ZOPHREN 16 mg, suppositoire

France - français - ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé)

Achète-le

Notice patient Notice patient (PIL)

13-12-2019

Ingrédients actifs:
ondansétron
Disponible depuis:
NOVARTIS PHARMA SAS
Code ATC:
A04AA01
DCI (Dénomination commune internationale):
ondansetron
Dosage:
16 mg
forme pharmaceutique:
suppositoire
Composition:
composition pour un suppositoire > ondansétron : 16 mg
Mode d'administration:
rectale
Unités en paquet:
plaquette(s) thermoformée(s) polyéthylène aluminium polypropylène de 1 suppositoire(s)
Type d'ordonnance:
liste I
Domaine thérapeutique:
ANTAGONISTE DE LA SEROTONINE
Descriptif du produit:
343 878-3 ou 34009 343 878 3 8 - plaquette(s) polyéthylène aluminium polypropylène de 1 suppositoire(s) - Déclaration d'arrêt de commercialisation:20/04/2004;343 880-8 ou 34009 343 880 8 8 - plaquette(s) polyéthylène aluminium polypropylène de 2 suppositoire(s) - Déclaration de commercialisation:10/01/2000;343 881-4 ou 34009 343 881 4 9 - plaquette(s) polyéthylène aluminium polypropylène de 5 suppositoire(s) - Déclaration d'arrêt de commercialisation:23/05/2019;
Statut de autorisation:
Valide
Numéro d'autorisation:
66794860
Date de l'autorisation:
1997-09-22

NOTICE

ANSM - Mis à jour le : 13/12/2019

Dénomination du médicament

ZOPHREN 16 mg, suppositoire

Ondansétron

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant d’utiliser ce médicament car elle contient des informations importantes pour

vous.

Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

Si vous avez d’autres questions, interrogez votre médecin ou votre pharmacien.

Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à d’autres personnes. Il pourrait leur être nocif,

même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci s’applique aussi à

tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Que contient cette notice ?

1. Qu'est-ce que ZOPHREN 16 mg, suppositoire et dans quels cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant d’utiliser ZOPHREN 16 mg, suppositoire ?

3. Comment utiliser ZOPHREN 16 mg, suppositoire ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver ZOPHREN 16 mg, suppositoire ?

6. Contenu de l’emballage et autres informations.

1. QU’EST-CE QUE ZOPHREN 16 mg, suppositoire ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?

Classe pharmacothérapeutique - code ATC : ANTAGONISTE DE LA SEROTONINE - A04AA01

(A : appareil digestif et métabolisme)

Ce médicament est indiqué dans la prévention et le traitement des nausées et des vomissements causés par la

chimiothérapie.

Ce médicament est réservé à l'adulte et l'adolescent à partir de 15 ans.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT D’UTILISER ZOPHREN 16 mg, suppositoire ?

N’utilisez jamais ZOPHREN 16 mg, suppositoire :

si vous êtes allergique à l’ondansétron ou à l’un des autres composants contenus dans ce médicament, mentionnés dans

la rubrique 6.

en cas d’insuffisance hépatique sévère (défaillance des fonctions du foie).

si vous prenez de l’apomorphine (utilisée dans le traitement de la maladie de Parkinson).

Avertissements et précautions

Adressez-vous à votre médecin ou pharmacien avant d’utiliser ZOPHREN 16 mg, suppositoire.

Faites attention avec ZOPHREN 16 mg, suppositoire :

si vous avez déjà eu des problèmes cardiaques ou si vous souffrez de problèmes cardiaques,

signaler à votre médecin que vous prenez du Zophren avant toute autre prescription (d’autres médicaments peuvent agir

sur le cœur),

prévenir immédiatement un médecin en cas de douleurs thoraciques, de syncopes ou de troubles du rythme cardiaque,

si votre analyse de sang présente des anomalies concernant le taux de potassium, de sodium et de magnésium

(déséquilibre électrolytique),

si vous souffrez de symptômes respiratoires ; ils peuvent être les signes précoces d’une allergie (

hypersensibilité),

si vous avez des antécédents d’allergie à un autre médicament de la même classe. Vous devez prendre en compte le

risque d’allergie avec ce médicament,

si vous souffrez d’insuffisance hépatique modérée ou sévère (défaillance des fonctions du foie),

si vous souffrez de constipation sévère et prolongée.

Enfants

Sans objet.

Autres médicaments et ZOPHREN 16 mg, suppositoire

Ne prenez jamais Zophren :

si vous prenez de l’apomorphine (utilisée dans le traitement de la maladie de Parkinson).

Prévenez votre médecin :

si vous prenez d'autres médicaments pouvant entraîner des anomalies de l'électrocardiogramme (ECG) et/ou un

déséquilibre électrolytique.

si vous prenez des médicaments anticancéreux (en particulier les anthracyclines ou le trastuzumab).

si vous prenez des médicaments pour traiter les infections (comme l'érythromycine).

si vous prenez des médicaments utilisés pour la maladie de Cushing (kétoconazole).

si vous prenez des médicaments anti-arythmiques (comme l’amiodarone) ou bêta bloquants (comme l'aténolol ou le

timolol) pour traiter des troubles du rythme cardiaque.

si vous prenez des médicaments pour traiter la dépression ou l’anxiété appelés inhibiteurs sélectifs de la recapture de la

sérotonine (ISRS) ou inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (IRSNa).

si vous prenez du tramadol, un médicament utilisé pour traiter les fortes douleurs.

Informez votre médecin ou pharmacien si vous utilisez, avez récemment utilisé ou pourriez utiliser tout autre médicament.

ZOPHREN 16 mg, suppositoire avec des aliments et boissons

Sans objet.

Grossesse et allaitement

Il est conseillé de ne pas utiliser Zophren pendant le premier trimestre de la grossesse. En effet, Zophren peut augmenter

légèrement le risque que l’enfant naisse avec un bec de lièvre et/ou une fente palatine (orifices ou fentes dans la lèvre

supérieure et/ou le palais). Si vous êtes déjà enceinte ou que vous pensez l’être, ou si vous prévoyez une grossesse,

demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien avant de prendre Zophren. Si vous êtes une femme en âge de

procréer, il est conseillé d’utiliser un moyen de contraception efficace.

En cas d’allaitement ou de désir d’allaitement, l’utilisation de ce médicament est déconseillée, compte tenu de son passage

dans le lait maternel.

Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien avant de prendre tout médicament.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

Zophren peut entraîner des effets indésirables pouvant diminuer votre capacité de conduite.

Ne conduisez pas si des effets indésirables diminuant votre capacité de conduite apparaissent ou persistent.

ZOPHREN 16 mg, suppositoire contient

Sans objet.

3. COMMENT UTILISER ZOPHREN 16 mg, suppositoire ?

Posologie

Respectez toujours la posologie indiquée par votre médecin. En cas de doute, consultez votre médecin ou votre

pharmacien.

La dose habituellement recommandée est de :

1 suppositoire par jour.

Mode et voie d'administration

Voie rectale.

Durée du traitement

1 à 5 jours.

Si vous avez utilisé plus de ZOPHREN 16 mg, suppositoire que vous n’auriez dû

Si vous ou votre enfant avez utilisé plus de ZOPHREN 16 mg, suppositoire que vous n’auriez dû ou si vous ou votre enfant

l’avez avalé accidentellement, contactez votre médecin ou allez directement à l’hôpital. Emportez la boite du médicament

avec vous.

Si vous oubliez d’utiliser ZOPHREN 16 mg, suppositoire

N’utilisez pas de dose double pour compenser la dose que vous avez oublié d’utiliser.

Si vous arrêtez d’utiliser ZOPHREN 16 mg, suppositoire

Sans objet.

Si vous avez d’autres questions sur l’utilisation de ce médicament, demandez plus d’informations à votre médecin ou votre

pharmacien.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas

systématiquement chez tout le monde.

maux de tête, bouffées de chaleur, hoquets,

anomalies biologiques hépatiques,

constipation pouvant dans de rares cas se compliquer d’occlusion intestinale en particulier chez certains patients avec des

facteurs de risque associés (prise de médicaments ralentisseurs du transit, antécédent de chirurgie digestive),

baisse de la pression artérielle, douleurs au niveau du thorax, troubles du rythme cardiaque (pouvant entraîner une perte

soudaine de connaissance) et bradycardie (ralentissement du rythme cardiaque),

mouvements anormaux des yeux, raideur anormale des muscles et tremblements, convulsions,

réactions allergiques immédiates, quelquefois sévères,

réactions cutanées rares et graves, caractérisées par des bulles et un détachement de la peau, imposant l’arrêt immédiat

du traitement,

troubles visuels transitoires, voire de très rares cas de cécité transitoire ont été décrits,

sensations de brûlure ano-rectale, après administration du suppositoire.

vertiges, principalement au cours des injections rapides.

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien Ceci s’applique aussi à

tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables

directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé

(ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d’informations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER ZOPHREN 16 mg, suppositoire ?

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

N’utilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur la boîte après EXP. La date de péremption fait

référence au dernier jour de ce mois.

A conserver à une température ne dépassant pas 30°C.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-l’égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien d’éliminer les

médicaments que vous n’utilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger l’environnement.

6. CONTENU DE L’EMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS

Ce que contient ZOPHREN 16 mg, suppositoire

La substance active est :

Ondansétron.................................................................................................................... 16 mg

Pour un suppositoire.

Les autres composants sont :

Glycérides hémisynthétiques solides.

Qu’est-ce que ZOPHREN 16 mg, suppositoire et contenu de l’emballage extérieur

Ce médicament se présente sous la forme de suppositoire. Boîtes de 1, 2 ou 5 suppositoires.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

Titulaire de l’autorisation de mise sur le marché

NOVARTIS PHARMA S.A.S.

8-10 rue Henri Sainte-Claire Deville

92500 RUEIL-MALMAISON

FRANCE

Exploitant de l’autorisation de mise sur le marché

SANDOZ

49 AVENUE GEORGES POMPIDOU

92593 LEVALLOIS-PERRET CEDEX

FRANCE

Fabricant

GLAXO WELLCOME PRODUCTION

ZONE INDUSTRIELLE N°2

23, RUE LAVOISIER

27000 EVREUX

FRANCE

FARMACLAIR

440, AVENUE DU GENERAL DE GAULLE

14200 HEROUVILLE SAINT CLAIR

FRANCE

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen

Sans objet.

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :

{mois AAAA}.

Autres

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de l’ANSM (France).

RÉSUMÉ DES CARACTÉRISTIQUES DU PRODUIT

ANSM - Mis à jour le : 13/12/2019

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT

ZOPHREN 16 mg, suppositoire

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

Ondansétron.......................................................................................................................... 16 mg

Pour un suppositoire de 1 g.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE

Suppositoire.

4. DONNEES CLINIQUES

4.1. Indications thérapeutiques

Chez l’adulte et l’adolescent à partir de 15 ans

Prévention et traitement des nausées et vomissements induits par la chimiothérapie cytotoxique moyennement émétisante

dans les cas où la voie orale n’est pas adaptée.

4.2. Posologie et mode d'administration

Posologie

Adultes et adolescents à partir de 15 ans

La dose initiale habituelle est d’un suppositoire à 16 mg administré 1 à 2 heures avant la chimiothérapie moyennement

émétisante.

Dans certaines circonstances (utilisation de substances cytotoxiques très émétisantes et/ou prescrites à très fortes doses,

facteurs liés au patient tels que sujets jeunes, de sexe féminin, ayant l'expérience de phénomènes émétiques lors de

précédents traitements cytotoxiques...), une association à une corticothérapie pourra être utilisée d'emblée.

Pour la prévention et le traitement des nausées ou des vomissements retardés, la dose est d’un suppositoire par jour sur

une durée moyenne de 2 à 3 jours pouvant aller jusqu'à 5 jours. Dans certaines circonstances (cf. supra) une association à

une corticothérapie per os pourra être prescrite.

Population pédiatrique

La forme suppositoire n’est pas recommandée chez les enfants et l’adolescent de moins de 15 ans. Le mode

d’administration habituel dans cette population est une administration par voie IV, éventuellement suivie d’un relais par voie

orale.

Patients âgés

Chez les patients âgés de plus de 65 ans, l'efficacité et la tolérance ont été semblables à ce qui est observé chez les adultes

plus jeunes.

Insuffisants hépatiques

Il est recommandé de ne pas dépasser une dose totale journalière de 8 mg chez ces patients. La forme suppositoire n’est

pas adaptée chez ces patients.

Insuffisants rénaux

Il n’est pas nécessaire de modifier la posologie journalière, la fréquence d’administration ou la voie d’administration chez ces

patients.

Patients métaboliseurs lents

Le métabolisme de la spartéine et de la débrisoquine au niveau du cytochrome P450 n'est pas modifié. Aucune adaptation

posologique n'est donc nécessaire chez ce type de patients.

4.3. Contre-indications

Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

Utilisation concomitante d’apomorphine (voir rubrique 4.5).

En cas d’insuffisance hépatique, il est recommandé de ne pas utiliser l’ondansétron sous forme suppositoire mais sous les

formes IV ou orales (voir rubrique 4.2).

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Mises en garde spéciales

Un bilan cardiovasculaire doit être effectué en cas de survenue de douleurs thoraciques et de syncope, ou de troubles du

rythme cardiaque.

Prendre en compte le risque éventuel d’hypersensibilité croisée avec les autres antagonistes des récepteurs 5-HT

Les événements respiratoires, pouvant constituer des signes précurseurs de réactions d’hypersensibilité, doivent être traités

de façon symptomatique et les cliniciens doivent y porter une attention particulière.

L'ondansétron prolonge l'intervalle QT de façon dose-dépendante (voir rubrique 5.1). De plus, des cas de Torsade de

Pointes ont été rapportés après commercialisation chez des patients traités par ondansétron. L'utilisation de l'ondansétron

n’est pas recommandée chez les patients présentant un syndrome du QT long congénital. L'ondansétron doit être

administré avec prudence chez les patients susceptibles de développer ou ayant un allongement de l'intervalle QTc, y

compris les patients présentant des anomalies électrolytiques, une insuffisance cardiaque congestive, des bradyarythmies

ou les patients prenant d'autres médicaments susceptibles d'entraîner un allongement de l'intervalle QT ou des anomalies

électrolytiques.

L'hypokaliémie et l'hypomagnésémie doivent être corrigées avant l'administration d'ondansétron.

Des cas de syndrome sérotoninergique (avec troubles de la conscience, dysautonomie et troubles neuromusculaires) ont

été rapportés après commercialisation suite à l'utilisation concomitante d'ondansétron et de médicaments sérotoninergiques

(y compris les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) et les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine

et de la noradrénaline (IRSNa)). Si l’utilisation d’ondansétron avec des médicaments sérotoninergiques est cliniquement

justifiée, une surveillance appropriée du patient est recommandée.

Chez des patients subissant une chirurgie adénotonsillaire, la prévention des nausées et des vomissements par

administration d’ondansétron peut masquer un saignement occulte. Pour cette raison, ces patients doivent être surveillés

attentivement après l’administration d’ondansétron.

Les manifestations cutanées évoquant une nécrolyse épidermique toxique imposent l'arrêt immédiat et définitif du

traitement.

Précautions d'emploi

En cas d'insuffisance hépatique modérée ou sévère, les paramètres pharmacocinétiques de l'ondansétron sont

significativement modifiés : réduction de la clairance plasmatique totale, augmentation de la demi-vie plasmatique (voir

rubrique 4.2).

L'ondansétron pouvant favoriser un syndrome occlusif, il convient de surveiller attentivement le transit des patients en cours

de traitement (voir rubrique 4.8).

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

L'ondansétron doit être utilisé avec prudence en cas d’administration concomitante avec les médicaments entrainant un

allongement de l'intervalle QT et/ou des anomalies électrolytiques (voir rubrique 4.4).

L'utilisation de l'ondansétron avec les médicaments prolongeant l’intervalle QT peut entraîner un allongement

supplémentaire de l'intervalle QT. L'utilisation concomitante d'ondansétron et de médicaments cardiotoxiques (par exemple

les anthracyclines comme la doxorubicine, la daunorubicine ou le trastuzumab), d’antibiotiques (comme l'érythromycine), de

kétoconazole, d’antiarythmiques (tel que l’amiodarone) et de bêta-bloquants (tels que l'aténolol ou le timolol) peuvent

augmenter le risque d'arythmie (voir rubrique 4.4).

Des cas de syndrome sérotoninergique (incluant troubles de la conscience, dysautonomie et troubles neuromusculaires) ont

été rapportés après commercialisation à la suite de l'utilisation concomitante d'ondansétron et de médicaments

sérotoninergiques (y compris les ISRS et IRSNa) (voir rubrique 4.4).

+ Apomorphine

Sur la base de cas rapportés d’hypotension profonde et de perte de conscience lorsque l’ondansétron est administré avec

du chlorhydrate d’apomorphine, l’utilisation concomitante avec l’apomorphine est contre-indiquée.

+ Tramadol

Des données issues de petites études indiquent que l’ondansétron réduirait l’effet analgésique du tramadol.

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement

Femmes en âge de procréer

Les femmes en âge de procréer doivent envisager d’utiliser un moyen de contraception.

Grossesse

Sur la base de l’expérience acquise en matière d’études épidémiologiques chez l’homme, l’ondansétron est présumé

provoquer des malformations orofaciales au cours du premier trimestre de la grossesse.

Dans le cadre d’une étude de cohorte comprenant 1,8 million de grossesses, l’utilisation d’ondansétron pendant le premier

trimestre a été associée à un risque accru de fentes labiales (3 cas supplémentaires pour 10 000 femmes traitées; risque

relatif ajusté, 1,24, (IC 95 % 1,03-1,48)).

Les études épidémiologiques disponibles sur les malformations cardiaques révèlent des résultats contradictoires.

Les études sur des animaux n’indiquent aucun effet nocif direct ou indirect en ce qui concerne la reproduction pour la

toxicité.

L’ondansétron ne doit pas être utilisé au cours du premier trimestre de la grossesse.

Allaitement

En cas d'allaitement ou de désir d'allaitement et compte tenu du passage de l'ondansétron dans le lait maternel, l'utilisation

de ce produit est déconseillée.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Selon les résultats des tests psychomoteurs, l’ondansétron n’altère pas la performance et n’entraîne pas de sédation et

aucun effet n’est attendu compte-tenu de la pharmacologie de l’ondansétron. Toutefois, l’attention doit être attirée sur le fait

que certains effets indésirables sont susceptibles d’altérer la capacité de conduite.

4.8. Effets indésirables

Les effets indésirables sont listés ci-dessous par classe-organe et par fréquence. Les fréquences sont définies en : très

fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100 à < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100), rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000) et très rare

(< 1/10 000). Les évènements très fréquents, fréquents et peu fréquents ont généralement été déterminés à partir des

données des études cliniques. L’incidence correspondante dans le bras placebo a été prise en compte. Les évènements

rares et très rares ont généralement été déterminés à partir des données spontanées post-commercialisation.

Les fréquences ci-dessous ont été estimées sur la base des recommandations posologiques standard d’ondansétron.

Affections du système immunitaire

Des cas de réactions allergiques immédiates, quelquefois sévères incluant des réactions anaphylactiques, ont été signalés.

Affections du système nerveux

Très fréquent : Céphalées.

Des cas de syndromes extra-pyramidaux, tels que des crises oculogyres, des dystonies, des dyskinésies, ainsi que des

convulsions ont été signalés (observés sans preuve définitive de séquelles cliniques persistantes).

Des cas de vertiges principalement au cours des injections IV rapides ont été signalés.

Affections oculaires

Des cas de troubles visuels transitoires (par exemple vision trouble) principalement au cours des injections IV ont été

signalés.

Cécité transitoire principalement lors de l’administration d’ondansétron par voie injectable. La majorité des cas de cécité qui

ont été signalés se sont résolus dans les 20 minutes. La plupart des patients avaient reçu une chimiothérapie comprenant

du cisplatine. Quelques cas de cécité transitoire ont été déclarés comme étant d’origine corticale.

Affections cardiaques

Peu fréquent : Troubles du rythme, douleurs thoraciques avec ou sans décalage du segment ST, bradycardie.

Rare : Allongement de l’intervalle QT (incluant des torsades de pointes).

Affections vasculaires

Fréquent : Bouffées de chaleur ou flush.

Des cas d’hypotension ont été signalés.

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Des cas de hoquets ont été signalés.

Affections gastro-intestinales

Fréquent : Constipation, pouvant, dans de rares cas, se compliquer d'iléus ou d'occlusion intestinale, en particulier chez des

patients présentant des facteurs de risque associés : ralentisseurs du transit, antécédents de chirurgie digestive.

Des cas de sensation de brûlure ano-rectale après administration de suppositoire ont été signalés.

Affections hépatobiliaires

Peu fréquent : Anomalies biologiques hépatiques. Ces évènements ont été observés fréquemment chez les patients

recevant une chimiothérapie avec du cisplatine.

Troubles de la peau et des tissus sous-cutanés

Très rare : des manifestations cutanées de type nécrolyse épidermique toxique (syndrome de Stevens Johnson et

syndrome de Lyell) ont été très rarement observées avec l’ondansétron.

Population pédiatrique

Le profil d’effets indésirables chez les enfants et les adolescents était comparable à celui observé chez l’adulte.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une

surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable

suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé

(ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.

4.9. Surdosage

Signes et symptômes

Peu d’informations concernant le surdosage d’ondansétron sont disponibles. Un surdosage en ondansétron peut entraîner

les effets indésirables déjà mentionnés dans la rubrique 4.8. Les manifestations qui ont été signalées incluent des troubles

visuels, une constipation sévère, une hypotension et un épisode vaso-vagal avec un bloc auriculo-ventriculaire transitoire du

second degré.

L'ondansétron prolonge l'intervalle QT de façon dose-dépendante. Un contrôle de l'ECG est recommandé en cas de

surdosage.

Population pédiatrique

Des cas compatibles avec un syndrome sérotoninergique ont été rapportés dans la population pédiatrique suite à un

surdosage accidentel en ondansétron par voie orale (ingestion estimée supérieure à 4 mg/kg) chez des nourrissons et des

enfants âgés de 12 mois à 2 ans.

Traitement

Il n’existe pas d’antidote spécifique de l’ondansétron. Par conséquent, en cas de surdosage, seule une thérapeutique

symptomatique appropriée sera instaurée.

Toute prise en charge complémentaire doit être définie en fonction de l’état clinique ou des recommandations des centres

antipoison, lorsqu'elles sont disponibles.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

5.1. Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique : ANTAGONISTE DE LA SEROTONINE, code ATC : A04AA01

(A : appareil digestif et métabolisme)

L'ondansétron est un antagoniste des récepteurs 5-HT

à la sérotonine, impliquée dans les phénomènes de réflexe

émétique.

L'administration d'ondansétron ne modifie pas les taux sériques de prolactine.

Etudes cliniques

Allongement de l'intervalle QT

Une étude croisée randomisée en double aveugle, contrôlée versus contrôle positif (moxifloxacine) et versus placebo, a

évalué l'effet de l'ondansétron sur l'intervalle QTc chez 58 adultes sains, de sexe féminin et masculin. Des doses

d'ondansétron de 8 mg et 32 mg, administrées par voie intraveineuse sur 15 minutes ont été utilisées. A la plus forte dose

testée de 32 mg, la différence moyenne maximale du QTcF [limite supérieure de l'IC à 90 %] observée par rapport au

placebo était de 19,6 [21,5] msec après ajustement par rapport aux valeurs initiales. A la plus faible dose testée de 8 mg, la

différence moyenne maximale du QTcF [limite supérieure de l'IC à 90 %] observée par rapport au placebo était de 5,8 [7,8]

msec après ajustement par rapport aux valeurs initiales. Dans cette étude, aucune mesure de QTcF supérieure à 480 msec,

ni d’allongement de l’intervalle QTcF supérieur à 60 msec n'ont été observés. Les mesures électrocardiographiques des

intervalles PR ou QRS n’ont pas été modifiées de manière significative au cours de l’étude.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques

L’absorption est linéaire et débute 15 à 60 minutes après l’administration d’un suppositoire.

La biodisponibilité absolue est en moyenne de 59 % (varie de 26 % à 93 %).

La concentration maximale est d’environ 20 à 30 ng/ml ; le Tmax est d’environ 6 heures.

Les concentrations plasmatiques diminuent moins vite qu’après administration orale car, par voie rectale, l’absorption de

l’ondansétron se produit progressivement.

La liaison aux protéines plasmatiques est faible : 70-76 %.

L’ondansétron est métabolisé principalement par voie hépatique. Moins de 5 % de la dose résorbée sont excrétés sous

forme inchangée dans les urines.

La demi-vie d’élimination est d’environ 6 heures.

La pharmacocinétique demeure inchangée en cas d’administration réitérée.

Populations particulières de patients

Sexe

La biodisponibilité absolue n’est pas affectée par le sexe. Les sujets féminins montrent une augmentation légère et

cliniquement non significative de la demi-vie en comparaison aux sujets masculins.

Personnes âgées

Des études de phase I menées chez les sujets âgés sains ont montré une légère diminution de la clairance et une

augmentation de la demi-vie de l’ondansétron liées à l'âge. Cependant, en raison de la grande variabilité interindividuelle, il a

été constaté des chevauchements importants entre les paramètres pharmacocinétiques des sujets âgés de moins de 65 ans

et ceux des sujets âgés de 65 ans et plus. De manière générale, aucune différence n'a été observée en termes de sécurité

ou d'efficacité chez les sujets âgés de moins de 65 ans et les sujets âgés de 65 ans et plus atteints de cancer et inclus dans

des essais cliniques portant sur la prévention et le traitement des nausées et vomissements aigus induits par la

chimiothérapie cytotoxique pour soutenir une posologie différente chez les personnes âgées de 65 et plus.

Cependant, en se basant sur des modélisations plus récentes des concentrations plasmatiques et des réponses en fonction

de l’exposition à l'ondansétron, un effet plus important sur l’allongement de l’intervalle QTcF est attendu chez les patients ≥

75 ans comparativement aux patients de moins de 65 ans.

5.3. Données de sécurité préclinique

Une étude sur des canaux ioniques cardiaques humains clonés a montré que l’ondansétron pouvait, potentiellement affecter

la repolarisation cardiaque par l’intermédiaire d’un blocage des canaux potassiques hERG à des concentrations

susceptibles d’être atteintes en thérapeutique, par voie parentérale en particulier.

In vivo, un allongement de l’intervalle QT a été observé chez des chats anesthésiés après administration intraveineuse, mais

à des doses plus de cent fois supérieures aux doses pharmacologiquement efficaces. Des effets similaires n’ont pas été

observés chez des singes cynomolgus. Des modifications transitoires de l’ECG ont été rapportées en clinique (voir

rubriques 4.4 et 5.1).

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES

6.1. Liste des excipients

Glycérides hémisynthétiques solides (WITEPSOL S58)*.

*Composition du WITEPSOL S58 : glycérides hémisynthétiques solides, cétomacrogol 1000, ricinoléate de glycérol.

6.2. Incompatibilités

Sans objet.

6.3. Durée de conservation

3 ans.

6.4. Précautions particulières de conservation

A conserver à une température ne dépassant pas 30°C.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur

1, 2 ou 5 suppositoires sous plaquette (PE/Aluminium/polypropylène)

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6. Précautions particulières d’élimination et de manipulation

Sans objet.

7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

NOVARTIS PHARMA S.A.S.

8-10 RUE HENRI SAINTE-CLAIRE DEVILLE

92500 RUEIL-MALMAISON

FRANCE

8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

34009 343 878 3 8 : 1 suppositoire sous plaquette (PE/Aluminium/Polypropylène)

34009 343 880 8 8 : 2 suppositoires sous plaquettes (PE/Aluminium/Polypropylène)

34009 343 881 4 9 : 5 suppositoires sous plaquettes (PE/Aluminium/Polypropylène)

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION

[A compléter ultérieurement par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE

[A compléter ultérieurement par le titulaire]

11. DOSIMETRIE

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES

Sans objet.

CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE

Liste I

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