CLARITHROMYCINE Teva 250 mg, comprimé pelliculé

France - français - ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé)

Achète-le

Notice patient Notice patient (PIL)

06-04-2018

Ingrédients actifs:
clarithromycine
Disponible depuis:
TEVA SANTE
Code ATC:
J01FA09
DCI (Dénomination commune internationale):
clarithromycin
Dosage:
250,00 mg
forme pharmaceutique:
comprimé
Composition:
composition pour un comprimé > clarithromycine : 250,00 mg
Mode d'administration:
orale
Unités en paquet:
plaquette(s) thermoformée(s) PVC PVDC aluminium de 10 comprimé(s)
classe:
Liste I
Type d'ordonnance:
liste I
Domaine thérapeutique:
ANTIBIOTIQUES ANTIBACTERIENS de la famille des macrolides
Descriptif du produit:
385 536-3 ou 34009 385 536 3 5 - plaquette(s) PVC PVDC aluminium de 10 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation:03/06/2008;385 538-6 ou 34009 385 538 6 4 - plaquette(s) PVC PVDC aluminium de 120 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;385 539-2 ou 34009 385 539 2 5 - plaquette(s) PVC-Aluminium de 10 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;385 540-0 ou 34009 385 540 0 7 - plaquette(s) PVC-Aluminium de 120 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;
Statut de autorisation:
Valide
Numéro d'autorisation:
61394570
Date de l'autorisation:
2008-04-25

NOTICE

ANSM - Mis à jour le : 06/04/2018

Dénomination du médicament

CLARITHROMYCINE TEVA 250 mg, comprimé pelliculé

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant de prendre ce médicament car elle contient des informations importantes pour

vous.

Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

Si vous avez d’autres questions, interrogez votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ère.

Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à d’autres personnes. Il pourrait leur être nocif,

même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ère. Ceci

s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Que contient cette notice ?

1. Qu'est-ce que CLARITHROMYCINE TEVA 250 mg, comprimé pelliculé et dans quels cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant de prendre CLARITHROMYCINE TEVA 250 mg, comprimé pelliculé ?

3. Comment prendre CLARITHROMYCINE TEVA 250 mg, comprimé pelliculé ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver CLARITHROMYCINE TEVA 250 mg, comprimé pelliculé ?

6. Contenu de l’emballage et autres informations.

1. QU’EST-CE QUE CLARITHROMYCINE TEVA 250 mg, comprimé pelliculé ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?

Classe pharmacothérapeutique : ANTIBIOTIQUES ANTIBACTERIENS de la famille des macrolides - code ATC : J01FA09

Ce médicament est indiqué chez l’adulte dans le traitement de certaines infections bactériennes à germes sensibles.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DE PRENDRE CLARITHROMYCINE TEVA 250 mg,

comprimé pelliculé ?

Ne prenez jamais CLARITHROMYCINE TEVA 250 mg, comprimé pelliculé :

si vous êtes allergique aux antibiotiques de la famille des macrolides ou à l'un des autres composants contenus dans ce

médicament, mentionnés dans la rubrique 6.

si vous prenez d’autres médicaments connus pour provoquer des troubles graves du rythme cardiaque.

en association avec :

la colchicine (médicament utilisé dans le traitement de la goutte),

l’alfuzosine (médicament utilisé dans le traitement des troubles de la prostate),

la dapoxétine (médicament utilisé dans le traitement de l’éjaculation précoce),

l’avanafil (médicament dans le traitement de l’impuissance sexuelle),

la dronédarone (médicament utilisé en cas de troubles du rythme cardiaque),

l'ergotamine, la dihydroergotamine, la méthylergométrine (médicaments de la migraine),

l’ivabradine (médicament anti-angoreux),

l’éplérénone (médicament utilisé dans le traitement de certains cas d’insuffisance cardiaque),

la mizolastine (antihistaminique utilisé dans l'allergie),

le pimozide (neuroleptique utilisé pour certains troubles du comportement),

la quétiapine (médicament utilisé dans le traitement de la schizophrénie),

la ranolazine (médicament utilisé dans le traitement des symptômes de l’angine de poitrine),

la simvastatine (médicament utilisé pour réduire le taux de cholestérol dans le sang),

le ticagrelor (médicament utilisé pour réduire le risque de crise cardiaque ou d’accident vasculaire cérébral),

le lomitapide (médicament donné pour traiter une maladie génétique augmentant le taux de cholestérol dans le sang),

la dompéridone (médicament utilisé pour le traitement des nausées (envie de vomir) et des vomissements).

(voir rubrique « Autres médicaments et CLARITHROMYCINE TEVA 250 mg, comprimé pelliculé »).

si vous avez un allongement de l’intervalle QT.

si vous ou une personne de votre famille a déjà eu un allongement de l’intervalle QT ou des troubles du rythme cardiaque

(torsades de pointe) (voir rubrique « Avertissements et précautions »).

en cas de baisse du potassium dans le sang (hypokaliémie).

si vous avez à la fois une insuffisance hépatique sévère et une insuffisance rénale.

En cas de doute, il est indispensable de demander l’avis de votre médecin ou de votre pharmacien.

Avertissements et précautions

Informez votre médecin ou votre pharmacien si vous prenez d’autres antibiotiques, pour éviter une possible résistance.

Ce médicament ne doit pas être associé avec :

la simvastatine (médicament utilisé pour réduire le taux de cholestérol dans le sang) en raison du risque de myopathie

(atteinte musculaire), notamment de rhabdomyolyse (destruction des cellules musculaires). Informez votre médecin ou votre

pharmacien si vous prenez d’autres statines (médicaments qui réduisent le taux de cholestérol), une adaptation de la

prescription pourrait être nécessaire.

Informez votre médecin en cas :

de maladie du foie (insuffisance hépatique). Votre médecin réévaluera la prescription et adaptera éventuellement le

traitement.

de maladie des reins (insuffisance rénale). Une adaptation de la dose peut s’avérer nécessaire.

d’allongement de l’intervalle QT, d’une maladie du cœur, d’une baisse du potassium dans le sang ou de prise d’autres

médicaments induisant un allongement de l’intervalle QT.

diarrhée en cours ou après votre traitement par CLARITHROMYCINE TEVA 250 mg, comprimé pelliculé en particulier si

elle est sévère, persistante ou sanglante (risque de colite pseudomembraneuse).

de prise concomitante de CLARITHROMYCINE TEVA 250 mg, comprimé pelliculé et d’anticoagulants oraux (warfarine)

(risque hémorragique grave). Le contrôle de la coagulation (INR et taux de prothrombine) devra être fréquemment surveillé.

de taux anormalement bas de magnésium dans le sang (hypomagnésémie).

La prise concomitante de clarithromycine est déconseillée avec :

la tamsulosine (médicament utilisé dans le traitement de l’hypertrophie de la prostate),

la bromocriptine, la cabergoline, le lisuride et le pergolide (médicaments utilisés dans la maladie de Parkinson ou pour

empêcher la montée du lait maternel),

le disopyramide, la quinidine (médicament utilisé dans le traitement des troubles cardiaques),

l'ébastine (antihistaminique utilisé dans l'allergie),

la fésotérodine (médicament utilisé dans l’incontinence urinaire),

l'halofantrine (médicament utilisé dans le traitement du paludisme),

les immunosuppresseurs (ciclosporine, évérolimus, sirolimus, tacrolimus, temsirolimus),

l’irinotécan, l’éribuline, le bosutinib, le régorafénib (médicament anti-cancéreux),

la luméfantrine (médicament utilisé dans le traitement du paludisme),

l’oxycodone (médicament utilisé dans le traitement des douleurs intenses),

le rivaroxaban (médicament anticoagulant),

la toltérodine (médicament utilisé dans les troubles mictionnels),

le midazolam administré par voie orale (médicament utilisé en cas de convulsion),

la bédaquiline (médicament utilisé dans la tuberculose),

la fidaxomicine (antibiotique),

le siméprévir (médicament utilisé dans le traitement de l’hépatite C),

le riociguat (médicament utilisé dans certaines hypertensions pulmonaires).

(voir rubrique « Autres médicaments et CLARITHROMYCINE TEVA 250 mg, comprimé pelliculé »).

En cas de réactions cutanées ou allergiques aiguës sévères, le traitement par la clarithromycine doit être immédiatement

arrêté et un traitement approprié doit être instauré en urgence.

Il n’est pas nécessaire d’adapter la dose chez le sujet âgé.

Adressez-vous à votre médecin ou pharmacien avant de prendre CLARITHROMYCINE TEVA 250 mg, comprimé pelliculé.

Enfants

Sans objet.

Autres médicaments et CLARITHROMYCINE TEVA 250 mg, comprimé pelliculé

Ce médicament NE DOIT JAMAIS ETRE UTILISE en association avec :

l’alfuzosine (médicament utilisé dans le traitement des troubles de la prostate),

l’avanafil (médicament utilisé dans le traitement de l’impuissance sexuelle),

la colchicine (médicament utilisé dans le traitement de la goutte),

la dapoxétine (médicament utilisé dans le traitement de l’éjaculation précoce),

la dronédarone (médicament utilisé dans le traitement des troubles du rythme cardiaque)

l’éplérénone (médicament utilisé dans le traitement de certains cas d’insuffisance cardiaque),

l'ergotamine, la dihydroergotamine, la méthylergométrine (médicaments de la migraine),

l’ivabradine (médicament anti-angoreux),

le lomitapide (médicament donné pour traiter une maladie génétique augmentant le taux de cholestérol dans le sang),

la mizolastine (antihistaminique utilisé dans l'allergie),

le pimozide (neuroleptique utilisé pour certains troubles du comportement),

la quétiapine (médicament utilisé dans le traitement de la schizophrénie),

la ranolazine (médicament utilisé dans le traitement des symptômes de l’angine de poitrine)

la simvastatine (médicament utilisé pour réduire le taux de cholestérol dans le sang),

le ticagrelor (médicament utilisé pour réduire le risque de crise cardiaque ou d’accident ou d’accident vasculaire cérébral),

la dompéridone (médicament utilisé pour le traitement des nausées (envie de vomir) et des vomissements).

(voir rubrique « Ne prenez jamais CLARITHROMYCINE TEVA 250 mg, comprimé pelliculé »).

Ce médicament NE DOIT GENERALEMENT PAS ETRE UTILISE en association avec :

la bromocriptine, la cabergoline, le pergolide et le lisuride (médicaments utilisés dans la maladie de Parkinson ou pour

empêcher la montée du lait maternel),

le disopyramide, la quinidine (médicaments utilisés dans le traitement des troubles cardiaques),

l'ébastine (antihistaminique utilisé dans l'allergie),

la fésotérodine (médicament utilisé dans l’incontinence urinaire),

l'halofantrine (médicament utilisé dans le traitement du paludisme),

les immunosuppresseurs (ciclosporine, évérolimus, sirolimus, tacrolimus, temsirolimus),

l’irinotécan, l’éribuline, le bosutinib, le régorafénib (médicament anti-cancéreux),

la luméfantrine (médicament utilisé dans le traitement du paludisme),

l’oxycodone (médicament utilisé dans le traitement des douleurs intenses),

le rivaroxaban (médicament anticoagulant),

la toltérodine (médicament utilisé dans les troubles mictionnels),

le midazolam administré par voie orale (médicament utilisé en cas de convulsion),

la bédaquiline (médicament utilisé dans la tuberculose),

la fidaxomicine (antibiotique),

le siméprévir (médicament utilisé dans le traitement de l’hépatite C),

le riociguat (médicament utilisé dans certaines hypertensions pulmonaires),

la tamsulosine (médicament utilisé dans le traitement de l’hypertrophie de la prostate).

(voir rubrique « Avertissements et précautions »).

Informez votre médecin ou pharmacien si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre tout autre médicament.

CLARITHROMYCINE TEVA 250 mg, comprimé pelliculé avec des aliments et boissons

Sans objet.

Grossesse et allaitement

Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse, demandez conseil à

votre médecin ou votre pharmacien avant de prendre ce médicament.

Grossesse

Il est préférable de ne pas utiliser ce médicament pendant la grossesse.

Si vous découvrez que vous êtes enceinte pendant le traitement, consultez votre médecin car lui seul peut juger de la

nécessité de le poursuivre.

Allaitement

L'allaitement est en général possible mais vous devez interrompre l'allaitement ou le médicament si le nouveau-né présente

des troubles digestifs.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

Le risque d'étourdissements, de vertige, de confusion et de désorientation, qui peuvent se produire avec la clarithromycine,

doit être pris en compte avant de conduire ou d'utiliser des machines.

CLARITHROMYCINE TEVA 250 mg, comprimé pelliculé contient de la laque aluminique tartrazique (E 102) et du sodium.

Ce médicament contient un agent colorant azoïque (E 102) et peut provoquer des réactions allergiques.

Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par comprimé, c’est-à-dire qu’il est essentiellement sans

sodium.

3. COMMENT PRENDRE CLARITHROMYCINE TEVA 250 mg, comprimé pelliculé ?

Veillez à toujours prendre ce médicament en suivant exactement les indications de votre médecin. Vérifiez auprès de votre

médecin ou pharmacien en cas de doute.

Posologie

A titre indicatif, chez l’adulte, la posologie usuelle est de 500 mg/jour à 2000 mg/jour, en deux prises par jour. Elle dépend de

l’indication, de la localisation de l’infection, du germe en cause et du poids du patient.

La posologie peut être adaptée en cas d’insuffisance rénale ou hépatique.

Si vous avez l’impression que l’effet de CLARITHROMYCINE TEVA 250 mg, comprimé pelliculé est trop fort ou trop faible,

consultez votre médecin ou votre pharmacien.

Mode d’administration

Voie orale.

Avaler les comprimés avec un verre d’eau.

Durée du traitement

Pour être efficace, cet antibiotique doit être utilisé régulièrement aux doses prescrites, et aussi longtemps que votre médecin

vous l’aura conseillé.

La disparition de la fièvre, ou de tout autre symptôme, ne signifie pas que vous êtes complètement guéri.

L’éventuelle impression de fatigue n’est pas due au traitement antibiotique mais à l’infection elle-même. Le fait de réduire ou

de suspendre votre traitement serait sans effet sur cette impression et retarderait votre guérison.

Cas particulier : la durée de traitement de certaines angines est de 5 jours.

Si vous avez pris plus de CLARITHROMYCINE TEVA 250 mg, comprimé pelliculé que vous n’auriez dû

Consultez immédiatement votre médecin ou votre pharmacien.

Si vous oubliez de prendre CLARITHROMYCINE TEVA 250 mg, comprimé pelliculé

Ne prenez pas de dose double pour compenser la dose simple que vous avez oublié de prendre.

Si vous arrêtez de prendre CLARITHROMYCINE TEVA 250 mg, comprimé pelliculé

Sans objet.

Si vous avez d’autres questions sur l’utilisation de ce médicament, demandez plus d’informations à votre médecin, à votre

pharmacien.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas

systématiquement chez tout le monde.

Prenez immédiatement contact avec un médecin si vous faites l’expérience d’une réaction cutanée sévère: éruption

squameuse rouge avec masses sous la peau et des cloques (pustulose exanthématique). La fréquence de cet effet

indésirable est indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

Effets indésirables fréquents (pouvant concerner plus de 1 à 10 personnes sur 100) :

Insomnie,

Trouble du goût (dysgueusie), maux de tête,

Diarrhée, vomissements, digestion difficile (dyspepsie), nausées, douleurs à l’estomac,

Anomalies des tests fonctionnels hépatiques,

Eruption cutanée, transpiration excessive (hyperhidrose).

Effets indésirables peu fréquents (pouvant concerner plus de 1 à 10 personnes sur 1000) :

Affection due à un champignon microscopique (candidose), infection vaginale,

Quantité insuffisante de globules blancs dans le sang (leucopénie),

Diminution de certains globules blancs (neutrophiles) dans le sang (neutropénie),

Quantité excessive de certains globules blancs (éosinophiles) dans le sang (éosinophilie),

Allergie,

Perte (anorexie) ou diminution de l'appétit,

Anxiété,

Etourdissements, somnolence, tremblement,

Vertige, altération de l'audition, bourdonnements (acouphènes),

Allongement de l'intervalle QT à l'électrocardiogramme, palpitations,

Inflammation de l’estomac (gastrite), inflammation de la bouche (stomatite), inflammation de la langue (glossite), distension

abdominale, constipation, sécheresse de la bouche, éructation, gaz (flatulence),

Diminution de la sécrétion de la bile (cholestase), hépatite, augmentation des enzymes du foie (ALAT, ASAT, GGT),

Démangeaisons, urticaire,

Malaise, fatigue, douleurs thoraciques, frissons,

Augmentation des phosphatases alcalines sanguines, augmentation de la lacticodéshydrogénase sanguine.

Effets indésirables de fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles) :

Inflammation de l’intestin (colite pseudomembraneuse), infection du derme (érysipèle),

Chute importante du nombre de certains globules blancs (agranulocytose), diminution des plaquettes (éléments du sang

importants dans la coagulation sanguine) (thrombopénie),

Réaction allergique, angio-oedème,

Désordre psychique, confusion, perte du sens de la réalité (dépersonnalisation), dépression, désorientation, hallucination,

cauchemars, syndrome maniaque,

Convulsion, perte de goût (agueusie), trouble olfactif (parosmie), perte de l’odorat (anosmie), paresthésie (sensation de

fourmillement),

Surdité,

Troubles sévères du rythme cardiaque (torsades de pointe), accélération du rythme cardiaque (tachycardie ventriculaire),

fibrillation ventriculaire,

Hémorragie,

Affection aiguë du pancréas (pancréatite aiguë), coloration de la langue, coloration des dents,

Défaillance des fonctions du foie (insuffisance hépatique), jaunisse (ictère hépatocellulaire),

Décollement de la peau pouvant rapidement s’étendre de façon très grave à tout le corps (syndrome de Stevens-Johnson,

syndrome de Lyell), syndrome de DRESS (quantité excessive de certains globules blancs (éosinophiles) associée à une

éruption cutanée et à une atteinte multisystémique (multi-organes)), acné,

Myopathie,

Défaillance des fonctions du rein (insuffisance rénale), inflammation des reins (néphrite interstitielle),

Augmentation de l’INR (Rapport Normalisé International), augmentation du taux de prothrombine, coloration anormale de

l'urine.

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou, votre pharmacien ou à votre infirmier/ère.

Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer

les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et

des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.ansm.sante.fr

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d’informations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER CLARITHROMYCINE TEVA 250 mg, comprimé pelliculé ?

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

N’utilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur la boîte après EXP. La date de péremption fait

référence au dernier jour de ce mois.

À conserver à une température ne dépassant pas 25° C.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-l’égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien d’éliminer les

médicaments que vous n’utilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger l’environnement.

6. CONTENU DE L’EMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS

Ce que contient CLARITHROMYCINE TEVA 250 mg, comprimé pelliculé

La substance active est :

Clarithromycine ..................................................................................................................... 250 mg

Pour un comprimé pelliculé.

Les autres excipients sont :

Noyau : carboxyméthylamidon sodique, cellulose microcristalline, croscarmellose sodique, povidone K30, acide stéarique,

stéarate de magnésium, silice colloïdale anhydre, hydroxyde de magnésium.

Pelliculage : OPADRY JAUNE 03B22426 [vanilline, macrogol 400, hydroxypropylméthylcellulose, laque aluminique

tartrazique (E 102), laque aluminique rouge, laque aluminique carmin, dioxyde de titane (E 171)].

Qu’est-ce que CLARITHROMYCINE TEVA 250 mg, comprimé pelliculé et contenu de l’emballage extérieur

Ce médicament se présente sous forme de comprimés pelliculés. Boîte de 10 ou 120 comprimés.

Titulaire de l’autorisation de mise sur le marché

TEVA SANTE

100-110 ESPLANADE DU GENERAL DE GAULLE

92931 PARIS LA DEFENSE CEDEX

FRANCE

Exploitant de l’autorisation de mise sur le marché

TEVA SANTE

100-110 ESPLANADE DU GENERAL DE GAULLE

92931 PARIS LA DEFENSE CEDEX

FRANCE

Fabricant

PHARMACHEMIE B.V.

SWENSWEG 5, POSTBUS 552

2003 RN HAARLEM

PAYS-BAS

TEVA PHARMACEUTICAL WORKS PRIVATE LIMITED COMPANY

4042 DEBRECEN

PALLAGI UT 13

HONGRIE

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen

Sans objet.

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

Autres

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de l’ANSM (France).

CONSEILS / EDUCATION SANITAIRE

QUE SAVOIR SUR LES ANTIBIOTIQUES ?

Les antibiotiques sont efficaces pour combattre les infections dues aux bactéries. Ils ne sont pas efficaces contre les

infections dues aux virus.

Aussi, votre médecin a choisi de vous prescrire cet antibiotique parce qu’il convient précisément à votre cas et à votre

maladie actuelle.

Les bactéries ont la capacité de survivre ou de se reproduire malgré l’action d’un antibiotique. Ce phénomène est appelé

résistance : il rend certains traitements antibiotiques inactifs.

La résistance s’accroît par l’usage abusif ou inapproprié des antibiotiques.

Vous risquez de favoriser l’apparition de bactéries résistantes et donc de retarder votre guérison ou même de rendre inactif

ce médicament, si vous ne respectez pas :

la dose à prendre,

les moments de prise,

et la durée de traitement.

En conséquence, pour préserver l’efficacité de ce médicament :

1- N’utilisez un antibiotique que lorsque votre médecin vous l’a prescrit.

2- Respectez strictement votre ordonnance.

3- Ne réutilisez pas un antibiotique sans prescription médicale même si vous pensez combattre une maladie apparemment

semblable.

4- Ne donnez jamais votre antibiotique à une autre personne, il n’est peut-être pas adapté à sa maladie.

5- Une fois votre traitement terminé, rapportez à votre pharmacien toutes les boîtes entamées pour une destruction correcte

et appropriée de ce médicament.

RÉSUMÉ DES CARACTÉRISTIQUES DU PRODUIT

ANSM - Mis à jour le : 06/04/2018

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT

CLARITHROMYCINE TEVA 250 mg, comprimé pelliculé

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

Clarithromycine .............................................................................................................................250 mg

Pour un comprimé pelliculé.

Excipient à effet notoire : laque aluminique tartrazique (E 102), sodium.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE

Comprimé pelliculé.

4. DONNEES CLINIQUES

4.1. Indications thérapeutiques

Elles procèdent de l’activité antibactérienne et des caractéristiques pharmacocinétiques de la clarithromycine. Elles tiennent

compte à la fois des études cliniques auxquelles a donné lieu ce médicament et de sa place dans l’éventail des produits

antibactériens actuellement disponibles.

Elles sont limitées chez l’adulte aux infections dues aux germes définis comme sensibles :

Angines

documentées

streptocoque

bêta-hémolytique,

alternative

traitement

bêta-lactamines,

particulièrement lorsque celui-ci ne peut être utilisé.

Sinusites aiguës. Compte tenu du profil microbiologique de ces infections, les macrolides sont indiqués lorsqu’un traitement

par une bêta-lactamine est impossible.

Surinfections des bronchites aiguës (voir rubrique 5.1 concernant les tests de sensibilité).

Exacerbations des bronchites chroniques (voir rubrique 5.1 concernant les tests de sensibilité).

Pneumopathies communautaires chez des sujets :

sans facteurs de risque,

sans signes de gravité clinique,

en l’absence d’éléments cliniques évocateurs d’une étiologie pneumococcique.

En cas de suspicion de pneumopathie atypique, les macrolides sont indiqués quels que soient la gravité et le terrain (voir

rubrique 5.1 concernant les tests de sensibilité).

Infections cutanées bénignes : impétigo, impétiginisation des dermatoses, ecthyma, dermohypodermite infectieuse (en

particulier, érysipèle), érythrasma (voir rubrique 5.1 concernant les tests de sensibilité).

Infections stomatologiques.

Au traitement curatif des infections à Mycobacterium avium chez les patients infectés par le VIH (voir rubrique 4.4 / Mises en

garde spéciales).

Il convient de tenir compte des recommandations officielles concernant l’utilisation appropriée des antibactériens.

4.2. Posologie et mode d'administration

Chez l’adulte ayant des fonctions rénales et hépatique normales

Angines : 500 mg/j, en deux prises par jour.

La durée du traitement des angines est de 5 jours.

Infections stomatologiques : 500 mg/j, en deux prises par jour.

Infections cutanées bénignes : 500 mg/j, en deux prises par jour.

Infections bronchiques : 500 mg à 1000 mg/j selon la sévérité, en deux prises par jour.

Sinusites aiguës et pneumopathies : 1000 mg/j, en deux prises par jour.

Infections à Mycobacterium avium chez les patients VIH (+) :

2000 mg/j chez le sujet de plus de 50 kg,

1500 mg/j chez le sujet d'un poids égal ou inférieur à 50 kg, en deux prises par jour.

Chez l’insuffisant rénal

Pour des valeurs de la clairance de la créatinine < 30 ml/min, il peut être recommandé de réduire la posologie de moitié (de

250 mg à 500 mg/j selon le type d'infection) avec une seule administration quotidienne.

Dans l'infection à Mycobacterium avium, il est recommandé d'utiliser une posologie de 1000 mg/j.

Chez l’insuffisant hépatique

En dehors du traitement des infections à Mycobacterium avium chez les patients VIH (+) pour lequel il est nécessaire de

réduire la posologie à 1000 mg/j, l'emploi de la clarithromycine n'est pas recommandé. Dans les autres cas et si l'emploi de

la clarithromycine est nécessaire (voir rubrique 4.4), il ne semble pas utile de modifier les posologies.

Chez le sujet âgé

Lorsque la fonction rénale est nettement diminuée, il peut être prudent de réduire la posologie.

4.3. Contre-indications

Hypersensibilité à la substance active, aux macrolides ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

Association avec :

la colchicine,

les alcaloïdes de l’ergot de seigle, incluant par exemple la dihydroergotamine, l’ergotamine, la méthylergométrine : risque

d’ergotisme,

le pimozide, la mizolastine : risque d’allongement de l’intervalle QT et troubles du rythme cardiaque, notamment une

tachycardie ventriculaire, une fibrillation ventriculaire et des torsades de pointes,

la simvastatine, en raison du risque majoré de myopathie, incluant la rhabdomyolyse.

le lomitapide,

l’alfuzosine,

la dapoxétine,

l’avanafil,

l’ivabradine,

l’éplérénone,

la dronédarone,

la quétiapine,

le ticagrélor,

la ranolazine,

la dompéridone.

(voir rubrique 4.5).

Allongement congénital ou acquis de l’intervalle QT (voir rubriques 4.4 et 4.5).

Antécédent d'allongement de l'intervalle QT ou de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointe (voir

rubriques 4.4 et 4.5).

Hypokaliémie (risque d'allongement de l'intervalle QT) (voir rubriques 4.4 et 4.5).

La clarithromycine ne doit pas être utilisée chez les patients souffrant d’insuffisance hépatique sévère en association avec

une insuffisance rénale.

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Ce médicament contient un agent colorant azoïque (E102) et peut provoquer des réactions allergiques.

Ce médicament contient du sodium. Le taux de sodium est inférieur à 1 mmol par comprimé, c’est-à-dire qu’il est

essentiellement « sans sodium ».

Mises en garde spéciales

Événements cardiovasculairesUn allongement de la repolarisation cardiaque et de l’intervalle QT, entraînant un risque de

développer de l’arythmie cardiaque et des torsades de pointes, ont été observés avec un traitement par macrolides,

notamment la clarithromycine (voir rubrique 4.8). Par conséquent, comme les situations suivantes peuvent conduire à un

risque accru d’arythmies ventriculaires (notamment torsades de pointes), la clarithromycine doit être utilisée avec prudence

chez les patients suivants :

Patients présentant une maladie coronarienne, une insuffisance cardiaque sévère, des troubles de la conduction ou une

bradycardie cliniquement significative ;

Patients avec des troubles électrolytiques tels qu’une hypomagnésémie. La clarithromycine ne doit pas être utilisée chez

les patients présentant une hypokaliémie (voir rubrique 4.3).

Patients prenant de façon concomitante d’autres médicaments induisant un allongement de l’intervalle QT (voir rubrique

4.5).

L’administration concomitante de clarithromycine avec l’astémizole, le cisapride, le pimozide et la terfénadine est contre-

indiquée (voir rubrique 4.3).

La clarithromycine ne doit pas être utilisée chez les patients présentant un allongement congénital ou acquis de l’intervalle

QT ou un antécédent d’arythmie ventriculaire (voir rubrique 4.3).

Les résultats des études épidémiologiques s’intéressant au risque de survenue d’effets indésirables cardiovasculaires liés

aux macrolides sont variables. Certaines études observationnelles ont mis en évidence un risque de survenue rare à court

terme d’arythmie, d’infarctus du myocarde et de mortalité cardiovasculaire associés aux macrolides, notamment la

clarithromycine. Lors de la prescription de la clarithromycine, ces résultats doivent être pris en compte par rapport aux

bénéfices du traitement.

Colite pseudo-membraneuse

Des cas de colites pseudo-membraneuses ont été observés avec presque tous les agents anti-bactériens dont les

macrolides, y compris la clarithromycine. Le traitement par antibiotique altère la flore normale du colon pouvant conduire à

une prolifération de Clostridium difficile. La sévérité de ces diarrhées associée à Clostridium difficile peut être modérée

jusqu’à engager le pronostic vital. Par conséquent, il est important que ce diagnostic soit évoqué chez des patients qui

présentent une diarrhée pendant ou après la prise d’un antibiotique, puisque des cas ont été observés jusqu’à 2 mois après

l’arrêt du traitement. L’arrêt du traitement par la clarithromycine et l’administration d’un traitement spécifique contre

Clostridium difficile doivent être envisagés quelle que soit l’indication. Toute administration d’inhibiteurs du péristaltisme est

à proscrire.

Réaction d’hypersensibilité

Dans l’éventualité de réactions d’hypersensibilité aiguës sévères, telle que l’anaphylaxie, ou de réactions indésirables

cutanées graves (SCAR) [par exemple, la pustulose exanthématique aiguë généralisée (PEAG), le syndrome de Stevens-

Johnson, la nécrolyse épidermique toxique et l’éruption médicamenteuse avec éosinophilie et symptômes systémiques

(DRESS)], le traitement par clarithromycine doit être interrompu immédiatement et un traitement approprié doit être instauré

d’urgence.

Résistance bactérienne

Il convient de penser à la possible résistance croisée entre la clarithromycine et les autres macrolides, et d’autres

antibiotiques tels que la lincomycine et la clindamycine.

Comme pour d’autres antibiotiques, une utilisation à long terme peut entraîner une augmentation du nombre de bactéries et

de champignons résistants. Si une surinfection apparaît, un traitement approprié doit être envisagé.

Dans le traitement des infections à Mycobacterium avium chez les patients VIH (+), et afin de limiter l’émergence de souches

résistantes, la clarithromycine doit être utilisée :

en association à d’autres antibiotiques et non pas en monothérapie,

uniquement en curatif du fait de l’absence d’étude en prophylaxie.

Associations médicamenteuses

Colchicine

Des cas d'intoxication par la colchicine parfois mortels ont été rapportés lors de l'administration concomitante de

clarithromycine et de colchicine, notamment chez des sujets âgés, ou chez des patients insuffisants rénaux. Par conséquent,

l’administration concomitante de la clarithromycine et la colchicine est contre indiquée (voir rubrique 4.3 et 4.5).

Inhibiteurs de l'HMG-CoA réductase (statines) métabolisés par le CYP 3A4 et risque de rhabdomyolyse

Des cas graves de rhabdomyolyse ont été rapportés chez des patients prenant de manière concomitante de la

clarithromycine et des statines. La clarithromycine entraîne une augmentation des concentrations plasmatiques des statines

qui sont métabolisées par le CYP3A4, ce qui augmente le risque de myopathie notamment de rhabdomyolyse.

La simvastatine étant principalement métabolisée par le CYP3A4, son utilisation concomitante avec la clarithromycine est

contre-indiquée (voir rubriques 4.3 et 4.5). Si le traitement par clarithromycine s’avère indispensable, le traitement par

simvastatine doit être suspendu pendant la durée du traitement par clarithromycine.

L’association de la clarithromycine avec les autres statines métabolisées par le CYP3A4 (atorvastatine) doit être évitée dans

la mesure du possible. Dans le cas où l’utilisation concomitante de clarithromycine avec l’atorvastatine s’avère nécessaire, il

est recommandé d’utiliser une plus faible dose d’atorvastatine et l’apparition de signes ou symptômes de myopathie doit être

surveillée.

L’utilisation d’une statine qui ne dépend pas du métabolisme du CYP3A peut être envisagée.

Anticoagulants oraux

Il existe un risque d'hémorragie grave et d'augmentations significatives du rapport normalisé international (INR) et du taux de

prothrombine en cas d'administration concomitante de clarithromycine et de warfarine (voir rubrique 4.5). L'INR et le taux de

prothrombine doivent être surveillés fréquemment lors du traitement concomitant par clarithromycine et anticoagulants oraux.

Précautions d'emploi

Fonction hépatique

La clarithromycine est principalement excrétée par le foie. En cas d’insuffisance hépatique sévère, l’administration de la

clarithromycine n’est pas recommandée. Cependant, une surveillance régulière des tests hépatiques est recommandée si

l’administration de l’antibiotique est jugée nécessaire.

Des cas d'insuffisance hépatique fatale ont été rapportés (voir rubrique 4.8). Il se peut que certains des patients concernés

aient eu une maladie hépatique préexistante ou aient pris d'autres médicaments hépatotoxiques. Les patients doivent être

informés qu'ils doivent arrêter le traitement et contacter leur médecin en cas de survenue de signes ou de symptômes de

maladie hépatique, tels qu’anorexie, ictère, urines foncées, prurit ou sensibilité abdominale.

Sujet âgé

Chez le sujet âgé, l'allongement de la demi-vie et l'augmentation des surfaces sous courbes des concentrations

plasmatiques n'impliquent théoriquement pas de surveillance particulière, compte tenu de la durée courte du traitement (voir

rubrique 5.2 / excrétion).

Insuffisance rénale

Il conviendra d’être prudent lors de l’administration de clarithromycine à des patients ayant une insuffisance rénale modérée

à sévère (clairance de la créatinine inférieure à 30 ml/minute). Dans ce cas, l’allongement de la demi-vie impose une

réduction de la posologie (voir rubrique 4.2).

Inducteurs du CYP3A

Les médicaments inducteurs du CYP3A (tels que la rifampicine, la phénytoïne, la carbamazépine, le phénobarbital et le

millepertuis) peuvent augmenter le métabolisme de la clarithromycine. Ceci peut entraîner des concentrations de

clarithromycine en-dessous du niveau thérapeutique et donc conduire à une efficacité réduite de ce médicament. De plus, il

peut être nécessaire de mesurer les concentrations plasmatiques des inducteurs du CYP3A4, qui peuvent être augmentées

en raison de l’inhibition du CYP3A par la clarithromycine (voir aussi le Résumé des Caractéristiques du Produit

correspondant à l’inhibiteur du CYP3A4 administré). L’administration concomitante de rifabutine et de clarithromycine résulte

en une augmentation des concentrations plasmatiques de rifabutine et en une diminution des concentrations plasmatiques

de clarithromycine, avec un risque accru d’uvéite.

Efavirenz, névirapine, rifampicine, rifabutine

Les inducteurs puissants du système de métabolisme cytochrome P450 tels que l’efavirenz, la névirapine, la rifampicine et la

rifabutine peuvent accélérer le métabolisme de la clarithromycine, et ainsi diminuer les concentrations plasmatiques de la

clarithromycine pendant qu’ils augmentent les concentrations de la 14(R)-hydroxy-clarithromycine (14-OH-clarithromycine),

un métabolite qui est aussi actif microbiologiquement. Comme les activités microbiologiques de la clarithromycine et de la

14-OH-clarithromycine sont différentes, l’effet thérapeutique attendu pourrait être altéré en cas d’administration concomitante

de clarithromycine et d’inducteurs enzymatiques.

La clarithromycine doit être administrée avec prudence en cas d’administration concomitante de médicaments qui induisent

le cytochrome CYP3A4 (voir rubrique 4.5).

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

Inhibiteurs du CYP3A4

Certains médicaments, notamment la clarithromycine, possèdent la capacité d’inhiber fortement le cytochrome P450-3A4,

une enzyme qui intervient dans le métabolisme de nombreux médicaments. Lorsque l’activité de cette enzyme est inhibée,

elle n’est plus en mesure de métaboliser le médicament qui va alors s’accumuler. Si la marge thérapeutique de ce

médicament est étroite et qu’il n’y a pas d’autre voie métabolique efficace, le risque d’observer une interaction cliniquement

significative devient élevé. Il y a aussi un risque d’augmentation des effets indésirables spécifiques à chaque substrat du

CYP 3A4, souvent avec des conséquences sévères.

Les molécules suivantes ou classes de molécules sont connues ou sont suspectées d’être métabolisées par le même

isoenzyme du CYP3A : alprazolam, carbamazépine, ciclosporine, disopyramide, alcaloïdes de l’ergot de seigle,

méthylprednisolone, midazolam, anticoagulants oraux (tel que warfarine), antipsychotiques atypiques (tel que quétiapine),

pimozide, quinidine, rifabutine, sildénafil, simvastatine et tacrolimus, mais cette liste n’est pas exhaustive. Les molécules

agissant selon des mécanismes similaires avec d’autres isoenzymes du cytochrome P450 incluent la phénytoïne, la

théophylline et le valproate.

Associations contre-indiquées

(voir rubrique 4.3)

+ Alcaloïdes de l’ergot de seigle vasoconstricteurs (dihydroergotamine, ergotamine, méthylergométrine)

Risque de vasoconstriction coronaire ou des extrémités (ergotisme), ou de poussées hypertensives.

+ Alfusozine

Risque d’augmentation des concentrations plasmatiques de l’alfusozine et de ses effets indésirables.

+ Avanafil

Augmentation des concentrations plasmatiques de l’inhibiteur de la phosphodiestérase de type 5 avec risque d’hypotension.

+ Colchicine

Augmentation des effets indésirables de la colchicine aux conséquences potentiellement fatales.

+ Dapoxétine

Risque de majoration des effets indésirables, notamment à type de vertiges ou de syncopes.

+ Dompéridone

Augmentation des concentrations plasmatiques de dompéridone par diminution de son métabolisme hépatique par

l’inhibiteur.

+ Dronédarone

Augmentation importante des concentrations de dronédarone par diminution de son métabolisme.

+ Eplérénone

Risque d’augmentation des concentrations plasmatiques de l’éplérénone par l’inhibiteur et de ses effets indésirables

notamment l’hyperkaliémie.

+ Ivabradine

Augmentation des concentrations plasmatiques de l’ivabradine et par conséquent de ses effets indésirables (inhibition de

son métabolisme hépatique par l’inhibiteur).

+ Lomitapide

Augmentation des concentrations plasmatiques du lomitapide par diminution de son métabolisme hépatique par l’inhibiteur.

+ Mizolastine

Risque de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

+ Pimozide

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

+ Quétiapine

Augmentation importante des concentrations de quétiapine, avec risque de surdosage.

+ Ranolazine

Augmentation des concentrations de ranolazine par diminution de son métabolisme par l’inhibiteur.

+ Simvastatine

Risque majoré d’effets indésirables (concentration-dépendants) à type de rhabdomyolyse, par diminution du métabolisme

hépatique de l’hypocholestérolémiant (voir rubrique 4.4).

+ Ticagrelor

Augmentation importante des concentrations de ticagrelor par diminution de son métabolisme hépatique, avec baisse des

concentrations de son métabolite actif.

Associations déconseillées

(voir rubrique 4.4)

+ Alcaloïdes de l’ergot de seigle dopaminergiques (bromocriptine, cabergoline, lisuride, pergolide)

Augmentation des concentrations plasmatiques du dopaminergique avec accroissement possible de son activité ou

apparition de signes de surdosage.

+ Bosutinib

Risque de majoration des effets indésirables de l’inhibiteur de tyrosine kinase par diminution de son métabolisme.

+ Bédaquiline

Augmentation des concentrations plasmatiques de bédaquiline par diminution de son métabolisme hépatique par

l’inhibiteur. Si l’association est nécessaire, une surveillance ECG plus fréquente et une surveillance des transaminases sont

recommandées.

+ Disopyramide

Risque de majoration des effets indésirables du disopyramide : hypoglycémies sévères, allongement de l’intervalle QT et

troubles du rythme ventriculaire graves, notamment à type de torsade de pointes. Surveillance clinique, biologique et

électrocardiographique régulière.

+ Ebastine

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire chez les sujets prédisposés (syndrome du QT long congénital).

+ Eribuline

Augmentation des concentrations plasmatiques d’éribuline par la clarithromycine.

+ Fésotérodine

Augmentation des concentrations de fésotérodine chez les métaboliseurs lents, avec risque de surdosage.

+ Fidaxomicine

Augmentation des concentrations plasmatiques de la fidaxomicine.

+ Halofantrine

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Si cela est possible, interrompre le macrolide. Si l’association ne peut être évitée, contrôle préalable du QT et surveillance

ECG monitorée.

+ Immunosuppresseurs (ciclosporine, évérolimus, sirolimus, tacrolimus, temsirolimus)

Augmentation très importante des concentrations sanguines de l’immunosuppresseur par inhibition de son métabolisme

hépatique. En cas d’association, contrôle strict de la fonction rénale, dosage des concentrations sanguines de

l’immunosuppresseur et adaptation éventuelle de la posologie.

+ Irinotécan

Risque de majoration des effets indésirables de l’irinotécan par augmentation des concentrations plasmatiques de son

métabolite actif.

+ Luméfantrine

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Si cela est possible, interrompre le torsadogène associé. Si l’association ne peut être évitée, contrôle préalable du QT et

surveillance ECG monitorée.

+ Midazolam per os

Augmentation des concentrations plasmatiques de midazolam par diminution de son métabolisme hépatique, avec

majoration de la sédation.

+ Oxycodone

Majoration des effets indésirables, notamment respiratoires, de l’oxycodone par diminution de son métabolisme par

l'inhibiteur. Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie de l’oxycodone pendant la durée du traitement par

l’inhibiteur et après son arrêt.

+ Quinidine

Au cours de la surveillance post-commercialisation, des torsades de pointes ont été rapportées lors de la prise concomitante

de clarithromycine et de quinidine. Un enregistrement ECG doit être réalisé lors de la co-administration de clarithromycine et

de quinidine afin de surveiller un allongement de l’intervalle QTc. Les concentrations plasmatiques de quinidine doivent être

mesurées lors d’un traitement par clarithromycine.

+ Régorafénib

Augmentation des concentrations plasmatiques de régorafénib par diminution de son métabolisme hépatique par l’inhibiteur.

+ Riociguat

Augmentation des concentrations plasmatiques de riociguat par diminution de son métabolisme hépatique par l’inhibiteur.

+ Rivaroxaban

Augmentation des concentrations plasmatiques de rivaroxaban, avec majoration du risque de saignement.

+ Siméprévir

Risque d’augmentation des concentrations plasmatiques de siméprévir par diminution de son métabolisme hépatique par

l’inhibiteur.

+ Tamsulosine

Risque de majoration des effets indésirables de la tamsulosine, par inhibition de son métabolisme hépatique.

+ Toltérodine

Augmentation des concentrations plasmatiques de toltérodine chez les métaboliseurs lents, avec risque de surdosage.

Associations faisant l'objet de précautions d’emploi

+ Alfentanil

Augmentation de l'effet dépresseur respiratoire de l'analgésique opiacé par diminution de son métabolisme hépatique.

Surveillance clinique et adaptation de la posologie de l’analgésique opiacé en cas de traitement par un inhibiteur puissant

du CYP3A4.

+ Antagonistes des canaux calciques

Majoration des effets indésirables de l’antagoniste des canaux calciques, le plus souvent à type d'hypotension notamment

chez le sujet âgé.

Surveillance clinique et adaptation posologique pendant le traitement par l’inhibiteur enzymatique et après son arrêt.

+ Antivitamines K

Augmentation de l’effet de l’antivitamine K et du risque hémorragique.

Contrôle plus fréquent de l’INR. Adaptation éventuelle de la posologie de l’antivitamine K pendant le traitement par le

macrolide et après son arrêt.

+ Atazanavir

Augmentation des concentrations plasmatiques de clarithromycine et inhibition de la formation de son métabolite actif.

Surveillance clinique et biologique régulière, notamment en début d’association.

Une diminution de la posologie ne devrait pas être nécessaire chez les patients ayant une fonction rénale normale.

Cependant, chez les patients ayant une insuffisance rénale, l’ajustement posologique suivant doit être considéré :

Chez les patients ayant une clairance de la créatinine de 30 à 60 ml/minute, la dose de clarithomycine doit être réduite de

50%.

Chez les patients ayant une clairance de la créatinine inférieure à 30 ml/minute, la dose de clarithromycine doit être

diminuée de 75% en utilisant une formulation de clarithromycine appropriée.

Des doses de clarithromycine supérieures à 1000 mg par jour ne doivent pas être administrées en association avec des

inhibiteurs de protéases.

+ Atorvastatine

Risque majoré d’effets indésirables (concentration-dépendants) à type de rhabdomyolyse par diminution du métabolisme

hépatique de l’hypocholestérolémiant. Utiliser des doses plus faibles d’hypocholestérolémiant. Si l’objectif thérapeutique

n’est pas atteint, utiliser une autre statine non concernée par ce type d’interaction (voir rubrique 4.4).

+ Bortézomib

Risque de majoration des effets indésirables, notamment neurologiques, du bortézomib par diminution de son métabolisme.

Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie du bortézomib pendant la durée du traitement par l’inhibiteur

enzymatique.

+ Cabazitaxel

Risque de majoration des effets indésirables dose-dépendants du cabazitaxel par inhibition de son métabolisme par

l’inhibiteur enzymatique. Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie du cabazitaxel pendant le traitement

par l’inhibiteur enzymatique.

+ Carbamazépine

Augmentation des concentrations plasmatiques de carbamazépine avec signes de surdosage, par inhibition de son

métabolisme hépatique.

Surveillance clinique et réduction éventuelle de la posologie de la carbamazépine.

Risque de diminution des concentrations plasmatiques de clarithromycine par augmentation de son métabolisme. Ceci

pouvant conduire à des concentrations plasmatiques de clarithromycine en-dessous du niveau thérapeutique et donc à une

efficacité réduite. L’ajustement de la posologie de la clarithromycine ou la considération de traitements alternatifs sont

nécessaires.

+ Daclatasvir

Augmentation des concentrations de daclatasvir par l’inhibiteur. La dose de daclatasvir doit être diminuée à 30 mg 1 fois par

jour en cas de co-administration avec l’inhibiteur.

+ Darifénacine

Augmentation des concentrations de darifénacine, avec risque de majoration de ses effets indésirables. Surveillance

clinique et adaptation éventuelle de la posologie de darifénacine.

+ Digoxine

Augmentation de la digoxinémie par augmentation de son absorption.

Surveillance clinique et éventuellement de la digoxinémie pendant le traitement par la clarithromycine et après son arrêt.

Des patients ont eu des signes cliniques compatibles avec la toxicité de la digoxine, notamment des arythmies

potentiellement fatales.

+ Docétaxel

Risque de majoration des effets indésirables dose-dépendants du docétaxel par inhibition de son métabolisme par

l’inhibiteur enzymatique. Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie du docétaxel pendant le traitement

par l’inhibiteur enzymatique.

+ Fentanyl

Augmentation de l’effet dépresseur respiratoire de l’analgésique opiacé par diminution de son métabolisme hépatique.

Surveillance clinique et adaptation de la posologie de l’analgésique opiacé en cas de traitement par un inhibiteur puissant

du CYP3A4.

+ Ivacaftor

Augmentation importante des concentrations d’ivacaftor, avec risques de majoration des effets indésirables. Réduire la dose

du quart, soit 150 mg 1 jour sur 2.

+ Maraviroc

Augmentation des concentrations de maraviroc par l’inhibiteur. La dose de maraviroc doit être diminuée à 150 mg deux fois

par jour en cas de co-administration avec cet inhibiteur.

+ Médicaments susceptibles de donner des torsades de pointes

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes. Surveillance clinique et

électrocardiographique pendant l’association.

+ Midazolam IV

Augmentation des concentrations plasmatiques de midazolam par diminution de son métabolisme hépatique, avec

majoration de la sédation. Surveillance clinique et réduction de la posologie de midazolam pendant le traitement par la

clarithromycine.

+ Quinine

Risque de majoration des effets indésirables de la quinine, notamment troubles du rythme ventriculaire et troubles

neurosensoriels (cinchonisme). Surveillance clinique et ECG. Adaptation éventuelle de la posologie de la quinine pendant

le traitement par l’inhibiteur enzymatique et après son arrêt.

+ Solifénacine

Augmentation des concentrations de solifénacine, avec risque de surdosage.

Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie de solifénacine.

+ Sufentanil

Augmentation de l’effet dépresseur respiratoire de l’analgésique opiacé par diminution de son métabolisme hépatique.

Surveillance clinique et adaptation de la posologie de l’analgésique opiacé en cas de traitement par un inhibiteur puissant

du CYP3A4.

+ Vérapamil

Bradycardie et/ou troubles de la conduction auriculo-ventriculaire par diminution du métabolisme hépatique du vérapamil par

l’inhibiteur. Hypotension, bradyarythmie et acidose lactique ont été observés chez des patients prenant de façon

concomitante de la clarithromycine et du vérapamil.

Surveillance clinique et ECG. S’il y a lieu, adaptation de la posologie du vérapamil pendant le traitement par l’inhibiteur, et

après son arrêt, le cas échéant.

+ Vinca-alcaloïdes cytotoxiques

Risque de majoration de la toxicité de l’antimitotique par diminution de son métabolisme hépatique par la clarithromycine.

Surveillance clinique et biologique étroite. Eventuellement, utiliser un autre antibiotique.

+ Inhibiteurs de la phosphodiesterase de type 5 (sildénafil, tadalafil, vardénafil)

Augmentation des concentrations plasmatiques de l’inhibiteur de la PDE5, avec risque d’hypotension (sévère avec le

vardénafil). Débuter le traitement par l’inhibiteur de la PDE5 à la dose minimale. La réduction des posologies du sildénafil,

tadalafil et vardénafil doit être considérée quand ces médicaments sont administrés en association avec la clarithromycine.

+ Pravastatine

Augmentation de la concentration plasmatique de la pravastatine par la clarithromycine. Surveillance clinique et biologique

pendant le traitement par l’antibiotique (voir rubrique 4.4).

+ Rifabutine

Risque d’augmentation des effets indésirables de la rifabutine (uvéites) par augmentation de ses concentrations et de celles

de son métabolite actif par la clarithromycine. De plus, augmentation du métabolisme de la clarithromycine par la rifabutine,

avec augmentation des concentrations de son métabolite actif.

Surveillance clinique et biologique régulière, notamment en début d’association.

+ Répaglinide

Risque d'hypoglycémie par augmentation des concentrations plasmatiques du répaglinide. Prévenir le patient, renforcer

l'autosurveillance glycémique et adapter éventuellement la posologie de l'hypoglycémiant pendant le traitement par la

clarithromycine.

+ Ritonavir seul et en association avec des inhibiteurs de protéases

Augmentation des concentrations de la clarithromycine et de son métabolite actif par diminution de son métabolisme

hépatique par le ritonavir.

Surveillance clinique et biologique régulière, notamment en début d’association.

Une diminution de la dose ne devrait pas être nécessaire chez les patients ayant une fonction rénale normale. Cependant,

chez les patients ayant une insuffisance rénale, l’ajustement posologique suivant doit être considéré :

Chez les patients ayant une clairance de la créatinine de 30 à 60 ml/minute, la dose de clarithomycine doit être réduite de

50%.

Chez les patients ayant une clairance de la créatinine inférieure à 30 ml/minute, la dose de clarithromycine doit être

diminuée de 75%.

Des doses de clarithromycine supérieures à 1g/jour ne doivent pas être administrées en association avec le ritonavir.

Des ajustements posologiques similaires doivent être considérés chez les patients ayant une fonction rénale réduite quand

le ritonavir est utilisé en tant que potentilisateur pharmacocinétique avec d’autres inhibiteurs de protéases dont l’atazanavir

et le saquinavir.

+ Glibenclamide, glimépiride

Risque d’hypoglycémie par augmentation de l’absorption et des concentrations plasmatiques de l’antidiabétique. Prévenir le

patient, renforcer l’auto surveillance glycémique et adapter éventuellement la posologie du sulfamide hypoglycémiant

pendant le traitement par la clarithromycine.

+ Inhibiteurs des tyrosines kinases

Risque de majoration des effets indésirables des inhibiteurs de tyrosine kinases métabolisés par le CYP 3A par diminution

de leur métabolisme. Surveillance clinique.

+ Sulfamides hypoglycémiants

Risque d'hypoglycémie par augmentation des concentrations plasmatiques de l’antidiabétique. Prévenir le patient, renforcer

l'autosurveillance glycémique et adapter éventuellement la posologie du sulfamide hypoglycémiant pendant le traitement par

la clarithromycine.

+ Efavirenz

Risque de diminution des concentrations plasmatiques de clarithromycine par augmentation de son métabolisme. Ceci

pouvant conduire à des concentrations plasmatiques de clarithromycine en-dessous du niveau thérapeutique et donc à une

efficacité réduite. L’ajustement de la posologie de la clarithromycine ou la considération de traitements alternatifs sont requis.

+ Itraconazole

La clarithromycine et l’itraconazole sont tous les deux des substrats et des inhibiteurs du CYP3A, conduisant à une

interaction médicamenteuse bidirectionnelle. La clarithromycine peut augmenter les concentrations plasmatiques de

l’itraconazole tandis que l’itraconazole peut augmenter les concentrations plasmatiques de clarithromycine. Les patients

prenant concomitamment de la clarithromycine et de l’itraconazole doivent être surveillés étroitement pour tout signe ou

symptôme d’un effet pharmacologique prolongé ou augmenté.

+ Millepertuis

Risque de diminution des concentrations plasmatiques de clarithromycine par augmentation de son métabolisme. Ceci

pouvant conduire à des concentrations plasmatiques de clarithromycine en-dessous du niveau thérapeutique et donc à une

efficacité réduite. L’ajustement de la posologie de la clarithromycine ou la considération de traitements alternatifs sont requis.

+ Névirapine

Risque de diminution des concentrations plasmatiques de clarithromycine par augmentation de son métabolisme. Ceci

pouvant conduire à des concentrations plasmatiques de clarithromycine en-dessous du niveau thérapeutique et donc à une

efficacité réduite. L’ajustement de la posologie de la clarithromycine ou la considération de traitements alternatifs sont requis.

+ Phénytoïne

Risque de diminution des concentrations plasmatiques de clarithromycine par augmentation de son métabolisme. Ceci

pouvant conduire à des concentrations plasmatiques de clarithromycine en-dessous du niveau thérapeutique et donc à une

efficacité réduite. L’ajustement de la posologie de la clarithromycine ou la considération de traitements alternatifs sont requis.

Il y a eu des rapports spontanés ou publiés d’interaction pour les inhibiteurs du CYP3A, incluant la clarithromycine, avec des

médicaments qui n’apparaissait pas comme étant métabolisé par le CYP3A (tel que la phénytoïne). Le dosage des

concentrations plasmatiques est recommandé pour ces médicaments lorsqu’ils sont administrés concomitamment à la

clarithromycine. Des augmentations des concentrations sériques ont été rapportées.

+ Phénobarbital

Risque de diminution des concentrations plasmatiques de clarithromycine par augmentation de son métabolisme. Ceci

pouvant conduire à des concentrations plasmatiques de clarithromycine en-dessous du niveau thérapeutique et donc à une

efficacité réduite. L’ajustement de la posologie de la clarithromycine ou la considération de traitements alternatifs sont requis.

+ Rifampicine

Diminution des concentrations plasmatiques et risque de baisse de l’efficacité de la clarithromycine, notamment chez le

patient HIV, par augmentation de son métabolisme hépatique par la rifampicine.. Surveillance clinique et biologique

régulière. L’ajustement de la posologie de la clarithromycine ou la considération de traitements alternatifs sont requis.

+ Saquinavir

La clarithromycine et le saquinavir sont tous les deux des substrats et des inhibiteurs du CYP3A, et il y a des preuves d’une

interaction médicamenteuse bidirectionnelle. L’administration concomitante de clarithromycine (500 mg deux fois par jour) et

de saquinavir (capsules molles de gélatine, 1200 mg 3 fois par jour) à 12 volontaires sains a entraîné une aire sous la

courbe (AUC) à l’état d’équilibre et des valeurs de Cmax pour le saquinavir qui étaient 177% et 187% plus importantes que

celles observées quand le saquinavir est pris seul. L’aire sous la courbe (AUC) de la clarithromycine et les valeurs du Cmax

étaient approximativement 40% plus importantes que celles observées avec la clarithromycine seule. Aucun ajustement de

la posologie n’est nécessaire quand les deux médicaments sont administrés concomitamment pendant une période limitée

aux posologies et avec les formulations étudiées. Les observations provenant des études d’interactions médicamenteuses

utilisant une formulation sous forme de capsule molle de gélatine peuvent ne pas être représentatives des effets observés

quand le saquinavir est administré avec des gélules de gélatine. Les observations provenant des études d’interaction

réalisées avec le saquinavir seul peuvent ne pas être représentatives des effets observés avec un traitement par saquinavir

et ritonavir. Quand le saquinavir est co-administré avec le ritonavir, les effets potentiels du ritonavir sur la clarithromycine

doivent être considérés.

+ Valproate

Il y a eu des rapports spontanés ou publiés d’interaction pour les inhibiteurs du CYP3A, incluant la clarithromycine, avec des

médicaments qui n’étaient pas supposés être métabolisés par le CYP3A (tel que le valproate). Le dosage des

concentrations plasmatiques est recommandé pour ces médicaments quand ils sont administrés concomitamment à la

clarithromycine. Des augmentations des concentrations sériques ont été rapportées.

+ Zidovudine

L’administration simultanée par voie orale de comprimés de clarithromycine et de zidovudine chez des patients adultes

infectés par le VIH peut résulter en une diminution des concentrations de zidovudine à l’état d’équilibre. La clarithromycine

apparaissant interférer avec l’absorption simultanée de zidovudine par voie orale, cette interaction peut être largement évitée

en échelonnant les doses de clarithromycine et de zidovudine en laissant un intervalle de 4 heures entre chaque

médicament. Cette interaction ne semble pas se produire chez les enfants infectés par le VIH et prenant de la

clarithromycine sous forme de suspension buvable avec la zidovudine ou la didanosine. Cette interaction est peu probable

quand la clarithromycine est administrée par injection intraveineuse.

Associations à prendre en compte

+ Alprazolam

Possible augmentation de l'effet sédatif de l'alprazolam.

+ Dexaméthasone

Augmentation des concentrations plasmatiques de la dexaméthasone par diminution de son métabolisme hépatique par

l’inhibiteur enzymatique, avec risque d’apparition d’un syndrome cunshingoïde.

+ Etravirine

Dans le traitement des infections à Mycobacterium avium complex, risque de diminution de l'efficacité de la clarithromycine

par augmentation de son métabolisme hépatique par l'étravirine.

+ Fluconazole

Les concentrations plasmatiques de clarithromycine peuvent être augmentées lors de l’administration concomitante de

fluconazole. Cependant, aucun ajustement posologique n’est nécessaire.

+ Linézolide

Risque de majoration des effets indésirables du linézolide par la clarithromycine, par augmentation de son absorption.

+ Substrats à risque du CYP3A4

Majoration des effets indésirables propres à chaque substrat, avec conséquences souvent sévères.

+ Théophylline (et, par extrapolation, aminophylline)

Risque d'augmentation de la théophyllinémie, particulièrement chez l'enfant.

+ Venlafaxine

Augmentation des concentrations de venlafaxine avec risque de surdosage.

+ Zolpidem

Légère augmentation des effets sédatifs du zolpidem.

+ Zopiclone

Légère augmentation des effets sédatifs de la zopiclone.

Problèmes particuliers du déséquilibre de l’INR

De nombreux cas d’augmentation de l’activité des anticoagulants oraux ont été rapportés chez des patients recevant des

antibiotiques. Le contexte infectieux ou inflammatoire marqué, l’âge et l’état général du patient apparaissent comme des

facteurs de risque. Dans ces circonstances, il apparaît difficile de faire la part entre la pathologie infectieuse et son traitement

dans la survenue du déséquilibre de l’INR. Cependant, certaines classes d’antibiotiques sont davantage impliquées : il s’agit

notamment des fluoroquinolones, des macrolides, des cyclines, du cotrimoxazole et de certaines céphalosporines.

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse

Les études menées chez le rongeur souris ont mis en évidence un effet malformatif (fentes palatines, anomalies

cardiovasculaires). Les données cliniques sont limitées et n’indiquent aucun effet malformatif ni foetoxique. Il est préférable,

par mesure de précaution, de ne pas utiliser la clarithromycine au cours de la grossesse. En cas d'exposition au 1er trimestre

de la grossesse, une surveillance prénatale peut être envisagée.

Allaitement

La clarithromycine passe dans le lait maternel humain en faible quantité. L’allaitement est possible en cas de prise de

clarithromycine, toutefois, interrompre l’allaitement (ou le médicament) en cas de survenue de troubles digestifs chez le

nouveau-né.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Aucune donnée n’est disponible concernant les effets de la clarithromycine sur l'aptitude à conduire des véhicules et à

utiliser des machines. Le risque d'étourdissements, de vertige, de confusion et de désorientation, qui peuvent se produire

avec la clarithromycine, doit être pris en compte avant de conduire ou d'utiliser des machines.

4.8. Effets indésirables

a. Résumé du profil de tolérance

Les effets indésirables les plus fréquents liés au traitement par la clarithromycine chez l'adulte comme chez l'enfant sont les

douleurs abdominales, la diarrhée, les nausées, les vomissements et les dysgueusies. Ces effets indésirables sont

généralement d'intensité légère et sont cohérents avec le profil de sécurité d’emploi connu des antibiotiques de la famille

des macrolides (voir partie b. de la rubrique 4.8).

Il n'y a pas eu de différence significative dans l'incidence de ces effets indésirables gastro-intestinaux au cours des essais

cliniques entre les patients avec ou sans infection mycobactérienne préexistante.

b. Tableau résumé des effets indésirables

Le tableau suivant présente les effets indésirables rapportés au cours des essais cliniques et depuis la mise sur le marché

des différentes formes pharmaceutiques de clarithromycine en comprimés à libération immédiate, en granulés pour

suspension buvable, en poudre pour solution injectable, et en comprimés à libération modifiée.

Les évènements indésirables considérés comme au moins possiblement imputables à la clarithromycine sont présentés par

classe de systèmes d'organes et par fréquence selon la convention suivante : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100, <

1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100) et fréquence indéterminée (effets indésirables rapportés après la mise sur le marché

avec une fréquence ne pouvant être estimée sur la base des données disponibles). Au sein de chaque groupe de fréquence,

les effets indésirables sont présentés suivant un ordre décroissant de gravité lorsque celle-ci a pu être évaluée.

Classe de

systèmes

d'organes

Très fréquent

(≥ 1/10)

Fréquent

(≥ 1/100,

< 1/10)

Peu fréquent

(≥ 1/1 000, < 1/100)

Fréquence

indéterminée

(ne peut être estimée

sur la base des

données disponibles)

Infections et

infestations

Cellulite

, candidose,

gastro-entérite

infection

, infection

vaginale

Colite

pseudomembraneuse,

érysipèle

Affections

hématologiques

et du système

lymphatique

Leucopénie,

neutropénie

thrombocytémie

éosinophilie

Agranulocytose,

thrombopénie

Affections du

système

immunitaire

Réaction

anaphylactoïde

hypersensibilité

Réaction

anaphylactique,

angio-œdème

Troubles du

métabolisme et

de la nutrition

Anorexie, diminution de

l'appétit

Affections

psychiatriques

Insomnie

Anxiété, nervosité

Trouble psychotique,

état confusionnel,

dépersonnalisation,

dépression,

désorientation,

hallucination, rêves

anormaux, syndrome

maniaque

Affections du

système

nerveux

Dysgueusie,

céphalées,

troubles du

goût

Perte de conscience

dyskinésie

étourdissements,

somnolence

tremblement

Convulsion, agueusie,

parosmie, anosmie,

paresthésie

Affections de

l'oreille et du

labyrinthe

Vertige, altération de

l'audition, acouphènes

Surdité. Des cas

d’acouphènes et

d’hypoacousie ont été

rapportés à des

posologies

supérieures ou égales

à 1g/jour sur des

périodes de traitement

prolongées.

Affections

cardiaques

Arrêt cardiaque

fibrillation auriculaire

allongement de

l'intervalle QT à

l'électrocardiogramme

extrasystoles

palpitations

Torsades de pointe

tachycardie

ventriculaire

fibrillation

ventriculaire

Affections

vasculaires

Vasodilatation

Hémorragie

Affections

respiratoires,

thoraciques et

médiastinales

Asthme

, épistaxis

embolie pulmonaire

Affections

gastro-

intestinales

Diarrhée

vomissements,

dyspepsie,

nausées,

douleurs

abdominales

Œsophagite

, reflux

gastro-œsophagien

gastrite, proctalgie

stomatite, glossite,

distension

abdominale

constipation,

sécheresse de la

bouche, éructation,

flatulence

Pancréatite aiguë,

coloration de la

langue, coloration des

dents

Affections

hépatobiliaires

Anomalies des

tests

fonctionnels

hépatiques

Cholestase

, hépatite

augmentation des

ALAT, ASAT, GGT

Insuffisance

hépatique

, ictère

hépatocellulaire

Affections de la

peau et du tissu

sous-cutané

Eruption,

hyperhidrose

Dermatite bulleuse

prurit, urticaire, éruption

maculo-papuleuse

Syndrome de

Stevens-Johnson

syndrome de Lyell

syndrome

d’hypersensibilité

multisystémique avec

éruption cutanée et

éosinophilie

(syndrome DRESS),

acné, pustulose

exanthématique aiguë

généralisée (PEAG)

Affections

musculo-

squelettiques et

systémiques

Spasmes musculaires

raideur musculo-

squelettique

, myalgie

Rhabdomyolyse

2, 11

myopathie

Affections du

rein et des

voies urinaires

Augmentation de la

créatininémie

augmentation de

l'urémie

Insuffisance rénale,

néphrite interstitielle

Troubles

généraux et

anomalies au

site

d'administration

Phlébite au

site

d'injection

Douleur au site

d'injection

inflammation

au site

d'injection

Malaise

, pyrexie

asthénie, douleurs

thoraciques

, frissons

fatigue

Investigations

Anomalie du rapport

albumine/globuline

augmentation des

phosphatases alcalines

sanguines

augmentation de la

lacticodéshydrogénase

sanguine

Augmentation de

l’INR

, augmentation

du taux de

prothrombine

coloration anormale

de l'urine

Effets indésirables rapportés uniquement pour la formulation en poudre pour solution injectable

Effets indésirables rapportés uniquement pour la formulation en comprimés à libération modifiée

Effets indésirables rapportés uniquement pour la formulation en granulés pour suspension buvable

Effets indésirables rapportés uniquement pour la formulation en comprimés à libération immédiate

5, 7, 9, 10

Voir partie a.

6, 8, 11

Voir partie c.

c. Description de certains effets indésirables

La phlébite, la douleur et l'inflammation des vaisseaux au niveau du site d'injection sont spécifiques à la formulation

intraveineuse de clarithromycine.

Dans certains des cas rapportés de rhabdomyolyse, la clarithromycine avait été co-administrée avec des médicaments

connus pour être impliqués dans des rhabdomyolyses, tels que des statines, des fibrates, la colchicine ou l'allopurinol (voir

rubriques 4.3, 4.4 et 4.5).

De rares cas de présence de comprimés pelliculés à libération modifiée de clarithromycine dans les selles ont été rapportés

le plus souvent chez des patients avec des problèmes gastro-intestinaux anatomiques (dont iléostomie ou colostomie) ou

fonctionnels associés à un raccourcissement du temps de transit GI. Dans plusieurs cas, les résidus de comprimés ont été

retrouvés dans le contexte d'une diarrhée. Chez les patients retrouvant des résidus de comprimés dans les selles sans

aucune amélioration de leur état, il est recommandé de passer à une autre formulation de clarithromycine (p.ex. suspension)

ou à un autre antibiotique.

Populations particulières : effets indésirables chez les patients immunodéprimés (voir partie d.).

d. Autres populations particulières

Patients immunodéprimés

Chez les patients atteints du SIDA et autres patients immunodéprimés traités aux posologies maximales recommandées de

clarithromycine sur des périodes de temps prolongées pour des infections mycobactériennes, il a souvent été difficile de

distinguer les effets indésirables possiblement associés à la clarithromycine des signes sous-jacents de l'infection par le

virus de l'immunodéficience humaine (VIH) ou de pathologies concomitantes.

Chez l'adulte, les effets indésirables les plus fréquemment rapportés chez les patients traités par des doses quotidiennes

totales de 1 000 mg et de 2 000 mg de clarithromycine ont été les suivants : nausée, vomissement, trouble du goût, douleur

abdominale, diarrhée, éruption, flatulence, céphalée, constipation, troubles de l'audition, augmentations de la transaminase

glutamique oxalo-acétique sérique (SGOT) et de la transaminase glutamique pyruvidique sérique (SGPT). D'autres effets

indésirables ont été rapportés, mais moins fréquemment : dyspnée, insomnie et sécheresse de la bouche. Les incidences

ont été comparables chez les patients traités par 1 000 mg et par 2 000 mg, mais elles ont généralement été 3 à 4 fois plus

élevées chez les patients ayant reçu des doses quotidiennes totales de 4 000 mg de clarithromycine.

Chez les patients immunodéprimés, les évaluations des valeurs biologiques ont été faites en analysant les valeurs situées

très en dehors des valeurs normales (c'est-à-dire au-delà des limites extrêmement élevées ou extrêmement faibles) pour

l'examen concerné. Sur la base de ces critères, environ 2 à 3 % des patients ayant reçu 1 000 mg ou 2 000 mg de

clarithromycine par jour ont présenté des taux très anormalement élevés de SGOT et de SGPT et des taux sanguins

anormalement bas de globules blancs et de plaquettes. Des pourcentages plus faibles de patients de ces deux groupes

posologiques ont également présenté des taux élevés d'urémie. Des incidences légèrement plus élevées de valeurs

anormales ont été observées pour tous les paramètres, à l'exception du taux de globules blancs, chez les patients ayant reçu

4 000 mg par jour.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une

surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable

suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé

(ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.ansm.sante.fr.

4.9. Surdosage

Conduite à tenir en cas de surdosage : élimination rapide du médicament non absorbé, notamment lavage gastrique, et

traitement symptomatique.

Des cas rapportés indiquent que l'ingestion de quantités importantes de clarithromycine peut entraîner la survenue de

symptômes gastro-intestinaux. Un patient avec un antécédent de trouble bipolaire a ingéré huit grammes de clarithromycine

et présenté une altération de son état mental, un comportement paranoïde, une hypokaliémie et une hypoxémie. Comme

pour d'autres macrolides, les taux sériques de clarithromycine ne devraient pas être sensiblement modifiés par l'hémodialyse

ou la dialyse péritonéale.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

5.1. Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique : ANTIBIOTIQUES ANTIBACTERIENS de la famille des macrolides, code ATC : J01FA09

La clarithromycine est un antibiotique bactérien, dérivé semi-synthétique de l'érythromycine A, de la famille des macrolides

(en C 14).

SPECTRE D’ACTIVITE ANTIBACTERIENNE

Les concentrations critiques séparent les souches sensibles des souches de sensibilité intermédiaire et ces dernières, des

résistantes :

Recommandations EUCAST (2011-01-05 (v 1.3))

Staphylococcus : S ≤ 1 mg/L et R > 2 mg/L

Streptococcus A, B, C, G : S ≤ 0,25 mg/L et R > 0,5 mg/L

Streptococcus pneumoniae : S ≤ 0,25 mg/L et R > 0,5 mg/L

Haemophilus influenzae : S ≤ 1 mg/L et R > 32 mg/L

Moraxella catarrhalis : S ≤ 0,25 mg/L et R > 0,5 mg/L

La clarithromycine est utilisée pour éradiquer Helicobacter pylori ; la CMI est £ 0,25 µg/ml, elle a été établie par le CLSI

(Clinical and Laboratory Standards Institute).

La prévalence de la résistance acquise peut varier en fonction de la géographie et du temps pour certaines espèces. Il est

donc utile de disposer d’informations sur la prévalence de la résistance locale, surtout pour le traitement d’infections sévères.

Ces données ne peuvent apporter qu’une orientation sur les probabilités de la sensibilité d’une souche bactérienne à cet

antibiotique.

Lorsque la variabilité de la prévalence de la résistance en France est connue pour une espèce bactérienne, elle est indiquée

dans le tableau ci-dessous :

Catégories

Fréquence de résistance acquise en

France (> 10 %) (valeurs extrêmes)

ESPÈCES SENSIBLES

Aérobies à Gram positif

Bacillus cereus

Corynebacterium diphtheriae

Entérocoques

Lactobacillus

Rhodococcus equi

Staphylococcus méti-S

Staphylococcus méti-R*

Streptococcus B

Streptococcus non groupable

Streptococcus pneumoniae

Streptococcus pyogenes

Aérobies à Gram négatif

Bordetella pertussis

Branhamella catarrhalis

Campylobacter

Helicobacter pylori

Legionella

Moraxella

Neisseria

Anaérobies

Actinomyces

Bacteroïdes

Eubacterium

Mobiluncus

Peptostreptococcus

50-70 %

70-80 %

30-40 %

35-70 %

16-31 %

10-20 %

30-60 %

30-40 %

Porphyromonas

Prevotella

Propionibacterium acnes

Autres

Borrelia burgdorferi

Chlamydia

Coxiella

Leptospires

Mycobactéries

Mycoplasma pneumoniae

Treponema pallidum

ESPÈCES MODEREMENT SENSIBLES

(in vitro de sensibilité intermédiaire)

Aérobies à Gram négatif

Haemophilus influenzae**

Neisseria gonorrhoeae

Anaérobies

Clostridium perfringens

Autres

Ureaplasma urealyticum

ESPÈCES RESISTANTES

Aérobies à Gram positif

Corynebacterium jeikeium

Nocardia asteroïdes

Aérobies à Gram négatif

Acinetobacter

Entérobactéries

Pseudomonas

Anaérobies

Fusobacterium

Leptotrichia

Autres

Mycoplasma hominis.

La clarithromycine possède une activité in vitro et in vivo sur Toxoplasma gondii.

*La fréquence de résistance à la méticilline est environ de 30 à 50 % de l’ensemble des staphylocoques et se rencontre

surtout en milieu hospitalier.

**Haemophilus influenzae : l'activité de la 14-hydroxy-clarithromycine est supérieure à celle de la clarithromycine. Des

travaux réalisés in vitro ont suggéré une activité additive de la 14-hydroxy-clarithromycine et de la molécule mère vis-à-vis

d'Haemophilus influenzae.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques

Absorption

L’antibiotique est retrouvé dans le sérum dès la 60ème minute. Après prise unique de 250 mg, le pic sérique se situe vers

1,7 heures pour la clarithromycine et 2,2 heures pour son métabolite 14-hydroxylé. La biodisponibilité absolue est de 55 %.

L'absorption du comprimé n'est pas influencée par la prise d'aliments.

Distribution

Les concentrations sériques* de la molécule-mère et du métabolite, ainsi que l'activité antibactérienne totale (dosage

microbiologique**), chez le sujet normal à l'état d'équilibre (vers J4) après prises répétées sont les suivantes (coefficient

d'accumulation : 1,5 à 2) :

Cmax clarithromycine*

Cmax14-OH

Clarithromycine*

Cmax Activité

Biologique**

250 mg deux fois par

jour

0,9 µg/ml

0,6 µg/ml

1,5 µg/ml

500 mg deux fois par

jour

2,4 µg/ml

0,66 µg/ml

2,8 µg/ml

* dosage par méthode HPLC.

** dosage par méthode microbiologique.

En administration répétée, à la 12ème heure, les concentrations résiduelles sont d'environ 0,2 µg/ml après 250 mg et 0,7

µg/ml après 500 mg. A la dose de 250 mg, la demi-vie d'élimination de la clarithromycine est de 3,8 heures et celle de la 14-

hydroxyclarithromycine de 5,8 heures. Après prises répétées, l'état d'équilibre est atteint le 4ème jour.

Liaison aux protéines

Le pourcentage de liaison aux protéines sériques de la clarithromycine varie de 72 à 67 % et celui du métabolite actif est de

57 à 48 % en fonction des concentrations plasmatiques.

Diffusion tissulaire

Le volume de distribution est d'environ 2 à 4 l/kg. Après 5 doses de 250 mg, des concentrations de 8,8 µg/ml sont atteintes

dans le poumon, 1,11 µg/ml dans les amygdales et environ 0,9 µg/ml dans les liquides interstitiels.

La clarithromycine et son métabolite actif se concentrent dans la salive, le tissu gingival et l’os alvéolaire. Les concentrations

en clarithromycine ont été mesurées chez l’homme dans le sérum et ces différents milieux, 2 heures après administration de

250 mg de clarithromycine 2 fois par jour pendant 3 jours. Les résultats obtenus, exprimés en µg/ml ou µg/g, sont les suivants

Concentrations

Sérum

Salive

Gencive

saine

Gencive

inflammatoire

Os alvéolaire

Clarithromycine 1,68 +/- 0,40

2,22 +/- 0,93

2,90 +/- 0,91

3,65 +/- 1,10

2,00 +/- 0,37

Les macrolides pénètrent et s'accumulent dans les phagocytes (polynucléaires neutrophiles, monocytes, macrophages

péritonéaux et alvéolaires).

Les concentrations intraphagocytaires sont élevées chez l'homme.

Ces propriétés expliquent l'activité de la clarithromycine sur les bactéries intracellulaires.

La clarithromycine et la 14-OH clarithromycine passent dans le lait maternel. Le rapport des concentrations aux taux

plasmatiques est respectivement de 24 et 63 %.

Biotransformation

La clarithromycine est biotransformée en 3 métabolites : la descladinosyl-clarithromycine, la N-déméthyl-clarithromycine et le

dérivé 14-hydroxylé. Ce dernier métabolite est prédominant tant au plan quantitatif que qualitatif puisqu'il possède une

activité antibactérienne propre. Le métabolisme de la clarithromycine est saturable aux posologies élevées. L'augmentation

des posologies et la multiplication des prises entraînent une augmentation des concentrations plasmatiques de

clarithromycine proportionnellement plus importante que celle des doses et une diminution de la fraction de 14-OH

clarithromycine (à l'état d'équilibre, les concentrations plasmatiques de la 14-OH clarithromycine sont d'environ 2/3 de celles

de la molécule mère après 250 mg x 2 et d'environ 27 % après 500 mg x 2, voir « Distribution »).

Élimination

La clarithromycine est excrétée par le foie et le rein.

Chez l'homme après une dose unique de 250 mg per os, 37,9 % de la dose sont excrétés dans les urines dont 18,4 % sous

forme de clarithromycine et 13,7 % sous forme de dérivé 14-hydroxylé. Quelle que soit la dose, la clarithromycine libre et le

dérivé 14-hydroxylé représentent l'essentiel de l'excrétion urinaire de la clarithromycine.

L'élimination fécale d'une dose unique de 250 mg est de 40,2 %, la molécule-mère représentant 4,4 % de la dose.

L'essentiel de la clarithromycine est éliminé sous forme de métabolites.

L’augmentation des doses accroît l'élimination urinaire ainsi que la fraction de clarithromycine inchangée.

En cas d'insuffisance rénale, l'excrétion de la clarithromycine et surtout de la 14-OH clarithromycine est diminuée avec une

élévation des concentrations maximales, concentrations résiduelles, des surfaces sous courbes et de la quantité de 14-OH

clarithromycine formée. Lorsque la clairance est inférieure à 30 ml/minute, la demi-vie d'élimination est multipliée par 3 pour

la clarithromycine et multipliée par 4 pour la 14-OH clarithromycine avec un risque d'accumulation important.

En cas d'insuffisance hépatique, la formation de 14-OH clarithromycine est diminuée et ses concentrations sériques et ses

surfaces sous courbes réduites. Cependant, il existe une augmentation de l'élimination rénale de la clarithromycine et il n'y a

pas d'accumulation.

Chez le sujet âgé (65 ans), il existe une augmentation des Cmax et des concentrations résiduelles liée à un allongement de

la demi-vie de la clarithromycine (7,7 h) et surtout du métabolite 14-hydroxylé (14 h). Les surfaces sous courbe des

concentrations plasmatiques de clarithromycine sont doubles de celles observées chez le sujet adulte jeune.

5.3. Données de sécurité préclinique

Sans objet.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES

6.1. Liste des excipients

Noyau : carboxyméthylamidon sodique, cellulose microcristalline, croscarmellose sodique, povidone K30, acide stéarique,

stéarate de magnésium, silice colloïdale anhydre, hydroxyde de magnésium.

Pelliculage : OPADRY JAUNE 03B22426 [vanilline, macrogol 400, hydroxypropylméthylcellulose, laque aluminique

tartrazique (E 102), laque aluminique rouge, laque aluminique carmin, dioxyde de titane (E 171)].

6.2. Incompatibilités

Sans objet.

6.3. Durée de conservation

2 ans.

6.4. Précautions particulières de conservation

À conserver à une température ne dépassant pas 25° C.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur

10 ou 120 comprimés pelliculés sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium) ou (PVC/Aluminium).

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6. Précautions particulières d’élimination et de manipulation

Pas d’exigences particulières.

7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

TEVA SANTE

100-110 ESPLANADE DU GENERAL DE GAULLE

92931 PARIS LA DEFENSE CEDEX

8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

34009 385 536 3 5 : 10 comprimés sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium).

34009 385 538 6 4 : 120 comprimés sous plaquettes (PVC/PVDC/Aluminium).

34009 385 539 2 5 : 10 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium).

34009 385 540 0 7 : 120 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium).

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

11. DOSIMETRIE

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES

Sans objet.

CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE

Liste I

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