VERAPAMIL Sandoz L.P. 240 mg, comprimé pelliculé sécable à libération prolongée

France - français - ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé)

Achète-le

Notice patient Notice patient (PIL)

12-07-2018

Ingrédients actifs:
chlorhydrate de vérapamil
Disponible depuis:
SANDOZ
Code ATC:
C08DA01
DCI (Dénomination commune internationale):
hydrochloride of verapamil
Dosage:
240 mg
forme pharmaceutique:
comprimé
Composition:
composition pour un comprimé > chlorhydrate de vérapamil : 240 mg
Mode d'administration:
orale
Unités en paquet:
plaquette(s) thermoformée(s) PVC-aluminium de 30 comprimé(s)
Type d'ordonnance:
liste I
Domaine thérapeutique:
Inhibiteur calcique sélectif à effets cardiaques directs
Descriptif du produit:
368 833-3 ou 34009 368 833 3 8 - plaquette(s) PVC-Aluminium de 30 comprimé(s) - Déclaration d'arrêt de commercialisation:10/11/2014;372 353-2 ou 34009 372 353 2 7 - plaquette(s) PVC-Aluminium de 90 comprimé(s) - Déclaration d'arrêt de commercialisation:10/07/2015;
Statut de autorisation:
Valide
Numéro d'autorisation:
68015158
Date de l'autorisation:
1998-09-11

NOTICE

ANSM - Mis à jour le : 12/07/2018

Dénomination du médicament

VERAPAMIL SANDOZ L.P. 240 mg, comprimé pelliculé sécable à libération prolongée

Chlorhydrate de vérapamil

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant de prendre ce médicament car elle contient des informations importantes pour

vous.

Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

Si vous avez d’autres questions, interrogez votre médecin ou votre pharmacien.

Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à d’autres personnes. Il pourrait leur être nocif,

même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci s’applique aussi à

tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Que contient cette notice ?

1. Qu'est-ce que VERAPAMIL SANDOZ L.P. 240 mg, comprimé pelliculé sécable à libération prolongée et dans quel cas

est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant de prendre VERAPAMIL SANDOZ L.P. 240 mg, comprimé pelliculé

sécable à libération prolongée ?

3. Comment prendre VERAPAMIL SANDOZ L.P. 240 mg, comprimé pelliculé sécable à libération prolongée ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver VERAPAMIL SANDOZ L.P. 240 mg, comprimé pelliculé sécable à libération prolongée ?

6. Contenu de l’emballage et autres informations.

1. QU’EST-CE QUE VERAPAMIL SANDOZ L.P. 240 mg, comprimé pelliculé sécable à libération prolongée ET DANS

QUELS CAS EST-IL UTILISE ?

Classe pharmacothérapeutique : Inhibiteur calcique sélectif à effets cardiaques directs - Code ATC : C08DA01.

Ce médicament est indiqué dans le traitement de l’hypertension artérielle et dans le traitement de l’angine de poitrine stable.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DE PRENDRE VERAPAMIL SANDOZ L.P. 240 mg,

comprimé pelliculé sécable à libération prolongée ?

Ne prenez jamais VERAPAMIL SANDOZ L.P. 240 mg, comprimé pelliculé sécable à libération prolongée :

si vous êtes allergique au chlorhydrate de vérapamil ou à l'un des autres composants contenus dans ce médicament,

mentionnés dans la rubrique 6,

si vous présentez certains troubles du rythme ou de la conduction cardiaques (blocs auriculo-ventriculaires du second et

troisième degré non appareillés, fibrillation/flutter auriculaire), choc d’origine cardiaque, insuffisance cardiaque, hypotension

artérielle,

chez l'enfant,

en cas de traitement par dantrolène (perfusion), aliskiren (traitement de l'hypertension), millepertuis (plante), ivabradine

(traitement de l’angor et de l’insuffisance cardiaque chronique) ou sertindole (traitement de la schizophrénie).

Avertissements et précautions

Adressez-vous à votre médecin ou pharmacien avant de prendre VERAPAMIL SANDOZ.

Utiliser ce médicament AVEC PRECAUTION :

en cas d'insuffisance cardiaque, d’infarctus du myocarde aigu,

en présence de certains troubles du rythme et de la conduction cardiaques (bloc auriculo-ventriculaire du 1er degré,

ralentissement du rythme cardiaque, arrêt cardiaque),

en cas d'insuffisance hépatique,

en cas de maladies neuromusculaires (myasthénie grave, syndrome de Lambert-Eaton ou dystrophie musculaire de

Duchenne avancée),

chez le sujet âgé,

en cas d'altération de la fonction rénale,

en cas d’utilisation de médicaments anti-arythmiques (pour les troubles du rythme), de bêta-bloquants, de digoxine et de

médicaments indiqués pour diminuer le taux de graisses dans le sang (« statines »).

En cas de survenue de malaise, fièvre, jaunisse et/ou douleur du ventre du côté droit, vous devez avertir votre médecin qui

jugera de la nécessité de faire un dosage des enzymes hépatiques (du foie).

Enfants

Sans objet.

Autres médicaments et VERAPAMIL SANDOZ L.P. 240 mg, comprimé pelliculé sécable à libération prolongée

Informez votre médecin ou pharmacien si vous prenez, avez récemment pris, ou pourriez prendre tout autre médicament.

Ce médicament NE DOIT PAS ETRE UTILISÉ en association avec le dantrolène (en perfusion), l’aliskiren, le millepertuis,

l’ivabradine et le sertindole (voir rubrique « Ne prenez jamais VERAPAMIL SANDOZ L.P. 240 mg, comprimé pelliculé

sécable à libération prolongée »).

Ce médicament DOIT ETRE EVITE en association avec les bêta-bloquants, l’esmolol (en cas d’altération de la fonction

ventriculaire gauche), la colchicine, le triazolam, l’amiodarone (avec le vérapamil injectable), la quinidine.

Autres médicaments pouvant interagir avec VERAPAMIL SANDOZ :

dabigatran (médicament destiné à prévenir la formation de caillots sanguins).

VERAPAMIL SANDOZ L.P. 240 mg, comprimé pelliculé sécable à libération prolongée avec des aliments et boissons

Sans objet.

Grossesse et allaitement

Il est préférable de ne pas utiliser ce médicament pendant les premier et deuxième trimestres de grossesse. Au cours du

troisième trimestre, ce médicament ne sera utilisé que sur les conseils de votre médecin.

Si vous découvrez que vous êtes enceinte pendant le traitement, consultez votre médecin car lui seul peut juger de la

nécessité de le poursuivre.

Le vérapamil est faiblement excrété dans le lait maternel. Les quelques cas décrits après un traitement par voie orale n'ont

pas rapporté d'effets indésirables chez l'enfant. Par ailleurs, les concentrations plasmatiques dans le sang de l'enfant ne sont

pratiquement pas détectables.

En conséquence, en cas d'indication spécifique du vérapamil chez la mère, l'allaitement est possible avec une surveillance

clinique régulière de l'enfant.

Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse, demandez conseil à

votre médecin ou pharmacien avant de prendre ce médicament.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

Une prudence particulière devra être observée chez les conducteurs de véhicules automobiles et les utilisateurs de

machines.

VERAPAMIL SANDOZ L.P. 240 mg, comprimé pelliculé sécable à libération prolongée contient :

Sans objet.

3. COMMENT PRENDRE VERAPAMIL SANDOZ L.P. 240 mg, comprimé pelliculé sécable à libération prolongée ?

Veillez à toujours prendre ce médicament en suivant exactement les indications de votre médecin ou pharmacien. Vérifiez

auprès de votre médecin ou pharmacien en cas de doute.

Posologie

La posologie usuelle est de 1 comprimé par jour.

Chez les sujets âgés de plus de 70 ans, la posologie sera de ½ à 1 comprimé par jour.

Elle est variable en fonction de l'affection traitée, elle est également adaptée à chaque patient.

Dans tous les cas, se conformer strictement à l'ordonnance de votre médecin.

Mode et voie d'administration

Voie orale.

Les comprimés doivent être pris sans être sucés ou mâchés, avec une quantité suffisante de liquide, de préférence pendant

ou juste après le repas.

Fréquence d'administration

Les comprimés sont à prendre de préférence au cours des repas.

Durée du traitement

Dans tous les cas, se conformer strictement à l'ordonnance de votre médecin.

Si vous avez pris plus de VERAPAMIL SANDOZ L.P. 240 mg, comprimé pelliculé sécable à libération prolongée que vous

n’auriez dû :

Sans objet.

Si vous oubliez de prendre VERAPAMIL SANDOZ L.P. 240 mg, comprimé pelliculé sécable à libération prolongée :

Sans objet.

Si vous arrêtez de prendre VERAPAMIL SANDOZ L.P. 240 mg, comprimé pelliculé sécable à libération prolongée :

Sans objet.

Si vous avez d’autres questions sur l’utilisation de ce médicament, demandez plus d’informations à votre médecin ou à votre

pharmacien.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas

systématiquement chez tout le monde.

Les effets indésirables suivants peuvent survenir avec ce médicament :

Fréquents (susceptibles de survenir chez 1 à 10 patients sur 100) :

maux de tête, sensations vertigineuses,

ralentissement du rythme cardiaque (bradycardie),

hypotension, rougeur brusque du visage,

constipation, nausées, douleurs abdominales,

œdème au niveau des membres inférieurs.

Peu fréquents (susceptibles de survenir chez 1 à 10 patients sur 1000) :

palpitations, accélération du rythme cardiaque (tachycardie),

douleurs abdominales,

fatigue.

Rares (susceptibles de survenir chez moins de 1 patient sur 1000) :

sensations de fourmillement, tremblements, somnolence,

sifflements, bourdonnements dans les oreilles (acouphènes),

vomissements,

transpiration excessive.

Fréquence inconnue :

allergie,

troubles du rythme cardiaque, insuffisance cardiaque, arrêt cardiaque,

excès de potassium dans le sang (hyperkaliémie),

vertiges,

faiblesse musculaire, douleurs musculaires ou articulaires,

insuffisance rénale,

impuissance, développement des seins chez l’homme (gynécomastie), écoulement anormal de lait (galactorrhée),

troubles associant une rigidité, des tremblements et/ou des mouvements anormaux, paralysie, crise d’épilepsie,

gonflement des gencives (hyperplasie gingivale), inconfort intestinal, occlusion intestinale,

augmentation des enzymes du foie, augmentation du taux de prolactine (hormone qui provoque la lactation),

gêne respiratoire (bronchospasme), difficulté respiratoire,

gonflement de la peau autour du visage et du cou pouvant entraîner une difficulté à respirer (angiœdème), érythème cutané

(érythème polymorphe), décollement de la peau pouvant rapidement s’étendre de façon très grave à tout le corps (syndrome

de Stevens-Johnson), chute des cheveux, démangeaisons, prurit, éruption cutanée.

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien. Ceci s’applique aussi

à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables

directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé

(ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.ansm.sante.fr

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d’informations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER VERAPAMIL SANDOZ L.P. 240 mg, comprimé pelliculé sécable à libération prolongée ?

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

N’utilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur l’emballage après « EXP ». La date de péremption

fait référence au dernier jour de ce mois.

A conserver à une température ne dépassant pas 25°C.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-l'égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien d’éliminer les

médicaments que vous n’utilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger l'environnement.

6. CONTENU DE L’EMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS

Ce que contient VERAPAMIL SANDOZ L.P. 240 mg, comprimé pelliculé sécable à libération prolongée

La substance active est :

Chlorhydrate de vérapamil.......................................................................................... 240,00 mg

Pour un comprimé pelliculé sécable.

Les autres composants sont :

Comprimé nu : cellulose microcristalline, alginate de sodium, povidone, stéarate de magnésium.

Pelliculage : Opadry 00C21527 (hypromellose, macrogol 400, macrogol 6000, talc, dioxyde de titane, laque verte (laque

d'aluminium correspondant à un mélange de jaune de quinoléine et de sel disodique de l'indigotine)), cire Hœchst E

(mélange d'esters de l'acide montanique).

Qu’est-ce que VERAPAMIL SANDOZ L.P. 240 mg, comprimé pelliculé sécable à libération prolongée et contenu de

l’emballage extérieur

Ce médicament se présente sous forme de comprimé pelliculé sécable à libération prolongée.

Boîte de 30 ou 90.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

Titulaire de l’autorisation de mise sur le marché

SANDOZ

49, AVENUE GEORGES POMPIDOU

92300 LEVALLOIS-PERRET

Exploitant de l’autorisation de mise sur le marché

SANDOZ

49, AVENUE GEORGES POMPIDOU

92300 LEVALLOIS-PERRET

Fabricant

SANDOZ

49, AVENUE GEORGES POMPIDOU

92300 LEVALLOIS-PERRET

SOPHARTEX

21, RUE DU PRESSOIR

28500 VERNOUILLET

ROTTENDORF PHARMA

Z.I. N° 2 DE PROUVY - ROUVIGNIES

1 RUE DE NUNGESSER

59121 PROUVY

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen

Sans objet.

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

Autres

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de l’ANSM (France).

RÉSUMÉ DES CARACTÉRISTIQUES DU PRODUIT

ANSM - Mis à jour le : 12/07/2018

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT

VERAPAMIL SANDOZ L.P. 240 mg, comprimé pelliculé sécable à libération prolongée

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

Chlorhydrate de vérapamil................................................................................................ 240,00 mg

Pour un comprimé pelliculé sécable.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE

Comprimé pelliculé sécable à libération prolongée.

4. DONNEES CLINIQUES

4.1. Indications thérapeutiques

Hypertension artérielle.

Traitement de l’angor stable.

4.2. Posologie et mode d'administration

Posologie

Hypertension artérielle :

1 comprimé à 240 mg le matin ; si nécessaire, ajouter ½ comprimé le matin ou le soir.

Traitement de l’angor stable :

1 à 2 comprimés par jour (soit 240 à 480 mg/jour).

Chez les sujets âgés de plus de 70 ans, la posologie sera de ½ à 1 comprimé par jour.

Insuffisance rénale

Le vérapamil doit être utilisé avec précaution et sous surveillance étroite chez les patients ayant une altération de la fonction

rénale (voir rubrique 4.4).

Insuffisance hépatique

Chez les patients insuffisants hépatiques, la métabolisation du médicament est plus ou moins retardée selon la sévérité de

l’insuffisance hépatique, ce qui potentialise ou prolonge l’effet du chlorhydrate de vérapamil. Par conséquent, la posologie

doit être adaptée avec précaution chez les patients présentant une insuffisance hépatique et la posologie initiale sera

diminuée (voir rubrique 4.4).

Mode d’administration

Voie orale.

Les comprimés doivent être pris sans être sucés ou mâchés, avec une quantité suffisante de liquide, de préférence pendant

ou juste après le repas.

4.3. Contre-indications

Ce médicament NE DOIT JAMAIS ETRE UTILISE en cas de :

hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1,

blocs auriculo-ventriculaires du 2ème et du 3ème degré non appareillés,

choc cardiogénique,

insuffisance cardiaque avec une fraction d’éjection réduite, inférieure à 35 % et/ou une pression capillaire pulmonaire

supérieure à 20 mm Hg (excepté si elle est secondaire à une tachycardie supraventriculaire nécessitant un traitement par le

vérapamil),

infarctus du myocarde aigu avec complications (bradycardie, hypotension et/ou insuffisance ventriculaire gauche),

hypotension artérielle (systolique inférieure à 90 mm Hg),

dysfonctions sinusales,

fibrillation/flutter auriculaire en présence d’une voie de conduction supplémentaire (par exemple associé à un syndrome de

Wolff-Parkinson-White). Ces patients ont un risque de développer une tachyarythmie ventriculaire incluant une fibrillation

ventriculaire en cas d’administration de chlorhydrate de vérapamil,

enfant, en l'absence de travaux cliniques effectués sur cette catégorie de sujets,

en association avec le dantrolène (perfusion), l’aliskiren, le millepertuis, le sertindole et l’ivabradine (voir rubrique 4.5).

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Infarctus du myocarde aigu

Utiliser ce médicament avec précaution en cas d’infarctus du myocarde aigu avec complications (bradycardie, hypotension

marquée ou insuffisance ventriculaire gauche).

Insuffisance cardiaque

Chez les patients ayant une insuffisance cardiaque avec une fraction d’éjection supérieure à 35 %, celle-ci doit être

contrôlée avant de commencer le traitement par vérapamil et doit être traitée de manière adéquate tout au long du traitement.

Dans le cas où un digitalique est prescrit, il est nécessaire :

de surveiller étroitement la conduction auriculo-ventriculaire (effets additifs),

de contrôler les concentrations de digoxine et d'adapter la posologie (car le vérapamil peut augmenter de façon importante

les concentrations plasmatiques de digoxine).

Troubles de la conduction/Bloc auriculo-ventriculaire du 1er degré/Bradycardie/Asystole

Le chlorhydrate de vérapamil déprime les nœuds auriculo-ventriculaires et sinusaux et prolonge le temps de conduction

auriculo-ventriculaire. Utiliser ce médicament avec précaution car l’apparition d’un bloc auriculo-ventriculaire du deuxième

ou troisième degré (contre-indication) ou unifasciculaire, d’un bloc de branche bifasciculaire ou trifasciculaire nécessite

l’arrêt des doses suivantes ou l'arrêt du chlorhydrate de vérapamil et l'instauration d'un traitement approprié, si nécessaire.

Le chlorhydrate de vérapamil déprime les nœuds auriculo-ventriculaires et sinusaux et peut rarement entraîner un bloc

auriculo-ventriculaire du deuxième ou troisième degré, une bradycardie, et, dans les cas extrêmes, une asystolie. Ces

troubles sont plus susceptibles de survenir chez les patients présentant une maladie du sinus (maladie du sinus auriculo-

ventriculaire), qui est plus fréquente chez les patients âgés.

Une asystolie chez les patients qui n’ont pas de maladie du sinus est généralement de courte durée (quelques secondes ou

moins), avec un retour spontané à un rythme nodal auriculo-ventriculaire ou sinusal normal. Si cela ne se produit pas

rapidement, un traitement approprié doit être instauré immédiatement (voir rubrique 4.8).

Insuffisance hépatique

Le vérapamil doit être utilisé avec précaution chez des patients atteints d’insuffisance hépatique sévère. La métabolisation

est dans ce cas considérablement ralentie ; la demi-vie apparente d'élimination est très allongée. La posologie doit être

fortement diminuée, par exemple par un facteur 5.

Sujets âgés

Le volume de distribution et la clairance totale sont fortement diminués ; par ailleurs, la biodisponibilité du vérapamil est plus

élevée chez ces sujets que chez l'adulte. Il faut donc réduire la posologie et ne l'augmenter que progressivement.

Atteinte hépatique

Des atteintes cytolytiques et cholestatiques d'origine immunoallergique, accompagnées ou non de symptômes cliniques à

type de malaise, fièvre, ictère et/ou douleurs du quadrant supérieur droit de l'abdomen ont été rarement rapportées chez les

patients recevant du vérapamil. Si de tels symptômes apparaissent, il est recommandé de procéder à un dosage des

enzymes hépatiques.

En cas d'élévation des enzymes hépatiques, et à plus forte raison en cas d'ictère, le traitement doit être interrompu de

manière définitive.

Pathologies neuromusculaires

Le vérapamil doit être utilisé avec précaution chez les patients présentant une pathologie affectant la transmission

neuromusculaire (myasthénie grave, syndrome de Lambert-Eaton) ou une dystrophie musculaire de Duchenne avancée.

Atteinte rénale

Le vérapamil doit être utilisé avec précaution et sous surveillance étroite chez les patients ayant une altération de la fonction

rénale. Le vérapamil ne peut pas être éliminé par hémodialyse.

La prise de ce médicament est déconseillée avec les bêta-bloquants, la colchicine, l’esmolol, le triazolam, l’amiodarone

(avec le vérapamil injectable), l’ivabradine, la quinidine (voir rubrique 4.5).

Médicaments anti-arythmiques / Bêta-bloquants

Potentialisation réciproque des effets cardiovasculaires (bloc auriculo-ventriculaire de grade supérieur, diminution de la

fréquence cardiaque de grade supérieur, apparition d'insuffisance cardiaque et potentialisation de l’hypotension). Une

bradycardie asymptomatique (36 battements/minute) avec un stimulateur cardiaque instable a été observée chez un patient

recevant de façon concomitante du timolol (un bêta-bloquant) en gouttes oculaires et le chlorhydrate de vérapamil par voie

orale.

Digoxine

Réduire la posologie de digoxine en cas d’administration concomitante avec le vérapamil (voir rubrique 4.5).

Inhibiteurs de la HMG-CoA réductases (« statines ») : voir rubrique 4.5.

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

Médicaments anti-arythmiques

De nombreux anti-arythmiques sont dépresseurs de l’automatisme, de la conduction et de la contractilité cardiaques.

L’association d’anti-arythmiques de classes différentes peut apporter un effet thérapeutique bénéfique, mais s’avère le plus

souvent très délicate, nécessitant une surveillance clinique étroite et un contrôle de l’ECG. L’association d’anti-arythmiques

donnant des torsades de pointes (amiodarone, disopyramide, quinidiniques, sotalol…) est contre-indiquée.

L’association d’anti-arythmiques de même classe est déconseillée, sauf cas exceptionnel, en raison du risque accru d’effets

indésirables cardiaques.

L’association à des médicaments ayant des propriétés inotropes négatives, bradycardisantes et/ou ralentissant la

conduction auriculo-ventriculaire est délicate et nécessite une surveillance clinique et un contrôle de l’ECG.

Médicaments bradycardisants

De nombreux médicaments peuvent entraîner une bradycardie. C’est le cas notamment des anti-arythmiques de classe Ia,

des bêta-bloquants, de certains anti-arythmiques de classe III, de certains antagonistes du calcium, des digitaliques, de la

pilocarpine, des anticholinestérasiques…etc.

Des études in vitro sur le métabolisme ont montré que le chlorhydrate de vérapamil est métabolisé par les cytochromes P450

CYP3A4, CYP1A2, CYP2C8, CYP2C9 et CYP2C18. Il a été montré que le vérapamil est un inhibiteur des enzymes du

CYP3A4 et de la glycoprotéine P (P-gp). Des interactions cliniquement significatives ont été rapportées avec des inhibiteurs

du CYPA3A4, entraînant une augmentation des taux plasmatiques de chlorhydrate de vérapamil alors que les inducteurs du

CYP3A4 ont entraîné une diminution des taux plasmatiques de chlorhydrate de vérapamil. Par conséquent, les patients

doivent être surveillés en ce qui concerne les interactions médicamenteuses.

Associations contre-indiquées

+ Dantrolène (perfusion) (par mesure de prudence)

Chez l'animal, des cas de fibrillations ventriculaires mortelles sont constamment observés lors de l'administration de

vérapamil et de dantrolène par voie IV.

L'association d’un antagoniste du calcium et de dantrolène est donc potentiellement dangereuse. Cependant, quelques

patients ont reçu l'association nifédipine et dantrolène sans inconvénient.

+ Aliskiren

Augmentation des concentrations plasmatiques d’aliskiren et majoration du risque de ses effets indésirables.

+ Millepertuis

Réduction importante des concentrations de vérapamil, avec risque de perte de son effet thérapeutique.

+ Sertindole

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

+ Ivabradine

Augmentation des concentrations plasmatiques de l’ivabradine et de ses effets indésirables, notamment cardiaques

(inhibition de son métabolisme hépatique par le vérapamil), qui s’ajoutent aux effets bradycardisants de ces molécules.

Associations déconseillées

+ Bêta-bloquants (sauf esmolol)

dans l’indication traitement de l’insuffisance cardiaque (concerne le bisoprolol, le carvédilol, le métoprolol et nébivolol) :

effet inotrope négatif avec risque de décompensation de l'insuffisance cardiaque, troubles de l'automatisme (bradycardie,

arrêt sinusal) et troubles de la conduction sino-auriculaire et auriculo-ventriculaire.

dans les autres indications : troubles de l’automatisme (bradycardie excessive, arrêt sinusal), trouble de la conduction sino-

auriculaire et auriculo-ventriculaire et défaillance cardiaque. Une telle association ne doit se faire que sous surveillance

clinique et ECG étroite, en particulier chez le sujet âgé ou en début de traitement.

+ Esmolol, en cas d’altération de la fonction ventriculaire gauche

Troubles de l'automatisme (bradycardie excessive, arrêt sinusal), troubles de la conduction sino-auriculaire et auriculo-

ventriculaire et défaillance cardiaque.

+ Colchicine

Risque de majoration des effets indésirables de la colchicine, par augmentation de ses concentrations plasmatiques par le

vérapamil.

+ Triazolam

Augmentation des concentrations plasmatiques de triazolam par diminution de son métabolisme hépatique avec majoration

de la sédation.

+ Amiodarone

Avec le vérapamil injectable, risque de bradycardie ou de bloc auriculo-ventriculaire. Si l’association ne peut être évitée,

surveillance clinique et ECG continu.

+ Quinidine

Risque de majoration importante des effets hémodynamiques du vérapamil, avec hypotension et bradycardie sévères.

+ Fingolimod

Potentialisation des effets bradycardisants pouvant avoir des conséquences fatales. Surveillance clinique et ECG continu

pendant 24 heures suivant la première dose.

Associations faisant l'objet de précautions d’emploi

+ Baclofène

Majoration du risque d’hypotension, notamment orthostatique.

Surveillance de la pression artérielle et adaptation posologique de l'antihypertenseur si nécessaire.

+ Anticonvulsivants inducteurs enzymatiques : carbamazépine, phénobarbital, phénytoïne, primidone

Diminution des concentrations plasmatiques de l'antagoniste du calcium par augmentation de son métabolisme hépatique.

Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie de l'antagoniste du calcium pendant le traitement par

l'inducteur et après son arrêt.

+ Carbamazépine (voir aussi anticonvulsivants inducteurs enzymatiques)

Augmentation des concentrations plasmatiques de carbamazépine avec signes de surdosage (inhibition de son

métabolisme hépatique).

Surveillance clinique et réduction éventuelle de la posologie de la carbamazépine.

+ Rifampicine

Diminution des concentrations plasmatiques de l'antagoniste du calcium par augmentation de son métabolisme hépatique.

Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie de l'antagoniste du calcium pendant le traitement par la

rifampicine et après son arrêt.

+ Atorvastatine

Risque majoré d'effets indésirables (dose-dépendants) à type de rhabdomyolyse (diminution du métabolisme hépatique de

l'hypocholestérolémiant). Utiliser des doses plus faibles d’hypocholestérolémiant. Si l’objectif thérapeutique n’est pas atteint,

utiliser une autre statine non concernée par ce type d’interaction.

+ Simvastatine

Risque majoré d'effets indésirables (dose-dépendants) à type de rhabdomyolyse (diminution du métabolisme hépatique de

l'hypocholestérolémiant). Ne pas dépasser la posologie de 20 mg/jour de simvastatine ou utiliser une autre statine non

concernée par ce type d’interaction.

+ Buspirone

Augmentation des concentrations plasmatiques de la buspirone (diminution de son métabolisme hépatique) avec

augmentation de ses effets indésirables.

Surveillance clinique et adaptation de la posologie de la buspirone si nécessaire.

+ Ciclosporine

Augmentation des concentrations sanguines de la ciclosporine (diminution de son métabolisme hépatique) et majoration du

risque de gingivopathies.

Dosage des concentrations sanguines de la ciclosporine, contrôle de la fonction rénale et adaptation de la posologie

pendant l'association et après son arrêt.

+ Evérolimus

Augmentation des concentrations sanguines de l’évérolimus par diminution de son métabolisme hépatique par le vérapamil.

Dosage des concentrations sanguines de l’immunosuppresseur, contrôle de la fonction rénale et adaptation de la posologie

pendant l'association et après son arrêt.

+ Sirolimus

Augmentation des concentrations sanguines du sirolimus (diminution de son métabolisme hépatique par le vérapamil).

Dosage des concentrations sanguines de l’immunosuppresseur, contrôle de la fonction rénale et adaptation de la posologie

pendant l'association et après son arrêt.

+ Tacrolimus

Augmentation des concentrations sanguines du tacrolimus (diminution de son métabolisme hépatique par le vérapamil).

Dosage des concentrations sanguines de l’immunosuppresseur, contrôle de la fonction rénale et adaptation de la posologie

pendant l'association et après son arrêt.

+ Esmolol, si la fonction ventriculaire gauche est normale

Troubles de l'automatisme (bradycardie excessive, arrêt sinusal), troubles de la conduction sino-auriculaire et auriculo-

ventriculaire et défaillance cardiaque.

Surveillance clinique et ECG.

+ Médicaments donnant des torsades de pointes : amiodarone, amisulpride, arsénieux, bépridil, chlorpromazine, cisapride,

cyamémazine, diphémanil, disopyramide, dofétilide, dolasétron IV, dropéridol, érythromycine IV, fluphénazine, halofantrine,

halopéridol, hydroquinidine, ibutilide, lévomépromazine, luméfantrine, méquitazine, méthadone, mizolastine, moxifloxacine,

pentamidine, pimozide, pipampérone, pipotiazine, quinidine, sertindole, sotalol, spiramycine IV, sulpiride, sultopride,

tiapride, torémifène, vincamine IV, zuclopenthixol) (pour amiodarone, quinidine et sotalol voir aussi associations

déconseillées)

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Surveillance clinique et électrocardiographique.

+ Midazolam

Augmentation des concentrations plasmatiques de midazolam (diminution de son métabolisme hépatique avec majoration

de la sédation).

Surveillance clinique et réduction de la posologie du midazolam pendant le traitement par le vérapamil.

+ Digoxine

Bradycardie excessive et bloc auriculo-ventriculaire, par majoration des effets de la digoxine sur l'automatisme et la

conduction et par diminution de l'élimination rénale et extrarénale de la digoxine.

Surveillance clinique, ECG et éventuellement contrôle de la digoxinémie ; s'il y a lieu, adaptation de la posologie de la

digoxine pendant le traitement par le vérapamil et après son arrêt.

+ Amiodarone

Avec le vérapamil, par voie orale, risque de bradycardie ou de bloc auriculo-ventriculaire, notamment chez les personnes

âgées. Surveillance clinique et ECG.

+ Dabigatran

Lors de l’administration concomitante de vérapamil par voie orale et de dabigatran étexilate (150 mg), un substrat de la P-gp,

la Cmax et l’ASC du dabigatran ont augmenté, mais l’importance de ce changement diffère en fonction du délai entre les

administrations ainsi que de la forme pharmaceutique du vérapamil. La co-administration de vérapamil 240 mg à libération

prolongée en même temps que le dabigatran étexilate a entraîné une augmentation de l’exposition (augmentation de la

Cmax d’environ 90 % et de l’ASC d’environ 70 %).

Une surveillance clinique étroite est recommandée lorsque le vérapamil est associé au dabigatran étexilate et

particulièrement en cas de saignement, notamment chez les patients atteints d’une insuffisance rénale légère à modérée.

+ Dronédarone

Risque de bradycardie ou de bloc auriculo-ventriculaire, notamment chez le sujet âgé. Par ailleurs, légère augmentation des

concentrations de dronédarone par diminution de son métabolisme par le vérapamil. Débuter le traitement par le vérapamil

aux posologies minimales recommandées, et ajuster les doses en fonction de l’ECG.

+ Erythromycine

Bradycardie et/ou troubles de la conduction auriculo-ventriculaire, par diminution du métabolisme hépatique du vérapamil

par l’érythromycine. Surveillance clinique et ECG. S’il y a lieu, adaptation de la posologie du vérapamil pendant le traitement

par l’érythromycine, et après son arrêt.

+ Inhibiteurs puissants du CYP3A4

Bradycardie et/ou troubles de la conduction auriculo-ventriculaire, par diminution du métabolisme hépatique du vérapamil

par l’inhibiteur. Surveillance clinique et ECG. S’il y a lieu, adaptation de la posologie du vérapamil pendant le traitement par

l’inhibiteur, et après son arrêt, le cas échéant.

+ Tamsulosine

Risque de majoration des effets indésirables de la tamsulosine, par inhibition de son métabolisme hépatique. Surveillance

clinique et adaptation de la posologie de la tamsulosine pendant le traitement par l’inhibiteur enzymatique et après son arrêt,

le cas échéant.

Associations à prendre en compte

+ Alpha-bloquants à visée urologique (alfuzosine, doxazosine, prazosine, tamsulosine, térazosine)

Majoration de l'effet hypotenseur. Risque d'hypotension orthostatique majoré.

+ Antihypertenseurs alpha-bloquants (prazosine, trimazosine, urapidil)

Majoration de l'effet hypotenseur. Risque d'hypotension orthostatique majoré.

+ Amifostine

Majoration du risque d’hypotension, notamment orthostatique.

+ Antidépresseurs imipraminiques

Majoration du risque d’hypotension, notamment orthostatique.

+ Neuroleptiques

Majoration du risque d’hypotension, notamment orthostatique.

+ Clonidine, guanfacine

Troubles de l'automatisme (troubles de la conduction auriculo-ventriculaire par addition des effets négatifs sur la

conduction).

+ Dérivés nitrés et apparentés

Majoration du risque d’hypotension, notamment orthostatique.

+ Jus de pamplemousse

Augmentation des concentrations plasmatiques de vérapamil, avec risque de survenue d’effets indésirables.

+ Doxorubicine

Risque de majoration de la toxicité de la doxorubicine par augmentation de ses concentrations plasmatiques.

+ Pilocarpine

Risque de bradycardie excessive (addition des effets).

+ Ticagrelor

Risque d’augmentation des concentrations plasmatiques de ticagrelor par diminution de son métabolisme hépatique.

Autres interactions

+ Agents bloquants neuromusculaires

Les données cliniques et les études chez l'animal suggèrent que le chlorhydrate de vérapamil peut potentialiser l'activité des

agents bloquants neuromusculaires (curare et dépolarisants). Il peut être nécessaire de diminuer la dose de chlorhydrate de

vérapamil et/ou la dose de l'agent bloquant neuromusculaire lorsque les médicaments sont utilisés de façon concomitante.

+ Ethanol (alcool)

Augmentation des taux plasmatiques d’éthanol.

+ Almotriptan

Augmentation de la Cmax (d’environ 24 %) et de l’ASC (d’environ 20 %) de l’almotriptan.

+ Cimétidine

Diminution de l’élimination du vérapamil par la cimétidine après administration de vérapamil par voie intraveineuse.

Augmentation de l’ASC du vérapamil (d’environ 25 % pour l’énantiomère-R et d’environ 40 % pour l’énantiomère-S) par

diminution de l’élimination des énantiomères R et S.

+ Clarithromycine, érythromycine et télithromycine

Possible augmentation des taux de vérapamil.

+ Flécaïne

Faible effet sur la clairance plasmatique de la flécaïne (effet inférieur à 10 %) mais pas d’effet sur la clairance plasmatique du

chlorhydrate de vérapamil.

+ Glyburide

Augmentation de la Cmax (d’environ 28 %) et de l’ASC (d’environ 26 %) du glyburide.

+ Quinidine

Diminution de la clairance de la quinidine administrée par voie orale d’environ 35 %. Risque d’hypotension. Un œdème

pulmonaire peut survenir chez les patients avec une cardiomyopathie hypertrophique obstructive.

+ Propranolol

Augmentation de la Cmax (d’environ 94 %) et de l’ASC (d’environ 65 %) du propranolol chez les patients avec un angor.

+ Sulfinpyrazone

L’effet hypotenseur peut être réduit en raison de l’augmentation (d’environ 3 fois) de l’élimination du vérapamil administré

par voie orale et par diminution de la biodisponibilité d’environ 60 %. Il n’y a pas de modification de la pharmacocinétique

lors de l’administration du vérapamil par voie intraveineuse.

+ Théophylline

Diminution de l’élimination de la théophylline d’environ 20 %. La diminution de l’élimination est moindre chez les fumeurs

(environ 11 %).

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse

Les études effectuées chez l'animal n'ont pas mis en évidence d'effet tératogène. En l'absence d'effet tératogène chez

l'animal, un effet malformatif dans l'espèce humaine n'est pas attendu. En effet, à ce jour, les substances responsables de

malformations dans l'espèce humaine se sont révélées tératogènes chez l'animal au cours d'études bien conduites sur deux

espèces.

Il n'existe pas actuellement de données en nombre suffisant, pour évaluer un éventuel effet malformatif ou fœtotoxique du

vérapamil lorsqu'il est administré pendant les premier et deuxième trimestres de la grossesse. En conséquence, par mesure

de précaution, il est préférable de ne pas utiliser le vérapamil pendant les premier et deuxième trimestres de la grossesse.

Pendant le troisième trimestre de la grossesse, l'utilisation du vérapamil au cours d'un nombre limité de grossesses n'a

apparemment révélé aucun effet fœtotoxique particulier à ce jour. En conséquence, l'utilisation du vérapamil ne doit être

envisagée au cours du troisième trimestre de la grossesse que si nécessaire.

Allaitement

Les concentrations de vérapamil dans le lait sont faibles : elles exposent l'enfant à une ingestion de moins d'un milligramme

de vérapamil par jour.

Les quelques cas décrits après un traitement par voie orale n'ont pas rapporté d'effets indésirables chez l'enfant. Par ailleurs,

les concentrations plasmatiques dans le sang de l’enfant ne sont pratiquement pas détectables.

En conséquence, en cas d’indication spécifique du vérapamil chez la mère, l’allaitement est possible avec une surveillance

clinique régulière de l’enfant.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

En raison de son effet antihypertenseur et selon la réponse individuelle, le chlorhydrate de vérapamil peut avoir un effet sur

les capacités à réagir au point de diminuer l’aptitude à conduire des véhicules, à utiliser des machines ou à travailler dans

des conditions risquées. Cet effet se produit d’autant plus en début de traitement, lors d’une augmentation de dose, lors d’un

changement de médicament pour du vérapamil et en cas d’absorption d’alcool. Le vérapamil peut augmenter les taux

sanguins d’alcool et diminuer son élimination. Par conséquent, les effets de l’alcool sont intensifiés.

4.8. Effets indésirables

Les réactions indésirables suivantes ont été rapportées avec le vérapamil lors d’essais cliniques, lors de la surveillance

après commercialisation ou lors d’essais cliniques de phase IV et sont listés par classe d’organes. Les fréquences sont

définies ainsi : très fréquent (≥ 1/10) ; fréquent (≥ 1/100, < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000, < 1/1

000) ; très rare (< 1/10 000) ; inconnue (ne peut pas être estimée sur la base des données disponibles).

Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés étaient : céphalées, sensations vertigineuses, troubles gastro-

intestinaux (nausées, constipation et douleurs abdominales) ainsi que bradycardie, tachycardie, palpitations, hypotension,

flushs, œdème périphérique et fatigue.

Effets indésirables rapportés lors des essais cliniques avec le vérapamil et lors de la surveillance après commercialisation

Système organe /

classe (MedDRA)

Fréquents

fréquents

Rares

Inconnues

Affections du

système immunitaire

Hypersensibilité

Affections du

système nerveux

Sensations

vertigineuses,

céphalées

Paresthésie,

tremblements

Syndrome

extrapyramidal,

paralysie (tétraparésie)

crise d’épilepsie

Troubles du

métabolisme et de la

nutrition

Hyperkaliémie

Affections

psychiatriques

Somnolence

Affections de l'oreille

et du labyrinthe

Acouphènes

Vertiges

Affections cardiaques

Bradycardie

Palpitations,

tachycardie

Bloc auriculo-

ventriculaire (1er, 2ème

et 3ème degré),

insuffisance cardiaque,

pause sinusale,

bradycardie sinusale,

asystolie

Affections

vasculaires

Flushs,

hypotension

Affections

respiratoires,

thoraciques et

médiastinales

Bronchospasme,

dyspnée

Affections gastro-

intestinales

Constipation,

nausées

Douleurs

abdominales

Vomissements

Inconfort intestinal,

hyperplasie gingivale,

iléus

Affections de la peau

et du tissus sous-

cutané

Hyperhidrose

Angiœdème, syndrome

de Stevens-Johnson,

érythème polymorphe,

alopécie,

démangeaisons, prurit,

purpura, éruption

maculopapuleuse,

urticaire

Affections musculo-

squelettiques et

systémiques

Arthralgie, faiblesse

musculaire, myalgie

Affections du rein et

des voies urinaires

Insuffisance rénale

Affections des

organes de

reproduction et du

sein

Dysfonction érectile,

galactorrhée,

gynécomastie

Troubles généraux et

anomalies au site

d'administration

Œdème

périphérique

Fatigue

Investigations

Elévation du taux de

prolactine,

augmentation des

enzymes hépatiques

Système organe /

classe (MedDRA)

Fréquents

fréquents

Rares

Inconnues

Système organe /

classe (MedDRA)

Fréquents

fréquents

Rares

Inconnues

Il y a eu un seul cas de paralysie (tétraparésie) rapporté après commercialisation, lors d’une utilisation simultanée de

vérapamil et de colchicine. Elle peut avoir été causée par la colchicine passant la barrière hémato-encéphalique en raison

de l’inhibition du CYP3A4 et de la P-gp par le vérapamil (voir rubrique 4.5).

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une

surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable

suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé

(ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.ansm.sante.fr

4.9. Surdosage

En cas de surdosage, des troubles conductifs graves ont été rapportés : bloc auriculo-ventriculaire de haut degré, arrêt

sinusal voire choc cardiogénique ainsi que des hypotensions sévères et des convulsions. Ont aussi été rapportées des

hyperglycémies et une acidose métabolique. Dans certains cas, l’évolution a été fatale.

L'antidote est représenté par l'isoprénaline (voie intraveineuse).

Les troubles conductifs peuvent bénéficier d'un entraînement électrosystolique ; le glucagon et les sels de calcium peuvent

être utilisés en cas de choc cardiogénique. Une asystolie peut être prise en charge par les mesures habituelles incluant

l’utilisation d’une stimulation adrénergique (par exemple, le chlorhydrate d’isoprotérénol), d’autres agents vasopresseurs ou

une réanimation cardio-respiratoire.

Le vérapamil ne peut pas être éliminé par hémodialyse.

En raison d’une possible absorption retardée du produit à libération prolongée, les patients doivent être surveillés pendant

une période suffisante en fonction des symptômes cliniques.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

5.1. Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique : Inhibiteur calcique sélectif à effets cardiaques directs, code ATC : C08DA01.

Le vérapamil est un antagoniste calcique spécifique, c'est-à-dire qu'il diminue les mouvements transmembranaires du

calcium sans modifier, aux concentrations représentatives des concentrations thérapeutiques, les mouvements des autres

ions.

Au niveau cardiaque :

dépression de l'activité du nœud sinusal,

ralentissement de la vitesse de conduction et allongement des périodes réfractaires au niveau du nœud auriculo-

ventriculaire proportionnels aux concentrations. Ces effets expliquent que le vérapamil soit le prototype des anti-arythmiques

de classe IV et qu'il soit efficace sur les troubles du rythme impliquant la jonction auriculo-ventriculaire,

le vérapamil ne modifie ni la vitesse de conduction, ni les périodes réfractaires des oreillettes, du système His-Purkinje, des

ventricules, des voies accessoires,

le vérapamil déprime la contractilité du myocarde (effet inotrope négatif).

Au niveau artériel :

le vérapamil entraîne une relaxation et s'oppose à la contraction des fibres musculaires lisses artérielles. L'abaissement

des résistances s'observe dans tous les territoires et entraîne une baisse de la pression artérielle.

la bradycardie (habituellement modérée), la dépression de la contractilité, la diminution de la post-charge concourent à une

diminution du travail cardiaque et donc à une diminution de la consommation d'oxygène par le myocarde. La vasodilatation

coronaire entraîne une augmentation du débit coronaire sans effet de vol,

le débit sanguin rénal est augmenté.

chez la plupart des malades, l'effet dépresseur myocardique est contrebalancé par la diminution de la post-charge et par la

mise en jeu réflexe du système sympathique, comme en témoigne l'absence de diminution de l'index cardiaque. Cependant,

chez les sujets à fonction cardiaque altérée, une détérioration de la fonction ventriculaire peut se produire en cas de prise de

bêta-bloquants ou d'autres médicaments dépresseurs cardiaques.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques

Le chlorhydrate de vérapamil est un mélange racémique constitué de l’énantiomère-R et de l’énantiomère-S en proportions

égales. La métabolisation du vérapamil est importante. Le norvérapamil est un des 12 métabolites identifiés dans les urines.

Il a une activité pharmacologique équivalente à 10 à 20 % de celle du vérapamil et représente 6 % du médicament éliminé.

Les concentrations plasmatiques à l'état d'équilibre de norvérapamil et de vérapamil sont similaires. L’état d’équilibre après

administration réitérée en une prise est atteint après trois à quatre jours.

Absorption

Plus de 90 % du vérapamil est rapidement absorbé à partir de l’intestin grêle après administration orale. La disponibilité

systémique moyenne du composé inchangé après une dose unique de vérapamil à libération immédiate est de 22 % et celle

de vérapamil à libération prolongée est d’environ 33 %, en raison d'un métabolisme de premier passage hépatique. La

biodisponibilité est environ deux fois plus élevée avec une administration répétée. Les concentrations plasmatiques

maximales de vérapamil sont atteintes une à deux heures après l'administration de la forme à libération immédiate, et quatre

à cinq heures après l'administration de la forme à libération prolongée. Le pic de concentration plasmatique de norvérapamil

est atteint environ en une heure et en cinq heures, respectivement après l'administration de la forme à libération immédiate

ou de la forme à libération prolongée. La présence de nourriture n'a pas d'effet sur la biodisponibilité du vérapamil.

Distribution

Le vérapamil est largement distribué dans les tissus. Le volume de distribution est compris entre 1,8 et 6,8 l/kg chez les

sujets sains. La liaison du vérapamil aux protéines plasmatiques est de 90 %.

Biotransformation

La métabolisation du vérapamil est importante. In vitro, les études concernant le métabolisme indiquent que le vérapamil est

métabolisé par les cytochromes P450 CYP3A4, CYP1A2, CYP2C8, CYP2C9 et CYP2C18. Chez l’homme sain, le

chlorhydrate de vérapamil administré oralement subit une importante métabolisation dans le foie, avec 12 métabolites

identifiés, la plupart seulement à l’état de traces. Les principaux métabolites identifiés sont divers dérivés du vérapamil N et

O désalkylés. Parmi ces métabolites, seul le norvérapamil a un effet pharmacologique visible (environ 20 % de celui du

composé parent) qui a été observé dans une étude chez le chien.

Élimination

Après perfusion intraveineuse, le vérapamil est éliminé de façon bi-exponentielle, avec une phase de distribution rapide

précoce (demi-vie d’environ 4 minutes) et une phase d’élimination terminale plus lente (demi-vie de 2 à 5 heures). Après

administration orale, la demi-vie d’élimination est de 3 à 7 heures. Environ 50 % de la dose administrée est éliminée par le

rein en 24 heures, 70 % en 5 jours. Jusqu’à 16 % de la dose est éliminée dans les fèces. Environ 3 à 4 % de la dose

éliminée par voie rénale l’est sous forme inchangée. La clairance totale du vérapamil est presque aussi élevée que le débit

sanguin hépatique, environ 1 l/h/kg (intervalle : 0,7 à 1,3 l/h/kg).

Populations particulières

Population pédiatrique

Il existe peu d’informations concernant la pharmacocinétique dans la population pédiatrique. Après administration

intraveineuse, la demi-vie moyenne du vérapamil était de 9,17 heures et la clairance moyenne de 30 l/h alors qu’elle est

d’environ 70 l/h chez un adulte de 70 kg. Les concentrations plasmatiques à l’état d’équilibre après administration orale

semblent être un peu plus faibles dans la population pédiatrique que celles observées chez l’adulte.

Sujets âgés

Le vieillissement peut affecter la pharmacocinétique du vérapamil administré à des patients hypertendus. La demi-vie

d'élimination peut être prolongée chez les personnes âgées. L'effet antihypertenseur du vérapamil n’est pas lié à l'âge.

Insuffisance rénale

Comme observé dans des études comparatives chez les patients atteints d'insuffisance rénale au stade terminal et chez des

sujets avec une fonction rénale normale, l’altération de la fonction rénale n'a pas d'effet sur la pharmacocinétique du

vérapamil. Le vérapamil et le norvérapamil ne sont pas éliminés par hémodialyse.

Insuffisance hépatique

La demi-vie du vérapamil est plus longue chez les patients insuffisants hépatiques en raison d’une clairance plus faible lors

d’une administration orale et d’un volume de distribution plus important.

5.3. Données de sécurité préclinique

Des études sur la reproduction ont été effectuées chez le lapin et le rat avec des doses de vérapamil par voie orale allant,

respectivement, jusqu’à 1,5 fois (15 mg/kg/jour) et 6 fois (60 mg/kg/jour) les doses journalières chez l’homme et n’ont pas mis

en évidence une tératogénicité. Cependant, chez le rat, ce multiple de la dose utilisée chez l’homme était embryocide et a

retardé la croissance et le développement fœtal, probablement en raison d’effets indésirables maternels montrés par une

diminution de la prise de poids chez la femelle gravide. Il a été également montré que cette dose orale entraînait une

hypotension chez le rat.

Il n’y a, cependant, aucune étude appropriée et contrôlée chez la femme enceinte.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES

6.1. Liste des excipients

Comprimé nu : cellulose microcristalline, alginate de sodium, povidone, stéarate de magnésium.

Pelliculage : Opadry 00C21527 (hypromellose, macrogol 400, macrogol 6000, talc, dioxyde de titane, laque verte (laque

d'aluminium correspondant à un mélange de jaune de quinoléine et de sel disodique de l'indigotine)), cire Hœchst E

(mélange d'esters de l'acide montanique).

6.2. Incompatibilités

Sans objet.

6.3. Durée de conservation

2 ans.

6.4. Précautions particulières de conservation

A conserver à une température ne dépassant pas 25°C.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur

30 ou 90 comprimés pelliculés sécables sous plaquettes (PVC/Aluminium).

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6. Précautions particulières d’élimination et de manipulation

Pas d'exigences particulières.

7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

SANDOZ

49, AVENUE GEORGES POMPIDOU

92300 LEVALLOIS-PERRET

8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

34009 368 833 3 8 : 30 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium).

34009 372 353 2 7 : 90 comprimés sous plaquettes (PVC/Aluminium).

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

11. DOSIMETRIE

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES

Sans objet.

CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE

Liste I.

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