ISOPTINE L.P. 240 mg, comprimé pelliculé sécable à libération prolongée

France - français - ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé)

Achète-le

Notice patient Notice patient (PIL)

24-02-2021

Ingrédients actifs:
vérapamil (chlorhydrate de) 240 mg
Disponible depuis:
MYLAN MEDICAL SAS
Code ATC:
C08DA01.
DCI (Dénomination commune internationale):
vérapamil (chlorhydrate de) 240 mg
Dosage:
240 mg
forme pharmaceutique:
Comprimé
Composition:
pour un comprimé > vérapamil (chlorhydrate de 240 mg
Mode d'administration:
orale
Unités en paquet:
plaquette(s) thermoformée(s) PVC-Aluminium de 30 comprimé(s)
classe:
Liste I
Type d'ordonnance:
liste I
Domaine thérapeutique:
Inhibiteur calcique sélectif à effets cardiaques directs
indications thérapeutiques:
Classe pharmacothérapeutique : Inhibiteur calcique sélectif à effets cardiaques directs.Ce médicament est indiqué dans le traitement de l'hypertension artérielle et dans le traitement de l'angine de poitrine stable.
Descriptif du produit:
328 674-1 ou 34009 328 674 1 7 - plaquette(s) thermoformée(s) PVC-Aluminium de 30 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation:19/04/1988;371 524-8 ou 34009 371 524 8 8 - plaquette(s) thermoformée(s) PVC-Aluminium de 90 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation:11/09/2006;
Statut de autorisation:
Valide
Numéro d'autorisation:
63803877
Date de l'autorisation:
1987-02-10

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NOTICE

ANSM - Mis à jour le : 24/02/2021

Dénomination du médicament

ISOPTINE L.P. 240 mg, comprimé pelliculé sécable à libération prolongée

Chlorhydrate de vérapamil

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant de prendre ce médicament car elle contient des informations

importantes pour vous.

Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

Si vous avez d’autres questions, interrogez votre médecin ou votre pharmacien.

Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à d’autres personnes. Il pourrait

leur être nocif, même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci

s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Que contient cette notice ?

1. Qu'est-ce que ISOPTINE L.P. 240 mg, comprimé pelliculé sécable à libération prolongée et dans

quels cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant de prendre ISOPTINE L.P. 240 mg, comprimé

pelliculé sécable à libération prolongée ?

3. Comment prendre ISOPTINE L.P. 240 mg, comprimé pelliculé sécable à libération prolongée ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver ISOPTINE L.P. 240 mg, comprimé pelliculé sécable à libération prolongée ?

6. Contenu de l’emballage et autres informations.

1. QU’EST-CE QUE ISOPTINE L.P. 240 mg, comprimé pelliculé sécable à libération prolongée ET

DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?

Classe pharmacothérapeutique : Inhibiteur calcique sélectif à effets cardiaques directs.

Ce médicament est indiqué dans le traitement de l'hypertension artérielle et dans le traitement de l'angine

de poitrine stable.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DE PRENDRE ISOPTINE L.P.

240 mg, comprimé pelliculé sécable à libération prolongée ?

Ne prenez jamais ISOPTINE L.P. 240 mg, comprimé pelliculé sécable à libération prolongée dans les cas

suivants :

allergie au chlorhydrate de vérapamil ou à l’un des excipients.

certains troubles du rythme ou de la conduction cardiaques (blocs auriculo-ventriculaires du second et

troisième degré non appareillés, fibrillation/flutter auriculaire), choc d’origine cardiaque, insuffisance

cardiaque, hypotension artérielle.

chez l’enfant.

en cas de traitement par dantrolène (perfusion), millepertuis (plante), pimozide (traitement de certains

troubles de la personnalité et de certaines formes de tics), ivabradine (traitement de l’angor et de

l’insuffisance cardiaque chronique).

Avertissements et précautions

Adressez-vous à votre médecin ou pharmacien avant de prendre ISOPTINE L.P. 240 mg, comprimé

pelliculé sécable à libération prolongée

Précautions d’emploi

Utiliser ce médicament AVEC PRECAUTION :

en cas d'insuffisance cardiaque, d’infarctus du myocarde aigu,

en présence de certains troubles du rythme et de la conduction cardiaques (bloc auriculo-ventriculaire

du 1er degré, ralentissement du rythme cardiaque, arrêt cardiaque),

en cas d'insuffisance hépatique,

en cas de maladies neuromusculaires (myasthénie grave, syndrome de Lambert-Eaton ou dystrophie

musculaire de Duchenne avancée),

chez le sujet âgé,

en cas d’altération de la fonction rénale,

en cas d’utilisation de médicaments antiarythmiques (pour les troubles du rythme), de bêta-bloquants,

de digoxine et de médicaments indiqués pour diminuer le taux de graisses dans le sang (« statines »).

En cas de survenue de malaise, fièvre, jaunisse et/ou douleur du ventre du côté droit, vous devez avertir

votre médecin qui jugera de la nécessité de faire un dosage des enzymes hépatiques (du foie).

Enfants

Sans objet.

Autres médicaments et ISOPTINE L.P. 240 mg, comprimé pelliculé sécable à libération prolongée

Ce médicament NE DOIT PAS ETRE utilisé en association avec le dantrolène (en perfusion), le

millepertuis, le pimozide, l’ivabradine (voir rubrique « Ne prenez jamais ISOPTINE L.P. 240 mg,

comprimé pelliculé sécable à libération prolongée dans les cas suivants »).

Ce médicament DOIT ETRE EVITE en association avec les bêta-bloquants, l’esmolol (en cas d’altération

de la fonction ventriculaire gauche), la colchicine, l’amiodarone (avec le vérapamil injectable), la

quinidine, le fingolimod, la fidaxomicine, l’ibrutinib et l’olaparib.

Le vérapamil peut diminuer l’effet hypoglycémiant de la metformine.

Informez votre médecin ou pharmacien si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre tout

autre médicament.

ISOPTINE L.P. 240 mg, comprimé pelliculé sécable à libération prolongée avec des aliments et boissons

Sans objet.

Grossesse et allaitement

Il est préférable de ne pas utiliser ce médicament pendant les premier et deuxième trimestres de grossesse.

Au cours du troisième trimestre, ce médicament ne sera utilisé que sur les conseils de votre médecin.

Si vous découvrez que vous êtes enceinte pendant le traitement, consultez votre médecin car lui seul peut

juger de la nécessité de le poursuivre.

Le vérapamil est faiblement excrété dans le lait maternel. Les quelques cas décrits après un traitement par

voie orale n'ont pas rapporté d'effets indésirables chez l'enfant. Par ailleurs, les concentrations

plasmatiques dans le sang de l’enfant ne sont pratiquement pas détectables. En conséquence, en cas

d’indication spécifique du vérapamil chez la mère, l’allaitement est possible avec une surveillance

clinique régulière de l’enfant.

Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse,

demandez conseil à votre médecin ou pharmacien avant de prendre ce médicament.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

Une prudence particulière devra être observée chez les conducteurs de véhicules automobiles et les

utilisateurs de machines.

ISOPTINE L.P. 240 mg, comprimé pelliculé sécable à libération prolongée contient du sodium :

Ce médicament contient 37,1 mg de sodium (composant principal du sel de cuisine/table) par comprimé.

Cela équivaut à 1,9 % de l’apport alimentaire quotidien maximal recommandé de sodium pour un adulte.

3. COMMENT PRENDRE ISOPTINE L.P. 240 mg, comprimé pelliculé sécable à libération prolongée ?

Veillez à toujours prendre ce médicament en suivant exactement les indications de votre médecin ou

pharmacien. Vérifiez auprès de votre médecin ou pharmacien en cas de doute.

Posologie

La posologie usuelle est de 1 comprimé par jour.

Chez les sujets âgés de plus de 70 ans, la posologie sera de 1/2 à 1 comprimé par jour.

Elle est variable en fonction de l'affection traitée, elle est également adaptée à chaque patient.

Dans tous les cas, se conformer strictement à l'ordonnance de votre médecin.

Mode d’administration

Voie orale.

Les comprimés doivent être pris sans être sucés ou mâchés, avec une quantité suffisante de liquide, de

préférence pendant ou juste après le repas.

Fréquence d'administration

Les comprimés sont à prendre de préférence au cours des repas.

Durée du traitement

Dans tous les cas, se conformer strictement à l'ordonnance de votre médecin.

Si vous avez pris plus de ISOPTINE L.P. 240 mg, comprimé pelliculé sécable à libération prolongée que

vous n’auriez dû :

Sans objet.

Si vous oubliez de prendre ISOPTINE L.P. 240 mg, comprimé pelliculé sécable à libération prolongée :

Sans objet.

Si vous arrêtez de prendre ISOPTINE L.P. 240 mg, comprimé pelliculé sécable à libération prolongée :

Sans objet.

Si vous avez d’autres questions sur l’utilisation de ce médicament, demandez plus d’informations à votre

médecin ou à votre pharmacien.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne

surviennent pas systématiquement chez tout le monde.

Les effets indésirables suivants peuvent survenir avec ce médicament :

Fréquents (susceptibles de survenir chez 1 à 10 patients sur 100) :

Maux de tête, sensations vertigineuses,

Ralentissement du rythme cardiaque (bradycardie),

Hypotension, rougeur brusque du visage,

Constipation, nausées, douleurs abdominales,

Œdème au niveau des membres inférieurs.

Peu fréquents (susceptibles de survenir chez 1 à 10 patients sur 1000) :

Palpitations, accélération du rythme cardiaque (tachycardie),

Douleurs abdominales,

Fatigue.

Rares (susceptibles de survenir chez moins de 1 patient sur 1000) :

Sensations de fourmillement, tremblements, somnolence,

Sifflements, bourdonnements dans les oreilles (acouphènes),

Vomissements,

Transpiration excessive.

Fréquence inconnue :

Allergie,

Troubles du rythme cardiaque, insuffisance cardiaque, arrêt cardiaque.

Excès de potassium dans le sang (hyperkaliémie).

Vertiges,

Faiblesse musculaire, douleurs musculaires ou articulaires,

Insuffisance rénale,

Impuissance, développement des seins chez l’homme (gynécomastie), écoulement anormal de lait

(galactorrhée),

Troubles associant une rigidité, des tremblements et/ou des mouvements anormaux, paralysie, crise

d’épilepsie,

Gonflement des gencives (hyperplasie gingivale), inconfort intestinal, occlusion intestinale,

Augmentation des enzymes du foie, augmentation du taux de prolactine (hormone qui provoque la

lactation),

Gêne respiratoire (bronchospasme), difficulté respiratoire,

Gonflement de la peau autour du visage et du cou pouvant entraîner une difficulté à respirer

(angioedème), érythème cutané (érythème polymorphe), décollement de la peau pouvant rapidement

s’étendre de façon très grave à tout le corps (syndrome de Stevens-Johnson), chute des cheveux,

démangeaisons, prurit, éruption cutanée.

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin votre pharmacien. Ceci

s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez

également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence

nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de

Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d’informations sur la sécurité du

médicament.

5. COMMENT CONSERVER ISOPTINE L.P. 240 mg, comprimé pelliculé sécable à libération

prolongée ?

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

N’utilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur la boîte après EXP. La date de

péremption fait référence au dernier jour de ce mois.

A conserver à une température ne dépassant pas 25°C.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-l’égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre

pharmacien d’éliminer les médicaments que vous n’utilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger

l’environnement.

6. CONTENU DE L’EMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS

Ce que contient ISOPTINE L.P. 240 mg, comprimé pelliculé sécable à libération prolongée

La substance active est :

Chlorhydrate de vérapamil.......................................................................................... 240,00 mg

Pour un comprimé pelliculé.

Les autres composants sont :

Cellulose microcristalline, alginate de sodium, povidone, stéarate de magnésium, eau purifiée.

hypromellose, macrogol 400, macrogol 6000, talc, dioxyde de titane, laque verte*, cire Hoechst E**.

*Laque verte : laque d'aluminium correspondant à un mélange de jaune de quinoléine et de sel

disodique de l'indigotine.

**Cire Hoechst E : mélange d'esters de l'acide montanique.

Qu’est-ce que ISOPTINE L.P. 240 mg, comprimé pelliculé sécable à libération prolongée et contenu de

l’emballage extérieur

Ce médicament se présente sous forme de comprimé pelliculé sécable à libération prolongée. Boîte de 30

ou 90.

Titulaire de l’autorisation de mise sur le marché

MYLAN MEDICAL SAS

40-44 RUE WASHINGTON

75008 PARIS

Exploitant de l’autorisation de mise sur le marché

MYLAN MEDICAL SAS

40-44 RUE WASHINGTON

75008 PARIS

Fabricant

FAMAR A.V.E. ANTHOUSSA PLANT

ANTHOUSSA AVENUE 7

ANTHOUSSA ATTIKI, 15349

GRECE

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen

Sans objet.

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

Autres

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de l’ANSM (France).

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RÉSUMÉ DES CARACTÉRISTIQUES DU PRODUIT

ANSM - Mis à jour le : 24/02/2021

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT

ISOPTINE L.P. 240 mg, comprimé pelliculé sécable à libération prolongée

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

Chlorhydrate de vérapamil................................................................................................ 240,00 mg

Pour un comprimé pelliculé.

Excipient à effet notoire : sodium 37,1 mg par comprimé

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE

Comprimé pelliculé sécable à libération prolongée.

4. DONNEES CLINIQUES

4.1. Indications thérapeutiques

Hypertension artérielle.

Traitement de l'angor stable.

4.2. Posologie et mode d'administration

Posologie

Hypertension artérielle :

1 comprimé à 240 mg le matin ; si nécessaire, ajouter 1/2 comprimé le matin ou le soir.

Traitement de l'angor stable :

1 à 2 comprimés par jour (soit 240 à 480 mg/j).

Chez les sujets âgés de plus de 70 ans, la posologie sera de 1/2 à 1 comprimé par jour.

Insuffisance rénale

Le vérapamil doit être utilisé avec précaution et sous surveillance étroite chez les patients ayant une

altération de la fonction rénale (voir rubrique 4.4).

Insuffisance hépatique

Chez les patients insuffisants hépatiques, la métabolisation du médicament est plus ou moins retardée

selon la sévérité de l’insuffisance hépatique, ce qui potentialise ou prolonge l’effet du chlorhydrate de

vérapamil. Par conséquent, la posologie doit être adaptée avec précaution chez les patients présentant une

insuffisance hépatique et la posologie initiale sera diminuée (voir rubrique 4.4).

Mode d’administration

Voie orale.

Les comprimés doivent être pris sans être sucés ou mâchés, avec une quantité suffisante de liquide, de

préférence pendant ou juste après le repas.

4.3. Contre-indications

Ce médicament NE DOIT JAMAIS ETRE UTILISE en cas de :

hypersensibilité au chlorhydrate de vérapamil ou à un des excipients.

blocs auriculo-ventriculaires du 2ème et du 3ème degré non appareillés.

choc cardiogénique.

insuffisance cardiaque avec une fraction d’éjection réduite, inférieure à 35% et/ou une pression

capillaire pulmonaire supérieure à 20 mmHg (excepté si elle est secondaire à une tachycardie

supraventriculaire nécessitant un traitement par le vérapamil).

hypotension artérielle (systolique inférieure à 90 mm Hg).

dysfonctions sinusales.

fibrillation/flutter auriculaire en présence d’une voie de conduction supplémentaire (par exemple

associé à un syndrome de Wolff-Parkinson-White). Ces patients ont un risque de développer une

tachyarythmie ventriculaire incluant une fibrillation ventriculaire en cas d’administration de chlorhydrate

de vérapamil.

enfant, en l’absence de travaux cliniques effectués sur cette catégorie de sujets.

en association avec le dantrolène (perfusion), le millepertuis, le pimozide, et l’ivabradine (voir rubrique

4.5).

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Infarctus du myocarde aigu

Utiliser ce médicament avec précaution en cas d’infarctus du myocarde aigu avec complications

(bradycardie, hypotension marquée ou insuffisance ventriculaire gauche).

Insuffisance cardiaque

Chez les patients ayant une insuffisance cardiaque avec une fraction d’éjection supérieure à 35%, celle-ci

doit être contrôlée avant de commencer le traitement par vérapamil et doit être traitée de manière

adéquate tout au long du traitement. Dans le cas où un digitalique est prescrit, il est nécessaire :

de surveiller étroitement la conduction auriculo-ventriculaire (effets additifs).

de contrôler les concentrations de digoxine et d'adapter la posologie (car le vérapamil peut augmenter

de façon importante les concentrations plasmatiques de digoxine).

Troubles de la conduction/Bloc auriculo-ventriculaire du 1er degré/Bradycardie/Asystole

Le chlorhydrate de vérapamil déprime les nœuds auriculo-ventriculaires et sinusaux et prolonge le temps

de conduction auriculo-ventriculaire. Utiliser ce médicament avec précaution car l’apparition d’un bloc

auriculo-ventriculaire du deuxième ou troisième degré (contre-indication) ou unifasciculaire, d’un bloc de

branche bifasciculaire ou trifasciculaire nécessite l’arrêt des doses suivantes ou l'arrêt du chlorhydrate de

vérapamil et l'instauration d'un traitement approprié, si nécessaire.

Le chlorhydrate de vérapamil déprime les nœuds auriculo-ventriculaires et sinusaux et peut rarement

entraîner un bloc auriculo-ventriculaire du deuxième ou troisième degré, une bradycardie, et, dans les cas

extrêmes, une asystolie. Ces troubles sont plus susceptibles de survenir chez les patients présentant une

maladie du sinus (maladie du sinus auriculoventriculaire), qui est plus fréquente chez les patients âgés.

Une asystolie chez les patients qui n’ont pas de maladie du sinus est généralement de courte durée

(quelques secondes ou moins), avec un retour spontané à un rythme nodal auriculo-ventriculaire ou

sinusal normal. Si cela ne se produit pas rapidement, un traitement approprié doit être instauré

immédiatement (voir rubrique 4.8).

Insuffisance hépatique

Le vérapamil doit être utilisé avec précaution chez des patients atteints d’insuffisance hépatique sévère.

La métabolisation est dans ce cas considérablement ralentie ; la demi-vie apparente d'élimination est très

allongée. La posologie doit être fortement diminuée, par exemple par un facteur 5.

Sujets âgés

Le volume de distribution et la clairance totale sont fortement diminués ; par ailleurs, la biodisponibilité

du vérapamil est plus élevée chez ces sujets que chez l'adulte. Il faut donc réduire la posologie et ne

l'augmenter que progressivement.

Atteinte hépatique

Des atteintes cytolytiques et cholestatiques d'origine immunoallergique, accompagnées ou non de

symptômes cliniques à type de malaise, fièvre, ictère et/ou douleurs du quadrant supérieur droit de

l'abdomen ont été rarement rapportées chez les patients recevant du vérapamil. Si de tels symptômes

apparaissent, il est recommandé de procéder à un dosage des enzymes hépatiques.

En cas d'élévation des enzymes hépatiques et à plus forte raison, en cas d'ictère, le traitement doit être

interrompu de manière définitive.

Pathologies neuromusculaires

Le vérapamil doit être utilisé avec précaution chez les patients présentant une pathologie affectant la

transmission neuromusculaire (myasthénie grave, syndrome de Lambert-Eaton) ou une dystrophie

musculaire de Duchenne avancée.

Atteinte rénale

Le vérapamil doit être utilisé avec précaution et sous surveillance étroite chez les patients ayant une

altération de la fonction rénale. Le vérapamil ne peut pas être éliminé par hémodialyse.

Interactions médicamenteuses

La prise de ce médicament est déconseillée avec les bêta-bloquants, la colchicine, l’esmolol,

l’amiodarone (avec le vérapamil injectable), la quinidine, le fingolimod, la fidaxomicine, l’ibrutinib,

l’olaparib (voir rubrique 4.5).

Médicaments antiarythmiques / Bêta-bloquants

Potentialisation réciproque des effets cardio-vasculaires (bloc auriculo-ventriculaire de grade supérieur,

diminution de la fréquence cardiaque de grade supérieur, apparition d'insuffisance cardiaque et

potentialisation de l’hypotension). Une bradycardie asymptomatique (36 battements/minute) avec un

stimulateur cardiaque instable a été observée chez un patient recevant de façon concomitante du timolol

(un bêta-bloquant) en gouttes oculaires et le chlorhydrate de vérapamil par voie orale.

Digoxine

Réduire la posologie de digoxine en cas d’administration concomitante avec le vérapamil (voir rubrique

4.5).

Inhibiteurs de la HMG-CoA réductases (« statines ») : voir rubrique 4.5.

Excipient

Ce médicament contient 37,1 mg de sodium par comprimé, ce qui équivaut à 1,9% de l’apport alimentaire

quotidien maximal recommandé par l’OMS de 2 g de sodium par adulte.

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

Médicaments anti-arythmiques

De nombreux antiarythmiques sont dépresseurs de l’automatisme, de la conduction et de la contractilité

cardiaques.

L’association d’antiarythmiques de classes différentes peut apporter un effet thérapeutique bénéfique,

mais s’avère le plus souvent très délicate, nécessitant une surveillance clinique étroite et un contrôle de

l’ECG. L’association d’antiarythmiques donnant des torsades de pointes (amiodarone, disopyramide,

quinidiniques, sotalol…) est contre-indiquée.

L’association d’antiarythmiques de même classe est déconseillée, sauf cas exceptionnel, en raison du

risque accru d’effets indésirables cardiaques.

L’association à des médicaments ayant des propriétés inotropes négatives, bradycardisantes et/ou

ralentissant la conduction auriculo-ventriculaire est délicate et nécessite une surveillance clinique et un

contrôle de l’ECG.

Médicaments bradycardisants

De nombreux médicaments peuvent entraîner une bradycardie. C’est le cas notamment des

antiarythmiques de classe Ia, des bêta-bloquants, de certains antiarythmiques de classe III, de certains

antagonistes du calcium, de la digoxine, de la pilocarpine, des anticholinestérasiques…etc.

Associations contre-indiquées

+ Dantrolène (perfusion) (par mesure de prudence)

Chez l'animal, des cas de fibrillations ventriculaires mortelles sont constamment observés lors de

l'administration de vérapamil et de dantrolène par voie IV.

L'association d’un antagoniste du calcium et de dantrolène est donc potentiellement dangereuse.

Cependant, quelques patients ont reçu l'association nifédipine et dantrolène sans inconvénient.

+ Millepertuis

Réduction importante des concentrations de vérapamil, avec risque de perte de son effet thérapeutique.

+ Ivabradine

Augmentation des concentrations plasmatiques de l’ivabradine et de ses effets indésirables, notamment

cardiaques (inhibition de son métabolisme hépatique par le vérapamil), qui s’ajoutent aux effets

bradycardisants de ces molécules.

+ Pimozide

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaires, notamment de torsades de pointes.

Associations déconseillées

+ Bêta-bloquants (sauf esmolol)

dans l’indication traitement de l’insuffisance cardiaque (concerne le bisoprolol, le carvédilol, le

métoprolol et nébivolol) : effet inotrope négatif avec risque de décompensation de l'insuffisance

cardiaque, troubles de l'automatisme (bradycardie, arrêt sinusal) et troubles de la conduction sino-

auriculaire et auriculo-ventriculaire.

dans les autres indications : troubles de l’automatisme (bradycardie excessive, arrêt sinusal), trouble de

la conduction sino-auriculaire et auriculo-ventriculaire et défaillance cardiaque. Une telle association

ne doit se faire que sous surveillance clinique et ECG étroite, en particulier chez le sujet âgé ou en

début de traitement.

+ Esmolol, en cas d’altération de la fonction ventriculaire gauche

Troubles de l'automatisme (bradycardie excessive, arrêt sinusal), troubles de la conduction sino-

auriculaire et auriculo-ventriculaire et défaillance cardiaque.

+ Colchicine

Risque de majoration des effets indésirables de la colchicine, par augmentation de ses concentrations

plasmatiques par le vérapamil.

+ Amiodarone

Avec le vérapamil injectable, risque de bradycardie ou de bloc auriculo-ventriculaire. Si l’association ne

peut être évitée, surveillance clinique et ECG continu.

+ Quinidine

Risque de majoration importante des effets hémodynamiques du vérapamil, avec hypotension et

bradycardie sévères. Diminution de la clairance de la quinidine administrée par voie orale d’environ 35%.

Risque d’hypotension. Un œdème pulmonaire peut survenir chez les patients avec une cardiomyopathie

hypertrophique obstructive.

+ Fingolimod

Potentialisation des effets bradycardisants pouvant avoir des conséquences fatales. Surveillance clinique

et ECG continu pendant 24 heures suivant la première dose.

+ Fidaxomicine

Augmentation des concentrations plasmatiques de la fidaxomicine.

+ Ibrutinib

Risque d’augmentation des concentrations plasmatiques d’ibrutinib par diminution de son métabolisme

hépatique par le vérapamil. SI l’association ne peut être évitée, surveillance clinique étroite et réduction

de la dose d’ibrutinib à 140 mg par jour pendant la durée de l’association.

+ Olaparib

Augmentation des concentrations plasmatiques d’olaparib par le vérapamil. Si l’association ne peut être

évitée, limiter la dose d’olaparib à 200 mg deux fois par jour.

Associations faisant l'objet de précautions d’emploi

+ Anticonvulsivants inducteurs enzymatiques : carbamazépine, fosphenytoine, phénobarbital, phénytoïne,

primidone

Diminution des concentrations plasmatiques de l'antagoniste du calcium par augmentation de son

métabolisme hépatique.

Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie de l'antagoniste du calcium pendant le

traitement par l'inducteur et après son arrêt.

+ Carbamazépine (voir aussi anticonvulsivants inducteurs enzymatiques)

Augmentation des concentrations plasmatiques de carbamazépine avec signes de surdosage (inhibition de

son métabolisme hépatique).

Surveillance clinique et réduction éventuelle de la posologie de la carbamazépine.

+ Rifampicine

Diminution des concentrations plasmatiques de l'antagoniste du calcium par augmentation de son

métabolisme hépatique.

Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie de l'antagoniste du calcium pendant le

traitement par la rifampicine et après son arrêt.

+ Atorvastatine

Risque majoré d'effets indésirables (concentration-dépendants) à type de rhabdomyolyse (diminution du

métabolisme hépatique de l'hypocholestérolémiant). Utiliser des doses plus faibles

d’hypocholestérolémiant. Si l’objectif thérapeutique n’est pas atteint, utiliser une autre statine non

concernée par ce type d’interaction.

+ Simvastatine

Risque majoré d'effets indésirables (dose-dépendants) à type de rhabdomyolyse (diminution du

métabolisme hépatique de l'hypocholestérolémiant). Ne pas dépasser la posologie de 20 mg/j de

simvastatine ou utiliser une autre statine non concernée par ce type d’interaction.

+ Buspirone

Augmentation des concentrations plasmatiques de la buspirone (diminution de son métabolisme

hépatique) avec augmentation de ses effets indésirables.

Surveillance clinique et adaptation de la posologie de la buspirone si nécessaire.

+ Ciclosporine

Augmentation des concentrations sanguines de la ciclosporine (diminution de son métabolisme hépatique)

et majoration du risque de gingivopathies.

Dosage des concentrations sanguines de la ciclosporine, contrôle de la fonction rénale et adaptation de la

posologie pendant l'association et après son arrêt.

+ Evérolimus

Augmentation des concentrations sanguines de l’évérolimus par diminution de son métabolisme

hépatique par le vérapamil. Dosage des concentrations sanguines de l’immunosuppresseur, contrôle de la

fonction rénale et adaptation de la posologie pendant l'association et après son arrêt.

+ Sirolimus

Augmentation des concentrations sanguines du sirolimus (diminution de son métabolisme hépatique par

le vérapamil). Dosage des concentrations sanguines de l’immunosuppresseur, contrôle de la fonction

rénale et adaptation de la posologie pendant l'association et après son arrêt.

+ Tacrolimus

Augmentation des concentrations sanguines du tacrolimus (diminution de son métabolisme hépatique par

le vérapamil). Dosage des concentrations sanguines de l’immunosuppresseur, contrôle de la fonction

rénale et adaptation de la posologie pendant l'association et après son arrêt.

+ Esmolol, si la fonction ventriculaire gauche est normale

Troubles de l'automatisme (bradycardie excessive, arrêt sinusal), troubles de la conduction sino-

auriculaire et auriculo-ventriculaire et défaillance cardiaque.

Surveillance clinique et ECG.

+ Substances susceptibles de donner des torsades de pointes : amiodarone, amisulpride, arsénieux,

bépridil, chloroquine, chlorpromazine, citalopram, cocaïne, crizotinib, cyamémazine, disopyramide,

dompéridone, dronédarone, dropéridol, érythromycine IV, escitalopram, flupentixol, fluphenazine,

halofantrine, halopéridol, hydroquinidine, hydroxychloroquine, hydroxyzine, lévomépromazine,

luméfantrine, méquitazine, méthadone, moxifloxacine, pentamidine, pimozide, pipamperone, pipéraquine,

pipotiazine, quinidine, sertindole, sotalol, spiramycine, sulpiride, tiapride, toremifene, vandétanib,

vincamine IV, zuclopenthixol)

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Surveillance clinique et électrocardiographique pendant l’association.

+ Midazolam

Augmentation des concentrations plasmatiques de midazolam (diminution de son métabolisme hépatique

avec majoration de la sédation).

Surveillance clinique et réduction de la posologie du midazolam pendant le traitement par le vérapamil.

+ Digoxine

Bradycardie excessive et bloc auriculo-ventriculaire, par majoration des effets de la digoxine sur

l'automatisme et la conduction et par diminution de l'élimination rénale et extrarénale de la digoxine.

Surveillance clinique, ECG et éventuellement contrôle de la digoxinémie ; s'il y a lieu, adaptation de la

posologie de la digoxine pendant le traitement par le vérapamil et après son arrêt.

+ Amiodarone

Avec le vérapamil, par voie orale, risque de bradycardie ou de bloc auriculo-ventriculaire, notamment

chez les personnes âgées. Surveillance clinique et ECG.

+ Dabigatran

Augmentation des concentrations plasmatiques de dabigatran avec majoration du risque de saignement.

Dans l’indication post-chirurgicale : surveillance clinique et adaptation de la posologie du dabigatran à

150 mg/j en une prise, voire 75 mg/j en cas d’insuffisance rénale modérée.

Dans l’indication fibrillation auriculaire : surveillance clinique et adaptation de la posologie du dabigatran

à 2200 mg/j en deux prises.

+ Dronédarone

Risque de bradycardie ou de bloc auriculo-ventriculaire, notamment chez le sujet âgé. Par ailleurs, légère

augmentation des concentrations de dronédarone par diminution de son métabolisme par le vérapamil.

Débuter le traitement par le vérapamil aux posologies minimales recommandées, et ajuster les doses en

fonction de l’ECG.

+ Erythromycine

Bradycardie et/ou troubles de la conduction auriculo-ventriculaire, par diminution du métabolisme

hépatique du vérapamil par l’érythromycine. Surveillance clinique et ECG. S’il y a lieu, adaptation de la

posologie du vérapamil pendant le traitement par l’érythromycine, et après son arrêt.

+ Inhibiteurs puissants du CYP3A4

Bradycardie et/ou troubles de la conduction auriculo-ventriculaire, par diminution du métabolisme

hépatique du vérapamil par l’inhibiteur. Surveillance clinique et ECG. S’il y a lieu, adaptation de la

posologie du vérapamil pendant le traitement par l’inhibiteur, et après son arrêt, le cas échéant.

+ Tamsulosine

Risque de majoration des effets indésirables de la tamsulosine, par inhibition de son métabolisme

hépatique. Surveillance clinique et adaptation de la posologie de la tamsulosine pendant le traitement par

l’inhibiteur enzymatique et après son arrêt, le cas échéant.

+ Afatinib

Augmentation des concentrations plasmatiques d’afatinib par augmentation de son absorption par le

vérapamil. Il est recommandé d’administrer le vérapamil le plus à distance possible de l’afatinib, en

respectant de préférence à un intervalle de 6 heures ou de 12 heures par rapport à la prise d’afatinib.

+ Idélalisib

Majoration des effets indésirables de l’antagoniste des canaux calciques, à type d’hypotension

orthostatique, notamment chez le sujet âgé. Surveillance clinique et adaptation de la posologie de

l’antagoniste calcique pendant le traitement par l’idélalisib et après son arrêt.

+ Naloxegol

Augmentation des concentrations plasmatiques de naloxegol par augmentation de son absorption par le

vérapamil. Surveillance clinique pendant l’association.

+ Nindétanib

Augmentation des concentrations plasmatiques du nindétanib par augmentation de son absorption par le

vérapamil. Surveillance clinique pendant l’association.

+ Ténofovir alafénamide

Augmentation des concentrations plasmatiques du ténofovir alafénamide par augmentation de son

absorption. En cas de co-administration avec le vérapamil, la dose de ténofovir alafénamide doit être

limitée à 10 mg par jour.

+ Tovaptan

Augmentation des concentrations de tolvaptan, avec risque de majoration importante des effets

indésirables notamment diurèse importante, déshydratation, insuffisance rénale aiguë. Réduire la

posologie de tolvaptan de moitié.

Associations à prendre en compte

+ Alpha-bloquants à visée urologique (alfuzosine, doxazosine, prazosine, sidolosine, tamsulosine,

térazosine)

Majoration de l'effet hypotenseur. Risque d'hypotension orthostatique majoré.

+ Antihypertenseurs alpha-bloquants (doxazocine, prazosine, urapidil)

Majoration de l'effet hypotenseur. Risque d'hypotension orthostatique majoré.

+ Pamplemousse (jus et fruit)

Augmentation des concentrations plasmatiques de vérapamil, avec risque de survenue d’effets

indésirables.

+ Doxorubicine

Risque de majoration de la toxicité de la doxorubicine par augmentation de ses concentrations

plasmatiques.

+ Ticagrelor

Risque d’augmentation des concentrations plasmatiques de ticagrelor par diminution de son métabolisme

hépatique.

+ Antihypertenseurs centraux

Troubles de l’automatisme (troubles de la conduction auriculo-ventriculaire par addition des effets

négatifs sur la conduction).

+ Autres bradycardisants

Risque de bradycardie excessive (addition des effets)

+ Médicaments à l’origine d’une hypotension orthostatique (dérivés nitrés, inhibiteurs de la

phosphodiestérase de type 5, antidépresseurs imipraminiques, neuroleptiques, phéntothiaziniques,

agonistes dopaminergiques, la lévodopa etc.)

Risque de majoration d’une hypotension, notamment orthostatique.

+ Metformine

La co-administration de vérapamil avec de la metformine peut réduire l'efficacité de la metformine.

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse

Les études effectuées chez l'animal n'ont pas mis en évidence d'effet tératogène. En l'absence d'effet

tératogène chez l'animal, un effet malformatif dans l'espèce humaine n'est pas attendu.

En effet, à ce jour, les substances responsables de malformations dans l'espèce humaine se sont révélées

tératogènes chez l'animal au cours d'études bien conduites sur deux espèces.

Il n'existe pas actuellement de données en nombre suffisant pour évaluer un éventuel effet malformatif ou

fœtotoxique du vérapamil lorsqu'il est administré pendant les premier et deuxième trimestres de la

grossesse.

En conséquence, par mesure de précaution, il est préférable de ne pas utiliser le vérapamil pendant les

premier et deuxième trimestres de la grossesse.

Pendant le troisième trimestre de la grossesse, l'utilisation du vérapamil au cours d'un nombre limité de

grossesses n'a apparemment révélé aucun effet fœtotoxique particulier à ce jour. En conséquence,

l'utilisation du vérapamil ne doit être envisagée au cours du troisième trimestre de la grossesse que si

nécessaire.

Allaitement

Les concentrations de vérapamil dans le lait sont faibles : elles exposent l'enfant à une ingestion de moins

d'un milligramme de vérapamil par jour.

Les quelques cas décrits après un traitement par voie orale n'ont pas rapporté d'effets indésirables chez

l'enfant. Par ailleurs, les concentrations plasmatiques dans le sang de l’enfant ne sont pratiquement pas

détectables.

En conséquence, en cas d’indication spécifique du vérapamil chez la mère, l’allaitement est possible avec

une surveillance clinique régulière de l’enfant.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

En raison de son effet antihypertenseur et selon la réponse individuelle, le chlorhydrate de vérapamil peut

avoir un effet sur les capacités à réagir au point de diminuer l’aptitude à conduire des véhicules, à utiliser

des machines ou à travailler dans des conditions risquées. Cet effet se produit d’autant plus en début de

traitement, lors d’une augmentation de dose, lors d’un changement de médicament pour du vérapamil et

en cas d’absorption d’alcool. Le vérapamil peut augmenter les taux sanguins d’alcool et diminuer son

élimination. Par conséquent, les effets de l’alcool sont intensifiés.

4.8. Effets indésirables

Les réactions indésirables suivantes ont été rapportées avec le vérapamil lors d’essais cliniques, lors de la

surveillance après commercialisation ou lors d’essai cliniques de phase IV et sont listés par classe

d’organes. Les fréquences sont définies ainsi : très fréquent (≥1/10) ; fréquent (≥1/100, <1/10) ; peu

fréquent (≥1/1 000, <1/100) ; rare (≥1/10 000, <1/1 000) ; très rare (<1/10 000) ; inconnue (ne peut pas

être estimée d’après les données disponibles).

Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés étaient : céphalées, sensations vertigineuses,

troubles gastro-intestinaux (nausées, constipation et douleurs abdominales) ainsi que bradycardie,

tachycardie, palpitations, hypotension, flushs, œdème périphérique et fatigue.

Effets indésirables rapportés lors des essais cliniques avec le vérapamil et lors de la surveillance après

commercialisation

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