TROPHIGIL, gélule vaginale

France - français - ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé)

Achète-le

Notice patient Notice patient (PIL)

28-01-2020

Ingrédients actifs:
Lactobacillus casei
Disponible depuis:
LABORATOIRES BESINS INTERNATIONAL
DCI (Dénomination commune internationale):
Lactobacillus casei
Dosage:
341,00 mg
forme pharmaceutique:
gélule
Composition:
composition pour une gélule > Lactobacillus casei : 341,00 mg > estriol : 0,20 mg > progestérone : 2,00 mg
Mode d'administration:
vaginale
Unités en paquet:
1 flacon(s) en verre de 14 gélule(s)
classe:
Liste I
Type d'ordonnance:
liste I
Domaine thérapeutique:
PROGESTATIF ET ESTROGENES EN ASSOCIATION.
Descriptif du produit:
315 457-7 ou 34009 315 457 7 4 - 1 flacon(s) en verre de 14 gélule(s) - Déclaration de commercialisation:19/09/1973;
Statut de autorisation:
Valide
Numéro d'autorisation:
66155948
Date de l'autorisation:
1997-12-26

NOTICE

ANSM - Mis à jour le : 28/01/2020

Dénomination du médicament

TROPHIGIL, gélule vaginale

Culture lyophilisée de Lactobacillus casei variété rhamnosus Doderleini

Estriol

Progestérone

Encadré

Veuillez lire attentivement l'intégralité de cette notice avant d’utiliser ce médicament.

Gardez cette notice, vous pourriez avoir besoin de la relire.

Si vous avez toute autre question, si vous avez un doute, demandez plus d’informations à votre médecin ou à votre

pharmacien.

Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à d’autres personnes. Il pourrait leur être nocif,

même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien. Ceci s’applique aussi

à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Que contient cette notice ?

1. Qu'est-ce que TROPHIGIL, gélule vaginale et dans quels cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaitre avant d'utiliser TROPHIGIL, gélule vaginale ?

3. Comment utiliser TROPHIGIL, gélule vaginale ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver TROPHIGIL, gélule vaginale ?

6. Informations supplémentaires

1. QU’EST-CE QUE TROPHIGIL, gélule vaginale ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?

TROPHIGIL appartient à un groupe de médicaments appelé traitement hormonal substitutif (THS).

Classe pharmacothérapeutique : PROGESTATIF ET ESTROGENE EN ASSOCIATION – code ATC : G : Système génito-

urinaire et hormones sexuelles.

Indications thérapeutiques

TROPHIGIL est indiqué en cas de troubles trophiques de la vulve et du vagin (sécheresse, démangeaisons, douleurs lors

des rapports sexuels).

Il est utilisé pour soulager les symptômes de la ménopause au niveau vaginal tels que la sécheresse vaginale ou l'irritation

vaginale. On parle « d’atrophie vaginale ». Elle est causée par une baisse du taux d’œstrogènes dans votre corps : ceci

arrive naturellement après la ménopause.

TROPHIGIL est également indiqué dans les soins pré et post-opératoires en chirurgie gynécologique, chez la femme

ménopausée.

TROPHIGIL remplace l’œstrogène normalement produit dans les ovaires de la femme. Elle est insérée dans votre vagin, de

sorte que l'hormone est libérée là où elle est nécessaire. Cela peut soulager l’inconfort du vagin.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT D’UTILISER TROPHIGIL, gélule vaginale ?

Antécédents médicaux et contrôles réguliers

L’utilisation d’un THS entraine des risques qui doivent être considérés avant de décider de commencer ou de poursuivre ce

type de traitement.

L’expérience dans les traitements des femmes en ménopause précoce (due à une insuffisance ovarienne ou une chirurgie)

est limitée. Si vous êtes en ménopause précoce, les risques d’utiliser des THS peuvent être différents. Veuillez en parler à

votre médecin.

Avant de commencer (ou de reprendre) un THS, votre médecin vous interrogera sur vos antécédents médicaux personnels

et familiaux. Il pourra décider de procéder à un examen physique, qui peut inclure un examen de votre poitrine et/ou un

examen gynécologique, si nécessaire.

Une fois que vous avez commencé le traitement par TROPHIGIL, vous devriez consulter votre médecin pour des contrôles

réguliers (au moins une fois par an). Lors de ces contrôles, discutez avec votre médecin des bénéfices et des risques de

continuer le traitement par TROPHIGIL.

Faites examiner régulièrement vos seins en suivant les recommandations de votre médecin.

N’utilisez jamais TROPHIGIL, dans les cas suivants :

Si l’une des situations suivantes s’applique à vous. Si vous avez un doute concernant l’un des points ci-dessous, consultez

votre médecin avant d’utiliser TROPHIGIL.

si vous avez ou avez eu un caillot sanguin dans une veine (thrombose) tel que dans les jambes (thrombose veineuse

profonde), ou dans les poumons (embolie pulmonaire),

si vous avez ou avez eu récemment une maladie causée par un caillot sanguin dans les artères, telle qu’une crise

cardiaque, un accident vasculaire cérébral ou une angine de poitrine,

si vous avez des troubles de la coagulation sanguine (tels qu’un déficit en protéine C, protéine S ou antithrombine),

si vous avez ou avez eu un cancer du sein, ou s’il existe une suspicion que vous en ayez un,

si vous avez un cancer sensible à l’estrogène tel qu’un cancer de la paroi de l’utérus (endomètre) ou s’il existe une

suspicion que vous ayez un,

si vous avez un développement exagéré de la paroi de l’utérus (hyperplasie de l'endomètre) non traité,

si vous avez des saignements vaginaux non expliqués,

si vous avez ou avez eu une maladie du foie, et que vos tests de la fonction hépatique ne sont pas retournés à la normale,

si vous avez une maladie héréditaire rare du sang appelée «porphyrie»,

si vous êtes allergique à l'un des autres composants contenus dans ce médicament, mentionnés dans la rubrique 6,

Si l’une des situations ci-dessus apparaît pour la première fois au cours de votre traitement par TROPHIGIL, arrêtez le

traitement et consultez votre médecin immédiatement.

Avertissements et précautions

Adressez-vous à votre médecin ou à votre pharmacien avant de prendre TROPHIGIL.

Ce médicament est généralement déconseillé, sauf avis contraire de votre médecin, en cas d’allaitement, de cancers

hormonodépendants (sein, endomètre), et en association avec des produits spermicides.

Mises en garde spéciales

Au cours du traitement, une surveillance médicale est nécessaire.

En cas de saignement vaginal, consulter votre médecin.

NE PAS AVALER LES GELULES.

Dans quelles situations prendre des précautions particulières avec TROPHIGIL :

Avant de commencer votre traitement, indiquez à votre médecin si vous avez déjà souffert de l’une des affections ci-après,

car celles-ci sont susceptibles de récidiver ou de s’aggraver durant le traitement par TROPHIGIL. Dans un tel cas, faites

réaliser des contrôles plus fréquents par votre médecin :

Fibromes dans l’utérus

Développement de muqueuse utérine en dehors de votre utérus (endométriose) ou antécédents d’épaississement excessif

de la muqueuse utérine (hyperplasie endométriale)

Risque accru de développer des caillots sanguins (voir « caillots sanguins veineux (thrombose) »)

Risque accru de contracter un cancer sensible aux œstrogènes (comme avoir une mère, une sœur ou grand-mère qui a eu

un cancer du sein)

Pression artérielle élevée ;

Un trouble du foie, par exemple une tumeur bénigne du foie

Diabète

Calculs biliaires

Migraine ou maux de tête sévères

Une maladie du système immunitaire qui affecte de nombreux organes du corps (lupus érythémateux disséminé, LED)

Epilepsie

Asthme

Une maladie du tympan et de l’audition (otospongiose)

Des taux très élevés de lipides dans votre sang (triglycérides)

Une rétention d’eau due à des problèmes cardiaques ou rénaux.

Arrêtez de prendre TROPHIGIL et consultez un médecin immédiatement

Si vous constatez l’une des situations suivantes pendant la prise du THS :

si une condition indiquée à la section « Ne prenez pas TROPHIGIL » apparaît

si vous observez un jaunissement de votre peau ou du blanc de vos yeux (ictère) Cela peut être un signe de maladie du

foie

grossesse

si votre tension artérielle augmente de manière importante (les symptômes peuvent être des maux de tête, de la fatigue,

des vertiges)

si vous avez des maux de têtes migraineux apparaissant pour la première fois

si vous observez des signes de caillot sanguin, tels que :

Gonflement douloureux et rougeur au niveau des jambes

Douleur thoracique soudaine

Difficulté à respirer.

Pour plus d’informations, voir « caillots sanguins veineux (thrombose) ».

Remarque : TROPHIGIL n’est pas un contraceptif. Si vos dernières règles remontent à moins de 12 mois ou que vous avez

moins de 50 ans, il se peut que vous ayez encore besoin d’un mode de contraception pour éviter une grossesse. Demandez

conseil à votre médecin.

THS et cancer

Epaississement excessif de la muqueuse utérine (hyperplasie de l’endomètre) et cancer de la muqueuse utérine (cancer de

l’endomètre)

La prise prolongée de comprimés de THS à base d’œstrogènes seuls (systémiques) peut accroître le risque de développer

un cancer de la muqueuse utérine (l’endomètre).

Il est possible qu'il y ait un risque similaire lorsque TROPHIGIL est utilisé dans le cadre de traitements répétés ou à long

terme (plus d'un an). Cependant, il a été démontré que l'absorption de TROPHIGIL dans le sang est très faible. De plus,

TROPHIGIL, gélule vaginale contient un progestatif qui protègerait du risque supplémentaire de cancer de l’endomètre

observé avec les estrogènes seuls.

L'apparition de saignements ou de légères pertes de sang (« spotting ») n'a généralement rien d'inquiétant, mais vous devez

consulter votre médecin. C'est peut-être un signe d'épaississement de votre endomètre.

Les risques suivants s'appliquent aux médicaments de THS qui circulent dans le sang. Toutefois, TROPHIGIL est destiné

au traitement local au niveau du vagin et son absorption dans le sang est très faible. Il est peu probable que les affections

indiquées ci-dessous s'aggravent ou récidivent lors du traitement par TROPHIGIL, mais vous devez consulter votre médecin

si vous êtes concernée.

Cancer du sein

Les données disponibles suggèrent que la prise d’un THS œstroprogestatif combiné et potentiellement aussi d’un THS à

base d’œstrogènes seuls augmente le risque de cancer du sein. L’augmentation du risque dépend depuis combien de

temps vous prenez le THS. Le risque additionnel devient évident au bout de quelques années. Cependant, il revient à la

normale après avoir arrêté le traitement pendant quelques années (au plus cinq ans).

Contrôlez régulièrement vos seins. Consultez votre médecin si vous constatez l’un des changements suivants :

Présence de capitons au niveau de la peau

Modifications au niveau du mamelon

Toute masse que vous pouvez voir ou ressentir.

En outre, il est conseillé de participer aux programmes de dépistage par mammographie lorsqu’ils vous sont proposés.

Cancer de l’ovaire

Le cancer de l'ovaire est rare (beaucoup plus rare que le cancer du sein). L'utilisation d'un THS par œstrogènes seuls ou

par une combinaison d'œstrogènes et de progestatifs a été associée à une légère augmentation du risque de cancer

ovarien.

Le risque de cancer ovarien varie en fonction de l'âge. Par exemple, chez les femmes âgées entre 50 et 54 ans qui ne

prennent pas de THS, un diagnostic de cancer ovarien sera posé chez 2 femmes sur 2 000 en moyenne sur une période de

5 ans. Chez les femmes ayant pris un THS pendant 5 ans, il y aura environ 3 cas sur 2000 utilisatrices (soit environ un cas

supplémentaire).

Effets des THS sur le cœur et la circulation

Caillots sanguins veineux (thrombose)

Le risque de caillots sanguins dans les veines est multiplié par 1,3 à 3 chez les utilisatrices de THS par rapport aux non-

utilisatrices, en particulier la première année de traitement.

Les caillots sanguins peuvent être un problème grave et si un caillot migre vers les poumons, il peut provoquer une douleur

thoracique, un essoufflement, un évanouissement ou même le décès.

Les probabilités d’apparition d’un caillot sanguin dans vos veines augmentent lorsque vous vieillissez et si l’une des

situations suivantes s’applique à votre cas. Informez votre médecin si vous êtes dans l’une des situations suivantes :

Vous êtes dans l’impossibilité de marcher longtemps en raison d’une chirurgie majeure, d’une blessure ou d’une maladie

(voir aussi rubrique 3, « Si vous nécessitez une chirurgie »)

Vous souffrez d’un surpoids sévère (IMC > 30 kg/m2)

Vous présentez des troubles de la coagulation sanguine nécessitant un traitement à long terme par un médicament qui

empêche la formation de caillots sanguins

Un de vos parents proches a déjà présenté un caillot sanguin dans la jambe, le poumon ou un autre organe

Vous souffrez de lupus érythémateux disséminé (LED)

Vous êtes atteinte d’un cancer.

Pour connaître les signes attribuables à un caillot sanguin, voir la rubrique « Arrêtez de prendre TROPHIGIL et consultez un

médecin immédiatement ».

Comparaison

Si l’on observe les femmes ayant la cinquantaine et ne prenant pas de THS, en moyenne, sur une période de cinq ans, 4 à

7 femmes sur 1000 développeront un caillot sanguin dans une veine.

Accident vasculaire cérébral

Le risque d’accident vasculaire cérébral (AVC) est multiplié par 1,5 environ chez les utilisatrices de THS par rapport aux

non-utilisatrices. Le nombre de cas supplémentaires d’AVC liés à l’utilisation d’un THS augmente avec l’âge.

Comparaison

Si l’on observe les femmes ayant la cinquantaine et ne prenant pas de THS, en moyenne, huit femmes sur 1000 subiront un

AVC sur une période de cinq ans. Chez les femmes de la cinquantaine prenant un THS, il y aura environ 11 cas sur 1000

utilisatrices sur cinq ans (soit trois cas supplémentaires).

Autres conditions

Les THS ne préviennent pas les pertes de mémoire. Il existe certaines preuves d’un risque plus élevé de pertes de

mémoire chez les femmes qui commencent à utiliser un THS après l’âge de 65 ans. Parlez-en avec votre médecin pour

obtenir des conseils.

Autres médicaments et TROPHIGIL

Ne pas utiliser avec des produits spermicides (risque d’inactivation).

Veuillez indiquer à votre médecin ou à votre pharmacien si vous prenez ou avez pris récemment un autre médicament,

même s'il s'agit d'un médicament obtenu sans ordonnance.

TROPHIGIL est utilisé pour un traitement local dans le vagin et n’est pas susceptible d’affecter d’autres médicaments.

TROPHIGIL peut affecter d’autres traitements appliqués par voie vaginale mais ne devrait pas affecter les autres

médicaments.

TROPHIGIL avec des aliments et boissons

Sans objet.

Grossesse et allaitement

La grossesse ne représente pas une indication de ce médicament. Si vous découvrez que vous êtes enceinte, interrompez

le traitement et contactez votre médecin.

En cas d’allaitement, l’utilisation de ce médicament est déconseillée.

Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse, demandez conseil à

votre médecin ou pharmacien avant de prendre ce médicament.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

Sans objet.

TROPHIGIL contient

Sans objet.

3. COMMENT UTILISER TROPHIGIL, gélule vaginale ?

Veillez à toujours prendre ce médicament en suivant exactement les indications de votre médecin ou de votre pharmacien.

Vérifiez auprès de votre médecin ou pharmacien en cas de doute.

Posologie

RÉSERVÉ A L’ADULTE

La posologie et le rythme d’administration des applications doivent être déterminés par votre médecin.

En général, 2 gélules par jour au fond du vagin pendant 20 jours puis une gélule par jour.

Votre médecin vous prescrira la dose la plus faible suffisante pour traiter vos symptômes pendant une période aussi courte

que nécessaire. Informez votre médecin si vous pensez que la dose est trop élevée ou trop faible.

Mode et voie d’administration

VOIE VAGINALE. NE PAS AVALER LES GÉLULES.

Après avoir humecté la gélule, l’introduire profondément dans le vagin.

Reboucher le flacon après usage.

Si vous avez besoin de vous faire opérer

S vous allez subir une intervention chirurgicale, dites au chirurgien que vous prenez TROPHIGIL. Vous devrez peut-être

arrêter le traitement 4 à 6 semaines avant l’opération afin d’éviter l’apparition de caillots sanguins (voir rubrique 2, caillots

sanguins veineux). Demandez à votre médecin avant de recommencer le traitement par TROPHIGIL.

Si vous avez pris plus de TROPHIGIL que vous n’auriez dû

Sans objet.

Si vous oubliez d’utiliser TROPHIGIL

En cas d’oubli, prendre la dose oubliée dans un délai de 6 heures après l’heure habituelle de prise. Passé ce délai, il est

préférable de « sauter » cette prise et de prendre la suivante à l’heure habituelle, le lendemain.

Si vous arrêtez d’utiliser TROPHIGIL

Sans objet.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?

Les maladies suivantes sont signalées plus souvent chez les femmes utilisatrices de THS, qui circulent dans le sang, que

chez les femmes non-utilisatrices de THS. Ces risques s'appliquent moins aux traitements administrés par voie vaginale tels

que TROPHIGIL:

Cancer du sein

Cancer des ovaires

Caillots sanguins dans les veines des jambes ou dans les poumons (thromboembolie veineuse)

Pertes de mémoire probables si le THS est commencé après 65 ans.

Pour plus d’informations sur ces effets indésirables, voir la rubrique 2.

Comme tous les médicaments, TROPHIGIL est susceptible d'avoir des effets indésirables, bien que tout le monde n’y soit

pas sujet.

Les effets indésirables suivants peuvent survenir :

une irritation, des démangeaisons ou des pertes vaginales,

des douleurs au niveau des seins peuvent être ressenties à titre exceptionnel

Les effets indésirables suivants ont été rapportés avec d’autres THS :

Maladie de la vésicule biliaire

Diverses affections de la peau :

Décoloration de la peau en particulier du visage ou du cou connu sous le nom des « masque de grossesse »

(chloasma)

Nodules cutanés rougeâtres douloureux (érythème noueux)

Eruption cutanée avec rougeurs ou plaies en forme de cible (érythème polymorphe).

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci s’applique aussi à

tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables

directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé

(ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet: www.signalement-sante.gouv.fr.

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d’informations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER TROPHIGIL, gélule vaginale ?

Tenir hors de la vue et de la portée des enfants.

N’utilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée

sur la boîte. La date de péremption fait référence au

dernier jour de ce mois.

A conserver à une température ne dépassant pas 25°C.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-l’égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien d’éliminer les

médicaments que vous n’utilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger l’environnement.

6. CONTENU DE L’EMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS

Ce que contient TROPHIGIL

Les substances actives sont :

Culture lyophilisée* de Lactbacillus casei variété rhamnosus Doderleini

Quantité correspondant à un titre d’au minimum 10

germes par gramme....................... 341,00 mg

Estriol........................................................................................................................... 0,20 mg

Progestérone................................................................................................................ 2,00 mg

Pour une gélule n°0 de 350 mg.

Les autres composants sont :

*Adjuvants de lyophilisation : lactose monohydraté, amidon de pomme de terre, thiosulfate de sodium, glutamate de sodium.

Composition de l’enveloppe de la gélule : gélatine, dioxyde de titane (E 171).

Qu’est-ce que TROPHIGIL, gélule vaginale et contenu de l’emballage extérieur

Gélules pour administration vaginale. Flacon de 14 gélules.

Titulaire de l’autorisation de mise sur le marché

LABORATOIRES BESINS INTERNATIONAL

3, RUE DE BOURG L'ABBE

75003 PARIS

Exploitant de l’autorisation de mise sur le marché

LABORATOIRES BESINS INTERNATIONAL

13, RUE PERIER

92120 MONTROUGE

Fabricant

BIOSE INDUSTRIE

24 AVENUE GEORGES POMPIDOU

15004 AURILLAC CEDEX

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen

Sans objet.

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :

Autres

Sans objet.

RÉSUMÉ DES CARACTÉRISTIQUES DU PRODUIT

ANSM - Mis à jour le : 28/01/2020

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT

TROPHIGIL, gélule vaginale

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

Culture lyophilisée* de Lactobacillus casei variété rhamnosus Doderleini

Quantité correspondant à un titre d'au minimum 10

germes par gramme ........................... 341,00 mg

Estriol ...........................................................................................................................................0,20 mg

Progestérone ...............................................................................................................................2,00 mg

Pour une gélule n°0 de 350 mg.

*Adjuvants de lyophilisation : lactose monohydraté, amidon de pomme de terre, thiosulfate de sodium, glutamate de sodium.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE

Gélule vaginale.

4. DONNEES CLINIQUES

4.1. Indications thérapeutiques

Traitement des symptômes d’atrophie vaginale due à une déficience en oestrogènes chez les femmes ménopausées.

Soins pré et postopératoires en chirurgie gynécologique par voie vaginale en période ménopausique.

4.2. Posologie et mode d'administration

Posologie

Réservé à l’adulte

1 gélule par voie vaginale matin et soir pendant 20 jours, puis 1 gélule par jour.

La posologie doit être adaptée en fonction de l’amélioration obtenue.

Des cures d’entretien peuvent être nécessaires.

Introduire la gélule profondément dans le vagin après l’avoir humectée dans un peu d’eau pour en hâter la désagrégation.

Pour l'initiation et la poursuite du traitement des symptômes post-ménopausiques, il convient d'utiliser la dose efficace la

plus faible pour la durée la plus courte (voir également rubrique 4.4).

4.3. Contre-indications

Ce médicament est contre-indiqué dans les situations suivantes :

Cancer du sein connu ou suspecté ou antécédent de cancer du sein.

Tumeurs malignes estrogéno-dépendantes connues ou suspectées ou antécédent de tumeur maligne estrogéno-dépendante (par exemple : cancer de

l’endomètre).

Hémorragie génitale non diagnostiquée.

Hyperplasie endométriale non traitée.

Antécédent de thromboembolie veineuse ou thromboembolie veineuse en évolution (thrombose veineuse profonde, embolie pulmonaire).

Troubles thrombophiliques connus (par exemple : déficit en protéine C, en protéine S ou en antithrombine (voir rubrique 4.4)).

Antécédent d’accident thromboembolique artériel ou accident thromboembolique artériel en évolution (par exemple : angor, infarctus du myocarde).

Affection hépatique aiguë ou antécédent d’affection hépatique, jusqu’à normalisation des tests hépatiques.

Hypersensibilité aux substances actives ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

Porphyrie.

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Mises en garde spéciales

L’intérêt de la progestérone n’est pas prouvé dans cette association.

En cas de métrorragies, la recherche d’une étiologie s’impose.

Dans le traitement des symptômes post ménopausiques, le traitement hormonal substitutif (THS) ne doit être instauré que

si ces symptômes altèrent la qualité de vie de la patiente. Dans tous les cas, une réévaluation du rapport bénéfice/risque

doit être effectuée au moins une fois par an. Le THS peut être poursuivi tant que le bénéfice est supérieur au risque

encouru

Les données concernant le risque associé aux THS dans le traitement de la ménopause prématurée sont limitées.

Toutefois, en raison du faible niveau de risque absolu chez les femmes plus jeunes, la balance bénéfice/risque pour ces

femmes pourrait être plus favorable que chez les femmes plus âgées.

Examen clinique/surveillance

Avant de débuter ou de recommencer un THS, il est indispensable d’effectuer un examen clinique et gynécologique

complet (incluant le recueil des antécédents médicaux personnels et familiaux), en tenant compte des contre-indications

et précautions d’emploi. Pendant toute la durée du traitement, des examens réguliers sont recommandés, leur nature et

leur fréquence étant adaptées à chaque patiente. Les femmes doivent être informées du type d’anomalies mammaires

pouvant survenir sous traitement ; ces anomalies doivent être signalées au médecin traitant ou à l’infirmier/ère (voir

paragraphe « Cancer du sein » ci-dessous). Les examens, incluant les outils d’imagerie appropriés, par exemple une

mammographie, doivent être pratiqués selon les recommandations en vigueur, et adaptés à chaque patiente.

Conditions nécessitant une surveillance

Si l’une des conditions suivantes est présente, s’est déjà produite et/ou a été aggravée au cours d’une grossesse ou d’un

précédent traitement hormonal, la patiente doit être étroitement supervisée. Il convient de tenir compte du fait que ces

conditions peuvent se reproduire ou s’aggraver au cours du traitement par TROPHIGIL, gélule vaginale, en particulier :

Léiomyome (fibromes utérins) ou endométriose

Facteurs de risque thromboembolique (voir ci-après)

Facteurs de risque de tumeurs oestrogéno-dépendantes, par exemple, 1er degré d’hérédité pour le cancer du sein

Hypertension

Troubles hépatiques (par exemple, adénome hépatique)

Diabète sucré avec ou sans complications vasculaires

Lithiase biliaire

Migraine ou céphalée (sévère)

Lupus érythémateux disséminé

Antécédents d’hyperplasie endométriale (voir ci-après)

Epilepsie

Asthme

Otospongiose.

Arrêt immédiat du traitement

Le traitement doit être arrêté immédiatement, en cas où une contre-indication est découverte, et dans l’un des cas suivants :

Ictère ou altération de la fonction hépatique

Augmentation significative de la pression artérielle

Céphalée de type migraine inhabituelle

Grossesse.

Hyperplasie endométriale et cancer de l’endomètre

Chez les femmes non hystérectomisées, le risque d’hyperplasie endométriale et de cancer de l’endomètre augmente

lorsque des œstrogènes exogènes sont administrés sur des périodes prolongées

La sécurité endométriale des œstrogènes administrés par voie vaginale à long terme (plus d'un an) ou de façon répétée

est incertaine. Par conséquent, si le traitement est répété, il convient de le réévaluer au moins une fois par an

Si des saignements ou des « spotting » surviennent à tout moment pendant le traitement, il faut en rechercher la cause, ce

qui peut nécessiter une biopsie de l’endomètre afin d’exclure une tumeur maligne de l’endomètre.

Les risques ci-après ont été associés à un (THS) systémique et s’appliquent dans une moindre mesure aux produits à base

d’œstrogènes pour application vaginale pour lesquels l’exposition systémique aux œstrogènes reste dans les valeurs

normales post-ménopausiques. Cependant, ces risques doivent être pris en compte en cas d’utilisation prolongée ou

répétée du produit.

Cancer du sein

Les données globales suggèrent un risque accru de cancer du sein (dépendant de la durée du THS), chez les femmes

prenant un traitement combiné d’œstrogènes et de progestatifs, et peut-être également avec un THS systémique par

œstrogènes seuls.

L'essai randomisé contrôlé par placebo (étude Women’s Health Initiative (WHI)) et les études épidémiologiques sont

cohérentes dans la constatation d’un risque accru de cancer du sein chez les femmes prenant un traitement combiné

œstrogène-progestatif pour le THS, qui devient apparent après environ 3 ans (voir rubrique 4.8).

L’augmentation du risque devient significative après quelques années d’utilisation mais revient à la normale après quelques

années (au plus cinq ans) d’interruption du traitement.

Le THS, en particulier le traitement combiné oestrogène-progestatif, augmente la densité des clichés de mammographie, ce

qui peut gêner la détection radiographique des cancers du sein.

Cancer de l’ovaire

Le cancer de l’ovaire est beaucoup plus rare que le cancer du sein

Les données épidémiologiques provenant d'une importante méta-analyse suggèrent une légère augmentation du risque

chez les femmes prenant un THS par œstrogènes seuls ou par une combinaison d'œstrogènes et de progestatifs, qui

apparaît dans les cinq ans suivant le début de l'utilisation du produit et diminue progressivement après l'arrêt du

traitement

D'autres études, y compris l'essai WHI (Women's Health Initiative), suggèrent qu'un risque similaire ou légèrement inférieur

peut être associé avec une utilisation de THS combinés (voir rubrique 4.8).

Accidents thrombo-emboliques veineux

Un THS systémique est associé à un risque de 1,3 à 3 fois supérieur de développer une thromboembolie veineuse (TEV),

c’est-à-dire une thrombose veineuse profonde ou une embolie pulmonaire. La survenue d’un tel événement est plus

probable au cours de la première année de THS que par la suite (voir rubrique 4.8)

Les patientes souffrant d’états thrombophiliques connus ont un risque accru de TEV et la prise d’un THS peut augmenter

ce risque. La prise d’un THS est donc contre-indiquée chez ces patientes (voir rubrique 4.3)

Les facteurs de risque généralement reconnus pour la TEV incluent la prise d’œstrogènes, un âge avancé, une chirurgie

majeure, une immobilisation prolongée, l’obésité (IMC > 30 kg/m²), la période de grossesse/post-partum, un lupus

érythémateux disséminé (LED) et un cancer. Il n’existe pas de consensus sur le lien possible entre varices et TEV.

Comme chez tous les patients postopératoires, des mesures prophylactiques doivent être envisagées pour prévenir la

survenue de TEV après une chirurgie. Si une immobilisation prolongée doit suivre une chirurgie programmée, il est

recommandé d’arrêter temporairement le THS 4 à 6 semaines avant l’intervention. Le traitement ne doit être repris que

lorsque la patience aura repris une mobilité normale

Chez les femmes n’ayant pas d’antécédents personnels de TEV, mais avec un parent au premier degré ayant des

antécédents de thrombose présenté à un jeune âge, le dépistage peut être proposé après un rappel attentif de ses

limites (seule une partie des anomalies thromboemboliques peuvent être dépistée). Si un défaut thrombophilique autre

que la thrombose est identifiée chez les membres de la famille ou si le défaut est « sévère » (par exemple déficit en

protéine C, en protéine S, en antithrombine ou une combinaison de ces défauts), les THS sont contre-indiqués

Chez les femmes sous traitement anticoagulant chronique, le rapport bénéfice/risque de l’utilisation du THS doit être

soigneusement évalué

Si une TEV se développe après la mise en place du traitement, le médicament doit être arrêté. Les patientes doivent être

informées qu’elles doivent contacter immédiatement leur médecin si elles constatent l’apparition d’un symptôme

évoquant la thromboembolie (par exemple, gonflement douloureux d’une jambe, douleur soudaine dans la poitrine,

dyspnée).

Maladie des artères coronaires (AVC)

Les essais contrôlés randomisés n’ont fourni aucune preuve de la protection contre l’infarctus du myocarde chez les femmes atteintes ou non de

coronaropathie existante ayant reçu un THS combiné œstrogène-progestagène ou œstrogène seulement.

Le risque relatif de coronaropathie lors de l'utilisation d’un THS systémique d'association œstroprogestatif est légèrement accru.

Comme le risque absolu

de base de la coronaropathie dépend fortement de l'âge, le nombre de cas supplémentaires de coronaropathie dus à l'utilisation d’une THS à base

d'œstrogènes + progestatifs est très faible chez les femmes en bonne santé proches de la ménopause, mais augmentera avec l'âge .

Accident vasculaire cérébral ischémique

Le traitement combiné œstrogène-progestatif et œstrogène seul est associé à une augmentation du risque d'AVC ischémique jusqu'à 1,5 fois supérieure.

Le risque relatif ne change pas avec l'âge ou le temps écoulé depuis la ménopause. Cependant, le risque initial d'accident vasculaire cérébral étant

fortement dépendant de l'âge, le risque global d'accident vasculaire cérébral chez les femmes utilisant un THS augmentera avec l'âge (voir rubrique 4.8).

Autres précautions d’emploi

Les œstrogènes peuvent provoquer une rétention de liquides. Les patientes présentant une insuffisance cardiaque ou

rénale doivent, par conséquent, être surveillées attentivement

Les femmes présentant une hypertriglycéridémie préexistante doivent être surveillées de près pendant le traitement

substitutif œstrogénique ou hormonal, en effet de rares cas avec une élévation importante des taux plasmatiques de

triglycérides entraînant une pancréatite ont été observés

Les œstrogènes augmentent la globuline liée à la thyroïde (TBG), ce qui conduit à une augmentation de l’hormone

thyroïdienne totale circulante, mesurée par le taux d’iode lié aux protéines (PBI), le taux de T4 (par colonne ou par radio-

immunodosage) ou le taux de T3 (par radio-immunodosage). L’absorption de T3 sur la résine est diminuée, reflétant une

TBG élevée. Les concentrations de T3 libre et de T4 libre sont inchangées. D’autres protéines de liaison peuvent avoir

un taux sérique élevé, comme la globuline liée aux corticoïdes (CBG), la protéine liée aux hormones sexuelles (SHBG),

ce qui entraîne une augmentation du taux des corticostéroïdes circulants et du taux des stéroïdes sexuels. Les

concentrations d’hormones actives libres sont inchangées. D’autres taux de protéines plasmatiques peuvent être

augmentés (angiotensine, alpha-I-antitrypsine, céruloplasmine)

L’utilisation du THS n’améliore pas les fonctions cognitives. Certaines données suggèrent un risque accru de démence

probable chez les femmes qui commencent à prendre en continu un THS combiné ou œstrogénique seul après l’âge de

65 ans.

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

En raison de l'administration vaginale et de l'absorption systémique minimale, il est peu probable que des interactions

médicamenteuses cliniquement pertinentes se produisent avec TROPHIGIL, gélule vaginale. Cependant, les interactions

avec d'autres traitements vaginaux appliqués localement de manière concomitante doivent être prises en compte.

Associations déconseillées

+ Spermicides

Tout traitement local vaginal est susceptible d'inactiver une contraception locale spermicide.

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse

Ce médicament n’est pas indiqué pendant la grossesse. En cas de survenue d’une grossesse au cours du traitement par

TROPHIGIL, gélule vaginale, le traitement doit être interrompu immédiatement.

Les résultats de la plupart des études épidémiologiques à ce jour relatives à l'exposition involontaire du fœtus à des

œstrogènes n'indiquent aucun effet tératogène ni foetotoxique.

Allaitement

TROPHIGIL, gélule vaginale n’est pas indiqué pendant l’allaitement.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Sans objet.

4.8. Effets indésirables

Rares cas d'irritation vaginale et de prurit locaux.

Possibilités de pertes vaginales et d'allergie.

Exceptionnellement, ont été rapportées des mastodynies.

Effets de classe associés au THS systémique

Les risques suivants ont été associés au THS systémique et s'appliquent dans une moindre mesure aux produits à base

d'œstrogène pour application vaginale dont l'exposition systémique à l'œstrogène reste dans la plage normale de la

postménopause.

Risque de cancer du sein

Une augmentation jusqu’à 2 fois du risque de cancer du sein a été rapportée chez les femmes ayant pris une association

œstroprogestative pendant plus de cinq ans

L’augmentation du risque avec les traitements œstrogéniques seuls est nettement inférieure à celle observée avec la prise

de traitements combinant œstrogènes et progestatifs

Le niveau de risque dépend de la durée d’utilisation (voir rubrique 4.4)

Les résultats du plus grand essai randomisé contrôlé contre placebo (étude WHI) et de l’étude épidémiologique la plus

grande (MWS) sont présentés ci-après.

Etude Million Women (MWS) - Risque de cancer du sein augmenté

estimé après 5 ans d’utilisation

Tranche d’âge (années)

Cas supplémentaires pour

1000 femmes qui n’ont

jamais utilisé de THS après

une période de 5 ans*2

Risque ratio et IC 95%

Cas supplémentaires pour

1000 femmes utilisatrices de

THS sur 5 ans (IC 95%)

THS à base d’estrogène seul

50-65

9-12

1-2 (0-3)

THS combiné estrogène / progestatif

50-65

9-12

6 (5-7)

*2 Issu des taux d’incidence de base dans les pays développés.

# Risque ratio global. Le risque ratio n’est pas constant mais augmente avec la durée d’utilisation.

Note : l’incidence de base du cancer du sein étant différent pour chaque pays de l’UE, le nombre de cas

supplémentaires de cancer du sein varie aussi de façon proportionnelle.

Etude WHI US – risque augmenté de cancer du sein après 5 ans de prise

Tranche d’âge (années)

Incidence pour 1000

femmes dans le bras

placebo sur 5 ans

Risque ratio et IC 95%

Cas supplémentaires pour

1000 femmes utilisatrices de

THS sur 5 ans (IC 95%)

estrogène seul (CEE)

50-79

0,8 (0,7-1,0)

-4 (-6 - 0)*3

estrogène / progestatifs (CEE + MPA)

50-79

1,2 (1,0-1,5)

+4 (0 - 9)

*3 Etude WHI chez des femmes hystérectomisées, qui n’a pas montré d’augmentation du cancer du sein.

§ Quand l’analyse était restreinte aux femmes qui n’avaient pas reçu de THS avant l’étude, il n’y avait pas

d’augmentation du risque visible pendant les 5 premières années de traitement : après 5 ans, le risque était plus

élevé que chez les non-utilisatrices.

Cancer de l’ovaire

L'utilisation d'un THS par oestrogènes seuls ou par une combinaison d'oestrogènes et de progestatifs a été associée à une

légère augmentation du risque de cancer ovarien diagnostiqué (voir rubrique 4.4).

Une méta-analyse portant sur 52 études épidémiologiques a signalé un risque accru de cancer ovarien chez les femmes

prenant actuellement un THS par rapport aux femmes n'en ayant jamais pris (RR 1.43, IC 95 % 1.31-1.56). Chez les

femmes âgées de 50 à 54 ans, prendre un THS pendant cinq ans entraîne l'apparition d'un cas supplémentaire pour 2000

utilisatrices. Chez les femmes âgées entre 50 à 54 ans qui ne prennent pas de THS, un diagnostic de cancer ovarien sera

posé chez environ 2 femmes sur 2000 sur une période de cinq ans.

Risque thromboembolique veineux

Le THS systémique est associé à un risque accru de 1,3 à 3 fois plus élevé d’évènements thromboemboliques veineux

(TEV), comme la thrombose veineuse ou l’embolie pulmonaire. Le risque de TEV est accru pendant la première année

d’utilisation (voir rubrique 4.4). Les résultats des études WHI sont présentés ci-après :

Etude WHI – Risque augmenté de TEV après 5 ans de prise

Tranche d’âge (années)

Incidence pour 1000

femmes dans le bras

placebo sur 5 ans

Risque ratio et IC 95%

Cas supplémentaires pour

1000 femmes utilisatrices de

THS oral à base d’estrogène seul*4

50-59

1,2 (0,6-2,4)

1 (-3 - 10)

THS oral combiné estrogène/progestérone

50-59

2,3 (1,2-4,3)

5 (1 - 13)

*4 Etude chez des femmes hystérectomisées.

Risque de maladie des artères coronaires

Le risque de maladie coronarienne est légèrement augmenté chez les utilisatrices de THS systémique combiné estrogène/progestatif après l’âge de 60

ans (voir rubrique 4.4).

Risque d’AVC ischémique

Les THS systémiques sont associés à une augmentation du risque relatif d’AVC ischémique d’environ 1,5 fois. Le risque

d’AVC hémorragique n’est pas augmenté par la prise de THS

Ce risque relatif ne dépend pas de l’âge ni de la durée du traitement, mais comme le risque de base est fortement lié à

l’âge, le risque global d’AVC chez les femmes utilisant un THS augmente avec l’âge, voir rubrique 4.4.

Etudes combinées WHI – Risque supplémentaire d’AVC ischémique* pour une durée de traitement de plus de 5 ans

Age (années)

Incidence pour 1000

patientes prenant un

placebo pendant plus de

5 ans

Risque relatif et IC95%

Cas supplémentaires

pour 1000 patientes ayant

pris un THS

50-59

1.3 (1.1-1.6)

3 (1-5)

* il n’a pas été fait de distinction entre les AVC ischémiques et hémorragiques.

D'autres effets indésirables ont été signalés en association avec un traitement

systémique œstrogène/progestagène:

Maladie de la vésicule biliaire

Affections cutanées et sous-cutanées : chloasma, érythème polymorphe, érythème noueux, purpura vasculaire

Démence probable après 65 ans (voir rubrique 4.4).

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une

surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable

suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé

(ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.

4.9. Surdosage

Non renseigné.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

5.1. Propriétés pharmacodynamiques

PROGESTATIF ET ESTROGENES EN ASSOCIATION.

(G : système génito-urinaire et hormones sexuelles).

Traitement des symptômes de déficience en œstrogènes par voie vaginale : Les œstrogènes appliqués par voie

vaginale atténuent les symptômes de l'atrophie vaginale due à une déficience en œstrogènes chez les femmes

ménopausées.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques

Il existe une diffusion systémique d'une fraction de l'estriol (non chiffrée) et de la progestérone.

5.3. Données de sécurité préclinique

Non renseigné.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES

6.1. Liste des excipients

Adjuvants de lyophilisation :

Lactose monohydraté, amidon de pomme de terre, thiosulfate de sodium, glutamate de sodium.

Enveloppe de la gélule :

Gélatine, dioxyde de titane (E 171).

6.2. Incompatibilités

Sans objet.

6.3. Durée de conservation

3 ans.

6.4. Précautions particulières de conservation

A conserver à une température inférieure à 25°C.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur

Flacon verre (type III) de 14 gélules vaginales fermé par un bouchon en élastomère butyl halogéné.

6.6. Précautions particulières d’élimination et de manipulation

Pas d’exigences particulières pour l’élimination.

7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

LABORATOIRES BESINS INTERNATIONAL

3, RUE DE BOURG L'ABBE

75003 PARIS

8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

315 457-7: 1 flacon en verre de 14 gélules

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION

Date de première autorisation : 26/11/1997

Date de dernier renouvellement: 09/07/2012

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE

03 janvier 2017

11. DOSIMETRIE

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES

Sans objet.

CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE

Liste I

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