PACLITAXEL Hospira 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion

France - français - ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé)

Achète-le

Notice patient Notice patient (PIL)

11-06-2020

Ingrédients actifs:
paclitaxel
Disponible depuis:
PFIZER HOLDING FRANCE
Code ATC:
L01CD01
DCI (Dénomination commune internationale):
paclitaxel
Dosage:
6 mg
forme pharmaceutique:
solution
Composition:
composition pour 1 ml de solution à diluer pour perfusion > paclitaxel : 6 mg
Mode d'administration:
intraveineuse
Unités en paquet:
1 flacon(s) en verre de 5 ml
classe:
Liste I
Type d'ordonnance:
liste I
Domaine thérapeutique:
AGENTS CYTOTOXIQUES/Taxanes
Descriptif du produit:
571 737-5 ou 34009 571 737 5 3 - 1 flacon(s) en verre de 5 ml - Déclaration de commercialisation:03/07/2008;571 738-1 ou 34009 571 738 1 4 - 1 flacon(s) en verre de 16,7 ml - Déclaration de commercialisation:03/07/2008;571 739-8 ou 34009 571 739 8 2 - 1 flacon(s) en verre de 25 ml - Déclaration de commercialisation:03/07/2008;571 740-6 ou 34009 571 740 6 4 - 1 flacon(s) en verre de 50 ml - Déclaration de commercialisation:03/07/2008;
Statut de autorisation:
Valide
Numéro d'autorisation:
61386545
Date de l'autorisation:
2007-11-23

NOTICE

ANSM - Mis à jour le : 11/06/2020

Dénomination du médicament

PACLITAXEL HOSPIRA 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion

Paclitaxel

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant d’utiliser ce médicament car elle contient des informations

importantes pour vous.

Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

Si vous avez d’autres questions, interrogez votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ière.

Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à d’autres personnes. Il pourrait leur

être nocif, même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, votre pharmacien ou votre

infirmier/ière. Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice.

Voir rubrique 4.

Que contient cette notice ?

1. Qu'est-ce que PACLITAXEL HOSPIRA 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion et dans quels cas est-

il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant d'utiliser PACLITAXEL HOSPIRA 6 mg/ml, solution à

diluer pour perfusion ?

3. Comment utiliser PACLITAXEL HOSPIRA 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver PACLITAXEL HOSPIRA 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion ?

6. Contenu de l’emballage et autres informations.

1. QU’EST-CE QUE PACLITAXEL HOSPIRA 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion ET DANS

QUELS CAS EST-IL UTILISE ?

Classe pharmacothérapeutique : AGENTS CYTOTOXIQUES/Taxanes - code ATC : L01CD01.

Ce médicament est un cytostatique, il empêche la croissance de certaines cellules. Il est utilisé seul ou en

association dans certaines maladies du sein, de l'ovaire, du poumon et dans le sarcome de Kaposi (SK) lié au

SIDA.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT D’UTILISER PACLITAXEL

HOSPIRA 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion ?

N’utilisez jamais PACLITAXEL HOSPIRA 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion :

si vous êtes allergique au paclitaxel ou à l'un des autres composants contenus dans ce médicament,

mentionné dans la rubrique 6, en particulier l'huile de ricin polyoxyéthylénée,

pendant la grossesse et l'allaitement,

quand le nombre initial de certains éléments du sang (neutrophiles) est inférieur à 1500/mm

(< 1000/mm

pour les patients atteints de SK),

en cas d'infection concomitante grave pour les patients atteints de SK,

en cas de problèmes hépatique sévères,

en association avec le millepertuis (plante médicinale),

en association avec les vaccins vivants atténués (vaccins contre : les rotavirus, la grippe, la fièvre jaune, la

rougeole, la rubéole, les oreillons, la tuberculose, la varicelle, le zona) et pendant les 6 mois suivant l’arrêt de

la chimiothérapie (voir rubrique « Autres médicaments et PACLITAXEL HOSPIRA 6 mg/ml, solution à

diluer pour perfusion »).

EN CAS DE DOUTE, IL EST INDISPENSABLE DE DEMANDER L'AVIS DE VOTRE MEDECIN OU

DE VOTRE PHARMACIEN.

Avertissements et précautions

Avertissements

En raison des risques potentiels d'allergie, la veille et/ou le jour de l'administration de PACLITAXEL

HOSPIRA, un traitement préventif vous sera administré.

PACLITAXEL HOSPIRA 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion contient de l'huile de ricin et de

l'éthanol.

Précautions d'emploi

PACLITAXEL HOSPIRA n’est pas recommandé chez les enfants âgés de moins de 18 ans.

Utilisez ce médicament AVEC PRECAUTION dans les situations suivantes :

manifestation allergique sévère, parfois d’issue fatale, malgré une prémédication,

anomalie de la numération de la formule sanguine (taux de certains globules blancs ou de plaquettes

anormalement bas),

troubles sévères de la fonction cardiaque,

troubles neurologiques (antécédent de neuropathie périphérique ou manifestation telle qu’engourdissement,

fourmillements ou douleurs des pieds ou des mains),

troubles du fonctionnement du foie (antécédent de maladie du foie ou anomalie des enzymes hépatiques),

diarrhée sévère et persistante,

administration dans la population pédiatrique en raison de la présence d’alcool (éthanol),

si vous êtes atteint du sarcome de Kaposi et avez un bouton de fièvre ou une inflammation de la muqueuse

buccale,

troubles de la vue,

association avec le déférasirox, le gemfibrozil,le triméthoprime, l’amiodarone ou les antivitamines K (voir

rubrique « Autres médicaments et PACLITAXEL HOSPIRA 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion »).

En cas de maladie du foie, d'épilepsie, de grossesse ou d’allaitement, prévenez votre médecin en raison de la

présence d'alcool (éthanol).

En raison de la présence d'huile de ricin, PACLITAXEL HOSPIRA peut provoquer de graves réactions

allergiques.

EN CAS DE DOUTE, NE PAS HESITER A DEMANDER L'AVIS DE VOTRE MEDECIN OU DE

VOTRE PHARMACIEN.

Autres médicaments et PACLITAXEL HOSPIRA 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion

Informez votre médecin ou votre pharmacien si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre tout

autre médicament, même s'il s'agit d'un médicament obtenu sans ordonnance.

PACLITAXEL HOSPIRA NE DOIT PAS ETRE UTILISE, en association avec les vaccins vivants atténués

(vaccins contre : les rotavirus, la grippe, la fièvre jaune, la rougeole, la rubéole, les oreillons, la tuberculose,

la varicelle, le zona) et pendant les 6 mois suivant l’arrêt de la chimiothérapie. PACLITAXEL HOSPIRA NE

DOIT PAS ETRE UTILISE avec le millepertuis (plante médicinale).

Interrogez votre médecin si vous prenez du paclitaxel en même temps que l’un des produits suivants :

médicaments pour le traitement des infections (c’est-à-dire des antibiotiques tels que : érythromycine,

triméthoprime, rifampicine, rifabutine etc. ; demandez à votre médecin, votre infirmier/ière ou votre

pharmacien de confirmer que vous prenez un antibiotique) ainsi que les médicaments pour le traitement des

infections fongiques (par exemple, kétoconazole, flucytosine),

médicaments qui servent à stabiliser l’humeur et connus également en tant qu’antidépresseurs (par

exemple, fluoxétine),

médicaments utilisés pour le traitement des crises convulsives (épilepsie) (par exemple, carbamazépine,

oxcarbazépine, eslicarbazépine, phénobarbital, phénytoïne, fosphénytoïne, primidone),

médicaments utilisés pour faire baisser les taux de lipides dans le sang (par exemple, gemfibrozil),

médicaments destinés aux brûlures d’estomac ou aux ulcères de l’estomac (par exemple, cimétidine),

médicaments destinés au traitement du VIH et du SIDA (par exemple, ritonavir, saquinavir, indinavir,

nelfinavir, éfavirenz, névirapine),

clopidogrel, un médicament destiné à prévenir la formation des caillots,

déférasirox, un médicament destiné à réduire la surcharge en fer,

immunosuppresseurs, médicaments diminuant l’activité du système immunitaire,

lumacaftor, un médicament utilisé dans le traitement de la mucoviscidose,

pitolisant, un médicament destiné au traitement de la narcolepsie,

médicaments utilisés pour le traitement des cancers (par exemple cisplatine, doxorubicine, olaparib,

dabrafénib, enzalutamide).

PACLITAXEL HOSPIRA 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion avec des aliments et boissons

Sans objet.

Grossesse, allaitement et fertilité

Si vous êtes enceinte ou pensez que vous pouvez l'être, parlez-en à votre médecin avant de recevoir le

traitement par le paclitaxel. S'il y a une chance que vous puissiez tomber enceinte, utilisez une méthode de

contraception sûre et efficace durant le traitement. Le paclitaxel ne doit pas être administré pendant la

grossesse à moins que cela soit absolument nécessaire. Les patients de sexe féminin et masculin en âge de

procréer, et/ou leurs partenaires doivent utiliser une méthode de contraception pendant au moins 6 mois après

le traitement par le paclitaxel.

Le paclitaxel peut avoir des effets anti-fertilité qui peuvent être irréversibles. Les patients masculins doivent

demander conseil en ce qui concerne la cryoconservation de leur sperme avant le traitement par le paclitaxel,

car il existe une possibilité d'infertilité.

Informez votre médecin si vous allaitez. Arrêtez l'allaitement si vous prenez du paclitaxel. Ne

recommencez pas à allaiter tant que votre médecin ne vous a pas donné l'autorisation de le faire.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

Le paclitaxel n'influence pas l'aptitude à conduire un véhicule ou à utiliser des machines.

Cependant, ce médicament contient 393 mg d'alcool/ml de solution à diluer et les médicaments avec lesquels

il est administré peuvent également entraîner un état de somnolence.

Ce médicament contient 49,7 % de vol d’éthanol (alcool), c’est-à-dire jusqu’à 24 g par dose, ce qui équivaut

à 600 ml de bière, 240 ml de vin par dose.

Dangereux en cas d’utilisation chez les personnes alcooliques.

À prendre en compte chez les femmes enceintes ou allaitant, les enfants et les groupes à haut risque tels que

les insuffisants hépatiques ou les épileptiques.

La quantité d’alcool dans ce médicament peut modifier les effets d’autres médicaments. La quantité d’alcool

contenue dans ce médicament peut altérer votre capacité à conduire des véhicules et à utiliser des machines.

Il est déconseillé de conduire immédiatement après une cure.

Les conducteurs de véhicules et les utilisateurs de machines doivent être avertis.

PACLITAXEL HOSPIRA 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion contient de l’huile de ricin et de

l’éthanol.

3. COMMENT UTILISER PACLITAXEL HOSPIRA 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion ?

Posologie

La posologie est fixée par votre médecin traitant, en fonction de votre cas personnel (maladie, poids, état

général, surface corporelle).

Après dilution, PACLITAXEL HOSPIRA est administré au cours d'une perfusion intraveineuse dont la durée

recommandée peut être de 3 heures ou de 24 heures.

Manipulation

PACLITAXEL HOSPIRA doit être manipulé avec prudence par un personnel expérimenté.

Des stylos de chimio-dispensation ou des systèmes analogues munis de pointes ne devront pas être utilisés

étant donné qu'ils peuvent provoquer une dépression au niveau du bouchon du flacon, d'où une perte du

caractère stérile.

Préparation pour l’administration intraveineuse

PACLITAXEL HOSPIRA doit être dilué avant d'être perfusé, selon des techniques garantissant le maintien

de la stérilité de la solution. Comme diluant, on peut utiliser les solutés pour perfusion suivants :

chlorure de sodium à 0,9 %,

glucose à 5 %.

Le diluant doit être ajouté en quantité suffisante pour obtenir une concentration finale de PACLITAXEL

HOSPIRA de 0,3 à 1,2 mg/ml.

Lors de la préparation, les solutions peuvent présenter une certaine turbidité attribuée à l'excipient du produit.

Cette turbidité n'est pas éliminée lors de la filtration. PACLITAXEL HOSPIRA doit être perfusé à l'aide

d'une tubulure munie d'une membrane filtrante à micropores de diamètre ≤ 0,22 μm.

Aucune perte notable d'activité n'a été constatée lors des études de perfusion simulée à l'aide d'une tubulure

équipée d'un filtre.

Les poches et les tubulures pour perfusion plastifiées au PVC peuvent libérer du di-(2-éthyl-hexyl) phtalate

(DEHP) au contact de PACLITAXEL HOSPIRA. Afin de minimiser l'exposition du patient au DEHP, il est

donc conseillé de conserver les solutions de PACLITAXEL HOSPIRA diluées dans des bouteilles (de verre

ou de polypropylène) ou des poches de plastique (en polypropylène ou polyoléfine) et de les administrer

grâce à des systèmes de perfusion revêtus de polyéthylène.

Le raccordement d'un filtre plastifié au PVC à l'entrée ou la sortie des tubulures pour perfusion n'a pas

provoqué une libération notable de DEHP.

On a rapporté dans de rares cas la présence d'un précipité au cours des perfusions de PACLITAXEL

HOSPIRA, habituellement à la fin d'une période de perfusion de 24 heures. Bien que la cause de ce

phénomène physique n'ait pas été élucidée, celui-ci est probablement lié à la sursaturation de la solution

diluée. En vue de réduire le risque d'apparition d'un précipité, PACLITAXEL HOSPIRA doit être utilisé

aussitôt que possible après la dilution et toute agitation, vibration ou secousse devra être évitée. Les

nécessaires à perfusion devront être rincés abondamment avant emploi.

Au cours de la perfusion, l'aspect de la solution devra être régulièrement contrôlé et la perfusion devra être

arrêtée, s'il se produit un précipité.

Elimination des déchets

Tous les objets entrés en contact avec PACLITAXEL HOSPIRA (ceux ayant servi à le reconstituer, à

l'administrer, et les autres) doivent être détruits conformément aux procédures hospitalières de traitement des

déchets cytotoxiques.

Fréquence d'administration

Habituellement, PACLITAXEL HOSPIRA est administré toutes les 2 ou 3 semaines selon les cas. En raison

des risques potentiels d'allergie, la veille et le jour de l'administration de PACLITAXEL HOSPIRA, un

traitement préventif devra être instauré.

Durée de traitement

La durée du traitement est fixée par votre médecin traitant.

Si vous avez pris plus de PACLITAXEL HOSPIRA 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion, que vous

n’auriez dû

Consultez immédiatement votre médecin ou votre pharmacien.

Si vous oubliez de prendre PACLITAXEL HOSPIRA 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion

Ne prenez pas de dose double pour compenser la dose que vous avez oublié de prendre.

Si vous arrêtez de prendre PACLITAXEL HOSPIRA 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion

Sans objet.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent

pas systématiquement chez tout le monde.

Informez immédiatement votre médecin si vous remarquez tout signe de réaction allergique. Ceux-ci peuvent

concerner un ou plusieurs des effets suivants :

bouffées de chaleur,

réactions cutanées,

démangeaisons,

oppression thoracique,

souffle court ou difficulté respiratoire,

gonflement.

Ils peuvent tous constituer des signes d’effets secondaires sévères.

Informez immédiatement votre médecin :

si vous avez de la fièvre, des frissons intenses, un mal de gorge ou des ulcères de la bouche (signes d’une

myélosuppression),

si vous avez des fourmillements ou des faiblesses des bras et des jambes (signes de neuropathie

périphérique),

si vous développez des diarrhées sévères ou persistantes, avec de la fièvre et des douleurs à l’estomac.

Effets indésirables très fréquents (ils sont susceptibles d’affecter plus de 10 patients sur 100) :

réactions allergiques mineures telles que bouffées de chaleur, rougeurs, démangeaisons,

infections : principalement infection des voies respiratoires hautes, infection des voies urinaires,

souffle court,

mal de gorge, ulcères de la bouche, rougeur ou irritation de la bouche, diarrhées, sensation d'être malade ou

maladie (nausées, vomissements),

perte de cheveux (la majorité des cas de chutes de cheveux sont survenus moins d’un mois après le

démarrage du paclitaxel. Quand elle se produit, cette perte de cheveux est prononcée (supérieure à 50 %)

chez la majorité des patients,

douleurs musculaires, crampes, douleurs articulaires,

fièvre, frissons intenses, mal de tête, sensation vertigineuse, fatigue, pâleur, saignements, apparition de

contusions plus facilement qu'à la normale,

fourmillements, picotements ou douleurs des jambes ou des bras (signes de neuropathie périphérique)*,

les analyses sanguines peuvent révéler : une réduction du taux de plaquettes, de globules blancs, de

globules rouges,

une tension basse.

* Peut persister au-delà de 6 mois après l’arrêt du paclitaxel.

Effets indésirables fréquents (ils sont susceptibles d’affecter jusqu'à 10 patients sur 100) :

modification transitoire et légère des ongles et modifications de la peau, réactions au site d’injection

(gonflement localisé, douleur, érythème),

les analyses peuvent révéler : fréquence cardiaque diminuée, élévation importante des enzymes hépatiques

(phosphatases alcalines et ASAT-SGOT).

Effets indésirables peu fréquents (ils sont susceptibles d’affecter jusqu'à 10 patients sur 1000) :

choc dû à une infection (connu comme étant un « choc septique »),

palpitations, dysfonctionnement cardiaque (bloc auriculo-ventriculaire), fréquence cardiaque élevée,

attaque cardiaque, détresse respiratoire,

fatigue, hypersudation, malaise (syncope), réactions allergiques importantes, phlébite (inflammation d’une

veine), gonflement de la face, des lèvres, de la bouche, de la langue ou de la gorge,

mal de dos, douleur dans la poitrine, douleurs autour des mains et des pieds, frissons, douleurs

abdominales (ventre),

les analyses sanguines peuvent révéler : élévation sévère de la bilirubine (jaunisse), caillot sanguin,

pression artérielle élevée.

Effets indésirables rares (ils sont susceptibles d’affecter jusqu'à 10 patients sur 10 000) :

diminution du nombre de globules blancs avec fièvre et augmentation du risque d’infection (neutropénie

fébrile),

affection nerveuse avec sensation de faiblesse musculaire dans les bras et les jambes (neuropathie motrice),

souffle court, embolie pulmonaire, fibrose pulmonaire, pneumonie interstitielle, dyspnée, épanchement

pleural,

occlusion intestinale, perforation intestinale, inflammation du colon (colite ischémique), inflammation du

pancréas (pancréatite),

démangeaisons, éruption cutanée étendue, rougeur de la peau,

infection généralisée (septicémie), péritonite,

fièvre, déshydratation, asthénie, œdème, malaise,

réactions d’hypersensibilité graves et parfois fatales (réactions anaphylactiques),

les analyses sanguines peuvent révéler : augmentation de la créatinine dans le sang, signe d’une altération

de la fonction rénale.

Effets indésirables très rares (ils sont susceptibles d’affecter jusqu'à 10 patients sur 100 000) :

rythme cardiaque rapide et irrégulier (fibrillation auriculaire, tachycardie supraventriculaire),

perturbation soudaine de la formation des cellules sanguines (leucémie aiguë myéloïde, syndrome

myélodysplasique),

troubles du nerf optique et/ou troubles visuels (scotome scintillant),

perte d’audition ou réduction d’audition (ototoxicité), bourdonnement des oreilles (acouphène), vertige,

toux,

caillot sanguin dans un vaisseau de l’abdomen et de l’intestin (thrombose mésentérique), inflammation du

colon avec parfois une diarrhée sévère persistante (colite pseudomembraneuse, colite neutropénique) ascite,

œsophagite, constipation,

réactions d’hypersensibilité graves avec fièvre, rougeurs de la peau, douleurs articulaires et/ou

inflammation des yeux (syndrome de Stevens-Johnson), desquamation locale (nécrolyse épidermique),

rougeurs avec taches irrégulières (exsudatives) (érythème multiforme), inflammation de la peau avec cloques

et desquamation (dermatite exfoliative), urticaire, chute des ongles (les patients sous traitement doivent

protéger leurs mains et leurs pieds du soleil),

perte d’appétit (anorexie),

réactions d’hypersensibilité graves et parfois fatales avec choc (choc anaphylactique),

perturbation des fonctions hépatiques (nécrose hépatique, encéphalopathie hépatique (pour les 2 effets, des

cas d'issue fatale ont été rapportés),

état confusionnel.

Effets indésirables de fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles) :

durcissement/épaississement de la peau (sclérodermie),

rougeur et gonflement de la paume des mains ou de la plante des pieds pouvant entraîner une

desquamation de la peau,

une affection appelée syndrome de lyse tumorale qui peut entrainer des niveaux élevés de sodium ou de

potassium dans le sang ou de faibles niveaux de calcium dans le sang,

un gonflement d'une partie de votre œil (œdème maculaire),

des perturbations visuelles telles que des flashes de lumière (photopsie),

une maladie auto-immune qui peut affecter la peau, les articulations, les reins, le cerveau et d'autres

organes appelée lupus érythémateux systémique,

une respiration sifflante,

une coagulation intravasculaire disséminée, ou « CIVD », a été rapportée. Cette condition est liée à une

maladie grave qui augmente la tendance aux saignements, ou à la coagulation du sang, ou aux deux.

Comme les autres médicaments anticancéreux, le paclitaxel peut causer une stérilité qui peut s’avérer

irréversible.

Le paclitaxel peut causer une inflammation des poumons quand il est utilisé en association avec, ou après une

radiothérapie.

Les analyses de laboratoires (analyses de sang) peuvent être effectuées pour vérifier une modification dans

l’activité de votre foie, de vos reins ou des cellules de votre sang, qui résultent des effets secondaires de

paclitaxel.

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou à votre infirmier/ère. Ceci

s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également

déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de

sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de

Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d’informations sur la sécurité du

médicament.

5. COMMENT CONSERVER PACLITAXEL HOSPIRA 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion ?

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

N’utilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur la boîte. La date de péremption fait

référence au dernier jour de ce mois.

Conditions de conservation

Avant ouverture

A conserver à une température ne dépassant pas 25 °C.

A conserver dans l'emballage extérieur d'origine, à l'abri de la lumière.

Après ouverture

La stabilité physicochimique de la solution pour perfusion diluée dans une solution de glucose à 5 % ou dans

une solution de chlorure de sodium à 0,9 % a été démontrée pendant 72 heures à une température ne

dépassant pas 25 °C.

Toutefois, d’un point de vue microbiologique, le produit doit être utilisé immédiatement.

Si nécessaire, mises en garde contre certains signes visibles de détérioration

NE PAS UTILISER EN CAS DE SIGNES VISIBLES DE DETERIORATION et DETRUIRE

conformément aux procédures hospitalières de traitement des déchets cytotoxiques.

Les médicaments ne doivent pas être jetés au tout-à-l'égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre

pharmacien ce qu'il faut faire des médicaments inutilisés. Ces mesures permettront de protéger

l'environnement.

6. CONTENU DE L’EMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS

Ce que contient PACLITAXEL HOSPIRA 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion

La substance active est :

Paclitaxel........................................................................................................................... 6 mg

Pour 1 ml de solution à diluer pour perfusion.

Un flacon de 5 ml contient 30 mg de paclitaxel.

Un flacon de 16,7 ml contient 100 mg de paclitaxel.

Un flacon de 25 ml contient 150 mg de paclitaxel.

Un flacon de 50 ml contient 300 mg de paclitaxel.

RÉSUMÉ DES CARACTÉRISTIQUES DU PRODUIT

ANSM - Mis à jour le : 11/06/2020

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT

PACLITAXEL HOSPIRA 6 mg/ml, solution à diluer pour perfusion

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

Paclitaxel................................................................................................................................. 6 mg

Pour 1 ml de solution à diluer pour perfusion.

Un flacon de 5 ml contient 30 mg de paclitaxel.

Un flacon de 16,7 ml contient 100 mg de paclitaxel.

Un flacon de 25 ml contient 150 mg de paclitaxel.

Un flacon de 50 ml contient 300 mg de paclitaxel.

Excipients à effet notoire :

éthanol : 393 mg par ml,

huile de ricin polyoxyéthylénée : 527 mg par ml.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE

Solution à diluer pour perfusion.

Solution claire, visqueuse, incolore à légèrement jaune.

4. DONNEES CLINIQUES

4.1. Indications thérapeutiques

Carcinome de l'ovaire

En traitement de première intention du cancer de l'ovaire chez les patientes présentant une maladie avancée

ou résiduelle (> 1 cm) après laparotomie initiale, en association avec le cisplatine.

En traitement de deuxième intention du cancer de l'ovaire chez les patientes présentant un carcinome

métastatique de l'ovaire après échec du traitement classique à base de sels de platine.

Carcinome du sein

En traitement adjuvant, PACLITAXEL HOSPIRA est indiqué dans le traitement du carcinome du sein avec

envahissement ganglionnaire après un traitement par anthracycline et cyclophosphamide (traitement AC). Le

traitement adjuvant par PACLITAXEL HOSPIRA doit être considéré comme une alternative à une

prolongation du traitement par AC.

PACLITAXEL HOSPIRA est indiqué dans le traitement initial du cancer du sein localement avancé ou

métastasique, soit en association avec une anthracycline, chez les patientes auxquelles un traitement par

anthracycline convient, soit en association avec le trastuzumab, chez les patientes avec une surexpression du

récepteur 2 du facteur de croissance de l'épiderme humain (HER2) classée 3+ par immunohistochimie et

auxquelles une anthracycline ne convient pas (voir rubriques 4.4 et 5.1).

Administré seul, PACLITAXEL HOSPIRA est aussi indiqué dans le traitement des carcinomes

métastasiques du sein pour les patientes en échec, ou non candidates, au traitement classique à base

d'anthracycline.

Cancer bronchique non à petites cellules avancé (CBNPC)

PACLITAXEL HOSPIRA, en association avec le cisplatine, est indiqué dans le traitement du cancer

bronchique non à petites cellules chez les patients qui ne sont pas candidats à une chirurgie potentiellement

curative et/ou à une radiothérapie.

Des données limitées d'efficacité soutiennent cette indication, un résumé des études significatives est décrit

dans la rubrique 5.1.

Sarcome de Kaposi lié au SIDA

PACLITAXEL HOSPIRA est indiqué dans le traitement des patients en stade avancé de sarcome de Kaposi

lié au SIDA (SK) et après échec d'un traitement antérieur par des anthracyclines liposomales.

4.2. Posologie et mode d'administration

Posologie

Tous les patients doivent être prémédiqués avec une association de corticoïdes, antihistaminiques et

antagonistes des récepteurs H

, avant administration de PACLITAXEL HOSPIRA.

Médicament

Posologie

Administration avant PACLITAXEL

Dexaméthasone

20 mg par voie

orale

ou IV

Par voie orale : environ 12 et 6 heures

Par voie IV : de 30 à 60 min

Diphénhydramine

50 mg IV

30 à 60 minutes

Cimétidine ou

300 mg IV

30 à 60 minutes

Ranitidine

50 mg IV

* 8 à 20 mg pour les patients atteints de SK.

** intraveineux.

*** ou antihistaminique équivalent (exemple : chlorphéniramine 10 mg IV, administré 30 à 60 minutes avant

le paclitaxel).

PACLITAXEL HOSPIRA doit être perfusé à l'aide d'une tubulure munie d'une membrane filtrante à

micropores de diamètre ≤ 0,22 μm (voir rubrique 6.6).

A cause de la possibilité d’extravasation, il est conseillé de surveiller étroitement la perfusion.

Traitement de première intention du carcinome de l'ovaire

Bien que d'autres schémas posologiques soient en cours d'évaluation, un schéma associant le paclitaxel et le

cisplatine est recommandé. En fonction des durées de perfusion, deux posologies de paclitaxel sont

recommandées :

PACLITAXEL HOSPIRA 175 mg/m

en administration intraveineuse de 3 heures, suivi d'une

administration de cisplatine 75 mg/m

toutes les 3 semaines ou,

PACLITAXEL HOSPIRA 135 mg/m

en perfusion de 24 heures, suivi d'une administration de cisplatine

75 mg/m

, avec un intervalle de 3 semaines entre chaque cure (voir rubrique 5.1).

Traitement de deuxième intention du carcinome de l'ovaire

La posologie recommandée de PACLITAXEL HOSPIRA est de 175 mg/m² administrés sur une période de 3

heures, avec un intervalle de 3 semaines entre chaque cure.

Traitement adjuvant du carcinome du sein

La posologie recommandée de PACLITAXEL HOSPIRA est de 175 mg/m² administrés sur une période de 3

heures toutes les 3 semaines pendant quatre cures, à la suite du traitement AC.

Traitement de première intention du carcinome du sein

Lors d'une association avec la doxorubicine (50 mg/m

), PACLITAXEL HOSPIRA doit être administré 24

heures après la doxorubicine. La posologie recommandée de PACLITAXEL HOSPIRA est de 220 mg/m

administrés par voie intraveineuse sur une période de 3 heures, avec un intervalle de 3 semaines entre chaque

cure (voir rubriques 4.5 et 5.1).

Lors d'association avec le trastuzumab, la posologie recommandée de PACLITAXEL HOSPIRA est de 175

mg/m

en administration intraveineuse sur une période de 3 heures, avec un intervalle de 3 semaines entre

chaque cure (voir rubrique 5.1). La perfusion de PACLITAXEL HOSPIRA peut commencer le jour suivant

la première dose de trastuzumab ou immédiatement après les doses suivantes de trastuzumab si la dose

précédente de trastuzumab a été bien tolérée (les détails de la posologie du trastuzumab figurent dans le

Résumé des Caractéristiques du Produit du trastuzumab).

Traitement de deuxième intention du carcinome du sein

La posologie recommandée de PACLITAXEL HOSPIRA est de 175 mg/m² administrés sur une période de 3

heures, avec un intervalle de 3 semaines entre chaque cure.

Traitement du cancer bronchique non à petites cellules avancé (CBNPC)

La posologie recommandée de PACLITAXEL HOSPIRA est de 175 mg/m² administrés sur une période de 3

heures, suivi de cisplatine à une posologie de 80 mg/m², avec un intervalle de 3 semaines entre chaque cure.

Traitement du Sarcome de Kaposi lié au SIDA

La posologie recommandée de PACLITAXEL HOSPIRA est de 100 mg/m

administrés en perfusion

intraveineuse de 3 heures toutes les deux semaines.

Lors des cures suivantes, la dose de PACLITAXEL HOSPIRA devra être ajustée selon la tolérance

individuelle des patients.

PACLITAXEL HOSPIRA ne doit pas être réadministré tant que le nombre de neutrophiles n'est pas

supérieur ou égal à 1 500/mm

(≥ 1 000/mm

pour les patients atteints de SK) et le nombre de plaquettes

supérieur ou égal à 100 000/mm

(≥ 75 000/mm

pour les patients atteints de SK).

Pour les patients présentant une neutropénie sévère (nombre de neutrophiles < 500/mm

pendant 7 jours ou

plus) ou une neuropathie périphérique sévère, les doses doivent être réduites de 20 % lors des cures suivantes

(25 % pour les patients atteints de SK) (voir rubrique 4.4).

Patients présentant une insuffisance hépatique

Les données disponibles sont insuffisantes pour recommander un ajustement posologique chez les patients

présentant une insuffisance hépatique légère à modérée (voir rubriques 4.4 et 5.2). Les patients présentant

une insuffisance hépatique sévère ne doivent pas être traités par le paclitaxel.

Usage pédiatrique

PACLITAXEL HOSPIRA n’est pas recommandé chez les enfants de moins de 18 ans à cause de l’absence

de données d’efficacité et de sécurité.

Mode d’administration

Des précautions doivent être prise avant de manipuler ou d'administrer PACLITAXEL HOSPIRA.

La solution à diluer pour perfusion doit être diluée avant utilisation (voir rubrique 6.6) et ne doit être

administrée que par voie intraveineuse.

4.3. Contre-indications

Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

PACLITAXEL HOSPIRA est contre-indiqué pendant la grossesse et l'allaitement (voir rubrique 4.6).

PACLITAXEL HOSPIRA est contre-indiqué en association avec le millepertuis (voir rubrique 4.5).

PACLITAXEL HOSPIRA est contre-indiqué en association avec les vaccins vivants atténués, et pendant les

6 mois suivant l’arrêt de la chimiothérapie (voir rubrique 4.5).

Le traitement par PACLITAXEL HOSPIRA ne doit pas être débuté chez les patients dont le nombre initial

de neutrophiles est < 1,5 x 10

/L (< 1 x 10

/L pour les patients atteints du sarcome de Kaposi) ou dont le

nombre de plaquettes est < 100 x 10

/L (< 75 x 10

/L pour les patients atteints du sarcome de Kaposi).

Dans le sarcome de Kaposi, PACLITAXEL HOSPIRA est aussi contre-indiqué chez les patients ayant une

infection concomitante, grave ou non-contrôlée.

Les patients atteints d’insuffisance hépatique sévère ne doivent pas être traités avec PACLITAXEL

HOSPIRA.

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Le paclitaxel doit être administré sous le contrôle d'un médecin ayant l'expérience des chimiothérapies

anticancéreuses. Etant donné la possibilité de réactions d'hypersensibilité sévère, un équipement approprié

pour y pallier doit être disponible.

Les patients doivent recevoir une prémédication à base de corticoïdes, d'antihistaminiques et d'antagonistes

des récepteurs H

, avant l'administration de paclitaxel (voir rubrique 4.2).

Le paclitaxel doit être administré avant le cisplatine en cas d'association (voir rubrique 4.5).

Une surveillance clinique et biologique étroite est nécessaire lors de l’association du paclitaxel avec le

déférasirox, le gemfibrozil ou le triméthoprime. De plus, une adaptation de la posologie du paclitaxel est

requise pendant l’association avec le gemfibrozil ou le triméthoprime (voir rubrique 4.5).

Des réactions d'hypersensibilité sévères, caractérisées par une dyspnée et une hypotension, nécessitant un

traitement, un angio-œdème et une urticaire généralisée ont été observés chez moins de 1 % des patients

traités par le paclitaxel après l'administration d'une prémédication adéquate. Il s'agit probablement de

réactions liées à une libération d'histamine. En cas de survenue d'une réaction d'hypersensibilité sévère, il

convient d'arrêter immédiatement la perfusion de paclitaxel, d'instaurer un traitement symptomatique et de ne

pas réadministrer ce produit au patient. Des réactions ayant eu une issue fatale sont survenues chez des

patients malgré une prémédication.

La myélodépression (essentiellement la neutropénie) est un effet toxique dose-limitant. De fréquents

contrôles de la numération de la formule sanguine doivent donc être effectués durant le traitement par

paclitaxel. Une nouvelle cure de paclitaxel ne doit pas être initiée tant que le nombre de neutrophiles n'est pas

revenu à une valeur ≥ 1 500/mm

(≥ 1 000/mm

pour les patients atteints du sarcome de Kaposi) et le nombre

de plaquettes à une valeur ≥ 100 000/mm

(≥ 75 000/mm

pour les patients atteints du sarcome de Kaposi).

Le nadir des neutrophiles est survenu à une durée médiane de 11 jours.

Dans une étude clinique du sarcome de Kaposi, la majorité des patients recevait du G-CSF (facteur de

croissance de la lignée granulocytaire).

Des troubles sévères de la conduction cardiaque ont été rarement observés avec le paclitaxel administré

seul. Si un trouble important de la conduction apparaît durant l'administration de paclitaxel, il faut instituer

un traitement approprié et placer le patient sous monitoring cardiaque continu durant les cures suivantes de

paclitaxel. Hypotension, hypertension, bradycardie ont été observées durant l'administration de paclitaxel

sans que ceci ne se traduise par l'apparition de symptômes et ne requière un traitement spécifique.

Une surveillance fréquente des fonctions vitales est préconisée durant la perfusion de paclitaxel, notamment

pendant la première heure. Des troubles sévères de la conduction cardiaque ont été observés plus

fréquemment chez les patients ayant un cancer bronchique non à petites cellules que dans le carcinome du

sein ou de l'ovaire. Un seul cas d'insuffisance cardiaque lié au paclitaxel a été observé dans une étude

clinique du sarcome de Kaposi lié au SIDA.

Quand le paclitaxel est administré en association avec la doxorubicine ou le trastuzumab pour le traitement

de première intention du carcinome métastatique du sein, une surveillance cardiaque s'impose. Les patientes

susceptibles d'être traitées par le paclitaxel dans ces associations doivent bénéficier d'une évaluation

cardiaque initiale comportant : anamnèse et examen clinique, ECG, échocardiogramme et/ou scintigraphie

cardiaque (MUGA). La surveillance de la fonction cardiaque doit être réévaluée pendant le traitement (par

exemple, tous les trois mois). La surveillance peut permettre d'identifier les patientes développant un

dysfonctionnement cardiaque et le médecin doit soigneusement évaluer la dose cumulative (mg/m

d'anthracycline administrée afin de déterminer la fréquence des contrôles de la fonction ventriculaire. En cas

de détérioration de la fonction cardiaque, même asymptomatique, le médecin doit évaluer avec précaution le

bénéfice clinique d'une poursuite du traitement, face au risque potentiel de provoquer une atteinte cardiaque

potentiellement irréversible. Si le traitement est poursuivi, la surveillance de la fonction cardiaque doit être

plus fréquente (par exemple, tous les 1 à 2 cycles). Pour plus d'informations, consulter les Résumés des

Caractéristiques du Produit des spécialités à base de trastuzumab ou de doxorubicine).Bien que la

neuropathie périphérique soit un effet indésirable fréquent, elle n'entraîne habituellement que des

symptômes mineurs. En cas d'apparition de symptômes sévères, il est recommandé de réduire la dose de 20

% (25 % pour les patients atteints du sarcome de Kaposi) lors de toutes les cures suivantes de paclitaxel.

Pour les patients présentant un cancer bronchique non à petites cellules et pour les patientes atteintes d'un

cancer de l'ovaire et recevant un traitement de première ligne, le paclitaxel administré en perfusion de 3

heures associé au cisplatine a pour résultat une plus grande incidence de la neurotoxicité sévère que le

paclitaxel en monothérapie et cyclophosphamide suivi de cisplatine.

Les patients présentant une insuffisance hépatique peuvent être exposés à un risque accru d'effets

indésirables, en particulier une myélodépression de grade III-IV. Chez des patients présentant un

dysfonctionnement hépatique léger, il n'a pas été montré que la toxicité du paclitaxel était augmentée lorsque

celui-ci est administré en perfusion de 3 heures. Lorsque le paclitaxel est administré en perfusion plus longue

chez des patients ayant une insuffisance hépatique modérée ou sévère, une augmentation de la

myélodépression peut être observée. Les patients doivent être soumis à une étroite surveillance pour déceler

la survenue d'une myélodépression profonde (voir rubrique 4.2).

Les données disponibles sont insuffisantes pour recommander des ajustements posologiques chez des

patients présentant une insuffisance hépatique légère à modérée (voir rubrique 5.2).

Aucune donnée n'est disponible chez les patients présentant une cholestase sévère.

Les patients présentant une insuffisance hépatique sévère ne doivent pas être traités par le paclitaxel.

Dans la mesure où PACLITAXEL HOSPIRA contient 393 mg d'éthanol/ml de solution à diluer pour

perfusion, de possibles effets sur le système nerveux central et autres devront être envisagés.

Ce médicament contient 49,7 % de vol d’éthanol (alcool), c’est-à-dire jusqu’à 24 g par dose, ce qui équivaut

à 600 ml de bière, 240 ml de vin par dose.

Dangereux en cas d’utilisation chez les personnes alcooliques.

À prendre en compte chez les femmes enceintes ou allaitant, les enfants et les groupes à haut risque tels que

les insuffisants hépatiques ou les épileptiques.

En raison de la présence d'huile de ricin polyoxyéthylénée, PACLITAXEL HOSPIRA peut provoquer de

graves réactions d'hypersensibilité.

Des précautions spéciales doivent être prises afin d'éviter une administration intra-artérielle de paclitaxel. En

effet, de sévères réactions tissulaires ont été observées chez l'animal lors d'administrations intra-artérielles, au

cours d'études de tolérance locale.

Des cas d’œdème maculaire cystoïde entrainant une diminution de l’acuité visuelle ont été rapportés au

cours d’un traitement par le paclitaxel ainsi que par d’autres taxanes. Les patients qui ont un trouble de la vue

au cours de leur traitement par le paclitaxel doivent très rapidement passer un examen ophtalmologique

complet. Le paclitaxel doit être interrompu si le diagnostic de CME est confirmé.

De rares cas de colites pseudomembraneuses ont été rapportés, dont certains chez des patients n'ayant pas

reçu de traitement antibiotique concomitant. Cette réaction doit être prise en compte dans le diagnostic

différentiel des cas de diarrhée sévère ou persistante, survenant pendant ou peu de temps après le traitement

au paclitaxel.

L'association de paclitaxel avec une radiothérapie pulmonaire, quel que soit leur ordre chronologique, peut

contribuer au développement d'une pneumopathie interstitielle.

Une inflammation sévère des muqueuses est rare chez les patients atteints du sarcome de Kaposi. En cas de

manifestations sévères, la posologie de paclitaxel sera réduite de 25 %.

Le paclitaxel s'est révélé être un tératogène, un embryotoxique et un mutagène dans plusieurs systèmes

expérimentaux. Par conséquent, les femmes et les hommes en âge de procréer doivent prendre des

contraceptifs pour eux-mêmes et/ou leurs partenaires sexuels pendant la thérapie et pendant au moins 6 mois

après la thérapie (voir rubrique 4.6).

Les patients de sexe masculin sont conseillés de se renseigner sur la conservation du sperme avant le

traitement en raison de la possibilité d'infertilité irréversible de la thérapie par le paclitaxel.

Chez les patients atteints du sarcome de Kaposi, la mucite sévère est rare. En cas de réactions sévères, la dose

de paclitaxel doit être réduite de 25 %.

Population pédiatrique

En raison du manque de données de sécurité et d’efficacité, l’utilisation de paclitaxel n’est pas recommandée

chez les enfants de moins de 18 ans.

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

La clairance du paclitaxel n'est pas affectée par une prémédication à base de cimétidine.

Dans le traitement de première intention du cancer de l'ovaire, le paclitaxel doit être administré avant le

cisplatine. Ainsi, sa tolérance est celle d'un médicament donné en monothérapie.

Lorsque le paclitaxel est administré après le cisplatine, la myélosuppression induite est plus profonde. Une

diminution d'environ 20 % de la clairance du paclitaxel a été déterminée lorsque le paclitaxel est administré

après le cisplatine. Le risque d'insuffisance rénale chez les patients traités par le paclitaxel et le cisplatine est

plus grand que chez les patients traités par le cisplatine seul dans les cancers gynécologiques.

Des effets séquentiels caractérisés par des épisodes plus profonds de neutropénie et de stomatite ont été

observés lors de l’utilisation combinée du paclitaxel et de la doxorubicine lorsque le paclitaxel était

administré avant la doxorubicine et en utilisant des durées de perfusions plus longues que celles

recommandées (paclitaxel administré pendant 24 heures, doxorubicine pendant 48 heures).

Comme l'élimination de la doxorubicine et de ses métabolites actifs peut être réduite quand l'administration

du paclitaxel et de la doxorubicine est rapprochée dans le temps, le paclitaxel en traitement de première

intention du carcinome métastatique du sein doit être administré 24 heures après la doxorubicine (voir

rubrique 5.2).

Le paclitaxel est métabolisé par le foie.

Le métabolisme du paclitaxel est catalysé en partie par les isoenzymes CYP2C8 et CYP3A4 du cytochrome

P450. Par conséquent, en l’absence d’une étude pharmacocinétique d’interactions médicamenteuses, il

convient d’être prudent lors de l’administration de paclitaxel concomitamment avec des médicaments

inhibiteurs du CYP2C8 ou du CYP3A4 (par exemple, kétoconazole et autres antifongiques imidazolés,

érythromycine, fluoxétine, gemfibrozil, clopidogrel, cimétidine, ritonavir, saquinavir, indinavir et nelfinavir)

car la toxicité du paclitaxel pourrait être augmentée étant donné une exposition supérieure au paclitaxel.

L’administration de paclitaxel concomitamment avec des médicaments inducteurs du CYP2C8 ou du

CYP3A4 (par exemple, rifampicine, carbamazépine, phénytoïne, éfavirenz, névirapine) n’est pas

recommandée car son efficacité risque d’être compromise en raison des plus faibles expositions au paclitaxel.

Des cas de pneumopathies radiques ont été rapportés chez des patients recevant une radiothérapie associée.

Associations contre-indiquées (voir rubrique 4.3)

+ Millepertuis

Risque de moindre efficacité du paclitaxel par augmentation de son métabolisme par le millepertuis.

+ Vaccins vivants atténués (BCG, rotavirus, virus de la fièvre jaune, virus de la rougeole, virus des oreillons,

virus rubéoleux, virus varicelle-zona, virus vivant atténué de la grippe)

Risque de maladie vaccinale généralisée éventuellement mortelle.

Et pendant les 6 mois suivant l’arrêt de la chimiothérapie.

Associations déconseillées

+ Inducteurs enzymatiques (carbamazépine, dabrafénib, éfavirenz, enzalutamide, eslicarbazépine,

fosphénytoïne, lumacaftor, névirapine, oxcarbazépine, phénobarbital, phénytoïne, pitolisant, primidone,

rifabutine, rifampicine)

Diminution des concentrations du paclitaxel par augmentation de son métabolisme par l’inducteur, avec

risque de moindre efficacité.

+ Olaparib

Risque de majoration de l’effet myélosuppresseur du paclitaxel.

+ Phénytoïne (et, par extrapolation, fosphénytoïne)

Risque de survenue de convulsions par diminution de l'absorption digestive de la seule phénytoïne par le

paclitaxel, ou bien risque de majoration de la toxicité ou de perte d'efficacité du paclitaxel par augmentation

de son métabolisme hépatique par la phénytoïne ou la fosphénytoïne.

Associations faisant l’objet de précautions d’emploi (voir rubrique 4.4)

+ Déférasirox

Risque d’augmentation des concentrations plasmatiques du paclitaxel par inhibition de son métabolisme

hépatique par le déférasirox.

Surveillance clinique et biologique étroite.

+ Gemfibrozil

Risque d’augmentation des concentrations plasmatiques du paclitaxel par inhibition de son métabolisme

hépatique par le gemfibrozil.

Surveillance clinique et biologique étroite et adaptation de la posologie du paclitaxel pendant l’association.

+ Triméthoprime

Risque d’augmentation des concentrations plasmatiques du paclitaxel par inhibition de son métabolisme

hépatique par le triméthoprime.

Surveillance clinique et biologique étroite et adaptation de la posologie du paclitaxel pendant l’association.

+ Antivitamines K

Augmentation du risque thrombotique et hémorragique au cours des affections tumorales. De surcroit,

possible interaction entre les AVK et la chimiothérapie.Contrôle plus fréquent de l'INR.

+ Amiodarone

Risque de majoration des effets indésirables du paclitaxel par diminution de son métabolisme hépatique par

l’amiodarone.

Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie du paclitaxel.

Associations à prendre en compte

+ Clopidogrel

Augmentation des concentrations du paclitaxel par le clopidogrel, avec risque de majoration des effets

indésirables.

+ Flucytosine

Risque de majoration de la toxicité hématologique.

+ Immunosuppresseurs (ciclosporine, everolimus, sirolimus, tacrolimus, temsirolimus)

Immunodépression excessive avec risque de syndrome lymphoprolifératif.

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse

Le paclitaxel s'est révélé embryotoxique et fœtotoxique chez le lapin, et a diminué la fertilité chez le rat (voir

rubrique 5.3).

Aucune information n'est disponible sur l'emploi du paclitaxel chez la femme enceinte.

Comme les autres agents cytotoxiques, le paclitaxel est susceptible d'être toxique pour le fœtus.

Le paclitaxel est contre-indiqué pendant la grossesse. Il doit être déconseillé aux patientes de débuter une

grossesse pendant le traitement par le paclitaxel. En cas de grossesse, la patiente doit en informer

immédiatement son médecin traitant.

Allaitement

Le passage du paclitaxel dans le lait maternel n'est pas connu. Le paclitaxel est contre-indiqué pendant la

période d'allaitement. L'allaitement doit être interrompu pendant la durée du traitement par le paclitaxel (voir

rubrique 4.3).

Fertilité

Le paclitaxel a montré sa capacité à diminuer la fertilité chez le rat (voir rubrique 5.3).

Il doit être conseillé aux patients du sexe masculin de se renseigner à propos de la cryoconservation du

sperme avant le traitement par le paclitaxel du fait de la possibilité d’infertilité.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Il n'a pas été démontré que le paclitaxel interfère avec l'aptitude à conduire un véhicule ou à utiliser des

machines. Cependant, il est à noter que ce médicament contient de l'alcool (voir rubriques 4.4 et 6.1).

4.8. Effets indésirables

Sauf indication contraire, la discussion suivante fait référence aux données de tolérance d'essais cliniques

menés chez 812 patients traités par du paclitaxel en monothérapie pour des tumeurs solides. Puisque la

population des patients atteints du sarcome de Kaposi est très spécifique, un chapitre spécial fondé sur une

étude clinique comportant 107 patients est présenté à la fin de cette rubrique.

Dans la population des patients atteints du sarcome de Kaposi, la fréquence et la sévérité des effets

indésirables sont en général similaires à ceux des patients traités avec du paclitaxel en monothérapie pour des

tumeurs solides, à l’exception des effets hématologiques et hépatiques. Ceci est basé sur une étude clinique

incluant 107 patients. Il convient de noter que trois épisodes septiques parmi les patients souffrant de fièvre

neutropénique ont été rapportés et se sont avérés fatals.

Sauf indication contraire, la fréquence et la sévérité des effets indésirables sont généralement identiques entre

les patients recevant du paclitaxel pour le traitement du carcinome de l'ovaire, du carcinome du sein ou du

cancer bronchique non à petites cellules.

Aucun des effets indésirables observés n'est clairement influencé par l'âge.

La myélodépression est l'effet indésirable le plus fréquent du paclitaxel. Une neutropénie sévère (<

500/mm

) a été observée chez 28 % des patients sans être associée à des épisodes fébriles. 1 % seulement des

patients a présenté une neutropénie sévère pendant 7 jours ou plus.

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