MIGPRIV, poudre pour solution buvable en sachet

France - français - ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé)

Achète-le

Notice patient Notice patient (PIL)

06-03-2020

Ingrédients actifs:
métoclopramide 10 mg sous forme de : chlorhydrate de métoclopramide 10; acide acétylsalicylique 900 mg sous forme de : DL-lysine (acétylsalicylate de) 1620 mg
Disponible depuis:
Coopération Pharmaceutique Française
Code ATC:
ANTALGIQUE PERIPHERIQUE, N02BA01
DCI (Dénomination commune internationale):
métoclopramide 10 mg sous forme de : chlorhydrate de métoclopramide 10; acide acétylsalicylique 900 mg sous forme de : DL-lysine (acétylsalicylate de) 1620 mg
Dosage:
10 mg
forme pharmaceutique:
Poudre
Composition:
pour un sachet de 1860 mg > métoclopramide 10 mg sous forme de : chlorhydrate de métoclopramide 10,5 mg > acide acétylsalicylique 900 mg sous forme de : DL-lysine (acétylsalicylate de 1620 mg
Mode d'administration:
orale
Unités en paquet:
6 sachet(s) papier polyéthylène aluminium de 1860 mg
classe:
Liste I
Type d'ordonnance:
liste I
Domaine thérapeutique:
ANTALGIQUE PERIPHERIQUE
indications thérapeutiques:
Classe pharmacothérapeutique :ANTALGIQUE PERIPHERIQUE - code ATC : N02BA01STIMULANT DE LA MOTRICITE INTESTINALE - code ATC : A03FA01Ce médicament contient :· De l’aspirine. L’aspirine appartient à la famille des médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens. L’aspirine peut être utilisée pour calmer la douleur (antalgique), faire baisser la fièvre (antipyrétique) et/ou diminuer l’inflammation.· Du métoclopramide. Le métoclopramide appartient à la famille des antagonistes de la dopamine. Il agit sur une partie du cerveau pour prévenir les nausées ou les vomissements.MIGPRIV est utilisé pour traiter la migraine et les troubles digestifs qu’elle peut provoquer tels que des nausées et des vomissements.MIGPRIV ne doit pas être pris pour prévenir les crises.Ce dosage est réservé aux adultes.
Descriptif du produit:
336 897-6 ou 34009 336 897 6 6 - 6 sachet(s) papier polyéthylène aluminium de 1860 mg - Déclaration de commercialisation:19/03/1994;336 898-2 ou 34009 336 898 2 7 - 10 sachet(s) papier polyéthylène aluminium de 1860 mg - Déclaration de commercialisation non communiquée:;336 899-9 ou 34009 336 899 9 5 - 12 sachet(s) papier polyéthylène aluminium de 1860 mg - Déclaration de commercialisation non communiquée:;336 900-7 ou 34009 336 900 7 6 - 20 sachet(s) papier polyéthylène aluminium de 1860 mg - Déclaration de commercialisation non communiquée:;
Statut de autorisation:
Valide
Numéro d'autorisation:
61751232
Date de l'autorisation:
1993-12-08

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NOTICE

ANSM - Mis à jour le : 06/03/2020

Dénomination du médicament

MIGPRIV, poudre pour solution buvable en sachet

Acide acétylsalicylique - métoclopramide

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant de prendre ce médicament car elle contient des informations

importantes pour vous.

Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

Si vous avez d’autres questions, interrogez votre médecin ou votre pharmacien.

Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à d’autres personnes. Il pourrait

leur être nocif, même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci

s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Que contient cette notice ?

1. Qu'est-ce que MIGPRIV, poudre pour solution buvable en sachet et dans quels cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant de prendre MIGPRIV, poudre pour solution buvable

en sachet ?

3. Comment prendre MIGPRIV, poudre pour solution buvable en sachet ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver MIGPRIV, poudre pour solution buvable en sachet ?

6. Contenu de l’emballage et autres informations.

1. QU’EST-CE QUE MIGPRIV, poudre pour solution buvable en sachet ET DANS QUELS CAS EST-

IL UTILISE ?

Classe pharmacothérapeutique :

ANTALGIQUE PERIPHERIQUE - code ATC : N02BA01

STIMULANT DE LA MOTRICITE INTESTINALE - code ATC : A03FA01

Ce médicament contient :

De l’aspirine. L’aspirine appartient à la famille des médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens.

L’aspirine peut être utilisée pour calmer la douleur (antalgique), faire baisser la fièvre (antipyrétique)

et/ou diminuer l’inflammation.

Du métoclopramide. Le métoclopramide appartient à la famille des antagonistes de la dopamine. Il agit

sur une partie du cerveau pour prévenir les nausées ou les vomissements.

MIGPRIV est utilisé pour traiter la migraine et les troubles digestifs qu’elle peut provoquer tels que des

nausées et des vomissements.

MIGPRIV ne doit pas être pris pour prévenir les crises.

Ce dosage est réservé aux adultes.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DE PRENDRE MIGPRIV,

poudre pour solution buvable en sachet ?

Ne prenez jamais MIGPRIV, poudre pour solution buvable en sachet :

Si vous êtes allergique à l’aspirine et/ou au métoclopramide ou à l’un des autres composants contenus

dans ce médicament, mentionnés dans la rubrique 6.

Si vous êtes allergique à un médicament de la même famille que l’aspirine (les anti-inflammatoires non

stéroïdiens).

Si vous êtes enceinte, à partir du début du 6ème mois de grossesse (au-delà de 24 semaines

d’aménorrhée)

Si vous avez déjà eu de l’asthme provoqué par la prise d’aspirine ou d’un médicament de la même

famille.

Si vous souffrez actuellement d’un ulcère de l’estomac ou du duodénum.

Si vous avez une maladie grave du foie, des reins ou du cœur.

Durant le troisième trimestre de la grossesse (à partir du début du 6ème mois de grossesse).

Chez l’enfant de moins de 18 ans.

Si vous avez déjà présenté des mouvements musculaires anormaux après la prise de ce médicament,

d’un médicament contre les nausées et les vomissements ou d’un médicament traitant des troubles

psychiques.

Si vous avez ou pouvez avoir une tumeur rare de la glande surrénale, située près du rein

(phéochromocytome).

Si vous avez des saignements de l’estomac ou de l’intestin, une perforation digestive ou si votre transit

intestinal est perturbé par un problème appelé obstruction mécanique ou si votre médecin a identifié chez

vous des risques de saignement.

Si vous avez eu dans le passé une maladie du sang (anomalie de l’hémoglobine) causée :

par la prise de ce médicament,

ou par une maladie héréditaire des globules rouges due à l’absence d’une enzyme.

Si vous êtes épileptique.

Si vous êtes atteint de la maladie de Parkinson.

En cas de phénylcétonurie (maladie héréditaire dépistée à la naissance), car ce médicament contient de

l’aspartam.

Si vous prenez un autre médicament, assurez-vous que l’association avec MIGPRIV n’est pas contre-

indiquée (voir le paragraphe « Autres médicaments et MIGPRIV’’).

Avertissements et précautions

Adressez-vous à votre médecin ou pharmacien ou avant de prendre MIGPRIV, poudre pour solution

buvable en sachet.

Ce médicament est réservé à l’adulte.

Avant d’utiliser MIGPRIV

Vous devez consulter votre médecin avant de prendre ce médicament en cas de :

maladies rhumatismales,

maladie héréditaire rare affectant le nombre de vos globules rouges et qui provoque une fatigue, des

pâleurs ou des difficultés à respirer (maladie que l’on appelle déficit en glucose‐6‐phosphate‐

déshydrogénase), car des doses élevées d’aspirine ont pu provoquer une destruction des globules rouges,

antécédents d’ulcère de l’estomac ou du duodénum ou une inflammation de l’estomac (gastrite),

antécédents de saignements digestifs (vomissements de sang ou présence de sang dans les selles),

maladie des reins ou du foie,

règles abondantes,

problème neurologique (cerveau),

antécédents de battements de cœur anormaux (allongement de l’intervalle QT) ou tout autre problème

cardiaque,

anomalies dans votre sang du taux de sels minéraux, tels que le potassium, le sodium et le magnésium,

si vous prenez d’autres médicaments connus pour agir sur votre rythme cardiaque,

si vous suivez déjà un autre traitement anti‐inflammatoire ou anticoagulant (référez‐vous au paragraphe

“Autres médicaments et MIGPRIV” pour avoir plus de détails).

Vous devez arrêter le traitement et consultez immédiatement votre médecin ou un service médical

d’urgence si vous avez :

des mouvements anormaux de la tête et du cou. Ces effets surviennent particulièrement chez le jeune

adulte et/ou en cas de surdosage. Il est donc impératif de respecter la dose prescrite par votre médecin.

Ces réactions surviennent généralement en début du traitement 1 à 3 heures après la prise et même après

une seule administration. Ils disparaissent généralement à l’arrêt du médicament mais peuvent nécessiter

parfois un traitement adapté.

Il est donc impératif de respecter la posologie et la durée du traitement recommandée (voir rubrique

des mouvements anormaux prédominant au niveau de la langue et du visage, parfois irréversibles,

peuvent apparaître pendant ou après un traitement prolongé par métoclopramide, en particulier chez le

sujet âgé. Le risque d’apparition de ces effets augmente avec la durée d’exposition et la dose cumulative

administrée.

une association de symptômes (appelé « syndrome malin des neuroleptiques ») caractérisé par une

fièvre inexpliquée seule ou associée à une pâleur, des sueurs et une salivation abondantes, une irrégularité

du rythme du cœur, des troubles de la circulation, de la respiration ou de la température (troubles des

fonctions végétatives), des troubles de la conscience, une rigidité musculaire.

une coloration bleue au niveau de la peau et des muqueuses (à l’intérieur de la bouche, du nez, des

oreilles ou des parties génitales) causée par une maladie héréditaire des globules rouges.

des saignements ou des douleurs dans le ventre, un rejet de sang par la bouche, une présence de sang

dans les selles, une coloration des selles en noir.

une crise d’asthme. Cela peut être le signe d’une allergie à l’aspirine ou à un anti‐inflammatoire non

stéroïdien.

En cas d’administration prolongée de fortes doses d’antalgiques, vous ne devez pas augmenter les doses

de MIGPRIV en cas de maux de tête.

L’utilisation régulière de médicaments soulageant la douleur peut conduire à des complications rénales.

Il a été prouvé que ce médicament peut diminuer la fertilité féminine en agissant sur l’ovulation. Cet effet

est réversible à l’arrêt du traitement.

Si vous devez subir une opération

L’aspirine augmente les risques de saignements même à de très faibles doses, et ce même lorsque la prise

de ce médicament date de plusieurs jours.

Prévenez votre médecin traitant, votre chirurgien, l’anesthésiste ou votre dentiste de l’utilisation de ce

médicament, si vous devez subir une opération ou une intervention, même mineure.

Analyses de sang

Prévenez votre médecin si vous devez faire une prise de sang car l’aspirine peut modifier le taux d’acide

urique dans le sang.

Autres médicaments et MIGPRIV, poudre pour solution buvable en sachet

Informez votre médecin ou votre pharmacien si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre

tout autre médicament.

Ce médicament contient de l’aspirine.

Vous ne devez pas prendre en même temps un autre médicament contenant de l’aspirine ou un autre

médicament de la même famille (également appelée les anti‐inflammatoires non st

diens comme par

exemple l’ibuprof

ne). L’association de ces m

dicaments

MIGPRIV pourrait entra

ner un surdosage et

augmenter ainsi le risque d’effets ind

sirables.

Lisez attentivement les notices des autres médicaments que vous prenez afin de vous assurer que ces

médicaments ne contiennent pas d’aspirine ou d’anti‐inflammatoires non st

diens.

Ne prenez jamais MIGPRIV :

Si vous prenez des doses supérieures à 20 mg/semaine de méthotrexate (médicament utilisé pour traiter

les maladies des articulations et certains cancers).

Si vous prenez un anticoagulant par voie orale (médicament utilisé pour fluidifier le sang) et que vous

avez un antécédent d’ulcère de l’estomac ou du duodénum.

Si vous prenez de la lévodopa et/ou des agonistes dopaminergiques (médicaments utilisés pour traiter la

maladie de Parkinson).

Sauf avis contraire de votre médecin, vous ne devez pas prendre MIGPRIV en même temps que :

un anticoagulant oral, une héparine, de la ticlopidine ou du clopidogrel, (médicaments utilisés pour

fluidifier le sang),

un médicament à base d’anagrélide (médicament utilisé pour diminuer le nombre de plaquettes dans le

sang),

un anti‐inflammatoire non st

dien ou un cortico

de (m

dicaments utilis

s pour traiter une maladie

rhumatismale, des douleurs ou une inflammation),

un diurétique (substance qui augmente la production d’urine),

du pémétrexed (médicament utilisé pour traiter certains cancers) alors que vous avez une maladie des

reins,

un médicament contenant de l’acétazolamide (médicament utilisé dans l’hypotonie oculaire, le mal des

montagnes, les œdèmes post-traumatiques et post-opératoires),

la fluoxétine et la paroxétine (médicaments utilisés pour traiter la dépression),

du déférasirox (médicament utilisé dans la prise en charge de surcharges en fer),

un médicament utilisé pour traiter la goutte car MIGPRIV peut diminuer l’efficacité de ce médicament,

un médicament contenant de l’alcool car il peut augmenter le risque de somnolence,

le vaccin contre la varicelle : il est recommandé d’attendre 6 semaines après la vaccination avant de

prendre ce médicament,

un médicament sédatif (médicament qui aide à dormir),

des bêta-bloquants (médicaments prescrits dans l’insuffisance cardiaque),

de la prilocaïne (médicament utilisé pour une anesthésie local de la peau),

de l’orlistat (médicament pour le traitement de l’obésité),

le mivacurium et le suxaméthonium (médicaments utilisés en anesthésie pour le relâchement

musculaire).

Le métamizole (substance qui diminue la douleur et la fièvre) peut réduire l'effet de l'acide

acétylsalicylique sur l'agrégation plaquettaire (adhérence des cellules sanguines entre elles et formation

d'un caillot sanguin), lorsqu'il est pris en même temps. Par conséquent, cette association doit être utilisée

avec prudence chez les patients prenant de l'aspirine à faible dose pour la cardioprotection.

MIGPRIV, poudre pour solution buvable en sachet avec des aliments, boissons et de l’alcool

Ce médicament peut entraîner une somnolence qui est augmentée par la prise d’alcool. Par conséquent,

vous devez éviter de boire des boissons contenant de l’alcool pendant votre traitement.

La consommation d’alcool doit être évitée pendant le traitement en raison d’un risque augmenté de

lésions au niveau gastro-intestinal.

Grossesse, allaitement et fertilité

Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse,

demandez conseil à votre médecin ou pharmacien avant de prendre tout médicament.

Grossesse

Ce médicament contient de l'aspirine (acide acétylsalicylique).

Avant le début du 6

ème

mois de grossesse (jusqu’à la 24

ème

semaine d’aménorrhée), vous ne devez

pas prendre ce médicament, sauf en cas d’absolue nécessité déterminée par votre médecin, en raison

du risque potentiel de fausses couches ou de malformations. Dans ce cas, la dose devra être la plus

faible possible et la durée du traitement la plus courte possible.

A partir du début du 6ème mois jusqu’à la fin de la grossesse (à partir de la 24

ème

semaine

d’aménorrhée), ce médicament est contre-indiqué, vous ne devez EN AUCUN CAS prendre ce

médicament, car ses effets sur votre enfant peuvent avoir des conséquences graves voire fatales,

notamment sur le cœur, les poumons et/ou les reins, et cela même avec une seule prise.

Si vous avez pris ce médicament alors que vous étiez enceinte, parlez-en immédiatement à votre

gynécologue obstétricien, afin qu’une surveillance adaptée vous soit proposée si nécessaire.

Allaitement

L’aspirine et le métoclopramide passant dans le lait maternel, ce médicament est déconseillé pendant

l’allaitement. Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien avant de prendre tout

médicament.

Fertilité

L’aspirine, comme tous les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), peut altérer la fertilité des

femmes et entraîner des difficultés pour devenir enceinte, de façon réversible à l’arrêt du traitement.

Informez votre médecin si vous planifiez une grossesse ou si vous avez des difficultés à concevoir.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

Ce médicament peut provoquer une somnolence et diminuer votre vigilance. Cet effet augmente si vous

consommez des boissons alcoolisées ou des médicaments contenant de l’alcool.

Ce médicament peut également provoquer des sensations vertigineuses et des mouvements anormaux

(mouvements saccadés anormaux et contractures généralisées causant une déformation du corps).

Si vous ressentez l’un de ces effets, il est déconseillé de conduire un véhicule ou d’utiliser une machine.

MIGPRIV, poudre pour solution buvable en sachet contient de l’aspartam.

Ce médicament contient de l’aspartam (voir le paragraphe ‘‘Ne prenez jamais MIGPRIV’’).

3. COMMENT PRENDRE MIGPRIV, poudre pour solution buvable en sachet ?

Veillez à toujours prendre ce médicament en suivant exactement les indications de votre médecin.

Vérifiez auprès de votre médecin ou pharmacien en cas de doute.

Cette présentation est RESERVEE A L’ADULTE.

MIGPRIV ne doit pas être pris pour prévenir les crises.

La dose habituelle est de 1 sachet par prise, dès l’apparition des signes annonçant la crise.

Renouvelez 1 fois si nécessaire, avec un intervalle minimum de 6 heures entre 2 prises. Vous ne devez

pas dépasser 3 sachets par jour.

Si vous avez moins de 18 ans

En raison de la présence de métoclopramide, MIGPRIV ne doit pas être utilisé.

Si vous êtes âgé de plus de 65 ans

Vous ne devez pas dépasser 2 sachets par jour. Les prises doivent être espacées d’au moins 6 heures.

Si vous avez une maladie des reins ou du foie

Consultez votre médecin si vous avez des problèmes rénaux ou hépatiques. Votre médecin réduira la dose

que vous devez prendre.

Mode et voie d’administration

Ce médicament est utilisé par voie orale. Versez le contenu du sachet dans un verre puis ajoutez une

petite quantité d’eau et agitez quelques secondes avant la prise.

Durée du traitement

Votre médecin vous dira pendant combien de temps vous devrez prendre ce médicament.

Si vous avez pris plus de MIGPRIV, poudre pour solution buvable en sachet que vous n’auriez dû :

Consultez immédiatement votre médecin (en particulier s’il s’agit d’un enfant qui a pris accidentellement

ce médicament).

Un surdosage peut être mortel, particulièrement chez l’enfant. Les principaux symptômes d’intoxication

sont :

des bourdonnements d’oreille, une sensation de baisse de l’audition, des maux de tête, des vertiges, des

nausées, voire dans les cas plus graves, de la fièvre, une hypoglycémie importante (baisse du taux de

sucres dans le sang), une chute rapide de la tension artérielle, une respiration accélérée et une perte de la

conscience (coma),

des symptômes extrapyramidaux (troubles se manifestant par une altération du tonus musculaire et des

mouvements involontaires et automatiques), une somnolence, des troubles de conscience, une confusion,

des hallucinations et des convulsions, des problèmes cardiaques voire un arrêt cardiaque et respiratoire,

une détresse respiratoire avec notamment difficulté à respirer et augmentation du rythme cardiaque.

Si ces signes surviennent, vous devez arrêter immédiatement le traitement et vous rendre en urgence dans

un hôpital pour que vous y soyez traité.

Si vous oubliez de prendre MIGPRIV, poudre pour solution buvable en sachet :

Ne prenez pas de dose double pour compenser la dose simple que vous avez oublié de prendre.

Si vous arrêtez de prendre MIGPRIV, poudre pour solution buvable en sachet :

Sans objet.

Si vous avez d’autres questions sur l’utilisation de ce médicament, demandez plus d’informations à votre

médecin ou à votre pharmacien.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne

surviennent pas systématiquement chez tout le monde.

Les effets indésirables suivants peuvent survenir :

Saignements digestifs visibles ou non (selles noires, sang dans les selles ou rejeté par la bouche). Les

fortes doses augmentent les risques de saignements.

Perforation de l’estomac ou de l’intestin.

Réaction allergique : boutons et/ou rougeurs sur la peau, urticaire, brusque gonflement du visage ou du

cou pouvant entrainer une difficulté à respirer (œdème de Quincke), malaise brutal avec baisse importante

de la pression artérielle (choc anaphylactique).

Eruption cutanée en plaques rouges arrondies avec démangeaison et sensation de brûlure, laissant des

tâches colorées et pouvant apparaître aux mêmes endroits en cas de reprise du médicament.

Bourdonnements d’oreille, sensation de baisse de l’audition, maux de tête et vertiges. Il peut alors

s’agir d’un surdosage.

Saignements (hémorragies) pouvant engager le pronostic vital.

Saignements au niveau du cerveau (hémorragies cérébrales) pouvant engager le pronostic vital, en

particulier chez les sujets âgés. .

Mouvements anormaux de la tête et du cou (spasmes de la face, contraction des mâchoires, troubles

visuels et déviation involontaire du globe oculaire peu fréquents, difficultés pour avaler, pour parler,

torticolis), contracture généralisée du corps, y compris après administration d’une dose unique.

Anomalies du sang causées par une maladie héréditaire des globules rouges visible par l’apparition

d’une coloration bleue au niveau de la peau et des muqueuses (à l’intérieur de la bouche, du nez, des

oreilles ou des parties génitales).

Diminution du nombre de plaquettes dans le sang (thrombopénie).

Taux anormalement bas de certaines cellules du sang (pancytopénie, bicytopénie, anémie aplasique).

Appauvrissement de la production des cellules sanguines (insuffisance médullaire).

Taux anormalement bas de certains globules blancs pouvant entrainer des infections graves

(leucopénie, neutropénie, agranulocytose).

Destruction des globules rouges dans le sang (anémie hémolytique) chez les patients ayant un déficit en

l’enzyme glucose‐6‐phosphate‐déshydrogénase.

Association de symptômes (appelé «syndrome malin des neuroleptiques») caractérisés par une fièvre

inexpliquée seule ou associée à une pâleur, des sueurs et une salivation abondantes, une irrégularité du

rythme du cœur, des troubles de la circulation, de la respiration ou de la température (troubles des

fonctions végétatives), des troubles de la conscience, une rigidité musculaire.

Œdème du poumon non lié à une insuffisance cardiaque, se traduisant notamment par une difficulté à

respirer et une augmentation du rythme cardiaque.

Inflammation aiguë du pancréas au cours d’une réaction allergique liée à l’acide acétylsalicylique.

Œdème (gonflements dus à une accumulation de liquide dans les tissus) si vous utilisez des doses

élevées de MIGPRIV.

Dans tous ces cas, arrêtez immédiatement le traitement et consultez rapidement un médecin.

Autres effets indésirables possibles :

Consultez votre médecin si l’un des effets indésirables survient :

Douleurs abdominales.

Ulcère de l’estomac, ulcère de l’intestin, inflammation de l’œsophage, inflammation du colon.

Saignements (nez, gencives), petites taches rouges sur la peau (purpura).

Mouvements anormaux pendant ou après le traitement, en particulier chez les personnes âgées de plus

de 65 ans plus souvent au niveau de la bouche et du visage. Les extrémités et le tronc semblent être

intéressés dans une moindre mesure (voir le paragraphe « Avertissements et précautions »).

Convulsions.

Somnolence, lassitude, cas isolés de confusion et hallucinations, vertiges, rarement maux de tête.

Tremblements de repos, tremblements, besoin de bouger sans arrêt ou difficulté à rester assis.

Dépression, insomnies.

Diarrhées, gaz intestinaux.

Allongement de la durée des règles, arrêt des règles, écoulement de lait en dehors des périodes

normales d’allaitement chez la femme, gonflement des seins chez l’homme.

Fatigue.

Palpitations.

Baisse de la tension artérielle.

Rythme cardiaque trop bas par rapport à la normale, anomalie de la conduction au niveau du cœur, arrêt

cardiaque (avec les formes injectables de métoclopramide).

Augmentation des enzymes du foie, atteinte du foie (principalement des cellules du foie), maladie du

foie chronique (hépatite chronique).

Ces troubles sont détectés lors d’une analyse de sang.

Maladie des reins (insuffisance rénale).

Pensées suicidaires.

Tension artérielle très élevée (fréquence non connue).

Inflammation des vaisseaux sanguins pouvant être associée à des atteintes des articulations, du rein, de

la peau et du tube digestif.

Douleur localisée dans la poitrine qui peut irradier vers l’épaule gauche et la mâchoire d’origine

allergique (syndrome de Kounis).

Présence de sang dans le sperme (hématospermie).

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci

s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez

également déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence

nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de

Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d’informations sur la sécurité du

médicament.

5. COMMENT CONSERVER MIGPRIV, poudre pour solution buvable en sachet ?

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

N’utilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur l’emballage. La date de

péremption fait référence au dernier jour de ce mois.

À conserver à une température ne dépassant pas 25°C.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-l’égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre

pharmacien d’éliminer les médicaments que vous n’utilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger

l’environnement.

6. CONTENU DE L’EMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS

Ce que contient MIGPRIV, poudre pour solution buvable en sachet

Les substances actives sont :

Acétylsalicylate de lysine.................................................................................................... 1620 mg

Quantité correspondant à acide acétylsalicylique.................................................................... 900 mg

Chlorhydrate de métoclopramide monohydraté..................................................................... 10,5 mg

Quantité correspondant à métoclopramide............................................................................... 10 mg

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RÉSUMÉ DES CARACTÉRISTIQUES DU PRODUIT

ANSM - Mis à jour le : 06/03/2020

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT

MIGPRIV, poudre pour solution buvable en sachet

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

Acétylsalicylate de lysine.................................................................................................... 1620 mg

Quantité correspondant à acide acétylsalicylique.................................................................... 900 mg

Chlorhydrate de métoclopramide monohydraté..................................................................... 10,5 mg

Quantité correspondant à métoclopramide............................................................................... 10 mg

Pour un sachet.

Excipient à effet notoire : aspartam

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE

Poudre pour solution buvable en sachet.

4. DONNEES CLINIQUES

4.1. Indications thérapeutiques

RESERVE A L’ADULTE.

Ce médicament est indiqué chez l’adulte dans le traitement symptomatique de la crise de migraine et des

troubles digestifs associés (nausées, vomissements).

MIGPRIV ne doit pas être utilisé en prophylaxie.

4.2. Posologie et mode d'administration

RESERVE A L’ADULTE.

Posologie

Prendre un sachet dès l'apparition des signes précurseurs de la crise.

Renouveler une fois, si nécessaire à condition de respecter un intervalle d’au moins 6 heures entre les

deux prises.

En raison de la teneur en principes actifs de l'association, ne pas dépasser 3 sachets par 24 heures.

Sujets âgés

Ne pas dépasser 2 sachets par 24 heures. Les prises doivent être espacées d’au moins 6 heures.

En cas d’insuffisance rénale ou hépatique, il est recommandé de réduire la posologie (voir rubrique 5.2.).

Mode d’administration

Voie orale

Verser le contenu du sachet dans un verre d'eau ; une dissolution totale est obtenue rapidement.

4.3. Contre-indications

Ce médicament est CONTRE-INDIQUE dans les cas suivants :

Hypersensibilité à l’acide acétylsalicylique, au métoclopramide ou à l’un des excipients mentionnés à la

rubrique 6.1.

Phénylcétonurie, en raison de la présence d'aspartam.

LIEES A L’ASPIRINE

Grossesse, à partir du début du 6ème mois (au-delà de 24 semaines d’aménorrhée) (voir rubrique 4.6)

Ulcère gastroduodénal en évolution.

Toute maladie hémorragique constitutionnelle ou acquise.

Risques hémorragiques.

Antécédents d’asthme provoqué par l’administration de salicylés ou de substances d’activité proche,

notamment les anti-inflammatoires non stéroïdiens.

Insuffisance hépatique sévère.

Insuffisance rénale sévère.

Insuffisance cardiaque sévère non contrôlée.

Association avec le méthotrexate à des doses supérieures à 20 mg/semaine (voir rubrique 4.5).

Association avec les anticoagulants oraux (voir rubrique 4.5).

LIEES AU METOCLOPRAMIDE

Enfant de moins de 18 ans.

Situation où la stimulation gastro-intestinale présente un danger (hémorragie gastro-intestinale,

obstruction mécanique ou perforation digestive).

Antécédents de dyskinésies tardives aux neuroleptiques ou au métoclopramide.

Phéochromocytome connu ou suspecté, des accidents hypertensifs graves ayant été observés.

Epilepsie (augmentation de la fréquence et de l’intensité des crises).

Maladie de Parkinson.

En association avec la lévodopa et les médicaments dopaminergiques (voir rubrique 4.5).

Antécédent connu de méthémoglobinémie avec le métoclopramide ou de déficit en NADH-cytochrome

b5-réductase.

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Mises en garde spéciales

L’utilisation de ce médicament est déconseillée en cas d’allaitement.

LIEES A L’ASPIRINE

En cas d'association à d'autres médicaments, pour éviter un risque de surdosage, vérifier l'absence d'acide

acétylsalicylique dans la composition des autres médicaments.

En cas d'administration à long terme de médicaments antalgiques à fortes doses, la survenue de céphalées

ne doit pas être traitée avec des doses plus élevées. L'utilisation régulière d'antalgiques, en particulier

l'association d'antalgiques, peut conduire à des lésions rénales persistantes avec un risque d'insuffisance

rénale.

Dans certains cas de forme grave de déficit en G6PD, des doses élevées d'acide acétylsalicylique ont pu

provoquer des hémolyses. L'administration d'acide acétylsalicylique en cas de déficit en G6PD doit se

faire sous contrôle médical strict.

Des hémorragies gastro-intestinales ou des ulcères/perforations peuvent se produire à n'importe quel

moment au cours du traitement sans qu'il y ait nécessairement de symptômes préalables ou d'antécédents.

Le risque relatif augmente chez le sujet âgé, le sujet de faible poids corporel, le malade soumis à un

traitement anticoagulant ou antiagrégant plaquettaire (voir rubrique 4.5). En cas d'hémorragie gastro-

intestinale, interrompre immédiatement le traitement.

Compte-tenu de l'effet anti-agrégant plaquettaire de l'acide acétylsalicylique, apparaissant dès les très

faibles doses et persistant plusieurs jours, il convient de prévenir le patient des risques hémorragiques

pouvant survenir en cas de geste chirurgical même mineur (ex : extraction dentaire).

L'acide acétylsalicylique modifie l'uricémie (à dose antalgique l'acide acétylsalicylique augmente

l'uricémie par inhibition de l'excrétion de l'acide urique, aux doses utilisées en rhumatologie, l'acide

acétylsalicylique a un effet uricosurique).

La surveillance du traitement doit être renforcée dans les cas suivants :

Antécédents d'ulcère gastroduodénal, d'hémorragies digestives ou de gastrite.

Insuffisance rénale ou hépatique.

Asthme : la survenue de crise d’asthme, chez certains sujets, peut être liée à une allergie aux anti-

inflammatoires non stéroïdiens ou à l’acide acétylsalicylique. Dans ce cas, ce médicament est contre-

indiqué.

Métrorragies ou ménorragies (risque d’augmentation de l’importance et de la durée des règles).

L’administration de salicylés est déconseillée pendant 6 semaines après vaccination contre la varicelle. En

effet, des cas de syndrome de Reye sont survenus suite à l’utilisation de salicylés au cours d’une infection

par le virus de la varicelle.

Il a été prouvé que les médicaments qui inhibent l’activité de la cyclo-oxygénase impliquée dans la

synthèse des prostaglandines peuvent altérer la fertilité féminine en agissant sur l’ovulation. Ceci est

réversible à l’arrêt du traitement.

La prise d’alcool peut augmenter le risque de lésions gastro-intestinales. La prudence est donc

recommandée en cas d’administration concomitante.

LIEES AU METOCLOPRAMIDE

Le métoclopramide est un antagoniste de la dopamine. Il peut entraîner des effets indésirables

neurologiques à type de syndrome extra-pyramidal en particulier chez le jeune adulte et/ou lorsque la

posologie maximale est dépassée. Il est donc recommandé de respecter la posologie et l’intervalle entre

les prises (voir rubriques 4.2 et 4.8).

Ces réactions surviennent, en général, en début de traitement, entre 1 à 3 heures après la dernière prise.

Elles peuvent apparaître après une seule administration. En cas d’apparition de ces symptômes extra-

pyramidaux, il convient d’arrêter le traitement. Ces effets sont, en général, complètement réversibles à

l’arrêt du traitement mais peuvent nécessiter un traitement symptomatique (benzodiazépines et /ou

antiparkinsoniens anticholinergiques).

Un intervalle d’au moins six heures doit être respecté entre chaque prise (voir rubrique 4.2), même en cas

de vomissements ou de rejet de la dose, afin d’éviter un surdosage.

Le traitement prolongé par métoclopramide peut entraîner des dyskinésies tardives, potentiellement

irréversibles en particulier chez le sujet âgé. Le risque de dyskinésie tardive augmente avec la durée

d’exposition et la dose cumulative administrée. En cas d’apparition de signes cliniques de dyskinésie

tardive, le traitement doit être arrêté (voir rubrique 4.8).

Un syndrome malin des neuroleptiques ayant été exceptionnellement décrit, la survenue d’une

hyperthermie inexpliquée ou associée à d’autres symptômes du syndrome malin (pâleur, troubles

végétatifs, altération de la conscience, rigidité musculaire), d’une élévation des CPK ou de troubles

végétatifs doit faire arrêter immédiatement le traitement.

Des cas de méthémoglobinémies, pouvant être dus à un déficit en NADH cytochrome b5 réductase, ont

été rapportés. Dans ce cas, le traitement doit être arrêté immédiatement et définitivement et des mesures

appropriées doivent être prises (tel que le traitement par le bleu de méthylène).

Des effets indésirables cardiovasculaires graves incluant des cas de bradycardie sévère, de collapsus

cardio-vasculaire, d’arrêt cardiaque et d’allongement de l’intervalle QT ont été rapportés lors de

l’administration de métoclopramide par voie injectable, en particulier par voie intraveineuse (voir

rubrique 4.8).

En cas d’insuffisance rénale ou hépatique, il est recommandé de réduire la posologie (voir rubrique 5.2).

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

LIEES A L’ASPIRINE

Risque lié à l’effet antiagrégant plaquettaire

Plusieurs substances sont impliquées dans des interactions du fait de leur propriétés antiagrégantes

plaquettaires : l’abciximab, l’acide acétylsalicylique, le cilostazol, le clopidogrel, l’époprosténol,

l’eptifibatide, l’iloprost et l’iloprost trométamol, le prasugrel,le ticagrelor le tirofiban et la ticlopidine.

L'utilisation de plusieurs antiagrégants plaquettaires majore le risque de saignement, de même que leur

association à tout autre médicament augmentant les risques de saignement par effet additif (héparine et

molécules apparentées, anticoagulants oraux et autres thrombolytiques…). Ces associations doivent être

prises en compte en maintenant une surveillance clinique régulière.

Associations contre-indiquées

+ Anticoagulants oraux

Pour des doses anti-inflammatoires d'acide acétylsalicylique (

1 g par prise et/ou

3 g par jour), ou

pour des doses antalgiques ou antipyrétiques (

500 mg par prise et/ou < 3 g par jour) et en cas

d’antécédents d’ulcère gastro-duodénal.

Majoration du risque hémorragique.

+ Méthotrexate utilisé à des doses supérieures à 20 mg / semaine

Pour des doses anti-inflammatoires d’acide acétylsalicylique (

1 g par prise et/ou

3 g par jour), ou

pour des doses antalgiques ou antipyrétiques (

500 mg par prise et/ou < 3 g par jour), majoration de la

toxicité, notamment hématologique, du méthotrexate (diminution de la clairance rénale du méthotrexate

par les anti-inflammatoires).

Associations déconseillées

+ Anticoagulants oraux

Pour des doses antalgiques ou antipyrétiques d’acide acétylsalicylique (

500 mg par prise et/ou < 3 g

par jour) en l’absence d’antécédent d’ulcère gastro-duodénal ou pour des doses antiagrégantes (de 50 mg

à 375 mg par jour) en cas d’antécédent d’ulcère gastro-duodénal.

Majoration du risque hémorragique. Nécessité d’un contrôle, en particulier du temps de saignement.

+ Anti-inflammatoires non stéroïdiens

Pour des doses anti-inflammatoires d’acide acétylsalicylique (

1 g par prise et/ou

3 g par jour), ou

pour des doses antalgiques ou antipyrétiques (

500 mg par prise et/ou < 3 g par jour).

Majoration du risque ulcérogène et hémorragique digestif.

+ Clopidogrel (en dehors des indications validées par cette association dans les syndromes

coronariens aigus)

Majoration du risque hémorragique par addition des activités antiagrégantes plaquettaires.

+ Glucocorticoïdes (sauf hydrocortisone en traitement substitutif)

Pour des doses anti-inflammatoires d’acide acétylsalicylique (

1 g par prise et/ou

3 g par jour) :

majoration du risque hémorragique.

+ Héparines de bas poids moléculaire et apparentés et héparines non fractionnées (doses curatives

et/ou sujet âgé)

Pour des doses anti-inflammatoires d’acide acétylsalicylique (

1 g par prise et/ou

3 g par jour) ou

pour des doses antalgiques ou antipyrétiques (

500 mg par prise et/ou < 3 g par jour).

Augmentation du risque hémorragique (inhibition de la fonction plaquettaire et agression de la muqueuse

gastroduodénale par l’acide acétylsalicylique.

Utiliser un autre anti-inflammatoire ou un autre antalgique ou antipyrétique.

+ Pémétrexed

Chez les patients ayant une fonction rénale faible à modérée (clairance de la créatine comprise entre 45

ml/min et 80 ml/min).

Risque de majoration de la toxicité du pémétrexed (diminution de sa clairance rénale par l’acide

acétylsalicylique à doses anti-inflammatoires).

+ Ticlopidine

Majoration du risque hémorragique par addition des activités antiagrégantes plaquettaires.

Si l'association ne peut être évitée, surveillance clinique étroite.

+ Probénécide

Diminution de l’effet uricosurique par compétition de l'élimination de l'acide urique au niveau des tubules

rénaux.

+ Anagrélide

Majoration des évènements hémorragiques.

Associations faisant l’objet de précautions d'emploi

+ Inhibiteurs de l’enzyme de conversion et antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II

Pour des doses anti-inflammatoires d’acide acétylsalicylique (

1 g par prise et/ou

3 g par jour) ou

pour des doses antalgiques ou antipyrétiques (

500 mg par prise et/ou < 3 g par jour).

Insuffisance rénale aiguë chez le malade déshydraté, par diminution de la filtration glomérulaire

secondaire à une diminution de la synthèse des prostaglandines rénales. Par ailleurs, réduction de l’effet

antihypertenseur.

Hydrater le malade et surveiller la fonction rénale en début de traitement.

+ Clopidogrel (dans les indications validées pour cette association dans les syndromes coronariens

aigus)

Majoration du risque hémorragique par addition des activités anti-agrégantes plaquettaires.

Surveillance clinique.

+ Diurétiques

Pour des doses anti-inflammatoires d’acide acétylsalicylique (

1 g par prise et/ou

3 g par jour) ou

pour des doses antalgiques ou antipyrétiques (

500 mg par prise et/ou < 3 g par jour).

Insuffisance rénale aiguë chez le malade déshydraté par diminution de la filtration glomérulaire

secondaire à une diminution de la synthèse des prostaglandines rénales. Par ailleurs, réduction de l’effet

antihypertenseur.

Hydrater le malade et surveiller la fonction rénale en début de traitement.

+ Méthotrexate utilisé à des doses inférieures ou égales à 20 mg/semaine avec des doses antalgiques,

antipyrétiques ou anti-inflammatoires d’acide acétylsalicylique

Majoration de la toxicité, notamment hématologique, du méthotrexate (diminution de sa clairance rénale

par l’acide acétylsalicylique).

Contrôle hebdomadaire de l’hémogramme durant les premières semaines de l’association.

Surveillance accrue en cas d’altération (même légère) de la fonction rénale, ainsi que chez le sujet âgé.

+ Pémétrexed

Chez les patients ayant une fonction rénale normale.

Risque de majoration de la toxicité du pémétrexed (diminution de sa clairance rénale par l’acide

acétylsalicylique à doses anti-inflammatoires).

Surveillance biologique de la fonction rénale.

+ Acétazolamide

Augmentation du risque d’acidose métabolique. La prudence est recommandée en cas d’administration

concomitante

Associations à prendre en compte

+ Héparines de bas poids moléculaire et apparentés et héparines non fractionnées : doses

préventives

L’utilisation conjointe de médicaments agissant à divers niveaux de l’hémostase majore le risque de

saignement.

Ainsi, chez le sujet de moins de 65 ans, l’association des héparines à doses préventives (de bas poids

moléculaire et apparentés ou des héparines non fractionnées) à l’acide acétylsalicylique, quelle que soit la

dose, doit être prise en compte en maintenant une surveillance clinique et éventuellement biologique.

+ Inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine

Majoration du risque hémorragique.

+ Glucocorticoïdes (sauf hydrocortisone en traitement substitutif)

Pour des doses antalgiques ou antipyrétiques (

500 mg par prise et/ou < 3 g par jour) d’acide

acétylsalicylique.

Majoration du risque hémorragique.

+ Thrombolytiques

Augmentation du risque hémorragique.

+ Déférasirox

Avec l’acide acétylsalicylique à doses anti-inflammatoires (

1 g par prise et/ou

3 g par jour), ou pour

des doses antalgiques ou antipyrétiques (

500 mg par prise et/ou < 3 g par jour) : majoration du risque

ulcérogène et hémorragique digestif.

+ Metamizole

Le métamizole peut réduire l’effet de l’acide acétylsalicylique sur l’agrégation plaquettaire lorsqu’il est

pris de façon concomitante. Par conséquent, cette association doit être utilisée avec prudence chez les

patients prenant de l'aspirine à faible dose pour la cardioprotection.

LIEES AU METOCLOPRAMIDE

Associations contre-indiquées

Antagonisme réciproque entre les agonistes dopaminergiques ou la lévodopa et le métoclopramide (voir

rubrique 4.3) Associations déconseillées

+ Alcool (boisson ou excipient)

Majoration par l’alcool de l’effet sédatif de ces substances. L’altération de la vigilance peut rendre

dangereuse la conduite de véhicules et l’utilisation de machines.

Eviter la prise de boissons alcoolisées et de médicaments contenant de l’alcool.

Associations à prendre en compte

+ Autres médicaments sédatifs

Il faut prendre en compte le fait que de nombreux médicaments ou substances peuvent additionner leurs

effets dépresseurs du système nerveux central et contribuer à diminuer la vigilance.

Il s’agit des dérivés morphiniques (analgésiques, antitussifs et traitement de substitution), des

neuroleptiques, des barbituriques, des benzodiazépines, des anxiolytiques autres que les benzodiazépines

(par exemple le méprobamate), des hypnotiques, des antidépresseurs sédatifs, (amitriptylline, doxépine,

miansérine, mirtazapine, trimipramine), des antihistaminiques H1 sédatifs, des antihypertenseurs

centraux, du baclofène et du thalidomide.

Majoration de la dépression centrale. L’altération de la vigilance peut rendre dangereuse la conduite de

véhicules et l’utilisation de machines.

+ Bêta-bloquants dans l’insuffisance cardiaque

Effet vasodilatateur et risque d’hypotension, notamment orthostatique (effet additif).

+ Prilocaïne

Risque d’addition des effets méthémoglobinisants, en particulier chez le nouveau-né.

+ Orlistat

Risque d’échec thérapeutique en cas de traitement concomitant par orlistat.

+ Mivacurium et suxaméthonium

L’injection de métoclopramide peut prolonger la durée du blocage neuromusculaire, par inhibition de la

cholinestérase plasmatique. Il est préconisé de réduire la vitesse de perfusion du curare et d’exercer une

surveillance clinique, notamment en obstétrique, où l’activité de l’enzyme est réduite.

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse

Faibles doses, inférieures ou égales à 100 mg par jour :

Les études cliniques montrent que des doses allant jusqu'à 100 mg/jour semblent être sûres dans le cas

d’utilisations obstétricales extrêmement limitées nécessitant une surveillance spécialisée.

Doses comprises entre 100 et 500 mg par jour :

L’expérience clinique concernant l’administration de doses comprises entre 100 mg et 500 mg par jour est

insuffisante. En conséquence, les recommandations ci-dessous pour les doses supérieures à 500 mg par

jour s’appliquent à ces doses.

Doses supérieures ou égales à 500 mg par jour :

L’inhibition de la synthèse des prostaglandines par les AINS peut affecter le déroulement de la grossesse

et/ou le développement de l’embryon ou du foetus.

Risques associés à l’utilisation au cours du 1er trimestre

Les données des études épidémiologiques suggèrent une augmentation du risque de fausse-couche, de

malformations cardiaques et de gastroschisis, après traitement par un inhibiteur de la synthèse des

prostaglandines en début de grossesse. Le risque absolu de malformation cardiovasculaire est passé de

moins de 1% dans la population générale, à approximativement 1,5 % chez les personnes exposées aux

AINS. Le risque paraît augmenter en fonction de la dose et de la durée du traitement. Chez l’animal, il a

été montré que l’administration d’un inhibiteur de la synthèse des prostaglandines provoquait une perte

pré et post-implantatoire accrue et une augmentation de la létalité embryo-foetale. De plus, une incidence

supérieure de certaines malformations, y compris cardiovasculaires, a été rapportée chez des animaux

ayant reçu un inhibiteur de la synthèse des prostaglandines au cours de la phase d’organogénèse de la

gestation.

Risques associés à l’utilisation à partir de la 12

ème

semaine d’aménorrhée et jusqu’à la naissance:

A partir de la 12

ème

semaine d’aménorrhée et jusqu’à la naissance, tous les AINS, par l’inhibition de la

synthèse des prostaglandines, peuvent exposer le fœtus à une atteinte fonctionnelle rénale :

in utero pouvant s'observer dès 12 semaines d'aménorrhée (mise en route de la diurèse fœtale) :

oligoamnios (le plus souvent réversible à l'arrêt du traitement), voire anamnios en particulier lors d'une

exposition prolongée.

à la naissance, une insuffisance rénale (réversible ou non) peut persister en particulier en cas

d'exposition tardive et prolongée (avec un risque d'hyperkaliémie sévère retardée).

Risques associés à l’utilisation au-delà de la 24

ème

semaine d’aménorrhée et jusqu’à la naissance:

Au-delà de la 24

ème

semaine d’aménorrhée, les AINS peuvent exposer le fœtus à une toxicité cardio-

pulmonaire (fermeture prématurée du canal artériel et hypertension artérielle pulmonaire). La

constriction du canal artériel peut survenir à partir de 5 mois révolus et peut conduire à une insuffisance

cardiaque droite fœtale ou néonatale voire une mort fœtale in utero. Ce risque est d'autant plus important

que la prise est proche du terme (moindre réversibilité). Cet effet existe même pour une prise ponctuelle.

En fin de grossesse, la mère et le nouveau-né peuvent présenter :

un allongement du temps de saignement du fait d’une action anti-agrégante pouvant survenir même

après administration de très faibles doses de médicament.

une inhibition des contractions utérines entraînant un retard de terme ou un accouchement prolongé.

En conséquence pour les doses supérieures à 100 mg/j :

Sauf nécessité absolue, ce médicament ne doit pas être utilisé chez une femme qui envisage une

grossesse ou au cours des 5 premiers mois de grossesse (24 premières semaines d’aménorrhée). Si ce

médicament est administré chez une femme souhaitant être enceinte ou enceinte de moins de 6 mois,

la dose devra être la plus faible possible et la durée du traitement la plus courte possible. Une prise

prolongée est fortement déconseillée.

A partir du début du 6

ème

mois (au-delà de 24 semaines : toute prise de ce médicament, même

ponctuelle, est contre-indiquée. Une prise par mégarde à partir de cette date justifie une surveillance

cardiaque et rénale, fœtale et/ou néonatale selon le terme d'exposition. La durée de cette surveillance

sera adaptée à la demi-vie d'élimination de la molécule.

Allaitement

L'acide acétylsalicylique et le métoclopramide passant dans le lait maternel, ce médicament est

déconseillé pendant l’allaitement.

Fertilité

Comme tous les AINS, l'utilisation de ce médicament peut temporairement altérer la fertilité féminine, en

agissant sur l’ovulation ; il est donc déconseillé chez les femmes souhaitant concevoir un enfant. Chez les

femmes rencontrant des difficultés pour concevoir ou réalisant des tests de fertilité, l'arrêt du traitement

doit être envisagé

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

L'attention est appelée sur les risques de somnolence, d’étourdissements, de dyskinésie et de dystonie qui

peuvent affecter la vision et également interférer avec la capacité à conduire des véhicules et à utiliser des

machines.

Ce phénomène est accentué par la prise de boissons alcoolisées ou de médicaments contenant de l'alcool

et également par la prise de médicaments dépresseurs du SNC.

4.8. Effets indésirables

Les effets secondaires suivants ont été observés avec l'association aspirine et métoclopramide :

acouphènes, asthénie, étourdissements, vertiges, raideurs musculaires, myalgies, somnolence,

palpitations, diarrhées, ulcères digestifs, gastralgies, augmentation de la durée des règles.

Compte tenu de la présence des deux principes actifs, les effets secondaires liés à chacun d'eux peuvent,

en principe, être observés.

EFFETS INDESIRABLES POUVANT SURVENIR AVEC L’ASPIRINE

Affections du système nerveux

Céphalées, vertiges.

Sensation de baisse de l’acuité auditive.

Bourdonnements d’oreille, qui sont habituellement la marque d’un surdosage.

Affections hématologiques

Syndromes hémorragiques (épistaxis, gingivorragies, purpura…) avec augmentation du temps de

saignement. Cette action persiste de 4 à 8 jours après arrêt de l’acide acétylsalicylique. Elle peut créer un

risque hémorragique en cas d’intervention chirurgicale.

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