VIRACEPT Comprimé

Canada - français - Health Canada

Achète-le

Ingrédients actifs:
Nelfinavir (Mésylate de nelfinavir)
Disponible depuis:
PFIZER CANADA ULC
Code ATC:
J05AE04
DCI (Dénomination commune internationale):
NELFINAVIR
Dosage:
625MG
forme pharmaceutique:
Comprimé
Composition:
Nelfinavir (Mésylate de nelfinavir) 625MG
Mode d'administration:
Orale
Unités en paquet:
120
Type d'ordonnance:
Prescription
Domaine thérapeutique:
HIV PROTEASE INHIBITORS
Descriptif du produit:
Numéro de groupe d'ingrédients actifs (GIA) :0134340003; AHFS: 08:18.08.08
Statut de autorisation:
APPROUVÉ
Numéro d'autorisation:
02248761
Date de l'autorisation:
2003-12-30

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Monographie de VIRACEPT

MD

(mésylate de nelfinavir)

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MONOGRAPHIE DE PRODUIT

PR

VIRACEPT

MD

Comprimés à 250 mg et à 625 mg de nelfinavir

(sous forme de mésylate de nelfinavir)

Poudre à 50 mg/g de nelfinavir

(sous forme de mésylate de nelfinavir)

INHIBITEUR DE LA PROTÉASE DU VIH

Pfizer Canada inc.

Date de révision :

17300, autoroute Transcanadienne

28 octobre 2016

Kirkland (Québec) H9J 2M5

Distribué par ViiV Soins de santé ULC

Montréal (Québec) H4S 1Z1

de contrôle : 197422

M.D. d’Agouron Pharmaceuticals, Inc.

Pfizer Canada inc., licencié

© Pfizer Canada inc., 2016

Monographie de VIRACEPT

MD

(mésylate de nelfinavir)

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Table des matières

PARTIE I : RENSEIGNEMENTS POUR LE PROFESSIONNEL DE LA SANTÉ .............. 3

RENSEIGNEMENTS SOMMAIRES SUR LE PRODUIT ................................................ 3

INDICATIONS ET USAGE CLINIQUE ........................................................................... 3

CONTRE-INDICATIONS .................................................................................................. 4

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS .......................................................................... 4

EFFETS INDÉSIRABLES .................................................................................................. 8

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES ...................................................................... 14

POSOLOGIE ET MODE D’ADMINISTRATION ........................................................... 26

SURDOSAGE ................................................................................................................... 29

MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE .............................................. 29

STABILITÉ ET CONSERVATION ................................................................................. 31

PRÉSENTATION, COMPOSITION ET CONDITIONNEMENT .................................. 31

PARTIE II : RENSEIGNEMENTS SCIENTIFIQUES ........................................................... 33

RENSEIGNEMENTS PHARMACEUTIQUES ............................................................... 33

ESSAIS CLINIQUES ........................................................................................................ 34

VIROLOGIE ...................................................................................................................... 36

PHARMACOLOGIE DÉTAILLÉE .................................................................................. 37

TOXICOLOGIE ................................................................................................................ 41

RÉFÉRENCES .................................................................................................................. 44

PARTIE III : RENSEIGNEMENTS POUR LE CONSOMMATEUR .................................. 47

Monographie de VIRACEPT

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(mésylate de nelfinavir)

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PR

VIRACEPT

MD

Comprimés à 250 mg et à 625 mg de nelfinavir

(sous forme de mésylate de nelfinavir)

Poudre à 50 mg/g de nelfinavir

(sous forme de mésylate de nelfinavir)

PARTIE I : RENSEIGNEMENTS POUR LE PROFESSIONNEL DE LA SANTÉ

RENSEIGNEMENTS SOMMAIRES SUR LE PRODUIT

Voie

d’administration

Présentation et teneur

Excipients d’importance clinique

Orale

- comprimés pelliculés dosés à

250 et à 625 mg de nelfinavir

- poudre dosée à 50 mg/g de

nelfinavir

Sans objet.

Voir la section PRÉSENTATION,

COMPOSITION ET

CONDITIONNEMENT pour

connaître la liste complète des

ingrédients.

INDICATIONS ET USAGE CLINIQUE

VIRACEPT (mésylate de nelfinavir) est indiqué pour le traitement de l’infection par le VIH, en

association avec d’autres antirétroviraux. Cette indication se fonde sur les analyses de marqueurs de

substitution effectuées dans le cadre d’études ayant duré jusqu’à 48 semaines (voir ESSAIS

CLINIQUES pour obtenir la description des études).

Enfants (< 13 ans)

L’innocuité et l’efficacité de VIRACEPT ont été établies chez les enfants de 2 à 13 ans. Chez les

enfants de moins de 2 ans, VIRACEPT s’est révélé sûr aux doses étudiées, mais on n’a pas pu

déterminer de dose efficace fiable. Par conséquent, VIRACEPT ne doit être administré aux enfants

de moins de 2 ans que si les avantages éventuels l’emportent nettement sur les risques potentiels

(voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, POSOLOGIE ET MODE

D’ADMINISTRATION, Posologie recommandée et réglage posologique – Enfants et

PHARMACOLOGIE DÉTAILLÉE).

Personnes âgées (> 65 ans)

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(mésylate de nelfinavir)

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En raison du nombre insuffisant de sujets âgés de 65 ans ou plus ayant participé aux études

cliniques sur VIRACEPT, il est impossible de dire s’ils répondent différemment des sujets plus

jeunes (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, POSOLOGIE ET MODE

D’ADMINISTRATION, Posologie recommandée et réglage posologique).

CONTRE-INDICATIONS

VIRACEPT (mésylate de nelfinavir) est contre-indiqué chez les patients qui présentent une

hypersensibilité d’importance clinique à l’un ou l’autre de ses composants. Voir la section

PRÉSENTATION, COMPOSITION ET CONDITIONNEMENT de la monographie pour connaître

la liste complète des ingrédients.

Il ne faut pas administrer VIRACEPT en concomitance avec des médicaments qui dépendent

largement de la CPY3A pour leur élimination et qui, en forte concentration dans le plasma, sont

associés à des manifestations graves ou menaçant le pronostic vital. Ces médicaments sont

énumérés au tableau 1.

Tableau 1 : Médicaments contre-indiqués avec VIRACEPT

Classe thérapeutique

Médicaments de la classe qui sont contre-indiqués avec

VIRACEPT

Prokinétiques

gastro-intestinaux

Cisapride*

Antiarythmiques

amiodarone, quinidine

Dérivés de l’ergot de

seigle

dihydroergotamine, ergonovine, ergotamine, méthylergonovine

Sédatifs/hypnotiques

midazolam, triazolam

Inhibiteurs de

l’HMG-CoA réductase

lovastatine, simvastatine

Herbes médicinales

Millepertuis (Hypericum perforatum)

Antagonistes des

récepteurs

α1-adrénergiques

alfuzosine

Inhibiteurs de la PDE-5

sildénafil pour le traitement de l’hypertension artérielle

pulmonaire

Antimycobactériens

rifampine

Antipsychotiques

lurasidone, pimozide

* Ce médicament n’est plus commercialisé au Canada

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS

Généralités

VIRACEPT (mésylate de nelfinavir) est un inhibiteur de l’isoforme CYP3A du cytochrome P450.

Les données in vitro indiquent que le nelfinavir ne serait pas un inhibiteur de la CYP2C19 (K

= 68

μM ou 39 mg/L). L’administration concomitante de VIRACEPT (mésylate de nelfinavir) et de

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médicaments principalement métabolisés par la CYP3A peut accroître les concentrations

plasmatiques de l’autre médicament, ce qui risque d’accentuer ou de prolonger tant ses effets

thérapeutiques que ses effets indésirables. On doit faire preuve de prudence lorsqu’on administre

des inhibiteurs de la CYP3A, y compris VIRACEPT, en concomitance avec des médicaments

métabolisés par la CYP3A et qui prolongent l’intervalle QT (voir EFFETS INDÉSIRABLES,

Effets indésirables du médicament signalés après la commercialisation du produit). Le

nelfinavir est métabolisé par la CYP3A et la CYP2C19. L’administration concomitante de

VIRACEPT et de médicaments qui stimulent la CYP3A ou la CYP2C19 peut diminuer les

concentrations plasmatiques du nelfinavir et en réduire l’effet thérapeutique. L’administration en

concomitance de VIRACEPT et de médicaments principalement métabolisés par la CYP3A4 peut

accroître les concentrations plasmatiques de ces autres médicaments et présenter un risque de

toxicité accrue (voir INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES).

Compte tenu de l’inhibition de la CYP3A4 par VIRACEPT, l’administration concomitante de

VIRACEPT et de quétiapine peut accroître les concentrations de quétiapine. Des manifestations

indésirables graves et/ou mortelles associées à la quétiapine, dont des cas de sédation marquée et de

coma, ont été signalées après l’administration concomitante d’inhibiteurs de la protéase du VIH et

de quétiapine. VIRACEPT ne doit pas être administré en même temps que la quétiapine. Si

l’administration concomitante se révèle nécessaire, il faut réduire la dose de quétiapine et surveiller

l’apparition de manifestations indésirables associées à la quétiapine comme le recommande la

monographie de ce produit (voir INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES).

L’administration concomitante de salmétérol et de VIRACEPT n’est pas recommandée, car elle

pourrait entraîner une augmentation du risque d’effets indésirables de nature cardiovasculaire

associés au salmétérol, dont une prolongation de l’intervalle QT, des palpitations et une tachycardie

sinusale.

Patients présentant de la phénylcétonurie

VIRACEPT sous forme de poudre pour administration orale renferme 11,2 mg de phénylalanine par

gramme de poudre.

Diabète/hyperglycémie

Les données de pharmacovigilance chez des patients infectés par le VIH et traités par des

inhibiteurs de la protéase ont révélé l’apparition de nouveaux cas de diabète, d’exacerbation d’un

diabète préexistant et d’hyperglycémie. Certains patients ont dû commencer à prendre de l’insuline

ou des hypoglycémiants oraux pour traiter ces manifestations ou encore modifier leur traitement

antidiabétique. Dans certains cas, une acidocétose diabétique est survenue. Chez certains de ces

patients, ayant cessé leur traitement par les inhibiteurs de la protéase, l’hyperglycémie a persisté

malgré l’arrêt du traitement. Étant donné que ces manifestations ont été signalées de façon

volontaire dans le cadre de la pratique clinique, il est impossible d’en estimer la fréquence et

d’établir un lien causal entre ces effets et le traitement par les inhibiteurs de la protéase.

Insuffisance hépatique

VIRACEPT (mésylate de nelfinavir) est essentiellement métabolisé par le foie. Par conséquent, il

faut user de prudence lorsqu’on administre ce médicament à des insuffisants hépatiques (voir

MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE, Insuffisance hépatique).

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Les patients atteints d’insuffisance hépatique ne devraient pas recevoir de colchicine s’ils prennent

VIRACEPT.

Résistance/résistance croisée

Une résistance croisée du VIH à l’endroit des inhibiteurs de la protéase a été observée (voir

VIROLOGIE).

Hémophilie

On a signalé, dans certains cas, une plus grande fréquence d’hémorragies, y compris des hématomes

cutanés et de l’hémarthrose spontanés chez des patients atteints d’hémophilie de type A et de type B

traités par des inhibiteurs de la protéase. Certains patients ont reçu des quantités supplémentaires de

facteur VIII. Dans plus de la moitié des cas signalés, on a recommandé la poursuite ou une reprise

du traitement par les inhibiteurs de la protéase. Aucun lien n’a été établi entre les inhibiteurs de la

protéase et ces hémorragies. Toutefois, la fréquence des épisodes hémorragiques doit être surveillée

de près chez les patients qui reçoivent du mésylate de nelfinavir.

Redistribution et accumulation de tissus adipeux

Une redistribution et une accumulation de tissus adipeux, notamment une obésité facio-tronculaire,

une augmentation des graisses dorso-cervicales (bosse de bison), un amaigrissement des membres et

du visage, une augmentation du volume des seins et une apparence « cushingoïde », ont été

observées chez les patients recevant un traitement antirétroviral. Le mécanisme et les conséquences

à long terme de ces effets ne sont pas connus actuellement. Une relation de cause à effet n’a pas été

établie.

Syndrome de reconstitution immunitaire

Durant la phase initiale du traitement, les patients qui répondent aux antirétroviraux peuvent

présenter une réponse inflammatoire à des infections opportunistes latentes ou résiduelles (par

exemple, infection par le complexe Mycobacterium avium [CMA], infection à cytomégalovirus

[CMV], pneumonie à Pneumocystis jirovecii [PPC] ou tuberculose [TB]), lesquelles peuvent

nécessiter d’autres évaluations et traitements.

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On a aussi signalé l’apparition de maladies auto-immunes (comme la maladie de Basedow, la

polymyosite et le syndrome de Guillain-Barré) en contexte de reconstitution immunitaire, mais le

temps écoulé avant leur survenue varie d’un cas à l’autre et elles peuvent se manifester plusieurs

mois après l’amorce du traitement.

Populations particulières

Femmes enceintes (grossesse, fécondité et reproduction)

L’expérience clinique chez la femme enceinte est incomplète. Tant qu’on ne disposera pas d’autres

données, VIRACEPT (mésylate de nelfinavir) n'est pas recommandé chez la femme enceinte.

Dans le cadre d’études précliniques de toxicité sur le développement et la reproduction menées chez

des rates gravides recevant du nelfinavir, aucun effet indésirable lié au médicament n’a été observé

à des doses produisant une exposition systémique (ASC) comparable à celle que l’on obtient aux

doses thérapeutiques recommandées de VIRACEPT chez l’humain. L’administration de nelfinavir à

des lapines gravides n’a pas entraîné d’effets sur le développement fœtal jusqu’à la dose à laquelle

on observe une légère diminution du poids de la mère; toutefois, même aux plus fortes doses

évaluées, l’exposition systémique des lapines s’est avérée nettement moindre que celle observée

chez l’humain recevant des doses thérapeutiques de nelfinavir.

Antiretroviral Pregnancy Registry : Afin de surveiller l’issue de la grossesse chez les femmes

enceintes exposées au nelfinavir et à d’autres antirétroviraux, un registre spécial a été établi. Les

médecins sont invités à y inscrire leurs patientes en composant le 1-800-258-4263 ou en visitant le

site Internet suivant : http://www.apregistry.com.

Une analyse prospective des cas d’exposition à VIRACEPT pendant le premier trimestre de la

grossesse n’a révélé aucune hausse du risque (multiplication par un facteur d'au moins 2)

d'anomalies congénitales, notamment des formes les plus fréquentes (système cardiovasculaire et

appareil génito-urinaire). À ce jour, on a signalé 15 anomalies congénitales sur 416 naissances

vivantes après une exposition à VIRACEPT pendant le premier trimestre.

Femmes qui allaitent :

Pour prévenir la transmission du VIH, les femmes infectées par le VIH ne

doivent jamais allaiter. Des études sur l’allaitement chez des rates démontrent que le nelfinavir est

excrété dans le lait. On ignore si le nelfinavir passe dans le lait humain. Les mères traitées par

VIRACEPT doivent être avisées de ne pas allaiter afin de prévenir la transmission du VIH à leur

nourrisson ou l’apparition d’effets indésirables graves chez ce dernier.

Enfants : L’innocuité et l’efficacité de VIRACEPT ont été établies chez les enfants de 2 à 13 ans.

Chez les enfants de moins de 2 ans, VIRACEPT s’est révélé sûr aux doses étudiées mais on n’a pas

pu déterminer de dose efficace fiable. Dans certaines études, le taux de réponse chez les enfants de

moins de 2 ans a semblé plus faible que chez les enfants plus âgés. Par conséquent, le nelfinavir ne

doit être administré aux enfants de moins de 2 ans que si les avantages éventuels l’emportent

nettement sur les risques.

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L’exposition très variable à VIRACEPT demeure un problème de taille chez les enfants. Cette

exposition imprévisible risque d’être plus prononcée au sein de cette population en raison d’une

clairance plus élevée que chez l’adulte et de difficultés reliées à l’observance et à une ingestion

insuffisante de nourriture au moment de l’administration (voir EFFETS INDÉSIRABLES,

Enfants, POSOLOGIE ET MODE D’ADMINISTRATION, Posologie recommandée et

réglage posologique – Enfants et PHARMACOLOGIE DÉTAILLÉE, Populations

particulières).

Insuffisance rénale : Les propriétés pharmacocinétiques du nelfinavir n’ont pas été étudiées chez

des patients souffrant d’insuffisance rénale. Moins de 2 % du mésylate de nelfinavir sont excrétés

dans l’urine, de sorte que l’insuffisance rénale risque peu d’influer sur l’élimination du nelfinavir.

Les patients atteints d’insuffisance rénale ne devraient pas recevoir de colchicine s’ils prennent

VIRACEPT.

Personnes âgées : En raison du nombre insuffisant de sujets âgés de 65 ans ou plus ayant participé

aux études cliniques sur le nelfinavir, il est impossible de dire s’ils répondent différemment des

sujets plus jeunes (voir POSOLOGIE ET MODE D’ADMINISTRATION, Posologie

recommandée et réglage posologique).

Sexe et race : On n’a décelé aucune différence pharmacocinétique significative entre les hommes et

les femmes. Quant aux différences pharmacocinétiques en fonction de la race, elles n’ont fait l’objet

d’aucune étude. Toutefois, selon les études clés, il n’existe aucune différence significative entre les

races pour ce qui est de l’efficacité ou de l’innocuité.

EFFETS INDÉSIRABLES

Aperçu des effets indésirables du médicament

L’innocuité de VIRACEPT (mésylate de nelfinavir) a fait l’objet d’études auprès de plus de

5000 patients qui ont reçu le médicament soit seul, soit en association avec des antirétroviraux. La

majorité des effets indésirables ont été bénins. L’effet indésirable le plus fréquemment signalé chez

les patients traités par VIRACEPT a été la diarrhée, qui était généralement d’intensité légère à

modérée. La survenue de diarrhée associée à la prise de nelfinavir peut être accrue chez les patients

qui prennent les comprimés à 625 mg, étant donné la biodisponibilité accrue de cette teneur.

Effets indésirables du médicament observés au cours des essais cliniques

Le tableau 2 dresse la liste des effets indésirables d’intensité modérée à grave, attribués au

médicament et survenus chez au moins 2 % des patients traités en concomitance par VIRACEPT et

le d4T et la lamivudine (étude 542) pendant un maximum de 48 semaines, ou la zidovudine et la

lamivudine (étude 511) pendant un maximum de 24 semaines.

Tableau 2 : Pourcentage des patients ayant éprouvé des effets indésirables d’intensité

modérée à grave pendant le traitement

1

(signalés chez au moins 2 % des patients)

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Étude 511

24 semaines

Étude 542

48 semaines

Effets indésirables

Placebo

ZDV/3TC

(n = 101)

VIRACEPT

500 mg 3 f.p.j.

+ ZDV/3TC

(n = 97)

VIRACEPT

750 mg

3 f.p.j.

ZDV/3TC

(n = 100)

VIRACEPT

1250 mg

2 f.p.j.

/3TC

(n = 296)

VIRACEPT

750 mg

3 f.p.j. +

d4T/3TC

(n = 159)

Organisme entier

Asthénie

Appareil digestif

Diarrhée

14 %

20 %

18 %

14 %

Nausées

Flatulence

Peau et annexes

cutanées

Éruptions

Comprend les effets indésirables ayant un lien au moins possible avec le

médicament à l’étude, ou dont la relation causale avec celui-ci est inconnue, et

exclut les affections concomitantes liées au VIH.

Effets indésirables peu courants du médicament observés au cours des essais cliniques (< 2 %)

Vous trouverez, énumérés ci-dessous, les effets indésirables d’intensité au moins modérée survenus

chez moins de 2 % des patients traités par VIRACEPT lors de tous les essais cliniques de phase

II/III et à l’égard desquels on a établi un lien au moins possible ou dont la relation causale avec le

médicament est inconnue.

Appareil digestif : anorexie, douleur épigastrique, dyspepsie, hémorragie digestive, hépatite,

pancréatite, ulcère buccal et vomissements.

Appareil génito-urinaire : anomalies urinaires, dysfonction sexuelle et lithiase rénale.

Appareil locomoteur : arthralgies, arthrite, crampes, myalgie, myasthénie et myopathie.

Appareil respiratoire : dyspnée, pharyngite, rhinite et sinusite.

Organisme entier : blessure accidentelle, céphalées, douleurs, douleurs abdominales, fièvre,

lombalgie, malaises, réaction allergique, redistribution et accumulation de tissus adipeux (voir

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Redistribution et accumulation de tissus adipeux).

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Peau et annexes cutanées : dermatite, dermatite fongique, diaphorèse, éruption maculo-papuleuse,

folliculite, prurit et urticaire.

Sens : iritis aiguë et troubles oculaires.

Système métabolique et nutritionnel : augmentation des taux d’ALAT, d’amylase, d’ASAT, de

créatine phosphokinase, de déshydrogénase lactique, de gamma-glutamyl-transpeptidase et des

phosphatases alcalines; déshydratation, hyperglycémie, hyperlipidémie, hyperuricémie,

hypoglycémie et résultats anormaux aux tests de la fonction hépatique.

Système nerveux : anxiété, convulsions, dépression, étourdissements, hyperkinésie, idées

suicidaires, insomnie, labilité émotionnelle, migraine, paresthésie, somnolence et troubles du

sommeil.

Système sanguin et lymphatique : anémie, leucopénie et thrombocytopénie.

Anomalies dans les résultats hématologiques et biochimiques

Le pourcentage de patients présentant des anomalies marquées de leurs résultats d’analyses de

laboratoire dans le cadre des études 542 et 511 est présenté au tableau 3. Les anomalies marquées

aux résultats des analyses de laboratoire se définissent comme une anomalie de grade 3 ou 4 chez

un patient dont les valeurs de départ sont normales ou de grade 4 chez un patient qui présentait une

anomalie de grade 1 au départ.

Monographie de VIRACEPT

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Tableau 3 :

Pourcentage des patients, par groupe traité, présentant des anomalies marquées à leurs

résultats d’analyses de laboratoire

1

(au moins 2 % des patients)

Étude 511

Étude 542

(24 semaines)

(48 semaines)

Placebo

ZDV/3TC

(n = 101)

VIRACEPT

500 mg 3 f.p.j. +

ZDV/3TC

(n = 97)

VIRACEPT

750 mg 3 f.p.j. +

ZDV/3TC

(n = 100)

VIRACEPT

1250 mg 2 f.p.j.

+ d4T/3TC

(n = 296)

VIRACEPT

750 mg 3 f.p.j. +

d4T/3TC

(n = 159)

Hématologie

Hémoglobine

Neutrophiles

Lymphocytes

Biochimie

ALAT (SGPT)

ASAT (SGOT)

Créatine kinase

Les anomalies marquées aux résultats d’analyses de laboratoire se définissent comme un passage

du grade 0 au départ au grade 3 au moins ou du grade 1 au grade 4.

Enfants

VIRACEPT a fait l’objet d’études cliniques chez plus de 400 enfants (de la naissance à 13 ans). Le

tableau des manifestations indésirables qui s’est dégagé de 5 études cliniques réalisées au sein de

cette population était semblable à celui des adultes.

Le tableau 4 présente – en fonction de l’âge des patients – la liste des manifestations indésirables

(tous grades confondus) liées au médicament et apparues en cours de traitement chez

2 % des

patients qui ont reçu VIRACEPT 3 f.p.j. en concomitance avec deux inhibiteurs nucléosidiques de

la transcriptase inverse pendant un maximum de 48 semaines dans le cadre de 2 études (524 et 556)

réalisées chez des enfants. Au cours de l’étude 524, la diarrhée, la leucopénie, les douleurs

abdominales et les éruptions cutanées ont été les manifestations indésirables liées au traitement le

plus souvent signalées chez les sujets de plus de 2 ans; chez les moins de 2 ans, ce sont les éruptions

cutanées, la diarrhée, l’anorexie et la leucopénie qui ont été le plus souvent signalées. Au cours de

l’étude 556, aucune manifestation indésirable liée au médicament n’a été signalée chez les moins de

2 ans; par contre, chez les enfants de plus de 2 ans, on a noté deux cas de diarrhée de grade 2 et un

cas d’éruption cutanée de grade 4, que l'on a jugés comme liés au médicament.

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Tableau 4 : Nombre (%) de manifestations indésirables liées au médicament et apparues en

cours de traitement, signalées chez plus de 2 % des enfants

Enfants

Étude 524

VIRACEPT 20 mg/kg

3 f.p.j.

+ INTI

1

Étude 556

VIRACEPT 25-35 mg/kg

3 f.p.j.

+ ZDV/ddI

Manifestation

indésirable selon la

terminologie

COSTART

2 ans

n = 25

2 ans

n = 39

2 ans

n = 47

2 ans

n = 94

Organisme entier

Fièvre

0 (0)

1 (3)

0 (0)

0 (0)

Douleurs abdominales

0 (0)

2 (5)

0 (0)

0 (0)

Appareil digestif

Anorexie

1 (4)

0 (0)

0 (0)

0 (0)

Diarrhée

1 (4)

15 (38)

0 (0)

2 (2)

Flatulence

0 (0)

1 (3)

0 (0)

0 (0)

Nausées

0 (0)

1 (3)

0 (0)

0 (0)

Système sanguin et lymphatique

Anémie

0 (0)

1 (3)

0 (0)

0 (0)

Leucopénie

1 (4)

2 (5)

0 (0)

0 (0)

Appareil respiratoire

Épistaxis

0 (0)

1 (3)

0 (0)

0 (0)

Peau et annexes cutanées

Éruptions cutanées

2 (8)

2 (5)

0 (0)

1 (1)

INTI : indique que les sujets ont aussi reçu un inhibiteur nucléosidique de la transcriptase inverse.

Bien qu’aucune manifestation indésirable liée au médicament n’ait été signalée lors de l’étude

PACTG 377, au nombre des manifestations indésirables survenues en cours de traitement figurent

la neutropénie et les troubles digestifs, qui ont touché 33 % (7/21 chacune) des enfants de moins de

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2 ans qui recevaient VIRACEPT (27-33 mg/kg 3 f.p.j.) de même que des inhibiteurs nucléosidiques

accompagnés ou non d'inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse. La neutropénie est

survenue dans tous les groupes de traitement, y compris celui qui ne recevait pas VIRACEPT (3 cas

de grade 2, 3 de grade 3 et 1 de grade 4). Dans la majorité des cas, la neutropénie était légère et,

souvent, elle disparaissait spontanément avec la poursuite du traitement.

Lors de l’étude PENTA 7 (20 nouveau-nés, VIRACEPT à raison de 75 mg/kg 2 f.p.j.), on a signalé

1 cas de manifestation indésirable liée au médicament et apparue en cours de traitement. Il s’agissait

d’éruption cutanée/érythème de grade 2 dans le groupe VIRACEPT + ddI + d4T. L’effet a disparu

spontanément avec la poursuite du traitement.

Manifestations indésirables secondaires à l’exposition pré- et postnatale

Selon les résultats de l’étude PACTG 353 (31 nouveau-nés, VIRACEPT à raison de 40 mg 2 f.p.j.),

la neutropénie (2 cas de grade 3 et 1 cas de grade 4) et la baisse du taux d’hémoglobine (7 cas de

grade 3) comptent parmi les manifestations indésirables liées au médicament.

Effets indésirables du médicament signalés après la commercialisation du produit

D’autres effets indésirables ayant un lien au moins possible ou un lien inconnu avec VIRACEPT

ont été signalés dans le cadre de la pharmacovigilance :

Appareil digestif : ictère.

Organisme entier : réactions d’hypersensibilité (notamment bronchospasme, éruptions cutanées

modérées ou graves, fièvre et œdème).

Système cardiovasculaire : prolongation de l’intervalle QT, torsade de pointes.

Système métabolique et nutritionnel : acidose métabolique, bilirubinémie.

Monographie de VIRACEPT

MD

(mésylate de nelfinavir)

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INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

(Voir tableau 7)

Aperçu

Le nelfinavir est un inhibiteur de l’isoenzyme 3A du cytochrome P450. L’administration

concomitante de VIRACEPT et de médicaments principalement métabolisés par la CYP3A (par

exemple, inhibiteurs calciques de la classe des dihydropyridines, inhibiteurs de l’HMG-CoA

réductase, immunodépresseurs et sildénafil) peut accroître les concentrations plasmatiques des

autres médicaments, ce qui risque d’accentuer ou de prolonger tant leurs effets thérapeutiques que

leurs effets indésirables (voir tableaux 7 et 8). Le nelfinavir est métabolisé par la CYP3A et la

CYP2C19. L’administration concomitante de VIRACEPT et de médicaments qui stimulent la

CYP3A ou la CYP2C19, comme la rifampine, peut diminuer les concentrations plasmatiques du

nelfinavir et en réduire l’effet thérapeutique. L’administration concomitante de VIRACEPT et de

médicaments qui inhibent la CYP3A ou la CYP2C19 peut accroître les concentrations plasmatiques

du nelfinavir. Il faut par conséquent faire preuve de circonspection lorsqu’on administre en

concomitance des médicaments qui stimulent la CYP3A ou la CYP2C19 ou certains médicaments

potentiellement toxiques, eux-mêmes métabolisés par la CYP3A ou la CYP2C19. Selon les données

in vitro, le nelfinavir risque peu d’inhiber d’autres isoformes du cytochrome P450 aux

concentrations de l’intervalle thérapeutique.

Interactions médicament-médicament

Des études ont été menées en vue d’évaluer les interactions médicamenteuses entre le nelfinavir et

d’autres médicaments. Le tableau 5 résume l’effet du nelfinavir sur la moyenne géométrique de

l’ASC et de la C

des médicaments administrés en concomitance. Le tableau 6 montre les effets

des médicaments administrés en concomitance sur la moyenne géométrique de l’ASC et de la C

du nelfinavir.

Interactions médicamenteuses pouvant avoir des conséquences graves

alfuzosine

amiodarone, quinidine

rifampine

dihydroergotamine, ergonovine, ergotamine, méthylergonovine

lovastatine, simvastatine

pimozide, lurasidone, quétiapine

sildénafil pour le traitement de l’hypertension artérielle pulmonaire

oméprazole

midazolam, triazolam

salmétérol

Monographie de VIRACEPT

MD

(mésylate de nelfinavir)

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Tableau 5 : Interactions médicamenteuses

Modification des paramètres pharmacocinétiques des médicaments administrés

en concomitance avec le nelfinavir

Médicament administré en

concomitance

Médicament administré

en concomitance

Dose de nelfinavir

N

ASC

(IC à 95 %)

C

max

(IC à 95 %)

Inhibiteurs de la protéase du VIH

Indinavir 800 mg

Dose unique

750 mg toutes les

8 h x 7 jours

51 %

(25-83 %)

Ritonavir 500 mg

Dose unique

750 mg toutes les

8 h x 5 doses

Saquinavir 1200 mg

Dose unique

750 mg 3 f.p.j. x

4 jours

392 %

(271-553 %)

179 %

(105-280 %)

Amprénavir 800 mg

3 f.p.j. x 14 jours

750 mg 3 f.p.j. x

14 jours

Inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse

Lamivudine 150 mg

Dose unique

750 mg toutes les

8 h x 7-10 jours

10 %

(1-20 %)

31 %

(5-62 %)

Zidovudine 200 mg

Dose unique

750 mg toutes les

8 h x 7-10 jours

35 %

(28-41 %)

31 %

(8-49 %)

Stavudine 30-40 mg

2 f.p.j. x 56 jours

750 mg 3 f.p.j. x

56 jours

Inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse

Éfavirenz 600 mg

1 f.p.j. x 7 jours

750 mg toutes les

8 h x 7 jours

Delavirdine 400 mg

toutes les 8 h x 14 jours

750 mg toutes les

8 h x 7 jours

31 %

25 %)

27 %

14 %)

Anti-infectieux

Rifabutine 150 mg

1 f.p.j. x 8 jours

750 mg toutes les

8 h x 7-8 jours

83 %

(69-99 %)

19 %

(9-30 %)

Rifabutine 300 mg

1 f.p.j. x 8 jours

750 mg toutes les

8 h x 7-8 jours

207 %

(151-276 %)

146 %

(112-186 %)

Azithromycine 1200 mg

Dose unique

750 mg 3 f.p.j. x

11 jours

112 %

(73-160 %)

136 %

(66-237 %)

Inhibiteurs de l’HMG-CoA réductase

Atorvastatine 10 mg

1 f.p.j. x 28 jours

1250 mg 2 f.p.j. x

14 jours

74 %

(34-126 %)

122 %

(58-211 %)

Monographie de VIRACEPT

MD

(mésylate de nelfinavir)

Page 16 de 52

Simvastatine 20 mg

1 f.p.j. x 28 jours

1250 mg 2 f.p.j. x

14 jours

505 %

(372-675 %)

517 %

(340-764 %)

Autres médicaments

Éthinylestradiol

35 µg 1 fois/jour x 15 jours

750 mg toutes les

8 h x 7 jours

47 %

(41-63 %)

28 %

(14-39 %)

Noréthindrone 0,4 mg

1 fois/jour x 15 jours

750 mg toutes les

8 h x 7 jours

18 %

(12-27 %)

Méthadone 80 mg +/-

21 mg 1 f.p.j.

> 1 mois

1250 mg 2 f.p.j. x

8 jours

47 %

(41-52 %)

46 %

(42-49 %)

Phénytoïne 300 mg

1 f.p.j. x 14 jours

1250 mg 2 f.p.j. x

7 jours

26 %

(15-35 %)

21 %

(12-29 %)

Augmentation

Diminution

Aucune variation - (valeur de p > 0,05)

Saquinavir à 1200 mg en capsules de gélatine molle

Les variations relatives à la rifabutine 150 mg, 1 fois par jour, sont établies par rapport à

l’administration de rifabutine 300 mg 1 fois par jour x 8 jours sans nelfinavir.

Des variations comparables des concentrations de rifabutine ont été observées avec VIRACEPT à

1250 mg toutes les 12 h x 7 jours.

Variations de la concentration plasmatique totale de méthadone; les variations pour les

énantiomères R et S sont similaires.

Monographie de VIRACEPT

MD

(mésylate de nelfinavir)

Page 17 de 52

Tableau 6 : Interactions médicamenteuses

Modification des paramètres pharmacocinétiques du nelfinavir administré en

concomitance avec d’autres médicaments

Nelfinavir

Médicament administré

en concomitance

Dose de nelfinavir

N

ASC

(IC à 95 %)

C

max

(IC à 95 %)

Inhibiteurs de la protéase du VIH

Indinavir 800 mg

toutes les 8 h x 7 jours

Dose unique de

750 mg

83 %

(34-150 %)

31 %

(13-52 %)

Ritonavir 500 mg

toutes les 12 h x 3 doses

Dose unique de

750 mg

152 %

(86-242 %)

44 %

(25-67 %)

Saquinavir 1200 mg

3 f.p.j. x 4 jours

Dose unique de

750 mg

18 %

(5-33 %)

Inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse

Doses uniques de

zidovudine 200 mg +

lamivudine 150 mg

750 mg toutes les

8 h x 7-10 jours

Dose unique de

didanosine 200 mg

Dose unique de

750 mg

Inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse

Éfavirenz 600 mg

1 f.p.j. x 7 jours

750 mg toutes les

8 h x 7 jours

20 %

(5-38 %)

21 %

(8-36 %)

Névirapine 200 mg

1 f.p.j. x 14 jours

suivie de 200 mg

2 f.p.j. x 14 jours

750 mg 3 f.p.j. x

36 jours

Delavirdine 400 mg

toutes les 8 h x 7 jours

750 mg toutes les

8 h x 14 jours

107 %

(78-142 %)

88 %

(61-119 %)

Anti-infectieux

Kétoconazole

400 mg

1 f.p.j. x 7 jours

500 mg toutes les

8 h x 5-6 jours

35 %

(21-49 %)

25 %

(8-44 %)

Rifampine 600 mg

1 f.p.j. x 7 jours

750 mg toutes les

8 h x 5-6 jours

82 %

(77-86 %)

76 %

(67-83 %)

Rifabutine 150 mg

1 f.p.j. x 8 jours

750 mg toutes les

8 h x 7-8 jours

1250 mg toutes les

12 h x 7-8 jours

23 %

(12-33 %)

18 %

(6-29 %)

Monographie de VIRACEPT

MD

(mésylate de nelfinavir)

Page 18 de 52

Rifabutine 300 mg

1 f.p.j. x 8 jours

750 mg toutes les

8 h x 7-8 jours

32 %

(10-48 %)

25 %

(6-38 %)

Azithromycine

1200 mg

Dose unique

750 mg 3 f.p.j. x

9 jours

15 %

(6-24 %)

Autres agents

Phénytoïne 300 mg

1 f.p.j. x 7 jours

1250 mg 2 f.p.j. x

14 jours

Oméprazole 40 mg

1 f.p.j. x 4 jours

1250 mg 2 f.p.j. x

4 jours

36 %

(15-52 %)

37 %

(20-51 %)

Augmentation

Diminution

Aucune variation - (valeur de p > 0,05)

Saquinavir à 1200 mg en capsules de gélatine molle

L’effet global de la névirapine sur [NFV+métabolite M8] a été une réduction de 11 ± 35 %

(médiane -15 %) de l’ASC de la concentration plasmatique en fonction du temps [NFV+métabolite

M8].

Aucune interaction cliniquement significative n’a été observée entre le nelfinavir et la didanosine, la

lamivudine, la stavudine, la zidovudine, l’éfavirenz, la névirapine ou le kétoconazole, et aucun

réglage posologique ne s’impose. Étant donné qu’on recommande d’administrer la didanosine à

jeun, le nelfinavir doit être administré avec un repas 1 heure après ou plus de 2 heures avant la

didanosine.

En raison de leur profil métabolique, aucune interaction médicamenteuse cliniquement significative

n’est à prévoir entre VIRACEPT et le dapsone, l’itraconazole et le triméthoprime/sulfaméthoxazole.

Monographie de VIRACEPT

MD

(mésylate de nelfinavir)

Page 19 de 52

Tableau 7 : Médicaments qui ne doivent pas être administrés avec VIRACEPT

Classe thérapeutique : Nom

du médicament

Commentaire clinique

Antagonistes des récepteurs

α1-adrénergiques :

alfuzosine

CONTRE-INDIQUÉS en raison du risque de manifestations graves

et/ou mortelles, comme l’hypotension

Antiarythmiques :

amiodarone, quinidine

CONTRE-INDIQUÉS en raison du risque de réactions graves et/ou

menaçant le pronostic vital par exemple, l’arythmie cardiaque

Antimycobactériens :

rifampine

CONTRE-INDIQUÉS en raison du risque de perte de la réponse

virologique et de résistance à VIRACEPT ou à d’autres agents

antirétroviraux administrés en concomitance

Antipsychotiques :

quétiapine

lurasidone

pimozide

L’administration concomitante de quétiapine et de VIRACEPT n’est

pas recommandée.

CONTRE-INDIQUÉE en raison du risque de réactions graves et/ou

menaçant le pronostic vital.

CONTRE-INDIQUÉ en raison du risque de réactions graves et/ou

menaçant le pronostic vital (p. ex., arythmie cardiaque).

Dérivés de l’ergot de seigle :

dihydroergotamine,

ergonovine, ergotamine,

méthylergonovine

CONTRE-INDIQUÉS en raison du risque de réactions graves et/ou

menaçant le pronostic vital par exemple, une toxicité aiguë caractérisée

par un spasme vasculaire périphérique et l’ischémie des extrémités et

d’autres tissus

Inhibiteurs de l’HMG-CoA

réductase (statines) :

lovastatine, simvastatine

CONTRE-INDIQUÉS en raison du risque de réactions graves comme

la myopathie et la rhabdomyolyse

Bêta-agonistes par

inhalation :

salmétérol

L’administration concomitante de salmétérol et de VIRACEPT n’est

pas recommandée, car elle pourrait entraîner une augmentation du

risque d’effets indésirables de nature cardiovasculaire associés au

salmétérol, dont une prolongation de l’intervalle QT, des palpitations et

une tachycardie sinusale.

Monographie de VIRACEPT

MD

(mésylate de nelfinavir)

Page 20 de 52

Inhibiteurs de la PDE-5 :

sildénafil pour le traitement

de l’hypertension artérielle

pulmonaire

L’administration concomitante de sildénafil et de VIRACEPT est

contre-indiquée en raison d’une possible augmentation du risque

d’effets indésirables liés au

sildénafil (notamment troubles visuels,

hypotension, érection prolongée et syncope).

Inhibiteurs de la pompe à

protons :

oméprazole

Peut réduire les concentrations de nelfinavir et entraîner une baisse de

la réponse virologique et une résistance possible à VIRACEPT

Sédatifs et hypnotiques :

midazolam, triazolam

CONTRE-INDIQUÉS en raison du risque de réactions graves et/ou

menaçant le pronostic vital comme un effet sédatif prolongé ou plus

marqué ou encore une dépression respiratoire

Monographie de VIRACEPT

MD

(mésylate de nelfinavir)

Page 21 de 52

Tableau 8 : Interactions médicamenteuses établies ou pouvant être cliniquement significatives :

une modification de la dose ou du traitement peut être recommandée selon les études menées sur

les interactions médicamenteuses (voir les tableaux 5 et 6 pour connaître l’importance de

l’interaction)

Classe thérapeutique

concomitante : nom du

médicament

Effet sur la

concentration

Commentaire clinique

Médicaments anti-VIH

Inhibiteurs de la protéase :

indinavir

ritonavir

saquinavir (c.g.m.)

nelfinavir

indinavir

nelfinavir

saquinavir

Les doses appropriées de cette association,

compte tenu de l’innocuité et de l’efficacité,

n’ont pas été établies.

Inhibiteurs non

nucléosidiques de la

transcriptase inverse :

delavirdine

nelfinavir

delavirdine

Les doses appropriées de cette association,

compte tenu de l’innocuité et de l’efficacité,

n’ont pas été établies.

Inhibiteurs nucléosidiques

de la transcriptase inverse :

didanosine

s.o.

Il est recommandé d’administrer la didanosine

à jeun; par conséquent, la didanosine doit être

prise 1 heure avant ou 2 heures après

VIRACEPT (administré avec un repas).

Monographie de VIRACEPT

MD

(mésylate de nelfinavir)

Page 22 de 52

Tableau 8 : Interactions médicamenteuses établies ou pouvant être cliniquement significatives :

une modification de la dose ou du traitement peut être recommandée selon les études menées sur

les interactions médicamenteuses (voir les tableaux 5 et 6 pour connaître l’importance de

l’interaction)

Classe thérapeutique

concomitante : nom du

médicament

Effet sur la

concentration

Commentaire clinique

Autres médicaments

Médicaments contre la

goutte :

colchicine

colchicine

On recommande de modifier la dose de

colchicine de la façon suivante :

Traitement des accès de goutte : 0,6 mg

(1 comprimé), suivi de 0,3 mg (½ comprimé)

1 heure plus tard. Ne pas répéter la dose avant

3 jours.

Prophylaxie des accès de goutte : si la

colchicine était initialement administrée à

raison de 0,6 mg 2 f.p.j., prescrire 0,3 mg

1 f.p.j. Si la colchicine était initialement

administrée à raison de 0,6 mg 1 f.p.j.,

prescrire 0,3 mg aux deux jours.

Traitement de la fièvre méditerranéenne

familiale (FMF) : dose quotidienne maximale

de 0,6 mg (peut être administrée à raison de

0,3 mg 2 f.p.j.).

Les patients atteints d’insuffisance rénale

ou hépatique ne devraient pas recevoir de

colchicine lorsqu’ils prennent VIRACEPT

(voir MISES EN GARDE ET

PRÉCAUTIONS).

Anticoagulants :

warfarine

L’administration

concomitante de warfarine

et de VIRACEPT peut

altérer les concentrations de

warfarine.

On recommande de surveiller attentivement le

rapport international normalisé (RIN) durant le

traitement par VIRACEPT, particulièrement

au moment de sa mise en route.

Anticonvulsivants :

carbamazépine,

phénobarbital

N.d.

Peuvent abaisser les concentrations

plasmatiques de nelfinavir : VIRACEPT peut

ne pas être efficace en raison de la réduction

des concentrations plasmatiques de nelfinavir

chez les patients prenant ces médicaments en

concomitance.

Anticonvulsivants :

phénytoïne

phénytoïne

Les concentrations plasmatiques/sériques de

phénytoïne doivent être surveillées; il peut être

Monographie de VIRACEPT

MD

(mésylate de nelfinavir)

Page 23 de 52

Tableau 8 : Interactions médicamenteuses établies ou pouvant être cliniquement significatives :

une modification de la dose ou du traitement peut être recommandée selon les études menées sur

les interactions médicamenteuses (voir les tableaux 5 et 6 pour connaître l’importance de

l’interaction)

Classe thérapeutique

concomitante : nom du

médicament

Effet sur la

concentration

Commentaire clinique

nécessaire de régler la dose de phénytoïne

pour compenser la modification de la

concentration de phénytoïne.

Antidépresseurs :

trazodone

trazodone

L’emploi concomitant de la trazodone et de

VIRACEPT peut entraîner une augmentation

des concentrations plasmatiques de la

trazodone. Les effets indésirables suivants ont

été observés après l’administration

concomitante de trazodone et de ritonavir :

nausées, étourdissements, hypotension et

syncope. Si la trazodone est administrée en

concomitance avec un inhibiteur de la

CYP3A4 comme VIRACEPT, il faut faire

preuve de prudence et envisager d’administrer

une faible dose de trazodone.

Antimycobactériens :

rifabutine

rifabutine

nelfinavir

(750 mg 3 f.p.j.)

nelfinavir

(1250 mg 2 f.p.j.)

Il est recommandé de réduire de moitié la dose

habituelle de rifabutine lorsque celle-ci est

administrée avec VIRACEPT; VIRACEPT

devrait être administré à raison de 1250 mg

2 fois par jour lorsqu’il est administré en

concomitance avec la rifabutine.

Antipsychotiques :

quétiapine

quétiapine

VIRACEPT ne doit pas être administré avec

de la quétiapine. Compte tenu de l’inhibition

de la CYP3A4 par VIRACEPT, une

augmentation des concentrations de quétiapine

est à prévoir, ce qui peut entraîner des

manifestations indésirables graves et/ou

mortelles. Si l’administration concomitante se

révèle nécessaire, une surveillance et une

réduction de la dose de quétiapine peuvent

s’imposer (voir MISES EN GARDE ET

PRÉCAUTIONS, Généralités).

Antagonistes des récepteurs

de l’endothéline :

bosentan

bosentan

Amorcer le traitement par le bosentan à la

dose de 62,5 mg ou régler la dose à 62,5 mg,

1 f.p.j. ou aux 2 jours, selon la tolérabilité du

produit quand il est administré avec

VIRACEPT.

Inhibiteurs de la PDE-5 :

sildénafil, vardénafil et

sildénafil

vardénafil

Il faut faire preuve de prudence lorsqu’on

administre à la fois des inhibiteurs de la

Monographie de VIRACEPT

MD

(mésylate de nelfinavir)

Page 24 de 52

Tableau 8 : Interactions médicamenteuses établies ou pouvant être cliniquement significatives :

une modification de la dose ou du traitement peut être recommandée selon les études menées sur

les interactions médicamenteuses (voir les tableaux 5 et 6 pour connaître l’importance de

l’interaction)

Classe thérapeutique

concomitante : nom du

médicament

Effet sur la

concentration

Commentaire clinique

tadalafil

tadalafil

PDE-5 et des inhibiteurs de la protéase, tel le

nelfinavir.

L’administration concomitante de nelfinavir et

d’un inhibiteur de la PDE-5 risque

d’augmenter considérablement les

concentrations de l’inhibiteur de la PDE-5, ce

qui peut entraîner davantage d’effets

indésirables liés à ce dernier, par exemple

l’hypotension, une syncope, une altération de

la vision et le priapisme.

Emploi d’inhibiteurs de la PDE-5 dans les cas

d’hypertension artérielle pulmonaire :

L’emploi de sildénafil est contre-indiqué

dans les cas d’hypertension artérielle

pulmonaire (voir CONTRE-

INDICATIONS).

L’administration concomitante de tadalafil et

de VIRACEPT pour le traitement de

l’hypertension artérielle pulmonaire n’est pas

recommandée.

Emploi d’inhibiteurs de la PDE-5 dans les cas

de dysfonction érectile :

Le vardénafil ne devrait pas être administré

avec VIRACEPT.

Si l’emploi concomitant de VIRACEPT et

d’un inhibiteur de la PDE-5 est nécessaire, on

recommande d’administrer le sildénafil à

raison d’une dose unique maximale

n’excédant pas 25 mg en 48 heures ou le

tadalafil à raison d’une dose unique maximale

n’excédant pas 10 mg en 72 heures.

Une surveillance plus étroite des effets

indésirables est conseillée.

Monographie de VIRACEPT

MD

(mésylate de nelfinavir)

Page 25 de 52

Tableau 8 : Interactions médicamenteuses établies ou pouvant être cliniquement significatives :

une modification de la dose ou du traitement peut être recommandée selon les études menées sur

les interactions médicamenteuses (voir les tableaux 5 et 6 pour connaître l’importance de

l’interaction)

Classe thérapeutique

concomitante : nom du

médicament

Effet sur la

concentration

Commentaire clinique

On n’a pas réalisé d’études sur les interactions

médicamenteuses entre le nelfinavir et

d’autres inhibiteurs de la PDE-5.

Inhibiteurs de l’HMG-CoA

réductase :

atorvastatine

atorvastatine

Utiliser la dose la plus faible possible

d’atorvastatine en exerçant une surveillance

étroite. La dose totale d’atorvastatine ne doit

pas dépasser 40 mg/jour durant

l’administration concomitante avec

VIRACEPT.

Immunodépresseurs :

cyclosporine,

tacrolimus

immunodépresseurs

Les concentrations plasmatiques peuvent

augmenter avec VIRACEPT.

Stéroïdes par inhalation :

fluticasone

fluticasone

L’emploi concomitant du proprionate de

fluticasone et de VIRACEPT peut entraîner

une augmentation des concentrations

plasmatiques du proprionate de fluticasone. Il

faut faire preuve de prudence ou envisager des

solutions de rechange au proprionate de

fluticasone, particulièrement dans les cas

d’emploi à long terme.

Analgésiques narcotiques :

méthadone

méthadone

Il peut être nécessaire d’augmenter la dose de

méthadone lorsque celle-ci est administrée en

concomitance avec VIRACEPT.

Contraceptifs oraux :

éthinylestradiol

éthinylestradiol

D’autres méthodes de contraception doivent

être utilisées lorsque des contraceptifs oraux et

VIRACEPT sont administrés en

concomitance.

Antibiotiques macrolides :

azithromycine

azithromycine

Le réglage posologique de l’azithromycine

n’est pas recommandé, mais une surveillance

étroite des effets indésirables connus, par

exemple une anomalie des enzymes

hépatiques ou l’altération de l’ouïe, s’impose.

Capsules de gélatine molle (c.g.m.) de saquinavir

Sans objet

Non disponible

Monographie de VIRACEPT

MD

(mésylate de nelfinavir)

Page 26 de 52

Interactions médicament-aliment

Par rapport à ce qui se produit à l’état de jeûne, la prise d’aliments augmente l’exposition au

nelfinavir et en diminue la variabilité pharmacocinétique. VIRACEPT doit être pris avec un repas

(voir PHARMACOLOGIE DÉTAILLÉE).

Interactions médicament-herbe médicinale

Millepertuis : Le millepertuis (Hypericum perforatum) ou les produits à base de millepertuis ne

doivent pas être utilisés pendant un traitement par VIRACEPT. L’administration concomitante de

millepertuis et d’inhibiteurs de la protéase comme le nelfinavir risque de réduire substantiellement

les concentrations de l’inhibiteur de la protéase, ce qui peut entraîner l’obtention de concentrations

sous-optimales de nelfinavir et avoir plusieurs conséquences telles qu’une perte de la réponse

virologique et une résistance possible au nelfinavir ou à la classe des inhibiteurs de la protéase (voir

CONTRE-INDICATIONS).

Effets du médicament sur les résultats des épreuves de laboratoire

On n’a pas relevé d’interaction de cette nature.

POSOLOGIE ET MODE D’ADMINISTRATION

Posologie recommandée et réglage posologique

Adultes et adolescents (13 ans ou plus) : La dose recommandée de VIRACEPT (mésylate de

nelfinavir) en comprimés est de 1250 mg (sous forme de base libre; 5 comprimés dosés à 250 mg ou

2 comprimés dosés à 625 mg) 2 fois par jour ou 750 mg (3 comprimés dosés à 250 mg) 3 fois par

jour, par voie orale. VIRACEPT doit être pris avec un repas. On recommande d’utiliser VIRACEPT

en association avec d’autres antirétroviraux.

Personnes âgées (> 65 ans) : En raison du nombre insuffisant de sujets âgés de 65 ans ou plus

ayant participé aux études cliniques sur le nelfinavir, il est impossible de dire s’ils répondent au

traitement différemment des sujets plus jeunes (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS,

Personnes âgées).

Enfants (de 2 à 13 ans) : La dose orale recommandée de VIRACEPT chez les enfants de 2 à 13 ans

est de 25 à 30 mg/kg par dose, 3 fois par jour, avec un repas. La pharmacocinétique résultant de

l'administration biquotidienne de VIRACEPT chez l'enfant n'est pas assez bien établie pour

permettre de recommander l’administration 2 f.p.j.

Dans l’ensemble, l’exposition des enfants à VIRACEPT est très variable. Cette grande variabilité

peut découler d'une plus forte clairance que chez l’adulte et de difficultés reliées à l’observance et à

une ingestion insuffisante de nourriture au moment de l’administration (voir MISES EN GARDE

ET PRÉCAUTIONS, Enfants et PHARMACOLOGIE DÉTAILLÉE, Populations

particulières).

Monographie de VIRACEPT

MD

(mésylate de nelfinavir)

Page 27 de 52

Chez les enfants qui sont incapables de prendre des comprimés, on peut recourir à VIRACEPT en

poudre pour administration orale (voir Administration). La dose maximale recommandée est de

2500 mg par jour. Le professionnel de la santé doit déterminer la présentation et la posologie

appropriées à chaque patient. Les comprimés écrasés peuvent remplacer la poudre.

La dose pédiatrique recommandée de VIRACEPT qu’il faut administrer 3 fois par jour est décrite

au tableau 9.

Tableau 9 : Dose pédiatrique pour administration 3 fois par jour

Poids corporel

Nombre de

mesurettes

rases de 1 g

Nombre de

cuillères à thé

rases

Nombre de

comprimés

dosés à 250 mg

7 à < 8,5

15,5 à 18,5

8,5 à < 10,5

18,5 à < 23

1 ¼

10,5 à < 12

23 à < 26,5

1 ½

12 à < 14

26,5 à < 31

1 ¾

14 à < 16

31 à < 35

16 à < 18

35 à < 39,5

2 ¼

18 à < 23

39,5 à < 50,5

2 ½

≥ 23

≥ 50,5

3 ¾

Dose oubliée

Les patients doivent prendre la dose oubliée le plus tôt possible. Ils ne doivent pas doubler la dose.

Administration

Comprimés : Les patients qui ne peuvent avaler les comprimés peuvent les dissoudre, entiers ou

préalablement écrasés, dans une petite quantité d’eau, ou encore les écraser et les mélanger à une

petite quantité de nourriture. Une fois que les comprimés ont été mélangés à des aliments ou dissous

dans l’eau, la préparation doit être ingérée au complet pour obtenir la dose intégrale. Il est

recommandé d’avaler immédiatement le mélange dès qu’il a été préparé. Le patient doit rincer le

verre en ajoutant un peu d’eau et boire le tout pour s’assurer que la dose complète a été prise. Les

jus ou les aliments acides (p. ex., le jus d’orange, le jus de pomme ou la compote de pommes) ne

devraient pas être mélangés à VIRACEPT, car la préparation pourrait avoir un goût amer.

Reconstitution de la poudre orale : La poudre pour administration orale peut être mélangée à une

petite quantité d’eau, de lait, de préparation pour nourrissons, de préparation au soja, de lait de soja

ou de supplément diététique. Une fois mélangée, la préparation doit être entièrement consommée

Monographie de VIRACEPT

MD

(mésylate de nelfinavir)

Page 28 de 52

pour que toute la dose soit prise. Le mélange peut être conservé au réfrigérateur (entre 2 et 8 °C),

mais doit être administré dans les 6 heures qui suivent la préparation. Les jus ou les aliments acides

(p. ex., le jus d’orange, le jus de pomme ou la compote de pommes) ne devraient pas être mélangés

au médicament, car la préparation pourrait avoir un goût amer. VIRACEPT sous forme de poudre

orale ne doit pas être reconstitué avec de l’eau dans son contenant d’origine.

Monographie de VIRACEPT

MD

(mésylate de nelfinavir)

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SURDOSAGE

En cas de surdosage soupçonné, communiquez avec le centre antipoison de votre région.

L’expérience du surdosage aigu par VIRACEPT (mésylate de nelfinavir) chez les humains est

limitée. Aucun antidote spécifique n’existe contre le surdosage par VIRACEPT. L’administration

de charbon activé devrait être utilisée pour éliminer le médicament non absorbé. Étant donné que le

mésylate de nelfinavir se lie fortement aux protéines, la dialyse risque peu de contribuer

significativement à l’élimination du médicament dans la circulation sanguine.

MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE

Mode d’action

Le nelfinavir est un inhibiteur de la protéase du virus de l’immunodéficience humaine (VIH). La

protéase du VIH est une enzyme nécessaire au clivage protéolytique des précurseurs polyprotéiques

viraux des protéines individuelles isolées dans le VIH infectieux. Le nelfinavir se lie de façon

réversible au site actif de la protéase du VIH et l’empêche de scinder la polyprotéine gag-pol, ce qui

entraîne la formation de particules virales immatures, non infectieuses.

Pharmacodynamie

Activité antirétrovirale in vitro

L’activité antirétrovirale du nelfinavir in vitro a été démontrée contre des infections par le VIH

aiguës et/ou chroniques dans des lignées cellulaires lymphoblastiques, les lymphocytes circulants et

les monocytes/macrophages. Le nelfinavir s’est révélé efficace contre plusieurs souches et isolats

cliniques du VIH-1 en laboratoire, et contre la souche ROD du VIH-2. La CE

(concentration

efficace à 95 %) du nelfinavir a varié de 7 à 111 nM. Des études menées sur des associations

médicamenteuses comportant des inhibiteurs de la protéase ont montré que le nelfinavir avait des

interactions antagonistes avec l’indinavir, des interactions additives avec le ritonavir ou le

saquinavir, et des interactions synergiques avec l’amprénavir et le lopinavir. Une cytotoxicité

minime, voire nulle, a été observée pour tous ces inhibiteurs de la protéase utilisés seuls ou en

association avec le nelfinavir. Combiné à des inhibiteurs de la transcriptase inverse in vitro, le

nelfinavir a un effet antiviral additif (didanosine ou stavudine) ou synergique (zidovudine,

lamivudine, zalcitabine, abacavir, ténofovir, delavirdine, éfavirenz ou névirapine), sans

augmentation de la cytotoxicité.

Des isolats du VIH dotés d’une sensibilité réduite au nelfinavir ont été sélectionnés in vitro.

L’analyse génotypique d’une variante présentant une sensibilité 9 fois inférieure a révélé une seule

substitution dans la protéase du VIH, celle de l’asparagine (N) à l’acide aspartique (D), au niveau de

l’acide aminé 30 (D30N). Conformément aux résultats obtenus in vitro, le changement génotypique

Monographie de VIRACEPT

MD

(mésylate de nelfinavir)

Page 30 de 52

prédominant dans les isolats cliniques du VIH moins sensibles au nelfinavir est la substitution

D30N (voir VIROLOGIE).

Effets sur les paramètres électrocardiographiques

Les effets de VIRACEPT, administré à la dose recommandée de 1250 mg 2 fois par jour avec un

repas faible en gras (20 % de matières grasses), sur l’intervalle QTcF ont été évalués dans le cadre

d’une étude avec répartition aléatoire et permutation, comportant une comparaison avec placebo et

agent actif (moxifloxacine à 400 mg 1 fois par jour), menée auprès de 66 sujets sains. Les variations

maximales moyennes de l’intervalle QTcF observées après des délais égaux (limite supérieure de

l’intervalle de confiance à 95 %) par rapport au placebo et à la durée initiale corrigée ont été

inférieures à 10 millisecondes, soit le seuil de préoccupation sur le plan clinique. La même

observation a été notée lorsqu’on a administré une dose unique de 3125 mg de VIRACEPT à des

patients qui avaient reçu 1250 mg de VIRACEPT 2 fois par jour. À la dose de 3125 mg,

l’exposition s’est révélée 1,4 fois supérieure à celle obtenue à la dose de 1250 mg.

Aucun sujet des groupes de traitement n’a présenté un allongement de l’intervalle QTcF de

60 millisecondes ou plus, et aucun sujet n’a présenté un intervalle dépassant le seuil potentiellement

important sur le plan clinique de 500 millisecondes.

Pharmacocinétique

Absorption : L’administration d’une dose unique de 1250 mg de VIRACEPT (mésylate de

nelfinavir) en comprimés dosés à 250 mg (5 comprimés en tout) à des volontaires sains avec un

repas contenant de 125 à 1000 kilocalories, dont 20 à 50 % provenaient de matières grasses, a été

associée à une augmentation de l’ASC et de la C

du nelfinavir qui, par comparaison à

l’administration à jeun, étaient de 2,2 à 5,2 fois (ASC) et de 2,0 à 3,3 fois (C

) plus élevées. Chez

des volontaires sains recevant une seule dose de 1250 mg, les comprimés à 625 mg et à 250 mg

n’étaient pas bioéquivalents. Chez les sujets à jeun (n = 27), l’ASC et la C

du nelfinavir étaient

plus élevées de 34 % et de 24 % respectivement par suite de l’administration des comprimés à

625 mg. Lors d’une évaluation de la biodisponibilité relative chez des sujets qui n’étaient pas à jeun

(n = 28), l’ASC était plus élevée de 24 % pour les comprimés à 625 mg; la C

était comparable

pour les deux teneurs (voir PHARMACOLOGIE DÉTAILLÉE, Absorption, et EFFETS

INDÉSIRABLES). Pour en accroître la biodisponibilité et en réduire au minimum la variabilité

pharmacocinétique, le nelfinavir doit être pris avec un repas.

Distribution : Le volume de distribution apparent (Vd/F) du nelfinavir chez l’être humain adulte a

été d’environ 150 L, c.-à-d. 2 L/kg. Dans le sérum, le nelfinavir se lie très fortement aux protéines

(> 98 %). Tant chez l’être humain que chez l’animal, les volumes estimés de distribution ont

dépassé le volume total d’eau corporelle, indiquant une pénétration importante du nelfinavir dans

les tissus (voir PHARMACOLOGIE DÉTAILLÉE, Distribution).

Biotransformation : Le nelfinavir inchangé représentait 82 à 86 % de la radioactivité plasmatique

totale après l’administration d’une dose orale unique de 750 mg de nelfinavir marqué au

C. In

vitro, de multiples isoformes du cytochrome P450, y compris la CYP3A et la CYP2C19, sont

responsables de la biotransformation du nelfinavir. On a décelé dans le plasma un métabolite

Monographie de VIRACEPT

MD

(mésylate de nelfinavir)

Page 31 de 52

oxydatif principal et plusieurs métabolites secondaires. Le métabolite oxydatif principal exerce une

activité antivirale équivalente à celle de la molécule mère in vitro.

Élimination : La clairance estimée après l’administration de doses orales uniques (24-33 L/h) et

multiples (26-61 L/h) indique que le nelfinavir est un médicament doté d’une biodisponibilité

hépatique allant de moyenne à élevée. La demi-vie plasmatique terminale a en général été de 2,5 à

5 heures. La majeure partie (87 %) d’une dose orale de 750 mg renfermant du nelfinavir marqué au

C a été récupérée dans les selles. La radioactivité fécale comprenait le nelfinavir (22 %) et de

nombreux métabolites oxydatifs. Seulement 1 à 2 % de la dose ont été récupérés dans l’urine. Le

nelfinavir inchangé en composait la majeure partie.

Populations particulières et états pathologiques

Pharmacocinétique chez l’enfant : Les paramètres pharmacocinétiques du nelfinavir ont été

étudiés dans le cadre de 5 études chez des enfants de la naissance à 13 ans qui recevaient

VIRACEPT 2 ou 3 fois par jour. Le tableau 13 présente les résultats obtenus (voir

PHARMACOLOGIE DÉTAILLÉE, Populations particulières, Pharmacocinétique chez

l’enfant).

Insuffisance hépatique : La pharmacocinétique du nelfinavir après l’administration d’une dose

unique de 750 mg de VIRACEPT a été évaluée chez des patients présentant un dysfonctionnement

hépatique ainsi que chez des volontaires sains. Une augmentation de 49 à 69 % de l’ASC du

nelfinavir a été observée dans le groupe présentant un dysfonctionnement hépatique (classes A à C

de Child-Turcotte-Pugh) comparativement au groupe sain. La dose orale unique de 750 mg de

VIRACEPT s’est avérée sûre et a été bien tolérée par les sujets sains et les insuffisants hépatiques

participant à cette étude. Des recommandations posologiques précises pour VIRACEPT ne peuvent

être établies à partir des résultats de cette étude. Il est donc recommandé de mener des explorations

fonctionnelles hépatiques chez les patients présentant une insuffisance hépatique.

STABILITÉ ET CONSERVATION

Les comprimés et la poudre VIRACEPT pour administration orale doivent être conservés entre 15

et 30 °C dans un contenant hermétique conforme à la norme USP. L’exposition à des températures

d’à peine – 20 ºC pendant une période pouvant aller jusqu’à 24 heures n’a pas d’effet défavorable

sur la stabilité des comprimés VIRACEPT.

PRÉSENTATION, COMPOSITION ET CONDITIONNEMENT

Les comprimés VIRACEPT dosés à 625 mg de nelfinavir (sous forme de mésylate de nelfinavir)

sont de forme ovale, pelliculés et de couleur blanche; ils portent l’inscription « V » d’un côté et

« 625 » de l’autre. Offerts en flacons de plastique de 120 comprimés.

Les comprimés VIRACEPT dosés à 250 mg de nelfinavir (sous forme de mésylate de nelfinavir)

sont de couleur bleu pâle, ont la forme d’une capsule et sont enrobés d’une pellicule transparente;

ils portent l’inscription « VIRACEPT » d’un côté et « 250 mg » de l’autre. Offerts en flacons de

plastique contenant 270 ou 300 comprimés.

Monographie de VIRACEPT

MD

(mésylate de nelfinavir)

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VIRACEPT en poudre pour administration orale est une poudre édulcorée blanchâtre, contenant

50 mg de nelfinavir (sous forme de mésylate de nelfinavir) par mesurette rase (1 g). Offerte en

flacons multi-usages renfermant 144 g de poudre, avec mesurette.

Composition

Chaque comprimé renferme aussi les ingrédients inactifs courants suivants : silicate de calcium,

crospovidone, stéarate de magnésium, hypromellose et triacétine. Les comprimés dosés à 625 mg

renferment en plus de la silice colloïdale, et ceux dosés à 250 mg, du carmin d’indigo. La poudre

pour administration orale, renfermant 50 mg/g (sous forme de base libre de nelfinavir), est offerte

en flacons. La poudre pour administration orale renferme également des ingrédients inactifs :

cellulose microcristalline, maltodextrine, phosphate de potassium dibasique, crospovidone,

hypromellose, aspartame, palmitate de saccharose et arômes naturels et artificiels.

Monographie de VIRACEPT

MD

(mésylate de nelfinavir)

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PARTIE II : RENSEIGNEMENTS SCIENTIFIQUES

RENSEIGNEMENTS PHARMACEUTIQUES

Substance pharmaceutique

Dénomination commune :

mésylate de nelfinavir (dénomination adoptée aux États-Unis

[USAN])

nelfinavir (dénomination commune internationale [INN])

Nom chimique :

monométhanesulfonate (sel) de [3S-[2(2S*,3S*),3

]]-N-

(1,1-diméthyléthyl)décahydro-2-[2-hydroxy-3-[(3-hydroxy-2-

méthylbenzoyl)amino]-4-(phénylthio)butyl]-3-

isoquinoléinecarboxamide

monométhanesulfonate (sel) de (3S,4aS,8aS)-N-tert-butyl-2-

[(2R,3R)-2-hydroxy-3-(3-hydroxy-2-méthylbenzamide)-4-

(phénylsulfanyl)butyl]décahydroisoquinoléine-3-carboxamide

Formule moléculaire :

S.CH

Masse moléculaire :

663,90 (567,79 sous forme de base libre)

Formule développée :

AG1343

Description :

Le mésylate de nelfinavir est une poudre amorphe blanche ou

blanchâtre, légèrement soluble dans l’eau à un pH ≤ 4 et très soluble

dans le méthanol, l’éthanol, le 2-propanol et le propylèneglycol.

Point de fusion :

Aucun point de fusion n’est observé. Peu à peu, le composé devient

vitreux; il dégage un gaz, fond et se décompose entre 100 et 200 ºC.

Monographie de VIRACEPT

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(mésylate de nelfinavir)

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Valeurs de pKa et de pH :

Un pH de 4 a été obtenu pour une solution aqueuse de mésylate de

nelfinavir de 0,45 mg/mL. La valeur de pK

a été déterminée par

titrage potentiométrique :

= 6,00 ± 0,10

= 11,06 ± 0,10

Coefficient de partage :

Le log P de la base libre de nelfinavir AG1346 a été déterminé par

titrage potentiométrique. On a calculé le log P

octanol/eau

en comparant le

en solution aqueuse au pK

à l’octanol :

log P

octanol/eau

= 4,07 ± 0,2

log D @ pH 7,4 = 4,02

ESSAIS CLINIQUES

Essais cliniques

Dans l’étude clinique 542 décrite ci-dessous, le paramètre d’efficacité principal était le pourcentage

de patients présentant une concentration plasmatique de l’ARN du VIH inférieure au seuil de

détection. Le dosage était effectué selon la technique de RT-PCR (Amplicor) de Roche (seuil de

détection 400 copies/mL) et la technique PCR ultrasensible (seuil de détection 50 copies/mL). Dans

l’analyse présentée dans chaque figure, on considère que les patients ayant abandonné

prématurément l’étude pour une quelconque raison ou ayant une mesure manquante de l’ARN du

VIH, précédée ou suivie d’une valeur supérieure au seuil de détection, présentaient une charge

virale supérieure au seuil de détection au moment où les valeurs étaient manquantes.

Étude 542 : VIRACEPT 2 f.p.j. + stavudine + lamivudine comparativement à VIRACEPT 3 f.p.j. +

stavudine + lamivudine 3 f.p.j.

L’étude 542 est un essai en cours, mené sans insu et avec répartition aléatoire, comparant la

suppression de la charge virale obtenue avec VIRACEPT à 1250 mg 2 f.p.j. par rapport à

VIRACEPT à 750 mg 3 f.p.j. chez des patients recevant également de la stavudine (d4T; 30 à 40 mg

2 f.p.j.) et de la lamivudine (150 mg 2 f.p.j.). L’âge médian de ces patients était de 36 ans; 84 %

étaient des hommes et 91 % étaient de race blanche. Les patients avaient été traités pendant moins

de 6 mois par des inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse et n’avaient jamais reçu

d’inhibiteurs de la protéase. Globalement, au départ, le nombre moyen de CD

était de

296 cellules/mL

, et la concentration plasmatique moyenne de l’ARN du VIH était de

5 log

copies/mL (100 706 copies/mL).

Les résultats ne révèlent aucune différence significative quant au nombre moyen de CD

entre les

groupes traités; les augmentations moyennes du nombre de CD

par rapport au départ pour le

groupe suivant le schéma biquotidien et pour le groupe suivant le schéma triquotidien étaient de

150 cellules/mm

à 24 semaines et d’environ 200 cellules/mm

à 48 semaines.

Monographie de VIRACEPT

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(mésylate de nelfinavir)

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Tableau 10 : Résultats du traitement aléatoire après 48 semaines (étude 542)

Résultats

VIRACEPT 1250 mg

2 f.p.j.

VIRACEPT 750 mg

3 f.p.j.

Nombre de patients évaluables*

Charge virale < 400 copies/mL

198 (61 %)

111 (58 %)

Charge virale > 400 copies/mL

46 (14 %)

22 (11 %)

Abandons imputables à la

toxicité de VIRACEPT**

9 (3 %)

2 (1 %)

Abandons imputables à la

toxicité d’autres

antirétroviraux**

3 (1 %)

3 (2 %)

Autres***

67 (21 %)

54 (28 %)

Douze patients suivant le schéma biquotidien et 14 patients suivant le schéma triquotidien n’ont

pas encore atteint 48 semaines de traitement.

** Ces chiffres ne reflètent que les effets toxiques limitant les doses qui ont été considérés comme

étant le motif initial d’échec thérapeutique lors de l’analyse (voir EFFETS INDÉSIRABLES pour

obtenir une description du tableau d’innocuité de ces schémas).

*** Retraits du consentement, patients perdus de vue, maladie intercurrente, inobservance

thérapeutique ou valeurs manquantes : tous considérés comme des échecs.

Dans l’étude clinique 511 décrite ci-dessous, le paramètre d’efficacité principal était le pourcentage

de patients présentant une charge virale < 400 copies/mL, d’après le dosage RT-PCR (Amplicor) de

Roche. Dans l’analyse présentée dans chaque figure, on considère que les patients ayant abandonné

prématurément l’étude pour une quelconque raison ou ayant une mesure manquante de la charge

virale, précédée ou suivie d’une valeur supérieure au seuil de détection, présentaient une charge

virale supérieure à 400 copies/mL au moment où les valeurs étaient manquantes.

Étude 511 : VIRACEPT + zidovudine (ZDV) + lamivudine comparativement à zidovudine +

lamivudine

L’étude 511 était un essai à double insu, avec répartition aléatoire et comparatif avec placebo,

effectué auprès de patients infectés par le VIH-1 n’ayant encore jamais été traités par des

antirétroviraux. Au départ, les patients ont été affectés de façon aléatoire à l’un des 3 groupes de

traitement : VIRACEPT à 500 mg 3 f.p.j. plus zidovudine (ZDV à 200 mg 3 f.p.j.) plus lamivudine

(150 mg 2 f.p.j.); VIRACEPT à 750 mg 3 f.p.j. plus zidovudine (ZDV à 200 mg 3 f.p.j.) plus

lamivudine (150 mg 2 f.p.j.) ou zidovudine (200 mg 3 f.p.j.) plus lamivudine (150 mg 3 f.p.j.)

uniquement. L’âge médian de ces patients était de 35 ans; 89 % étaient des hommes et 78 % étaient

de race blanche. L’ARN viral sérique moyen au départ était de 5,21 log

copies/mL

(160 394 copies/mL) et la numération moyenne des CD

au départ pour tous les patients était de

288 cellules/mm

. Après 24 semaines de traitement, les patients affectés initialement au hasard à la

zidovudine-lamivudine-placebo ont reçu, après répartition aléatoire, soit VIRACEPT à 750 mg, soit

VIRACEPT à 500 mg au lieu du placebo.

Monographie de VIRACEPT

MD

(mésylate de nelfinavir)

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Après 48 semaines, environ 75 % des patients du groupe VIRACEPT à 750 mg 3 f.p.j. plus

zidovudine et lamivudine présentaient une charge virale inférieure au seuil de détection

(< 400 copies/mL), selon une analyse en cours de traitement. La numération des CD

a révélé une

augmentation moyenne de 198 cellules/μL chez les patients du groupe VIRACEPT à 750 mg.

VIROLOGIE

Mode d’action : La protéase du VIH est une enzyme nécessaire au clivage protéolytique des

précurseurs polyprotéiques viraux des protéines individuelles du VIH infectieux. Le clivage de ces

polyprotéines virales est essentiel à la maturation du virus infectieux. Le nelfinavir se lie aux sites

actifs de la protéase du VIH et empêche le clivage des polyprotéines, ce qui entraîne la formation de

particules virales immatures, non infectieuses.

Activité antivirale in vitro : L’activité antirétrovirale du nelfinavir in vitro a été démontrée contre

des infections par le VIH aiguës et/ou chroniques dans des lignées cellulaires lymphoblastiques, les

lymphocytes circulants et les monocytes/macrophages. Le nelfinavir s’est révélé efficace contre

plusieurs souches et isolats cliniques du VIH-1 en laboratoire, et contre la souche ROD du VIH-2.

La CE

(concentration efficace à 95 %) du nelfinavir a varié de 7 à 111 nM. Des études menées sur

des associations médicamenteuses comportant des inhibiteurs de la protéase ont montré que le

nelfinavir avait des interactions antagonistes avec l’indinavir, des interactions additives avec le

ritonavir ou le saquinavir, et des interactions synergiques avec l’amprénavir et le lopinavir. Une

cytotoxicité minime, voire nulle, a été observée pour tous ces inhibiteurs de la protéase utilisés seuls

ou en association avec le nelfinavir. Combiné à des inhibiteurs de la transcriptase inverse in vitro, le

nelfinavir a un effet antiviral additif (didanosine ou stavudine) ou synergique (zidovudine,

lamivudine, zalcitabine, abacavir, ténofovir, delavirdine, éfavirenz ou névirapine), sans

augmentation de la cytotoxicité.

Résistance aux médicaments : Des isolats du VIH dotés d’une sensibilité réduite au nelfinavir ont

été sélectionnés in vitro. L’analyse génotypique d’une variante présentant une sensibilité 9 fois

inférieure a révélé une substitution unique d’un groupement acide aspartique (D) par un groupement

acide asparagine (N) dans la protéase du VIH au niveau du résidu l’acide aminé 30 (D30N). Les

changements génotypiques des gènes de la protéase du VIH provenant de 58 patients inscrits à des

essais de phase I/II ont également été examinés. Conformément aux résultats obtenus in vitro, le

changement génotypique prédominant dans les isolats cliniques du VIH moins sensibles au

nelfinavir est la substitution D30N. Dans un sous-ensemble de ces patients (16 sur 55) suivis

pendant une période maximale de 44 semaines, cette substitution s’est maintenue. Dans une étude in

vitro sur 55 isolats résistants, certaines des mutations décrites pour d’autres inhibiteurs de la

protéase n’ont pas été observées (G48V, V82F/T, 184V) ou ne l’ont été qu’à l’occasion (L90M,

3 isolats sur 55). La fréquence globale de la mutation D30N dans la protéase virale chez les patients

évaluables (n = 157) recevant du nelfinavir seul ou en association avec la zidovudine et la

lamivudine ou la stavudine était de 54,8 %. La fréquence globale des autres mutations associées à la

principale résistance aux inhibiteurs de la protéase était de 9,6 % pour la substitution L90M, tandis

que les substitutions aux positions 48, 82 ou 84 n’ont pas été observées. La substitution L90M a été

observée moins souvent, et son émergence ouvre une seconde voie d’acquisition de sensibilité

réduite au nelfinavir qui pourrait n’avoir aucun rapport avec la mutation D30N.

Monographie de VIRACEPT

MD

(mésylate de nelfinavir)

Page 37 de 52

Résistance croisée à d’autres antirétroviraux : Études non cliniques - La résistance croisée entre le

nelfinavir et les inhibiteurs de la transcriptase inverse est peu susceptible de se produire, compte

tenu des différentes cibles enzymatiques en jeu. Des isolats montrant une forte résistance à la

zidovudine, à la lamivudine ou à la névirapine sont demeurés sensibles au nelfinavir in vitro. Des

isolats de VIH recombinant provenant de patients et renfermant la mutation D30N (n = 4) et

démontrant une forte résistance (plus de 10 fois supérieure) au nelfinavir sont demeurés sensibles

(résistance moins de 2,5 fois inférieure) au saquinavir, à l’indinavir, au lopinavir et à l’amprénavir

in vitro. Des isolats de VIH recombinant provenant de patients et renfermant la mutation L90M

(n = 8) ont démontré une résistance allant de modérée à élevée au nelfinavir et ont présenté

différents degrés de sensibilité au saquinavir, à l’indinavir, au lopinavir et à l’amprénavir in vitro.

Six isolats cliniques renfermant la substitution D30N n’ont révélé aucune variation de la sensibilité

au saquinavir, au ritonavir, à l’indinavir ou à l’amprénavir in vitro. De plus, un virus VIH

recombinant renfermant la substitution D30N a manifesté une sensibilité moindre au nelfinavir, tout

en conservant son entière sensibilité aux autres inhibiteurs de la protéase. La plupart des isolats de

VIH recombinant provenant de patients et présentant des signes phénotypiques et génotypiques de

sensibilité réduite (plus de 2,5 fois) au lopinavir, à l’amprénavir, au saquinavir et/ou à l’indinavir

ont démontré, in vitro, une forte résistance croisée au nelfinavir. Les mutations associées à la

résistance à d’autres inhibiteurs de la protéase (p. ex., G48V, V82A/F/T, 184V, L90M) ont semblé

conférer une forte résistance croisée au nelfinavir.

Études cliniques – Aucune étude contrôlée ou comparative n’a été menée sur la réponse virologique

à des traitements ultérieurs comprenant des inhibiteurs de la protéase chez des patients ne répondant

plus à un traitement par le nelfinavir. Cependant, la réponse virologique a été évaluée dans une

étude prospective comprenant un groupe de traitement de 26 patients traités intensivement par des

inhibiteurs de la transcriptase inverse (moyenne de 2,9) et qui avaient reçu VIRACEPT pendant une

période moyenne de 59,7 semaines; ces patients sont passés à un traitement comprenant du ritonavir

(400 mg, 2 fois par jour) et du saquinavir en capsules de gélatine dure (400 mg, 2 fois par jour)

après avoir cessé de répondre à VIRACEPT pendant une période prolongée (médiane de

48 semaines). L’analyse séquentielle des isolats du VIH-1 avant le passage à l’autre traitement a

montré une substitution D30N chez 18 patients et une substitution L90M chez 6 patients. Les sujets

sont demeurés sous traitement pendant une période moyenne de 48 semaines (plage : 40 à 56

semaines). Dix-sept sujets sur 26 (65 %) et 13 sujets sur 26 (50 %) ont répondu au traitement en

présentant une charge virale inférieure au seuil de détection (charge virale < 500 copies/mL, bDNA

de Chiron) à 24 et 48 semaines, respectivement.

PHARMACOLOGIE DÉTAILLÉE

Pharmacocinétique

Absorption :

On trouve au tableau 11 le résumé des paramètres pharmacocinétiques du nelfinavir (ASC des

concentrations plasmatiques en fonction du temps durant une période de 24 heures à l’état

d’équilibre [ASC

24 h

], concentrations plasmatiques maximales [C

], concentrations minimales

mesurées le matin et le soir [C

]), qui ont été tirés d’une étude de pharmacocinétique réalisée

Monographie de VIRACEPT

MD

(mésylate de nelfinavir)

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auprès de patients infectés par le VIH et comportant l’administration de doses multiples de 1250 mg

(5 comprimés à 250 mg), 2 fois par jour, pendant 28 jours (10 patients) et de 750 mg (3 comprimés

à 250 mg), 3 fois par jour, pendant 28 jours (11 patients).

Tableau 11 : Résumé d’une étude de pharmacocinétique menée chez des patients infectés par

le VIH comportant l’administration de doses multiples de 1250 mg, 2 fois par jour, pendant

28 jours et de 750 mg, 3 fois par jour, pendant 28 jours

Schéma

h/L)

(mg/L)

mesurée le

matin (mg/L)

mesurée

l’après-midi ou

le soir (mg/L)

1250 mg 2 f.p.j.

52,8 ± 15,7

4,0 ± 0,8

2,2 ± 1,3

0,7 ± 0,4

750 mg 3 f.p.j.

43,6 ± 17,8

3,0 ± 1,6

1,4 ± 0,6

1,0 ± 0,5

Les données présentées correspondent aux moyennes ± écart type.

La différence entre les concentrations minimales mesurées le matin et l’après-midi ou le soir pour

les schémas triquotidiens et biquotidiens a également été observée chez des volontaires sains ayant

reçu le médicament à intervalles précis de 8 ou 12 heures.

Chez des volontaires sains recevant une seule dose de 1250 mg, les comprimés à 625 mg et à

250 mg n’étaient pas bioéquivalents. Chez les sujets à jeun (n = 27), l’ASC et la C

du nelfinavir

étaient plus élevées de 34 % et de 24 % respectivement par suite de l’administration des comprimés

à 625 mg. Lors d’une évaluation de la biodisponibilité relative chez des sujets qui n’étaient pas à

jeun (n = 28), l’ASC était de 24 % plus élevée pour les comprimés à 625 mg; la C

était

comparable pour les deux teneurs (de 15 % plus élevée pour les comprimés à 625 mg) (voir

EFFETS INDÉSIRABLES).

Chez des volontaires sains qui n’étaient pas à jeun et qui ont reçu une seule dose de 750 mg, les

concentrations de nelfinavir après l’administration de comprimés à 250 mg étaient comparables à

celles obtenues après l’administration de la poudre pour administration orale.

Effet des aliments sur l’absorption orale :

Par rapport à ce qui se produit à l’état de jeûne, la prise d’aliments augmente l’exposition au

nelfinavir et en diminue la variabilité pharmacocinétique. Le tableau 12 résume les résultats obtenus

lors d’une étude menée chez des volontaires sains, à jeun ou non (3 repas différents), qui ont reçu

une seule dose de 1250 mg de VIRACEPT à raison de 5 comprimés à 250 mg.

Monographie de VIRACEPT

MD

(mésylate de nelfinavir)

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Tableau 12 : Variations de l’ASC, de la C

max

et du T

max

du nelfinavir chez des sujets non à

jeun par rapport à des sujets à jeun, à la suite de l’administration d’une seule dose de 1250 mg

de VIRACEPT (5 comprimés à 250 mg)

Nombre

de Kcal

% de

matières

grasses

Nombre de

sujets

Facteur

d’augmentation

de l’ASC

Facteur

d’augmentation

de la C

Prolongation

du Tmax (h)

1,00

2,00

1000

2,00

Aucune étude portant sur l’effet des aliments n’a été menée avec les comprimés à 625 mg.

Toutefois, d’après une comparaison croisée (n = 26 sujets non à jeun vs n = 26 sujets à jeun) après

l’administration d’une seule dose de 1250 mg de nelfinavir, la nourriture aurait des effets

comparables sur les comprimés de nelfinavir à 625 mg et sur les comprimés à 250 mg. VIRACEPT

doit être pris avec un repas.

Distribution : Tant chez l’animal que chez l’être humain, les volumes de distribution estimés (2-

7 L/kg) excédaient l’eau corporelle totale, suggérant une pénétration importante du nelfinavir dans

les tissus. Bien qu’aucune étude n’ait été menée chez l’être humain, des expériences, menées chez

le rat avec une dose unique de 50 mg/kg de nelfinavir marqué au

C, ont révélé que les

concentrations cérébrales dépassaient considérablement la CE

in vitro pour l’activité antivirale. Le

nelfinavir se lie très fortement aux protéines sériques (≥ 98 %). Des concentrations plasmatiques

élevées de saquinavir font augmenter le pourcentage de nelfinavir libre in vitro.

Populations particulières :

Pharmacocinétique chez l’enfant : Les paramètres pharmacocinétiques du nelfinavir ont été

étudiés dans le cadre de 5 études chez des enfants de la naissance à 13 ans qui recevaient le

nelfinavir 2 ou 3 fois par jour. Le tableau 13 présente un résumé des schémas posologiques et des

correspondantes (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS et POSOLOGIE ET

MODE D’ADMINISTRATION).

Monographie de VIRACEPT

MD

(mésylate de nelfinavir)

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Tableau 13 : Résumé des ASC

24

du nelfinavir à l’état d’équilibre chez des enfants

N° de protocole

Schéma

posologique

Âge

(années)

h/L)

(IC à 95 %)

AG1343-524

20 mg/kg

3 f.p.j.

48,3

(34,0-68,4)

AG1343-556

25-35 mg/kg

3 f.p.j.

(9,0-121)

PACTG-725

55 mg/kg

2 f.p.j.

89,9

(50,4-160)

PENTA 7

40 mg/kg

3 f.p.j.

33,0

(22,5-48,4)

PENTA 7

75 mg/kg

2 f.p.j.

33,8

(26,6-42,9)

PACTG-353

40 mg/kg

2 f.p.j.

1-6 semaines

36,5

(26,4-50,5)

N = nombre de sujets dont les paramètres pharmacocinétiques étaient évaluables

L’ASC

présentée correspond à la moyenne géométrique.

Chez les enfants de 2 à 13 ans, l’élimination du nelfinavir administré par voie orale est environ de 2

à 3 fois plus élevée que chez l’adulte. L’administration de VIRACEPT (mésylate de nelfinavir) sous

forme de poudre pour administration orale ou de comprimés avec des aliments, à une dose

approximative de 25 à 30 mg/kg 3 fois par jour, donne lieu à des concentrations plasmatiques à

l’état d’équilibre semblables à celles qu’on observe chez les adultes qui reçoivent de 500 à 750 mg

3 fois par jour.

Interactions médicamenteuses (voir aussi INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES)

Chez l’humain, la biotransformation du nelfinavir se fait principalement par les isoenzymes CYP3A

et CYP2C19. L’aptitude éventuelle du nelfinavir à inhiber les principales isoformes du cytochrome

P450 humain (CYP3A, CYP2C19, CYP2D6, CYP2C9, CYP1A2 et CYP2E1) a fait l’objet de

recherches in vitro. Seule la CYP3A a été inhibée aux concentrations de l’intervalle thérapeutique;

toutefois, le nelfinavir a été un inhibiteur moins puissant de la CYP3A (K

plus élevé) en

comparaison avec d’autres inhibiteurs connus (tableau 14).

Monographie de VIRACEPT

MD

(mésylate de nelfinavir)

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Tableau 14

Comparaison de l’inhibition de la CYP3A

*

dans les microsomes hépatiques humains

Inhibiteur

(µM)

Ritonavir

Kétoconazole

Indinavir

Saquinavir

Nelfinavir

* Toutes les expériences ont été effectuées à l’aide de microsomes d’hommes et de femmes

regroupés en fonction d’une évaluation de l’activité de la testostérone 6ß-hydroxylase.

TOXICOLOGIE

Toxicité aiguë

La dose sans effet nocif observé (DSENO) a été > 500 mg/kg chez la souris et chez le rat, et la DL

dépassait 5000 mg/kg lorsque le nelfinavir a été évalué chez le rat sous forme de base libre.

Études de toxicité au moyen de doses répétées

Chez des rats traités par des doses de mésylate de nelfinavir pouvant atteindre 1000 mg/kg/jour

pendant un maximum de 26 semaines, on n’a noté aucune mortalité liée au traitement et aucun

signe, macroscopique ou microscopique, évocateur d’une intoxication systémique. Des

augmentations du poids du foie, de même qu’une hypertrophie liée à la dose des cellules

folliculaires de la thyroïde, ont été associées à une stimulation métabolique dans le foie attribuée au

composé. Ces observations ont été partiellement réversibles chez les animaux après une période de

repos thérapeutique de 4 semaines. Des concentrations plasmatiques de nelfinavir allant de 15 à

17 µg/mL ont été enregistrées à la dose la plus élevée, bien que l’administration à répétition du

médicament chez ces espèces ait toujours conduit à une réduction des taux sanguins.

Quatre études de toxicité, d’une durée de 1, 2, 4 et 26 semaines, ont été effectuées conformément

aux BPL pour vérifier l’effet de doses répétées de nelfinavir administrées à des singes cynomolgus;

les doses maximales utilisées atteignaient 800 mg/kg/jour, soit la dose quotidienne maximale

pouvant être administrée. La posologie biquotidienne a été employée dans la majorité des études

afin de maximiser l’exposition systémique. Dans le cadre de l’étude de 28 jours, qui portait sur des

doses allant jusqu’à 150 mg/kg/jour, aucun effet clinique indésirable ni signe de toxicité systémique

n’a été noté. Tout au long du traitement, les taux plasmatiques se sont maintenus dans l’intervalle

thérapeutique appliqué à l’être humain. Dans le cadre d’une étude de 26 semaines portant sur des

doses de 100, 250 et 800 mg/kg/jour, le nelfinavir en traitement prolongé (surtout après

18 semaines) à raison de 250 ou de 800 mg/kg/jour a été associé à une fréquence accrue de selles

molles. Trois animaux recevant la dose la plus élevée (800 mg/kg/jour) et 1 animal recevant la dose

intermédiaire (250 mg/kg/jour) ont été sacrifiés avant la fin de la période de traitement en raison de

la perte de poids, de la consommation alimentaire réduite et de la détérioration de leur état de santé

en général. Ces animaux ont présenté des signes histopathologiques concordant avec le stress, alliés

à une entérite ou à une inflammation mineure des voies digestives. Un autre animal qui présentait

Monographie de VIRACEPT

MD

(mésylate de nelfinavir)

Page 42 de 52

des symptômes similaires a été soigné avec succès au moyen d’un traitement oral de 10 jours par le

sulfate de néomycine, un antibiotique à absorption non systémique. Ce résultat donne à penser que

les effets indésirables observés étaient d’origine locale, résultant probablement d’une perturbation

de la microflore intestinale. L’exposition gastro-intestinale (en mg/kg) aux doses les plus élevées a

été d’environ 20 fois plus grande que chez l’être humain à la dose recommandée.

Chez le singe, d’autres anomalies ont été mineures ou d’une portée toxicologique incertaine,

notamment une réduction de l’activité de la bilirubine et des phosphatases alcalines. On n’a noté

aucun signe histopathologique, sauf dans le cas de 2 animaux traités par des doses élevées qui ont

présenté des réactions gastro-intestinales semblables à celles des animaux qui n’ont pas reçu tout le

traitement décrit précédemment. Aucune atteinte rénale ni hépatique n’a été associée au traitement

par le nelfinavir.

Fertilité et reproduction

Aucun effet relié au nelfinavir n’a été observé sur l’accouplement, tant chez le mâle que chez la

femelle, ni sur les indices de fertilité ou la survie intra-utérine des embryons F

, lors d’une étude

portant sur la fertilité et le début du développement embryonnaire chez le rat à des doses pouvant

atteindre 1000 mg/kg/jour. De même, aucun effet touchant la mère ou le développement fœtal n’a

été noté lors d’une étude portant sur le développement fœto-embryonnaire chez le rat à des doses

pouvant atteindre 1000 mg/kg/jour. Dans une autre étude menée chez le lapin, l’administration de

doses de nelfinavir pouvant atteindre 1000 mg/kg/jour (toxique pour la mère) n’a pas eu d’effets sur

le développement du fœtus. Toutefois, même à la dose la plus élevée, l’exposition systémique au

nelfinavir a été nettement moindre chez les lapins que celle atteinte chez l’humain par suite de

l’administration de VIRACEPT aux doses thérapeutiques recommandées. Dans une étude portant

sur le développement périnatal et post-natal menée chez le rat, aucun effet relié au nelfinavir,

administré à des doses pouvant atteindre 1000 mg/kg/jour, n’a été noté sur la grossesse, la

parturition ou la lactation de la génération F

, ni sur la croissance, la viabilité, le développement ou

le rendement reproducteur de la génération F

. Les analyses de toxicocinétique ont révélé que

l’absorption du mésylate de nelfinavir chez des rates gravides était comparable à celle observée

chez les femelles non gravides, et les données préliminaires d’une étude sur la sécrétion lactée a

permis d’établir que le mésylate de nelfinavir est excrété dans le lait à des taux semblables à ceux

décelés dans le plasma.

Carcinogénicité et mutagénicité

Dans une étude de carcinogénicité d’une durée de 2 ans, des doses de nelfinavir de 0, 100, 300 et

1000 mg/kg/jour ont été administrées à des rats par gavage oral. Les concentrations plasmatiques

(ASC) du nelfinavir obtenues chez les animaux ayant reçu de fortes doses étaient de 3 à 4 fois

supérieures à celles observées chez l’être humain dans l’intervalle thérapeutique recommandé

(750 mg 3 f.p.j. ou 1250 mg 2 f.p.j.). Les résultats histopathologiques associés au traitement se

limitaient à une hyperplasie des cellules folliculaires, à des adénomes et à des carcinomes

thyroïdiens chez les rats mâles aux doses de 300 et de 1000 mg/kg/jour et chez les rates à des doses

de 1000 mg/kg/jour. Les diverses évaluations menées n’ont pu mettre au jour le mécanisme de

prolifération des cellules folliculaires ayant entraîné la formation de néoplasmes dans cette étude.

De plus, les effets d’un traitement prolongé par le nelfinavir sur des rats correspondent à une

induction des enzymes microsomiques. On sait que l’induction des enzymes microsomiques causée

Monographie de VIRACEPT

MD

(mésylate de nelfinavir)

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par différentes molécules prédispose les rats, mais non les humains, aux néoplasmes thyroïdiens.

D’après les nombreuses données dont on dispose, il est peu probable que le nelfinavir soit

cancérigène chez l’être humain. Par ailleurs, le nelfinavir n’a montré aucun pouvoir mutagène ni

clastogène dans la batterie de tests in vitro et in vivo effectués, notamment la mutagenèse

microbienne (test d’Ames), l’analyse du lymphome de la souris, l’étude des aberrations

chromosomiques dans les lymphocytes humains et le test du micronoyau chez le rat in vivo.

Monographie de VIRACEPT

MD

(mésylate de nelfinavir)

Page 44 de 52

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IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

Monographie de VIRACEPT

MD

(mésylate de nelfinavir)

Page 47 de 52

PARTIE III : RENSEIGNEMENTS POUR LE

CONSOMMATEUR

PR

VIRACEPT

MD

Comprimés à 250 mg et à 625 mg de nelfinavir

(sous forme de mésylate de nelfinavir)

Poudre à 50 mg/g de nelfinavir

(sous forme de mésylate de nelfinavir)

Le présent dépliant constitue la troisième et dernière

partie de la « monographie de produit » publiée par suite

de

l’homologation

de

VIRACEPT

pour

la

vente

au

Canada,

et

s’adresse

tout

particulièrement

aux

consommateurs. Le présent dépliant n’est qu’un résumé

et ne donne donc pas tous les renseignements pertinents

au

sujet

de

VIRACEPT.

Votre

médecin

votre

pharmacien sont vos principales sources d’information en ce

qui a trait à votre santé et au médicament que vous prenez.

Pour toute question au sujet de votre santé, des médicaments

que vous prenez ou des renseignements présentés dans ce

dépliant,

communiquez

avec

votre

médecin

votre

pharmacien.

AU SUJET DE CE MÉDICAMENT

Les raisons d’utiliser ce médicament :

VIRACEPT est le nom commercial d’un agent antiviral

appelé mésylate de nelfinavir. Il fait partie d’une classe de

médicaments

appelés

inhibiteurs

de

la

protéase.

VIRACEPT est un élément important de votre traitement

anti-VIH.

agit

contre

virus

l’immunodéficience

humaine

(VIH)

contribuant

réduire

nombre

particules de VIH dans le sang.

Votre médecin vous a prescrit VIRACEPT parce que vous

avez contracté une infection par le VIH. L’infection par le

VIH est une maladie qui se propage par contact avec le sang

ou par contact sexuel avec une personne infectée.

VIRACEPT

doit

être

pris

association

avec

d’autres

antirétroviraux.

Cette

association

médicamenteuse

s’est

révélée apte à réduire de façon significative le nombre de

particules de VIH dans le sang et à accroître sensiblement le

nombre de cellules CD

circulantes.

Ce produit a été prescrit spécialement à votre intention.

Vous ne devez le partager avec personne d’autre.

VIRACEPT n’est pas un traitement curatif contre l’infection

sida.

personnes

prennent

VIRACEPT ne sont pas à l’abri des infections opportunistes

d’autres

maladies

associées

VIH,

comme

pneumonie,

infections

virus

l’herpès,

infections par le complexe Mycobacterium avium (MAC) et

maladie

Kaposi.

Vous

devez,

conséquent,

demeurer sous les soins de votre médecin pendant votre

traitement par VIRACEPT.

Le traitement par VIRACEPT ne s’est pas révélé apte à

réduire le risque de transmission du VIH par contacts

sexuels ou par le sang contaminé. Continuez d’avoir des

relations sexuelles protégées et évitez de réutiliser ou

d’échanger des aiguilles. Même lorsque vous prenez des

médicaments anti-VIH et que votre charge virale est

« indétectable »,

vous êtes encore porteur du VIH et

pouvez transmettre le virus à d’autres personnes. Il est

donc très important de prendre des précautions pour

éviter la transmission du VIH.

Les effets de ce médicament :

VIRACEPT est un médicament qui s’oppose à l’action

d’une enzyme appelée protéase du VIH, ce qui empêche

les protéines virales de se former normalement. Cet effet

entraîne la formation de particules virales immatures,

non infectieuses, et contribue à réduire l’infection.

Les circonstances où il est déconseillé d’utiliser ce

médicament :

Vous ne devez pas prendre VIRACEPT si vous êtes

allergique ou manifestez une hypersensibilité au

nelfinavir ou à l’un des ingrédients qui entrent dans

la composition du produit (voir Les ingrédients non

médicinaux importants).

Vous êtes traité à l’aide d’un ou de plusieurs des

médicaments suivants :

Classe thérapeutique

Médicaments

- prokinétiques gastro-intestinaux

cisapride*

- antiarythmiques

amiodarone,

quinidine

- dérivés de l’ergot de seigle

dihydroergotamine,

ergonovine,

ergotamine,

méthylergonovine

- sédatifs/hypnotiques

midazolam,

triazolam

- inhibiteurs de l’HMG-CoA

lovastatine,

réductase

simvastatine

- produits à base d’herbes

millepertuis

médicinales

(Hypericum

perforatum)

- antagonistes des récepteurs

alfuzosine

α1-adrénergiques

- inhibiteurs de la PDE-5

sildénafil, lorsqu’il

est utilisé dans le

traitement de

l’hypertension

artérielle pulmonaire

(HTAP)

- antimycobactériens

rifampine

- antipsychotiques

lurasidone, pimozide

* Ce médicament n’est plus commercialisé au Canada

L’ingrédient médicinal :

Le mésylate de nelfinavir

IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

Monographie de VIRACEPT

MD

(mésylate de nelfinavir)

Page 48 de 52

Les ingrédients non médicinaux importants :

crospovidone.

Chaque

comprimé

pelliculé

VIRACEPT renferme aussi les ingrédients non médicinaux

suivants :

silicate

calcium,

stéarate

magnésium,

hypromellose et triacétine. Les comprimés dosés à 625 mg

renferment en plus de la silice colloïdale, et ceux dosés à

250 mg, du carmin d’indigo.

VIRACEPT en poudre pour administration orale renferme

également

ingrédients

médicinaux

suivants :

cellulose

microcristalline,

maltodextrine,

phosphate

potassium dibasique, hypromellose, aspartame, palmitate de

saccharose et arômes naturels et artificiels.

La présentation :

Comprimés pelliculés dosés à 250 et à 625 mg de nelfinavir

(sous forme de mésylate de nelfinavir);

Poudre pour administration orale dosée à 50 mg/g de

nelfinavir (sous forme de mésylate de nelfinavir).

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS

Consultez votre professionnel de la santé avant de prendre

VIRACEPT si :

vous avez des problèmes de santé, y compris une

maladie du foie, des troubles de saignement

(hémophilie) ou le diabète;

vous prenez des médicaments, qu’il s’agisse de

médicaments en vente libre, de produits à base

d’herbe médicinale, de produits de santé naturels

ou de drogues, car de nombreux médicaments et

drogues entravent l’action de VIRACEPT ou voient

leur action entravée par VIRACEPT (voir

Interactions médicamenteuses);

vous êtes enceinte ou prévoyez le devenir; l’emploi

de VIRACEPT n’est pas recommandé chez la

femme enceinte. Si vous prenez VIRACEPT

pendant votre grossesse, demandez à votre médecin

si vous pouvez être ajoutée au registre

« Antiretroviral Pregnancy Registry » (registre sur

les antirétroviraux et la grossesse);

vous allaitez ou vous prévoyez allaiter. Il est

possible que VIRACEPT soit excrété dans le lait

maternel. Pour éviter la transmission du VIH, il est

recommandé que les femmes infectées par le VIH

s’abstiennent d’allaiter quelles que soient les

circonstances. Consultez votre médecin pour

connaître le meilleur moyen de nourrir votre bébé.

Autres mises en garde :

VIRACEPT peut réduire l’efficacité de la pilule

anticonceptionnelle. En conséquence, des mesures

contraceptives autres ou additionnelles doivent être

prises.

Si vous prenez du sildénafil ou d’autres

inhibiteurs de la PDE-5 en même temps que

VIRACEPT, vous pouvez être exposé à un

risque plus élevé d’effets indésirables comme

l’hypotension, l’altération de la vision et une

érection durant plus de 4 heures. Si vous

présentez l’un de ces effets indésirables,

adressez-vous immédiatement à un médecin.

N’utilisez pas de millepertuis (Hypericum

perforatum) (voir Interactions

médicamenteuses).

VIRACEPT ne doit pas être utilisé en

association avec la quétiapine, en raison des

réactions graves et possiblement mortelles

associées à cette dernière, dont la sédation et le

coma. Si l’administration de ces deux

médicaments s’avère nécessaire, votre médecin

devra peut-être surveiller et ajuster votre dose

de quétiapine.

VIRACEPT ne doit généralement pas être

utilisé avec le salmétérol, en raison de réactions

cardiaques graves et possiblement mortelles

comme :

une variation du rythme cardiaque

(prolongation de l’intervalle QT)

des battements cardiaques irréguliers

ou forts ou une pause entre les

battements (palpitations)

des battements cardiaques rapides

(tachycardie sinusale)

Si votre médecin décide de vous prescrire

VIRACEPT, il est possible qu’il change la

posologie ou qu’il surveille votre état.

VIRACEPT en poudre dosée à 50 mg/g contient

de l’aspartame, une source de phénylalanine et,

par conséquent, peut être contre-indiqué chez

les personnes atteintes de phénylcétonurie.

On ne connaît pas encore l’activité de

VIRACEPT chez les enfants âgés de moins de

2 ans. VIRACEPT ne doit pas être administré

aux enfants de ce groupe d’âge à moins que le

médecin décide que ce traitement s’impose.

Comme il n’a pas été démontré que VIRACEPT pouvait

réduire le risque de transmission du VIH par les rapports

sexuels, il est très important d’avoir des pratiques

sexuelles sûres, en utilisant par exemple des condoms.

Consultez votre médecin avant de prendre tout nouveau

médicament, qu’il soit ou non vendu sur ordonnance, ou

encore des suppléments à base d’herbe médicinale avec

VIRACEPT.

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

Monographie de VIRACEPT

MD

(mésylate de nelfinavir)

Page 49 de 52

Les médicaments ci-après peuvent entraver l’action de

VIRACEPT ou voir leur action entravée par VIRACEPT.

Votre médecin vous dira si ces médicaments doivent être

utilisés ou s’il y a lieu de régler la posologie de VIRACEPT

ou de ces autres médicaments :

médicaments prescrits pour réduire le cholestérol :

atorvastatine et fluvastatine;

carbamazépine, phénobarbital, phénytoïne,

dexaméthasone, bloqueurs des canaux calciques,

quétiapine;

indinavir, ritonavir, saquinavir, rifabutine,

delavirdine, oméprazole, proprionate de

fluticasone, trazodone;

sildénafil et autres inhibiteurs de la PDE-5. Votre

médecin vous dira quels sont les effets secondaires

pouvant être associés à l’emploi simultané de

VIRACEPT et d’inhibiteurs de la PDE-5 (voir

Autres mises en garde).

bosentan, salmétérol, warfarine;

colchicine, si vous avez des problèmes de foie ou

de reins.

UTILISATION APPROPRIÉE DE CE MÉDICAMENT

Posologie habituelle :

Prenez VIRACEPT exactement comme vous l’a prescrit

votre

médecin.

N’augmentez

réduisez

nombre de comprimés ou de doses par jour, et ne cessez pas

de prendre vos médicaments anti-VIH avant d’avoir parlé à

votre médecin, même si vous vous sentez mieux.

Les précisions suivantes s’appliquent à VIRACEPT, à moins

d’indications

contraires

part

votre

médecin.

Veuillez observer les directives ci-après, sinon vous risquez

de ne pas tirer tous les avantages possibles de VIRACEPT.

La dose de VIRACEPT recommandée chez les adultes (et

les adolescents de 13 ans ou plus) est de 5 comprimés dosés

à 250 mg ou de 2 comprimés dosés à 625 mg, 2 fois par

jour, ou 3 comprimés dosés à 250 mg, 3 fois par jour,

selon les directives de votre médecin. Les comprimés

VIRACEPT doivent être pris par voie orale avec un

repas

pour

favoriser

l’atteinte

concentrations

plus

élevées de VIRACEPT.

Chez les enfants de 2 à 13 ans, la dose habituelle de

VIRACEPT sous forme de poudre pour administration

orale ou de comprimés est de 25 à 30 mg par kg de poids

corporel administrés 3 fois par jour, comme on peut le

voir dans le tableau ci-dessous. Les comprimés et la

poudre pour administration orale VIRACEPT doivent

être pris par voie orale avec un repas. La dose maximale

recommandée est de 2500 mg par jour. Chez les enfants

sont

capables

prendre

comprimés,

VIRACEPT peut être administré en comprimés plutôt

que sous forme de poudre.

Dose à administrer à l’enfant, 3 fois par jour

1

Une mesurette rase contient 50 mg de VIRACEPT.

2

Une

cuillère

à

thé

rase

contient

200

mg

de

VIRACEPT.

Observations relatives à l’utilisation de VIRACEPT

Comprimés :

comprimés

VIRACEPT

sont

pelliculés, ce qui les rend plus faciles à avaler. Si vous ne

pouvez avaler les comprimés, vous pouvez les dissoudre,

entiers ou écrasés, dans une petite quantité d’eau avant

de les avaler. Vous pouvez également les écraser et les

mélanger à une petite quantité de nourriture. Une fois

que les comprimés ont été dissous ou mélangés, vous

devez ingérer toute la préparation. Vous devez rincer

votre verre ou votre assiette en ajoutant un peu d’eau et

boire cette eau pour vous assurer d’avoir pris la dose

complète. Les jus ou les aliments acides (p. ex., le jus

d’orange, le jus de pomme ou la compote de pommes) ne

doivent pas être utilisés, car la préparation pourrait avoir

un goût amer.

Poudre orale : VIRACEPT sous forme de poudre pour

administration

orale

peut

être

mélangé

petite

quantité d’eau, de lait, de préparation pour nourrissons,

de préparation au soja, de lait de soja ou de supplément

nutritionnel. Une fois mélangée, la préparation doit être

entièrement consommée pour que toute la dose soit prise.

Il est recommandé d’ingérer immédiatement la poudre

pour administration orale VIRACEPT ainsi mélangée.

S’il n’est pas consommé immédiatement, le mélange doit

être réfrigéré (entre 2 et 8

C) pendant une période ne

dépassant pas 6 heures. La poudre pour administration

orale VIRACEPT ne doit pas être mélangée avec du jus

d’orange, du jus de pomme, de la compote de pommes

d’autres

aliments

acides,

parce

mélanges pourraient avoir un goût amer. VIRACEPT

sous forme de poudre pour administration orale ne doit

pas être reconstitué avec de l’eau dans son contenant

d’origine.

Poids corporel

Nombre de

mesurettes

rases de

1 g

1

Nombre

de

cuillères à

thé rases

2

Nombre

de

comprim

és dosés

à 250 mg

kg

lb

7 à < 8,5

15,5 à 18,5

8,5 à < 10,5

18,5 à < 23

1 ¼

10,5 à < 12

23 à < 26,5

1 ½

12 à < 14

26,5 à < 31

1 ¾

14 à < 16

31 à < 35

16 à < 18

35 à < 39,5

2 ¼

18 à < 23

39,5 à <

50,5

2 ½

≥ 23

≥ 50,5

3 ¾

IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

Monographie de VIRACEPT

MD

(mésylate de nelfinavir)

Page 50 de 52

Pour maximiser les effets de VIRACEPT

VIRACEPT

doit

être

pris

association

avec

d’autres

agents antirétroviraux. Les essais cliniques ont permis de

constater que le traitement d’association antiviral est plus

efficace que le traitement à l’aide d’un seul médicament

pour réduire la quantité de VIH dans le sang et diminuer le

risque de résistance.

Si vous prenez à la fois de la didanosine et VIRACEPT,

vous devez prendre VIRACEPT avec un repas 1 heure après

ou plus de 2 heures avant la didanosine.

Surdose :

En case de surdosage, communiquez avec un professionnel

de la santé, le service des urgences d’un hôpital ou le

centre antipoison de votre région, même en l’absence de

symptômes.

Dose oubliée :

très

important

vous

preniez

chaque

dose

VIRACEPT et de vos autres antirétroviraux, telles qu’elles

vous ont été prescrites par votre médecin. Si vous omettez

de prendre une dose, vous devez prendre la dose suivante le

plus rapidement possible. Cependant, ne doublez pas la dose

suivante pour compenser une dose oubliée. Vous devriez

toujours consulter votre médecin ou votre pharmacien si

vous hésitez sur ce qu’il faut faire.

EFFETS SECONDAIRES ET MESURES À PRENDRE

Si vous remarquez quelque effet indésirable que ce soit non

mentionné dans le présent feuillet ou si vous êtes incertain

de l’effet de ce produit, veuillez consulter votre médecin ou

votre pharmacien.

Tous

médicaments

peuvent

produire

effets

indésirables

qu’on

appelle

aussi

effets

secondaires.

VIRACEPT a en général été bien toléré. Parmi les effets

indésirables signalés, mentionnons la diarrhée, la flatulence,

nausées,

éruptions

cutanées,

faiblesse,

diminution de la numération des globules blancs du sang et

l’augmentation des valeurs des enzymes hépatiques et des

épreuves

fonction

rénale.

effets

indésirables

observés chez les enfants qui prennent VIRACEPT sont

semblables

ceux

l’on

observe

chez

adultes.

Certains enfants subissent une baisse du taux de leucocytes

(leucopénie/neutropénie), effet qui, dans la plupart des cas,

disparaît spontanément avec la poursuite du traitement.

La diarrhée est l’effet indésirable le plus souvent signalé

chez les personnes prenant VIRACEPT. Dans les études

cliniques,

près

20 %

patients

recevant

VIRACEPT à raison de 3 comprimés de 250 mg (750 mg)

3 fois par jour, ou de 5 comprimés de 250 mg ou de 2

comprimés de 625 mg (1250 mg), 2 fois par jour, avaient

des selles liquides au moins 4 fois par jour. La diarrhée peut

être plus fréquente avec les comprimés à 625 mg. Dans la

plupart des cas, votre médecin pourra vous conseiller un

traitement

approprié

pour

diarrhée

causée

médicament, y compris des antidiarrhéiques tels que le

lopéramide ou d’autres agents approuvés.

D’autres

effets

indésirables

peuvent

survenir

avec

VIRACEPT. Informez-vous auprès de votre médecin ou

votre

pharmacien

pour

obtenir

plus

amples

renseignements à ce sujet. Ils disposent tous deux d’une

liste

plus

complète

effets

indésirables.

Informez

votre médecin sans délai au sujet de ces symptômes ou

de tout autre signe inhabituel. Si la maladie persiste ou

s’aggrave,

consultez

médecin.

Votre

médecin

votre pharmacien peut vous aider à traiter ces effets

indésirables.

EFFETS SECONDAIRES GRAVES : FRÉQUENCE

ET MESURES À PRENDRE

Symptôme / effet

Consultez votre

médecin ou votre

pharmacien

Cessez de

prendre le

médicament

et

téléphonez

à votre

médecin ou

à votre

pharmacien

Seulement

pour les

effets

secondaires

graves

Dans

tous

les

cas

Peu

fréquent

Réaction

allergique

accompagnée

de symptômes

tels qu’une

enflure de la

bouche, de la

gorge ou de la

peau, des

difficultés

respiratoires

ou une

éruption

cutanée.

Diminution

du nombre

de globules

blancs

(leucopénie,

neutropénie)

accompagnée

de symptômes

tels qu’une

fatigue

intense, une

infection ou

de la fièvre.

IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

Monographie de VIRACEPT

MD

(mésylate de nelfinavir)

Page 51 de 52

EFFETS SECONDAIRES GRAVES : FRÉQUENCE

ET MESURES À PRENDRE

Symptôme / effet

Consultez votre

médecin ou votre

pharmacien

Cessez de

prendre le

médicament

et

téléphonez

à votre

médecin ou

à votre

pharmacien

Seulement

pour les

effets

secondaires

graves

Dans

tous

les cas

Rare

Apparition

du diabète ou

aggravation

d’un diabète

préexistant

accompagnée

d’une

élévation de la

glycémie,

parfois

importante, et

de symptômes

tels que des

envies

fréquentes

d’uriner ou

une soif

accrue.

Chez les

patients

souffrant

d’hémophilie

(type A et

type B) :

saignement de

nez ou des

gencives,

ecchymoses

inexpliquées

ou urine et

selles foncées.

Chez

patients

recevaient

inhibiteurs

protéase, on a signalé l’apparition du diabète, une élévation

de la glycémie ou une aggravation d’un diabète existant.

Chez

certains,

l’hyperglycémie

été

jugée

importante,

parfois associée également à de l’acidocétose.

Chez les patients souffrant d’hémophilie de type A et B, on

a signalé une plus grande fréquence d’hémorragies pendant

le traitement par VIRACEPT ou un autre inhibiteur de la

protéase. Si un tel effet se produit chez vous, consultez

immédiatement votre médecin.

Une redistribution des graisses a été observée chez certains

patients prenant des antirétroviraux. Signalons, entre autres,

une augmentation des graisses dans le haut du dos et sur le

cou (« bosse de bison »), à la hauteur de la poitrine et du

tronc. Un amaigrissement à la hauteur des jambes, des bras

et de la face peut également se produire. La cause et les

effets à long terme de ces anomalies n’ont pas encore été

élucidés.

Des changements dans le fonctionnement du système

immunitaire (syndrome de reconstitution immunitaire)

peuvent survenir chez les patients qui commencent à

prendre des médicaments contre le VIH. Votre système

immunitaire peut devenir plus fort et s’attaquer à des

infections

étaient

cachées

dans

votre

organisme

depuis

longtemps,

vous

pouvez

développer

maladie auto-immune, ce qui veut dire que votre système

immunitaire réagit contre les cellules saines de votre

organisme.

maladies

auto-immunes,

comme

maladie de Basedow (qui touche la glande thyroïde), le

syndrome

Guillain-Barré

(qui

touche

système

nerveux) ou la polymyosite (qui touche les muscles),

peuvent apparaître à tout moment, même plusieurs mois

après le début du traitement contre le VIH. Comme leurs

symptômes

sont

parfois

intenses,

consultez

votre

médecin

immédiatement

dans

suivants :

forte

fièvre,

douleurs

articulaires

musculaires,

rougeur,

éruption cutanée, enflure, fatigue ou tout autre nouveau

symptôme.

VIRACEPT est essentiellement métabolisé par le foie.

Les effets de VIRACEPT chez les patients souffrant

d’une

maladie

foie

sont

cependant

inconnus;

conséquent, si vous souffrez d’une maladie du foie, il est

très important que vous informiez votre médecin de tout

effet

indésirable

ressenti

durant

traitement

VIRACEPT.

N’oubliez pas de signaler à votre médecin ou à votre

pharmacien tout trouble de santé que vous pouvez avoir,

qu’il soit lié ou non au VIH, avant de commencer à

prendre

VIRACEPT

pendant

votre

traitement

VIRACEPT. En cas d’urgence, si vous consultez un

médecin autre que votre médecin traitant, assurez-vous

de lui indiquer tous les médicaments que vous prenez, y

compris VIRACEPT.

COMMENT CONSERVER LE MÉDICAMENT

Conservez VIRACEPT dans son contenant d’origine,

entre 15 et 30 ºC.

Gardez-le hors de la portée et de la vue des enfants.

Utilisez-le avant la date de péremption qui apparaît

sur l’étiquette.

Ce produit a été prescrit spécialement à votre

intention. Vous ne devez le partager avec personne

d’autre.

N’hésitez

pas

à

poser

à

votre

médecin

toutes

les

questions que vous pourriez avoir sur votre état de

santé. Si vous avez des questions sur VIRACEPT,

adressez-vous à votre médecin, à une infirmière ou à

un pharmacien.

IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

Monographie de VIRACEPT

MD

(mésylate de nelfinavir)

Page 52 de 52

DÉCLARATION DES EFFETS INDÉSIRABLES

SOUPÇONNÉS

Vous pouvez déclarer les effets indésirables soupçonnés

associés à l’utilisation des produits de santé au Programme

Canada Vigilance de l’une des 3 façons suivantes :

En ligne à

www.santecanada.gc.ca/medeffet

Par téléphone, en composant le numéro sans frais

1-866-234-2345

En remplissant un formulaire de déclaration de Canada

Vigilance et en le faisant parvenir

- par télécopieur, au numéro sans frais 1-866-678-6789

- par la poste au :

Programme Canada Vigilance

Santé Canada

Indice postal 1908C

Ottawa (Ontario) K1A 0K9

Les étiquettes affranchies, le formulaire de déclaration de

Canada Vigilance ainsi que les lignes directrices concernant la

déclaration d’effets indésirables sont disponibles sur le site

Web de MedEffet

MC

Canada à

www.santecanada.gc.ca/medeffet.

REMARQUE : Pour obtenir des renseignements relatifs à la

gestion des effets secondaires, veuillez communiquer avec votre

professionnel de la santé. Le Programme Canada Vigilance ne

fournit pas de conseils médicaux.

POUR DE PLUS AMPLES RENSEIGNEMENTS

Vous pouvez obtenir ce document et la monographie

complète du produit, préparée pour les professionnels de la

santé, à l’adresse http://www.pfizer.ca ou en communiquant

avec le promoteur, Pfizer Canada inc., au 1-800-463-6001.

Pfizer Canada inc. a rédigé ce dépliant. VIRACEPT est

distribué par ViiV Soins de santé ULC.

Dernière révision : 28 octobre 2016

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