PRAVASTATINE Teva 40 mg, comprimé sécable

France - français - ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé)

Achète-le

Notice patient Notice patient (PIL)

10-05-2019

Ingrédients actifs:
pravastatine sodique
Disponible depuis:
TEVA SANTE
Code ATC:
C10AA03
DCI (Dénomination commune internationale):
pravastatin sodium
Dosage:
40 mg
forme pharmaceutique:
comprimé
Composition:
composition pour un comprimé > pravastatine sodique : 40 mg
Mode d'administration:
orale
Unités en paquet:
plaquette(s) thermoformée(s) PVC polyéthylène PVDC aluminium de 28 comprimé(s)
classe:
Liste I
Type d'ordonnance:
liste I
Domaine thérapeutique:
Hypolipidémiants/Hypocholestérolémiants et hypotriglycéridémiants/Inhibiteurs de la HMG-CoA réductase
Descriptif du produit:
368 635-7 ou 34009 368 635 7 6 - plaquette(s) thermoformée(s) PVC polyéthylène PVDC aluminium de 28 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation:13/07/2006;566 850-1 ou 34009 566 850 1 1 - 50 plaquette(s) thermoformée(s) PVC polyéthylène PVDC aluminium de 1 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;373 660-6 ou 34009 373 660 6 9 - plaquette(s) thermoformée(s) PVC polyéthylène PVDC aluminium de 84 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation:10/08/2007;
Statut de autorisation:
Valide
Numéro d'autorisation:
61353972
Date de l'autorisation:
2005-07-12

NOTICE

ANSM - Mis à jour le : 10/05/2019

Dénomination du médicament

PRAVASTATINE TEVA 40 mg, comprimé sécable

Pravastatine sodique

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant de prendre ce médicament car elle contient des informations importantes pour

vous.

Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

Si vous avez d’autres questions, interrogez votre médecin ou votre pharmacien.

Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à d’autres personnes. Il pourrait leur être nocif,

même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci s’applique aussi à

tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Que contient cette notice ?

1. Qu'est-ce que PRAVASTATINE TEVA 40 mg, comprimé sécable et dans quels cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant de prendre PRAVASTATINE TEVA 40 mg, comprimé sécable ?

3. Comment prendre PRAVASTATINE TEVA 40 mg, comprimé sécable ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver PRAVASTATINE TEVA 40 mg, comprimé sécable ?

6. Contenu de l’emballage et autres informations.

1. QU’EST-CE QUE PRAVASTATINE TEVA 40 mg, comprimé sécable ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?

PRAVASTATINE TEVA appartient à un groupe de médicaments appelés statines (ou inhibiteurs de l'HMG-CoA réductase).

Il empêche la fabrication du cholestérol par le foie et réduit ainsi les taux de cholestérol et d'autres graisses (les

triglycérides) dans votre organisme. En excès dans le sang, le cholestérol s'accumule sur la paroi des vaisseaux sanguins

et les obstrue.

Cette situation est appelée durcissement des artères ou athérosclérose et peut provoquer :

une angine de poitrine (angor), lorsqu'un vaisseau du cœur est bloqué partiellement,

une attaque cardiaque, lorsqu'un vaisseau du cœur est bloqué totalement,

une attaque cérébrale, lorsqu'un vaisseau du cerveau est bloqué totalement.

Ce médicament est utilisé dans 3 situations :

Dans le traitement des taux élevés de cholestérol et de graisses dans le sang

PRAVASTATINE TEVA est utilisé pour réduire des taux élevés de "mauvais" cholestérol et augmenter les taux de "bon"

cholestérol dans le sang quand le changement des habitudes alimentaires et l'activité physique n'ont pas réussi à le faire

baisser de façon satisfaisante.

Dans la prévention des maladies du cœur et des vaisseaux sanguins

Si vous avez un taux élevé de cholestérol dans le sang ainsi que des facteurs de risque favorisant les maladies du cœur et

des vaisseaux sanguins (tels que tabac, surpoids, taux élevé de sucre dans le sang, tension artérielle élevée, absence

d'activité physique), PRAVASTATINE TEVA est utilisé pour diminuer les risques d'apparition de ces maladies.

Si vous avez déjà eu une attaque cérébrale ou si vous avez une angine de poitrine (angor instable), et même si votre taux

de cholestérol est normal, PRAVASTATINE TEVA est utilisé pour réduire le risque que vous fassiez à nouveau une

attaque cardiaque ou une attaque cérébrale.

Après une greffe d'organe

Si vous avez eu une greffe d'organe et recevez un traitement pour éviter le rejet de l'organe greffé, PRAVASTATINE TEVA

est utilisé pour réduire les taux élevés de graisses dans le sang.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DE PRENDRE PRAVASTATINE TEVA 40 mg,

comprimé sécable ?

Ne prenez jamais PRAVASTATINE TEVA 40 mg, comprimé sécable :

si vous êtes allergique à la pravastatine ou à l’un des autres composants contenus dans ce médicament, mentionnés dans

la rubrique 6 ;

si vous êtes enceinte, souhaitez être enceinte ou si vous allaitez (voir Grossesse et allaitement) ;

si vous souffrez actuellement d'une maladie du foie (affection hépatique évolutive) ;

si plusieurs analyses de sang ont montré que votre foie fonctionne anormalement (augmentation du niveau d'enzymes

hépatiques dans le sang).

Avertissements et précautions

PRAVASTATINE TEVA peut augmenter le risque d’effets indésirables touchant les muscles chez certains patients, ce qui

entraîne des douleurs, une sensibilité et une faiblesse musculaires. Le médecin peut réaliser des analyses de sang pour

contrôler l’état de vos muscles avant et après le début du traitement par PRAVASTATINE TEVA.

Adressez-vous à votre médecin ou pharmacien AVANT de prendre PRAVASTATINE TEVA si l’une des conditions suivantes

s’applique à vous, car vous pourriez présenter un risque accru d’effets indésirables touchant les muscles :

si vous avez une maladie des reins ;

si vous avez un fonctionnement insuffisant de la thyroïde (hypothyroïdie) ;

si vous avez une maladie du foie ou des problèmes avec l'alcool (consommation d'importantes quantités d'alcool) ;

si vous avez des problèmes musculaires dus à une maladie héréditaire ;

si vous avez eu des problèmes musculaires dus à un autre médicament appartenant au groupe des statines (inhibiteurs de

l'HMG-CoA réductase) ou au groupe des fibrates ;

si vous avez plus de 70 ans.

Certains médicaments peuvent augmenter votre risque d’effets indésirables touchant les muscles, voir « Autres

médicaments et PRAVASTATINE TEVA 40 mg, comprimé sécable ».

Si vous prenez ou avez pris dans les 7 derniers jours un médicament appelé acide fusidique (utilisé pour traiter les infections

bactériennes) oralement ou par injection. L’association d’acide fusidique et de PRAVASTATINE TEVA peut entraîner des

problèmes musculaires graves (rhabdomyolyse).

Au cours du traitement, si vous ressentez de façon inexpliquée des crampes ou des douleurs musculaires, prévenez

immédiatement votre médecin. Prévenez également votre médecin ou votre pharmacien si vous avez une faiblesse

musculaire constante. Des examens complémentaires et un traitement peuvent être nécessaires pour la diagnostiquer et la

traiter.

Pendant votre traitement par ce médicament votre médecin vous surveillera de près si vous avez du diabète ou si vous êtes

une personne risquant d’en développer. Vous êtes un sujet à risque pour le diabète si vous avez un taux élevé de sucres

dans le sang, si vous êtes en surpoids et si vous avez une tension artérielle élevée.

Les statines telles que PRAVASTATINE TEVA peuvent parfois causer une affection pulmonaire, particulièrement quand

elles sont utilisées sur une longue période de temps. Vous devez arrêter le traitement par PRAVASTATINE TEVA et

contacter votre médecin si vous présentez un essoufflement, une toux sèche et non productive et si votre état de santé

général se dégrade avec de la fatigue, une perte de poids et de la fièvre.

Autres médicaments et PRAVASTATINE TEVA 40 mg, comprimé sécable

Informez votre médecin ou pharmacien si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre tout autre médicament.

Prendre PRAVASTATINE TEVA avec l’un des médicaments suivants peut augmenter le risque de développer des

problèmes musculaires :

les fibrates, par exemple le gemfibrozil, le fénofibrate (médicaments qui abaissent votre taux de cholestérol dans le sang) ;

la ciclosporine (un médicament qui abaisse les défenses immunitaires du corps) ;

les antibiotiques tels que l'érythromycine ou la clarithromycine (un médicament qui traite des infections dues à des

bactéries) ;

la colchicine (utilisée dans le traitement de la goutte) ;

l’acide nicotinique (un autre médicament utilisé pour diminuer les taux élevés de cholestérol dans le sang) ;

la rifampicine (utilisée dans le traitement de l’infection appelée tuberculose) ;

le lénalidomide (utilisé dans le traitement d’un certain type de cancer appelé myélome multiple).

Si vous avez besoin de prendre de l’acide fusidique par voie orale pour traiter une infection bactérienne, vous devrez arrêter

temporairement ce médicament. Votre médecin vous dira quand vous pourrez reprendre PRAVASTATINE TEVA en toute

sécurité. Prendre PRAVASTATINE TEVA avec de l’acide fusidique peut rarement entraîner des faiblesses, douleurs ou

sensibilités musculaires (rhabdomyolyse). Voir la rubrique 4 pour plus d’informations sur la rhabdomyolyse.

Si vous avez besoin de prendre un médicament utilisé pour traiter et prévenir la formation de caillots sanguins appelé «

antagoniste de la vitamine K », prévenez votre médecin avant de prendre PRAVASTATINE TEVA car l’utilisation

d’antagonistes de la vitamine K associée à la prise de PRAVASTATINE TEVA pourrait augmenter les valeurs obtenues aux

tests sanguins effectués pour le suivi du traitement par les antagonistes de la vitamine K.

Si vous utilisez aussi un médicament qui abaisse votre taux de graisse dans le sang (de type résine comme la

colestyramine ou le colestipol), ce traitement doit être pris 1 heure avant ou 4 heures après la prise de la résine. Cette

précaution doit être prise car la résine peut affecter l'absorption de PRAVASTATINE TEVA si les deux médicaments sont

pris de manière trop rapprochée dans le temps.

PRAVASTATINE TEVA 40 mg, comprimé sécable avec des aliments et boissons

Ce traitement peut être pris pendant ou en dehors des repas, avec un demi verre d'eau.

Vous devez toujours limiter votre consommation d'alcool au minimum. Si vous êtes inquiet de la quantité d'alcool que vous

pouvez boire lorsque vous prenez ce médicament vous devez en discuter avec votre médecin.

Grossesse et allaitement

Vous ne devez pas prendre PRAVASTATINE TEVA pendant la grossesse. Si vous découvrez que vous êtes enceinte

pendant le traitement, vous devez informer immédiatement votre médecin.

Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien avant de prendre tout médicament.

Vous ne devez pas prendre PRAVASTATINE TEVA si vous souhaitez allaiter car ce médicament passe dans le lait

maternel.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

Habituellement, PRAVASTATINE TEVA n'influence pas votre aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines.

Si vous ressentez des vertiges ou des troubles de la vue au cours du traitement, assurez-vous avant de conduire ou

d'utiliser une machine que vous êtes en mesure de le faire.

PRAVASTATINE TEVA 40 mg, comprimé sécable contient du lactose et du sodium

Si votre médecin vous a informé(e) d’une intolérance à certains sucres, contactez-le avant de prendre ce médicament.

Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé, c.-à-d. qu’il est essentiellement « sans sodium

3. COMMENT PRENDRE PRAVASTATINE TEVA 40 mg, comprimé sécable ?

Veillez à toujours prendre ce médicament en suivant exactement les indications de votre médecin ou pharmacien. Vérifiez

auprès de votre médecin ou votre pharmacien en cas de doute.

Votre médecin vous conseillera un régime pauvre en graisse que vous devrez poursuivre durant toute la durée du

traitement.

PRAVASTATINE TEVA peut être pris pendant ou en dehors des repas, avec un demi verre d'eau.

La dose recommandée est de

Adultes

Dans le traitement des taux élevés de cholestérol et de graisses dans le sang : la dose habituelle est de 10 à 40 mg une

fois par jour, de préférence le soir.

Dans la prévention des maladies du cœur et des vaisseaux sanguins : la dose habituelle est de 40 mg une fois par jour, de

préférence le soir.

La dose quotidienne maximale de 40 mg ne doit pas être dépassée. Votre médecin vous dira quelle dose vous convient.

Enfants (8-13 ans) et adolescents (14-18 ans) avec une maladie héréditaire augmentant le taux de cholestérol dans le sang

La dose habituelle est de 10 à 20 mg une fois par jour entre 8 et 13 ans et de 10 à 40 mg une fois par jour entre 14 et 18

ans.

Après une transplantation d'organe

Votre médecin peut commencer le traitement avec une dose initiale de 20 mg une fois par jour. Il pourra ajuster cette dose

jusqu'à 40 mg par jour.

Si vous prenez un traitement qui diminue les défenses de l'organisme (ciclosporine), votre médecin peut commencer le

traitement avec une dose initiale de 20 mg une fois par jour. Il pourra ajuster cette dose jusqu'à 40 mg par jour.

Si vous souffrez d'une maladie sévère du foie ou d'une maladie des reins, votre médecin peut vous prescrire une dose plus

faible de PRAVASTATINE TEVA.

Durée du traitement

Votre médecin vous indiquera la durée de votre traitement par PRAVASTATINE TEVA. Ce médicament doit être pris très

régulièrement, et aussi longtemps que votre médecin vous l'a conseillé, même si c'est pour une durée très longue.

Si vous avez pris plus de PRAVASTATINE TEVA 40 mg, comprimé sécable que vous n’auriez dû

Si vous avez pris trop de comprimés, ou si une autre personne en a avalé accidentellement, contactez votre médecin ou

l'hôpital le plus proche afin de recevoir les conseils appropriés.

Si vous oubliez de prendre PRAVASTATINE TEVA 40 mg, comprimé sécable

Si vous oubliez une dose, prenez normalement la prochaine dose prévue.

Ne prenez pas de dose double pour compenser la dose que vous avez oublié de prendre.

Si vous arrêtez de prendre PRAVASTATINE TEVA 40 mg, comprimé sécable

Sans objet.

Si vous avez d’autres questions sur l’utilisation de ce médicament, demandez plus d’informations à votre médecin, à votre

pharmacien ou à votre infirmier/ère.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas

systématiquement chez tout le monde.

Dans le cas suivant, arrêtez de prendre les comprimés et prévenez immédiatement votre médecin ou rendez-vous au

service des urgences de l'hôpital le plus proche :

une réaction allergique (gonflement du visage ou du cou, douleurs musculaires et articulaires, urticaire, fièvre, bouffée

congestive, essoufflement).

Il s'agit d'un effet secondaire très grave mais rare. Il peut nécessiter des soins médicaux d'urgence ou une hospitalisation.

Contactez votre médecin dès que possible et arrêtez de prendre PRAVASTATINE TEVA en cas de :

douleurs, sensibilité, faiblesse ou crampes musculaires inexpliquées ou persistantes, en particulier si vous ne vous sentez

pas bien ou que vous avez de la fièvre.

Dans de très rares cas, il peut s’ensuivre une pathologie grave qui peut mettre en jeu le pronostic vital, appelée

rhabdomyolyse.

Les effets indésirables suivants sont peu fréquents et peuvent toucher moins de 1 personne sur 100

des étourdissements, de la fatigue, des maux de tête ou des troubles du sommeil y compris insomnie ;

une vision floue ou une vision double ;

une indigestion, des nausées, des vomissements, une gêne ou une douleur abdominale, une diarrhée ou une constipation,

des flatulences ;

des démangeaisons, des boutons, de l'urticaire, des rougeurs, des problèmes touchant les cheveux ou le cuir chevelu

(comme une chute de cheveux) ;

problèmes de vessie (douleurs au moment d'uriner, urines plus fréquentes, obligation d'uriner pendant la nuit), difficultés

sexuelles ;

des douleurs musculaires et articulaires, une inflammation des tendons pouvant se compliquer par la rupture des tendons.

Les effets indésirables suivants sont rares et peuvent toucher moins de 1 personne sur 1 000

Sensibilité de la peau au soleil.

Les effets indésirables suivants sont très rares et peuvent toucher moins de 1 personne sur 10 000

des problèmes de toucher dont des sensations de brûlure ou de picotement ou des fourmillements qui pourraient indiquer

une atteinte des nerfs ;

une maladie sévère de la peau (syndrome érythémateux pseudo-lupique) ;

une inflammation du foie ou du pancréas, jaunisse (reconnaissable par un jaunissement de la peau et du blanc des yeux),

une destruction très rapide des cellules du foie (nécrose hépatique foudroyante) ;

une inflammation d'un ou plusieurs muscles entraînant une douleur ou une faiblesse musculaire (myosite ou polymyosite

ou dermatomyosite), des douleurs ou faiblesse musculaires ;

une augmentation des transaminases (groupe d'enzymes qui se trouvent naturellement dans le sang) pouvant être un

signe d'atteinte du foie. Votre médecin peut vous prescrire des tests sanguins réguliers pour les surveiller.

Effets indésirables de fréquence indéterminée : faiblesse musculaire constante, insuffisance hépatique.

Si l’un des effets indésirables devient grave, ou si vous remarquez des effets indésirables qui ne sont pas mentionnés dans

cette notice, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien.

Les effets indésirables suivants ont été rapportés avec certaines statines (médicaments du même type)

Cauchemars

Perte de mémoire

Dépression

Problèmes respiratoires, y compris toux persistante et/ou essoufflement ou fièvre

Diabète : vous pouvez débuter un diabète si vous avez un taux de sucre (glycémie) et de graisses élevés dans le sang, si

vous êtes en surpoids et si vous avez une pression artérielle (tension) élevée. Vous serez suivi attentivement par votre

médecin au cours de votre traitement avec ce médicament.

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, à votre pharmacien ou à votre infirmier/ère.

Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également

déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du

médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet :

www.signalement-sante.gouv.fr

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d’informations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER PRAVASTATINE TEVA 40 mg, comprimé sécable ?

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

N’utilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur la boîte. La date de péremption fait référence au

dernier jour de ce mois.

A conserver à une température ne dépassant pas 30 °C.

A conserver dans l'emballage extérieur, à l’abri de l’humidité.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-l’égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien d’éliminer les

médicaments que vous n’utilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger l’environnement.

6. CONTENU DE L’EMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS

Ce que contient PRAVASTATINE TEVA 40 mg, comprimé sécable

La substance active est :

Pravastatine sodique.............................................................................................................. 40 mg

Pour un comprimé sécable.

Les autres composants sont :

Lactose, povidone (PVP K-30), crospovidone, hydrogénophosphate de calcium (E341), quinoléine jaune (E104), bleu

brillant FCF (E133), stéaryle fumarate de sodium, cellulose microcristalline (E460), croscarmellose sodique (E466).

Qu’est-ce que PRAVASTATINE TEVA 40 mg, comprimé sécable et contenu de l’emballage extérieur

Comprimé vert clair, rond, légèrement convexe, avec une barre de sécabilité sur les deux faces.

Le comprimé peut être divisé en deux doses égales.

Boîte de 14, 20, 28, 30, 50, 56, 84, 98, 100, 200.

Titulaire de l’autorisation de mise sur le marché

TEVA SANTE

100-110 ESPLANADE DU GENERAL DE GAULLE

92931 PARIS LA DEFENSE CEDEX

Exploitant de l’autorisation de mise sur le marché

TEVA SANTE

100-110 ESPLANADE DU GENERAL DE GAULLE

92931 PARIS LA DEFENSE CEDEX

Fabricant

TEVA UK LIMITED

BRAMPTON ROAD, HAMPDEN PARK, EASTBOURNE

EAST SUSSEX, BN22 9AG

ROYAUME-UNI

PHARMACHEMIE B.V.

SWENSWEG 5, POSTBUS 552

2003 RN HAARLEM

PAYS-BAS

TEVA PHARMACEUTICAL WORKS PRIVATE LIMITED

PALLAGI UT 13

4042 DEBRECEN

HONGRIE

MERCKLE GMBH

LUDWIG-MERCKLE-STR. 3,

89143 BLAUBEUREN,

ALLEMAGNE

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen

Ce médicament est autorisé dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen sous les noms suivants :

Conformément à la réglementation en vigueur.

[À compléter ultérieurement par le titulaire]

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

Autres

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de l’ANSM (France).

RÉSUMÉ DES CARACTÉRISTIQUES DU PRODUIT

ANSM - Mis à jour le : 10/05/2019

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT

PRAVASTATINE TEVA 40 mg, comprimé sécable

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

Pravastatine sodique.............................................................................................................. 40 mg

Pour un comprimé sécable.

Excipient(s) à effet notoire : chaque comprimé contient 210,90 mg de lactose.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE

Comprimé sécable.

Comprimé vert clair, légèrement convexe, avec une barre de sécabilité sur les deux faces.

Le comprimé peut être divisé en deux doses égales.

4. DONNEES CLINIQUES

4.1. Indications thérapeutiques

Hypercholestérolémie

Traitement des hypercholestérolémies primaires ou des dyslipidémies mixtes, en complément d'un régime, quand la

réponse au régime et aux autres traitements non pharmacologiques (par exemple, exercice, perte de poids) est insuffisante.

Prévention primaire

Réduction de la mortalité et de la morbidité cardiovasculaires chez les patients présentant une hypercholestérolémie

modérée ou sévère et exposés à un risque élevé de premier événement cardiovasculaire, en complément d'un régime (voir

rubrique 5.1).

Prévention secondaire

Réduction de la mortalité et de la morbidité cardiovasculaires chez les patients ayant un antécédent d'infarctus du myocarde

(IDM) ou d'angor instable et un taux de cholestérol normal ou élevé, en plus de la correction des autres facteurs de risque

(voir rubrique 5.1).

Post-transplantation

Réduction des hyperlipidémies post-transplantation chez les patients recevant un traitement immunosuppresseur à la suite

d'une transplantation d'organe (voir rubriques 4.2, 4.5 et 5.1).

4.2. Posologie et mode d'administration

Posologie

Avant de débuter un traitement par PRAVASTATINE TEVA, toute cause secondaire d'hypercholestérolémie doit être

éliminée et les patients doivent être soumis à un régime hypocholestérolémiant standard qui doit être poursuivi pendant

toute la durée du traitement.

Hypercholestérolémie

La dose recommandée est de 10 à 40 mg une fois par jour. La réponse thérapeutique est observée une semaine après le

début du traitement et l'effet maximum d'une dose donnée après quatre semaines. De ce fait, des bilans lipidiques

périodiques doivent être pratiqués et la posologie ajustée en conséquence. La dose journalière maximale est de 40 mg.

Prévention cardiovasculaire

Dans toutes les études de prévention de la morbidité et de la mortalité, la seule dose initiale et d'entretien étudiée était de

40 mg par jour.

Posologie après transplantation

A la suite d'une transplantation d'organe, la dose initiale recommandée chez les patients recevant un traitement

immunosuppresseur (voir rubrique 4.5) est de 20 mg par jour. En fonction de la réponse sur les paramètres lipidiques, la

posologie peut être augmentée à 40 mg sous stricte surveillance médicale (voir rubrique 4.5).

Enfants et adolescents (8-18 ans) avec une hypercholestérolémie familiale hétérozygote

La dose recommandée est de 10 à 20 mg une fois par jour entre 8 et 13 ans, des doses supérieures à 20 mg n'ayant pas

été étudiées dans cette population ; et de 10 à 40 mg par jour entre 14 et 18 ans (pour les filles et adolescentes en âge de

procréer, voir rubrique 4.6 ; pour les résultats de l'étude voir rubrique 5.1). Il n'y a pas de données cliniques chez l'enfant de

moins de 8 ans.

Patients âgés

Aucun ajustement posologique n'est nécessaire chez ces patients, sauf s'ils présentent des facteurs de risque

prédisposants (voir rubrique 4.4).

Insuffisance rénale ou hépatique

Une dose initiale de 10 mg par jour est recommandée chez les patients atteints d'insuffisance rénale modérée ou sévère ou

d'insuffisance hépatique significative. La posologie doit être ajustée sous surveillance médicale en fonction de la réponse

sur les paramètres lipidiques.

Traitements concomitants

Les effets hypolipidémiants de PRAVASTATINE TEVA sur le cholestérol total et le LDL-cholestérol (LDL-C) sont majorés en

cas d'association à une résine chélatrice des acides biliaires (par ex., cholestyramine, colestipol). PRAVASTATINE TEVA

doit être administré soit une heure avant, soit au moins quatre heures après la résine (voir rubrique 4.5).

Pour les patients prenant de la ciclosporine, associée ou non à d'autres immunosuppresseurs, le traitement doit être initié

par 20 mg de pravastatine une fois par jour et une augmentation à 40 mg doit être réalisée avec précaution (voir rubrique

4.5).

Mode d’administration

PRAVASTATINE TEVA est administré par voie orale, en une prise par jour, de préférence le soir, pendant ou en dehors des

repas.

4.3. Contre-indications

Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

Affection hépatique évolutive, y compris élévations prolongées et inexpliquées des taux de transaminases sériques au-delà

de 3 fois la limite supérieure de la normale (> 3 N) (voir rubrique 4.4).

Grossesse et allaitement (voir rubrique 4.6).

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

La pravastatine n'a pas été évaluée chez les patients atteints d'hypercholestérolémie familiale homozygote. Le traitement

n'est pas adapté quand l'hypercholestérolémie est liée à un HDL-cholestérol élevé.

Comme pour les autres inhibiteurs de la HMG-CoA réductase, l'association de la pravastatine et des fibrates n'est pas

recommandée.

Chez les enfants avant la puberté, le bénéfice/risque du traitement devra être soigneusement évalué par les médecins

avant initiation du traitement.

Effets hépatiques

Comme avec les autres traitements hypolipidémiants, une élévation modérée des taux de transaminases hépatiques a été

observée. Dans la majorité des cas, les taux de transaminases hépatiques sont revenus à leur valeur initiale sans qu'il ait

été nécessaire d'arrêter le traitement. Une attention particulière doit être portée aux patients chez lesquels survient une

élévation des taux de transaminases et le traitement doit être interrompu si une élévation de l'alanine-aminotransférase

(ALAT) et de l'aspartate-aminotransférase (ASAT) supérieure à trois fois la limite supérieure de la normale persiste.

De rares cas d’insuffisance hépatique (dont certains ayant entrainé le décès) ont été rapportés, après la mise sur le marché,

chez les patients traités par les statines dont la pravastatine. Le traitement doit être arrêté sans délai chez les patients

présentant, en cours de traitement, une atteinte hépatique sévère avec signes cliniques et/ou hyper-bilirubinémie ou

jaunisse. Si aucune autre étiologie n’est retrouvée, le traitement ne doit pas être repris.

Il convient d'être prudent quand la pravastatine est administrée à des patients ayant un antécédent d'affection hépatique ou

de consommation importante d'alcool.

Effets musculaires

Comme avec les autres inhibiteurs de l'HMG-CoA réductase (statines), la pravastatine a été associée à la survenue de

myalgies, d'atteintes musculaires et très rarement de rhabdomyolyses.

Une atteinte musculaire doit être envisagée chez tout patient traité par une statine présentant des symptômes musculaires

inexpliqués tels que : douleur ou sensibilité musculaire, faiblesse musculaire ou crampes musculaires. Dans de tels cas, un

dosage de créatine phosphokinase (CPK) devra être pratiqué (voir ci-dessous).

Le traitement par statine doit être temporairement interrompu si le taux de CPK est > 5 N ou s'il existe des signes cliniques

sévères. Très rarement (de l'ordre de 1 cas sur 105 patient-années), une rhabdomyolyse peut survenir, associée ou non à

une insuffisance rénale secondaire. Une rhabdomyolyse est une atteinte aiguë des muscles striés potentiellement mortelle

qui peut apparaître de façon imprévisible durant le traitement et qui se caractérise par une destruction musculaire massive

associée à une élévation majeure du taux de CPK (en général > 30 ou 40 N), conduisant à une myoglobinurie.

Le risque d'atteinte musculaire avec les statines semble être exposition-dépendant et peut ainsi varier entre les différentes

molécules (caractères lipophiles et profils pharmacocinétiques différents), y compris en fonction de leur dosage et de leur

potentiel d'interactions médicamenteuses. Bien qu'il n'y ait pas de contre-indication d'ordre musculaire à la prescription d'une

statine, certains facteurs prédisposants qui incluent un âge avancé (> 65), une hypothyroïdie non contrôlée, et une

insuffisance rénale, peuvent augmenter le risque de toxicité musculaire et en conséquence justifient une évaluation

soigneuse du rapport bénéfice/risque et une surveillance clinique particulière. Un dosage des CPK est indiqué avant

l'initiation du traitement par statine chez ces patients (voir ci-dessous).

De très rares cas de myopathies nécrosantes à médiation auto-immune (IMNM) ont été signalés pendant ou après le

traitement par certaines statines. La myopathie nécrosante à médiation auto-immune (IMNM) est caractérisée cliniquement

par une faiblesse musculaire proximale et une élévation de la créatine kinase sérique, qui persistent malgré l’arrêt du

traitement par la statine.

Au cours d'un traitement par statine, le risque et la sévérité des troubles musculaires sont augmentés par l'association à des

médicaments entraînant des interactions médicamenteuses, comme la ciclosporine, la clarithromycine et les autres

macrolides ou la niacine. L'utilisation des fibrates seuls est occasionnellement associée à une atteinte musculaire.

L'utilisation combinée d'une statine et des fibrates doit généralement être évitée. Une augmentation de l'incidence des

atteintes musculaires a également été décrite chez les patients recevant d'autres statines en association avec des

inhibiteurs du cytochrome P450. Ceci peut résulter d'interactions pharmacocinétiques qui n'ont pas été documentées pour la

pravastatine (voir rubrique 4.5). Les symptômes musculaires associés à un traitement par statine disparaissent

généralement après l'arrêt du traitement.

Acide fusidique

Les statines, incluant la pravastatine, ne doivent pas être administrées simultanément à l’acide fusidique sous forme

systémique, et jusque dans les 7 jours suivant l'arrêt d’un traitement par acide fusidique. Chez les patients où l'utilisation

d’acide fusidique systémique est considérée comme essentielle, le traitement par statine doit être interrompu pendant toute

la durée du traitement par l'acide fusidique. Des cas de rhabdomyolyse (dont certains fatals) ont été rapportés chez des

patients recevant de l’acide fusidique et une statine en association (voir rubrique 4.5). Les patients doivent être informés de

la nécessité de consulter immédiatement un médecin s'ils présentent des symptômes de faiblesse musculaire, douleur ou

sensibilité.

Le traitement par statine peut être ré-introduit sept jours après la dernière dose d'acide fusidique.

Dans des circonstances exceptionnelles, où un traitement prolongé par acide fusidique systémique est nécessaire, par

exemple pour le traitement d’infections graves, la nécessité d'une co-administration de pravastatine et d’acide fusidique ne

doit être envisagée qu'au cas par cas et sous surveillance médicale étroite.

Des cas de myopathie, en particulier de rhabdomyolyse ont été rapportés lors d’une administration concomitante de

pravastatine et de colchicine. Des mesures de précaution doivent être prises en cas de prescription de pravastatine avec de

la colchicine (voir rubrique 4.5).

Mesure et interprétation de la CPK

Un dosage de routine des taux de CPK ou d'autres enzymes musculaires n'est pas recommandé chez les patients

asymptomatiques traités par statine. Toutefois, le dosage de CPK est recommandé avant traitement par statine chez les

patients ayant des facteurs prédisposants et chez les patients présentant des symptômes musculaires durant leur traitement

par statine, comme décrit ci-après. Si le taux basal de CPK est significativement augmenté (> 5 N), une nouvelle mesure

devra être effectuée environ 5 à 7 jours plus tard pour confirmer le résultat.

Lors de la mesure, le taux de CPK doit être interprété en tenant compte d'autres facteurs potentiels pouvant entraîner un

dommage musculaire provisoire tel qu'un effort musculaire intense ou un traumatisme musculaire.

Avant l'initiation du traitement

Une attention particulière doit être portée aux patients ayant des facteurs prédisposants tels que : insuffisance rénale,

hypothyroïdie, antécédents de toxicité musculaire avec un fibrate ou une statine, antécédent personnel ou familial de

maladie musculaire héréditaire ou abus d'alcool. Dans ces situations, un dosage de CPK doit être effectué avant l'initiation

du traitement. Un dosage de CPK doit également être envisagé avant traitement chez les personnes âgées de plus de 70

ans, en particulier lorsqu'il existe d'autres facteurs prédisposants.

Si le taux basal de CPK est significativement augmenté (> 5 N), le traitement ne doit pas être initié et une nouvelle mesure

devra être effectuée 5 à 7 jours plus tard. L'intérêt du taux basal de CPK est de disposer d'une référence en cas d'élévation

ultérieure sous traitement par statine.

Pendant le traitement

Les patients doivent être avertis qu'ils doivent signaler rapidement toute apparition inexpliquée de douleur ou sensibilité

musculaire, de faiblesse musculaire ou de crampes. Dans ces situations, un dosage de CPK devra être effectué. Si une

augmentation sensible (> 5 N) du taux de CPK est détectée, le traitement par statine doit être interrompu. Un arrêt du

traitement doit également être envisagé si les signes musculaires sont importants avec une gêne fonctionnelle quotidienne,

même si le taux de CPK reste ≤ 5 N. Si les symptômes disparaissent et si le taux de CPK redevient normal, on peut alors

réintroduire le traitement par statine, à la dose la plus faible et sous surveillance étroite. Si une maladie musculaire

génétique est suspectée, il n'est pas recommandé de reprendre le traitement.

Pneumopathie interstitielle

Des cas exceptionnels de pneumopathie interstitielle ont été rapportés lors de la prise de certaines statines, en particulier en

cas de traitement à long terme (voir rubrique 4.8). Les symptômes se caractérisent par une dyspnée, une toux non

productive et une altération de l'état de santé général (fatigue, perte de poids et fièvre). En cas de suspicion d'une

pneumopathie interstitielle chez un patient, le traitement par statine doit être interrompu.

Diabète de type II

Certains éléments de preuve suggèrent que la classe thérapeutique des statines augmente le taux de glucose dans le sang

et que chez certains patients, ayant un haut risque de développer un diabète dans le futur, cette classe peut mener à une

hyperglycémie qui nécessite un traitement classique du diabète.

Le risque est toutefois contrebalancé par une réduction du risque vasculaire avec les statines et ne doit donc pas être une

raison d’arrêter le traitement par statines. Les patients à risque (dont la glycémie à jeun est comprise entre 5,6 et 6,9

mmol/L, IMC > 30 kg/m

, triglycérides élevés, hypertension) doivent être surveillés à la fois des points de vue cliniques et

biochimique selon les lignes directrices nationales.

Lactose

Ce médicament contient du lactose. Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un

syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce

médicament.

Sodium

Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par dose, c.-à-d. qu’il est essentiellement « sans sodium ».

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

Fibrates

L'utilisation de fibrates seuls est occasionnellement associée à des atteintes musculaires. Une augmentation du risque

d'effets indésirables musculaires, notamment de rhabdomyolyse, a été décrit lorsque les fibrates sont associés avec

d'autres inhibiteurs de l'HMG-CoA réductase. Ces effets indésirables ne pouvant être exclus avec la pravastatine, l'utilisation

concomitante de la pravastatine et des fibrates (par exemple le gemfibrozil, le fénofibrate) doit généralement être évitée

(voir rubrique 4.4). Si cette association est jugée nécessaire, une surveillance étroite de l'état clinique et des CPK des

patients sous un tel traitement est nécessaire.

Cholestyramine/Colestipol

L'administration concomitante conduit à une diminution d'environ 40 à 50 % de la biodisponibilité de la pravastatine. Aucune

diminution cliniquement significative de la biodisponibilité ou de l'effet thérapeutique n'a été observée quand la pravastatine

était administrée une heure avant ou quatre heures après la cholestyramine ou une heure avant le colestipol (voir rubrique

4.2).

Ciclosporine

Une administration concomitante de pravastatine et de ciclosporine conduit à une augmentation d'un facteur 4 environ de

l'exposition systémique à la pravastatine. Toutefois, chez certains patients, l'augmentation de l'exposition à la pravastatine

peut être plus importante. Une surveillance clinique et biochimique des patients recevant cette association est

recommandée (voir rubrique 4.2).

Antagonistes de la vitamine K

Comme avec d’autres inhibiteurs de la HMG-CoA réductase, l’instauration d’un traitement ou le passage à des doses

supérieures de pravastatine chez des patients traités simultanément par des antagonistes de la vitamine K (par ex., la

warfarine ou un autre anticoagulant coumarinique) peut provoquer une augmentation des taux normalisés internationaux

(INR). L’arrêt ou la réduction des doses de pravastatine peut entraîner une diminution des INR. Les INR devront être

contrôlés de façon adéquate dans de telles situations.

Macrolides

Les macrolides peuvent augmenter l'exposition aux statines pendant qu'ils sont utilisés en association. La pravastatine doit

être utilisée avec précaution en association avec des antibiotiques macrolides (par exemple, érythromycine, clarithromycine,

roxithromycine) en raison du potentiel risque accru de myopathies.

Dans l’une des deux études d'interactions médicamenteuses entre la pravastatine et l'érythromycine, une augmentation

statistiquement significative de l'ASC de la pravastatine (70 %) et de la C

(121 %) a été constatée. Dans une étude

similaire portant sur la clarithromycine, une augmentation statistiquement significative de l'ASC (110 %) et de la C

(127

%) a été observée. Bien que ces modifications soient mineures, il convient de se montrer prudent lors de l'association de la

pravastatine à l'érythromycine ou la clarithromycine.

Warfarine et autres anticoagulants oraux

Les paramètres de biodisponibilité de la pravastatine à l'état d'équilibre n'ont pas été modifiés après administration de

warfarine. L'administration chronique des deux produits n'a pas modifié l'action anticoagulante de la warfarine.

Acide fusidique

Le risque de myopathie, y compris la rhabdomyolyse, peut être augmenté par la co-administration d'acide fusidique par voie

systémique et de statine. Ce mécanisme d'interaction (qu'il soit pharmacodynamique, pharmacocinétique ou les deux) est

encore inconnu. Des cas de rhabdomyolyse (dont certains fatals) ont été rapportés chez des patients recevant cette

association.

Si le traitement par l’acide fusidique par voie systémique est nécessaire, le traitement par pravastatine doit être interrompu

pendant la durée du traitement par l'acide fusidique (voir rubrique 4.4).

Colchicine

Précautions d’emploi : En raison d’un risque augmenté de myopathie/rhabdomyolyse, le suivi clinique et biologique des

patients est recommandé, particulièrement lors de l’initiation du traitement associant la pravastatine et la colchicine.

Acide nicotinique

Le risque de toxicité musculaire est augmenté quand les statines sont administrées en association avec l’acide nicotinique.

Dans une étude, les patients Chinois ayant pris de l’acide nicotinique et du laropiprant simultanément avec la simvastatine

ont présenté une fréquence plus élevée de myopathie et de rhabdomyolyse en comparaison avec les patients Caucasiens.

Rifampicine

Dans une étude d’interaction où la pravastatine était administrée en association avec la rifampicine, une augmentation

d’environ 3 fois de l’ASC et de la C

a été observée. Par conséquent, des précautions doivent être prises lorsque l’on

associe la pravastatine à la rifampicine si les deux médicaments sont pris en même temps.

Lénalidomide

Le risque de rhabdomyolyse est augmenté lorsque les statines sont associées au lénalidomide. Il est nécessaire d’effectuer

un suivi clinique et biologique renforcé, notamment dans les premières semaines de traitement.

Produits métabolisés par le cytochrome P450

La pravastatine n'est pas métabolisée à un degré cliniquement significatif par le système du cytochrome P450. C'est

pourquoi les produits métabolisés ou inhibiteurs du cytochrome P450, peuvent être ajoutés à un traitement équilibré par

pravastatine sans induire de variation importante de la concentration plasmatique de pravastatine, contrairement à ce qui est

observé avec d'autres statines. L'absence d'interaction pharmacocinétique significative avec la pravastatine a été

spécifiquement démontrée avec plusieurs produits, notamment ceux qui sont des substrats/inhibiteurs du CYP3A4, par

exemple, le diltiazem, le vérapamil, l'itraconazole, le kétoconazole, les inhibiteurs de protéase, le jus de pamplemousse et

les inhibiteurs du CYP2C9 (par exemple, le fluconazole).

Autres produits

Dans des études d'interaction, aucune différence statistiquement significative en terme de biodisponibilité n'a été observée

quand la pravastatine était administrée avec l'acide acétylsalicylique, les anti-acides (pris une heure avant la pravastatine),

l'acide nicotinique ou le probucol.

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse

La pravastatine est contre-indiquée pendant la grossesse et doit être administrée aux femmes en âge de procréer

uniquement si une conception est improbable et si ces patientes ont été informées du risque potentiel. Une attention

particulière est recommandée chez les adolescentes en âge de procréer pour s'assurer de leur bonne compréhension du

risque potentiel d'un traitement par pravastatine pendant la grossesse. Si une patiente prévoit ou déclare une grossesse, le

médecin doit être immédiatement informé et l'administration de la pravastatine doit être arrêtée en raison du risque potentiel

pour le fœtus (voir rubrique 4.3).

Allaitement

Une faible quantité de pravastatine est excrétée dans le lait maternel. En conséquence, l'administration de pravastatine

pendant l'allaitement est contre-indiquée (voir rubrique 4.3).

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

La pravastatine n'a aucun effet ou un effet négligeable sur l'aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines.

Toutefois, lors de la conduite de véhicules ou l'utilisation de machines, il devra être pris en compte la possible survenue de

vertiges et de troubles visuels pendant le traitement.

4.8. Effets indésirables

Les fréquences des événements indésirables sont classées comme suit : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100, < 1/10) ;

peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000) ; très rare (< 1/10 000).

Dans chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés selon un ordre décroissant de gravité.

Essais cliniques :

La pravastatine a été étudiée à la dose de 40 mg au cours de sept études randomisées, en double aveugle, contrôlées

contre placebo portant sur plus de 21 000 patients traités par pravastatine (N = 10 764) ou placebo (N = 10 719),

représentant plus de 47 000 patient-années d'exposition à la pravastatine. Plus de 19 000 patients ont été suivi pendant une

durée médiane de 4,8 à 5,9 ans.

Les événements indésirables suivants ont été rapportés ; aucun d'entre eux n'a été observé à une fréquence supérieure de

0,3 % dans le groupe traité par pravastatine, comparativement au groupe sous placebo.

Affections du système nerveux :

Peu fréquent : étourdissement, céphalées, troubles du sommeil, insomnies.

Affections oculaires :

Peu fréquent : troubles de la vision (notamment vision trouble et diplopie).

Affections gastro-intestinales :

Peu fréquent : dyspepsie/pyrosis, douleur abdominale, nausées/vomissements, constipation, diarrhées, flatulences.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané :

Peu fréquent : prurit, éruptions cutanées, urticaire, problèmes capillaires et du cuir chevelu (y compris alopécie).

Affections du rein et des voies urinaires :

Peu fréquent : miction anormale (notamment dysurie, fréquence, nycturie).

Affections des organes de reproduction et du sein :

Peu fréquents : troubles sexuels.

Troubles généraux et anomalies au site d’administration :

Peu fréquent : fatigue.

Evénements présentant un intérêt clinique particulier :

Muscles squelettiques

Des effets sur les muscles squelettiques, par exemple, des douleurs musculo-squelettiques, notamment des arthralgies, des

crampes musculaires, des myalgies, une faiblesse musculaire et des taux de CPK élevés ont été rapportés dans les études

cliniques. Dans le cadre des études « Cholesterol and Recurrent Events » (CARE), « West of Scotland Coronary Prevention

Study » (WOSCOPS) et « Long-term Intervention with Pravastatin in Ischemic Disease » (LIPID), le pourcentage de

myalgies (1,4 % sous pravastatine contre 1,4 % sous placebo), de faiblesse musculaire (0,1 % sous pravastatine contre <

0,1 % sous placebo) et l'incidence des taux de CPK > 3 N et > 10 N (1,6 % sous pravastatine contre 1,6 % sous placebo et

1,0 % sous pravastatine contre 1,0 % sous placebo, respectivement) était similaire au placebo (voir rubrique 4.4).

Effets hépatiques

Des élévations des transaminases sériques ont été rapportées. Dans les trois études à long terme, contrôlées contre

placebo, CARE, WOSCOPS et LIPID, la fréquence des anomalies marquées des taux d'ALAT et d'ASAT (> 3 N) était

similaire dans les deux groupes de traitement (≤ 1,2 %).

Depuis la mise sur le marché :

En plus des événements cités ci-dessus, les événements indésirables suivants ont été rapportés depuis la mise sur le

marché de la pravastatine :

Affections du système nerveux

Très rare : polyneuropathie périphérique, en particulier en cas d'utilisation prolongée, paresthésies.

Affections du système immunitaire

Très rare : réactions d'hypersensibilité : anaphylaxie, angio-œdème, syndrome pseudo-lupique érythémateux.

Affections gastro-intestinales

Très rare : pancréatite.

Affections hépatobiliaires

Très rare : ictère, hépatite, nécrose hépatique fulminante.

Fréquence indéterminée : insuffisance hépatique fatale ou non.

Affections musculo-squelettiques et systémiques

Très rare : rhabdomyolyse, qui peut être associée à une insuffisance rénale aiguë secondaire à la myoglobinurie, atteinte

musculaire (voir rubrique 4.4), myosite, polymyosite.

Peu fréquent : troubles tendineux, en particulier des tendinites, parfois compliqués par une rupture.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Rare : photosensibilité

Très rare : dermatomyosite

Fréquence indéterminée : éruption lichénoïde.

Les effets indésirables suivants ont été rapportés avec la classe des statines :

Cauchemar

Perte de mémoire

Dépression

Cas exceptionnels de pneumopathie interstitielle, en particulier avec les traitements de longue durée (voir rubrique 4.4)

Diabète : la fréquence dépend de la présence ou non de facteurs de risque (glycémie à jeun > 5,6 mmol/L, IMC > 30 kg/m

augmentation du taux des triglycérides, antécédents d'hypertension artérielle).

Affections musculo-squelettiques

Fréquence indéterminée : myopathie nécrosante à médiation auto-immune (voir rubrique 4.4).

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une

surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable

suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé

(ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.

4.9. Surdosage

On dispose à ce jour d'une expérience limitée concernant le surdosage de pravastatine. Il n'existe pas de traitement

spécifique en cas de surdosage. Dans un tel cas, le patient doit recevoir un traitement symptomatique et les mesures

d'appoint qui s'imposent.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

5.1. Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique : Hypolipidémiants/Hypocholestérolémiants et hypotriglycéridémiants/Inhibiteurs de la HMG-

CoA réductase, code ATC : C10AA03

Mécanisme d’action

La pravastatine est un inhibiteur compétitif de l'hydroxy-3 méthyl-3 glutaryl coenzyme A (HMG-CoA) réductase, enzyme

agissant dans les premières étapes de la biosynthèse du cholestérol, et produit son effet hypolipidémiant de deux façons.

En premier lieu, de par son inhibition compétitive réversible et spécifique de la HMG-CoA réductase, elle induit une

diminution modérée de la synthèse de cholestérol intracellulaire. Cela induit une augmentation du nombre des récepteurs de

LDL à la surface des cellules ainsi qu'un catabolisme via ces récepteurs et une clairance du LDL-C circulant renforcés.

En second lieu, la pravastatine inhibe la production des LDL en inhibant la synthèse hépatique du VLDL-cholestérol,

précurseur du LDL-C.

Chez les sujets sains tout comme chez les patients hypercholestérolémiques, la pravastatine sodique abaisse les valeurs

des paramètres lipidiques suivantes : cholestérol total, LDL-C, apolipoprotéine B, VLDL-cholestérol et triglycérides ; le HDL-

cholestérol et l'apolipoprotéine A sont quant à eux augmentés.

Efficacité et sécurité clinique

Prévention primaire

L'étude WOSCOPS est un essai randomisé, en double aveugle, contrôlé contre placebo portant sur 6 595 patients de sexe

masculin âgés de 45 à 64 ans présentant une hypercholestérolémie modérée à sévère (LDL-C: 155 - 232 mg/dl [4.0 - 6.0

mmol/l]) et sans antécédent d'IDM, traités pendant une durée moyenne de 4,8 ans soit par la pravastatine 40 mg/j soit par

placebo, en complément d'un régime. Les résultats obtenus chez les patients traités par la pravastatine ont été les suivants

réduction du risque de décès d'origine coronaire ou d'IDM non fatal (réduction du risque relatif [RRR] de 31 %; p = 0,0001

avec un risque absolu de 7,9 % dans le groupe placebo et de 5,5 % dans le groupe des patients traités par pravastatine);

les effets sur ces événements cardiovasculaires cumulés ont été évidents dès 6 mois de traitement ;

réduction du nombre total de décès d'origine cardiovasculaires (RRR de 32 %; p = 0,03);

en prenant en compte les facteurs de risque, un RRR de 24 % (p = 0,039) de la mortalité totale a également été observée

chez les patients traités par pravastatine ;

réduction du risque relatif de recours à des interventions de revascularisation coronaire (pontage coronarien ou

angioplastie coronaire) de 37 % (p = 0,009) et à une coronarographie de 31 % (p = 0,007).

Le bénéfice du traitement sur les critères cités ci-dessus n'est pas connu chez les patients âgés de plus de 65 ans, qui ne

pouvaient pas être inclus dans l'étude.

En l'absence de données chez les patients ayant une hypercholestérolémie associée à un taux de triglycérides supérieur à 6

mmol/l (5,3 g/l) après 8 semaines de régime, dans cette étude, le bénéfice du traitement par pravastatine n'est pas établi

chez ce type de patient.

Prévention secondaire

L'étude LIPID est un essai multicentrique, randomisé, en double aveugle, contrôlé contre placebo, comparant l'effet de la

pravastatine (40 mg/jour) à celui d'un placebo chez 9 014 patients âgés de 31 à 75 ans pendant une durée moyenne de 5,6

années et présentant un taux de cholestérol sérique normal ou élevé (cholestérol total initial = 155 à 271 mg/dl [4,0 - 7,0

mmol/l], cholestérol total moyen = 219 mg/dl [5,66 mmol/l]) ainsi que des taux variables de triglycérides allant jusqu'à 443

mg/dl [5,0 mmol/l] et un antécédent d'IDM ou d'angor instable dans les 3 à 36 mois précédents. Le traitement par la

pravastatine a significativement réduit le risque relatif de décès d'origine coronaire de 24 % (p = 0,0004, avec un risque

absolu de 6,4 % dans le groupe placebo, et de 5,3 % dans le groupe des patients traités par pravastatine), le risque relatif

d'événements coronariens (décès d'origine coronaire ou IDM non fatal) de 24 % (p < 0,0001) et le risque relatif d'IDM fatal

ou non de 29 % (p < 0,0001). Chez les patients traités par pravastatine, les résultats ont montré :

une réduction du risque relatif de mortalité totale de 23 % (p < 0,0001) et du risque de mortalité cardiovasculaire de 25 %

(p < 0,0001);

une réduction du risque relatif de recours à des interventions de revascularisation coronaire (pontage coronarien ou

angioplastie transluminale percutanée coronaire) de 20 % (p < 0,0001);

une réduction du risque relatif d'accident vasculaire cérébral de 19 % (p = 0,048).

L'étude CARE, est un essai randomisé, en double aveugle, contrôlé contre placebo, comparant les effets de la pravastatine

(40 mg/jour) à ceux d'un placebo sur les décès d'origine coronaire et sur les IDM non fatals sur une durée moyenne de 4,9

ans chez 4 159 patients âgés de 21 à 75 ans présentant un taux de cholestérol total normal (cholestérol total initial moyen <

240 mg/dl) et ayant déjà fait un infarctus du myocarde dans les 3 à 20 mois précédents. Le traitement par la pravastatine a

significativement réduit :

le taux de récidives d'événements coronariens (décès d'origine coronaire ou IDM non fatal) de 24 % (p = 0,003, placebo

13,3 %, pravastatine 10,4 %);

le risque relatif de recours à des interventions de revascularisation coronaire (pontage coronarien ou angioplastie

transluminale percutanée coronaire) de 27 % (p < 0,001).

Le risque relatif d'accident vasculaire cérébral a également été réduit de 32 % (p = 0,032) et le risque combiné d'accident

vasculaire cérébral ou d'accident ischémique transitoire (AIT) de 27 % (p = 0,02).

Le bénéfice du traitement sur les critères cités ci-dessus n'est pas connu chez les patients âgés de plus de 75 ans, qui ne

pouvaient pas être inclus dans les études CARE et LIPID.

En l'absence de données chez les patients ayant une hypercholestérolémie associée à un taux de triglycérides supérieur à 4

mmol/l (3,5 g/l) ou supérieur à 5 mmol/l (4,45 g/l) après 4 ou 8 semaines de régime, dans les études CARE et LIPID

respectivement, le bénéfice du traitement par pravastatine n'est pas établi chez ce type de patient.

Dans les études CARE et LIPID, environ 80 % des patients ont reçu de l'acide acétylsalicylique (AAS) dans le cadre de leur

traitement.

Transplantation cardiaque et rénale

L'efficacité de la pravastatine chez les patients recevant un traitement immunosuppresseur à la suite :

d'une transplantation cardiaque a été évaluée au cours d'une étude prospective randomisée, contrôlée (n = 97). Les

patients ont reçu à la fois de la pravastatine (20 - 40 mg) ou non, et un traitement immunosuppresseur standard constitué de

ciclosporine, prednisone et azathioprine. Le traitement par pravastatine a significativement réduit le taux de rejet cardiaque

avec retentissement hémodynamique à un an, a amélioré la survie à un an (p = 0,025), et réduit le risque d'anomalie

vasculaire coronaire du greffon déterminée par angiographie et à l'autopsie (p = 0,049);

d'une transplantation rénale a été évaluée au cours d'une étude prospective non contrôlée, non randomisée (n = 48) sur

une durée de 4 mois. Les patients ont reçu à la fois de la pravastatine (20 mg) ou non, et un traitement immunosuppresseur

standard constitué de ciclosporine et prednisone. Chez les patients ayant subi une transplantation rénale, la pravastatine a

significativement réduit à la fois l'incidence des épisodes de rejets multiples et l'incidence des épisodes de rejet aigu

confirmés par biopsie, et le recours aux injections répétées de prednisolone et de Muromonab-CD3.

Population pédiatrique

Enfants et adolescents (8-18 ans)

Une étude en double aveugle contre placebo chez 214 patients pédiatriques ayant une hypercholesterolémie familiale

hétérozygote a été conduite sur 2 ans. Les enfants (8-13 ans) ont été randomisés sous placebo (n = 63) ou 20 mg de

pravastatine par jour (n = 65) et les adolescents (âgés de 14 à 18 ans) ont été randomisés sous placebo (n = 45) ou 40 mg

de pravastatine par jour (n = 41).

L'inclusion dans cette étude nécessitait un parent ayant un diagnostic clinique ou moléculaire d'hypercholestérolémie

familiale. La valeur moyenne basale de LDL-C était de 239 mg/dl (6,2 mmol/l) dans le groupe pravastatine (entre 151 et 405

mg/dl [3,9 - 10,5 mmol/l] et de 237 mg/dl (6,1 mmol/l) dans le groupe placebo (entre 154 et 375 mg/dl [4,0 -9,7 mmol/l]).

Lors de l'analyse des données groupées des enfants et des adolescents, il a été montré une réduction moyenne significative

de LDL-C de - 22,9 % ainsi que du Cholestérol total (- 17,2 %), similaire à l'efficacité démontrée chez les adultes sous 20

mg de pravastatine.

Les effets du traitement par pravastatine étaient similaires dans les deux groupes d'âges. Le LDL-C moyen obtenu était de

186 mg/dl (4,8 mmol/l) (entre 67 et 363 mg/dl [1,7 - 9,4 mmol/l]) dans le groupe pravastatine comparé à 236 mg/dl (6,1

mmol/l) (entre 105 et 438 mg/dl [2,7 - 11,3 mmol/l]) dans le groupe placebo. Chez les sujets recevant la pravastatine, il n'y a

pas eu de différence observée sur aucun des paramètres endocriniens surveillés [ACTH, Cortisol, DHEAS, FSH, LH, TSH,

estradiol (filles) et testostérone (garçons)] par rapport au placebo. Il n'a pas été observé de différences du développement,

de modification du volume testiculaire ni de différences de score de Tanner par rapport au placebo. La puissance de cette

étude pour détecter une différence entre les groupes de traitement était faible.

L'efficacité à long terme d'un traitement par la pravastatine pendant l'enfance pour réduire la morbidité et la mortalité à l'âge

adulte n'a pas été établie.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques

Absorption

La pravastatine est administrée par voie orale sous forme active. Elle est rapidement absorbée ; les pics sériques sont

atteints 1 à 1,5 heures après l'ingestion. En moyenne, 34 % de la dose administrée par voie orale est absorbée, avec une

biodisponibilité absolue de 17 %.

La présence d'aliments dans le tube digestif entraîne une réduction de la biodisponibilité, mais l'effet hypolipidémiant de la

pravastatine est identique, qu'elle soit prise pendant ou en dehors des repas.

Après absorption, 66 % de la pravastatine subit un effet de premier passage hépatique, principal site de son action ainsi que

de la synthèse du cholestérol et de la clairance du LDL-C. Des études in vitro ont démontré que la pravastatine est

transportée dans les hépatocytes, avec une entrée nettement moindre dans les autres cellules.

Compte-tenu de cet effet important de premier passage hépatique, les concentrations plasmatiques de la pravastatine n'ont

qu'une valeur prédictive limitée de l'effet hypolipidémiant.

Les concentrations plasmatiques sont proportionnelles aux doses administrées.

Distribution

Environ 50 % de la pravastatine circulante est liée aux protéines plasmatiques.

Le volume de distribution est d'environ 0,5 l/kg.

Une faible quantité de pravastatine passe dans le lait maternel.

Métabolisme et élimination

La pravastatine n'est pas significativement métabolisée par le cytochrome P450 et ne semble pas non plus être un substrat

ou un inhibiteur de la glycoprotéine P mais plutôt un substrat d'autres protéines de transport.

Après administration par voie orale, 20 % de la dose initiale sont éliminés dans l'urine et 70 % dans les fèces. La demi-vie

d'élimination plasmatique de la pravastatine prise oralement est de 1,5 à 2 heures.

Après administration intraveineuse, 47 % de la dose est éliminée par excrétion rénale et 53 % par excrétion biliaire et

biotransformation. Le principal produit de dégradation de la pravastatine est le métabolite isomérique 3-alpha-hydroxy.

L'activité inhibitrice de ce métabolite sur la HMG-CoA réductase est de 1/10 à 1/40 de celle du composé mère.

La clairance systémique de la pravastatine est de 0,81 l/H/kg et la clairance rénale est de 0,38 l/H/kg, ce qui indique une

sécrétion tubulaire.

Populations à risque

Patient pédiatrique : la C

moyenne de pravastatine et les valeurs d'ASC pour des sujets pédiatriques de tout âge et sexe

rassemblés ont été similaires aux valeurs observées chez les adultes après une dose orale de 20 mg.

Insuffisance hépatique : chez les patients atteints de cirrhose alcoolique, l'exposition systémique à la pravastatine et à ses

métabolites est accrue d'environ 50 % comparativement à un patient ayant une fonction hépatique normale.

Insuffisance rénale : aucune modification significative n'a été observée chez les patients ayant une insuffisance rénale

légère. Toutefois, une insuffisance rénale sévère ou modérée peut entraîner une multiplication par deux de l'exposition

systémique à la pravastatine et ses métabolites.

5.3. Données de sécurité préclinique

D'après les études conventionnelles pharmacologiques d'innocuité, de toxicité à doses répétées et de toxicité sur la

reproduction, il n'y a pas d'autres risques pour le patient que ceux attendus compte-tenu du mécanisme d'action

pharmacologique.

Les études à doses répétées indiquent que la pravastatine peut induire une atteinte musculaire et une hépato-toxicité à des

degrés variables ; en général, les effets importants sur ces tissus ne sont apparus qu'à des doses au moins 50 fois

supérieures à la dose maximale chez l'homme en mg/kg.

Les études in vitro et in vivo de génotoxicité n'ont pas mis en évidence de risque mutagène.

Chez la souris, une étude de carcinogénicité sur deux ans avec la pravastatine, a démontré aux doses de 250 et 500

mg/kg/jour (≥ 310 fois la dose maximale chez l'homme en mg/kg), des augmentations statistiquement significatives de

l'incidence des carcinomes hépatocellulaires chez les mâles et chez les femelles, et des adénomes pulmonaires chez les

femelles uniquement. Chez le rat, une étude de carcinogénicité sur 2 ans à la dose de 100 mg/kg/jour (= 125 fois la dose

maximale chez l'homme en mg/kg), a montré une augmentation statistiquement significative de l'incidence des carcinomes

hépatocellulaires chez le mâle uniquement.

Après administration à des rats juvéniles, âgés de 4 à 80 jours, de pravastatine à des doses allant de 5 à 45 mg/kg/jour, un

amincissement du corps calleux a été observé à des niveaux d'exposition sériques > 1 fois (ASC) la dose maximale de 40

mg utilisée chez l'enfant et l'adolescent sur la base de l'ASC. Pour des niveaux d'exposition ≥ 2 fois (ASC) à la dose de 40

mg utilisée chez l'Homme, des changements neurocomportementaux ont été observés (majoration du réflexe de

tressaillement et augmentation de taux d’erreurs lors du test du Morris Water Maze qui évalue la mémoire spatiale). Aucun

amincissement du corps calleux n'a été observé chez les rats recevant de la pravastatine (≥ 250 mg/kg/jour) à compter du

jour après la naissance et pendant 3 mois, suggérant une sensibilité accrue chez les jeunes rats. La cause ainsi que

l'importance de l'amincissement du corps calleux et des effets neurocomportementaux chez les jeunes rats sont inconnus.

Une altération du sperme et une fertilité réduite ont été observées chez les rats mâles recevant des doses équivalentes à

335 fois (ASC) la dose utilisée chez l’Homme. La dose sans effet observé sur le système reproducteur a été de 1 (mâle) et 2

(femelle) fois (ASC) la dose de 40 mg utilisée chez l'Homme.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES

6.1. Liste des excipients

Lactose, povidone (PVP K-30), crospovidone, hydrogénophosphate de calcium (E341), quinoléine jaune (E104), bleu

brillant FCF (E133), stéaryle fumarate de sodium, cellulose microcristalline (E460), croscarmellose sodique (E466).

6.2. Incompatibilités

Sans objet.

6.3. Durée de conservation

2 ans.

6.4. Précautions particulières de conservation

A conserver à une température ne dépassant pas 30°C.

A conserver dans l'emballage extérieur, à l'abri de l'humidité.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur

14, 20, 28, 30, 50, 56, 84, 98, 100, 200 comprimés sous plaquettes thermoformées transparentes (PVC-PE-

PVDC/Aluminium).

Conditionnement hospitalier : 50 x 1 comprimés en conditionnement unidose.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6. Précautions particulières d’élimination et de manipulation

Pas d’exigences particulières pour l’élimination.

7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

TEVA SANTE

100-110 ESPLANADE DU GENERAL DE GAULLE

92931 PARIS LA DEFENSE CEDEX

8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

368 635-7 : 28 comprimés sous plaquettes thermoformées (PVC-PE-PVDC/Aluminium).

373 660-6 : 84 comprimés sous plaquettes thermoformées (PVC-PE-PVDC/Aluminium).

566 850-1 : 50 comprimés sous plaquettes thermoformées unidose (PVC-PE-PVDC/Aluminium).

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

11. DOSIMETRIE

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES

Sans objet.

CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE

Liste I.

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