VALSARTAN Cristers 160 mg, comprimé pelliculé sécable

France - français - ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé)

Achète-le

Notice patient Notice patient (PIL)

27-04-2017

Ingrédients actifs:
valsartan
Disponible depuis:
CRISTERS
Code ATC:
C09CA03
DCI (Dénomination commune internationale):
valsartan
Dosage:
160 mg
forme pharmaceutique:
comprimé
Composition:
composition pour un comprimé > valsartan : 160 mg
Mode d'administration:
orale
Unités en paquet:
plaquette(s) thermoformée(s) PVC polyéthylène PVDC aluminium de 7 comprimé(s)
Type d'ordonnance:
liste I
Domaine thérapeutique:
Antagonistes de l'angiotensine II, non associés
Descriptif du produit:
399 466-2 ou 34009 399 466 2 7 - plaquette(s) PVC polyéthylène PVDC aluminium de 7 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;399 475-1 ou 34009 399 475 1 8 - flacon(s) polyéthylène de 56 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;399 476-8 ou 34009 399 476 8 6 - flacon(s) polyéthylène de 98 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;576 544-0 ou 34009 576 544 0 5 - flacon(s) polyéthylène de 280 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;224 074-8 ou 34009 224 074 8 7 - plaquette(s) PVC polyéthylène PVDC aluminium de 30 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation:12/10/2012;224 075-4 ou 34009 224 075 4 8 - plaquette(s) PVC polyéthylène PVDC aluminium de 90 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation:12/10/2012;399 467-9 ou 34009 399 467 9 5 - plaquette(s) PVC polyéthylène PVDC aluminium de 14 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;399 468-5 ou 34009 399 468 5 6 - plaquette(s) PVC polyéthylène PVDC aluminium de 25 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;399 469-1 ou 34009 399 469 1 7 - plaquette(s) PVC polyéthylène PVDC aluminium de 56 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;399 471-6 ou 34009 399 471 6 7 - plaquette(s) PVC polyéthylène PVDC aluminium de 98 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;576 543-4 ou 34009 576 543 4 4 - plaquette(s) PVC polyéthylène PVDC aluminium de 280 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;399 472-2 ou 34009 399 472 2 8 - flacon(s) polyéthylène de 7 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;399 473-9 ou 34009 399 473 9 6 - flacon(s) polyéthylène de 14 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;399 474-5 ou 34009 399 474 5 7 - flacon(s) polyéthylène de 25 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;
Statut de autorisation:
Valide
Numéro d'autorisation:
61960118
Date de l'autorisation:
2009-11-30

NOTICE

ANSM - Mis à jour le : 27/04/2017

Dénomination du médicament

VALSARTAN CRISTERS 160 mg, comprimé pelliculé sécable

Valsartan

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant de prendre ce médicament car elle contient des informations importantes pour

vous.

Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

Si vous avez d’autres questions, interrogez votre médecin ou votre pharmacien.

Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à d’autres personnes. Il pourrait leur être nocif,

même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci s’applique aussi à

tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Que contient cette notice ?

Qu'est-ce que VALSARTAN CRISTERS 160 mg, comprimé pelliculé sécable et dans quels cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant de prendre VALSARTAN CRISTERS 160 mg, comprimé pelliculé sécable

3. Comment prendre VALSARTAN CRISTERS 160 mg, comprimé pelliculé sécable ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver VALSARTAN CRISTERS 160 mg, comprimé pelliculé sécable ?

6. Contenu de l’emballage et autres informations.

1. QU’EST-CE QUE VALSARTAN CRISTERS 160 mg, comprimé pelliculé sécable ET DANS QUELS CAS EST-IL

UTILISE ?

Classe pharmacothérapeutique - code ATC : C09CA03.

Antagonistes de l'angiotensine II, non associés.

VALSARTAN CRISTERS 160 mg, comprimé pelliculé sécable contient la substance active : valsartan et appartient à la

famille des antagonistes de l'angiotensine II qui aident à contrôler l'hypertension artérielle. L'angiotensine II est une

substance présente dans l'organisme, qui stimule la contraction des vaisseaux sanguins, ce qui conduit à une augmentation

de la pression artérielle. VALSARTAN CRISTERS 160 mg, comprimé pelliculé sécable agit en bloquant l'effet de

l'angiotensine II. Ceci entraîne un relâchement des vaisseaux sanguins et une diminution de la pression artérielle.

VALSARTAN CRISTERS 160 mg, comprimé pelliculé sécable, peut être utilisé pour trois affections différentes :

pour traiter l'hypertension artérielle chez les patients adultes et chez les enfants et les adolescents âgés de 6 à 18

ans. L'hypertension artérielle augmente l'effort fourni par le cœur et les artères. En l'absence de traitement, l'hypertension

peut endommager les vaisseaux sanguins du cerveau, du cœur et des reins et peut entraîner un accident vasculaire

cérébral, une insuffisance cardiaque ou une insuffisance rénale. L'hypertension artérielle augmente le risque de crise

cardiaque. Le fait d'abaisser votre pression artérielle jusqu'à un niveau normal permet de diminuer le risque d'apparition de

ces pathologies.

pour le traitement de patients adultes ayant récemment subi une crise cardiaque (infarctus du myocarde). « Récemment »

signifie ici entre 12 heures et 10 jours.

pour traiter les patients adultes atteints d'insuffisance cardiaque symptomatique.

VALSARTAN CRISTERS 160 mg, comprimé pelliculé sécable est utilisé lorsqu’une famille de médicaments appelés les

inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine (ECA) (médicaments utilisés dans le traitement de l’insuffisance

cardiaque) ne peut être utilisée ou peut être administré en plus des inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IEC) quand

d’autres médicaments ne peuvent pas être utilisés pour le traitement de l’insuffisance cardiaque.

L'insuffisance cardiaque comporte les symptômes suivants : souffle court et gonflement des pieds et des jambes par

accumulation de liquide. Elle survient lorsque le muscle cardiaque ne parvient pas à pomper suffisamment de sang pour

fournir la quantité de sang nécessaire à l'organisme.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DE PRENDRE VALSARTAN CRISTERS 160 mg,

comprimé pelliculé sécable ?

Ne prenez jamais VALSARTAN CRISTERS 160 mg, comprimé pelliculé sécable :

si vous êtes allergique (hypersensible) au valsartan ou à l’un des autres composants contenus dans ce médicament,

mentionnés dans la rubrique 6.

si vous avez une maladie grave du foie

si vous êtes enceinte de plus de 3 mois (il est également préférable d'éviter de prendre VALSARTAN CRISTERS en

début de grossesse - voir la rubrique Grossesse et allaitement)

si vous avez du diabète ou une insuffisance rénale et que vous êtes traité(e) par un médicament contenant d’aliskiren pour

diminuer la pression artérielle.

Si l’une de ces situations s’applique à vous, parlez-en à votre médecin et ne prenez pas VALSARTAN CRISTERS 160 mg,

comprimé pelliculé sécable.

Avertissements et précautions

Adressez-vous à votre médecin ou pharmacien avant de prendre VALSARTAN CRISTERS 160 mg, comprimé pelliculé

sécable :

si vous avez une maladie du foie

si vous avez une grave maladie rénale ou si vous êtes dialysé

si vous souffrez d'un rétrécissement des artères du rein

si vous avez récemment subi une transplantation rénale (vous avez reçu un nouveau rein)

si vous avez une grave maladie cardiaque en dehors d'une insuffisance cardiaque ou d'une crise cardiaque

si vous avez déjà présenté un gonflement, essentiellement du visage et de la gorge en prenant d’autres médicaments (dont

IEC).

vous

présentez

symptômes,

arrêtez

votre

traitement

VALSARTAN

CRISTERS

contactez

immédiatement votre médecin. Vous ne devrez plus jamais prendre de VALSARTAN CRISTERS. Voir également à la

rubrique 4 « Quels sont les effets indésirables éventuels ? ».

si vous prenez des médicaments qui augmentent la quantité de potassium dans le sang, y compris les suppléments

potassiques ou des sels de potassium, des médicaments épargneurs du potassium ou encore de l'héparine. Il peut être

nécessaire de vérifier régulièrement la quantité de potassium dans votre sang

si vous souffrez d'hyperaldostéronisme. Il s'agit d'une maladie dans laquelle les glandes surrénales fabriquent une quantité

trop importante d'hormone aldostérone. L'utilisation de VALSARTAN CRISTERS 160 mg, comprimé pelliculé sécable est

déconseillée si vous êtes dans ce cas

si vous avez perdu une grande quantité de liquide (déshydratation) à la suite d'une diarrhée, de vomissements ou de la

prise de fortes doses de diurétiques (qui servent à éliminer l'eau en excès dans votre organisme)

si vous prenez l’un des médicaments suivants pour traiter une hypertension :

un « inhibiteur de l’enzyme de conversion (IEC) » (par exemple l’énalapril, le lisinopril, le ramipril), en particulier si vous

avez des problèmes rénaux dus au diabète.

l’aliskiren

si vous prenez pour traiter une insuffisance cardiaque un IEC en même temps que certains autres médicaments, connus

sous le nom d’antagonistes de l’aldostérone (par exemple la spironolactone, l’éplérénone) ou un bêtabloquant (par exemple

le métoprolol).

Votre médecin pourra surveiller régulièrement le fonctionnement de vos reins, votre pression artérielle, et le taux

d’électrolytes (par ex. du potassium) dans votre sang.

Voir aussi les informations dans la rubrique « Ne prenez jamais VALSARTAN CRISTERS 160 mg, comprimé pelliculé

sécable ».

Vous devez informer votre médecin si vous pensez être (ou susceptible de devenir) enceinte. VALSARTAN CRISTERS 160

mg, comprimé pelliculé sécable est déconseillé en début de grossesse, et ne doit pas être pris si vous êtes enceinte de plus

de 3 mois, car cela pourrait nuire gravement à votre enfant en cas d'utilisation à partir de ce stade de la grossesse (voir

rubrique « Grossesse et allaitement »).

L'utilisation de ce médicament est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit en

lactase de Lapp ou un syndrome de malabsorption du glucose ou du galactose (maladies héréditaires rares).

Autres médicaments et VALSARTAN CRISTERS 160 mg, comprimé pelliculé sécable

Informez votre médecin ou pharmacien si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre tout autre médicament.

L'effet du traitement peut être influencé si VALSARTAN CRISTERS 160 mg, comprimé pelliculé sécable est pris avec

certains autres médicaments. Il peut être nécessaire de changer la dose, de prendre d'autres précautions, et dans certains

cas d'arrêter un des médicaments. Ceci s'applique aux médicaments obtenus avec ou sans ordonnance, notamment:

d'autres médicaments qui diminuent la pression artérielle, particulièrement les diurétiques, les IEC (tels que l’énalapril, le

lisinopril, le périndopril, le ramipril, etc…) ou l’aliskiren (voir aussi les informations dans les rubriques « Ne prenez jamais

VALSARTAN CRISTERS 160 mg, comprimé pelliculé sécable » et « Avertissements et précautions »).

les médicaments qui augmentent la quantité de potassium dans le sang, y compris les suppléments potassiques ou des

sels de potassium, des médicaments épargneurs du potassium ou encore de l'héparine

certains types d'antalgiques connus sous le nom d'anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS)

certains antibiotiques (du groupe rifamycine), un médicament utilisé pour protéger contre le rejet de greffe (ciclosporine) ou

un médicament antirétroviral utilisé pour traiter le VIH/SIDA (ritonavir). Ces médicaments peuvent augmenter l’effet de

VALSARTAN CRISTERS.

le lithium, un médicament utilisé pour traiter certaines maladies psychiatriques

De plus,

si vous êtes traité après avoir subi une crise cardiaque, il est déconseillé d'associer VALSARTAN CRISTERS 160 mg,

comprimé pelliculé sécable à des IEC (un traitement de la crise cardiaque)

si vous êtes traité pour une insuffisance cardiaque, il est déconseillé d’associer VALSARTAN CRISTERS à des IEC et

d’autres médicaments pour traiter l’insuffisance cardiaque qui sont connus comme les antagonistes de l’aldostérone (par

exemple la spironolactone, l’éplérénone) ou des bêtabloquants (par exemple le métoprolol).

VALSARTAN CRISTERS 160 mg, comprimé pelliculé sécable avec des aliments, boissons et de l’alcool

Sans objet.

Grossesse et allaitement

Vous devez informer votre médecin si vous pensez être (ou susceptible de devenir) enceinte. Votre médecin vous

recommandera normalement d'arrêter de prendre VALSARTAN CRISTERS 160 mg, comprimé pelliculé sécable avant

d'être enceinte ou dès que vous apprenez que vous êtes enceinte. Il vous recommandera de prendre un autre médicament à

la place de VALSARTAN CRISTERS 160 mg, comprimé pelliculé sécable. VALSARTAN CRISTERS 160 mg, comprimé

pelliculé sécable est déconseillé en début de grossesse et ne doit pas être pris si vous êtes enceinte de plus de 3 mois, car

cela pourrait nuire gravement à votre enfant.

Informez votre médecin si vous allaitez ou si vous êtes sur le point de commencer l'allaitement. VALSARTAN

CRISTERS 160 mg, comprimé pelliculé sécable est déconseillé chez les femmes qui allaitent. Votre médecin pourrait

choisir un autre traitement si vous souhaitez allaiter, surtout si votre enfant est nouveau-né ou prématuré.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

Avant de conduire un véhicule, d'utiliser des outils ou des machines ou d'effectuer toute autre activité nécessitant de la

concentration, assurez-vous de savoir comment vous réagissez à VALSARTAN CRISTERS 160 mg, comprimé pelliculé

sécable. Comme avec beaucoup d'autres médicaments utilisés pour traiter l'hypertension artérielle, VALSARTAN

CRISTERS 160 mg, comprimé pelliculé sécable peut, dans de rares cas, entraîner des sensations vertigineuses et affecter

la capacité à se concentrer.

VALSARTAN CRISTERS 160 mg, comprimé pelliculé sécable contient du lactose.

Si votre médecin vous a informé(e) d'une intolérance à certains sucres, contactez-le avant de prendre ce médicament.

3. COMMENT PRENDRE VALSARTAN CRISTERS 160 mg, comprimé pelliculé sécable ?

Posologie

Veillez à toujours prendre ce médicament en suivant exactement les indications de votre médecin afin d'obtenir les meilleurs

résultats et réduire le risque d'effets indésirables. Vérifiez auprès de votre médecin ou pharmacien en cas de doute. Les

personnes souffrant d'hypertension artérielle ne remarquent souvent aucun signe de la présence de cette maladie. La

plupart des personnes peuvent se sentir plutôt normales. C'est pourquoi il est d'autant plus important que vous respectiez les

rendez-vous avec le médecin, même si vous vous sentez bien.

Hypertension artérielle chez les patients adultes: La dose recommandée est de 80 mg par jour. Dans certains cas, votre

médecin peut prescrire des doses plus fortes (ex. 160 mg ou 320 mg). Il pourrait également associer VALSARTAN

CRISTERS 160 mg, comprimé pelliculé sécable à un autre médicament (ex. un diurétique).

Hypertension chez les enfants et adolescents (âgés de 6 à 18 ans)

Chez les patients de poids inférieur à 35 kg, la posologie recommandée est de 40 mg de valsartan une fois par jour.

Chez les patients pesant 35 kg ou plus, la posologie recommandée est de 80 mg de valsartan une fois par jour.

Dans certains cas, votre médecin pourra vous prescrire des doses plus élevées (la posologie peut être augmentée à 160 mg

et jusqu’à un maximum de 320 mg).

Après une crise cardiaque récente chez les patients adultes : Après une crise cardiaque, le traitement est généralement

débuté dès la 12

ème

heure, généralement à la dose faible de 20 mg, deux fois par jour. Vous obtenez une dose de 20 mg en

divisant le comprimé de 40 mg. Votre médecin augmentera progressivement cette dose au cours des semaines suivantes

jusqu'à une dose maximale de 160 mg, deux fois par jour. La dose finale dépend de votre tolérance individuelle.

VALSARTAN CRISTERS 160 mg, comprimé pelliculé sécable peut être donné avec un autre traitement de la crise

cardiaque et votre médecin décidera quel traitement est approprié dans votre cas.

Insuffisance cardiaque chez les patients adultes : Le traitement débute généralement par 40 mg, deux fois par jour. Votre

médecin augmentera progressivement cette dose au cours des semaines suivantes jusqu'à une dose maximale de 160 mg,

deux fois par jour. La dose finale dépend de votre tolérance individuelle.

VALSARTAN CRISTERS 160 mg, comprimé pelliculé sécable peut être donné avec un autre traitement de l'insuffisance

cardiaque et votre médecin décidera quel traitement est approprié dans votre cas.

Mode d'administration

Vous pouvez prendre VALSARTAN CRISTERS 160 mg, comprimé pelliculé sécable avec ou sans aliments. Prenez

VALSARTAN CRISTERS 160 mg, comprimé pelliculé sécable avec un verre d'eau.

Fréquence d'administration

Prenez VALSARTAN CRISTERS à peu près au même moment tous les jours.

Si vous avez pris plus de VALSARTAN CRISTERS 160 mg, comprimé pelliculé sécable que vous n’auriez dû :

Si vous avez des sensations vertigineuses sévères et/ou des évanouissements, consultez immédiatement votre médecin et

allongez-vous. Si vous avez accidentellement pris trop de comprimés, consultez votre médecin, votre pharmacien ou

l'hôpital.

Si vous oubliez de prendre VALSARTAN CRISTERS 160 mg, comprimé pelliculé sécable :

Si vous avez oublié de prendre une dose, prenez-la dès que vous vous en souvenez. Toutefois, ne prenez pas la dose

oubliée si le moment de votre prochaine prise est proche.

Ne prenez pas de dose double pour compenser la dose que vous avez oubliée de prendre.

Si vous arrêtez de prendre VALSARTAN CRISTERS 160 mg, comprimé pelliculé sécable :

L'arrêt de votre traitement par VALSARTAN CRISTERS 160 mg, comprimé pelliculé sécable peut entraîner une aggravation

de votre maladie. N'arrêtez pas votre traitement sauf avis contraire de votre médecin.

Si vous avez d'autres questions sur l'utilisation de ce médicament, demandez plus d'informations à votre médecin ou à votre

pharmacien.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas

systématiquement chez tout le monde.

Certains effets indésirables peuvent être graves et nécessitent une prise en charge médicale immédiate :

En cas de symptômes d'angioœdème (une réaction allergique spécifique), tels que

gonflement du visage, des lèvres, de la langue ou de la gorge

difficultés à respirer ou à avaler

urticaire, démangeaisons

Si vous ressentez l'un de ces symptômes, arrêtez VALSARTAN CRISTERS et contactez immédiatement votre médecin (voir

également rubrique 2 « Avertissements et précautions »).

Effets indésirables :

Fréquent (peut affecter jusqu’à 1 patient sur 10) :

sensations vertigineuses

pression artérielle basse accompagnée ou non de symptômes tels que des sensations vertigineuses et des sensations

d’évanouissements en position debout

fonction rénale diminuée (signes d'une atteinte rénale)

Peu fréquent (peut affecter jusqu’à 1 patient sur 100) :

angio-œdème (voir rubrique « Certains effets indésirables peuvent être graves et nécessitent une prise en charge médicale

immédiate »)

perte de connaissance soudaine (syncope)

sensation de tête qui tourne (vertige)

importante diminution de la fonction rénale (signes d'insuffisance rénale aiguë)

spasmes musculaires, anomalies du rythme cardiaque (signes d'hyperkaliémie)

essoufflement, difficulté à respirer en position allongée, gonflement des pieds ou des jambes (signes d'insuffisance

cardiaque)

céphalée

toux

douleurs abdominales

nausée

diarrhée

fatigue

faiblesse

Fréquence indéterminée (la fréquence ne peut être estimée à partir des données disponibles) :

apparition de cloques sur la peau (signe de dermatite bulleuse)

réactions

allergiques

avec

éruption

cutanée,

démangeaisons

urticaire,

symptômes

fièvre,

gonflements

articulations et douleur articulaire, douleur musculaire, gonflement des ganglions lymphatiques, et/ou symptômes grippaux

peuvent survenir (signes de la maladie sérique)

taches violacées à rougeâtres, démangeaisons fébriles (signes d'inflammation des vaisseaux sanguins également connue

sous le nom de vascularite)

saignements ou ecchymoses inhabituels (signes de thrombocytopénie)

douleurs musculaires (myalgie)

fièvre, mal de gorge ou aphtes causés par des infections (symptômes d'un taux faible de globules blancs, également appelé

neutropénie)

diminution du taux d'hémoglobine et du taux de globules rouges dans le sang (ce qui peut, dans des cas sévères, entraîner

une anémie)

augmentation du taux de potassium dans le sang (qui peut, dans des cas sévères, provoquer des spasmes musculaires et

une anomalie du rythme cardiaque)

augmentation des valeurs de la fonction hépatique (qui peut indiquer une atteinte hépatique) y compris une augmentation

du taux de bilirubine dans le sang (qui peut, dans des cas sévères, provoquer un jaunissement de la peau et des yeux)

augmentation du taux d'urée sanguine et de créatinine sérique (qui peut indiquer une fonction rénale anormale)

taux faible de sodium dans le sang (qui peut provoquer une fatigue, une confusion, un spasme musculaire et/ou des

convulsions dans des cas sévères)

La fréquence de certains effets secondaires peut varier selon votre affection. Ainsi, les effets secondaires tels que des

vertiges et une diminution de la fonction rénale ont été moins fréquemment observés chez les patients adultes traités ayant

une hypertension artérielle que chez les patients adultes traités pour insuffisance cardiaque ou après une crise cardiaque

récente.

Les effets indésirables chez les enfants et les adolescents sont similaires à ceux observés chez les adultes.

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci s’applique aussi à

tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables

directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé

(ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet: www.ansm.sante.fr

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d’informations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER VALSARTAN CRISTERS 160 mg, comprimé pelliculé sécable ?

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

N’utilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur la boîte ou le flacon. La date de péremption fait

référence au dernier jour de ce mois.

Pour les plaquettes: à conserver à une température ne dépassant pas 30°C.

Ne pas utiliser si vous remarquez que la boîte est endommagée ou présente des signes d’altération

Ne jetez aucun médicament au tout-à-l’égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien d’éliminer les

médicaments que vous n’utilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger l’environnement.

6. CONTENU DE L’EMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS

Ce que contient VALSARTAN CRISTERS 160 mg, comprimé pelliculé sécable

La substance active est :

Valsartan................................................................................................................... 160,00 mg

Les autres composants sont :

Lactose monohydraté, cellulose microcristalline, croscarmellose sodique, povidone K29-K32, talc, silice colloïdale

anhydre, stéarate de magnésium.

Pelliculage : OPADRY II 85G32408 Jaune (alcool polyvinilique, talc, dioxyde de titane (E171), macrogol 3350, lécithine

(E322), oxyde de fer rouge (E172), oxyde de fer jaune (E172).

Qu’est-ce que VALSARTAN CRISTERS 160 mg, comprimé pelliculé sécable et contenu de l’emballage extérieur

Ce médicament se présente sous forme d'un comprimé pelliculé sécable, boîtes ou flacon de 7, 14, 25, 30, 56, 90, 98 ou 280

comprimés pelliculés sécables.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

Titulaire de l’autorisation de mise sur le marché

CRISTERS

22 QUAI GALLIENI

92150 SURESNES

Exploitant de l’autorisation de mise sur le marché

CRISTERS

22 QUAI GALLIENI

92150 SURESNES

Fabricant

ACTAVIS LTD

BLB 016 BULEBEL INDUSTRIAL ESTATE

ZEJTUN ZTN 3000

MALTE

BALKANPHARMA – DUPNITSA AD

3 SAMOKOVSKO SHOSSE STR.

DUPNITSA 2600

BULGARIE

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen

Sans objet.

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

< {MM/AAAA}>< {mois AAAA}.>

Autres

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de l’ANSM (France).

RÉSUMÉ DES CARACTÉRISTIQUES DU PRODUIT

ANSM - Mis à jour le : 27/04/2017

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT

VALSARTAN CRISTERS 160 mg, comprimé pelliculé sécable

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

Valsartan......................................................................................................................... 160,00 mg

Pour un comprimé pelliculé sécable.

Excipient à effet notoire : lactose (84,44 mg par comprimé).

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE

Comprimé pelliculé sécable.

4. DONNEES CLINIQUES

4.1. Indications thérapeutiques

Hypertension

Traitement de l’hypertension artérielle essentielle chez les adultes, et de l’hypertension chez les enfants et les adolescents

âgés de 6 à 18 ans.

Post-infarctus du myocarde récent

Traitement des patients adultes cliniquement stables présentant une insuffisance cardiaque symptomatique ou une

dysfonction systolique ventriculaire gauche asymptomatique post-infarctus du myocarde récent (entre 12 heures et 10 jours)

(voir rubriques 4.4 et 5.1).

Insuffisance cardiaque

Traitement des patients adultes présentant une insuffisance cardiaque symptomatique :

en cas d’intolérance aux inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IEC),

en cas d’intolérance aux bétabloquants, comme traitement additionnel à un IEC quand les antagonistes de l’aldostérone ne

peuvent pas être utilisés (voir rubriques 4.2, 4.4, 4.5 et 5.1).

4.2. Posologie et mode d'administration

Posologie

Hypertension

La posologie initiale recommandée de ce médicament est de 80 mg une fois par jour. L'effet antihypertenseur est nettement

perceptible en l'espace de 2 semaines, mais l'effet maximal est atteint en 4 semaines. Chez certains patients dont la

pression artérielle n'est pas suffisamment contrôlée, il est possible d'augmenter la posologie à 160 mg jusqu'à un maximum

de 320 mg.

Ce médicament peut également être administré avec d'autres antihypertenseurs (voir rubriques 4.3, 4.4, 4.5 et 5.1).

L'association d'un diurétique tel que l'hydrochlorothiazide diminuera encore davantage la pression artérielle chez ces

patients.

Post-infarctus du myocarde récent

Chez les patients cliniquement stables, le traitement peut être débuté dès la douzième heure après un infarctus du

myocarde. La posologie initiale est de 20 mg deux fois par jour. Le traitement par valsartan sera ensuite augmenté à 40 mg,

80 mg puis 160 mg deux fois par jour au cours des semaines suivantes. La dose initiale est fournie par le comprimé sécable

à 40 mg.

La dose maximale cible est de 160 mg deux fois par jour. En règle générale, il est recommandé que les patients atteignent

une dose de 80 mg deux fois par jour dans les deux semaines qui suivent le début du traitement, et que la dose maximale

cible de 160 mg deux fois par jour, soit atteinte dans un délai de trois mois, en fonction de la tolérance du patient. En cas de

survenue d'un épisode d'hypotension artérielle symptomatique ou de dysfonctionnement rénal, une diminution de la dose

sera envisagée.

Le valsartan peut être utilisé avec d'autres traitements du post-infarctus du myocarde, par exemple les agents

thrombolytiques, l'acide acétylsalicylique, les bêtabloquants, les statines et les diurétiques. L'association avec les inhibiteurs

de l'enzyme de conversion (IEC) n'est pas recommandée (voir rubriques 4.1 et 5.1).

L'évaluation des patients après un infarctus du myocarde doit toujours comporter une exploration de leur fonction rénale.

Insuffisance cardiaque

La posologie initiale recommandée de ce médicament est de 40 mg deux fois par jour. La dose sera augmentée à 80 mg

puis 160 mg deux fois par jour, par paliers d'au moins deux semaines, en fonction de la tolérance du patient. Une réduction

de la dose de diurétiques administrés simultanément doit être envisagée. La posologie quotidienne maximale administrée

au cours des essais cliniques est de 320 mg en doses fractionnées.

Le valsartan peut être utilisé avec d’autres traitements de l’insuffisance cardiaque. Toutefois, la triple association d’un IEC,

du valsartan et d’un bêtabloquant ou d’un diurétique épargneur de potassium est déconseillée (voir rubriques 4.4 et 5.1).

L’évaluation des patients atteints d’insuffisance cardiaque doit toujours comporter une exploration de la fonction rénale.

Informations supplémentaires concernant les populations particulières

Sujets âgés

Aucune adaptation posologique n'est nécessaire chez le sujet âgé.

Patients présentant une insuffisance rénale

Aucune adaptation posologique n'est nécessaire chez les patients adultes dont la clairance de la créatinine est > 10 ml/min

(voir rubriques 4.4 et 5.2).

Patients présentant une insuffisance hépatique

Ce médicament est contre-indiqué chez les patients atteints d'insuffisance hépatique sévère, de cirrhose biliaire et chez les

patients atteints de cholestase (voir rubriques 4.3, 4.4 et 5.2). La posologie ne doit pas dépasser 80 mg chez les patients

atteints d'insuffisance hépatique légère à modérée sans cholestase.

Population pédiatrique

Hypertension pédiatrique

Enfants et adolescents âgés de 6 à 18 ans

La posologie initiale recommandée est de 40 mg une fois par jour chez les enfants de moins de 35 kg et de 80 mg une fois

par jour chez ceux de 35 kg et plus. La dose devra être adaptée en fonction de la réponse tensionnelle. Les doses

maximales étudiées dans les essais cliniques sont listées dans le tableau ci-dessous.

Les doses plus élevées que celles listées ci-dessous n’ont pas été étudiées et ne sont donc pas recommandées.

Poids corporel

Dose maximale étudiée dans les

essais cliniques

≥ 18 kg à < 35 kg

80 mg

≥ 35 kg à < 80 kg

160 mg

≥ 80 kg à ≤ 160 kg

320 mg

Enfants âgés de moins de 6 ans

Les données actuellement disponibles sont décrites aux rubriques 4.8, 5.1 et 5.2. Néanmoins, l’efficacité et la sécurité

d’emploi de VALSARTAN CRISTERS chez les enfants âgés de 1 à 6 ans n’ont pas été établies.

Utilisation chez les patients pédiatriques âgés de 6 à 18 ans présentant une insuffisance rénale

L’utilisation chez les patients pédiatriques ayant une clairance de la créatinine < 30 ml/min et chez les patients pédiatriques

sous dialyse n’a pas été étudiée. Par conséquent, le valsartan n’est pas recommandé chez ces patients. Aucun ajustement

posologique n’est nécessaire chez les patients pédiatriques ayant une clairance de la créatinine > 30 ml/min. La fonction

rénale et la kaliémie devront être étroitement surveillées (voir rubriques 4.4 et 5.2).

Utilisation chez les patients pédiatriques âgés de 6 à 18 ans présentant une insuffisance hépatique

Comme chez les adultes, VALSARTAN CRISTERS est contre-indiqué chez les patients pédiatriques atteints d’insuffisance

hépatique sévère, de cirrhose biliaire et chez les patients atteints de cholestase (voir rubriques 4.3, 4.4 et 5.2). L’expérience

clinique de l’utilisation de VALSARTAN CRISTERS chez les patients pédiatriques atteints d’insuffisance hépatique légère à

modérée est limitée. La posologie de valsartan ne doit pas dépasser 80 mg chez ces patients.

Insuffisance cardiaque et infarctus du myocarde récent dans la population pédiatrique

VALSARTAN CRISTERS n’est pas recommandé dans le traitement de l’insuffisance cardiaque ou de l’infarctus du

myocarde récent chez les enfants et les adolescents âgés de moins de 18 ans compte tenu de l’absence de données

d’efficacité et de sécurité d’emploi.

Mode d’administration

VALSARTAN CRISTERS peut être pris au cours ou en dehors des repas. Il doit être pris avec un verre d’eau.

4.3. Contre-indications

Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

Insuffisance hépatique sévère, cirrhose biliaire et cholestase.

Deuxième et troisième trimestres de grossesse (voir rubriques 4.4 et 4.6)

Association de VALSARTAN CRISTERS 160 mg, comprimé pelliculé sécable à des médicaments contenant de l’aliskiren

chez les patients présentant un diabète ou une insuffisance rénale (DFG [débit de filtration glomérulaire] < 60 ml/min/1,73

) (voir rubriques 4.5 et 5.1).

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Hyperkaliémie

L'administration concomitante de suppléments potassiques, de diurétiques épargneurs de potassium, de substituts du sel

contenant du potassium ou d'autres agents pouvant augmenter les taux de potassium (héparine, etc.) est déconseillée. Un

contrôle du potassium doit être mis en œuvre le cas échéant.

Altération de la fonction rénale

Il n’y a actuellement pas d’expérience sur l’innocuité de VALSARTAN CRISTERS chez les patients dont la clairance de la

créatinine est < 10 ml/min et chez les patients dialysés. Le valsartan doit donc être utilisé avec prudence chez ces patients.

Aucune adaptation posologique n’est nécessaire chez les patients dont la clairance de la créatinine est > 10 ml/min (voir

rubriques 4.2 et 5.2).

Insuffisance hépatique

VALSARTAN CRISTERS doit être utilisé avec prudence chez les patients atteints d’insuffisance hépatique légère à

modérée sans cholestase (voir rubriques 4.2 et 5.2).

Déplétion sodée et/ou volumique

Dans de rares cas, une hypotension artérielle symptomatique peut survenir après l'instauration du traitement par ce

médicament chez les patients présentant une déplétion sodée et/ou volumique sévère (par ex. chez les patients recevant

des doses élevées de diurétiques). Un déficit sodé et/ou volumique doit être corrigé avant le début d'un traitement par ce

médicament, en réduisant par exemple la dose de diurétiques.

Sténose de l'artère rénale

L'innocuité de ce médicament n'a pas été établie chez les patients présentant une sténose bilatérale des artères rénales ou

une sténose de l'artère rénale sur rein unique.

L'administration à court terme de ce médicament à douze patients présentant une hypertension rénovasculaire secondaire à

une sténose unilatérale de l'artère rénale n'a pas entraîné de modification significative de l'hémodynamique rénale, de la

créatinine sérique ou de l'urée plasmatique. Cependant, d'autres médicaments agissant sur le système rénine-angiotensine

sont susceptibles de provoquer une augmentation de l'urée sanguine et la créatinine sérique chez les patients présentant

une sténose unilatérale de l'artère rénale. Un suivi de la fonction rénale est donc recommandé chez les patients traités par

valsartan.

Transplantation rénale

Il n'y a actuellement pas d'expérience sur l'innocuité de ce médicament chez les patients ayant récemment subi une

transplantation rénale.

Hyperaldostéronisme primaire

Les patients présentant un hyperaldostéronisme primaire ne doivent pas être traités par ce médicament car leur système

rénine-angiotensine n'est pas activé.

Sténose des valves aortique et mitrale, cardiomyopathie hypertrophique obstructive

Comme avec tous les autres vasodilatateurs, des précautions particulières devront être prises chez les patients présentant

une sténose aortique ou mitrale ou une cardiomyopathie hypertrophique obstructive (CMHO).

Grossesse

Les antagonistes des récepteurs à l'angiotensine II (ARAII) ne doivent pas être débutés au cours de la grossesse. A moins

que le traitement par ARAII ne soit considéré comme essentiel, il est recommandé de remplacer le traitement chez les

patientes qui envisagent une grossesse par un antihypertenseur ayant un profil de sécurité établi pendant la grossesse. En

cas de diagnostic de grossesse, le traitement par ARAII doit être arrêté immédiatement et si nécessaire un traitement

alternatif sera débuté (voir rubriques 4.3 et 4.6).

Post-infarctus du myocarde récent

L'association de captopril et de valsartan n'a pas montré de bénéfice clinique supplémentaire, mais a, au contraire,

augmenté le risque d'événement indésirable par rapport au traitement par chacun de ces traitements individuellement (voir

rubriques 4.2 et 5.1). Par conséquent, l'association de valsartan et d'un IEC est déconseillée.

La prudence est de rigueur lors de l'instauration du traitement chez les patients en post-infarctus du myocarde. L'évaluation

des patients après un infarctus du myocarde doit toujours comporter une exploration de leur fonction rénale (voir rubrique

4.2).

L'utilisation de ce médicament chez des patients après un infarctus du myocarde entraîne fréquemment une certaine

diminution de la pression artérielle. Cependant, un arrêt du traitement par ce médicament en raison d'une hypotension

artérielle symptomatique persistante n'est généralement pas nécessaire lorsque les consignes posologiques sont suivies

(voir rubrique 4.2).

Insuffisance cardiaque

L’association de VALSARTAN CRISTERS 160 mg, comprimé pelliculé sécable et d’un IEC, augmente le risque d'effets

indésirables, en particulier hypotension, hyperkaliémie et altération de la fonction rénale (incluant l’insuffisance rénale

aiguë).

Chez les patients atteints d’insuffisance cardiaque, la triple association d’un inhibiteur de l’enzyme de conversion (IEC), d’un

bêtabloquant et de VALSARTAN CRISTERS 160 mg, comprimé pelliculé sécable n’a montré aucun bénéfice clinique (voir

rubrique 5.1). Cette association augmente le risque d’événements indésirables et n’est donc pas recommandée. Une triple

association d’un IEC, d’un antagoniste de l’aldostérone et du valsartan n’est pas non plus recommandée. L’utilisation de ces

associations ne peut se faire que sous la surveillance d’un spécialiste et avec un contrôle étroit et fréquent de la fonction

rénale, de l’ionogramme sanguin et de la pression artérielle.

La prudence est requise lors de l’initiation du traitement chez les patients atteints d’insuffisance cardiaque. La surveillance

des patients atteints d’insuffisance cardiaque doit toujours comprendre une évaluation de la fonction rénale (voir rubrique

4.2).

L’utilisation de VALSARTAN CRISTERS 160 mg, comprimé pelliculé sécable chez des patients atteints d’insuffisance

cardiaque induit généralement une certaine diminution de la pression artérielle, mais l’arrêt du traitement en raison d’une

hypotension symptomatique persistante n’est généralement pas nécessaire à condition de suivre les recommandations

posologiques (voir rubrique 4.2).

Chez les patients dont la fonction rénale peut dépendre de l’activité du système rénine-angiotensine-aldostérone (ex.

patients atteints d’insuffisance cardiaque congestive sévère), le traitement par un IEC a été associé à une oligurie et/ou une

azotémie évolutive et, dans de rares cas, à une insuffisance rénale aiguë et/ou au décès. Comme le valsartan est un

antagoniste des récepteurs de l’angiotensine II, on ne peut pas exclure que l’utilisation de VALSARTAN CRISTERS 160

mg, comprimé pelliculé sécable puisse être associée à une détérioration de la fonction rénale.

Les IEC et les ARA II ne doivent pas être utilisés de façon concomitante chez les patients atteints d’une néphropathie

diabétique.

Antécédent d’angio-œdème

Un angio-œdème avec gonflement du larynx et de la glotte, entraînant une obstruction des voies aériennes et/ou un

gonflement de la face, des lèvres, du pharynx et/ou de la langue a été observé chez des patients traités par valsartan;

certains de ces patients avaient précédemment présenté un angio-œdème avec d’autres médicaments dont les IEC.

VALSARTAN CRISTERS doit immédiatement être arrêté chez les patients qui développent un angio-œdème et ne doit pas

être ré-administré (voir rubrique 4.8).

Double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA)

Il est établi que l’association d’inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine (IEC), d’antagonistes des récepteurs

de l’angiotensine-II (ARA II) ou d’aliskiren augmente le risque d’hypotension, d’hyperkaliémie, et d’altération de la fonction

rénale (incluant le risque d’insuffisance rénale aiguë). En conséquence, le double blocage du SRAA par l’association d’IEC,

d’ARA II ou d’aliskiren n’est pas recommandé (voir rubriques 4.5 et 5.1).

Néanmoins, si une telle association est considérée comme absolument nécessaire, elle ne pourra se faire que sous la

surveillance d’un spécialiste et avec un contrôle étroit et fréquent de la fonction rénale, de l’ionogramme sanguin et de la

pression artérielle. Les IEC et les ARA II ne doivent pas être associés chez les patients atteints d’une néphropathie

diabétique.

Insuffisance rénale

L’utilisation chez les patients pédiatriques ayant une clairance de la créatinine < 30 ml/min et chez les patients pédiatriques

sous dialyse n’a pas été étudiée. Par conséquent, le valsartan n’est pas recommandé chez ces patients. Aucun ajustement

posologique n’est nécessaire chez les patients pédiatriques ayant une clairance de la créatinine > 30 ml/min (voir rubriques

4.2 et 5.2). La fonction rénale et la kaliémie devront être étroitement surveillées pendant le traitement avec valsartan, en

particulier dans les cas où le valsartan est administré à des patients présentant des états cliniques (fièvre, déshydratation)

susceptibles d’altérer la fonction rénale.

Insuffisance hépatique

Comme chez les adultes, VALSARTAN CRISTERS est contre-indiqué chez les patients pédiatriques atteints d’insuffisance

hépatique sévère, de cirrhose biliaire et chez les patients atteints de cholestase (voir rubriques 4.3 et 5.2). L’expérience

clinique de l’utilisation de VALSARTAN CRISTERS chez les patients pédiatriques atteints d’insuffisance hépatique légère à

modérée est limitée. La posologie de valsartan ne doit pas dépasser 80 mg chez ces patients.

Ce médicament contient du lactose. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au

galactose, un déficit en lactase de Lapp ou un syndrome de malabsorption du glucose ou du galactose (maladies

héréditaires rares).

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

+ Double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA) avec les ARA II, les IEC, ou l’aliskiren

Les données issues des essais cliniques ont montré que le double blocage du SRAA par l’utilisation concomitante d’IEC,

d’ARA II ou d’aliskiren est associé à une fréquence plus élevée d’événements indésirables tels que l’hypotension,

l’hyperkaliémie et l’altération de la fonction rénale (incluant l’insuffisance rénale aiguë) en comparaison à l’utilisation d’un

seul médicament agissant sur le SRAA (voir rubriques 4.3, 4.4 et 5.1).

Associations déconseillées

+ Lithium

Des augmentations réversibles des concentrations sériques de lithium et de la toxicité ont été rapportées lors de

l'administration concomitante de lithium avec les IEC ou les antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II, y compris

VALSARTAN CRISTERS. Si cette association est nécessaire, une surveillance stricte de la lithémie est recommandée.

Si un diurétique est également utilisé, le risque de toxicité du lithium peut vraisemblablement être augmenté.

+ Diurétiques épargneurs de potassium, suppléments potassiques, substituts du sel contenant du potassium et autres

substances pouvant augmenter les taux de potassium.

Une surveillance des concentrations plasmatiques de potassium est recommandée en cas d'association jugée nécessaire

de valsartan avec un médicament agissant sur les taux de potassium

Associations faisant l'objet de précautions d’emploi

+ Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), y compris les inhibiteurs sélectifs de la COX-2, l'acide acétylsalicylique à plus

de 3 g/jour et les AINS non sélectifs

Une atténuation de l'effet antihypertenseur peut survenir en cas d'administration concomitante d'antagonistes de

l'angiotensine II et d'AINS, cette association peut conduire à une augmentation du risque d'altération/aggravation de la

fonction rénale et d'augmentation du potassium sérique. Par conséquent, il convient de surveiller la fonction rénale en début

de traitement et de maintenir un état d'hydratation approprié du patient.

+ Transporteurs

Les résultats d’une étude in vitro menée sur du tissu hépatique humain indique que le valsartan est un substrat du

transporteur hépatique d’influx OATP1B1 et du transporteur hépatique d’efflux MRP2. La co-administration des inhibiteurs

du transporteur d’influx (rifampicine, ciclosporine) ou du transporteur d’efflux (ritonavir) peut augmenter l’exposition

systémique du valsartan. Une attention appropriée doit être apportée lors de l’initiation ou de l’arrêt d’un traitement

concomitant avec de tels médicaments.

+ Autres

Dans les études d'interaction médicamenteuse avec valsartan, aucune interaction cliniquement significative n'a été

observée avec le valsartan ou l'une des substances suivantes : cimétidine, warfarine, furosémide, digoxine, aténolol,

indométacine, hydrochlorothiazide, amlodipine, glibenclamide.

Population pédiatrique

Chez les enfants et adolescents hypertendus, chez qui les troubles rénaux sous-jacents sont fréquents, l’utilisation

concomitante de valsartan et d’autres médicaments inhibant le système aldostérone rénine angiotensine et pouvant

augmenter la kaliémie devra se faire avec précaution. La fonction rénale et la kaliémie devront être étroitement surveillées.

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse

L'utilisation d'ARA II est déconseillée pendant le 1

trimestre de la grossesse (voir rubrique

4.4). L'utilisation des ARA II est contre-indiquée aux 2

ème

et 3

ème

trimestres de la grossesse

(voir rubriques 4.3 et 4.4)

Les données épidémiologiques disponibles concernant le risque de malformation après exposition aux IEC au 1er trimestre

de la grossesse ne permettent pas de conclure. Cependant une petite augmentation du risque de malformations

congénitales ne peut être exclue. Il n'existe pas d'études épidémiologiques disponibles concernant l'utilisation des ARA II au

1er trimestre de la grossesse, cependant un risque similaire à celui des IEC pourrait exister pour cette classe. A moins que le

traitement par ARA II ne soit considéré comme essentiel, il est recommandé chez les patientes qui envisagent une

grossesse de modifier le traitement antihypertenseur pour un médicament ayant un profil de sécurité établi pendant la

grossesse. En cas de diagnostic de grossesse, le traitement par ARAII doit être arrêté immédiatement et si nécessaire un

traitement alternatif sera débuté.

L'exposition aux ARA II au cours des 2ème et 3ème trimestres de la grossesse est connue pour entraîner une fœtotoxicité

(diminution de la fonction rénale, oligohydramnios, retard d'ossification des os du crâne) et une toxicité chez le nouveau-né

(insuffisance rénale, hypotension, hyperkaliémie) (voir rubrique 5.3). En cas d'exposition à partir du 2ème trimestre de la

grossesse, il est recommandé de faire une échographie fœtale afin de vérifier la fonction rénale et les os de la voute du

crâne. Les nouveau-nés de mère traitée par ARA II doivent être surveillés sur le plan tensionnel (voir rubriques 4.3 et 4.4).

Allaitement

En raison de l'absence d'information disponible sur l'utilisation de ce médicament au cours de l'allaitement, ce médicament

est déconseillé. Il est préférable d'utiliser d'autres traitements ayant un profil de sécurité bien établi pendant l'allaitement,

particulièrement chez le nouveau-né ou le prématuré.

Fertilité

Le valsartan n’a pas d’effet sur la capacité de reproduction du rat mâle ou femelle à des doses orales allant jusqu’à 200

mg/kg/jour. Cette dose correspond à 6 fois la dose recommandée chez l’homme exprimée en mg/m

(les calculs prennent

comme hypothèse une dose orale de 320 mg/jour et un poids du patient de 60 kg).

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Les effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines n'ont pas été étudiés. Une prudence particulière

devra être observée chez les conducteurs de véhicules et les utilisateurs de machines, en raison du risque occasionnel de

sensation d'étourdissements et de fatigue.

4.8. Effets indésirables

Au cours des études cliniques contrôlées chez des patients adultes hypertendus, la fréquence globale des événements

indésirables (EI) a été comparable entre les groupes traités par le valsartan et ceux traités par le placebo et compatible avec

la pharmacologie du valsartan. La fréquence des EI n'a pas semblé être liée à la dose ou à la durée du traitement et n'a

également montré aucune association avec le sexe, l'âge ou la particularité ethnique.

Le tableau ci-dessous regroupe, par classe de système organe, les EI rapportés au cours des études cliniques, ceux

observés depuis la mise sur le marché ainsi que les résultats biologiques.

Evénements indésirables

Les événements indésirables sont classés par ordre décroissant de fréquence, selon la convention suivante: très fréquent (≥

1/10) ; fréquent (≥ 1/100 à < 1/10) ; peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100) ; rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000) ; très rare (< 1/10 000),

fréquence indéterminée (ne peut pas être estimée à partir des données disponibles).

Dans chaque groupe de fréquence, les événements indésirables ont été classés par ordre décroissant de gravité.

Aucune fréquence ne peut être appliquée aux EI rapportés après la mise sur le marché ni aux résultats biologiques. Ils sont

donc rapportés avec la mention « fréquence inconnue ».

Hypertension

Affections hématologiques et du système lymphatique

Fréquence inconnue

Diminution de l'hémoglobine, diminution de

l'hématocrite, neutropénie, thrombocytopénie

Affections du système immunitaire

Fréquence inconnue

Hypersensibilité y compris maladie du sérum

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Fréquence inconnue

Augmentation du potassium sérique, hyponatrémie

Affection de l'oreille et du labyrinthe

Peu fréquent

Vertige

Affections vasculaires

Fréquence inconnue

Vascularite

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Peu fréquent

Toux

Affections gastro-intestinales

Peu fréquent

Douleurs abdominales

Troubles hépato-biliaires

Fréquence inconnue

Elévation des valeurs de la fonction hépatique, y

compris augmentation de la bilirubine sérique

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Fréquence inconnue

Angiœdème,

dermatite bulleuse, éruption cutanée,

prurit

Affections musculo-squelettiques et systémiques

Fréquence inconnue

Myalgie

Affections du rein et des voies urinaires

Fréquence inconnue

Insuffisance et atteinte rénales, élévation de la

créatinine sérique

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Peu fréquent

Fatigue

Population pédiatrique

Hypertension

L’effet antihypertenseur du valsartan a été évalué dans deux études cliniques randomisées, en double aveugle, chez 561 patients pédiatriques âgés de

6 à 18 ans. A l’exception de troubles gastro-intestinaux isolés (tels qu’une douleur abdominale, des nausées, des vomissements) et de vertiges,

aucune différence significative en termes de type, fréquence ou sévérité des effets indésirables n’a été identifiée entre le profil de tolérance chez les

patients pédiatriques âgés de 6 à 18 ans et celui précédemment rapporté chez les patients adultes.

L’évaluation du développement et de la fonction neurocognitive chez les patients pédiatriques âgés de 6 à 18 ans n’a révélé aucun effet cliniquement

significatif après un traitement par VALSARTAN CRISTERS pendant une année.

Dans une étude randomisée, en double aveugle, chez 90 enfants âgés de 1 à 6 ans, suivie d’une année d’extension en ouvert, deux décès et des cas

isolés d’élévation marquée des transaminases hépatiques ont été observés. Ces cas sont survenus dans une population présentant des comorbidités

significatives. Un lien de causalité avec VALSARTAN CRISTERS n’a pas été établi. Dans une seconde étude ayant randomisée 75 enfants âgés de 1

à 6 ans, aucune élévation significative des transaminases hépatiques ou de décès ne sont survenus lors du traitement par valsartan.

L’hyperkaliémie était plus fréquemment observée chez les enfants et adolescents âgés de 6 à 18 ans présentant une

maladie rénale chronique sous-jacente.

Le profil de la sécurité d'emploi observé lors des études cliniques contrôlées chez les patients adultes ayant eu un infarctus

du myocarde et/ou présentant une insuffisance cardiaque, diffère du profil de tolérance global observé chez les patients

hypertendus. Ceci peut être lié à la maladie sous-jacente des patients. Le tableau ci-dessous énumère les EI qui se sont

manifestés chez les patients adultes ayant eu un infarctus du myocarde et/ou présentant une insuffisance cardiaque.

Post-infarctus du myocarde et/ou insuffisance cardiaque (étudiés seulement chez les patients adultes)

Affections hématologiques et du système lymphatique

Fréquence inconnue

Thrombocytopénie

Affections du système immunitaire

Fréquence inconnue

Hypersensibilité y compris maladie sérique

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Peu fréquent

Hyperkaliémie

Fréquence inconnue

Augmentation du potassium sérique, hyponatrémie

Affections du système nerveux

Fréquent

Sensation vertigineuse, sensation vertigineuse

orthostatique

Peu fréquent

Syncope, céphalée

Affection de l'oreille et du labyrinthe

Peu fréquent

Vertige

Affections cardiaques

Peu fréquent

Insuffisance cardiaque

Affections vasculaires

Fréquent

Hypotension, hypotension orthostatique

Fréquence inconnue

Vascularite

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Peu fréquent

Toux

Affections gastro-intestinales

Peu fréquent

Nausée, diarrhée

Troubles hépato-biliaires

Fréquence inconnue

Elévations des valeurs de la fonction hépatique

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Peu fréquent

Angiœdème

Fréquence inconnue

Dermatite bulleuse, éruption cutanée, prurit

Affections musculo-squelettiques et systémiques

Fréquence inconnue

Myalgie

Affections du rein et des voies urinaires

Fréquent

Atteinte et insuffisance rénales

Peu fréquent

Insuffisance rénale aiguë, élévation de la créatinine

sérique

Fréquence inconnue

Augmentation de l'urée plasmatique

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Peu fréquent

Asthénie, fatigue

Affections hématologiques et du système lymphatique

Fréquence inconnue

Thrombocytopénie

Affections du système immunitaire

Fréquence inconnue

Hypersensibilité y compris maladie sérique

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Peu fréquent

Hyperkaliémie

Fréquence inconnue

Augmentation du potassium sérique, hyponatrémie

Affections du système nerveux

Fréquent

Sensation vertigineuse, sensation vertigineuse

orthostatique

Peu fréquent

Syncope, céphalée

Affection de l'oreille et du labyrinthe

Peu fréquent

Vertige

Affections cardiaques

Peu fréquent

Insuffisance cardiaque

Affections vasculaires

Fréquent

Hypotension, hypotension orthostatique

Fréquence inconnue

Vascularite

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Peu fréquent

Toux

Affections gastro-intestinales

Peu fréquent

Nausée, diarrhée

Troubles hépato-biliaires

Fréquence inconnue

Elévations des valeurs de la fonction hépatique

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Peu fréquent

Angiœdème

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une

surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable

suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé

(ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.ansm.sante.fr.

4.9. Surdosage

Symptômes

Le surdosage avec valsartan peut se manifester par une hypotension importante pouvant aller jusqu'à une diminution du

niveau de conscience, un collapsus cardio-vasculaire et/ou un état de choc.

Traitement

Les mesures thérapeutiques dépendent du moment de l'ingestion et du type et de la sévérité des symptômes ; la stabilisation

de l'état circulatoire est d'importance primordiale.

En cas d'hypotension, le patient doit être placé en position couchée et une correction de la volémie doit être entreprise.

II est peu probable que le valsartan puisse être éliminé par hémodialyse.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

5.1. Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique : Antagonistes de l'angiotensine II, non associés, code ATC : C09CA03.

Le valsartan, en administration orale, est un antagoniste puissant et spécifique du récepteur de l'angiotensine II. Il inhibe de

manière sélective le récepteur AT

, responsable des effets connus de l'angiotensine II. L'augmentation des concentrations

plasmatiques d'angiotensine II secondaire au blocage du récepteur AT

pourrait stimuler le récepteur AT

libre, ce qui

semble compenser l'effet du récepteur AT

. Aucune activité agoniste partielle sur le récepteur AT

n'a été mise en évidence

pour le valsartan dont l'affinité pour le récepteur AT

est beaucoup plus forte (environ 20 000 fois) que pour le récepteur AT

Le valsartan ne se lie à aucun autre récepteur hormonal et ne bloque aucun canal ionique dont l'importance pour la

régulation cardiovasculaire soit connue.

Le valsartan n'a pas d'action inhibitrice sur l'ECA (également appelée kinase II) qui convertit l'angiotensine I en angiotensine

II et qui dégrade la bradykinine. Les antagonistes de l'angiotensine II ne devraient pas provoquer de toux, dans la mesure où

ils n'agissent pas sur l'enzyme de conversion et ne potentialisent pas l'action de la bradykinine ou de la substance P. Les

études cliniques comparant le valsartan et un IEC ont montré que l'incidence d'une toux sèche était significativement plus

faible (p < 0,05) sous valsartan que sous IEC (2,6 % contre 7,9 % respectivement). Au cours d'une étude clinique incluant

des patients ayant des antécédents de toux sèche sous IEC, cette toux est apparue chez 19,5 % des sujets sous valsartan et

chez 19,0 % de ceux sous diurétique thiazidique contre 68,5 % de ceux sous IEC (p < 0,05).

Hypertension

L'administration de valsartan à des patients hypertendus diminue la pression artérielle sans toutefois influencer la fréquence

cardiaque.

Chez la plupart des patients, l'effet antihypertenseur se manifeste dans les 2 heures après administration d'une dose orale

unique, la réduction maximale de la pression artérielle étant obtenue dans les 4 à 6 heures. L'effet antihypertenseur persiste

pendant 24 heures suivant la prise. Lors de l'administration répétée, l'effet antihypertenseur est nettement perceptible en

l'espace de 2 semaines, et l'effet maximum est atteint en 4 semaines et se maintient lors du traitement à long terme.

L'association de valsartan et d'hydrochlorothiazide permet d'obtenir une réduction supplémentaire significative de la

pression artérielle.

L'interruption subite du traitement avec ce médicament n'a pas été associée à un rebond de l'hypertension ou à d'autres

événements cliniques indésirables.

Il a été montré que le valsartan diminuait l'excrétion urinaire d'albumine chez les patients hypertendus diabétiques de type 2

ayant une microalbuminurie. L'étude MARVAL (Micro Albuminuria Reduction with Valsartan) évaluait la diminution de

l'excrétion urinaire d'albumine (EUA) sous un traitement par valsartan (80 à 160 mg une fois par jour) en comparaison à

l'amlodipine (5 à 10 mg une fois par jour), chez 332 patients diabétiques de type 2 (âge moyen: 58 ans; 265 hommes)

présentant une microalbuminurie (valsartan: 58 µg/min; amlodipine: 55,4 µg/min), hypertendus ou non, avec une fonction

rénale préservée (créatininémie < 120 µmol/l). A 24 semaines, l'EUA était abaissée (p < 0,001) de 42 % (-24,2 µg/min; IC 95

%: -40,4 à -19,1) pour le valsartan et d'environ 3 % (-1,7 µg/min; IC 95 %: - 5,6 à 14,9) pour l'amlodipine en dépit d'une baisse

de pression artérielle similaire dans les deux groupes.

L'étude DROP (Diovan Reduction of Proteinuria) a examiné plus en détail l'efficacité du valsartan sur la réduction de l'EUA

chez 391 patients hypertendus (PA = 150/88 mmHg) diabétiques de type 2, albuminuriques (moyenne = 102 µg/min; 20-700

µg/min) et dont la fonction rénale était préservée (créatininémie moyenne = 80 µmol/l). Les patients ont été randomisés pour

recevoir l'une des 3 doses de valsartan (160, 320 ou 640 mg une fois par jour) et ont été traités pendant 30 semaines.

L'objectif de cette étude était de déterminer la dose optimale de valsartan afin de réduire l'EUA chez les patients

hypertendus diabétiques de type 2. A 30 semaines, le pourcentage de variation de l'EUA était significativement réduit de 36

% par rapport à l'inclusion sous valsartan 160 mg (IC à 95 %: 22 à 47 %), et de 44 % sous valsartan 320 mg (IC à 95 %: 31 à

54 %). Il a été conclu que 160 à 320 mg de valsartan entraînaient des réductions cliniquement pertinentes de l'EUA chez les

patients hypertendus diabétiques de type 2.

Post-infarctus du myocarde récent

L'étude VALsartan In Acute myocardial iNfarcTion (VALIANT) était une étude internationale, contrôlée, randomisée, en

double aveugle, réalisée chez 14 703 patients présentant un infarctus aigu du myocarde, et des signes cliniques ou

radiologiques d'insuffisance cardiaque congestive et/ou de signes de dysfonction ventriculaire gauche (se manifestant par

une fraction d'éjection ≤ 40 % à la ventriculographie isotopique ou ≤ 35 % à l'échocardiographie ou à l'angiographie

ventriculaire de contraste). Les patients étaient randomisés entre 12 heures et 10 jours après l'apparition des symptômes

d'infarctus du myocarde pour recevoir du valsartan, du captopril ou une association de valsartan et de captopril. La durée

moyenne du traitement a été de deux ans. Le critère principal d'évaluation était le délai avant mortalité, toutes causes

confondues.

Le valsartan a été aussi efficace que le captopril sur la réduction de la « mortalité toutes causes confondues » après infarctus

du myocarde. Le pourcentage de « mortalité toutes causes confondues » a été semblable dans l'ensemble des groupes de

traitement : valsartan (19,9 %), captopril (19,5 %), et valsartan + captopril (19,3 %). L'association de valsartan et de captopril

n'a pas apporté de bénéfice supplémentaire par rapport au captopril administré seul. Il n'y a pas eu de différence entre le

valsartan et le captopril sur la « mortalité toutes causes confondues » sur la base de l'âge, du sexe, de l'appartenance

ethnique, des traitements initiaux ou de la pathologie sous-jacente. Le valsartan a également été efficace sur l'allongement

du délai avant mortalité cardiovasculaire, la réduction de la mortalité cardiovasculaire, le taux d'hospitalisation pour

insuffisance cardiaque, la récidive d'infarctus du myocarde, l'arrêt cardiaque ressuscité et l'accident vasculaire cérébral non

fatal (critère d'évaluation composite secondaire).

Le profil de tolérance du valsartan correspondait à l'évolution clinique des patients traités dans un contexte de post-infarctus

du myocarde. En ce qui concerne la fonction rénale, un doublement de la créatinine sérique a été observé chez 4,2 % des

patients traités par valsartan, chez 4,8 % de ceux traités par l'association valsartan + captopril et chez 3,4 % de ceux traités

par captopril. On a rapporté des arrêts de traitements en raison de différents types de dysfonctionnement rénal chez 1,1 %

des patients traités par valsartan, 1,3 % de ceux traités par valsartan + captopril et 0,8 % de ceux traités par captopril.

L'évaluation des patients après un infarctus du myocarde doit comporter une exploration de leur fonction rénale.

Il n'y a pas eu de différence sur la mortalité toutes causes confondues ou sur la mortalité ou la morbidité cardiovasculaires

lorsque des bêtabloquants ont été administrés concomitamment à l'association valsartan-captopril, au valsartan seul ou au

captopril seul. Quel que soit le traitement, la mortalité a été inférieure dans le groupe de patients traités par un bêtabloquant,

ce qui suggère que le bénéfice connu des bêtabloquants dans cette population s'est maintenu pendant cette étude.

Insuffisance cardiaque

L'étude Val-HeFT était une étude clinique multicentrique, randomisée, contrôlée, comparant l'effet du valsartan par rapport à

un placebo sur la morbidité et la mortalité chez 5 010 patients souffrant d'insuffisance cardiaque de classe II (62 %), III (36 %)

ou IV (2 %) selon la classification NYHA, recevant les traitements standards et présentant une FEVG < 40 % et un diamètre

télédiastolique ventriculaire gauche (DTDVG) > 2,9 cm/m

. Les traitements à l'inclusion comportaient des IEC (93 %), des

diurétiques (86 %), de la digoxine (67 %) et des bêtabloquants (36%). La durée moyenne du suivi a été de près de deux ans.

La dose moyenne quotidienne de valsartan dans l'étude Val-HeFT a été de 254 mg. L'étude comportait deux critères

principaux d'évaluation: la mortalité toutes causes confondues (délai jusqu'au décès) et le critère composite mortalité et

morbidité liée à l'insuffisance cardiaque (délai avant le premier événement morbide). Ce dernier critère a été défini comme

suit: décès, mort subite ressuscitée, hospitalisation pour insuffisance cardiaque ou administration d'agents inotropiques ou

vasodilatateurs pendant quatre heures ou plus, sans hospitalisation.

Le critère « mortalité toutes causes confondues » a été similaire (p = NS) dans les groupes valsartan (19,7 %) et placebo

(19,4 %). Le bénéfice primaire a été une réduction de 27,5 % (IC à 95 %: 17 % à 37 %) du risque de première hospitalisation

pour insuffisance cardiaque (13,9 % contre 18,5 %). Les résultats semblant favoriser le placebo (critère composite mortalité

et morbidité de 21,9 % sous placebo contre 25,4 % sous valsartan) ont été observés chez les patients recevant la triple

association IEC, bêtabloquant et valsartan.

Les bénéfices sur la morbidité ont été les plus importants dans un sous-groupe de patients (n = 366) ne recevant pas d'IEC.

Dans ce sous-groupe de patients, on a observé une réduction significative de 33 % (IC à 95 %: -6 % à 58 %) de la mortalité

toutes causes confondues sous valsartan par rapport au placebo (17,3 % valsartan contre 27,1 % placebo) ainsi qu'une

réduction significative de 44 % du critère composite de risque de mortalité et de morbidité (24,9 % valsartan contre 42,5 %

placebo).

Chez les patients recevant un IEC sans bêtabloquant, la mortalité toutes causes confondues a été similaire (p = NS) dans

les groupes valsartan (21,8 %) et placebo (22,5 %). Le critère composite de risque de mortalité et de morbidité a été

significativement réduit de 18,3 % (IC à 95 %: 8 % à 28 %) sous valsartan par rapport au placebo (31,0 % contre 36,3 %).

Dans la population globale de l'étude Val-HeFT, les patients traités par valsartan ont eu une amélioration significative, par

rapport au placebo, de la classe fonctionnelle NYHA, ainsi que des signes et symptômes d'insuffisance cardiaque, y compris

la dyspnée, la fatigue, l'œdème et les râles. Les patients traités par valsartan avaient une meilleure qualité de vie que ceux

traités par le placebo ainsi que l'attestait la différence entre les scores obtenus au questionnaire de qualité de vie Minnesota

Living with Heart Failure Quality of Life à l'entrée et à la sortie de l'étude. Par rapport aux patients sous placebo, une

augmentation significative de la fraction d'éjection et une diminution significative du DTDVG entre l'inclusion et la fin de

l'étude, ont été observées chez les patients sous valsartan.

Autre : double-blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA)

L’utilisation de l’association d’un IEC avec un ARA II a été analysée au cours de deux larges essais randomisés et contrôlés

(ONTARGET (Ongoing Telmisartan Alone and in combination with Ramipril Global Endpoint Trial) et VA NEPHRON-D (The

Veterans Affairs Nephropathy in Diabetes)).

L’étude ONTARGET a été réalisée chez des patients ayant des antécédents de maladie cardiovasculaire ou de maladie

vasculaire cérébrale, ou atteints d’un diabète de type 2 avec atteinte des organes cibles. L’étude VA NEPHRON-D a été

réalisée chez des patients diabétiques de type 2 et atteints de néphropathie diabétique. En comparaison à une

monothérapie, ces études n’ont pas mis en évidence d’effet bénéfique significatif sur l’évolution des atteintes rénales et/ou

cardiovasculaires et sur la mortalité, alors qu’il a été observé une augmentation du risque d’hyperkaliémie, d’insuffisance

rénale aiguë et/ou d’hypotension. Ces résultats sont également applicables aux autres IEC et ARA II, compte tenu de la

similarité de leurs propriétés pharmacodynamiques. Les IEC et les ARA II ne doivent donc pas être associés chez les

patients atteints de néphropathie diabétique.

L’étude ALTITUDE (Aliskiren Trial in Type 2 Diabetes Using Cardiovascular and Renal disease Endpoints) a été réalisée

dans le but d’évaluer le bénéfice de l’ajout d’aliskiren à un traitement standard par IEC ou ARA II chez des patients atteints

d’un diabète de type 2 et d’insuffisance rénale chronique, avec ou sans troubles cardiovasculaires. Cette étude a été arrêtée

prématurément en raison d’une augmentation du risque d’événements indésirables. Les décès d’origine cardiovasculaire et

les accidents vasculaires cérébraux ont été plus fréquents dans le groupe aliskiren que dans le groupe placebo ; de même

les événements indésirables et certains événements indésirables graves (tels que l’hyperkaliémie, l’hypotension et

l’insuffisance rénale) ont été rapportés plus fréquemment dans le groupe aliskiren que dans le groupe placebo.

Population pédiatrique

Hypertension

L’effet antihypertenseur du valsartan a été évalué dans quatre études cliniques randomisées, en double aveugle, chez 561

patients pédiatriques âgés de 6 à 18 ans et 165 patients âgés de 1 à 6 ans. Les troubles urinaires et rénaux ainsi que

l’obésité étaient les pathologies sous-jacentes les plus fréquentes, pouvant contribuer à l’hypertension des enfants inclus

dans ces études.

Expérience clinique chez les enfants âgés de 6 ans ou plus

Dans une étude clinique menée chez 261 patients pédiatriques hypertendus âgés de 6 à 16 ans, les patients de poids < 35

kg ont reçu 10, 40 et 80 mg de valsartan comprimés une fois par jour (dose faible, intermédiaire et élevée) et les patients de

poids ≥ 35 kg ont reçu 20, 80 et 160 mg de valsartan comprimés une fois par jour (dose faible, intermédiaire et élevée). A la

fin des 2 semaines, le valsartan a diminué la pression artérielle diastolique et systolique de façon dose dépendante.

Globalement, les trois doses de valsartan (faible, intermédiaire et élevée) ont diminué significativement la pression artérielle

systolique respectivement de 8, 10, 12 mm Hg par rapport à l’état initial. Les patients ont été re-randomisés soit pour

continuer à recevoir la même dose de valsartan, soit pour recevoir le placebo. Chez les patients qui continuaient à recevoir

la dose intermédiaire et élevée de valsartan, la pression artérielle systolique au creux de l’effet a été diminuée de -4 et -7 mm

Hg par rapport à celle des patients ayant reçu le placebo. Chez les patients qui continuaient à recevoir la faible dose de

valsartan, la pression artérielle systolique au creux de l’effet était similaire à celle observée chez les patients ayant reçu le

placebo. Globalement, une efficacité antihypertensive dose dépendante du valsartan a été observée dans tous les sous-

groupes démographiques.

Dans une autre étude clinique ayant inclus 300 patients pédiatriques hypertendus âgés de 6 à 18 ans, les patients éligibles

étaient randomisés pour recevoir soit du valsartan, soit de l’énalapril pendant 12 semaines. Les enfants de poids compris

entre ≥ 18 kg et < 35 kg recevaient valsartan 80 mg ou énalapril 10 mg, ceux de poids compris entre ≥ 35 kg et < 80 kg

recevaient valsartan 160 mg ou énalapril 20 mg, ceux de poids ≥ 80 kg recevaient valsartan 320 mg ou énalapril 40 mg. La

diminution de la pression artérielle systolique a été comparable chez les patients ayant reçu le valsartan (15 mm Hg) et chez

ceux ayant reçu l’énalapril (14 mm Hg) (p de non infériorité<0,0001). Des résultats similaires ont été observés pour la

pression artérielle diastolique, qui a été diminuée de 9,1 mm Hg et de 8,5 mm Hg respectivement avec le valsartan et

l’énalapril.

Expérience clinique chez les enfants âgés de moins de 6 ans

Deux études cliniques ont été menées respectivement chez 90 et 75 patients âgés de 1 à 6 ans. Aucun enfant âgé de moins

de 1 an n’a été inclus dans ces études. Dans la première étude, l’efficacité du valsartan a été confirmée par rapport au

placebo mais une dose-réponse n’a pas pu être démontrée. Dans la deuxième étude, des doses plus élevées de valsartan

ont été associées à des diminutions plus importantes de la PA mais la dose-réponse n’a pas atteint la signification

statistique et la différence entre les traitements par rapport au placebo était non significative. En raison de ces résultats, le

valsartan n’est pas recommandé dans ce groupe d’âge (voir rubrique 4.8).

L’Agence européenne des médicaments a exonéré le laboratoire de l’obligation de soumettre les résultats des études de

VALSARTAN CRISTERS dans l’ensemble des sous-groupes de la population pédiatrique dans l’insuffisance cardiaque et

dans l’insuffisance cardiaque après un infarctus du myocarde récent. Voir rubrique 4.2 pour plus d’information sur l’utilisation

dans la population pédiatrique.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques

Absorption

Après administration orale de valsartan seul, les pics de concentration plasmatique de valsartan sont atteints après 2 à 4

heures avec les comprimés et 1 à 2 heures avec la solution buvable. La biodisponibilité absolue moyenne est de 23 % et 39

% respectivement avec les comprimés et la solution buvable. Les concentrations sanguines de valsartan (mesurées par

l'AUC) et les pics plasmatiques (Cmax) diminuent respectivement d'environ 40 % et 50 % si le valsartan est administré au

cours d'un repas, mais les taux plasmatiques sont similaires 8 heures après la prise, que le patient ait été à jeun ou non.

Toutefois, cette réduction de l'AUC n'est pas associée à une diminution cliniquement significative de l'effet thérapeutique,

c'est pourquoi le valsartan peut être pris pendant ou en dehors des repas.

Distribution

Le volume de distribution à l'état d'équilibre du valsartan après administration intraveineuse est d'environ 17 litres, ce qui

indique qu'il n'y a pas de distribution importante du valsartan dans les tissus. La liaison du valsartan aux protéines sériques

est forte (94 à 97 %); il se lie principalement à l'albumine.

Biotransformation

Le valsartan n'est pas largement biotransformé puisque seuls 20 % de la dose sont retrouvés sous forme de métabolites. De

faibles concentrations plasmatiques d'un métabolite hydroxy ont été retrouvées (moins de 10 % de l'AUC du valsartan). Ce

métabolite est inactif sur le plan pharmacologique.

Élimination

Le valsartan se caractérise par une décroissance cinétique multiexponentielle (

t1/2

< 1 h et t½ß d'environ 9 heures).

L'excrétion du valsartan se fait principalement par voie biliaire dans les fécès (environ 83 % de la dose) mais également par

voie rénale dans les urines (environ 13 % de la dose), essentiellement sous forme inchangée. Après administration

intraveineuse, la clairance plasmatique du valsartan est d'environ 2 l/h et sa clairance rénale de 0,62 l/h (environ 30 % de la

clairance totale). La demi-vie du valsartan est de 6 heures.

Chez les patients insuffisants cardiaques

Le délai moyen pour atteindre le pic de concentration plasmatique et la demi-vie d'élimination du valsartan chez les patients

ayant une insuffisance cardiaque ont été semblables à ceux observés chez les volontaires sains. Les valeurs de l'AUC et de

la Cmax du valsartan augmentent de manière linéaire et sont presque proportionnelles à la dose sur l'éventail des doses

cliniques (40 à 160 mg deux fois par jour). Le rapport d'accumulation moyen est d'environ 1,7. La clairance apparente du

valsartan après administration orale est d'environ 4,5 L/h. L'âge n'a pas d'influence sur la clairance apparente chez les

patients ayant une insuffisance cardiaque.

Populations particulières

Sujets âgés

Chez certaines personnes âgées, des concentrations sanguines du valsartan légèrement plus élevées que chez des sujets

jeunes ont été constatées, sans toutefois que cela ait une signification clinique.

Altération de la fonction rénale

On n'a constaté aucune corrélation entre la fonction rénale et les concentrations sanguines du valsartan, ce qui est attendu

pour une substance dont la clairance rénale ne représente que 30 % de la clairance plasmatique totale. Par conséquent,

aucune adaptation posologique n'est requise chez les patients présentant une atteinte rénale (clairance de la créatinine > 10

ml/min). Il n'y a actuellement pas d'expérience sur l'innocuité de valsartan chez les patients dont la clairance de la créatinine

est < 10 ml/min et chez les patients dialysés. Le valsartan doit donc être utilisé avec prudence chez ces patients (voir

rubrique 4.2 et 4.4). Du fait de sa forte liaison aux protéines plasmatiques, une élimination du valsartan par dialyse est peu

probable.

Insuffisance hépatique

Environ 70 % de la dose absorbée sont éliminés par voie biliaire, essentiellement sous forme inchangée. Le valsartan ne

subit pas de biotransformation importante. Un doublement de l'exposition (AUC) a été observé chez les patients présentant

une insuffisance hépatique légère à modérée par rapport aux sujets sains. Cependant, aucune corrélation entre les

concentrations plasmatiques de valsartan et la gravité du dysfonctionnement hépatique n'a été établie. Le valsartan n'a pas

été étudié chez des patients atteints de dysfonctionnement hépatique sévère (voir rubriques 4.2, 4.3 et 4.4).

Population pédiatrique

Dans une étude chez 26 patients pédiatriques hypertendus (âgés de 1 à 16 ans) recevant une dose unique de suspension

de valsartan (0,9 à 2 mg/kg en moyenne, avec une dose maximum de 80 mg), la clairance (litres/h/kg) du valsartan a été

similaire quel que soit l’âge entre 1 an et 16 ans et comparable à celle des adultes recevant la même formulation.

Insuffisance rénale

L’utilisation chez les patients pédiatriques ayant une clairance de la créatinine < 30 ml/min et chez les patients pédiatriques

sous dialyse n’a pas été étudiée. Par conséquent, le valsartan n’est pas recommandé chez ces patients. Aucun ajustement

posologique n’est nécessaire chez les patients pédiatriques ayant une clairance de la créatinine > 30 ml/min. La fonction

rénale et la kaliémie devront être étroitement surveillées (voir rubriques 4.2 et 4.4).

5.3. Données de sécurité préclinique

Les données non cliniques issues des études conventionnelles de pharmacologie de sécurité, toxicologie en administration

répétée, génotoxicité, cancérogenèse, et des fonctions de reproduction, n'ont pas révélé de risque particulier pour l'homme.

Chez le rat, des doses toxiques maternelles (600 mg/kg/jour) dans les derniers jours de la gestation et de la lactation, ont

entraîné une survie et un gain pondéral inférieurs ainsi qu'un retard de croissance (décollement de l'auricule, ouverture du

conduit auditif) chez la progéniture (voir rubrique 4.6). Ces doses chez le rat (600 mg/kg/jour) représentent environ 18 fois la

dose recommandée chez l’humain sur la base de mg/m

(les calculs supposent une dose orale de 320 mg/jour et un patient

de 60 kg).

Lors des études non cliniques de sécurité, l'administration chez le rat de fortes doses de valsartan (200 à 600 mg/kg de

poids corporel) a entraîné une diminution des paramètres relatifs aux globules rouges (érythrocytes, hémoglobine,

hématocrite) et l'apparition de signes probants d'altération de l'hémodynamique rénale (urémie légèrement augmentée,

hyperplasie tubulaire rénale et basophilie chez les mâles). Ces doses chez le rat (200 à 600 mg/kg/jour) représentent

environ 6 à 18 fois la dose recommandée chez l’humain sur la base de mg/m

(les calculs supposent une dose orale de 320

mg/jour et un patient de 60 kg).

Des doses identiques chez le ouistiti ont entraîné des altérations similaires mais plus sévères, en particulier au niveau rénal,

où les altérations ont évolué vers une néphropathie incluant une augmentation de l'urée et de la créatinine.

On a également observé une hypertrophie des cellules juxtaglomérulaires rénales dans les deux espèces. On a jugé que

toutes ces altérations résultaient de l'activité pharmacologique du valsartan, qui produit une hypotension prolongée,

particulièrement chez le ouistiti. L'hypertrophie des cellules juxtaglomérulaires rénales ne semble pas être pertinente aux

doses thérapeutiques de valsartan chez l’humain.

Population pédiatrique

Des administrations orales quotidiennes de valsartan à des doses aussi faibles que 1 mg/kg/jour (environ 10-35 % de la

dose pédiatrique maximale recommandée de 4 mg/kg/jour sur la base de l’exposition systémique) administrées chez les rats

nouveaux-nés/jeunes (de 7 à 70 jours après la naissance) a entraîné des lésions rénales irréversibles et permanentes. Les

effets mentionnés ci-dessus correspondent à un effet pharmacologique exagéré attendu des inhibiteurs de l’enzyme de

conversion et des antagonistes de l’angiotensine II de type 1. De tels effets sont observés lorsque des rats sont traités

pendant les 13 premiers jours de leur vie. Cette période correspond à la période de gestation de 36 semaines chez l’homme,

qui peut éventuellement se prolonger jusqu’à 44 semaines après la conception. Les rats jeunes de l’étude valsartan ont été

traités jusqu’au jour 70 et la survenue d’un effet sur la maturation rénale (4-6 semaines après la naissance) ne peut être

exclue. La maturation des fonctions rénales est un processus évolutif au cours de la première année de vie chez l’homme.

Ainsi, une conséquence clinique chez les enfants âgés de moins de 1 an ne peut être exclue, même si les données

précliniques n’indiquent pas de problème de sécurité d’emploi chez les enfants âgés de plus de 1 an.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES

6.1. Liste des excipients

Lactose monohydraté, cellulose microcristalline, croscarmellose sodique, povidone K29-K32, talc, silice colloïdale anhydre,

stéarate de magnésium.

Pelliculage : OPADRY II 85G32408 Jaune (alcool polyvinilique, talc, dioxyde de titane (E171), macrogol 3350, lécithine

(E322), oxyde de fer rouge (E172), oxyde de fer jaune (E172).

6.2. Incompatibilités

Sans objet.

6.3. Durée de conservation

3 ans pour le conditionnement sous plaquette.

4 ans pour le conditionnement en flacon.

6.4. Précautions particulières de conservation

Pour les plaquettes: A conserver à une température ne dépassant pas 30 °C.

Pour les flacons: Pas de précautions particulières de conservation.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur

7, 14, 25, 30, 56, 90, 98 ou 280 comprimés pelliculés sécables sous plaquettes (PVC/PE/PVDC/Aluminium).

7, 14, 25, 56, 98 ou 280 comprimés pelliculés sécables en flacon (PE).

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6. Précautions particulières d’élimination et de manipulation

Pas d’exigences particulières.

7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

CRISTERS

22 QUAI GALLIENI

92150 SURESNES

8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

34009 399 466 2 7: 7 comprimés pelliculés sécables sous plaquettes (PVC/PE/PVDC/Aluminium).

34009 399 467 9 5: 14 comprimés pelliculés sécables sous plaquettes (PVC/PE/PVDC/Aluminium).

34009 399 468 5 6: 25 comprimés pelliculés sécables sous plaquettes (PVC/PE/PVDC/Aluminium).

34009 224 074 8 7 : 30 comprimés pelliculés sécables sous plaquettes (PVC/PE/PVDC/Aluminium).

34009 399 469 1 7: 56 comprimés pelliculés sécables sous plaquettes (PVC/PE/PVDC/Aluminium).

34009 224 075 4 8 : 90 comprimés pelliculés sécables sous plaquettes (PVC/PE/PVDC/Aluminium).

34009 399 471 6 7: 98 comprimés pelliculés sécables sous plaquettes (PVC/PE/PVDC/Aluminium).

34009 576 543 4 4: 280 comprimés pelliculés sécables sous plaquettes (PVC/PE/PVDC/Aluminium).

34009 399 472 2 8: 7 comprimés pelliculés sécables en flacon (PE).

34009 399 473 9 6: 14 comprimés pelliculés sécables en flacon (PE).

34009 399 474 5 7: 25 comprimés pelliculés sécables en flacon (PE).

34009 399 475 1 8: 56 comprimés pelliculés sécables en flacon (PE).

34009 399 476 8 6: 98 comprimés pelliculés sécables en flacon (PE).

34009 576 544 0 5: 280 comprimés pelliculés sécables en flacon (PE).

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION

Date de première autorisation: 30 novembre 2009

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

<{JJ mois AAAA}>

11. DOSIMETRIE

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES

Sans objet.

CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE

Liste I.

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