MYA Comprimé

Canada - français - Health Canada

Achète-le

Ingrédients actifs:
Drospirénone; Éthinylestradiol
Disponible depuis:
APOTEX INC
Code ATC:
G03AA12
DCI (Dénomination commune internationale):
DROSPIRENONE AND ESTROGEN
Dosage:
3.00MG; 0.02MG
forme pharmaceutique:
Comprimé
Composition:
Drospirénone 3.00MG; Éthinylestradiol 0.02MG
Mode d'administration:
Orale
Unités en paquet:
28
Type d'ordonnance:
Prescription
Domaine thérapeutique:
CONTRACEPTIVES
Descriptif du produit:
Numéro de groupe d'ingrédients actifs (GIA) :0250430002; AHFS: 68:12.00
Statut de autorisation:
APPROUVÉ
Numéro d'autorisation:
02415380
Date de l'autorisation:
2014-05-08

Documents dans d'autres langues

Lire le document complet

Page 1 of 70

MONOGRAPHIE DE PRODUIT

Pr

MYA

Comprimés de drospirénone and d’éthinylestradiol, USP

3 mg de drospirénone et à 0,02 mg d’éthinylestradiol

Contraceptif oral / Traitement de l’acné

APOTEX INC.

150 Signet Drive

Toronto, Ontario

M9L 1T9

Date de révision :

21 mai 2020

Numéro de contrôle:

237718

Page 2 of 70

Table des matières

PARTIE I : RENSEIGNEMENTS POUR LE PROFESSIONNEL DE LA SANTÉ........................... 3

RENSEIGNEMENTS SOMMAIRES SUR LE PRODUIT ........................................................................ 3

INDICATIONS ET UTILISATION CLINIQUE ........................................................................................ 3

CONTRE-INDICATIONS .......................................................................................................................... 3

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS .................................................................................................. 5

RÉACTIONS INDÉSIRABLES ................................................................................................................ 15

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES .............................................................................................. 20

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION .................................................................................................... 27

SURDOSAGE........................................................................................................................................... 30

MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE ...................................................................... 30

CONSERVATION ET STABILITÉ ......................................................................................................... 34

INSTRUCTIONS PARTICULIÈRES DE MANIPULATION ................................................................. 34

PRÉSENTATION, COMPOSITION ET CONDITIONNEMENT ........................................................... 35

PARTIE II : RENSEIGNEMENTS SCIENTIFIQUES ....................................................................... 36

RENSEIGNEMENTS PHARMACEUTIQUES ........................................................................................ 36

ÉTUDES CLINIQUES .............................................................................................................................. 38

PHARMACOLOGIE DÉTAILLÉE .......................................................................................................... 49

TOXICOLOGIE ....................................................................................................................................... 51

RÉFÉRENCES ......................................................................................................................................... 55

PARTIE III : RENSEIGNEMENTS POUR LA CONSOMMATRICE ............................................. 61

Monographie de MYA

MD

Comprimés à 3 mg de drospirénone et à 0,02 mg d’éthinylestradiol

Page

3 de 70

Pr

MYA

MD

drospirénone et éthinylestradiol, USP

3 mg de drospirénone et 0,02 mg d’éthinylestradiol

PARTIE I : RENSEIGNEMENTS POUR LE PROFESSIONNEL DE LA SANTÉ

RENSEIGNEMENTS SOMMAIRES SUR LE PRODUIT

Tableau 1 : Sommaire des renseignements sur le produit

Voie

d’administration

Forme posologique

et teneur

Ingrédients non médicinaux d’importance

clinique

orale

Comprimé /3,0 mg de

drospirénone et 0,02 mg

d’ethinylestradiol

Ingrédients non médicinaux des comprimés

contenant des hormones :

lactose

monohydraté, amidon prégélatinisé, povidone,

croscarmellose sodique, polysorbate, stéarate de

magnésium, polyalcool de vinyl partiellement

hydrolysé, dioxyde de titane, macrogol

(polyéthylèneglycol), talc, oxyde de fer rouge et

oxyde de fer noir.

Ingredients

non

médicinaux

des

comprimés

sans

hormones

:

lactose

anhydre, povidone, stéarate de magnésium,

polyalcool de vinyl

partiellement hydrolysé, dioxyde de titane,

macrogol (polyéthylèneglycol) et talc.

INDICATIONS ET UTILISATION CLINIQUE

(drospirénone et éthinylestradiol en comprimés) est indiqué pour :

la contraception

le traitement de l’acné vulgaire modérée chez les femmes de 14 ans et plus chez qui il n’y a

pas de contre-indications connues à la contraception orale, qui désirent utiliser une méthode

de contraception et qui ont eu leurs premières règles.

CONTRE-INDICATIONS

MYA ne doit pas être utilisé chez les femmes :

qui présentent ou ont déjà présenté une thrombophlébite ou des troubles thromboemboliques

qui présentent ou ont déjà présenté des troubles vasculaires cérébraux

Monographie de MYA

MD

Comprimés à 3 mg de drospirénone et à 0,02 mg d’éthinylestradiol

Page

4 de 70

qui présentent ou ont déjà présenté un infarctus du myocarde ou une coronaropathie

qui présentent une cardiopathie valvulaire accompagnée de complications

qui présentent ou ont déjà présenté un prodrome de thrombose (p. ex. accident ischémique

transitoire, angine de poitrine)

qui présentent un ou plusieurs facteurs de risque graves ou de multiples facteurs de risque de

thrombose artérielle ou veineuse :

hypertension artérielle grave (tension artérielle systématiquement ≥ 160/100 mm

prédisposition héréditaire ou acquise à la thrombose veineuse ou artérielle, telle que

mutation Leiden du facteur V et résistance à la protéine C activée, déficit en

antithrombine III, déficit en protéine C, déficit en protéine S, hyperhomocystéinémie

et anticorps antiphospholipides (anticorps anticardiolipine, anticoagulant lupique)

qui présentent une dyslipoprotéinémie grave

tabagisme chez une femme de plus de 35 ans

qui présentent un diabète avec atteinte vasculaire

qui ont subi une chirurgie lourde associée à un risque élevé de thromboembolie

postopératoire

immobilisation prolongée

qui prennent en concomitance une association de médicaments contre le virus de l’hépatite

C, soit l’ombitasvir, le paritaprévir et le ritonavir, avec ou sans dasabuvir (voir

MISES EN

GARDE ET PRÉCAUTIONS

qui présentent une hépatopathie évolutive ou qui présentent ou ont déjà présenté une tumeur

hépatique bénigne ou maligne

qui présentent un cancer du sein ou chez qui un cancer du sein est soupçonné

qui présentent un cancer de l’endomètre ou chez qui une autre néoplasie

oestrogéno dépendante est présente ou soupçonnée

qui présentent un saignement vaginal anormal de cause inconnue

qui présentent un ictère d’origine stéroïdienne ou un ictère cholostatique ou qui ont déjà

présenté un ictère gravidique

qui présentent une lésion oculaire quelconque causée par une maladie vasculaire

ophtalmique, telle que perte partielle ou totale de la vue ou anomalie des champs visuels

qui sont enceintes ou qu’on soupçonne d’être enceintes

qui présentent ou ont déjà présenté des migraines avec aura focale

qui présentent ou ont déjà présenté une pancréatite associée à une hypertriglycéridémie

grave

qui présentent une insuffisance rénale

qui présentent un dysfonctionnement hépatique

qui présentent une insuffisance surrénale

qui présentent une hypersensibilité au médicament ou à l’un des ingrédients du médicament

ou des composants du contenant; une liste complète figure à la rubrique

PRÉSENTATION,

COMPOSITION ET CONDITIONNEMENT

Monographie de MYA

MD

Comprimés à 3 mg de drospirénone et à 0,02 mg d’éthinylestradiol

Page

5 de 70

Mises en garde et précautions importantes

La cigarette augmente le risque d’effets indésirables graves sur le cœur et les vaisseaux sanguins.

Ce risque augmente avec l’âge, surtout chez les femmes de plus de 35 ans, et avec le nombre de

cigarettes fumées. C’est pourquoi les fumeuses de plus de 35 ans ne doivent pas utiliser de

contraceptifs oraux combinés, y compris MYA. Il faut conseiller aux femmes de ne pas fumer

(voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS: Appareil cardiovasculaire, ci-dessous).

Les contraceptifs hormonaux NE CONFÈRENT AUCUNE PROTECTION contre les infections

transmissibles sexuellement (ITS), y compris le VIH/sida. Pour la protection contre les ITS, on

recommande l’utilisation de condoms en latex ou en polyuréthanne EN PLUS du contraceptif

hormonal.

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS

Généralités

Interrompre la prise du médicament sur-le-champ si un des troubles ci-dessous survient :

A.

Troubles thromboemboliques ou cardiovasculaires

tels que thrombophlébite,

emboliepulmonaire, troubles vasculaires cérébraux, ischémie myocardique, thrombose

mésentérique et thrombose rétinienne.

B.

États qui prédisposent à la stase veineuse et à la thrombose vasculaire

(p. ex.

immobilisation après un accident ou alitement au cours d’une maladie de longue durée).

Une méthode de contraception non hormonale doit être utilisée jusqu’à la reprise des

activités normales. Pour savoir quoi faire quand une femme qui prend un contraceptif oral

doit subir une intervention chirurgicale, voir

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS :

Considérations périopératoires

C.

Anomalies de la vue – perte partielle ou totale

D.

Œdème papillaire ou lésions vasculaires ophtalmiques

E.

Maux de tête intenses d’origine inconnue ou aggravation des migraines

F.

Augmentation du nombre de crises d’épilepsie

Les renseignements qui suivent sont tirées des études sur les contraceptifs oraux combinés :

La prise d’un contraceptif hormonal combiné est associée à une hausse du risque de plusieurs

troubles graves, dont infarctus du myocarde, thromboembolie, accident vasculaire cérébral (AVC),

néoplasie hépatique et maladie de la vésicule biliaire; le risque de maladies graves et de décès est

toutefois faible chez les femmes en bonne santé qui ne présentent pas de facteurs de risque sous-

jacents. Le risque de maladies et de décès augmente considérablement en présence d’autres facteurs

de risque comme l’hypertension, l’hyperlipidémie, l’obésité et le diabète. Les autres troubles

médicaux qui ont été associés à des effets indésirables sur la circulation sont le lupus érythémateux

disséminé(1), le syndrome hémolytique et urémique (2-4), les maladies inflammatoires chroniques

Monographie de MYA

MD

Comprimés à 3 mg de drospirénone et à 0,02 mg d’éthinylestradiol

Page

6 de 70

de l’intestin (maladie de Crohn ou colite ulcéreuse) (5), la drépanocytose (6), la valvulopathie et la

fibrillation auriculaire (7, 8).

On a signalé que les troubles suivants pouvaient survenir ou s’aggraver tant pendant la grossesse

que pendant la prise d’un COC, bien qu’un lien direct avec les COC ne soit pas bien établi :

porphyrie (9), lupus érythémateux disséminé (10), syndrome hémolytique et urémique (11), chorée

de Sydenham (12, 13), herpes gestationis (14, 15), et baisse de l’acuité auditive liée à

l’otospongiose (16).

Les renseignements ci-dessous proviennent principalement d’études menées chez des femmes qui

prenaient des COC contenant davantage d’œstrogènes et de progestatifs que ceux qui sont

couramment utilisés de nos jours. L’effet de la prise prolongée de contraceptifs hormonaux

combinés contenant moins d’œstrogènes et de progestatifs reste à déterminer.

MYA contient 3 mg de drospirénone (DRSP), progestatif qui a une activité

antiminéralocorticoïde équivalente à celle de 25 mg de spironolactone, ce qui peut, entre

autres, causer une hyperkaliémie chez les patientes à haut risque. MYA ne doit pas être

prescrit en présence de troubles qui prédisposent à l’hyperkaliémie (c.-à-d. insuffisance

rénale, dysfonctionnement hépatique et insuffisance surrénale). Chez les femmes atteintes

d’une maladie chronique qui prennent chaque jour un médicament qui peut élever le taux de

potassium sérique, il faut mesurer le taux de potassium sérique au cours du premier cycle du

traitement. Les médicaments qui peuvent élever le taux de potassium sérique sont les

inhibiteurs de l’ECA, les antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II, les diurétiques

d’épargne potassique, l’héparine, les inhibiteurs de l’aldostérone et les anti-inflammatoires

non stéroïdiens (AINS).

Carcinogenèse et mutagenèse

Les tumeurs malignes peuvent menacer le pronostic vital et être mortelles.

Cancer du sein

Le cancer du sein est très légèrement plus souvent diagnostiqué chez les utilisatrices de

contraceptifs oraux combinés. Comme le cancer du sein est rare chez les femmes de moins de

40 ans, le nombre excédentaire de cas est faible par rapport au risque global de cancer du sein. Le

rapport de causalité avec la prise d’un COC est inconnu.

Le vieillissement et les antécédents familiaux marqués sont les principaux facteurs de risque de

cancer du sein. Les autres facteurs de risque établis comprennent l’obésité, la nulliparité et une

première grossesse à terme tardive. Les femmes qui pourraient être plus exposées au cancer du sein

avant la ménopause sont celles qui prennent un contraceptif oral depuis longtemps (plus de huit ans)

ou qui ont commencé jeunes à prendre un contraceptif oral. Chez un petit nombre de femmes, la

prise d’un contraceptif oral peut accélérer la progression d’un cancer du sein existant mais non

diagnostiqué. Comme la hausse possible du risque lié à la prise de contraceptifs oraux est faible, il

n’y a pas lieu pour le moment de modifier les habitudes de prescription.

Il faut apprendre aux femmes qui prennent un contraceptif oral comment pratiquer l’auto-examen

Monographie de MYA

MD

Comprimés à 3 mg de drospirénone et à 0,02 mg d’éthinylestradiol

Page

7 de 70

des seins et leur dire de prévenir leur médecin si elles décèlent une masse. Un examen clinique

annuel des seins est également recommandé, car la prise de médicaments contenant des œstrogènes

peut accélérer la progression du cancer du sein.

Cancer du col de l’utérus

Le plus important facteur de risque de cancer du col de l’utérus est l’infection persistante à

papillomavirus (HPV). Selon certaines études épidémiologiques, la prise prolongée d’un COC

pourrait augmenter encore davantage ce risque, mais la mesure dans laquelle cette constatation est

attribuable à des facteurs de confusion, par exemple le dépistage du cancer du col de l’utérus et des

comportements sexuels comme l’utilisation de méthodes de contraception dites de barrière,

demeure controversée.

Carcinome hépatocellulaire

Le carcinome hépatocellulaire peut être associé aux contraceptifs oraux, le risque semblant

augmenter avec la durée de leur l’utilisation. Toutefois, le risque attribuable (soit l’incidence

excédentaire) de cancer du foie chez les utilisatrices de contraceptifs oraux est très faible. En cas

d’intense douleur abdominale haute, d’augmentation du volume du foie ou de signe d’hémorragie

intra-abdominale chez une femme qui prend un COC, il faut envisager la possibilité d’une tumeur

hépatique.

Les données obtenues chez l’animal figurent à la rubrique

TOXICOLOGIE

Appareil cardiovasculaire

Facteurs qui prédisposent à la coronaropathie

La cigarette augmente le risque d’effets secondaires cardiovasculaires graves et la mortalité. Le

risque augmente encore davantage avec la prise de contraceptifs oraux et le nombre de cigarettes

fumées, surtout chez les femmes de plus de 35 ans. Des données convaincantes montrent que les

fumeuses de plus de 35 ans ne devraient pas prendre de contraceptifs oraux. C’est pourquoi les

fumeuses de plus de 35 ans ne doivent pas utiliser de contraceptifs oraux combinés, y compris

MYA.

Les autres facteurs qui exposent d’une manière indépendante les femmes à un risque élevé de

maladie cardiovasculaire sont le diabète, l’hypertension et l’anomalie du bilan lipidique, ainsi que

les antécédents familiaux de ces troubles. On ignore si la prise de contraceptifs oraux accroît ce

risque.

Chez les non-fumeuses de tout âge qui sont peu exposées à la maladie cardiovasculaire, les bienfaits

des contraceptifs oraux l’emportent sur les risques cardiovasculaires associés aux préparations à

faible teneur hormonale. Par conséquent, les contraceptifs oraux peuvent être prescrits à ces femmes

jusqu’à la ménopause.

Hypertension

Les patientes qui présentent une hypertension artérielle essentielle dont la tension artérielle est bien

Monographie de MYA

MD

Comprimés à 3 mg de drospirénone et à 0,02 mg d’éthinylestradiol

Page

8 de 70

maîtrisée peuvent prendre un contraceptif hormonal, mais seulement sous surveillance étroite. Si

une élévation marquée de la tension artérielle survient à un moment quelconque chez une patiente

normotendue ou hypertendue, celle-ci doit cesser de prendre le médicament sur-le-champ. On a

signalé une augmentation de la tension artérielle chez des femmes prenant un COC, surtout chez

des femmes d’un certain âge ou qui prenaient depuis longtemps un COC.

Système endocrinien et métabolisme

Diabète

Les contraceptifs oraux à faible teneur hormonale actuels ont peu d’effet sur le métabolisme du

glucose. On doit suivre de près les patientes diabétiques ou ayant des antécédents familiaux de

diabète afin de déceler toute détérioration du métabolisme glucidique. Un contraceptif oral peut être

prescrit aux patientes prédisposées au diabète, pourvu qu’elles puissent être suivies de près. Les

jeunes patientes dont le diabète est récent, bien équilibré et non associé à une hypertension ou à

d’autres signes de maladie vasculaire, comme des altérations du fond d’œil, doivent être examinées

plus souvent si elles prennent un contraceptif oral.

Effets sur les lipides et autres effets métaboliques

Chez une petite proportion des femmes, les contraceptifs oraux ont des effets indésirables sur les

taux de lipides. Les femmes qui présentent une dyslipidémie non maîtrisée doivent utiliser une

méthode de contraception différente (voir aussi

CONTRE-INDICATIONS

). La hausse des

taux plasmatiques de triglycérides peut entraîner une pancréatite et d’autres complications.

Appareil digestif

Selon les études épidémiologiques publiées, il se peut qu’il y ait un lien entre la prise d’un COC et

la survenue de la maladie de Crohn et de la colite ulcéreuse, bien que ce lien ne soit pas bien établi

(17-22).

Appareil génito-urinaire

Saignements vaginaux

En cas de saignements vaginaux irréguliers persistants, il faut faire une évaluation afin d’exclure la

possibilité d’affection sous-jacente.

Fibromes

Les patientes qui présentent des fibromes (léiomyomes) doivent être surveillées de près. En cas

d’augmentation soudaine du volume d’un fibrome, de douleur ou de sensibilité à la pression, il faut

abandonner la contraception orale.

Système hématologique

Des études épidémiologiques suggèrent qu’il y a un lien entre la prise d’un COC et l’augmentation

du risque de maladies thrombotiques ou thromboemboliques veineuses ou artérielles, telles

qu’infarctus du myocarde, thrombose veineuse profonde et embolie pulmonaire, ainsi que

d’accidents vasculaires cérébraux. Ces événements surviennent rarement.

La prise de tout COC accroît le risque de thromboembolie veineuse (TEV). La hausse du risque de

Monographie de MYA

MD

Comprimés à 3 mg de drospirénone et à 0,02 mg d’éthinylestradiol

Page

9 de 70

TEV est maximale pendant la première année où une femme prend un COC ou recommence à

prendre le même ou un autre COC (après avoir cessé pendant au moins quatre semaines). Les

données d’une importante étude de cohortes prospective à trois volets laissent entendre que la

hausse du risque est surtout présente au cours des trois premiers mois. La TEV menace le

pronostic vital et est mortelle dans 1 à 2 % des cas (23).

Une importante étude de cohortes prospective à trois volets a montré qu’il y avait environ huit à dix

cas de TEV pour 10 000 années-femmes chez les utilisatrices de contraceptifs oraux à faible teneur

en œstrogène (< 50 mcg d’éthinylestradiol). Selon les plus récentes données, il y aurait environ

4,4 cas de TEV pour 10 000 années-femmes chez les femmes qui ne prennent pas de COC et ne

sont pas enceintes, et de 20 à 30 cas pour 10 000 années-femmes chez les femmes enceintes ou en

post-partum.

Le risque global de TEV chez les utilisatrices de contraceptifs oraux à faible teneur en œstrogène

(< 50 mcg d’éthinylestradiol) est de deux à trois fois plus élevé que chez les femmes qui ne

prennent pas de COC et ne sont pas enceintes, et demeure inférieur au risque associé à la grossesse

et à l’accouchement.

Plusieurs études épidémiologiques ont été menées pour comparer les COC contenant de la

drospirénone aux autres COC pour ce qui est du risque de TEV. Deux études de cohortes

prospectives ont révélé que le risque de TEV associé aux COC contenant de la drospirénone était

comparable à celui associé aux autres COC, y compris les COC contenant du lévonorgestrel (24,

25). Une étude cas-témoin et trois études de cohortes rétrospectives ont donné à penser que le risque

de TEV associé aux COC contenant de la drospirénone était supérieur à celui associé aux COC

contenant du lévonorgestrel (26-29). Selon deux autres études cas-témoins emboîtés, le risque de

TEV idiopathique est deux et trois fois plus grand chez les utilisatrices de COC contenant de la

drospirénone que chez les utilisatrices de COC contenant du lévonorgestrel (30, 31). Ces études

rétrospectives ont donné à penser que le risque de TEV chez les utilisatrices de COC contenant de

la drospirénone pourrait être de 1,5 à 3 fois plus élevé. Les problèmes méthodologiques inhérents

aux études épidémiologiques rendent l’interprétation de leurs résultats complexe (26-31). Toutefois,

les prescripteurs doivent peser les bienfaits et les risques chez une patiente donnée à la lumière des

études épidémiologiques rétrospectives actuelles donnant à penser que le risque de TEV est plus

grand avec les COC contenant de la drospirénone qu’avec les COC contenant du lévonorgestrel.

Une TEV se manifestant par une thrombose veineuse profonde (TVP) et/ou une embolie

pulmonaire (EP) peut survenir pendant la prise de tout COC.

Dans de très rares cas, une thrombose a été signalée dans d’autres vaisseaux sanguins (p. ex. dans

les veines et artères hépatiques, mésentériques, rénales, cérébrales ou rétiniennes) chez des

utilisatrices de COC. Il n’y a pas de consensus sur le lien entre la thrombose et la prise d’un COC.

Les symptômes de TVP sont notamment tuméfaction unilatérale de la jambe ou le long d’une veine

de la jambe, douleur ou sensibilité de la jambe parfois ressentie seulement en station debout ou

pendant la marche, augmentation de la sensation de chaleur dans la jambe touchée et rougeur ou

décoloration de la peau de la jambe.

Les symptômes d’EP sont notamment apparition soudaine et inexpliquée d’un essoufflement ou

Monographie de MYA

MD

Comprimés à 3 mg de drospirénone et à 0,02 mg d’éthinylestradiol

Page

10 de 70

d’une respiration rapide, toux soudaine avec expectoration possible de sang, douleur thoracique

vive pouvant être aggravée par l’inspiration profonde, sentiment d’anxiété, grave sensation de tête

légère ou graves étourdissements et battements de cœur rapides ou irréguliers. Certains de ces

symptômes (p. ex. essoufflement et toux) sont aspécifiques et pourraient être pris à tort pour des

troubles plus courants ou moins graves (p. ex. infections des voies respiratoires).

L’incidence de la thromboembolie artérielle (TEA) chez les utilisatrices de contraceptifs oraux à

faible teneur en œstrogène (< 50 mcg d’éthinylestradiol) est d’environ un à trois cas pour 10 000

années-femmes. Les accidents thromboemboliques artériels sont notamment l’accident vasculaire

cérébral, l’occlusion vasculaire et l’infarctus du myocarde. Les symptômes d’accident vasculaire

cérébral sont notamment engourdissement soudain ou faiblesse soudaine du visage, d’un bras ou

d’une jambe, surtout du même côté du corps; confusion soudaine ou trouble soudain de l’élocution

ou de la compréhension; trouble de la vue uni- ou bilatéral soudain; trouble soudain de la démarche,

étourdissements soudains ou perte soudaine de l’équilibre ou de la coordination; maux de tête

soudains, graves ou prolongés sans cause connue et perte de conscience ou évanouissement avec ou

sans crise d’épilepsie. Les autres signes d’occlusion vasculaire sont notamment douleur, enflure ou

léger bleuissement des extrémités soudains et abdomen aigu.

Les symptômes d’infarctus du myocarde sont notamment douleur, gêne, pression, lourdeur,

sensation de constriction ou de plénitude du thorax, du bras ou sous le corps du sternum; douleur

irradiant au dos, à la mâchoire, à la gorge, au bras ou à l’estomac; sensation de plénitude,

d’indigestion ou d’étouffement; transpiration, nausées, vomissements ou étourdissements, faiblesse,

anxiété ou essoufflement extrême et battements de cœur rapides ou irréguliers.

Les accidents thromboemboliques artériels menacent le pronostic vital et peuvent être mortels.

Autres facteurs de risque de thromboembolie veineuse (TEV) ou artérielle (TEA) ou d’accident

vasculaire cérébral

Les autres facteurs de risque généraux de TEV ou de TEA comprennent les suivants, sans toutefois

s’y limiter : vieillissement, obésité grave (indice de masse corporelle > 30 kg/m2), antécédents

personnels ou familiaux (si un membre de sa famille a présenté une TEV ou une TEA relativement

tôt dans sa vie, la patiente pourrait y être génétiquement prédisposée) et lupus érythémateux

disséminé. Si on croit qu’une femme présente une prédisposition héréditaire ou acquise à la TEV ou

à la TEA, il faut l’adresser à un spécialiste avant de lui prescrire un COC. Le risque de TEV et de

TEA peut être temporairement accru par une immobilisation prolongée, une chirurgie lourde ou un

traumatisme. Dans ces situations, on recommande d’interrompre la prise du COC (en cas de

chirurgie non urgente, au moins quatre semaines d’avance) et de ne la reprendre que deux semaines

après que la femme ait retrouvé sa mobilité totale. Par ailleurs, les patientes qui présentent des

varices ou qui ont une jambe dans le plâtre doivent être surveillées de près. Les autres facteurs de

risque sont notamment le tabagisme (le risque est d’autant plus grand lorsque la femme qui fume

vieillit, surtout après 35 ans), la dyslipoprotéinémie, l’hypertension, la migraine, la valvulopathie et

la fibrillation auriculaire.

Les facteurs biochimiques qui peuvent évoquer une prédisposition héréditaire ou acquise à la

thrombose veineuse ou artérielle sont notamment la résistance à la protéine C activée,

l’hyperhomocystéinémie, le déficit en antithrombine III, le déficit en protéine C, le déficit en

Monographie de MYA

MD

Comprimés à 3 mg de drospirénone et à 0,02 mg d’éthinylestradiol

Page

11 de 70

protéine S et les anticorps antiphospholipides (anticorps anticardiolipine, anticoagulant lupique).

Lorsqu’il évalue les risques et les bienfaits, le médecin doit tenir compte du fait que le traitement

convenable d’un trouble peut réduire le risque connexe de thrombose. Il doit également noter que le

risque associé à la grossesse est supérieur à celui associé aux COC à faible teneur en œstrogène (<

0,05 mg d’éthinylestradiol).

Foie/voies biliaires/pancréas

Dans certains cas d’élévation des enzymes hépatiques signalés au cours des essais cliniques sur

drosperidone et éthinylestradiol en comprimés, une contribution possible de drosperidone et

éthinylestradiol en comprimés ne pouvait être exclue. MYA est contre-indiqué en présence

d’hépatopathie évolutive (voir

CONTRE-INDICATIONS et INTERACTIONS

MÉDICAMENTEUSES

Effets du médicament sur les épreuves de laboratoire

En cas de perturbations aiguës ou chroniques de la fonction hépatique, la patiente peut devoir cesser

de prendre le COC jusqu’à la normalisation des marqueurs de la fonction hépatique.

Ictère

Chez les femmes qui ont des antécédents d’ictère, les contraceptifs oraux doivent être prescrits avec

grande prudence et sous surveillance étroite. Une cholostase liée à la prise de contraceptifs oraux a

été décrite chez des femmes qui avaient déjà présenté une cholostase de la grossesse. La prise d’un

contraceptif hormonal peut entraîner une cholostase chez les femmes qui ont des antécédents de

cholostase.

En cas de prurit généralisé grave ou d’ictère, la femme doit cesser de prendre le médicament

jusqu’à ce que le problème ait disparu.

Si l’ictère est de type cholostatique, la femme ne doit pas reprendre la contraception orale. Chez les

femmes qui prennent un contraceptif hormonal, des modifications de la composition de la bile

peuvent survenir, et une augmentation de la fréquence des calculs biliaires a été signalée.

Maladie de la vésicule biliaire

Au cours de la première année d’utilisation d’un contraceptif oral, il y a un plus grand risque de

maladie de la vésicule biliaire exigeant une chirurgie. Le risque peut doubler après quatre à cinq

années d’utilisation.

Nodules hépatiques

Des nodules hépatiques (adénome et hyperplasie nodulaire focale) ont été signalés, surtout chez des

femmes qui prenaient depuis longtemps un contraceptif oral. Bien que ces lésions soient

extrêmement rares, elles ont causé des hémorragies intra-abdominales mortelles et doivent être

envisagées en présence d’une masse abdominale, d’une douleur abdominale aiguë ou de signes

d’hémorragie intra-abdominale

.

Hépatite C

Il faut interrompre la prise de MYA avant d’entreprendre un régime thérapeutique contre le virus de

l’hépatite C incluant l’ombitasvir, le paritaprévir et le ritonavir, avec ou sans dasabuvir (voir

Monographie de MYA

MD

Comprimés à 3 mg de drospirénone et à 0,02 mg d’éthinylestradiol

Page

12 de 70

CONTRE-INDICATIONS

INTERACTIONS

MÉDICAMENTEUSES). Au cours des essais

cliniques sur l’emploi de l’ombitasvir, du paritaprévir et du ritonavir, avec ou sans dasabuvir, les

élévations de l’ALT de 5 à plus de 20 fois supérieures à la limite supérieure de la normale étaient

significativement plus fréquentes chez les femmes en santé et les femmes infectées par le virus de

l’hépatite C qui prenaient des agents contenant de l’éthinylestradiol, tels que les COC. On peut

reprendre le traitement par MYA environ deux semaines après la fin du traitement d’association

contre le virus de l’hépatite C.

Système immunitaire

Œdème de Quincke

Les œstrogènes exogènes peuvent déclencher ou exacerber des symptômes d’œdème de Quincke,

en particulier chez les femmes qui présentent un œdème de Quincke héréditaire (32-34).

Système nerveux

Migraine et maux de tête

L’apparition ou l’exacerbation de migraines ou la survenue de maux de tête récurrents, persistants

ou intenses commande l’arrêt de la prise du contraceptif hormonal et l’évaluation de la cause. Le

risque d’accident vasculaire cérébral peut être plus élevé chez les femmes qui prennent un

contraceptif oral et ont des migraines (voir

CONTRE-INDICATIONS

Œil

Maladie oculaire

Chez les femmes enceintes ou qui prennent un contraceptif oral, il peut y avoir un œdème cornéen

pouvant causer des troubles de la vue ou diminuer la tolérance aux verres de contact, surtout de type

rigide. Les verres de contact souples ne causent habituellement pas de troubles de la vue. En cas

d’altérations de la vision ou de la tolérance aux verres de contact, l’arrêt temporaire ou permanent

du port de verres de contact pourrait être souhaitable.

Lésions oculaires

On a signalé des cas cliniques de thrombose rétinienne associée à l’utilisation d’un contraceptif

oral. En cas de perte partielle ou totale inexpliquée de la vue, de survenue d’une exophtalmie ou

d’une diplopie, d’œdème papillaire ou de lésions vasculaires rétiniennes, on doit abandonner le

traitement par un contraceptif oral. Les mesures diagnostiques et thérapeutiques voulues doivent

être prises sur-le-champ.

Considérations périopératoires

Chez les femmes qui prennent un contraceptif oral, le risque de complications thromboemboliques

après une chirurgie lourde est plus élevé. Dans la mesure du possible, la patiente doit remplacer le

contraceptif oral par une autre méthode de contraception au moins un mois avant une chirurgie

LOURDE

non urgente. Une fois sortie de l’hôpital, la femme doit attendre d’avoir ses premières

règles avant de reprendre la contraception orale.

Monographie de MYA

MD

Comprimés à 3 mg de drospirénone et à 0,02 mg d’éthinylestradiol

Page

13 de 70

Psychiatrie

Les patientes qui ont des antécédents de troubles émotionnels, surtout de dépression, peuvent être

plus exposées à la récurrence de la dépression lorsqu’elles prennent un contraceptif oral. En cas de

dépression grave, il faut essayer une autre méthode de contraception, ce qui pourrait aider à

déterminer s’il existe un rapport de causalité. Chez les femmes souffrant d’un syndrome

prémenstruel, les contraceptifs oraux peuvent avoir des effets divers, allant de l’atténuation des

symptômes à l’aggravation du syndrome.

Rein

Rétention aqueuse

Les contraceptifs hormonaux peuvent causer une certaine rétention aqueuse. Ils doivent être

prescrits avec prudence, et seulement sous surveillance étroite, en présence de troubles pouvant être

aggravés par la rétention aqueuse.

Fonction sexuelle et reproduction

Retour de la fertilité

Après l’arrêt de la contraception orale, on recommande à la femme d’attendre d’avoir eu au moins

un cycle menstruel spontané avant de tomber enceinte afin que la date du début de la grossesse

puisse être déterminée. Dans l’intervalle, la femme doit utiliser une autre méthode de contraception.

Aménorrhée

Certaines femmes peuvent ne pas présenter de saignement de retrait pendant la période où elles ne

prennent pas de COC. Si les directives de prise du COC ont été respectées, une grossesse est peu

probable. Toutefois, si une femme n’a pas respecté ces directives et ne présente pas de saignement

de retrait ou si elle ne présente pas de saignement de retrait deux mois de suite, il faut écarter la

possibilité d’une grossesse avant de lui permettre de continuer de prendre le COC.

Les femmes qui ont des antécédents d’oligoménorrhée, d’aménorrhée secondaire ou de cycles

irréguliers peuvent continuer d’avoir des cycles anovulatoires ou devenir aménorrhéiques après

avoir cessé de prendre un oestroprogestatif.

Si une aménorrhée, surtout si elle est associée à la galactorrhée, dure six mois ou plus après

l’arrêt de la contraception orale, une évaluation minutieuse de la fonction

hypothalamohypophysaire doit être effectuée.

Réduction de l’efficacité

L’efficacité des COC peut être réduite si la femme oublie de prendre des comprimés, présente des

troubles gastro-intestinaux ou prend d’autres médicaments (voir POSOLOGIE ET

ADMINISTRATION et

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

Peau

Monographie de MYA

MD

Comprimés à 3 mg de drospirénone et à 0,02 mg d’éthinylestradiol

Page

14 de 70

La prise d’un COC peut parfois causer un chloasma, surtout chez les femmes qui ont des

antécédents de masque de grossesse. Les femmes exposées au chloasma et qui prennent un COC

doivent éviter de s’exposer au soleil ou au rayonnement ultraviolet.

Populations particulières

Femmes enceintes

Les femmes enceintes ne doivent pas prendre de contraceptif oral. Si une femme tombe enceinte

pendant le traitement par MYA, elle doit cesser de le prendre. Toutefois, si une grossesse survient

accidentellement pendant la prise d’un contraceptif oral, aucune donnée probante n’indique que

l’œstrogène et le progestatif que contient le contraceptif oral puissent porter atteinte au fœtus. Un

cas d’enfant présentant une atrésie congénitale de l’œsophage à la naissance a été signalé pendant

le traitement par drospirénone et éthinylestradiol capsule (3,0 mg de drospirénone et 0,03 mg

d’éthinyloestradiol). Le rapport de causalité est inconnu.

Femmes qui allaitent

Les hormones que contiennent les contraceptifs oraux passent dans le lait maternel et pourraient en

réduire la quantité et la qualité. Toutefois, si la femme commence à prendre un contraceptif oral une

fois la lactation établie, il ne semble pas y avoir d’effet sur la quantité du lait maternel ni sur sa

qualité. Rien ne donne à penser que les contraceptifs oraux à faible teneur hormonale soient

nuisibles au nourrisson.

Il faut recommander à la femme qui allaite d’utiliser si possible une méthode de contraception non

hormonale jusqu’au sevrage complet de son enfant.

Dans les 24 heures de la prise par voie orale de drospirénone et éthinylestradiol capsule (3.0 mg

drospirénone et 0.03 mg éthinylestradiol, environ 0,02 % de la dose de drospirénone passe dans le

lait maternel des femmes dans le post-partum, ce qui se traduit par une dose quotidienne maximum

de drospirénone d’environ 3 mcg chez le nourrisson.

Enfants

L’innocuité et l’efficacité de drospirénone et éthinylestradiol en comprimés n’ont pas été établies

chez les femmes de moins de 14 ans. Drospirénone et éthinylestradiol n’est pas indiqué avant

l’apparition des premières règles.

Personnes âgées

Drospirénone et éthinylestradiol n’est pas indiqué après la ménopause.

Surveillance et épreuves de laboratoire

Examen physique et suivi

Avant de prescrire un contraceptif oral, on doit effectuer une anamnèse, un examen physique

complet comprenant la mesure de la tension artérielle et prendre soigneusement note des

antécédents familiaux. De plus, il faut éliminer la possibilité de troubles de la coagulation si un

membre de la famille de la femme a présenté une maladie thromboembolique (p. ex. thrombose

veineuse profonde, accident vasculaire cérébral, infarctus du myocarde) tôt dans sa vie. Il faut aussi

examiner les seins, le foie, les extrémités et les organes pelviens de la patiente et faire un test de

Monographie de MYA

MD

Comprimés à 3 mg de drospirénone et à 0,02 mg d’éthinylestradiol

Page

15 de 70

Papanicolaou si celle-ci est sexuellement active.

Il faut examiner de nouveau la patiente trois mois après lui avoir prescrit un contraceptif oral. Il faut

par la suite l’examiner au moins une fois par an, voire plus souvent si nécessaire. À la consultation

annuelle, on doit faire les mêmes examens qu’à la consultation initiale (voir ci-dessus) ou suivre les

recommandations du Groupe d’étude canadien sur l’examen médical périodique.

RÉACTIONS INDÉSIRABLES

Aperçu des réactions indésirables au médicament

Une augmentation du risque des réactions indésirables graves suivantes a été associée à la prise de

contraceptifs oraux :

anomalies congénitales

diagnostic de cancer du sein

embolie pulmonaire

hémorragie cérébrale

hypertension

infarctus du myocarde

lésions neuro-oculaires (p. ex. thrombose rétinienne)

maladie de la vésicule biliaire

thromboembolie artérielle et veineuse

thrombophlébite

thrombose cérébrale

thrombose mésentérique

tumeurs hépatiques bénignes et malignes

Les réactions indésirables qui suivent ont aussi été signalées chez des patientes prenant des

contraceptifs oraux. Des nausées et des vomissements, qui sont en général les réactions indésirables

les plus fréquentes, surviennent chez environ 10 % ou moins des patientes au cours du premier

cycle. Les autres réactions aux contraceptifs oraux qui sont en général moins courantes ou ne

surviennent qu’à l’occasion sont les suivantes :

accentuation de la courbure de la cornée

altération de la fonction rénale

aménorrhée pendant et après le traitement

augmentation de la taille d’un léiomyome utérin

baisse de l’acuité auditive liée à l’otospongiosea

candidose vaginale

cataractes

chloasma ou mélasme pouvant persister

chorée

chorée de Sydenhama

chute des cheveux

Monographie de MYA

MD

Comprimés à 3 mg de drospirénone et à 0,02 mg d’éthinylestradiol

Page

16 de 70

colite ulcéreuse

diarrhée

diminution de la tolérance aux glucides

diminution possible de la lactation si le contraceptif oral combiné est pris immédiatement

après l’accouchement

douleur abdominale

dysménorrhée

éruption hémorragique

érythème noueux

érythème polymorphe

état dépressif

étourdissements

formation de calculs biliairesa

herpes gestationisa

hirsutisme

hyperplasies endocervicales

hypersensibilité

hypertension

hypertriglycéridémie (risque accru de pancréatite chez les utilisatrices de COC)

ictère cholestatique

ictère lié à une cholestase

intolérance aux verres de contact

lupus érythémateux disséminé

maladie de Crohn

maux de tête

microrragies

migraine

modification du flux menstruel

modifications de l’appétit

modifications de la libido

modifications de la tolérance au glucose ou effet sur l’insulinorésistance périphérique

modifications mammaires (sensibilité, augmentation du volume des seins, sécrétion)

nervosité

névrite optique

œdème

œdème de Quincke (les œstrogènes exogènes peuvent déclencher ou exacerber des

symptômes d’œdème de Quincke chez les femmes qui présentent un œdème de Quincke

héréditaire)

pancréatite

pertes vaginales

phénomène de Raynaud

porphyrie

prise ou perte de poids

prurit lié à une cholestase

Monographie de MYA

MD

Comprimés à 3 mg de drospirénone et à 0,02 mg d’éthinylestradiol

Page

17 de 70

rash (allergique)

rhinite

saignements intermenstruels

stérilité temporaire après l’arrêt du traitement

symptômes évocateurs du syndrome prémenstruel

symptômes gastro-intestinaux (tels que crampes abdominales et ballonnement)

syndrome évoquant une cystite

syndrome hémolytique et urémique

thrombose rétinienne

troubles auditifs

troubles de la fonction hépatique

urticaire

vaginite

Survenue ou aggravation de troubles pour lesquels le lien avec la prise d’un COC est incertain

Réactions indésirables au médicament au cours des essais cliniques

Puisque les essais cliniques sont menés dans des conditions très particulières, la fréquence des

réactions indésirables au cours des essais cliniques peut ne pas refléter la fréquence des réactions

indésirables en pratique clinique et ne doit pas être comparée à la fréquence observée au cours des

essais cliniques sur un autre médicament. Les renseignements sur les réactions indésirables aux

médicaments qui viennent d’essais cliniques sont utiles pour cerner les effets indésirables liés aux

médicaments et pour évaluer leur fréquence.

Chacune des deux indications a fait l’objet d’un programme de développement clinique distinct et

les critères d’inclusion, le plan des études et les milieux étaient différents d’un programme à l’autre.

Les résultats des études pour ce qui est de l’innocuité sont donc présentés séparément pour chacune

des indications.

Les réactions indésirables ci-dessous sont survenues dans au moins 1 % des sujets au cours des

essais cliniques clés sur la contraception orale par drospirénone et éthinylestradiol :

Tableau 2 : Réactions indésirables au médicament survenues chez au moins 1 % des sujets au

cours des essais cliniques clés sur la contraception orale drospirénone et éthinylestradiol en

comprimés (N=2438)

Appareils/systèmes de l’organisme selon la classification

HARTS

Terme privilégié de la

classification HARTS

n

%

Appareil digestif/général

Nausées

Système nerveux/general

Maux de tête

Système nerveux/Système nerveux central/Cerveaute

Labilité émotionnelle

Peau et annexes/Dermatose/Acnéiforme

Acné

Peau et annexes/Troubles mammaires

Douleur mammaire

Appareil uro-génital/Troubles de l’appareil

reproducteur féminin/Troubles menstruels

Aménorrhée

Saignements

intermenstruels

Abréviations : HARTS- Hoechst Adverse Reaction Termmology System; N- nombre total; n- nombre de sujets

Monographie de MYA

MD

Comprimés à 3 mg de drospirénone et à 0,02 mg d’éthinylestradiol

Page

18 de 70

Les réactions indésirables ci-dessous sont survenues dans au moins 1 % des sujets au cours des

essais cliniques clés sur le traitement par drospirénone et éthinylestradiol en comprimés de l’acné

vulgaire modéré :

Tableau 3 : Réactions indésirables au médicament survenues chez au moins 1 % des sujets au

cours des essais cliniques clés sur le traitement par drospirénone et éthinylestradiol en

comprimés de l’acné vulgaire modérée (N = 536)

Appareils/systèmes de l’organisme selon la

classification HARTS

Terme privilégié de la classification

HARTS

Appareil digestif/général

Nausées

Vomissements

Système nerveux/general

Maux de tête

Système nerveux/Système nerveux central/Cerveaute

Labilité émotionnelle

Dépression

Peau et annexes/Troubles mammaires

Douleur mammaire

Appareil uro-génital/Troubles

de l’appareil reproducteur

féminin/Troubles menstruels

Dysménorrhée

Métrorragie

Ménorragie

Trouble menstruel

Abréviations : HARTS- Hoechst Adverse Reaction Termmology System; N- nombre total; n- nombre de sujets

Réactions indésirables au médicament moins courantes au cours des essais cliniques

Les réactions indésirables au médicament ci-dessous sont survenues chez entre 0,1 et moins de 1 %

des sujets des essais cliniques clés sur la contraception orale par drospirénone et éthinylestradiol en

comprimés.

Organisme entier :

douleur abdominale, asthénie, douleur dorsale, douleur dans les extrémités,

douleur pelvienne

Appareil cardiovasculaire :

hypertension, migraine, varices

Appareil digestif :

diarrhée, dyspepsie, flatulence, gastrite, vomissements

Troubles du métabolisme et de la nutrition :

prise de poids, œdème, œdème périphérique

Appareil locomoteur :

crampes musculaires

Système nerveux :

étourdissements, paresthésie, augmentation de la transpiration, dépression,

diminution de la libido, nervosité, somnolence

Peau et annexes :

augmentation du volume des seins, acné, prurit, mastose sclérokystique, rash

Appareil génito-urinaire :

hypoménorrhée, leucorrhée, sécheresse vaginale, moniliase vaginale,

dysménorrhée, métrorragie, hémorragie vaginale, trouble menstruel, test de Papanicolaou suspect,

vaginite, ménorragie

Monographie de MYA

MD

Comprimés à 3 mg de drospirénone et à 0,02 mg d’éthinylestradiol

Page

19 de 70

Les réactions indésirables au médicament ci-dessous sont survenues chez entre 0,1 et moins de 1 %

des sujets des essais cliniques clés sur le traitement par drospirénone et éthinylestradiol de l’acné

vulgaire modérée.

Organisme entier :

douleur abdominale, asthénie, malaise

Appareil cardiovasculaire :

hypertension, migraine

Appareil génito-urinaire :

aménorrhée, leucorrhée, test de Papanicolaou suspect, augmentation du

volume de l’utérus, moniliase vaginale

Les effets indésirables suivants ont été observés à une fréquence <1% et ≥ 0,1% dans les essais

cliniques pivots utilisant des comprimés de drospirénone et d'éthinylestradiol en comprimés dans le

traitement de l'acné vulgaire modérée.

Organisme entier :

augmentation du volume de l’abdomen, blessure accidentelle, réaction

allergique, kyste, œdème du visage, hernie, infection, moniliase

Appareil cardiovasculaire :

phlébite, syncope, tachycardie, trouble vasculaire

Appareil digestif :

douleur biliaire, cholécystite, constipation, trouble gastro-intestinal, plénitude

gastro-intestinale, augmentation de l’appétit, anomalies des épreuves fonctionnelles hépatiques,

moniliase buccale

Les réactions indésirables au médicament ci-dessous sont survenues chez entre 0,01 et moins de 0,1 % des

sujets des essais cliniques clés sur la contraception orale par drospirénone et éthinylestradiol en comprimés.

Système endocrinien :

trouble endocrinien

Troubles du métabolisme et de la nutrition :

œdème généralisé, augmentation de la SGPT, perte

de poids

Système nerveux :

bouffées de chaleur, insomnie, vertiges

Appareil respiratoire :

épistaxis

Peau et annexes :

alopécie, néoplasme mammaire, chloasma, dermatite acnéiforme, sécheresse de

la peau, eczéma, érythème noueux, hypertrichose, trouble cutané, stries cutanées

Sens classiques :

conjonctivite, sécheresse oculaire, trouble oculaire

Appareil génito-urinaire :

anorgasmie, néoplasme du col de l’utérus, dyspareunie, trouble de

l’endomètre, kyste de l’ovaire, vulvo-vaginite, saignement de retrait

Réactions indésirables au médicament survenues depuis la commercialisation

Les effets indésirables inattendus suivants ont aussi été très rarement signalés chez des utilisatrices

Monographie de MYA

MD

Comprimés à 3 mg de drospirénone et à 0,02 mg d’éthinylestradiol

Page

20 de 70

de drospirénone et éthinylestradiol en comprimés, mais on n’a pas établi de rapport de causalité :

sensations de chaud/froid, spasmes musculaires, secousses musculaires et érythème polymorphe.

De plus, des accidents thromboemboliques veineux et artériels (occlusion, thrombose ou embolie

veineuse périphérique profonde/occlusion, thrombose ou embolie vasculaire pulmonaire et

infarctus/infarctus du myocarde/infarctus cérébral ou accident vasculaire cérébral non

hémorragique) ont été signalés comme des réactions indésirables au médicament liées à la prise de

drospirénone et éthinylestradiol en comprimés dans le cadre de la pharmacovigilance (voir

CONTRE- INDICATIONS

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS

: Système

hématologique). La déclaration de ces réactions étant volontaire et la population, de taille

incertaine, il n’est pas toujours possible de faire une estimation fiable de leur fréquence ou d’établir

un rapport de causalité avec l’exposition au médicament.

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

Aperçu

La prise concomitante d’un contraceptif oral et de certains autres médicaments peut entraîner des

saignements intermenstruels et/ou modifier l’effet de l’un ou l’autre des médicaments (tableaux 4 et

5). Une réduction de l’efficacité du contraceptif oral est plus probable avec les préparations à faible

teneur hormonale. Avant de prescrire un contraceptif oral à une patiente, il faut connaître tous les

médicaments qu’elle prend, qu’ils soient ou non de prescription.

Interactions médicament-médicament

Tableau 4 : Médicaments qui peuvent réduire l’efficacité des contraceptifs oraux

Classe

Médicament

Mécanisme présume

Mesure proposée

Antiacides

Réduction de l’absorption

intestinale des progestatifs.

Deux heures doivent séparer la

prise d’un contraceptif oral et

celle d’un antiacide.

Antibiotiques (35)

Ampicilline

Cotrimoxazole

Pénicilline

Perturbation de la circulation

entérohépatique, côlon

irritable.

Traitement de courte durée :

utiliser une méthode de

contraception non hormonale

supplémentaire ou un autre

médicament. Traitement de

longue durée : utiliser une autre

méthode de contraception non

hormonale.

Rifabutine

Rifampicine

Augmentation du

métabolisme des

progestatifs. Accélération

présumée

du métabolisme des

oestrogènes.

Utiliser une autre méthode

de contraception non

hormonale.

Chloramphénicol

Métronidazole

Néomycine

Nitrofurantoïne

Sulfamides

Tétracyclines

Induction des enzymes

microsomiques hépatiques.

Perturbation de la circulation

entérohépatique.

Traitement de courte durée :

utiliser une méthode de

contraception non

hormonale supplémentaire

ou un autre médicament.

Traitement de longue durée

Monographie de MYA

MD

Comprimés à 3 mg de drospirénone et à 0,02 mg d’éthinylestradiol

Page

21 de 70

Troléandomycine

Peut retarder le métabolisme des

hormonale. contraceptifs oraux,

ce qui accroît le risque d’ictère

cholostatique.

: utiliser une autre méthode

de contraception non

hormonale.

Anticonvulsivants

(36-38)

Carbamazépine

Ethosuximide

Felbamate

Lamotrigine

Oxcarbazepine

Phenobarbital

Phenytome

Primidone

Topiramate

Induction des enzymes

microsomiques hépatiques.

Métabolisme rapide des

œstrogènes

et augmentation

de la liaison du

progestatif et

de l’éthinyl estradiol à

protéine porteuse des

stéroïdes sexuels (SHBG).

Utiliser un contraceptif oral

àplus

forte teneur

hormonale (50 flg

d'ethinylestradiol), un autre

médicament ou une autre

méthode de contraception

non hormonale.

Antifongiques

Griséofulvine

Stimulation possible du

métabolisme hépatique des

stéroïdes contraceptifs.

Utiliser une autre méthode de

contraception non hormonale.

Hypocholesterole-

miants

Clofibrate

Réduction des taux sériques

élevés de triglycérides et de

cholestérol, ce qui réduit

l’efficacité des contraceptifs

oraux.

Utiliser une autre méthode de

contraception non hormonale.

Inhibiteurs de la

protéase du VHC

Bocéprévir Télaprévir

Pas encore confirmé.

Utiliser un autre médicament

ou une autre méthode de

contraception non hormonale.

Inhibiteurs de la

protéase du VIH

Ritonavir

Induction des

enzymes

microsomiques

hépatiques.

Utiliser un autre médicament

autre

méthode

contraception non hormonale.

Inhibiteurs non

nucléosidiques de

la transcriptase

inverse (39, 40)

Nevirapine

Induction des

enzymes

microsomiques

hépatiques.

Utiliser un autre médicament

autre

méthode

contraception non hormonale.

Sédatifs et

hypnotiques

Barbituriques

Benzodiazépines

Hydrate de chloral

Glutethimide

Méprobamate

Induction des

enzymes

microsomiques

hépatiques.

Traitement de courte durée :

utiliser une méthode de

contraception non hormonale

supplémentaire ou un autre

médicament. Traitement de

longue durée : utiliser une

autre méthode de

contraception non hormonale

ou augmenter la dose du

contraceptif oral.

Autres médicaments

Analgésiques

Antihistaminiques

Antimigraineux

Phenylbutazone

Vitamine E

Une réduction de

l’efficacité des

contraceptifs oraux a été

signalée, mais n’a pas

encore été confirmée.

On peut observer une induction enzymatique après seulement quelques jours de traitement.

L’induction enzymatique maximale est en général observée après quelques semaines.

L’inductionbenzymatique peut persister pendant environ quatre semaines après l’arrêt du

traitement médicamenteux.

Monographie de MYA

MD

Comprimés à 3 mg de drospirénone et à 0,02 mg d’éthinylestradiol

Page

22 de 70

Les femmes qui sont traitées à court terme par un de ces médicaments doivent temporairement

utiliser une méthode de barrière en plus du COC ou choisir une autre méthode de contraception. La

méthode de barrière doit être utilisée pendant le traitement médicamenteux concomitant et pendant

28 jours après la fin de ce traitement. Si la période d’utilisation de la méthode de barrière dépasse la

fin de la prise des comprimés pelliculés rose contenant des hormones de la plaquette du COC, la

femme ne doit pas prendre les comprimés pelliculés blancs ne contenant pas d’hormones et plutôt

entamer la plaquette suivante du COC.

On recommande aux femmes qui reçoivent un traitement à long terme par des inducteurs actifs des

enzymes hépatiques d’utiliser une méthode de contraception non hormonale fiable.

L’étude de la prise concomitante par voie orale de contraceptifs hormonaux combinés et de

plusieurs inhibiteurs de la protéase du VIH (p. ex. le ritonavir) ou du VHC (p. ex. le télaprévir et le

bocéprévir) et inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse (p. ex. la névirapine) a

révélé que dans certains cas, l’ASC (aire sous la courbe) moyenne de l’œstrogène ou du progestatif

était significativement modifiée (augmentation ou diminution). L’efficacité et l’innocuité des

contraceptifs oraux pourraient être altérées. Les fournisseurs de soins de santé doivent consulter la

monographie de produit de chaque inhibiteur de la protéase du VIH/VHC pour en savoir davantage

sur les interactions médicament-médicament.

Les inhibiteurs puissants et modérés de l’isoenzyme CYP3A4, tels que les antifongiques azolés

(p. ex. kétoconazole, itraconazole, voriconazole et fluconazole), le vérapamil, les macrolides (p. ex.

clarithromycine et érythromycine), le diltiazem et le jus de pamplemousse peuvent accroître les

concentrations plasmatiques de l’œstrogène, du progestatif ou des deux. L’augmentation des

concentrations de DRSP peut faire augmenter les concentrations sériques de potassium, ce qui peut

accroître le risque d’hyperkaliémie chez les patientes à haut risque (voir

MISES EN GARDE ET

PRÉCAUTIONS

Généralités

Les contraceptifs oraux peuvent aussi entraver le métabolisme d’autres médicaments (voir le

tableau 5), ce qui peut en faire augmenter (p. ex. cyclosporine) ou diminuer (p. ex. lamotrigine) les

concentrations plasmatiques et tissulaires.

Tableau 5 : Modification de l’action d’autres médicaments par les contraceptifs oraux

Classe

Médicament

Mécanisme présume

Mesure proposée

Alcool

Augmentation possible

des taux d’éthanol ou

d’acétaldéhyde.

Utiliser avec prudence.

Agonistes des

récepteurs

adrénergiques

alpha- 2

Clonidine

Augmentation de l’effet sédatif

Utiliser avec prudence.

Anticoagulants

Tous

Les contraceptifs oraux

augmentent

la concentration des facteurs de

coagulation et réduisent

l’efficacité des anticoagulants.

Les contraceptifs oraux peuvent

toutefois potentialiser l’action

Utiliser une autre méthode

de contraception non

hormonale.

Monographie de MYA

MD

Comprimés à 3 mg de drospirénone et à 0,02 mg d’éthinylestradiol

Page

23 de 70

des anticoagulants chez certaines

patientes

Anticonvulsivants

Tous

Les œstrogènes peuvent accroître

le risque de convulsions.

Utiliser une autre méthode de

contraception non hormonale.

Lamotrigine

Des convulsions peuvent

survenir par suite de la

réduction des concentrations de

lamotrigine.

Utiliser une autre méthode de

contraception non hormonale.

Antidiabétiques

Hypoglycémiant

s oraux et

insuline

Les contraceptifs oraux

peuvent altérer la tolérance au

glucose et accroître la

glycémie.

Utiliser un oestroprogestatif oral

à faible dose ou une autre

méthode de contraception non

hormonale.

Surveiller la glycémie.

Antihypertenseurs

Guanéthidine et

méthyldopa

L’œstrogène

cause

rétention

sodique

progestatif n’a pas d’effet.

Utiliser un contraceptif oral à

faible teneur en œstrogène ou une

autre méthode de contraception

non hormonale.

Bêta bloquants

Potentialisation de l’effet du

médicament (diminution du

métabolisme).

Adapter au besoin la dose du

médicament. Surveiller l’état

cardiovasculaire.

Antipyrétiques

Acétaminophène

Augmentation du métabolisme et

de la clairance rénale.

Il se peut qu’on doive augmenter

la dose du médicament.

Antipyrine

Altération du métabolisme.

Réduire la dose du médicament.

Les effets de l’AAS peuvent ê t r

réduits par la prise à court

terme d’un contraceptif oral.

Il pourrait être nécessaire

d’augmenter la dose d’AAS

en cas de traitement prolonge

par l’AAS.

Acide

aminocaproïque

En théorie, une

hypercoagulabilité peut

survenir parce que les

contraceptifs oraux

augmentent les taux de

facteurs de coagulation.

Éviter la prise concomitante.

Bêta mimétiques

Isoproterenol

Les œstrogènes réduisent

la réponse à ces

médicaments.

Adapter au besoin la dose du

médicament. L’activité du

médicament peut être

excessive si le contraceptif

oral est abandonné.

Caféine

Les effets de la caféine peuvent

être potentialisés, car les

contraceptifs oraux peuvent

altérer le métabolisme

hépatique de la

caféine.

Utiliser avec prudence.

Hypocholesterole-

miants

Clofibrate

Leur action peut être bloquée

par les contraceptifs oraux.

Les contraceptifs oraux

peuvent aussi augmenter le

métabolisme du clofibrate.

Il pourrait être nécessaire

d’augmenter la dose du

clofibrate.

Monographie de MYA

MD

Comprimés à 3 mg de drospirénone et à 0,02 mg d’éthinylestradiol

Page

24 de 70

Corticostéroïdes

Prednisone

Augmentation marquée des

concentrations sériques.

Il pourrait ê tre nécessaire de

réduire

la dose.

Cyclosporine

Possibilité d’augmentation des

concentrations de cyclosporine et

d’hepatotoxicire.

Surveiller la fonction hépatique. I

pourrait ê tre nécessaire de

réduire la dose de cyclosporine.

Antiviraux à action

directe (AAD)

Ombitasvir,

paritaprévir,

ritonavir, avec

ou sans

dasabuvir

On a montré que les AAD

étaient associés à une

augmentation des taux d’ALT

de 5 à plus de 20 fois la limite

supérieure de la normale chez

les femmes en bonne santé ou

infectées par le virus de

l’hépatite C.

Voir

CONTRE-

INDICATIONS

MISES

EN GARDE ET

PRÉCAUTIONS

: Foie/voies

biliaires/pancréas

Acide folique

On a signalé que les contraceptifs

oraux altéraient le métabolisme

des folates.

La patiente pourrait devoir

accroître

sa consommation d’acide folique

ou prendre un supplément.

Meperidine

Augmentation possible de

l’analgésie et de la dépression

du SNC en raison de la

diminution du métabolisme de

la mépéridine.

Associer avec prudence.

Phenothiaziniques

Toutes les

phénothiazines,

réserpine et

médicaments

semblables

Les œstrogènes potentialisent

l’effet hyperprolactinemiant de

ces médicaments.

Utiliser d’autres médicaments

ou un contraceptif oral à plus

faible teneur hormonale. En

cas de galactorrhée ou

d’hyperprolactinemie, utiliser

une autre méthode de

contraception non hormonale.

Sédatifs et

hypnotiques

Chlordiazepo

xide Diazepam

Lorazepam

Oxazepam

Augmentation de l’effet

(augmentation du

métabolisme).

Utiliser avec prudence.

Théophylline

Tous

Réduction de l’oxydation

pouvant entraîner une toxicité.

Utiliser avec prudence.

Surveiller les concentrations

de théophylline.

Antidépresseurs

tricycliques

Clomipramine

(possiblement

d’autres)

Augmentation des effets

secondaires (p. ex. dépression).

Utiliser avec prudence.

Vitamine

On a signalé que les contraceptifs

oraux pouvaient réduire les

concentrations sériques de

vitamine B

patiente

pourrait

devoir

accroître

consommation

vitamine

prendre

supplément.

Au cours des études cliniques, l’administration d’un contraceptif hormonal contenant de

l’éthinylestradiol n’a pas fait augmenter ou a légèrement fait augmenter les concentrations

plasmatiques des substrats de l’isoenzyme CYP3A4 (p. ex. midazolam), tandis qu’il y a eu une

augmentation légère (p. ex. théophylline) ou modérée (p. ex. mélatonine et tizanidine) des

concentrations plasmatiques des substrats de l’isoenzyme CYP1A2.

Aucune étude structurée sur les interactions entre l’association éthinylestradiol-drospirénone et

Monographie de MYA

MD

Comprimés à 3 mg de drospirénone et à 0,02 mg d’éthinylestradiol

Page

25 de 70

d’autres médicaments n’a été menée.

Interactions avec les médicaments qui peuvent augmenter le taux de potassium sérique

La prise concomitante de MYA et de certains autres médicaments peut entraîner une

augmentation du taux de potassium sérique (voir

MISES EN GARDE ET

PRÉCAUTIONS

). Il faut noter qu’au cours de tous les essais cliniques sur éthinylestradiol-

drospirénone en comprimés, la prise à court ou à long terme d’un AINS était permise.

Au cours d’une étude comparative sur les interactions médicament-médicament menée auprès de

24 femmes ménopausées qui prenaient 10 mg de maléate d’énalapril deux fois par jour contre une

hypertension légère, une association de 3 mg de drospirénone (DRSP) et de 1 mg d’estradiol a été

comparée à un placebo. Les taux de potassium sérique ont été mesurés tous les deux jours pendant

deux semaines chez toutes les participantes. Les taux de potassium sérique moyens par rapport au

départ ont été de 0,22 mEq/L plus élevés chez les femmes du groupe DRSP/estradiol que chez

celles du groupe placebo. Les taux de potassium sérique ont également été mesurés à divers

moments pendant 24 heures au départ et le 14e jour de l’étude. Le 14e jour, les rapports entre les

Cmax et les ASC du potassium sérique chez les femmes du groupe DRSP/estradiol et celles du

groupe placebo étaient de 0,955 (intervalle de confiance [IC] de 90 % : 0,914 à 0,999) et de 1,010

(IC de 90 % : 0,944 à 1,080), respectivement. Il n’y a eu aucun cas d’hyperkaliémie (taux de

potassium sérique > 5,5 mEq/L) dans ni l’un ni l’autre des groupes.

Interactions médicament-aliment

On n’a pas déterminé si le médicament avait des interactions avec des aliments.

Interactions médicament-herbe médicinale

Les produits contenant du millepertuis (

Hypericum perforatum

) peuvent produire une induction des

enzymes hépatiques (cytochrome P450) et de la glycoprotéine P (un transporteur de médicaments)

et réduire l’efficacité des stéroïdes contraceptifs. Des saignements intermenstruels peuvent aussi y

être associés.

Effets du médicament sur les épreuves de laboratoire

Pour interpréter les résultats des épreuves de laboratoire, il faut savoir que la patiente prend un

contraceptif oral. Les résultats des épreuves ci-dessous sont modifiés.

A.

Tests de la fonction hépatique

Aspartate aminotransférase (AST) : diverses élévations signalées.

Phosphatase alcaline et gamma-glutamyl transférase (GGT) : légère élévation

B.

Tests de la coagulation

Élévation minime des résultats pour des paramètres comme la prothrombine et les facteurs VII,

VIII, IX et X.

C.

Test de la fonction thyroïdienne

Monographie de MYA

MD

Comprimés à 3 mg de drospirénone et à 0,02 mg d’éthinylestradiol

Page

26 de 70

Augmentation de la fixation de la thyroxine aux protéines, comme en témoignent l’élévation des

concentrations de thyroxine sérique totale et la diminution de la fixation de la T3 sur résine.

D.

Lipoprotéines

Légères modifications possibles des fractions du cholestérol des lipoprotéines, dont la portée

clinique n’est pas démontrée

.

E.

Gonadotropines

Réduction par les contraceptifs oraux des concentrations d’hormone lutéinisante (LH) et d’hormone

folliculo-stimulante (FSH); deux semaines doivent s’écouler entre l’arrêt de la prise d’un

contraceptif oral et le dosage de ces hormones.

F.

Tolérance au glucose

Pas de modification ou légère baisse des résultats de l’épreuve d’hyperglycémie provoquée par voie

orale.

Prélèvements tissulaires

Un pathologiste qui examine un prélèvement chirurgical ou effectue un test de Papanicolaou doit

savoir si la patiente prend un contraceptif oral.

Effets du médicament sur le mode de vie

Aucune étude n’a été menée pour déterminer si éthinylestradiol-drospirénone altérait la capacité de

conduire ou d’utiliser des machines.

Interactions métaboliques

Drospirénone

Le métabolisme de la drospirénone (DRSP) et les effets possibles de la DRSP sur les enzymes

hépatiques du cytochrome P450 (CYP) ont fait l’objet d’études

in vitro

in vivo

(voir

MODE

D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE – Pharmacocinétique : Métabolisme

). Au

cours des études

in vitro

, la DRSP n’a pas modifié le taux de conversion des substrats modèles des

isoenzymes CYP1A2 et CYP2D6, mais a ralenti le taux de conversion des substrats modèles des

isoenzymes CYP1A1, CYP2C9, CYP2C19 et CYP3A4, la CYP2C19 étant la plus sensible. L’effet

possible de la DRSP sur l’activité des isoenzymes CYP2C19 et CYP3A4 a fait l’objet d’études

cliniques portant sur la pharmacocinétique dans lesquelles l’oméprazole, la simvastatine et le

midazolam ont servi de substrats marqueurs. Au cours d’une étude menée auprès de 24 femmes

ménopausées (dont 12 étaient porteuses du génotype CYP2C19 homozygote [type sauvage] et les

12 autres du génotype CYP2C19 hétérozygote), l’administration par voie orale de 3 mg de DRSP

par jour pendant 14 jours n’a pas modifié la clairance orale de l’oméprazole (dose unique de 40 mg

par voie orale). Deux autres études cliniques sur les interactions médicamenteuses dans lesquelles la

simvastatine et le midazolam ont servi de substrats marqueurs pour l’isoenzyme CYP3A4 ont

chacune été menées auprès de 24 femmes ménopausées en bonne santé. Les résultats de ces études

ont démontré que la pharmacocinétique des substrats de l’isoenzyme CYP3A4 n’était pas modifiée

par les concentrations de DRSP à l’état d’équilibre produites par l’administration de 3 mg de DRSP

par jour.

Monographie de MYA

MD

Comprimés à 3 mg de drospirénone et à 0,02 mg d’éthinylestradiol

Page

27 de 70

Les résultats des études

in vivo

in vitro

permettent de conclure qu’à une dose clinique, la DRSP

semble peu susceptible d’avoir des interactions significatives avec les enzymes du

cytochrome P450.

Éthinylestradiol

In vitro

, l’éthinylestradiol est un inhibiteur réversible des isoenzymes CYP2C19, CYP1A1 et

CYP1A2, ainsi qu’un inhibiteur des isoenzymes CYP3A4/5, CYP2C8 et CYP2J2 d’après leur

mécanisme d’action.

Bienfaits non contraceptifs des contraceptifs oraux

Outre la contraception, on a signalé que les contraceptifs oraux avaient plusieurs bienfaits sur la

santé.

Les contraceptifs oraux combinés réduisent l’incidence du cancer de l’endomètre et de l’ovaire.

Les contraceptifs oraux réduisent le risque d’affections bénignes du sein et, par conséquent,

l’incidence des biopsies mammaires.

Les contraceptifs oraux réduisent le risque de kystes fonctionnels de l’ovaire.

Les contraceptifs oraux réduisent les pertes de sang menstruelles et régularisent les cycles, ce

qui réduit le risque d’anémie ferriprive.

Les contraceptifs oraux peuvent réduire la gravité de la dysménorrhée et du syndrome

prémenstruel et atténuer l’acné vulgaire, l’hirsutisme et d’autres troubles liés aux androgènes.

Les contraceptifs oraux réduisent l’incidence de la maladie inflammatoire pelvienne aiguë, ce

qui réduit l’incidence des grossesses ectopiques.

Les contraceptifs oraux peuvent avoir des effets favorables sur l’endométriose.

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION

Les comprimés doivent être pris chaque jour dans l’ordre indiqué sur l’emballage, à peu près à la

même heure. La patiente peut commencer à prendre MYA (drospirénone et éthinylestradiol) le

jour 1 du cycle menstruel (soit le premier jour de l’écoulement menstruel) ou le premier dimanche

après le début des règles. Si les règles commencent un dimanche, la patiente doit prendre le premier

comprimé le jour même. Quand une patiente commence à prendre MYA, si elle prend le premier

comprimé après le jour 1, il est préférable qu’elle utilise une méthode de contraception

supplémentaire (méthode de barrière) pendant les sept premiers jours de la prise du contraceptif

oral.

La patiente prend un comprimé rose pâle contenant des hormones par jour pendant 24 jours, puis un

comprimé blanc ne contenant pas d’hormones par jour pendant les quatre jours suivants. Un

saignement de retrait survient habituellement deux ou trois jours après la prise du dernier comprimé

rose pâle contenant des hormones (soit pendant la prise des comprimés blancs ne contenant pas

d’hormones).

Monographie de MYA

MD

Comprimés à 3 mg de drospirénone et à 0,02 mg d’éthinylestradiol

Page

28 de 70

Par la suite, la patiente entame chaque nouvelle plaquette MYA le même jour de la semaine que la

première plaquette. La patiente entame la plaquette suivante le lendemain de la prise du dernier

comprimé de la plaquette précédente, que le saignement de retrait ait cessé ou non.

Comprimés oubliés :

Il faut dire à la patiente de se servir du tableau ci-dessous si elle oublie un

comprimé ou plus. Les directives sont données en fonction du nombre de comprimés oubliés et du

moment du début de la prise des comprimés. Le risque de grossesse augmente avec chaque

comprimé rose pâle contenant des hormones oublié.

Tableau 6 – Procédure en cas de comprimés oubliés – comprimés rose pâle contenant des

hormones

Début le dimanche

Début un autre jour

Oubli d’un comprimé rose à un moment

quelconque

Oubli d’un comprimé rose à un moment

quelconque

Prenez-le aussitôt que vous y pensez et prenez le

comprimé suivant à l’heure habituelle. Vous

pourriez donc prendre deux comprimés le même

jour.

Prenez-le aussitôt que vous y pensez et prenez le

comprimé suivant à l’heure habituelle. Vous

pourriez donc prendre deux comprimés le

même jour.

Oubli de deux comprimés roses de suite

Oubli de deux comprimés roses de suite

Deux premières semaines

Prenez deux comprimés le jour où vous

réalisez votre oubli et deux comprimés

le lendemain.

Prenez ensuite un comprimé par jour

jusqu’à ce que vous finissiez la

plaquette.

Utilisez une méthode de contraception

supplémentaire (methode de barriere) si

vous avez des relations sexuelles dans les

sept jours suivant l’oubli des comprimés.

Deux premières semaines

Prenez deux comprimés le jour où vous

réalisez votre oubli et deux comprimés le

lendemain.

Prenez ensuite un comprimé par jour

jusqu’à ce que vous finissiez la plaquette.

Utilisez une méthode de contraception

supplémentaire (methode de barriere) si vous

avez des relations sexuelles dans les sept

jours suivant l’oubli des comprimés

Troisième et quatrième semaines

Continuez de prendre un comprimé par

jour jusqu’au dimanche.

Le dimanche, jetez Ia plaquette en

prenant les précautions voulues et

entamez-en une autre.

Utilisez une méthode de contraception

supplémentaire (methode de barriere) si

vous avez des relations sexuelles dans les

sept jours suivant l’oubli des comprimés.

Vous pourriez ne pas avoir de règles ce

mois-là.

Si vous n’avez pas de règles deux mois de

suite, communiquez avec votre

médecin ou la clinique.

Troisième et quatrième semaines

Jetez la plaquette en prenant les

précautions voulues et entamez-en une

autre le jour même.

Utilisez une méthode de contraception

supplémentaire (methode de barriere) si

vous avez des relations sexuelles dans

les sept jours suivant l’oubli des

comprimés.

Vous pourriez ne pas avoir de règles ce

mois-là.

Si vous n’avez pas de règles deux mois

de suite, communiquez avec votre

médecin ou la clinique.

Oubli de trois comprimés roses oublié de suite

ou

Oubli de trois comprimés roses oublié de suite

ou

Monographie de MYA

MD

Comprimés à 3 mg de drospirénone et à 0,02 mg d’éthinylestradiol

Page

29 de 70

plus

plus

N’importe quand au cours du cycle

Continuez de prendre un comprimé par

jour jusqu’au dimanche.

Le dimanche, jetez Ia plaquette en

prenant les précautions voulues et

entamez-en une autre.

Utilisez une méthode de contraception

supplémentaire (methode de barriere) si

vous avez des relations sexuelles dans les

sept jours suivant l’oubli des compnmes.

Vous pourriez ne pas avoir de règles ce

mois-là.

Si vous n’avez pas de règles deux mois

de suite, communiquez avec votre

médecin ou la clinique.

N’importe quand au cours du cycle

Jetez la plaquette en prenant les

précautions voulues et entamez-en une

autre le jour même.

Utilisez une méthode de contraception

supplémentaire (methode de barriere) si

vous avez des relations sexuelles dans les

sept jours suivant l’oubli des comprimés.

Vous pourriez ne pas avoir de règles ce

mois-là.

Si vous n’avez pas de règles deux mois

de suite, communiquez avec votre

médecin ou la clinique.

Si la patiente oublie de prendre certains des comprimés blancs ne contenant pas d’hormones

pendant la quatrième semaine, elle doit jeter de façon sécuritaire le ou les comprimés oubliés. Elle

doit ensuite continuer à prendre un comprimé par jour jusqu’à ce que la plaquette soit vide. Elle n’a

pas besoin d’utiliser une méthode de contraception supplémentaire.

Remarques particulières concernant la prise de MYA

Passage d’un autre contraceptif hormonal combiné (contraceptif oral combiné [COC], anneau

vaginal ou timbre transdermique) à MYA :

La patiente doit commencer à prendre MYA le jour

où elle entamerait normalement la plaquette suivante du COC. Si la patiente utilisait jusque-là un

anneau vaginal ou un timbre transdermique, elle doit commencer à prendre MYA de préférence le

jour où elle le retire, mais pas plus tard que le moment auquel elle aurait dû insérer un autre anneau

ou appliquer un autre timbre.

Passage d’une méthode uniquement progestative (pilule minidosée, injection) ou d’un système

intra-utérin (SIU) libérant un progestatif à MYA :

La patiente peut passer de la pilule minidosée

à MYA n’importe quel jour du cycle. Les patientes qui reçoivent des injections de progestatifs

doivent commencer à prendre MYA le jour prévu de l’injection suivante. Les porteuses d’un SIU

doivent commencer à prendre MYA le jour où le SIU est retiré. Dans tous les cas, on doit aviser la

patiente d’utiliser une méthode de contraception supplémentaire (méthode de barrière) pendant les

sept premiers jours de la prise de MYA.

Après un avortement au premier trimestre :

La patiente peut commencer à prendre MYA sur-le-

champ. Elle n’a ainsi pas besoin d’utiliser une méthode de contraception supplémentaire.

Après un accouchement ou un avortement au second trimestre :

Après avoir consulté son

médecin, la patiente doit commencer à prendre MYA de 21 à 28 jours après avoir accouché ou

après un avortement survenu au second trimestre. Si elle commence plus tard, elle doit employer

une méthode de contraception supplémentaire (méthode de barrière) pendant les sept premiers jours

d’utilisation de MYA. Toutefois, si elle a déjà eu des relations sexuelles, il faut confirmer qu’elle

n’est pas enceinte avant de lui prescrire MYA ou lui dire d’attendre d’avoir ses prochaines règles

pour commencer à prendre MYA. Lorsqu’on prescrit les comprimés dans le post-partum, il faut

Monographie de MYA

MD

Comprimés à 3 mg de drospirénone et à 0,02 mg d’éthinylestradiol

Page

30 de 70

Pour la prise en charge des cas de surdosage présumé, communiquer avec le centre antipoison

régional.

tenir compte du risque accru de maladie thromboembolique associé au post-partum.

Saignements de retrait/saignements intermenstruels :

Un saignement de retrait survient en

général dans les trois jours suivant la prise du dernier comprimé rose pâle contenant des hormones.

En cas de microrragies ou de saignements intermenstruels pendant la prise de MYA, la patiente doit

continuer de prendre MYA conformément aux directives et au schéma décrit ci-dessus. Il faut lui

expliquer que de tels saignements sont généralement passagers et sans conséquence et lui

recommander de voir son médecin s’ils persistent.

Bien qu’une patiente qui respecte les directives d’utilisation de MYA soit peu susceptible de tomber

enceinte, en l’absence de saignement de retrait, il faut envisager la possibilité d’une grossesse. En

cas de non-respect du schéma posologique (oubli d’un comprimé ou plus contenant des hormones

ou retard dans le début de la prise des comprimés), la possibilité d’une grossesse doit être envisagée

dès la première fois que la patiente saute ses règles et un test de grossesse doit être effectué avant

que la patiente recommence à prendre le médicament. Si une patiente qui a observé le schéma

posologique saute deux cycles menstruels de suite, il faut écarter la possibilité d’une grossesse

avant que la patiente recommence à prendre le contraceptif.

En cas de vomissements

: Si des vomissements surviennent de trois à quatre heures après la prise

du comprimé, il se peut que le médicament ne soit pas complètement absorbé. Le cas échéant, la

patiente doit suivre les conseils sur l’oubli de comprimés.

SURDOSAGE

Aucun cas de surdosage par drospirénone et éthinylestradiol en comprimés n’a été signalé. Le

surdosage peut causer des nausées et des vomissements et, chez les femmes, un saignement de

retrait. Il peut même y avoir un saignement de retrait chez les jeunes filles qui n’ont pas eu leurs

premières règles si elles prennent accidentellement le produit médicinal. Il n’existe pas d’antidote et

le traitement doit être symptomatique et fondé sur les connaissances de l’action pharmacologique

des composants du médicament. La drospirénone est un analogue de la spironolactone qui a des

propriétés antiminéralocorticoïdes. En cas de surdosage, il faut surveiller les taux sériques de

potassium et de sodium et rechercher les signes d’acidose métabolique. Il faut effectuer des tests

hépatiques, surtout le dosage des transaminases, de deux à trois semaines après le surdosage.

MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE

Mécanisme d’action

Drospirénone et éthinylestradiol en comprimés est un contraceptif oral combiné monophasique

qui contient la drospirénone (3,0 mg), un progestatif, et une faible dose d’éthinylestradiol (0,02

mg), un œstrogène (41). Les contraceptifs oraux combinés freinent la sécrétion des

gonadotrophines. Leur principal mécanisme d’action est l’inhibition de l’ovulation, mais ils ont

Monographie de MYA

MD

Comprimés à 3 mg de drospirénone et à 0,02 mg d’éthinylestradiol

Page

31 de 70

aussi d’autres effets, dont des modifications de la glaire cervicale (qui entravent la pénétration

des spermatozoïdes dans l’utérus) et de l’endomètre (qui réduisent la probabilité de

l’implantation).

La drospirénone est un analogue de la spironolactone qui exerce une activité antiminéralocorticoïde

(42). Les études précliniques menées sur les animaux et in vitro ont montré que la drospirénone

n’avait pas d’activité androgénique, œstrogénique, glucocorticoïde ni antiglucocorticoïde. Les

études précliniques sur les animaux ont également montré que la

drospirénone avait une activité antiandrogénique (43, 44).

Les associations qui contiennent des œstrogènes, telles que MYA, accroissent la concentration

sanguine de la protéine porteuse des stéroïdes sexuels (SHBG), laquelle peut lier, et donc inactiver,

des androgènes comme la testostérone. De plus, l’activité antiandrogénique de la drospirénone

contrecarre en partie les effets des androgènes endogènes : la drospirénone bloque la liaison de la

dihydrotestostérone (DHT) à son récepteur, ce qui fait qu’elle peut être utilisée pour le traitement de

l’acné. La drospirénone pourrait aussi réduire l’œdème de la paroi du follicule pilo-sébacé durant la

seconde moitié du cycle menstruel, lequel est en partie responsible de la poussée de lésions

inflammatoires pendant cette phase du cycle.

Pharmacodynamique

La drospirénone inhibe l’ovulation et le développement folliculaire à partir d’une dose de 2 mg

administrée par voie orale (45). On a déterminé que l’association de 3 mg de drospirénone à

l’éthinylestradiol était optimale pour l’inhibition de l’ovulation et la régulation du cycle.

L’administration d’hormones pendant trois jours supplémentaires (24 comprimés actifs

drospirénone et éthinylestradiol en comprimés par rapport à un schéma thérapeutique de 21 jours

du même contraceptif oral combiné) inhibe davantage l’ovulation et le développement folliculaire.

Cette observation a été faite au cours d’une étude comportant l’omission intentionnelle de la prise

des comprimés contenant des hormones de chaque schéma thérapeutique les trois premiers jours

du cycle et la surveillance du développement folliculaire subséquent.

La drospirénone a exercé une activité antialdostérone à une dose de seulement 2 mg/jour chez des

volontaires en bonne santé. Il y a eu une augmentation de l’activité rénine plasmatique et des

concentrations plasmatiques d’aldostérone, ainsi que de l’excrétion des métabolites de

l’aldostérone. La drospirénone (2 ou 3 mg), administrée seule ou en association à l’éthinylestradiol,

a produit une augmentation passagère de l’excrétion de Na

. Les concentrations sériques de Na+ et

de K+ n’ont pas été modifiées. En se servant du rapport Na

urinaire comme principal indicateur

de la puissance de l’effet antialdostérone, on a determine que la drospirénone était en moyenne

6,6 fois plus puissante que la spironolactone.

L’association de la drospirénone (2, 3 ou 4 mg) à l’éthinylestradiol (0,020 mg) a eu un effet

favorable sur le bilan lipidique, produisant une hausse du taux de HDL et une légère baisse du taux

de LDL. Le taux de cholestérol total n’a pas été modifié. En outre, la tolérance au glucose selon

l’épreuve d’hyperglycémie provoquée par voie orale a été légèrement augmentée, mais est

demeurée à l’intérieur des valeurs de référence.

La drospirénone n’a eu aucun effet sur la biosynthèse de la SHBG et, administrée en association à

Monographie de MYA

MD

Comprimés à 3 mg de drospirénone et à 0,02 mg d’éthinylestradiol

Page

32 de 70

l’éthinylestradiol (0,02 mg), a produit des augmentations des concentrations de SHBG et de

transcortine (CBG) compatibles avec la dose d’éthinylestradiol.

In vitro

, la drospirénone a eu une faible affinité de liaison pour la SHBG et ne s’est pas du tout liée

à la CBG.

Pharmacocinétique

Tableau 7 : Résumé des paramètres pharmacocinétiquesa (3 mg de drospirénone et 0,02 mg

d’éthinylestradiol) chez des jeunes femmes en bonne santé

Drospirénone

Cycle/jour

Nbre de sujets

C

max

(ng/mL)

t

max

(h)

AUC

(0-24 h)

(ng·h/mL)

(h)

38,4 (25,2 %)

1,5 (1-2)

268 (18,9 %)

1/21

70,3 (14,5 %)

1,5 (1-2)

763 (17,4 %)

30,8 (21,9 %)

Éthinylestradiol

32,8 (44,9 %)

1,5 (1-2,2)

108 (51,8 %)

1/21

45,1 (34,7 %)

1,5 (1-2)

220 (57,4 %)

Abbreviations : ASC = aire sous la courbe; Cmax = concentration maximum; h = heure; mL = millilitre; nd = non

déterminée; ng = nanogramme; t1/2 = demi-vie d’élimination; tmax = délai d’obtention de la

concentration maximum

La moyenne géométrique est donnée pour tous les paramètres, sauf le tmax, et suivie du coefficient de

variation géométrique entre parenthèses. Pour le tmax, la médiane est donnée et l’écart est entre

parenthèses.

Absorption

La biodisponibilité absolue de la drospirénone (DRSP) provenant d’un seul comprimé est d’environ

76 %. La biodisponibilité absolue de l’éthinylestradiol (ÉE) est d’environ 40 % par suite de la

conjugaison présystémique et du métabolisme de premier passage. Les concentrations sériques de

DRSP et d’ÉE sont maximums d’une à deux heures après l’administration de drospirénone et

éthinylestradiol en comprimés. Après l’administration d’un seul comprimé drospirénone et

éthinylestradiol en comprimés, la biodisponibilité relative, comparativement à une suspension, a été

de 107 % pour la DRSP et de 97 % pour l’ÉE.

Les paramètres pharmacocinétiques de la DRSP sont proportionnels à la dose après l’administration

de doses uniques allant de 1 à 10 mg. L’état d’équilibre des concentrations de DRSP a été atteint

huit jours après le début de l’administration quotidienne de drospirénone et éthinylestradiol en

comprimés. L’administration de doses multiples de drospirénone et éthinylestradiol en comprimés a

produit une Cmax et une ASC (0-24 h) sériques de deux à trois fois plus élevées.

L’état d’équilibre des concentrations d’ÉE est atteint pendant la seconde moitié d’un cycle de

traitement. L’administration quotidienne de drospirénone et éthinylestradiol produit une Cmax et

une ASC (0-24 h) sériques de 1,5 à 2,0 fois plus élevées (voir Tableau 7, ci-dessus).

Effet des aliments

Monographie de MYA

MD

Comprimés à 3 mg de drospirénone et à 0,02 mg d’éthinylestradiol

Page

33 de 70

L’administration simultanée de 2comprimés, contenant chacun 3 mg de DRSP et 0,03 mg d’ÉE, a

ralenti l’absorption de la DRSP et de l’ÉE si le sujet n’était pas à jeun, la Cmax sérique des deux

composants ayant été réduite d’environ 40 %. Le degré d’absorption de la DRSP est toutefois

demeuré le même. Par contre, le degré d’absorption de l’ÉE était réduit d’environ 20 % si le sujet

n’était pas à jeun.

Distribution

La réduction des concentrations sériques de DRSP et d’ÉE se fait en deux phases. Le volume

apparent de distribution de la DRSP est d’environ 4 L/kg et celui de l’ÉE, d’environ 4 à 5 L/kg.

La DRSP ne se lie pas à la SHBG ni à la CBG, mais sa liaison à d’autres protéines sériques est

d’environ 97 %. La prise de doses multiples durant trois cycles n’a pas modifié la fraction libre

(mesurée aux concentrations minimales). On signale que l’ÉE se lie fortement, mais non

spécifiquement, à l’albumine sérique (environ à 98,5 %) et qu’il produit une augmentation des

concentrations sériques de SHBG et de CBG. Les effets de l’ÉE sur la SHBG et la CBG n’ont

pasété modifiés quand on a fait varier la dose de DRSP entre 2 et 3 mg.

Métabolisme

Les deux principaux métabolites de la DRSP retrouvés dans le plasma humain sont la forme acide

de la DRSP produite par l’ouverture du cycle lactonique et le 4,5-dihydrodrospirénone-3-sulfate

formé par réduction suivie d’une sulfatation. On a montré que ces métabolites n’avaient aucune

activité pharmacologique. La DRSP est aussi soumise à un métabolisme oxydatif catalysé par

l’isoenzyme CYP3A4.

L’ÉE subit un important métabolisme de premier passage intestinal et hépatique. L’ÉE et ses

métabolites oxydatifs sont surtout conjugués avec des glucuronides et des sulfates. Les isoenzymes

hépatiques CYP3A4 sont responsables de la 2-hydroxylation, principale réaction oxydative. Le

métabolite formé par la 2-hydroxylation est de nouveau transformé par méthylation et

glucuronidation puis éliminé dans l’urine et les fèces.

Élimination

Les concentrations sériques de DRSP sont caractérisées par une demi-vie d’élimination terminale

d’environ 30 heures, tant après la prise d’une seule dose que de plusieurs doses. La DRSP était

presque entièrement éliminée après 10 jours et l’élimination fécale était légèrement supérieure à

l’élimination urinaire. La DRSP a été largement métabolisée et seules des traces de DRSP sous

forme inchangée ont été retrouvées dans l’urine et les fèces. Au moins 20 métabolites différents ont

été retrouvés dans l’urine et les fèces. Environ 38 à 47 % des métabolites retrouvés dans l’urine et

17 à 20 % des métabolites retrouvés dans les fèces étaient des conjugués glucuronides et sulfates.

La demi-vie d’élimination terminale de l’ÉE serait d’environ 24 heures. L’ÉE n’est pas éliminé

sous forme inchangée. L’ÉE est éliminé dans l’urine et les fèces sous forme de conjugués

glucuronides et sulfates et soumis à une circulation entérohépatique.

Populations et affections particulières

Enfants

Monographie de MYA

MD

Comprimés à 3 mg de drospirénone et à 0,02 mg d’éthinylestradiol

Page

34 de 70

L’innocuité et l’efficacité de drospirénone et éthinylestradiol en comprimés n’ont pas été établies

chez les femmes de moins de 14 ans. MYA n’est pas indiqué avant l’apparition des premières

règles.

Personnes âgées

MYA n’est pas indiqué après la ménopause.

Race

Aucune différence cliniquement significative n’a été observée entre des Japonaises et des Blanches

(de 20 à 35 ans) pour ce qui est de la pharmacocinétique de la DRSP ou de l’ÉE quand drospirénone

et éthinylestradiol en comprimés était administré une fois par jour pendant 21 jours. L’effet de la

race sur l’élimination de drospirénone et éthinylestradiol en comprimés n’a pas été évalué.

Insuffisance hépatique

MYA est contre-indiqué en présence de dysfonctionnement hépatique (voir aussi

CONTREINDICATIONS

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS

). L’exposition moyenne

à la DRSP chez des femmes présentant une insuffisance hépatique modérée est environ trois fois

plus élevée que chez des femmes dont la fonction hépatique est normale. La demi-vie terminale

moyenne de la DRSP chez des femmes présentant une insuffisance hépatique modérée a été 1,8 fois

plus longue que chez des femmes ayant une fonction hépatique normale. Drospirénone et

éthinylestradiol en comprimés n’a pas été étudié chez des femmes présentant une insuffisance

hépatique grave.

Insuffisance rénale

MYA est contre-indiqué en présence d’insuffisance rénale (voir aussi

CONTREINDICATIONS

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS

L’effet de l’insuffisance rénale sur la pharmacocinétique de la DRSP (3 mg par jour pendant 14

jours) et l’effet de la DRSP sur les taux de potassium sérique ont été étudiés chez des femmes (n =

28; âge : 30 à 65 ans) ayant une fonction rénale normale ou une insuffisance rénale légère ou

modérée. Tous les sujets avaient une alimentation pauvre en potassium. Pendant l’étude, sept sujets

ont continué de prendre un médicament d’épargne potassique pour le traitement d’une maladie

sous-jacente. Le 14e jour (état d’équilibre) du traitement par la DRSP, les concentrations sériques

de DRSP chez les femmes atteintes d’insuffisance rénale légère (clairance de la créatinine [Clcr] de

50 à 80 mL/min) étaient comparables à celles observées chez les femmes dont la fonction rénale

était normale (Clcr > 80 mL/min). Les concentrations sériques de DRSP étaient en moyenne 37 %

plus élevées chez les femmes présentant une insuffisance rénale modérée (Clcr de 30 -50 mL/min)

que chez celles dont la fonction rénale était normale. Le traitement par la DRSP a été bien toléré

dans tous les groupes et n’a pas eu d’effet cliniquement significatif sur le taux de potassium sérique.

Bien qu’on n’ait pas observé d’hyperkaliémie au cours de l’étude, chez cinq des sept femmes qui

ont continué de prendre un médicament d’épargne potassique durant l’étude, les taux moyens de

potassium sérique ont augmenté de jusqu’à 0,33 mEq/L. Il y a donc un risque d’hyperkaliémie chez

les femmes atteintes d’insuffisance rénale dont le taux de potassium sérique se situe près de la

limite supérieure de la l’intervalle de référence et qui prennent aussi un médicament d’épargne

potassique.

Monographie de MYA

MD

Comprimés à 3 mg de drospirénone et à 0,02 mg d’éthinylestradiol

Page

35 de 70

CONSERVATION ET STABILITÉ

Conserver les comprimés dans leur emballage d’origine, entre 15 °C et 30 °C.

Il ne faut pas jeter les médicaments dans l’évier, la toilette ou les ordures ménagères. Il faut

demander à un pharmacien comment jeter les médicaments dont on n’a plus besoin. Ces mesures

contribuent à la protection de l’environnement.

Les résultats du test de dissolution satisfont aux critères du test n

2 de la monographie de l’USP.

INSTRUCTIONS PARTICULIÈRES DE MANIPULATION

Il n’y a pas d’instructions de manipulation particulières

.

PRÉSENTATION, COMPOSITION ET CONDITIONNEMENT

MYA (drospirénone et éthinylestradiol) sont offerts selon un schema thérapeutique de 28 jours. Une

plaquette alvéolée contient 24 comprimés pelliculés ronds roses contenant des hormones, portant

l’inscription « MY » d’un côté et « 15 » de l’autre, et 4 comprimés pelliculés ronds blancs ne

contenant pas d’hormones.

Un comprimé pelliculé rose contient 3,0 mg de drospirénone et 0,02 mg d’éthinylestradiol.

Ingrédients non médicinaux des comprimés contenant des hormones : monohydrate de lactose,

amidon prégélatinisé, povidone, croscarmellose sodique, polysorbate, stéarate de magnésium,

alcool polyvinylique partiellement hydrolysé, dioxyde de titane, macrogol (polyéthylèneglycol),

talc, oxyde de fer rouge et oxyde de fer noir.

Ingrédients non médicinaux des comprimés ne contenant pas d’hormones : lactose anhydre,

povidone, stéarate de magnésium, alcool polyvinylique partiellement hydrolysé dioxyde de titane,

macrogol (polyéthylèneglycol) et talc.

Monographie de MYA

MD

Comprimés à 3 mg de drospirénone et à 0,02 mg d’éthinylestradiol

Page

36 de 70

PARTIE II : RENSEIGNEMENTS SCIENTIFIQUES

RENSEIGNEMENTS PHARMACEUTIQUES

Substances pharmaceutiques

Drospirénone:

Dénomination commune :

drospirénone

Nom chimique :

6β, 7β; 15β, 16β-diméthylène -3-oxo-17α-prégn -4-ène-21, 17-carbolactone

(UICPA) [6R- (6α, 7α, 8β, 9α, 10β, 13β, 14α, 15α,16α, 17β] 1,3’, 4’, 6, 7,8,

9,10, 11,12, 13,14, 15,16, 20,21-hexadécahydro-10, 13-diméthylsiro[17H-

dicyclopropa[6, 7:15, 16] cyclopenta[α]phénanthrène-17, 2’(5’H)-furan]-3,

5’(2H) -dione (USAN)

Formule développée :

Formule moléculaire :

Poids moléculaire :

366.49 g/mol

Description :

Poudre cristalline blanche ou blanchâtre. Franchement soluble dans le

dichlorométhane; soluble dans l’acétone, le méthanol, l’acétate d’éthyle, le

diméthoxyéthane et le toluène; assez soluble dans l’alcool éthylique; presque

insoluble dans l’eau, le n-hexane et l’éther isopropylique. L’intervalle de

fusion est de 199 à 201 °C..

pKa :

Molécule neutre sans propriétés acido-basiques dans les solutions aqueuses (pH de 1 à 12)

Partition coefficient :

log P

= 3.08

Éthinylestradiol :

Dénomination commune :

éthinylestradiol

Monographie de MYA

MD

Comprimés à 3 mg de drospirénone et à 0,02 mg d’éthinylestradiol

Page

37 de 70

Nom chimique :

19-nor-17α-pregna-1, 3,5(10) -triene-20-yne-3, 17-diol (IUPAC)

Formule développée :

Formule moléculaire :

Poids moléculaire :

296.40 g/mol

Description :

Cristaux ou poudre cristalline de couleur blanche à blanche jaunâtre.

Franchement soluble dans l’éther, l’éthanol, l’acétone et le dioxane; soluble dans

le chloroforme et les solutions d’hydroxydes alcalins; pratiquement insoluble dans

l’eau. L’intervalle de fusion est de 181 °C à 185 °C.

pKa :

10.25 ± 0.04

Coefficient de partage :

log P

= 4,17 ± 0,03 (pH=5)

4,20 ± 0,04 (pH=7)

4,15 ± 0,04 (pH=9)

Monographie de MYA

MD

Comprimés à 3 mg de drospirénone et à 0,02 mg d’éthinylestradiol

Page

38 de 70

ÉTUDES CLINIQUES

Études de biodisponibilité comparative

Une étude de biodisponibilité comparative à double insu, croisée en deux phases, avec répartition

aléatoire et à dose unique a été menée chez des volontaires féminins en bonne santé et à jeun. La

vitesse et le degré d’absorption de la drospirénone et de l’éthinylestradiol ont été mesurés et

comparés après l’administration d’une dose orale unique (2 x comprimé à 3,0 mg/0,02 mg) de

(drospirénone/éthinylestradiol) et de MYA (drospirénone/éthinylestradiol) chez

16 volontaires. Les résultats des paramètres mesurés sont résumés dans les tableaux ci-dessous.

Tableau sommaire des données de biodisponibilité comparative

Tableau sommaire des données de biodisponibilité comparative

Drospirénone

(dose unique de 6,0 mg/0,040 mg : 2 x 3,0 mg/0,020 mg)

D’après les données mesurées/sujets à jeun

Moyenne géométrique

Moyenne arithmétique (CV en %)

Paramètre

(Apotex inc.)

(Canada)

® †

(Bayer Inc.)

(Canada)

Rapport des

moyennes

géométriques

Intervalle de

confiance à

90 %

(ngh/mL)

953,873

997,167(33,814)

942,848

963,893 (22,414)

101,17

96,00 – 106,62

(ngh/mL)

1456,787

1583,334 (45,207)

1369,544

1430,281 (33,431)

106,37

99,51 – 113,70

(ng/mL)

67,695

70,705 (26,364)

71,469

73,125 (21,184)

94,72

87,99 – 101,97

1,635 (1,000-3,500)

1,500 (1,000-3,020)

54,796 (42,070)

47,565 (39,735)

Fondé sur l’estimation des moindres carrés.

Exprimé en médiane (intervalle) seulement.

Moyenne arithmétique (CV en %)

† Pr

est fabriqué par Bayer Inc. et a été acheté au Canada.

MYA est fabriqué par Leon Farma Laboratories, S.A. pour Apotex Inc.

Monographie de MYA

MD

Comprimés à 3 mg de drospirénone et à 0,02 mg d’éthinylestradiol

Page

39 de 70

Tableau sommaire des données de biodisponibilité comparative

éthinylestradiol

(dose unique de 6,0 mg/0,040 mg : 2 x 3,0 mg/0,020 mg)

D’après les données mesurées/sujets à jeun

Moyenne géométrique

Moyenne arithmétique (CV en %)

Paramètre

(Apotex inc.)

(Canada)

(Bayer Inc.)

(Canada)

Rapport des

moyennes

géométriques (%)

Intervalle de

confiance à 90 %

(pgh/mL)

1148,381

1426,781 (98,018)

1111,825

1163,609 (33,161)

103,29

88,90 – 120,00

(pgh/mL)

1248,310

1677,546 (122,756)

1180,118

1247,142 (34,866)

105,78

88,12 – 126,97

(pg/mL)

94,113

105,384 (49,883)

95,494

104,083 (44,496)

98,55

91,38 – 106,29

1,890 (1,000-3,520)

1,750 (1,250-2,500)

16,715 (29,006)

15,957 (20,625)

Fondé sur l’estimation des moindres carrés.

Exprimé en médiane (intervalle) seulement.

Moyenne arithmétique (CV en %)

† Pr

est fabriqué par Bayer Inc. et a été acheté au Canada.

MYA est fabriqué par Leon Farma Laboratories, S.A. pour Apotex Inc.

Contraception

Renseignements généraux

Le tableau ci-dessous donne les taux de grossesse associés à diverses méthodes de contraception

ainsi qu’à l’absence de méthode de contraception, c’est-à-dire le nombre de femmes sur 100 qui

tomberaient enceintes au cours d’une période d’un an.

Tableau 8 : Nombre de grossesses pour 100 femmes par année

Combination pill

Moins de 1 ou 2

Contraceptif oral combine

Moins de 1 ou 6

Dispositif intra-urerin (DIU)

1 a 6

Condom et mousse ou gel spermicide

3 a 6

Pilule minidos6e

2 a 12

Condom

3 a 18

Diaphragme et mousse ou gel spermicide

3 a 21

Spermicide

3 a 28

Eponge et spermicide

5 a 18

Cape cervicale et spermicide

2 a 20

Abstinence periodique (méthode rythmique), taus les types

60 a 85

Pas de méthode de contraception

Monographie de MYA

MD

Comprimés à 3 mg de drospirénone et à 0,02 mg d’éthinylestradiol

Page

40 de 70

Données démographiques et plan des études

L’efficacité contraceptive d’éthinylestradiol et 3 mg de drospirénone /EE/DRSP a été évaluée au

cours de deux études cliniques clés de phase III. Ces études (études 303740 et 308021) étaient

ouvertes, portaient sur un grand nombre de sujets et avaient l’indice de Pearl (IP) comme principal

critère d’évaluation de la fiabilité contraceptive. L’étude 308020 était une étude comparative dont

les variables de l’efficacité étaient la régulation du cycle, les paramètres relatifs aux saignements et

le taux de grossesse exprimé en fonction de l’IP.

En outre, une étude unicentrique contrôlée (étude 301888) a été menée pour déterminer l’effet

d’éthinylestradiol et drospirénone en comprimés sur les lipides plasmatiques, les variables

hémostatiques et le métabolisme des glucides.

Les épisodes de saignement ont aussi été évalués.

Tableau 9 : Aperçu des études sur l’efficacité d’éthinylestradiol et drospirénone en

comprimés pour la contraception

Essai

Objectif et plan

de l’etude

Voie

d’administratio

n- durée

Médicament

à l’étude

Nombre

de

sujets

a

Age

moyen

(ecart)

fanneesl

IMC

moyen

[fkg/m

2

]

303740

(46)

Indice de Pearl

Multicentrique,

ouverte et non

contrôlee

Orale

Un comprimé

médicamenteux par

jour pendant 24 jours

puis un comprimé

placebo par jour

pendant 4 jours- 13

cycles

Produit étudié

: DRSP 3 mg

+ EE 0.02 mg

Placebo

1027

24,7 (18-35)

22,4±3,3

308021

Indice de Pearl

Multicentrique,

ouverte et non

contrôlee

Orale

Un comprimé

médicamenteux par

jour pendant 24 jours

puis un comprimé

placebo par jour

pendant 4 jours- 13

cycles

Produit étudié

: DRSP 3 mg

+ EE 0.02 mg

Placebo

1101

24,7 (18-35)

21,7±2,8

308020

Épisodes de

saignement et

régulation du

cycle

Multicentrique,

ouverte, avec

répartition

aléatoire et en

groupes

parallèles

Orale

Un comprimé

médicamenteux par

jour pendant 24 jours

puis un comprimé

placebo par jour

pendant 4 jours-

7 cycles

Un comprimé

médicamenteux par

jour pendant 21 jours

puis aucun comprimé

pendant 7 jours

cycles

Produit

étudié :

DRSP 3 mg

+ EE 0,02 mg

Médicament de

cmparaison

DSG 0.150 mg

+ EE 0.02 mg

25,2 (18-35)

24,5 (18-35)

22,3±2,7

22,0±2,9

Monographie de MYA

MD

Comprimés à 3 mg de drospirénone et à 0,02 mg d’éthinylestradiol

Page

41 de 70

301888

(47)

Effet sur le

profillipidique,

hémostatique et

Glucidique

Unicentrique,

ouverte, avec

répartition

aléatoire et

contrôlée

Orale

Un comprimé

médicamenteux par jour

pendant 24 jours puis un

comprimé placebo par

jour pendant 4 jours- 7

cycles

Un comprimé

médicamenteux par

jour pendant 21 jours

puis aucun comprimé

pendant 7 jours -7

cycles

Produit étudie

: DRSP 3 mg

+ EE 0,02 mg

Médicament

comparaisonb

: DSG 0.150

mg + EE 0,02

23,8 (18-35)

23,7 (18-35)

21,8±2,9

21,7±1,8

Abréviations : IMC = md1ce de masse corporelle; DSG = desogestrel; DRSP = drospirénone; EE = éthinyl estradiol;

kg= kilogramme; m =metre; mg = milligramme

Analyse portant sur l’ensemble des sujets

Pas sur le marche au Canada

Résultats des etudes

Les sujets des deux études clés de 13 cycles sur la contraception orale ont pris éthinylestradiol et

drospirénone en comprimés pendant un total de 24 818 cycles (11 421 au cours de l’étude 303740

et 13 397 au cours de l’étude 308021). Aux fins du calcul de l’indice de Pearl (IP), 13 cycles de 28

jours correspondent à une année-femme. L’IP réuni a été de 0,85, la limite supérieure de l’intervalle

de confiance unilatéral de 97,5 % ayant été de 1,39, ce qui est égal à la limite supérieure de

l’intervalle de confiance bilatéral de 95 % correspondant. L’IP a été calculé d’après les 16

grossesses survenues pendant le traitement par éthinylestradiol et drospirénone en comprimés (11

au cours de l’étude 303740, IP = 1,29, et 5 au cours de l’étude 308021, IP = 0,49) et 682 892 jours

d’exposition au traitement (ce qui correspond à 1876,1 années-femmes).

L’indice de Pearl corrigé (IPc) au cours des études sur éthinylestradiol et drospirénone a été calculé

d’après sept grossesses attribuées à un échec de la méthode (cinq au cours de l’étude 303740 et

deux au cours de l’étude 308021) et 581 408 jours d’exposition au traitement (ce qui correspond à

1597,2 annéesfemmes). L’IP a été de 0,44, la limite supérieure de l’intervalle de confiance bilatéral

de 95 % ayant été de 0,90 (voir Tableau 10). L’IPc et la limite supérieure de l’intervalle de

confiance bilatéral de 95 % ont respectivement été de 0,72 et 1,69 au cours de l’étude 303740 et de

0,22 et 0,80 au cours de l’étude 308021.

Tableau 10 : Indice de Pearl (IP) et indice de Pearl corrigé (IPc) – Données des études 303740

et 308021

Données réunies

Étude 303740

Étude 308021

IP

IPc

IP

IP

IPc

IP

Durée totale de l’exposition

(jours/cycles/af)

694,903/ 24,818/ 1,909

319,785/ 11,421/ 878.5

375,118/ 13,397/ 1,030.5

Methode de contraception

supplémentaire (jours)

12,011

7,842

4,169

Non-observance

etlou

cycles

d’utilisation d’une méthode

de contraception

supplémentaire (jours)

113,495

67,504

45,991

Monographie de MYA

MD

Comprimés à 3 mg de drospirénone et à 0,02 mg d’éthinylestradiol

Page

42 de 70

Durée pertinente de

l’exposition

(jours/cycles/af)

682,892/

24,389/

1,876.1

581,408/

20,765/

1,597.2

311,943/

11,141/

856.9

252,281/

9,010/ 693

370,949/

13,248/

1,019.1

329,127/

11,755/

904.2

Nombre de grossesses

IP etiPc

0,85

0,44

1,29

0,72

0,49

0,22

Limite supérieure de

l’intervalle de confiance

bilatéral de 95 % de l’IP et

de l’IPc

1.39

1.69

1.14

Abbreviations: IP = indice de Pearl; IPc = indice de Pearl corrigé; af = années-femmes

Pour l’IPc : jours d’utilisation d’une méthode de contraception supplémentaire et de nonobservance du traitement

Pour l’IPc : durée pertinente de l’exposition = durée de l’exposition au traitement moins jours d’utilisation d’une

méthode de contraception supplémentaire et jours de non-observance du traitement

En plus de calculer l’IP, on a effectué une analyse des tables de survie pour le délai de survenue

d’une grossesse au cours des deux études clés de 13 cycles. Le taux d’échec cumulatif, soit la

probabilité de grossesse, a été calculé au moyen de l’estimateur de Kaplan-Meier à partir des

grossesses involontaires jugées comme étant survenues pendant le traitement.

L’estimation de Kaplan-Meier (données réunies) après la dernière date de conception après jusqu’à

un an de traitement a été de 0,0085, l’intervalle de confiance (IC) de 95 % ayant été de 0,0052 à

0,0138, c’est-à-dire que la probabilité de protection contraceptive a été d’environ 0,9915 (99,15 %).

Le taux de grossesse après un an a été d’environ 1,26 % au cours de l’étude 303740 (IC de 95 % de

0,0052 à 0,0201) et de 0,5 % au cours de l’étude 308021 (IC de 95 % de 0,0021 à 0,0119).

Épisodes de saignement

Une étude multicentrique ouverte, avec répartition aléatoire et en groupes parallèles (étude 308020)

a été menée pour comparer 0,02 mg d’ÉE/3 mg de DRSP (ÉE/DRSP) à 0,02 mg d’ÉE/150 mg de

DSG (ÉE/DSG) des points de vue des épisodes de saignement, de la régulation du cycle et de la

fiabilité contraceptive. Des femmes ont été réparties au hasard pour recevoir soit l’ÉE/DRSP (n =

230), soit l’ÉE/DSG (n = 223) pendant sept cycles.

Les épisodes de saignement ont aussi été évalués au cours d’une étude multicentrique non contrôlée

(étude 303740) pendant laquelle des femmes ont été traitées par l’ÉE/DRSP (n = 890) pendant 13

cycles.

Les épisodes de saignement ont été décrits au moyen de la méthode de la période de référence

recommandée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). La durée de la période de référence

est de 90 jours.

Un épisode de saignement/microrragie était défini comme un nombre de jours où il y avait un

saignement/une microrragie précédé et suivi d’au moins deux jours sans saignement; de la même

façon, un épisode de microrragie seulement était défini comme un nombre de jours où il y avait une

microrragie précédé et suivi d’au moins deux jours sans saignement. Un intervalle sans saignement

était défini comme au moins deux jours sans saignement/microrragie précédés et suivis d’au moins

un jour où il y avait un saignement/une microrragie. Les évaluations des épisodes de saignement ont

porté sur l’ensemble des sujets et les résultats sont exprimés sous forme de moyennes et d’écarts

types (ÉT).

Monographie de MYA

MD

Comprimés à 3 mg de drospirénone et à 0,02 mg d’éthinylestradiol

Page

43 de 70

Le tableau 11 donne un aperçu des paramètres des épisodes de saignement dans les deux groupes de

l’étude 308020 pour les périodes de référence 1 et 2. Les valeurs moyennes pour tous les paramètres

étudiés ont été très semblables dans les deux groupes traités. L’analyse per protocole a produit des

résultats semblables.

Tableau 11 : Paramètres des épisodes de saignement au cours des périodes de référence 1 et 2

– Ensemble des sujets (étude 308020)

n

Moyenne

ET

Periode de reference 1

Drospirénone et ethinylestradiol en comprimés

Nombre de jours de saignement/microrragie

23,6

10,1

Nombre d’épisodes de saignement/microrragie

Durée moyenne des épisodes de saignement/microrragie (jours)

Durée maximum des épisodes de saignement/microrragie (jours)

Nombre de jours de microrragie seulement

Nombre d’épisodes de microrragie seulement

Durée moyenne des épisodes de microrragie seulement (jours)

Durée maximum des épisodes de microrragie seulement (jours)

Médicament de comparaison

Nombre de jours de saignement/microrragie

24,0

Nombre d’épisodes de saignement/microrragie

Durée moyenne des épisodes de saignement/microrragie (jours)

Durée maximum des épisodes de saignement/microrragie (jours)

Nombre de jours de microrragie seulement

Nombre d’épisodes de microrragie seulement

Durée moyenne des épisodes de microrragie seulement (jours)

Durée maximum des épisodes de microrragie seulement (jours)

Periode de reference 2

Drospirénone et ethinylestradiol en comprimés

Nombre de jours de saignement/microrragie

16,1

Nombre d’épisodes de saignement/microrragie

Durée moyenne des épisodes de saignement/microrragie (jours)

Durée maximum des épisodes de saignement/microrragie (jours)

Nombre de jours de microrragie seulement

Nombre d’épisodes de microrragie seulement

Durée moyenne des épisodes de microrragie seulement (jours)

Durée maximum des épisodes de microrragie seulement (jours)

Médicament de comparaison

Nombre de jours de saignement/microrragie

16,6

Nombre d’épisodes de saignement/microrragie

Durée moyenne des épisodes de saignement/microrragie (jours)

Durée maximum des épisodes de saignement/microrragie (jours)

Nombre de jours de microrragie seulement

Nombre d’épisodes de microrragie seulement

Durée moyenne des épisodes de microrragie seulement (jours)

Durée maximum des épisodes de microrragie seulement (jours)

Abréviations : n = nombre de sujets; ÉT = écart type

n = nombre de volontaires chez qui il y a eu au moins un épisode de microrragie seulement

Pas sur le marché au Canada

Le tableau 12 présente les paramètres des épisodes de saignement pour les périodes de référence

1 à 4 au cours de l’étude 303740.

Monographie de MYA

MD

Comprimés à 3 mg de drospirénone et à 0,02 mg d’éthinylestradiol

Page

44 de 70

Tableau 12 : Paramètres des épisodes de saignement en fonction de la période de référence –

Groupe traité par drospirénone et éthinylestradiol en comprimés – Ensemble des sujets

(étude 303740) –

n

Moyenne

SD

Periode de reference 1

Nombre de jours de saignement/microrragie

22,49

10,34

Nombre d’épisodes de saignement/microrragie

4,28

1,14

Durée moyenne des épisodes de saignement/microrragie Gours)

5,43

2,74

Durée maximum des épisodes de saignement/microrragie Gours)

8,45

5,96

Nombre de jours de microrragie seulement

7,72

7,67

Nombre d’épisodes de microrragie seulement

0,63

1,01

Durée moyenne des épisodes de microrragie seulement Gours)

3,22

2,40

Durée maximum des épisodes de microrragie seulement (jours)

3,80

3,02

Periode de reference 2

Nombre de jours de saignement/microrragie

15,09

7,36

Nombre d’épisodes de saignement/microrragie

3,25

1,09

Durée moyenne des épisodes de saignement/microrragie Gours)

4,71

1,94

Durée maximum des épisodes de saignement/microrragie Gours)

6,18

3,42

Nombre de jours de microrragie seulement

5,16

5,31

Nombre d’épisodes de microrragie seulement

0,56

1,02

Durée moyenne des épisodes de microrragie seulement Gours)

2,85

2,00

Durée maximum des épisodes de microrragie seulement (jours)

3,20

2,25

Periode de reference 3

Nombre de jours de saignement/microrragie

14,48

6,98

Nombre d’épisodes de saignement/microrragie

3,18

1,00

Durée moyenne des épisodes de saignement/microrragie (jours)

4,54

1,79

Durée maximum des épisodes de saignement/microrragie Gours)

5,87

3,24

Nombre de jours de microrragie seulement

5,04

5,64

Nombre d’épisodes de microrragie seulement

0,52

0,99

Durée moyenne des épisodes de microrragie seulement Gours)

2,93

1,79

Durée maximum des épisodes de microrragie seulement (jours)

3,42

2,45

Periode de reference 4

Nombre de jours de saignement/microrragie

14,56

7,23

Nombre d’épisodes de saignement/microrragie

3,20

1,04

Durée moyenne des épisodes de saignement/microrragie (jours)

4,57

1,93

Durée maximum des épisodes de saignement/microrragie Gours)

5,74

3,38

Nombre de jours de microrragie seulement

5,16

5,82

Nombre d’épisodes de microrragie seulement

0,56

1,00

Durée moyenne des épisodes de microrragie seulement Gours)

2,89

1,63

Durée maximum des épisodes de microrragie seulement (jours)

3,25

2,23

Abréviations : n nombre de sujels; ET ecart type

Entre les périodes de référence 1 et 2, il y a eu une réduction des valeurs correspondant aux

paramètres des saignements (nombre de jours de saignement/microrragie, durée des épisodes de

saignement/microrragie et durée maximum des épisodes de saignement/microrragie). Au cours des

périodes de référence 3 et 4 de traitement par drospirénone et ethinylestradiol en comprimés, ces

paramètres sont demeurés relativement stables, soient semblables à ceux correspondant à la

période de référence 2. L’analyse des jours et épisodes de microrragie seulement a produit des

résultats semblables.

L’analyse per protocole a produit des résultats semblables.

Monographie de MYA

MD

Comprimés à 3 mg de drospirénone et à 0,02 mg d’éthinylestradiol

Page

45 de 70

Régulation du cycle

Le tableau 13 présente un résumé des données sur les saignements de retrait et intermenstruels

issues des trois études clés (ensemble des sujets).

Tableau 13 : Fréquence des saignements de retrait et intermenstruels – Ensemble des sujets

Cycle

N

bre

de

femmes

chez qui il

y a eu des :

Étude

303740

308020

301888

EE/DRSP

n/N (%)

EE/DRSP

n/N (%)

Médicament de

comparaison

(EE/DSG)

a

n/N

(%)

EE/DRSP

n/N (%)

Médicament de

comparaison

(EE/DSG)

a

n/N (%)

838/935

(89.6)

178/207

(86.0)

148/170

(87.1)

27/29

(93.1)

22/29

(75.9)

231/935

(24.7)

200/207

(96.6)

165/170

(97.1)

7/29

(24.1)

7/29

(24.1)

821/874

(93.9)

187/196

(95.4)

156/166

(94.0)

26/27

(96.3)

27/28

(96.4)

121/874

(13.8)

34/196

(17.3)

(16.3)

7/27

(25.9)

4/28

(14.3)

773/843

(91.7)

171/182

(94.0)

149/153

(97.4)

24/26

(92.3)

25/25

(100)

116/843

(13.8)

16/182

(8.8)

17/153

(11.1)

5/26

(19.2)

3/25

(12.0)

709/763

(92.9)

76/763

(10.0)

482/523

(92.2)

81/523

(15.5)

Abréviations :

DSG = désogestrel; DRSP = drospirénone; ÉE = éthinylestradiol, SI = saignements

intermenstruels; SR = saignements de retrait; N = nombre total; n = nombre de sujets

Pas sur le marché au Canada

Saignements de retrait

La majorité des sujets des trois études ont présenté des saignements de retrait. Le pourcentage des

volontaires ayant présenté des saignements de retrait a été légèrement plus faible pendant le cycle 1

(drospirénone et thinyl estradiol en comprimés : 86,0 à 93,1 %; médicament de comparaison : 75,9

à 87,1 %) que pendant les cycles suivants, au cours desquels au moins 91,7 % des femmes traitées

par drospirénone et ethinyl estradiol en comprimés et 92,3 % de celles traitées par le médicament

de comparaison ont présenté des saignements de retrait.

La durée moyenne des saignements de retrait a baissé dans les deux groupes traités entre le cycle 1

(drospirénone et éthinylestradiol en comprimés: 5,2 à 7,3 jours; médicament de comparaison : 5,4 à

6,7 jours) et le cycle 6 (drospirénone et éthinylestradiol en comprimés: 4,7 à 4,8 jours; médicament

de comparaison : 5,2 à 5,3 jours), la réduction ayant été légèrement plus marquée dans le groupe

traité par drospirénone et éthinylestradiol en comprimés. Dans ce groupe, la durée moyenne des

saignements de retrait est demeurée semblable au cycle 9 (4,8 jours), mais avait de nouveau baissé

(2,6 jours) au cycle 13.

Saignements intermenstruels

Environ un quart des femmes du groupe traité par drospirénone et éthinylestradiol en comprimés et

de celui traité par le médicament de comparaison au cours des études 303740 et 301888 ont

présenté des saignements intermenstruels au cours du cycle 1. Au cours de l’étude 308020, le

saignement de retrait survenu au moment de l’inscription à l’étude, le premier jour où les sujets

devaient prendre une dose du médicament à l’étude, a été considéré comme un saignement

Monographie de MYA

MD

Comprimés à 3 mg de drospirénone et à 0,02 mg d’éthinylestradiol

Page

46 de 70

intermenstruel. Par conséquent, au cours de cette étude, la majorité des sujets des deux groupes

traités ont présenté un saignement intermenstruel au cycle 1 (drospirénone et éthinylestradiol en

comprimés: 96,6 %; médicament de comparaison : 97,1 %). Toutefois, dans les deux groupes

traités de toutes les études, la proportion des volontaires ayant présenté des saignements

intermenstruels a baissé, étant inférieure à un cinquième au cycle 6 (drospirénone et

éthinylestradiol en comprimés: 8,8 à 19,2 %; médicament de comparaison : 11,1 à 12,0 %). Dans le

groupe traité par drospirénone et éthinylestradiol, le nombre de sujets ayant présenté des

saignements intermenstruels est demeuré semblable par la suite (cycle 9 : 10,0 %; cycle 13 : 15,5

La durée moyenne des saignements intermenstruels a été semblable dans tous les groupes traités et

a en général baissé du cycle 1 (drospirénone et éthinylestradiol en comprimés: 4,7 à 8,4 jours;

médicament de comparaison : 8,1 à 10,6 jours) au cycle 6 (drospirénone et éthinylestradiol : 0,3 à

4,5 jours; médicament de comparaison : 0,5 à 5 jours). Au cours d’une étude où les sujets ont été

traités par drospirénone et éthinylestradiol en comprimés pendant plus longtemps, la durée

moyenne des saignements intermenstruels est demeurée stable jusqu’au cycle 13 (4,5 à 4,8 jours).

Le nombre moyen de saignements intermenstruels par cycle a été très faible, ayant varié de 0,1 à

1,4 dans le groupe traité par drospirénone et éthinylestradiol en comprimés et de 0,1 à 1,3 dans le

groupe traité par le médicament de comparaison pendant toute la période de traitement.

Bien que plus de la moitié des femmes des deux groupes traités aient présenté des saignements

intermenstruels de gravité normale au cycle 1, la gravité maximum moyenne des saignements

intermenstruels à partir du cycle 2 a été minime (microrragie) dans les deux groupes traités. La

fréquence des saignements intermenstruels de gravité normale et légère a été égale au cours de la

plupart des cycles de traitement dans les deux groupes. Seules quelques femmes ont présenté des

saignements intermenstruels abondants.

À partir du cycle 1, il y a eu une réduction de la durée maximum moyenne des saignements

intermenstruels chez les femmes traitées par drospirénone et éthinylestradiol en comprimés et celles

traitées par le médicament de comparaison. La durée maximum moyenne des saignements

intermenstruels a été d’environ cinq à six jours des cycles 2 à 12 dans le groupe traité par

drospirénone et éthinylestradiol en comprimés et de cinq à sept jours des cycles 2 à 6 dans le groupe

traité par le médicament de comparaison.

L’analyse per protocole a produit des résultats semblables.

Traitement de l’acné

Données démographiques et plan des etudes

L’efficacité de drospirénone et éthinylestradiol (ÉE/DRSP) pour le traitement de l’acné vulgaire

modérée a été évaluée au cours de deux études cliniques clés multicentriques, à double insu et avec

répartition aléatoire menées en Amérique du Nord. Le Tableau 14 donne un aperçu de ces deux

études.

Monographie de MYA

MD

Comprimés à 3 mg de drospirénone et à 0,02 mg d’éthinylestradiol

Page

47 de 70

Table 14 : Aperçu des études sur l’efficacité de drospirénone et éthinylestradiol en

comprimés (ÉE/DRSP) pour le traitement de l’acné vulgaire modérée

Essai

Objectif et plan

de l’etude

Voie

d’administration-

durée

Médicament

a

I'

etude

N

bre

de

sujetsa

Age moyen

(ecart)

(annees)

IMC

moyen

[kg/m

2

]

b

306820

Efficacité/innocuité

Multicentrique, à

double insu et avec

répartition aléatoire

Orale

Un comprimé

médicamenteux par

jour pendant 24 jours

puis un comprimé

placebo par jour

pendant 4 jours – 6

cycles

Produit

étudié :

DRSP 3 mg +

EE 0.02 mg

Placebo

25,2 (14-44)

25,4 (14-45)

24,0 ± 4,0

25,1 ± 4,9

306996

Efficacité/innocuité

Multicentrique, à

double insu et avec

répartition aléatoire

Orale

Un comprimé

médicamenteux par

jour pendant 24 jours

puis un comprimé

placebo par jour

pendant 4 jours – 6

cycles

Produit

étudié :

DRSP 3 mg +

EE 0.02 mg

Placebo

25,2 (14-44)

25,1 (14-44)

23,8 ± 4,6

23,8 ± 4,4

Abréviations : IMC : indice de masse corporelle; DRSP = drospirénone; ÉE = éthinylestradiol; kg = kilogramme;

m = mètre; mg = milligramme

a Analyse modifiée portant sur l’ensemble des sujets

b Analyse portant sur l’ensemble des sujets

Peu après le début des études, le diagnostic original, soit « acné vulgaire légère ou modérée », a été

remplacé par « acné vulgaire modérée ». L’analyse modifiée portant sur l’ensemble des sujets a été

considérée comme la principale analyse de l’efficacité. Le Tableau 15 donne un aperçu des résultats

pour les principales variables de l’efficacité selon l’analyse modifiée portant sur l’ensemble des

sujets. Drospirénone et éthinylestradiol en comprimés a exercé des effets cliniquement et

statistiquement significatifs contre l’acné selon toutes les principales variables de l’efficacité. Le

détail de ces résultats figure ci-dessous.

Les principales variables de l’efficacité étaient le pourcentage de changement entre le début et la fin

des études (soit le cycle 6, les valeurs manquantes ayant été remplacées selon la méthode du report

de la dernière observation) du nombre de lésions inflammatoires (papules, pustules et nodules), du

nombre de lésions non inflammatoires (comédons ouverts et fermés) et du nombre total de lésions,

ainsi que le pourcentage de femmes ayant obtenu un score de 0 (plus aucune lésion) ou de 1

(presque plus de lésions) sur l’échelle ISGA (Investigator Static Global Assessment) de six points.

Résultats des études

Étude 306820

Des femmes ont été réparties au hasard pour recevoir drospirénone et éthinylestradiol en comprimés

`(n=266) un placebo (n = 268) pendant six cycles. La réduction entre le début et la fin de l’étude du

nombre moyen de lesions inflammatoires a été de 47,8 % avec drospirénone et éthinylestradiol en

comprimés par rapport à 32,7 % avec le placebo. La difference moyenne ajustée a été de -14,932 %

(p < 0,0001 pour drospirénone et éthinylestradiol en comprimés par rapport au placebo). La

Monographie de MYA

MD

Comprimés à 3 mg de drospirénone et à 0,02 mg d’éthinylestradiol

Page

48 de 70

réduction entre le début et la fin de l’étude du nombre moyen de lésions non inflammatoires a été

de 38,4 % avec drospirénone et éthinylestradiol en comprimés par rapport à 18,2 % avec le placebo.

La différence moyenne ajustée a été de - 20,085 % (p < 0,0001 pour drospirénone et

éthinylestradiol en comprimés par rapport au placebo). La réduction entre le début et la fin de

l’étude du nombre moyen de lésions totales a été de 42,6 % avec drospirénone et éthinylestradiol en

comprimés par rapport à 25,4 % avec le placebo. La différence moyenne ajustée a été de -17,063 %

(p < 0,0001 pour drospirénone et éthinylestradiol en comprimés par rapport au placebo). À chaque

consultation, les réductions par rapport au début de l’étude du nombre de lésions inflammatoires, de

lésions non inflammatoires et de lésions totales étaient statistiquement significatives tant dans le

groupe traité par drospirénone et éthinylestradiol en comprimés que dans le groupe placebo.

Il y a eu selon l’évaluation globale de l’investigateur une atténuation de l’acné du visage (soit sujets

classés comme n’ayant « plus aucune lésion » ou « presque plus de lésions ») chez des sujets traités

par drospirénone et éthinylestradiol en comprimés (16,2 %) et chez des sujets du groupe placebo

(4,4 %). Le rapport de cotes correspondant a été de 4,447 (IC : 2,184, 9,880; p < 0,0001).

L’analyse per protocole et l’analyse portant sur l’ensemble des sujets ont produit des résultats

conformes à ceux de l’analyse modifiée portant sur l’ensemble des sujets.

Étude 306996

Un total de 538 femmes ont été réparties au hasard pour recevoir drospirénone et éthinylestradiol en

comprimés (n = 270) ou un placebo (n = 268). La réduction entre le début et la fin de l’étude (6 cycles) du

nombre moyen de lesions inflammatoires a été de 50,9 % avec drospirénone et éthinylestradiol en

comprimés par rapport à 34,7 % avec le placebo. La difference moyenne ajustée a été de -15,752 % (p <

0,0001 pour drospirénone et éthinylestradiol en comprimés par rapport au placebo).

La réduction entre le début et la fin de l’étude du nombre moyen de lésions non inflammatoires a été de 42,8

% avec drospirénone et éthinylestradiol en comprimés par rapport à 26,3 % avec le placebo. La différence

moyenne ajustée a été de - 16,010 % (p < 0,0001 pour drospirénone et éthinylestradiol en comprimés par

rapport au placebo). La réduction entre le début et la fin de l’étude du nombre moyen de lésions totales a été

de 46,5 % avec drospirénone et éthinylestradiol en comprimés par rapport à 30,9 % avec le placebo. La

différence moyenne ajustée a été de -15,194 % (p < 0,0001 pour drospirénone et éthinylestradiol en

comprimés par rapport au placebo). À chaque consultation, les réductions par rapport au début de l’étude du

nombre de lésions inflammatoires, de lésions non inflammatoires et de lésions totales étaient statistiquement

significatives tant dans le groupe traité par drospirénone et éthinylestradiol que dans le groupe placebo.

Il y a eu selon l’évaluation globale de l’investigateur une atténuation de l’acné du visage (soit sujets

classés comme n’ayant « plus aucune lésion » ou « presque plus de lésions ») chez des sujets traités

par drospirénone et éthinylestradiol en comprimés (21,2 %) et chez des sujets du groupe placebo

(9,3 %). Le rapport de cotes correspondant a été de 2,921 (IC : 1,598, 5,341; p = 0,0004).

L’analyse per protocole et l’analyse portant sur l’ensemble des sujets ont produit des résultats

conformes à ceux de l’analyse modifiée portant sur l’ensemble des sujets.

Monographie de MYA

MD

Comprimés à 3 mg de drospirénone et à 0,02 mg d’éthinylestradiol

Page

49 de 70

Tableau 15 : Aperçu des résultats pour les principales variables de l’efficacité – Analyse

modifiée portant sur l’ensemble des sujets (données réunies des études 306820 et 306996)

Analyse modifiée

portant sur

l’ensemble des

sujets

drospirénone et

éthinylestradiol

en comprimés: N

= 451

Placebo : N = 442

Pourcentage de changement entre le début et la fin de l’étude

ISGA

Lesions

inflammatoires

Lesions non

inflammatoires

Toutes les lesions

drospirénone et

éthinylestradiol

en comprimés:

n=450 Placebo :

n=442

drospirénone et

éthinylestradi

ol

en comprimés:

n=450 Placebo:

n=442

drospirénone et

éthinylestradio

l

en comprimés:

n=450 Placebo:

n=442

drospirénone et

éthinylestradiol

en comprimés:

n=451 Placebo :

n=442

drospirénone et

éthinylestradiol par

rapport au Placebo

-15.348 %

-18.091 %

-16.148 %

3.413

95 % CI

-20.427 %, -

10.268 %

-23.553 %, -12.629 %

-20.685 %, -

11.612 %

2.146, 5.426

valeur P

P

<0.0001

P

<0.0001

P

<0.0001

P

<0.0001

IC = intervalle de confiance; ISGA = Investigator Static Global Assessment; N = nombre total; n = nombre de sujets

a Différence entre les moyennes ajustées pour les traitements (MYA moins le placebo)

b La valeur p, le rapport de cotes et les intervalles de confiance ont été calculés à partir de la statistique de Cochran-

Mantel-Haenszel stratifiée en fonction du centre (après regroupement), en raison de la non-convergence du modèle de

régression logistique.

PHARMACOLOGIE DÉTAILLÉE

Pharmacologie animale

Drospirénone

La drospirénone exerce une puissante activité progestative dans divers modèles animaux. Des rates

gravides ovariectomisées recevant par voie sous-cutanée 3 mg/jour de drospirénone en association à

0,1 mcg/jour d’éthinylestradiol ont été comparables à des rates témoins non ovariectomisées du

point de vue du maintien de la gestation. La drospirénone a inhibé efficacement l’ovulation chez

des souris et des rates, la moitié de l’effet maximal ayant été observée après l’administration par

voie sous-cutanée d’une dose d’environ 0,1 mg/jour aux souris et d’environ 1 mg/jour aux rates et

après l’administration par voie orale d’une dose de 1 mg/jour aux rates. Après l’administration de

drospirénone par voie sous-cutanée, une transformation marquée de l’endomètre a été décelée chez

de jeunes lapines castrées, la dose seuil ayant été de 100 à 300 mcg/jour. In vitro, la drospirénone a

eu une forte affinité de liaison pour le récepteur de la progestérone et cette affinité n’a pas été

modifiée par la présence d’éthinylestradiol.

Outre son activité progestative, la drospirénone exerce une activité antiandrogénique. Administrée

par voie orale ou sous-cutanée, la drospirénone (0,3 à 10 mg/jour pendant sept jours) a produit une

inhibition liée à la dose de l’augmentation du volume des vésicules séminales et de la prostate

déclenchée par la testostérone chez des rats castrés recevant de la testostérone. Cette activité ne

semble pas, chez le rat, être d’origine centrale, puisqu’il y a une baisse du poids relatif des organes

sexuels annexes chez le mâle en l’absence de modifications significatives du poids des testicules ou

des taux d’hormone lutéinisante dans le sérum. L’administration de drospirénone (10 mg/jour) par

voie orale ou sous-cutanée à des rates pendant le dernier tiers de la gestation a entraîné une

féminisation des fœtus mâles, caractérisée par un raccourcissement important de la distance ano-

Monographie de MYA

MD

Comprimés à 3 mg de drospirénone et à 0,02 mg d’éthinylestradiol

Page

50 de 70

génitale et de l’urètre.

Après l’administration par voie orale ou sous-cutanée d’une dose unique de drospirénone à des rats

surrénalectomisés recevant de l’aldostérone, on a observé une activité antiminéralocorticoïde

importante caractérisée par une augmentation de l’excrétion de sodium et du rapport Na+/K+

urinaire. La drospirénone a été de 5 à 10 fois plus puissante que la spironolactone et son activité

antialdostérone n’a pas été modifiée par l’administration concomitante d’éthinylestradiol (48).

L’administration de drospirénone (10 mg/jour) pendant 21 jours à des rates ovariectomisées a

stimulé le rapport d’excrétion Na+/K+ urinaire pendant toute la période de traitement, tandis que la

spironolactone (10 mg/jour) a perdu son efficacité après la phase initiale de traitement en raison de

la contre-régulation. La drospirénone a aussi exercé une importante activité antiminéralocorticoïde

in vitro, inhibant le transport électrogénique du sodium stimulé par l’aldostérone dix fois plus

efficacement que la spironolactone et la progestérone. In vitro, la drospirénone a une forte affinité

de liaison pour le récepteur des minéralocorticoïdes.

La drospirénone n’a pas d’activité androgénique, ce qui a été démontré in vitro par l’absence de

stimulation de la transcription génique gouvernée par les récepteurs androgéniques. In vivo, la

drospirénone (10 mg/jour) administrée à des rats mâles castrés n’a pas stimulé la croissance des

organes sexuels annexes davantage que la castration. La même dose n’a pas eu d’effet virilisant sur

le processus de différenciation sexuelle des fœtus de rats femelles.

La drospirénone n’a pas d’activité œstrogénique, glucocorticoïde et antiglucocorticoïde, comme en

témoigne l’absence d’effet sur la kératinisation de l’épithélium vaginal chez les rates, sur les

modifications du poids des glandes surrénales chez les rats et sur la régression du thymus chez des

rats surrénalectomisés recevant des glucocorticoïdes, respectivement. La drospirénone n’a pas eu

d’effet sur les organes à musculature lisse (iléon, trachée, utérus)

in vivo

(lapins) ou

in vitro

(cobayes). Chez des souris femelles, l’administration par voie orale de doses de drospirénone de

jusqu’à 100 mg/kg n’a pas eu d’effet sur la fonction du système nerveux central.

Administrée pendant 24 semaines par voie sous-cutanée à des doses de 1 ou 10 mg/animal/jour, la

drospirénone n’a pas prévenu la perte d’os trabéculaire produite par le déficit hormonal chez des

rates ovariectomisées. De plus, après 24 semaines, les deux doses de drospirénone évaluées

n’avaient ni entravé ni amélioré l’effet protecteur de l’éthinylestradiol sur l’os trabéculaire.

Chez des rates normotendues ovariectomisées, la télémesure a montré que l’administration de

drospirénone (30 mg/kg/jour) par voie sous-cutanée n’avait produit qu’une légère augmentation de

la fréquence cardiaque. Il n’y avait toutefois pas de modification des tensions artérielles systolique

et diastolique. Les effets produits par 0,01 mg/kg/jour d’éthinylestradiol (augmentation de la

tension artérielle systolique et réduction de la fréquence cardiaque) ont été moindres quand

l’éthinylestradiol avait été administré avec la drospirénone. Administrée par voie sous-cutanée à

raison de 1 ou 10 mg/animal/jour pendant 11 jours, la drospirénone n’a pas eu d’effet sur les

paramètres dérivés du foie (angiotensinogène et IGF-I sériques) chez des rates ovariectomisées.

Au cours des études de pharmacologie sur l’innocuité, l’administration par voie orale de

drospirénone ou de drospirénone en association à l’éthinylestradiol a été sans effet sur l’activité

convulsive déclenchée par le pentylènetétrazole ou l’électrochoc maximal chez la souris. Une dose

unique de drospirénone administrée par voie orale chez le rat en association à l’éthinylestradiol

Page

51

69

(100:1) a produit une augmentation liée à la dose du volume urinaire et de l’excrétion de Na+

associée à une réduction liée à la dose de la clairance urinaire de la créatinine, de l’excrétion

urinaire de K+ et de Cl- ainsi que de l’azote uréique du sang. Ces effets sur la fonction rénale ont

été attribués à l’activité antiminéralocorticoïde de la drospirénone.

Éthinyl estradiol

L’éthinylestradiol est un puissant œstrogène. Ses caractéristiques sont semblables à celles de

l’estradiol, mais contrairement à celui-ci, l’éthinylestradiol est très efficace lorsqu’il est administré

par voie orale. En effet, la puissance relative de l’effet antigonadotrope et anticonceptionnel (p. ex.

inhibition de l’ovulation et de l’implantation) de l’éthinylestradiol administré par voie orale est de

trois à 30 fois supérieure à celle de l’estradiol administré par voie orale.

L’éthinylestradiol exerce des effets semblables à ceux d’autres œstrogènes sur le métabolisme des

glucides, des protéines et des lipides : chez les rats, il produit une augmentation importante de la

teneur du foie en glycogène et du taux sérique de triglycérides et une diminution du taux sérique de

cholestérol. Il produit aussi une augmentation légère mais significative du poids du foie. Après un

mois de traitement, on observe en outre une augmentation du taux de phospholipides. Les effets sur

le métabolisme des lipides et des glucides peuvent être attribués à une activité glucocorticoïde

indirecte des œstrogènes. Il est bien établi que, chez le rat, les œstrogènes stimulent les glandes

surrénales et réduisent les taux de corticoïdes. L’augmentation des taux de glucocorticoïdes pourrait

être responsable d’une induction de la gluconéogenèse associée à une hyperglycémie à jeun.

Après l’administration d’éthinylestradiol seul à des rates ovariectomisées, on a notamment observé

une augmentation liée à la dose des poids utérins. Une inversion partielle de l’effet stimulant de

l’éthinylestradiol sur le poids utérin a été observée après l’administration de drospirénone

(10 mg/animal/jour) en association à l’éthinylestradiol (0,0001, 0,001 mg/animal/jour).

TOXICOLOGIE

Toxicité aiguë

Drospirénone

Le tableau 16 présente les doses létales médianes (DL50) de drospirénone selon des études de

toxicité aiguë.

Tableau 16 : DL

50

Values de drospirénone

Espece

Doses administrees

(mg/kg/jour)

Voie d’administration

DL

50

(mg/kg)

souns

0, 250, 500, 1250, 2500

intragastrique

500 - 2500

0, 250, 500, 1250, 2500

intrap6riton6ale

250 - 500

0, 250, 500, 1250, 2000

intragastrique

500 - 1250

0, 100, 250, 500, 1250, 2000

intrap6riton6ale

100 - 250

chien

0, 250

orale (capsules)

> 250

0, 0,165

intraveineuse

> 0,165

Les principaux signes cliniques observés chez la souris et le rat ont été semblables au cours de

toutes les études et comprenaient apathie, troubles de la démarche et de la posture et, aux doses plus

Page

52

69

élevées, secousses musculaires, spasmes et/ou perte de conscience. La mort survenait en général

dans les trois à quatre jours suivant l’administration.

L’administration de fortes doses uniques de drospirénone à des chiennes beagles a en général été

bien tolérée, les effets liés au composé ayant été limités à des vomissements, à des changements

passagers de la consommation de nourriture/d’eau et à de légères modifications de la biochimie

sérique et des paramètres de la coagulation. Aucun des animaux n’est mort.

Toxicité chronique

La toxicité chronique de la drospirénone, administrée seule et en association à l’éthinylestradiol, a

été évaluée après l’administration quotidienne par voie intragastrique des doses ci-dessous.

Tableau 17 : Études de toxicité chronique sur la drospirénone (DRSP) et l’éthinylestradiol

(ÉE)

Species

No,/Group

Dose (mg/kg/day)

Durée du

traitement

Espece

DRSP+EE

DRSP seule

EE seulee

25-30F

0+0, 3+0,03, 10+0,1, 30+0,3

3, 10, 30

0,03, 0,1, 0,3

14-15 semaines

souns

0, 10, 50, 100

7 days

0+0, 1+0,01, 3+0,03, 10+0,1

1, 3, 10

0,01, 0,03, 0,1

14 semaines

0, 0,6, 3, 15

27 semaines

0+0, 0,3+0,003, 3+0,03, 10+0,1

52-53 semaines

0, 0,2, 2, 10

27 semaines

singe

4-5F

0+0, 0,3+0,03, 3+0,3, 10+1

3, 1,0

0,03, 0,1

53-54 semaines

singe

Les manifestations liees aux composes out en général ete limitees aux effets pharmacologiques et

aux effets pharmacologiques exageres prevus apres l’administration d’un progestatif ou d’une

association cestroprogestative. II n’y a pas eu d’effets toxiques sur les organes.

Les modifications observees apres l’administration de drospirénone seule comprenaient les

suivantes :

modifications du métabolisme des lipides, des glucides et des protéines (rat : ≥ 1

mg/kg/jour)

augmentation de la prise de poids et de la consommation de nourriture (rat : ≥ 3

mg/kg/jour)

réduction du poids du foie accompagnée d’une baisse de la teneur du foie en

glycogène (singe : ≥2 mg/kg/jour)

augmentation du poids du foie accompagnée d’une augmentation de la teneur du foie en AND

et en protéines (rat : ≥ 50 mg/kg/jour)

modifications de l’excrétion d’électrolytes (rat : ≥ 10 mg/kg/jour; singe : 10

mg/kg/jour)

réduction du poids des ovaires (souris : 30 mg/kg/jour)

réduction (souris : 30 mg/kg/jour) ou légère augmentation (singe : 10 mg/kg/jour) du poids des

glandes surrénales

modifications microscopiques des glandes endocrines cibles (souris : ≥ 3 mg/kg/jour; rat : 3

mg/kg/jour; singe : ≥ 0,2 mg/kg/jour).

Page

53

69

On a observé une gamme d’effets œstrogéniques, progestatifs et antiminéralocorticoïdes liés aux

composés après l’administration de l’association oestroprogestative à des souris femelles, des rates

et des guenons. On a en outre observé une inhibition de certains effets œstrogéniques (réduction du

poids et de la consommation de nourriture [rat], modifications hématologiques [rat, singe] et

augmentation du poids de l’utérus [souris]) et progestatifs (augmentation du poids et de la

consommation de nourriture [rat]).

Des effets synergiques ont été observés chez la souris et le rat, dont atrophie des glandes

interstitielles des ovaires et diminution de la masse du corps jaune et du nombre de cycles sexuels

chez la souris et diminution du poids des ovaires et augmentation de l’activité de la N-déméthylase

hépatique chez le rat. L’administration de l’association oestroprogestative à des rates et à des

macaques irus a éliminé certains des effets associés à l’administration d’une seule des substances

(modifications de la teneur en enzymes hépatiques du cytochrome P450). Il y a eu un seul cas de

toxicité manifeste, soit mort possiblement attribuable à la substance d’un macaque irus qui avait

reçu l’association oestroprogestative (3 mg/kg de drospirénone + 0,03 mg/kg d’éthinylestradiol)

pendant 11 semaines.

La surveillance toxicocinétique a révélé que, selon les valeurs de l’ASC0-24 h, les doses les plus

fortes administrées chez la souris (30 mg/kg/jour), le rat (15 mg/kg/jour) et le singe (10 mg/kg/jour)

n’ayant pas entraîné d’effets toxiques manifestes avaient produit une exposition systémique environ

10,6 fois (souris), plus de 12 fois (rat) et environ 22 fois (singe) plus élevée que celle produite par la

dose thérapeutique chez humain.

Pouvoir carcinogène

Le pouvoir carcinogène de la drospirénone, administrée seule et en association à l’éthinylestradiol,

a été évalué chez des souris femelles et des rates après l’administration quotidienne par voie

intragastrique des doses ci-dessous.

Table 18 – Carcinogenicity Studies Conducted with Drospirénone (DRSP) and

Éthinylestradiol (EE)

Espèce

N

bre

par

groupe

Dose (mg/kg/jour)

Durée du

traitement

DRSP+EE

DRSP seule

EE seule

Mouse

55F or 110F

0+0, 1+0.01, 3+0.03, 10+0.1

1, 3, 10

0.01, 0.03, 0.1

104 weeks

55F or 110F

0+0, 0.3+0.003, 3+0.03, 10+1

0.3, 3, 10

0.003, 0.03, 1

106-110 weeks

Aucun signe d’action carcinogène n’a été observé chez la souris ni le rat après 2 ans

d’administration de la drospirénone seule. La mortalité a augmenté chez le rat à la plus forte dose

de drospirénone. Cette réduction de la longévité du rat a été attribuée à une prise de poids

consécutive à une augmentation de la consommation de nourriture. L’étude chez la souris n’a pas

mis en évidence d’effets sur la survie après le traitement par la drospirénone.

Les effets tumorigènes de l’association médicamenteuse chez la souris ont été une augmentation,

par rapport aux animaux témoins, de l’incidence des adénomes hypophysaires à toutes les doses, de

l’incidence globale des tumeurs mammaires aux doses moyenne et faible et de l’incidence des

adénocarcinomes utérins aux doses moyenne et élevée. Dans les groupes recevant l’éthinylestradiol

Page

54

69

seul, on a observé le même type de tumeurs (mais leur incidence était plus élevée, surtout dans le

cas des tumeurs de l’hypophyse). Comme la drospirénone seule n’a pas eu d’effet tumorigène, le

pouvoir tumorigène de l’association a été attribué à l’éthinylestradiol.

L’administration de l’association médicamenteuse à des rates a augmenté l’incidence des adénomes

hépatiques à la plus forte dose et le nombre total de tumeurs du foie aux doses moyenne et élevée.

Un effet tumorigène semblable sur le foie a été observé dans les groupes recevant de

l’éthinylestradiol seul. Cet effet sur le foie a donc pu être attribué à l’activité de l’éthinylestradiol.

Chez les animaux recevant la plus faible dose de l’association oestroprogestative, il a semblé y

avoir, par rapport au groupe témoin, une hausse de l’incidence des adénomes de l’endomètre

accompagnée d’une baisse de l’incidence des adénocarcinomes de l’endomètre. Dans les groupes

qui recevaient une dose moyenne ou une dose élevée de l’association oestroprogestative, il n’y a eu

aucun cas d’adénome ni d’adénocarcinome de l’endomètre, c’est-à-dire que l’incidence des tumeurs

utérines a été inférieure à celle observée chez les animaux témoins. Administré seul à une dose

moyenne ou élevée, l’éthinylestradiol a produit une franche augmentation de l’incidence de ces

tumeurs utérines. Ainsi, la présence de drospirénone dans l’association médicamenteuse a semblé

supprimer l’effet œstrogénique néfaste sur l’utérus. Le traitement par la plus forte dose

d’éthinylestradiol a augmenté l’incidence des adénocarcinomes des glandes mammaires. Cet effet a

lui aussi été complètement neutralisé par la drospirénone dans le groupe recevant l’association

médicamenteuse.

L’évaluation des concentrations plasmatiques des médicaments après l’administration concomitante

a révélé que l’exposition à la drospirénone chez la souris, déterminée selon l’ASC

0-24 h

, était

d’environ 0,1, 0,5 et 3 fois l’exposition chez l’être humain avec la faible dose, la dose moyenne et

la dose élevée, respectivement. Chez le rat, l’exposition était d’environ 0,5, 3,5 et 10 à 12 fois

l’exposition à l’état d’équilibre chez l’être humain avec la faible dose, la dose moyenne et la dose

élevée, respectivement.

Pouvoir mutagène

La drospirénone n’a pas eu d’effets mutagènes in vitro dans des cellules bactériennes (Salmonella

typhimurium, Escherichia coli) ou de mammifères (lymphocytes humains, cellules de hamster

chinois), tant en présence qu’en l’absence d’activation métabolique extrinsèque. La drospirénone

n’a pas augmenté la quantité d’érythrocytes micronucléés in vivo après l’administration

intragastrique d’une seule dose de 1 000 mg/kg à des souris.

À une concentration de 10 à 60 mcg/mL, la drospirénone a augmenté de façon proportionnelle à la

dose la synthèse imprévue d’ADN dans des hépatocytes primaires de rates

in vitro

L’administration de 10 mg/kg/jour de drospirénone par voie intragastrique pendant 14 jours

consécutifs a produit deux formes d’adduits à l’ADN dans le foie des rats et des rates. De faibles

concentrations de trois adduits à l’ADN liés au composé ont également été observées dans le foie de

souris femelles ayant reçu 10 mg/kg/jour de drospirénone, seule ou en association à 0,1 mg/kg/jour

d’éthinylestradiol, au cours de l’étude sur le pouvoir carcinogène. Contrairement aux résultats

obtenus chez les rongeurs, ceux d’une étude in vitro au cours de laquelle on a évalué 5 mcg/mL de

drospirénone dans des coupes de foie humain n’ont pas indiqué que la drospirénone entraînait la

formation d’adduits à l’ADN dans les tissus humains. Comme on n’a pas observé de tumeurs

hépatiques liées à la drospirénone chez la souris et le rat, cette interaction avec l’ADN dans le foie

Page

55

69

de rongeurs est d’une pertinence biologique douteuse pour l’évaluation des risques chez l’être

humain.

La drospirénone n’a pas eu de pouvoir clastogène dans des lymphocytes humains in vitro à des

concentrations qui étaient cytotoxiques ou précipitantes en présence ou en l’absence d’activation

métabolique extrinsèque. On n’a pas décelé d’adduits à l’ADN dans des hépatocytes primaires

isolés chez des rates et incubés in vitro avec 3,62

M de drospirénone tritiée.

Selon la plus forte dose administrée au cours du test du micronoyau souris, le taux spécifié de 0,1 %

et l’ingestion maximum prévue chez l’humain de l’impureté que contient la dose quotidienne de

drospirénone (3 mg), les résultats du test du micronoyau de souris montrent que la marge de

sécurité est de 5 x 105.

Administré par voie orale pendant cinq jours à des doses de jusqu’à 500 mg/kg/jour à des rats

juvéniles au cours d’une étude de détermination posologique, la drospirénone n’a pas modifié les

enzymes hépatiques sériques (aspartate aminotransférase, alanine aminotransférase et phosphatase

alcaline). Par conséquent, on a jugé que la forte dose de 500 mg/kg/jour était une dose convenable

et non hépatotoxique pour une recherche de foyers dans le foie des rats (qui a par la suite été

annulée pour la drospirénone après l’obtention de données à long terme sur la drospirénone).

Reproduction et tératologie

La toxicité pour la reproduction de la drospirénone, administrée seule et en association à

l’éthinylestradiol, a été évaluée chez le rat, le lapin et le singe après l’administration par voie

intragastrique des doses ci-dessous.

Tableau 19 : Études sur la toxicité pour la reproduction de la drospirénone (DRSP) en

association à l’éthinylestradiol (ÉE)

Segment

Espèce

N

bre

par

groupe

Dose (mg/kg/jour)

DRSP + EE

Durée du traitement

Fertilité

performance de

reproduction génér

0 + 0; 5 + 0,05; 15 + 0,15; 45 + 0,45

42 jours avant

l’

accouplernent

0 + 0; 1 + 0,01; 3 + 0,03; 10 + 0,1

jours 0 à 6 de la gestation

II : Embryotoxicite/

Tératogénicité

0 + 0; 5 + 0; 15 + 0; 45 + 0

iours 6 à 15 de la gestation

0 + 0; 5 + 0,05; 15 + 0,15; 45 + 0,45

jours 14 21 de la gestation

lapin

0 + 0; 10 + 0; 30 + 0; 100 + 0

jours 6 è 18 de Ia gestation

lapin

164F-182F

0 + 0; 30 + 0

jours 6 è 18 de Ia gestation

singe

0 + 0; 1 + 0,01; 3 + 0,03; 10 + 0,1

jours 20 è 90 de la gestation

III : Toxicite

postnatale/perinat

15 + 0,15; 45 + 0,45

jour 15 de la gestation au jour 3

du post-partum

0 + 0; 5 + 0,05; 15 +0,15; 45 + 0,45

jours 15 à 18 de la gestation et

jours I a 22 du post-partum

Comme on pouvait s’y attendre compte tenu de l’activité pharmacologique d’une association

oestroprogestative, on a observé des perturbations du cycle œstral et une altération passagère de la

fertilité chez des rates qui avaient reçu pendant six semaines avant l’accouplement 5 mg/kg/jour de

Page

56

69

drospirénone et 0,05 mg/kg/jour d’éthinylestradiol ou plus. Les pertes pré- et post-implantation ont

augmenté significativement quand 10 mg/kg/jour de drospirénone et 0,1 mg/kg/jour

d’éthinylestradiol avaient été administrés à des rates pendant la phase de préimplantation.

Il n’y a pas eu de signes de tératogénicité après l’administration par voie intragastrique de

drospirénone, seule ou en association à l’éthinylestradiol, à des rates, à des lapines ou à des guenons

avant l’accouplement ou pendant la gestation. Une toxicité maternelle liée aux composés,

caractérisée par une réduction du gain de poids (rates) et par des vomissements occasionnels

(guenons), a été observée. Chez des lapines gravides, de fortes doses de drospirénone

(100 mg/kg/jour) ont produit une augmentation de l’incidence des avortements et chez des guenons,

il y a eu une augmentation proportionnelle à la dose de l’incidence des avortements avec toutes les

doses de drospirénone. Chez des rates et des lapines recevant respectivement 15 et 100 mg/kg/jour

de drospirénone, on a observé une embryotoxicité et de légers retards du développement fœtal (p.

ex. retard de l’ossification des pieds, des sternèbres et des vertèbres; ossification incomplète du

crâne; légère augmentation des anomalies viscérales).

Une virilisation des fœtus femelles (attribuée à l’éthinylestradiol) et une féminisation des fœtus

mâles (attribuée à la drospirénone) ont été observées par suite de l’administration de l’association

oestroprogestative à des rates gravides du 14

au 21

jour de la gestation, à partir de doses de 5 +

0,05 mg/kg et de 15 + 0,15 mg/kg, respectivement. En appliquant à des rates gravides les

estimations de l’exposition de rates non gravides, on constate que l’administration de 15 mg/kg/jour

de drospirénone produirait des concentrations plasmatiques au moins dix fois plus élevées que

celles observées à l’état d’équilibre chez l’être humain après la prise du médicament.

L’administration de l’association médicamenteuse à des rates du 15

jour de la gestation au 3

jour

du post-partum a prolongé ou empêché la parturition ou produit une parturition incomplète. Au

cours de l’étude sur la toxicité péri- et postnatale chez le rat, le traitement du 15e au 18e jour de la

gestation et du 1

au 22

jour du post-partum a produit un retard proportionnel à la dose du

développement postnatal (poids et paramètres physiques et fonctionnels) et une augmentation

proportionnelle à la dose de la mortalité des descendants F1, ce qui a été attribué aux effets négatifs

de la drospirénone et/ou de l’éthinylestradiol sur la lactogenèse et la sécrétion lactée.

Une réduction de la performance de reproduction des descendants F1 a été observée avec

l’association de 45 mg/kg/jour de drospirénone à 0,45 mg/kg/jour d’éthinylestradiol, ce qui a été

attribué à une altération du développement des organes sexuels chez les descendants mâles causée

par l’activité antiandrogénique de la drospirénone.

Page

57

69

RÉFÉRENCES

Asherson RA, Cervera R, Font J. Multiorgan thrombotic disorders in systemic lupus

erythematosus: a common link? Lupus 1992 1:199-203.

Kwaan HC, Soff GA. Management of thrombotic thrombocytopenic purpura and the hemolytic uremic

syndrome Semin Hematol 1997;34(2):81-9.

Sibai BM, Kustermann L, Velasco J. Current understanding of severe preeclampsia, pregnancy-

associated hemolytic uremic syndrome, thrombotic thrombocytopenic purpura, hemolysis,

elevated liver enzymes, and low platelet syndrome, and post partum acute renal failure: different

clinical syndromes or just different names? Curr Opin Nephrol Hypertension 1994;3:436-45.

Stewart CL, Tina LU. Hemolytic uremic syndrome. Pediatr Rev 1993 Jun;14(6):218-24.

Koenigs KP, McPhedran P, Spiro HM. Thrombosis in inflammatory bowel disease. J Clin

Gastroenterol 1987 Dec;9(6):627-31.

Knijff SCM, Goorissen EM, Velthuis-te Wierik EJM, Korver T, Grimes DA. Sickle cell disease.

Summary of contraindications to oral contraceptives. New York: Parthenon Publishing Group;

2000. p. 243-6.

Adams HP, Biller J. Ischemic cerebrovascular disease. In: Bradley WG, Daroff RB, Fenichel GM,

Marsden CD, editors. Neurology in clinical practice. Boston: Butterworth- Heinemann; 1996. p.

1014-9.

Carlone JP, Keen PD. Oral contraceptive use in women with chronic medical conditions. Nurse

Pract 1989 Sep;14(9):9-10, 2-3, 6.

Gross U, Honcamp M, Daume E, Frank M, Dusterberg B, Doss MO. Hormonal oral

contraceptives, urinary porphyrin excretion and porphyrias. Horm Metab Res 1995

Aug;27(8):379-83.

Petri M, Robinson C. Oral contraceptives and systemic lupus erythematosus. Arthritis Rheum

1997 May;40(5):797-803.

Knijff SCM, Goorissen EM, Velthuis-te Wierik EJM, Korver T, Grimes DA. Hemolytic uremic

syndrome. Summary of contraindications to oral contraceptives New York: Parthenon Publishing

Group; 2000. p. 211-8.

Galimberti D. Chorea induced by the use of oral contraceptives. Report of a case and review of the

literature. Ital J Neurol Sci 1987 Aug;8(4):383-6.

Knijff SCM, Goorissen EM, Velthuis-te Wierik EJM, Korver T, Grimes DA. Sydenham's chorea.

Summary of contraindications to oral contraceptives New York: Parthenon Publishing Group;

2000. p. 415-9.

Knijff SCM, Goorissen EM, Velthuis-te Wierik EJM, Korver T, Grimes DA. Herpes gestationis.

Summary of contraindications to oral contraceptives New York: Parthenon Publishing Group;

Page

58

69

2000. p. 367-70.

Morgan JK. Herpes gestationis influenced by an oral contraceptive. Br J Dermatol 1968

Jul;80(7):456-8.

Knijff SCM, Goorissen EM, Velthuis-te Wierik EJM, Korver T, Grimes DA. Otosclerosis.

Summary of contraindications to oral contraceptives New York: Parthenon Publishing Group;

2000. p. 387-91.

Boyko EJ, Theis MK, Vaughan TL, Nicol-Blades B. Increased risk of inflammatory bowel disease

associated with oral contraceptive use. Am J Epidemiol 1994 Aug 1;140(3):268- 78.

Godet PG, May GR, Sutherland LR. Meta-analysis of the role of oral contraceptive agents in

inflammatory bowel disease. Gut 1995 Nov;37(5):668-73.

Logan RF, Kay CR. Oral contraception, smoking and inflammatory bowel disease-- findings in

the Royal College of General Practitioners Oral Contraception Study. Int J Epidemiol 1989

Mar;18(1):105-7.

Ramcharan S, Pellegrin FA, Ray R, Hsu J-P, Vessey MP. General summary of findings; général

conclusions; implications. The Walnut Creek Contraceptive Drug Study: a prospective study of

the side effects of oral contraceptives Volume III: An interim report: a comparison of disease

occurrence leading to hospitalization or death in users and nonusers of oral contraceptives NIH

Publication No 81-564 Bethesda (MD): US Department of Health, Education, and Welfare, Center

for Population Research; 1981. p. 211-38.

Sutherland LR, Ramcharan S, Bryant H, Fick G. Effect of oral contraceptive use on reoperation

following surgery for Crohn's disease. Dig Dis Sci 1992 Sep;37(9):1377-82.

Vessey M, Jewell D, Smith A, Yeates D, McPherson K. Chronic inflammatory bowel disease,

cigarette smoking, and use of oral contraceptives: findings in a large cohort study of women of

childbearing age. Br Med J (Clin Res Ed) 1986 Apr 26; 292(6528):1101-3.

EMEA.

CPMP

Public

assessment

report:

combined

oral

contraceptives

venous

thromboembolism. London: EMEA Committee for Proprietary Medicinal Products (CPMP) 2001

Sep 28. Report No.: EMEA/CPMP/2201/01/en Final.

Dinger JC, Heinemann LA, Kuhl-Habich D. The safety of a drospirénonecontaining oral

contraceptive: final results from the European Active Surveillance Study on oral contraceptives

based on 142,475 women-years of observation. Contraception. 2007 May;75(5):344-54.

Seeger JD, Loughlin J, Eng PM, Clifford CR, Cutone J, Walker AM. Risk of

thromboembolism in

women taking ethinylestradiol/drospirénone and other oral contraceptives. Obstet Gynecol. 2007

Sep;110(3):587-93.

van Hylckama Vlieg A, Helmerhorst FM, Vandenbroucke JP, Doggen CJ, Rosendaal FR. The

venous thrombotic risk of oral contraceptives, effects of oestrogen dose and progestogen type:

Page

59

69

results of the MEGA case-control study. Bmj. 2009;339:b2921.

Lidegaard O, Lokkegaard E, Svendsen AL, Agger C. Hormonal contraception and risk of venous

thromboembolism: national follow-up study. Bmj. 2009;339:b2890.

Lidegaard

Nielsen

Skovlund

Skjeldestad

Lokkegaard

Risk

of venous

thromboembolism

from

oral

contraceptives

containing

different

progestogens

oestrogen doses: Danish cohort study, 2001-9. Bmj. 2011;343:d6423.

Gronich N, Lavi I, Rennert G. Higher risk of venous thrombosis associated with drospirénone-

containing oral contraceptives: a population-based cohort study. CMAJ. 2011 Nov 7.

Parkin L, Sharples K, Hernandez RK, Jick SS. Risk of venous thromboembolism in users of oral

contraceptives containing drospirénone or levonorgestrel: nested case-control study based on UK

General Practice Research Database. Bmj. 2011;342:d2139.

Jick SS, Hernandez RK. Risk of non-fatal venous thromboembolism in women using oral

contraceptives containing drospirénone compared with women using oral contraceptives

containing levonorgestrel: case-control study using United States claims data. Bmj.

2011;342:d2151.

Binkley KE, Davis A, 3 rd. Clinical, biochemical, and genetic characterization of a novel

estrogen-dependent inherited form of angioedema. J Allergy Clin Immunol 2000 Sep;106(3):546-

Bork K, Fischer B, Dewald G. Recurrent episodes of skin angioedema and severe attacks of

abdominal pain induced by oral contraceptives or hormone replacement therapy. Am J Med 2003

Mar;114(4):294-8.

Nzeako UC, Frigas E, Tremaine WJ. Hereditary angioedema: a broad review for clinicians. Arch

Intern Med 2001 Nov 12;161(20):2417-29.

Barditch-Crovo P, Trapnell CB, Ette E, Zacur HA, Coresh J, Rocco LE, et al. The effects of

rifampin and rifabutin on the pharmacokinetics and pharmacodynamics of a combination oral

contraceptive. Clin Pharmacol Ther 1999 Apr;65(4):428-38.

Krauss GL, Brandt J, Campbell M, Plate C, Summerfield M. Antiepileptic medication and oral

contraceptive interactions: a national survey of neurologists and obstetricians. Neurology 1996

Jun;46(6):1534-9.

iva R, Albani F, Contin M, Baruzzi A. Pharmacokinetic interactions between antiepileptic drugs:

clinical considerations. Clin Pharmacokinet 1996 Dec;31(6):470-93.

Saano V, Glue P, Banfield CR, Reidenberg P, Colucci RD, Meehan JW, et al. Effects of felbamate

on the pharmacokinetics of a low-dose combination oral contraceptive. Clin Pharmacol Ther 1995

Nov;58(5):523-31.

Page

60

69

Mildvan D, Yarrish R, Marshak A, Hutman HW, McDonough M, Lamson M, et al.

Pharmacokinetic interaction between nevirapine and éthinylestradiol/norethindrone when

administered concurrently to HIV-infected women. J Acquir Immune Defic Syndr 2002 Apr

15;29(5):471-7.

WHO. Medical eligibility criteria for contraceptive use. Geneva: World Health Organization,

Reproductive Health and Research 2004: 1-176.

Black A, Francoeur D, Rowe T, Collins J, Miller D, Brown T, et al. SOGC clinical practice

guidelines: Canadian contraception consensus. J Obstet Gynaecol Can 2004 Mar;26(3):219-96.

Losert W, Casals-Stenzel J, Buse M. Progestogens with antimineralocorticoid activity.

Arzneimittelforschung 1985;35(2):459-71.

Fuhrmann U, Krattenmacher R, Slater EP, Fritzemeier KH. The novel progestin drospirénone and

its natural counterpart progesterone: biochemical profile and antiandrogenic potential.

Contraception 1996 Oct;54(4):243-51.

Muhn P, Fuhrmann U, Fritzemeier KH, Krattenmacher R, Schillinger E. Drospirénone: a novel

progestogen with antimineralocorticoid and antiandrogenic activity 1995 Jun 12.

Oelkers W, Berger V, Bolik A, Bahr V, Hazard B, Beier S, et al. Dihydrospirorenone, a new

progestogen with antimineralocorticoid activity: effects on ovulation, electrolyte excretion, and

the renin-aldosterone system in normal women. J Clin Endocrinol Metab 1991 Oct;73(4):837-42.

Bachmann G, Sulak PJ, Sampson-Landers C, Benda N, Marr J. Efficacy and safety of a low-dose

24-day combined oral contraceptive containing 20 micrograms ethinylestradiol and 3 mg

drospirénone. Contraception 2004 Sep;70(3):191-8.

Klipping C, Marr J. Effects of two combined oral contraceptives containing éthinylestradiol 20

microg combined with either drospirénone or desogestrel on lipids, hemostatic parameters and

carbohydrate metabolism. Contraception 2005 Jun;71(6):409- 16.

Pollow K, Juchem M, Elger W, Jacobi N, Hoffmann G, Mobus V. Dihydrospirorenone

(ZK30595): a novel synthetic progestagen--characterization of binding to different receptor

proteins. Contraception 1992 Dec;46(6):561-74.

Pearce, H. M., D. Layton, et al. (2005). "Deep vein thrombosis and pulmonary embolism reported

in the Prescription Event Monitoring Study of Yasmin." Br J Clin

Pharmacol 60(1): 98-102.

Monographie de produite –

YAZ

®

comprimés de drospirénone à 3 mg et d’éthinylestradiol à 0,02

mg. Bayer Inc. Date de révision : 02 mars 2017; numéro de contrôle : 200938.

IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

Page

61

69

PARTIE III : RENSEIGNEMENTS POUR LA

CONSOMMATRICE

Pr

MYA

MD

Comprimés de drospirénone et d’éthinylestradiol, USP

3 mg de drospirénone et à 0,02 mg d’éthinylestradiol

Le présent dépliant constitue la troisième et dernière partie de la

monographie de produit publiée à la suite de l’approbation de la

vente au Canada de MYA et est destiné aux consommatrices,

Comme ce dépliant est un résumé, il ne contient pas tous les

renseignements sur MYA, Pour toute question au sujet de ce

médicament, communiquez avec votre médecin ou un pharmacien.

AU SUJET DE CE MÉDICAMENT

Emploi du médicament :

Contraception

Traitement de l’acné vulgaire modérée chez les femmes

d’au moins 14 ans qui peuvent prendre des pilules

anticonceptionnelles et ont eu leurs premières règles.

Effet du médicament :

MYA est une pilule anticonceptionnelle (contraceptif oral) qui

contient deux hormones sexuelles féminines, soit la drospirénone

(3,0 mg), un progestatif, et une faible dose d’éthinylestradiol (0,02

mg), un œstrogène. Les deux hormones sont synthétiques et

semblables à celles qui sont produites par votre organisme. La

plaquette de pilules MYA contient 24 pilules rose pâle actives

contenant des hormones à prendre pendant 24 jours et 4 pilules

blanches « aide-mémoire » ne contenant pas d’hormones à prendre

pendant quatre jours. MYA s’est aussi révélé très efficace pour la

contraception lorsqu’il est utilisé conformément aux directives du

médecin. Une grossesse comporte toujours plus de risques que la

prise de pilules anticonceptionnelles, sauf chez les fumeuses de plus

de 35 ans.

Les pilules anticonceptionnelles agissent de deux façons :

elles inhibent la libération mensuelle d’un ovule par les

ovaires.

elles modifient le mucus produit par le col de l’utérus, ce

qui ralentit le déplacement des spermatozoïdes dans le

mucus et l’utérus

La drospirénone que contient MYA est utile contre les problèmes

cutanés liés aux androgènes (hormones sexuelles mâles). Les

androgènes, qui sont produits naturellement chez la femme, peuvent

causer une surproduction de sébum (matière grasse) par les glandes

cutanées, ce qui entraîne l’acné. MYA réduit les taux d’androgènes

dans l’organisme et bloque les effets des androgènes dans la glande.

Le traitement par MYA est ainsi associé à une réduction du nombre

de boutons d’acné.

Efficacité des pilules anticonceptionnelles

L’efficacité des pilules anticonceptionnelles combinées pour

prévenir la grossesse est de plus de 99 % si :

la pilule est prise CONFORMÉMENT AUX

DIRECTIVES DU MÉDECIN

la pilule contient au moins 20 microgrammes

d’œstrogène.

Un taux d’efficacité de 99 % veut dire que si 100 femmes prenaient

des pilules anticonceptionnelles pendant un an, il y aurait un cas de

grossesse.

Si la pilule n’est pas prise correctement, le risque de grossesse est

plus élevé.

Autres méthodes de contraception

Il existe d’autres méthodes de contraception, mais elles sont en

général moins efficaces que les pilules anticonceptionnelles.

Utilisées correctement, ces autres méthodes sont toutefois assez

efficaces pour beaucoup de femmes.

Le tableau ci-dessous donne les taux de grossesse associés à

diverses méthodes de contraception ainsi qu’à l’absence de méthode

de contraception, c’est-à-dire le nombre de femmes sur 100 qui

tomberaient enceintes au cours d’une période d’un an.

Nombre de grossesses pour 100 femmes par année :

Pilule combinee

Moins de 1 ou 2

Dispositif intra-urerin (DIU)

Moins de 1 à 6

Condom et mousse ou gel

spermicide

1 à 6

Pilule minidosee

3 à 6

Condom

2 à 12

Diaphragme et mousse ou gel

spermicide

3 à 18

Spermicide

3 à 21

Eponge et spermicide

3 à 28

Cape cervicale et spermicide

5 à 18

Abstinence periodique

(méthode rythmique), tous les

types

2 à 20

Pas de méthode de

contraception

60 à 85

Les taux de grossesse varient beaucoup parce que toutes les femmes

n’utilisent pas les diverses méthodes avec autant de soin ni de

régularité (cette observation ne s’applique pas aux DIU, qui sont

implantés dans l’utérus). Le taux de grossesse est plus près de la

limite inférieure de la gamme chez les femmes qui utilisent

régulièrement ces méthodes, tandis que chez d’autres, il se situe vers

le milieu de la gamme.

L’utilisation efficace de méthodes de contraception autres que les

pilules anticonceptionnelles et les DIU exige plus d’effort que la

prise d’une seule pilule tous les jours. De nombreux couples

utilisent toutefois ces autres méthodes avec succès.

Circonstances dans lesquelles il est déconseillé de prendre ce

médicament :

La pilule anticonceptionnelle ne convient pas à toutes les femmes.

Chez un petit nombre de femmes, des effets secondaires graves

peuvent survenir. Votre médecin peut vous conseiller si vous

souffrez d’un trouble quelconque qui vous exposerait à un risque. La

pilule anticonceptionnelle doit toujours être prise sous surveillance

IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

Page

62

69

médicale.

Vous ne devez pas prendre MYA si vous présentez ou avez déjà

présenté un des troubles suivants :

caillots de sang dans les jambes, les poumons, les yeux ou

ailleurs ou thrombophlébite (inflammation ou enflure des

veines)

accident vasculaire cérébral (AVC), crise cardiaque ou

coronaropathie (p. ex. angine de poitrine), ou trouble qui

pourrait être un signe avant-coureur d’AVC (comme un

accident ischémique transitoire ou un léger AVC

réversible)

maladie des valvules cardiaques accompagnée de

complications

anomalies connues du système de coagulation sanguine qui

accroissent le risque de formation de caillots de sang

hypertension grave

diabète accompagné de complications

taux très élevé de cholestérol ou de triglycérides dans le

sang

tabagisme chez une femme de plus de 35 ans

migraine

vous devez subir une chirurgie lourde

vous devez garder le lit pendant une longue période

vous prenez l’ombitasvir, le paritaprévir et le ritonavir,

avec ou sans dasabuvir pour le traitement de l’hépatite C

(maladie infectieuse du foie causée par le virus de

l’hépatite C)

jaunisse (coloration jaune des yeux ou de la peau), maladie

du foie ou tumeur du foie

cancer du sein ou de l’utérus ou autre cancer

oestrogénodépendant connu ou soupçonné

saignement vaginal inhabituel et inexpliqué

perte de la vue causée par une maladie des vaisseaux

sanguins des yeux

vous êtes enceinte ou croyez l’être

pancréatite (inflammation du pancréas) associée à destaux

élevés de matières grasses dans le sang

allergie (hypersensibilité) à l’éthinylestradiol, à la

drospirénone ou à un des autres ingrédients de MYA (voir

Ingrédients médicinaux et Ingrédients non

médicinaux

De plus, vous ne devez pas utiliser MYA si vous présentez une des

maladies suivantes :

maladie des reins

maladie du foie

maladie des glandes surrénales

Si vous êtes atteinte de l’une de ces maladies, dites-le à votre

médecin (il pourra vous recommander une autre méthode de

contraception).

Ingrédients médicinaux :

drospirénone et éthinylestradiol

Ingrédients non médicinaux :

Ingrédients non médicinaux des comprimés contenant des hormones

: monohydrate de lactose, amidon prégélatinisé, povidone,

croscarmellose sodique, polysorbate, stéarate de magnésium, alcool

polyvinylique partiellement hydrolysé, dioxyde de titane, macrogol

(polyéthylèneglycol), talc, oxyde de fer rouge et oxyde de fer noir.

Ingrédients non médicinaux des comprimés ne contenant pas

d’hormones : lactose anhydre, povidone, stéarate de magnésium,

alcool polyvinylique partiellement hydrolysé dioxyde de titane,

macrogol (polyéthylèneglycol) et talc.

Formes posologiques :

Les comprimés MYA (drospirénone et éthinylestradiol) sont offerts

selon un schéma posologique de 28 jours.

Une plaquette alvéolée contient 24 comprimés pelliculés ronds

roses contenant des hormones, portant l’inscription « MY » d’un

côté et « 15 » de l’autre, et 4 comprimés pelliculés ronds blancs ne

contenant pas d’hormones et ne portant aucune inscription. Un

comprimé pelliculé rose contenant des hormones contient 3,0 mg de

drospirénone et 0,02 mg d’éthinylestradiol. Les comprimés blancs

ne contiennent pas d’hormones.

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS

Mises en garde et précautions importantes

La cigarette augmente le risque d’effets indésirables graves sur

le cœur et les vaisseaux sanguins. Ce risque augmente avec

l’âge, surtout chez les femmes de plus de 35 ans qui prennent un

contraceptif hormonal, et avec le nombre de cigarettes fumées.

C’est pourquoi les fumeuses de plus de 35 ans ne doivent pas

utiliser de contraceptifs oraux combinés, y compris MYA. Les

femmes ne devraient pas fumer.

Les pilules anticonceptionnelles NE CONFÈRENT AUCUNE

PROTECTION contre les infections transmissibles sexuellement

(ITS), y compris le VIH/SIDA.

Pour la protection contre les ITS, on recommande l’utilisation

de condoms en latex ou en polyuréthanne EN PLUS de pilules

anticonceptionnelles.

MYA est une pilule anticonceptionnelle qui contient un

œstrogène et un progestatif. Le progestatif que contient MYA

porte le nom de drospirénone et peut accroître le taux de

potassium dans le sang. Par conséquent, vous ne devez pas

prendre MYA si vous êtes atteinte d’une maladie des reins, du

foie ou des glandes surrénales (maladie qui altère l’équilibre

hydrique et minéral dans l’organisme), car cela pourrait causer

de graves problèmes de santé, entre autres des problèmes

cardiaques. D’autres médicaments peuvent également accroître

le taux de potassium (voir AVANT d’utiliser MYA, consultez

votre médecin ou un pharmacien dans les cas suivants). Pendant

le premier mois de la prise de MYA, vous devez faire vérifier

votre taux de potassium dans le sang.

Ne prenez pas MYA si vous prenez l’ombitasvir, le paritaprévir

et le ritonavir, avec ou sans dasabuvir pour le traitement de

l’hépatite C. Utiliser ces médicaments avec MYA pourrait

entraîner des troubles hépatiques tels qu’une augmentation de

l’ALT. Vous devriez pouvoir recommencer à prendre MYA

environ 2 semaines après la fin du traitement d’association

contre l’hépatite C, après avoir consulté un médecin ou un

IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

Page

63

69

pharmacien.

On a signalé que la drospirénone, le progestatif que contient

MYA, pourrait être associée à un plus grand risque de caillots

de sang que certains autres progestatifs (y compris le

lévonorgestrel). Parlez à votre médecin des options qui s’offrent

à vous.

AVANT d’utiliser MYA, consultez votre médecin ou un

pharmacien dans les cas suivants :

vous êtes fumeuse

vous avez un excès de poids

vous avez déjà eu une maladie des seins (p. ex. bosses

dans les seins) ou avez des antécédents familiaux de

cancer du sein

vous êtes atteinte d’hypertension

vous avez un taux de cholestérol élevé

vous êtes atteinte de diabète

vous avez une maladie du cœur ou des reins

vous avez des antécédents de convulsions/d’épilepsie

vous avez des antécédents de dépressionvous avez des

antécédents de maladie du foie ou de jaunisse

vous portez des verres de contact

vous avez des fibromes utérins (tumeurs bénignes de

l’utérus)

vous êtes peut-être enceinte ou allaitez

vous souffrez de lupus érythémateux disséminé

vous souffrez d’une maladie inflammatoire chronique

de l’intestin telle que maladie de Crohn ou colite

ulcéreuse

vous souffrez du syndrome hémolytique et urémique

vous souffrez d’anémie drépanocytaire

vous avez des problèmes des valvules cardiaques

et/ou un rythme cardiaque irrégulier

vous souffrez d’un trouble appelé œdème de Quincke

héréditaire ou avez déjà présenté une enflure de

parties du corps comme les mains, les pieds, le visage

ou les voies aériennes

vous recevez un traitement de longue durée contre

une maladie chronique qui prévoit la prise

quotidienne d’un des médicaments suivants :

anti-inflammatoires non stéroïdiens

(AINS) pris à long terme contre l’arthrite

ou d’autres problèmes (p. ex. ibuprofène

et naproxène)

diurétiques d’épargne potassique

(spironolactone et autres)

suppléments de potassium

inhibiteurs de l’ECA et antagonistes des

récepteurs de l’angiotensine II contre

l’hypertension (p. ex. captopril, énalapril,

lisinopril, losartan, valsartan et

irbésartan)

héparine

Si vous avez des antécédents familiaux de caillot de sang, de crise

cardiaque ou d’accident vasculaire cérébral, vous devez le dire à

votre médecin.

Si vous consultez un autre médecin, dites-lui que vous prenez MYA.

Si vous devez subir des épreuves de laboratoire, vous devez le dire à

votre médecin, car les contraceptifs hormonaux peuvent modifier les

résultats de certaines épreuves sanguines.

Si vous devez subir une chirurgie

LOURDE

, vous devez aussi

consulter votre médecin. Il vous dira de cesser de prendre MYA

quatre semaines avant la chirurgie et de ne pas prendre MYA

pendant un certain temps après la chirurgie ou pendant la période où

vous devrez garder le lit.

MYA ne doit être pris que sous la surveillance d’un médecin et un

suivi assidu s’impose pour que les effets secondaires qui y sont

associés puissent être cernés. Au cours des consultations, le médecin

pourrait prendre votre pression sanguine et vous faire un examen

des seins, un examen de l’abdomen et un examen pelvien, y compris

un test de Papanicolaou. Consultez votre médecin dans les trois

mois suivant l’examen initial et, par la suite, au moins une fois par

année. Ne prenez MYA que sur l’avis de votre médecin. Il est

important que vous preniez la pilule anticonceptionnelle

conformément aux directives du médecin, sans quoi vous pourriez

tomber enceinte.

Si vous et votre médecin décidez que, chez vous, les bienfaits de

MYA l’emportent sur les risques, vous devez connaître les

renseignements ci-dessous.

RISQUES DE LA PRISE DE MYA

Circulatory disorders (including blood clot in legs, lungs,

heart, eyes, or brain)

Troubles circulatoires (dont caillots de sang dans les jambes, les

poumons, le cœur, les yeux ou le cerveau) L’incidence des caillots

de sang est plus élevée chez les femmes qui utilisent un contraceptif

hormonal. La formation de caillots de sang est l’effet secondaire

grave le plus courant des pilules anticonceptionnelles. Le risque de

formation de caillots de sang est particulièrement élevé pendant la

première année où une femme prend un contraceptif hormonal ou

recommence à prendre le même ou un autre contraceptif hormonal.

Des caillots peuvent se former dans de nombreuses régions de

l’organisme.

Téléphonez sans tarder à votre médecin si un des signes ou

symptômes ci-dessous d’effets indésirables graves survient :

douleur vive à la poitrine pouvant être aggravée par

l’inspiration profonde, toux avec expectoration de sang,

apparition soudaine d’un essoufflement ou d’une respiration

rapide, sentiment d’anxiété, grave sensation de tête légère ou

graves étourdissements et battements de cœur rapides ou

irréguliers. Ces symptômes peuvent témoigner de la présence

d’un caillot de sang dans un poumon.

douleur et/ou enflure d’un mollet ou le long d’une veine de la

jambe, douleur ou sensibilité de la jambe parfois ressentie

seulement en station debout ou pendant la marche,

augmentation de la sensation de chaleur dans la jambe touchée

et rougeur ou décoloration de la peau de la jambe. Ces

symptômes peuvent témoigner de la presence d’un caillot de

sang dans une jambe.

douleur thoracique constrictive, gêne, pression, lourdeur,

sensation de constriction ou de plénitude du thorax, du bras ou

sous le corps du sternum; douleur irradiant au dos, à la

mâchoire, à la gorge, au bras ou à l’estomac; sensation de

plénitude, d’indigestion ou d’étouffement; transpiration,

nausées, vomissements ou étourdissements, faiblesse, anxiété

ou essoufflement extrême et battements de Cœur rapides ou

IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

Page

64

69

irréguliers. Ces symptômes peuvent témoigner d’une crise

cardiaque.

mal de tête ou vomissements graves soudains ou qui

s’aggravent, trouble de la démarche, étourdissements ou perte

de l’équilibre ou de la coordination soudains, perte de

conscience ou évanouissement avec ou sans crise d’épilepsie,

confusion ou troubles de la vue, de la parole ou de la

compréhension soudains et faiblesse ou engourdissement

soudain du visage, d’un bras ou d’une jambe. Ces symptômes

peuvent témoigner d’un accident

vasculaire cérébral.

perte partielle ou totale soudaine de la vue. Ces symptoms

peuvent témoigner d’un caillot de sang dans un œil.

d’autres signes de caillots de sang, dont douleur, enflure ou

léger bleuissement des extrémités soudains et abdomen aigu.

Tous les troubles ci-dessus peuvent être mortels ou invalidants.

Il arrive aussi dans de rares cas qu’un caillot se forme dans un

vaisseau sanguin de l’œil, ce qui cause une cécité ou une diminution

de l’acuité visuelle, ou dans un vaisseau qui alimente en sang un

bras ou une jambe, ce qui porte atteinte au membre ou en entraîne

l’amputation.

Le risque de caillot semble augmenter avec la dose d’œstrogènes. Il

est donc important de prendre la plus faible dose d’œstrogènes

possible.

Le cancer du sein, du col de l’utérus ou du foie menace le pronostic

vital et peut être mortel.

Cancer du sein

Les plus importants facteurs de risque de cancer du sein sont le

vieillissement et les antécédents familiaux marqués de cancer du

sein (mère ou sœur). Les autres facteurs de risque établis sont

notamment l’obésité, le fait de n’avoir pas eu d’enfant et une

première grossesse à terme tardive.

Certaines femmes qui prennent un contraceptif hormonal risquent

davantage de présenter un cancer du sein avant la ménopause,

laquelle survient vers l’âge de 50 ans. Cela peut être le cas des

femmes qui prennent la pilule anticonceptionnelle depuis longtemps

(plus de huit ans) ou qui ont commencé tôt à prendre la pilule

anticonceptionnelle. Chez certaines femmes, la pilule

anticonceptionnelle peut accélérer la progression d’un cancer du

sein existant non diagnostiqué. Quand il est diagnostiqué tôt, le

cancer du sein réduit moins l’espérance de vie de la femme. Les

risques liés à la prise de pilules anticonceptionnelles semblent

toutefois légers. Un examen annuel des seins par un professionnel

de la santé est recommandé chez toutes les femmes.

DEMANDEZ À VOTRE MÉDECIN DE VOUS APPRENDRE

À FAIRE UN AUTO-EXAMEN RÉGULIER DES SEINS.

Cancer du col de l’utérus

Au cours de certaines études, il y a eu une augmentation de la

fréquence du cancer du col de l’utérus chez les femmes prenant un

contraceptif hormonal, bien que cela ait pu être attribuable à des

facteurs autres que la prise d’un contraceptif oral. On n’a toutefois

pas assez de données pour exclure la possibilité que les contraceptifs

oraux puissent causer de tels cancers.

Tumeurs du foie

La prise à court et à long terme de pilules anticonceptionnelles a

aussi été associée à la survenue de tumeurs du foie. Ces tumeurs

sont extrêmement rares. Communiquez sans tarder avec votre

médecin en cas de douleur abdominale intense ou de masse

abdominale.

Maladie de la vésicule biliaire

Chez les femmes qui prennent des pilules anticonceptionnelles, il y

a un plus grand risque de maladie de la vésicule biliaire exigeant

une chirurgie au cours de l’année suivant le début de la prise des

pilules. Le risque peut doubler après quatre à cinq années

d’utilisation.

Prise au cours de la grossesse

Les femmes enceintes ne doivent pas prendre de pilules

anticonceptionnelles. Rien ne donne toutefois à penser que la pilule

anticonceptionnelle puisse porter atteinte au fœtus. Votre médecin

pourra vous renseigner sur les risques pour le fœtus de la prise de

tout médicament pendant la grossesse.

Prise après une grossesse, une fausse-couche ou un

avortement

Votre médecin vous conseillera sur le délai à respecter avant de

commencer à prendre MYA après un accouchement, une fausse-

couche ou un avortement thérapeutique.

Grossesse après l’arrêt de la prise de MYA

Vous aurez vos règles quand vous cesserez de prendre MYA. Vous

devez attendre les règles suivantes, soit quatre à six semaines, avant

de tomber enceinte. Ainsi, la date du début de la grossesse pourra

être déterminée avec plus d’exactitude. Le médecin pourra vous

recommander une méthode de contraception à utiliser dans

l’intervalle.

Prise pendant l’allaitement

Si vous allaitez, consultez votre médecin avant de commencer à

prendre la pilule anticonceptionnelle. On sait que les hormones que

contiennent les pilules anticonceptionnelles passent dans le lait

maternel. Ces hormones peuvent réduire la lactation. Toutefois, si la

femme ne recommence à prendre la pilule anticonceptionnelle

qu’une fois la lactation établie, il ne semble pas y avoir d’effet sur la

quantité de lait maternel ni sur sa qualité. Des effets indésirables ont

été signalés chez le nourrisson, y compris coloration jaune de la

peau (jaunisse) et augmentation du volume des seins. Vous devez

utiliser une autre méthode de contraception et n’envisager

recommencer à prendre la pilule anticonceptionnelle qu’une fois

l’enfant totalement sevré

INTERACTIONS AVEC CE MÉDICAMENT

Certains médicaments peuvent réduire l’efficacité contraceptive des

pilules anticonceptionnelles ou augmenter la fréquence des

saignements intermenstruels. Si vous prenez ou avez récemment pris

d’autres médicaments, même des médicaments sans ordonnance, ou

des produits à base d’herbes médicinales, vous devez en informer

votre médecin ou le pharmacien. Vous devez aussi dire à tout autre

IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

Page

65

69

médecin ou à un dentiste qui vous prescrit un autre médicament (ou

au pharmacien qui en exécute l’ordonnance) que vous prenez MYA.

Ils pourront vous dire si vous devez utiliser une méthode de

contraception supplémentaire et, le cas échéant, pendant combien de

temps.

Les médicaments qui peuvent avoir une interaction avec MYA

sont notamment :

les médicaments utilisés pour traiter l’épilepsie (p. ex.

primidone, phénytoïne, barbituriques, carbamazépine,

oxcarbazépine, topiramate, felbamate), la tuberculose (p. ex.

rifampicine, rifabutine), les infections à VIH (p. ex. ritonavir,

névirapine) et les infections à virus de l’hépatite C (p. ex.

bocéprévir, télaprévir)

les antibiotiques (p. ex. pénicillines, tétracyclines,

clarithromycine, érythromycine) utilisés pour traiter les

maladies infectieuses

la cyclosporine

l’ombitsavir, le paritaprévir et le ritonavir, avec ou sans

dasabuvir (contre l’héptatite C)

les antifongiques (griséofulvine, fluconazole, itraconazole,

kétoconazole, voriconazole)

les médicaments pour la réduction des taux de cholestérol (p.

ex. clofibrate)

les médicaments utilisés pour le traitement de certaines

maladies du cœur ou de l’hypertension (p. ex. diltiazem,

véramapil)

les antidiabétiques et l’insuline (contre le diabète)

la prednisone

les sédatifs et les hypnotiques (p. ex. benzodiazépines,

barbituriques, hydrate de chloral, glutéthimide, méprobamate)

la mépéridine (un analgésique)

les antidépresseurs (p. ex. clomipramine)

la tizanidine (médicament utilisé pour le traitement de la

sclérose en plaques [SEP])

la théophiline (médicament utilisé pour le traitement de

l’asthme)

certains suppléments alimentaires (p. ex. vitamine B12, acide

folique)

les antiacides (prenez-les deux heures avant ou après la prise

de MYA)

MYA peut aussi interagir avec d’autres médicaments.

Les produits à base d’herbes médicinales ou aliments qui

peuvent avoir une interaction avec MYA sont notamment :

le millepertuis (produit à base d’herbes médicinales employé

principalement dans le traitement des états dépressifs)

le jus de pamplemousse

La liste ci-dessus des interactions médicamenteuses avec MYA n’est

pas exhaustive. Adressez-vous à votre médecin pour obtenir

d’autres renseignements sur les interactions médicamenteuses.

UTILISATION CONVENABLE DU MÉDICAMENT

Dose habituelle :

COMMENT PRENDRE MYA

LISEZ CES DIRECTIVES

avant de commencer à prendre les pilules et

en cas de doute sur ce que vous devez faire.

VÉRIFIEZ LA PLAQUETTE

, qui contient 28 pilules.

La plaquette de pilules MYA contient 24 comprimés roses actifs

contenant des hormones à prendre pendant 24 jours et 4

comprimés blancs « aide-mémoire » ne contenant pas

d’hormones à prendre pendant quatre jours.

EXAMINEZ AUSSI

la plaquette pour savoir :

où commencer et

l’ordre dans lequel les pilules doivent être prises (suivez les

flèches).

MODE D’EMPLOI DE L’AUTOCOLLANT :

(Votre emballage contient cette carte d’autocollants)

Retirez l’autocollant pour la journée de la semaine à laquelle vous

prévoyez commencer à prendre vos pilules. Placez l’autocollant

dans l’espace réservé aux journées de la semaine et assurez-vous

qu’il est aligné avec les pilules. Cet autocollant aidera à vous

souvenir de prendre votre pilule tous les jours.

Vous devriez utiliser une deuxième méthode de contraception

(p. ex. condoms en latex ou en polyuréthanne et mousse ou gel

spermicide) pendant les sept premiers jours du premier cycle de

prise des pilules au cas où vous oublieriez de prendre des pilules

pendant que vous vous habituez à les prendre.

Si un médecin vous prescrit un traitement médical

quelconque, ne manquez pas de lui dire que vous

prenez des pilules

anticonceptionnelles.

LES VOMISSEMENTS, LA DIARRHÉE OU CERTAINS

MÉDICAMENTS

, tels que les antibiotiques, peuvent réduire

l’efficacité des pilules. Utilisez une méthode supplémentaire, comme

des condoms en latex ou en polyuréthanne et une mousse ou un gel

spermicide, jusqu’à ce que vous puissiez consulter votre médecin ou

vous rendre à la clinique.

IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

Page

66

69

Consultez votre médecin dans les trois mois suivant l’examen

initial et, par la suite, au moins une fois par année.

Ne prenez les pilules que sur l’avis de votre médecin. Il est

important que vous preniez les pilules conformément aux directives

du médecin, sans quoi vous pourriez tomber enceinte.

Votre médecin vous conseillera sur le délai à respecter avant

de commencer à prendre la pilule anticonceptionnelle après un

accouchement, une fausse-couche ou un avortement thérapeutique.

9.

VOUS POUVEZ PRENDRE LA PILULE

ANTICONCEPTIONNELLE DE FAÇON ININTERROMPUE

(SANS PÉRIODE DE REPOS).

10.

SI VOUS AVEZ D’AUTRES QUESTIONS,

TÉLÉPHONEZ À VOTRE MÉDECIN OU À LA CLINIQUE.

QUAND ENTAMER LA PREMIÈRE PLAQUETTE DE

PILULES LISEZ CES DIRECTIVES

avant de commencer à prendre les pilules et

en cas de doute sur ce que vous devez faire.

Déterminez avec votre médecin ou un professionnel de la clinique

quel jour vous convient le mieux pour entamer la première plaquette

de pilules. Choisissez un moment de la journée dont vous vous

souviendrez facilement.

LE PREMIER JOUR DE VOS RÈGLES (SAIGNEMENTS)

EST LE JOUR 1 DU CYCLE. Votre médecin peut vous conseiller

de commencer à prendre les pilules le jour 1 ou le premier dimanche

après le début de vos règles. Si vos règles commencent un

dimanche, prenez votre première pilule ce jour-là.

Prenez une pilule à peu près à la même heure chaque jour

pendant 28 jours. Le lendemain, entamez une autre plaquette, SANS

SAUTER DE JOURS. Vous devriez avoir vos règles au cours des

sept derniers jours du cycle de 28 jours.

PENDANT LE CYCLE

PRENEZ UNE PILULE À PEU PRÈS À LA MÊME

HEURE CHAQUE JOUR JUSQU’À CE QUE LA

PLAQUETTE SOIT VIDE

Essayez d’associer la prise de la pilule à une activité

quotidienne, comme un repas ou le coucher.

Ne sautez pas de prises même si vous avez des saignements

entre les règles ou si vous avez mal au cœur (nausées).

Ne sautez pas de prises même si vous n’avez pas très souvent de

relations sexuelles.

2.

LORSQUE VOUS AVEZ PRIS TOUTES LES

PILULES D’UNE PLAQUETTE

Entamez la plaquette suivante le lendemain de la prise de la

dernière pilule blanche « aide-mémoire » ne contenant pas

d’hormones. Prenez une pilule par jour, sans sauter de jours

entre deux plaquettes.

Surdosage :

Les symptômes de surdosage peuvent comprendre nausées,

vomissements ou saignements vaginaux. Il peut même y avoir

un saignement de retrait chez les jeunes filles qui n’ont pas eu

leurs premières règles si elles prennent accidentellement le

produit médicinal. Les renseignements sur des cas d’ingestion

accidentelle de contraceptifs oraux par des enfants indiquent

qu’il n’y a pas d’effets graves.

Si vous croyez avoir pris trop de MYA, communiquez

immédiatement avec votre professionnel de la santé, le service

des urgences d’un hôpital ou votre centre

antipoison régional, même si vous ne présentez pas de

symptômes.

Dose oubliée

SI VOUS OUBLIEZ DE PRENDRE UNE PILULE, IL SE

PEUT QUE VOUS AYEZ DE LÉGÈRES PERTES DE

SANG,

même si

vous prenez plus tard la pilule oubliée. Vous pourriez également

avoir un peu mal au cœur les jours où vous prenez deux pilules

pour compenser un oubli.

SI VOUS OUBLIEZ DE PRENDRE UNE PILULE À UN

MOMENT QUELCONQUE DU CYCLE, VOUS

POURRIEZ TOMBER ENCEINTE. LE RISQUE DE

GROSSESSE EST PLUS ÉLEVÉ :

si vous entamez une plaquette plus tard que prévu

si vous oubliez de prendre des pilules peu après avoir

entamé une plaquette ou quand la plaquette est

presque vide.

EN CAS D’OUBLI

Le tableau qui suit résume les mesures à prendre en cas d’oubli,

en fonction du moment où vous entamez la plaquette et du

nombre de pilules oubliées.

Debut le dimanche

Debut un autre jour

Oubli d’une pilule rose à un

moment quelconque

Oubli d’une pilule rose à

un moment quelconque

Prenez-la aussitôt que vous y

pensez et prenez la pilule

suivante à l’heure habituelle.

Vous pourriez done prendre

deux pilules le même jour.

Prenez-la aussitôt que vous

y pensez et prenez la pilule

suivante à l’heure habituelle.

Vous pourriez done prendre

deux pilules le même jour.

Oubli de deux pilules roses

de

suite

Oubli de deux pilules roses

de suite

IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

Page

67

69

Deux premières semaines :

Prenez deux pilules le

jour ou vous réalisez

votre oubli et deux pilules

le lendemain.

Prenez ensuite un

comprime par Jour

Jusqu

ce que

vous

finissiez la plaquette.

Utilisez une méthode de

contraception

supplémentaire (methode

de barriere) si vous avez

des relations sexuelles

dans les sept jours suivant

l’oubli des pilules.

Deux premières semaines :

Prenez deux pilules le

jour ou vous réalisez

votre oubli et deux

pilules le lendemain.

Prenez ensuite un

comprime par Jour

Jusqu’a ce que vous

finissiez la plaquette.

Utilisez une méthode

de contraception

supplémentaire

(methode de barriere) si

vous avez des relations

sexuelles dans les sept

jours suivant l’ oubli

des pilules.

Troisième et quatrième

semaines

Continuez de prendre une

pilule par jour jusqu’au

dimanche.

Le dimanche, jetez la

plaquette en prenant les

précautions voulues et

entamez-en une autre.

Utilisez une méthode de

contraception

supplémentaire (methode

de barriere) si vous avez

des relations sexuelles

dans les sept jours suivant

l’oubli des pilules.

4. Vous pourriez ne pas avoir

de règles ce mois-là.

Si vous n’avez pas de règles

deux mois de suite,

communiquez avec votre

médecin

ou la clinique

.

Troisième et quatrième

semaines

Jetez la plaquette en

prenant les précautions

voulues et entamez-en

une autre le jour même.

Utilisez une méthode de

contraception

supplémentaire (methode

de barriere) si vous

avez des relations

sexuelles dans les sept

jours suivant l’oubli des

pilules.

3. Vous pourriez ne pas

avoir de règles ce mois-là.

Si vous n’avez pas de

règles deux mois de suite,

communiquez avec votre

médecin ou la clinique

.

Oubli de trois pilules rose

pâle de suite ou plus

Oubli de trois pilules rose

pâle de suite ou plus

N’importe quand au cours

du cycle

Continuez de prendre une

pilule par jour jusqu’au

dimanche.

Le dimanche, jetez la

plaquette en prenant les

précautions voulues et

entamez-en une autre.

Utilisez une méthode de

contraception

supplémentaire (methode

de barriere) si vous avez

des relations sexuelles

dans les sept jours suivant

l’oubli des pilules.

Vous pourriez ne pas avoir

de règles ce mois -là.

Si vous n’avez pas de règles

N’importe quand au cours

du cycle

Jetez la plaquette en

prenant les précautions

voulues et entamez-en

une autre le jour même.

Utilisez une méthode de

contraception

supplémentaire

(methode de barriere) si

vous avez des relations

sexuelles dans les sept

jours suivant l’oubli des

pilules.

Vous pourriez ne pas

avoir de règles ce mois-

là.

Si vous n’avez pas de

deux mois de suite,

communiquez avec votre

médecin ou la clinique

.

règles deux mois de suite,

communiquez avec votre

médecin ou la clinique

.

REMARQUE

: Si vous oubliez de prendre certaines des quatre

pilules « aide-mémoire » ne contenant pas d’hormones pendant

la quatrième semaine, jetez-les en prenant les précautions

voulues. Continuez ensuite de prendre une pilule par jour

jusqu’à ce que la plaquette soit vide. Il n’est pas nécessaire

d’employer une autre méthode de contraception.

Ayez toujours sous la main :

une autre méthode de contraception (tel condoms en latex

ou en polyuréthanne et mousse ou gel spermicide) pour le

cas où vous oublieriez des pilules et

une plaquette de pilules supplémentaire.

SI VOUS OUBLIEZ PLUS D’UNE PILULE DEUX MOIS

DE SUITE, PARLEZ À VOTRE MÉDECIN OU UN

PROFESSIONNEL DE LA CLINIQUE

de moyens qui

pourraient vous faciliter la prise des pilules ou de l’utilisation

d’une autre méthode de contraception.

Bienfaits non contraceptifs des pilules anticonceptionnelles

Plusieurs bienfaits pour la santé ont été liés à la prise de pilules

anticonceptionnelles.

Les pilules anticonceptionnelles qui contiennent un

œstrogène et un progestatif réduisent l’incidence du cancer

de l’utérus et des ovaires.

Les pilules anticonceptionnelles réduisent le risque de

maladie des seins bénigne (non cancéreuse) et de kystes

des ovaires.

Chez les femmes qui prennent des pilules

anticonceptionnelles, les règles sont moins abondantes et

les cycles sont plus réguliers, ce qui réduit le risqué

d’anémie ferriprive.

Les pilules anticonceptionnelles peuvent atténuer les

douleurs menstruelles et le syndrome prémenstruel.

Elles peuvent aussi réduire l’acné, la pousse excessive de

poils et d’autres troubles liés aux hormones mâles.

Les grossesses ectopiques (tubaires) peuvent être moins

fréquentes.

La maladie inflammatoire pelvienne aiguë peut être moins

fréquente.

EFFETS SECONDAIRES ET MESURES À PRENDRE

Au cours d’études chez des femmes prenant MYA, les effets

secondaires ci-dessous, liés ou non au médicament, ont été

observés.

La plupart des effets secondaires de la pilule

anticonceptionnelle sont bénins. Les plus courants sont nausées,

vomissements, saignements ou légères pertes de sang entre les

règles, douleur dans les seins, acné, démangeaisons, migraine,

étourdissements, labilité émotionnelle (état émotionnel qui

change soudainement et sans raison), dysménorrhée (crampes

menstruelles douloureuses), maux de tête, infection vaginale à

levures, dépression, douleur dorsale, douleur abdominale,

nervosité et éruption cutanée.

IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

Page

68

69

D’autres effets secondaires peuvent survenir, tels que

symptômes gastro-intestinaux (crampes abdominales et

ballonnement), assombrissement de la peau (surtout du visage),

modifications de l’appétit, modifications de la libido (pulsion

sexuelle), chute des cheveux, perte ou gain de poids, enflure,

modifications des seins (sensibilité, augmentation du volume,

écoulement) et infertilité temporaire après l’arrêt du traitement.

Si l’hypertension se manifeste ou s’aggrave, communiquez avec

votre médecin ou un pharmacien.

Les symptômes supplémentaires suivants ont été signalés chez

les femmes prenant des contraceptifs hormonaux en général :

difficulté à porter des verres de contact

irritation ou infections vaginales

infections ou inflammation des voies urinaires

infections des voies respiratoires supérieures (rhume,

bronchite, écoulement nasal, nez bouché, mal de

gorge, etc.)

maux de tête graves

dépression, insomnie, nervosité

aménorrhée (absence de règles ou de saignements

intermenstruels)

dorsalgie (mal de dos)

douleur abdominale

symptômes pseudo-grippaux

allergie, fatigue, fièvre

diarrhée, flatulence

éruption cutanée.

Au cours des trois premiers mois de la prise de la pilule, de

nombreuses femmes ont de légers saignements ou peuvent avoir

mal au cœur. Si vous avez mal au cœur, ne cessez pas de

prendre la pilule. Les maux de cœur disparaissent en général

d’eux-mêmes. S’ils ne disparaissent pas, adressez-vous à votre

médecin ou à un professionnel de la clinique.

EFFETS SECONDAIRES GRAVES : FRÉQUENCE ET

MESURES À PRENDRE

Symptôme/effet secondaire

possible

Consultez votre

médecin ou un

pharmacien

Cessez de

prendre le

médicament

et appelez

votre

médecin ou

un

pharmacien

Uniquem

en t si

l’effet est

sévère

Dans

tous

les cas

Peu courant

Douleur abdominale,

nausées ou vomissements

ou masse abdominale

Bosse dans les seins

Douleur thoracique

constrictive ou sensation

d’oppression

Douleur ou enflure de la

jambe

Humeur triste persistante

Douleur vive à la poitrine,

toux avec

expectoration de sang ou

essoufflement soudain

Perte partielle ou totale

soudaine de la vue ou

vision double

Mal de tête grave soudain

ou qui s’aggrave,

vomissements,

étourdissements,

évanouissement, troubles de

la vue ou de la parole ou

faiblesse ou

engourdissement du

visage, d’un bras ou d’une

jambe

Saignement vaginal

inattendu

Enflure inhabituelle des

extrémités

Coloration jaune de la

peau ou des yeux

(jaunisse)

Cette liste des effets secondaires n’est pas exhaustive. Si

des effets inattendus surviennent pendant la prise de

MYA, communiquez avec votre médecin ou un

pharmacien.

CONSERVATION DU MÉDICAMENT

Conservez les pilules dans leur emballage original entre 15

°C et 30 °C. La boîte comprend une plaquette alvéolée de

28 comprimés et une pochette d’entreposage.

Gardez le médicament hors de la portée et de la vue des

enfants

Il ne faut pas jeter les médicaments dans l’évier, la toilette

ou les ordures ménagères. Demandez à un pharmacien

comment jeter les médicaments dont vous n’avez plus

besoin. Ces mesures contribuent à la protection de

l’environnement.

Déclaration des effets secondaires

Vous pouvez déclarer les effets secondaires soupçonnées d'être

associé avec l'utilisation d'un produit de santé par :

Visitant le site Web des déclarations des effets

indésirables (https://www.canada.ca/fr/sante-

canada/services/medicaments-produits-

sante/medeffet-canada/declaration-effets-

indesirables.html) pour vous informer sur comment

faire une déclaration en ligne, par courrier, ou par

télécopieur ; ou

Téléphonant sans frais 1-866-234-2345.

REMARQUE : Consultez votre professionnel de la santé si

vous avez besoin de renseignements sur le traitement des effets

secondaires. Le Programme Canada Vigilance ne donne pas de

conseils médicaux.

IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

Page

69

69

POUR DE PLUS AMPLES RENSEIGNEMENTS

Pour en savoir davantage au sujet de MYA :

communiquez avec votre professionnel de la santé;

consultez la monographie de produit intégrale rédigée

à l’intention des professionnels de la santé, qui

renferme également les renseignements pour les

patients sur les médicaments. Ce document est publié

sur le site Web de Santé Canada (

https://health-

products.canada.ca/dpd-

bdpp/switchlocale.do?lang=fr&url=t.search.recherche

Vous pouvez obtenir les renseignements pour le

consommateur en consultant le site web du fabricant

(http://www.apotex.com/ca/fr/products). Vous

pouvez aussi l’obtenir en téléphonant au fabricant

au1-800-667-4708.

La présente notice a été préparée par Apotex Inc., Toronto,

Ontario, M9L 1T9.

Dernière révision : 21 mai 2020

Produits similaires

Rechercher des alertes liées à ce produit

Afficher l'historique des documents

Partagez cette information