ATORVASTATINE Pfizer 10 mg, comprimé pelliculé

France - français - ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé)

Achète-le

Notice patient Notice patient (PIL)

20-09-2019

Ingrédients actifs:
atorvastatine
Disponible depuis:
PFIZER HOLDING FRANCE
Code ATC:
C10AA05
DCI (Dénomination commune internationale):
atorvastatin
Dosage:
10 mg
forme pharmaceutique:
comprimé
Composition:
composition pour un comprimé > atorvastatine : 10 mg . Sous forme de : atorvastatine calcique trihydratée 10,85 mg
Type d'ordonnance:
liste I
Domaine thérapeutique:
Hypolipidémiants, inhibiteurs de l’HMG-CoA réductase
Descriptif du produit:
223 710-8 ou 34009 223 710 8 5 - plaquette(s) polyamide aluminium PVC-Aluminium de 28 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation:18/05/2016;223 711-4 ou 34009 223 711 4 6 - plaquette(s) polyamide aluminium PVC-Aluminium de 30 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;223 712-0 ou 34009 223 712 0 7 - plaquette(s) polyamide aluminium PVC-Aluminium de 50 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;223 713-7 ou 34009 223 713 7 5 - plaquette(s) polyamide aluminium PVC-Aluminium de 100 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;34009 300 ou 1 7 - plaquette(s) polyamide aluminium PVC-Aluminium de 90 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation:23/05/2016;
Statut de autorisation:
Valide
Numéro d'autorisation:
68424379
Date de l'autorisation:
2012-08-01

NOTICE

ANSM - Mis à jour le : 20/09/2019

Dénomination du médicament

ATORVASTATINE PFIZER 10 mg, comprimé pelliculé

Atorvastatine

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant de prendre ce médicament car elle contient des informations importantes pour

vous.

Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

Si vous avez d’autres questions, interrogez votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ère.

Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à d’autres personnes. Il pourrait leur être nocif,

même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ère. Ceci

s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Que contient cette notice ?

1. Qu'est-ce que ATORVASTATINE PFIZER 10 mg, comprimé pelliculé et dans quels cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant de prendre ATORVASTATINE PFIZER 10 mg, comprimé pelliculé ?

3. Comment prendre ATORVASTATINE PFIZER 10 mg, comprimé pelliculé ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver ATORVASTATINE PFIZER 10 mg, comprimé pelliculé ?

6. Contenu de l’emballage et autres informations.

1. QU’EST-CE QUE ATORVASTATINE PFIZER 10 mg, comprimé pelliculé ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?

ATORVASTATINE PFIZER appartient à un groupe de médicaments appelés statines, qui interviennent dans la régulation

des lipides (graisses).

ATORVASTATINE PFIZER est utilisé pour diminuer le taux sanguin des lipides appelés cholestérol et triglycérides lorsqu’un

régime pauvre en graisses associé à des modifications du mode de vie ne sont pas suffisants. Si vous présentez des

facteurs de risque de survenue de maladie du cœur, ATORVASTATINE PFIZER peut également être utilisé pour réduire ce

risque même si votre taux de cholestérol est normal. Vous devez continuer à poursuivre un régime alimentaire standard

pauvre en cholestérol pendant toute la durée du traitement.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DE PRENDRE ATORVASTATINE PFIZER 10 mg,

comprimé pelliculé ?

Ne prenez jamais ATORVASTATINE PFIZER 10 mg, comprimé pelliculé :

si vous êtes allergique à l’atorvastatine ou à l’un des autres composants contenus dans ce médicament, mentionnés dans

la rubrique 6,

si vous avez ou avez eu une maladie du foie,

si vous avez eu des résultats d’analyse des tests de votre fonction hépatique anormaux et inexpliqués,

si vous êtes une femme en âge d’avoir des enfants et que vous n’utilisez pas une méthode de contraception fiable,

si vous êtes enceinte ou essayez de l’être,

si vous allaitez,

si vous utilisez l’association glécaprévir/pibrentasvir dans le traitement de l’hépatite C.

Avertissements et précautions

Adressez-vous à votre médecin, pharmacien ou infirmier/ère avant de prendre ATORVASTATINE PFIZER 10 mg, comprimé

pelliculé.

si vous avez une insuffisance respiratoire sévère,

si vous prenez ou avez pris au cours des 7 derniers jours un médicament appelé acide fusidique, (médicament utilisé pour

traiter les infections bactériennes) par voie orale ou injectable. L’association de l'acide fusidique et d’ATORVASTATINE

PFIZER peut provoquer des problèmes musculaires graves (rhabdomyolyse),

si vous avez précédemment eu un accident vasculaire cérébral avec saignement dans le cerveau, ou si vous avez de

petites poches de liquide dans le cerveau suite à un accident vasculaire cérébral,

si vous avez des problèmes aux reins,

si l'activité de votre glande thyroïde est insuffisante (hypothyroïdie),

si vous avez présenté dans le passé des courbatures ou des douleurs musculaires répétées et inexpliquées, ou si vous

avez des antécédents personnels ou familiaux de problèmes musculaires,

si vous avez eu des problèmes musculaires pendant un traitement avec d’autres médicaments diminuant les lipides du

sang (par exemple une autre statine ou un fibrate),

si vous buvez régulièrement d’importantes quantités d’alcool,

si vous avez des antécédents de maladie du foie,

si vous êtes âgés de plus de 70 ans.

Si vous présentez l’une des situations ci-dessus, votre médecin vous prescrira une analyse de sang avant, et peut-être

pendant, votre traitement par ATORVASTATINE PFIZER afin d’évaluer votre risque de survenue d’effets indésirables

musculaires. En effet, le risque d’effets indésirables musculaires, notamment de rhabdomyolyse, peut-être majoré en cas de

prise simultanée de certains médicaments avec ATORVASTATINE PFIZER (voir rubrique 2 « Autres médicaments et

ATORVASTATINE PFIZER 10 mg, comprimé pelliculé »).

Prévenez également votre médecin ou votre pharmacien si vous avez une faiblesse musculaire constante. Des examens

complémentaires et un traitement peuvent être nécessaires pour la diagnostiquer et la traiter.

Au cours de votre traitement avec ce médicament, si vous êtes diabétique ou si vous présentez un risque de survenue d’un

diabète, vous serez suivi attentivement par votre médecin. Vous pouvez débuter un diabète si vous avez un taux de sucre

(glycémie) et de graisses élevé dans le sang, si vous êtes en surpoids et si vous avez une pression artérielle (tension)

élevée.

Enfants

Sans objet.

Autres médicaments et ATORVASTATINE PFIZER 10 mg, comprimé pelliculé

Informez votre médecin ou pharmacien si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre tout autre médicament.

Certains médicaments peuvent modifier l’effet d’ATORVASTATINE PFIZER ou l’effet de ces médicaments peut aussi être

modifié en cas d’association avec ATORVASTATINE PFIZER. Ces interactions peuvent diminuer l’efficacité de l’un des

médicaments ou des deux. Dans d’autres cas, cette interaction pourrait augmenter le risque de survenue ou la sévérité

d’effets indésirables, y compris une dégradation importante des muscles appelée rhabdomyolyse, décrits à la rubrique 4 :

des médicaments utilisés pour modifier le fonctionnement du système immunitaire, tels que la ciclosporine,

certains médicaments antibiotiques ou antifongiques, tels que l’érythromycine, la clarithromycine, la télithromycine, le

kétoconazole, l’itraconazole, le voriconazole, le fluconazole, le posaconazole, la rifampicine, l’acide fusidique,

d’autres médicaments utilisés pour réguler les taux de lipides, tels que le gemfibrozil, d’autres fibrates ou le colestipol,

certains inhibiteurs calciques utilisés en cas d’angine de poitrine ou d’hypertension artérielle, tels que l’amlodipine, le

diltiazem ; ou des médicaments utilisés pour contrôler le rythme cardiaque, tels que la digoxine, le vérapamil ou

l’amiodarone,

le létermovir, un médicament utilisé pour prévenir les infections dues au cytomégalovirus,

des médicaments utilisés pour le traitement de l’infection au VIH, tels que le ritonavir, le lopinavir, l’atazanavir, l’indinavir, le

darunavir, l’association tripanavir/ritonavir, etc.,

certains médicaments utilisés pour le traitement de l’hépatite C, tels que le télaprévir

le bocéprévir et

l’association

elbasvir/grazoprévir,

d’autres médicaments connus pour interagir avec ATORVASTATINE PFIZER tels que l’ézétimibe (qui diminue le

cholestérol), la warfarine (qui diminue la coagulation sanguine), les contraceptifs oraux, le stiripentol (un anticonvulsivant

utilisé pour le traitement de l’épilepsie), la cimétidine (utilisée pour les brûlures d’estomac et les ulcères d’estomac), la

phénazone (un antidouleur), la colchicine (utilisée pour le traitement de la goutte) et les antiacides (contenant de l’aluminium

ou du magnésium, utilisés pour soulager les problèmes d’estomac),

des médicaments obtenus sans prescription médicale : le millepertuis,

si vous devez prendre de l'acide fusidique par voie orale pour traiter une infection bactérienne, vous devrez arrêter

temporairement d'utiliser ce médicament. Votre médecin vous dira quand vous pourrez reprendre ATORVASTATINE

PFIZER en toute sécurité. L’association d’ATORVASTATINE PFIZER avec l'acide fusidique peut, dans de rares cas,

conduire à une faiblesse musculaire, une sensibilité ou une douleur musculaire (rhabdomyolyse). Voir plus d'informations

concernant la rhabdomyolyse dans la rubrique 4.

ATORVASTATINE PFIZER 10 mg, comprimé pelliculé avec des aliments et boissons

Voir également la rubrique 3 relative aux instructions sur la façon de prendre ATORVASTATINE PFIZER. Vous devez

prendre en compte les informations suivantes :

Jus de pamplemousse

Ne consommez pas plus d’un ou deux petits verres de jus de pamplemousse par jour, car de grandes quantités de jus de

pamplemousse peuvent modifier les effets d’ATORVASTATINE PFIZER.

Alcool

Évitez de boire trop d’alcool lors de votre traitement par ce médicament. Pour plus d’informations voir également la rubrique

2 « Avertissements et précautions ».

Grossesse et allaitement

Ne prenez pas ATORVASTATINE PFIZER si vous êtes enceinte ou tentez de l’être.

Ne prenez pas ATORVASTATINE PFIZER si vous êtes en âge d’avoir des enfants, sauf si vous utilisez une méthode de

contraception fiable.

Ne prenez pas ATORVASTATINE PFIZER si vous allaitez.

La sécurité d’emploi d’ATORVASTATINE PFIZER pendant la grossesse et l’allaitement n’a pas encore été établie.

Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien avant de prendre tout médicament.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

Ce médicament n’affecte normalement pas votre capacité à conduire ou à utiliser des machines. Cependant, ne conduisez

pas si ce médicament affecte votre aptitude à conduire. N’utilisez pas d’appareils ou de machines si votre capacité à les

utiliser est affectée par ce médicament.

ATORVASTATINE PFIZER 10 mg, comprimé pelliculé contient du lactose

Si votre médecin vous a informé(e) d’une intolérance à certains sucres, contactez-le avant de prendre ce médicament.

3. COMMENT PRENDRE ATORVASTATINE PFIZER 10 mg, comprimé pelliculé ?

Avant que vous ne commenciez le traitement, votre médecin vous prescrira un régime pauvre en cholestérol, que vous

devrez poursuivre pendant toute la durée de votre traitement par ATORVASTATINE PFIZER.

La posologie initiale habituelle d’ATORVASTATINE PFIZER est de 10 mg en une prise par jour chez les adultes et enfants

âgés de 10 ans ou plus. La posologie peut être augmentée si nécessaire par votre médecin jusqu'à la posologie dont vous

avez besoin. La posologie sera adaptée par votre médecin à intervalles d’au moins 4 semaines. La dose maximale

d’ATORVASTATINE PFIZER est de 80 mg une fois par jour.

Les comprimés d’ATORVASTATINE PFIZER doivent être avalés entiers avec un verre d’eau et peuvent être pris à tout

moment de la journée, avec ou sans aliments. Essayez cependant de prendre votre comprimé tous les jours à la même

heure.

Veillez à toujours prendre ce médicament en suivant exactement les indications de votre médecin ou pharmacien. Vérifiez

auprès de votre médecin ou pharmacien en cas de doute.

La durée du traitement par ATORVASTATINE PFIZER 10 mg, comprimé pelliculé est déterminée par votre médecin.

Si vous pensez que l’effet d’ATORVASTATINE PFIZER est trop fort ou trop faible, parlez-en à votre médecin.

Si vous avez pris plus d’ATORVASTATINE PFIZER 10 mg, comprimé pelliculé que vous n’auriez dû

Si vous avez pris accidentellement plus de comprimés d’ATORVASTATINE PFIZER que vous n’auriez dû (plus que votre

dose quotidienne habituelle), consultez immédiatement votre médecin, votre pharmacien ou l’hôpital le plus proche pour

avis.

Si vous oubliez de prendre ATORVASTATINE PFIZER 10 mg, comprimé pelliculé

Si vous avez oublié de prendre une dose, prenez simplement la prochaine dose prévue à l’heure normale. Ne prenez pas de

dose double pour compenser la dose que vous avez oublié de prendre.

Si vous arrêtez de prendre ATORVASTATINE PFIZER 10 mg, comprimé pelliculé

Sans objet.

Si vous avez d'autres questions sur l’utilisation de ce médicament ou souhaitez arrêter de prendre votre traitement,

demandez plus d’informations à votre médecin ou à votre pharmacien.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas

systématiquement chez tout le monde.

Si vous ressentez l’un des effets indésirables ou symptômes graves suivants, arrêtez de prendre vos comprimés et

contactez immédiatement votre médecin ou allez au service des urgences de l’hôpital le plus proche.

Rare : peut affecter jusqu’à 1 personne sur 1 000

réaction allergique sévère entraînant un gonflement du visage, de la langue et de la gorge pouvant provoquer d’importantes

difficultés à respirer,

pathologie sévère avec pelade et gonflement graves de la peau, cloques sur la peau, dans la bouche, sur la zone génitale

et autour des yeux et une fièvre. Eruption cutanée de taches roses-rouges, particulièrement sur la paume des mains ou la

plante des pieds, qui peuvent former des cloques,

faiblesse musculaire, sensibilité douloureuse, douleur ou rupture musculaires ou coloration rouge-brun de l’urine associées

à une sensation de malaise ou de fièvre, pouvant être causées par une atteinte musculaire anormale (rhabdomyolyse). La

dégradation anormale des muscles ne disparaît pas toujours, même après l’arrêt de l’atorvastatine, et peut engager le

pronostic vital et entraîner des problèmes aux reins.

Très rare : peut affecter jusqu’à 1 personne sur 10 000

la présence inattendue ou inhabituelle de saignements ou d’hématomes peut être le signe d’anomalies du fonctionnement

de votre foie. Dans ce cas, consultez votre médecin dès que possible.

syndrome lupoïde (incluant éruption cutanée, troubles articulaires et effets sur les cellules sanguines).

Autres effets indésirables éventuels d'ATORVASTATINE PFIZER

Fréquent : peut affecter jusqu’à 1 personne sur 10

inflammation des cavités nasales, maux de gorge, saignement de nez,

réactions allergiques,

augmentation du taux de sucre dans le sang (si vous êtes diabétique, continuez à surveiller attentivement votre glycémie),

augmentation du taux de créatine phosphokinase dans le sang,

maux de tête,

nausées, constipation, flatulence, indigestion, diarrhée,

douleurs articulaires, douleurs musculaires et maux de dos,

résultats d’analyse de sang montrant l’apparition d’une anomalie de la fonction du foie.

Peu fréquent : peut affecter jusqu’à 1 personne sur 100

anorexie (perte d’appétit), prise de poids, diminution du taux de sucre dans le sang (si vous êtes diabétique, vous devez

continuer à surveiller attentivement votre glycémie),

cauchemars, insomnie,

sensations vertigineuses, engourdissement ou picotements dans les doigts et les orteils, diminution de la sensibilité à la

douleur ou au toucher, modification du goût, perte de mémoire,

vision floue,

bourdonnements d’oreilles et/ou de tête,

vomissements, éructation, douleur abdominale haute et basse, pancréatite (inflammation du pancréas provoquant des

maux d’estomac),

hépatite (inflammation du foie),

éruptions, éruptions et démangeaisons cutanées, urticaire, perte de cheveux,

douleur dans le cou, fatigue musculaire,

fatigue, sensation de malaise, faiblesse, douleur dans la poitrine, gonflement en particulier des chevilles (œdèmes),

augmentation de la température,

présence de globules blancs dans les urines.

Rare : peut affecter jusqu’à 1 personne sur 1 000

troubles visuels,

saignement ou ecchymose inattendu,

jaunisse (jaunissement de la peau et du blanc des yeux),

lésion des tendons.

Très rare : peut affecter jusqu’à 1 personne sur 10 000

une réaction allergique : les symptômes peuvent inclure une respiration bruyante, une douleur ou oppression dans la

poitrine, un gonflement de la paupière, du visage, des lèvres, de la bouche, de la langue ou de la gorge, une difficulté à

respirer, une perte de conscience,

perte d’audition,

gynécomastie (augmentation de la taille de la poitrine chez l’homme).

Fréquence indéterminée : ne peut être estimée sur la base des données disponibles

faiblesse musculaire constante.

Effets indésirables éventuels rapportés avec certaines statines (médicaments du même type) :

troubles sexuels,

dépression,

troubles respiratoires, dont toux et/ou essoufflement persistant ou fièvre,

diabète : vous pouvez débuter un diabète si vous avez un taux de sucre (glycémie) et de graisses élevé dans le sang, si

vous êtes en surpoids et si vous avez une pression artérielle (tension) élevée. Vous serez suivi attentivement par votre

médecin au cours de votre traitement avec ce médicament.

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, votre pharmacien ou à votre infirmier/ère.

Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également

déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du

médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet :

www.signalement-sante.gouv.fr

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d’informations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER ATORVASTATINE PFIZER 10 mg, comprimé pelliculé ?

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

N’utilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur la plaquette/le flacon et la boîte après EXP. La date

de péremption fait référence au dernier jour de ce mois.

Pas de précautions particulières de conservation.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-l’égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien d’éliminer les

médicaments que vous n’utilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger l’environnement.

6. CONTENU DE L’EMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS

Ce que contient ATORVASTATINE PFIZER 10 mg, comprimé pelliculé

La substance active est : l’atorvastatine.

Chaque comprimé pelliculé contient 10 mg d'atorvastatine (sous forme d’atorvastatine calcique trihydratée).

Les autres composants sont :

Carbonate de calcium, cellulose microcristalline, lactose monohydraté, croscarmellose sodique, polysorbate 80,

hydroxypropylcellulose, stéarate de magnésium.

Pelliculage

Hypromellose, macrogol 8000, dioxyde de titane (E171), talc.

Emulsion anti-mousse

Siméthicone, stéarates émulsifiants (tristéarate de polyéthylène glycol sorbitane, stéarate de polyéthoxylate, glycérides),

épaississants (méthylcellulose, gomme xanthane), acide benzoïque, acide sorbique, acide sulfurique.

Qu’est-ce que ATORVASTATINE PFIZER 10 mg, comprimé pelliculé et contenu de l’emballage extérieur ?

ATORVASTATINE PFIZER 10 mg, comprimé pelliculé se présente sous forme de comprimés pelliculés blancs, ronds de 5,6

mm de diamètre, gravé avec « 10 » sur une face et « ATV » sur l’autre face.

Les plaquettes sont constituées d’un film de polyamide/feuille d’aluminium/PVC et d’un support constitué de feuille

d’aluminium/revêtement en vinyle de thermoscellage.

Le flacon est en PEHD avec un bouchon sécurité-enfant contenant un dessicant.

Boîtes de 4, 7, 10, 14, 20, 28, 30, 50, 56, 84, 90, 98 ou 100 comprimés pelliculés sous plaquettes.

Boîtes à usage hospitalier de 50, 84, 100, 200 (10 x 20) ou 500 comprimés pelliculés sous plaquettes.

Boîte de 90 comprimés pelliculés en flacon.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

Titulaire de l’autorisation de mise sur le marché

PFIZER HOLDING FRANCE

23-25 AVENUE DU DOCTEUR LANNELONGUE

75014 PARIS

Exploitant de l’autorisation de mise sur le marché

PFIZER PFE FRANCE

23-25 AVENUE DU DOCTEUR LANNELONGUE

75014 PARIS

Fabricant

PFIZER MANUFACTURING DEUTSCHLAND GMBH

BETRIEBSSTÄTTE FREIBURG

MOOSWALDALLEE 1

79090 FREIBURG

ALLEMAGNE

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen

Ce médicament est autorisé dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen sous les noms suivants :

Conformément à la réglementation en vigueur.

[À compléter ultérieurement par le titulaire]

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :

[À compléter ultérieurement par le titulaire]

Autres

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de l’ANSM (France).

RÉSUMÉ DES CARACTÉRISTIQUES DU PRODUIT

ANSM - Mis à jour le : 20/09/2019

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT

ATORVASTATINE PFIZER 10 mg, comprimé pelliculé

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

Chaque comprimé pelliculé contient 10 mg d’atorvastatine (sous forme d’atorvastatine calcique trihydratée).

Excipient à effet notoire : chaque comprimé pelliculé de 10 mg contient 27,25 mg de lactose monohydraté.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE

Comprimé pelliculé.

Comprimé blanc, rond de 5,6 mm de diamètre, avec « 10 » gravé sur une face et « ATV » sur l’autre face.

4. DONNEES CLINIQUES

4.1. Indications thérapeutiques

Hypercholestérolémie

ATORVASTATINE PFIZER est indiqué en complément d’un régime pour réduire les taux élevés de cholestérol total (Chol-

T), de LDL-cholestérol (LDL-C), d’apolipoprotéine B et de triglycérides chez les adultes, adolescents et enfants âgés de 10

ans ou plus présentant une hypercholestérolémie primaire incluant l’hypercholestérolémie familiale (hétérozygote) ou les

hyperlipidémies mixtes (correspondant aux types IIa et IIb de la classification de Fredrickson), lorsque la réponse à un

régime ou à d’autres traitements non pharmacologiques n’est pas suffisante.

ATORVASTATINE PFIZER est aussi indiqué pour réduire les taux de Chol-T et de LDL-C chez les adultes présentant une

hypercholestérolémie familiale homozygote en complément d’autres traitements hypolipidémiants (notamment l’aphérèse

des LDL) ou si de tels traitements sont indisponibles.

Prévention des maladies cardiovasculaires

Prévention des évènements cardiovasculaires chez les patients adultes ayant un risque élevé de présenter un premier

événement cardiovasculaire (voir rubrique 5.1), en complément de la correction des autres facteurs de risque.

4.2. Posologie et mode d'administration

Posologie

Avant de commencer un traitement par ATORVASTATINE PFIZER, le patient doit suivre un régime alimentaire

hypocholestérolémiant standard. Ce régime sera ensuite continué pendant toute la durée du traitement par

ATORVASTATINE PFIZER.

La posologie doit être adaptée individuellement en fonction des taux initiaux de LDL-C, de l’objectif thérapeutique et de la

réponse au traitement du patient.

La posologie initiale usuelle est de 10 mg une fois par jour. L’adaptation posologique devra être effectuée en respectant un

intervalle minimum de 4 semaines. La posologie maximale est de 80 mg une fois par jour.

Hypercholestérolémie primaire et hyperlipidémie combinée (mixte)

Une dose de 10 mg d'ATORVASTATINE PFIZER en une seule prise est suffisante chez la majorité des patients. Un effet

thérapeutique est observé après deux semaines de traitement, l'effet maximum étant atteint après 4 semaines de traitement.

L'effet se maintient en cas de traitement prolongé.

Hypercholestérolémie familiale hétérozygote

Le traitement par ATORVASTATINE PFIZER doit débuter à une posologie de 10 mg par jour. La dose sera ensuite adaptée

individuellement toutes les quatre semaines jusqu’à 40 mg par jour. Par la suite, la posologie peut être augmentée jusqu’à

80 mg par jour au maximum. Un chélateur des acides biliaires peut être également prescrit en association avec une

posologie de 40 mg d’atorvastatine par jour.

Hypercholestérolémie familiale homozygote

Les données disponibles sont limitées (voir rubrique 5.1).

Chez les patients présentant une hypercholestérolémie familiale homozygote, la posologie d’atorvastatine varie de 10 à 80

mg par jour (voir rubrique 5.1). Chez ces patients, l’atorvastatine doit être administrée en complément aux autres traitements

hypolipidémiants (notamment l’aphérèse du LDL-cholestérol) ou lorsque de tels traitements ne sont pas disponibles.

Prévention des maladies cardiovasculaires

Dans les études de prévention primaire, la posologie utilisée était de 10 mg/jour. Une posologie plus élevée peut être

nécessaire pour atteindre les objectifs cibles du LDL-cholestérol (LDL) fixés par les recommandations en vigueur.

Insuffisance rénale

Aucune adaptation posologique n’est nécessaire (voir rubrique 4.4).

Insuffisance hépatique

ATORVASTATINE PFIZER doit être utilisé avec précaution chez les patients présentant une insuffisance hépatique (voir

rubriques 4.4 et 5.2). ATORVASTATINE PFIZER est contre-indiqué chez les patients présentant une affection hépatique

évolutive (voir rubrique 4.3).

Co-administration avec d’autres médicaments

Chez les patients prenant les médicaments antiviraux contre l’hépatite C elbasvir/grazoprévir

ou létermovir en prophylaxie

d’une infection au cytomégalovirus de façon concomitante avec l’atorvastatine, la dose d’atorvastatine ne doit pas dépasser

20 mg/jour (voir rubriques 4.4 et 4.5).

L'utilisation d’atorvastatine n'est pas recommandée chez les patients prenant du létermovir co-administré avec de la

ciclosporine (voir rubriques 4.4 et 4.5).

Personnes âgées

Chez les patients âgés de plus de 70 ans traités aux doses recommandées, l’efficacité et la sécurité d’emploi sont similaires

à celles observées dans la population générale.

Population pédiatrique

Hypercholestérolémie

L’utilisation pédiatrique doit être mise en œuvre seulement par des médecins expérimentés dans le traitement de

l’hyperlipidémie pédiatrique et les patients doivent être suivis régulièrement pour évaluer les progrès.

Pour les patients atteints d’une hypercholestérolémie familiale hétérozygote âgés de 10 ans et plus, la dose initiale

recommandée d’atorvastatine est de 10 mg par jour (voir rubrique 5.1). La dose peut être augmentée jusqu’à 80 mg par

jour, en fonction de la réponse et de la tolérance. Les doses doivent être individualisées selon l’objectif thérapeutique

recommandé. Des ajustements doivent être effectués à un intervalle d’au moins 4 semaines. L’augmentation de la dose

jusqu’à 80 mg par jour est étayée par des données d’études effectuées chez l’adulte et par des données cliniques limitées

d’études menées chez l’enfant atteint d’une hypercholestérolémie familiale hétérozygote (voir rubriques 4.8 et 5.1).

Les données de tolérance et d’efficacité disponibles chez les enfants atteints d’une hypercholestérolémie familiale

hétérozygote âgés de 6 à 10 ans sont limitées et proviennent d’études en ouvert. L’atorvastatine n’est pas indiquée dans le

traitement de patients âgés de moins de 10 ans. Les données actuellement disponibles sont décrites dans les rubriques 4.8,

5.1 et 5.2 mais aucune recommandation posologique ne peut être faite.

D’autres formes pharmaceutiques/dosages peuvent être plus appropriés pour cette population.

Mode d’administration

ATORVASTATINE PFIZER est destiné à la voie orale. La prise d’atorvastatine se fera en une prise quotidienne unique quel

que soit le moment de la journée, pendant ou en dehors des repas.

4.3. Contre-indications

ATORVASTATINE PFIZER est contre-indiqué chez les patients :

présentant une hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

atteints d’une affection hépatique évolutive ou ayant des élévations persistantes et inexpliquées des transaminases

sériques supérieures à trois fois la limite supérieure de la normale.

chez les femmes enceintes, allaitantes ou en âge de procréer et n’utilisant pas de méthode contraceptive fiable (voir

rubrique 4.6).

traités par les antiviraux contre l’hépatite C glécaprévir/pibrentasvir.

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Effets hépatiques

Des épreuves fonctionnelles hépatiques doivent être réalisées avant le début du traitement, puis régulièrement après

l’instauration de celui-ci. Des tests fonctionnels hépatiques doivent être réalisés chez les patients développant des signes

ou symptômes évoquant une altération hépatique.

Les patients présentant une augmentation du taux sérique des transaminases doivent être surveillés jusqu’à normalisation.

En cas d’augmentation persistante des transaminases au-delà de trois fois la limite supérieure de la normale (LSN), la

posologie devra être diminuée ou ATORVASTATINE PFIZER devra être arrêté (voir rubrique 4.8).

ATORVASTATINE PFIZER doit être utilisé avec prudence chez les patients consommant des quantités importantes d'alcool

et/ou ayant des antécédents d’affection hépatique.

Prévention des AVC par diminution agressive des taux de cholestérol (Stroke Prevention by Aggressive Reduction in

Cholesterol Levels - Etude SPARCL)

Dans une analyse a posteriori réalisée dans des sous-groupes de patients ayant fait un AVC ou un accident ischémique

transitoire (AIT) récent mais ne présentant pas d'insuffisance coronarienne, une fréquence plus élevée d'AVC hémorragique

a été observée chez les patients traités par 80 mg d'atorvastatine par rapport aux patients sous placebo.

Ce risque élevé est particulièrement observé chez des patients ayant déjà fait un AVC hémorragique ou un infarctus

lacunaire à l’inclusion de l'étude.

Chez les patients ayant un antécédent d'AVC hémorragique ou d'infarctus lacunaire, la balance bénéfice/risque de

l'atorvastatine 80 mg est incertaine. De ce fait, le risque potentiel de survenue d'AVC hémorragique devra être

soigneusement évalué avant toute initiation de traitement (voir rubrique 5.1).

Effets sur les muscles squelettiques

L’atorvastatine, comme les autres inhibiteurs de l’HMG-CoA réductase, peut, dans de rares cas, affecter les muscles

squelettiques et entraîner des myalgies, des myosites et des myopathies qui peuvent évoluer vers une rhabdomyolyse

potentiellement fatale caractérisée par des taux élevés de créatine phosphokinase (CPK) (> 10 fois la LSN), une

myoglobinémie et une myoglobinurie pouvant entraîner une insuffisance rénale.

De très rares cas de myopathies nécrosantes à médiation auto-immune (IMNM) ont été signalés pendant ou après le

traitement par certaines statines. L’IMNM est caractérisée cliniquement par une faiblesse musculaire proximale persistante

et une élévation de la créatine kinase sérique, qui persistent malgré l’arrêt du traitement par la statine.

Avant l’initiation du traitement

L’atorvastatine doit être prescrite avec précaution chez les patients présentant des facteurs prédisposant à une

rhabdomyolyse. Avant de débuter un traitement par une statine, le taux de CPK doit être mesuré dans les situations

suivantes :

Insuffisance rénale ;

Hypothyroïdie ;

Antécédents personnels ou familiaux de maladies musculaires héréditaires ;

Antécédents de toxicité musculaire lors d’un traitement par une statine ou un fibrate ;

Antécédents d’affection hépatique et/ou de consommation excessive d’alcool ;

Chez les patients âgés (> 70 ans), la nécessité de ces mesures doit être évaluée, en fonction de la présence d'autres

facteurs prédisposant à une rhabdomyolyse ;

Situations où une augmentation des concentrations plasmatiques peut se produire, du fait des interactions (voir rubrique

4.5) et de l’utilisation dans des populations particulières incluant les polymorphismes génétiques (voir rubrique 5.2).

Dans ces situations, une réévaluation régulière du bénéfice/risque du traitement, ainsi qu’une surveillance clinique régulière,

sont recommandées.

Si le taux initial de CPK est significativement élevé (> 5 fois la LSN) le traitement ne doit pas débuter.

Mesure de la créatine phosphokinase

La mesure du taux de créatine phosphokinase (CPK) ne doit pas être effectuée après un exercice physique important ni en

présence de facteurs susceptibles d’en augmenter le taux, l’interprétation des résultats étant difficile dans ces cas. En cas

d’élévation significative des CPK (> 5 LSN) avant traitement, un contrôle sera effectué 5 à 7 jours plus tard pour confirmer

les résultats.

Pendant le traitement

Il faut demander aux patients de signaler rapidement toute douleur musculaire inexpliquée, crampe ou faiblesse

musculaire, en particulier si elles s’accompagnent de malaise ou de fièvre.

Si ces symptômes apparaissent sous traitement par atorvastatine, un dosage des CPK doit être effectué. Si le taux de CPK

est significativement élevé (> 5 LSN), le traitement doit être interrompu.

Si ces symptômes sont sévères et entraînent une gêne quotidienne, l’arrêt du traitement doit être envisagé, même si le

taux de CPK est égal ou inférieur à 5 fois la LSN.

Si les symptômes disparaissent et si le taux de CPK se normalise, la reprise du traitement par atorvastatine ou par une

autre statine peut être envisagée à la dose la plus faible sous étroite surveillance.

Le traitement par atorvastatine doit être interrompu en cas d’augmentation cliniquement significative du taux de CPK (> 10

fois la LSN) ou si une rhabdomyolyse est diagnostiquée ou suspectée.

Association avec d’autres médicaments

Le risque de rhabdomyolyse est majoré lorsque l’atorvastatine est administrée en association avec certains médicaments

qui peuvent augmenter la concentration plasmatique de l’atorvastatine, tels que les inhibiteurs puissants du CYP3A4 ou des

transporteurs protéiques (par ex., ciclosporine, télithromycine, clarithromycine, délavirdine, stiripentol, kétoconazole,

voriconazole, itraconazole, posaconazole, létermovir et les inhibiteurs de protéase du VIH incluant ritonavir, lopinavir,

atazanavir, indinavir, darunavir, tipranavir/ritonavir, etc). Le risque de myopathie peut être également augmenté en

association avec le gemfibrozil et les autres fibrates, les antiviraux utilisés dans le traitement de l’hépatite C (VHC)

(bocéprévir, télaprévir, elbasvir/grazoprévir), l’érythromycine, la niacine ou l’ézétimibe. Des alternatives thérapeutiques (ne

présentant pas ces interactions) devront être envisagées dans la mesure du possible.

Dans le cas où l’association de ces médicaments est nécessaire, le bénéfice/risque des traitements concomitants doit être

soigneusement évalué. Une dose maximale plus faible est recommandée chez les patients recevant des médicaments

pouvant augmenter les concentrations plasmatiques d’atorvastatine. De même, en cas d’association avec les inhibiteurs

puissants du CYP3A4, une dose initiale plus faible d’atorvastatine doit être utilisée et une surveillance clinique étroite est

recommandée (voir rubrique 4.5).

L’atorvastatine ne doit pas être administrée simultanément à l’acide fusidique sous forme systémique et jusque dans les 7

jours suivant l'arrêt d’un traitement par acide fusidique. Chez les patients où l’utilisation d’acide fusidique systémique est

considérée comme essentielle, le traitement par statine doit être interrompu pendant toute la durée du traitement par l’acide

fusidique. Des cas de rhabdomyolyse (dont certains fatals) ont été rapportés chez des patients recevant l'acide fusidique et

une statine en association (voir rubrique 4.5). Les patients doivent être informés de la nécessité de consulter immédiatement

un médecin s’ils présentent des symptômes de faiblesse musculaire, de douleur ou de sensibilité musculaire.

Le traitement par statine peut être réintroduit sept jours après la dernière dose d’acide fusidique.

Dans des circonstances exceptionnelles, lorsqu’un traitement prolongé par acide fusidique systémique est nécessaire, par

exemple pour le traitement d'infections sévères, la nécessité d’une co-administration d’ATORVASTATINE PFIZER et d'acide

fusidique ne doit être envisagée qu’au cas par cas et sous surveillance médicale étroite.

Population pédiatrique

Aucun effet cliniquement significatif sur la croissance et la maturation sexuelle n’a été observé au cours d’une étude de 3

ans basée sur l’évaluation de la maturation et du développement globaux, l’évaluation selon la classification de Tanner et la

mesure de la taille et du poids (voir rubrique 4.8).

Pneumopathie interstitielle

Des cas exceptionnels de pneumopathie interstitielle ont été rapportés lors de la prise de certaines statines, en particulier en

cas de traitement à long terme (voir rubrique 4.8). Les symptômes se caractérisent par une dyspnée, une toux non

productive et une altération de l’état de santé général (fatigue, perte de poids et fièvre). En cas de suspicion d’une

pneumopathie interstitielle chez un patient, le traitement par statine doit être interrompu.

Diabète

Certaines données suggèrent que les statines en tant que classe pharmacologique, augmenteraient la glycémie. Chez

certains patients à risque élevé de survenue d’un diabète, les statines peuvent entraîner une hyperglycémie nécessitant

l’instauration d’un traitement antidiabétique. Ce risque est néanmoins compensé par la réduction du risque vasculaire sous

statines et par conséquent il ne doit pas être un motif d’arrêt des statines. Les patients à risque (glycémie à jeun comprise

entre 5,6 et 6,9 mmol/l, IMC > 30 kg/m², augmentation du taux des triglycérides, hypertension artérielle) devront faire l’objet

d’une surveillance clinique et biologique conformément aux recommandations nationales.

Excipients

ATORVASTATINE PFIZER contient du lactose. Les patients présentant les troubles héréditaires rares que sont l’intolérance

au galactose, le déficit en lactase de Lapp et le syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ne doivent pas

prendre ce médicament.

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

Effet des médicaments co-administrés sur l’atorvastatine

L’atorvastatine est métabolisée par le cytochrome P450 3A4 (CYP3A4) et est un substrat des transporteurs hépatiques,

polypeptides transporteurs d’anions organiques 1B1 (OATP1B1) et 1B3 (OATP1B3). Les métabolites de l’atorvastatine sont

des substrats de l’OATP1B1. L’atorvastatine est également identifiée comme étant un substrat de la protéine de

multirésistance aux médicaments (MDR1) et de la protéine de résistance au cancer du sein (BCRP), ce qui peut limiter

l’absorption intestinale et la clairance biliaire de l’atorvastatine (voir rubrique 5.2). L’administration concomitante de

médicaments inhibiteurs du CYP3A4 ou des transporteurs protéiques peut augmenter les concentrations plasmatiques

d’atorvastatine et entraîner un risque majoré de myopathie. Le risque peut aussi être augmenté lors de l’administration

concomitante d’atorvastatine avec d’autres médicaments susceptibles d’induire des myopathies, tels que les fibrates et

l’ézétimibe (voir rubriques 4.3 et 4.4).

Inhibiteurs du CYP3A4

Les concentrations plasmatiques d’atorvastatine sont augmentées de façon importante lors de l’association avec les

inhibiteurs puissants du CYP3A4 (voir tableau 1 et les informations spécifiques ci-dessous). L’association d’inhibiteurs

puissants du CYP3A4 (tels que ciclosporine, télithromycine, clarithromycine, délavirdine, stiripentol, kétoconazole,

voriconazole, itraconazole, posaconazole, certains antiviraux utilisés dans le traitement du VHC (par ex.,

elbasvir/grazoprévir) et d’inhibiteurs de protéase du VIH incluant ritonavir, lopinavir, atazanavir, indinavir, darunavir, etc) doit

être évitée dans la mesure du possible. Dans les cas où l’association de ces médicaments s’avère nécessaire, une dose

initiale plus faible et une dose maximale plus faible d’atorvastatine doivent être envisagées et une surveillance clinique

appropriée du patient est recommandée (voir tableau 1).

Les inhibiteurs modérés du CYP3A4 (tels que érythromycine, diltiazem, vérapamil et le fluconazole) peuvent augmenter les

concentrations plasmatiques d’atorvastatine (voir tableau 1). Une majoration du risque de myopathie a été observée lors de

l’administration concomitante d’érythromycine et de statines.

Aucune étude d’interaction évaluant les effets de l’amiodarone ou du vérapamil sur l’atorvastatine n’a été réalisée.

L’amiodarone et le vérapamil étant tous deux connus pour inhiber l’activité du CYP3A4, leur association avec l’atorvastatine

peut entraîner une augmentation de l’exposition à l’atorvastatine.

C’est pourquoi, une dose maximale plus faible d’atorvastatine doit être prescrite et une surveillance clinique adéquate du

patient doit être mise en place. Une surveillance clinique appropriée est recommandée après l’initiation du traitement ou

après une adaptation posologique de l’inhibiteur du CYP3A4.

Inducteurs du CYP3A4

L’administration concomitante d’atorvastatine avec un inducteur du cytochrome P450 3A (tels que l’éfavirenz, la rifampicine

ou le millepertuis) peut entraîner des diminutions variables de la concentration plasmatique d’atorvastatine.

En raison du double mécanisme d’interaction de la rifampicine (induction du cytochrome P450 3A et inhibition du

transporteur hépatocytaire OATP1B1), l’administration simultanée d’atorvastatine et de rifampicine est conseillée, car une

administration séparée dans le temps de l’atorvastatine de celle de la rifampicine a été associée à une diminution

significative des concentrations plasmatiques d’atorvastatine.

L’effet de la rifampicine sur les concentrations hépatocytaires d’atorvastatine est toutefois inconnu. Si l’association s’avère

nécessaire, l’efficacité du traitement doit être particulièrement surveillée.

Inhibiteurs des transporteurs

Les inhibiteurs des transporteurs protéiques (tels que la ciclosporine ou le létermovir) peuvent augmenter l’exposition

systémique à l’atorvastatine (voir tableau 1). L’effet de l’inhibition des transporteurs hépatocytaires sur les concentrations

hépatocytaires d’atorvastatine est inconnu. Si l’association s’avère nécessaire, la dose doit être diminuée et l’efficacité du

traitement doit être surveillée (voir tableau 1).

L'utilisation d’atorvastatine n'est pas recommandée chez les patients prenant du létermovir co-administré avec de la

ciclosporine (voir rubrique 4.4).

Gemfibrozil/dérivés de l’acide fibrique

Un traitement par les fibrates seuls est parfois associé à des évènements musculaires, tels que les rhabdomyolyses. Le

risque de survenue de ces évènements peut être augmenté en cas d’utilisation concomitante d’un dérivé de l’acide fibrique

et d’atorvastatine. Si l’association s’avère nécessaire, une dose d’atorvastatine plus faible pour atteindre l’objectif

thérapeutique doit être utilisée et le patient doit faire l’objet d’un suivi approprié (voir rubrique 4.4).

Ézétimibe

L’ézétimibe seul est associé à des évènements musculaires, tels que des rhabdomyolyses. Le risque de survenue de ces

évènements peut ainsi être augmenté en cas de traitement concomitant par ézétimibe et atorvastatine. Une surveillance

clinique adéquate de ces patients est recommandée.

Colestipol

L’association d’atorvastatine et de colestipol entraîne une diminution des concentrations plasmatiques d’atorvastatine et de

ses métabolites actifs (ratio de la concentration en atorvastatine : 0,74). Les effets hypolipidémiants sont cependant plus

importants lorsque l’atorvastatine et le colestipol sont administrés simultanément par rapport à une administration séparée.

Acide fusidique

Le risque de myopathie, y compris de rhabdomyolyse, peut être augmenté par la co-administration d’acide fusidique

systémique et de statine. Le mécanisme de cette interaction (qu’elle soit pharmacodynamique, pharmacocinétique ou les

deux) est encore inconnu. Des cas de rhabdomyolyse (dont certains fatals) ont été rapportés chez des patients recevant

cette association.

Si le traitement par acide fusidique systémique est nécessaire, le traitement par atorvastatine doit être interrompu pendant

toute la durée du traitement par acide fusidique (voir rubrique 4.4).

Colchicine

Bien qu’aucune étude d’interaction entre l’atorvastatine et la colchicine n’ait été réalisée, des cas de myopathie ont été

rapportés lors de l’association de l’atorvastatine et la colchicine. Des précautions doivent être prises lors de la prescription

d’atorvastatine avec de la colchicine.

Effet de l’atorvastatine sur les médicaments administrés en association

Digoxine

À l’état d’équilibre les concentrations plasmatiques de digoxine sont légèrement augmentées lors de l’administration

concomitante de doses répétées de digoxine et de 10 mg d'atorvastatine. Les patients traités par digoxine doivent être

surveillés de façon adéquate.

Contraceptifs oraux

L’administration concomitante d’atorvastatine et d’un contraceptif oral a entraîné une augmentation des concentrations

plasmatiques de la noréthindrone et de l’éthinylestradiol.

Warfarine

Dans une étude clinique conduite chez des patients recevant un traitement chronique de warfarine, l’administration

concomitante de 80 mg par jour d’atorvastatine et de warfarine a induit une légère diminution, d’environ 1,7 secondes, du

temps de prothrombine au cours des 4 premiers jours du traitement, ce temps se normalisant dans les 15 premiers jours du

traitement par atorvastatine.

Bien que seulement de très rares cas d’interactions anticoagulantes cliniquement significatives aient été rapportés, le temps

de prothrombine doit être déterminé avant de débuter le traitement par atorvastatine chez les patients recevant des

anticoagulants dérivés de la coumarine, puis au début du traitement à une fréquence suffisante pour s’assurer qu’aucune

modification significative du temps de prothrombine n’apparaît. Dès que la stabilité du temps de prothrombine est atteinte, le

temps de prothrombine pourra être suivi à la fréquence habituellement pratiquée chez les patients traités par anticoagulants

dérivés de la coumarine. Si la dose d’atorvastatine est modifiée ou le traitement interrompu, la même procédure doit être

répétée. Le traitement par atorvastatine n’a pas été associé à des saignements ou des modifications du temps de

prothrombine chez les patients ne recevant pas d’anticoagulants.

Population pédiatrique

Les études d’interactions médicamenteuses ont été seulement réalisées chez l’adulte. L’importance des interactions dans la

population pédiatrique n’est pas connue. Les interactions mentionnées ci-dessus chez l’adulte et les précautions d’emploi de

la rubrique 4.4 doivent être prises en compte pour la population pédiatrique.

Interactions médicamenteuses

Tableau 1. Effet des médicaments administrés en association avec l’atorvastatine sur les paramètres

pharmacocinétiques de l’atorvastatine

Médicament co-administré et

schéma posologique

Atorvastatine

Dose (mg)

Ratio de la

&

Recommandations

cliniques

Glécaprévir 400 mg 1x/jour/

Pibrentasvir 120 mg 1x/jour, 7

jours

10 mg

1x/jour

pendant 7

jours

L’association avec des

produits contenant du

glécaprévir ou du

pibrentasvir est contre-

indiquée (voir rubrique

4.3).

Tipranavir 500 mg 2x/jour/

Ritonavir 200 mg 2x/jour, 8 jours

(jours 14 à 21)

40 mg le 1

jour, 10 mg

le 20

ème

jour

Dans le cas où

l’association

d’atorvastatine est

nécessaire, ne pas

dépasser 10 mg/jour

d’atorvastatine. Un suivi

clinique adéquat de ces

patients est recommandé.

Télaprévir 750 mg toutes les 8h,

10 jours

20 mg, DU

Ciclosporine 5,2 mg/kg/jour,

dose stable

10 mg

1x/jour

pendant 28

jours

Lopinavir 400 mg 2x/jour/

Ritonavir 100 mg 2x/jour, 14

jours

20 mg

1x/jour

pendant 4

jours

Dans le cas où

l’association avec

l’atorvastatine est

nécessaire, une

diminution de la dose

d’entretien de

l’atorvastatine est

recommandée. A des

doses d’atorvastatine

supérieures à 20 mg, une

surveillance clinique des

patients est

recommandée.

Clarithromycine 500 mg 2x/jour,

9 jours

80 mg

1x/jour

pendant 8

jours

Saquinavir 400 mg 2x/jour/

Ritonavir (300 mg 2x/jour à partir

des jours 5-7, augmenté à 400

mg 2x/jour le jour 8), jours 4-18,

30 min après la prise

d’atorvastatine

40 mg

1x/jour

pendant 4

jours

Dans le cas où

l’association avec

l’atorvastatine est

nécessaire, une

diminution de la dose

d’entretien de

l’atorvastatine est

recommandée. A des

doses d’atorvastatine

supérieures à 40 mg, une

surveillance clinique des

patients est

recommandée.

Darunavir 300 mg 2x/jour/

Ritonavir 100 mg 2x/jour, 9 jours

10 mg

1x/jour

pendant 4

jours

Itraconazole 200 mg 1x/jour, 4

jours

40 mg DU

Fosamprénavir 700 mg 2x/jour/

Ritonavir 100 mg 2x/jour, 14

10 mg

1x/jour

pendant 4

jours

jours

Fosamprénavir 1400 mg 2x/jour,

14 jours

10 mg

1x/jour

pendant 4

jours

Elbasvir 50 mg 1x/jour/

Grazoprévir 200 mg 1x/jour, 13

jours

10 mg DU

1,95

La dose d’atorvastatine

ne doit pas dépasser 20

mg par jour lors de

l’association avec des

produits contenant de

l’elbasvir ou du

grazoprévir.

Létermovir 480 mg 1x/jour, 10

jours

20 mg DU

3,29

La dose d’atorvastatine

ne doit pas excéder 20

mg par jour lors de

l’association avec des

produits contenant du

létermovir.

Nelfinavir 1 250 mg 2x/jour, 14

jours

10 mg

1x/jour

pendant 28

jours

1,74

Pas de recommandation

spécifique.

Jus de pamplemousse, 240 ml

1x/jour *

40 mg, DU

1,37

La consommation

d’importantes quantités

de jus de pamplemousse

n’est pas recommandée

au cours d’un traitement

par atorvastatine.

Diltiazem 240 mg 1x/jour, 28

jours

40 mg, DU

1,51

Une surveillance clinique

appropriée des patients

est recommandée à la

suite de l'instauration du

traitement ou d’une

adaptation posologique

du diltiazem.

Erythromycine 500 mg 4x/jour, 7

jours

10 mg, DU

1,33

Une dose maximale plus

faible et un suivi clinique

de ces patients sont

recommandés.

Amlodipine 10 mg, dose unique

80 mg, DU

1,18

Pas de recommandation

spécifique.

Cimétidine 300 mg 4x/jour, 2

semaines

10 mg

1x/jour

pendant 2

semaines

1,00

Pas de recommandation

spécifique.

Colestipol 10 g 2x/jour, 24

semaines

40 mg

1x/jour

pendant 8

semaines

0,74**

Pas de recommandation

spécifique.

Suspension antiacide

d’hydroxydes de magnésium et

d’aluminium, 30 ml 4x/jour, 17

jours

10 mg

1x/jour

pendant 15

jours

0,66

Pas de recommandation

spécifique.

Efavirenz 600 mg 1x/jour, 14

jours

10 mg

pendant 3

jours

0,59

Pas de recommandation

spécifique.

Rifampicine 600 mg 1x/jour, 7

jours (prises simultanées)

40 mg DU

1,12

Si l’association s’avère

nécessaire,

l’administration

simultanée d’atorvastatine

et de rifampicine est

recommandée, avec suivi

clinique.

Rifampicine 600 mg 1x/jour, 5

jours (prises séparées)

40 mg DU

0,20

Gemfibrozil 600 mg 2x/jour, 7

jours

40 mg DU

1,35

Une dose initiale plus

faible et un suivi clinique

des patients sont

recommandés.

Fénofibrate 160 mg 1x/jour, 7

jours

40 mg DU

1,03

Une dose initiale plus

faible et un suivi clinique

des patients sont

recommandés.

Bocéprévir 800 mg 3x/jour, 7

jours

40 mg DU

Une dose initiale plus

faible et un suivi clinique

des patients sont

recommandés. La dose

d’atorvastatine ne doit pas

excéder 20 mg par jour

durant l’administration

concomitante de

bocéprévir.

& Représente le ratio des traitements (médicament co-administré plus atorvastatine versus atorvastatine seule).

# Voir rubriques 4.4 et 4.5 pour la pertinence clinique.

* Contient un ou plusieurs composants qui inhibent le CYP3A4 et peuvent augmenter les concentrations plasmatiques des

médicaments métabolisés par le CYP3A4. La prise d’un verre de 240 ml de jus de pamplemousse a également entraîné une

diminution de 20,4 % de la SSC du métabolite actif orthohydroxy. De grandes quantités de jus de pamplemousse (plus de

1,2 litre par jour pendant cinq jours) ont augmenté de 2,5 fois la SSC de l'atorvastatine et celle des substances actives

(atorvastatine et métabolites) et de 1,3 fois celle des inhibiteurs de l’HMG-CoA réductase.

** Ratio basé sur un seul échantillon prélevé entre 8 et 16h après la prise de la dose.

1x/jour = une fois par jour ; DU = dose unique ; 2x/jour = deux fois par jour ; 3x/jour = trois fois par jour ; 4x/jour = quatre fois

par jour.

Tableau 2. Effet de l’atorvastatine sur les paramètres pharmacocinétiques de médicaments administrés en association

Posologie de

l’atorvastatine

Médicament co-administré

Posologie du

médicament (mg)

Ratio de la

&

Recommandations

cliniques

80 mg 1x/jour pendant

10 jours

Digoxine 0,25 mg

1x/jour, 20 jours

1,15

Les patients traités par la

digoxine doivent être

surveillés de façon

adéquate.

40 mg 1x/jour pendant

22 jours

Contraceptif oral

1x/jour, 2 mois

- noréthindrone 1 mg

- éthinylestradiol 35

1,28

1,19

Pas de recommandation

spécifique.

80 mg 1x/jour pendant

15 jours

*Phénazone, 600

mg DU

1,03

Pas de recommandation

spécifique.

10 mg, DU

Tipranavir 500 mg

2x/jour /

Ritonavir 200 mg

2x/jour, 7 jours

1,08

Pas de recommandation

spécifique.

10 mg, 1x/jour pendant 4

jours

Fosamprénavir 1

400 mg 2x/jour, 14

jours

0,73

Pas de recommandation

spécifique.

10 mg 1x/jour pendant 4

jours

Fosamprénavir 700

mg 2x/jour /

Ritonavir 100 mg

2x/jour, 14 jours

0,99

Pas de recommandation

spécifique.

&

Représente le ratio des traitements (médicament co-administré plus atorvastatine

versus atorvastatine seule).

L’administration concomitante de doses répétées d’atorvastatine et de phénazone n’a exercé que peu ou pas d’effet

détectable sur la clairance de la phénazone.

1x/jour = une fois par jour ; DU = dose unique ; 2x/jour = deux fois par jour.

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement

Femmes en âge d’avoir des enfants

Les femmes en âge d’avoir des enfants doivent utiliser des mesures contraceptives fiables pendant le traitement (voir

rubrique 4.3).

Grossesse

ATORVASTATINE PFIZER est contre-indiqué pendant la grossesse (voir rubrique 4.3). La sécurité d’emploi de

l’atorvastatine n’a pas été établie chez la femme enceinte. Aucun essai clinique contrôlé n’a été réalisé chez des femmes

enceintes traitées par atorvastatine. Suite à une exposition intra-utérine à des inhibiteurs de l’HMG-CoA réductase, des

anomalies congénitales ont rarement été rapportées. Les études chez l’animal ont mis en évidence une toxicité sur la

reproduction (voir rubrique 5.3).

Un traitement de la mère par l’atorvastatine peut réduire le taux fœtal de mévalonate, qui est un

précurseur de la

biosynthèse du cholestérol.

L’athérosclérose est un processus chronique et l'interruption d'un médicament hypolipidémiant pendant une grossesse

devrait généralement avoir peu d’effet sur le risque à long terme associé à une hypercholestérolémie primaire.

Pour ces raisons, ATORVASTATINE PFIZER ne doit pas être utilisé pendant la grossesse, ni chez une femme envisageant

une grossesse ou chez laquelle une grossesse est suspectée. Le traitement par ATORVASTATINE PFIZER doit être

suspendu pendant la grossesse ou tant qu'il n’a pas été déterminé que la femme n’est pas enceinte (voir rubrique 4.3).

Allaitement

On ignore si l’atorvastatine ou ses métabolites sont excrétés dans le lait maternel. Chez le rat, les concentrations

plasmatiques d’atorvastatine et de ses métabolites actifs sont similaires à celles retrouvées dans le lait (voir rubrique 5.3).

En raison de la possibilité d’effets indésirables graves, les femmes traitées par ATORVASTATINE PFIZER ne doivent pas

allaiter leur nourrisson (voir rubrique 4.3). L’atorvastatine est contre-indiquée pendant l’allaitement (voir rubrique 4.3).

Fertilité

Aucun effet de l’atorvastatine sur la fertilité n’a été mis en évidence lors d’études conduites chez l’animal mâle ou femelle

(voir rubrique 5.3).

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

ATORVASTATINE PFIZER n’a qu’un effet négligeable sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.

4.8. Effets indésirables

Dans les études cliniques contrôlées ayant comparé l’effet de l’atorvastatine à un placebo chez 16 066 patients (8 755

patients traités par atorvastatine versus 7 311 patients recevant un placebo) traités pendant une durée moyenne de 53

semaines, 5,2 % des patients traités par atorvastatine ont arrêté le traitement en raison d’effets indésirables, contre 4,0 %

des patients recevant un placebo.

Les effets indésirables présentés ci-après observés avec l’atorvastatine sont issus d'études cliniques et de l'importante

expérience acquise depuis la commercialisation du produit.

Les fréquences estimées des effets indésirables sont classées selon la convention suivante : fréquent (≥ 1/100, < 1/10) ;

peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000) ; très rare (< 1/10 000) ; fréquence indéterminée (ne peut

être estimée sur la base des données disponibles).

Infections et infestations

Fréquent : nasopharyngite.

Affections hématologiques et du système lymphatique

Rare : thrombocytopénie.

Affections du système immunitaire

Fréquent : réactions allergiques.

Très rare : anaphylaxie.

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Fréquent : hyperglycémie.

Peu fréquent : hypoglycémie, prise de poids, anorexie.

Affections psychiatriques

Peu fréquent : cauchemars, insomnie.

Affections du système nerveux

Fréquent : céphalées.

Peu fréquent : vertiges, paresthésies, hypoesthésie, dysgueusie, amnésie.

Rare : neuropathie périphérique.

Affections oculaires

Peu fréquent : vision floue.

Rare : troubles visuels.

Affections de l’oreille et du labyrinthe

Peu fréquent : acouphènes.

Très rare : perte d'audition.

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Fréquent : douleur pharyngolaryngée, épistaxis.

Affections gastro-intestinales

Fréquent : constipation, flatulences, dyspepsie, nausées, diarrhée.

Peu fréquent : vomissements, douleurs abdominales hautes et basses, éructation, pancréatite.

Affections hépatobiliaires

Peu fréquent : hépatite.

Rare : cholestase.

Très rare : insuffisance hépatique.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Peu fréquent : urticaire, éruption cutanée, prurit, alopécie.

Rare : œdème angioneurotique, dermatose bulleuse dont érythème polymorphe, syndrome de Stevens-Johnson et

syndrome de Lyell.

Affections musculo-squelettiques et du tissu conjonctif

Fréquent : myalgies, arthralgies, douleur des extrémités, spasmes musculaires, gonflement des articulations, douleur

dorsale.

Peu fréquent : douleur cervicale, fatigue musculaire.

Rare : myopathie, myosite, rhabdomyolyse, rupture musculaire, tendinopathie, parfois compliquée d’une rupture.

Très rare : syndrome lupoïde.

Fréquence indéterminée : myopathie nécrosante à médiation auto-immune (voir la rubrique 4.4).

Affections des organes de reproduction et du sein

Très rare : gynécomastie.

Troubles généraux et anomalies au site d’administration

Peu fréquent : malaise, asthénie, douleur thoracique, œdème périphérique, fatigue, pyrexie.

Investigations

Fréquent : anomalies des tests de la fonction hépatique, augmentation du taux sanguin de la créatine phosphokinase.

Peu fréquent : leucocyturie.

Comme avec les autres inhibiteurs de l’HMG-CoA réductase, des augmentations du taux sérique des transaminases ont été

rapportées chez des patients recevant de l’atorvastatine. Ces modifications ont été habituellement légères et transitoires et

n'ont pas nécessité d’interruption du traitement. Des augmentations cliniquement significatives (> 3 fois la limite supérieure

de la normale) du taux des transaminases sériques ont été observées chez 0,8 % des patients traités par de l’atorvastatine.

Ces augmentations étaient dose-dépendantes et réversibles chez tous les patients.

Une augmentation du taux sérique de la créatine phosphokinase (CPK) de plus de trois fois la limite supérieure de la

normale a été observée chez 2,5 % des patients sous atorvastatine, proportion similaire à celle observée avec les autres

inhibiteurs de l’HMG-CoA réductase au cours d’études cliniques. Des taux sériques supérieurs à dix fois la limite supérieure

de la normale ont été constatés chez 0,4 % des patients traités par de l’atorvastatine (voir rubrique 4.4).

Population pédiatrique

Des enfants âgés de 10 à 17 ans traités par atorvastatine ont un profil d’effets indésirables généralement similaire à celui

des patients traités par placebo ; les effets indésirables le plus fréquemment observés dans les deux groupes étaient des

infections, indépendamment de l’évaluation de la causalité. Aucun effet cliniquement significatif sur la croissance et la

maturation sexuelle n’a été observé au cours d’une étude de 3 ans basée sur l’évaluation de la maturation et du

développement globaux, l’évaluation selon la classification de Tanner et la mesure de la taille et du poids. Le profil de

sécurité et de tolérance chez les patients pédiatriques était similaire au profil de sécurité connu de l’atorvastatine chez les

patients adultes.

La base de données cliniques de pharmacovigilance comprend des données de sécurité pour 520 patients pédiatriques

ayant reçu de l’atorvastatine, parmi lesquels 7 patients étaient âgés de moins de 6 ans, 121 patients étaient dans une

tranche d’âge de 6 à 9 ans, et 392 patients étaient dans une tranche d’âge de 10 à 17 ans. Sur la base des données

disponibles, la fréquence, le type et la sévérité des réactions indésirables sont similaires chez l’enfant et l’adulte.

Les évènements indésirables suivants ont été rapportés avec certaines statines :

Troubles sexuels.

Dépression.

Cas exceptionnels de pneumopathie interstitielle, particulièrement au cours d’un traitement à long terme (voir rubrique 4.4).

Diabète : La fréquence dépend de la présence ou non de facteurs de risques (glycémie à jeun ≥ 5,6 mmol/l, IMC > 30

kg/m², augmentation du taux des triglycérides, antécédents hypertension artérielle).

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une

surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable

suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé

(ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.

4.9. Surdosage

Il n’existe pas de traitement spécifique d’un surdosage en ATORVASTATINE PFIZER. En cas de surdosage, le traitement

doit être symptomatique et des mesures d’accompagnement adaptées doivent être mises en œuvre selon les besoins. La

fonction hépatique et les taux des CPK doivent être contrôlés. En raison de l’importance de la liaison de l’atorvastatine aux

protéines plasmatiques, l’hémodialyse ne devrait pas significativement augmenter la clairance de l’atorvastatine.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

5.1. Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique : Hypolipidémiants, inhibiteurs de l’HMG-CoA réductase, code ATC : C10AA05.

L’atorvastatine est un inhibiteur sélectif et compétitif de l'HMG-CoA réductase, enzyme responsable du contrôle du taux de

biotransformation de la 3-hydroxy-3-méthylglutaryl-coenzyme A en mévalonate, un précurseur des stérols, et en particulier

du cholestérol.

Les triglycérides et le cholestérol hépatiques sont incorporés aux lipoprotéines de très basse densité (VLDL) et sont libérés

dans le plasma pour atteindre les tissus périphériques. Les lipoprotéines de basse densité (LDL) se forment à partir des

VLDL et sont essentiellement catabolisées au niveau des récepteurs à forte affinité pour les LDL (récepteurs des LDL).

L’atorvastatine diminue le taux de cholestérol plasmatique et les concentrations sériques des lipoprotéines en inhibant

l’HMG-CoA réductase et, en conséquence, la biosynthèse hépatique du cholestérol. L’atorvastatine accroît également le

nombre des récepteurs des LDL à la surface des hépatocytes, amplifiant ainsi le captage et le catabolisme des LDL.

L’atorvastatine diminue la synthèse des LDL et le nombre des particules de LDL. Elle entraîne une augmentation importante

et prolongée de l'activité des récepteurs des LDL ainsi qu’une amélioration qualitative des particules de LDL circulantes.

L’atorvastatine réduit efficacement le LDL-C chez les patients présentant une hypercholestérolémie familiale homozygote,

une population habituellement résistante aux autres médicaments hypolipidémiants.

Une étude de dose-réponse a montré que l’atorvastatine réduit les concentrations de Chol-T (30 % à 46 %), de LDL-C (41 %

à 61 %), de l’apolipoprotéine B (34 % à 50 %) et des triglycérides (14 % à 33 %) et augmentait celles du HDL-C et de

l’apolipoprotéine A1. Ces résultats sont également observés chez des patients présentant une hypercholestérolémie

familiale hétérozygote, une hypercholestérolémie non familiale ou une hyperlipidémie mixte, ainsi que chez les patients

présentant un diabète non insulinodépendant.

Il a été démontré que les diminutions du Chol-T, du LDL-C et de l’apolipoprotéine B diminuaient le risque d’évènements

cardiovasculaires et de décès d’origine cardiovasculaire.

Hypercholestérolémie familiale homozygote

Une étude multicentrique en ouvert d’utilisation compassionnelle d’une durée de huit semaines avec une phase d’extension

optionnelle d’une durée variable a été réalisée chez 335 patients, 89 étaient atteints d’une hypercholestérolémie familiale

homozygote. Chez ces 89 patients, la diminution moyenne en pourcentage du LDL-C a été d’environ 20 %. L’atorvastatine a

été administrée à des doses allant jusqu’à 80 mg/jour.

Athérosclérose

L’étude REVERSAL (Reversing Atherosclerosis with Aggressive Lipid- Lowering Study), a étudié l’effet sur l’athérosclérose

coronaire d’un traitement hypolipidémiant intensif par 80 mg d’atorvastatine à celui d’un traitement hypolipidémiant standard

par 40 mg de pravastatine évalué par échographie intravasculaire (IVUS) réalisée au cours d’une angiographie chez des

patients atteints de coronaropathie. Dans cet essai multicentrique en double aveugle, randomisé et contrôlé, une IVUS a été

réalisée à l’inclusion et 18 mois après chez 502 patients. Aucune progression de l’athérosclérose n’a été observée dans le

groupe atorvastatine (n = 253).

La modification du volume athéromateux total en pourcentage (médiane) par rapport à la valeur basale (critère principal de

l’étude) a été de -0,4 % (p = 0,98) dans le groupe atorvastatine et de +2,7 % (p = 0,001) dans le groupe pravastatine (n =

249). L’effet obtenu dans le groupe atorvastatine comparativement à celui obtenu dans le groupe pravastatine est significatif

(p = 0,02). Cette étude n’avait pas pour objectif d’étudier l’effet d’un traitement hypolipidémiant intensif sur la survenue des

évènements cardiovasculaires (tels que le recours à la revascularisation, la survenue des infarctus du myocarde non fatals,

ou les décès d’origine coronarienne).

Dans le groupe atorvastatine, le taux moyen de LDL-C a été réduit à 2,04 ± 0,8 mmol/l (78,9 ± 30 mg/dl) par rapport à la

valeur basale de 3,89 ± 0,7 mmol/l (150 ± 28 mg/dl). Dans le groupe pravastatine, le taux moyen de LDL-C a été réduit à

2,85 ± 0,7 mmol/l (110 ± 26 mg/dl) par rapport à la valeur basale de 3,89 ± 0,7 mmol/l (150 ± 26 mg/dl) (p < 0,0001).

L’atorvastatine a également significativement réduit le taux moyen de cholestérol total de 34,1 % (groupe pravastatine : -

18,4 %, p < 0,0001), les taux moyens de triglycérides de 20 % (groupe pravastatine : -6,8 %, p < 0,0009) et les taux moyens

d’apolipoprotéine B de 39,1 % (groupe pravastatine : -22,0 %, p < 0,0001).

L’atorvastatine a augmenté le taux moyen de HDL-C de 2,9 % (groupe pravastatine : +5,6 %, p = NS). Une réduction

moyenne de 36,4 % du taux de PCR a été observée dans le groupe atorvastatine, contre une réduction de 5,2 % dans le

groupe pravastatine (p < 0,0001).

Les résultats de l’étude ont été obtenus avec le dosage à 80 mg et ne peuvent donc pas être extrapolés aux dosages plus

faibles.

Les profils de sécurité d’emploi et de tolérance ont été similaires entre les deux groupes de traitement.

Cette étude n’avait pas pour objectif d’évaluer l'effet d'un traitement hypolipidémiant intensif sur la survenue des

évènements cardiovasculaires majeurs. La relation entre les résultats d’imagerie obtenus dans cette étude et l’efficacité

clinique en termes de prévention primaire et secondaire des évènements cardiovasculaires n’est pas établie.

Syndrome coronarien aigu

Dans l’étude MIRACL, une dose de 80 mg d’atorvastatine a été évaluée chez 3 086 patients (1 538 patients dans le groupe

atorvastatine ; 1 548 patients dans le groupe placebo) présentant un syndrome coronarien aigu (infarctus du myocarde non

à onde Q ou angor instable). Le traitement a été instauré au cours de la phase aiguë après hospitalisation et a été poursuivi

pendant 16 semaines. Le traitement par atorvastatine 80 mg/jour a augmenté le temps de survenue du critère composite

principal, qui combinait la survenue des décès de toute cause, des infarctus du myocarde non fatals, des arrêts cardiaques

réanimés ou d’un angor avec signes d’ischémie myocardique nécessitant une hospitalisation. La réduction du risque a été

de 16 % (p = 0,048). Ceci a été principalement dû à une réduction de 26 % des réhospitalisations pour angor avec signes

d’ischémie du myocarde (p = 0,018). Les différences observées pour les critères secondaires n’étaient pas statistiquement

significatives (placebo : 22,2 %, atorvastatine : 22,4 %).

Le profil de la sécurité d’emploi de l’atorvastatine au cours de l’étude MIRACL était cohérent avec celui décrit à la rubrique

4.8.

Prévention de maladies cardiovasculaires

L'effet de l'atorvastatine sur les évènements coronaires mortels et non mortels a été évalué dans une étude randomisée, en

double aveugle contrôlée versus placebo, « The Anglo-Scandinavian Cardiac Outcomes Trial Lipid Lowering Arm »

(ASCOT-LLA), chez des patients hypertendus âgés de 40 à 79 ans, sans antécédent d'infarctus du myocarde ni d'angor

traité, et présentaient des taux de CT ≤ 6,5 mmol/l (251 mg/dl). Tous les patients présentaient au moins 3 des facteurs de

risque cardiovasculaire prédéfinis suivants : sexe masculin, âge (≥ 55 ans), tabagisme, diabète, antécédent de

coronaropathie chez un parent du premier degré, CT/HDL-C > 6, artériopathie périphérique, hypertrophie ventriculaire

gauche, antécédent d'accident vasculaire cérébral, anomalie électrocardiographique spécifique, protéinurie/albuminurie.

Tous les patients inclus n’étaient pas considérés comme présentant un risque élevé de premier évènement

cardiovasculaire.

Les patients recevaient un traitement antihypertenseur à base d’amlodipine ou d’aténolol associé soit à 10 mg/jour

d’atorvastatine (n = 5 168) soit à un placebo (n = 5 137).

L’effet de l’atorvastatine sur la réduction du risque relatif et absolu a été :

Évènement

Réduction du

risque relatif

Nb. d’évènements

(atorvastatine vs

placebo)

Réduction du

risque absolu

Valeur de p

Décès d’origine coronaire et infarctus du

myocarde non fatals

Total des évènements cardiovasculaires et

des procédures de revascularisation

Total des évènements coronariens

36 %

20 %

29 %

100 vs 154

389 vs 483

178 vs 247

1,1 %

1,9 %

1,4 %

0,0005

0,0008

0,0006

Sur la base de la différence des taux d’évènements survenus après une durée moyenne de suivi de 3,3 ans.

La diminution de la mortalité totale et cardiovasculaire n'était pas significative (185

versus 212 évènements, p = 0,17 et 74

versus 82 évènements, p = 0,51). Des analyses en sous-groupes en fonction du sexe (81 % d'hommes, 19 % de femmes)

ont montré un bénéfice de l'atorvastatine chez les hommes mais pas chez les femmes ; ceci pouvant être expliqué peut-être

par le faible nombre d'événement dans le groupe des femmes. La mortalité totale et cardiovasculaire était numériquement

plus élevée dans le groupe des femmes (38 versus 30 et 17 versus 12), mais sans atteindre la significativité statistique. Une

interaction significative en fonction du traitement antihypertenseur initial a été observée.

L'atorvastatine diminue le nombre de « décès d'origine coronaire et IDM non fatal » (critère principal) chez les patients

traités par amlodipine (HR 0,47 (0,32-0,69), p = 0,00008), contrairement à ceux traités par aténolol (HR 0,83 (0,59-1,17), p

= 0,287).

L'effet de l'atorvastatine a également été évalué sur les évènements cardiovasculaires mortels et non mortels dans l'étude

Collaborative Atorvastatin Diabètes Study (CARDS). Il s'agit d'une étude randomisée, en double aveugle, multicentrique,

contrôlée versus placebo réalisée chez des patients atteints de diabète de type 2, âgés de 40 à 75 ans, sans antécédents de

maladies cardiovasculaires, présentant un taux de LDL-C ≤ 4,14 mmol/l (160 mg/dl) et un taux de TG ≤ 6,78 mmol/l (600

mg/dl).

Tous les patients avaient au moins un des facteurs de risque cardiovasculaire suivants : hypertension, tabagisme,

rétinopathie, microalbuminurie ou macroalbuminurie.

Les patients recevaient soit 10 mg d'atorvastatine par jour (n = 1 428) soit un placebo (n = 1 410) pendant une période

moyenne de 3,9 ans.

L'effet de l'atorvastatine sur la réduction du risque relatif et absolu a été :

Evènement

Réduction du

risque relatif

Nb. d’évènements

(atorvastatine vs

placebo)

Réduction du

risque absolu

Valeur de p

Évènements cardiovasculaires majeurs

(IDM aigu fatal et non fatal, IDM

asymptomatique, décès d’origine coronaire

aigue, angor instable, PAC, ACTP,

revascularisation, AVC)

IDM (aigu fatal et non fatal,

asymptomatique)

Accidents vasculaires cérébraux (aigus

fatals et non fatals)

37 %

42 %

48 %

83 vs 127

38 vs 64

21 vs 39

3,2 %

1,9 %

1,3 %

0,0010

0,0070

0,0163

Sur la base de la différence des taux d'évènements survenus après une durée moyenne de 3,9 ans. IDM : infarctus du

myocarde ; PAC : pontage aorto-coronarien ; ACTP : angioplastie coronarienne transluminale percutanée ; AVC : accident

vasculaire cérébral.

Aucune différence de l’effet du traitement n’a été observée en fonction du sexe ou de l’âge des patients ou du taux de LDL-C

à l’inclusion. Une tendance favorable a été observée sur la mortalité (82 décès dans le groupe placebo versus 61 dans le

groupe atorvastatine, p = 0,0592).

Récidive des accidents vasculaires cérébraux

Dans l'étude SPARCL (Stroke Prevention by Aggressive Reduction in Cholesterol Levels), l'effet de 80 mg d'atorvastatine ou

d'un placebo sur la récidive des AVC a été évalué chez 4 731 patients ayant présenté un AVC ou un accident ischémique

transitoire (AIT) au cours des 6 mois précédents et sans antécédent de cardiopathie coronarienne. 60 % des patients était

des hommes, âgés de 21 à 92 ans (âge moyen : 63 ans) ayant des taux initiaux de LDL-C de 133 mg/dl (3,4 mmol/l). Le

taux moyen de LDL-C était de 73 mg/dl (1,9 mmol/l) sous atorvastatine et de 129 mg/dl (3,3 mmol/l) sous placebo. La durée

moyenne du suivi était de 4,9 ans.

En comparaison à un placebo, 80 mg d'atorvastatine ont diminué de 15 % le risque de survenue d'AVC mortel ou non mortel

(critère principal), soit un risque relatif de 0,85 (Intervalle de confiance à 95 % : 0,72-1,00 ; p = 0,05) ou de 0,84 (IC à 95 % :

0,71-0,99 ; p = 0,03) après ajustement en fonction des valeurs initiales. Le taux de mortalité (toutes causes confondues)

était de 9,1 % (216/2 365) chez les patients traités par atorvastatine versus 8,9 % (211/2 366) chez les patients traités par

placebo.

Une analyse réalisée a postériori a montré que 80 mg d'atorvastatine diminuaient la fréquence des accidents ischémiques

de 9,2 % (218/2 365) versus 11,6 % (2 74/2 366) sous placebo (p = 0,01), et augmentaient la fréquence des AVC

hémorragiques de 2,3 % (55/2 365) versus 1,4 % (33/2 366) sous placebo (p = 0,02).

Le risque d'AVC hémorragique était plus élevé chez les patients inclus ayant des antécédents d'AVC hémorragiques (7/45

sous atorvastatine versus 2/48 sous placebo), soit un risque relatif de 4,06 (Intervalle de confiance à 95 % ou IC 95 % :

0,84-19,57).

Le risque d'AVC ischémique était similaire dans les deux groupes (3/45 sous atorvastatine versus 2/48 sous placebo), soit

un risque relatif de 1,64 (IC 95 % : 0,27-9,82).

Le risque d'AVC hémorragique était plus élevé chez les patients inclus ayant des antécédents d'infarctus lacunaire (20/708

sous atorvastatine versus 4/701 sous placebo), soit un risque relatif de 4,99 (IC 95 % : 1,71-14,61). Le risque d'AVC

ischémique était plus faible chez ces patients (79/708 sous atorvastatine versus 102/701 sous placebo) ; soit un risque

relatif de 0,76 (IC 95 % : 0,57-1,02).

Il est possible que le risque absolu d’AVC soit plus élevé chez les patients traités par 80 mg d’atorvastatine par jour ayant

un antécédent d’infarctus lacunaire.

Le taux de mortalité (toutes causes confondues) était de 15,6 % (7/45) sous atorvastatine

versus 10,4 % (5/48) dans le

sous-groupe de patients ayant un antécédent d'AVC hémorragique ; ce taux était de 10,9 % (77/708) sous atorvastatine

versus 9,1 % (64/701) sous placebo dans le sous-groupe de patients ayant un antécédent d'infarctus lacunaire.

Population pédiatrique

Hypercholestérolémie familiale hétérozygote chez les patients pédiatriques âgés de 6 à 17 ans

Une étude en ouvert de 8 semaines pour évaluer la pharmacocinétique, la pharmacodynamie, la sécurité et la tolérance de

l’atorvastatine a été menée chez des enfants et des adolescents atteints d’une hypercholestérolémie familiale hétérozygote

confirmée génétiquement et avec un taux initial de LDL-C ≥ 4 mmol/L. Un total de 39 enfants et adolescents, âgés de 6 à 17

ans, ont été inclus. La Cohorte A a inclus 15 enfants, âgés de 6 à 12 ans et étant au stade 1 de Tanner. La Cohorte B a

inclus 24 enfants, âgés de 10 à 17 ans et étant à un stade de Tanner ≥ 2.

La dose initiale d’atorvastatine était de 5 mg par jour sous forme de comprimé à croquer dans la Cohorte A et de 10 mg par

jour sous forme de comprimé dans la Cohorte B. La dose d’atorvastatine pouvait être doublée si le sujet n’atteignait pas le

taux cible de LDL-C < 3,35 mmol/L à la Semaine 4 et si l’atorvastatine était bien tolérée.

Les valeurs moyennes de LDL-C, Chol-T, VLDL-C et Apo B étaient diminuées à la Semaine 2 chez tous les sujets. Pour les

sujets chez qui la dose a été doublée, une diminution supplémentaire a été observée dès 2 semaines, lors de la première

mesure suivant l’augmentation de dose. Les pourcentages moyens de diminution des paramètres lipidiques ont été

similaires dans les deux cohortes, que les sujets soient restés à leur dose initiale ou qu’ils aient eu leur dose initiale doublée.

A la Semaine 8, en moyenne, les pourcentages de modification par rapport aux taux initiaux de LDL-C et de Chol-T étaient

d’environ 40 % et 30 % respectivement, quelle que soit la dose.

Dans une deuxième étude en ouvert, non comparative, 271 garçons et filles atteints d’une hypercholestérolémie familiale

hétérozygote âgés de 6 à 15 ans ont été inclus et traités par atorvastatine pendant trois ans maximum. L’inclusion dans

cette étude nécessitait une hypercholestérolémie familiale hétérozygote confirmée et un taux initial de LDL-C ≥ 4 mmol/L

(environ 152 mg/dL). L’étude incluait 139 enfants au stade I de développement de Tanner (en général ayant entre 6 et 10

ans). La dose d’atorvastatine (une fois par jour) a débuté à 5 mg (comprimé à croquer) chez les enfants de moins de 10 ans.

Les enfants de 10 ans et plus ont débuté à 10 mg d’atorvastatine (1 fois par jour). Tous les enfants pouvaient bénéficier

d’une augmentation des doses pour atteindre un taux cible de LDL-C < 3,35 mmol/L. La dose moyenne chez les enfants

âgés de 6 à 9 ans était de 19,6 mg et la dose moyenne chez les enfants âgés de 10 ans et plus était de 23,9 mg.

La valeur moyenne initiale (+/- écart-type) de LDL-C était de 6,12 (1,26) mmol/L, ce qui correspond environ à 233 (48)

mg/dL. Voir le tableau 3 ci-dessous pour les résultats finaux.

Les données étaient en accord avec l’absence d’effet du médicament sur tous les paramètres de croissance et de

développement (tels que taille, poids, IMC, stade de Tanner, rapport de l’investigateur de maturation et développement

globaux) chez les sujets pédiatriques et adolescents atteints d’une hypercholestérolémie familiale hétérozygote recevant un

traitement par atorvastatine pendant l’étude de 3 ans. Aucun effet du médicament n’a été rapporté dans le rapport de

l’investigateur au cours des visites quant à la taille, le poids, l’IMC par âge ou par genre.

Tableau 3. Effets de l’atorvastatine sur la diminution des lipides chez les adolescents et adolescentes atteints d’une

hypercholestérolémie familiale hétérozygote (mmol/L)

Etapes

TC (écart-

type)

LDL-C

(écart-type)

HDL-C

(écart-type)

TG (écart-

type)

Apo B

(écart-type)#

7,86

(1,30)

6,12 (1,26)

1,314

(0,2663)

0,93

(0,47)

1,42 (0,28)**

Mois 30

4,95

(0,77)*

3,25 (0,67)

1,327

(0,2796)

0,79

(0,38)*

0,90 (0,17)*

Mois 36/

arrêt de

traitement

prématuré

5,12

(0,86)

3,45 (0,81)

1,308

(0,2739)

0,78

(0,41)

0,93

(0,20)***

TC= cholesterol total ; LDL-C = lipoprotéines-C de faible densité ; HDL-C = lipoprotéines-C de haute densité ; TG =

triglycérides ; Apo B = apolipoprotéine B ; “Mois 36/arrêt de traitement prématuré ” inclut les données de la visite

finale chez les patients dont la participation s’est terminée avant les 36 mois prévus ainsi que les données complètes

à 36 mois chez les patients dont la participation a atteint les 36 mois “*”= Mois 30, le N pour ce paramètre était 207 ;

“**”= J0, le N pour ce paramètre était 270 ; “***” = Mois 36/arrêt de traitement prématuré, le N pour ce paramètre était

243 ; “#”=g/L pour Apo B.

Hypercholestérolémie familiale hétérozygote chez les patients pédiatriques âgés de 10 à 17 ans

Dans une étude en double aveugle contrôlée contre placebo, suivie par une phase en ouvert, 187 garçons et filles post-

ménarchie, âgés de 10 à 17 ans (âge moyen 14,1 ans) présentant une hypercholestérolémie familiale hétérozygote (HF) ou

une hypercholestérolémie sévère ont été randomisés et ont reçu soit de l’atorvastatine (n = 140) soit un placebo (n = 47)

pendant 26 semaines puis ont tous reçu de l’atorvastatine pendant 26 semaines. La dose d’atorvastatine (une fois par jour)

était de 10 mg pendant les 4 premières semaines puis a été augmentée à 20 mg si le taux de LDL-C était > 3,36 mmol/l.

L’atorvastatine a réduit significativement les taux plasmatiques de Chol-T, LDL-C, triglycérides, et apolipoprotéine B au

cours de la phase en double aveugle de 26 semaines. La valeur moyenne du LDL-C atteinte était de 3,38 mmol/l (intervalle :

1,81 - 6,26 mmol/l) dans le groupe atorvastatine et de 5,91 mmol/l (intervalle : 3,93 - 9,96 mmol/l) dans le groupe placebo

durant la phase en double aveugle de 26 semaines.

Une étude pédiatrique supplémentaire évaluant l’atorvastatine versus colestipol chez des patients atteints

d’hypercholestérolémie âgés de 10 à 18 ans a démontré que l’atorvastatine (N = 25) a entraîné une réduction significative du

LDL-C à la semaine 26 (p < 0,05) par rapport au colestipol (N = 31).

Une étude d’usage compassionnel chez des patients atteints d’une hypercholestérolémie sévère (incluant

l’hypercholestérolémie homozygote) a inclus 46 patients pédiatriques traités avec de l’atorvastatine, la dose était adaptée en

fonction de la réponse (certains sujets ont reçu 80 mg d’atorvastatine par jour). L’étude a duré 3 ans : le LDL-C a été

diminué de 36 %.

L’efficacité à long terme d’un traitement par atorvastatine pendant l’enfance afin de réduire la morbidité et la mortalité à l’âge

adulte n’a pas été établie.

L’Agence européenne des médicaments a accordé une dérogation à l’obligation de soumettre les résultats d’études

réalisées avec de l’atorvastatine chez des enfants âgés de 0 à moins de 6 ans dans le traitement de l’hypercholestérolémie

hétérozygote et chez les enfants âgés de 0 à moins de 18 ans dans le traitement de l’hypercholestérolémie familiale

homozygote, de l’hypercholestérolémie mixte, de l’hypercholestérolémie primaire et de la prévention des évènements

cardiovasculaires (voir rubrique 4.2 pour les informations concernant l’usage pédiatrique).

5.2. Propriétés pharmacocinétiques

Absorption

Après administration orale, l'atorvastatine est rapidement absorbée, les concentrations plasmatiques maximales (C

étant atteintes en 1 à 2 heures.

L’importance de l'absorption de l'atorvastatine est dose-dépendante.

Après administration orale, la biodisponibilité des comprimés pelliculés d'atorvastatine est de 95 % à 99 % en comparaison

à une solution orale.

La biodisponibilité absolue de l'atorvastatine est d'environ 12 % ; la biodisponibilité systémique de l'activité inhibitrice de

l'HMG-CoA réductase étant d'environ 30 %.

La faible biodisponibilité systémique est due à la clairance dans la muqueuse gastro-intestinale précédant le passage

systémique et à l'effet de premier passage hépatique.

Distribution

Le volume moyen de distribution de l’atorvastatine est d’environ 381 litres. La liaison de l’atorvastatine aux protéines

plasmatiques est ≥ 98 %.

Biotransformation

L’atorvastatine est métabolisée par le cytochrome P450 3A4 en dérivés ortho- et parahydroxylés et en divers produits de

bêta-oxydation. En plus d’autres voies métaboliques, ces produits sont ultérieurement métabolisés par glucuronidation.

L’inhibition in vitro de l’HMG-CoA réductase par les métabolites ortho- et parahydroxylés est similaire à celle de

l’atorvastatine. Environ 70 % de l’activité circulante inhibitrice de l’HMG-CoA réductase est attribuée aux métabolites actifs.

Élimination

L’atorvastatine est principalement éliminée par voie biliaire après métabolisme hépatique et/ou extra-hépatique. Cependant,

l’atorvastatine ne semble pas subir un cycle entéro-hépatique important. La demi-vie d’élimination plasmatique moyenne de

l'atorvastatine est d’environ 14 heures chez l’homme. La demi-vie de l'activité d'inhibition de l'HMG-CoA réductase est

d'environ 20 à 30 heures en raison de la contribution des métabolites actifs.

L’atorvastatine est un substrat des transporteurs hépatiques, polypeptides transporteurs d’anions organiques 1B1

(OATP1B1) et 1B3 (OATP1B3). Les métabolites de l’atorvastatine sont des substrats de l’OATP1B1. L’atorvastatine est

également identifiée comme étant un substrat des transporteurs d’efflux de type protéine de multirésistance aux

médicaments (MDR1) et protéine de résistance au cancer du sein (BCRP), ce qui peut limiter l’absorption intestinale et la

clairance biliaire de l’atorvastatine.

Populations particulières

Personnes âgées

Les concentrations plasmatiques de l’atorvastatine et de ses métabolites actifs sont plus élevées chez le sujet âgé sain que

chez l’adulte jeune sain, l’effet hypolipidémiant étant cependant comparable à celui observé chez des patients plus jeunes.

Population pédiatrique

Dans une étude en ouvert de 8 semaines, des patients pédiatriques (âgés de 6 à 17 ans) étant au stade 1 de Tanner (N =

15) ou à un stade de Tanner ≥ 2 (N = 24), atteints d’hypercholestérolémie familiale hétérozygote et présentant un LDL-C

initial ≥ 4 mmol/L, ont été traités respectivement avec 5 ou 10 mg d’atorvastatine sous forme de comprimé à croquer ou 10

ou 20 mg d’atorvastatine sous forme de comprimé pelliculé, une fois par jour. Le poids corporel a été la seule covariable

significative dans le modèle pharmacocinétique de la population de l’atorvastatine. La clairance apparente après

administration orale de l’atorvastatine chez les sujets pédiatriques est apparue similaire à celle des adultes après mise à

l’échelle allométrique par le poids corporel. Une diminution constante du LDL-C et du Chol-T a été observée quelle que soit

l’exposition à l’atorvastatine et à l’o-hydroxyatorvastatine.

Sexe

Les concentrations de l’atorvastatine et de ses métabolites actifs sont différentes entre les femmes et les hommes (chez les

femmes : C

environ 20 % plus élevée et SSC environ 10 % plus basse). Ces différences n’ont pas de signification

clinique, aucune différence cliniquement significative sur les paramètres lipidiques n’étant observée entre les hommes et les

femmes.

Insuffisance rénale

L'insuffisance rénale n'a pas d'influence sur les concentrations plasmatiques ou sur l'effet de l'atorvastatine et de ses

métabolites actifs sur les paramètres lipidiques.

Insuffisance hépatique

Les concentrations plasmatiques d’atorvastatine et de ses métabolites actifs sont très augmentées (environ 16 fois pour la

et environ 11 fois pour la SSC) chez des patients présentant une insuffisance chronique due à l’alcool (classe B de

Child-Pugh).

Polymorphisme SLCO1B1

Le captage hépatique de tous les inhibiteurs de l’HMG-CoA réductase, dont l’atorvastatine, implique le transporteur

OATP1B1. Chez les patients ayant un polymorphisme SLCO1B1, il y a un risque de surexposition à l’atorvastatine, qui peut

entraîner une augmentation du risque de rhabdomyolyse (voir rubrique 4.4). Un polymorphisme au niveau du gène

OATP1B1 (SLCO1B c.521CC) est associé à une exposition à l’atorvastatine 2,4 fois (SSC) supérieure à celle observée chez

les individus sans ce variant génotypique (c.521TT). Une altération génétique du captage hépatique de l’atorvastatine est

également possible chez ces patients. Les conséquences éventuelles sur l’efficacité sont inconnues.

5.3. Données de sécurité préclinique

Aucun effet mutagène ou clastogène potentiel n’a été observé avec l’atorvastatine dans 4 tests

in vitro et 1 test in vivo.

L’atorvastatine n’a pas montré d’effet carcinogène chez le rat, mais de fortes doses chez la souris (conduisant à une SSC

6 à 11 fois supérieure à celle observée chez l’homme aux doses recommandées les plus élevées) ont été associées à

des adénomes hépatocellulaires chez les mâles et à des carcinomes hépatocellulaires chez les femelles.

Il a été montré lors d’études chez l’animal que les inhibiteurs de l’HMG-CoA réductase peuvent affecter le développement

de l’embryon ou du fœtus. Chez le rat, le lapin et le chien, l’atorvastatine n’a exercé aucun effet sur la fécondité et n’a pas

été tératogène mais une toxicité fœtale a été observée chez le rat et le lapin à des doses toxiques pour les mères. Un retard

du développement des portées et une réduction de la survie postnatale ont été observés au cours d’expositions à une dose

élevée d'atorvastatine chez la rate. Des données ont indiqué un transfert transplacentaire chez la rate. Les concentrations

de l’atorvastatine dans le plasma et le lait ont été similaires chez la rate. On ne sait pas si l’atorvastatine ou ses métabolites

sont excrétés dans le lait maternel.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES

6.1. Liste des excipients

Noyau du comprimé

Carbonate de calcium,

Cellulose microcristalline,

Lactose monohydraté,

Croscarmellose sodique,

Polysorbate 80,

Hydroxypropylcellulose,

Stéarate de magnésium.

Pelliculage

Hypromellose,

Macrogol 8000,

Dioxyde de titane (E171),

Talc.

Emulsion anti-mousse

Siméthicone,

Stéarates émulsifiants (tristéarate de polyéthylène glycol sorbitane, stéarate de polyéthoxylate, glycérides),

Epaississants (méthylcellulose, gomme xanthane),

Acide benzoïque,

Acide sorbique,

Acide sulfurique.

6.2. Incompatibilités

Sans objet.

6.3. Durée de conservation

3 ans.

6.4. Précautions particulières de conservation

Pas de précautions particulières de conservation.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur

Les plaquettes sont constituées d’un film de polyamide/feuille d’aluminium/PVC et d’un support constitué de feuille

d’aluminium/revêtement en vinyle de thermoscellage.

Le flacon est en PEHD avec un bouchon sécurité-enfant contenant un dessicant.

Boîtes de 4, 7, 10, 14, 20, 28, 30, 50, 56, 84, 90, 98 et 100 comprimés pelliculés sous plaquettes.

Boîtes à usage hospitalier de 200 (10 x 20) ou 500 comprimés pelliculés sous plaquettes.

Boîte de 90 comprimés pelliculés en flacon PEHD.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6. Précautions particulières d’élimination et de manipulation

Pas d'exigences particulières.

7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

PFIZER HOLDING FRANCE

23-25 AVENUE DU DOCTEUR LANNELONGUE

75014 PARIS

8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

34009 223 710 8 5 : 28 comprimés pelliculés sous plaquettes (Polyamide/Aluminium/PVC/Aluminium).

34009 223 711 4 6 : 30 comprimés pelliculés sous plaquettes (Polyamide/Aluminium/PVC/Aluminium).

34009 223 712 0 7 : 50 comprimés pelliculés sous plaquettes (Polyamide/Aluminium/PVC/Aluminium).

34009 300 427 1 7 : 90 comprimés pelliculés sous plaquettes (Polyamide/Aluminium/PVC/Aluminium).

34009 223 713 7 5 : 100 comprimés pelliculés sous plaquettes (Polyamide/Aluminium/PVC/Aluminium).

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION

[À compléter ultérieurement par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE

[À compléter ultérieurement par le titulaire]

11. DOSIMETRIE

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES

Sans objet.

CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE

Liste I.

Produits similaires

Rechercher des alertes liées à ce produit

Afficher l'historique des documents

Partagez cette information