur diagnostic.

D’autres réactions indésirables peuvent être considérées comme un effet de classe, comme l’hyperglycémie en raison de la

diminution de la sensibilité à l’insuline, la baisse du taux de thyroxine libre et l’éventuelle hypertension intracrânienne

bénigne.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une

surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable

suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé

(ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.

signalement-sante.gouv.fr.

4.9. Surdosage

On ne doit pas dépasser la posologie recommandée de ZOMACTON.

Bien qu'il n'ait pas été rapporté de surdosage avec ZOMACTON, on peut supposer qu’un surdosage pourrait entraîner une

hypoglycémie initiale, suivie d'une hyperglycémie.

Les effets d’une administration répétée à long terme des doses supérieures à celles qui sont recommandées, sont

inconnus. Cependant, une telle administration peut conduire à des signes et symptômes similaires aux effets connus de

l’excès d’hormone de croissance chez l’homme (par ex. acromégalie).

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

5.1. Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique : somatropine et analogues, code ATC : H01AC01.

Effets pharmacodynamiques

Du fait de la similitude de ZOMACTON avec l’hormone de croissance humaine d’origine hypophysaire (h-GH) en ce qui

concerne la séquence des acides aminés, la longueur de la chaîne (191 A.A.) et le profil pharmacocinétique, on peut

s'attendre à des effets pharmacologiques semblables à ceux de l'hormone endogène.

Croissance osseuse

L’hormone de croissance entraîne une croissance harmonieuse du squelette chez l'homme. Chez des enfants présentant un

déficit confirmé en h-GH, l’administration de ZOMACTON a provoqué une accélération linéaire de la croissance.

L’augmentation de la taille observée après administration de ZOMACTON est due à un effet de l’hormone au niveau des

cartilages de conjugaison des os longs.

Chez les enfants n’ayant pas une concentration de h-GH suffisante, ZOMACTON entraîne une accélération de la

croissance, et une élévation des concentrations de IGF-1 (Insulin-like Growth Factor/Somatomedine-C) semblable à celle

observée après un traitement par h-GH. On a également observé une augmentation de la concentration moyenne des

phosphatases alcalines sériques.

Croissance tissulaire

En réponse à l’administration de l’hormone de croissance, on observe également une augmentation de la taille des autres

tissus, proportionnelle à l’augmentation du poids corporel.

Ces modifications comportent : une croissance accrue du tissu conjonctif, de la peau et des annexes ; un développement du

muscle squelettique en augmentant à la fois le nombre et la taille des cellules musculaires; la croissance du thymus ; une

augmentation du volume du foie avec prolifération des cellules et une légère augmentation de la taille des gonades, des

surrénales et de la thyroïde.

La croissance disproportionnée de la peau et des os plats et une maturation sexuelle accélérée n’ont pas été rapportées en

association avec le traitement par l’hormone de croissance.

Métabolisme protéique, glucidique et lipidique

L’hormone de croissance a un effet d’épargne sur les protides, avec augmentation du transport des acides aminés dans les

tissus. Ces deux actions se conjuguent pour augmenter la synthèse des protéines. Le catabolisme glucidique et la

lipogenèse sont diminués sous l’action de l’hormone de croissance.

A dose élevée, ou en l'absence d'insuline, l’hormone de croissance agit comme un agent diabétogène, entraînant des effets

typiquement observés au cours du jeûne (c’est-à-dire intolérance aux glucides, inhibition de la lipogenèse, mobilisation des

graisses et production de corps cétoniques).

Métabolisme des sels minéraux

Les concentrations en sodium, potassium et phosphore sont maintenues après traitement par l’hormone de croissance.

L’élimination accrue de calcium par le rein est compensée par l’augmentation de son absorption intestinale. Les

concentrations sériques en calcium ne sont pas significativement modifiées chez les sujets recevant ZOMACTON ou la h-

GH. Une élévation de la concentration sérique des phosphates inorganiques a été observée après administration de

ZOMACTON ou de h-GH. L’accumulation de ces électrolytes traduit une augmentation des besoins au cours de la synthèse

tissulaire.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques

24 sujets adultes sains ont reçu la somatropine à la dose de 1,67 mg par injection sous-cutanée classique ou par le

dispositif d’injection sans aiguille ZomaJet 10. Le pic de la concentration plasmatique d’environ 20 ng/ml est retrouvé 3,5 à 4

heures après l’administration.

Une demi-vie terminale de 2,6 heures est observée après administration du produit avec le dispositif d’injection sans aiguille

ZomaJet 10. Cette donnée est probablement liée au facteur limitant que représente le processus d’absorption.

Les données provenant d’autres produits contenant de la somatropine suggèrent que la biodisponibilité de la somatropine

administrée par voie sous-cutanée est environ de 80 % chez l’adulte sain et que le foie aussi bien que les reins sont des

organes importants pour le catabolisme des protéines et l’élimination du produit.

5.3. Données de sécurité préclinique

Les données précliniques issues des études classiques de toxicité à doses répétées et de génotoxicité n’ont révélé aucun

risque chez l’Homme.

La somatropine obtenue par génie génétique est identique à l’hormone de croissance humaine endogène. Elle possède les

mêmes propriétés biologiques et est habituellement administrée aux doses physiologiques. En conséquence, en l’absence

d’effet attendu, aucune étude de toxicité générale, de toxicité sur la fonction de la reproduction, en carcinogenèse n’a été

effectuée.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES

6.1. Liste des excipients

Poudre

Mannitol

Phosphate disodique dodécahydraté

Phosphate monosodique dihydraté.

Solvant

Métacrésol

Eau pour préparations injectables.

6.2. Incompatibilités

En l’absence d’études de compatibilité, ce médicament ne doit pas être mélangé avec d’autres médicaments.

6.3. Durée de conservation

3 ans.

Après reconstitution la solution peut être conservée au maximum pendant 28 jours entre 2 °C et 8 °C (au réfrigérateur), à

l’abri de la lumière.

Après reconstitution, le flacon doit être conservé en position verticale.

6.4. Précautions particulières de conservation

À conserver au réfrigérateur (entre 2 °C et 8 °C) dans l’emballage extérieur, à l’abri de la lumière.

Pour les conditions de conservation du médicament après reconstitution, voir la rubrique 6.3.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur

ZOMACTON est fourni dans différents emballages selon les pays :

Nécessaires pour une utilisation en injection avec aiguille :

Poudre : en flacon (verre de type I), muni d’un bouchon (caoutchouc, polymère halobutyle), avec une bague de sertissage

en aluminium et un capuchon amovible (plastique).

Solvant : seringue (verre de type I) avec un capuchon d’embout (caoutchouc, polymère halobutyle), un bouchon-piston

(caoutchouc, polymère halobutyle) et un connecteur de transfert du solvant (polycarbonate).

Boîtes de 1, 3, 5.

Nécessaires pour une utilisation avec un dispositif sans aiguille ZomaJet 10 :

Poudre : en flacon (verre de type I), muni d’un bouchon (caoutchouc, polymère halobutyle), avec une bague de sertissage

en aluminium et un capuchon amovible (plastique).

Solvant : seringue (verre de type I) avec un capuchon d’embout (caoutchouc, polymère halobutyle), un bouchon-piston

(caoutchouc, polymère halobutyle) et un adaptateur pour flacon (polycarbonate et caoutchouc siliconé).

Boîtes de 1, 3, 5.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6. Précautions particulières d’élimination et de manipulation

Reconstitution

La poudre doit être exclusivement reconstituée en introduisant dans le flacon, le solvant fourni dans la seringue.

Voir la notice pour une description détaillée des instructions pour la reconstitution.

Une description générale de la reconstitution et du procédé d’administration est détaillée ci-dessous. La reconstitution doit

être réalisée selon les règles de bonne pratique, en particulier dans le respect des conditions d’asepsie.

1. Se laver les mains.

2. Enlever le capuchon de protection en plastique jaune du flacon.

3. Passer une solution antiseptique sur le haut du flacon afin d’éviter la contamination du contenu.

4. Positionner l’adaptateur-flacon ou le connecteur-transfert-solvant sur le centre du flacon, en orientant vers le bas le

perforateur, puis pousser fermement jusqu’à ce qu’il s’enclenche. Enlever le capuchon de l’adaptateur.

5. Prendre la seringue et enlever le capuchon gris. Placer la seringue dans l’adaptateur/connecteur du flacon et injecter le

solvant lentement en dirigeant le jet du liquide vers la paroi du flacon afin d’éviter la formation de mousse.

6. Remettre le capuchon de l’adaptateur/connecteur sur l’adaptateur/connecteur.

7. Faire tourner le flacon en rotations douces durant quelques minutes jusqu’à la dissolution complète du contenu. Ne pas

secouer. Ceci pourrait provoquer la dénaturation de la substance active.

8. Si la solution reste trouble ou contient des particules, elle ne doit pas être utilisée. En cas de trouble après réfrigération, le

médicament doit être amené à température de la pièce. Si l’aspect trouble persiste, jeter le flacon et le contenu.

Le contenu doit être limpide et incolore après reconstitution.

Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

Reconstitution avec l’adaptateur du flacon pour une injection à l’aide du dispositif sans aiguille ZomaJet 10

Etape 9

Le flacon doit être tourné par rotations douces jusqu’à dissolution complète de la poudre et obtention d’une solution limpide

et incolore.

Après reconstitution, placez le flacon de ZOMACTON en position verticale dans le réfrigérateur entre 2°C et 8°C.

Evitez de secouer vigoureusement le mélange. Si la solution reste trouble ou contient des particules, le flacon et son

contenu doivent être jetés. En cas de trouble après réfrigération, la solution doit être amenée à température de la pièce. Si

le trouble persiste encore, jetez le flacon et son contenu.

Reconstitution avec le connecteur-transfert-solvant pour l’injection avec une seringue ordinaire

Etape 5

Le flacon doit être tourné par rotations douces jusqu’à dissolution complète et obtention d’une solution limpide et incolore.

Après reconstitution, placez le flacon de ZOMACTON en position verticale dans le réfrigérateur entre 2°C et 8°C.

Evitez de secouer vigoureusement le mélange. Si la solution reste trouble ou contient des particules, le flacon et son

contenu doivent être jetés. En cas de trouble après réfrigération, la solution doit être amenée à température de la pièce. Si

le trouble persiste encore, jetez le flacon et son contenu

7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

FERRING S.A.S.

7, RUE JEAN-BAPTISTE CLEMENT

94250 GENTILLY

8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

34 009 370 840 3 1 : 10 mg de poudre en flacon (verre de type I), avec un bouchon (polymère halobutylique), muni d’une

bague de sertissage (aluminium) et d’une capsule « Flip-off » (plastique) + 1 ml de solvant en seringue préremplie (verre de

type I) munie d’un bouchon-piston (polymère halobutylique), avec adaptateur-flacon (polycarbonate et caoutchouc siliconé) -

Boîte de 1.

34 009 375 471 6 1 : 10 mg de poudre en flacon (verre de type I), avec un bouchon (polymère halobutylique), muni d’une

bague de sertissage (aluminium) et d’une capsule « Flip-off » (plastique) + 1 ml de solvant en seringue préremplie (verre de

type I) munie d’un bouchon-piston (polymère halobutylique), avec un adaptateur-flacon (polycarbonate et caoutchouc

siliconé) - Boîte de 3.

34 009 375 472 2 2 : 10 mg de poudre en flacon (verre de type I), avec un bouchon (polymère halobutylique), muni d’une

bague de sertissage (aluminium) et d’une capsule « Flip-off » (plastique) + 1 ml de solvant en seringue préremplie (verre de

type I) munie d’un bouchon-piston (polymère halobutylique), avec adaptateur-flacon (polycarbonate et caoutchouc siliconé) -

Boîte de 5.

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

11. DOSIMETRIE

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES

Sans objet.

CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE

Liste I.

Médicament soumis à prescription initiale hospitalière annuelle réservée aux spécialistes en pédiatrie ou en endocrinologie

et maladies métaboliques exerçant dans les services spécialisés en pédiatrie ou en endocrinologie et maladies

métaboliques.

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