TICLOPIDINE Mylan 250 mg, comprimé pelliculé

France - français - ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé)

Achète-le

Notice patient Notice patient (PIL)

08-02-2019

Ingrédients actifs:
chlorhydrate de ticlopidine
Disponible depuis:
MYLAN SAS
Code ATC:
B01AC05 sang, organes hématopoïétiques
DCI (Dénomination commune internationale):
ticlopidine hydrochloride
Dosage:
250 mg
forme pharmaceutique:
comprimé
Composition:
composition pour un comprimé > chlorhydrate de ticlopidine : 250 mg
Mode d'administration:
orale
Unités en paquet:
plaquette(s) thermoformée(s) PVC-aluminium PVDC de 30 comprimé(s)
classe:
Liste I
Type d'ordonnance:
liste I
Domaine thérapeutique:
antithrombotique/anti-agrégant plaquettaire à l'exclusion de l'héparine
Descriptif du produit:
352 547-6 ou 34009 352 547 6 4 - plaquette(s) thermoformée(s) PVC-aluminium PVDC de 30 comprimé(s) - Déclaration d'arrêt de commercialisation:16/07/2013;352 548-2 ou 34009 352 548 2 5 - plaquette(s) thermoformée(s) PVC-aluminium PVDC de 50 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;352 549-9 ou 34009 352 549 9 3 - 1 flacon(s) polyéthylène haute densité (PEHD) de 30 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;352 550-7 ou 34009 352 550 7 5 - 1 flacon(s) polyéthylène haute densité (PEHD) de 50 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;
Statut de autorisation:
Archivée
Numéro d'autorisation:
68103010
Date de l'autorisation:
2000-02-22

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NOTICE

ANSM - Mis à jour le : 08/02/2019

Dénomination du médicament

TICLOPIDINE MYLAN 250 mg, comprimé pelliculé

Chlorhydrate de ticlopidine

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant de prendre ce médicament car elle contient des informations importantes pour

vous.

Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

Si vous avez d’autres questions, interrogez votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ère.

Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à d’autres personnes. Il pourrait leur être nocif,

même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ère. Ceci

s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Que contient cette notice ?

1. Qu'est-ce que TICLOPIDINE MYLAN 250 mg, comprimé pelliculé et dans quels cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant de prendre TICLOPIDINE MYLAN 250 mg, comprimé pelliculé ?

3. Comment prendre TICLOPIDINE MYLAN 250 mg, comprimé pelliculé ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver TICLOPIDINE MYLAN 250 mg, comprimé pelliculé ?

6. Contenu de l’emballage et autres informations.

1. QU’EST-CE QUE TICLOPIDINE MYLAN 250 mg, comprimé pelliculé ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?

Classe pharmacothérapeutique : antithrombotique/anti-agrégant plaquettaire à l’exclusion de l’héparine - code ATC :

B01AC05 : sang, organes hématopoïétiques.

Ce médicament est préconisé dans les indications suivantes :

dans la prévention de certaines complications cérébrales et cardiaques après un premier accident vasculaire cérébral

lié à l'athérosclérose (accumulation de graisses dans la tunique interne des artères);

dans la prévention des complications, notamment cardiaques, chez les patients souffrant d'une artérite des membres

inférieurs au stade de claudication intermittente (douleurs à la marche liées à l'athérosclérose);

dans la prévention de certaines complications de l'hémodialyse chronique (épuration extra-rénale dans l'insuffisance

rénale);

dans la prévention de certaines complications survenant sur une prothèse posée à l'intérieur d'un vaisseau du cœur

(stent).

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DE PRENDRE TICLOPIDINE MYLAN 250 mg,

comprimé pelliculé ?

Ne prenez jamais TICLOPIDINE MYLAN 250 mg, comprimé pelliculé :

si vous êtes allergique à la ticlopidine ou à l’un des autres composants contenus dans ce médicament, mentionnés dans la

rubrique 6,

si vous avez un risque de saignements, par exemple en cas d'ulcère de l'estomac ou du duodénum,

si vous avez des maladies du sang comportant un allongement du temps de saignement,

si vous avez des antécédents de diminution du nombre des globules blancs ou des plaquettes dans le sang.

Avertissements et précautions

Adressez-vous à votre médecin, pharmacien ou votre infirmier/ère avant de prendre Ticlopidine Mylan 250 mg, comprimé

pelliculé.

Faites attention avec TICLOPIDINE MYLAN 250 mg, comprimé pelliculé

Si vous avez une maladie du foie (insuffisance hépatique), prévenez votre médecin.

Si vous devez subir une opération, prévenez votre chirurgien et votre anesthésiste que vous prenez TICLOPIDINE

MYLAN 250 mg, comprimé pelliculé.

Si vous devez avoir des soins dentaires, prévenez votre dentiste que vous prenez TICLOPIDINE MYLAN 250 mg,

comprimé pelliculé.

Si vous présentez un risque de saignements.

Si vous êtes allergique à un médicament de la même famille (les thiénopyridines telles que clopidogrel, prasugrel),

prévenez votre médecin.

Consultez immédiatement votre médecin en cas de :

Saignement (hématome, saignement inhabituel ou prolongé, selles noires, vomissements avec du sang…) (voir

rubrique 4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?).

Signes d’atteinte au niveau du foie (coloration jaune de la peau ou des yeux, urines foncées, selles décolorées).

Diarrhée sévère.

Fièvre ou infection (angine).

Lésions dans la bouche (ulcérations dans la bouche).

Analyses médicales

Pendant votre traitement, votre médecin réalisera une surveillance médicale régulière.

Pendant les 3 premiers mois de traitement, vous devrez faire des analyses de sang tous les 15 jours. Un contrôle doit

être fait 15 jours après l’arrêt, et si besoin jusqu’à retour à des valeurs normales.

Vous devez notamment informer votre médecin si vous prenez :

Un Inhibiteur Sélectif de la Recapture de la Sérotonine (incluant la fluoxétine ou la fluvoxamine), médicaments

habituellement utilisés pour traiter la dépression.

Pentoxifylline, médicament utilisé pour une mauvaise circulation dans les bras et les jambes.

Enfants et adolescents

L’utilisation chez les enfants et les adolescents n’est pas recommandée.

Autres médicaments et TICLOPIDINE MYLAN 250 mg, comprimé pelliculé

Informez votre médecin ou pharmacien si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre tout autre médicament.

Signalez-lui en particulier si vous prenez des anticoagulants oraux, de l'héparine, de l'aspirine, des anti-inflammatoires, du

clopidogrel, du tirofiban, de l'éptifibatide, de l'abciximab, de l'iloprost, des anticoagulants ou thrombolytiques, de la

fosphénytoïne, de la phénytoïne, de la théophylline, de l'aminophylline ou de la ciclosporine.

La prise de ce médicament est à éviter en association avec l'aspirine.

Sauf avis contraire de votre médecin, ne prenez pas d’aspirine ni d’anti-inflammatoires non-stéroïdiens (ex : ibuprofène…) ni

d’anagrélide (médicament utilisé pour diminuer le nombre de plaquettes dans le sang) pendant le traitement par

TICLOPIDINE MYLAN 250 mg, comprimé pelliculé en raison de l’augmentation du risque de saignements.

TICLOPIDINE MYLAN 250 mg, comprimé pelliculé avec des aliments, boissons et de l’alcool

Sans objet.

Grossesse et allaitement

Il est préférable de ne pas utiliser ce médicament pendant la grossesse.

Si vous découvrez que vous êtes enceinte pendant le traitement, consultez votre médecin car lui seul peut juger de la

nécessité de le poursuivre.

Ce médicament passant dans le lait maternel, il est déconseillé pendant l'allaitement.

Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse, demandez conseil à

votre médecin ou pharmacien avant de prendre ce médicament.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

L’attention est attirée, notamment chez le conducteur de véhicules et les utilisateurs de machines sur les risques de

sensations vertigineuses attachés à l’emploi de ce médicament.

TICLOPIDINE MYLAN 250 mg, comprimé pelliculé contient du lactose.

Si votre médecin vous a informé(e) d’une intolérance à certains sucres, contactez-le avant de prendre ce médicament.

3. COMMENT PRENDRE TICLOPIDINE MYLAN 250 mg, comprimé pelliculé ?

Veillez à toujours prendre ce médicament en suivant exactement les indications de votre médecin ou pharmacien. Vérifiez

auprès de votre médecin ou pharmacien en cas de doute.

Posologie

La dose est de 2 comprimés par jour.

Mode d’administration

Ce médicament s'administre par voie orale.

Fréquence d'administration

Deux prises par jour.

Les comprimés seront pris de préférence au moment des repas.

Durée de traitement

Dans tous les cas se conformer strictement à l'ordonnance de votre médecin.

Si vous avez pris plus de TICLOPIDINE MYLAN 250 mg, comprimé pelliculé que vous n’auriez dû :

Consultez immédiatement votre médecin ou votre pharmacien.

Si vous oubliez de prendre TICLOPIDINE MYLAN 250 mg, comprimé pelliculé :

Ne prenez pas de dose double pour compenser la dose que vous avez oublié de prendre.

Si vous arrêtez de prendre TICLOPIDINE MYLAN 250 mg, comprimé pelliculé :

Sans objet.

Si vous avez d’autres questions sur l’utilisation de ce médicament, demandez plus d’informations à votre médecin, votre

pharmacien ou votre infirmier/ère.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas

systématiquement chez tout le monde.

Saignements pouvant avoir une évolution grave, parfois fatale. Ces saignements peuvent survenir sous forme

d’hématome (bleu), ecchymose, saignement de nez, sang dans les urines, saignement oculaire, rares saignements

cérébraux. Ces saignements peuvent également survenir pendant ou après une intervention chirurgicale (voir le

paragraphe « Faites attention avec TICLOPIDINE MYLAN 250 mg, comprimé pelliculé »).

Troubles digestifs notamment nausées, diarrhée, très rarement diarrhée sévère responsable de colite, ulcère gastro-

duodénal.

Réactions cutanées : boutons sur la peau, souvent responsables de démangeaisons pouvant être généralisées,

urticaire, très rares éruptions de boutons avec parfois des bulles sur la peau et dans la bouche (érythème polymorphe),

éruption de bulles avec décollement de la peau pouvant rapidement s’étendre à tout le corps et mettre en danger le

patient (syndrome de Lyell et syndrome de Stevens Johnson), maladie de la peau avec éruptions de boutons provoquant

des démangeaisons, avec décollement de la peau (dermatite exfoliative).

Très rares réactions allergiques et du système immunitaire :

œdème de Quincke (brusque gonflement du visage et du cou pouvant entraîner une difficulté à respirer et mettre en

danger le patient),

douleurs dans les articulations,

inflammation des vaisseaux sanguins (vascularite),

syndrome lupique (ensemble de symptômes touchant plusieurs organes),

fièvre,

atteinte du rein,

augmentation du nombre de certains globules blancs dans le sang (éosinophiles),

réaction allergique grave pouvant provoquer une baisse de la pression artérielle (réaction anaphylactique),

atteinte du poumon,

des cas de réactions allergiques croisées avec les autres médicaments de la même famille (les thiénopyridines :

clopidogrel, prasugrel) ont été rapportés.

Anomalie du fonctionnement du foie :

rarement hépatite, susceptible de provoquer une jaunisse (coloration jaune de la peau et des yeux, urines foncées,

selles décolorées),

dans de très rares cas, l’hépatite peut être grave (hépatite fulminante) et mettre en danger la vie du patient (voir le

paragraphe « Faites attention avec TICLOPIDINE MYLAN 250 mg, comprimé pelliculé»).

Purpura thrombotique thrombopénique (maladie rare et grave, potentiellement fatale associant une diminution des

plaquettes et des globules rouges dans le sang et des symptômes en rapport avec une atteinte du système nerveux et

des reins, avec fièvre).

Maux de tête, vertiges.

Fourmillements, engourdissements au niveau des doigts et des orteils.

Bourdonnements d’oreille.

En cas de survenue d’un de ces effets, consultez immédiatement votre médecin.

Anomalies observées sur les analyses de sang :

diminution du nombre de globules blancs (neutropénie, agranulocytose), du nombre de plaquettes (thrombopénie), du

nombre de globules rouges (anémie),

augmentation du nombre de plaquettes (thrombocytose),

diminution du nombre de l’ensemble des cellules du sang (pancytopénie), appauvrissement de la production des

cellules sanguines (aplasie médullaire),

rares cas de leucémie (maladie grave du sang),

Ces anomalies peuvent avoir une évolution grave, parfois fatale,

Augmentation des enzymes du foie, augmentation de la bilirubine,

Augmentation des taux du cholestérol et des triglycérides dans le sang.

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, votre pharmacien ou à votre infirmier/ère.

Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également

déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du

médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet:

www.signalement-sante.gouv.fr.

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d’informations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER TICLOPIDINE MYLAN 250 mg, comprimé pelliculé ?

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

N’utilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur la boite. La date de péremption fait référence au

dernier jour de ce mois.

A conserver à une température inférieure à 25° C.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-l’égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien d’éliminer les

médicaments que vous n’utilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger l’environnement.

6. CONTENU DE L’EMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS

Ce que contient TICLOPIDINE MYLAN 250 mg, comprimé pelliculé

La substance active est :

Chlorhydrate de ticlopidine.............................................................................................. 250 mg

Pour un comprimé pelliculé.

Les autres composants sont : Cellulose microcristalline, povidone, amidon de maïs, chlorure d'ammonium, acide

stéarique, stéarate de magnésium.

Pelliculage : Opadry II Blanc Y-30-18037.

Qu’est-ce que TICLOPIDINE MYLAN 250 mg, comprimé pelliculé et contenu de l’emballage extérieur

Ce médicament se présente sous forme de comprimé pelliculé.

Boîte de 30 ou 50 comprimés.

Flacon de 30 ou 50 comprimés.

Titulaire de l’autorisation de mise sur le marché

MYLAN S.A.S.

117, ALLEE DES PARCS

69800 SAINT-PRIEST

Exploitant de l’autorisation de mise sur le marché

MYLAN S.A.S.

117, ALLEE DES PARCS

69800 SAINT-PRIEST

Fabricant

MYLAN S.A.S.

117, ALLEE DES PARCS

69800 SAINT-PRIEST

ABC FARMACEUTICI S.P.A

VIA CANTONE MORETTI, 29

(Loc. LOCALITA’ SAN BERNARDO)

10015 – IVREA (TO)

ITALIE

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen

Sans objet.

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

Autres

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de l’ANSM (France).

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RÉSUMÉ DES CARACTÉRISTIQUES DU PRODUIT

ANSM - Mis à jour le : 08/02/2019

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT

TICLOPIDINE MYLAN 250 mg, comprimé pelliculé

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

Chlorhydrate de ticlopidine.................................................................................................... 250 mg

Pour un comprimé pelliculé.

Excipient(s) à effet notoire : lactose

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE

Comprimé pelliculé.

4. DONNEES CLINIQUES

4.1. Indications thérapeutiques

Prévention des complications thrombotiques artérielles (accident vasculaire cérébral, infarctus du myocarde, mort de cause

vasculaire) après un premier accident ischémique cérébral lié à l'athérosclérose. Une étude clinique a mis en évidence

une efficacité quelque peu supérieure de la ticlopidine par rapport à l'aspirine (voir rubrique 5.1) dans la prévention

secondaire de ces complications thrombotiques, efficacité qu'il convient de mettre en balance avec les effets indésirables

de la ticlopidine (voir rubrique 4.8).

Prévention des accidents ischémiques majeurs, en particulier coronariens, chez les patients souffrant d'une artérite

chronique oblitérante des membres inférieurs au stade de claudication intermittente authentifiée.

Prévention des thromboses itératives des abords artério-veineux en hémodialyse chronique.

Prévention de la thrombose subaiguë sur endoprothèse coronaire (stent).

4.2. Posologie et mode d'administration

Posologie

Adulte

Dans l'ensemble des indications la posologie est de deux comprimés par jour, à prendre pendant les repas.

Dans le cas d'une endoprothèse coronaire, le traitement sera institué juste avant ou le jour de la pose de l'endoprothèse

et sera poursuivi pendant 4 à 6 semaines, à la posologie de 2 comprimés par jour (500 mg), en association avec

l'aspirine (100 à 325 mg/j).

La prescription sera relayée par l'aspirine seule (75 à 100 mg - dose maximale 300/325 mg).

Population pédiatrique

L’utilisation chez les enfants et les adolescents n’est pas recommandée en raison du manque d’expérience dans les essais

cliniques.

Mode d’administration

Voie orale.

4.3. Contre-indications

Ce médicament ne doit jamais être prescrit dans les situations suivantes :

diathèses hémorragiques,

lésions organiques susceptibles de saigner : ulcère gastroduodénal en période d'activité ou accident vasculaire cérébral

hémorragique en phase aiguë,

hémopathies comportant un allongement du temps de saignement,

hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1,

antécédents de troubles hématologiques (leucopénie, thrombopénie ou agranulocytose).

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Mises en garde

La ticlopidine peut induire des effets indésirables, d'ordre hématologique ou

hémorragique (voir rubrique 4.8).

Des cas d’agranulocytose, de pancytopénie et de rares cas de leucémie ont été rapportés

depuis la mise sur le marché.

Les atteintes hématologiques sont essentiellement des atteintes de la lignée blanche.

Dans la grande majorité des cas, ces accidents surviennent au cours du 1er trimestre de

traitement.

Certains cas sont graves (neutropénies sévères, agranulocytoses) et parfois d'évolution

mortelle.

Les évolutions graves, voire fatales des effets hématologiques ou hémorragiques

s'inscrivent le plus souvent dans des conditions particulières :

mesures de surveillance non respectées, retard de diagnostic et mesures thérapeutiques

inappropriées à l'effet indésirable;

association à des anticoagulants ou à des antiagrégants plaquettaires tels que l'aspirine

et les AINS. Cependant, dans le cas d'une endoprothèse coronaire (stent), on associe

la ticlopidine à l'aspirine (100 à 325 mg par jour) pour une durée d'environ 1 mois

suivant la mise en place.

Ce médicament contient du lactose. Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un

syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce

médicament.

Il convient donc de respecter strictement les indications de l'autorisation de mise sur le

marché, les précautions d'emploi et les contre-indications.

Précautions d'emploi

Réactions allergiques croisées entre thiénopyridines :

Des réactions croisées entre thiénopyridines ayant été rapportées, il convient donc de rechercher chez les patients tout

antécédent d’hypersensibilité à une thiénopyridine (telles que clopidogrel, prasugrel) (voir rubrique 4.8). Les thiénopyridines

peuvent provoquer des réactions allergiques légères à sévères tels qu’un rash, un angio-œdème, ou des réactions

hématologiques croisées telles qu’une thrombocytopénie ou une neutropénie. Les patients ayant un antécédent de réaction

allergique et/ou de réaction hématologique à une thiénopyridine ont un risque accru de présenter la même ou une autre

réaction à une autre thiénopyridine. Il est recommandé de surveiller la survenue des signes d’hypersensibilité.

Surveillance hématologique :

Il est nécessaire de procéder à des numérations - formules sanguines (plaquettes comprises) au début du traitement

puis toutes les deux semaines pendant les trois premiers mois de traitement. En cas de traitement inférieur à 3 mois, un

contrôle de la numération-formule sanguine (plaquettes comprises) doit être effectué dans les 15 jours qui suivent l'arrêt.

Quand le taux de polynucléaires neutrophiles est inférieur à 1500/mm3, les résultats doivent être confirmés.

Dans le cas d'une neutropénie (< 1500 neutrophiles /mm3) ou d'une thrombopénie (< 100 000 plaquettes /mm3), il est

nécessaire d'arrêter le traitement.

La ticlopidine ayant une demi-vie longue, tout patient interrompant le traitement dans les trois premiers mois suivant son

instauration doit effectuer une numération - formule sanguine avec contrôle des cellules de la lignée blanche 2 semaines

après l’arrêt du traitement.

Un contrôle sanguin, incluant le comptage des différents leucocytes et des plaquettes, doit être continué jusqu’à retour à

des valeurs normales.

Surveillance clinique :

Il est important d’informer le patient des signes et symptômes révélateurs d’une neutropénie (fièvre, angine, ulcères

buccaux), d’une thrombopénie et/ou des anomalies de l’hémostase (hémorragies prolongées ou inattendues,

ecchymoses, purpura, coloration des selles en noir) et de Purpura Thrombopénique Thrombotique (PTT). (Voir ci-

dessous)

Le patient doit suspendre son traitement et contacter immédiatement son médecin si l’un des signes ou symptômes cités

ci-dessus apparaît. La décision de reprendre le traitement devra être prise après évaluation des caractéristiques

cliniques et des résultats biologiques.

Le patient doit, de plus, être informé des symptômes d’hépatite (par exemple : jaunisse, selles décolorées, urine foncée) et

doit en informer son médecin.

Le diagnostic clinique de Purpura Thrombopénique Thrombotique (PTT) (affection rare et potentiellement fatale) est

caractérisé par une thrombopénie, une anémie hémolytique, des symptômes neurologiques semblables à ceux d’un

accident ischémique transitoire ou d’un accident vasculaire cérébral ou d’une insuffisance rénale et de fièvre.

Son apparition peut être très rapide. La plupart des cas sont survenus lors des 8 premières semaines de traitement.

L'évolution pouvant être fatale, il est recommandé de prendre contact avec une équipe spécialisée devant toute suspicion

de PTT.

Il a été montré que la plasmaphérèse améliore le pronostic. L’administration de plaquettes pouvant entraîner une

augmentation du risque de thrombose, elle doit être évitée si possible.

Suspendre le traitement en cas de survenue d'une diarrhée sévère.

Surveillance de l’hémostase

La ticlopidine doit être utilisée avec prudence en cas de risque hémorragique (voir rubrique 4.5).

La ticlopidine ne devrait pas être administrée en association avec les héparines, les anticoagulants oraux et les

médicaments antiagrégants plaquettaires (voir rubrique 4.4 Mises en garde spéciales et précautions d’emploi : encadré

et rubrique et 4.5) ; cependant, dans les cas exceptionnels où l’administration concomitante est indispensable, une

surveillance clinique et hématologique étroite doit être réalisée (voir rubrique 4.5).

Lors d’une intervention chirurgicale mineure (par exemple : extraction dentaire), un allongement du temps de

saignement est attendu.

Lors d'une intervention chirurgicale, il convient d'arrêter le traitement 10 jours au moins avant l'opération (sauf dans

les cas où le maintien d’une activité antithrombotique est indispensable) en prenant en compte le risque

hémorragique induit par la ticlopidine.

En situation d'urgence chirurgicale, 3 moyens peuvent être utilisés seuls ou en association pour tenter de limiter le

risque hémorragique et l'allongement du temps de saignement : l'administration renouvelable de 0,5 à 1 mg/kg de

méthylprednisolone en IV, une perfusion de desmopressine à la posologie de 0,2 à 0,4 µg/kg ou l'apport de

plaquettes fraîches sous forme de concentrés unitaires plaquettaires.

La ticlopidine étant fortement métabolisée par le foie :

La ticlopidine doit être utilisée avec précaution chez les patients ayant une insuffisance hépatique. En cas de suspicion

d’une insuffisance hépatique, les tests d’évaluation de la fonction hépatique doivent être réalisés et cela tout

particulièrement durant les premiers mois du traitement. Le traitement doit être arrêté, et des tests de la fonction hépatique

doivent être effectués en cas de survenue d’hépatite ou de jaunisse.

Lors des essais cliniques contrôlés, aucun effet inattendu n’est apparu chez les patients souffrant d’une insuffisance rénale

modérée et aucune donnée n’est disponible concernant un ajustement posologique chez les patients avec une insuffisance

rénale plus sévère.

Cependant, chez les insuffisants rénaux, une réduction de la posologie voire un arrêt du traitement peut être nécessaire en

cas de problèmes hémorragiques ou hématologiques.

Un suivi attentif des effets indésirables (signes cliniques, symptômes) doit être réalisée chez tous les patients en particulier

pendant les 3 premiers mois de traitement.

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

Plusieurs substances sont impliquées dans des interactions, du fait de leurs propriétés antiagrégantes plaquettaires :

abciximab (c 7e3b fab), acide acétylsalicylique, cilostazol, clopidogrel, époprosténol, éptifibatide, iloprost, iloprost

trométamol, prasugrel, ticagrelor, ticlopidine, tirofiban.

L’utilisation de plusieurs antiagrégants plaquettaires majore le risque de saignement, de même que leur association à

l’héparine et aux molécules apparentées, aux anticoagulants oraux et aux thrombolytiques, et doit être prise en compte en

maintenant une surveillance clinique régulière.

Associations déconseillées

+ Acide acétylsalicylique

Majoration du risque hémorragique par addition des activités antiagrégantes plaquettaires et augmentation des effets des

dérivés salicylés sur la muqueuse gastro-duodénale. Si l’association ne peut être évitée, surveillance clinique étroite. Si le

patient est porteur de stent(s), voir rubrique 4.4.

+ Anagrélide

Majoration des événements hémorragiques.

+ Défibrotide

Risque hémorragique accru.

Associations faisant l'objet de précautions d’emploi

+ AINS

Majoration du risque hémorragique (addition des activités antiagrégantes plaquettaires et des effets des AINS sur la

muqueuse gastroduodénale). Si l’association ne peut être évitée, surveillance clinique étroite.

+ Ciclosporine

Diminution des concentrations sanguines de ciclosporine. Augmentation de la posologie de la ciclosporine sous contrôle des

concentrations sanguines. Réduction de la posologie en cas d'arrêt de la ticlopidine.

+ Phénytoïne (et, par extrapolation, fosphénytoïne)

Augmentation des concentrations plasmatiques de phénytoïne avec signes de surdosage (inhibition du métabolisme de la

phénytoïne) et augmentation de sa toxicité. Les études in vitro ont démontré que la ticlopidine n’altère pas la liaison

protéique plasmatique de la phénytoïne. Aucune étude in vivo sur la liaison plasmatique de la ticlopidine et de ses

métabolites n’a été réalisée.

Surveillance clinique et contrôle des concentrations plasmatiques de phénytoïne.

+ Théophylline (et, par extrapolation, aminophylline)

Augmentation de la théophyllinémie avec risque de surdosage (diminution de la clairance plasmatique de la théophylline).

Surveillance clinique et éventuellement de la théophyllinémie ; s'il y a lieu, adaptation de la posologie de la théophylline

pendant le traitement par la ticlopidine et après son arrêt.

Associations à prendre en compte

+ Anticoagulants oraux

Augmentation du risque hémorragique (addition de l’activité anticoagulante et de l’activité antiagrégante plaquettaire). Si

l’association ne peut être évitée, surveillance clinique régulière et suivi de l’INR.

Digoxine

Diminution des concentrations plasmatiques de digoxine d’environ 15%.

Cela ne devrait pas altérer pas l’efficacité de la digoxine.

+ Héparines

Augmentation du risque hémorragique (addition de l’activité anticoagulante et de l’activité antiagrégante plaquettaire). Si

l’association ne peut être évitée, surveillance clinique régulière et suivi du TCA (Temps de Céphaline Activée) doivent être

effectués.

+ Thrombolytiques

Augmentation du risque hémorragique.

+ Inhibiteurs Sélectifs de la recapture de la Sérotonine ISRS :

Puisque les ISRS affectent l'activation plaquettaire et augmente le risque de saignement, l'administration concomitante

d'ISRS et de la ticlopidine doit être entreprise avec prudence.

+ Pentoxifylline :

En raison du risque accru de saignement, l'administration concomitante de la pentoxifylline et de la ticlopidine doit être

entreprise avec prudence.

Autres associations

Lors des études cliniques, la ticlopidine a été administrée en association avec des béta-bloquants, des inhibiteurs calciques

et des diurétiques : aucun effet indésirable cliniquement significatif n’a été rapporté.

Les études in vitro démontrent que la ticlopidine n’interagît pas sur la liaison du propranolol aux protéines plasmatiques.

La demi-vie plasmatique de l’antipyrine métabolisée par le cytochrome P450 est augmentée de 25% si celle-ci est

administrée avec de la ticlopidine.

Cela est aussi attendu pour les molécules qui ont un métabolisme hépatique similaire.

Un ajustement de la posologie est nécessaire en début de traitement et après arrêt du traitement par ticlopidine, en

particulier pour les molécules ayant un index thérapeutique étroit.

La co-administration de ticlopidine et d’anti-acides entraîne une diminution de 20 à 30 % du taux plasmatique de ticlopidine.

Le traitement au long cours par cimétidine augmente significativement la concentration sanguine de ticlopidine

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse

Les études chez l'animal n'ont pas mis en évidence d'effet tératogène. En l'absence d'effet tératogène chez l'animal, un effet

malformatif dans l'espèce humaine n'est pas attendu. En effet, à ce jour, les substances responsables de malformations

dans l'espèce humaine se sont révélées tératogènes chez l'animal au cours d'études bien conduites sur deux espèces.

Il n'existe pas actuellement de données en nombre suffisant pour évaluer un éventuel effet malformatif ou fœtotoxique de la

ticlopidine lorsqu'elle est administrée pendant la grossesse.

En conséquence, par mesure de précaution, il est préférable de ne pas utiliser la ticlopidine pendant la grossesse, sauf en

cas de nécessité absolue.

Allaitement

Des études chez le rat ont montré que la ticlopidine passe dans le lait maternel.

La tolérance de la ticlopidine en cas d’allaitement n’a pas été établie, en conséquence, par mesure de précaution, il

convient d'éviter de l'administrer chez la femme qui allaite sauf en cas de nécessité absolue.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Les effets indésirables de la ticlopidine tels que les sensations vertigineuses peuvent altérer l’aptitude à conduire des

véhicules et à utiliser des machines.

4.8. Effets indésirables

A) Tableau des effets indésirables

Les effets indésirables survenus soit pendant les études cliniques, soit spontanément rapportés sont présentés dans le

tableau ci-dessous. Leur fréquence est définie en utilisant la convention suivante :

Fréquent (>1/100 à <1/10) ; peu fréquent (>1/1000 à <1/100) ; rare (>1/10 000 à <1/1000) ; très rare (>1/10 000). Pour

chaque classe de système d’organes, les effets indésirables sont présentés suivant un ordre décroissant de gravité.

Système classe organe

Fréquent

Peu fréquent

Rare

Très rare

Affections hématologiques

et du système

lymphatique

Neutropénie, y compris

neutropénie sévère (voir

rubrique 4.4),

agranulocytose.

Thrombopénie isolée ou

exceptionnellement associée

à une anémie hémolytique.

Agranulocytose pouvant se

compliquer en septicémie ou

en choc septique

potentiellement fatal.

Pancytopénie, aplasie

médullaire, purpura

thrombotique thrombopénique

(associant thrombopénie,

anémie hémolytique, troubles

neurologiques, atteinte rénale et

fièvre), leucémie (voir rubrique

4.4), thrombocytose.

Affections du système

immunitaire

Réactions immunologiques

avec différentes

manifestations telles que

réactions allergiques,

éosinophilie, anaphylaxie,

œdème de Quincke,

arthralgie, vascularite,

syndrome lupique,

pneumopathie allergique,

néphropathie

d’hypersensibilité pouvant

évoluer en insuffisance

rénale.

Réactions allergiques

croisées entre thiénopyridines

(telles que clopidogrel,

prasugrel) (voir rubrique 4.4).

Affections du système

nerveux

Céphalée, sensation

vertigineuse.

Troubles sensoriels

(neuropathie périphérique).

Acouphènes.

Affections vasculaires

Contusions, ecchymoses,

épistaxis, hématurie,

hémorragie conjonctivale,

saignements péri et post-

opératoires, hémorragies

potentiellement sévères et

parfois fatales.

Hémorragie intracrânienne.

Affections gastro-

intestinales

Diarrhée, nausées.

Ulcère gastroduodénal.

Diarrhée sévère avec colite

(incluant les colites

lymphocytaires).

Affections hépatobiliaires

Augmentation des

enzymes hépatiques, des

phosphatases alcalines et

des transaminases (voir

rubrique 4.4).

Augmentation de la bilirubine.

Hépatite (cytolytique et/ou

cholestatique).

Cas d’hépatites d’évolution

fatale, hépatite fulminante.

Affections de la peau et

du tissu sous-cutané

Rash cutané,

particulièrement de type

maculo-papulaire ou

urticarien, souvent

associés à un prurit,

pouvant être généralisé.

Dermatite exfoliative.

Erythème polymorphe,

syndrome de Stevens-

Johnson, syndrome de Lyell.

Troubles généraux et

anomalies au site

d’administration

Fièvre.

Investigations

Augmentation de la

cholestérolémie et de la

triglycéridémie.

Système classe organe

Fréquent

Peu fréquent

Rare

Très rare

B) Description de certains effets indésirables

Affections hématologiques et du système lymphatique

Dans le cadre de deux importantes études cliniques contrôlées multicentriques (CATS et TASS) portant sur 2048 patients

atteints d’accidents ischémiques transitoires ou d’accidents vasculaires cérébraux traités par ticlopidine, une incidence de

2,4% de neutropénies, dont 0,8% de neutropénies sévères (<450 neutrophiles/mm3), a été rapportée. L'évolution a été

fatale dans environ 0,02 % des cas. Dans la grande majorité des cas, les atteintes hématologiques ont été observées

pendant les trois premiers mois de traitement et n'ont pas toujours eu de traduction clinique (nécessité d'une surveillance

hématologique systématique (voir rubrique 4.4).

Ces données sont en accord avec les cas notifiés en pharmacovigilance. La moëlle osseuse a montré en général dans ces

cas une baisse des précurseurs myéloïdes.

Manifestations hémorragiques

En cours de traitement, des manifestations hémorragiques de gravités diverses peuvent survenir.

Elles peuvent persister jusqu'à 10 jours après l'arrêt du traitement et occasionner des hémorragies per ou postopératoires.

Affections gastro-intestinales (notamment diarrhée, nausées)

En général, ces manifestations sont précoces et disparaissent en 1 à 2 semaines. Si l'effet est sévère et persiste, il convient

d'arrêter le traitement.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

En général, les éruptions cutanées apparaissent au cours des premières semaines de traitement. Si le traitement est

interrompu, les symptômes disparaissent en quelques jours. Ces éruptions peuvent être généralisées.

Affections hépatobiliaires

Des cas d’augmentations isolées ou associées des phosphatases alcalines, des transaminases et de la bilirubine ont été

rapportés au cours des 4 premiers mois de traitement.

De rares cas d'hépatites cytolytiques et/ou cholestatiques ont été rapportés au cours des premiers mois de traitement. Leur

évolution a en général été favorable après l'arrêt du traitement.

Des cas d'insuffisance hépatocellulaire aiguë avec encéphalopathie et/ou baisse du taux de prothrombine (TP) pouvant être

fatals (hépatite fulminante) ont été rapportés.

Investigations

Lipides sanguins :

Les taux sériques de HDL-C, LDL-C, VLDL-C et de triglycérides peuvent augmenter de 8 à 10% après un à quatre mois de

traitement, sans progression ultérieure malgré la poursuite du traitement. Les rapports des sous-fractions lipoprotéiques (en

particulier le rapport de HDL à LDL) restent inchangés. Les données des études cliniques ont montré que l'effet ne

dépendait pas de l'âge, du sexe, de la consommation d'alcool ou du diabète et n'avait pas de conséquence sur le risque

cardio-vasculaire.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une

surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable

suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé

(ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.

4.9. Surdosage

D'après les études chez l'animal, le surdosage peut provoquer une intolérance gastro-intestinale sévère.

Une surveillance soigneuse des paramètres vitaux et de l'hémostase (temps de saignement) est nécessaire.

En raison de ses propriétés pharmacodynamiques, un risque de saignement peut être attendu.

En cas de surdosage, il est recommandé de procéder à un lavage gastrique et d'appliquer des mesures générales de

soutien.

Si une correction rapide du temps de saignement est nécessaire, une transfusion de plaquettes peut supprimer les effets de

la ticlopidine. (voir rubrique 4.4 « Mises en garde spéciales et précautions d’emploi »).

La ticlopidine ne peut pas être dialysée.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

5.1. Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique : antithrombotique/anti-agrégant plaquettaire à l'exclusion de l'héparine, code ATC :

B01AC05 : sang, organes hématopoïétiques

La ticlopidine est un antiagrégant plaquettaire qui provoque, proportionnellement à la dose, une inhibition de

l'agrégation plaquettaire et de la libération de certains facteurs plaquettaires, ainsi qu'une prolongation du temps de

saignement.

Cette activité ne se manifeste pas in vitro mais seulement in vivo ; cependant aucun métabolite actif circulant n'a été mis

en évidence.

La ticlopidine s'oppose à l'agrégation plaquettaire en inhibant la liaison ADP-dépendante du fibrinogène à une

membrane plaquettaire. Elle n'agit pas par inhibition de la cyclo-oxygénase comme le fait l'aspirine. L'AMP cyclique

plaquettaire ne semble pas jouer de rôle dans son mécanisme d'action.

Le temps de saignement mesuré par la méthode d'Ivy avec un brassard, à une pression de 40 mm de Hg, est prolongé

de plus de deux fois par rapport aux valeurs initiales.

La prolongation du temps de saignement sans brassard est moins prononcée.

Après l'arrêt du traitement, le temps de saignement et les autres tests de la fonction plaquettaire retournent à la normale

en une semaine chez la plupart des patients.

L'effet antiagrégant plaquettaire s'observe dans les deux jours qui suivent l'administration biquotidienne de ticlopidine.

L'effet antiagrégant plaquettaire maximum est obtenu 5 à 8 jours après une prise biquotidienne de 250 mg de ticlopidine.

A dose thérapeutique, la ticlopidine inhibe de 50 à 70 % l'agrégation plaquettaire à l'ADP (2,5 µmol/l).

Des doses inférieures s'accompagnent d'une baisse correspondante de l'effet antiagrégant.

Dans un essai nord-américain (TASS), en double insu randomisé versus aspirine (1300 mg/j), plus de 3000 patients

ayant présenté un accident ischémique cérébral, transitoire ou constitué mineur, ont été inclus et suivis sur une période

moyenne de 3 ans.

Une réduction significative :

du nombre d'accidents vasculaires cérébraux ischémiques non fatals et/ou de décès toutes causes confondues (critère

principal combiné),

du nombre d'accidents vasculaires cérébraux ischémiques fatals ou non fatals (critère secondaire combiné), a été observée

sous ticlopidine pendant la durée de l'étude.

Le bénéfice a été maximal pendant la première année de traitement.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques

Après administration orale d'une dose unique standard de ticlopidine, l'absorption a lieu rapidement, le pic plasmatique étant

atteint environ 2 heures après la prise.

L'absorption est pratiquement complète. La biodisponibilité de la ticlopidine est optimale lors de la prise après un repas.

Les concentrations plasmatiques à l'équilibre sont obtenues au bout de 7 à 10 jours de traitement à raison de 250 mg deux

fois par jour. La demi-vie d'élimination terminale moyenne à l'équilibre est d'environ 30 à 50 heures. Toutefois, l'inhibition de

l'agrégation plaquettaire n'est pas en corrélation avec les concentrations plasmatiques du médicament.

La ticlopidine subit une importante métabolisation hépatique. Après administration orale de produit radioactif, 50 à 60 % de

la radioactivité est retrouvée dans l'urine et de 23 à 30 % dans les selles.

Sujet âgé

Les principales études cliniques ont été menées sur une population de patients âgés en moyenne de 64 ans.

La pharmacocinétique de la ticlopidine est modifiée chez le sujet âgé, mais l'activité pharmacologique et thérapeutique à la

dose de 500 mg/jour est indépendante de l'âge.

5.3. Données de sécurité préclinique

Sans objet.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES

6.1. Liste des excipients

Cellulose microcristalline, Povidone, Amidon de Maïs, Chlorure d'ammonium, Acide stéarique, Stéarate de magnésium.

Pelliculage : Opadry II Blanc Y-30-18037 (dioxyde de titane, lactose, hypromellose, triacétate de glycérol)

6.2. Incompatibilités

Sans objet.

6.3. Durée de conservation

2 ans.

6.4. Précautions particulières de conservation

A conserver à une température inférieure à 25°C.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur

30 ou 50 comprimés pelliculés sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium).

30 ou 50 comprimés pelliculés en flacons (HDPE).

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6. Précautions particulières d’élimination et de manipulation

Pas d’exigences particulières.

7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

MYLAN S.A.S.

117, ALLEE DES PARCS

69800 SAINT-PRIEST

8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

34009 352 547 6 4 : 30 comprimés pelliculés sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium).

34009 352 548 2 5 : 50 comprimés pelliculés sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium).

34009 352 549 9 3 : 30 comprimés pelliculés en flacons (HDPE).

34009 352 550 7 5 : 50 comprimés pelliculés en flacons (HDPE).

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

11. DOSIMETRIE

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES

Sans objet.

CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE

Liste I.

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