TARO-PHENYTOIN Suspension

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Achète-le

Ingrédients actifs:
Phénytoïne
Disponible depuis:
TARO PHARMACEUTICALS INC
Code ATC:
N03AB02
DCI (Dénomination commune internationale):
PHENYTOIN
Dosage:
125MG
forme pharmaceutique:
Suspension
Composition:
Phénytoïne 125MG
Mode d'administration:
Orale
Unités en paquet:
237ML
Type d'ordonnance:
Prescription
Domaine thérapeutique:
HYDANTOINS
Descriptif du produit:
Numéro de groupe d'ingrédients actifs (GIA) :0101372001; AHFS: 28:12.12
Statut de autorisation:
APPROUVÉ
Numéro d'autorisation:
02250896
Date de l'autorisation:
2004-03-29

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Monographie de produit : Taro-Phenytoin (125 mg/5 mL) Page 1 de 36

Monographie de produit

Taro-Phenytoin

(Suspension orale de phénytoïne, USP)

125 mg/5 mL

ANTICONVULSIVANT

Taro Pharmaceuticals Inc.

Date de préparation :

130 East Drive

5 décembre 2017

Brampton (Ontario)

L6T 1C1

de contrôle : 210742

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Monographie de produit : Taro-Phenytoin (125 mg/5 mL) Page 2 de 36

Table des matières

PARTIE I : RENSEIGNEMENTS POUR LE PROFESSIONNEL DE LA SANTÉ ................ 3

RENSEIGNEMENTS SOMMAIRES SUR LE PRODUIT .......................................................... 3

INDICATIONS ET USAGE CLINIQUE ...................................................................................... 3

CONTRE-INDICATIONS ............................................................................................................ 3

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS .................................................................................... 4

EFFFETS INDÉSIRABLES ........................................................................................................ 12

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES ................................................................................ 13

POSOLOGIE ET MODE D’ADMINISTRATION ..................................................................... 19

SURDOSAGE.............................................................................................................................. 20

MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE ........................................................ 21

STABILITÉ ET CONSERVATION ........................................................................................... 25

PRÉSENTATION, COMPOSITION ET CONDITIONNEMENT ............................................. 25

PARTIE II : RENSEIGNEMENTS SCIENTIFIQUES ............................................................. 27

RENSEIGNEMENTS PHARMACEUTIQUES ......................................................................... 27

RÉFÉRENCES ............................................................................................................................ 28

PARTIE III : RENSEIGNEMENTS POUR LE CONSOMMATEUR .................................... 33

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Monographie de produit : Taro-Phenytoin (125 mg/5 mL) Page 3 de 36

Taro-Phenytoin

(suspension orale de phénytoïne, USP)

125 mg/5 mL

PARTIE I : RENSEIGNEMENTS POUR LE PROFESSIONNEL DE LA SANTÉ

RENSEIGNEMENTS SOMMAIRES SUR LE PRODUIT

Voie d’administration

Présentation et teneur

Excipients

Orale

Suspension à

125 mg/5 ml

Carboxyméthylcellulose sodique, USP/PE;

acide citrique anhydre, USP/PE; silicate

d’aluminium et de magnésium, NF; parfum

naturel et artificiel à l’orange séché par

atomisation; polysorbate 60, NF; benzoate de

sodium, NF/PE; saccharose, NF; poudre à

saveur de vanille, artificielle; et FD&C jaune

INDICATIONS ET USAGE CLINIQUE

TARO-PHENYTOIN (suspension orale de phénytoïne) est indiqué pour maîtriser les crises

tonicocloniques généralisées (grand mal) et les crises complexes partielles (psychomotrices et

temporales).

Il peut être nécessaire de mesurer la concentration plasmatique de phénytoïne pour établir la

posologie optimale (voir

POSOLOGIE ET MODE D’ADMINISTRATION

MODE

D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE

CONTRE-INDICATIONS

L’emploi de TARO-PHENYTOIN (suspension orale de phénytoïne) est contre-indiqué chez les

patients hypersensibles à la phénytoïne, à l’un des excipients de ce médicament ou à d’autres

hydantoïnes (voir

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Hypersensibilité

L’administration concomitante de TARO-PHENYTOIN et de delavirdine est contre-indiquée en

raison du risque de perte de la réponse virologique et de résistance à la delavirdine ou à d’autres

inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse.

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MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS

Généralités

L’administration de TARO-PHENYTOIN (suspension orale de phénytoïne) ne doit pas être

interrompue brusquement en raison du risque d’augmentation de la fréquence des crises et de

précipitation de l’état de mal épileptique. S’il convient, de l’avis du clinicien, de diminuer la dose,

de cesser l’administration du médicament ou de le remplacer par un autre anticonvulsivant, il faut

procéder graduellement. Advenant une réaction allergique, il peut s’avérer nécessaire de passer

rapidement à un autre médicament. Dans un tel cas, l’anticonvulsivant de rechange ne doit pas

appartenir à la classe des hydantoïnes.

Une intoxication aiguë à l’alcool peut faire augmenter la concentration plasmatique de phénytoïne

à l’inverse de l’alcoolisme chronique, qui peut la faire diminuer.

phénytoïne

n’est

indiquée

dans

traitement

crises

convulsives

imputables

l’hypoglycémie ou à d’autres troubles métaboliques. Il est donc nécessaire de préciser le diagnostic

à l’aide de méthodes appropriées.

La phénytoïne n’est pas efficace dans les cas d’absence (petit mal). En présence à la fois de crises

tonicocloniques (grand mal) et d’absences (petit mal), il faut recourir à un traitement d’association.

On a constaté que la biotransformation du médicament est lente chez un faible pourcentage de

personnes traitées par la phénytoïne. Ce phénomène peut découler d’un déficit enzymatique ou de

l’absence d’induction enzymatique. Ces deux anomalies seraient d’origine génétique.

Chez les patients souffrant de maladie rénale ou hépatique, ou en présence d’hypoalbuminémie, on

observe une augmentation de la concentration plasmatique de phénytoïne libre. Chez les patients

atteints d’hyperbilirubinémie, la concentration plasmatique de phénytoïne libre peut également être

élevée. Comme les concentrations de phénytoïne libre peuvent être plus utiles dans cette

population de patients, elles peuvent influer sur les considérations posologiques (

voir

POSOLOGIE ET MODE D’ADMINISTRATION, Maladie rénale ou hépatique

Peau

Réactions cutanées graves

Syndrome d’hypersensibilité / toxidermie avec éosinophilie et symptômes généraux

Des cas de syndrome d’hypersensibilité ou de toxidermie avec éosinophilie et symptômes

généraux sont survenus chez des patients prenant des anticonvulsivants, y compris la phénytoïne.

Certaines de ces manifestations ont été mortelles ou ont menacé la vie du patient.

Bien que ce ne soit pas toujours le cas, le syndrome d’hypersensibilité et la toxidermie avec

éosinophilie et symptômes généraux se manifestent généralement par de la fièvre, une éruption

cutanée et/ou une lymphadénopathie, ainsi que l’atteinte d’un organe ou appareil (p. ex., hépatite,

néphrite, anomalie hématologique, myocardite, myosite ou pneumopathie inflammatoire). Les

premiers symptômes peuvent évoquer ceux d’une infection virale aiguë. L’arthralgie, la jaunisse,

l’hépatomégalie, la leucocytose et l’éosinophilie sont d’autres manifestations courantes. Les

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Monographie de produit : Taro-Phenytoin (125 mg/5 mL) Page 5 de 36

symptômes apparaissent généralement 2 à 4 semaines après la prise de la première dose du

médicament, mais ce type de réaction a déjà été signalé chez des patients qui prenaient des

anticonvulsivants depuis au moins 3 mois. Si de tels symptômes apparaissent, le patient doit faire

l’objet d’une évaluation immédiate. À défaut de pouvoir attribuer les symptômes à une autre cause,

on doit mettre fin au traitement par la phénytoïne.

Les patients les plus susceptibles de présenter ce type de manifestation sont les patients noirs,

ceux qui ont des antécédents familiaux ou qui ont déjà présenté un syndrome d’hypersensibilité

ou une toxidermie avec éosinophilie et symptômes généraux (en lien avec l’utilisation de

phénytoïne ou d’un autre anticonvulsivant), ainsi que les patients immunodéprimés. Le syndrome

est plus grave chez les personnes déjà sensibilisées.

Syndrome de Stevens-Johnson et épidermolyse nécrosante suraiguë

Des réactions cutanées graves et parfois mortelles (épidermolyse nécrosante suraiguë, syndrome

de Stevens-Johnson) reliées à l'utilisation de la phénytoïne ont été signalées. Bien que les

réactions cutanées graves puissent survenir sans symptômes avant-coureurs, les patients doivent

être à l’affût d’une éruption cutanée ou d’autres symptômes de toxidermie avec éosinophilie et

symptômes généraux (voir

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Peau

). On estime que

dans les pays où la population est surtout de race blanche, ces réactions se produisent chez 1 à

6 nouveaux utilisateurs sur 10 000; toutefois, dans certains pays asiatiques (p. ex., Taïwan, la

Malaisie et les Philippines), elles seraient beaucoup plus fréquentes (voir

MISES EN GARDE

ET PRÉCAUTIONS, Peau – Origine asiatique et variation allélique du gène HLA-B

Divers articles publiés dans la presse médicale évoquent la possibilité qu’un recours combiné à la

phénytoïne, à l’irradiation crânienne et à un sevrage graduel des corticostéroïdes puisse s’associer à

l’apparition d’un érythème polymorphe, du syndrome de Stevens-Johnson, d’une épidermolyse

nécrosante suraiguë ou de l’ensemble de ces manifestations. Dans de tels cas, la prudence s’impose

lors de l’administration de composés de structure semblable (p. ex., barbituriques, dérivés du

succinimide, oxazolidine-diones et autres substances apparentées).

Recommandations pour le traitement des réactions cutanées

Il faut interrompre le traitement par la phénytoïne dès l’apparition d’une éruption cutanée, à moins

d’être certain qu’elle n’est pas liée à la prise du médicament. S’il s’agit d’une éruption de nature

exfoliatrice, purpurique ou bulleuse, ou si l’on se croit en présence d’un lupus érythémateux, du

syndrome de Stevens-Johnson ou d’une épidermolyse nécrosante suraiguë, il ne faut pas reprendre

l’administration de la phénytoïne, mais plutôt envisager un autre traitement (voir

EFFETS

INDÉSIRABLES

). On peut toutefois reprendre le traitement dès la disparition de l’éruption, pour

peu que celle-ci soit bénigne (morbilliforme ou scarlatiniforme). Si l’éruption cutanée réapparaît

dès la reprise du traitement, l’emploi de la phénytoïne devient dès lors contre-indiqué. Il faut aussi

éviter d’utiliser d’autres anticonvulsivants associés au syndrome de Stevens-Johnson ou à

l’épidermolyse nécrosante suraiguë chez les patients qui ont présenté des réactions cutanées graves

durant un traitement par la phénytoïne. Il convient de rechercher des signes et des symptômes de

toxidermie avec éosinophilie et symptômes généraux chez tout patient qui présente une éruption

cutanée, mais chez qui on ne soupçonne ni un syndrome de Stevens-Johnson ni une épidermolyse

nécrosante suraiguë (voir

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Peau

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Origine asiatique et variation allélique du gène HLA-B

HLA-B*1502

Dans les études où l’on avait admis quelques patients d’origine asiatique, on a découvert un lien étroit

entre le risque d’apparition du syndrome de Stevens-Johnson ou de l’épidermolyse nécrosante

suraiguë et la présence de l’allèle HLA-B*1502, une variante héréditaire du gène HLA-B. L’allèle

HLA-B*1502 se retrouve presque exclusivement chez les individus originaires de nombreuses régions

d’Asie

. Les résultats de ces études donnent à penser que la présence de l’allèle HLA-B*1502 peut

être un des facteurs de risque du syndrome de Stevens-Johnson ou de l’épidermolyse nécrosante

suraiguë liés à la phénytoïne chez les patients d’origine asiatique. Par conséquent, les médecins

devraient envisager le dépistage par génotypage de l’allèle HLA-B*1502 chez ces patients et éviter

de prescrire de la phénytoïne et d’autres antiépileptiques associés au syndrome de Stevens-Johnson

ou à l’épidermolyse nécrosante suraiguë aux patients porteurs de l’allèle HLA-B*1502 tant et aussi

longtemps qu’on ne possédera pas plus d’information au sujet de ces réactions.

Utilité limitée du génotypage de l’allèle HLA-B*1502

Comme outil de dépistage, le génotypage de l’allèle HLA-B*1502 est loin d’être parfait et ne

doit jamais se substituer à une prise en charge et à une surveillance adéquates des patients. En

effet, de nombreux patients porteurs de l’allèle HLA-B*1502 traités par la phénytoïne ne

développent pas de syndrome de Stevens-Johnson ni d’épidermolyse nécrosante suraiguë. De

plus, ces réactions peuvent quand même survenir dans n’importe quel groupe ethnique, chez des

patients qui ne sont pas porteurs de l’allèle HLA-B*1502. Enfin, on n’a pas étudié le rôle

d’autres facteurs pouvant participer à l’apparition du syndrome de Stevens-Johnson ou de

l’épidermolyse nécrosante suraiguë et de leurs manifestations morbides (dose de

l’anticonvulsivant, observance thérapeutique, prise concomitante d’autres médicaments,

maladies concomitantes, degré de suivi dermatologique, etc.).

Il faut par ailleurs se rappeler que la majorité des cas de syndrome de Stevens-Johnson et

d’épidermolyse nécrosante suraiguë apparaissent au cours des premiers mois suivant l’instauration du

traitement par la phénytoïne. Il faut donc tenir compte de cet élément avant d’envisager de

soumettre à un dépistage un patient génétiquement à risque déjà traité par la phénytoïne.

Si des signes ou des symptômes évoquent la présence d’une réaction cutanée grave, comme un

syndrome de Stevens-Johnson ou une épidermolyse nécrosante suraiguë, il faut interrompre

immédiatement le traitement par la phénytoïne.

Les chiffres suivants donnent une estimation très approximative de la prévalence de l’allèle HLA-B*1502

dans diverses populations. À Hong Kong, en Thaïlande, en Malaisie et dans certaines régions des Philippines,

plus de 15 % de la population serait porteuse de l’allèle HLA-B*1502, alors qu’à Taïwan, le taux serait

d’environ 10 % et dans le nord de la Chine, de 4 %. En Asie du sud, y compris en Inde, la prévalence de

l’allèle HLA-B*1502 semble intermédiaire, se situant entre 2 et 4 % en moyenne, mais elle pourrait être plus

élevée dans certains groupes. Au Japon et en Corée, l’allèle HLA-B*1502 est présent chez moins de 1 % de la

population. Il est en grande partie absent chez les personnes qui ne sont pas d’origine asiatique (p. ex., sujets

de race blanche, Afro-Américains, Hispaniques et Autochtones). L’estimation de la prévalence est imparfaite

en raison de la grande variabilité des taux au sein des groupes ethniques, de la difficulté de déterminer

l’ascendance ethnique et de la probabilité de d’ascendance mixte.

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Fonction hépatique/biliaire/pancréatique

Des cas d’hépatotoxicité aiguë, y compris quelques rares cas d’insuffisance hépatique aiguë, ont

été signalés par suite de l’emploi de la phénytoïne. Ces incidents ont été associés à un syndrome

d’hypersensibilité caractérisé par de la fièvre, des éruptions cutanées et une adénopathie; ils

surviennent habituellement au cours des deux premiers mois de traitement (voir

MISES EN

GARDE ET PRÉCAUTIONS, Peau

). Parmi les autres manifestations courantes, soulignons

l’arthralgie, les éruptions cutanées, l’ictère, l’hépatomégalie, une élévation des taux plasmatiques

de transaminases, une leucocytose et une éosinophilie. L’évolution clinique de l’hépatotoxicité

aiguë causée par la phénytoïne varie du prompt rétablissement à la mort. Advenant une

hépatotoxicité aiguë, on doit cesser immédiatement et définitivement l’administration de

phénytoïne.

La biotransformation de la phénytoïne se fait principalement dans le foie. Les sujets

souffrant d’insuffisance hépatique, ainsi que les personnes âgées ou gravement malades

peuvent rapidement présenter des signes d’intoxication (voir

SURDOSAGE

Une hépatite toxique, des lésions hépatiques et un syndrome d’hypersensibilité ont été

signalés; ces réactions peuvent être fatales dans de rares cas (voir

EFFETS

INDÉSIRABLES

Système immunitaire

Réactions d’hypersensibilité

La phénytoïne est contre-indiquée chez les patients qui ont déjà eu des réactions

d’hypersensibilité à ce médicament, et il en va de même pour les autres hydantoïnes (voir

CONTRE-INDICATIONS

). Par ailleurs, il faut envisager un autre traitement en cas

d’antécédents personnels ou familiaux (famille proche) de réactions d’hypersensibilité à des

médicaments ayant une structure semblable à celle de la phénytoïne, comme les carboxamides

(carbamazépine), les barbituriques, les succinimides et les oxazolidine-diones (triméthadione).

Hématologie

Système hématopoïétique

Des complications hématopoïétiques, dont quelques-unes fatales, ont parfois été signalées en

relation avec l’administration de phénytoïne : thrombopénie, leucopénie, granulopénie,

agranulocytose et pancytopénie, avec ou sans aplasie médullaire.

Un certain nombre de rapports établissent un lien entre le traitement par la phénytoïne et

l’apparition d’une adénopathie (locale ou généralisée), y compris une hyperplasie bénigne des

ganglions lymphatiques, un pseudolymphome, un lymphome et la maladie de Hodgkin. Même si

une relation de cause à effet n’a pu être établie, l’apparition d’une adénopathie impose un

diagnostic différentiel. Une atteinte lymphatique peut exister avec ou sans symptômes évoquant

une toxidermie avec éosinophilie et symptômes généraux (voir

MISES EN GARDE ET

PRÉCAUTIONS, Peau

). Tous les patients atteints d’une adénopathie doivent faire l’objet d’une

surveillance particulière pendant une longue période. On doit, par ailleurs, s’efforcer de maîtriser

les crises à l’aide d’autres anticonvulsivants.

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On a également rapporté des cas de macrocytose et d’anémie mégaloblastique, mais ces

affections répondent habituellement bien au traitement par l’acide folique. L’adjonction

d’acide folique au traitement par la phénytoïne peut cependant gêner la stabilisation de l’état

épileptique.

Carcinogenèse et mutagenèse

(Voir

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Système hématopoïétique

MISES EN

GARDE ET PRÉCAUTIONS, Populations particulières – Femmes enceintes

Système endocrinien/métabolisme

Porphyrie

La phénytoïne ayant été associée, dans des cas isolés, à une exacerbation de la porphyrie, la

prudence s’impose lors de son administration à des personnes souffrant de cette maladie.

Hyperglycémie

On a signalé des cas d’hyperglycémie, que l’on explique par l’effet inhibiteur de la phénytoïne

sur la libération d’insuline. La phénytoïne peut aussi augmenter la glycémie des personnes

diabétiques.

Appareil locomoteur

Des fractures et une diminution de la densité minérale osseuse (ostéopénie, ostéoporose,

ostéomalacie) ont été associées à la prise prolongée de phénytoïne chez des patients

épileptiques (voir

EFFETS INDÉSIRABLES, Effets indésirables signalés après la

commercialisation

On croit que la phénytoïne et les autres anticonvulsivants qui entraînent une induction des

enzymes du cytochrome P450 ont des effets indirects sur le processus de minéralisation osseuse

en stimulant le métabolisme de la vitamine D

. Il peut en résulter une carence en vitamine D et un

risque accru d’ostéomalacie, de fractures osseuses, d’ostéoporose, d’hypocalcémie et

d’hypophosphatémie chez les patients épileptiques qui suivent un traitement anticonvulsivant de

longue durée. Il faut envisager de surveiller la santé osseuse de ces patients en leur faisant passer

des examens radiologiques et des épreuves de laboratoire et d’entreprendre un traitement s’il y a

lieu.

Système nerveux

Système nerveux central

Des concentrations plasmatiques de phénytoïne soutenues, au-dessus de la concentration

thérapeutique maximale peuvent causer divers états confusionnels – qualifiés de delirium, de

psychose ou d’encéphalopathie – ou, plus rarement, un syndrome cérébelleux irréversible et/ou

une atrophie cérébelleuse. On recommande, en conséquence, de mesurer la concentration

plasmatique dès les premiers signes d’intoxication aiguë. Il faut réduire la dose de phénytoïne si

les concentrations plasmatiques sont excessives et en interrompre l’administration si les

symptômes persistent (voir

MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE,

Pharmacocinétique – Absorption

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Généralités

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Monographie de produit : Taro-Phenytoin (125 mg/5 mL) Page 9 de 36

Effets sur la capacité de conduire une automobile et d’utiliser des machines

Il faut recommander aux patients de s’abstenir de conduire un véhicule, de faire fonctionner une

machine complexe ou d’entreprendre toute autre activité pouvant comporter des risques jusqu’à ce

qu’ils aient acquis suffisamment d’expérience avec la prise de la phénytoïne pour être en mesure

de déterminer si elle altère ou non leurs facultés mentales et motrices.

Troubles psychiatriques

Idées et comportements suicidaires

Des idées et des comportements suicidaires ont déjà été signalés chez des patients traités par des

anticonvulsivants pour diverses indications. Une méta-analyse de la FDA regroupant un certain

nombre d’essais comparatifs avec placebo menés avec répartition aléatoire où des

anticonvulsivants étaient utilisés pour diverses indications, a montré une légère augmentation du

risque d’idées et de comportements suicidaires chez les patients traités par ces médicaments. On

n’en connaît pas la raison.

Il importe de surveiller tous les patients qui prennent des anticonvulsivants, pour quelque raison

que ce soit, afin de déceler tout signe d’idées ou de comportements suicidaires et d’entreprendre

un traitement approprié s’il y a lieu. Il faut avertir les patients (et leurs aidants) de consulter un

médecin s’ils commencent à avoir des idées ou des comportements suicidaires.

Au total, 43 892 patients ont participé aux études comparatives avec placebo incluses dans cette

méta-analyse. Environ 75 % des patients ont reçu des anticonvulsivants pour d’autres indications

que l’épilepsie et dans la majorité de ces cas, le médicament était administré (anticonvulsivant ou

placebo) en monothérapie. Les patients traités pour l’épilepsie, soit les 25 % restants environ, ont

reçu l’anticonvulsivant ou un placebo avec d’autres médicaments contre l’épilepsie (les patients

des deux groupes de traitement ont donc reçu un ou plusieurs anticonvulsivants). Par conséquent,

la faible augmentation du risque d’idées et de comportements suicidaires signalée dans cette

méta-analyse (0,43 % chez les patients recevant des anticonvulsivants contre 0,24 % chez les

patients sous placebo) provient en grande partie de patients qui ont reçu le traitement en

monothérapie (anticonvulsivant ou placebo) pour d’autres indications que l’épilepsie. Le

protocole de cette méta-analyse ne permet pas d’évaluer le risque d’idées et de comportements

suicidaires chez les patients épileptiques qui prenaient des anticonvulsivants, car cette population

ne représentait qu’une minorité des patients inclus dans l’étude et que la prise d’autres

anticonvulsivants par les patients des deux groupes est un facteur confusionnel qui complique la

comparaison avec le placebo.

Populations particulières

Femmes en âge de procréer

On ne doit pas interrompre la médication antiépileptique chez les patientes dont le traitement vise à

prévenir les crises majeures, sous peine de précipiter l’apparition de l’état de mal et d’une hypoxie

pouvant mettre en danger le pronostic vital. Dans certains cas, lorsque la gravité et la fréquence

des crises sont telles qu’un arrêt de la médication ne constitue pas un réel danger pour la patiente,

il est possible d’envisager une telle interruption avant ou pendant la grossesse. On ne peut toutefois

affirmer avec certitude que les crises, aussi minimes soient-elles, ne représentent pas un certain

danger pour le développement de l’embryon ou du fœtus. Le médecin aura à évaluer tous ces

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Monographie de produit : Taro-Phenytoin (125 mg/5 mL) Page 10 de 36

aspects au moment de traiter ou de conseiller des femmes épileptiques en âge de procréer.

Femmes enceintes

Risque pour la mère :

Chez une forte proportion des patientes, on constate une augmentation de la

fréquence des crises pendant la grossesse à cause d’une modification du taux d’absorption de la

phénytoïne ou de sa biotransformation. Le dosage périodique de la concentration plasmatique de

phénytoïne chez la femme épileptique enceinte est particulièrement utile à l’établissement d’une

posologie appropriée (voir

MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE,

Pharmacocinétique – Absorption

). Il est probable qu’il faille revenir à la posologie initiale après

l’accouchement.

Risque pour le fœtus :

TARO-PHENYTOIN ne doit être utilisé durant la grossesse que si les

bienfaits escomptés l’emportent sur les risques. Les patientes qui utilisent ce médicament

pendant la grossesse, ou qui tombent enceintes durant le traitement, doivent être informées des

risques auxquels leur fœtus pourrait être exposé.

D’après un certain nombre de rapports, il y aurait un lien entre l’emploi d’anticonvulsivants chez

des femmes épileptiques et l’augmentation de la fréquence de malformations congénitales chez les

enfants nés de ces femmes. Selon des rapports publiés dans la littérature médicale, la phénytoïne

pourrait traverser la barrière placentaire et, si elle est administrée pendant la grossesse, avoir des

effets sur le fœtus. En plus de l’augmentation des malformations congénitales (fissure labiale,

fissure palatine et malformations cardiaques) chez les enfants nés de mères prenant de la

phénytoïne ou d’autres anticonvulsivants, on a rapporté un syndrome d’intoxication fœtale par les

dérivés de l’hydantoïne. Ce syndrome, qui se caractérise par un retard du développement in utero,

une microcéphalie et une arriération mentale, frappe les enfants nés de mères ayant pris de la

phénytoïne, des barbituriques, de la triméthadione ou de l’alcool. Cela dit, ces manifestations sont

toutes interreliées et s’associent souvent à un retard de croissance intra-utérine d’origine différente.

Quelques rapports isolés ont signalé l’apparition de tumeurs malignes, dont des neuroblastomes,

chez des enfants nés de mères traitées par la phénytoïne pendant leur grossesse.

Post-partum :

On a rapporté des troubles de la coagulation dans les 24 heures suivant la naissance

chez des enfants dont la mère épileptique avait été traitée à l’aide de phénobarbital, de phénytoïne

ou des deux. La vitamine K s’est avérée utile pour prévenir ou corriger ces troubles si bien qu’on

en recommande l’emploi chez la mère avant l’accouchement et chez le nouveau-né à la naissance.

Femmes qui allaitent

On recommande aux mères prenant de la phénytoïne de ne pas allaiter leur nourrisson. La

phénytoïne est secrétée dans le lait maternel. Des observations limitées chez des patientes ont

permis d’évaluer que la concentration de phénytoïne dans le lait maternel correspond environ au

tiers de la concentration plasmatique du médicament chez la mère.

Personnes âgées (> 65 ans) :

La clairance de la phénytoïne ralentit légèrement chez les personnes

âgées (voir

POSOLOGIE ET MODE D’ADMINISTRATION, Personnes âgées

Surveillance et épreuves de laboratoire

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Monographie de produit : Taro-Phenytoin (125 mg/5 mL) Page 11 de 36

Il peut être nécessaire de mesurer la concentration plasmatique de la phénytoïne pour établir la

posologie optimale.

Information destinée aux patients et aux aidants

Il faut recommander aux patients qui prennent TARO-PHENYTOIN et à leurs aidants de lire le

feuillet de renseignements pour le consommateur fourni avec ce médicament avant de l’utiliser.

Leur médecin et leur pharmacien doivent également leur donner les consignes suivantes :

Il faut souligner aux patients traités par TARO-PHENYTOIN l’importance de suivre à la lettre

la posologie prescrite par le médecin, ainsi que la nécessité d’aviser ce dernier de toute

circonstance qui les empêche de prendre leur médicament par la voie orale tel qu’il leur a été

prescrit (p. ex., dans les cas de chirurgie).

Il faut par ailleurs les informer des premiers signes/symptômes des réactions hématologiques,

cutanées, hépatiques ou d’hypersensibilité possibles (notamment fièvre, maux de gorge,

éruption cutanée, ulcère buccal, ecchymose au moindre traumatisme, adénopathie et purpura

se traduisant par des pétéchies ou des lésions hémorragiques, et pour ce qui est des réactions

hépatiques, anorexie, nausées/vomissements ou ictère). Il faut leur expliquer qu’ils doivent

signaler immédiatement l’apparition de tels signes/symptômes à un médecin, puisque ceux-ci

peuvent dénoter une réaction grave. On doit aussi mentionner la nécessité de respecter cette

consigne même si les signes/symptômes en question sont légers ou s’ils apparaissent après un

usage prolongé de la phénytoïne. En outre, on doit avertir les patients que s’ils ont des

antécédents de réactions d’hypersensibilité à d’autres anticonvulsivants, ils risquent d’avoir

une réaction à la phénytoïne (voir

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Hématologie;

Système immunitaire; Peau

Fonction hépatique/biliaire/pancréatique

Il faut les aviser de ne pas prendre d’autres médicaments ni d’alcool sans consulter au préalable

leur médecin (voir

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

Il faut leur dire de signaler à leur médecin toute éruption cutanée.

Il faut souligner l’importance d’une bonne hygiène dentaire afin de réduire autant que possible

le risque d’apparition d’une hyperplasie gingivale et de ses complications.

Il faut dire aux patients, à leurs aidants et à leur famille que les anticonvulsivants, y compris

la phénytoïne, peuvent accroître le risque de pensées ou de comportements suicidaires et les

informer de la nécessité de rechercher l’apparition de symptômes de dépression ou

l’aggravation de tels symptômes, tout changement d’humeur ou de comportement

inhabituel, ou encore l’apparition de pensées ou de comportements suicidaires ou d’idées

autodestructrices. Tout comportement inquiétant doit être signalé immédiatement à un

professionnel de la santé (voir

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Troubles

psychiatriques

Il faut informer les femmes en âge de procréer qu’elles doivent consulter leur médecin au

_______________________________________________________________________________

Monographie de produit : Taro-Phenytoin (125 mg/5 mL) Page 12 de 36

sujet de l’interruption du traitement si elles sont enceintes ou ont l’intention de concevoir un

enfant, en raison du risque que présente le médicament pour elles-mêmes ou pour le fœtus

(voir

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Populations particulières – Femmes en

âge de procréer, Femmes enceintes et Femmes qui allaitent

Il faut encourager les patientes qui deviennent enceintes à s’inscrire au

North American

Antiepileptic Drug

(NAAED)

Pregnancy Registry

. Ce registre de grossesses collecte des

renseignements sur l’innocuité des antiépileptiques pendant la grossesse. Pour s’y inscrire,

les patientes doivent composer le numéro de téléphone sans frais 1-888-233-2334. Elles

peuvent également trouver des renseignements sur ce registre sur le site Web suivant :

http://www.massgeneral.org/aed/.

EFFFETS INDÉSIRABLES

Aperçu des effets indésirables du médicament

La liste qui suit fait état des effets indésirables rapportés durant les essais cliniques et/ou signalés

spontanément après la commercialisation du médicament. La fréquence de ces effets est inconnue,

car les données disponibles ne permettent pas de l’établir.

Effets indésirables touchant l’organisme entier :

Réaction anaphylactique et anaphylaxie

Troubles du système nerveux central :

Les réactions les plus fréquentes au traitement par

TARO-PHENYTOIN touchent le système nerveux central et sont habituellement proportionnelles

à la dose. Elles comprennent les manifestations suivantes : nystagmus, ataxie, troubles de

l’élocution, manque de coordination et confusion mentale Des cas d’atrophie cérébelleuse ont été

signalés; celle-ci semble se produire chez les patients dont le taux de phénytoïne est élevé et/ou qui

sont traités par ce médicament à long terme (voir

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS,

Système nerveux

). On a également signalé des cas d’étourdissements, de vertige, d’insomnie, de

nervosité passagère, de fasciculations, de céphalées, de paresthésie et de somnolence.

De rares cas de dyskinésie provoquée par la phénytoïne ont aussi été signalés, incluant chorée,

dystonie, tremblements et astérixis, toutes des manifestations semblables à celles que provoquent

la phénothiazine et d’autres neuroleptiques.

Des cas de polynévrite à prédominance sensitive ont par ailleurs été observés chez des patients

suivant un traitement de longue durée par la phénytoïne.

Troubles du tissu conjonctif :

Accentuation des traits du visage, épaississement des lèvres,

hyperplasie gingivale et maladie de La Peyronie.

Troubles de l’appareil digestif :

Insuffisance hépatique aiguë, hépatite toxique, atteinte

hépatique, vomissements, nausées et constipation (voir

MISES EN GARDE ET

PRÉCAUTIONS, Fonction hépatique/biliaire/pancréatique

_______________________________________________________________________________

Monographie de produit : Taro-Phenytoin (125 mg/5 mL) Page 13 de 36

Troubles hématopoïétiques :

Des complications hématopoïétiques, dont quelques-unes fatales,

ont parfois été signalées en relation avec l’administration de phénytoïne : thrombopénie,

leucopénie, granulopénie, agranulocytose et pancytopénie, avec ou sans aplasie médullaire. On a

également rapporté des cas de macrocytose et d’anémie mégaloblastique, mais ces affections

répondent habituellement bien au traitement par l’acide folique. Ont également été signalées des

adénopathies telles que : hyperplasie bénigne des ganglions lymphatiques, pseudolymphome,

lymphome et maladie de Hodgkin (voir

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS,

Hématologie

Troubles immunitaires :

Peuvent survenir : une toxidermie avec éosinophilie et symptômes

généraux (pouvant comporter les symptômes suivants : arthralgie, éosinophilie, fièvre,

dysfonctionnement hépatique, adénopathie ou éruptions cutanées), le lupus érythémateux

disséminé, la périartérite noueuse et des immunoglobulinopathies. Plusieurs observations

individuelles indiquent que les réactions d’hypersensibilité, dont les éruptions cutanées et

l’hépatotoxicité, pourraient être plus fréquentes, bien qu’elles restent rares, chez les sujets de race

noire (voir

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Peau

Appareil locomoteur :

Des fractures osseuses et des cas d’ostéomalacie ont été associés à la prise

prolongée de phénytoïne chez des patients épileptiques. Des cas d’ostéoporose et d’autres troubles

du métabolisme osseux, comme l’hypocalcémie, l’hypophosphatémie et une réduction des taux des

métabolites de la vitamine D ont également été signalés (voir

MISES EN GARDE ET

PRÉCAUTIONS, Appareil locomoteur

Manifestations cutanées :

Parmi les manifestations cutanées parfois accompagnées de fièvre, on a

signalé des éruptions scarlatiniformes ou morbilliformes. L’érythème morbilliforme (ressemblant à

celui de la rougeole) demeure le plus fréquent; les autres formes de dermatites sont plus rares.

D’autres formes plus graves peuvent être fatales : dermatite bulleuse, exfoliatrice ou purpurique,

lupus érythémateux, syndrome de Stevens-Johnson et épidermolyse nécrosante suraiguë (voir

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Peau

). On a également signalé des cas

d’hypertrichose.

Troubles sensoriels :

Dysgueusie

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

La phénytoïne se lie en grande partie aux protéines plasmatiques et est susceptible d’être

déplacée par compétition. La biotransformation de la phénytoïne s’effectue par les isoenzymes

CYP2C9 et CYP2C19 du système hépatique (cytochrome P450). En raison de son métabolisme

saturable, le risque d’interactions médicamenteuses inhibant la biotransformation de la

phénytoïne est particulièrement important, ce qui peut se traduire par une augmentation

importante de la concentration de phénytoïne circulante et une augmentation du risque de

toxicité.

La phénytoïne est un inducteur puissant des enzymes responsables de la biotransformation des

médicaments. Elle est donc susceptible de réduire la concentration d’autres médicaments dont la

_______________________________________________________________________________

Monographie de produit : Taro-Phenytoin (125 mg/5 mL) Page 14 de 36

transformation dépend de ces enzymes.

De nombreux médicaments peuvent faire augmenter ou diminuer la concentration sérique de

phénytoïne et vice versa. La mesure de la concentration sérique de phénytoïne est particulièrement

utile si l’on soupçonne une interaction médicamenteuse.

Les médicaments le plus souvent responsables d’une interaction sont indiqués ci-dessous :

Le tableau 1

présente les classes de médicaments qui pourraient faire augmenter la

concentration sérique de phénytoïne.

Tableau 1. Médicaments pouvant faire augmenter la concentration sérique de phénytoïne

Classes de médicaments

Exemples de médicaments dans chaque classe

Alcool (intoxication aiguë)

Analgésiques et anti-inflammatoires

azapropazone

phénylbutazone

dérivés salicylés

Anesthésiques

halothane

Antibiotiques

chloramphénicol

érythromycine

isoniazide

sulfadiazine

sulfaméthizole

triméthoprime/sulfaméthoxazole

sulfaphénazole

sulfisoxazole

sulfamides

Anticonvulsivants

felbamate

oxcarbazépine

valproate sodique

succinimides (p. ex., éthosuximide)

valproate de sodium

topiramate

Antifongiques

amphotéricine B

fluconazole

itraconazole

kétoconazole

miconazole

voriconazole

Antinéoplasiques

capécitabine

fluorouracil

_______________________________________________________________________________

Monographie de produit : Taro-Phenytoin (125 mg/5 mL) Page 15 de 36

Benzodiazépines et psychotropes

chlordiazépoxide

diazépam

disulfirame

méthylphénidate

trazodone

phénothiazine

viloxazine

Bloqueurs des canaux calciques et

autres agents cardiovasculaires

amiodarone

dicumarol

diltiazem

nifédipine

ticlopidine

Antagonistes des récepteurs H

cimétidine

Inhibiteurs de l’HMG-CoA réductase

fluvastatine

Hormones

estrogènes

Immunosuppresseurs

tacrolimus

Hypoglycémiants oraux

tolbutamide

Inhibiteurs de la pompe à protons

oméprazole

Inhibiteurs du recaptage de la

sérotonine

fluoxétine

fluvoxamine

sertraline

L’administration concomitante de phénytoïne et de topiramate diminue de 59 % la concentration plasmatique du

topiramate et peut augmenter de 25 % la concentration de phénytoïne dans certains cas. Le résultat clinique doit guider

l’adjonction de topiramate au traitement par la phénytoïne.

tableau 2

présente les médicaments pouvant faire diminuer la concentration sérique de

phénytoïne.

Tableau 2. Médicaments pouvant faire diminuer la concentration sérique de phénytoïne

Classes de médicaments

Exemples de médicaments dans chaque classe

Alcool (alcoolisme chronique)

Antibiotiques/fluoroquinolones

ciprofloxacine

rifampicine

Anticonvulsivants

Carbamazépine

vigabatrine

Antinéoplasiques

bléomycine

carboplatine

cisplatine

doxorubicine

méthotrexate

Antirétroviraux

fosamprénavir

nelfinavir

ritonavir

Antiulcéreux

sucralfate

Bronchodilatateurs

théophylline

Préparations de calcium

chlorhydrate de molindone

_______________________________________________________________________________

Monographie de produit : Taro-Phenytoin (125 mg/5 mL) Page 16 de 36

Agents cardiovasculaires

réserpine

Acide folique

acide folique

Hyperglycémiants

diazoxide

Inhibiteurs de la protéase

nelfinavir

Millepertuis

millepertuis

L’administration concomitante de phénytoïne et de vigabatrine diminue de 20 à 30 % la concentration

plasmatique de phénytoïne. Une telle diminution peut avoir une portée clinique significative chez certains patients

et nécessiter un ajustement posologique.

Chlorhydrate de molindone

Le chlorhydrate de molindone contient des ions calcium qui entravent l’absorption de la

phénytoïne.

Préparations de calcium

Pour prévenir une malabsorption, il faut espacer les prises de phénytoïne et celles des préparations

de calcium, y compris les antiacides qui contiennent du calcium.

Nelfinavir

Une étude visant à évaluer l’interaction pharmacocinétique entre le nelfinavir (1 250 mg, 2 fois

par jour) et la phénytoïne (300 mg, 1 fois par jour) administrés par voie orale a montré que le

nelfinavir réduisait l’aire sous la courbe (ASC) de la phénytoïne (totale) et de la phénytoïne

libre de 29 % et de 28 % (n = 12), respectivement. La concentration plasmatique du nelfinavir

est restée inchangée (n = 15). Il faut donc, pendant l’administration concomitante avec le

nelfinavir, rester à l’affût d’une éventuelle réduction de la concentration plasmatique de

phénytoïne.

tableau 3

présente les médicaments pouvant faire diminuer ou augmenter la

concentration sérique de phénytoïne :

Tableau 3. Médicaments pouvant faire diminuer ou augmenter la concentration sérique de

phénytoïne

Classes de médicaments

Exemples de médicaments dans chaque classe

Antibiotiques

ciprofloxacine

Anticonvulsivants

carbamazépine

phénobarbital

valproate de sodium

acide valproïque

Antinéoplasiques

Psychotropes

chlordiazépoxide

diazépam

phénothiazine

Inversement, la phénytoïne peut modifier de façon imprévisible les concentrations plasmatiques de

carbamazépine, de phénobarbital, d’acide valproïque et de valproate de sodium.

_______________________________________________________________________________

Monographie de produit : Taro-Phenytoin (125 mg/5 mL) Page 17 de 36

Même s’il ne s’agit pas dans ce cas d’une véritable interaction médicamenteuse, les

antidépresseurs tricycliques peuvent précipiter les crises épileptiques chez les patients qui y

sont prédisposés; il peut alors être nécessaire de modifier en conséquence la dose de

phénytoïne.

tableau 4

présente les médicaments dont la phénytoïne peut modifier la concentration

sérique et/ou les effets.

Tableau 4. Médicaments dont la phénytoïne peut modifier la concentration sérique et/ou les

effets

Classes de médicaments

Exemples de médicaments dans chaque classe

Antibiotiques

doxycycline

rifampicine

tétracycline

Anticonvulsivants

carbamazépine

lamotrigine

phénobarbital

valproate de sodium

topiramate

acide valproïque

Antifongiques

dérivés azolés

posaconazole

voriconazole

Anthelminthiques

albendazole

praziquantel

Antinéoplasiques

téniposide

Antirétroviraux

delavirdine

éfavirenz

fosamprénavir

indinavir

lopinavir/ritonavir

nelfinavir

ritonavir

saquinavir

Bronchodilatateurs

théophylline

Bloqueurs des canaux calciques et autres

agents cardiovasculaires

digitoxine

digoxine

disopyramide

méxilétine

nicardipine

nimodipine

nisoldipine

quinidine

Corticostéroïdes

_______________________________________________________________________________

Monographie de produit : Taro-Phenytoin (125 mg/5 mL) Page 18 de 36

Anticoagulants coumariniques

warfarine

Cyclosporine

Diurétiques

furosémide

Inhibiteurs de l’HMG-CoA réductase

atorvastatine

fluvastatine

simvastatine

Hormones

estrogènes

contraceptifs oraux

Hyperglycémiants

diazoxide

Immunosuppresseurs

cyclosporine

Agents de blocage neuromusculaire

alcuronium

cisatracrim

pancuronim

rocuronim

vécuronim

Analgésiques narcotiques

méthadone

Hypoglycémiants oraux

chlorpropamide

glyburide

tolbutamide

Psychotropes et antidépresseurs

clozapine

paroxétine

quétiapine

sertraline

Vitamines

vitamine D

Quand la phénytoïne est administrée en concomitance avec de la lamotrigine, la clairance plasmatique de cette

dernière double et sa demi-vie d’élimination diminue de moitié.

Cette interaction clinique importante exige un

ajustement posologique de la lamotrigine.

Par contre, la concentration plasmatique de la phénytoïne n’est pas

modifiée de manière significative en présence de lamotrigine.

L’administration concomitante de phénytoïne et de topiramate diminue de 59 % la concentration plasmatique de

topiramate et peut augmenter de 25 % la concentration de phénytoïne dans certains cas.

Le résultat clinique doit

guider l’adjonction de topiramate au traitement par la phénytoïne.

Interactions médicament-aliment

Selon les articles publiés dans la presse médicale, les concentrations plasmatiques de phénytoïne

seraient plus basses que prévu chez les patients qui reçoivent des aliments ou des suppléments

nutritifs par voie entérale. On conseille, par conséquent, de ne pas administrer la phénytoïne en

même temps qu’une préparation de nutrition entérale.

Il peut être nécessaire de mesurer plus souvent la concentration plasmatique de phénytoïne chez

ces patients.

Interactions médicament-herbe médicinale

On n’a pas établi s’il existe des interactions entre les plantes médicinales et la phénytoïne.

Effets du médicament sur les résultats des épreuves de laboratoire

_______________________________________________________________________________

Monographie de produit : Taro-Phenytoin (125 mg/5 mL) Page 19 de 36

La phénytoïne peut faire baisser la concentration plasmatique de l’iode protéique. Elle peut aussi

abaisser sous la normale les résultats de l’épreuve de freinage à la dexaméthasone et de l’épreuve à

la métyrapone. Elle peut également faire augmenter la concentration sanguine du glucose, de la

phosphatase alcaline et de la gammaglutamyl-transpeptidase (GGT). Enfin, la phénytoïne peut

modifier les résultats du dosage de la calcémie et des épreuves portant sur le métabolisme du

glucose.

Effets du médicament sur le style de vie

On n’a pas établi s’il existe des effets de cette nature.

POSOLOGIE ET MODE D’ADMINISTRATION

Considérations posologiques

LA SUSPENSION ORALE TARO-PHENYTOIN NE DOIT PAS ÊTRE ADMINISTRÉE PAR

VOIE PARENTÉRALE.

On recommande de surveiller la concentration plasmatique de la phénytoïne et de prendre les

mesures qui s’imposent au moment de faire passer un patient de la formule à base de sel sodique à

la formule à base d’acide libre.

TARO-PHENYTOIN

est à base de phénytoïne sous forme d’acide libre. La teneur en phénytoïne

des préparations à base d’acide libre étant supérieure d’environ 8 % à celle des préparations de sel

sodique, il peut être nécessaire d’adapter la posologie et de surveiller la concentration plasmatique

lorsqu’on passe de l’acide libre au sel sodique et vice versa.

Posologie recommandée et réglage posologique

Généralités

L’administration en une seule prise par jour n’est pas indiquée dans le cas de TARO-

PHENYTOIN.

Pour obtenir les meilleurs résultats possibles, il faut ajuster la posologie chez chaque patient. Dans

certains cas, il peut être nécessaire de doser les concentrations plasmatiques du médicament afin

d’établir la posologie optimale. La concentration plasmatique efficace varie normalement de 40 à

80 μmol/L (de 10 à 20 μg/mL). Le dosage de la concentration plasmatique est particulièrement

utile lorsqu’on soupçonne des interactions médicamenteuses. Aux doses recommandées, il faut

parfois de 7 à 10 jours de traitement par la phénytoïne pour atteindre la concentration plasmatique

thérapeutique; il ne faut donc pas augmenter ni diminuer la dose à des intervalles de moins de 7 à

10 jours.

Adultes

Chez les patients qui n’étaient pas traités auparavant, on peut commencer le traitement par

l’administration de 5 mL (une cuillerée à thé) de TARO-PHENYTOIN, 3 fois par jour, puis on

_______________________________________________________________________________

Monographie de produit : Taro-Phenytoin (125 mg/5 mL) Page 20 de 36

adapte la dose en fonction des besoins individuels. Chez certains adultes, la posologie d’entretien

peut être portée à 25 mL (5 cuillerées à thé) par jour au besoin.

Enfants (< 18 ans)

Au départ, la posologie s’établit à 5 mg/kg/jour de TARO-PHENYTOIN en 2 ou 3 prises égales.

Elle est ensuite ajustée chez chaque patient, sans toutefois jamais dépasser 300 mg/jour. La dose

d’entretien recommandée varie habituellement de 4 à 8 mg/kg. Dans le cas des enfants de plus de

6 ans, il peut être nécessaire de recourir à la dose minimale pour adultes (300 mg/jour). S’il est

impossible de fractionner la dose en prises égales, il faut administrer la dose la plus forte au

coucher.

Personnes âgées (> 65 ans)

La clairance de la phénytoïne ralentit légèrement chez les personnes âgées. Il peut être nécessaire de

leur administrer une dose inférieure à la dose recommandée au début du traitement. La dose de

phénytoïne requise varie considérablement d’un patient à l’autre et doit donc être individualisée.

voir MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE, Populations particulières –

Personnes âgées

Maladie rénale ou hépatique

Chez les patients souffrant de maladie rénale ou hépatique, ou en présence d’hypoalbuminémie, on

observe une élévation de la concentration plasmatique de phénytoïne libre. Les concentrations de

phénytoïne libre peuvent être plus utiles dans cette population de patients. Ce phénomène doit être

pris en considération durant la surveillance thérapeutique et après les mesures de la concentration

plasmatique de la phénytoïne, lesquelles pourraient être requises pour établir la posologie optimale

voir POSOLOGIE ET MODE D’ADMINISTRATION, Posologie recommandée et réglage

posologique et MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Généralités

Dose oubliée

Il faut informer le patient/l’aidant que s’il oublie une dose, il devra la prendre/l’administrer dès que

possible, à moins qu’il ne soit presque l’heure de prendre/d’administrer la dose suivante, auquel

cas il peut sauter la dose oubliée et prendre/administrer la dose suivante à l’heure habituelle. Il faut

lui conseiller de ne pas doubler cette dernière pour compenser la dose oubliée.

SURDOSAGE

Chez l’enfant, la dose létale de phénytoïne n’est pas connue. Chez l’adulte, elle se situerait entre

2 et 5 grammes. Les premiers symptômes d’intoxication sont un nystagmus, de l’ataxie et une

dysarthrie. On peut en outre observer des tremblements, une hyperréflectivité, de la somnolence,

des étourdissements, de la léthargie, des troubles d’élocution, une vision trouble, des nausées et

des vomissements. Le patient peut devenir comateux et hypotendu. La mort survient par suite

En cas de surdosage soupçonné, communiquez avec le centre antipoison de votre région.

_______________________________________________________________________________

Monographie de produit : Taro-Phenytoin (125 mg/5 mL) Page 21 de 36

d’une défaillance respiratoire et circulatoire.

Les concentrations plasmatiques de phénytoïne à partir desquelles des effets toxiques peuvent se

manifester varient beaucoup d’un sujet à l’autre. On observe un nystagmus horizontal à partir

normalement de 80 μmol/L (20 μg/mL) et une ataxie à partir de 119 μmol/L (30 μg/mL). La

dysarthrie et la léthargie apparaissent lorsque les concentrations plasmatiques dépassent

159 μmol/L (40 μg/mL); on a toutefois signalé l’absence de signes de toxicité à une concentration

atteignant 198 μmol/L (50 μg/mL). Des patients se sont complètement rétablis après avoir pris une

dose 25 fois supérieure à la dose thérapeutique, qui avait produit une concentration plasmatique de

plus de 396 μmol/L (100 μg/mL). Des cas irréversibles d’atrophie et de dysfonctionnement

cérébelleux ont été signalés.

Traitement et prise en charge des cas de surdosage

Le traitement n’est pas spécifique, puisqu’il n’existe aucun antidote connu.

Il faut surveiller attentivement les fonctions respiratoires et circulatoires, et appliquer les mesures

de soutien nécessaires. On peut recourir à l’hémodialyse étant donné que la phénytoïne ne se lie

pas en totalité aux protéines plasmatiques. Une exsanguino-transfusion a déjà été pratiquée dans

des cas d’intoxication grave chez des enfants.

Dans les cas d’intoxication aiguë, il faut considérer la contribution de l’alcool ou d’autres

dépresseurs du SNC.

MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE

Mode d’action

TARO-PHENYTOIN est un médicament anticonvulsivant qui peut être utile dans le traitement de

l’épilepsie. Il semble que ce produit agit principalement dans la zone motrice du cortex cérébral où

il inhibe la propagation de la décharge par le foyer épileptogène. En faisant sortir le sodium des

neurones, la phénytoïne stabiliserait le seuil d’excitabilité de ces cellules lorsqu’elles sont

soumises à une stimulation excessive ou à des changements de la composition du milieu qui font

diminuer le gradient transmembranaire de diffusion du sodium. Cela inclut la diminution du

potentiel post-tétanique dans les synapses. Cette baisse empêche les décharges paroxystiques de se

propager du foyer épileptogène aux zones corticales voisines. La phénytoïne diminue l’activité

maximale des centres du tronc cérébral responsables de la phase tonique des crises tonicocloniques

(grand mal).

Pharmacocinétique

Absorption :

La phénytoïne est un acide faible peu soluble dans l’eau, y compris dans l’intestin.

Après l’administration orale, son absorption est lente et plutôt variable.

Selon les études cliniques, la demi-vie plasmatique moyenne de la phénytoïne en suspension chez

l’humain après administration orale est en moyenne de 22 heures (7 à 42 heures). Il faut compter

_______________________________________________________________________________

Monographie de produit : Taro-Phenytoin (125 mg/5 mL) Page 22 de 36

au moins 7 à 10 jours après le début du traitement à la dose recommandée de 300 mg/jour pour

atteindre les concentrations plasmatiques thérapeutiques à l’équilibre.

Chez la plupart des patients, une posologie régulière permet de maintenir une concentration

plasmatique stable de phénytoïne. Toutefois, cette concentration peut varier grandement d’un sujet

à l’autre, malgré des doses équivalentes. Une concentration anormalement basse doit faire

soupçonner l’inobservance du traitement ou une biotransformation trop rapide de la phénytoïne.

Un taux anormalement élevé s’explique par des troubles hépatiques, un déficit enzymatique

congénital ou des interactions médicamenteuses ayant une incidence sur la biotransformation.

Ainsi, un patient qui présente des variations importantes de la concentration plasmatique de

phénytoïne, malgré la prise de doses constantes, est difficile à traiter. Le dosage de la

concentration plasmatique peut être particulièrement utile dans un tel cas. Comme la phénytoïne se

lie fortement aux protéines plasmatiques, la concentration de phénytoïne libre chez les sujets dont

les caractéristiques de fixation protéique s’écartent de la normale peut différer de celles des autres

sujets.

Si le dosage de la concentration plasmatique du médicament est nécessaire, il faut d’abord

atteindre l’état d’équilibre, ce qui prend au moins 7 à 10 jours après le début du traitement, la

modification de la posologie ou encore l’ajout ou le retrait d’un autre médicament au traitement.

Les creux plasmatiques, mesurés juste avant le moment prévu pour la dose suivante, renseignent

sur l’intervalle des concentrations plasmatiques efficaces et confirment la fidélité du patient au

traitement. Les pics plasmatiques, mesurés au moment où leur atteinte est prévue, renseignent sur

le seuil d’apparition d’effets indésirables en fonction de la dose, propre à chaque patient. Les pics

plasmatiques de la suspension orale de phénytoïne à 125 mg/5 mL surviennent de 1½ à 3 heures

après l’administration du médicament.

Distribution :

La phénytoïne est distribuée dans le liquide céphalorachidien, la salive, le

sperme, les liquides gastro-intestinaux, la bile et le lait maternel. La concentration de phénytoïne

dans le liquide céphalorachidien correspond approximativement à la concentration plasmatique

de phénytoïne libre.

Métabolisme :

La phénytoïne subit une biotransformation oxydative dans le foie. La principale

voie de métabolisation oxydative est la 4-hydroxylation, qui produit 80 % des métabolites. Les

expériences menées sur des microsomes de foie humain ont montré que l’isoenzyme CYP2C9

joue un rôle prépondérant dans la biotransformation de la phénytoïne (90 % de la clairance

intrinsèque nette), alors que la CYP2C19 y joue un rôle mineur (10 % de la clairance intrinsèque

nette). Dans ces expériences, on a remarqué qu’à des concentrations de phénytoïne supérieures à

la marge thérapeutique, la contribution relative de la CYP2C19 à la biotransformation de la

phénytoïne augmentait avec la concentration de ce médicament (voir

POSOLOGIE ET MODE

D’ADMINISTRATION, Posologie recommandée et réglage posologique

Les données pharmacocinétiques obtenues chez six patients âgés de 22 à 64 ans qui recevaient

de la phénytoïne en monothérapie ont montré que la prise concomitante de ticlopidine (un

inhibiteur de la CYP2C19) pendant 2 semaines avait réduit la clairance plasmatique de la

_______________________________________________________________________________

Monographie de produit : Taro-Phenytoin (125 mg/5 mL) Page 23 de 36

phénytoïne.

Dans une étude menée sur des microsomes de foie humain, la phénylbutazone (un inhibiteur de la

CYP2C9) a aussi réduit la clairance de la phénytoïne (voir

INTERACTIONS

MÉDICAMENTEUSES

Excrétion :

Le médicament est éliminé en presque totalité dans la bile, sous forme de métabolites

inactifs qui sont réabsorbés dans le tractus intestinal, puis excrétés dans l’urine, en partie par

filtration glomérulaire, mais surtout par sécrétion tubulaire. Moins de 5 % de la phénytoïne est

excrétée sous forme inchangée. Comme la phénytoïne subit dans le foie une hydroxylation par un

système de cytochrome saturable à des concentrations plasmatiques élevées, de légères

augmentations de la dose peuvent prolonger la demi-vie et majorer de façon très importante la

concentration sérique qui atteint alors ou dépasse la limite supérieure de la marge thérapeutique.

Une augmentation de la dose de 10 % ou plus peut accroître de façon disproportionnée la

concentration à l’équilibre et entraîner une intoxication.

Populations particulières

Personnes âgées (> 65 ans)

La clairance de la phénytoïne ralentit légèrement chez les personnes âgées (20 % de moins chez les

sujets de plus de 70 ans par rapport à ceux de 20 à 30 ans). Il peut être nécessaire de leur

administrer une dose inférieure à la dose recommandée au début du traitement. La dose de

phénytoïne requise varie considérablement d’un patient à l’autre et doit donc être individualisée

(voir

POSOLOGIE ET MODE D’ADMINISTRATION, Personnes âgées

Deux études de biodisponibilité relative visant à comparer la suspension orale de phénytoïne à

125 mg/5 mL de Taro Pharmaceuticals Inc., avec la suspension Dilantin – 125 à 125 mg/5 mL ont

été menées. Une des études a été menée à jeun (N = 30 volontaires de sexe masculin en bonne

santé) et l’autre, après un repas (N = 29 volontaires de sexe masculin en bonne santé). La

méthodologie était une étude à deux critères avec permutation et à répartition aléatoire, portant sur

une dose unique administrée par voie orale (5 mL x 125 mg/5 mL de suspension orale, pour une

dose totale de 125 mg), menée chez des hommes adultes en bonne santé. Le résumé des résultats

des études est présenté ci-dessous :

_______________________________________________________________________________

Monographie de produit : Taro-Phenytoin (125 mg/5 mL) Page 24 de 36

Tableau sommaire des données de biodisponibilité comparative obtenue dans l’étude à dose

unique, menée à jeun

Suspension orale de phénytoïne

(1 x 125 mg)

À partir des données mesurées

Moyenne géométrique*

Moyenne arithmétique (% de CV)

Paramètre

Test

1

Reference

2

Rapport des moyennes

géométriques (%)

Intervalle de

confiance à 95 %

3

(ng.h/mL)

40700,30

43612,67 (37,78)

40354,28

43244,83 (37,33)

100,86

(96,4, 1 05,52)

(ng/mL)

1599,80

1680,23 (31,49)

1606,81

1692,76 (31,15)

99,56

(91,45, 1 08,4)

0-72

(ng.h/mL)

41598,41

43991,13 (33,39)

41203,83

43627,70 (33,29)

100,96

(96,51, 105,61)

(ng.h/mL)

43285,17

46080,50 (36,41)

42993,25

45930,57 (37,21)

100,68

(96,17, 1 05,4)

6,55 (78,67)

5,52 (54,00)

élim

(1/h)

0,0548 (24,89)

0,0540 (23,71)

13,46 (27,56)

13,66 (28,48)

Suspension orale Taro-Phenytoin (fabriquée par Taro Pharmaceuticals Inc)

Suspension Dilantin-125, fabriquée par Parke-Davis Division, Warner Lambert Canada Inc (achetée au Canada)

Les intervalles de confiance à 95 % sont fondées sur les données transformées

Les paramètres T

élim

et t

sont exprimés en moyenne arithmétique (% de CV) seulement.

* Les moyennes géométriques sont fondées sur les moyennes par les moindres carrés des valeurs transformées.

_______________________________________________________________________________

Monographie de produit : Taro-Phenytoin (125 mg/5 mL) Page 25 de 36

Tableau sommaire des données de biodisponibilité comparative obtenue dans l’étude à dose

unique, menée après un repas

Suspension orale de phénytoïne

(1 x 125 mg)

À partir des données mesurées

Moyenne géométrique*

Moyenne arithmétique (% de CV)

Paramètre

Test

1

Reference

2

Rapport des

moyennes

géométriques (%)

Intervalle de

confiance à 95 %

3

(ng.h/mL)

49606,74

52261,90 (40,18)

50411,63

53055,97 (39,60)

98,4

(96,41, 1 00,44)

(ng/mL)

2234,19

2254,48 (15,54)

2231,27

2252,68 (15,60)

100,13

(96,24, 104,18)

0-72

(ng.h/mL)

50416,09

52333,14 (32,61)

50638,04

52530,14 (32,11)

99,56

(97,45, 101,72)

(ng.h/mL)

52972,05

57298,10 (56,41)

53421,07

57972,69 (58,59)

99,16

(97, 1 01,37)

5,41 (36,70)

5,45 (36,49)

élim

(1/h)

0,0546 (25,79)

0,0545 (27,74)

14,64 (67,18)

14,81 (67,53)

Suspension orale Taro-Phenytoin (fabriquée par Taro Pharmaceuticals Inc)

Suspension Dilantin-125, fabriquée par Parke-Davis Division, Warner Lambert Canada Inc (achetée au Canada)

Les intervalles de confiance à 95 % sont fondées sur les données transformées

Les paramètres T

élim

et t

sont exprimés en moyenne arithmétique (% de CV) seulement.

* Les moyennes géométriques sont fondées sur les moyennes par les moindres carrés des valeurs transformées.

Les résultats des études démontrent que la suspension orale Taro-Phenytoin à 125 mg/5 mL est

bioéquivalente à la suspension Dilantin

-125 de la Division Parke-Davis, Warner Lambert Canada

Inc.

STABILITÉ ET CONSERVATION

Suspension orale de phénytoïne 125 mg/5 mL :

Conserver à une température ambiante stable de

15 à 30 °C, à l’abri du gel.

PRÉSENTATION, COMPOSITION ET CONDITIONNEMENT

Suspension orale de phénytoïne 125 mg/5 mL :

Chaque 5 mL de la suspension colorée contient

125 mg de phénytoïne (sous forme d’acide libre). La suspension renferme aussi les ingrédients non

médicinaux suivants : carboxyméthylcellulose sodique, USP/PE; acide citrique anhydre, USP/PE;

_______________________________________________________________________________

Monographie de produit : Taro-Phenytoin (125 mg/5 mL) Page 26 de 36

silicate d’aluminium et de magnésium, NF; parfum naturel et artificiel à l’orange séché par

atomisation; polysorbate 60, NF; benzoate de sodium, NF/PE; saccharose, NF; poudre à saveur de

vanille, artificielle; et FD&C jaune n

Présentation des formes posologiques

La suspension orale Taro-Phenytoin est une suspension aromatisée à l’orange et à la vanille, de

couleur orange. La suspension orale de Taro-Phenytoin à 125 mg/5 mL est présentée en flacons de

verre ambré et de polyéthylène téraphtalate de 250 mL.

_______________________________________________________________________________

Monographie de produit : Taro-Phenytoin (125 mg/5 mL) Page 27 de 36

PARTIE II : RENSEIGNEMENTS SCIENTIFIQUES

RENSEIGNEMENTS PHARMACEUTIQUES

Substance pharmaceutique

Dénomination commune :

phénytoïne

Nom chimique :

5,5-diphényl-2,4-imidazolidinedione

Formule moléculaires :

Masse moléculaire :

252,27

Formule développée :

Propriétés physicochimiques : La structure chimique de la phénytoïne est proche de celle des

barbituriques, à la différence qu’elle comporte un anneau à

5 éléments.

Solubilité :

pratiquement insoluble dans l’eau ; 1 gramme se dissout dans environ

60 mL d’alcool et dans environ 30 mL d’acétone. Le composé est soluble

dans des hydroxydes alcalins.

pKa :

8,31

Points de fusion :

292-299

_______________________________________________________________________________

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RÉFÉRENCES

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Monographie

DILANTIN

- 125 SUSPENSION (Suspension orale de phénytoïne dosée à

125 mg/5 mL, USP), Pfizer Canada Inc., N

de contrôle : 207011, Date de révision :

22 août 2017

IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

_______________________________________________________________________________

Monographie de produit : Taro-Phenytoin (125 mg/5 mL) Page 33 de 36

PARTIE III : RENSEIGNEMENTS POUR LE

CONSOMMATEUR

TARO-PHENYTOIN

(suspension orale de phénytoïne, USP)

125 mg/5 mL

Le présent dépliant constitue la troisième et dernière

partie de la « monographie de produit » publiée par

suite de l’homologation de TARO-PHENYTOIN pour

la vente au Canada et s’adresse tout particulièrement

aux consommateurs. Le présent dépliant n’est qu’un

résumé et ne donne donc pas tous les renseignements

pertinents au sujet de TARO-PHENYTOIN.

Veuillez lire cette information attentivement avant de

commencer à prendre votre médicament, même si vous

l’avez déjà pris par le passé. Ne jetez pas ce feuillet tant

que vous n’avez pas terminé votre médicament, car

vous pourriez avoir besoin de le lire de nouveau. Pour

obtenir plus d’information ou des conseils, consultez

votre médecin ou votre pharmacien.

AU SUJET DE CE MÉDICAMENT

Les raisons d’utiliser ce médicament :

Votre médecin vous a prescrit

TARO-PHENYTOIN

pour

maîtriser les crises d’épilepsie.

TARO-PHENYTOIN

tout particulièrement utilisé pour maîtriser les crises

tonicocloniques généralisées (grand mal) et les crises

psychomotrices.

Les effets de ce médicament :

TARO-PHENYTOIN

appartient à la famille de

médicaments appelés

anticonvulsivants

. Ils agissent dans

le cerveau pour empêcher la propagation des crises.

Les circonstances où il est déconseillé d’utiliser ce

médicament :

Si vous êtes allergique à la phénytoïne, à d’autres

médicaments de la famille des hydantoïnes, y compris la

fosphénytoïne (CEREBYX), ou à n’importe lequel des

ingrédients non médicinaux énumérés ci-après dans la

section

Les ingrédients non médicinaux

L’ingrédient médicinal :

Phénytoïne

Les ingrédients non médicinaux :

Carboxyméthylcellulose sodique, USP/PE; acide citrique

anhydre, USP/PE; silicate d’aluminium et de magnésium,

NF; parfum naturel et artificiel à l’orange séché par

atomisation; polysorbate 60, NF; benzoate de sodium,

NF/PE; saccharose, NF; poudre à saveur de vanille,

artificielle; et FD&C jaune n

La présentation :

Suspension orale TARO-PHENYTOIN :

Chaque 5 mL

de suspension aromatisée orange contient 125 mg de

phénytoïne (sous forme d’acide libre).

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS

N’arrêtez pas votre traitement par TARO-

PHENYTOIN sans en avoir parlé avec votre médecin

auparavant, car vous pourriez aggraver vos crises. Si

vous (ou votre enfant) éprouvez des effets secondaires,

consultez la section « Effets secondaires et mesures à

prendre » pour savoir ce que vous devez faire.

AVANT de prendre TARO-PHENYTOIN, avertissez

votre médecin si l’un des cas suivants s’applique à vous

ou à votre enfant :

Diabète;

Anémie;

Faible densité minérale osseuse;

Présence ou antécédents de maladie du rein ou du

foie, ou de maladie du sang (y compris

porphyrie);

Allergie à ce médicament ou à d’autres

médicaments utilisés pour traiter les crises;

Grossesse en cours ou prévue : Si vous êtes

enceinte et que vous prenez TARO-

PHENYTOIN, votre bébé risque de naître avec

une malformation grave, comme une fente labiale

(bec-de-lièvre) ou une fente palatine (fente du

palais). Cela dit, on observe aussi de telles

malformations chez des enfants dont la mère ne

prend pas de médicaments et ne présente aucun

autre facteur de risque. Toutes les femmes en âge

de procréer qui doivent suivre un traitement

anticonvulsivant doivent discuter avec leur

professionnel de la santé de la possibilité de

prendre un autre anticonvulsivant que TARO-

PHENYTOIN. Si c’est TARO-PHENYTOIN que

l’on décide de vous prescrire, vous devez

employer une méthode de contraception efficace,

à moins que vous ne prévoyiez devenir enceinte.

Voyez avec votre médecin quelles sont les

meilleures méthodes de contraception à employer

durant un traitement par TARO-PHENYTOIN;

Allaitement

Prise d’autres médicaments (d’ordonnance ou en

vente libre), de suppléments alimentaires ou

d’herbes médicinales;

Consommation d’alcool de manière régulière ou

occasionnelle;

Origine ethnique : Certaines personnes d’origine

asiatique ou de race noire peuvent être plus

susceptibles de développer des réactions cutanées

IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

_______________________________________________________________________________

Monographie de produit : Taro-Phenytoin (125 mg/5 mL) Page 34 de 36

graves durant un traitement par TARO-

PHENYTOIN;

Antécédents personnels ou familiaux de

syndrome d’hypersensibilité aux

anticonvulsivants (réaction rare pouvant survenir

chez certains patients traités par des

anticonvulsivants, qui se manifeste par divers

symptômes tels que fièvre, éruption cutanée,

hépatite (coloration jaune de la peau et des yeux)

et enflure des ganglions lymphatiques);

Traitement en cours par irradiation crânienne ou

par des corticostéroïdes;

Absences (petit mal) ou crises attribuables à

l’hypoglycémie ou à d’autres causes

métaboliques, car TARO-PHENYTOIN n’est pas

efficace pour maîtriser ce type de crises;

Dépression, troubles de l’humeur, ou pensées ou

comportement suicidaires.

Pendant un traitement par TARO-PHENYTOIN :

Prenez toujours TARO-PHENYTOIN exactement

comme votre médecin vous l’a indiqué. Si c’est

impossible, parlez-en avec lui.

Si vous avez une éruption cutanée au cours de votre

traitement, dites-le à votre médecin.

Avertissez immédiatement votre médecin si vous avez

une réaction cutanée grave, comme une éruption ou

une rougeur de la peau, une boursouflure des lèvres,

des yeux ou de la bouche ou une desquamation (peau

qui pèle) accompagnées de fièvre. Ces réactions

peuvent être plus fréquentes chez les patients

d’origine asiatique. On a signalé un plus grand

nombre de cas à Taïwan, en Malaisie et aux

Philippines.

Si vous tombez enceinte pendant que vous prenez

TARO-PHENYTOIN, dites-le à votre médecin. Vous

déciderez ensemble s’il convient de poursuivre le

traitement durant votre grossesse. En outre, discutez

avec lui de l’inscription au

North American

Antiepileptic Drug

(NAAED)

Pregnancy Registry

. Ce

registre de grossesses collecte des renseignements sur

l’innocuité des antiépileptiques pendant la grossesse.

Pour vous y inscrire, composez le numéro de

téléphone sans frais 1-888-233-2334. Vous trouverez

également des renseignements à propos de ce registre

sur le site Web suivant :

http://www.aedpregnancyregistry.org/.

Demandez à votre médecin quelles sont les meilleures

mesures à suivre pour prendre soin de vos dents, de

vos gencives et de votre bouche pendant un traitement

par TARO-PHENYTOIN. Il est très important d’avoir

une bonne hygiène buccale pour diminuer les risques

de lésions aux gencives.

Il est

déconseillé

de boire de l’alcool durant le

traitement par TARO-PHENYTOIN sans avoir

consulté au préalable son médecin. Le fait de

consommer de l’alcool durant le traitement par

TARO-PHENYTOIN peut modifier la concentration

de ce médicament dans le sang et provoquer ainsi de

graves problèmes de santé.

Évitez de conduire ou d’utiliser des machines jusqu’à

ce que vous sachiez comment vous réagissez à TARO-

PHENYTOIN. TARO-PHENYTOIN peut altérer la

pensée et la motricité.

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

Un grand nombre de médicaments peuvent diminuer ou

augmenter le taux de phénytoïne dans l’organisme. TARO-

PHENYTOIN peut aussi interagir avec de nombreux

médicaments. Par conséquent, informez votre médecin ou

votre pharmacien des médicaments d’ordonnance et en

vente libre que vous prenez, sans oublier les suppléments

alimentaires, les herbes médicinales, les préparations pour

alimentation entérale ou les boissons nutritionnelles, car

votre médecin pourrait devoir modifier la posologie de

votre médicament ou vous suivre de plus près.

UTILISATION APPROPRIÉE DE CE

MÉDICAMENT

Il est très important que vous preniez TARO-

PHENYTOIN en suivant à la lettre les directives de votre

médecin. N’augmentez ni ne réduisez jamais votre dose

par vous-même. N’arrêtez pas soudainement de prendre

votre médicament à moins d’avis contraire de votre

médecin, car vos crises pourraient augmenter. Informez

votre médecin si vous ne pouvez pas prendre votre

médicament comme il vous l’a prescrit, par exemple, si

vous devez subir une chirurgie. Vous devriez toujours vous

assurer d’avoir une provision suffisante de TARO-

PHENYTOIN.

La prise de TARO-PHENYTOIN une seule fois par jour

n’est pas indiquée. Ce médicament doit être pris 2 ou 3 fois

par jour.

Posologie habituelle :

La dose peut être modifiée selon la réponse au traitement.

Dans certains cas, il peut être nécessaire de mesurer le taux

sanguin de médicament pour établir la posologie optimale.

TARO-PHENYTOIN

Il est important de mesurer les quantités avec précision

dans le cas de la suspension orale.

Adulte :

Dose de départ :

1 cuillerée à thé (5 mL) de

suspension orale TARO-PHENYTOIN 3 fois par

jour.

Dose d’entretien :

Jusqu’à 5 cuillerées à thé

(25 mL) de suspension orale TARO-

PHENYTOIN par jour.

IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

_______________________________________________________________________________

Monographie de produit : Taro-Phenytoin (125 mg/5 mL) Page 35 de 36

Enfants :

Dose de départ :

5 mg/kg/jour de suspension

orale TARO-PHENYTOIN en 2 ou 3 doses

égales.

Dose d’entretien :

De 4 à 8 mg/kg/jour.

Chez les enfants, la dose maximale recommandée est de

300 mg par jour. Dans le cas des enfants de plus de 6 ans,

il peut être nécessaire de recourir à la dose minimale pour

adultes (300 mg/jour).

S’il est impossible de fractionner la dose en prises égales,

il faut administrer la dose la plus forte au coucher.

Surdose :

De très fortes doses peuvent être toxiques ou même

mortelles.

Dose oubliée :

Si vous (ou votre enfant) oubliez de prendre une dose,

prenez-la dès que possible. Toutefois, s’il est presque

l’heure de la dose suivante, ne prenez pas la dose oubliée –

attendez et prenez la prochaine dose à l’heure habituelle.

Ne doublez pas la dose pour compenser pour la dose

oubliée.

EFFETS SECONDAIRES ET MESURES À

PRENDRE

Comme tous les médicaments, TARO-PHENYTOIN

peuvent entraîner des effets indésirables. Ce ne sont pas

toutes les personnes qui en éprouvent, cependant.

EFFETS SECONDAIRES GRAVES : FRÉQUENCE ET

MESURES À PRENDRE

Symptôme/Effet

Consultez

votre médecin

ou votre

pharmacien

Cessez de

prendre le

médicamen

t et obtenez

des soins

médicaux

d’urgence

Seule-

ment

pour

les

effets

secon-

daires

graves

Dans

tous

les

cas

Peu

Réactions

EFFETS SECONDAIRES GRAVES : FRÉQUENCE ET

MESURES À PRENDRE

Symptôme/Effet

Consultez

votre médecin

ou votre

pharmacien

Cessez de

prendre le

médicamen

t et obtenez

des soins

médicaux

d’urgence

Seule-

ment

pour

les

effets

secon-

daires

graves

Dans

tous

les

cas

fréquent

cutanées graves

(éruption

cutanée,

boursouflure de

la peau)

Éruption

cutanée et fièvre

s’accompagnant

d’un gonflement

des ganglions,

surtout au cours

des deux

premiers mois

de traitement

Sifflements

respiratoires se

manifestant

soudainement,

difficultés

respiratoires,

gonflement des

paupières, du

visage ou des

lèvres, éruption

cutanée ou

démangeaisons

Ecchymoses

(bleus), fièvre,

pâleur ou gros

mal de gorge

Crises ou

convulsions

Suicide,

automutilation,

confusion ou

désorientation

Problèmes de

gencives

(rougeur ou

saignement des

gencives)

Insuffisance

hépatique ou

problèmes de

foie (jaunisse,

En cas de surdose, communiquez immédiatement avec

le centre antipoison de votre région ou avec un

professionnel de la santé ou rendez-vous au service

d’urgence le plus proche même si vous n’avez aucun

symptôme. Apportez votre flacon de médicament pour

le montrer au médecin.

IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

_______________________________________________________________________________

Monographie de produit : Taro-Phenytoin (125 mg/5 mL) Page 36 de 36

EFFETS SECONDAIRES GRAVES : FRÉQUENCE ET

MESURES À PRENDRE

Symptôme/Effet

Consultez

votre médecin

ou votre

pharmacien

Cessez de

prendre le

médicamen

t et obtenez

des soins

médicaux

d’urgence

Seule-

ment

pour

les

effets

secon-

daires

graves

Dans

tous

les

cas

c’est-à-dire

coloration jaune

des yeux ou de

la peau)

Inconnu

Ramollissement

des os (douleurs

osseuses,

fractures)

Autres effets secondaires :

Si des effets secondaires, de quelque nature qu’ils soient,

se manifestent, tels que mouvements inhabituels des yeux,

perturbation des mouvements ou de la coordination,

difficulté à parler, confusion, étourdissements, vertiges,

troubles du sommeil (insomnie), enflure des ganglions

lymphatiques, modifications de la peau du visage ou des

gencives, éruptions cutanées, maux de tête, nausées ou

vomissements, consultez votre médecin.

Cette liste d’effets indésirables n’est pas complète. Pour

tout effet inattendu ressenti lors de la prise de TARO-

PHENYTOIN, ou pour tout effet qui vous inquiète,

veuillez communiquer avec votre médecin ou votre

pharmacien.

COMMENT CONSERVER LE MÉDICAMENT

Conservez TARO-PHENYTOIN à une température

ambiante contrôlée de 15 à 30 °C, à l’abri du gel.

Gardez hors de la portée des enfants.

DÉCLARATION DES EFFETS INDÉSIRABLES

SOUPÇONNÉS

Vous pouvez déclarer les effets indésirables soupçonnés

associés à l’utilisation des produits de santé au

Programme Canada Vigilance de l’une des 3 façons

suivantes :

En ligne à www.santecanada.gc.ca/medeffet

Par téléphone, en composant le numéro sans frais

1-866-234-2345

En remplissant un formulaire de déclaration de

Canada Vigilance et en le faisant parvenir :

par télécopieur, au numéro sans frais 1-866-678-

6789

par la poste au : Programme Canada Vigilance

Santé Canada

Indice postal 0701E

Ottawa (Ontario) K1A 0K9

Les étiquettes préaffranchies, le formulaire de

déclaration de Canada Vigilance ainsi que les lignes

directrices concernant la déclaration d’effets

indésirables sont disponibles sur le site Web de

MedEffet

MC

Canada à

www.santecanada.gc.ca/medeffet.

REMARQUE : Pour obtenir des renseignements relatifs

à la gestion des effets secondaires, veuillez communiquer

avec votre professionnel de la santé. Le Programme

Canada Vigilance ne fournit pas de conseils médicaux.

POUR DE PLUS AMPLES RENSEIGNEMENTS

On peut trouver ce document et la monographie complète

du produit, rédigée pour les professionnels de la santé, à

l’adresse suivante :

http://www.taro.ca

ou en communiquant avec le promoteur, Taro

Pharmaceuticals Inc., au : 1-800-268-1975

Ce dépliant a été préparé par :

Taro-Pharmaceuticals Inc.

130 East Drive,

Brampton (Ontario)

L6T 1C1

TARO est une marque déposée de Taro Pharmaceuticals

Inc.

Dernière révision : 5 décembre 2017

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