MORPHINE (SULFATE) LAVOISIER 50 mg/ml, solution injectable

France - français - ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé)

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Notice patient Notice patient (PIL)

24-09-2020

Ingrédients actifs:
sulfate de morphine 50 mg
Disponible depuis:
Laboratoires Chaix et Du Marais
Code ATC:
N02AA01
DCI (Dénomination commune internationale):
sulfate de morphine 50 mg
Dosage:
50 mg
forme pharmaceutique:
Solution
Composition:
pour 1 ml de solution injectable > sulfate de morphine 50 mg
Mode d'administration:
intraveineuse;sous-cutanée
Unités en paquet:
1 ampoule(s) en verre de 10 ml
classe:
Stupéfiants
Type d'ordonnance:
prescription limitée à 7 jours ou 28 jours; stupéfiants
Domaine thérapeutique:
Classe pharmacothérapeutique: ANALGESIQUE OPIOIDE ; code ATC : N02AA01
indications thérapeutiques:
Classe pharmacothérapeutique: ANALGESIQUE OPIOIDE ; code ATC :N02AA01(N: système nerveux central).Ce médicament est préconisé pour le traitement des douleurs intenses lorsque les antalgiques de niveau plus faible sont insuffisants, et lorsque l'administration de la morphine doit être faite à l'aide d'un système médical programmable.
Descriptif du produit:
356 199-2 ou 34009 356 199 2 1 - 1 ampoule(s) en verre de 10 ml - Déclaration de commercialisation:08/06/2001;356 200-0 ou 34009 356 200 0 2 - 5 ampoule(s) en verre de 10 ml - Déclaration de commercialisation non communiquée:;356 201-7 ou 34009 356 201 7 0 - 10 ampoule(s) en verre de 10 ml - Déclaration de commercialisation:08/06/2001;356 202-3 ou 34009 356 202 3 1 - 25 ampoule(s) en verre de 10 ml - Déclaration de commercialisation non communiquée:;563 026-6 ou 34009 563 026 6 6 - 50 ampoule(s) en verre de 10 ml - Déclaration de commercialisation non communiquée:;385 334-1 ou 34009 385 334 1 5 - 10 ampoule(s) en verre de 5 ml - Déclaration d'arrêt de commercialisation:25/11/2010;
Statut de autorisation:
Valide
Numéro d'autorisation:
61454213
Date de l'autorisation:
2001-03-28

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NOTICE

ANSM - Mis à jour le : 24/09/2020

Dénomination du médicament

MORPHINE (SULFATE) LAVOISIER 50 mg/ml, solution injectable

MORPHINE (SULFATE)

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant d’utiliser ce médicament car elle contient des informations

importantes pour vous.

Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

Si vous avez d’autres questions, interrogez votre médecin, ou votre pharmacien ou votre infirmier/ère.

Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à d’autres personnes. Il pourrait leur

être nocif, même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, ou votre pharmacien ou votre

infirmier/ère. Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir

rubrique 4.

Que contient cette notice ?

1. Qu'est-ce que MORPHINE (SULFATE) LAVOISIER 50 mg/ml, solution injectable et dans quels cas

est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant d'utiliser MORPHINE (SULFATE) LAVOISIER 50

mg/ml, solution injectable ?

3. Comment utiliser MORPHINE (SULFATE) LAVOISIER 50 mg/ml, solution injectable ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver MORPHINE (SULFATE) LAVOISIER 50 mg/ml, solution injectable ?

6. Contenu de l’emballage et autres informations.

1. QU’EST-CE QUE MORPHINE (SULFATE) LAVOISIER 50 mg/ml, solution injectable ET DANS

QUELS CAS EST-IL UTILISE ?

Classe pharmacothérapeutique: ANALGESIQUE OPIOIDE ; code ATC :N02AA01

(N: système nerveux central).

Ce médicament est préconisé pour le traitement des douleurs intenses lorsque les antalgiques de niveau plus

faible sont insuffisants, et lorsque l'administration de la morphine doit être faite à l'aide d'un système médical

programmable.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT D’UTILISER MORPHINE

(SULFATE) LAVOISIER 50 mg/ml, solution injectable ?

N’utilisez jamais MORPHINE (SULFATE) LAVOISIER 50 mg/ml, solution injectable :

Si vous êtes allergique (hypersensible) au sulfate de morphine ou à l’un des autres composants contenus

dans ce médicament (mentionnés dans la rubrique 6).

En cas d’insuffisance respiratoire sévère,

En cas de maladie grave du foie,

En cas d’épilepsie non contrôlée,

En cas de lésion du crâne récente,

En association avec la buprénorphine, la nalbuphine et la pentazocine (substances ayant des propriétés

comparables à celles de la morphine),

Au cours de l'allaitement en cas d'instauration ou de poursuite après la naissance d'un traitement au long

cours.

En cas de doute, il est indispensable de demander l'avis de votre médecin ou de votre pharmacien.

Avertissements et précautions

Adressez-vous à votre médecin ou pharmacien ou infirmier/infirmière si vous présentez un des symptômes

suivants pendant l’utilisation de MORPHINE (SULFATE) LAVOISIER 50 mg/ml, solution injectable:

augmentation de la sensibilité à la douleur malgré la prise de doses croissantes (hyperalgésie). Votre

médecin décidera si un changement de dose ou un passage à un analgésique puissant («antidouleur»)

s’impose, (voir la rubrique 2);

faiblesse, fatigue, manque d’appétit, nausée, vomissements ou hypotension artérielle. Ces symptômes

peuvent indiquer que les glandes surrénales produisent trop peu d’hormone cortisol et que vous devez

prendre un supplément hormonal;

perte de libido, impuissance, aménorrhée. Ces symptômes peuvent indiquer une diminution de la

production d’hormones sexuelles;

si vous avez des antécédents d’alcoolisme ou de toxicomanie. Signalez également si vous pensez que vous

êtes en train de devenir dépendant(e) à la morphine pendant son utilisation. Il est possible que vous pensiez

souvent au moment de votre prochaine dose, même si celle-ci n’est pas nécessaire;

symptômes d’abstinence ou dépendance. Les symptômes d’abstinence les plus fréquents sont énumérés à

la rubrique 3. Le cas échéant, votre médecin peut modifier le type de médicament ou les intervalles entre les

doses.

Mises en garde spéciales

Cette présentation n'est pas adaptée à l'injection péridurale, intrathécale, intraventriculaire, ni aux injections

uniques par voie sous-cutanée ou intraveineuse.

En raison de sa concentration, cette présentation en ampoule de 10 ml est destinée à des patients en cours de

traitement morphinique et particulièrement adaptée aux techniques d'administration continue chez l'adulte.

Votre médecin accompagnera ce traitement d'une surveillance adaptée à son utilisation.

En cas de traitement prolongé par la morphine, il est impératif de ne pas arrêter brutalement le traitement, car

cela expose à la survenue d'un syndrome de sevrage.

L'augmentation progressive des doses, lorsqu'elle est nécessaire et même si elles sont élevées, n'expose pas

au risque d'apparition d'une accoutumance.

Ce médicament, lorsqu'il est mal utilisé, peut entraîner une dépendance physique et psychique.

Une toxicomanie, antérieure ou actuelle, n'empêche pas la prescription de morphine si celle-ci est nécessaire.

Précautions d’emploi

Ce médicament doit être utilisé AVEC PRECAUTION :

chez les personnes âgées,

chez le nourrisson,

chez l'insuffisant respiratoire,

chez l'insuffisant rénal,

chez l'insuffisant hépatique,

en cas de volume sanguin insuffisant (hypovolémie),

en cas de difficulté à uriner,

en cas de pression élevée dans le crâne,

en cas de constipation (signalez toute constipation à votre médecin pour qu'il vous donne un traitement

adapté).

En cas de doute, ne pas hésiter à demander l'avis de votre médecin ou de votre pharmacien.

Enfants et adolescents

Sans objet.

Autres médicaments et MORPHINE (SULFATE) LAVOISIER 50 mg/ml, solution injectable

Informez votre médecin ou pharmacien si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre tout autre

médicament.

Cela est d’autant plus important si vous prenez un des médicaments repris ci-dessous ou des médicaments

aux fins suivantes:

naltrexone.

de la rifampicine pour traiter, par exemple, la tuberculose;

l’utilisation concomitante de MORPHINE (SULFATE) LAVOISIER 50 mg/ml, solution injectable et de

sédatifs tels que les benzodiazépines ou les médicaments apparentés augmente le risque de somnolence, de

difficultés respiratoires (dépression respiratoire) et de coma, et peut engager le pronostic vital. C’est pourquoi

une utilisation concomitante ne doit être envisagée que s’il n’existe pas d’autres options thérapeutiques.

Toutefois, si votre médecin vous prescrit MORPHINE (SULFATE) LAVOISIER 50 mg/ml, solution

injectable en association avec des sédatifs, il doit veiller à limiter la dose et la durée du traitement

concomitant. Informez votre médecin de tous les sédatifs que vous prenez et suivez strictement ses

recommandations posologiques. Il pourrait s’avérer utile d’informer vos amis ou votre famille afin que ceux-

ci connaissent les signes et symptômes énumérés ci-dessus. Prenez contact avec votre médecin si vous

présentez de tels symptômes.

Certains médicaments utilisés pour traiter les caillots sanguins (p. ex., clopidogrel, prasugrel, ticagrélor)

peuvent avoir un effet retardé et diminué en cas de prise concomitante avec la morphine.

MORPHINE (SULFATE) LAVOISIER 50 mg/ml, solution injectable avec des aliments et boissons et de

l’alcool

La prise d'alcool est fortement déconseillée.

En cas de doute, ne pas hésiter à demander l'avis de votre médecin ou de votre pharmacien.

Grossesse, allaitement et fertilité

Grossesse

L'utilisation de la morphine, si elle est nécessaire et après avis de votre médecin, est possible pendant la

grossesse.

En raison du passage de ce médicament dans la circulation sanguine du fœtus, son utilisation en cours de

grossesse impose une surveillance particulière de l'enfant.

Si la morphine est utilisée à long terme pendant une grossesse, il existe un risque que le nouveau-né présente

des symptômes de sevrage (abstinence) qui devront être traités par un médecin.

Allaitement

une dose unique apparaît sans risque pour le nouveau-né,

en cas d'administration répétée sur quelques jours, suspendre momentanément l'allaitement,

en cas d'instauration ou de poursuite après la naissance d'un traitement au long cours, l'allaitement est

contre-indiqué.

Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse, demandez

conseil à votre médecin ou pharmacien avant de prendre ce médicament.

Ce produit peut être administré pendant la grossesse ou l’allaitement si nécessaire.

Sportifs

Attention ce médicament contient de la morphine qui est inscrite sur la liste des substances dopantes.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

L'attention est attirée, notamment chez les conducteurs de véhicules et les utilisateurs de machines, sur les

risques liés à la possible baisse de vigilance induite par ce médicament, notamment en début de traitement et

en cas d'association avec d'autres médicaments.

MORPHINE (SULFATE) LAVOISIER 50 mg/ml, solution injectable contient

Sans objet.

3. COMMENT UTILISER MORPHINE (SULFATE) LAVOISIER 50 mg/ml, solution injectable ?

Veillez à toujours utiliser ce médicament en suivant exactement les indications de votre médecin ou

pharmacien. Vérifiez auprès de votre médecin ou pharmacien en cas de doute.

Voie intraveineuse ou sous cutanée en perfusion continue.

Il est rappelé qu'UN mg de sulfate de morphine équivaut à UN mg de chlorhydrate de morphine.

Posologie

Dans tous les cas, se conformer strictement à la prescription médicale.

Mode d’administration

Voie injectable.

Dans tous les cas, se conformer strictement à la prescription médicale.

Fréquence d'administration

Dans tous les cas, se conformer strictement à la prescription médicale.

Durée du traitement

N'arrêtez pas la prise de ce médicament sans l'avis de votre médecin.

Dans tous les cas, se conformer strictement à la prescription médicale.

Si vous avez l'impression que l'effet de MORPHINE (SULFATE) LAVOISIER 50 mg/ml, solution injectable

est trop fort ou trop faible, consultez votre médecin ou votre pharmacien.

Incompatibilités :

Une incompatibilité physicochimique (formation de précipités) a été démontrée entre les solutions de sulfate

de morphine et de 5-fluorouracil. Les solutions de morphine ne doivent pas être mélangées avec des solutions

alcalines ou des solutions iodées, l’aminophylline, l’héparine, le sel de chlorothiazide, les sels de méticilline,

les sels de nitrofurantoïne.

Utilisation chez les enfants et les adolescents

Sans objet.

Si vous avez utilisé plus de MORPHINE (SULFATE) LAVOISIER 50 mg/ml, solution injectable que vous

n’auriez dû :

Les personnes ayant pris un surdosage peuvent développer une pneumonie causée par l’inhalation de

vomissements ou de matières étrangères; les symptômes peuvent comprendre un essoufflement, une toux et

de la fièvre.

Les personnes ayant pris un surdosage peuvent également développer des difficultés respiratoires entraînant

une perte de connaissance ou même le décès.

En cas de surdosage ou d'intoxication accidentelle, prévenir d'urgence un médecin.

Si vous oubliez d’utiliser MORPHINE (SULFATE) LAVOISIER 50 mg/ml, solution injectable

Demander l'avis de votre médecin.

Si vous arrêtez d’utiliser MORPHINE (SULFATE) LAVOISIER 50 mg/ml, solution injectable

Ne pas interrompre le traitement par MORPHINE (SULFATE) LAVOISIER 50 mg/ml, solution injectable

sans l’accord de votre médecin. Si vous souhaitez interrompre le traitement par MORPHINE (SULFATE)

LAVOISIER 50 mg/ml, solution injectable, demandez à votre médecin comment réduire progressivement la

dose afin d’éviter l’apparition de symptômes d’abstinence. Les symptômes d’abstinence peuvent comprendre

les symptômes suivants: courbatures, tremblements, diarrhée, douleurs abdominales, nausée, symptômes

semblables à ceux de la grippe, tachycardie et pupilles dilatées. Les symptômes psychologiques comprennent

un sentiment intense d’insatisfaction, de l’anxiété et de l’irritabilité.

Ne pas arrêter brutalement votre traitement

L'arrêt brutal d'un traitement prolongé peut entraîner un syndrome de sevrage (voir Quels sont les effets

indésirables éventuels ?

Si vous avez d’autres questions sur l’utilisation de ce médicament, demandez plus d’informations à votre

médecin, à votre pharmacien ou à votre infirmier/ère.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent

pas systématiquement chez tout le monde.

Symptômes et effets indésirables importants à surveiller et marche à suivre le cas échéant:

effets indésirables graves entraînant des difficultés respiratoires ou des vertiges.

Si vous présentez l’un de ces effets indésirables importants, prenez immédiatement contact avec un médecin.

Les effets indésirables les plus fréquents sont :

une somnolence, une confusion, des nausées et vomissements, qui sont transitoires,

et une constipation qui doit être prévenue par un traitement adapté.

Ont également été rapportés :

sensibilité accrue à la douleur

sudation,

sécheresse buccale,

sédation, excitation, cauchemars, plus spécialement chez le sujet âgé, avec éventuellement hallucinations

(perception anormale d'un objet qui n'existe pas dans la réalité),

augmentation de la pression intracrânienne se traduisant par des maux de tête voire des vomissements,

rétention urinaire en cas de troubles de la prostate ou de sténose urétrale,

dépression respiratoire,

dépendance physique,

parfois, réactions cutanées de type urticaire, rougeur, démangeaisons,

symptômes d’abstinence ou dépendance (pour les symptômes, voir la rubrique 3 «Si vous arrêtez de

prendre MORPHINE (SULFATE) LAVOISIER 50 mg/ml, solution injectable»).

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou, votre pharmacien ou à votre

infirmier/ère. Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice.

Vous pouvez également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration :

Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres

Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet: www.ansm.sante.fr

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d’informations sur la sécurité du

médicament.

5. COMMENT CONSERVER MORPHINE (SULFATE) LAVOISIER 50 mg/ml, solution injectable ?

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

N’utilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur l’étiquette après‘EXP’.

La date de péremption fait référence au dernier jour de ce mois.

Durée de conservation après ouverture : le produit doit être utilisé immédiatement

Ce médicament doit être conservé à l'abri de la lumière.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-l’égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien

d’éliminer les médicaments que vous n’utilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger l’environnement.

6. CONTENU DE L’EMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS

Ce que contient MORPHINE (SULFATE) LAVOISIER 50 mg/ml, solution injectable

La substance active est :

Sulfate de morphine .......................................................................................................... 50,00 mg

Pour 1 ml de solution injectable.

Une ampoule de 5 ml contient 250 mg de sulfate de morphine.

Une ampoule de 10 ml contient 500 mg de sulfate de morphine.

Les autres composants sont :

Chlorure de sodium, acide chlorhydrique, eau pour préparations injectables.

Qu’est-ce que MORPHINE (SULFATE) LAVOISIER 50 mg/ml, solution injectable et contenu de

l’emballage extérieur

Solution injectable.

MORPHINE (SULFATE) LAVOISIER 50 mg/ml, solution injectable est présenté en :

Ampoule (verre) de 5 ml, 10 ml

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

Titulaire de l’autorisation de mise sur le marché

LABORATOIRES CHAIX ET DU MARAIS

7, RUE PASQUIER

75008 PARIS

Exploitant de l’autorisation de mise sur le marché

LABORATOIRES CHAIX ET DU MARAIS

7, RUE PASQUIER

75008 PARIS

Fabricant

LABORATOIRES CHAIX ET DU MARAIS

7, RUE PASQUIER

75008 PARIS

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen

Sans objet.

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

Autres

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de l’ANSM (France).

Les informations suivantes sont destinées exclusivement aux professionnels de santé:

Sans objet.

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RÉSUMÉ DES CARACTÉRISTIQUES DU PRODUIT

ANSM - Mis à jour le : 24/09/2020

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT

MORPHINE (SULFATE) LAVOISIER 50 mg/ml, solution injectable

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

Sulfate de morphine ........................................................................................................ 50,00 mg

Pour 1 ml de solution injectable.

Une ampoule de 5 ml contient 250 mg de sulfate de morphine.

Une ampoule de 10 ml contient 500 mg de sulfate de morphine.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE

Solution injectable.

4. DONNEES CLINIQUES

4.1. Indications thérapeutiques

Douleurs intenses et/ou rebelles aux antalgiques de niveau plus faible, devant être traitées par une

administration continue de morphine à l'aide de dispositifs médicaux programmables.

4.2. Posologie et mode d'administration

Posologie

Il est rappelé qu'UN mg de sulfate de morphine équivaut à UN mg de chlorhydrate de morphine.

La relation dose-efficacité-tolérance est très variable d'un patient à l'autre. Il est donc important d'évaluer

fréquemment l'efficacité et la tolérance, et d'adapter la posologie progressivement en fonction des besoins du

patient. Il n'y a pas de dose maximale, tant que les effets indésirables peuvent être contrôlés.

La voie intramusculaire n'est pas recommandée car elle est douloureuse et ne présente pas d'avantage

cinétique par rapport à la voie sous-cutanée.

Ordre d'équivalence des doses selon la voie d'administration, à titre indicatif:

Voie orale

Sous-cutanée

Intra-veineuse

1 mg

½ à 1/3 mg

½ à 1/3 mg

L'administration simultanée de morphine par deux voies d'administration différentes est à éviter car elle

expose à un risque de surdosage en raison des différences cinétiques entre les différentes voies

d'administration.

Du fait de la quantité de morphine contenue dans une ampoule, cette présentation n'est pas adaptée aux injections

péridurale, intrathécale, ou intraventriculaire, ni aux injections uniques par voie intraveineuse ou sous-cutanée.

Traitement des douleurs aiguës (notamment post-opératoires):

Voies intra-veineuse et sous-cutanée :

Chez l'adulte, la morphine est le plus souvent administrée par voie intra-veineuse de manière fractionnée

(«par titration»), à la dose de 1 à 3 mg (en fonction du terrain, principalement de l'âge du patient), toutes les

10 min environ, jusqu'à obtention d'une analgésie satisfaisante (ou apparition d'effet indésirable) et avec

surveillance continuelle du patient. Si un traitement relais s'avère nécessaire, il peut être fait appel soit à des

injections sous-cutanées de 5 à 10 mg toutes les 4 à 6 heures, soit à une analgésie autocontrôlée par voie

intra-veineuse avec des bolus de 0,5 à 1 mg suivi d'une période sans injection possible («période réfractaire»)

d'environ 10 minutes. La morphine en perfusion intra-veineuse (1 à 5 mg/h) est habituellement réservée à des

patients en ventilation contrôlée en service de réanimation.

Dans ce cas, il convient de diluer la solution de sulfate de morphine 500 mg/10 ml à la concentration adaptée

(1 à 5 mg/ml, le plus souvent 1 mg/ml).

Traitement des douleurs chroniques (notamment d'origine cancéreuse) :

Doses initiales en fonction de la voie d'administration

Rapportées au poids, les doses chez l'enfant et chez l'adulte sont équivalentes.

Voie sous-cutanée :

Chez les patients n'ayant pas de traitement préalable par de la morphine orale, la posologie initiale

quotidienne sera de 0,5 mg/kg/j (classiquement 30 mg/j chez l'adulte), en perfusion continue de préférence

(plutôt qu'en injections itératives toutes les quatre à six heures). Chez les patients recevant auparavant de la

morphine par voie orale, la posologie initiale quotidienne sera la moitié de la dose orale administrée. Si la

posologie orale était insuffisante, il est possible de passer d'emblée à une posologie supérieure (Voir

adaptation posologique).

Voie intraveineuse :

Chez les patients n'ayant pas de traitement préalable par de la morphine orale, la posologie initiale

quotidienne sera de 0,3 mg/kg/j (classiquement 20 mg/j chez l'adulte), en perfusion continue de préférence.

Chez les patients recevant auparavant de la morphine par voie orale, la posologie initiale quotidienne sera le

tiers de la dose orale administrée. Si la posologie orale était insuffisante, il est possible de passer d'emblée à

une posologie supérieure (Voir adaptation posologique). Chez les patients présentant des douleurs d'intensité

variable dans la journée, il est possible d'utiliser un système d'analgésie contrôlée par le patient; une

perfusion continue (à la posologie habituelle) sera associée à des bolus auto-administrables, équivalent à

environ une heure de perfusion. Chaque bolus sera suivi d'une période sans injection possible («période

réfractaire») de 10 minutes minimum.

Adaptation posologique

Fréquence de l'évaluation (degré de soulagement de la douleur, présence d'effet indésirable).

Il ne faut pas s'attarder sur une posologie qui s'avère inefficace. Le patient doit donc être vu de manière

rapprochée principalement à l'instauration du traitement, tant que la douleur n'est pas contrôlée.

Augmentation de la posologie

Si la douleur n'est pas contrôlée, il convient d'augmenter la posologie quotidienne de morphine d'environ 30 à

50 %.

Dans ce processus d'ajustement des doses, il n'y a pas de limite supérieure tant que les effets indésirables

peuvent être contrôlés.

Interruption du traitement

L’interruption soudaine de l’administration d’opioïdes peut précipiter un syndrome d’abstinence. Par

conséquent, il convient de réduire progressivement la dose avant d’interrompre le traitement.

4.3. Contre-indications

Ce médicament ne doit jamais être utilisé dans les cas suivants :

hypersensibilité à la morphine ou aux autres constituants,

insuffisance respiratoire décompensée (en l'absence de ventilation artificielle),

insuffisance hépatocellulaire sévère (avec encéphalopathie),

en aigu: traumatisme crânien et hypertension intracrânienne en l'absence de ventilation contrôlée,

épilepsie non contrôlée,

associations avec la buprénorphine, la nalbuphine et la pentazocine (voir rubrique 4.5),

allaitement, en cas d'instauration ou de poursuite après la naissance d'un traitement au long cours.

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Mises en garde spéciales

Cette présentation n'est pas adaptée à l'injection péridurale, intrathécale, intraventriculaire, ni aux injections

uniques par voie sous-cutanée ou intraveineuse.

En raison de leur concentration, ces présentations en ampoule de 5 ml et 10 ml sont destinées à des patients

en cours de traitement morphinique et particulièrement adaptée aux techniques d'administration continue

chez l'adulte.

Dans le contexte du traitement de la douleur l'augmentation des doses, même si celles-ci sont élevées, ne

relève pas le plus souvent d'un processus d'accoutumance.

Une demande pressante et réitérée nécessite de réévaluer fréquemment l'état du patient. Elle témoigne le plus

souvent d'un authentique besoin en analgésique, à ne pas confondre avec un comportement addictif.

La morphine est un stupéfiant pouvant donner lieu, en dehors de son utilisation dans le traitement de la

douleur, à une utilisation détournée (mésusage): dépendance physique et psychique peuvent alors s'observer,

ainsi qu'une tolérance (accoutumance) se développant à la suite d'administrations répétées.

Des antécédents de toxicomanie ne contre-indiquent toutefois pas la prescription de morphine si celle-ci

apparaît indispensable au traitement de la douleur.

En fonction de la durée du traitement, de la dose administrée et de l'évolution de la douleur, l'arrêt de la

morphine pourra être réalisé de manière progressive pour éviter un syndrome de sevrage. Le syndrome de

sevrage est caractérisé par les symptômes suivants : anxiété, irritabilité, frissons, mydriase, bouffées de

chaleur, sudation, larmoiement, rhinorrhée, nausées, vomissements, crampes abdominales, diarrhées,

arthralgies.

L'utilisation de morphine injectable doit s'accompagner d'une surveillance de l'intensité de la douleur, de la

vigilance et de la fonction respiratoire, de manière d'autant plus rapprochée qu'il s'agit d'une douleur aiguë,

que l'instauration du traitement est récente et que la voie est centrale. La somnolence constitue un signe

d'appel de décompensation respiratoire.

Une hyperalgésie ne répondant pas à une nouvelle augmentation de la dose de morphine peut survenir,

notamment à des doses élevées. Une réduction de la dose de morphine ou un changement d’opioïde peut

s’avérer nécessaire.

La morphine présente un risque d’abus similaire à celui des autres puissants opioïdes agonistes et doit être

utilisée avec précaution chez les patients présentant des antécédents d’alcoolisme ou de toxicomanie.

Les concentrations plasmatiques de morphine peuvent être réduites par la rifampicine. Il convient de

surveiller l’effet analgésique de la morphine et d’ajuster les doses de morphine pendant et après le traitement

par rifampicine.

Risque lié à l’utilisation concomitante de sédatifs tels que les benzodiazépines ou les médicaments

apparentés:

L’utilisation concomitante de morphine et de sédatifs tels que les benzodiazépines ou les médicaments

apparentés peut entraîner une sédation, une dépression respiratoire, un coma ou le décès. En raison de ces

risques, la prescription concomitante de ces sédatifs devrait être réservée aux patients pour lesquels il

n’existe pas d’autres options thérapeutiques. Si la décision de prescrire de la morphine de manière

concomitante avec des sédatifs est prise, il convient d’utiliser la dose efficace la plus faible, et la durée du

traitement doit être aussi courte que possible.

Les patients doivent faire l’objet d’une surveillance étroite afin de détecter tout signe et symptôme de

dépression respiratoire et de sédation. À cet égard, il est fortement recommandé d’informer les patients et

leurs soignants des symptômes à surveiller (voir la rubrique 4.5).

Traitement par inhibiteur du récepteur plaquettaire P2Y12 par voie orale :

Au cours de la première journée du traitement concomitant par inhibiteur du récepteur P2Y12 et par

morphine, une réduction de l’efficacité du traitement par inhibiteur du récepteur P2Y12 a été observée (voir

rubrique 4.5).

Dépendance et syndrome de sevrage (abstinence) :

L’utilisation d’analgésiques opioïdes peut être associée au développement d’une dépendance ou d’une

tolérance physique et/ou psychologique. Plus l’utilisation du médicament est longue, plus le risque augmente.

De même, des doses plus élevées augmentent le risque encouru. Il est possible de réduire au maximum les

symptômes en ajustant la dose ou la forme pharmaceutique et en procédant à un sevrage progressif de la

morphine. Pour les symptômes individuels, voir la rubrique 4.8.

Précautions d'emploi

La morphine doit être utilisée avec précaution dans les cas suivants:

Hypovolémie

En cas d'hypovolémie, la morphine peut induire un collapsus. L'hypovolémie sera donc corrigée avant

l'administration de morphine.

Insuffisance rénale:

L'élimination rénale de la morphine, sous la forme d'un métabolite actif, impose de débuter le traitement à

posologie réduite, en adaptant par la suite, comme chez tout patient, les doses ou la fréquence

d'administration à l'état clinique.

Lorsque l'étiologie de la douleur est traitée simultanément:

Il convient alors d'adapter les doses de morphine aux résultats du traitement appliqué.

Chez l'insuffisant respiratoire non décompensé:

La fréquence respiratoire sera surveillée attentivement. La somnolence constitue un signe d'appel d'une

décompensation.

Il importe de diminuer les doses de morphine lorsque d'autres traitements antalgiques d'action centrale sont

prescrits simultanément, car cela favorise l'apparition brutale d'une insuffisance respiratoire.

Chez l'insuffisant hépatique :

L'administration de morphine doit être prudente et accompagnée d'une surveillance clinique.

Chez les personnes âgées et très âgées :

Leur sensibilité particulière aux effets antalgiques mais aussi aux effets indésirables centraux (confusion) ou

digestifs, associée à une baisse physiologique de la fonction rénale, doit inciter à la prudence, en réduisant

notamment la posologie initiale de moitié.

Une pathologie urétro-prostatique ou vésicale, fréquente dans cette population, expose au risque de rétention

urinaire.

Les co-prescriptions de traitements psychotropes, dépresseurs du SNC ou avec un effet anti-cholinergique

augmentent la survenue d'effets indésirables.

Constipation :

Il est impératif de s'assurer de l'absence de syndrome occlusif avant de mettre en route le traitement. La

constipation est un effet indésirable connu de la morphine. Un traitement préventif doit être

systématiquement prescrit.

Chez le nourrisson, surtout avant trois mois :

Les effets de la morphine sont plus intenses et prolongés par défaut de maturation de son métabolisme. Les

doses initiales doivent être réduites. La surveillance se fera en unité de soins intensifs pour le traitement des

douleurs aiguës. L'instauration d'un traitement chronique doit se faire sous surveillance hospitalière.

Hypertension intracrânienne :

En cas d'augmentation de la pression intracrânienne, l'utilisation de la morphine au cours des douleurs

chroniques devra être prudente.

Troubles mictionnels :

Il existe un risque de dysurie ou de rétention d'urine principalement avec les voies intrathécale et péridurale.

Syndrome thoracique aigu (STA) chez les patients présentant une drépanocytose :

En raison d’une possible association entre le STA et l’utilisation de morphine chez les patients présentant une

drépanocytose recevant un traitement par morphine lors d’une crise vaso-occlusive, les patients concernés

doivent faire l’objet d’une surveillance étroite visant à détecter les symptômes de STA.

Insuffisance surrénale :

Les analgésiques opioïdes peuvent entraîner une insuffisance surrénale réversible nécessitant une

surveillance et un traitement de substitution par glucocorticoïdes. Les symptômes d’insuffisance surrénale

peuvent comprendre les symptômes suivants: nausée, vomissements, perte d’appétit, fatigue, faiblesse,

vertiges et hypotension artérielle.

Diminution des hormones sexuelles et augmentation de la prolactine :

L’utilisation à long terme d’analgésiques opioïdes peut être associée à une diminution des niveaux

d’hormones sexuelles et à une augmentation de la prolactine. Les symptômes incluent les événements

suivants: diminution de la libido, impuissance et aménorrhée.

Sportifs :

L'attention des sportifs doit être attirée sur le fait que cette spécialité contient de la morphine et que ce

principe actif est inscrit sur la liste des substances dopantes.

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

Il faut prendre en compte le fait que de nombreux médicaments ou substances peuvent additionner leurs

effets dépresseurs du système nerveux central et contribuer à diminuer la vigilance. Il s'agit des dérivés

morphiniques (analgésiques, antitussifs et traitements de substitution), des neuroleptiques, des barbituriques,

des benzodiazépines, des anxiolytiques autres que les benzodiazépines (par exemple le méprobamate), des

hypnotiques, des antidépresseurs sédatifs (amitriptyline, doxépine, miansérine, mirtazapine, trimipramine),

des antihistaminiques H1 sédatifs, des antihypertenseurs centraux, du baclofène et du thalidomide.

Sédatifs tels que les benzodiazépines ou les médicaments apparentés:

L’utilisation concomitante d’opioïdes avec des sédatifs tels que les benzodiazépines ou les médicaments

apparentés augmente le risque de sédation, de dépression respiratoire, de coma et de décès en raison de l’effet

cumulatif dépresseur du SNC. Il convient de limiter tant la dose que la durée de l’utilisation concomitante

(voir la rubrique 4.4).

Associations contre-indiquées

+ Morphiniques agonistes-antagonistes (buprénorphine, nalbuphine, pentazocine)

Diminution de l'effet antalgique ou antitussif, par blocage compétitif des récepteurs, avec risque d'apparition

d'un syndrome de sevrage.

Associations déconseillées

+ Naltrexone

Risque de diminution de l'effet antalgique.

Si nécessaire, augmenter les doses du dérivé morphinique.

+ Consommation d'alcool

Majoration par l'alcool de l'effet sédatif de ces substances. L'altération de la vigilance peut rendre

dangereuses la conduite de véhicules et l'utilisation de machines.

Eviter la prise de boissons alcoolisées et de médicaments contenant de l'alcool.

Associations faisant l'objet de précautions d’emploi

+ Rifampicine

Diminution des concentrations et de l'efficacité de la morphine et de son métabolite actif. Surveillance

clinique et adaptation éventuelle de la posologie de la morphine pendant le traitement par la rifampicine et

après son arrêt.

+ Inhibiteur du récepteur plaquettaire P2Y12 par voie orale

Un retard et une diminution de l’exposition au traitement par inhibiteur du récepteur plaquettaire P2Y12 par

voie orale ont été observés chez les patients ayant un syndrome coronaire aigu traité par morphine. Cette

interaction pourrait être liée à une diminution de la motricité gastro-intestinale et s’appliquer à d’autres

opioïdes. La pertinence clinique n’est pas connue, mais les données indiquent un potentiel de réduction de

l’efficacité de l’inhibiteur du récepteur P2Y12 chez les patients recevant un traitement concomitant par

morphine et par inhibiteur du récepteur P2Y12 (voir rubrique 4.4). Chez les patients présentant un syndrome

coronaire aigu, chez qui la morphine ne peut pas être arrêtée et pour qui l’inhibition rapide du récepteur

P2Y12 est jugée essentielle, l’utilisation d’un inhibiteur du récepteur P2Y12 par voie parentérale peut être

envisagée.

Associations à prendre en compte

+ Autres analgésiques morphiniques agonistes (alfentanil, codéine, dextromoramide, dextropropoxyphène,

dihydrocodéine, fentanyl, oxycodone, pethidine, phénopéridine, remifentanil, sufentanil, tramadol)

+ Antitussifs porphine-like (dextrométorphane, noscapine, pholcodine)

+ Antitussifs morphiniques vrais (codéine, éthylmorphine)

+ Barbituriques

+ Benzodiazépines et apparentés.

Risque majoré de dépression respiratoire, pouvant être fatale en cas de surdosage.

+ Autres médicaments sédatifs

Majoration de la dépression centrale. L'altération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de

véhicules et l'utilisation de machines.

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse

Les études effectuées chez l'animal n'ont pas mis en évidence un effet tératogène de la morphine.

En clinique, aucun effet malformatif particulier de la morphine n'est apparu à ce jour. Toutefois, seules des

études épidémiologiques permettraient de vérifier l'absence de risque.

Des posologies élevées, même en traitement bref juste avant ou pendant l'accouchement, sont susceptibles

d'entraîner une dépression respiratoire chez le nouveau-né. Par ailleurs, en fin de grossesse, la prise

chronique de morphine par la mère, et cela quelle que soit la dose, peut être à l'origine d'un syndrome de

sevrage chez le nouveau-né. Dans ces conditions d'utilisation, une surveillance néonatale sera envisagée.

En conséquence, sous réserve de ces précautions, la morphine peut être prescrite si besoin au cours de la

grossesse.

Les nouveau-nés dont la mère a reçu des analgésiques opioïdes en cours de grossesse doivent faire l’objet

d’une surveillance afin de détecter les signes de syndrome de sevrage (abstinence) néonatal. Le traitement

peut inclure l’utilisation d’un opioïde et des soins de support.

Allaitement

une dose unique apparaît sans risque pour le nouveau-né,

en cas d'administration répétée sur quelques jours, suspendre momentanément l'allaitement,

en cas d'instauration ou de poursuite après la naissance d'un traitement au long cours, l'allaitement est

contre-indiqué.

Fertilité

Il ressort des études effectuées chez l’animal que la morphine peut réduire la fertilité (voir la rubrique 5.3

«Données de sécurité préclinique»).

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

En raison de la baisse possible de vigilance induite par ce médicament, l'attention est attirée sur les risques

liés à la conduite d'un véhicule et à l'utilisation d'une machine, principalement à l'instauration du traitement et

en cas d'association avec d'autres dépresseurs du système nerveux central.

4.8. Effets indésirables

Parmi les effets indésirables les plus fréquents lors de l'initiation du traitement, la somnolence, une

confusion, des nausées et vomissements sont rapportés. Ils peuvent être transitoires mais leur persistance doit

faire rechercher une cause associée ou un surdosage. La constipation en revanche ne cède pas à la poursuite

du traitement. Tous ces effets sont prévisibles et nécessitent d'être traités.

On peut également noter:

réactions anaphylactoïdes,

allodynie, hyperalgésie (voir la rubrique 4.4),

hyperhidrose,

sécheresse buccale,

sédation, excitation, cauchemars, plus spécialement chez le sujet âgé, avec éventuellement hallucinations,

dépression respiratoire avec au maximum apnée,

augmentation de la pression intracrânienne, qu'il convient de traiter dans un premier temps,

dysurie et rétention urinaire en cas d'adénome prostatique ou de sténose urétrale,,

prurit et rougeur,

syndrome de sevrage (abstinence) à l'arrêt brutal de ce médicament : bâillements, humeur dysphorique,

anxiété, irritabilité, insomnie, frissons, mydriase, bouffées de chaleur, sudation, larmoiement, rhinorrhée,

nausées, vomissements, anorexie, crampes abdominales, diarrhées, myalgies, arthralgies.

chez les sujets âgés ou insuffisants rénaux, risque exceptionnel d'apparition de myoclonies en cas de

surdosage ou d'augmentation trop rapide des doses.

Pharmacodépendance et syndrome de sevrage (abstinence)

L’utilisation d’analgésiques opioïdes peut être associée au développement d’une dépendance ou d’une

tolérance physique et/ou psychologique. L’interruption soudaine de l’administration d’opioïdes ou

l’administration d’antagonistes opioïdes peut précipiter un syndrome d’abstinence. Ce syndrome peut

également survenir entre deux doses. Pour la gestion, voir la rubrique 4.4.

Les symptômes physiologiques de sevrage comprennent les symptômes suivants:

Courbatures, tremblements, syndrome des jambes sans repos, diarrhée, colique abdominale, nausée,

symptômes semblables à ceux de la grippe, tachycardie et mydriase. Les symptômes psychologiques

comprennent les symptômes suivants: humeur dysphorique, anxiété et irritabilité. Dans le cadre de la

pharmacodépendance, un «état de manque» est souvent présent.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet

une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent

tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du

médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site

internet : www.ansm.sante.fr.

4.9. Surdosage

Symptômes:

La somnolence constitue un signe d'appel précoce de l'apparition d'une décompensation respiratoire.

Myosis extrême, hypotension, hypothermie, coma sont également observés.

Le décès peut survenir des suites d’une insuffisance respiratoire.

Pneumonie d’aspiration.

Conduite d'urgence

Arrêt de la morphine en cours.

Stimulation-ventilation assistée, avant réanimation cardio-respiratoire en service spécialisé.

Traitement spécifique par la naloxone : mise en place d'une voie d'abord avec surveillance pendant le

temps nécessaire à la disparition des symptômes.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

5.1. Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique: ANALGESIQUE OPIOIDE ; code ATC : N02AA01

(N: système nerveux central).

Action sur le système nerveux central

La morphine est dotée d'une action analgésique dose-dépendante. Elle peut agir sur le comportement

psychomoteur et provoquer, selon les doses et le terrain, sédation ou excitation.

Sur les centres respiratoires et celui de la toux, la morphine exerce, dès les doses thérapeutiques, une action

dépressive. Les effets dépresseurs respiratoires de la morphine s'atténuent en cas d'administration chronique.

L'action de la morphine sur le centre du vomissement, (via la zone chemo-réceptrice, stimulable notamment

par la douleur et le centre cochléo-vestibulaire), et sur la vidange gastrique (cf. infra) lui confère des

propriétés émétisantes variables.

La morphine provoque enfin un myosis d'origine centrale.

Action sur le muscle lisse

La morphine diminue le tonus et le péristaltisme des fibres longitudinales et augmente le tonus des fibres

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