TARGINACT 20 mg/10 mg, comprimé à libération prolongée

France - français - ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé)

Achète-le

Notice patient Notice patient (PIL)

12-12-2016

Ingrédients actifs:
oxycodone
Disponible depuis:
MUNDIPHARMA
Code ATC:
N02AA55
DCI (Dénomination commune internationale):
oxycodone
Dosage:
18 mg
forme pharmaceutique:
comprimé
Composition:
composition pour un comprimé > oxycodone : 18 mg . Sous forme de : chlorhydrate d'oxycodone 20 mg > naloxone : 9 mg . Sous forme de : chlorhydrate de naloxone dihydraté 10,9 mg
Mode d'administration:
orale
Unités en paquet:
plaquette(s) thermoformée(s) PVC-Aluminium de 10 comprimé(s)
Type d'ordonnance:
prescription en toutes lettres sur ordonnance sécurisée
Domaine thérapeutique:
Analgésiques, opioïdes, alcaloïdes naturels de l’opium.
Descriptif du produit:
395 189-4 ou 34009 395 189 4 7 - plaquette(s) thermoformée(s) PVC-Aluminium avec fermeture de sécurité enfant de 10 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;575 404-0 ou 34009 575 404 0 1 - plaquette(s) thermoformée(s) PVC-Aluminium avec fermeture de sécurité enfant de 100 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;586 617-0 ou 34009 586 617 0 9 - flacon(s) polyéthylène haute densité (PEHD) avec fermeture de sécurité enfant de 100 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;395 190-2 ou 34009 395 190 2 9 - plaquette(s) thermoformée(s) PVC-Aluminium avec fermeture de sécurité enfant de 14 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;395 191-9 ou 34009 395 191 9 7 - plaquette(s) thermoformée(s) PVC-Aluminium avec fermeture de sécurité enfant de 20 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;395 192-5 ou 34009 395 192 5 8 - plaquette(s) thermoformée(s) PVC-Aluminium avec fermeture de sécurité enfant de 28 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;395 193-1 ou 34009 395 193 1 9 - plaquette(s) thermoformée(s) PVC-Aluminium avec fermeture de sécurité enfant de 30 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;395 194-8 ou 34009 395 194 8 7 - plaquette(s) thermoformée(s) PVC-Aluminium avec fermeture de sécurité enfant de 50 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;395 195-4 ou 34009 395 195 4 8 - plaquette(s) thermoformée(s) PVC-Aluminium avec fermeture de sécurité enfant de 56 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;395 196-0 ou 34009 395 196 0 9 - plaquette(s) thermoformée(s) PVC-Aluminium avec fermeture de sécurité enfant de 60 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;395 197-7 ou 34009 395 197 7 7 - plaquette(s) thermoformée(s) PVC-Aluminium avec fermeture de sécurité enfant de 98 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;
Statut de autorisation:
Archivée
Numéro d'autorisation:
62089059
Date de l'autorisation:
2009-07-01

NOTICE

ANSM - Mis à jour le : 12/12/2016

Dénomination du médicament

TARGINACT 20 mg/10 mg comprimé à libération prolongée

Chlorhydrate d’oxycodone / chlorhydrate de naloxone

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant de prendre ce médicament car elle contient des informations importantes pour

vous.

Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

Si vous avez d’autres questions, interrogez votre médecin ou votre pharmacien.

Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à d’autres personnes. Il pourrait leur être nocif,

même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci s’applique aussi à

tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Que contient cette notice ?

1. Qu'est-ce que TARGINACT

20 mg/10 mg, comprimé à libération prolongée et dans quels cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant de prendre TARGINACT

20 mg/10 mg, comprimé à libération prolongée ?

3. Comment prendre TARGINACT

20 mg/10 mg, comprimé à libération prolongée?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver TARGINACT

20 mg/10 mg, comprimé à libération prolongée ?

6. Contenu de l’emballage et autres informations.

1. QU’EST-CE QUE TARGINACT 20 mg/10 mg, comprimé à libération prolongée ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?

Classe pharmacothérapeutique : Analgésiques, Opioïdes, Alcaloïdes naturels de l’opium. Code ATC : N02AA55 (N :

système nerveux central).

TARGINACT 20 mg/10 mg est un comprimé à libération prolongée, ce qui signifie que les substances actives sont libérées

progressivement dans l’organisme. Leurs effets durent 12 heures.

Ce médicament est indiqué uniquement chez les adultes.

Comment ce médicament fonctionne dans le soulagement de la douleur ?

Ce médicament contient du chlorhydrate d’oxycodone et du chlorhydrate de naloxone comme substances actives. Le

chlorhydrate d’oxycodone est responsable de l’effet antalgique de TARGINACT 20 mg/10 mg, comprimé à libération

prolongée, c’est un antalgique puissant (destiné à soulager la douleur) du groupe des opioïdes. La deuxième substance

active de TARGINACT 20 mg/10 mg, comprimé à libération prolongée, le chlorhydrate de naloxone, est ajoutée afin de

neutraliser la constipation. Les troubles intestinaux (par exemple, la constipation) sont des effets habituels des traitements

par opioïdes.

Comment ce médicament fonctionne dans le syndrome des jambes sans repos ?

Ce médicament aide à soulager les sensations désagréables dans les membres et ainsi à réduire le besoin irrésistible de

les bouger.

La deuxième substance active de TARGINACT 20 mg/10 mg, comprimé à libération prolongée, le chlorhydrate de naloxone

est ajouté afin de neutraliser la constipation. Les troubles intestinaux (par exemple, la constipation) sont des effets habituels

des traitements par opioïdes.

Traitement de la douleur

TARGINACT 20 mg/10 mg, comprimé à libération prolongée vous a été prescrit pour le traitement de douleurs sévères qui

ne peuvent être correctement soulagées que par des analgésiques opioïdes. Le chlorhydrate de naloxone est ajouté afin de

lutter contre la constipation.

Syndrome des jambes sans repos

Ce médicament vous a été prescrit pour le traitement symptomatique de deuxième ligne du syndrome des jambes sans

repos sévère à très sévère chez les patients qui ne peuvent être traités par un médicament dopaminergique. Les patients

atteints du syndrome des jambes sans repos ressentent des sensations désagréables dans leurs membres. Cela peut

commencer dès qu’ils s’assoient ou se couchent et n’est soulagé que par un besoin irrésistible de bouger les jambes,

parfois les bras et d’autres parties du corps. Ce qui rend très difficile de rester assis et de dormir. Le chlorhydrate de

naloxone est ajouté afin de lutter contre la constipation.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT TARGINACT 20 mg/10 mg, comprimé à libération

prolongée ?

Si votre médecin vous a informé(e) d’une intolérance à certains sucres, contactez-le avant de prendre ce médicament.

Ne prenez jamais TARGINACT 20 mg/10 mg, comprimé à libération prolongée :

si vous êtes allergique (hypersensible) au chlorhydrate d’oxycodone, au chlorhydrate de naloxone ou à l’un des autres

composants contenus dans ce médicament, mentionnés dans la rubrique 6,

si votre respiration n’est pas en mesure d’apporter suffisamment d’oxygène dans le sang et d’éliminer le gaz carbonique par

votre corps (dépression respiratoire),

si vous souffrez d’une maladie pulmonaire sévère, associée à un rétrécissement des voies respiratoires (broncho-

pneumopathie chronique obstructive ou BPCO),

si vous souffrez d’une maladie connue sous le nom de cœur pulmonaire. Dans cette maladie, la partie droite du cœur est

dilatée, en raison de l’augmentation de la pression à l’intérieur des vaisseaux sanguins pulmonaires (par exemple dû à

une BPCO, voir ci-dessus),

si vous souffrez d’un asthme bronchique sévère,

si vous présentez un iléus paralytique (type d’occlusion intestinale), non lié à la prise d’opioïdes,

si vous souffrez d’insuffisance hépatique modérée ou sévère.

De plus pour le syndrome des jambes sans repos

Si vous avez des antécédents d’abus aux opioïdes.

Avertissements et précautions

Adressez-vous à votre médecin ou votre pharmacien avant de prendre TARGINACT 20 mg/10 mg, comprimé à libération

prolongée.

chez les personnes âgées ou affaiblies (fragiles),

si vous avez un iléus paralytique (un type d’occlusion intestinale), lié à la prise d’opioïdes,

si vous souffrez d’insuffisance rénale,

si vous souffrez d’insuffisance hépatique légère,

si vous souffrez d’insuffisance respiratoire sévère (diminution de la capacité à respirer),

si vous souffrez d’un état caractérisé par des arrêts fréquents de la respiration pendant la nuit qui peuvent vous faire sentir

très somnolent pendant la journée (apnée du sommeil).

si vous avez un myxœdème (troubles thyroïdiens, accompagnés d’une peau sèche, froide et d’un gonflement au niveau du

visage et des membres),

si votre glande thyroïde ne produit pas assez d’hormones (insuffisance thyroïdienne ou hypothyroïdie),

si vos glandes surrénales ne produisent pas assez d’hormones (insuffisance surrénalienne ou maladie d’Addison),

si vous souffrez de maladie mentale qui s’accompagne d’une perte partielle de la réalité (psychose), liée à l’alcool ou à une

intoxication par d’autres substances (psychose induite),

si vous souffrez de problèmes biliaires (calcul biliaire),

si la taille de votre prostate est anormalement augmentée (hypertrophie de la prostate),

si vous souffrez d’alcoolisme ou de delirium tremens,

si vous souffrez d’inflammation du pancréas (pancréatite),

si votre pression artérielle est basse (hypotension),

si votre pression artérielle est élevée (hypertension),

si vous souffrez d’une maladie cardiovasculaire connue,

si vous souffrez d’un traumatisme crânien (en raison du risque d’augmentation de la pression intracrânienne),

si vous souffrez d’épilepsie ou si vous êtes prédisposé aux convulsions,

si vous êtes traités par des inhibiteurs de la monoamine oxydase (médicaments utilisés pour traiter la dépression ou la

maladie de Parkinson), par exemple des médicaments contenant de la tranylcypromine, phénelzine, isocarboxazide,

moclobémide et linézolide,

si de la somnolence ou des épisodes d’endormissement soudains se produisent.

Si dans le passé, vous avez déjà présenté l’un des effets décrits ci-dessus, parlez-en à votre médecin.

Si vous développez une des maladies décrites ci-dessus quand vous prenez ce médicament, parlez-en à votre médecin.

La dépression respiratoire constitue le risque principal lors d’un surdosage par opioïdes (respiration lente et superficielle).

Ceci peut également entraîner une diminution du taux d’oxygène dans le sang pouvant provoquer un évanouissement, etc.

Comment utiliser correctement TARGINACT 20 mg/10 mg, comprimé à libération prolongée?

Afin de ne pas modifier la libération prolongée du chlorhydrate d’oxycodone du comprimé à libération prolongée, vous devez

avaler les comprimés en entier. Ne pas casser, croquer, ou écraser le comprimé. Prendre des comprimés écrasés, cassés ou

croqués, peut conduire à une libération rapide et à une absorption d’une dose de chlorhydrate d’oxycodone potentiellement

fatale (voir rubrique 3 « Si vous avez pris plus de TARGINACT20 mg/10 mg, comprimé à libération prolongée que vous

n’auriez dû »).

Si au début du traitement, vous avez une diarrhée sévère, cela peut être dû à l’effet de la naloxone. Cela peut signifier que

votre fonction intestinale revient à la normale. Une diarrhée peut apparaître après 3 à 5 jours de traitement. Si la diarrhée

persiste après 3 à 5 jours ou que cela vous préoccupe, parlez-en à votre médecin.

Si vous utilisez un autre opioïde, lors du changement par TARGINACT 20 mg/10 mg, comprimé à libération prolongée, un

syndrome de sevrage peut apparaître, se manifestant par exemple par une agitation, un accès de sueur et des douleurs

musculaires. Si vous ressentez ces symptômes, une surveillance médicale appropriée peut être nécessaire.

En cas de prise prolongée de ce médicament, vous pouvez développer une tolérance au médicament. Cela signifie que

vous pourrez avoir besoin de doses plus fortes pour obtenir l’effet souhaité. De même, une utilisation prolongée peut

entraîner une dépendance physique. Un syndrome de sevrage peut apparaître si le traitement est interrompu brutalement

(agitation, accès de sueur, douleurs musculaires). Lorsque le traitement n’est plus nécessaire, vous devez réduire

progressivement la dose quotidienne, en suivant les recommandations de votre médecin.

La substance active, le chlorhydrate d’oxycodone, seule, présente un risque d’abus équivalent aux autres opioïdes forts

(antalgiques forts).

Il est possible qu’une dépendance psychologique puisse apparaître après l’administration du médicament.

Le chlorhydrate d’oxycodone doit être évité chez les patients qui présentent ou ont présenté un alcoolisme ou un abus de

drogues ou de médicaments.

Prévenez votre médecin si vous souffrez d’un cancer avec carcinose péritonéale ou d’un cancer digestif ou pelvien à un

stade avancé avec un syndrome sub-occlusif.

Si vous devez subir une intervention chirurgicale, informez votre médecin que vous prenez TARGINACT 20 mg/10 mg,

comprimé à libération prolongée.

Vous pouvez trouver des restes de comprimé dans vos selles. Cela ne doit pas vous inquiéter, car les substances actives (le

chlorhydrate d’oxycodone et le chlorhydrate de naloxone) ont été libérées plus tôt, dans l’estomac, l’intestin et absorbées par

votre corps.

Utilisation incorrecte de TARGINACT 20 mg/10 mg, comprimé à libération prolongée

Ce médicament n’est pas adapté au traitement de substitution.

Il ne faut jamais abuser de TARGINACT 20 mg/10 mg, comprimé à libération prolongée, en particulier si vous êtes

dépendants à une drogue.

Si vous êtes dépendants à des substances telles que l’héroïne, la morphine ou la méthadone, un syndrome de sevrage

sévère peut apparaître si vous abusez de ce médicament, car il contient de la naloxone.

Des symptômes d’un syndrome de sevrage préexistant peuvent s’aggraver.

Ces comprimés ne doivent jamais être utilisés en les dissolvant puis en vous les injectant (par exemple dans les veines). En

effet, les comprimés contiennent du talc, qui peut entraîner une destruction du tissu local (nécrose) et modifier le tissu

pulmonaire (granulome pulmonaire). Cette utilisation incorrecte peut également entraîner d’autres conséquences graves et

peut même être fatale.

L’utilisation de TARGINACT 20 mg/10 mg, comprimé à libération prolongée peut entraîner des résultats positifs aux

contrôles antidopage.

L’utilisation de TARGINACT 20 mg/10 mg, comprimé à libération prolongée comme agent dopant peut être dangereux pour

la santé.

Enfants et adolescents

Sans objet.

Autres médicaments et TARGINACT 20 mg/10 mg, comprimé à libération prolongée

Informez votre médecin ou votre pharmacien si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre tout autre

médicament.

Si vous prenez ce médicament en concomitance avec d’autres médicaments, les effets des comprimés ou des autres

médicaments peuvent être modifiés. Informez votre médecin si vous prenez : Autres antalgiques puissants (opioïdes),

Somnifères et tranquillisants (sédatifs et hypnotiques),

Médicaments destinés au traitement de la dépression,

Médicaments destinés au traitement des allergies, du mal des transports et des nausées (anti- histaminiques ou anti-

émétiques),

Médicaments

destinés

traitement

troubles

psychiatriques

mentaux

(phénothiazines,

neuroleptiques,

antipsychotiques),

Médicaments qui diminuent la capacité du sang à coaguler (dérivés de la coumarine), le temps de coagulation pouvant

augmenter ou diminuer,

Antibiotiques de la famille des macrolides (par exemple la clarithromycine, l’érythromycine ou la télithromycine),

Médicaments antifongiques azolés (par exemple le kétoconazole, le voriconazole, l’itraconazole ou le posaconazole),

Médicament spécifique connu comme inhibiteur de la protéase et utilisé pour traiter le VIH (par exemple le ritonavir,

l’indinavir, le nelfinavir ou le saquinavir),

Cimétidine (médicament pour les ulcères de l’estomac, les indigestions ou les brûlures d’estomac),

Rifampicine (utilisée pour traiter la tuberculose),

Carbamazépine (utilisée pour traiter des crises d’épilepsie ou des convulsions et certains types de douleur),

Phénytoïne (utilisée pour traiter des crises d’épilepsie ou des convulsions),

Médicament contenant du Millepertuis (connu également sous le nom de Hypericum perforatum),

Quinidine (médicament pour traiter les troubles du rythme cardiaque).

Il n’y a pas d’interaction attendue entre TARGINACT 20 mg/10 mg, comprimé à libération prolongée et le paracétamol,

l’acide acétylsalicylique ou la naltrexone.

TARGINACT 20 mg/10 mg, comprimé à libération prolongée avec des aliments et boissons et de l’alcool

La consommation d'alcool avec la prise de TARGINACT 20 mg/10 mg, comprimé à libération prolongée peut vous rendre

plus somnolent ou augmenter la probabilité d'effets secondaires graves tels qu'une respiration superficielle avec un risque

d'arrêt respiratoire, et de perte de connaissance. II est recommandé de ne pas boire d'alcool pendant le traitement par

TARGINACT 20 mg/10 mg, comprimé à libération prolongée.

Vous devez éviter de manger et de boire du pamplemousse lorsque vous prenez ce médicament.

Grossesse et allaitement

Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse, demandez conseil à

votre médecin ou à votre pharmacien avant de prendre ce médicament.

Grossesse

L’utilisation de ce médicament doit être évitée dans la mesure du possible pendant la grossesse.

L’utilisation prolongée du chlorhydrate d’oxycodone pendant la grossesse peut provoquer un syndrome de sevrage chez le

nouveau-né. Si le chlorhydrate d’oxycodone est administré au moment de l’accouchement, une dépression respiratoire

(respiration lente et superficielle) peut apparaître chez le nouveau-né.

Allaitement

L’allaitement doit être interrompu pendant le traitement par ce médicament. Le chlorhydrate d’oxycodone passe dans le lait

maternel. Il n’y a pas de données disponibles sur le passage de la naloxone dans le lait maternel.

En conséquence, pour l’enfant allaité, le risque ne peut être exclu, en particulier, après administration de doses multiples de

TARGINACT 20 mg/10 mg, comprimé à libération prolongée.

Sportifs

Attention, ce médicament contient du chlorhydrate d’oxycodone qui est inscrit sur la liste des substances dopantes.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

TARGINACT 20 mg/10 mg, comprimé à libération prolongée peut diminuer vos capacités à conduire des véhicules et à

utiliser des machines, en particulier au début du traitement, lors de l’augmentation des doses ou après un changement de

médicament. Cependant, les effets indésirables peuvent disparaître une fois que vous prenez une dose stable de

TARGINACT 20 mg/10 mg, comprimé à libération prolongée.

TARGINACT 20 mg/10 mg, comprimé à libération prolongée a été associé à de la somnolence et à des épisodes

d’endormissement d’apparition soudaine. Si vous présentez ces effets indésirables, vous ne devez pas conduire de

véhicules ni utiliser de machines. Vous devez informer votre médecin si ces situations se produisent.

Soyez très prudent. Ne pas conduire des véhicules ni utiliser de machines sans l’avis d’un professionnel de santé.

TARGINACT 20 mg/10 mg, comprimé à libération prolongée contient du lactose (sucre du lait)

Si votre médecin vous a informé(e) d’une intolérance à certains sucres, contactez le avant de prendre ce médicament.

3. COMMENT PRENDRE TARGINACT 20 mg/10 mg, comprimé à libération prolongée ?

Posologie

Veillez à toujours prendre ce médicament en suivant exactement les instructions de cette notice ou les indications de votre

médecin ou de votre pharmacien. Vérifiez auprès de votre médecin ou de votre pharmacien en cas de doute.

TARGINACT 20 mg/10 mg est un comprimé à libération prolongée, ce qui signifie que les substances actives sont libérées

progressivement dans l’organisme. Leurs effets durent 12 heures.

Afin de ne pas modifier la libération prolongée du chlorhydrate d’oxycodone du comprimé à libération prolongée, vous devez

avaler les comprimés en entier. Ne pas casser, croquer, ou écraser le comprimé. Prendre des comprimés écrasés, cassés ou

croqués, peut conduire à une libération rapide et à une absorption d’une dose de chlorhydrate d’oxycodone potentiellement

fatale (voir rubrique 3 « Si vous avez pris plus de TARGINACT 20 mg/10 mg, comprimé à libération prolongée que vous

n’auriez dû »).

Sauf prescription contraire de votre médecin, la dose recommandée est :

Pour traiter la douleur

Chez l’adulte

La dose habituelle initiale est un comprimé de 10 mg de chlorhydrate d’oxycodone / 5 mg de chlorhydrate de naloxone

toutes les 12 heures.

Seul votre médecin peut décider de la dose que vous devez prendre par jour et comment répartir votre dose totale

journalière entre les doses du matin et du soir.

Votre médecin décidera également des ajustements de doses nécessaires au cours du traitement.

La dose sera ajustée en fonction de l’intensité de votre douleur et de votre propre sensibilité.

La dose la plus faible nécessaire pour soulager la douleur vous sera prescrite.

Si vous avez déjà été traités par des opioïdes, le traitement par TARGINACT 20 mg/10 mg, comprimé à libération prolongée

pourra être débuté à une dose plus forte.

La dose quotidienne maximale par jour est de 160 mg de chlorhydrate d’oxycodone et de 80 mg de chlorhydrate de

naloxone.

Si vous avez besoin de plus fortes doses, votre médecin pourra vous prescrire une dose supplémentaire de chlorhydrate

d’oxycodone sans chlorhydrate de naloxone. Cependant, la dose quotidienne maximale de chlorhydrate d’oxycodone ne

devra pas dépasser 400 mg.

L’effet bénéfique du chlorhydrate de naloxone sur la fonction intestinale peut être affecté si une dose supplémentaire de

chlorhydrate d’oxycodone est administrée sans chlorhydrate de naloxone.

Si votre traitement par ce médicament est changé pour un autre traitement pour la douleur contenant un opioïde, votre

fonction intestinale pourra probablement se dégrader.

Si vous avez des pics douloureux entre deux doses de TARGINACT 20 mg/10 mg, comprimé à libération prolongée, vous

pouvez avoir besoin d’un antalgique à action rapide.

TARGINACT 20 mg/10 mg, comprimé à libération prolongée n’est pas adapté pour cela. Dans ce cas, parlez-en à votre

médecin.

Si vous avez l’impression que l’effet de ce médicament est trop fort ou trop faible, parlez-en à votre médecin ou à votre

pharmacien.

Pour traiter le syndrome des jambes sans repos

Chez l’adulte

La dose habituelle initiale est un comprimé de 5 mg de chlorhydrate d’oxycodone / 2,5 mg de chlorhydrate de naloxone

toutes les 12 heures.

Seul votre médecin peut décider de la dose de TARGINACT 20 mg/10 mg, comprimé à libération prolongée que vous devez

prendre par jour et comment répartir votre dose totale journalière entre les doses du matin et du soir.

Votre médecin décidera également des ajustements de doses nécessaires au cours du traitement.

La dose sera ajustée en fonction de votre propre sensibilité.

La dose la plus faible nécessaire pour soulager les symptômes du syndrome des jambes sans repos vous sera prescrite.

Si vous avez l’impression que l’effet de TARGINACT 20 mg/10 mg, comprimé à libération prolongée est trop fort ou trop

faible, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien.

La dose journalière maximale est de 60 mg de chlorhydrate d’oxycodone / 30 mg de chlorhydrate de naloxone.

Pour traiter la douleur ou le syndrome des jambes sans repos

Chez les patients âgés

En général, l’ajustement de dose n’est pas nécessaire chez les patients âgés présentant une fonction rénale et/ou hépatique

normale.

Chez l’insuffisant hépatique ou rénal

Si vous souffrez d’une insuffisance rénale ou d’une légère insuffisance hépatique, vous devez vous attendre à ce que votre

médecin vous prescrive ce médicament avec des précautions particulières.

Si vous souffrez d’une insuffisance hépatique modérée ou sévère, vous ne devez pas prendre ce médicament (voir rubrique

2 « Ne prenez jamais TARGINACT 20 mg/10 mg, comprimé à libération prolongée » et « Mises en garde et précautions

d’emploi»).

Chez l’enfant et l’adolescent âgés de moins de 18 ans

TARGINACT 20 mg/10 mg, comprimé à libération prolongée n’a pas encore été étudié chez les enfants et les adolescents

âgés de moins de 18 ans.

Sa tolérance et son efficacité n’ont pas été démontrées chez l’enfant et l’adolescent. Pour cette raison, il n’est pas

recommandé d’utiliser TARGINACT 20 mg/10 mg, comprimé à libération prolongée chez les enfants et les adolescents âgés

de moins de 18 ans.

Mode d’administration

Voie orale.

Avaler ces comprimés en entier (sans mâcher), avec un volume suffisant de liquide (1/2 verre d’eau). Vous pouvez prendre

les comprimés à libération prolongée avec ou sans nourriture.

Ne pas casser, mâcher ou écraser les comprimés à libération prolongée (voir rubrique 2 « Avertissements et précautions »).

Fréquence d'administration

Prendre ces comprimés toutes les 12 heures, selon un schéma d’administration fixe (par exemple à 8 heures le matin et à 8

heures le soir).

Durée du traitement

En général, ne prenez pas ce médicament plus longtemps que nécessaire. Si votre traitement par ce médicament est

prolongé, vous devrez être examiné régulièrement par votre médecin pour vérifier si vous avez encore besoin de ce

médicament.

Si vous avez pris plus de TARGINACT

20 mg/10 mg, comprimé à libération prolongée que vous n’auriez dû :

Consultez immédiatement votre médecin ou votre pharmacien.

Un surdosage peut entraîner :

rétrécissement de la pupille,

respiration lente et peu profonde (dépression respiratoire),

somnolence jusqu’à la perte de conscience,

faiblesse du tonus musculaire (hypotonie),

ralentissement de la fréquence du pouls,

baisse de la pression sanguine.

Dans des cas graves, une perte de conscience (coma), du liquide dans les poumons et un choc circulatoire potentiellement

fatals, peuvent survenir.

Ne pratiquez pas d’activités nécessitant une forte attention (par exemple : conduite automobile).

Si vous oubliez de prendre TARGINACT 20 mg/10 mg, comprimé à libération prolongée:

Ou si vous prenez une dose inférieure à celle prescrite, vous pouvez ne pas être soulagé.

Si vous oubliez de prendre votre dose, veuillez suivre les instructions ci-dessous :

si votre dose suivante habituelle est dans 8 heures ou plus : prenez la dose oubliée immédiatement et continuez vos

horaires de prise habituels.

si votre dose habituelle est prévue dans moins de 8 heures : prenez la dose oubliée. Ensuite, attendez 8 heures pour

prendre le comprimé suivant. Essayer de retrouver vos horaires habituels de prise (par exemple à 8 heures le matin et à 8

heures le soir).

Ne prenez pas plus d’une dose au cours d’une période de 8 heures.

Ne prenez pas de dose double pour compenser la dose que vous avez oubliée de prendre.

Si vous arrêtez de prendre TARGINACT

20 mg/10 mg, comprimé à libération prolongée:

Ne pas arrêter votre traitement sans demander l’avis de votre médecin.

Si vous n’avez plus besoin de ce traitement, vous devez discuter avec votre médecin pour réduire progressivement la dose

quotidienne après en avoir parlé à votre médecin. De cette façon, vous éviterez les symptômes d’un syndrome de sevrage

tels qu’agitation, accès de sueur et douleurs musculaires.

Si vous avez d’autres questions sur l’utilisation de ce médicament, demandez plus d’informations à votre médecin ou à votre

pharmacien.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas

systématiquement chez tout le monde.

Effets indésirables graves ou signes d’alerte et ce qu’il faut faire si vous êtes concernés :

Rare (peut concerner jusqu’à 1 patient sur 1000)

augmentation de la fréquence

du pouls

problèmes dentaires

bâillements

prise de poids

Si vous présentez un des effets importants cités ci-dessous, consultez immédiatement le médecin le plus proche.

Une respiration lente et peu profonde (dépression respiratoire) est le symptôme principal en cas de surdosage par opioïde. Il

apparaît plus souvent chez les patients âgés et affaiblis (fragiles). Les opioïdes peuvent également entraîner une baisse

importante de la pression sanguine chez les patients prédisposés.

Les effets indésirables suivants ont été observés chez les patients traités contre la douleur :

Fréquent (peut concerner jusqu’à 1 patient sur 10)

douleurs abdominales

constipation

diarrhée

sécheresse de la bouche

digestion difficile

vomissements

sensation d’être malade

flatulences

diminution de l’appétit

jusqu’à perte d’appétit

sensation inhabituelle de

vertiges ou d’étourdissement

maux de tête

bouffées de chaleur

Sentiment de faiblesse

inhabituelle

fatigue ou épuisement

démangeaisons cutanées

réactions cutanées / rash

sueurs

vertiges

troubles du sommeil

somnolence

Peu fréquent (peut concerner jusqu’à 1 patient sur 100)

ballonnement abdominal

troubles de la pensée

anxiété

confusion

dépression

nervosité

oppression thoracique en

particulier si vous avez déjà une

maladie coronarienne

baisse de la pression sanguine

syndrome de sevrage tel

qu’agitation

évanouissements

perte d’énergie

soif

trouble du goût

palpitations

colique biliaire

douleurs thoraciques

malaise

douleurs

gonflement des mains, des

chevilles et des pieds

difficultés à se concentrer

troubles de la parole

tremblements

difficultés respiratoires

agitation

frissons

augmentation des enzymes

hépatiques

augmentation de la

pression sanguine

baisse de la libido

nez qui coule

toux

hypersensibilité/réactions

allergiques

perte de poids

traumatismes dus à des

accidents

envie pressante d’uriner

crampes musculaires

contractions musculaires

douleurs musculaires

troubles de la vision

crises d’épilepsie (en

particulier chez les patients

épileptiques ou prédisposés

aux crises convulsives)

Le chlorhydrate

d’oxycodone, lorsqu’il

n’est pas associé au

chlorhydrate de

naloxone, est connu

pour avoir les effets

indésirables suivants :

Fréquence indéterminée (la fréquence ne peut pas être déterminée sur la base des données

disponibles)

euphorie

somnolence sévère

troubles de l’érection

cauchemars

hallucinations

respiration lente et

superficielle

difficultés à uriner

fourmillements, picotements

éructation (rot)

L’oxycodone peut

entraîner des difficultés

respiratoires

(dépression

respiratoire), un

rétrécissement de la

pupille, des spasmes

des muscles

bronchiques et des

muscles lisses ainsi

qu’une diminution du

réflexe de toux.

Fréquent (peut concerner jusqu’à 1 patient sur 10)

troubles de l’humeur et de la

personnalité (par exemple

dépression, sensation d’être très

heureux)

diminution de l’activité

hyperactivité

difficultés pour uriner

hoquet

Peu fréquent (peut concerner jusqu’à 1 patient sur 100)

troubles de la concentration

migraines

augmentation du tonus

musculaire

contractions musculaires

involontaires

dépendance au médicament

état dans lequel l’intestin cesse

de fonctionner correctement

(iléus)

sécheresse de la peau

tolérance au médicament

diminution de la sensibilité à

la douleur ou au toucher

troubles de la coordination

changement de la voix

(dysphonie)

rétention d’eau

baisse de l’audition

ulcération buccale

difficultés à avaler

gencives douloureuses

troubles de la perception

(par exemple hallucination,

sentiment d’irréalité)

rougeurs de la peau

déshydratation

agitation

diminution des hormones

sexuelles pouvant affecter la

production de sperme et le

cycle menstruelle féminin

Rare (peut concerner jusqu’à 1 patient sur 1000)

éruption cutanée qui démange

(urticaire)

infections telles que des

boutons de fièvre ou de l’herpès

(qui peuvent provoquer des

cloques autour de la bouche ou

de la zone génitale)

augmentation de l’appétit

coloration des selles en noir

saignements des gencives

Fréquence indéterminée (la fréquence ne peut pas être déterminée sur la base des données

disponibles)

réactions allergiques aiguës

généralisées

augmentation de la sensibilité à

la douleur

absence de règles

syndrome de sevrage

néonatal

Agressivité

troubles du flux biliaire

caries dentaires

maux de tête

somnolence

constipation

sensation d’être malade

sueurs

fatigue ou épuisement

Les effets indésirables suivants ont été observés chez les patients traités contre le syndrome des jambes sans repos :

Très fréquent (peut concerner jusqu’à 1 patient sur 10)

Fréquent (peut concerner jusqu’à 1 patient sur 10)

diminution de l’appétit jusqu’à

perte d’appétit

trouble du sommeil

dépression

sensation inhabituelle de

vertiges ou « d’étourdissement »

difficultés à se concentrer

tremblements

fourmillements dans les mains

ou les pieds

troubles de la vision

vertiges

bouffées de chaleurs

baisse de la pression

sanguine

augmentation de la

pression sanguine

douleurs abdominales

sécheresse de la bouche

vomissements

augmentation des enzymes

hépatiques (alanine

aminotransférase, gamma-

glutamyltransférase

augmentés)

démangeaisons cutanées

réactions cutanées / rash

douleurs thoraciques

frissons

douleurs

soif

Peu fréquent (peut concerner jusqu’à 1 patient sur 100)

baisse de la libido

épisodes soudains

d’endormissement

altération du goût

difficultés respiratoires

flatulences

troubles de l’érection

syndrome de sevrage tel

qu’agitation

gonflement des mains, des

chevilles ou des pieds

traumatismes dus à des

accidents

Fréquence indéterminée (la fréquence ne peut pas être déterminée sur la base des données

disponibles)

hypersensibilité / réactions

allergiques

troubles de la pensée

anxiété

confusion

nervosité

agitation

euphorie

hallucinations

cauchemars

crises d’épilepsie (en particulier

chez les patients épileptiques ou

prédisposés aux crises

convulsives)

somnolence sévère

troubles de la parole

évanouissements

oppression thoracique en

particulier si vous avez déjà

une maladie coronarienne

palpitations

augmentation de la

fréquence du pouls

respiration lente et

superficielle

toux

nez qui coule

bâillements

diarrhée

digestion difficile

éructation (rot)

problèmes dentaires

colique biliaire

crampes musculaires

contractions musculaires

douleurs musculaires

difficultés à uriner

envie pressante d’uriner

malaise

perte de poids

ballonnement abdominal

prise de poids

Sentiment de faiblesse

inhabituelle

perte d’énergie

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci s’applique aussi à

tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables

directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé

(ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance – Site internet : www.ansm.sante.fr

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d’informations sur la sécurité du médicaments.

5. COMMENT CONSERVER TARGINACT 20 mg/10 mg, comprimé à libération prolongée ?

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

N’utilisez pas ce médicament après la date de péremption mentionnée sur la boîte, l’étiquette et la plaquette après « EXP ».

La date d’expiration fait référence au dernier jour de ce mois.

A conserver à une température ne dépassant pas 25°C.

Pour les flacons seulement : A utiliser dans les 6 mois suivant l’ouverture du flacon.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-l’égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien d’éliminer les

médicaments que vous n’utilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger l’environnement.

6. CONTENU DE L’EMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS

Ce que contient TARGINACT 20 mg/10 mg, comprimé à libération prolongée

Les substances actives sont :

Chlorhydrate d’oxycodone et chlorhydrate de naloxone

Un comprimé à libération prolongée contient :

20 mg de chlorhydrate d’oxycodone équivalent à 18 mg d’oxycodone.

10,9 mg de chlorhydrate de naloxone dihydraté équivalent à 10,0 mg de chlorhydrate de naloxone ou 9 mg de naloxone..

Les autres composants sont :

Noyau du comprimé : Povidone K30, éthylcellulose, alcool stéarylique, lactose monohydraté, talc, stéarate de magnésium.

Pelliculage : Alcool polyvinylique partiellement hydrolysé, dioxyde de titane (E171), macrogol 3350, talc, oxyde de fer rouge

(E172).

Qu’est-ce que TARGINACT 20 mg/10 mg, comprimé à libération prolongée et contenu de l’emballage extérieur

Comprimés pelliculés roses, oblongs, gravés “OXN” sur une face et “20” sur l’autre face.

Boîte de 10, 14, 20, 28, 30, 50, 56, 60, 98 et 100 comprimés à libération prolongée ou flacon de 100 comprimés à libération

prolongée, avec système de sécurité enfant.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

Titulaire de l’autorisation de mise sur le marché

Mundipharma

7-11 Quai André Citroën

75015 PARIS

France

Exploitant de l’autorisation de mise sur le marché

Mundipharma

7-11 Quai André Citroën

75015 PARIS

France

Fabricant

mundipharma gMbh

Mundipharma Str.

65549 limburg

Allemagne

BARD Pharmaceuticals Ltd

Cambridge Science Park, Milton Road

Cambridge CB4 0GW

ROYAUME UNI

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen

Ce médicament est autorisé dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen sous les noms suivants :

Conformément à la réglementation en vigueur.

[À compléter ultérieurement par le titulaire]

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :

Conformément à la réglementation en vigueur.

Autres

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de l’ANSM (France).

RÉSUMÉ DES CARACTÉRISTIQUES DU PRODUIT

ANSM - Mis à jour le : 12/12/2016

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT

TARGINACT 20 mg/10 mg comprimé à libération prolongée

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

Chlorhydrate d’oxycodone........................................................................................................ 20 mg

Equivalent à oxycodone ....................................................................................................... 18,0 mg

Chlorhydrate de naloxone dihydraté........................................................................................ 10,9 mg

Equivalent à chlorhydrate de naloxone.................................................................................... 10,0 mg

Equivalent à naloxone....................................................................................................... ..….9,0 mg

Pour un comprimé à libération prolongée

Excipient à effet notoire : chaque comprimé à libération prolongée contient 51,80 mg de lactose anhydre.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE

Comprimé à libération prolongée.

Comprimé pelliculé oblong avec une longueur nominale de 9,5 mm, rose, gravé «OXN» sur une face et «20» sur l’autre face.

4. DONNEES CLINIQUES

4.1. Indications thérapeutiques

Douleur sévère qui ne peut être correctement traitée que par des analgésiques opioïdes.

Traitement symptomatique de seconde intention des patients atteints du syndrome idiopathique des jambes sans repos

sévère à très sévère après échec d’un traitement dopaminergique.

La naloxone, antagoniste opioïde, est ajoutée afin de neutraliser la constipation induite par l’opioïde en bloquant localement

l’action de l’oxycodone au niveau des récepteurs intestinaux.

TARGINACT est indiqué chez les adultes.

4.2. Posologie et mode d'administration

Posologie

Analgésie

L’efficacité antalgique de TARGINACT est équivalente à celle des formes d’oxycodone à libération prolongée.

La posologie doit être adaptée à l’intensité de la douleur et à la sensibilité individuelle de chaque patient.

Sauf mention contraire du médecin, ce médicament doit être administré selon les recommandations suivantes :

Adultes

La dose initiale habituelle chez un patient naïf d’opioïdes est de 10 mg/5 mg de chlorhydrate d’oxycodone / chlorhydrate de

naloxone, toutes les 12 heures.

Des dosages plus faibles sont disponibles, pour faciliter la titration lors de l’initiation d’un traitement par opioïde et de

l’ajustement individuel des doses.

Les patients recevant déjà un traitement par opioïdes peuvent débuter le traitement par une dose plus élevée, en fonction de

leurs réactions aux traitements opioïdes précédents.

La dose journalière maximale de ce médicament est de 160 mg de chlorhydrate d’oxycodone et de 80 mg de chlorhydrate de

naloxone. La dose journalière maximale est réservée aux patients qui ont été précédemment équilibrés avec une dose

journalière et pour qui il est devenu nécessaire d’augmenter la dose. Une attention particulière doit être portée aux patients

ayant une fonction rénale altérée et chez les patients ayant une insuffisance hépatique modérée lorsqu’une augmentation de

dose est envisagée.

Pour les patients nécessitant de plus fortes doses, il convient d’administrer un traitement complémentaire par oxycodone à

libération prolongée à la même fréquence d’administration, en ne dépassant pas une dose journalière maximale

d’oxycodone à libération prolongée de 400 mg. En cas de traitement complémentaire par oxycodone, l’effet bénéfique de la

naloxone sur la fonction intestinale peut être diminué.

Lors de l’arrêt complet du traitement par ce médicament et en cas de changement par un autre opioïde, une altération de la

fonction digestive peut être attendue.

Certains patients prenant des comprimés à libération prolongée à intervalles réguliers doivent recourir à un antalgique à

libération immédiate (médicament de secours) pour le traitement des accès douloureux transitoires. TARGINACT est une

forme à libération prolongée et n’est donc pas indiqué pour le traitement de ces accès douloureux transitoires. Pour le

traitement d’un accès douloureux transitoire, une dose unique du médicament de secours, correspondant approximativement

au 1/6ème de la dose journalière de chlorhydrate d’oxycodone, doit être administrée. La nécessité d’administrer plus de

deux doses par jour d’un médicament de secours indique généralement que le dosage doit être augmenté. Cette adaptation

de posologie doit être effectuée toutes les 24-48 heures, par paliers de chlorhydrate d’oxycodone / chlorhydrate de naloxone

5 mg/2,5 mg deux fois par jour ou si cela est nécessaire 2,5 mg/1,25 mg ou 10 mg/5 mg, jusqu’à atteindre une dose stable.

L’objectif est de déterminer une dose spécifique au patient en 2 prises par jour qui permettra de maintenir un niveau

d’analgésie adéquat et d’utiliser le moins possible le médicament de secours aussi longtemps que le traitement antalgique

est nécessaire. Une légère augmentation de la concentration plasmatique est à prendre en compte lorsque le comprimé 2,5

mg/1,25 mg est utilisé.

TARGINACT doit être administré à la dose déterminée, deux fois par jour, à heures régulières. Bien qu’une administration

symétrique (même dose administrée le matin et le soir) à heures régulières (toutes les 12 heures) soit appropriée chez la

majorité des patients, certains patients du fait de leur état douloureux, peuvent tirer un meilleur bénéfice thérapeutique d’une

administration asymétrique adaptée au profil de leur douleur. En général, la plus faible dose antalgique efficace doit être

choisie.

Pour le traitement de douleurs non cancéreuses, des doses journalières maximales de 40 mg/20 mg de chlorhydrate

d’oxycodone / chlorhydrate de naloxone sont habituellement suffisantes, mais des doses plus élevées peuvent être

nécessaires.

Pour les doses non réalisables/praticables avec ce dosage, d’autres dosages de ce médicament sont disponibles.

Syndrome des jambes sans repos (SJSR) :

TARGINACT est indiqué chez les patients atteints de SJSR depuis au moins 6 mois. Les symptômes du SJSR doivent être

présents quotidiennement et pendant la journée (≥ 4 jours/semaine). TARGINACT doit être utilisé après échec d’un

précédent traitement dopaminergique. L’échec du traitement dopaminergique est défini par une réponse initiale insuffisante,

une réponse devenue insuffisante avec le temps, l’apparition d’un phénomène d’augmentation ou d’un profil de tolérance

inacceptable malgré des doses appropriées. Le traitement précédent comprenant au moins un médicament dopaminergique

doit avoir duré en général 4 semaines. Une période plus courte peut être envisagée en cas de tolérance inacceptable avec

le traitement dopaminergique.

La posologie doit être ajustée individuellement selon la sensibilité du patient.

Le traitement par TARGINACT des patients atteints du syndrome des jambes sans repos doit être surveillé par un médecin

ayant une expérience dans la prise en charge de cette pathologie.

Sauf mention contraire du médecin, TARGINACT doit être administré de la façon suivante :

Adultes

La dose initiale habituelle est de 5 mg/2,5 mg de chlorhydrate d’oxycodone / chlorhydrate de naloxone toutes les 12 heures.

Un ajustement hebdomadaire de la dose est recommandé lorsque des doses supérieures sont nécessaires. La dose

quotidienne moyenne de l’étude pivot était de 20 mg/10 mg de chlorhydrate d’oxycodone/chlorhydrate de naloxone. Certains

patients peuvent bénéficier de doses quotidiennes supérieures pouvant atteindre un maximum de 60 mg/30 mg de

chlorhydrate d’oxycodone/chlorhydrate de naloxone.

TARGINACT doit être administré à la dose déterminée, deux fois par jour, à heures régulières. Bien qu’une administration

symétrique (même dose administrée le matin et le soir) à heures régulières (toutes les 12 heures) soit appropriée chez la

majorité des patients, certains patients, en fonction de leur situation, peuvent tirer un meilleur bénéfice thérapeutique d’une

administration asymétrique individualisée. De manière générale, la plus faible dose efficace doit être choisie.

D’autres dosages de ce médicament sont disponibles pour ajuster la posologie.

TARGINACT 5 mg/2,5 mg, comprimé à libération prolongée

TARGINACT 10 mg/5 mg, comprimé à libération prolongée

TARGINACT 40 mg/20 mg, comprimé à libération prolongée

Analgésie/Syndrome des jambes sans repos

Personnes âgées

Comme chez les plus jeunes adultes, la posologie doit être adaptée en fonction de l’intensité de la douleur et de la

sensibilité individuelle du patient.

Patients insuffisants hépatiques

Une étude clinique a montré que les concentrations plasmatiques d’oxycodone et de naloxone sont plus élevées chez les

patients présentant une insuffisance hépatique. Cette élévation de concentration est plus marquée avec la naloxone (voir

rubrique 5.2). Chez le patient insuffisant hépatique, l’incidence clinique d’une exposition à une dose relativement élevée de

naloxone n’est pas encore connue. Des précautions doivent être prises lors de l’administration de ce médicament chez les

patients présentant une insuffisance hépatique légère (voir rubrique 4.4). Chez les patients présentant une insuffisance

hépatique modérée et sévère, TARGINACT est contre-indiqué (voir rubrique 4.3).

Patients insuffisants rénaux

Une étude clinique a montré que les concentrations plasmatiques d’oxycodone et de naloxone sont plus élevées chez les

patients présentant une insuffisance rénale. Cette élévation de concentration est plus marquée avec la naloxone qu’avec

l’oxycodone (voir rubrique 5.2). Chez le patient insuffisant rénal, l’incidence clinique d’une exposition à une dose

relativement élevée de naloxone n’est pas encore connue. Des précautions doivent être prises lors de l’administration de ce

médicament chez les patients présentant une insuffisance rénale (voir rubrique 4.4).

Population pédiatrique

La sécurité et l’efficacité de TARGINACT chez les enfants âgés de moins de 18 ans n’ont pas été établies. Aucune donnée

n’est disponible.

Mode d’administration

Voie orale.

Ces comprimés à libération prolongée doivent être administrés à la dose déterminée, deux fois par jour, à intervalles

réguliers.

Les comprimés à libération prolongée peuvent être pris avec ou sans nourriture, avec un volume suffisant de liquide. Ces

comprimés doivent être avalés entiers, sans être cassés, croqués ou écrasés (voir rubrique 4.4).

Durée de traitement

Ce médicament ne doit pas être administré plus longtemps que nécessaire. Si un traitement prolongé est nécessaire, en

raison de la nature et de la sévérité de la maladie, une surveillance attentive et régulière doit être mise en place pour

déterminer si le traitement doit être poursuivi et selon quelles modalités.

Analgésie

Quand le recours aux opioïdes n’est plus nécessaire, il est conseillé de diminuer progressivement les doses (voir rubrique

4.4).

Syndrome des jambes sans repos

Au cours du traitement par TARGINACT, une évaluation clinique du patient doit être effectuée au moins tous les 3 mois. Le

traitement doit être poursuivi si TARGINACT est considéré efficace et que le bénéfice contrebalance les effets indésirables

et les inconvénients possibles selon les patients individuels. Avant toute poursuite du traitement du SJSR au-delà de 1 an,

un schéma thérapeutique intégrant une diminution progressive des doses de TARGINACT sur une période d’environ une

semaine doit être considéré pour établir si la poursuite du traitement par TARGINACT est indiquée.

Quand le recours aux opioïdes n’est plus nécessaire, il est recommandé d’arrêter le traitement en diminuant les doses sur

une période d’environ une semaine afin de réduire le risque de syndrome de sevrage (voir rubrique 4.4).

4.3. Contre-indications

Ce médicament ne doit jamais être utilisé dans les cas suivants :

Hypersensibilité aux substances actives ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1,

Dépression respiratoire sévère avec hypoxie et/ou hypercapnie,

Bronchopneumopathie obstructive chronique sévère,

Cœur pulmonaire,

Asthme bronchique aigu sévère,

Iléus paralytique non induit par les opioïdes,

Insuffisance hépatique modérée à sévère.

En plus, pour le syndrome des jambes sans repos :

Antécédents d’abus aux opiacés.

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Le principal risque encouru lors d’une prise excessive d’opioïdes est la dépression respiratoire.

Ce médicament doit être administré avec précaution chez les personnes âgées ou affaiblies, chez les patients présentant un

iléus paralytique induit par les opioïdes, une insuffisance respiratoire sévère, une apnée du sommeil, un myxœdème, une

hypothyroïdie, une maladie d’Addison (insuffisance corticosurrénalienne), une psychose toxique, une lithiase biliaire, une

hypertrophie de la prostate, en cas d’alcoolisme, de delirium tremens, de pancréatite, d’hypotension, d’hypertension, de

maladies cardiovasculaires préexistantes, de traumatisme crânien (en raison du risque d’augmentation de la pression

intracrânienne) et d’épilepsie, ainsi que chez les patients prédisposés aux convulsions ou traités par des IMAO.

Il est recommandé d’utiliser ce médicament avec prudence lors du traitement du syndrome des jambes sans repos chez les

patients présentant une apnée du sommeil en raison du risque de dépression respiratoire additionnel. Les patients

présentant le syndrome de l’apnée du sommeil ayant été exclus des essais cliniques, il n’existe aucune donnée sur ce

risque.

Ce médicament doit également être administré avec précaution chez les patients présentant une insuffisance hépatique ou

rénale légère.

Une surveillance médicale est particulièrement nécessaire chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère.

La diarrhée doit être considérée comme un effet possible de la naloxone.

Chez les patients recevant un traitement prolongé, le changement par TARGINACT peut entraîner un syndrome de sevrage

en début de traitement. Une surveillance particulière doit être mise en place chez ces patients.

TARGINACT n’est pas adapté au traitement du syndrome de sevrage.

Lors d’une administration prolongée, le patient peut développer une accoutumance au médicament se manifestant par la

nécessité d’augmenter les doses pour maintenir l’effet souhaité. L’administration chronique de ce médicament peut conduire

à une dépendance physique. Un syndrome de sevrage peut apparaître en cas d’arrêt brutal du traitement. Lorsque le

traitement n’est plus nécessaire, il est conseillé de diminuer progressivement les doses journalières afin d’éviter l’apparition

d’un syndrome de sevrage (voir rubrique 4.2).

Il n’existe aucune donnée clinique sur le traitement au long cours du SJSR par TARGINACT au-delà de 1 an (voir rubrique

4.2).

Il est possible qu’une dépendance psychique (addiction) puisse apparaître après l’administration d’analgésiques opioïdes

dont TARGINACT. Ce médicament doit être utilisé avec précaution chez les patients présentant des antécédents de

toxicomanie ou d’alcoolisme. L’oxycodone, seul, présente un risque d’abus équivalent aux autres opioïdes forts.

Afin de ne pas altérer les caractéristiques de la libération prolongée des comprimés à libération prolongée, ils doivent être

avalés entiers et ne doivent pas être cassés, croqués ou écrasés. Casser, croquer ou écraser les comprimés à libération

prolongée, pour faciliter leur administration, conduit à la libération plus rapide des substances actives et à l’absorption d’une

dose potentiellement fatale d’oxycodone (voir rubrique 4.9).

La prise concomitante d'alcool et de TARGINACT doit être évitée car elle peut entraîner une augmentation des effets

indésirables de TARGINACT.

Les patients ayant présenté une somnolence et/ou un épisode d’endormissement soudain doivent s’abstenir de conduire ou

d’utiliser des machines. De plus, une réduction de la dose ou l’arrêt du traitement peuvent être envisagés. En raison des

effets additifs potentiels, la prudence est donc conseillée chez les patients prenant d’autres médicaments sédatifs en

association avec TARGINACT (voir rubriques 4.5 et 4.7).

Aucune étude clinique n’a évalué l’efficacité et la tolérance de TARGINACT chez les enfants et les adolescents âgés de

moins de 18 ans. Par conséquent, son utilisation chez les enfants et les adolescents âgés de moins de 18 ans n’est pas

recommandée.

Il n’y a pas d’expérience clinique chez les patients présentant un cancer avec carcinose péritonéale ou un cancer digestif ou

pelvien à un stade avancé avec un syndrome sub-occlusif.

Par conséquent, l’utilisation de ce médicament n’est pas recommandée chez ces patients.

L’administration de ce médicament n’est pas recommandée avant et pendant les 12-24 heures suivant une intervention

chirurgicale. La première prise de ce médicament après l’intervention chirurgicale est déterminée à partir d’une évaluation

approfondie des bénéfices et des risques pour chaque patient et dépend du type et de l’étendue de l’intervention

chirurgicale, des moyens anesthésiques utilisés, des traitements concomitants et de l’état général du patient.

Il faut dissuader les toxicomanes de toute utilisation abusive de ce médicament.

L’utilisation abusive de ce médicament, par voie parentérale, intranasale ou orale, chez les individus dépendants aux

agonistes opioïdes tels que l’héroïne, la morphine ou la méthadone peut provoquer un syndrome de sevrage prononcé – en

raison de l’effet antagoniste de la naloxone sur les récepteurs aux opioïdes – ou intensifier le syndrome de sevrage déjà

présent (voir rubrique 4.9).

Ces comprimés sont constitués d’une matrice comportant deux polymères conçue uniquement pour une administration par

voie orale. L’utilisation abusive par voie parentérale des constituants du comprimé à libération prolongée (en particulier du

talc) peut entraîner la survenue d’une nécrose tissulaire locale et de granulomes pulmonaires, ou provoquer d’autres effets

indésirables graves et potentiellement fatals.

La matrice vide du comprimé peut être retrouvée dans les selles.

L’utilisation de TARGINACT comme agent dopant peut être dangereuse pour la santé.

L’utilisation de TARGINACT peut induire une réaction positive lors de contrôles antidopage.

Ce médicament contient du lactose. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au

galactose, un déficit en lactase de Lapp ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies

héréditaires rares).

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

Les substances ayant un effet dépresseur sur le Système Nerveux Central (SNC) (ex : autres opioïdes, sédatifs,

hypnotiques, anti-dépresseurs, phénothiazines, neuroleptiques, anti-histaminiques et anti-émétiques) peuvent majorer l’effet

dépresseur sur le SNC de TARGINACT (ex : dépression respiratoire).

L'alcool pouvant renforcer les effets pharmacodynamiques de TARGINACT, la prise concomitante d'alcool et de

TARGINACT doit être évitée.

Des modifications dans les deux sens de l’INR (Temps de Quick), avec un impact cliniquement significatif, ont été observées

chez des patients traités de façon concomitante par de l’oxycodone et par des anticoagulants dérivés de la coumarine.

L’oxycodone est métabolisé principalement par les voies du CYP3A4 et en partie par celle du CYP2D6 (voir rubrique 5.2).

Les activités de ces voies métaboliques peuvent être inhibées ou induites par la co-administration de divers médicaments et

aliments. Il peut être nécessaire d’ajuster les doses de TARGINACT en conséquence.

Les inhibiteurs du CYP3A4, comme les antibiotiques macrolides (par exemple la clarithromycine, l’érythromycine, la

télithromycine), les agents antifongiques azolés (par exemple le kétoconazole, le voriconazole, l’itraconazole, le

posaconazole), les inhibiteurs de protéase (par exemple le ritonavir, l’indinavir, le nelfinavir, le saquinavir), la cimétidine et le

pamplemousse (jus et fruit), peuvent diminuer la clairance de l’oxycodone et conduire à une augmentation des

concentrations plasmatiques de l’oxycodone. Il peut être nécessaire de réduire les doses de ce médicament et de procéder à

une nouvelle titration.

Les inducteurs du CYP3A4, comme la rifampicine, la carbamazépine, la phénytoïne et le millepertuis, peuvent induire le

métabolisme de l’oxycodone et augmenter la clairance du médicament, entraînant une diminution des concentrations

plasmatiques de l’oxycodone. La prudence est conseillée et une titration supplémentaire peut être nécessaire pour obtenir

un contrôle adéquat des symptômes.

Théoriquement, les médicaments qui inhibent l’activité du CYP2D6, comme la paroxétine, la fluoxétine et la quinidine,

peuvent diminuer la clairance de l’oxycodone et conduire à une augmentation des concentrations plasmatiques de

l’oxycodone. L’administration concomitante avec des inhibiteurs du CYP2D6 a eu un effet non significatif sur l’élimination de

l’oxycodone et n’a pas d’influence sur ses effets pharmacodynamiques.

Des études in vitro sur le métabolisme indiquent qu’il n’est attendu aucune conséquence clinique significative de

l’interaction oxycodone/naloxone. Aux concentrations plasmatiques thérapeutiques, la probabilité d’une interaction

cliniquement significative avec le paracétamol, l’acide acétylsalicylique ou la naltrexone et l’association oxycodone-

naloxone est minime.

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse

Il n’existe pas de données sur l’utilisation de TARGINACT chez la femme enceinte et pendant l’accouchement.

Les données limitées sur l’utilisation de l’oxycodone au cours de la grossesse n’ont pas mis en évidence une augmentation

du risque de malformation congénitale. Il n’existe pas de données suffisantes sur l’utilisation de la naloxone chez la femme

enceinte. Cependant, après l’utilisation de ce médicament, les concentrations systémiques de la naloxone chez la femme

sont très faibles (voir rubrique 5.2).

L’oxycodone et la naloxone traversent la barrière placentaire.

Aucune étude animale n’a été réalisée avec l’association oxycodone/naloxone (voir rubrique 5.3).

Les études animales réalisées soit avec l’oxycodone, soit avec la naloxone, n’ont pas mis en évidence d’effets tératogènes

ou embryotoxiques.

L’utilisation prolongée de l’oxycodone chez la femme enceinte peut provoquer un syndrome de sevrage chez le nouveau-né.

Son administration pendant l’accouchement peut entraîner une dépression respiratoire chez le nouveau-né.

Ce médicament ne doit être utilisé pendant la grossesse que si le bénéfice est supérieur aux risques encourus pour l’enfant

à naître ou pour le nouveau-né.

Allaitement

L’oxycodone passe dans le lait maternel. Un rapport de concentration lait/plasma de 3,4:1 a été mesuré et les effets de

l’oxycodone chez l’enfant allaité, sont donc prévisibles. Il n’y a pas de données disponibles sur le passage de la naloxone

dans le lait maternel.

Cependant, après la prise de ce médicament, les concentrations systémiques de la naloxone sont très faibles (voir rubrique

5.2).

Le risque pour l’enfant allaité ne peut être exclu, en particulier lors de la prise de plusieurs doses de ce médicament par la

mère qui allaite.

Par conséquent, l’allaitement doit être interrompu pendant le traitement par TARGINACT.

Fertilité

Il n’existe aucune donnée concernant la fertilité.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

TARGINACT a une influence modérée sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines, en particulier en

début du traitement, lors de l’augmentation des doses ou en cas de changement de traitement et si ce médicament est

associé à la prise d’autres substances dépresseurs du SNC.

L’interdiction de conduire et d’utiliser des machines n’est pas systématique chez les patients stabilisés à une dose

spécifique. De ce fait, les patients doivent demander l’avis de leur médecin avant de conduire ou d’utiliser des machines.

Les patients traités par TARGINACT et présentant une somnolence et/ou des épisodes d’endormissements soudains

doivent être informés qu’ils devront s’abstenir de conduire ou d’exercer des activités pour lesquelles une altération de la

vigilance pourrait les exposer ou exposer d’autres personnes à des risques de blessures graves ou de décès (par exemple

l’utilisation de machines) jusqu’à ce que ces épisodes récurrents d’endormissement et la somnolence soient résolus (voir

rubriques 4.4 et 4.5).

4.8. Effets indésirables

La fréquence de survenue d’un effet indésirable est évaluée ainsi :

Très fréquent (³1/10),

Fréquent (³1/100, <1/10),

Peu fréquent (³1/1000, <1/100),

Rare (³1/10 000, <1/1000),

Très rare (<1/10 000),

Fréquence indéterminée (ne pouvant pas être évaluée à partir des données disponibles).

Dans chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont classés par ordre décroissant de sévérité.

Effets indésirables dans le traitement de la douleur

Affections du système immunitaire

Peu fréquent : hypersensibilité.

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Fréquent : diminution de l’appétit jusqu’à perte de l’appétit.

Affections psychiatriques

Fréquent : insomnie.

Peu fréquent : pensée anormale, anxiété, état confusionnel, dépression, diminution de la libido, nervosité, agitation.

Fréquence indéterminée : humeur euphorique, hallucinations, cauchemars.

Affections du système nerveux

Fréquent : sensations vertigineuses, céphalées, somnolence.

Peu fréquent : convulsions (en particulier chez les patients épileptiques ou prédisposés aux convulsions), perturbation de

l’attention, dysgueusie, troubles du langage, syncope, tremblement, léthargie.

Fréquence indéterminée : paresthésies, sédation.

Affections oculaires

Peu fréquent : défauts visuels.

Affections de l’oreille et du labyrinthe

Fréquent : vertiges.

Affections cardiaques

Peu fréquent : angine de poitrine en particulier chez les patients présentant une coronaropathie, palpitations.

Rare : tachycardie.

Affections vasculaires

Fréquent : bouffées de chaleur.

Peu fréquent : pression artérielle diminuée, pression artérielle augmentée.

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Peu fréquent : dyspnée, rhinorrhée, toux.

Rare : bâillements.

Fréquence indéterminée : dépression respiratoire.

Affections gastro-intestinales

Fréquent : douleur abdominale, constipation, diarrhée, bouche sèche, dyspepsie, vomissements, nausées, flatulences.

Peu fréquent : distension abdominale.

Rare : troubles dentaires.

Fréquence indéterminée : éructations.

Affections hépatobiliaires

Peu fréquent : augmentation des enzymes hépatiques, colique biliaire.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Fréquent : prurit, réactions cutanées, hyperhidrose.

Affections musculo-squelettiques et du tissu conjonctif

Peu fréquent : contractures musculaires, contractions fasciculaires, myalgie.

Affections du rein et des voies urinaires

Peu fréquent : impériosité mictionnelle.

Fréquence indéterminée : rétention urinaire.

Troubles des organes de reproduction et du sein

Fréquence indéterminée : dysfonction érectile.

Troubles généraux et anomalies au site d’administration

Fréquent : asthénie, fatigue.

Peu fréquent : douleurs thoraciques, frissons, syndrome de sevrage médicamenteux, malaise, douleurs, œdème

périphérique, soif.

Investigations :

Peu fréquent : perte de poids.

Rare : prise de poids.

Lésions, intoxication et complications liées aux procédures

Peu fréquent : lésions dues à des accidents.

Pour le chlorhydrate d’oxycodone, les effets indésirables additionnels suivants ont été décrits :

En raison de ses propriétés pharmacologiques, le chlorhydrate d’oxycodone peut provoquer une dépression respiratoire, un

myosis, un spasme bronchique ou des spasmes des muscles lisses ainsi qu’une abolition du réflexe de la toux.

Infections et infestations

Rare : herpès.

Affections du système immunitaire

Fréquence indéterminée : réactions anaphylactiques.

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Peu fréquent : déshydratation.

Rare : augmentation de l’appétit.

Affections psychiatriques

Fréquent : altération de l’humeur et modification de la personnalité, diminution de l’activité, hyperactivité psychomotrice.

Peu fréquent : agitation, troubles de la perception (par exemple : sensation de déréalisation), pharmacodépendance.

Fréquence indéterminée : agressivité.

Affections du système nerveux

Peu fréquent : troubles de la concentration, migraine, hypertonie, contractions musculaires involontaires, hypoesthésie,

coordination anormale.

Fréquence indéterminée : hyperalgésie.

Affections de l’oreille et du labyrinthe

Peu fréquent : troubles auditifs.

Affections vasculaires

Peu fréquent : vasodilatation.

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Peu fréquent : dysphonie.

Affections gastro-intestinales

Fréquent : hoquet.

Peu fréquent : dysphagie, iléus, ulcération buccale, stomatite.

Rare: mélaena, saignements gingivaux.

Fréquence indéterminée : caries dentaires.

Affections hépatobiliaires

Fréquence indéterminée : cholestase.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Peu fréquent : sécheresse cutanée.

Rare : urticaire.

Affections du rein et des voies urinaires

Fréquent : dysurie.

Affections des organes de reproduction et du sein

Peu fréquent : hypogonadisme.

Fréquence indéterminée : aménorrhée.

Troubles généraux et anomalies au site d’administration

Peu fréquent : œdème, tolérance au médicament.

Fréquence indéterminée : syndrome de sevrage néonatal.

Effets indésirables dans le traitement du syndrome des jambes sans repos

La liste ci-dessous reflète les effets indésirables observés avec TARGINACT dans un essai clinique sur 12 semaines

randomisé, contrôlé versus placebo, ayant inclus un total de 150 patients sous TARGINACT et de 154 patients sous

placebo, pour des doses comprises entre 10 mg/5mg et 80 mg/40 mg de chlorhydrate d’oxycodone / chlorhydrate de

naloxone. Les effets indésirables associés à ce médicament dans le traitement de la douleur et non observés dans la

population de l’étude du SJSR ont été ajoutés en fréquence indéterminée.

Affections du système immunitaire

Fréquence indéterminée : hypersensibilité.

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Fréquent : diminution de l’appétit jusqu’à perte de l’appétit.

Affections psychiatriques

Fréquent : insomnie, dépression.

Peu fréquent : baisse de la libido, accès de sommeil.

Fréquence indéterminée : pensée anormale, anxiété, état confusionnel, nervosité, agitation, humeur euphorique,

hallucinations, cauchemars.

Affections du système nerveux

Très fréquent : céphalées, somnolence.

Fréquent : sensations vertigineuses, perturbation de l’attention, tremblements, paresthésies.

Peu fréquent : dysgeusie.

Fréquence indéterminée : convulsion (en particulier chez les patients épileptiques ou prédisposés aux convulsions),

sédation, troubles du langage, syncope, léthargie.

Affections oculaires

Fréquent : troubles visuels.

Affections de l’oreille et du labyrinthe

Fréquent : vertiges.

Affections cardiaques

Fréquence indéterminée : angine de poitrine en particulier chez les patients présentant une coronaropathie, palpitations,

tachycardies.

Affections vasculaires

Fréquent : bouffées de chaleur, diminution de la pression artérielle, augmentation de la pression artérielle.

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Peu fréquent : dyspnée.

Fréquence indéterminée : toux, rhinorrhée, dépression respiratoire, bâillements.

Affections gastro-intestinales

Très fréquent : Constipation, nausées.

Fréquent : douleurs abdominales, bouche sèche, vomissements.

Peu fréquent : flatulences.

Fréquence indéterminée : distension abdominale, diarrhée, dyspepsie, éructations, troubles dentaires.

Affections hépatobiliaires

Fréquent : augmentation des enzymes hépatiques (alanine aminotransférase, gamma-glutamyltransférase augmentés).

Fréquence indéterminée : colique biliaire.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Très fréquent : hyperhidrose.

Fréquent : prurit, réactions cutanées.

Affections musculo-squelettiques et du tissu conjonctif

Fréquence indéterminée : contractures musculaires, contractions musculaires, myalgie.

Affections du rein et des voies urinaires

Fréquence indéterminée : impériosité mictionnelle, rétention urinaire.

Troubles des organes de reproduction et du sein

Peu fréquent : dysfonction érectile.

Troubles généraux et anomalies au site d’administration

Très fréquent : fatigue.

Fréquent : douleur thoracique, frissons, soif, douleurs.

Peu fréquent : syndrome de sevrage médicamenteux, œdème périphérique.

Fréquence indéterminée : malaise, asthénie.

Investigations

Fréquence indéterminée : perte de poids, prise de poids.

Lésions, intoxication et complications liées aux procédures

Peu fréquent : lésions dues à des accidents.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une

surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable

suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé

(ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance – Site internet : www.ansm.sante.fr

4.9. Surdosage

Symptômes

En fonction des antécédents médicaux du patient, un surdosage en TARGINACT peut se manifester par des symptômes

induits par l’oxycodone (agoniste des récepteurs aux opioïdes) ou par la naloxone (antagoniste des récepteurs aux

opioïdes).

Les symptômes d’un surdosage en oxycodone incluent : myosis, dépression respiratoire, somnolence pouvant évoluer vers

un état de stupeur, hypotonie, bradycardie et hypotension. Un coma, un œdème pulmonaire non-cardiogénique et/ou une

insuffisance circulatoire peuvent survenir dans les cas les plus graves et être fatals.

La survenue des symptômes d’un surdosage dû à la naloxone est peu probable.

Conduite d’urgence

Le syndrome de sevrage dû à un surdosage en naloxone nécessite un traitement symptomatique approprié sous

surveillance médicale stricte.

Les symptômes suggérant un surdosage en oxycodone peuvent être traités par l’administration d’antagonistes des opioïdes

(par exemple : naloxone 0,4-2 mg par voie intraveineuse). L’administration doit être répétée toutes les 2-3 minutes, en

fonction de l’état clinique du patient. Il est également possible d’administrer par perfusion, 2 mg de naloxone dans 500 ml

d’une solution de chlorure de sodium à 0,9% ou dans une solution de glucose à 5% (0,004 mg/ml de naloxone). Le débit de

la perfusion doit être réglé en fonction des bolus précédemment administrés et adapté à la réponse du patient.

Un lavage gastrique peut être envisagé.

Un choc vasculaire observé lors d’un surdosage peut nécessiter la mise en œuvre d’un traitement symptomatique

(ventilation artificielle, oxygène, vasopresseurs et remplissage vasculaire). Un arrêt cardiaque ou une arythmie peut

nécessiter de pratiquer un massage cardiaque ou une défibrillation. En cas de nécessité, le patient devra être placé sous

ventilation artificielle. La volémie et l’équilibre électrolytique doivent être contrôlés.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

5.1. Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique : Analgésiques, opioïdes, alcaloïdes naturels de l’opium.

Code ATC : N02AA55

(N : système nerveux central)

Mécanisme d’action

L’oxycodone et la naloxone se lient aux récepteurs aux opioïdes de types kappa, mu et delta localisés dans le cerveau, la

moelle épinière et les organes périphériques (ex : système digestif). L’oxycodone est un agoniste des récepteurs aux

opioïdes et soulage la douleur en se liant aux récepteurs endogènes localisés dans le Système Nerveux Central (SNC). A

l’inverse, la naloxone est un antagoniste pur qui agit sur tous les types de récepteurs aux opioïdes.

Effets pharmacodynamiques

En raison d’un effet de premier passage hépatique important, la biodisponibilité de la naloxone après administration par voie

orale est inférieure à 3% ; par conséquent, un effet systémique cliniquement significatif est peu probable. Au niveau du tube

digestif, la naloxone antagonise de manière compétitive l’effet de l’oxycodone via les récepteurs aux opioïdes, elle réduit

ainsi les troubles digestifs caractéristiques du traitement par opioïdes.

Efficacité et sécurité clinique

Les opioïdes peuvent avoir une action pharmacologique sur les axes hypothalamo-hypophysaire ou gonadique. Certaines

modifications peuvet être observées telles qu’une augmentation de la prolactinémie et une diminution du cortisol

plasmatique et de la testostérone. Ces modifications hormonales peuvent se manifester par des symptômes cliniques.

Les études précliniques montrent différents effets des opioïdes naturels sur les composants du système immunitaire. La

conséquence clinique de ces observations n’est pas connue. Il n’a pas été déterminé si l’oxycodone, opioïde semi-

synthétique, présente des effets similaires aux opioïdes naturels sur le système immunitaire.

Analgésie

Au cours d’une étude réalisée en double aveugle, pendant 12 semaines, chez 322 patients atteints de constipation induite

par les opioïdes, les patients traités par du chlorhydrate d’oxycodone – chlorhydrate de naloxone ont eu en moyenne,

pendant la dernière semaine de traitement, une émission spontanée de selles supplémentaire (sans laxatif) par rapport aux

patients traités par le chlorhydrate d’oxycodone, comprimé à libération prolongée à des doses similaires (p<0,0001).

L’utilisation de laxatifs durant les quatre premières semaines de traitement était significativement plus faible dans le groupe

traité par oxycodone-naloxone que dans le groupe traité par oxycodone en monothérapie (31% versus 55% p<0,0001).

Des résultats similaires ont été montrés dans une étude portant sur 265 patients non cancéreux, comparant les doses

journalières de chlorhydrate d’oxycodone/chlorhydrate de naloxone 60 mg/30 mg et jusqu’à 80 mg/40 mg avec les mêmes

doses de chlorhydrate d’oxycodone en monothérapie.

Syndrome des jambes sans repos

Au cours d’une étude d’efficacité randomisée en double aveugle, sur 12 semaines, 150 patients atteints d’un syndrome

idiopathique des jambes sans repos sévère à très sévère à la randomisation ont été traités par chlorhydrate d’oxycodone /

chlorhydrate de naloxone. Un syndrome sévère est défini par un score IRLS compris entre 21 et 30 et un syndrome très

sévère par un score compris entre 31 et 40. Les patients ont montré une amélioration cliniquement pertinente et

statistiquement significative du score moyen IRLS comparé au placebo sur l’ensemble de la période de traitement avec une

diminution du score moyen IRLS de 5,9 points comparé au placebo à la 12ème semaine (on suppose un effet similaire au

placebo pour les patients qui n’ont pas terminé l’étude, selon une approche très conservatrice). Les premiers signes

d’efficacité ont été démontrés dès la 1ère semaine de traitement. Des résultats similaires ont été montrés sur l’amélioration

de la sévérité des symptômes du SJSR (mesurée par l’échelle SJSR-6), la qualité de vie mesurée par un questionnaire

SJSR – qualité de vie, la qualité du sommeil (mesurée par l’échelle MOS sleep), et la proportion de patients en amélioration

sur le score IRLS. Aucun patient n’a présenté un phénomène confirmé d’augmentation (des symptômes) au cours de l’étude.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques

Chlorhydrate d’oxycodone

Absorption

La biodisponibilité absolue de l’oxycodone atteint 87% après administration par voie orale.

Distribution

Après absorption, l’oxycodone est distribué dans l’ensemble de l’organisme. Le taux de fixation aux protéines plasmatiques

de l’oxycodone est d’environ 45%.

L’oxycodone traverse la barrière placentaire et peut être retrouvé dans le lait maternel.

Biotransformation

L’oxycodone est métabolisé au niveau intestinal et hépatique en noroxycodone, oxymorphone et en dérivés

glucuroconjugués. La noroxycodone, l’oxymorphone et la noroxymorphone sont produits via le métabolisme du cytochrome

P450. Chez l’homme, la quinidine diminue la production d’oxymorphone sans altérer considérablement les propriétés

pharmacodynamiques de l’oxycodone.

Les métabolites ne sont pas considérés comme contribuant à l’activité pharmacologique globale.

Elimination

L’oxycodone et ses métabolites sont excrétés dans les urines et les selles.

Chlorhydrate de naloxone

Absorption

Après administration par voie orale, la naloxone a une très faible disponibilité systémique (< 3%).

Distribution

La naloxone passe à travers le placenta. Il n’y a pas de données sur le passage de la naloxone dans le lait maternel.

Biotransformation et élimination

Après administration parentérale, la demi-vie plasmatique de la naloxone est d’environ une heure. Sa durée d’action dépend

de la dose et de la voie d’administration, l’injection intra-musculaire produisant un effet de plus longue durée qu’une

administration par voie intraveineuse.

La naloxone est métabolisée dans le foie et excrétée dans les urines. Les métabolites principaux de la naloxone sont la

naloxone glucuronide, 6

-naloxol et leurs dérivés glucuroconjugués.

Association chlorhydrate d’oxycodone/chlorhydrate de naloxone (TARGINACT)

Relations pharmacocinétique/pharmacodynamique

Les caractéristiques pharmacocinétiques de l’oxycodone contenu dans TARGINACT sont équivalentes à celles du

chlorhydrate d’oxycodone, comprimés à libération prolongée administrés de façon concomitante au chlorhydrate de

naloxone, comprimés à libération prolongée.

Tous les dosages de TARGINACT sont interchangeables.

Après l’administration par voie orale de TARGINACT à la dose maximale chez le volontaire sain, les concentrations

plasmatiques de naloxone sont trop faibles pour permettre une analyse pharmacocinétique. Afin de conduire une analyse

pharmacocinétique, la naloxone-3-glucuronide a été utilisée en tant que marqueur de substitution, du fait des concentrations

plasmatiques de ce métabolite assez élevées pour être mesurées.

En général, lors de la prise d’un petit-déjeuner riche en graisses, le pic de la concentration plasmatique (Cmax) et la

biodisponibilité de l’oxycodone après administration de TARGINACT par voie orale sont augmentés en moyenne de 16% à

30% en comparaison à une administration à jeun. Cette augmentation n’étant pas considérée comme pouvant avoir un

impact clinique, TARGINACT peut être administré au cours ou en dehors des repas (voir rubrique 4.2).

Les études sur le métabolisme du médicament réalisées in vitro ont montré qu’avec TARGINACT des interactions

cliniquement significatives sont peu probables.

Patients âgés

Oxycodone :

Pour l’ASCt de l’oxycodone, en moyenne il y a eu une augmentation à 118% (92% C.I. : 103, 135) pour les patients âgés

comparée aux volontaires plus jeunes. Pour la Cmax de l’oxycodone, en moyenne, il y a eu une augmentation à 114% (90%

C.I. :102,127). Pour la Cmin de l’oxycodone, en moyenne, il y a eu une augmentation à 128% (90% C.I. : 107, 152).

Naloxone :

Pour l’ASCt de la naloxone, en moyenne il y a eu une augmentation à 182% (90% C.I. : 123, 270) pour les patients âgés

comparée aux volontaires plus jeunes. Pour la Cmax de la naloxone, en moyenne, il y a eu une augmentation à 173% (90%

C.I. :107, 280). Pour la Cmin de la naloxone, en moyenne, il y a eu une augmentation à 317% (90% C.I. : 142, 708).

Naloxone-3-glucuronide :

Pour l’ASCt de la naloxone-3-glucuronide, en moyenne il y a eu une augmentation à 128% (92% C.I. : 113, 147) pour les

patients âgés comparée aux volontaires plus jeunes. Pour la Cmax de la naloxone-3-glucuronide, en moyenne, il y a eu une

augmentation à 127% (90% C.I. :112,144). Pour la Cmin de la naloxone-3-glucuronide, en moyenne, il y a eu une

augmentation à 125% (90% C.I. : 105, 148).

Patients présentant une insuffisance hépatique

Oxycodone :

Pour l’ASC∞ de l’oxycodone, en moyenne il y a eu une augmentation à 143% (92% C.I. : 111, 184), à 319% (90% C.I. : 248,

411) et à 310% (90% C.I. : 241, 398) pour les patients présentant une insuffisance hépatique légère, modérée à sévère

comparée aux volontaires sains. Pour la Cmax de l’oxycodone, en moyenne, il y a eu une augmentation à 120% (90% C.I. :

99, 144), à 201% (90% C.I. : 166, 242) et à 191% (90% C.I. : 158, 231). Pour la t*1/2z de l’oxycodone, en moyenne, il y a eu

une augmentation à 108% (90% C.I. : 70, 146), à 176% (90% C.I. : 138, 215) et à 183% (90% C.I. : 145, 221) pour les patients

présentant une insuffisance hépatique légère, modérée à sévère comparée aux volontaires sains.

Naloxone :

Pour l’ASCt de la naloxone, en moyenne il y a eu une augmentation à 411% (90% C.I. : 152, 1112), à 11518% (90% C.I. :

4259, 31149) et à 10666% (90% C.I. : 3944, 28847) pour les patients présentant une insuffisance hépatique légère, modérée

à sévère comparée aux volontaires sains. Pour la Cmax de la naloxone, en moyenne, il y a eu une augmentation à 193%

(90% C.I. : 115, 324), à 5292% (90% C.I. : 3148, 8896) et à 5252% (90% C.I. : 3124, 8830) pour les patients présentant une

insuffisance hépatique légère, modérée à sévère comparée aux volontaires sains. En raison de l’insuffisance de données

disponibles, la t1/2z, et l’ASC∞ correspondantes de la naloxone n’ont pas été calculées. Les comparaisons sur la

biodisponibilité de la naloxone ont été basées sur les valeurs de l’ASCt.

Naloxone-3-glucuronide :

Pour l’ASC∞ de la naloxone-3-glucuronide, en moyenne il y a eu une augmentation à 157% (92% C.I. : 89, 279), à 128%

(90% C.I. : 72, 227) et à 125% (90% C.I. : 71, 222) pour les patients présentant une insuffisance hépatique légère, modérée à

sévère comparée aux volontaires sains. Pour la Cmax de la naloxone-3-glucuronide, en moyenne, il y a eu une

augmentation à 141% (90% C.I. : 100, 197), 118% (90% C.I. : 84, 166) et il y a eu une diminution à 98% (90% C.I. : 70, 137)

pour les patients présentant une insuffisance hépatique légère, modérée à sévère comparée aux volontaires sains. Pour la

t1/2z de la naloxone-3-glucuronide, en moyenne, il y a eu une augmentation à 117% (90% C.I. : 72, 161) et il y a eu une

diminution à 77% (90% C.I. : 32, 121) et à 94% (90% C.I. : 49, 139) pour les patients présentant une insuffisance hépatique

légère, modérée à sévère comparée aux volontaires sains.

Patients présentant une insuffisance rénale

Oxycodone :

Pour l’ASC∞ de l’oxycodone, en moyenne il y a eu une augmentation à 153% (92% C.I. : 130, 182), à 166% (90% C.I. : 140,

196) et à 224% (90% C.I. : 190, 266) pour les patients présentant une insuffisance rénale légère, modérée à sévère

comparée aux volontaires sains. Pour la Cmax de l’oxycodone, en moyenne, il y a eu une augmentation à 110% (90% C.I. :

94, 129), à 135% (90% C.I. : 115, 159) et à 167% (90% C.I. : 142, 196). Pour la t1/2z de l’oxycodone, en moyenne, il y a eu

une augmentation à 149%, à 123% et à 142% pour les patients présentant une insuffisance rénale légère, modérée à sévère

comparée aux volontaires sains.

Naloxone :

Pour l’ASC

de la naloxone, en moyenne il y a eu une augmentation à 2850% (90% C.I. : 369, 22042), à 3910% (90% C.I. :

506, 30243) et à 7612% (90% C.I. : 984, 58871) pour les patients présentant une insuffisance rénale légère, modérée à

sévère comparée aux volontaires sains. Pour la C

de la naloxone, en moyenne, il y a eu une augmentation à 1076%

(90% C.I. : 154, 7502), à 858% (90% C.I. : 123, 5981) et à 1675% (90% C.I. : 240, 11676) pour les patients présentant une

insuffisance rénale légère, modérée à sévère comparée aux volontaires sains. En raison de l’insuffisance de données

disponibles, la t

1/2z

et l’ASC∞ correspondantes n’ont pas été calculées. Les comparaisons sur la biodisponibilité de la

naloxone ont été basées sur les valeurs de l’ASC

. Les ratios peuvent être influencés par l’incapacité de caractériser

entièrement le profil sanguin de la naloxone chez les volontaires sains.

Naloxone-3-glucuronide :

Pour l’ASC∞ de la naloxone-3-glucuronide, en moyenne il y a eu une augmentation à 220% (92% C.I. : 148, 327), à 3708%

(90% C.I. : 249, 550) et à 525% (90% C.I. : 354, 781) pour les patients présentant une insuffisance rénale légère, modérée à

sévère comparée aux volontaires sains. Pour la C

de la naloxone-3-glucuronide, en moyenne, il y a eu une augmentation

à 148% (90% C.I. :110, 197), à 202% (90% C.I. : 151, 271) et à 239% (90% C.I. : 179, 320). Pour la t

1/2z

de la naloxone-3-

glucuronide, en moyenne, il n’y a pas eu de changement significatif pour les patients présentant une insuffisance rénale

légère, modérée à sévère comparée aux volontaires sains.

1/2z

: demi-vie d’élimination de la phase terminale

Abus

Afin de ne pas altérer les caractéristiques de la libération prolongée des comprimés, TARGINACT ne doit être ni cassé ni

écrasé ni croqué, car cela pourrait conduire à une libération plus rapide des substances actives. De plus, lors de son

administration intranasale, la naloxone a une vitesse d’élimination plus lente. Pour ces raisons, l’utilisation abusive de

TARGINACT n’aura pas les effets voulus.

Chez des rats dépendants à l’oxycodone, l’administration intraveineuse du chlorhydrate d’oxycodone/chlorhydrate de

naloxone selon le rapport 2:1 a provoqué un syndrome de sevrage.

5.3. Données de sécurité préclinique

Aucune étude de toxicité sur la reproduction n’a été réalisée avec l’association oxycodone et naloxone.

L’oxycodone seul n’a pas montré d’effet sur la fertilité et sur le développement embryonnaire dans des études conduites

chez le rat mâle et femelle à des doses allant jusqu’à 8 mg/kg de poids corporel (pc). Elles n’ont pas entraîné de

malformations chez le rat à des doses allant jusqu’à 8 mg/kg pc, ni chez le lapin à des doses allant jusqu’à 125 mg/kg de pc.

Cependant, chez le lapin, au cours de l’évaluation statistique, l’analyse individuelle des fœtus a montré une augmentation

dose-dépendante de malformations lors du développement fœtal (augmentation de l’incidence de la 27

ème

vertèbre pré-

sacrée et des paires de côtes supplémentaires). Lors de l’analyse statistique de ces paramètres sur l’ensemble de la portée,

seule l’incidence de la 27

ème

vertèbre pré-sacrée a été augmentée et uniquement dans le groupe traité à 125 mg/kg, dose

maternotoxique.

Dans une étude de développement pré et post-natale chez le rat, la génération F1 présentait un poids corporel inférieur à la

dose de 6 mg/kg comparativement au poids du groupe contrôle ayant reçu des doses induisant une diminution du poids

maternel et la prise de nourriture (NOAEL 2 mg/kg pc). Il n’a été observé aucun effet toxique sur le développement physique,

le réflexe, les paramètres de développement sensoriel, les index du comportement et de reproduction.

Les études de toxicité sur la reproduction conventionnelle par voie orale avec la naloxone, montrent qu’à fortes doses, la

naloxone n’est pas tératogène ni embryofoetotoxique et n’affecte pas le développement péri- et post-natal.

La naloxone, à très fortes doses (800 mg/kg/jour) a entraîné chez le rat une augmentation du nombre de la mortalité des

petits à la naissance et pendant la période post-partum à des doses ayant entraîné une toxicité maternelle significative (par

exemple perte de poids, convulsions).

Cependant, chez les petits survivants, aucun effet sur le développement ou le comportement n’a été observé.

Aucune étude de cancérogenèse au long cours n’a été effectuée avec l’association oxycodone/naloxone ou l’oxycodone

seul.

Une étude de cancérogenèse chez le rat sur 24 mois a été réalisée avec la naloxone administrée par voie orale à la dose de

100 mg/kg/jour. Dans ces conditions, la naloxone n’a eu aucun effet carcinogène.

L’oxycodone et la naloxone, individuellement, ont montré un potentiel clastogène in vitro. Cependant, dans les études de

génotoxicité in vivo et même à des doses toxiques, aucun effet n’a été observé. Les résultats indiquent qu’à des doses

thérapeutiques, le risque mutagène chez l’homme de TARGINACT peut être exclu avec suffisamment de certitude.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES

6.1. Liste des excipients

Noyau du comprimé :

Povidone K30, éthylcellulose, alcool stéarylique, lactose monohydraté, talc, stéarate de magnésium

Pelliculage :

Alcool polyvinylique partiellement hydrolysé, dioxyde de titane (E171), macrogol 3350, talc, oxyde de fer rouge (E172).

6.2. Incompatibilités

Sans objet.

6.3. Durée de conservation

Plaquettes thermoformées : 3 ans

Flacons: 2 ans. Durée de conservation après ouverture : 6 mois.

6.4. Précautions particulières de conservation

A conserver à une température ne dépassant pas 25°C.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur

Plaquettes thermoformées en PVC / aluminium avec système de sécurité enfant.

Boîtes de 10, 14, 20, 28, 30, 50, 56, 60, 98 ou 100 comprimés.

Présentation Hôpital : boîte de 100 (10 x 10) comprimés.

Flacon HDPE avec système de sécurité enfant en PP : 100 comprimés.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6. Précautions particulières d’élimination et de manipulation

Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

MUNDIPHARMA

7-11 QUAI ANDRE CITROËN

75015 PARIS

8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

395 189-4 ou 34009 395 189 4 7 : 10 comprimés à libération prolongée sous plaquettes thermoformées (PVC/Aluminium)

395 190-2 ou 34009 395 190 2 9 : 14 comprimés à libération prolongée sous plaquettes thermoformées (PVC/Aluminium)

395 191-9 ou 34009 395 191 9 7 : 20 comprimés à libération prolongée sous plaquettes thermoformées (PVC/Aluminium)

395 192-5 ou 34009 395 192 5 8 : 28 comprimés à libération prolongée sous plaquettes thermoformées (PVC/Aluminium)

395 193-1 ou 34009 395 193 1 9 : 30 comprimés à libération prolongée sous plaquettes thermoformées (PVC/Aluminium)

395 194-8 ou 34009 395 194 8 7 : 50 comprimés à libération prolongée sous plaquettes thermoformées (PVC/Aluminium)

395 195-4 ou 34009 395 195 4 8 : 56 comprimés à libération prolongée sous plaquettes thermoformées (PVC/Aluminium)

395 196-0 ou 34009 395 196 0 9 : 60 comprimés à libération prolongée sous plaquettes thermoformées (PVC/Aluminium)

395 197 7 ou 34009 395 197 7 7 : 98 comprimés à libération prolongée sous plaquettes thermoformées (PVC/Aluminium)

575 404-0 ou 34009 575 404 0 1 : 100 comprimés à libération prolongée sous plaquettes thermoformées (PVC/Aluminium)

586 617-0 ou 34009 586 6170 9 : Flacon en polyéthylène haute densité (HDPE) de 100 comprimés.

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

11. DOSIMETRIE

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES

Sans objet.

CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE

Stupéfiant.

Prescription sur ordonnances sécurisées.

Prescription limitée à 28 jours.

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