RISPERIDONE Mylan Pharma 1 mg, comprimé pelliculé sécable

France - français - ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé)

Achète-le

Notice patient Notice patient (PIL)

01-01-1970

Ingrédients actifs:
rispéridone
Disponible depuis:
MYLAN SAS
Code ATC:
N05AX08
DCI (Dénomination commune internationale):
risperidone
Dosage:
1 mg
forme pharmaceutique:
comprimé
Composition:
composition pour un comprimé > rispéridone : 1 mg
Mode d'administration:
orale
Unités en paquet:
plaquette(s) thermoformée(s) PVC PVDC aluminium de 20 comprimé(s)
Type d'ordonnance:
liste I
Domaine thérapeutique:
ANTIPSYCHOTIQUES.
Descriptif du produit:
379 901-5 ou 34009 379 901 5 8 - plaquette(s) thermoformée(s) PVC PVDC aluminium de 20 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;379 902-1 ou 34009 379 902 1 9 - plaquette(s) thermoformée(s) PVC PVDC aluminium de 30 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;379 903-8 ou 34009 379 903 8 7 - plaquette(s) thermoformée(s) PVC PVDC aluminium de 60 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;379 904-4 ou 34009 379 904 4 8 - plaquette(s) thermoformée(s) PVC PVDC aluminium de 90 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;
Statut de autorisation:
Abrogée
Numéro d'autorisation:
66685035
Date de l'autorisation:
2007-04-26

NOTICE

Mis à jour : 26/04/2007

Concerne les médicaments pouvant être obtenus uniquement sur ordonnance :

Veuillez lire attentivement l'intégralité de cette notice avant de prendre ce

médicament. Elle contient des informations importantes sur votre traitement.

Gardez cette notice, vous pourriez avoir besoin de la relire.

Si vous avez d'autres questions, si vous avez un doute, demandez plus

d’informations à votre médecin ou à votre pharmacien.

Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez jamais à quelqu’un

d’autre, même en cas de symptômes identiques, cela pourrait lui être nocif.

Dénomination du médicament

RISPERIDONE MERCK 1 mg, comprimé pelliculé sécable

Liste complète des substances actives et des excipients

La substance active est :

Risperidone................................................................................................................ 1 mg

Pour un comprimé pelliculé sécable.

Les autres composants sont :

Noyau : lactose monohydraté, amidon prégélatinisé, cellulose microcristalline, stéarate de magnésium, silice colloidale

anhydre, laurylsulfate de sodium, carboxyméthylamidon sodique.

Pelliculage : OPADRY OY-L Blanc : hypromellose (E464), macrogol/PEG 4000, dioxyde de titane (E171), lactose

monohydraté.

Nom et adresse du titulaire de l'autorisation de mise sur le marché et du titulaire de l'autorisation de fabrication responsable

de la libération des lots, si différent

Titulaire

merck generiques

34 rue Saint Romain

69359 lyon cedex 08

Exploitant

merck generiques

34 rue Saint Romain

69359 lyon cedex 08

Fabricant

chanelle medical

Loughrea, Co. Galway

irlande

merck generiques

34 rue Saint Romain

69359 lyon cedex 08

mc dermott laboratories/Gerard laboratories

35/36 Baldoyle Industrial Estate, Grange Road

Dublin 13

eire

merck generiques

ZAC des Gaulnes

69330 meyzieu

Generics uk

Station close, Potters Bar,

Hertfordshire en61tl

angleterre

1. QU'EST-CE QUE RISPERIDONE MERCK 1 mg, comprimé pelliculé sécable ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISÉ ?

Forme pharmaceutique et contenu ; classe pharmacothérapeutique

Ce médicament se présente sous forme de comprimé pelliculé sécable. Boîte de 20, 30, 60 ou 90 comprimés.

Ce médicament contient de la rispéridone : un antipsychotique.

Indications thérapeutiques

Adultes

Traitement de certains troubles aigus ou chroniques de la personnalité.

Traitement de courte durée de certains troubles de l’humeur.

Enfants de 5 à 11 ans

Traitement de certains troubles du comportement chez les enfants présentant un retard mental.

Traitement de certains troubles du comportement observés dans les syndromes autistiques.

2. Quelles sont les INFORMATIONS NÉCESSAIRES AVANT DE PRENDRE RISPERIDONE MERCK 1 mg, comprimé

pelliculé sécable ?

Liste des informations nécessaires avant la prise du médicament

Sans objet.

Contre-indications

Ne pas prendre RISPERIDONE MERCK 1 mg, comprimé pelliculé sécable dans les cas suivants :

allergie connue à la rispéridone. Une allergie peut être reconnue par exemple par une éruption cutanée, des

démangeaisons, une difficulté à respirer ou un gonflement du visage,

femmes allaitantes,

avec certains médicaments utilisés pour le traitement de l’hyperprolactinémie (carbergoline, quinagolide) (voir

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES ET AUTRES INTERACTIONS).

EN CAS DE DOUTE, IL EST INDISPENSABLE DE DEMANDER L’AVIS DE VOTRE MÉDECIN OU DE VOTRE

PHARMACIEN.

Précautions d'emploi ; mises en garde spéciales

Prendre des précautions particulières avec RISPERIDONE MERCK 1 mg, comprimé pelliculé sécable :

Mises en garde

La survenue d'une rigidité musculaire et de troubles de la conscience, accompagnés d'une fièvre inexpliquée en cours de

traitement impose l'arrêt immédiat de la prise du médicament et la consultation en urgence du médecin.

L'utilisation prolongée de ce médicament peut provoquer l'apparition de mouvements musculaires anormaux involontaires.

De très rares cas d’augmentation de sucre dans le sang ou d’aggravation d’un diabète préexistant ont été rapportés lors d’un

traitement par la rispéridone. Un suivi clinique approprié est conseillé chez les patients diabétiques et chez les patients

présentant des facteurs de risque de diabète insulino-dépendant.

La prise concomitante de ce médicament avec l’alcool et certains médicaments utilisés pour le traitement de la maladie de

Parkinson (Lévodopa, amantadine, apomorphine, bromocriptine, entacapone, lisuride, pergolide, piribédil, ropinirole,

sélégiline et pramipexole) est déconseillée (voir INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES ET AUTRES INTERACTIONS).

En raison de la présence de lactose, ce médicament ne doit pas être utilisé en cas de galactosémie, de syndrome de

malabsorption du glucose et du galactose ou de déficit en lactase (maladies métaboliques rares).

Chez l’enfant :

Un intérêt particulier doit être porté à l’effet sédatif de la rispéridone chez les enfants en phase d’apprentissage scolaire ou

rééducatif. Une modification des horaires d’administration peut améliorer l’impact de la sédation sur les facultés

attentionnelles de l’enfant.

EN CAS DE DOUTE, IL EST INDISPENSABLE DE DEMANDER L’AVIS DE VOTRE MÉDECIN OU DE VOTRE

PHARMACIEN.

Précautions d’emploi

Prévenez votre médecin en cas :

de maladies du cœur ou des artères,

d'épilepsie,

de maladie de Parkinson associée ou non à une démence.

Il est recommandé de réduire les doses en cas d'utilisation chez :

les personnes âgées,

les personnes présentant une maladie sévère du foie ou des reins.

Ce médicament peut provoquer une baisse de la tension artérielle surtout en début de traitement.

Ce médicament peut provoquer une accélération du rythme cardiaque.

Ce médicament peut provoquer une prise de poids. Le risque peut être réduit en modérant la consommation alimentaire.

Chez l’enfant :

Une surveillance clinique régulière doit être prévue incluant la taille, le poids et la recherche d’effets non souhaités et

gênants neurologiques.

Particulièrement chez les enfants proches de la puberté, une évaluation régulière des effets non souhaités et gênants

endocriniens doit être réalisée.

Outre la surveillance de la tolérance au traitement, une réévaluation de l’indication du traitement par le spécialiste

(psychiatre, pédopsychiatre) doit être faite à chaque consultation.

EN CAS DE DOUTE, N’HÉSITEZ PAS À DEMANDER L’AVIS DE VOTRE MÉDECIN OU DE VOTRE PHARMACIEN.

Utilisation pendant la grossesse et l'allaitement

Grossesse/Allaitement

Il est préférable de ne pas utiliser ce médicament pendant la grossesse.

Si vous découvrez que vous êtes enceinte pendant le traitement, consultez votre médecin car lui seul peut juger de la

nécessité de le poursuivre.

En cas d'allaitement, ce médicament ne doit pas être utilisé.

Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien avant de prendre tout médicament.

Sportifs

Sans objet.

Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines

Conduite de véhicules et utilisation de machines :

L'attention est attirée, notamment chez les conducteurs de véhicules et les utilisateurs de machine sur les risques de

somnolence attachés à l'emploi de ce médicament.

Liste des excipients à effet notoire

Liste des excipients à effet notoire : lactose.

Interaction avec d'autres médicaments ; Interactions avec les aliments et les boissons

Prise ou utilisation d'autres médicaments :

Ce médicament NE DOIT PAS ÊTRE UTILISÉ avec certains médicaments utilisés pour le traitement de l’hyperprolactinémie

(cabergoline, quinagolide) (voir CONTRE-INDICATIONS).

Ce médicament DOIT ÊTRE ÉVITÉ en association avec l’alcool et certains médicaments utilisés pour le traitement de la

maladie de Parkinson (Lévodopa, amantadine, apomorphine, bromocriptine, entacapone, lisuride, pergolide, piribédil,

ropinirole, sélégiline et pramipexole) (voir MISES EN GARDE SPECIALES).

AFIN D'EVITER D'EVENTUELLES INTERACTIONS ENTRE PLUSIEURS MÉDICAMENTS, IL FAUT SIGNALER

SYSTEMATIQUEMENT TOUT AUTRE TRAITEMENT EN COURS A VOTRE MEDECIN OU A VOTRE PHARMACIEN.

3. COMMENT PRENDRE RISPERIDONE MERCK 1 mg, comprimé pelliculé sécable ?

Instructions pour un bon usage

Sans objet.

Posologie

Chez l’adulte et chez l’adolescent de plus de 15 ans.

Respectez toujours la posologie indiquée par votre médecin.

Les doses doivent être réduites chez les personnes présentant une maladie sévère des reins et chez les personnes âgées.

Chez les personnes présentant une maladie sévère du foie, l’expérience de prescription et les données issues des études

cliniques étant limitées, la rispéridone sera utilisée avec précaution.

En cas d’incertitude, consultez votre médecin ou votre pharmacien.

DANS TOUS LES CAS SE CONFORMER STRICTEMENT À L'ORDONNANCE DU MÉDECIN.

Chez l’enfant âgé de 5 à 11 ans, se conformer à l’ordonnance du spécialiste (psychiatre, pédopsychiatre).

Mode et/ou voie(s) d'administration

Voie orale.

Avaler les comprimés à l’aide d’un verre d’eau.

Fréquence d'administration ; Durée du traitement

Votre médecin peut vous prescrire ce médicament en une ou deux prises par jour.

Ne pas interrompre le traitement sans avis médical.

Dans tous les cas, conformez-vous strictement à l'ordonnance de votre médecin.

Symptômes et instructions en cas de surdosage

Si vous avez pris plus de RISPERIDONE MERCK 1 mg, comprimé pelliculé sécable que vous n'auriez dû : Un

surdosage peut se révéler par une somnolence, une fatigue excessive, une accélération des battements du cœur et une

difficulté à effectuer certains mouvements. Avertir le médecin en urgence.

Instructions en cas d'omission d'une ou de plusieurs doses

Si vous oubliez de prendre RISPERIDONE MERCK 1 mg, comprimé pelliculé sécable : prenez la dose suivante à

l’heure habituelle. Ne pas modifier les doses sans l’avis de votre médecin.

Risque de syndrome de sevrage

Sans objet.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDÉSIRABLES ÉVENTUELS ?

Description des effets indésirables

Comme tous les médicaments, RISPERIDONE MERCK 1 mg, comprimé pelliculé sécable est susceptible d'avoir des

effets indésirables :

insomnie, agitation, anxiété, maux de tête,

somnolence, fatigue, sensation d'étourdissement, difficultés de concentration,

tremblements, rigidité musculaire, crampes, mouvements anormaux,

palpitations, baisse de la tension artérielle (surtout en début de traitement),

troubles digestifs (constipation, nausées, vomissements, douleurs abdominales...),

troubles de la vision,

impuissance, troubles de l'éjaculation et de l’érection,

pertes urinaires,

frigidité, troubles des règles, montée de lait, un gonflement des seins chez l’homme,

écoulement nasal, éruptions cutanées, et autres réactions de nature allergique,

prise de poids,

infiltration de liquide dans les tissus (oedème),

anomalies biologiques du foie,

trouble de la température du corps, fièvre,

mouvements anormaux, convulsion,

baisse du nombre de globules blancs,

accident vasculaire cérébral (attaque cérébrale) permanent ou transitoire,

très rares cas d’augmentation de sucre dans le sang ou d’aggravation d’un diabète préexistant.

Chez l’enfant :

Les effets non souhaités et gênants rencontrés plus fréquemment chez l’enfant que chez l’adulte sont :

la somnolence,

un gonflement des seins chez le garçon, des troubles des règles.

Si vous remarquez des effets indésirables non mentionnés dans cette notice, veuillez en informer votre médecin ou votre

pharmacien.

5. COMMENT CONSERVER RISPERIDONE MERCK 1 mg, comprimé pelliculé sécable ?

Conditions de conservation et date de péremption

Pas de précaution particulière de conservation.

Tenir hors de la portée et de la vue des enfants.

Ne pas utiliser après la date de péremption figurant sur la boîte, les plaquettes.

Si nécessaire, mises en garde contre certains signes visibles de détérioration

Sans objet.

La dernière date à laquelle cette notice a été approuvée est le {date}.

RÉSUMÉ DES CARACTÉRISTIQUES DU PRODUIT

ANSM - Mis à jour le : 26/04/2007

1. DÉNOMINATION DU MÉDICAMENT

RISPERIDONE MERCK 1 mg, comprimé pelliculé sécable

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

Risperidone...................................................................................................................... 1 mg

Pour un comprimé pelliculé sécable.

Pour les excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE

Comprimé pelliculé sécable.

4. DONNÉES CLINIQUES

4.1. Indications thérapeutiques

Adultes

Traitement des psychoses, en particulier des psychoses schizophréniques aiguës et chroniques.

Chez les patients nécessitant un traitement au long cours, la rispéridone a démontré son efficacité.

Traitement à court terme des épisodes maniaques aigus modérés à sévères.

Enfants âgés de 5 à 11 ans

Présentant un retard mental accompagné de troubles du comportement (tels que agressivité, agitation, impulsivité,

automutilations), en monothérapie.

Traitement des troubles du comportement (tels que hétéro-agressivité, automutilation, impulsivité majeure et stéréotypies

sévères) observés dans les syndromes autistiques, en monothérapie.

4.2. Posologie et mode d'administration

Posologie

La rispéridone peut être administrée en une ou deux prises par jour.

Chez certains patients, compte tenu du risque d’hypotension orthostatique de la rispéridone, une administration en deux

prises par jour est souhaitable, principalement à l’instauration du traitement et en ambulatoire.

Dans l’indication : Traitement des psychoses, en particulier des psychoses schizophréniques aiguës et chroniques. Chez

les patients nécessitant un traitement au long cours, la rispéridone a démontré son efficacité.

Adulte

Adaptation de la posologie sur une période de trois jours :

1er jour : 2 mg en 1 ou 2 prises par jour (posologie initiale),

2ème jour : 4 mg en 1 ou 2 prises par jour,

3ème jour : 6 mg en 1 ou 2 prises par jour.

A partir du 4ème jour la posologie sera maintenue inchangée ou individualisée si nécessaire.

La posologie optimale usuelle se situe entre 4 et 8 mg par jour administrée en 1 ou 2 prises.

Les posologies quotidiennes supérieures à 10 mg ne se sont pas révélées cliniquement plus efficaces que les posologies

plus faibles et peuvent entraîner l'apparition de symptômes extrapyramidaux. La sécurité d'emploi de posologies

quotidiennes supérieures à 16 mg n'a pas été évaluée. En conséquence, ces posologies ne doivent pas être utilisées.

Lorsqu'une sédation plus marquée s'avère nécessaire, une benzodiazépine peut être associée à la rispéridone.

Patient âgés

Une posologie initiale de 0,5 mg, 2 fois par jour est recommandée. Cette posologie devra être adaptée individuellement par

paliers journaliers de 0,5 mg, 2 fois par jour jusqu'à une posologie de 1 à 2 mg, 2 fois par jour.

L'expérience étant limitée chez le sujet âgé, la rispéridone sera utilisée avec précaution dans cette classe d'âge.

Enfants de moins de 15 ans : il n’existe pas de données disponibles dans cette classe d’âge dans cette indication.

Relais d’un traitement neuroleptique par voie parentérale à action prolongée

Lorsque la substitution d’un traitement neuroleptique par voie parentérale à action prolongée s’avère nécessaire, la

substitution par rispéridone se fera le jour prévu pour la prochaine injection.

Dans l’indication : Traitement à court terme des épisodes maniaques aigus modérés à sévères :

La rispéridone doit être administrée une fois par jour, la dose d’initiation est de 2 mg. Si nécessaire, les adaptations

posologiques se feront par paliers de 1 mg par jour en respectant un délai minimum de 24 heures entre chaque palier de

dose. Les doses recommandées sont comprises entre 2 et 6 mg. La durée de traitement recommandée est de 3 semaines.

Le maintien de l’efficacité à 12 semaines n’a pas été démontré.

Dans les deux indications chez l’adulte :

Patient insuffisant rénal :

La posologie initiale et la posologie d’entretien doivent être divisées par deux et l’augmentation posologique des doses doit

être plus lente chez les patients insuffisants rénaux. La rispéridone sera utilisée avec précaution chez ces patients.

Patient insuffisant hépatique :

L’expérience de prescription et les données issues des études cliniques étant limitées, la rispéridone sera utilisée avec

précaution chez ces patients.

Dans l’indication :

Enfants âgés de 5 à 11 ans présentant un retard mental accompagné de troubles du comportement :

Poids < 50 kg

Pour les doses de 0,25 mg, seule la solution buvable est adaptée.

Une posologie initiale de 0,25 mg, 1 fois par jour est recommandée. Si nécessaire, cette posologie devra être adaptée

individuellement par paliers journaliers de 0,25 mg. Un délai minimum de 72 heures est nécessaire entre chaque

instauration d’un nouveau palier de 0,25 mg. Pour la majorité des patients, la posologie optimale est de 0,5 mg 1 fois par

jour. Toutefois, chez certains patients une posologie de 0,25 mg une fois par jour peut suffire. D’autres patients peuvent

nécessiter une posologie de 0,75 mg une fois par jour.

Poids ³ 50 kg

Une posologie initiale de 0,5 mg, 1 fois par jour est recommandée. Si nécessaire, cette posologie devra être adaptée

individuellement par paliers journaliers de 0,5 mg. Un délai minimum de 72 heures est nécessaire entre chaque instauration

d’un nouveau palier de 0,5 mg. Pour la majorité des patients, la posologie optimale est de 1 mg une fois par jour. Toutefois,

chez certains patients une posologie de 0,5 mg une fois par jour peut suffire. D’autres patients peuvent nécessiter une

posologie de 1,5 mg une fois par jour.

Comme pour tout traitement symptomatique, si une administration prolongée de ce médicament s’avère nécessaire, celle-ci

doit faire l’objet d’une réévaluation du rapport bénéfice-risque.

Dans l’indication :

Enfants âgés de 5 à 11 ans : Traitement des troubles du comportement (tels que hétéro-agressivité, automutilation,

impulsivité majeure et stéréotypies sévères) observés dans les syndromes autistiques, en monothérapie :

La posologie de ce médicament devra être établie en fonction du poids de l’enfant.

Pour les doses de 0,25 mg, seule la solution buvable est adaptée.

La posologie initiale est de 0,25 mg/jour pour les enfants de moins de 20 kg et de 0,50 mg/jour pour les enfants de poids

égal ou supérieur à 20 kg. A partir du 8ème jour de traitement, la posologie pourra être augmentée jusqu’à 0,5 mg à 1

mg/jour. Après le 16ème jour de traitement, la posologie pourra être augmentée sur une base individuelle en fonction de la

réponse clinique et de la tolérance.

A l’exception des situations aiguës (changement environnemental), l’ajustement posologique et le choix des paliers devront

se baser sur le comportement de l’enfant. Un délai minimum d’une semaine est nécessaire avant chaque nouveau palier de

dose.

En fonction du jugement clinique, une augmentation posologique plus lente peut être nécessaire chez certains patients.

Sur la base des études cliniques disponibles, la posologie maximale recommandée en fonction du poids est de 1 mg à 3 mg

par jour et ne devra pas être dépassée sauf en cas de situations exceptionnelles.

Ce médicament a démontré son efficacité dans le traitement des troubles du comportement observés dans les syndromes

autistiques sur une durée de 2 mois.

Si une administration prolongée de ce médicament s’avère nécessaire chez des enfants atteints d’autisme, celle-ci devra

faire l’objet d’une réévaluation régulière.

Enfants de moins de 5 ans : Il n’existe pas de données disponibles dans cette classe d’âge.

4.3. Contre-indications

Ce médicament NE DOIT JAMAIS ETRE UTILISÉ dans les situations suivantes :

patients présentant une hypersensibilité connue au produit,

femmes allaitant, en raison des résultats précliniques montrant une excrétion du produit dans le lait maternel,

en association aux dopaminergiques non antiparkinsoniens (carbergoline, quinagolide) (voir rubrique 4.5 Interactions

médicamenteuses et autres formes d’interactions).

4.4. Mises en garde spéciales et précautions particulières d'emploi

Mises en garde spéciales

Des cas d’allongement de l’intervalle QT ont été rapportés dans le cadre de surdosages. En cas de surdosage, la

surveillance cardiovasculaire doit commencer immédiatement et inclure une surveillance ECG en continu jusqu’au

rétablissement du patient afin de détecter l’apparition de troubles du rythme cardiaque (voir rubrique 4.9. Surdosage).

En raison de ses propriétés antagonistes dopaminergiques, la rispéridone peut induire un risque potentiel de dyskinésie

tardive, dont la survenue devra faire envisager l'arrêt de tout traitement par les neuroleptiques.

Comme avec tous les antipsychotiques, la survenue éventuelle d'un syndrome malin des neuroleptiques (hyperthermie,

rigidité musculaire, troubles neurovégétatifs, altération de la conscience, augmentation des créatines phosphokinases

sériques CPK) n'est pas à exclure avec la rispéridone. Ce syndrome peut également comporter d’autres signes de

rhabdomyolyse comme par exemple une myoglobinurie ou une insuffisance rénale. En cas d'apparition de ce syndrome, il

est nécessaire d'interrompre le traitement antipsychotique.

De très rares cas d’hyperglycémie ou d’exacerbation d’un diabète préexistant ont été rapportés lors d’un traitement par la

rispéridone. Un suivi clinique approprié est conseillé chez les patients diabétiques et chez les patients présentant des

facteurs de risque de diabète insulino-dépendant (voir rubrique 4.8 Effets indésirables).

La prise concomitante de ce médicament avec de l’alcool, de la lévodopa ou un antiparkinsonien dopaminergique

(amantadine, apomorphine, bromocriptine, entacapone, lisuride, pergolide, piribédil, ropinirole, sélégiline et pramipexole) est

déconseillée (voir rubrique 4.5 Interactions médicamenteuses et autres formes d’interactions).

En raison de la présence de lactose, ce médicament est contre-indiqué en cas de galactosémie congénitale, de syndrome

de malabsorption du glucose et du galactose ou de déficit en lactase.

Mises en garde spéciales chez le patient âgé dément :

Ce médicament n’est pas indiqué dans le traitement de la démence accompagnée de troubles psychotiques et/ou troubles

du comportement et son utilisation chez ce groupe spécifique de patients est déconseillée du fait d’une augmentation du

risque de mortalité et d’accidents vasculaires cérébraux.

Dans des essais contrôlés versus placebo réalisés avec la rispéridone chez des patients âgés (> 65 ans) déments,

l’incidence de la mortalité a été plus élevée dans le groupe rispéridone que dans le groupe placebo.

Effets indésirables cérébrovasculaires :

Dans des essais contrôlés versus placebo réalisés chez des patients âgés déments, une incidence statistiquement plus

élevée des événements indésirables cérébrovasculaires (accidents vasculaires cérébraux et des accidents ischémiques

transitoires), dont des décès, a été observée chez les patients (moyenne d’âge 85 ans ; extrêmes 73-97 ans) traités par la

rispéridone comparativement aux patients recevant du placebo. L’analyse des données poolées de six essais contrôlés

versus placebo menés principalement chez des patients âgés (>65 ans) déments suggère un risque de survenue d’accident

vasculaire-cérébral dans le groupe rispéridone trois fois supérieur à celui observé dans le groupe placebo. Le mécanisme

susceptible d’expliquer cet effet est inconnu.

Mises en garde particulières chez l’enfant de 5 à 11 ans

Chez l’enfant, les données de sécurité disponibles concernent des études portant sur une période d’un an réalisées chez

des enfants présentant un retard mental accompagné de troubles du comportement.

Les données jusqu’à un an indiquent qu’il n’y a pas d’effet sur la croissance et la puberté. Toutefois, les conséquences sur

la croissance et la puberté d’une exposition supérieure à un an sont inconnues.

Des élévations transitoires et modérées de la prolactine ont été rapportées. Des irrégularités menstruelles (chez la fille) et

des gynécomasties (chez le garçon) ont été observées.

Un intérêt particulier doit être porté à l’effet sédatif de la rispéridone chez des sujets en phase d’apprentissage scolaire ou

rééducatif. Une modification des horaires d’administration peut améliorer l’impact de la sédation sur les facultés

attentionnelles de l’enfant.

Précautions d’emploi

Il est recommandé de réduire de moitié la posologie initiale et les paliers de progression des doses, chez les sujets âgés et

les patients insuffisants rénaux.

Chez les patients présentant une maladie de Parkinson ou des symptômes extra-pyramidaux, le risque d’aggravation des

symptômes de type parkinsonien ou de survenue d’un syndrome malin des neuroleptiques peut être augmenté. Une

sensibilité aux traitements antipsychotiques peut également se développer chez ces patients, pouvant se manifester par une

confusion aggravée, une somnolence, une majoration des troubles de la motricité telle qu’une instabilité posturale avec des

chutes fréquentes, un syndrome extrapyramidal.

Les neuroleptiques classiques sont connus pour diminuer le seuil épileptogène. Bien que les études cliniques n'aient pas

mis en évidence un tel risque avec la rispéridone, la prudence est recommandée chez les patients épileptiques.

En raison des propriétés alpha-bloquantes de la rispéridone, une hypotension orthostatique peut survenir, principalement

durant la période d'instauration progressive du traitement.

Une attention particulière est nécessaire en cas de déshydratation, d’hypovolémie ou de maladie cérébrovasculaire.

En cas de survenue d’une hypotension, une réduction de la posologie doit être envisagée (voir rubrique 4.2 Posologie et

mode d’administration).

La rispéridone pouvant induire une tachycardie, elle doit être utilisée avec précaution chez les patients présentant un risque

cardiovasculaire connu (en particulier : insuffisance cardiaque, ischémie coronarienne).

La rispéridone peut favoriser une prise de poids. Il sera conseillé aux patients de modérer leur consommation alimentaire,

pour prévenir cet inconvénient.

Pour les recommandations posologiques spécifiques au sujet âgé et au patient insuffisant rénal ou hépatique, se reporter à

la section 4.2 Posologie et Mode d’administration.

Précautions particulières chez l’enfant de 5 à 11 ans

Une surveillance clinique régulière doit être prévue incluant la taille, le poids et la recherche d’effets indésirables

neurologiques.

Particulièrement chez les enfants proches de la puberté, une évaluation régulière des effets indésirables endocriniens doit

être réalisée.

Outre la surveillance de la tolérance au traitement, une réévaluation de l’indication du traitement par le spécialiste

(psychiatre, pédopsychiatre) doit être faite à chaque consultation.

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

+ Médicaments sédatifs

Il faut prendre en compte le fait que de nombreux médicaments ou substances peuvent additionner leurs effets dépresseurs

du système nerveux central et contribuer à diminuer la vigilance. Il s’agit des dérivés morphiniques (analgésiques, antitussifs

et traitements de substitution), des neuroleptiques, des barbituriques, des benzodiazépines, des anxiolytiques autres que les

benzodiazépines (par exemple, le méprobamate), des hypnotiques, des antidépresseurs sédatifs (amitriptyline, doxépine,

miansérine, mirtazapine, trimipramine), des antihistaminiques H1 sédatifs, des antihypertenseurs centraux, du baclofène et

du thalidomide.

L’altération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et l’utilisation de machine.

Association contre-indiquée (voir rubrique 4.3 Contre-indications)

+ Dopaminergiques non antiparkinsoniens (cabergoline, quinagolide)

Antagonisme réciproque de l’agoniste dopaminergique et du neuroleptique

Associations déconseillées (voir rubrique 4.4 Mises en garde spéciales et précautions particulières d’emploi)

+ Alcool

Majoration par l’alcool de l’effet sédatif des neuroleptiques. L’altération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite

de véhicules et l’utilisation de machines.

Eviter la prise de boissons alcoolisées et de médicaments contenant de l’alcool.

+ Lévodopa

Antagonisme réciproque de la lévodopa et des neuroleptiques.

Chez le patient parkinsonien, utiliser les doses minimales efficaces de chacun des deux médicaments.

+ Antiparkinsoniens dopaminergiques (amantadine, apomorphine, bromocriptine, entacapone, lisuride, pergolide,

piribédil, ropinirole, sélégiline et pramipexole)

Antagonisme réciproque de l’agoniste dopaminergique et des neuroleptiques.

L’agoniste dopaminergique peut provoquer ou aggraver les troubles psychotiques. En cas de nécessité d’un traitement par

neuroleptiques chez les parkinsoniens traités par agonistes dopaminergiques, ces derniers doivent être diminués

progressivement jusqu’à l’arrêt (l’arrêt brutal des dopaminergiques expose à un risque de “syndrome malin des

neuroleptiques”).

Associations faisant l’objet de précautions d'emploi

+ Carbamazépine

Risque de diminution des concentrations plasmatiques de la rispéridone et de son métabolite actif et de son efficacité

thérapeutique par augmentation de son métabolisme hépatique par la carbamazépine.

Surveillance clinique et, si besoin, adaptation posologique de la rispéridone pendant le traitement par la carbamazépine et

après son arrêt.

+ Fluoxétine et paroxétine

Augmentation de la fraction active de la rispéridone par diminution de son métabolisme hépatique par la fluoxétine ou par la

paroxétine, avec risque de majoration des effets indésirables.

Surveillance clinique et, si besoin, adaptation posologique de la rispéridone.

Associations à prendre en compte

+ Antihypertenseurs

Risque d’hypotension, notamment orthostatique majoré (effet additif).

+ Bêta-bloquants dans l’insuffisance cardiaque (bisoprolol, carvédilol, métoprolol, nébivolol)

Effet vasodilatateur et risque d’hypotension, notamment orthostatique (effet additif).

+ Bêta-bloquants (sauf esmolol et sotalol)

Effet vasodilatateur et risque d’hypotension, notamment orthostatique (effet additif).

Autres

+ Topiramate

Le topiramate diminue faiblement la biodisponibilité de la rispéridone, mais pas celle de la fraction active. Par conséquent, il

ne semble pas y avoir d’interaction pharmacocinétique entre ces deux médicaments. Une éventuelle moindre tolérance de

l’association devra être prise en compte.

+ Valproate

La rispéridone ne modifie pas les paramètres pharmacocinétiques de l’acide valproïque, et réciproquement.

4.6. Grossesse et allaitement

Grossesse

Les études chez l'animal ne montrent pas d'effets directs nocifs sur les capacités de reproduction ni de pouvoir tératogène de

la rispéridone. Cependant des effets indirects dus à la sécrétion de prolactine et à des actions centrales du produit ont été

observés.

L'innocuité de la rispéridone pendant la grossesse n'a pas été établie chez la femme.

En conséquence, par mesure de précaution, il est préférable de ne pas utiliser la rispéridone pendant la grossesse.

Allaitement

Chez l'animal, la rispéridone et la 9-hydroxy-rispéridone sont excrétées dans le lait.

L'excrétion de la rispéridone dans le lait maternel n'est pas documentée dans l'espèce humaine.

En conséquence, les femmes recevant de la rispéridone ne doivent pas allaiter.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

L'attention des patients, en particulier des conducteurs de véhicules et des utilisateurs de machines, est attirée sur les

risques de somnolence attachés à l'emploi de ce médicament.

4.8. Effets indésirables

Les effets indésirables observés au cours des traitements par la rispéridone sont :

Effets communs

Insomnie, agitation, anxiété, céphalées.

Effets moins communs

somnolence, fatigue, sensation d'étourdissement, difficultés de concentration, constipation, dyspepsie, nausées,

vomissements, douleurs abdominales, troubles de la vision, priapisme, troubles de l'érection, troubles de l'éjaculation,

difficultés orgasmiques, incontinence urinaire, possibilité de favoriser un oedème angioneurotique, rhinite, rash cutané, et

autres réactions de nature allergique ;

symptômes extrapyramidaux (tremblements, rigidité, hypersalivation, bradykinésie, akathisie, dystonie aiguë),

généralement d'intensité modérée et réversibles à la réduction de la posologie et/ou, si nécessaire, à l’administration de

correcteur anticholinergique ;

malaises orthostatiques (vertiges, hypotension, tachycardie réflexe) en particulier à des posologies initiales de rispéridone

supérieures à celles préconisées (voir rubrique 4.4 Mises en garde spéciales et précautions particulières d'emploi) ;

augmentation de la prolactinémie, dose-dépendante, pouvant entraîner sur le plan clinique : une galactorrhée, une

gynécomastie, des anomalies du cycle menstruel et une aménorrhée ;

prise de poids (voir rubrique 4.4 Mises en garde spéciales et précautions particulières d'emploi) ;

oedèmes ;

augmentation des enzymes hépatiques ;

leucopénies ;

intoxication à l'eau, occasionnelle, chez des patients schizophrènes, liée à une polydipsie ou à un syndrome de sécrétion

inappropriée de l'hormone antidiurétique ;

troubles de la régulation thermique, dyskinésie tardive, syndrome malin, convulsions, comme avec les neuroleptiques

classiques ;

des événements cérébro-vasculaires, incluant des accidents vasculaires cérébraux et des accidents ischémiques

transitoires, ont été rapportés au cours de traitements par la rispéridone (voir rubrique 4.4 Mises en garde spéciales et

précautions particulières d’emploi) ;

très rares cas d’hyperglycémie ou d’exacerbation d’un diabète préexistant (voir rubrique 4.4 Mises en garde et précautions

particulières d’emploi).

Effets indésirables rencontrés plus fréquemment chez l’enfant que chez l’adulte :

neurologiques et psychiques : somnolence.

Lors d’essais cliniques, l’incidence des gynécomasties (chez le garçon) et des troubles menstruels a été plus élevée que

celle observée chez l’adulte. Cette différence pourrait être liée aux processus normaux de développement et de maturation

sexuelle.

4.9. Surdosage

Les signes et symptômes qui ont été rapportés résultaient généralement d’une augmentation des effets pharmacologiques

du médicament se traduisant sur le plan clinique par : somnolence, sédation, tachycardie, hypotension et symptômes

extrapyramidaux.

Des cas d’allongement de l’intervalle QT ont été rapportés au cours de surdosages.

Surveillance cardiaque continue (risque d’allongement de QT) qui sera poursuivie jusqu’au rétablissement du patient.

Il n'existe pas d'antidote spécifique connu à la rispéridone. En cas de surdosage aigu, l'implication d'autres médicaments

doit être recherchée et des mesures appropriées doivent être mises en oeuvre :

établir et maintenir l'accès aux voies aériennes supérieures, assurer une oxygénation et une ventilation adéquates ;

la pratique d'un lavage gastrique (après intubation, si le patient est inconscient) et l'administration de charbon activé

associé à un laxatif doivent être envisagées ;

la surveillance cardiovasculaire doit commencer immédiatement et doit inclure une surveillance électrocardiographique en

continu afin de détecter l'apparition de troubles du rythme à type d'arythmies ;

l'hypotension et le collapsus circulatoire doivent être traités par administration I.V. de solutés de remplissage et/ou d'agents

sympathomimétiques ;

en cas d'apparition de symptômes extrapyramidaux sévères, un traitement anticholinergique doit être administré.

5. PROPRIÉTÉS PHARMACOLOGIQUES

5.1. Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique : ANTIPSYCHOTIQUES.

(N : système nerveux central).

Code ATC : N05AX08

La rispéridone est un antipsychotique neuroleptique appartenant à la classe chimique des dérivés benzisoxazoles.

La rispéridone est un antagoniste des récepteurs sérotoninergiques 5-HT

et dopaminergiques-D

La substance se lie également aux récepteurs a1-adrénergiques et, à un moindre degré, aux récepteurs histaminergiques-

et a

-adrénergiques. Elle ne présente pas d'affinité pour les récepteurs cholinergiques.

Le profil pharmacodynamique de la rispéridone diffère de celui des neuroleptiques classiques par une capacité moins

marquée à diminuer l'activité motrice et à induire la catalepsie chez les animaux.

En clinique la rispéridone améliore les symptômes positifs et négatifs de la psychose schizophrénique, avec de rares effets

secondaires extrapyramidaux.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques

La rispéridone est complètement absorbée après administration orale. Le pic de concentration plasmatique est atteint en 1 à

2 heures. Son absorption n'est pas influencée par la prise de nourriture. Le produit peut être indifféremment administré en

dehors ou au cours des repas.

La rispéridone est métabolisée par le cytocrome P 450 2D6 en 9-OH rispéridone, dont l’activité pharmacologique est

similaire à celle de la rispéridone.

L'ensemble rispéridone et 9-hydroxy-rispéridone constitue la fraction active. La rispéridone est également métabolisée par

N-déalkylation.

Après administration orale chez des patients psychotiques, la rispéridone est éliminée avec une demi-vie d'élimination

d'environ 3 heures. La demi-vie d'élimination de la 9-hydroxy-rispéridone et de la fraction active est de 24 heures.

L'état d'équilibre de la rispéridone est atteint en 1 jour chez la plupart des patients. L'état d'équilibre de la 9-hydroxy-

rispéridone est atteint après 4 à 5 jours de traitement. Dans la zone thérapeutique, les concentrations de la rispéridone

augmentent proportionnellement avec la dose car la cinétique est linéaire.

La rispéridone se distribue rapidement dans tout l'organisme et son volume de distribution est de 1 à 2 l/kg. Dans le plasma,

la rispéridone est liée à l'albumine et à l’a

-glycoprotéine. La liaison aux protéines plasmatiques est de 88 % pour la

rispéridone et de 77 % pour la 9-hydroxy-rispéridone.

Une semaine après administration, la rispéridone est excrétée à 70 % dans les urines et à 14 % dans les fèces. Dans l'urine,

la rispéridone plus la 9-hydroxy-rispéridone représentent 35 à 45 % de la dose administrée. La fraction restante est éliminée

sous forme de métabolites inactifs.

Patient insuffisant rénal : Une étude en dose unique réalisée chez des patients insuffisants rénaux modérés et sévères a

montré une réduction d’environ 60 % de la clairance et un doublement de l’exposition systémique.

Patient insuffisant hépatique : Les données disponibles chez les patients insuffisants hépatiques sont limitées. Toutefois,

une étude en prise unique réalisée chez 7 patients n’a pas montré de modification significative de l’exposition systémique.

Patient âgé : Une étude en prise unique a montré une réduction d’environ 30 % de la clairance et une augmentation

d’environ 50% de l’exposition systémique.

5.3. Données de sécurité précliniques

Une stimulation de la glande mammaire par la prolactine, des modifications du tractus génital chez les mâles et les femelles

et des effets sur le système nerveux central liés à l'activité pharmacodynamique de la rispéridone sont les principaux effets

observés au cours des études de toxicité dose répétée chez le rat et le chien (jusqu'à 12 mois d'administration par voie

intramusculaire ou orale).

L'injection de rispéridone pendant 12 à 24 mois chez des rats a produit une ostéodystrophie à la dose de 40 mg/kg/2

semaines, correspondant à 2 fois l'exposition (basée sur l’ASC) à la dose maximale recommandée chez l'homme. Aucune

ostéodystrophie n'a été observée chez le chien recevant des injections de rispéridone pendant 12 mois à une dose allant

jusqu’à 20 mg/kg/2 semaines, correspondant à une exposition (basée sur l’ASC) allant jusqu'à 14 fois la dose maximale

recommandée chez l'homme.

Aucun potentiel mutagène n'a été mis en évidence.

Une augmentation, médiée par la prolactine, de l'incidence des tumeurs du pancréas endocrine, de l'hypophyse et de la

surrénale a été observée au cours d'une étude de cancérogenèse chez le rat Wistar Hannover (doses de 5 et 40 mg/kg

toutes les 2 semaines) à la dose de 40 mg/kg tandis que des tumeurs de la glande mammaire ont été observées dès la dose

de 5 mg/kg. Des adénomes des tubules rénaux ont également été observés à la dose de 40 mg/kg. Ces adénomes n'ont pas

été retrouvés dans les études de cancérogenèse après administration orale chez le rat Wistar Wiga et la souris Swiss.

Aucun effet rénal n'a été mis en évidence chez le chien après administration dose répétée. La signification des tumeurs

rénales et des tumeurs médiées par la prolactine est inconnue en terme de risque pour l'homme.

6. DONNÉES PHARMACEUTIQUES

6.1. Liste des excipients

Noyau : lactose monohydraté, amidon prégélatinisé, cellulose microcristalline, stéarate de magnésium, silice colloidale

anhydre, laurylsulfate de sodium, carboxyméthylamidon sodique.

Pelliculage : OPADRY OY-L Blanc 28900 : hypromellose (E464), macrogol/PEG 4000, dioxyde de titane (E171), lactose

monohydraté.

6.2. Incompatibilités

Sans objet.

6.3. Durée de conservation

2 ans.

6.4. Précautions particulières de conservation

Pas de précaution particulière de conservation.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur

20, 30, 60 ou 90 comprimés sous plaquettes thermoformées (PVC/PVDC/Aluminium).

6.6. Instructions pour l'utilisation, la manipulation et l'élimination

Pas d'exigences particulières.

7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHÉ

merck generiques

34 rue Saint Romain

69359 lyon cedex 08

8. PRÉSENTATIONS ET NUMÉROS D’IDENTIFICATION ADMINISTRATIVE

379 901-5 ou 34009 379 901 5 8 : 20 comprimés sous plaquettes thermoformées (PVC/PVDC/Aluminium).

379 902-1 ou 34009 379 902 1 9 : 30 comprimés sous plaquettes thermoformées (PVC/PVDC/Aluminium).

379 903-8 ou 34009 379 903 8 7 : 60 comprimés sous plaquettes thermoformées (PVC/PVDC/Aluminium).

379 904-4 ou 34009 379 904 4 8 : 90 comprimés sous plaquettes thermoformées (PVC/PVDC/Aluminium).

9. DATE DE PREMIÈRE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION

10. DATE DE MISE À JOUR DU TEXTE

11. CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DÉLIVRANCE

Liste I.

Produits similaires

Rechercher des alertes liées à ce produit

Afficher l'historique des documents

Partagez cette information