PMS-MORPHINE SULFATE SR 100 MG Comprimé (à libération prolongée)

Canada - français - Health Canada

Achète-le

Ingrédients actifs:
Sulfate de morphine
Disponible depuis:
PHARMASCIENCE INC
Code ATC:
N02AA01
DCI (Dénomination commune internationale):
MORPHINE
Dosage:
100MG
forme pharmaceutique:
Comprimé (à libération prolongée)
Composition:
Sulfate de morphine 100MG
Mode d'administration:
Orale
Unités en paquet:
50
Type d'ordonnance:
Stupéfiant (LRCDAS I)
Domaine thérapeutique:
OPIATE AGONISTS
Descriptif du produit:
Numéro de groupe d'ingrédients actifs (GIA) :0104545012; AHFS: 28:08.08
Statut de autorisation:
APPROUVÉ
Numéro d'autorisation:
02245287
Date de l'autorisation:
2002-01-27

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MONOGRAPHIE DE PRODUIT

N

pms-MORPHINE SULFATE SR

®

Comprimés de sulfate de morphine à libération prolongée

15, 30, 60, 100 et 200 mg

Analgésique opiacé

PHARMASCIENCE INC.

6111 Avenue Royalmount, Suite 100

Montreal, Quebec

H4P 2T4

DATE DE RÉVISION :

Le 8 mars 2010

de contrôle : 133978

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MONOGRAPHIE DE PRODUIT

NOM DU MÉDICAMENT

N

pms-MORPHINE SULFATE SR

®

Comprimés de sulfate de morphine à libération prolongée

15, 30, 60, 100 et 200 mg

CLASSIFICATION PHARMACOLOGIQUE

Analgésique opiacé

ACTIONS

La morphine est un analgésique opiacé qui exerce un effet agoniste sur certains récepteurs opiacés

saturables spécifiques dans le SNC et dans d’autres tissus. Chez l’homme, la morphine produit toute

une gamme d’effets, y compris l’analgésie, la constipation due à une baisse de la motilité gastro-

intestinale, la suppression du réflexe de la toux, la dépression respiratoire due à une baisse de la

réponse du centre respiratoire au CO

, les nausées et les vomissements par stimulation de la zone de

déclenchement des chimiorécepteurs, les sautes d’humeur, notamment l’euphorie et la dysphorie, la

sédation, l’obscurcissement des capacités mentales et des altérations du système endocrinien et du

système nerveux autonome.

La morphine est rapidement absorbée quand elle est administrée par voie orale, par voie rectale ou en

injection s.-c. ou i.m. En raison du métabolisme de « premier passage » dans le foie, l’effet d’une

dose orale est moindre que celui d’une dose parentérale. Administrés de façon régulière, la morphine

orale a une puissance équivalente au tiers de la puissance d’une injection intramusculaire. La

morphine est excrétée principalement dans l’urine sous forme de morphine-3-glucuronide. Environ

7 à 10 % d’une dose de morphine est excrétée dans les selles par l’intermédiaire de la bile.

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Administrés toutes les 12 heures, les comprimés à libération prolongée procurent une analgésie

équivalente à une solution orale de morphine administrée toutes les 4 heures. Dans la plupart des cas,

l’administration toutes les douze heures permet un soulagement de la douleur équivalent à

l’administration toutes les huit heures.

L’absorption des comprimés à libération prolongée est équivalente à celle des comprimés à libération

immédiate ou des formules liquides et n’est pas influencée de façon significative par la présence

d’aliments. En état d’équilibre dynamique, les comprimés à libération prolongée permettent

d’obtenir les taux de pointe de morphine environ 4 à 5 heures après l’administration de la dose et les

niveaux thérapeutiques persistent pendant 12 heures.

Avec une gamme posologique allant de 60 à 600 mg/jour pour les comprimés pms-MORPHINE

SULFATE SR, on a observé un rapport linéaire entre la concentration plasmatique moyenne et la

dose.

INDICATIONS

pms-MORPHINE SULFATE SR

(sulfate de morphine à libération prolongée) est indiqué pour le

soulagement de la douleur intense qui exige l’emploi prolongé d’une préparation analgésique

opiacée.

CONTRE-INDICATIONS

pms-MORPHINE SULFATE SR (sulfate de morphine à libération prolongée) ne doit pas être

administré aux patients présentant les états suivants : hypersensibilité aux analgésiques opiacés, à la

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morphine ou à toute composante du produit; asthme aigu ou autres troubles obstructifs des voies

respiratoires et dépression respiratoire aiguë; cœur pulmonaire; arythmies cardiaques; alcoolisme

aigu; delirium tremens; dépression grave du SNC; troubles convulsifs, augmentation de la pression

intracrânienne ou céphalo-rachidienne; traumatisme crânien; tumeur cérébrale; abdomen aigu

soupçonné (p. ex., iléus paralytique); prise concomitante d’inhibiteurs de la MAO (ou dans les 14

jours d’un tel traitement).

MISES EN GARDE

Les comprimés pms-MORPHINE SULFATE SR (comprimés de sulfate de morphine à

libération prolongée) de 15, 30, 60 et 100 mg doivent être avalés entiers, et ne doivent être ni

mâchés, ni dissous, ni écrasés. La prise de comprimés brisés, mâchés, dissous ou écrasés

pourrait entraîner une libération et une absorption rapides d'une dose potentiellement

mortelle de morphine. Seul le comprimé de 200 mg est sécable et peut être coupé en deux. Le

demi-comprimé doit lui aussi être avalé intact.

Les comprimés pms-MORPHINE SULFATE SR de 100 mg et de 200 mg ne doivent servir

qu’à des patients tolérants aux opiacés (voir aussi POSOLOGIE ET ADMINISTRATION).

Ces teneurs de comprimés peuvent causer une dépression respiratoire mortelle si elles sont

administrées à des patients qui n’ont pas déjà été exposés à des doses équivalentes quotidiennes

de morphine de 200 mg ou plus. Il faut être prudent quand on prescrit ces teneurs de

comprimés.

On doit aviser les patients de ne pas donner pms-MORPHINE SULFATE SR à d’autres

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personnes que le patient pour qui il a été prescrit, et, à ce titre, une utilisation inappropriée

peut avoir des conséquences médicales graves, y compris la mort.

On doit avertir les patients de ne pas consommer d’alcool pendant qu’ils prennent pms-

MORPHINE SULFATE SR, car cela peut augmenter le risque d’éprouver des effets secondaires

dangereux (voir PRÉCAUTIONS, Interactions médicamenteuses).

pms-MORPHINE SULFATE SR n’est pas recommandé pour une utilisation préopératoire ou post-

opératoire dans les 24 premières heures.

Abus des formulations opiacées : pms-MORPHINE SULFATE SR consiste en une matrice de

polymère destinée à un usage oral seulement. L’abus peut mener au surdosage et à la mort. Ce risque

augmente lorsque les comprimés sont écrasés, brisés ou mâchés, dissous et s’ils sont pris en même

temps que de l’alcool ou d’autres dépresseurs du SNC. En cas d’abus parentéral, on peut s’attendre à

ce que les excipients du comprimé, spécialement le talc, entraînent une nécrose tissulaire locale, une

infection, des granulomes pulmonaires, et un risque accru d’endocardite et de lésions des valvules

cardiaques.

Dépendance médicamenteuse : Comme pour les autres opiacés, la tolérance et la dépendance

physique ont tendance à se développer à la suite de l’administration répétée de la morphine; son

utilisation présente donc un potentiel d’abus et de développement d'une forte dépendance

psychologique. pms-MORPHINE SULFATE SR doit donc être prescrit et employé avec le haut

degré de prudence appropriée à l’utilisation des médicaments qui ont un fort potentiel d’abus. Le

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risque d’abus ne constitue habituellement pas un problème chez les patients présentant des douleurs

intenses et chez qui la morphine est indiquée de façon appropriée. Toutefois, en l’absence d’une

indication claire pour un analgésique opiacé puissant, il faut soupçonner la possibilité de

toxicomanie et y résister, chez les sujets sollicitant le médicament, en particulier les sujets ayant des

antécédents et une tendance à l’emploi abusif de médicaments. Des symptômes de sevrage peuvent

se manifester après l’arrêt brusque du traitement ou l’administration d’un antagoniste des opiacés. Le

patient recevant un traitement prolongé doit donc être sevré progressivement si le médicament n’est

plus requis pour la maîtrise de la douleur.

Administration dans la toxicomanie et l'alcoolisme : pms-MORPHINE SULFATE SR est un

opiacé sans approbation dans la prise en charge des troubles de toxicomanie. Son utilisation correcte

chez les individus souffrant de dépendance médicamenteuse ou alcoolique, active ou en rémission,

est pour la prise en charge de la douleur exigeant une analgésie opiacée.

Dépression du SNC : On doit administrer la morphine uniquement avec prudence et à des doses

réduites en cas d’administration concomitante d’autres analgésiques opiacés, d’anesthésiques

généraux, de phénothiazines et autres tranquillisants, d’hypnosédatifs, d’antidépresseurs tricycliques

et d’autres dépresseurs du SNC, y compris l’alcool. La dépression respiratoire, l’hypotension et la

sédation profonde ou le coma peuvent en résulter.

La douleur intense a un effet antagoniste sur les effets dépresseurs subjectifs et respiratoires de la

morphine. Si la douleur disparaît soudainement, ces effets peuvent se manifester rapidement. Les

patients qui doivent subir une cordotomie ou une autre interruption des voies de transmission de la

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douleur ne devraient pas recevoir pms-MORPHINE SULFATE SR à moins de 24 heures de

l’intervention.

Administration pendant la grossesse : Les études animales réalisées avec la morphine et autres

opiacés ont indiqué la possibilité d’effets tératogènes. Chez l’humain, on ignore si la morphine peut

être nocive pour le fœtus quand elle est administrée pendant la grossesse ou si elle peut influencer la

capacité de reproduction. On ne prescrira pms-MORPHINE SULFATE SR aux femmes enceintes

que si le traitement s’avère vraiment nécessaire et si les avantages anticipés sont supérieurs aux

risques potentiels pour le fœtus.

PRÉCAUTIONS

Dépression respiratoire : On doit utiliser la morphine avec une extrême prudence chez les patients

ayant une réserve respiratoire nettement réduite ou souffrant de dépression respiratoire préexistante,

d’hypoxie ou d’hypercapnie. Ces patients sont souvent moins sensibles à l’action stimulante du

dioxyde de carbone sur le centre respiratoire et l’effet dépresseur de la morphine sur la respiration

peut réduire la fonction respiratoire jusqu’à l’apnée.

Traumatisme crânien : Les effets dépresseurs respiratoires de la morphine, et la capacité d’élever la

pression du liquide céphalo-rachidien, peuvent augmenter grandement en présence d’une pression

intracrânienne déjà élevée par le traumatisme. De plus, la morphine peut entraîner de la confusion,

un myosis, des vomissements et d’autres effets secondaires qui masquent le tableau clinique des

patients souffrant d’un traumatisme crânien. Chez ces patients, on doit utiliser la morphine avec une

extrême prudence et uniquement si son administration est jugée essentielle.

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Hypotension : L’administration de morphine peut entraîner une grave hypotension chez les patients

dont la capacité de maintenir une tension artérielle adéquate est compromise par une baisse de la

volémie ou par l’administration concomitante de médicaments comme les phénothiazines ou certains

anesthésiques.

Pathologies abdominales aiguës : La morphine (et autres opiacés morphinomimétiques) s’est

montrée capable de ralentir la motilité intestinale. La morphine peut masquer le diagnostic ou le

tableau clinique des patients souffrant d’abdomen aigu.

Groupes vulnérables : On doit administrer la morphine avec prudence et à des doses réduites aux

personnes âgées ou débilitées, aux patients dont la fonction hépatique ou rénale est très réduite et à

ceux atteints d’insuffisance corticosurrénale (p. ex., maladie d’Addison), de troubles des voies

biliaires, d’hypothyroïdie, de pancréatite, d’hypertrophie prostatique ou de rétrécissement urétral.

On ne doit pas utiliser de morphine lorsqu’il y a une possibilité que survienne un iléus paralytique.

La morphine peut abaisser le seuil de crise chez les patients présentant des antécédents d’épilepsie.

Travail, accouchement, mères allaitantes : La morphine traverse la barrière placentaire et son

administration pendant le travail peut entraîner une dépression respiratoire chez le nouveau-né. On a

retrouvé la morphine dans le lait maternel. On doit faire preuve de prudence si on administre la

morphine à une femme allaitante.

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Conduite automobile et manœuvre de machinerie dangereuse : La morphine peut altérer les capacités

mentales et/ou physiques requises pour exécuter des tâches pouvant être dangereuses, comme la

conduite d’un véhicule ou la manœuvre de machinerie. Les patients doivent en être avertis.

On doit également prévenir les patients des effets de la morphine quand elle est administrée avec

d’autres dépresseurs du SNC, y compris d’autres opiacés, les phénothiazines, les hypnosédatifs et

l’alcool.

Interactions médicamenteuses : De façon générale, on peut contrecarrer les effets de la morphine

avec des agents acidifiants et les potentialiser avec des agents alcalinisants.

L’effet analgésique de la morphine est potentialisé par les amphétamines, la chlorpromazine et le

méthocarbamol. Les dépresseurs du SNC, comme les autres opiacés, les anesthésiques, les sédatifs,

les hypnotiques, les neuroleptiques, les autres tranquillisants, l’hydrate de chloral, le glutéthimide ou

la gabapentine peuvent augmenter les effets dépresseurs de la morphine et peuvent entraîner une

dépression respiratoire, de l’hypotension, une sédation profonde ou le coma. Il ne faut pas prendre

d’inhibiteurs de la monoamine oxydase (y compris le chlorhydrate de procarbazine) à moins de deux

semaines de l’utilisation. Les antihistaminiques à base de pyrazolidone, les bêta-bloquants et l’alcool

peuvent aussi augmenter les effets dépresseurs de la morphine. Si on envisage un traitement par

association, on devrait diminuer la dose de un ou des deux agents.

Études de dissolution in vitro de l’interaction avec l’alcool : Des concentrations accrues d’alcool

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dans le milieu de dissolution ont entraîné une diminution du taux de libération de la morphine des

comprimés pms-MORPHINE SULFATE SR. La signification clinique de ces constatations est

inconnue.

Les analgésiques opiacés agonistes/antagonistes mixtes (c.-à-d. pentazocine, nalbuphine, butorphanol

et buprénorphine) devraient être administrés avec prudence à un patient qui a reçu ou qui reçoit un

traitement par analgésique opiacé agoniste pur comme la morphine. Dans ce cas, les analgésiques

agonistes/antagonistes mixtes peuvent atténuer l’effet analgésique de la morphine et/ou précipiter les

symptômes de sevrage chez ces patients.

La morphine peut augmenter l’activité anticoagulante de la coumarine ainsi que celles d’autres

anticoagulants.

RÉACTIONS INDÉSIRABLES

Les plus grands risques associés à la morphine, comme aux autres analgésiques opiacés,

comprennent la dépression respiratoire et, à un moindre degré, la dépression circulatoire. L’arrêt

respiratoire, le choc et l’arrêt cardiaque sont survenus après l’administration orale ou parentérale de

morphine.

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Effets secondaires nécessitant des soins médicaux le plus souvent observés :

Les effets secondaires des analgésiques opiacés comme la morphine le plus fréquemment observés

sont la sédation, les nausées, les vomissements, la constipation, la sensation vertigineuse, les

étourdissements et l’hyperhidrose.

Sédation : La plupart des patients éprouvent un certain degré de sédation au début du traitement.

Cela est dû au moins en partie au fait que le soulagement de la douleur persistante permet souvent

aux patients de récupérer après une fatigue prolongée. La somnolence disparaît en général après trois

à cinq jours et n’est habituellement pas source d’inquiétude dans la mesure où elle n’est pas trop

marquée ni associée à un manque de stabilité ni à de la confusion. Si une sédation excessive persiste,

on doit en chercher la raison. Par exemple : administration concomitante de sédatifs, insuffisance

hépatique ou rénale, insuffisance respiratoire exacerbée, doses trop élevées pour pouvoir être tolérées

par un patient âgé ou un patient plus malade que l’on croyait. S’il est nécessaire de réduire la dose,

on peut l’augmenter avec prudence après trois ou quatre jours s’il est évident que la douleur n’est pas

bien maîtrisée. Des étourdissements et un manque de stabilité peuvent être dus à une hypotension

orthostatique, en particulier chez les sujets âgés ou débilités, et peuvent être soulagés si le patient

s’allonge. En raison de la clairance plus faible du médicament chez les sujets de plus de 50 ans, la

dose appropriée dans ce groupe d’âge pourrait être la moitié ou moins de la dose habituelle des sujets

plus jeunes.

Nausées

vomissements :

nausées

vomissements

surviennent

fréquemment

après

l’administration de doses uniques d’opiacés ou comme effet secondaire précoce lors d’un traitement

régulier par des opiacés. Quand on instaure un traitement prolongé par un opiacé en cas de douleur

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chronique, on doit envisager de prescrire un antiémétique de façon systématique. Les patients qui

reçoivent l’équivalent d’une dose unique de morphine de 20 mg ou plus toutes les 4 heures (60 mg

toutes les 12 heures de pms-MORPHINE SULFATE SR [comprimés de sulfate de morphine à

libération prolongée]) ont habituellement besoin d’un antiémétique au début du traitement. Les

antiémétiques le plus fréquemment prescrits sont la prochlorpérazine et l’halopéridol à doses faibles.

Les nausées et vomissements ont tendance à s’atténuer après une semaine environ, mais ils peuvent

persister en raison d’une stase gastrique provoquée par les opiacés. Dans ces cas, la métoclopramide

est souvent utile.

Constipation : Pratiquement tous les patients qui prennent des opiacés de façon régulière éprouvent

des problèmes de constipation. Dans certains cas, spécialement chez les personnes âgées et les sujets

confinés au lit, un fécalome peut se développer. Il est essentiel d’avertir le patient de cette possibilité

et d’instaurer un régime approprié d’hygiène intestinale au début d’un traitement analgésique opiacé

prolongé. Des laxatifs stimulants, des émollients fécaux et autres mesures appropriées seront utilisés

au besoin.

Les autres effets secondaires comprennent :

Cardiovasculaires :

évanouissements,

hypotension,

palpitations,

syncope

tachycardie

supraventriculaire

SNC :

agitation,

confusion,

convulsions,

céphalées,

contractions

musculaires

involontaires, dysphorie, étourdissements, euphorie, faiblesse, hallucinations,

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humeur modifiée, insomnie, malaise, paresthésie, somnolence, troubles de la

pensée, troubles de la vision et vertige

Dermatologiques :

œdème, prurit, urticaire et autres éruptions cutanées

Endocriniens :

un syndrome de sécrétion inappropriée d’hormone antidiurétique caractérisé

par une hyponatrémie secondaire à la réduction de l’excrétion d’eau libre peut

être dominant (la surveillance des électrolytes peut être nécessaire)

Gastro-intestinaux :

anorexie,

constipation,

crampes,

douleurs

abdominales,

dyspepsie,

augmentation des enzymes hépatiques, iléus, nausées, perversion du goût,

sécheresse de la bouche, spasme des voies biliaires, troubles digestifs et

vomissements

Effets généraux :

asthénie, bouffées vasomotrices, dépendance médicamenteuse, hyperhidrose,

hypertonie, myosis, réaction allergique, réaction anaphylactique, réaction

anaphylactoïde, syndrome de sevrage des drogues et tolérance

Génito-urinaires :

aménorrhée, baisse de la libido ou de la vigueur sexuelle, dysfonction

érectile, rétention urinaire ou miction difficile

Métaboliques

et nutritionnels :

œdème périphérique

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Respiratoires :

bronchospasme, dépression respiratoire, diminution de la toux et œdème

pulmonaire

Syndrome

sevrage

(abstinence) :

dépendance

physique,

accompagnée

d’une

dépendance psychologique, a tendance à apparaître en administration chronique. Un syndrome

d’abstinence peut être précipité par l’arrêt du traitement opiacé ou par l’administration d’antagonistes

des opiacés. Après l’interruption du traitement, les symptômes de sevrage suivants peuvent se

manifester :

bâillements,

chair

poule,

crampes

d’estomac,

diarrhée,

douleur

physique,

éternuements, faiblesse, fièvre inexpliquée, hyperhidrose, nausées, nervosité ou agitation, perte

d’appétit, rhinorrhée, tachycardie, tremblements ou frissons et troubles du sommeil. Ces symptômes

sont généralement légers si l’emploi médical des analgésiques opiacés est justifié et si le sevrage est

progressif.

SYMPTÔMES ET TRAITEMENT DU SURDOSAGE

Pour gérer une situation où une surdose de médicament est soupçonnée, communiquez avec votre

centre antipoison régional.

Symptômes : Un surdosage grave de morphine se caractérise par une dépression respiratoire

(diminution de la fréquence et/ou du volume respiratoire, respiration de Cheyne-Stokes, cyanose),

une somnolence extrême qui évolue en stupeur ou en coma, une rhabdomyolyse évoluant en

insuffisance rénale, une flaccidité des muscles squelettiques, une froideur ou une moiteur de

l’épiderme et, quelquefois, une hypotension et une bradycardie. Le myosis extrême est un signe de

surdosage narcotique, mais n’est pas pathognomonique (par exemple, les lésions pontiques d’origine

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hémorragique ou ischémique peuvent produire des résultats semblables). La mydriase marquée plutôt

que le myosis peut accompagner l’hypoxie dans le contexte du surdosage de la morphine. Un

surdosage grave peut provoquer l’apnée, le collapsus circulatoire, l’arrêt cardiaque et la mort.

Traitement : On verra d’abord à établir un échange respiratoire adéquat en assurant la perméabilité

des voies respiratoires et la ventilation contrôlée ou assistée. Le chlorhydrate de naloxone, un

antagoniste des opiacés, est un antidote spécifique contre la dépression respiratoire due à un

surdosage ou résultant d’une sensibilité inhabituelle à la morphine. On devrait donc administrer une

dose appropriée de l’antagoniste, de préférence par voie intraveineuse. La dose i.v. initiale habituelle

de naloxone chez l’adulte est de 0,4 mg ou plus. On procédera en même temps à la réanimation

respiratoire. Comme la durée de l’action de la morphine, surtout en formulation à libération

prolongée, peut excéder celle de l’antagoniste, le patient doit rester sous surveillance constante et les

doses d’antagoniste doivent être répétées au besoin pour maintenir une bonne respiration.

On ne doit pas administrer d’antagoniste en l’absence de dépression respiratoire ou cardiovasculaire

cliniquement significative. L’oxygène, les solutés intraveineux, les vasopresseurs et autres mesures

de soutien doivent être utilisés au besoin.

Chez un individu physiquement dépendant des opiacés, l’administration de la dose habituelle d’un

antagoniste des opiacés déclenchera un syndrome de sevrage aigu. La gravité de ce syndrome sera

fonction du degré de dépendance physique du patient et de la dose d’antagoniste administrée. Il faut

éviter l’emploi d’antagonistes des opiacés chez ce sujet, dans la mesure du possible. Si l’utilisation

d’un antagoniste des opiacés est nécessaire pour traiter une dépression respiratoire grave chez un

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patient présentant une dépendance physique, l’administration devrait se faire avec une extrême

prudence, par ajustement posologique, en débutant par une dose représentant 10 à 20 % de la dose

initiale habituelle.

L’évacuation du contenu gastrique peut s’avérer utile pour éliminer toute quantité de médicament

non absorbé par l’organisme, surtout en cas d’administration de préparation à libération prolongée.

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION

Les comprimés pms-MORPHINE SULFATE SR de 15, 30, 60 et 100 mg doivent être avalés

entiers, et ne doivent être ni mâchés, ni dissous, ni écrasés. La prise de comprimés brisés,

mâchés, dissous ou écrasés pourrait entraîner une libération et une absorption rapides d’une

dose potentiellement mortelle de morphine. Seul le comprimé de 200 mg est sécable et peut être

coupé en deux. Le demi-comprimé doit lui aussi être avalé intact.

L’administration et la posologie de la morphine doivent être individualisées en tenant compte des

propriétés du médicament. Il faut de plus tenir compte de la nature et de l’intensité de la douleur,

ainsi que de l’état général du patient. Il faut accorder une importance particulière aux médicaments

administrés auparavant ou de façon concomitante.

Comme c’est le cas pour d’autres analgésiques opiacés puissants, l’utilisation de la morphine pour

soulager la douleur persistante doit être précédée d’une évaluation approfondie de l’état du patient

ainsi que du diagnostic de la douleur spécifique et de ses causes. L’emploi d’opiacés pour soulager

les douleurs chroniques comme la douleur cancéreuse, si importante soit-elle, ne doit représenter

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qu’une partie de la démarche visant à traiter la douleur, qui doit comprendre également d’autres

modes de traitement ou d’autres médicaments, des mesures non médicamenteuses et un soutien

psychosocial.

Le lecteur pourra consulter les documents suivants pour obtenir des renseignements essentiels

sur les points importants du soulagement de la douleur cancéreuse :

Douleurs cancéreuses : Une monographie sur la conduite à tenir vis-à-vis des douleurs cancéreuses.

Ministère des Approvisionnements et Services Canada, 1987. N

de cat. H42-2/5-1984E.

Twycross RG, Lack SA : Symptom control in far advanced cancer: Pain relief. Pitman, Londres,

1983.

Dose pour adulte : Les besoins individuels varient considérablement d’un patient à l’autre en

fonction de l’âge, du poids, de l’intensité de la douleur et des antécédents médicaux et analgésiques.

La dose initiale la plus fréquente est de 30 mg par voie orale toutes les 12 heures.

Les patients de plus de 50 ans ont généralement besoin de doses de morphine beaucoup plus faibles

que les patients plus jeunes. Chez les malades âgés et débilités, et en cas d’insuffisance respiratoire

ou de réduction nette de la fonction rénale, la dose initiale devrait être la moitié de la dose habituelle

recommandée.

pms-MORPHINE SULFATE SR (comprimés de sulfate de morphine à LP)

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Dose pédiatrique : Les besoins posologiques individuels varient considérablement selon l'âge, le

poids, l'intensité de la douleur, les antécédents médicaux et analgésiques du patient.

Une dose initiale appropriée pour les enfants dont la douleur est mal maîtrisée sous analgésiques non

opiacés ou opiacés faibles est de 0,5 à 1 mg/kg de morphine sulfate à libération prolongée par voie

orale aux 12 heures.

Patients recevant présentement des opiacés : On peut faire passer les patients qui reçoivent des

préparations orales de morphine à pms-MORPHINE SULFATE SR en utilisant la même posologie

quotidienne totale de morphine divisée en deux doses de pms-MORPHINE SULFATE SR

administrées à 12 heures d’intervalle.

Pour les patients qui reçoivent un autre opiacé, on doit calculer la « dose équivalente en sulfate de

morphine orale » de l’analgésique utilisé. Après avoir déterminé la posologie quotidienne totale de

l’analgésique présentement employé, on peut se servir du tableau d’équivalence suivant pour calculer

la posologie quotidienne approximative de sulfate de morphine orale qui devrait procurer une

analgésie équivalente. Cette posologie quotidienne totale de morphine orale doit alors être divisée en

deux doses égales de pms-MORPHINE SULFATE SR administrées à 12 heures d’intervalle.

Certains patients peuvent nécessiter une dose plus faible au moment de la conversion initiale; on

ajustera ensuite la dose pendant l’administration chronique pour maintenir une analgésie optimale.

Ajustement posologique : L’ajustement posologique est la clé du succès dans le traitement par la

morphine. Un dosage optimal adapté au soulagement de la douleur du patient doit viser une

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administration régulière de la plus petite dose possible de morphine a libération contrôlée

(pms-MORPHINE SULFATE SR), ce qui permettra l’atteninte de l’objectif global du

traitement qui est un soulagement satisfaisant de la douleur et des effets secondaires

acceptables.

Les ajustements posologiques doivent être basés sur la réponse clinique du patient. Des doses plus

élevées peuvent parfois être justifiées chez certains patients afin de répondre aux besoins en période

d’activité physique.

En raison des propriétés de libération prolongée de pms-MORPHINE SULFATE SR, les

ajustements posologiques doivent être généralement espacés de 48 heures. Si des augmentations de

la dose sont nécessaires, elles doivent être proportionnellement plus élevées pour la faible dose

(exprimées en pourcentage de la dose précédente) que pour une dose plus élevée. Les augmentations

usuelles recommandées de la dose (q12h) des comprimés pms-MORPHINE SULFATE SR sont de

15, 30, 45, 60, 90, 120, 150, 180 et 200 mg. Au-dessus de 200 mg/dose (400 mg/jour), les

augmentations devraient être de 30 à 60 mg/dose.

pms-MORPHINE SULFATE SR est conçu pour permettre une administration toutes les 12 heures.

L’apparition répétée de percées de douleur à la fin de l’intervalle entre les doses indique

généralement la nécessité d’une augmentation de la posologie, pas d’une augmentation de la

fréquence des doses de morphine à libération prolongée. Toutefois, quand on le juge nécessaire pour

obtenir les effets optimaux du médicament, on peut administrer les comprimés pms-MORPHINE

pms-MORPHINE SULFATE SR (comprimés de sulfate de morphine à LP)

Monographie de produit

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SULFATE SR toutes les 8 heures. Une administration plus fréquente (que q8h) n’est pas

recommandée.

Ajustement ou baisse de la posologie : Une fois qu’on a obtenu le soulagement satisfaisant de la

douleur intense, on tentera de façon régulière de réduire la dose d’opiacé. Des doses plus faibles ou

l’arrêt complet sont parfois possibles en raison d’un changement de l’état physique ou mental du

patient. Si un arrêt de traitement se révèle nécessaire, on peut diminuer la dose de l’opiacé de la

façon suivante : la moitié de la posologie quotidienne précédente administrée q12h les deux premiers

jours, suivie d’une réduction de 25 % tous les deux jours.

Les analgésiques opiacés ne sont peut-être que partiellement efficaces à soulager la douleur

dysesthésique, l’algie post-zostérienne, la douleur lancinante, la douleur liée à l’activité et certaines

formes de céphalées. On ne doit pas en conclure qu’il ne faut pas faire un essai adéquat de traitement

opiacé chez les patients atteints d’un cancer à un stade avancé et souffrant de l’une ou l’autre de ces

formes de douleurs, mais il peut être nécessaire d’envisager assez rapidement d’autres formes de

soulagement de la douleur chez ces sujets.

pms-MORPHINE SULFATE SR (comprimés de sulfate de morphine à LP)

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TABLEAU 1

ANALGÉSIQUES OPIACÉS : ÉQUIVALENCE ANALGÉSIQUE APPROXIMATIVE

1

Médicament

Dose équivalente (mg)

2

(par comparaison avec 10 mg de morphine IM)

Durée d’action

(heures)

Parentérale

Orale

Agonistes puissants des opiacés :

Morphine

Hydromorphone

Aniléridine

Lévorphanol

Mépéridine

Oxymorphone

5 (rectale)

Méthadone

Héroïne

10-15

Agonistes faibles des opiacés :

Codéine

Oxycodone

10-15

Propoxyphène

Agonistes-antagonistes mixtes

7

:

Pentazocine

Nalbuphine

Butorphanol

Références :

Comité consultatif expert sur la conduite à tenir vis-à-vis de la douleur chronique intense chez les cancéreux, Santé et

Bien-être social Canada. Douleurs cancéreuses : Une monographie sur la conduite à tenir vis-à-vis de la douleur

cancéreuse. Ministère des Approvisionnements et Services Canada, 1987. N

de cat. H42-2/5-1984E.

Foley KM. The treatment of cancer pain. New Engl J Med, 1985, 313(2):84-95.

Aronoff GM, Evans WO. Pharmacological management of chronic pain: A review. Dans : Aronoff GM, éditeur.

Evaluation and treatment of chronic pain. 2

éd. Baltimore (MD) : Williams et Wilkins; 1992. p. 359-68.

Cherny NI, Portenoy RK. Practical issues in the management of cancer pain. Dans : Wall PD, Melzack R, éditeurs.

Textbook of pain. 3

éd. New York : Churchill Livingstone; 1994. p. 1437-67.

2

La plupart de ces données sont dérivées d’études sur la douleur aiguë traitée par dose unique et devraient être

considérées comme une simple approximation lors du processus de sélection des doses à prescrire pour traiter

les douleurs chroniques.

3

Pour la douleur aiguë, la dose orale ou rectale de la morphine est de six fois la dose injectable. En cas d’usage

chronique toutefois, l’expérience clinique indique que ce rapport est de 2-3:1 (c’est-à-dire que 20 à 30 mg de

morphine orale ou rectale sont équivalents à 10 mg de morphine parentérale).

Ces agents ne sont pas recommandés pour le traitement de la douleur chronique.

Dose équianalgésique extrêmement variable. On calculera de façon individuelle la dose requise par le patient en

commençant par l’équivalent de 1/10 de la dose de morphine.

En association avec l’acétaminophène ou l’AAS. Dans la douleur aiguë, l’oxycodone orale en simple entité est deux

fois plus puissante que la morphine orale.

Les agonistes-antagonistes mixtes peuvent précipiter le sevrage chez les patients recevant des agonistes des opiacés

purs.

pms-MORPHINE SULFATE SR (comprimés de sulfate de morphine à LP)

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RENSEIGNEMENTS PHARMACEUTIQUES

L’appellation chimique du sulfate de morphine est le sulfate 7,8-didéhydro-4,5 -époxy-17-

méthylmorphinan-3,6 -diol (2:1), pentahydrate (sel). Sa structure est comme suit :

Formule moléculaire :

) H

Poids moléculaire :

758,8 (forme pentahydrate)

668,8 (forme anhydre)

Description :

Le sulfate de morphine se présente sous forme de poudre cristalline

ou de cristaux en aiguilles blancs et inodores. Le sulfate de morphine

est soluble dans l’eau (1:21) et dans l’éthanol (1:1000). Il est

pratiquement insoluble dans l’éther et dans le chloroforme.

Composition :

Ingrédient actif :

Sulfate de morphine

Ingrédients non médicinaux (toutes teneurs) : Alcool cétostéarylique, hydroxyéthylcellulose, lactose

(15, 30, 60 mg seulement), stéarate de magnésium et talc

pms-MORPHINE SULFATE SR (comprimés de sulfate de morphine à LP)

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Enrobage 15 mg :

Opadry OY-8855 Vert

- jaune de quinoléine (laque d’aluminium)

- bleu brillant F.C.F. (laque d’aluminium)

- carmin d’indigo (laque d’aluminium)

- hydroxypropylméthylcellulose

- polyéthylèneglycol 400

- dioxyde de titane

Enrobage 30 mg :

Opadry YS-1-4729 Pourpre

rouge D & C n

7 (laque au calcium)

bleu brillant F.C.F. (laque d’aluminium)

jaune soleil F.C.F. (laque d’aluminium)

- hydroxypropylméthylcellulose

- polyéthylèneglycol 400

- polysorbate 80

- dioxyde de titane

Enrobage 60 mg :

Opadry OY-3508 Orange

- jaune de quinoléine (laque d’aluminium)

- érythrosine (laque d’aluminium)

- jaune soleil F.C.F. (laque d’aluminium)

- hydroxypropylméthylcellulose

pms-MORPHINE SULFATE SR (comprimés de sulfate de morphine à LP)

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- polyéthylèneglycol 400

- dioxyde de titane

Enrobage 100 mg :

Opadry OY-8215 Gris

- carmin d’indigo (laque d’aluminium)

- hydroxypropylméthylcellulose

- oxyde de fer, jaune

- oxyde de fer, noir

- polyéthylèneglycol 400

- dioxyde de titane

Enrobage 200 mg :

Opadry OY-5970

- carmin d’indigo

érythrosine

jaune soleil F.C.F. (laque d’aluminium)

hydroxypropylméthylcellulose

- polyéthylèneglycol 400

- dioxyde de titane

Stabilité et recommandations de conservation :

Conserver les comprimés à température ambiante (15 à 30 °C).

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FORMES POSOLOGIQUES

Les comprimés pms-MORPHINE SULFATE SR (sulfate de morphine à libération prolongée) sont

offerts en teneurs de 15 mg (vert), 30 mg (violet), 60 mg (orange), 100 mg (gris) et 200 mg (rouge).

Les comprimés sont enrobés, biconvexes, et portent l’impression logo « P » d’un côté et 15 mg,

30 mg, 60 mg, 100 mg ou 200 mg (selon le cas) de l’autre. Les comprimés à 15, 30, 60 et 100 mg

sont ronds, alors que le comprimé à 200 mg a la forme d’une capsule. Seul le comprimé à 200 mg est

sécable et peut être fractionné en deux.

Les comprimés pms-MORPHINE SULFATE SR à 15, 30, 60, 100 et 200 mg sont présentés en

flacons de plastique opaques renfermant 50 comprimés ou en plaquette alvéolées de 25 comprimés.

pms-MORPHINE SULFATE SR (comprimés de sulfate de morphine à LP)

Monographie de produit

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RENSEIGNEMENTS POUR LE CONSOMMATEUR

Veuillez lire attentivement ces renseignements avant de prendre des comprimés pms-

MORPHINE SULFATE SR. De plus, lisez les renseignements lorsque vous recevez vos

renouvellements d’ordonnance, car il pourrait y avoir quelque chose de nouveau. Ces renseignements

ne remplacent pas une conversation avec votre médecin sur votre état de santé ou votre traitement.

Seuls votre médecin et vous pouvez décider si pms-MORPHINE SULFATE SR vous convient.

Partagez les renseignements de ce feuillet avec votre entourage.

Qu’est-ce que la morphine?

La morphine est un médicament utilisé pour traiter la douleur intense. Elle devrait vous permettre

d’augmenter votre bien-être et de vivre de façon plus autonome. La morphine appartient à une classe

de médicaments que l’on appelle généralement opiacés, opioïdes ou narcotiques, et qui comprend

aussi la codéine, le fentanyl, l’hydromorphone et l’oxycodone.

Votre douleur peut s’intensifier ou diminuer de temps en temps et votre médecin devra peut-être

modifier la quantité de morphine que vous prenez (posologie quotidienne).

Qu’est-ce que pms-MORPHINE SULFATE SR?

pms-MORPHINE SULFATE SR est un comprimé à libération contrôlée contenant de la morphine.

pms-MORPHINE SULFATE SR est conçu de façon telle que la morphine est libérée lentement sur

une période de 12 heures, vous permettant de prendre une dose toutes les 12 heures pour maîtriser

votre douleur. pms-MORPHINE SULFATE SR est utilisé pour traiter la douleur intense exigeant

l’utilisation prolongée d’une préparation analgésique opiacée.

pms-MORPHINE SULFATE SR (comprimés de sulfate de morphine à LP)

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Les comprimés pms-MORPHINE SULFATE SR sont offerts en cinq teneurs : 15 mg (vert), 30 mg

(violet), 60 mg (orange), 100 mg (gris) et 200 mg (rouge). Vous devrez peut-être prendre plus d’une

teneur de comprimés (comprimés de couleurs différentes) à la fois pour recevoir la posologie

quotidienne totale prescrite par le médecin. Vous ne devriez pas prendre de comprimés pms-

MORPHINE SULFATE SR de 100 ou de 200 mg, à moins que vous ne preniez déjà la teneur de

60 mg, ou une dose équivalente d’un analgésique semblable, et que votre médecin ne vous ait avisé

de passer aux comprimés de teneur plus élevée.

Avant de prendre pms-MORPHINE SULFATE SR :

Votre médecin devrait tout connaître de votre état de santé avant de décider si pms-MORPHINE

SULFATE SR vous convient et quelle est la meilleure posologie quotidienne. Parlez à votre

médecin de tous vos problèmes médicaux, spécialement les suivants : difficulté à respirer ou

problèmes de poumons; traumatisme crânien; problèmes de reins ou de foie; problèmes gastro-

intestinaux; tension artérielle basse; problèmes de prostate; rétrécissement de l’urètre (étroitesse

inhabituelle de l’urètre); problèmes des glandes surrénales, comme la maladie d’Addison;

convulsions ou crises d’épilepsie; alcoolisme; hallucinations ou autres problèmes mentaux graves;

abus présent ou passé de drogues ou toxicomanie.

Vous devriez dire aussi à votre médecin si vous êtes enceinte, si vous allaitez, ou si vous avez

l’intention de devenir enceinte pendant que vous prenez pms-MORPHINE SULFATE SR, car ce

médicament ne vous convient peut-être pas dans ces circonstances.

pms-MORPHINE SULFATE SR (comprimés de sulfate de morphine à LP)

Monographie de produit

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N’utilisez pas pms-MORPHINE SULFATE SR si :

votre médecin ne vous l’a pas prescrit;

votre douleur est légère;

votre douleur peut être soulagée par l’utilisation occasionnelle d’autres analgésiques;

vous avez subi des réactions allergiques graves (p. ex., éruptions cutanées graves, urticaire,

problèmes de respiration, enflure de la bouche, de la langue, du visage ou d’autres endroits, ou

étourdissements) lorsque vous avez pris un autre opiacé, notamment la morphine, ou l’un des

ingrédients non médicinaux, dans le passé;

vous avez un problème d’asthme grave ou des problèmes pulmonaires graves;

vous avez un battement cardiaque irrégulier;

vous souffrez d’alcoolisme;

vous souffrez d’un traumatisme crânien;

vous avez une tumeur au cerveau;

vous souffrez de convulsions;

vous avez subi une chirurgie il y a moins de 24 heures.

Comment prendre pms-MORPHINE SULFATE SR :

Les comprimés pms-MORPHINE SULFATE SR de 15, 30, 60 et 100 mg doivent être avalés

entiers et ne doivent être ni brisés, ni mâchés, ni écrasés, ni dissous, puisque cela peut entraîner

la libération d‘un excès de morphine, ce qui pourrait vous faire beaucoup de tort. Seul le

comprimé de 200 mg est sécable et peut être coupé en deux. Le demi-comprimé doit lui aussi

être avalé intact.

pms-MORPHINE SULFATE SR (comprimés de sulfate de morphine à LP)

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Vous ne devez pas consommer d’alcool pendant que vous prenez pms-MORPHINE SULFATE

SR, car cela peut augmenter le risque d’éprouver des effets secondaires dangereux.

Suivez exactement les directives de votre médecin. Les comprimés pms-MORPHINE SULFATE

SR doivent être pris de façon régulière toutes les 12 heures (avec 4 à 6 onces d’eau) pour prévenir la

douleur toute la journée et toute la nuit. Si votre douleur s’intensifie et vous gêne, contactez

immédiatement votre médecin, qui décidera peut-être d’ajuster votre posologie quotidienne de

comprimés pms-MORPHINE SULFATE SR.

Votre posologie quotidienne de pms-MORPHINE SULFATE SR est clairement indiquée sur

l’étiquette du flacon ou du paquet. Ne manquez pas de suivre exactement les directives indiquées sur

l’étiquette; ceci est très important. N’augmentez pas ou ne diminuez pas votre posologie quotidienne

sans consulter votre médecin. Si votre posologie quotidienne est modifiée par votre médecin, ne

manquez pas de noter la nouvelle dose au moment où le médecin vous appelle ou vous voit, et suivez

exactement les nouvelles directives. Discutez régulièrement avec votre médecin de la maîtrise de

votre douleur et de tout effet secondaire pour déterminer si vous avez encore besoin de pms-

MORPHINE SULFATE SR. Assurez-vous de n’utiliser pms-MORPHINE SULFATE SR que

pour le problème pour lequel il a été prescrit.

L’arrêt de pms-MORPHINE SULFATE SR :

Consultez votre médecin pour obtenir des instructions sur la façon d’arrêter la prise de pms-

MORPHINE SULFATE SR. Vous ne devriez pas arrêter de prendre pms-MORPHINE

pms-MORPHINE SULFATE SR (comprimés de sulfate de morphine à LP)

Monographie de produit

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SULFATE SR tout d’un coup si vous l’avez pris pendant plus de quelques jours, puisque cela peut

entraîner des symptômes inconfortables.

Après l’arrêt de pms-MORPHINE SULFATE SR, vous devriez rapporter les comprimés inutilisés

à votre pharmacien pour être détruits.

Les effets secondaires que vous pourriez éprouver pendant que vous prenez pms-MORPHINE

SULFATE SR :

Les effets secondaires les plus courants que vous pourriez éprouver sont les suivants : constipation,

nausées, somnolence, étourdissements, vomissements, démangeaisons, céphalées, sécheresse de la

bouche, faiblesse et transpiration. Parlez-en à votre médecin si ces problèmes se manifestent. Votre

médecin vous prescrira peut-être un laxatif et/ou un émollient fécal pour aider à soulager la

constipation pendant que vous prenez pms-MORPHINE SULFATE SR.

Si vous éprouvez un symptôme quelconque lié à la difficulté à respirer, comme une oppression

thoracique ou un sifflement, un évanouissement ou un rythme cardiaque rapide, parlez-en

immédiatement à votre médecin ou à votre pharmacien.

Surdosage :

signes

plus

importants

surdosage

sont

suppression

respiratoire

(respiration

anormalement lente ou faible), les étourdissements, la confusion ou la somnolence extrême. Dans le

cas où un surdosage est soupçonmé, ou si un de ces symptômes survient, appelez immédiatement

votre médecin et/ou composez votre numéro d’urgence local, et/ou votre centre antipoison régional,

pms-MORPHINE SULFATE SR (comprimés de sulfate de morphine à LP)

Monographie de produit

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même si vous ne ressentez aucun malaise.

La prise de pms-MORPHINE SULFATE SR avec d’autres médicaments :

Vous ne devriez pas prendre pms-MORPHINE SULFATE SR si vous prenez présentement (ou

avez récemment arrêté de prendre) l’un des médicaments appelés inhibiteurs de la monoamine

oxydase (p. ex., Nardil

, Parnate

Parlez à votre médecin de tous les médicaments que vous prenez. Votre médecin devrait décider si

vous pouvez prendre pms-MORPHINE SULFATE SR avec d’autres médicaments. Les voici :

autres

opiacés,

anesthésiques,

sédatifs,

hypnotiques,

barbituriques,

phénothiazines,

amphétamines, chlorpromazine, méthocarbamol, tranquillisants, certains médicaments pour le

cœur (p. ex., bêta-bloquants), anticoagulants (coumarine ou autres anticoagulants), hydrate de

chloral, glutéthimide (pas offert au Canada) et gabapentine;

antihistaminiques ou somnifères (ces médicaments pourraient déprimer votre respiration ou votre

niveau de conscience);

médicaments que vous achetez vous-même sans ordonnance;

tout remède à base de plantes médicinales que vous pouvez prendre.

Conduite automobile / autres activités :

Vous devriez éviter la conduite automobile, la manœuvre de machinerie dangereuse ou toute autre

tâche nécessitant de la vigilance constante pendant les premiers jours de traitement par pms-

MORPHINE SULFATE SR, ou après un changement de votre posologie quotidienne, car vous

pms-MORPHINE SULFATE SR (comprimés de sulfate de morphine à LP)

Monographie de produit

Page 32 de 45

pourriez éprouver de la somnolence ou de la sédation. Si la somnolence ou la sédation survient,

n’entreprenez pas de telles activités avant d’en avoir parlé avec votre médecin.

Abus, toxicomanie et dépendance physique :

Il y a un risque d’abus ou de toxicomanie dans tous les opiacés. Certains patients, particulièrement

ceux qui peuvent avoir abusé des drogues par le passé, peuvent avoir un risque plus élevé d’abus ou

de toxicomanie lorsqu’ils prennent des opiacés, notamment pms-MORPHINE SULFATE SR.

Les patients qui ont pris pms-MORPHINE SULFATE SR pendant un certain temps peuvent

développer une dépendance physique, et ne doivent pas arrêter brutalement de le prendre. Toutefois,

la dépendance physique n’est pas la même chose que la toxicomanie.

Si vous avez des inquiétudes à propos de l’abus, de la toxicomanie ou de la dépendance physique,

veuillez en parler à votre médecin.

Renouvellement de pms-MORPHINE SULFATE SR :

Chaque fois que vous aurez besoin de plus de pms-MORPHINE SULFATE SR, vous devrez

obtenir une nouvelle ordonnance écrite de votre médecin. Il est donc important que vous

communiquiez avec votre médecin au moins trois jours ouvrables avant l’épuisement de votre

réserve de médicament.

Il est très important de ne sauter aucune dose. Si vous sautez une dose, prenez-la dès que possible,

mais s’il est presque temps de prendre votre prochaine dose, alors sautez la dose oubliée. Ne prenez

pms-MORPHINE SULFATE SR (comprimés de sulfate de morphine à LP)

Monographie de produit

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pas deux doses à la fois, à moins que votre médecin ne vous dise de le faire. Si vous sautez plusieurs

doses de suite, parlez-en à votre médecin avant de recommencer.

N’essayez pas d’obtenir d’ordonnances supplémentaires de pms-MORPHINE SULFATE SR

auprès d’autres médecins – à moins que la responsabilité de la prise en charge de votre douleur ait

été transférée à un autre médecin.

Si votre douleur s’intensifie ou si vous développez d’autres symptômes à la suite de la prise de pms-

MORPHINE SULFATE SR, communiquez immédiatement avec votre médecin.

Conservation de pms-MORPHINE SULFATE SR :

pms-MORPHINE SULFATE SR contient un médicament opiacé et doit être conservé dans un

endroit sûr pour prévenir le vol et l’abus. Ne donnez pms-MORPHINE SULFATE SR à aucune

personne autre que celle pour qui il a été prescrit, puisque que cela peut lui faire beaucoup de tort, y

compris la faire mourir. Gardez pms-MORPHINE SULFATE SR hors de la portée des enfants. Un

surdosage accidentel chez un enfant est dangereux et peut entraîner la mort. Gardez pms-

MORPHINE SULFATE SR dans un endroit frais et sec, entre 15 et 30 °C.

Ce feuillet résume les renseignements importants sur pms-MORPHINE SULFATE SR. Si vous

désirez de plus amples renseignements, parlez à votre médecin et/ou à votre pharmacien, ou

communiquez avec le fabricant, Pharmascience, au 1-888-550-6060.

pms-MORPHINE SULFATE SR (comprimés de sulfate de morphine à LP)

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PHARMACOLOGIE

La morphine est un alcaloïde phénanthrène extrait de l’opium. La morphine et ses dérivés exercent

une interaction sur des récepteurs spécifiques situés essentiellement dans le cerveau, la moelle

épinière et le plexus myentérique de la paroi intestinale.

Système nerveux central

Chez l’homme, la morphine exerce ses principaux effets pharmacologiques dans le SNC; analgésie,

somnolence,

sautes

d’humeur,

altérations

mentales,

dépression

respiratoire,

nausées

vomissements et myosis.

La morphine produit une dépression respiratoire par action directe sur les centres respiratoires du

tronc cérébral. Elle déprime le réflexe de la toux par effet direct sur le centre de la toux dans la

médulla. Les effets antitussifs peuvent survenir à des doses inférieures à celles habituellement

nécessaires pour l'analgésie.

Tube digestif et autres muscles lisses

La morphine cause une réduction de la motilité associée à une augmentation du tonus musculaire

lisse dans l'antre de l'estomac et le duodénum. La digestion des aliments dans l'intestin grêle est

retardée et les contractions propulsives diminuent. Les ondes péristaltiques propulsives dans le côlon

diminuent, alors que le tonus augmente au point de provoquer un spasme menant à la constipation.

pms-MORPHINE SULFATE SR (comprimés de sulfate de morphine à LP)

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Système cardiovasculaire

La morphine peut entraîner une libération d'histamine avec ou sans vasodilatation périphérique

associée. Les manifestations de libération d'histamine et/ou de vasodilatation périphérique peuvent

comprendre le prurit, les bouffées de chaleur, les yeux rouges, la transpiratrion et/ou l'hypotension

orthostatique.

L’analgésie induite par la morphine est le résultat de l’augmentation du seuil de la douleur et de la

tolérance à la douleur. La morphine modifie la réaction affective du patient à sa douleur; le sujet est

conscient de son état, mais il est moins désemparé. La morphine soulage la plupart des types de

douleur, mais son action est plus marquée contre les douleurs constantes et sourdes que contre les

douleurs intermittentes et aiguës.

La morphine est rapidement absorbée par le tube digestif, les muqueuses nasales et les poumons, et

après une injection sous-cutanée ou intramusculaire. En raison de la première transformation

métabolique, l’effet d’une dose administrée par voie orale est moindre que celui d’une dose donnée

par voie parentérale. Le rapport de puissance du médicament entre la voie parentérale et la voie orale

varie de 1:6 à 1:2. En général, on note les différences de puissance les plus marquées entre ces deux

modes d’administration dans les études à court terme. En cas d’administration chronique, l’effet de

la morphine administrée par voie orale est d’environ le tiers de l’effet de la morphine administrée par

injection.

Une fois absorbée, la morphine se fixe de façon réversible aux protéines plasmatiques dans une

proportion de 30 à 35 %. La morphine libre quitte alors rapidement la circulation et se concentre

pms-MORPHINE SULFATE SR (comprimés de sulfate de morphine à LP)

Monographie de produit

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dans le foie, les reins, les poumons, la rate et, à un degré moindre, les muscles squelettiques. Chez

l’adulte, la morphine ne traverse la barrière hémato-encéphalique qu’en petites quantités. La demi-

vie d’élimination moyenne de la morphine est de 2 à 3 heures, mais varie de façon marquée d’un

sujet à l’autre. La principale voie d’élimination est le rein. Environ 7 à 10 % sont excrétés dans les

selles par l’intermédiaire de la bile. La morphine conjuguée qui est excrétée dans la bile peut être

hydrolysée et réabsorbée par le gros intestin. La conjugaison avec l’acide glucuronique constitue la

principale voie métabolique pour la morphine. Les principaux métabolites sont le morphine-3-

glucuronide (M3G) et le morphine-6-glucuronide (M6G). Les métabolites secondaires comprennent

la normorphine, le morphine-3-6-diglucuronide et le sulfate de morphine-3-éthéré. Des différences

dans la concentration des métabolites en fonction de la voie d’administration ont été démontrées

dans une étude pharmacocinétique comparant l’administration orale et rectale de la morphine. Les

rapports molaires de l’ASC moyenne entre le M6G et le M3G d’une part et la morphine d’autre part

étaient plus élevés après l’administration de morphine par voie orale qu’après l’administration de

morphine par voie rectale. La biodisponibilité générale et la concentration plasmatique de pointe du

M6G et du M3G étaient nettement plus élevées après l’administration orale de morphine qu’après

l’administration rectale. Par contre, la biodisponibilité générale de la morphine était plus faible après

l’administration orale, bien que la différence n’ait pas de valeur statistique.

L’absorption orale des comprimés pms-MORPHINE SULFATE SR est équivalente à celle des

comprimés ou des préparations liquides à libération immédiate et n’est pas altérée de façon marquée

par la présence d’aliments.

pms-MORPHINE SULFATE SR (comprimés de sulfate de morphine à LP)

Monographie de produit

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Dans une étude en état stationnaire et avec permutation utilisant les comprimés pms-MORPHINE

SULFATE SR toutes les 12 heures ou une solution de sulfate de morphine toutes les 4 heures chez

des patients cancéreux, on n’a pas noté de différence significative entre les formulations pour ce qui

est de l’ampleur de l’absorption de la morphine. La concentration maximale moyenne après la prise

comprimés

pms-MORPHINE

SULFATE

SR

était

environ

15 %

plus

élevée

concentration observée à la prise de la solution orale de morphine et a été obtenue en moyenne 3,4

heures après la dose par comparaison avec 1,2 heure avec la solution. On a observé un rapport

linéaire entre la concentration plasmatique moyenne de morphine et la dose avec une gamme

posologique allant de 60 à 600 mg/jour.

TOXICOLOGIE

Chez l’animal :

Aiguë :

par voie orale

Souris

650 mg/kg

Rats

460 mg/kg

Cobayes

1000 mg/kg

La toxicité de la morphine varie considérablement d’une espèce à une autre. Chez certaines espèces,

des doses relativement faibles de morphine provoquent de l’hypothermie et une excitation marquée.

Chez le rat, par exemple, des doses suffisantes pour obtenir un effet analgésique entraînent aussi une

agitation continue et une anxiété apparemment importante. Ces effets indésirables peuvent être

prévenus par la phénytoïne ou éliminés par la naloxone.

pms-MORPHINE SULFATE SR (comprimés de sulfate de morphine à LP)

Monographie de produit

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Chez l’humain : La toxicité de la morphine peut être le résultat d’un surdosage, mais, étant donné les

grandes différences de sensibilité individuelle aux dérivés de l’opium, il est difficile de déterminer

avec précision la dose toxique ou mortelle de tout opiacé.

La présence de douleur ou de tolérance a tendance à diminuer les effets toxiques de la morphine.

Certaines données publiées suggèrent que chez un sujet sain novice à la morphine, la dose orale

mortelle serait supérieure à 120 mg. Certaines études ont indiqué que des patients recevant un

traitement chronique avec la morphine administrée par voie orale ont absorbé plus de 3000 mg/jour

sans toxicité apparente.

pms-MORPHINE SULFATE SR (comprimés de sulfate de morphine à LP)

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Monographie de produit: MS Contin®, Purdue Pharma, date de révision le 25 août 2009 (n

contrôle. 130745)

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