ENTOCORT 3 mg, microgranules gastro-résistants en gélule

France - français - ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé)

Achète-le

Notice patient Notice patient (PIL)

02-10-2018

Ingrédients actifs:
budésonide
Disponible depuis:
TILLOTTS PHARMA GMBH
Code ATC:
A07EA06
DCI (Dénomination commune internationale):
budesonide
Dosage:
3 mg
forme pharmaceutique:
gélule
Composition:
composition pour une gélule > budésonide : 3 mg
Mode d'administration:
orale
Unités en paquet:
1 flacon(s) polyéthylène de 30 gélule(s)
Type d'ordonnance:
liste I
Domaine thérapeutique:
corticoide à usage local
Descriptif du produit:
341 428-0 ou 34009 341 428 0 2 - 1 flacon(s) polyéthylène de 30 gélule(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;341 429-7 ou 34009 341 429 7 0 - 1 flacon(s) polyéthylène de 60 gélule(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;341 477-1 ou 34009 341 477 1 5 - 1 flacon(s) polyéthylène de 45 gélule(s) - Déclaration de commercialisation:19/07/1999;341 478-8 ou 34009 341 478 8 3 - 1 flacon(s) polyéthylène de 90 gélule(s) - Déclaration de commercialisation:24/04/2007;341 479-4 ou 34009 341 479 4 4 - 1 flacon(s) polyéthylène de 100 gélule(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;
Statut de autorisation:
Valide
Numéro d'autorisation:
61065315
Date de l'autorisation:
1996-07-31

NOTICE

ANSM - Mis à jour le : 02/10/2018

Dénomination du médicament

ENTOCORT 3 mg, microgranules gastrorésistants en gélule

Budésonide

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant de prendre ce médicament car elle contient des informations importantes pour

vous.

Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

Si vous avez d’autres questions, interrogez votre médecin, ou votre pharmacien.

Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à d’autres personnes. Il pourrait leur être nocif,

même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, ou votre pharmacien. Ceci s’applique aussi à

tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Que contient cette notice ?

1. Qu'est-ce que ENTOCORT 3 mg, microgranules gastrorésistants en gélule et dans quels cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant de prendre ENTOCORT 3 mg, microgranules gastrorésistants en gélule ?

3. Comment prendre ENTOCORT 3 mg, microgranules gastrorésistants en gélule ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver ENTOCORT 3 mg, microgranules gastrorésistants en gélule ?

6. Contenu de l’emballage et autres informations.

1. QU’EST-CE QUE ENTOCORT 3 mg, microgranules gastrorésistants en gélule ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?

Classe pharmacothérapeutique - code ATC : A07EA06

Ce médicament est indiqué dans:

le traitement d'attaque de la maladie de Crohn (maladie inflammatoire affectant l'intestin) ;

le traitement d'entretien de la maladie de Crohn (durée maximale de 9 mois) en l'attente d'efficacité d'un traitement

immunosuppresseur, substitution de la prednisolone chez les patients cortico-dépendants ;

la prolongation de la rémission de la maladie de Crohn après traitement d'attaque ;

la colite microscopique : traitement d’épisodes aigus et traitement d’entretien de colite microscopique (maladie avec

inflammation chronique du gros intestin, généralement associée à une diarrhée aqueuse chronique).

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DE PRENDRE ENTOCORT 3 mg, microgranules

gastrorésistants en gélule ?

Ne prenez jamais ENTOCORT 3 mg, microgranules gastrorésistants en gélule :

Dans les cas suivants :

infection,

certains états psychiatriques (psychose) mal traités,

certaines vaccinations (à virus vivants),

allergie à l'un des composants.

Avertissements et précautions

Adressez-vous à votre médecin ou pharmacien avant de prendre ENTOCORT 3 mg, microgranules gastrorésistants en

gélule.

Contactez votre médecin en cas de vision floue ou d’autres troubles visuels.

Mises en garde spéciales

Ce médicament doit être pris sous stricte surveillance médicale.

AVANT LE TRAITEMENT :

Prévenir votre médecin en cas de vaccination récente, en cas d'ulcère digestif, de maladies du côlon, d'intervention

chirurgicale récente au niveau de l'intestin, de diabète, d'hypertension artérielle, d'infection (notamment antécédents de

tuberculose), d'insuffisance hépatique, d'insuffisance rénale, d'ostéoporose, de myasthénie grave (maladie des muscles

avec fatigue musculaire) et de glaucome.

Prévenir votre médecin en cas de séjour dans les régions tropicales, subtropicales ou le sud de l'Europe, en raison du risque

de maladie parasitaire.

PENDANT LE TRAITEMENT :

Des effets indésirables typiques des corticoïdes généraux peuvent apparaitre lors de la prescription à fortes doses et lors

d’un traitement prolongé (pression élevée à l’intérieur de l’œil (glaucome), modification de la fonction des glandes

surrénales.

Les corticoïdes oraux ou injectables peuvent favoriser l'apparition de tendinopathie, voire de rupture tendineuse

(exceptionnelle). Prévenir votre médecin en cas d'apparition de douleur tendineuse.

Eviter le contact avec les sujets atteints de varicelle ou de rougeole. Ceci est particulièrement important surtout si vous

n’avez pas eu cette maladie.

Il est important de prévenir votre médecin en cas d’apparition de symptômes infectieux (ex : fièvre).

En cas de traitement prolongé, ne jamais arrêter brutalement le traitement mais suivre les recommandations de votre

médecin pour la diminution des doses.

Sous traitement et au cours de l'année suivant l'arrêt du traitement, prévenir le médecin de la prise de corticoïde, en cas

d'intervention chirurgicale ou de situation de stress (fièvre, maladie).

Lors de l’arrêt du traitement, vous pouvez ressentir des douleurs musculaires ou articulaires, de la fatigue, des maux de tête,

des nausées ou des vomissements.

Lors du remplacement d’un traitement par corticoïdes généraux par du budésonide, il est possible que des symptômes

d’allergie (ex : rhinite ou eczéma) réapparaissent.

La prise de ce médicament en association avec le sultopride (un médicament agissant sur le système nerveux central) ou

avec un vaccin vivant atténué est à éviter (voir Prise ou utilisation d'autres médicaments).

En raison de la présence de saccharose, ce médicament ne doit pas être utilisé en cas d'intolérance au fructose, de

syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou de déficit en sucrase-isomaltase (maladies métaboliques rares).

Si vous souffrez ou si vous avez déjà souffert de troubles hépatiques, vous devez faire l’objet d’une surveillance particulière

par votre médecin.

Un traitement concomitant par le kétoconazole (traitement agissant sur les mycoses) ou autres médicaments qui inhibent le

CYP 3A4 doit être évité.

La consommation de jus de pamplemousse doit être évitée.

Précautions d'emploi

Si vous êtes traités sur une longue période, votre médecin pourra vous conseiller de suivre un régime, en particulier pauvre

en sel, pauvre en sucres rapides et riche en protéines. Ce traitement peut entrainer une rétention d’eau et de sel dans votre

organisme et augmenter la tension artérielle. Votre médecin pourra vous prescrire un traitement complémentaire en

potassium si nécessaire, ainsi qu’en vitamine D et calcium.

Utilisez ce médicament AVEC PRECAUTION en cas:

d'anastomose intestinale (chirurgie intestinale) récente,

d'insuffisance rénale (défaillance des fonctions du rein),

d'insuffisance hépatique (défaillance des fonctions du foie),

d'ostéoporose,

de myasthénie (fatigue musculaire),

d’hypertension artérielle,

de diabète sucré,

d’ulcère digestif,

de pression élevée à l’intérieur de l’œil (glaucome) ou de cataracte.

En cas de doute ne pas hésiter à demander l'avis de votre médecin ou de votre pharmacien.

Enfants

Il est recommandé de surveiller régulièrement la croissance des enfants recevant un traitement prolongé par corticoïdes.

Autres médicaments et ENTOCORT 3 mg, microgranules gastrorésistants en gélule

Ce médicament doit être évité en association avec le sultopride (un médicament agissant sur le système nerveux central) ou

l'aspirine ou avec un vaccin vivant atténué (voir Mises en garde spéciales).

Si pendant votre traitement avec ce médicament, vous devez vous faire vacciner, signalez-le à votre médecin car certains

vaccins sont à éviter.

Si vous prenez des antivitamines K (souvent appelés anticoagulants), des médicaments modifiant le taux de potassium dans

le sang, des anticonvulsivants (antiépileptiques), des digitaliques (stimulants cardiaques), de l’isoniazide (médicament

utilisé pour le traitement de la tuberculose), de la rifampicine (antibiotique), des médicaments entrainant des troubles du

rythme cardiaque appelés torsades de pointes, certains antiacides (substances neutralisants les acides gastriques),

consultez votre médecin.

Les tests de diagnostic sur l’activité des glandes hypophysaires (test à l’ACTH) peuvent révéler des valeurs basses erronées

à cause de la suppression de la fonction des glandes surrénales.

Informez votre médecin ou pharmacien si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre tout autre médicament,

même s'il s'agit d'un médicament obtenu sans ordonnance.

Certains médicaments peuvent augmenter les effets de ENTOCORT et il est possible que votre médecin souhaite vous

surveiller attentivement si vous prenez ces médicaments (y compris certains médicaments pour traiter l’infection à VIH :

ritonavir, cobicistat.).

ENTOCORT 3 mg, microgranules gastrorésistants en gélule avec des aliments et des boissons

Sans objet.

Grossesse et allaitement

Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse, demandez conseil à

votre médecin ou pharmacien avant de prendre ce médicament.

Sportifs

Cette spécialité contient un principe actif pouvant induire une réaction positive des tests pratiqués lors des contrôles

antidopages.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

Sans objet.

ENTOCORT 3 mg, microgranules gastrorésistants en gélule contient du saccharose.

3. COMMENT PRENDRE ENTOCORT 3 mg, microgranules gastrorésistants en gélule ?

Réservé à l'adulte.

Les gélules doivent être avalées avec un verre d'eau. Elles ne doivent être ni croquées, ni mâchées.

Dans tous les cas, l'arrêt du traitement doit se faire progressivement, en diminuant les doses.

Traitement d'attaque de la maladie de Crohn

La dose recommandée est de 3 gélules par jour en une seule prise le matin.

La durée du traitement est généralement de 8 semaines.

La réponse thérapeutique optimale est généralement atteinte en 2 à 4 semaines.

Traitement d'entretien et prolongation de la rémission de la maladie de Crohn

La dose recommandée est de 2 gélules en une seule prise le matin. Au besoin, le traitement peut être poursuivi pour une

durée maximale de 9 mois.

Si vous avez l'impression que l'effet de ENTOCORT 3 mg, microgranules gastrorésistants en gélule est trop fort ou trop

faible, consultez votre médecin ou votre pharmacien.

Traitement de la colite microscopique

Pour le traitement des épisodes aigus : La dose recommandée est de 3 gélules par jour en une seule prise le matin, pendant

8 semaines.

Pour le traitement d’entretien : La dose recommandée est de 2 gélules par jour en une seule prise le matin. Une réduction de

la dose à 1 gélule en une seule prise le matin peut être initiée chez les patients ne présentant pas de symptômes de colite

microscopique.

Le traitement d’entretien doit être uniquement démarré dans le cas où les symptômes réapparaissent après arrêt du

traitement initial.

La durée du traitement ne peut excéder 6 mois.

L'arrêt du traitement doit se faire progressivement en diminuant les doses.

Si vous avez pris plus de ENTOCORT 3 mg, microgranules gastrorésistants en gélule que vous n’auriez dû

Consultez immédiatement votre médecin ou votre pharmacien.

Si vous oubliez de prendre ENTOCORT 3 mg, microgranules gastrorésistants en gélule

Ne prenez pas de dose double pour compenser la dose que vous avez oublié de prendre.

Si vous arrêtez de prendre ENTOCORT 3 mg, microgranules gastrorésistants en gélule

L'arrêt du traitement doit se faire progressivement en diminuant les doses.

Si vous avez d’autres questions sur l’utilisation de ce médicament, demandez plus d’informations à votre médecin ou à votre

pharmacien.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas

systématiquement chez tout le monde.

Ce médicament, indispensable, est le plus souvent bien toléré lorsque l'on suit les recommandations et notamment le régime

(voir rubrique Précautions d'emploi).

Il peut néanmoins entraîner, selon la dose et la durée du traitement, des effets plus ou moins gênants.

Effets indésirables fréquents (entre 1 cas sur 10 et 1 cas sur 100 patients) :

palpitations cardiaques,

effet de type cushingoïde, gonflement et rougeur du visage, prise de poids,

troubles digestifs (dyspepsie),

modification de certains paramètres biologiques (sel, sucre, potassium), pouvant nécessiter un régime ou un traitement

complémentaire,

faiblesse des muscles (crampes),

excitation, troubles du sommeil, changements de l'humeur et dépression,

troubles des règles,

réactions au niveau de la peau (rougeurs de la peau, démangeaisons).

Effets indésirables peu fréquents (entre 1 cas sur 100 et 1 cas sur 1000 patients) :

tremblements,

mouvements involontaires ou extrême agitation pouvant être accompagnée de spasmes ou de contractions musculaires,

anxiété.

Effets indésirables rares (moins d’1 cas sur 1 000 patients) :

agression,

vision floue,

certaines formes de glaucome (augmentation de la pression à l'intérieur de l'œil) et de cataracte (opacification du cristallin)

décoloration de la peau provoquée par des saignements sous la peau.

Effets indésirables très rares (moins d’1 cas sur 10 000 patients) :

retard de croissance,

réactions allergiques graves ; elles peuvent se manifester par un gonflement du visage, des lèvres, de la langue et/ou de la

gorge avec difficultés à avaler et respirer, une démangeaison sévère de la peau (avec des cloques). Si vous ressentez

ces signes, vous devez arrêter de prendre ENTOCORT 3 mg, microgranules gastrorésistants en gélule et consulter

immédiatement un médecin.

Ce médicament contient un corticoïde, vous pourrez donc subir les effets indésirables typiques des corticoïdes tels que :

apparition de bleus,

élévation de la tension artérielle,

fragilité osseuse,

quelques cas de ruptures tendineuses ont été décrits de manière exceptionnelle, en particulier en co-prescription avec les

fluoroquinolones,

risque d'insuffisance de sécrétion de la glande surrénale,

ulcères.

La plupart des effets indésirables mentionnés dans cette liste peuvent aussi survenir au cours d’autres traitements contenant

des glucocorticoïdes.

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à <votre médecin> <ou> <,> <votre pharmacien> <ou à votre

infirmier/ère>. Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez

également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité

du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet:

www.ansm.sante.fr

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d’informations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER ENTOCORT 3 mg, microgranules gastrorésistants en gélule ?

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

N’utilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur le flacon.

Les gélules doivent être conservées dans le flacon.

Bien renfermer le flacon après usage.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-l’égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien d’éliminer les

médicaments que vous n’utilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger l’environnement.

6. CONTENU DE L’EMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS

Ce que contient ENTOCORT 3 mg, microgranules gastrorésistants en gélule

La substance active est :

Budésonide micronisé......................................................................................................... 3,00 mg

Pour une gélule.

Les autres composants sont :

Ethylcellulose*, acétylcitrate de tributyle, copolymère d'acide méthacrylique et d'acrylate d'éthyle (dispersion à 30 %) (EUDRAGIT L30D), citrate de

triéthyle, siméthicone (ANTIFOAM M), polysorbate 80, talc, microgranules neutres (saccharose, amidon de maïs).

*sous forme de dispersion aqueuse à 30%.

Enveloppe de la gélule : oxyde de fer noir, oxyde de fer rouge, dioxyde de titane, gélatine.

Qu’est-ce que ENTOCORT 3 mg, microgranules gastrorésistants en gélule et contenu de l’emballage extérieur

Ce médicament se présente sous forme de gélule.

Boîte de 30, 45, 60, 90 et 100 gélules.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

Titulaire de l’autorisation de mise sur le marché

Tillotts Pharma GmbH

WARMBACHER STRASSE 80

79618 RHEINFELDEN BADEN

ALLEMAGNE

Exploitant de l’autorisation de mise sur le marché

Tillotts Pharma France S.A.S.

BATIMENT 1, 40/48 RUE CAMBON

75001 PARIS

Fabricant

ASTRAZENECA AB

GÄRTUNAVÄGEN

S-151 85 SÖDERTÄLJE

SUÈDE

ENTRÉE VISITEURS : FORSKARGATAN 18, SÖDERTÄLJE

RECIPHARM MONTS

18 RUE DE MONTBAZON

37260 MONTS

RECIPHARM FONTAINE SAS

RUE DES PRES POTETS

FR-21121 FONTAINE-LES-DIJON

FRANCE

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen

Sans objet.

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

< {MM/AAAA}>< {mois AAAA}.>

Autres

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de l’ANSM (France).

RÉSUMÉ DES CARACTÉRISTIQUES DU PRODUIT

ANSM - Mis à jour le : 02/10/2018

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT

ENTOCORT 3 mg, microgranules gastrorésistants en gélule

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

Budésonide micronisé........................................................................................................ 3,00 mg

Pour une gélule

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE

Microgranules gastrorésistants en gélule.

4. DONNEES CLINIQUES

4.1. Indications thérapeutiques

Traitement d'attaque de la maladie de Crohn d'intensité légère à modérée affectant l'iléon et / ou le côlon ascendant.

Traitement d'entretien de la maladie de Crohn (durée maximale de 9 mois): en l'attente d'efficacité d'un traitement

immunosuppresseur, substitution de la prednisolone chez les patients cortico-dépendants à des doses inférieures ou

égales à 30 mg/j de prednisolone ou équivalent.

Prolongation de la rémission de la maladie de Crohn après traitement d'attaque.

Induction de la rémission chez les patients atteints de colite microscopique active.

Maintien de la rémission chez les patients atteints de colite microscopique

4.2. Posologie et mode d'administration

Réservé à l'adulte

Posologie

Dans tous les cas, l'arrêt du traitement doit se faire progressivement en diminuant les doses.

Traitement d'attaque de la maladie de Crohn :

La dose recommandée est de 3 gélules (soit 9 mg de budésonide), en une seule prise le matin, pendant 8 semaines.

La réponse thérapeutique optimale est généralement atteinte en 2 à 4 semaines.

Traitement d'entretien de la maladie de Crohn chez les patients cortico-dépendants :

La dose recommandée est de 2 gélules (soit 6 mg de budésonide), en une seule prise le matin. Au besoin, le traitement peut

être poursuivi pour une durée maximale de 9 mois, avec réduction progressive de la posologie.

Prolongation de la rémission de la maladie de Crohn après traitement d'attaque :

La dose recommandée est de 2 gélules (soit 6 mg de budésonide), en une seule prise le matin.

Au besoin, le traitement peut être poursuivi pour une durée maximale de 9 mois, avec réduction progressive de la posologie.

Induction de la rémission chez les patients atteints de colite microscopique active :

La dose recommandée est de 3 gélules (soit 9 mg de budésonide), en une seule prise le matin pendant 8 semaines.

Maintien de la rémission chez les patients atteints de colite microscopique :

Le traitement de maintien de la rémission doit être réservé aux patients ayant déjà eu une récidive après arrêt du traitement

d’induction.

La dose recommandée est de 2 gélules par jour (soit 6 mg de budésonide), en une seule prise le matin. Une réduction de la

dose à 1 gélule (soit 3 mg de budésonide) en une seule prise le matin peut être initiée chez les patients stables et

asymptomatiques.

La durée de traitement ne peut excéder 6 mois.

L'arrêt du traitement doit se faire progressivement en diminuant les doses.

Mode d’administration

Les gélules doivent être avalées avec un verre d'eau. Elles ne doivent être ni croquées, ni mâchées.

4.3. Contre-indications

Ce médicament est généralement contre-indiqué dans les situations suivantes (il n'existe toutefois aucune contre-indication

absolue pour une corticothérapie d'indication vitale) :

Hypersensibilité à la (aux) substance(s) active(s) ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1,

Tout état infectieux,

Certaines viroses en évolution (herpès, varicelle, zona),

Etats psychotiques non encore contrôlés par un traitement,

Vaccins vivants.

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Mises en garde spéciales

Bien que le passage systémique du budésonide soit faible, il convient de suivre les recommandations générales des

corticoïdes. Les effets indésirables typiques des corticoïdes systémiques peuvent se produire. Les effets systémiques

potentiels comprennent le glaucome.

Lorsque les gélules de budésonide sont utilisés de façon chronique et à doses excessives, les effets systémiques des

corticoïdes tels qu’un hypercorticisme et une insuffisance surrénalienne peuvent survenir.

Les corticoïdes peuvent réduire la réponse de l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (HHS) au stress. Dans des

situations où les patients sont soumis à une intervention chirurgicale ou à d'autres situations de stress, un traitement

systémique par corticoïdes est parfois nécessaire.

Certains patients présentent une gêne non-spécifique pendant la phase de sevrage, avec par exemple des douleurs

musculaires ou articulaires. Une insuffisance cortico-surrénalienne doit être suspectée si, dans de rares cas, des symptômes

tels que fatigue, céphalées, nausées et vomissements apparaissent.

Lorsque les patients passent d'une corticothérapie systémique avec effet systémique supérieur à un traitement par

budésonide en gélule, ils peuvent présenter une freination de l’activité corticosurrénale.

Le remplacement d'un traitement par corticoïdes ayant un effet systémique important par du budésonide, peut parfois

démasquer des allergies, qui étaient auparavant contrôlées par le médicament systémique par exemple, rhinite ou eczéma.

En cas d'ulcère gastro-duodénal, la corticothérapie n'est pas contre-indiquée si un traitement anti-ulcéreux est associé.

En cas d'antécédent ulcéreux, la corticothérapie peut être prescrite, avec une surveillance clinique et au besoin après

fibroscopie.

La corticothérapie peut favoriser la survenue de diverses complications infectieuses dues notamment à des bactéries, des

levures et des parasites. La survenue d'une anguillulose maligne est un risque important. Tous les sujets venant d'une zone

d'endémie (régions tropicale, subtropicale, sud de l'Europe) doivent avoir un examen parasitologique des selles et un

traitement éradicateur systématique avant la corticothérapie.

Les signes évolutifs d'une infection peuvent être masqués par la corticothérapie.

Il importe, avant la mise en route du traitement, d'écarter toute possibilité de foyer viscéral, notamment tuberculeux, et de

surveiller, en cours de traitement l'apparition de pathologies infectieuses.

En cas de tuberculose ancienne, un traitement prophylactique anti-tuberculeux est nécessaire, s'il existe des séquelles

radiologiques importantes et si l'on ne peut s'assurer qu'un traitement bien conduit de 6 mois par la rifampicine a été donné.

L'emploi des corticoïdes nécessite une surveillance particulièrement adaptée, notamment chez les sujets âgés et en cas de

colites ulcéreuses (risque de perforation), anastomoses intestinales récentes, insuffisance rénale, insuffisance hépatique,

ostéoporose, myasthénie grave.

Une altération de la fonction hépatique affecte l'élimination des corticoïdes, provoquant une diminution du taux d'élimination

et une augmentation de l'exposition systémique. Des effets indésirables systémiques peuvent survenir.

Ce médicament est déconseillé en association avec le sultopride ou un vaccin vivant atténué (voir rubrique 4.5).

En raison de la présence de saccharose, ce médicament est contre-indiqué en cas d'intolérance au fructose, de syndrome

de malabsorption du glucose et du galactose ou de déficit en sucrase-isomaltase.

L’administration concomitante d’inhibiteurs du CYP3A4, y compris de produits contenant du cobicistat, augmente le risque

d’effets secondaires systémiques.

L’association doit être évitée, sauf si les bénéfices sont supérieurs au risque accru d’effets secondaires systémiques des

corticostéroïdes, dans ce cas, les patients doivent être surveillés en vue de détecter les éventuels effets secondaires

systémiques des corticostéroïdes.

Après ingestion massive de jus de pamplemousse (qui inhibe l'activité du CYP3A4 principalement au niveau de la

muqueuse intestinale), l'exposition systémique au budésonide par voie orale est augmentée d’environ deux fois. Comme

avec d'autres médicaments principalement métabolisés par le CYP3A4, La consommation régulière de pamplemousse ou

de son jus doit être évitée lors de la prise concomitante de budésonide (les autres jus comme le jus d'orange ou le jus de

pomme ne sont pas inhibiteurs du CYP3A4). (Voir la section 4.5).

Influence sur la croissance :

Il est recommandé de surveiller régulièrement la croissance des enfants recevant un traitement prolongé par corticoïdes. Si

la croissance est ralentie, le traitement doit être réévalué. Les bénéfices du traitement par corticoïdes et le risque possible

d’arrêt de la croissance doivent être soigneusement évalués. Des études à long terme n'ont pas été réalisées chez les

enfants traités avec ENTOCORT 3 mg, microgranules gastrorésistants en gélule.

Troubles visuels

Des troubles visuels peuvent apparaître lors d’une corticothérapie par voie systémique ou locale. En cas de vision floue ou

d’apparition de tout autre symptôme visuel apparaissant au cours d’une corticothérapie, un examen ophtalmologique est

requis à la recherche notamment d’une cataracte, d’un glaucome, ou d‘une lésion plus rare telle qu’une choriorétinopathie

séreuse centrale, décrits avec l’administration de corticostéroïdes par voie systémique ou locale.

Précautions d'emploi

Une attention particulière est requise chez les patients présentant des infections, de l'hypertension artérielle, du diabète

sucré, de l'ostéoporose, un ulcère peptique, un glaucome ou une cataracte, ou ayant des antécédents familiaux de diabète

ou de glaucome, ou dans toute autre situation où les corticoïdes peuvent avoir des effets indésirables.

En cas de traitement par corticoïdes au long cours

Un régime pauvre en sucres d'absorption rapide et hyperprotidique doit être associé, en raison de l'effet hyperglycémiant et

du catabolisme protidique avec négativation du bilan azoté.

Une rétention hydrosodée est habituelle, responsable en partie d'une élévation éventuelle de la pression artérielle. L'apport

sodé sera réduit pour des posologies quotidiennes supérieures à 15 ou 20 mg d'équivalent prednisone et modéré dans les

traitements au long cours à doses faibles.

La supplémentation potassique n'est justifiée que pour des traitements à fortes doses, prescrits pendant une longue durée

ou en cas de risque de troubles du rythme ou d'association à un traitement hypokaliémiant.

Le patient doit avoir systématiquement un apport en calcium et vitamine D.

Lorsque la corticothérapie est indispensable, le diabète et l'hypertension artérielle ne sont pas des contre-indications mais le

traitement peut entraîner leur déséquilibre. Il convient de réévaluer leur prise en charge.

La varicelle et la rougeole peuvent avoir une évolution plus grave chez les patients sous corticoïdes par voie orale. Pour les

patients qui n'ont pas contracté ces maladies, des précautions particulières doivent être prises pour éviter l'exposition.

Les corticoïdes oraux ou injectables peuvent favoriser l'apparition de tendinopathie, voire de rupture tendineuse

(exceptionnelle). Ce risque est augmenté lors de la co-prescription avec des fluoroquinolones et chez les patients dialysés

avec hyperparathyroïdisme secondaire ou ayant subi une transplantation rénale.

Sportifs : l'attention est attirée chez les sportifs, cette spécialité contenant un principe actif pouvant induire une réaction

positive des tests pratiqués lors des contrôles antidopages.

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

Aux doses recommandées, l'oméprazole ne modifie pas la pharmacocinétique du budésonide par voie orale, alors que la

cimétidine a un effet léger mais qui est non significatif sur le plan clinique.

Des concentrations plasmatiques élevées et des effets plus marqués des corticoïdes ont été observés chez les femmes

recevant ou traitées également avec des œstrogènes ou des contraceptifs oraux, mais de tels effets n'ont pas été observés

lors de l’administration concomitante de budésonide et de contraceptifs oraux à faibles doses.

Médicaments hypokalémiants

L'hypokaliémie est un facteur favorisant l'apparition de troubles du rythme cardiaque (torsades de pointes, notamment) et

augmentant la toxicité de certains médicaments, par exemple la digoxine. De ce fait, les médicaments qui peuvent entraîner

une hypokaliémie sont impliqués dans un grand nombre d'interactions. Il s'agit des diurétiques hypokaliémiants, seuls ou

associés, des laxatifs stimulants, des glucocorticoïdes, du tétracosactide et de l'amphotéricine B (voie IV).

Associations déconseillées

(Voir rubrique 4.4)

+ Acide acétylsalicylique

Majoration du risque hémorragique.

Association déconseillée avec : des doses anti-inflammatoires d'acide acétylsalicylique (≥ 1 g par prise et/ou ≥ 3 g par jour).

+ Sultopride

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

+ Vaccins vivants atténués

Glucocorticoïdes (voies générale et rectale). Risque de maladie vaccinale généralisée, potentiellement mortelle.

Associations faisant l'objet de précautions d’emploi

+ Antivitamine K

Glucocorticoïdes (voies générale et rectale). Impact éventuel de la corticothérapie sur le métabolisme de l'anticoagulant oral

et sur celui des facteurs de la coagulation.

Risque hémorragique propre à la corticothérapie (muqueuse digestive, fragilité vasculaire) à fortes doses ou en traitement

prolongé supérieur à 10 jours.

Lorsque l'association est justifiée, renforcer la surveillance: contrôle biologique au 8

ème

jour, puis tous les 15 jours pendant

la corticothérapie et après son arrêt.

+ Autres médicaments hypokaliémiants (diurétiques hypokaliémiants seuls ou associés, laxatifs stimulants,

amphotéricine B IV, tétracosactide)

Risque majoré d'hypokaliémie. Surveillance de la kaliémie avec, si besoin, correction.

+ Anticonvulsivants inducteurs enzymatiques : carbamazépine, fosphénytoïne, phénobarbital, phénytoïne,

primidone

Diminution des concentrations plasmatiques et de l'efficacité des corticoïdes par augmentation de leur métabolisme

hépatique par l'inducteur: les conséquences sont particulièrement importantes chez les addisoniens traités par

l'hydrocortisone et en cas de transplantation.

Surveillance clinique et biologique; adaptation de la posologie des corticoïdes pendant le traitement par l'inducteur et après

son arrêt.

+ Digitaliques

Hypokaliémie favorisant les effets toxiques des digitaliques. Corriger auparavant toute hypokaliémie et réaliser une

surveillance clinique, électrolytique et électrocardiographique.

+ Isoniazide

Décrit pour la prednisolone : diminution des concentrations plasmatiques de l'isoniazide. Mécanisme invoqué :

augmentation du métabolisme hépatique de l'isoniazide et diminution de celui des glucocorticoïdes. Surveillance clinique et

biologique.

+ Médicaments donnant des torsades de pointes sauf sultopride (voir associations déconseillées) : antiarythmiques

de classe Ia (quinidine, hydroquinidine, disopyramide) et antiarythmiques de classe III (amiodarone, sotalol,

dofétilide, ibutilide), certains neuroleptiques (thioridazine, chlorpromazine, lévomépromazine, cyamémazine,

sulpiride, amisulpride, tiapride, pimozide, halopéridol, dropéridol, véralipride), bépridil, cisapride, diphémanil,

érythromycine IV, halofantrine, luméfantrine méthadone, mizolastine, moxifloxacine, pentamidine, spiramycine IV,

vincamine IV.

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment des torsades de pointes.

Corriger auparavant toute hypokaliémie avant d'administrer le produit et réaliser une surveillance clinique, électrolytique et

électrocardiographique.

+ Rifampicine

Diminution des concentrations plasmatiques et de l'efficacité des corticoïdes par augmentation de leur métabolisme

hépatique par la rifampicine : les conséquences sont particulièrement importantes chez les addisoniens traités par

l'hydrocortisone et en cas de transplantation.

Surveillance clinique et biologique ; adaptation de la posologie des corticoïdes pendant le traitement par la rifampicine et

après son arrêt.

+ Topiques gastro-intestinaux, antiacides et charbon (décrit pour la prednisolone, la dexaméthasone)

Diminution de l'absorption digestive des glucocorticoïdes.

Prendre les topiques gastro-intestinaux et antiacides à distance des glucocorticoïdes (plus de 2 heures si possible).

Associations à prendre en compte

+ Acide acétylsalicylique

Majoration du risque hémorragique.

Association déconseillée avec: des doses antalgiques ou antipyrétiques (≥ 500 mg par prise et/ou < 3 g par jour).

+ Anti-inflammatoires non stéroïdiens

Augmentation du risque d'ulcération et d'hémorragie gastro-intestinale.

+ Fluoroquinolones

Possible majoration du risque de tendinopathie, voire de rupture tendineuse (exceptionnelle), particulièrement chez les

patients recevant une corticothérapie prolongée.

+ Itraconazole, Kétoconazole, Ritonavir

Le métabolisme du budésonide est principalement médié par le CYP3A4. Les inhibiteurs de cette enzyme, par exemple, le

kétoconazole, l'itraconazole et les antiprotéases peuvent donc augmenter de manière conséquente les concentrations

plasmatiques du budésonide par diminution de son métabolisme hépatique par l'inhibiteur enzymatique, avec risque

d'apparition d'un syndrome cushingoïde (voir la section 4.4.).

En l’absence de données permettant une recommandation de dose, l'association doit être évitée. Si cela n'est pas possible,

la période entre les traitements doit être aussi longue que possible et une réduction de la dose de budésonide peut

également être envisagée. Il est peu probable que le budésonide inhibe d'autres médicaments métabolisés par le CYP3A4,

car il a une faible affinité pour cette enzyme.

Dans la mesure où la fonction surrénalienne peut être inhibée, le test de stimulation à l’ACTH destiné à diagnostiquer une

insuffisance hypophysaire peut montrer de faux résultats (valeurs basses).

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse

Chez les animaux gravides, l'administration de budésonide, comme d'autres corticoïdes, est associée à des anomalies du

développement fœtal. La pertinence de ces résultats n'a pas été établie chez l’homme.

Dans l'espèce humaine, les études épidémiologiques n'ont décelé aucun risque malformatif lié à la prise de corticoïdes per

os lors du premier trimestre.

Lors de maladies chroniques nécessitant un traitement tout au long de la grossesse, un léger retard de croissance intra-

utérin est possible. Une insuffisance surrénale néonatale a été exceptionnellement observée après corticothérapie à doses

élevées. Il semble justifié d'observer une période de surveillance clinique (poids, diurèse) et biologique (glycémie) du

nouveau-né.

Comme pour d'autres médicaments l'administration de budésonide pendant la grossesse nécessite que les avantages pour

la mère soient évalués par rapport aux risques pour le fœtus.

Allaitement

Le budésonide est excrété dans le lait maternel.

Le traitement d'entretien par budésonide inhalé (200 ou 400 microgrammes deux fois par jour) chez les femmes allaitantes

asthmatiques entraine une exposition systémique au budésonide négligeable chez les nourrissons allaités.

Dans une étude de pharmacocinétique, la dose journalière estimée chez l’enfant était de 0,3% de la dose maternelle

quotidienne pour les deux niveaux de doses, et la concentration plasmatique moyenne chez les nourrissons a été estimée à

1/600e des concentrations observées dans le plasma maternel, en supposant une biodisponibilité orale totale, chez l’enfant.

Les concentrations plasmatiques du budésonide chez le nourrisson relevées dans les échantillons étaient toutes inférieures

à la limite de détection.

Sur la base des données du budésonide inhalé et considérant que le budésonide présente des propriétés

pharmacocinétiques linéaires dans les intervalles de dosage thérapeutique après administration par inhalation, voie orale ou

rectale, à doses thérapeutiques, l'exposition de l'enfant allaité est estimée comme étant faible. Ces données supportent

l’utilisation continue du budésonide par administration orale ou rectale, au cours de l’allaitement.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Le budésonide n’a pas d’effet sur la conduite de véhicules ou l’utilisation de machines.

4.8. Effets indésirables

Les effets indésirables décrits avec Entocort depuis sa mise sur le marché sont les suivants :

Tableau des effets indésirables

La convention suivante est utilisée pour la classification de la fréquence : très fréquent ≥ 1/10 ; fréquent ≥ 1/100 < 1/10 ; peu

fréquent ≥ 1/1000 <1/100 ; rare ≥ 1/10000 < 1/1000 ; très rare < 1/10000 ; indéterminée (ne peut pas être estimé à partir des

données disponibles).

Les effets indésirables par fréquence et par classe de système d'organes (SOC)

CLASSE DE SYSTEME ORGANE

FREQUENCE

EFFET INDESIRABLE

Affections cardiaques

Fréquent

Palpitations

Affections endocriniennes

Fréquent

Effet de type cushing

Très rare

Retard de croissance

Affections oculaires

Fréquent

Vision floue

Rare

Vision floue (voir rubrique 4.4)

Cataracte, y compris cataracte

sous-capsulaire

Peu fréquent

Glaucome

Affections gastro-intestinales

Fréquent

Dyspepsie

Affections du système immunitaire

Très rare

Réactions anaphylactiques

Troubles du métabolisme et de la

nutrition

Fréquent

Hypokaliémie

Affections musculosquelettiques et

systémiques

Fréquent

Crampes musculaires

Affections du système nerveux

Peu fréquent

Tremblements,

hyperactivité

psychomotrice

Affections psychiatriques

Fréquent

Troubles

comportement

tels

nervosité,

insomnie,

changements

l'humeur

dépression

Peu fréquent

Anxiété

Rare

Agression

Affections des organes de

reproduction et du sein

Fréquent

Troubles menstruels

Affections de la peau et du tissu

sous-cutané

Fréquent

Réactions

cutanées

(urticaire,

exanthème)

Peu fréquent

Ecchymoses

La plupart des effets indésirables mentionnés dans ce Résumé des Caractéristiques du Produit peuvent aussi survenir au

cours d’autres traitements contenant des glucocorticoïdes.

Description d’effets indésirables particuliers

Au cours des essais cliniques, la fréquence des effets indésirables cliniques de type corticoïde observés a été deux fois

moindre avec ENTOCORT comparativement au traitement par prednisolone à doses équipotentes.

Les effets secondaires typiques des corticoïdes systémiques (par exemple effet de type cushingoïde et retard de croissance)

peuvent survenir. Ces effets indésirables sont dépendants de la dose, de la durée du traitement, des prises concomitantes et

précédentes de corticoïdes et de la sensibilité individuelle. Cependant ces effets sont surtout à craindre à doses importantes

ou lors d'un traitement prolongé sur plusieurs mois:

Désordres hydro-électrolytiques :

Hypokaliémie, alcalose métabolique, rétention hydrosodée, hypertension artérielle, insuffisance cardiaque congestive.

Troubles endocriniens et métaboliques :

Syndrome de Cushing iatrogène, inertie de la sécrétion d'ACTH, atrophie corticosurrénalienne parfois définitive, diminution

de la tolérance au glucose, révélation d'un diabète latent, arrêt ou retard de la croissance chez l'enfant, irrégularités

menstruelles.

Troubles musculosquelettiques :

Atrophie musculaire précédée par une faiblesse musculaire (augmentation du catabolisme protidique), ostéoporose,

fractures pathologiques en particulier tassements vertébraux, ostéonécrose aseptique des têtes fémorales.

Quelques cas de ruptures tendineuses ont été décrits de manière exceptionnelle, en particulier en co-prescription avec les

fluoroquinolones.

Troubles disgestifs :

Ulcères gastroduodénaux, ulcération du grêle, perforations et hémorragie digestives, des pancréatites aiguës ont été

signalées.

Troubles cutanés :

Acné, purpura, ecchymose, hypertrichose, retard de cicatrisation.

Troubles neuropsychiques :

Euphorie, insomnie, excitation, accès d'allure maniaque, états confusionnels ou confuso-oniriques convulsions (rarement,

par voie générale ou intrathécale) ; état dépressif à l'arrêt du traitement.

Troubles oculaires :

Certaines formes de glaucome et de cataracte.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une

surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable

suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé

(ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.ansm.sante.fr.

4.9. Surdosage

Les cas de toxicité aiguë ou de décès suite à un surdosage par corticoïdes sont rares. Ainsi, un surdosage aigu par gélule

d’ENTOCORT, même à des doses excessives, ne devrait pas avoir d’impact clinique. En cas de surdosage aigu, aucun

antidote spécifique n'est disponible.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

5.1. Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique : corticoide à usage local, code ATC : A07EA06

Le budésonide est un glucocorticostéroïde exerçant une action anti-inflammatoire.

Les gélules d'ENTOCORT sont remplies de granules gastrorésistants destinés à la voie orale. Ces granules sont

pratiquement insolubles dans le milieu gastrique et libèrent de façon prolongée le budésonide au niveau de l'iléon et du

côlon ascendant.

L'efficacité et la tolérance d'Entocort ont été évaluées dans une étude randomisée, double aveugle, multicentrique, dans le

traitement d'attaque de la poussée de la maladie de Crohn d'intensité légère à modérée affectant l'iléon et/ou le côlon

ascendant chez l'enfant à partir de 8 ans et pesant plus de 25 kg. Sur un effectif initialement prévu de 120 patients,

seulement 48 enfants ont été inclus pour recevoir soit le budésonide à la posologie de 9 mg/j pendant 8 semaines, suivie de

6 mg/j pendant 4 semaines (n = 22), soit la prednisolone à la posologie de 1 mg/kg/j pendant 4 semaines suivie d'une

diminution progressive de la posologie sur 8 semaines (n = 26).

Le critère principal était le taux de rémission à 8 semaines. Une rémission a été observée chez 55 % des patients du groupe

traité par budésonide versus 71 % des patients dans le groupe traité par prednisolone, cette différence n'étant pas

statistiquement significative (p = 0,25). Les critères secondaires comportaient l'évaluation de la tolérance en particulier sur

l'axe hypothalamo-hypophysaire (cortisol plasmatique, test à l'ACTH, effets secondaires cortico-induits). Les résultats étaient

en faveur du budésonide sur ces critères. Cependant, le schéma de l'étude (12 semaines) ne permettait pas d'évaluer la

tolérance osseuse chez l'enfant.

Population pédiatrique

L’étude D9422C00001 était une étude en ouvert, non contrôlée visant à évaluer ENTOCORT chez 108 patients pédiatriques

(enfants et adolescents âgés de 5 à 17 ans) atteints d’une maladie de Crohn légère à modérée au niveau de l'iléon et/ou du

côlon ascendant. La durée médiane d’exposition au traitement ENTOCORT est de 58 jours (intervalle : 5 jours à 90 jours).

Les patients ont reçu une dose d’ENTOCORT par voir orale 1 fois par jour en fonction de la masse corporelle. Les patients

dont le poids corporel était ≤ 25kg ont reçu 6 mg 1 fois par jour pendant 8 semaines ; les patients dont le poids corporel était

> 25 kg ont reçu 9 mg une fois par jour pendant 8 semaines. Pendant les 8 semaines de traitement il y a eu une diminution

du score moyen CDAI (± écart type) de 19,1 (± 10,1) à 9,1 (± 8,5), ce qui indique une amélioration de la maladie ; avec une

amélioration du score moyen IMPACT 3 (± écart type) de 132,1 (± 18,8) à 140,9 (± 16,9). Des effets indésirables ont été

observés à des fréquences et des gravités similaires à celles observées chez l’adulte, et étaient principalement liées à la

maladie de Crohn, la puberté et les possibles effets secondaires des glucocorticoïdes.

L’étude D9422C00002 était une étude en ouvert, non comparative visant à évaluer ENTOCORT 6 mg 1 fois par jour en

traitement d’entretien chez 50 patients pédiatriques (enfants et adolescents âgés de 5 à 17 ans) avec un diagnostic de

maladie de Crohn légère à modérée de l'iléon et / ou du côlon ascendant et qui étaient en rémission clinique (CDAI ≤ 10). Le

traitement consistait en une phase de 12 semaines de traitement d’entretien à 6 mg 1 fois par jour, puis une phase de 2

semaine à 3 mg 1 fois par jour. La durée médiane d'exposition d’ENTOCORT était de 98,5 jours (intervalle : 11 jours à 135

jours). La plupart des patients sont restés au stade de rémission clinique, car il n'y pas eu de changements majeurs dans le

score moyen CDAI ou le score moyen IMPACT 3. La moyenne du score CDAI (± écart type) était de 4,85 (± 3,62) à l’initiation

du traitement et de 6,89 (± 8,08) après 12 semaines de traitement d'entretien avec ENTOCORT 6 mg 1 fois par jour. De la

même manière, le score moyen IMPACT 3 était 145,62 (± 12,43) et 146,98 (± 15,48), respectivement. Des effets indésirables

ont été observés à des fréquences et des gravités similaires à celles observées chez l’adulte, et étaient principalement liées

à la maladie de Crohn, la puberté et les possibles effets secondaires des glucocorticoïdes.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques

Absorption

Après administration orale de budésonide, l'absorption est rapide et semble complète. La majeure partie du budésonide est

absorbée au niveau de l'iléon et du côlon ascendant.

La biodisponibilité systémique chez les sujets sains est d'environ 9-12 %. Après une dose unique de budésonide chez les

patients atteints de maladie de Crohn active, la biodisponibilité systémique est de 12-20 % environ.

Après administration réitérée pendant 8 semaines, la biodisponibilité systémique se rapproche de celle observée chez les

sujets sains.

Distribution

Le budésonide possède un volume de distribution d'environ 3 l/kg.

La liaison aux protéines plasmatiques est de 85-90 %.

Après administration orale de 9 mg de budésonide, la C

moyenne est de 5-10 nmol/l environ, et le t

moyen de 3 à 5

heures.

Métabolisme

Le budésonide est essentiellement métabolisé au niveau hépatique (environ 90 %) sous forme de métabolites dont l'activité

glucocorticostéroïde est faible : pour les deux principaux métabolites, le 6

-hydroxybudésonide et la 16

hydroxyprednisolone, l'activité est inférieure à 1 %.

Le budésonide est principalement métabolisé par l'isoenzyme CYP3A du cytochrome P 450.

Élimination

La demi-vie d'élimination terminale du budésonide est généralement comprise entre 3 et 5 heures; le budésonide est éliminé

sous la forme de métabolites urinaires.

La clairance systémique du budésonide après administration intraveineuse est comprise entre 0,9 et 2 l/mn.

Population pédiatrique

Dans une étude comparant la pharmacocinétique d’ENTOCORT en gélule, chez 8 enfants (âgés de 9-14 ans) et 6 adultes, la prise d’Entocort 9 mg

pendant 7 jours induit une exposition systémique (ASC) qui a été 17% plus élevée chez les enfants que chez les adultes, avec une concentration

maximale (Cmax) 50% plus élevée chez les enfants que chez les adultes (ASC moyenne ± écart-type: enfants. 41,3 nmol/L ± 21,2; adultes 35,0

nmol/L ± 19,8. Cmax moyenne ± écart-type : enfants 5,99 nmol/L ± 3,45; adultes 3,97 nmol/L ± 2,11). (Étude 08-3044).

5.3. Données de sécurité préclinique

L'administration répétée par différentes voies du budésonide provoque chez le rat et le chien une atrophie des organes

lymphoides et une atteinte hépatique (stéatose chez le rat, hypertrophie et dépôt de glycogène chez le chien). Des lésions

des muqueuses intestinales sont observées chez le rat et la souris.

Dans une étude chez le singe seul l'effet pharmacologique attendu est retrouvé. Il n'y a pas d'atteinte du tractus gastro-

intestinal.

Le budésonide, comme les autres glucocorticoïdes, est tératogène chez le rat et le lapin; il n'a pas de potentiel mutagène.

Dans une 1

ère

étude de cancérogenèse conduite dans 2 espèces animales rat et souris, une augmentation de l'incidence

des gliomes cérébraux a été observée à la forte dose chez le seul rat mâle ainsi qu'une augmentation des adénomes

hépatiques.

Une 2

ème

étude menée chez le rat mâle SD et Fisher avec le budésonide et 3 autres glucocorticoïdes de référence confirme

la présence des tumeurs hépatiques dans tous les groupes traités et suggère que ces effets sont probablement liés à « l'effet

récepteur » considéré comme un effet de classe; en revanche aucune différence dans l'incidence des gliomes cérébraux

n'apparaît entre les groupes traités et contrôles.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES

6.1. Liste des excipients

Ethylcellulose*, acétylcitrate de tributyle, copolymère d'acide méthacrylique et d'acrylate d'éthyle (dispersion à 30 %)

(EUDRAGIT L30D), citrate de triéthyle, siméthicone (ANTIFOAM M), polysorbate 80, talc, microgranules neutres

(saccharose, amidon de maïs)

*sous forme de dispersion aqueuse à 30 %.

Enveloppe de la gélule : oxyde de fer noir, oxyde de fer rouge, dioxyde de titane, gélatine.

6.2. Incompatibilités

Sans objet.

6.3. Durée de conservation

3 ans

6.4. Précautions particulières de conservation

Les gélules doivent être conservées dans le flacon.

Bien refermer le flacon après usage.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur

30, 45, 60, 90 et 100 gélules en flacon en polyéthylène avec bouchon en polypropylène + 1 capsule de déshydratant (gel de

silice).

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6. Précautions particulières d’élimination et de manipulation

Pas d’exigences particulières.

7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

Tillotts Pharma GmbH

WARMBACHER STRASSE 80

79618 RHEINFELDEN BADEN

ALLEMAGNE

8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

34009 341 428 0 2 : 30 gélules en flacon (PE)

34009 341 477 1 5 : 45 gélules en flacon (PE)

34009 341 429 7 0 : 60 gélules en flacon (PE)

34009 341 478 8 3 : 90 gélules en flacon (PE)

34009 341 479 4 4 : 100 gélules en flacon (PE)

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

11. DOSIMETRIE

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES

Sans objet.

CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE

Liste I

Produits similaires

Rechercher des alertes liées à ce produit

Afficher l'historique des documents

Partagez cette information