VALIUM ROCHE 10 mg/2 ml, solution injectable

France - français - ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé)

Achète-le

Notice patient Notice patient (PIL)

18-11-2020

Ingrédients actifs:
diazépam 0
Disponible depuis:
ROCHE
Code ATC:
N05BA01(N:systèmenerveuxcentral).
DCI (Dénomination commune internationale):
diazépam 0
Dosage:
0,50 g
forme pharmaceutique:
Solution
Composition:
pour 100 ml de solution > diazépam 0,50 g
Mode d'administration:
intramusculaire;intraveineuse;rectale
Unités en paquet:
6 ampoule(s) en verre de 2 ml
classe:
Liste I
Type d'ordonnance:
liste I; prescription limitée à 12 semaines
Domaine thérapeutique:
ANXIOLYTIQUES
indications thérapeutiques:
Classe pharmacothérapeutique : ANXIOLYTIQUE - code ATC : N05BA01 (N : système nerveux central)Ce médicament appartient à la classe des benzodiazépines.Ce médicament est préconisé dans les situations suivantes : état de mal épileptique, crise d'angoisse, crise d'agitation ou délirium tremens, prémédication à certains examens, anesthésie, tétanos.Ce médicament peut être utilisé chez l'enfant et le nourrisson, par voie rectale, dans le traitement des convulsions dues à une forte fièvre.
Descriptif du produit:
311 124-3 ou 34009 311 124 3 3 - 6 ampoule(s) en verre de 2 ml - Déclaration de commercialisation:01/02/1965;554 813-9 ou 34009 554 813 9 3 - 30 ampoule(s) en verre de 2 ml - Déclaration d'arrêt de commercialisation:31/12/1997;
Statut de autorisation:
Valide
Numéro d'autorisation:
67959261
Date de l'autorisation:
1986-10-22

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NOTICE

ANSM - Mis à jour le : 18/11/2020

Dénomination du médicament

VALIUM ROCHE 10 mg/2 ml, solution injectable

Diazépam

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant d’utiliser ce médicament car elle contient des informations

importantes pour vous.

Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

Si vous avez d’autres questions, interrogez votre médecin, ou votre pharmacien.

Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à d’autres personnes. Il pourrait leur

être nocif, même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, ou votre pharmacien. Ceci

s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Que contient cette notice ?

1. Qu'est-ce que VALIUM ROCHE 10 mg/2 ml, solution injectable et dans quels cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant d’utiliser VALIUM ROCHE 10 mg/2 ml, solution

injectable ?

3. Comment utiliser VALIUM ROCHE 10 mg/2 ml, solution injectable ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver VALIUM ROCHE 10 mg/2 ml, solution injectable ?

6. Contenu de l’emballage et autres informations.

1. QU’EST-CE QUE VALIUM ROCHE 10 mg/2 ml, solution injectable ET DANS QUELS CAS EST-IL

UTILISE ?

Classe pharmacothérapeutique : ANXIOLYTIQUE - code ATC : N05BA01 (N : système nerveux central)

Ce médicament appartient à la classe des benzodiazépines.

Ce médicament est préconisé dans les situations suivantes:

état de mal épileptique,

crise d'angoisse, crise d'agitation ou délirium tremens,

prémédication à certains examens,

anesthésie,

tétanos.

Ce médicament peut être utilisé chez l'enfant et le nourrisson, par voie rectale, dans le traitement des

convulsions dues à une forte fièvre.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT D’UTILISER VALIUM ROCHE 10

mg/2 ml, solution injectable ?

Ne prenez jamais VALIUM ROCHE 10 mg/2 ml, solution injectable :

si vous êtes allergique au diazépam ou à l’un des autres composants contenus dans ce médicament,

mentionnés dans la rubrique 6.

si vous avez une insuffisance respiratoire grave (maladie grave des poumons).

Si vous avez une insuffisance hépatique grave (maladie grave du foie).

Si vous avez un syndrome d’apnée du sommeil (pauses respiratoires pendant le sommeil).

Si vous souffrez d’une myasthénie (maladie caractérisée par une faiblesse musculaire).

Ce médicament ne doit pas être utilisé chez les prématurés et nouveau-nés à terme (jusqu’à 4 semaines), en

raison de la présence d’alcool benzylique.

Avertissements et précautions

Adressez-vous à votre médecin ou pharmacien avant de prendre VALIUM ROCHE 10 mg/2 ml, solution

injectable.

Faites attention avec VALIUM ROCHE 10 mg/2 ml, solution injectable :

Si la fréquence de vos crises d’épilepsie augmente ou si des crises d’un type différent apparaissent,

consultez immédiatement votre médecin.

Ce médicament ne peut à lui seul résoudre les difficultés liées à une anxiété. Votre médecin vous

conseillera afin de vous aider à lutter contre l’anxiété.

Ce médicament ne traite pas la dépression. Si vous souffrez de dépression, ce médicament ne devra pas

être utilisé seul car il laisserait la dépression évoluer avec persistance ou majoration du risque suicidaire.

Ce médicament contient 31,4 mg d’alcool benzylique par ampoule, équivalent à 1570 mg/100 mL.

L’alcool benzylique peut provoquer des réactions allergiques. Il peut provoquer des réactions toxiques et des

réactions allergiques . L’alcool benzylique est associé à un risque d’effets secondaires graves y compris des

problèmes respiratoires (appelés « syndrome de suffocation ») chez les jeunes enfants. Ne pas utiliser chez le

nouveau-né (jusqu’à 4 semaines) sauf recommandation contraire de votre médecin. Ne pas utiliser plus d’une

semaine chez les jeunes enfants (moins de 3 ans), sauf avis contraire de votre médecin ou de votre

pharmacien. Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien si vous êtes enceinte ou si vous

allaitez, si vous souffrez d’une maladie du foie ou du rein. De grandes quantités d’alcool benzylique peuvent

s’accumuler dans votre corps et entraîner des effets secondaires (appelés « acidose métabolique »).

Ce médicament contient 11 % de vol d'éthanol (alcool), c'est-à-dire jusqu'à 340 mg à la dose maximale

usuelle par prise de 20 mg chez l’adulte, ce qui équivaut à 8,8 ml de bière, 3,7 ml de vin par dose. La faible

quantité d'alcool contenue dans ce médicament n'est pas susceptible d'entraîner d'effet notable. L'utilisation

de ce médicament est dangereuse chez les sujets alcooliques et doit être prise en compte chez les femmes

enceintes ou allaitant, les enfants et les groupes à haut risque tels que les insuffisants hépatiques ou les

épileptiques.

Ce médicament contient 828 mg de propylène glycol par ampoule équivalent à 80 mg / kg à la dose

maximale par jour chez l’adulte. Si votre enfant a moins de 5 ans, demandez à votre médecin ou à votre

pharmacien avant de lui donner ce médicament, en particulier s’il reçoit d’autres médicaments contenant du

propylène glycol ou de l’alcool. Si vous êtes enceinte ou si vous allaitez, ne prenez pas ce médicament sauf

avis contraire de votre médecin. Votre médecin pourra procéder à des contrôles supplémentaires pendant que

vous prenez ce médicament. Si vous souffrez d’une maladie du foie ou du rein, ne prenez ce médicament que

sur avis de votre médecin. Votre médecin pourra procéder à des examens complémentaires pendant que vous

prenez ce médicament.

Ce médicament contient 5 mg d’acide benzoïque par ampoule équivalent à 250 mg/100 mL. Ce

médicament contient 95 mg de sel de benzoate par ampoule équivalent à 4750 mg/100 mL. L’acide

benzoïque/le sel de benzoate peut accroître le risque d’ictère (jaunissement de la peau et des yeux) chez

les nouveau-nés (jusqu’à 4 semaines).

Avant le traitement, prévenez votre médecin :

Si vous avez une insuffisance rénale (vos reins fonctionnent mal).

Si vous avez une maladie du foie qui persiste.

Si vous avez déjà eu des problèmes d’alcool.

Si vous avez une insuffisance respiratoire (maladie des poumons).

Dans ce cas, votre médecin devra mettre en place un suivi médical renforcé.

Pendant le traitement

Des troubles de la mémoire (trous de mémoire) ainsi que des altérations des fonctions psychomotrices

(altération du contrôle de vos mouvements) peuvent apparaître dans les heures qui suivent la prise du

médicament.

Ce médicament peut provoquer chez certaines personnes, en particulier chez les enfants et les personnes

âgées, des réactions contraires à l’effet recherché : insomnie, cauchemars, agitation, nervosité,

agressivité, colère,idées délirantes, hallucinations, état confusionnel, psychose, désinhibition, euphorie ou

irritabilité, troubles de la mémoire antérograde (ne plus se rappeler des évènements récents), tension,

modifications de la conscience, voire des comportements potentiellement dangereux (agressivité envers

soi-même ou son entourage, ainsi que des troubles du comportement et des actes automatiques). Si une

ou plusieurs de ces réactions surviennent, contactez le plus rapidement possible votre médecin.

Risque de dépendance

L’utilisation de VALIUM ROCHE 10 mg/2 ml, solution injectable, surtout sur une longue période, peut

entraîner une dépendance physique et psychologique. Divers facteurs semblent favoriser l’apparition de la

dépendance :

durée du traitement,

dose,

si, dans le passé, vous avez déjà été dépendant à des médicaments dépresseurs du système nerveux central

ou à d’autres substances (y compris l’alcool).

La dépendance peut également survenir même si vous n’avez aucun de ces facteurs favorisants. Pour plus

d’informations, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien.

Des cas d’abus de benzodiazépines ont été rapportés chez des personnes abusant de plusieurs substances

médicamenteuses ou non.

Utilisation chez les personnes âgées

L’utilisation de VALIUM ROCHE peut augmenter le risque de somnolence et/ou de relâchement musculaire

et favoriser ainsi les chutes. Les chutes ont souvent des conséquences graves chez les personnes âgées, c’est

pourquoi ce médicament doit être utilisé avec prudence dans ce cas.

Autres médicaments et VALIUM ROCHE 10 mg/2 ml, solution injectable

Informez votre médecin ou pharmacien si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre tout autre

médicament.

L'utilisation concomitante de VALIUM ROCHE et d’opioïdes (antalgiques forts, médicaments destinés à un

traitement de substitution et certains médicaments contre la toux) augmente le risque de somnolence, de

difficultés respiratoires (dépression respiratoire), de coma et peut être mortelle. Pour cette raison, l’utilisation

concomitante ne doit être envisagée que lorsque d’autres options de traitement ne sont pas possibles.

Toutefois, si votre médecin vous prescrit VALIUM ROCHE avec des opioïdes, la posologie et la durée du

traitement concomitant doivent être limitées par votre médecin.

Veuillez informer votre médecin de tous les opioïdes que vous prenez et respectez strictement les doses

recommandées par votre médecin. Il pourrait être utile d'informer des amis ou des proches afin qu’ils aient

connaissance des signes et des symptômes mentionnés ci-dessus. Contactez votre médecin si vous ressentez

de tels symptômes.

VALIUM ROCHE 10 mg/2 ml, solution injectable avec des aliments, boissons et de l’alcool

La consommation d’alcool est formellement déconseillée pendant la durée du traitement.

Grossesse, allaitement et fertilité

Ce médicament est déconseillé pendant la grossesse. Si vous découvrez que vous êtes enceinte ou que vous

souhaitez l’être, consultez votre médecin afin qu’il réévalue l’intérêt du traitement.

Si vous prenez VALIUM ROCHE au cours du 1er trimestre de la grossesse : de nombreuses données n’ont

pas montré d’effet malformatif des benzodiazépines. Cependant, certaines études ont décrit un risque

potentiellement augmenté de survenue de fente labio-palatine chez le nouveau-né par rapport au risque

présent dans la population générale. Une fente labio-palatine (parfois nommée « bec de lièvre») est une

malformation congénitale causée par une fusion incomplète du palais et de la lèvre supérieure. Selon ces

données, l’incidence des fentes labio-palatines chez les nouveau-nés serait inférieure à 2/1000 après

exposition aux benzodiazépines au cours de la grossesse alors que le taux attendu dans la population générale

est de 1/1000.

Si vous prenez VALIUM ROCHE au 2ème et/ou 3ème trimestres de grossesse, une diminution des

mouvements actifs fœtaux et une variabilité du rythme cardiaque fœtal peuvent survenir.

Si vous prenez VALIUM ROCHE en fin de grossesse, informez en l’équipe médicale, une surveillance du

nouveau-né pourrait être effectuée : une faiblesse musculaire (hypotonie axiale), des difficultés

d'alimentation (troubles de la succion entrainant une faible prise de poids), une hyperexcitabilité, une

agitation ou des tremblements peuvent survenir chez le nouveau-né, ces troubles étant réversibles. A fortes

doses, une insuffisance respiratoire ou des apnées, une baisse de la température centrale du corps

(hypothermie) pourraient également survenir chez le nouveau-né.

Si votre bébé présente un ou plusieurs de ces symptômes à la naissance ou à distance de la naissance,

contactez votre médecin et/ou votre sage-femme.

Ce médicament passe dans le lait maternel: en conséquence, l'allaitement est déconseillé.

Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien avant de prendre tout médicament.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

Ce médicament peut provoquer une somnolence et une baisse de la vigilance, des troubles de la concentration

et une réduction de la tension musculaire qui peuvent affecter la conduite ou l’utilisation de machines. Soyez

très prudent, ne pas conduire sans l’avis d’un professionnel de santé.

L’association avec d’autres médicaments sédatifs (médicaments pour vous rendre calme) ou hypnotiques

(médicaments pour vous endormir) et avec l’alcool est déconseillée en cas de conduite automobile ou

d’utilisation de machine.

Si la durée de sommeil est insuffisante, le risque d’altération de la vigilance est encore augmenté.

VALIUM ROCHE 10 mg/2 ml, solution injectable contient : de l’acide benzoïque (E210), du benzoate de

sodium (E211), de l’alcool benzylique, de l’alcool (voir la rubrique "Faites attention avec VALIUM ROCHE

10 mg/2 ml, solution injectable"), du propylèneglycol, de l’hydroxyde de sodium, de l’eau pour préparations

injectables.

3. COMMENT UTILISER VALIUM ROCHE 10 mg/2 ml, solution injectable ?

Veillez à toujours prendre ce médicament en suivant exactement les indications de votre médecin ou

pharmacien. Vérifiez auprès de votre médecin ou pharmacien en cas de doute.

Posologie

La posologie sera essentiellement dépendante de la situation clinique.

Chez l'adulte, elle varie de 0,1 à 0,2 mg/kg par injection. On peut d'emblée administrer 1 à 2 ampoules par

voie I.M. ou I.V. lente.

Cette dose pourra être renouvelée jusqu'à 4 fois par 24 heures, voire davantage en milieu hospitalier.

Injection intrarectale dans le traitement de la crise convulsive du nourrisson et de l'enfant:

La solution injectable est utilisée à la dose de 0,5 mg (0,1 ml de solution) par kilogramme de poids corporel,

sans dépasser 10 mg.

La quantité voulue est prélevée à l'aide d'une seringue et injectée dans le rectum à l'aide d'une canule

adaptable à la seringue.

Sujet âgé. insuffisant rénal, insuffisant hépatique: il est recommandé de diminuer la posologie; par exemple,

la moitié de la posologie moyenne peut être suffisante.

Etat de mal convulsif de l'adulte: 2 mg/mn en perfusion rapide jusqu'à 20 mg puis perfusion lente avec 100

mg dans 500 ml de solution glucosée, à raison de 40 ml/heure.

Dans tous les cas, conformez-vous à la prescription de votre médecin traitant.

Mode et voie d'administration

Voie intramusculaire ou intraveineuse lente ou perfusion ou voie intrarectale.

En raison du risque d'apnée en cas d'injection intraveineuse rapide, l'injection intraveineuse doit être lente et

faite dans une grosse veine Ce risque d'apnée existe aussi pour la voie intrarectale chez le nourrisson et

l'enfant (voir effets indésirables).

Il est nécessaire de disposer d'un matériel de réanimation respiratoire.

Les injections intramusculaires doivent être profondes. Elles ne sont pas adaptées au traitement des crises ou

de l'état de mal convulsif. La voie intramusculaire est déconseillée chez l'enfant.

Durée de traitement

La durée du traitement doit être aussi brève que possible et ne devrait pas dépasser 8 à 12 semaines (

voir

Avertissements et précautions).

Si vous avez pris plus de VALIUM ROCHE 10 mg/2 ml, solution injectable que vous n’auriez dû

Consultez immédiatement votre médecin ou votre pharmacien.

Si vous oubliez de prendre VALIUM ROCHE 10 mg/2 ml, solution injectable

Prenez la dose suivante à l'heure habituelle. Ne prenez pas de dose double pour compenser la dose simple que

vous avez oublié de prendre.

Si vous arrêtez de prendre VALIUM ROCHE 10 mg/2 ml, solution injectable

Vous ne devez pas arrêter brutalement le traitement.

En effet, si vous arrêtez BRUTALEMENT ce traitement, cela peut provoquer l’apparition d’un phénomène

de SEVRAGE. Celui-ci se caractérise par l’apparition, en quelques heures ou en quelques jours, de signes

tels qu’une anxiété importante, des insomnies, une diarrhée, des douleurs musculaires. On peut observer

également une agitation, une irritabilité, des maux de tête, un engourdissement ou des picotements des

extrémités, une sensibilité anormale au bruit, à la lumière ou aux contacts physiques, des épisodes

confusionnels, une dépersonnalisation, une déréalisation, des hallucinations, des convulsions, etc.

Ces signes peuvent également apparaître lors d’un changement de traitement par une autre benzodiazépine.

Les modalités de l’arrêt du traitement doivent être définies avec votre médecin.

Pour éviter le phénomène de sevrage, votre médecin diminuera très PROGRESSIVEMENT les doses et

espacera les prises. Cette période sera d’autant plus longue que le traitement aura été prolongé.

Malgré la diminution progressive des doses, un phénomène de REBOND sans gravité peut se produire avec

une réapparition temporaire de l’anxiété. Ce phénomène peut s’accompagner d’autres réactions, comme des

modifications de l'humeur, une anxiété ou des troubles du sommeil et une nervosité.

Si vous avez d’autres questions sur l’utilisation de ce médicament, demandez plus d’informations à votre

médecin ou à votre pharmacien.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent

pas systématiquement chez tout le monde.

Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés sont la fatigue, la somnolence et la faiblesse

musculaire. Ils dépendent de la dose utilisée. Ils apparaissent principalement en début de traitement et ont

tendance à disparaitre en cas d’administration prolongée.

Effets sur le cerveau et les nerfs

Ataxie (difficulté à coordonner certains mouvements), dysarthrie (difficulté à parler), céphalées (maux de

tête), tremblements, vertiges, diminution de la vigilance.

Amnésie (trous de mémoire), qui peut survenir aux doses prescrites par votre médecin (le risque

augmentant proportionnellement à la dose). Elle peut être associée à un comportement anormal.

Effets psychiatriques

Troubles du comportement, agitation, irritabilité, agressivité, idées délirantes, colère, cauchemars,

hallucinations, psychoses, Des comportements anormaux peuvent survenir. Dans ce cas, le traitement doit

être arrêté. Ces effets apparaissent plus fréquemment chez les enfants et les sujets âgés.

Etat confusionnel, diminution des émotions, dépression, modification de la libido.

L’utilisation prolongée (même à des doses recommandées par votre médecin) peut conduire à une

dépendance physique avec un syndrome de sevrage ou de rebond à l’arrêt du traitement (Voir le paragraphe «

Si vous arrêtez de prendre VALIUM ROCHE 10 mg/2 ml, solution injectable »).

Des cas d’abus de benzodiazépines ont été rapportés notamment chez des personnes abusant de plusieurs

substances médicamenteuses ou non.

Lésions, intoxication et complications

Des cas de chutes et de fractures ont été rapportés. Le risque est augmenté chez les patients prenant

également d’autres substances sédatives (incluant l’alcool) et chez la personne âgée.

Effets sur le système digestif

Nausées, bouche sèche ou hypersalivation, constipation et autres troubles du système digestif.

Effets sur les yeux

Diplopie (vision double), vision trouble.

Effets vasculaires

Hypotension (diminution de la pression artérielle)

Investigations

Très rares cas d’augmentation des transaminases (enzymes du foie),

Augmentation des phosphatases alcalines (enzymes présentes dans le sang).

Fréquence cardiaque irrégulière

Effets sur les reins et les voies urinaires

Incontinence, rétention d’urine.

Effets sur la peau

Eruptions cutanées (boutons).

Effets sur l’oreille et le labyrinthe

Vertiges.

Effets sur le cœur

Insuffisance cardiaque

Effets respiratoires

Dépression respiratoire y compris insuffisance respiratoire.

Effets sur le foie

Très rares cas de coloration jaune de la peau et des yeux (jaunisse).

Effets provoqués par le mode d’administration :

Risque d'apnée en cas d'injection intraveineuse rapide et chez le nourrisson et l'enfant en cas d'injection

intrarectale,

Thrombose veineuse (caillot dans le sang), phlébite (inflammation d’une veine), irritation au point

d’injection, gonflement local ou, moins fréquemment, modifications au niveau des veines, en particulier

après une injection intraveineuse rapide.

Les très petites veines ne doivent pas être utilisées. Les injections intra-artérielles et les extravasations

(passage du produit en dehors de la veine) seront strictement évitées.

Les injections intramusculaires peuvent entrainer une douleur locale, parfois accompagnée d’une rougeur

au site d’injection. Une sensibilité est relativement courante.

Risque de dépression cardiorespiratoire lorsque Valium est administré par voie rectale.

Effets provoqués par certains composants (autres que la substance active) :

Ce médicament contient de l’alcool benzylique. Cette substance peut provoquer des effets indésirables

graves chez l’enfant de moins de 3 ans ou des allergies.

Ce médicament contient de l’acide benzoïque. Cette substance peut augmenter le risque de jaunisse/ictère

(coloration jaune de la peau et des yeux) chez le nouveau-né en cas d’administration par voie intra-

veineuse. Elle peut également provoquer des irritations locales en cas d’administration par voie rectale.

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci

s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également

déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de

sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de

Pharmacovigilance - Site internet: www.signalement-sante.gouv.fr.

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d’informations sur la sécurité du

médicament.

5. COMMENT CONSERVER VALIUM ROCHE 10 mg/2 ml, solution injectable ?

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

N’utilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur le conditionnement extérieur après

EXP. La date de péremption fait référence au dernier jour de ce mois.

A conserver à une température ne dépassant pas 30°C. Conserver les ampoules dans l'emballage extérieur, à l'abri de

la lumière.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-l’égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien

d’éliminer les médicaments que vous n’utilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger l’environnement.

6. CONTENU DE L’EMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS

Ce que contient VALIUM ROCHE 10 mg/2 ml, solution injectable

La substance active est :

Diazépam...................................................................................................................... 0,500 g

Les autres composants sont :

Propylèneglycol, éthanol à 96 pour cent, benzoate de sodium (E211), alcool benzylique, acide benzoïque

(E210), hydroxyde de sodium, eau pour préparations injectables.

Qu’est-ce que VALIUM ROCHE 10 mg/2 ml, solution injectable et contenu de l’emballage extérieur

Ce médicament se présente sous forme de solution injectable en ampoule. Boîte de 6 ou 30.

Titulaire de l’autorisation de mise sur le marché

ROCHE

4 COURS DE L'ILE SEGUIN

92650 BOULOGNE BILLANCOURT CEDEX

Exploitant de l’autorisation de mise sur le marché

ROCHE

4 COURS DE L’ILE SEGUIN

92650 BOULOGNE BILLANCOURT CEDEX

Fabricant

ROCHE

4 COURS DE L'ILE SEGUIN

92650 BOULOGNE BILLANCOURT CEDEX

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen

Sans objet.

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

Autres

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de l’ANSM (France).

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RÉSUMÉ DES CARACTÉRISTIQUES DU PRODUIT

ANSM - Mis à jour le : 18/11/2020

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT

VALIUM ROCHE 10 mg/2 ml, solution injectable

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

Diazépam ........................................................................................................................... 0,500 g

Pour 100 ml de solution.

Excipients à effet notoire : Ethanol à 96 %, acide benzoïque (E210), benzoate de sodium (E211), alcool

benzylique, propylène glycol.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE

Solution injectable en ampoule.

4. DONNEES CLINIQUES

4.1. Indications thérapeutiques

Urgences neuro-psychiatriques

traitement d'urgence de l'état de mal épileptique de l'adulte et de l'enfant,

crise d'angoisse paroxystique,

crise d'agitation,

delirium tremens.

Pédiatrie

traitement d'urgence par voie rectale des crises convulsives du nourrisson et de l'enfant.

Anesthésie

prémédication à l'endoscopie,

induction et potentialisation de l'anesthésie.

Autre indication

tétanos.

4.2. Posologie et mode d'administration

Posologie

La posologie sera essentiellement dépendante de la situation clinique.

Chez l'adulte, elle varie de 0,1 à 0,2 mg/kg par injection. On peut d'emblée administrer 1 à 2 ampoules par

voie IM ou IV lente.

Cette dose pourra être renouvelée jusqu'à 4 fois par 24 heures, voire davantage en milieu hospitalier.

Injection intrarectale dans le traitement de la crise convulsive du nourrisson et de l'enfant:

La solution injectable est utilisée à la dose de 0,5 mg/kg de poids corporel (soit 0,1 ml de solution/kg), sans

dépasser 10 mg.

La quantité voulue est prélevée à l'aide d'une seringue et injectée dans le rectum à l'aide d'une canule

adaptable à la seringue.

Traitement d'urgence de l'état de mal épileptique du nourrisson et de l'enfant:

nourrisson: 0,5 mg/kg

enfant: 0,2 à 0,3 mg/kg

Administration par voie IV lente.

L'injection pourra être répétée 10 à 20 minutes après.

Chez l’insuffisant rénal ou l’insuffisant hépatique léger à modéré : il est nécessaire de réduire la posologie de

diazépam à la dose la plus faible possible (de moitié, par exemple).

Chez le sujet âgé : la plus faible dose possible de diazépam doit être utilisée (la moitié de la dose

recommandée chez l’adulte, par exemple). L’effet pharmacologique des benzodiazépines apparaît plus

important chez le sujet âgé que chez le sujet jeune à des concentrations plasmatiques similaires.

Etat de mal convulsif chez l'adulte: 2 mg/mn en perfusion intraveineuse rapide jusqu'à 20 mg puis perfusion

lente avec 100 mg dans 500 ml de solution glucosée, à raison de 40 ml/heure.

Voies d'administration

Voie intramusculaire ou intraveineuse lente ou perfusion ou voie intrarectale.

En raison du risque d'apnée en cas d'injection intraveineuse rapide, l'injection intraveineuse doit être lente et

faite dans une grosse veine. Ce risque d'apnée existe aussi pour la voie intrarectale chez le nourrisson et

l'enfant (

voir rubrique 4.8

). Il est nécessaire de disposer d'un matériel de réanimation respiratoire.

Les injections intramusculaires doivent être profondes. Elles ne sont pas adaptées au traitement des crises ou

de l'état de mal convulsif. La voie intramusculaire est déconseillée chez l'enfant.

Durée

Le traitement doit être aussi bref que possible. En cas de relais par la voie orale, l'indication sera réévaluée

régulièrement.

4.3. Contre-indications

Ce médicament ne doit jamais être utilisé dans les situations suivantes:

hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1,

insuffisance respiratoire sévère,

syndrome d'apnée du sommeil,

insuffisance hépatique sévère, aiguë ou chronique (risque de survenue d'une encéphalopathie hépatique),

myasthénie.

En raison de la présence d’alcool benzylique, ce médicament est contre-indiqué chez les prématurés et les

nouveau-nés à terme.

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Mises en garde

Les benzodiazépines ne sont pas recommandées pour le traitement principal d’une psychose.

Ce médicament contient 31,4 mg/2 ml d’alcool benzylique. L’alcool benzylique peut provoquer des réactions

allergiques. Il peut provoquer des réactions toxiques et des réactions de type anaphylactoïde.

L’administration intraveineuse d’alcool benzylique a été associée à des effets indésirables graves et à la mort

chez les nouveau-nés (« syndrome de suffocation »). La quantité minimale d’alcool benzylique susceptible

d’entraîner une toxicité n’est pas connue.

Ne pas utiliser chez le nouveau-né (jusqu’à 4 semaines).

De plus, compte tenu du risque accru d’accumulation chez le jeune enfant (moins de 3 ans), il ne doit pas être

utilisé plus d’une semaine.

Les volumes élevés doivent être utilisés avec prudence et en cas de nécessité uniquement, en particulier chez

les personnes atteintes d’insuffisance hépatique ou rénale en raison du risque d’accumulation et de toxicité

(acidose métabolique).

Ce médicament contient 11 % de vol d'éthanol (alcool), c'est-à-dire jusqu'à 340 mg à la dose maximale

usuelle par prise de 20 mg chez l’adulte, ce qui équivaut à 8,8 ml de bière, 3,7 ml de vin par dose. La faible

quantité d'alcool contenue dans ce médicament n'est pas susceptible d'entraîner d'effet notable. L'utilisation

de ce médicament est dangereuse chez les sujets alcooliques et doit être prise en compte chez les femmes

enceintes ou allaitant, les enfants et les groupes à haut risque tels que les insuffisants hépatiques ou les

épileptiques.

Ce médicament contient 828 mg de propylène glycol par ampoule équivalent à 80 mg / kg à la dose

maximale par jour chez l’adulte. L’administration concomitante avec n’importe quel substrat pour l’alcool

déshydrogénase comme l’éthanol peut induire des effets indésirables graves chez les enfants âgés de moins

de 5 ans. Même si le propylène glycol n’a pas démontré de toxicité pour la reproduction ou le développement

chez les animaux ou les humains, il peut atteindre le fœtus et a été observé dans le lait. En conséquence,

l’administration de propylène glycol aux patientes enceintes ou allaitantes doit être considérée au cas par cas.

Une surveillance médicale est requise chez les patients souffrant d’insuffisance rénale ou de troubles de la

fonction hépatique, car divers effets indésirables attribués au propylène glycol ont été rapportés tels qu’un

dysfonctionnement rénal (nécrose tubulaire aiguë), une insuffisance rénale aiguë et une dysfonction

hépatique.

En raison de la présence d’acide benzoïque et de benzoate de sodium, ce médicament augmente la

bilirubinémie par déplacement de la bilirubine conjuguée à l’albumine ce qui peut accroître le risque d’ictère

chez le nouveau-né. Cet ictère peut évoluer vers un ictère nucléaire, stade avancé de l’atteinte cérébrale chez

le nouveau-né suite au dépôt de bilirubine non-conjuguée dans le cerveau.

Risque lié à l’utilisation concomitante d’opioïdes

L’utilisation concomitante de VALIUM ROCHE et d’opioïdes peut entraîner une sédation, une dépression

respiratoire, un coma et le décès. En raison de ces risques, la prescription concomitante de médicaments

sédatifs tels que les benzodiazépines ou médicaments apparentés tels que VALIUM ROCHE avec des

opioïdes doit être réservée aux patients pour lesquels d’autres options thérapeutiques ne sont pas possibles. Si

la décision de prescrire VALIUM ROCHE en même temps que des opioïdes est prise, la dose efficace la plus

faible doit être utilisée et la durée de traitement doit être aussi courte que possible.

Les patients doivent être suivis de près pour surveiller la survenue de signes et symptômes de dépression

respiratoire et de sédation.

À cet égard, il est fortement recommandé d'informer les patients et leurs soignants afin qu’ils connaissent ces

symptômes (voir rubrique 4.5).

Utilisation concomitante d’alcool / agents dépresseurs du SNC

L’utilisation concomitante de Valium et d’alcool (éthanol) (boisson alcoolisée ou médicaments contenant de

l’alcool) et/ou de dépresseurs du système nerveux central doit être évitée.

Cette association est susceptible d’augmenter les effets cliniques de Valium, pouvant entrainer une sédation

sévère, une dépression respiratoire et/ou cardiovasculaire, importante sur le plan clinique (voir rubrique 4.5).

Prévention des convulsions fébriles chez l'enfant

La présence d'une somnolence ou d'une hypotonie doivent faire rechercher une infection du système nerveux

central avant de l'attribuer au diazépam.

L'introduction d'un médicament antiépileptique peut, rarement, être suivie d'une recrudescence des crises ou

de l'apparition d'un nouveau type de crise chez le patient, et ce indépendamment des fluctuations observées

dans certaines maladies épileptiques. En ce qui concerne le Valium, les causes de ces aggravations peuvent

être: un choix de médicament mal approprié vis-à-vis des crises ou du syndrome épileptique du patient, une

modification du traitement antiépileptique concomitant ou une interaction pharmacocinétique avec celui-ci,

une toxicité ou un surdosage. Il peut ne pas y avoir d'autre explication qu'une réaction paradoxale.

Tolérance pharmacologique

L'effet anxiolytique des benzodiazépines et apparentés peut diminuer progressivement malgré l'utilisation de

la même dose en cas d'administration durant plusieurs semaines.

Dépendance

Tout traitement par les benzodiazépines et apparentés, et plus particulièrement en cas d'utilisation prolongée,

peut entraîner un état de pharmacodépendance physique et psychologique (voir rubrique 4.8). Le risque de

pharmacodépendance augmente en fonction de la dose et de la durée du traitement. Le risque est également

plus élevé chez les patients ayant des antécédents de dépendance médicamenteuse ou non, y compris

alcoolique.

Une pharmacodépendance peut survenir à doses thérapeutiques et/ou chez des patients sans facteur de risque

individualisé.

L'association de plusieurs benzodiazépines risque, quelle qu'en soit l'indication anxiolytique ou hypnotique,

d'accroître le risque de pharmacodépendance.

Des cas d’abus ont été rapportés, notamment chez des patients abusant d’autres substances médicamenteuses

ou non. VALIUM doit être utilisé avec extrême précaution chez les patients ayant des antécédents de

dépendance médicamenteuse ou non, y compris alcoolique.

Sevrage

Une fois qu’une dépendance physique s’est installée, l'arrêt brutal du traitement entrainera un phénomène de

sevrage et de rebond.

Certains symptômes sont fréquents et d'apparence banale: insomnie, céphalées, diarrhée, anxiété importante,

myalgies, tension musculaire, irritabilité.

D'autres symptômes sont plus rares: agitation voire épisode confusionnel, paresthésies des extrémités,

hyperréactivité à la lumière, au bruit, et au contact physique, dépersonnalisation, déréalisation, phénomènes

hallucinatoires, convulsions.

Les symptômes du sevrage peuvent se manifester dans les jours qui suivent l'arrêt du traitement. Pour les

benzodiazépines à durée d'action brève, et surtout si elles sont données à doses élevées, les symptômes

peuvent même se manifester dans l'intervalle qui sépare deux prises.

Lors de l'utilisation de benzodiazépines à longue durée d'action, il est important d'informer le patient que le

passage à une benzodiazépine de courte durée d'action peut entraîner l'apparition de symptômes de sevrage.

Phénomène de rebond

Ce syndrome transitoire peut se manifester à l’arrêt du traitement par la réapparition, sous une forme

accentuée, des symptômes d’anxiété et d’insomnie qui avaient motivés le traitement par les benzodiazépines

et apparentés. Ce phénomène peut s’accompagner d’autres réactions, comme des modifications de l’humeur,

une anxiété, des troubles du sommeil, et une nervosité. Comme le risque de phénomènes de rebond/ sevrage

est plus élevé après l'arrêt brutal du traitement, il est recommandé de diminuer progressivement la posologie.

Amnésie et altérations des fonctions psychomotrices

Une amnésie antérograde ainsi que des altérations des fonctions psychomotrices sont susceptibles

d'apparaître dans les heures qui suivent la prise.

L’amnésie peut être associée à un comportement anormal.

Cette amnésie peut survenir aux doses thérapeutiques, le risque augmente avec la dose.

Troubles du comportement et réactions paradoxales

Chez certains sujets, les benzodiazépines et produits apparentés peuvent entraîner un syndrome associant à

des degrés divers une altération de l'état de conscience et des troubles du comportement et de la mémoire :

Peuvent être observés :

aggravation de l'insomnie, cauchemars, agitation, nervosité, agressivité, colère,

idées délirantes, hallucinations, état confuso-onirique, symptômes de type psychotique,

désinhibition avec impulsivité,

euphorie, irritabilité,

amnésie antérograde,

suggestibilité.

Ce syndrome peut s'accompagner de troubles potentiellement dangereux pour le patient ou pour autrui, à type

comportement inhabituel pour le patient,

comportement auto- ou hétéro-agressif, notamment si l'entourage tente d'entraver l'activité du patient,

conduites automatiques avec amnésie post-événementielle.

Ces manifestations imposent l'arrêt du traitement. Les réactions paradoxales sont plus susceptibles de se

produire chez l’enfant et le sujet âgé.

Insuffisance hépatique légère à modérée

Les benzodiazépines sont contre-indiquées chez les patients atteints d’insuffisance hépatique sévère, aigue ou

chronique car elles peuvent contribuer à la survenue d’épisodes d’encéphalopathie hépatique chez

l’insuffisant hépatique sévère (voir rubrique 4.3). Des précautions particulières doivent être mises en œuvre

lors de l’administration de VALIUM chez les patients atteints d’insuffisance hépatique légère à modérée.

Risque d'accumulation

Les benzodiazépines et apparentés (comme tous les médicaments) persistent dans l'organisme pour une

période de l'ordre de 5 demi-vies (voir rubrique 5.2).

Chez des personnes âgées ou souffrant d'insuffisance rénale ou hépatique, la demi-vie peut s'allonger

considérablement. Lors de prises répétées, le médicament ou ses métabolites atteignent le plateau d'équilibre

beaucoup plus tard et à un niveau beaucoup plus élevé. Ce n'est qu'après l'obtention d'un plateau d'équilibre

qu'il est possible d'évaluer à la fois l'efficacité et la sécurité du médicament.

Une adaptation posologique peut être nécessaire (voir rubrique 4.2).

Sujet âgé

Les benzodiazépines et produits apparentés doivent être utilisés avec prudence chez le sujet âgé, en raison du

risque de sédation et/ou d'effet myorelaxant qui peuvent favoriser les chutes, avec des conséquences souvent

graves dans cette population. Il convient d’utiliser la plus faible dose possible chez le sujet âgé (la moitié de

la dose recommandée chez l’adulte par exemple).

Précautions d'emploi

La plus grande prudence est recommandée en cas d'antécédents d'alcoolisme ou d'autres dépendances,

médicamenteuses ou non (voir rubrique 4.5).

Chez le sujet présentant un épisode dépressif majeur

Les benzodiazépines et apparentés ne doivent pas être prescrits seuls car ils laissent la dépression évoluer

pour son propre compte avec persistance ou majoration du risque suicidaire.

Modalités d'arrêt progressif du traitement

Elles doivent être énoncées au patient de façon précise.

Outre la nécessité de décroissance progressive des doses, les patients devront être avertis de la possibilité

d'un phénomène de rebond, afin de minimiser l'anxiété qui pourrait découler des symptômes liés à cette

interruption, même progressive.

Le patient doit être prévenu du caractère éventuellement inconfortable de cette phase.

Population pédiatrique

Plus encore que chez l'adulte, le rapport bénéfice/risque sera scrupuleusement évalué et la durée du

traitement aussi brève que possible. L'utilisation chez l'enfant doit rester exceptionnelle.

La tolérance et l’efficacité de Valium n’ont pas été établies chez les enfants de moins de 6 mois. Par

conséquent, Valium doit être utilisé avec une extrême prudence chez ces patients et uniquement en cas

d’absence d’alternatives thérapeutiques.

Sujet âgé, insuffisant rénal ou insuffisant hépatique léger à modéré

Le risque d'accumulation conduit à réduire la posologie, à la plus faible dose possible(de moitié par exemple)

voir rubrique 4.2).

Insuffisant respiratoire

Chez l'insuffisant respiratoire, il convient de prendre en compte l'effet dépresseur des benzodiazépines et

apparentés (d'autant que l'anxiété et l'agitation peuvent constituer des signes d'appel d'une décompensation de

la fonction respiratoire qui justifie le passage en unité de soins intensifs).

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

Les médicaments inhibiteurs du CYP3A et du CYP2C19 peuvent conduire à une sédation augmentée et

prolongée et des effets anxiolytiques. Ces modifications sont susceptibles d’exacerber les effets du diazépam

chez les patients qui souffrent d’une sensibilité augmentée (par exemple, en raison de leur âge, d’une

fonction hépatique diminuée ou d’un traitement à base de médicaments qui perturbent l’oxydation).

Associations déconseillées

+ Alcool (boisson ou excipient)

Majoration par l'alcool de l'effet sédatif des benzodiazépines et apparentés. L'altération de la vigilance peut

rendre dangereuses la conduite de véhicules et l'utilisation de machines.

Eviter la prise de boissons alcoolisées et de médicaments contenant de l'alcool.

+ Sodium (oxybate de)

Majoration de la dépression centrale. L’altération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de

véhicule et l’utilisation de machines.

Associations faisant l'objet de précautions d’emploi

+ Cimétidine ≥ 800 mg/j

Risque accru de somnolence.

Avertir les patients de l'augmentation du risque en cas de conduite automobile ou d'utilisation de machines.

+ Phénytoïne (et par extrapolation, fosphénytoïne)

Variations imprévisibles: les concentrations plasmatiques de phénytoïne peuvent augmenter, avec signes de

surdosage, mais peuvent aussi diminuer ou rester stables.

Surveillance clinique et contrôle des concentrations plasmatiques de phénytoïne.

+ Stiripentol

Augmentation des concentrations plasmatiques du diazépam, avec risque de surdosage, par inhibition de son

métabolisme hépatique.

Surveillance clinique, dosage plasmatique lorsque cela est possible de la benzodiazépine et adaptation

éventuelle de sa posologie.

Associations à prendre en compte

+ Autres dépresseurs du système nerveux central: dérivés morphiniques (analgésiques, antitussifs et

traitements de substitution); neuroleptiques; barbituriques; autres anxiolytiques; hypnotiques; antidépresseurs

sédatifs; antihistaminiques H1 sédatifs; antihypertenseurs centraux; baclofène; thalidomide.

Majoration de la dépression centrale. L'altération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de

véhicules et l'utilisation de machines.

De plus, pour les dérivés morphiniques (analgésiques, antitussifs et traitements de substitution),

barbituriques: risque majoré de dépression respiratoire, pouvant être fatale en cas de surdosage.

+ Buprénorphine

Risque majoré de dépression respiratoire, pouvant être fatale.

Evaluer attentivement le rapport bénéfice/risque de cette association. Informer le patient de la nécessité de

respecter les doses prescrites.

+ Buspirone

Risque de majoration des effets indésirables de la buspirone.

+ Clozapine

Risque accru de collapsus avec arrêt respiratoire et/ou cardiaque.

+ Autres médicaments sédatifs

Majoration de la dépression centrale. L’altération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de

véhicule et l’utilisation de machines.

+ Jus de pamplemousse

Le jus de pamplemousse contient de puissants inhibiteurs du CYP3A4. L’administration orale du diazépam

avec du jus de pamplemousse plutôt qu’avec de l’eau a été associée à une forte augmentation de l’exposition

au produit (3,2 fois l’ASC ; 1,5 fois la Cmax) ainsi qu’à un allongement du Tmax.

+ Dérivés azolés antifongiques

Les dérivés azolés antifongiques inhibent les voies du CYP3A4 et du CYP2C19 et provoquent une

augmentation de l’exposition au diazépam (le rapport d’ASC du diazépam est de 2,5 pour le fluconazole et

de 2,2 pour le voriconazole) et une prolongation de la demi-vie d’élimination du diazépam (allant de 31 h à

73 h avec le fluconazole et de 31 h à 61 h avec le voriconazole). L’influence des antifongiques sur les

concentrations de diazépam n’a été observée que 4 heures ou plus suivant l’administration. D’après les

évaluations des performances psychomotrices, l’itraconazole produit un effet plus modéré qui n’est associé à

aucune interaction avec le diazépam qui soit cliniquement significative.

+ Fluvoxamine

La fluvoxamine, un inhibiteur de la recapture de la sérotonine, est également à l’origine de l’inhibition des

deux voies de dégradation du diazépam. De plus, elle augmente non seulement l’exposition au diazépam de

180 % tout en prolongeant sa demi-vie d’élimination de 51 h à 118 h. De plus, elle augmente également

l’exposition au métabolite desméthyl ainsi que le délai nécessaire avant l’obtention de son état d’équilibre.

+ Fluoxétine

La fluoxétine a présenté un effet plus modéré sur l’ASC du diazépam (augmentation d’environ 50 %) et elle

n’a eu aucune incidence sur la réponse psychomotrice étant donné que les deux concentrations de diazépam

et de desméthyl-diazépam ont présenté des valeurs similaires avec ou sans fluoxétine.

+ Contraceptifs oraux combinés

Il semblerait que les contraceptifs hormonaux combinés réduisent la clairance (de 67 %) et prolongent la

demi-vie d’élimination (de 47 %) du diazépam. Les troubles psychomoteurs dus au diazépam chez les

femmes sous contraceptifs peuvent être plus importants au cours de la période d’interruption (soit, pendant

les 7 jours de menstruations). Les benzodiazépines sont susceptibles d’augmenter l’incidence de métrorragies

chez les femmes sous contraceptifs hormonaux. Aucun échec de contraception n’a été observé.

+ Oméprazole

L’oméprazole, un inhibiteur de la pompe à protons également responsable de l’inhibition du CYP2C19 et du

CYP3A4, a augmenté respectivement l’ASC et la demi-vie du diazépam respectivement de 40 % et de 36 %,

lorsqu’il était administré à une dose de 20 mg une fois par jour et de 122 % et 130 %, lorsqu’il était

administré à une dose de 40 mg une fois par jour. Il a également réduit le temps d’élimination du desméthyl-

diazépam. L’effet de l’oméprazole n’a pas été observé chez les patients présentant un métabolisme lent du

CYP2C19 ; il a uniquement été observé chez les sujets présentant un métabolisme rapide du CYP2C19.

+ Esoméprazole

L’ésoméprazole (mais pas le lansoprazole ni le pantoprazole) est susceptible d’entraîner une inhibition du

métabolisme du diazépam aussi élevée que celle de l’oméprazole.

+ Disulfirame

Le disulfirame inhibe le métabolisme du diazépam (diminution moyenne de 41 % de la clairance et

augmentation de 37 % de la demi-vie) et probablement celui des métabolites actifs du diazépam. Une

augmentation des effets sédatifs peut s’ensuivre.

+ Traitements antituberculeux

Les traitements antituberculeux peuvent modifier la distribution du diazépam. En présence d’isoniazide,

l’exposition moyenne au diazépam (ASC) ainsi que sa demi-vie entrainent une augmentation (d’environ 33 à

35 %). Les modifications les plus importantes ont été observées chez les patients qui présentaient un

phénotype d’acétylation lente.

+ Diltiazem

Le diltiazem, un inhibiteur des canaux calciques. Il est également un substrat des mêmes isoenzymes du CYP

que le diazépam ainsi qu’un inhibiteur du CYP3A4. Il, augmente l’ASC (d’environ 25 %) et prolonge la

demi-vie (d’environ 43 % chez les patients bénéficiant d’un métabolisme rapide du CYP2C19) du diazépam

en produisant peu de variations entre les sujets possédant différents phénotypes du CYP2C19. En présence de

diltiazem, l’exposition au desméthyl-diazépam peut également augmenter.

+ Idélalisib

Le métabolite principal de l’idélalisib est un puissant inhibiteur du CYP3A4. Il augmente les concentrations

sériques de diazépam nécessitant une réduction de la dose.

+ Modafinil et armodafinil

Le modafinil et l’armodafinil, médicaments psychostimulants, induisent le CYP3A4 et inhibent le CYP2C19.

Ils sont susceptibles d’augmenter le temps d’élimination du diazépam et ainsi de provoquer une sédation

excessive.

+ Rifampicine

La rifampicine est un inhibiteur puissant du CYP3A4 qui produit un effet important sur la voie du CYP2C19.

L’administration de rifampicine à une dose de 600 mg par jour pendant 7 jours a été associée à une

augmentation de la clairance du diazépam (4,3 fois) et à une diminution de l’ASC (- 77 %). L’exposition des

métabolites du diazépam a également été réduite. Le doublement de la dose journalière de rifampicine, ne

s’est pas accompagné d’une augmentation de l’effet.

+ Carbamazépine

La carbamazépine est un inducteur connu du CYP3A4. Elle augmente de 3 fois l’élimination du diazépam

tout en augmentant les concentrations de son métabolite.

+ Aliments et anti-acides

Les aliments et les antiacides peuvent diminuer le taux mais pas le temps d’absorption du diazépam contenu

dans les comprimés. Ce facteur peut provoquer une baisse des effets thérapeutiques en cas de dose unique

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