SOLU-MEDROL Trousse

Canada - français - Health Canada

Achète-le

Ingrédients actifs:
Méthylprednisolone (Succinate sodique de méthylprednisolone)
Disponible depuis:
PFIZER CANADA ULC
Code ATC:
H02AB04
DCI (Dénomination commune internationale):
METHYLPREDNISOLONE
Dosage:
40MG
forme pharmaceutique:
Trousse
Composition:
Méthylprednisolone (Succinate sodique de méthylprednisolone) 40MG
Mode d'administration:
Intramusculaire
Unités en paquet:
10X1ML
Type d'ordonnance:
Prescription
Domaine thérapeutique:
ADRENALS
Descriptif du produit:
Numéro de groupe d'ingrédients actifs (GIA) :0106290002
Statut de autorisation:
ANNULÉ APRÈS COMMERCIALISATION
Numéro d'autorisation:
02063719
Date de l'autorisation:
2015-09-15

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MONOGRAPHIE

SOLU-MEDROL

MD

Succinate sodique de méthylprednisolone pour injection, USP

Poudre stérile

Fioles de 500 mg et 1 g

SOLU-MEDROL

MD

ACT-O-VIAL

MD

Succinate sodique de méthylprednisolone pour injection, USP

Poudre stérile et diluant

Fioles de 40 mg, 125 mg, 500 mg et 1 g, avec agent de conservation

Fioles de 40 mg, 125 mg, 500 mg et 1 g, sans agent de conservation

Glucocorticoïde

Pfizer Canada inc.

17300, autoroute Transcanadienne

Kirkland (Québec)

H9J 2M5

Date de rédaction :

23 septembre 2003

Date de révision :

11 février 2015

de contrôle : 178081

M.D. de Pfizer Enterprises, SARL

Pfizer Canada inc., licencié

M.D. de Pharmacia & Upjohn Company LLC

Pfizer Canada inc., licencié

Pfizer Canada inc. 2014

Monographie de SOLU-MEDROL (succinate sodique de méthylprednisolone)

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Table des matières

PARTIE I : RENSEIGNEMENTS POUR LE PROFESSIONNEL DE LA SANTÉ ..............3

RENSEIGNEMENTS SOMMAIRES SUR LE PRODUIT ...........................................3

INDICATIONS ET USAGE CLINIQUE ............................................................................3

CONTRE-INDICATIONS ..................................................................................................5

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS ..........................................................................5

EFFETS INDÉSIRABLES ................................................................................................16

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES ......................................................................21

POSOLOGIE ET MODE D’ADMINISTRATION ...........................................................27

SURDOSAGE....................................................................................................................30

MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE ..............................................31

STABILITÉ ET CONSERVATION .................................................................................33

PRÉSENTATION, COMPOSITION ET CONDITIONNEMENT ...................................33

PARTIE II : RENSEIGNEMENTS SCIENTIFIQUES ..........................................................35

RENSEIGNEMENTS PHARMACEUTIQUES ...............................................................35

ESSAIS CLINIQUES ........................................................................................................35

PHARMACOLOGIE DÉTAILLÉE ..................................................................................37

TOXICOLOGIE ................................................................................................................37

BIBLIOGRAPHIE .............................................................................................................38

PARTIE III : RENSEIGNEMENTS POUR LE CONSOMMATEUR ..................................41

Monographie de SOLU-MEDROL (succinate sodique de méthylprednisolone)

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SOLU-MEDROL

MD

SOLU-MEDROL

MD

ACT-O-VIAL

MD

Succinate sodique de méthylprednisolone pour injection, USP

PARTIE I : RENSEIGNEMENTS POUR LE PROFESSIONNEL DE LA SANTÉ

RENSEIGNEMENTS SOMMAIRES SUR LE PRODUIT

Voie

d’administration

Présentation et

teneur

Excipients d’importance clinique

Injection

intraveineuse ou

intramusculaire ou

perfusion

intraveineuse

Poudre stérile de

500 mg et de 1 g

lactose hydrique

Voir PRÉSENTATION, COMPOSITION ET

CONDITIONNEMENT pour obtenir la liste

complète.

Injection

intraveineuse ou

intramusculaire ou

perfusion

intraveineuse

Poudre stérile de

40 mg, de 125 mg, de

500 mg ou de 1 g avec

diluant sans agent de

conservation

lactose hydrique

Voir PRÉSENTATION, COMPOSITION ET

CONDITIONNEMENT pour obtenir la liste

complète.

Injection

intraveineuse ou

intramusculaire ou

perfusion

intraveineuse

Poudre stérile de

40 mg, de 125 mg, de

500 mg ou de 1 g avec

diluant contenant un

agent de conservation

lactose hydrique, alcool benzylique

Voir PRÉSENTATION, COMPOSITION ET

CONDITIONNEMENT pour obtenir la liste

complète.

INDICATIONS ET USAGE CLINIQUE

L'administration intraveineuse de SOLU-MEDROL (succinate sodique de méthylprednisolone)

est indiquée dans les situations requérant un effet hormonal rapide et intense, telles que :

États d'hypersensibilité et dermatoses

État de mal asthmatique

Réactions anaphylactiques (voir ci-après)

Réactions médicamenteuses

Eczéma de contact

Urticaire

Névrodermite généralisée

Monographie de SOLU-MEDROL (succinate sodique de méthylprednisolone)

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Réactions aux piqûres d'insectes

Pemphigus foliacé et vulgaire

Dermatite exfoliative

Érythème polymorphe

Traitement adjuvant dans les cas suivants :

Lupus érythémateux aigu disséminé

Rhumatisme articulaire aigu

Accès de goutte

Colite ulcéreuse

Outre les états ci-dessus, l'instillation colique de SOLU-MEDROL en lavement à garder ou par

proctoclyse est utile en traitement adjuvant chez les personnes atteintes de colite ulcéreuse.

En cas de réaction anaphylactique, il faut administrer d'abord de l'épinéphrine ou de la

norépinéphrine pour obtenir un effet hémodynamique immédiat, suivie d'une injection

intraveineuse de SOLU-MEDROL et d'autres mesures acceptées. Il a été démontré que, du fait

de leur effet hémodynamique prolongé, les corticostéroïdes aident à prévenir les récurrences de

réactions anaphylactiques aiguës.

Dans les cas de réactions d'hypersensibilité, telles que la maladie sérique, la dermatose allergique

(urticaire) et les réactions aux piqûres d'insectes, SOLU-MEDROL peut apporter un soulagement

dans un délai de 0,5 à 2 heures après son administration. Chez certains asthmatiques, il peut être

avantageux d'administrer SOLU-MEDROL lentement au goutte-à-goutte intraveineux en

quelques heures.

En traitement adjuvant dans les cas de crises foudroyantes de lupus érythémateux aigu disséminé

ou de rhumatisme articulaire aigu et pour soulager la douleur durant les accès de goutte, on peut

administrer SOLU-MEDROL lentement par voie intraveineuse, en quelques minutes. Ensuite,

administrer au patient un traitement par voie intramusculaire ou orale, au besoin, pour assurer un

soulagement continu des symptômes. Dans ces conditions, il faut également prendre d'autres

mesures thérapeutiques acceptées.

États de choc

Dans les cas de choc hémorragique ou traumatique graves, un traitement adjuvant par le

succinate sodique de méthylprednisolone (SOLU-MEDROL) en injection intraveineuse peut

aider à rétablir l’équilibre hémodynamique. La corticothérapie ne doit pas remplacer les

méthodes standard de lutte contre le choc. Cela dit, les résultats actuels indiquent que des doses

élevées de corticostéroïdes jumelées à d'autres mesures peuvent améliorer le taux de survie.

Greffes d'organe

On a utilisé des doses élevées de corticostéroïdes par voies parentérale et orale après des greffes

d'organe en plus d’autres interventions visant à prévenir le phénomène de rejet. SOLU-

MEDROL convient à ces indications.

Monographie de SOLU-MEDROL (succinate sodique de méthylprednisolone)

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Œdème cérébral d’origine non traumatique

L'administration de SOLU-MEDROL immédiatement avant une intervention intracrânienne et

durant la période postopératoire immédiate a permis de réduire la durée des complications

postopératoires liées à l’œdème cérébral.

CONTRE-INDICATIONS

L’emploi de SOLU-MEDROL est contre-indiqué :

chez les nourrissons prématurés, car il contient de l’alcool benzylique. Voir MISES EN

GARDE ET PRÉCAUTIONS, Généralités et Enfants;

dans les cas d’infections fongiques générales et d’hypersensibilité connue à l’un des

ingrédients;

chez les patients à qui on a administré un vaccin vivant ou vivant atténué alors qu’ils

reçoivent des corticostéroïdes à des doses immunosuppressives;

en présence d’une tuberculose non évolutive, d’une kératite herpétique, d’une psychose

aiguë, d’un syndrome de Cushing, d’un ulcère gastroduodénal, d’une créatininémie

nettement élevée, de la vaccine ou de la varicelle, sauf si le traitement est de courte durée

ou s’il s’agit d’une urgence, comme dans les cas de réaction d’hypersensibilité aiguë;

pour la voie intrathécale ou péridurale. Des manifestations cliniques graves ont été

associées à l’utilisation de ces voies d’administration.

L’injection intramusculaire de corticostéroïdes est contre-indiquée chez les patients atteints de

purpura thrombocytopénique idiopathique.

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS

Fioles de SOLU-MEDROL et fioles Act-O-Vial avec agent de conservation (alcool

benzylique)

Fioles de SOLU-MEDROL de 500 mg et 1 g; fioles Act-O-Vial de 40 mg, 125 mg, 500 mg et

Ne pas utiliser SOLU-MEDROL chez les nourrissons prématurés. L’eau bactériostatique pour

injection qui sert de diluant pour reconstituer le produit des fioles de SOLU-MEDROL et des

fioles Act-O-Vial avec agent de conservation contient de l’alcool benzylique. On a associé

l’administration d'alcool benzylique à des cas de « syndrome du halètement » mortel chez des

prématurés. L’exposition à des quantités excessives d’alcool benzylique a été associée à des

effets toxiques (hypotension, acidose métabolique), notamment chez les nouveau-nés, à une

incidence accrue d’ictère nucléaire, notamment chez les nourrissons prématurés de petite taille,

et à de rares cas de décès survenus essentiellement chez des nourrissons prématurés. On ignore

quelle est la quantité minimale d’alcool benzylique susceptible d’entraîner des effets toxiques.

Voir aussi CONTRE-INDICATIONS et MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Enfants.

Monographie de SOLU-MEDROL (succinate sodique de méthylprednisolone)

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L’alcool benzylique peut être toxique si on l’administre localement dans les tissus nerveux.

Fioles Act-O-Vials sans agent de conservation

Fioles Act-O-Vials de 40 mg, 125 mg, 500 mg et 1 g

L’eau bactériostatique pour injection qui sert de diluant pour reconstituer le produit des fioles

Act-O-Vial sans agent de conservation ne contient pas d’alcool benzylique.

Généralités

L’administration de SOLU-MEDROL ne doit se faire que par les voies mentionnées à la

rubrique RENSEIGNEMENTS SOMMAIRES SUR LE PRODUIT. Lors de l’administration de

SOLU-MEDROL, il est essentiel d’utiliser la technique appropriée et la voie d’administration

recommandée.

Des manifestations graves ont été associées à l'administration par voie intrathécale/péridurale

(voir CONTRE-INDICATIONS et EFFETS INDÉSIRABLES).

Chez les patients sous corticothérapie soumis à un stress inhabituel, il est indiqué d’augmenter la

dose de corticostéroïdes à action rapide avant, pendant et après l’épisode de stress.

Les corticostéroïdes doivent être administrés à la plus faible dose permettant de maîtriser

l’affection pour laquelle on les utilise. Étant donné que les complications de la corticothérapie

dépendent de la dose et de la durée du traitement, il faut déterminer celles-ci et décider s'il faut

avoir recours à une administration quotidienne ou à un traitement intermittent en pesant les

risques et les avantages dans chaque cas.

Après quelques jours d'administration du médicament, il faut diminuer la dose ou cesser le

traitement progressivement.

Conseiller aux patients d'informer les autres médecins traitants de toute utilisation antérieure de

SOLU-MEDROL.

Il importe de tenir compte de la vitesse d’absorption plus lente par la voie intramusculaire.

En présence de diabète, d'ostéoporose, d'insuffisance rénale, de psychose chronique,

d'hypertension, de myasthénie grave ou de prédisposition à la thrombophlébite, administrer

SOLU-MEDROL (succinate sodique de méthylprednisolone) avec des précautions extrêmes.

Carcinogenèse et mutagenèse

Des cas de sarcome de Kaposi ont été signalés chez des patients sous corticothérapie.

L'interruption de la corticothérapie pourrait entraîner une rémission clinique.

Monographie de SOLU-MEDROL (succinate sodique de méthylprednisolone)

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On n’a mené aucune étude adéquate chez l’animal afin de déterminer si les corticostéroïdes sont

dotés d’un pouvoir mutagène ou carcinogène.

Système cardiovasculaire

On a signalé des cas d'arythmie cardiaque et/ou de collapsus circulatoire et/ou d'arrêt cardiaque

après l'administration rapide de doses importantes de succinate sodique de méthylprednisolone

par voie intraveineuse (plus de 0,5 g administré en moins de 10 minutes). On a aussi signalé des

cas de bradycardie pendant ou après l'administration de doses élevées de succinate sodique de

méthylprednisolone, qui peuvent n'avoir aucun lien avec la vitesse ou la durée de

l'administration.

D’après certains articles publiés dans la littérature médicale, il y aurait un lien entre l’emploi de

corticostéroïdes et la rupture de la paroi libre du ventricule gauche chez les patients ayant

récemment subi un infarctus du myocarde. On doit donc faire preuve d’une grande prudence

lorsqu’on utilise des corticostéroïdes chez ces patients.

Des cas de thrombose, y compris de thromboembolie veineuse, ont été signalés avec l’emploi de

corticostéroïdes. Par conséquent, la prudence s’impose lorsqu’on prescrit des corticostéroïdes à

des patients atteints d’un trouble thromboembolique ou à ceux qui pourraient y être prédisposés.

Comme la corticothérapie expose les patients à la rétention sodique ainsi qu’à l’œdème et à la

déplétion potassique qui l’accompagnent, on ne doit y avoir recours en présence d’insuffisance

cardiaque que si elle s’avère absolument nécessaire, auquel cas il faut faire preuve de prudence.

La prudence s’impose également en présence d’hypertension ou d’insuffisance rénale. Voir aussi

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Système endocrinien et métabolisme et EFFETS

INDÉSIRABLES.

Les effets indésirables des glucocorticoïdes sur l’appareil cardiovasculaire, tels que la

dyslipidémie et l’hypertension, peuvent prédisposer les patients présentant des facteurs de risque

préexistants à des effets cardiovasculaires additionnels, en cas de fortes doses ou d’un traitement

prolongé. Par conséquent, la prudence est de mise lorsqu’on prescrit des corticostéroïdes à ces

patients; il faut prêter une attention particulière à la modification des facteurs de risque et

accroître la surveillance de la fonction cardiaque, le cas échéant.

Voir aussi MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Système immunitaire, Infections

fongiques.

Système endocrinien et métabolisme

Il convient de surveiller les patients qui suivent une corticothérapie prolongée afin de déceler

d’éventuels signes de suppression de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien, du syndrome de

Cushing ou d’hyperglycémie.

L’administration prolongée de doses thérapeutiques de corticostéroïdes peut entraîner une

suppression de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (insuffisance corticosurrénale

secondaire). Le degré et la durée de cette insuffisance corticosurrénale sont variables selon les

Monographie de SOLU-MEDROL (succinate sodique de méthylprednisolone)

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patients et dépendent de la dose, de la

fréquence et du moment de l’administration ainsi que de la

durée du traitement. On peut réduire au minimum le risque d’insuffisance corticosurrénale

secondaire due au médicament en réduisant graduellement la dose. Ce genre d’insuffisance

relative peut durer plusieurs mois après l’interruption du traitement; c’est pourquoi, si un épisode

de stress survient durant cette période, il faut reprendre l’hormonothérapie. La

méthylprednisolone, comme la prednisolone, supprime l'activité corticosurrénale endogène. Il est

donc extrêmement important de surveiller de près le patient qui reçoit SOLU-MEDROL, non

seulement durant le traitement, mais aussi durant un certain temps par la suite. Par ailleurs,

l’arrêt soudain du traitement par des glucocorticoïdes peut provoquer une insuffisance surrénale

aiguë d’issue mortelle.

Comme les glucocorticoïdes peuvent causer ou aggraver un syndrome de Cushing, leur

administration est à proscrire en présence de cette maladie.

Des doses moyennes et élevées de corticostéroïdes peuvent entraîner une hausse de la tension

artérielle, une rétention hydrosodée, ainsi qu’une excrétion potassique accrue. Ces effets sont

moins susceptibles de se produire avec des dérivés synthétiques, sauf s’ils sont utilisés à fortes

doses. Le patient peut devoir restreindre sa consommation de sel et prendre un supplément de

potassium. Tous les corticostéroïdes augmentent l’excrétion de calcium. Voir aussi MISES EN

GARDE ET PRÉCAUTIONS, Système cardiovasculaire.

Les corticostéroïdes, y compris la méthylprednisolone, peuvent accroître la glycémie, exacerber

un diabète préexistant et prédisposer au diabète toute personne faisant l’objet d’une

corticothérapie prolongée.

L’effet des corticostéroïdes est plus marqué chez les patients atteints d’hypothyroïdie. La

clairance métabolique des corticostéroïdes diminue en cas d’hypothyroïdie et augmente en cas

d’hyperthyroïdie. Tout changement de la fonction thyroïdienne peut donc commander un

ajustement de la dose.

On a signalé des cas de crises hypertensives associées à un phéochromocytome après

l’administration de corticostéroïdes à action générale, dont la méthylprednisolone. Ces crises

peuvent être mortelles. Par conséquent, en présence d’un phéochromocytome présumé ou avéré,

on n’aura recours à une corticothérapie que si l’on a soupesé convenablement les risques et les

bienfaits associés à un tel traitement.

Un syndrome de « retrait stéroïdien », apparemment non lié à l’insuffisance corticosurrénale,

peut également s’observer après l’interruption brusque du traitement par les glucocorticoïdes. Ce

syndrome se manifeste par les symptômes suivants : anorexie, nausées, vomissements, léthargie,

céphalées, fièvre, douleur articulaire, desquamation, myalgie, perte de poids et/ou hypotension.

Ces effets seraient imputables à une variation soudaine du taux de glucocorticoïdes plutôt qu’à

une faible concentration de corticostéroïdes.

Appareil digestif

Il faut utiliser les corticostéroïdes avec prudence en présence de colite ulcéreuse non spécifique

Monographie de SOLU-MEDROL (succinate sodique de méthylprednisolone)

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s'il y a risque de perforation imminente, d'abcès ou d'autres infections pyogènes, ainsi qu’en cas

de diverticulite, d'anastomose intestinale récente ou d'ulcère gastroduodénal évolutif ou latent,

puisque ces affections peuvent accroître le risque de perforation. Les signes d’irritation

péritonéale après une perforation gastro-intestinale chez les patients traités par des

corticostéroïdes peuvent être minimes, voire inexistants.

La glucocorticothérapie peut masquer les symptômes d’ulcère gastroduodénal à tel point que la

douleur occasionnée par une perforation ou une hémorragie gastroduodénales peut être à peine

perceptible. L’administration concomitante d’AINS et de corticostéroïdes augmente le risque

d’ulcères gastro-intestinaux.

Hématologie

Dans les cas d’hypoprothrombinémie, user de prudence s’il faut administrer de l’acide

acétylsalicylique au cours d’une corticothérapie.

Fonction hépatique/biliaire/pancréatique

L’administration séquentielle d’injections intraveineuses pulsées de méthylprednisolone

(habituellement à une dose initiale ≥ 1 g par jour) peut entraîner des lésions hépatiques d’origine

médicamenteuse, telle une hépatite aiguë, qui peut se déclarer après plusieurs semaines de

traitement ou une plus longue période. On a constaté que ces manifestations indésirables

hépatiques cédaient à l’arrêt du traitement.

L’effet des corticostéroïdes est plus marqué chez les patients présentant une cirrhose.

La prise de fortes doses de corticostéroïdes peut provoquer une pancréatite aiguë.

Système immunitaire

Les personnes qui prennent des corticostéroïdes sont plus vulnérables aux infections que les

personnes en bonne santé. Les corticostéroïdes peuvent masquer certains signes d'infection, et de

nouvelles infections peuvent survenir durant leur utilisation. La corticothérapie peut réduire la

résistance du patient à l'infection et la possibilité d’en délimiter le siège. Des infections d'origine

virale, bactérienne, fongique, protozoaire ou helminthique, quel qu'en soit le siège, peuvent être

associées à l'administration de corticostéroïdes seuls ou en association avec d'autres

immunosuppresseurs qui modifient l'immunité cellulaire ou humorale ou qui affectent la fonction

des leucocytes neutrophiles. Ces infections peuvent être légères, mais également graves et

parfois mortelles. La fréquence des complications infectieuses augmente avec la dose.

Les résultats d’études récentes portent à croire qu’il ne faut pas employer de corticostéroïdes en

cas de choc septique (indication non approuvée) et indiquent qu’une hausse de la mortalité peut

survenir dans certains sous-groupes de patients exposés à un risque élevé (p. ex., créatininémie

élevée [

2,0 mg/dL] ou infections secondaires).

En présence d’une infection aiguë localisée, ne pas faire d’injection dans les articulations, les

bourses séreuses ni les tendons pour obtenir un effet local.

Monographie de SOLU-MEDROL (succinate sodique de méthylprednisolone)

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Infections fongiques

Étant donné que les corticostéroïdes sont susceptibles d’exacerber les infections fongiques

généralisées, il ne faut pas les utiliser en présence de telles infections, à moins que la

corticothérapie n’ait pour but de maîtriser les effets indésirables d’un médicament. On a rapporté

des cas d’hypertrophie du cœur et d’insuffisance cardiaque par suite de l’emploi concomitant

d’amphotéricine B et d’hydrocortisone. Voir aussi CONTRE-INDICATIONS et

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES.

Agents pathogènes particuliers

Une maladie latente peut être activée ou il peut y avoir une exacerbation d’infections

intercurrentes causées par certains agents pathogènes, dont les amibes, Candida, Cryptococcus,

Mycobacterium, Nocardia, Pneumocystis et Toxoplasma.

Il est recommandé d’écarter toute possibilité d’une amibiase latente ou évolutive avant

d’entreprendre une corticothérapie chez les patients qui ont séjourné dans des pays tropicaux ou

qui présentent une diarrhée sans cause connue.

De même, les corticostéroïdes devraient être utilisés avec une grande prudence dans les cas

d’infestation par Strongyloïdes (un nématode) connue ou soupçonnée. Chez ces patients,

l’immunosuppression provoquée par les corticostéroïdes peut entraîner une surinfection et la

dissémination de Strongyloïdes, la migration massive des larves s’accompagnant souvent d’une

grave entérocolite et d’une septicémie à organismes Gram− dont l’issue peut être mortelle.

Les corticostéroïdes ne doivent pas être utilisés pour le traitement du paludisme cérébral,

puisqu’ils n’ont pas encore fait la preuve de leur efficacité dans ce cas.

Si des corticostéroïdes sont indiqués chez des patients atteints de tuberculose latente ou

réagissant à la tuberculine, il faut exercer une surveillance étroite, car la maladie peut se

manifester de nouveau. Dans le cas d’une corticothérapie prolongée, ces patients doivent être

soumis à une chimioprophylaxie.

Vaccination

L'administration de vaccins à virus vivants ou vivants atténués est contre-indiquée chez les

patients recevant des corticostéroïdes à des doses immunosuppressives (voir

CONTRE-INDICATIONS). Les vaccins à virus morts ou inactivés peuvent cependant leur être

administrés. Toutefois, la réponse vaccinale peut être diminuée dans ces cas. Les vaccinations

indiquées peuvent être effectuées chez les patients traités par des corticostéroïdes à des doses non

immunosuppressives.

On ne doit pas administrer de vaccin antivariolique aux patients qui suivent une corticothérapie,

particulièrement à des doses élevées, ni procéder à d’autres types d’immunisation chez ces

patients, en raison du risque de complications d’origine neurologique et de l’absence de réaction

immunitaire.

Monographie de SOLU-MEDROL (succinate sodique de méthylprednisolone)

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Infections virales

La varicelle et la rougeole peuvent avoir une issue plus grave, voire mortelle, chez les enfants

non immunisés et chez les adultes sous corticostéroïdes. Il faut veiller tout particulièrement à ce

que les enfants et les adultes qui n’ont jamais contracté ces infections n’y soient pas exposés. On

ignore dans quelle mesure l’affection sous-jacente et/ou les corticothérapies antérieures

accroissent le risque. Dans le cas d’une exposition à la varicelle, un traitement prophylactique

par des immunoglobulines antivaricelle-zona (VZIG) pourrait être indiqué. Dans le cas d’une

exposition à la rougeole, un traitement prophylactique par des immunoglobulines (IG) pourrait

être indiqué. (Pour obtenir des renseignements thérapeutiques complets sur les VZIG et les IG,

veuillez consulter les notices d’emballage respectives de ces agents.) Si la varicelle est

contractée, l’utilisation d’antiviraux peut être envisagée.

Les études récentes n'établissent aucunement l'efficacité de SOLU-MEDROL (succinate sodique

de méthylprednisolone) dans les cas de choc septique et portent à croire à un accroissement de la

mortalité dans certains sous-groupes exposés à un risque élevé (p. ex.,créatininémie élevée,

> 2 mg/dL, ou infections secondaires).

Appareil locomoteur

On a observé une myopathie aiguë après l’administration de fortes doses de corticostéroïdes, le

plus souvent chez des patients atteints d'anomalies de la transmission neuromusculaire (p. ex.,

myasthénie grave, voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Système nerveux) ou des

patients recevant simultanément des anticholinergiques, notamment

des médicaments bloquant la

transmission neuromusculaire (p. ex., pancuronium). Cette myopathie aiguë, qui est généralisée,

peut affecter les muscles oculaires et respiratoires et entraîner une quadriparésie. Le taux de

créatine kinase peut être augmenté. L'amélioration clinique ou le rétablissement de la fonction

musculaire après l'arrêt de la corticothérapie peut prendre des semaines, voire des années.

Les corticostéroïdes ralentissent l’ostéogenèse et accélèrent la résorption osseuse en agissant sur

la régulation du calcium (diminution de l’absorption et augmentation de l’excrétion du calcium)

et en inhibant la fonction des ostéoblastes. Lorsque ces effets sont associés à une diminution de

la production d’hormones sexuelles et à une fragilisation de la trame protéique des os secondaire

à une augmentation du catabolisme protéique, ils peuvent inhiber la croissance des os chez

l’enfant et favoriser l’apparition d’une ostéoporose quel que soit l’âge du patient. Il faut en tenir

compte avant de prescrire une corticothérapie aux patients qui présentent un risque élevé

d’ostéoporose (notamment, les femmes ménopausées).

L’ostéoporose est un effet indésirable courant, mais rarement décelé, associé à l’utilisation

prolongée de fortes doses de glucocorticoïdes.

Système nerveux

On a signalé des cas de convulsions à la suite de l'administration concomitante de

méthylprednisolone et de cyclosporine. Étant donné que l’administration concomitante de ces

agents produit une inhibition mutuelle de leur biotransformation, il est possible qu’elle augmente

le risque de convulsions et d'autres réactions indésirables associées à l'utilisation de ces

médicaments en monothérapie.

Monographie de SOLU-MEDROL (succinate sodique de méthylprednisolone)

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Les corticostéroïdes à action générale ne sont pas indiqués dans le traitement des traumatismes

crâniens et ne devraient donc pas être utilisés à cette fin. Selon un essai multicentrique,

comparatif avec placebo, l’administration de succinate sodique de méthylprednisolone s’est

associée à une hausse du taux de mortalité 2 semaines et 6 mois après la blessure.

Il convient d’utiliser les corticostéroïdes avec prudence en présence de troubles convulsifs.

Il faut utiliser les corticostéroïdes avec prudence en cas de myasthénie grave.

On a signalé des cas de lipomatose épidurale chez des patients sous corticothérapie (y compris

chez des enfants).

Fonction visuelle

L’usage de corticostéroïdes peut causer des cataractes sous-capsulaires postérieures et des

cataractes nucléaires (surtout chez l’enfant), une exophtalmie ou une élévation de la pression

intraoculaire, ce qui peut se traduire par l’apparition d’un glaucome et d’une éventuelle atteinte

des nerfs optiques. Il peut aussi favoriser la survenue d’infections oculaires secondaires

bactériennes, fongiques ou virales. Par ailleurs, on observe une élévation de la pression

intraoculaire dans certains cas. Il faut surveiller la pression intraoculaire des patients qui suivent

une corticothérapie de plus de 6 semaines.

L’emploi de corticostéroïdes oraux n’est pas recommandé pour le traitement de la névrite

optique et peut même accroître le risque de nouveaux épisodes. Compte tenu du risque de

perforation de la cornée, on veillera à utiliser les corticostéroïdes avec prudence chez les patients

atteints d’herpès oculaire.

La corticothérapie a été associée à une choriorétinopathie séreuse centrale, ce qui peut entraîner

un décollement de la rétine.

Facultés mentales

Les corticostéroïdes peuvent provoquer des troubles psychiques comme l'euphorie, l’insomnie,

des sautes d'humeur, des modifications de la personnalité et même une dépression grave ou des

manifestations psychotiques franches. Ils peuvent aussi aggraver une instabilité émotionnelle

existante ou des tendances psychotiques. La prudence est donc de mise.

L’administration d’une corticothérapie à action générale peut s’accompagner de réactions

psychiatriques pouvant être graves. Les symptômes se manifestent généralement dans les

quelques jours ou semaines suivant le début du traitement. La plupart des réactions se résorbent

après la réduction de la dose ou l’arrêt du médicament, mais un traitement particulier peut

s’avérer nécessaire dans certains cas.

Des effets psychologiques ont été rapportés après l’arrêt du traitement par des corticostéroïdes; la

fréquence de telles réactions est inconnue. Patients et aidants doivent être avisés de consulter un

médecin advenant tout symptôme psychologique, notamment s’ils soupçonnent la présence de

Monographie de SOLU-MEDROL (succinate sodique de méthylprednisolone)

Page 13 de 46

dépression ou d’idées suicidaires. Il faut également les mettre en garde contre l’éventuelle

survenue de troubles psychiatriques pendant ou immédiatement après l’ajustement de la dose ou

l’arrêt des corticostéroïdes.

Hypersensibilité et résistance

Des réactions allergiques sont possibles.

De rares réactions cutanées ou

anaphylactiques/anaphylactoïdes s’étant manifestées chez des patients soumis à une

corticothérapie, il importe de prendre les mesures préventives appropriées avant l'administration,

surtout si le patient a des antécédents d'allergie médicamenteuse (voir EFFETS

INDÉSIRABLES).

Fonction sexuelle et reproduction

Les corticostéroïdes peuvent accroître ou réduire le nombre de spermatozoïdes ainsi que la

motilité de ceux-ci.

Peau

L’injection de SOLU-MEDROL peut occasionner des modifications dermiques et/ou

hypodermiques causant une dépression au point d’injection. Afin de réduire au minimum le

risque d’atrophie dermique ou hypodermique, il faut prendre soin de ne pas dépasser les doses

recommandées. On doit éviter d’injecter le produit dans le muscle deltoïde, à cause du risque

élevé d’atrophie sous-cutanée.

Populations particulières

Fertilité

Lors d’études menées sur des animaux, les corticostéroïdes ont nui à la fertilité.

Femmes enceintes : Les corticostéroïdes se sont révélés tératogènes chez de nombreuses

espèces à des doses équivalentes à la dose recommandée chez l’humain. Aucune étude adéquate

et bien contrôlée n’a été menée chez la femme enceinte. L’administration de corticostéroïdes à

des animaux gravides peut causer des malformations fœtales (fente palatine, malformations du

squelette) et un retard de croissance intra-utérin. SOLU-MEDROL ne doit être administré à la

femme enceinte que si les bienfaits pour la mère l’emportent nettement sur les risques éventuels

pour l’enfant à naître. Il convient de surveiller les nouveau-nés de mères ayant reçu des

corticostéroïdes durant la grossesse pour déceler les signes d’insuffisance surrénale, et de

prendre des mesures appropriées en présence de tels signes. Les corticostéroïdes n'ont aucun

effet connu sur le travail ni sur l’accouchement.

L’alcool benzylique traverse la barrière placentaire.

Certains corticostéroïdes traversent facilement la barrière placentaire

Lors d’une étude rétrospective, les bébés des mères sous corticostéroïdes ont été plus nombreux

à présenter un faible poids à la naissance.

Monographie de SOLU-MEDROL (succinate sodique de méthylprednisolone)

Page 14 de 46

Des cas de cataractes ont été observés chez des nouveau-nés de mères ayant suivi une

corticothérapie prolongée durant la grossesse.

Femmes qui allaitent : Les corticostéroïdes sont excrétés dans le lait maternel et peuvent

inhiber la croissance des nouveau-nés allaités, perturber la production endogène de

corticostéroïdes ou entraîner d’autres effets indésirables. Étant donné qu’un nourrisson qui est

exposé à un corticostéroïde durant l’allaitement risque d’avoir des réactions indésirables graves,

il faut soit interrompre l’allaitement, soit abandonner le traitement, en tenant compte de

l’importance de ce dernier pour la mère. On ne dispose d'aucune donnée particulière à ce sujet

pour le succinate sodique de méthylprednisolone.

Enfants : L’alcool benzylique, qui est l’un des ingrédients de SOLU-MEDROL, a été associé,

surtout chez l’enfant, à des effets indésirables graves, notamment à des cas de « syndrome du

halètement » chez des nouveau-nés et des nourrissons ayant un faible poids à la naissance, ainsi

qu’à des décès. Le « syndrome du halètement » est caractérisé par une dépression du système

nerveux central, une acidose métabolique, une respiration haletante et des concentrations élevées

d’alcool benzylique et de métabolites de ce dernier dans le sang et l’urine. Il peut aussi se

manifester par une détérioration progressive de l’état neurologique, des convulsions, une

hémorragie intracrânienne, des anomalies hématologiques, des ruptures de l’épiderme, une

insuffisance hépatique ou rénale, une hypotension, une bradycardie et un collapsus

cardiovasculaire. On ignore quelle est la quantité minimale d’alcool benzylique susceptible

d’entraîner des effets toxiques. Les nourrissons prématurés, les nourrissons ayant un faible poids

à la naissance et les patients qui reçoivent de fortes doses de corticostéroïdes pourraient être

exposés à un risque de toxicité accru. Tout professionnel de la santé qui administre

SOLU-MEDROL en concomitance avec d’autres médicaments qui contiennent de l’alcool

benzylique doit tenir compte de l’apport quotidien global d’alcool benzylique provenant de

toutes ces sources.

Les corticostéroïdes entraînent chez l’enfant les mêmes effets indésirables que ceux que l’on

observe chez l’adulte (voir EFFETS INDÉSIRABLES).

Les enfants peuvent connaître un ralentissement de leur croissance, lequel s’observe à de faibles

doses systémiques et en l’absence de signes cliniques de suppression de l’axe hypothalamo-

hypophyso-surrénalien (qui est mesurée à l’aide de l’épreuve de stimulation à la cosyntrophine et

du taux plasmatique initial de cortisol). Chez l’enfant, la vitesse de la croissance serait donc un

indicateur de l’exposition à des corticostéroïdes à action générale plus sensible que certaines

méthodes d’évaluation de la fonction de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien qui sont

utilisées couramment. Afin de réduire au minimum les effets possibles des corticostéroïdes sur la

croissance, il faut les employer chez l’enfant à la dose efficace la plus faible. Par ailleurs, il est

essentiel de surveiller attentivement un enfant qui reçoit des corticostéroïdes, comme on le ferait

pour un adulte, en mesurant fréquemment sa tension artérielle, son poids, sa taille et sa pression

intraoculaire, et en le soumettant à des examens cliniques visant à déceler d’éventuels signes

d’infection, de troubles psychosociaux, de thromboembolie, d’ulcère gastroduodénal, de

cataracte ou d’ostéoporose.

Monographie de SOLU-MEDROL (succinate sodique de méthylprednisolone)

Page 15 de 46

Lors d’une corticothérapie prolongée, la croissance et le développement des nourrissons et des

enfants doivent faire l’objet d’une étroite surveillance. Un traitement de longue durée par les

glucocorticoïdes en doses quotidiennes fractionnées peut entraîner un retard de croissance chez

l'enfant.

Ce type de traitement doit donc être réservé aux indications les plus graves. Les enfants

peuvent connaître un ralentissement de leur croissance, lequel s’observe à de faibles doses

systémiques et en l’absence de signes cliniques de suppression de l’axe hypothalamo-

hypophyso-surrénalien (qui est mesurée à l’aide de l’épreuve de stimulation à la cosyntrophine et

du taux plasmatique initial de cortisol). Chez l’enfant, la vitesse de la croissance serait donc un

indicateur de l’exposition à des corticostéroïdes à action générale plus sensible que certaines

méthodes d’évaluation de la fonction de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien qui sont

utilisées couramment. Afin de réduire au minimum les effets possibles des corticostéroïdes sur la

croissance, il faut les employer chez l’enfant à la dose efficace la plus faible. Par ailleurs, il est

essentiel de surveiller attentivement un enfant qui reçoit des corticostéroïdes, comme on le ferait

pour un adulte, en mesurant fréquemment sa tension artérielle, son poids, sa taille et sa pression

intraoculaire, et en le soumettant à des examens cliniques visant à déceler d’éventuels signes

d’infection, de troubles psychosociaux, de thromboembolie, d’ulcère gastroduodénal, de

cataracte ou d’ostéoporose.

Les nourrissons et les enfants sous corticothérapie prolongée présentent un risque particulier

d’hypertension intracrânienne.

La prise de fortes doses de corticostéroïdes peut provoquer une pancréatite chez les enfants.

Personnes âgées : En général, on doit déterminer la dose d’un patient âgé avec prudence et

commencer habituellement au bas de l’éventail des doses, vu la fréquence accrue d’un

dysfonctionnement hépatique, rénal ou cardiaque, d’une maladie concomitante ou d’un autre

traitement médicamenteux.

La prudence est de mise chez les personnes âgées qui suivent une corticothérapie prolongée,

puisqu’elles sont exposées à un risque accru d’ostéoporose et de rétention hydrique (laquelle

peut entraîner une hypertension).

Surveillance et épreuves de laboratoire

Les corticostéroïdes peuvent supprimer les réactions aux tests cutanés.

Certaines situations peuvent nécessiter un réglage de la posologie : rémission ou exacerbation de

la maladie; réponse du patient au traitement et effet de l’exposition du patient à un stress

émotionnel ou physique (p. ex., infection grave, chirurgie ou lésion).

La surveillance des signes et des symptômes éventuels d’une insuffisance corticosurrénale

secondaire d’origine médicamenteuse peut devoir se poursuivre jusqu’à un an après l’arrêt d’une

corticothérapie prolongée ou par de fortes doses.

Monographie de SOLU-MEDROL (succinate sodique de méthylprednisolone)

Page 16 de 46

Effets sur la capacité de conduire un véhicule ou d’utiliser une machine

L’effet des corticostéroïdes sur la capacité de conduire un véhicule ou de faire fonctionner des

machines n’a pas été évalué de façon systématique. La prise de corticostéroïdes peut entraîner

des effets indésirables, tels que des étourdissements, des vertiges, des troubles visuels et de la

fatigue. Le cas échéant, le patient doit s’abstenir de conduire ou de faire fonctionner des

machines.

EFFETS INDÉSIRABLES

On a signalé les effets indésirables suivants avec l'utilisation des corticostéroïdes par voie

générale (p. ex., SOLU-MEDROL [succinate sodique de méthylprednisolone]). Leur mention ne

signifie pas nécessairement qu'ils ont été observés avec SOLU-MEDROL.

MedDRA (v15)

Système, appareil ou

organe

Fréquence

Effet indésirable

Troubles sanguins et

lymphatiques

Inconnue

Leucocytose

Infections et infestations

Inconnue

Infection; infection

opportuniste; infection au

point d’injection liée à

l’application d’une

technique d’injection non

aseptique; diminution de la

résistance aux infections

Troubles du système

immunitaire

Inconnue

Hypersensibilité au

médicament (notamment

réaction anaphylactoïde ou

réaction anaphylactique);

anaphylaxie (avec ou sans

collapsus circulatoire)

Troubles endocriniens

Inconnue

État cushingoïde;

hypopituitarisme; syndrome

de « retrait stéroïdien »;

faciès lunaire; distribution

anormale des graisses

corporelles; glycosurie;

hypertrichose; insuffisance

corticosurrénale et

hypophysaire secondaire

(en particulier en cas de

stress [p. ex., traumatisme,

intervention chirurgicale,

Monographie de SOLU-MEDROL (succinate sodique de méthylprednisolone)

Page 17 de 46

MedDRA (v15)

Système, appareil ou

organe

Fréquence

Effet indésirable

maladie])

Troubles du métabolisme et

de la nutrition

Inconnue

Lipomatose; rétention

sodique; excrétion de

sodium; rétention hydrique;

alcalose hypokaliémique;

dyslipidémie; acidose

métabolique; intolérance au

glucose; augmentation des

besoins en insuline (ou en

hypoglycémiants oraux

chez les diabétiques); bilan

azoté négatif

(dû au

catabolisme protéique);

élévation du taux d’azote

uréique; augmentation de

l’appétit (pouvant entraîner

un gain pondéral); diurèse

Troubles psychiatriques

Inconnue

Troubles affectifs

(notamment labilité

affective, humeur

dépressive, humeur

euphorique, dépendance

aux médicaments, idées

suicidaires); troubles

psychotiques (notamment

manie, délire, hallucination,

[aggravation de la]

schizophrénie); trouble

mental; insomnie; instabilité

émotionnelle; modifications

de la personnalité;

confusion; comportement

anormal; anxiété;

irritabilité; instabilité

émotionnelle

Troubles du système

nerveux

Inconnue

Lipomatose épidurale;

augmentation de la pression

intracrânienne (avec œdème

papillaire [syndrome

d’hypertension

intracrânienne bénigne]

Monographie de SOLU-MEDROL (succinate sodique de méthylprednisolone)

Page 18 de 46

MedDRA (v15)

Système, appareil ou

organe

Fréquence

Effet indésirable

survenant en général après

l’arrêt du traitement);

convulsions; amnésie;

troubles cognitifs;

étourdissements; céphalées;

crises convulsives; névrite;

neuropathie; paresthésie

Troubles oculaires

Inconnue

Choriorétinopathie séreuse

centrale; cataractes;

glaucome; exophthalmie;

rares cas de cécité liés à

l’injection périoculaire

Troubles de l’oreille et du

labyrinthe

Inconnue

Vertiges

Troubles cardiaques

Inconnue

Insuffisance cardiaque chez

les patients vulnérables;

arythmie; arrêt cardiaque;

bradycardie; tachycardie;

hypertrophie cardiaque;

collapsus circulatoire;

embolie graisseuse;

cardiomyopathie

hypertrophique chez les

nourrissons prématurés;

rupture myocardique faisant

suite à un infarctus du

myocarde récent; œdème

pulmonaire; syncope

Troubles vasculaires

Inconnue

Hypertension; hypotension;

thromboembolie;

thrombophlébite,

thrombose, vascularite

Troubles respiratoires,

thoraciques et

médiastinaux

Inconnue

Hoquet; bronchospasme,

embolie pulmonaire

Troubles digestifs

Inconnue

Ulcère gastroduodénal

(accompagné d’un risque de

perforation et d'hémorragie

gastroduodénales);

perforation intestinale;

hémorragie gastrique;

pancréatite; péritonite;

Monographie de SOLU-MEDROL (succinate sodique de méthylprednisolone)

Page 19 de 46

MedDRA (v15)

Système, appareil ou

organe

Fréquence

Effet indésirable

œsophagite ulcéreuse;

œsophagite; distension

abdominale; douleur

abdominale; diarrhée;

dyspepsie; nausées;

vomissements; dysgueusie

Troubles hépatiques

Inconnue

Hépatomégalie, hépatite,

lésion hépatique d’origine

médicamenteuse,

insuffisance hépatique

Troubles cutanés et sous-

cutanés

Inconnue

Œdème angioneurotique;

œdème périphérique;

hirsutisme; pétéchies;

ecchymoses; atrophie

cutanée; érythème;

hyperhidrose; stries

cutanées; éruption cutanée;

prurit; urticaire; acné;

hypopigmentation;

hyperpigmentation;

dermatite allergique;

sensation de brûlure ou

picotements (en particulier

dans la région du périnée

après une injection

intraveineuse); atrophie

cutanée et sous-cutanée;

dessèchement et

desquamation de la peau;

abcès stérile; perte de

cheveux; sarcome de

Kaposi

Troubles des tissus

ostéomusculaire ou

conjonctif

Inconnue

Faiblesse musculaire;

myalgie; myopathie;

atrophie musculaire

atrophie; ostéoporose;

ostéonécrose; fracture

pathologique; arthropathie

neurogène; arthralgie; retard

de croissance

Troubles des seins et de

l’appareil reproducteur

Inconnue

Règles irrégulières;

augmentation ou diminution

Monographie de SOLU-MEDROL (succinate sodique de méthylprednisolone)

Page 20 de 46

MedDRA (v15)

Système, appareil ou

organe

Fréquence

Effet indésirable

du nombre de

spermatozoïdes et de la

motilité de ceux-ci

Troubles généraux et

atteintes au point

d’administration

Inconnue

Mauvaise cicatrisation;

fatigue; malaise; réaction au

point d’injection

Épreuves de laboratoire

Inconnue

Augmentation de

l’excrétion de calcium;

diminution de la kaliémie;

diminution de la tolérance

aux glucides; élévation de la

pression intraoculaire;

élévation du taux d’alanine-

transaminase, élévation du

taux d’aspartate-

transaminase, élévation du

taux de phosphatases

alcalines; suppression des

réactions aux tests cutanés;

élévation des taux sériques

d’enzymes hépatiques

(généralement réversible

après l’arrêt du traitement);

poussée inflammatoire

consécutive à une injection

intra-articulaire

Lésion, intoxication et

complications

thérapeutiques

Inconnue

Fracture par tassement des

vertèbres; rupture de

tendons (particulièrement

du tendon d'Achille)

Les effets indésirables énumérés ci-après ont été associés aux voies d’administration

suivantes :

Voie intrathécale/péridurale : arachnoïdite, dysfonctionnement intestinal/vésical, céphalées,

méningite, paraparésie/paraplégie, convulsions, troubles sensoriels

Monographie de SOLU-MEDROL (succinate sodique de méthylprednisolone)

Page 21 de 46

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

Aperçu

La méthylprednisolone, un substrat des isoenzymes du cytochrome P450 (CYP), est métabolisée

essentiellement par la CYP3A4. Cette dernière est l’isoenzyme prédominante de la sous-famille

de CYP majoritairement présente dans le foie de l’adulte. Elle catalyse la 6β-hydroxylation des

stéroïdes, réaction de phase I essentielle à la biotransformation des corticostéroïdes tant

endogènes que synthétiques. De nombreuses molécules (médicamenteuses ou non) sont des

substrats de la CYP3A4; certaines d’entre elles agissent sur la biotransformation des

glucocorticoïdes par induction (régulation positive) ou inhibition de la CYP3A4.

INHIBITEURS DE LA CYP3A4 – Les médicaments qui inhibent l’activité de la CYP3A4

réduisent habituellement la clairance hépatique et accroissent la concentration plasmatique des

substrats de la CYP3A4 (comme la méthylprednisolone). Lors de l’administration concomitante

d’un inhibiteur de la CYP3A4, il convient de réduire la dose de méthylprednisolone pour éviter

tout effet toxique.

INDUCTEURS DE LA CYP3A4 – Les médicaments qui induisent l’activité de la CYP3A4

accroissent habituellement la clairance hépatique, d’où une diminution de la concentration

plasmatique des substrats de la CYP3A4. Ainsi, lors de l’administration concomitante, il pourrait

être nécessaire d’augmenter la dose de méthylprednisolone pour obtenir l’effet escompté.

SUBSTRATS DE LA CYP3A4 – En présence d’un autre substrat de la CYP3A4, la clairance

hépatique de la méthylprednisolone peut être modifiée; la posologie doit donc être ajustée en

conséquence. Il est possible que les effets indésirables de chacun des médicaments soient plus

susceptibles de se manifester au cours d’une administration concomitante.

EFFETS NON TRIBUTAIRES DE LA CYP3A4 – D’autres effets et interactions observés

durant le traitement par la méthylprednisolone sont décrits dans le tableau suivant.

Monographie de SOLU-MEDROL (succinate sodique de méthylprednisolone)

Page 22 de 46

Interactions médicament-médicament

Le tableau suivant énumère et décrit les interactions médicamenteuses ou les effets les plus

fréquents ou les plus importants sur le plan clinique associés à l’utilisation de

méthylprednisolone.

INTERACTIONS SOUVENT OBSERVÉES ENTRE SOLU-MEDROL ET D’AUTRES MÉDICAMENTS

CLASSE

THÉRAPEUTIQUE

MÉDICAMENT(S)

AFFECTE LE

TRAITEMENT PAR

LE(S)

MÉDICAMENT(S)

EFFET

MÉCANISME

Antibiotiques et

antifongiques

Troléandomycine

Érythromycine

Kétoconazole

Itraconazole

Isoniazide

Rifampine

Clarithromycine

Érythromycine

Méthylprednisolone

Méthylprednisolone

Accentuation des effets

cliniques et des effets

indésirables de la

méthylprednisolone

La méthylprednisolone

peut augmenter le taux

d’acétylation et la clairance

de l’isoniazide.

Peut réduire l'efficacité; un

réglage de la posologie

peut être nécessaire.

Inhibition

enzymatique :

élimination réduite de

la méthylprednisolone

Inhibiteur de la

CYP3A4

Induction

enzymatique,

augmentation de la

clairance

Inhibiteur de la

CYP3A4 (et substrat)

Anticholinergiques

Pancuronium

Agents de blocage

neuromusculaire

Pancuronium

Suppression partielle du

blocage neuromusculaire

1) Des cas de myopathie

aiguë ont été signalés lors

de la prise concomitante de

fortes doses de

corticostéroïdes et

d’anticholinergiques, entre

autres des agents de

blocage neuromusculaire

2) On a noté une

suppression des effets de

blocage neuromusculaire

du pancuronium et du

vécuronium chez des

patients sous

corticothérapie. On peut

s’attendre à une telle

interaction lors de

l’utilisation de tout agent

de blocage

neuromusculaire agissant

par antagonisme

compétitif.

Anticholinestérasiques

Néostigmine

Anticholinestérasiques

Précipitation de crises

Monographie de SOLU-MEDROL (succinate sodique de méthylprednisolone)

Page 23 de 46

INTERACTIONS SOUVENT OBSERVÉES ENTRE SOLU-MEDROL ET D’AUTRES MÉDICAMENTS

CLASSE

THÉRAPEUTIQUE

MÉDICAMENT(S)

AFFECTE LE

TRAITEMENT PAR

LE(S)

MÉDICAMENT(S)

EFFET

MÉCANISME

Pyridostigmine

Stéroïdes

myasthéniques

Il faut interrompre

l’administration de l’agent

anticholinestérasique au

moins 24 heures avant la

mise en route de la

corticothérapie.

Les stéroïdes peuvent

réduire les effets des

anticholinestérasiques en

cas de myasthénie grave.

Anticoagulants

Anticoagulants oraux

ou héparine

Warfarine

Anticoagulant

Warfarine

L’effet de la

méthylprednisolone sur les

anticoagulants oraux est

variable. D’après certains

rapports, l’effet des

anticoagulants administrés

en même temps que des

corticostéroïdes peut être

accentué ou réduit. Par

conséquent, pour assurer

l’effet anticoagulant désiré,

il faut surveiller les indices

de coagulation.

Inhibition de la réponse à la

warfarine. Il faut surveiller

régulièrement les indices

de coagulation pour

maintenir l’effet

anticoagulant désiré.

Anticonvulsivants

P. ex., phénobarbital,

phénytoïne,

carbamazépine

Méthylprednisolone

Peut réduire l'efficacité de

la méthylprednisolone.

Surveiller la réponse

clinique. Régler la dose, au

besoin.

Induction

enzymatique :

clairance accrue de la

méthylprednisolone

Antidiabétiques

P. ex., insuline,

glibenclamide et

metformine

Antidiabétiques

Étant donné que les

corticostéroïdes peuvent

augmenter la glycémie, il

peut être nécessaire

d’ajuster la posologie des

antidiabétiques.

Effets diabétogènes

des corticostéroïdes

Antiémétiques

Aprépitant

Fosaprépitant

Inhibiteur de la

CYP3A4

Antihypercholestérolé

-miants et

antidiarrhéiques

Cholestyramine

Méthylprednisolone

Peut augmenter la clairance

des corticostéroïdes.

Antihypertenseurs

Tous les

antihypertenseurs

Antihypertenseur

Peut entraîner une perte

partielle de la maîtrise de

Effet

minéralocorticoïde du

Monographie de SOLU-MEDROL (succinate sodique de méthylprednisolone)

Page 24 de 46

INTERACTIONS SOUVENT OBSERVÉES ENTRE SOLU-MEDROL ET D’AUTRES MÉDICAMENTS

CLASSE

THÉRAPEUTIQUE

MÉDICAMENT(S)

AFFECTE LE

TRAITEMENT PAR

LE(S)

MÉDICAMENT(S)

EFFET

MÉCANISME

l'hypertension.

corticostéroïde

entraînant une hausse

de la tension artérielle

Antituberculeux

Isoniazide

Isoniazide

La concentration sérique de

l’isoniazide peut diminuer.

Antiviraux

Inhibiteurs de la

protéase du VIH

Les inhibiteurs de la

protéase, comme

l’indinavir et le ritonavir,

peuvent causer une

augmentation des

concentrations

plasmatiques de

corticostéroïdes.

Les corticostéroïdes

peuvent induire la

biotransformation des

inhibiteurs de la protéase

du VIH et, par conséquent,

réduire la concentration

plasmatique de ces

derniers.

Inhibiteur de la

CYP3A4 (et substrat)

Inhibiteurs de

l’aromatase

Aminoglutéthimide

Peut entraîner la perte de la

l’inhibition surrénale

provoquée par la

corticothérapie.

La suppression surrénale

induite par

l’aminoglutéthimide peut

exacerber les changements

hormonaux causés par une

corticothérapie prolongée.

Cardiotoniques

Digoxine et autres

glucosides digitaliques

Bloqueurs des canaux

calciques, p. ex.,

diltiazem

Digoxine

Potentialisation de la

toxicité de la digoxine

Risque accru d’arythmie

imputable à l’hypokaliémie

Déplétion potassique

provoquée par les

corticostéroïdes

(effet

minéralocorticoïde)

Inhibiteur de la

CYP3A4 (et substrat)

Agents provoquant une

déplétion potassique

Tous les diurétiques à

déplétion potassique,

p. ex., furosémide

Amphotéricine B

Xanthine

Agonistes des

récepteurs bêta

Augmentation de la

toxicité. Surveiller les

concentrations de

potassium et administrer

des suppléments, au besoin.

Apparition d’une

hypokaliémie

Il faut surveiller de près les

patients sous

corticostéroïdes qui

prennent également des

agents provoquant une

Déplétion potassique

Monographie de SOLU-MEDROL (succinate sodique de méthylprednisolone)

Page 25 de 46

INTERACTIONS SOUVENT OBSERVÉES ENTRE SOLU-MEDROL ET D’AUTRES MÉDICAMENTS

CLASSE

THÉRAPEUTIQUE

MÉDICAMENT(S)

AFFECTE LE

TRAITEMENT PAR

LE(S)

MÉDICAMENT(S)

EFFET

MÉCANISME

déplétion potassique

(p. ex., diurétiques) afin de

déceler l’apparition

éventuelle d’une

hypokaliémie. Il existe

également un risque accru

d’hypokaliémie lors de

l’administration de

corticostéroïdes en

concomitance avec de

l’amphotéricine B, de la

xanthine ou des agonistes

des récepteurs bêta

Estrogènes (notamment

ceux que renferment les

contraceptifs oraux)

Éthinylestradiol/

noréthindrone

Méthylprednisolone

Peuvent ralentir la

biotransformation

hépatique de certains

corticostéroïdes, et par voie

de conséquence, accentuer

les effets de ces derniers.

Inhibiteur de la

CYP3A4

Agents immunisants

Vaccins

vivants : poliomyélite,

BCG, antiourlien,

antimorbilleux,

antirubéoleux,

antivariolique

Vaccins à virus

virulents inactivés

Vaccin

Vaccin

On peut observer une

toxicité accrue du vaccin.

Une maladie virale

disséminée peut apparaître.

Réponse réduite au vaccin

Immunosuppression

provoquée par les

corticostéroïdes

Altération de la

réponse immunitaire

Monographie de SOLU-MEDROL (succinate sodique de méthylprednisolone)

Page 26 de 46

INTERACTIONS SOUVENT OBSERVÉES ENTRE SOLU-MEDROL ET D’AUTRES MÉDICAMENTS

CLASSE

THÉRAPEUTIQUE

MÉDICAMENT(S)

AFFECTE LE

TRAITEMENT

PAR LE(S)

MÉDICAMENT(S)

EFFET

MÉCANISME

Immunosuppresseurs

Méthotrexate

Azathioprine

Cyclosporine

(CYA)

Cyclophosphamide

Tacrolimus

Méthylprednisolone

Les deux

Les deux

Peut permettre

l’administration d’une dose

réduite de corticostéroïde.

1) Compte tenu de l’inhibition

réciproque de la

biotransformation qui s’opère

lorsque la méthylprednisolone

et la cyclosporine sont

administrées de façon

concomitante, il se peut que la

concentration plasmatique de

l’un ou de l’autre

médicament, ou des deux,

augmente. Il est par

conséquent possible que les

manifestations indésirables

associées à l’emploi de l’un

ou l’autre de ces médicaments

en monothérapie soient plus

susceptibles de se produire.

2) Des convulsions ont été

signalées en association avec

l’administration concomitante

de méthylprednisolone et de

cyclosporine.

Effet synergique sur

l'affection

Inhibiteur de la

CYP3A4 (et substrat)

Substrat de la

CYP3A4

Psychotropes

Anxiolytiques

Antipsychotiques

Médicament du SNC

Récurrence ou piètre maîtrise

des symptômes du SNC. Un

réglage de la dose peut être

nécessaire.

Effets des

corticostéroïdes sur le

Anti-inflammatoires

non stéroïdiens

(AINS)

P. ex., aspirine

AINS

1) La prise concomitante d’un

AINS et d’un corticostéroïde

augmente le risque de

manifestations indésirables

gastro-intestinales.

2) L’AAS doit être utilisé

avec précaution en association

avec les corticostéroïdes chez

les patients souffrant

d’hypoprothrombinémie.

3) Les hémorragies et les

ulcères digestifs pourraient

être plus fréquents lorsqu’on

administre en concomitance

des corticostéroïdes et des

AINS.

Clairance accrue et

concentration

plasmatique réduite

Inhibiteur de la

CYP3A4

Monographie de SOLU-MEDROL (succinate sodique de méthylprednisolone)

Page 27 de 46

4) La méthylprednisolone

peut augmenter la clairance de

l’AAS utilisé à dose élevée. Il

s’ensuit une diminution des

concentrations sériques de

salicylate pouvant entraîner

un accroissement du risque de

toxicité des salicylates lors du

retrait de la

méthylprednisolone.

Agents

sympathomimétiques

P. ex., salbutamol

Efficacité accrue et hausse

possible de la toxicité

Réponse augmentée

aux agents

sympathomimétiques

Incompatibilités

Pour éviter les problèmes de compatibilité et de stabilité, il est recommandé d’administrer le

succinate sodique de méthylprednisolone séparément des autres composés administrés par voie

intraveineuse. Parmi les médicaments qui sont incompatibles dans une solution comportant du

succinate sodique de méthylprednisolone, on compte l’allopurinol sodique, le chlorhydrate de

doxapram, la tigécycline, le chlorhydate de diltiazem, le gluconate de calcium, le bromure de

vencuronium, le bromure de rocuronium, le bésylate de cisatracurium, le glycopyrrolate et le

propofol (voir aussi POSOLOGIE ET MODE D’ADMINISTRATION, Compatibilité).

Interactions médicament-aliment

Les interactions avec les aliments n’ont pas été établies.

Le jus de pamplemousse est un inhibiteur de la CYP3A4. Voir INTERACTIONS

MÉDICAMENTEUSES, INHIBITEURS DE LA CYP3A4.

Interactions médicament-herbe médicinale

Les interactions avec les herbes médicinales n’ont pas été établies.

Effets du médicament sur les résultats des épreuves de laboratoire

Tests cutanés : Les corticostéroïdes peuvent supprimer les réactions aux tests cutanés.

POSOLOGIE ET MODE D’ADMINISTRATION

Posologie recommandée et réglage posologique

En traitement adjuvant dans les états mettant la vie du patient en danger (c'est-à-dire, états de

choc), la dose recommandée de SOLU-MEDROL (succinate sodique de méthylprednisolone) est

de 30 mg par kg, administrée par voie intraveineuse en 30 minutes au moins. Les doses élevées

peuvent être renouvelées toutes les 4 à 6 heures pendant 48 heures tout au plus.

Pour les autres indications, la dose initiale varie de 10 à 500 mg selon l’affection traitée. Il faudra

peut-être administrer des doses plus importantes pendant de courtes durées pour traiter des états

Monographie de SOLU-MEDROL (succinate sodique de méthylprednisolone)

Page 28 de 46

aigus graves. On peut commencer le traitement par l'administration intraveineuse de SOLU-

MEDROL durant au moins 5 minutes (pour les doses n’excédant pas 250 mg) jusqu’à

30 minutes au moins (pour les doses > 250 mg). Les doses subséquentes peuvent être

administrées par voie intraveineuse ou intramusculaire à des intervalles déterminés par la

réponse et l’état du patient. La corticothérapie est destinée à suppléer le traitement habituel et

non à s’y substituer.

On a montré que SOLU-MEDROL à des doses de 40 à 120 mg, administré en lavement à garder

ou par proctoclyse de 3 à 7 fois par semaine pendant 2 semaines ou plus, pouvait être un appoint

utile pour le traitement de certains cas de colite ulcéreuse. Beaucoup de ces cas peuvent être

maîtrisés avec 40 mg de SOLU-MEDROL administrés dans 30 à 300 mL d'eau, selon

l'importance de l'atteinte de la muqueuse colique enflammée. Bien entendu, il faut prendre les

autres mesures thérapeutiques qui s’imposent.

Administration

On peut administrer SOLU-MEDROL par injection intraveineuse ou intramusculaire ou par

perfusion intraveineuse. L'injection intraveineuse est la méthode préférée pour l'utilisation

initiale en cas d’urgence. Pour administrer SOLU-MEDROL en injection intraveineuse ou

intramusculaire, préparer la solution de la façon indiquée

Reconstitution :

MODE D’EMPLOI DU DISPOSITIF ACT-O-VIAL

Appuyer sur le piston en plastique pour pousser le diluant dans le compartiment inférieur.

Agiter doucement pour dissoudre la poudre.

Enlever la languette de plastique au centre du bouchon.

Stériliser le dessus du bouchon avec un germicide convenable.

Monographie de SOLU-MEDROL (succinate sodique de méthylprednisolone)

Page 29 de 46

Insérer l'aiguille perpendiculairement au centre du bouchon de façon que la pointe de

l'aiguille soit tout juste visible. Renverser la fiole et prélever la dose.

Les suspensions destinées à la voie parentérale doivent être examinées avant d’être administrées,

dans la mesure où le produit et le contenant le permettent, pour s’assurer de l’absence de

particules et de décoloration.

Format

Volume de diluant à ajouter

Concentration nominale par mL

Fioles Act-O-Vial avec agent de conservation (alcool benzylique)

AOV de 40 mg

Tout le contenu

40 mg/mL

AOV de 125 mg

Tout le contenu

62,5 mg/mL

AOV de 500 mg

Tout le contenu

125 mg/mL

AOV de 1 g

Tout le contenu

125 mg/mL

Fioles Act-O-Vial sans agent de conservation

AOV de 40 mg

Tout le contenu

40 mg/mL

AOV de 125 mg

Tout le contenu

62,5 mg/mL

AOV de 500 mg

Tout le contenu

125 mg/mL

AOV de 1 g

Tout le contenu

125 mg/mL

Fioles de SOLU MEDROL

Fiole de 500 mg

8 mL

62,5 mg/mL

Fiole de 1 g

16 mL

62,5 mg/mL

Fiole de 500 mg de SOLU-MEDROL :

Reconstituer avec 8 mL d'eau bactériostatique pour

injection, USP (préservée avec de l'alcool benzylique)

. Voir MISES EN GARDE ET

PRÉCAUTIONS, Enfants.

Fiole de 1 g de SOLU-MEDROL :

Reconstituer avec 16 mL d'eau bactériostatique pour injection,

USP (préservée avec de l'alcool benzylique)

. Voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS,

Enfants.

Conserver la poudre stérile SOLU-MEDROL non reconstituée ainsi que la solution reconstituée

à la température ambiante (entre 15 et 30 °C). Utiliser la solution reconstituée dans les 48 heures

Monographie de SOLU-MEDROL (succinate sodique de méthylprednisolone)

Page 30 de 46

suivant le mélange. Les fioles de SOLU-MEDROL et de SOLU-MEDROL Act-O-Vial sont des

fioles à dose unique. Jeter toute portion inutilisée.

Pour préparer les solutions de perfusion intraveineuse, reconstituer d'abord SOLU-MEDROL

tel qu'il est indiqué. Le médicament peut être administré en solution diluée en mélangeant le

produit reconstitué avec :

du dextrose à 5 % dans de l'eau

du chlorure de sodium à 0,9 %

du dextrose à 5 % dans du chlorure de sodium à 0,45 %.

Les solutions diluées à 0,25 mg/mL ou plus sont physiquement et chimiquement stables pendant

48 heures.

Compatibilité

La compatibilité et la stabilité de SOLU-MEDROL dans les solutions et en mélange intraveineux

avec d'autres médicaments dépendent du pH du mélange, de la concentration, du temps, de la

température et de la solubilité de la méthylprednisolone. Pour éviter les problèmes de

compatibilité et de stabilité, il faut donc, dans la mesure du possible, administrer SOLU-

MEDROL séparément des autres médicaments, par voie intraveineuse directe, par l'intermédiaire

d'une chambre de médication i.v. ou par perfusion intraveineuse jumelée. Au besoin, on peut

diluer le succinate sodique de méthylprednisolone reconstitué avec du dextrose à 5 % dans de

l’eau, un soluté physiologique normal ou du dextrose à 5 % dans du chlorure de sodium à 0,45 %

ou à 0,9 %. Les solutions ainsi obtenues demeurent physiquement et chimiquement stables

pendant 48 heures.

SURDOSAGE

Un surdosage aigu par des corticostéroïdes ne se manifeste par aucun signe clinique. Le

traitement du surdosage aigu consiste à prodiguer des soins de soutien et à soulager les

symptômes. Pour éviter un surdosage chronique en présence d’une maladie grave nécessitant une

corticothérapie continue, on peut réduire la posologie du corticostéroïde (pourvu que cet

ajustement soit temporaire) ou administrer ce dernier de manière intermittente. La

méthylprednisolone est dialysable. En cas de surdosage continu, réduire très graduellement la

dose de façon à empêcher l'apparition d'une insuffisance surrénale aiguë.

En cas de surdosage, il faut savoir qu’il n’existe pas d’antidote spécifique de la

méthylprednisolone.

La méthylprednisolone est dialysable.

Monographie de SOLU-MEDROL (succinate sodique de méthylprednisolone)

Page 31 de 46

MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE

Pharmacodynamie

La méthylprednisolone est un puissant corticostéroïde anti-inflammatoire.

Le succinate sodique de méthylprednisolone a les mêmes propriétés métaboliques et anti-

inflammatoires que la méthylprednisolone. Administrés par voie parentérale et en quantités

équimolaires, ces 2 composés ont une activité biologique équivalente. La puissance relative du

succinate sodique de méthylprednisolone est au moins 4 fois plus élevée que celle du succinate

sodique d'hydrocortisone après administration intraveineuse. Ce résultat concorde avec la

puissance relative de la méthylprednisolone et de l'hydrocortisone administrées par voie orale.

Pharmacocinétique

La biotransformation et l'excrétion du succinate sodique de méthylprednisolone sont semblables

à celles des autres corticostéroïdes. Elles ont un effet sur le métabolisme des glucides, des

protéines, des lipides et de la purine, sur l'équilibre hydroélectrolytique et sur les capacités

fonctionnelles du système cardiovasculaire, des reins, des muscles squelettiques, du système

nerveux et d'autres organes et tissus. Comme d'autres corticostéroïdes, le succinate sodique de

méthylprednisolone confère à l'organisme l'aptitude à résister non pas à quelques-uns, mais à

tous les types de stimulus nocifs et de perturbations du milieu.

Du fait de ses propriétés anti-inflammatoires supérieures à celles de la prednisolone et de sa

tendance moindre à provoquer une rétention hydrosodée, le succinate sodique de

méthylprednisolone peut être administré à des doses plus faibles dont l’intervalle entre les effets

anti-inflammatoires et les effets minéralocorticoïdes est plus large. Le succinate sodique de

méthylprednisolone peut donc être prescrit en cas d’urgence aux personnes chez qui une

augmentation de la rétention sodée serait dangereuse.

La puissance relative du succinate sodique de méthylprednisolone (SOLU-MEDROL) est au

moins 4 fois supérieure à celle du succinate sodique d'hydrocortisone (SOLU-CORTEF), selon la

réduction du nombre d'éosinophiles après administration intraveineuse. Ce résultat concorde

avec la puissance relative de la méthylprednisolone (MEDROL) et de l'hydrocortisone

(CORTEF) administrées par voie orale. Certaines études indiquent que l'administration de

méthylprednisolone se traduit par une persistance notable de la concentration plasmatique

corticostéroïdienne par rapport à la concentration obtenue après administration d'une dose

équivalente d'hydrocortisone ou de prednisolone. Dans le tableau qui suit, cette persistance de la

concentration sanguine est exprimée en demi-vie (minutes) de la concentration de 17-hydroxy-

corticostéroïde obtenue après l’administration par voie intraveineuse de méthylprednisolone, de

prednisolone et d'hydrocortisone.

En cas de surdosage soupçonné, communiquez avec le centre antipoison de votre région.

Monographie de SOLU-MEDROL (succinate sodique de méthylprednisolone)

Page 32 de 46

COMPOSÉ

DOSE

DEMI-VIE

(minutes)

Méthylprednisolone

25 mg

188

Prednisolone

25 mg

69

Hydrocortisone

25 mg

57

La pharmacocinétique de la méthylprednisolone est linéaire, quelle que soit la voie

d’administration choisie.

Absorption

Après l’administration par voie intramusculaire d’une dose de 40 mg de succinate sodique de

méthylprednisolone à 14 adultes volontaires en santé de sexe masculin, la concentration

maximale moyenne de 454 mg/mL a été atteinte en 1 heure. Après 12 heures, la concentration

plasmatique de méthylprednisolone avait diminué à 31,9 mg/mL. La méthylprednisolone n’était

plus décelable 18 heures après son administration. D’après l’aire sous la courbe de la

concentration en fonction du temps, qui indique la quantité totale de médicament absorbé, une

dose de succinate sodique de méthylprednisolone administrée par voie intramusculaire est

bioéquivalente à la même dose administrée par voie intraveineuse.

Selon les résultats d’une étude, l’ester succinate sodique de la méthylprednisolone est largement

et rapidement converti en fraction active de la méthylprednisolone, quelle que soit la voie

d’administration utilisée. Le degré d’absorption de la forme libre de la méthylprednisolone s’est

révélé bioéquivalent par suite de l’administration intramusculaire ou intraveineuse de l’agent, et

nettement plus important que lorsque la méthylprednisolone était administrée par voie orale, sous

forme de solution ou de comprimé. Puisque le degré d’absorption de la méthylprednisolone était

équivalent lorsque l’agent est administré par voie intraveineuse ou intramusculaire, en dépit

d’une plus grande quantité d’ester hémisuccinate atteignant la grande circulation après

l’administration intraveineuse, il semble que l’ester soit converti dans les tissus après l’injection

intramusculaire, puis absorbé sous forme de méthylprednisolone libre.

Distribution

La méthylprednisolone se distribue largement dans les tissus, traverse la barrière hémato-

encéphalique et est excrétée dans le lait maternel. Son volume de distribution apparent est

d’environ 1,4 L/kg. Chez l’humain, elle se lie aux protéines plasmatiques dans une proportion

d’environ 77 %.

Biotransformation

Chez l’humain, la méthylprednisolone est transformée dans le foie en métabolites inactifs, dont

les principaux sont la 20α-hydroxyméthylprednisolone et la 20β-hydroxyméthylprednisolone. La

Monographie de SOLU-MEDROL (succinate sodique de méthylprednisolone)

Page 33 de 46

biotransformation hépatique est essentiellement tributaire de la CYP3A4 (voir

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES).

La méthylprednisolone, à l’instar de nombreux autres substrats de la CYP3A4, peut également

être un substrat de la glycoprotéine P – de la superfamille des transporteurs ABC (pour ATP-

binding cassette) –, ce qui influe sur la distribution tissulaire de l’agent et ses interactions avec

certains autres médicaments modulées par la glycoprotéine P.

Excrétion

La demi-vie d’élimination moyenne de la méthylprednisolone totale est de l’ordre de 1,8 à

5,2 heures. La clairance totale est d’environ 5 à 6 mL/min/kg.

STABILITÉ ET CONSERVATION

Conserver la poudre stérile SOLU-MEDROL non reconstituée à la température ambiante (entre

15 et 30 °C). Garder la solution reconstituée à la température ambiante (entre 15 et 30 °C).

Utiliser la solution reconstituée dans les 48 heures suivant le mélange. Garder la poudre stérile

non reconstituée et la solution reconstituée à l'abri de la lumière.

PRÉSENTATION, COMPOSITION ET CONDITIONNEMENT

La poudre stérile SOLU-MEDROL est présentée comme suit :

Fioles Act-O-Vial avec agent de conservation (alcool benzylique)

SOLU-MEDROL Act-O-Vial de 40 mg, emballage de 10 fioles.

SOLU-MEDROL Act-O-Vial de 125 mg, emballage de 10 fioles.

SOLU-MEDROL Act-O-Vial de 500 mg, emballage de 5 fioles.

SOLU-MEDROL Act-O-Vial de 1 g, emballage de 1 fiole.

Fioles Act-O-Vial sans agent de conservation

SOLU-MEDROL Act-O-Vial de 40 mg, emballage de 10 fioles.

SOLU-MEDROL Act-O-Vial de 125 mg, emballage de 10 fioles.

SOLU-MEDROL Act-O-Vial de 500 mg, emballage de 5 fioles.

SOLU-MEDROL Act-O-Vial de 1 g, emballage de 1 fiole.

Fioles de SOLU-MEDROL

SOLU-MEDROL, fiole de 500 mg, emballage de 5 fioles.

SOLU-MEDROL, fiole de 1 g, emballage de 1 fiole.

Composition

Après reconstitution avec le diluant fourni ou selon le mode d’emploi, chaque fiole Act-O-

Vial (AOV) avec agent de conservation (alcool benzylique) ou fiole de SOLU-MEDROL

fournit :

Monographie de SOLU-MEDROL (succinate sodique de méthylprednisolone)

Page 34 de 46

SOLU-MEDROL

40 mg

125 mg

500 mg

Fiole

500 mg

Fiole

POUDRE

Volume

d'administration

1 mL

2 mL

4 mL

8 mL

8 mL

16 mL

Méthylprednisolone

(sous forme de

succinate sodique)

40 mg

125 mg

500 mg

500 mg

Phosphate

monosodique anhydre

1,6 mg

1,6 mg

6,4 mg

12,8 mg

6,4 mg

12,8 mg

Phosphate disodique

anhydre

17,5 mg

17,4 mg

69,6 mg

139,2 mg

69,6 mg

139,2 mg

Lactose hydrique

25 mg

DILUANT

Alcool benzylique

8,8 mg

17,6 mg

33,7 mg

66,8 mg

Eau stérile pour

injection

q.s.

q.s.

q.s.

q.s.

Après reconstitution avec le diluant fourni, chaque fiole Act-O-Vial (AOV) sans agent de

conservation fournit :

SOLU-MEDROL

40 mg

125 mg

500 mg

AOV 1 g

POUDRE

Volume

d’administration

1 mL

2 mL

4 mL

8 mL

Méthylprednisolone

(sous forme de

succinate sodique)

40 mg

125 mg

500 mg

Phosphate

monosodique

anhydre

1,6 mg

1,6 mg

6,4 mg

12,8 mg

Phosphate disodique

anhydre

17,5 mg

17,4 mg

69,6 mg

139,2 mg

Lactose hydrique

25 mg

DILUANT

Eau stérile pour

injection

q.s.

q.s.

q.s.

q.s.

Le pH de chaque préparation a été ajusté, au besoin, avec de l'hydroxyde de sodium, pour que le

pH de la solution reconstituée se situe entre 7 et 8.

Monographie de SOLU-MEDROL (succinate sodique de méthylprednisolone)

Page 35 de 46

PARTIE II : RENSEIGNEMENTS SCIENTIFIQUES

RENSEIGNEMENTS PHARMACEUTIQUES

Substance pharmaceutique

Dénomination commune :

succinate sodique de méthylprednisolone pour injection USP

(le succinate sodique de méthylprednisolone est préparé in situ à

partir d'hémisuccinate de méthylprednisolone à l'aide

d'hydroxyde de sodium)

Formule moléculaire :

sel monosodique de la (6

)-21-(3-carboxy-1-

oxopropoxy)-11,17-dihydroxy-6-méthylprégna-1,4-diène-

3,20-dione

Masse moléculaire :

496,53

Formule développée :

Propriétés physicochimiques :

solide blanc ou blanchâtre, inodore, hygroscopique, amorphe, très

soluble dans l'eau et l'alcool, insoluble dans le chloroforme, très

peu soluble dans l'acétone; point de fusion : 228 à 237 °C;

pKa de 4,6; coefficient de partage (butyronitrile-eau) de 0,03 à

pH 8,5

ESSAIS CLINIQUES

Affections allergiques et cutanées

État de mal asthmatique

Au cours d’un essai comparatif avec placebo, mené à double insu après répartition aléatoire, des

patients se présentant aux services des urgences en crise d’asthme bronchique ont reçu 125 mg

de méthylprednisolone par voie intraveineuse en plus des soins d’urgence habituels de l’asthme,

Monographie de SOLU-MEDROL (succinate sodique de méthylprednisolone)

Page 36 de 46

ce qui a réduit le nombre d’hospitalisations. Neuf des 48 patients (19 %) traités par la

méthylprednisolone ont dû être hospitalisés comparativement à 23 des 49 patients (47 %) du

groupe témoin (p < 0,003).

Pemphigus vulgaire

Une étude rétrospective de faible envergure (n = 15) a servi à comparer l’injection pulsée de

fortes doses de succinate sodique de méthylprednisolone à l’administration orale de prednisone

chez des sujets atteints de pemphigus vulgaire. Le succinate sodique de méthylprednisolone a été

administré par voie intraveineuse (n = 9); la dose variait entre 250 et 1000 mg/jour durant 2 à

5 jours. Quatre des 6 sujets ayant répondu au succinate sodique de méthylprednisolone sont

demeurés en rémission sans prendre de prednisone durant près de 2 ans. Les sujets du groupe

témoin (n = 6) traités à la prednisone ont eu besoin d’un traitement prolongé par de plus fortes

doses de prednisone; aucun d’entre eux n’a bénéficié d’une longue rémission.

Lupus érythémateux disséminé aigu

On a évalué l’administration de fortes doses de méthylprednisolone par injection intraveineuse

pulsée chez 34 patients (30 adultes et 4 adolescents) atteints d’une néphropathie lupique. Les

30 adultes ont reçu 1 g de méthylprednisolone par voie intraveineuse durant 30 minutes pendant

3 jours consécutifs; les 4 adolescents ont reçu 15 mg/kg/jour durant 3 jours. Douze des

34 patients ont répondu au traitement, en bénéficiant d’une amélioration d’au moins 20 % de la

fonction rénale qui coïncidait avec une amélioration de la clairance de la créatinine. Ces

améliorations se sont maintenues durant au moins 6 mois chez 60 % des patients ayant répondu

au traitement.

Colite ulcéreuse

Au cours d’une étude prospective, en mode à l’insu, 60 sujets atteints de colite ulcéreuse

évolutive ont été répartis aléatoirement pour recevoir des lavements au sucralfate (20 g/100 mL)

ou à la méthylprednisolone (20 mg/100 mL). Durant la 1

semaine, les sujets ont reçu

un lavement 2 fois par jour; ensuite, ils ont reçu un lavement par jour durant 3 semaines. Les

résultats montrent des réductions semblables des taux de diarrhée et de rectorragie après 2 et

4 semaines dans les 2 groupes. Un examen endoscopique de la muqueuse rectale a révélé des

améliorations notables équivalentes de l’aspect macroscopique de la muqueuse dans les

2 groupes (8,28 à 6,20 dans le groupe sucralfate, p < 0,02; 8,72 à 6,36 dans le groupe

méthylprednisolone, p < 0,04). L’examen histologique de coupes de tissu rectal prélevé par

biopsie au début de l’étude ainsi qu’après 4 semaines de traitement a également révélé une

amélioration équivalente dans les 2 groupes.

Greffes d’organe

On a mené une étude prospective comparative chez 100 receveurs de rein, afin d’évaluer

2 traitements immunosuppresseurs différents. Au cours de l’étude, 86 patients ont reçu un rein

prélevé sur des cadavres; 14 patients ont reçu un rein donné par un proche. Les patients ont été

répartis entre 2 groupes pour recevoir 2 médicaments (méthylprednisolone et cyclosporine) ou

3 médicaments (méthylprednisolone, cyclosporine et azathioprine). Dans les 2 groupes, les

patients ont reçu une injection intraveineuse pulsée de 0,5 g de méthylprednisolone au moment

de la transplantation. Par la suite, ils ont pris de la méthylprednisolone par voie orale, le matin, à

Monographie de SOLU-MEDROL (succinate sodique de méthylprednisolone)

Page 37 de 46

raison d’une dose de 16 mg jusqu’à la fin du 3

mois. Ils ont pris ensuite 12 mg/jour de

méthylprednisolone par voie orale jusqu’à la fin du 6

mois, suivis d’une dose d’entretien de

8 mg/jour. Les résultats se sont révélés semblables dans les 2 groupes de traitement. Aucune

différence significative n’a été décelée entre les groupes quant au taux de survie des patients et

des greffes rénales sur 2 ans.

PHARMACOLOGIE DÉTAILLÉE

Voir MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE, Pharmacodynamie et

Pharmacocinétique.

TOXICOLOGIE

Toxicité aiguë

La DL50 aiguë du succinate sodique de méthylprednisolone administré par voie intrapéritonéale

à des souris est de 850 mg/kg. La DL

par voie orale de ce médicament chez le rat est de

5150 mg/kg. Les chiens à qui on a administré une dose unique de succinate sodique de

méthylprednisolone variant de 4,4 à 6,4 mg/kg par injection intraveineuse n’ont présenté aucun

signe clinique d'intoxication médicamenteuse durant les 24 heures d'observation ayant suivi

l’injection.

Carcinogenèse

On n’a pas mené d’essais à long terme chez l’animal, afin d’évaluer les effets cancérogènes

possibles.

Mutagenèse

Dans le cadre de quelques études menées sur des cellules bactériennes et mammaliennes, les

résultats de tests effectués n’ont révélé aucun signe de mutations génétiques et chromosomiques.

Toxicité sur la reproduction

L’administration de corticostéroïdes chez le rat a entraîné une baisse de la fertilité.

Les corticostéroïdes se sont révélés tératogènes chez de nombreuses espèces à des doses

équivalentes à la dose recommandée chez l’humain. Dans le cadre d’études sur la reproduction

animale, on a montré que les glucocorticoïdes, comme la méthylprednisolone, causent des

malformations (fente palatine, malformations du squelette) et un retard de croissance intra-utérin.

Monographie de SOLU-MEDROL (succinate sodique de méthylprednisolone)

Page 38 de 46

BIBLIOGRAPHIE

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IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

Monographie de SOLU-MEDROL (succinate sodique de méthylprednisolone)

Page 41 sur 46

PARTIE III : RENSEIGNEMENTS POUR LE

CONSOMMATEUR

Pr

SOLU-MEDROL

MD

SOLU-MEDROL

MD

ACT-O-VIAL

MD

succinate sodique de méthylprednisolone pour injection, USP

Le présent dépliant constitue la troisième et dernière partie de

la « monographie de produit » publiée par suite de

l’homologation de SOLU-MEDROL (succinate sodique de

méthylprednisolone) pour la vente au Canada, et s’adresse tout

particulièrement aux consommateurs. Le présent dépliant

n’est qu’un résumé et ne donne donc pas tous les

renseignements pertinents au sujet de SOLU-MEDROL. Pour

toute question au sujet de ce médicament, communiquez avec

votre médecin ou votre pharmacien.

AU SUJET DE CE MÉDICAMENT

Les raisons d’utiliser ce médicament :

SOLU-MEDROL (succinate sodique de méthylprednisolone) sert à

soulager l’inflammation (enflure, chaleur, rougeur et douleur)

causée par diverses affections. Par exemple, les réactions

allergiques comme les poussées d’eczéma graves, les réactions aux

piqûres d’insectes et les réactions anaphylactiques (grave réaction

allergique mettant la vie en danger) provoquent des signes

d’inflammation.

Les états suivants peuvent aussi être traités par SOLU-MEDROL :

les symptômes d’asthme causés par une inflammation des voies

respiratoires, les maladies de peau graves et la colite ulcéreuse

(une maladie des intestins). SOLU-MEDROL sert également à

prévenir le rejet des organes transplantés. SOLU-MEDROL peut

être associé à d’autres médicaments (traitement de courte durée)

contre certaines formes d’arthrite. SOLU-MEDROL peut aussi être

administré avant certaines interventions chirurgicales.

Les effets de ce médicament :

SOLU-MEDROL fait partie de la classe des corticostéroïdes.

SOLU-MEDROL est un corticostéroïde synthétique; il est

généralement administré durant de courtes périodes pour réduire

l’inflammation causée par de graves maladies.

Les circonstances où il est déconseillé d’utiliser ce

médicament :

Excepté pour une courte période ou comme traitement d’urgence

en cas de réactions allergiques graves par exemple, il ne faut pas

prendre SOLU-MEDROL dans les cas suivants :

- maladie virale y compris la vaccine (cowpox), la varicelle

(picote) et les infections de l’œil par le virus de l’herpès

- infections à champignons

- tuberculose

- maladie mentale grave (psychoses)

- syndrome de Cushing (anomalie causée par une production

excessive de corticostéroïdes par le corps)

- ulcère d’estomac

- atteinte de la fonction rénale

- numération plaquettaire basse

Il ne faut pas administrer SOLU-MEDROL aux nourrissons

prématurés parce qu’il contient de l’alcool benzylique.

Les patients qui prennent SOLU-MEDROL ne devraient pas

recevoir de vaccins vivants.

Les personnes allergiques à SOLU-MEDROL ou à l’un de ses

ingrédients ne doivent pas prendre ce médicament.

L’ingrédient médicinal :

succinate sodique de méthylprednisolone

Les ingrédients non médicinaux importants :

Lactose hydrique. SOLU-MEDROL contient aussi les ingrédients

non médicinaux suivants : phosphate disodique anhydre et

phosphate monosodique anhydre. Au besoin, le pH de la

préparation est ajusté au moyen d’hydroxyde de sodium.

L’eau bactériostatique pour injection qui sert de diluant pour

reconstituer le produit des fioles de SOLU-MEDROL et des fioles

Act-O-Vial avec agent de conservation contient de l’alcool

benzylique. On a associé l’administration d'alcool benzylique à

des cas de « syndrome du halètement » mortel chez des

prématurés.

L’eau bactériostatique pour injection qui sert de diluant pour

reconstituer le produit des fioles Act-O-Vial sans agent de

conservation ne contient pas d’alcool benzylique.

La présentation :

SOLU-MEDROL est présenté en fioles qui contiennent le

médicament sous forme d’une poudre stérile, pour injection

intraveineuse ou intramusculaire ou pour perfusion intraveineuse

après dilution.

Teneurs offertes :

Fioles Act-O-Vial avec agent de conservation (alcool benzylique)

- Act-O-Vial de 40 mg

- Act-O-Vial de 125 mg

- Act-O-Vial de 500 mg

- Act-O-Vial de 1 g

Fioles Act-O-Vial sans agent de conservation

- Act-O-Vial de 40 mg

- Act-O-Vial de 125 mg

- Act-O-Vial de 500 mg

- Act-O-Vial de 1 g

Fioles de SOLU-MEDROL

- Fiole de 500 mg

- Fiole de 1 g

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS

Consultez votre médecin ou votre pharmacien AVANT

d’utiliser SOLU-MEDROL si :

vous avez une infection (herpès simplex, varicelle,

tuberculose, infection par un parasite [nématode]);

IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

Monographie de SOLU-MEDROL (succinate sodique de méthylprednisolone)

Page 42 de 46

vous avez un trouble hémorragique ou un trouble de la

coagulation;

vous avez les os fragiles (ostéoporose);

vous faites de l’hypertension (haute pression);

vous faites des crises convulsives (convulsions);

vous avez des problèmes de thyroïde (hypothyroïdie ou

hyperthyroïdie);

vous ressentez une douleur ou une faiblesse musculaire (par

exemple myasthénie grave);

vous avez d’un cancer de la peau (sarcome de Kaposi);

vous avez une maladie de l’œil (par exemple glaucome,

cataractes ou infection par le virus de l’herpès);

vous avez une maladie des reins;

vous avez une maladie du foie;

vous avez une maladie cardiaque;

vous avez le diabète (fort taux de sucre dans le sang);

vous avez un trouble psychiatrique ou un trouble de l’humeur

(comme la dépression);

vous avez des problèmes d’estomac ou d’intestins (ulcère,

colite ulcéreuse);

vous avez un faible taux de potassium ou de calcium;

vous êtes atteint de la maladie de Cushing (causée par un

excès de cortisol, une hormone);

votre système immunitaire est affaibli;

vous avez une thrombophlébite (inflammation des veines);

vous êtes enceinte, vous prévoyez le devenir ou vous allaitez;

vous êtes allergique à ce médicament ou à l’un de ses

ingrédients;

vous avez déjà pris SOLU-MEDROL.

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

Indiquez à votre médecin ou à votre pharmacien tous les

médicaments que vous prenez, qu’ils soient prescrits ou en vente

libre. Il est particulièrement important d’informer votre médecin

ou votre pharmacien si vous prenez l’un des médicaments

suivants :

Antibiotiques/antifongiques (p. ex., rifampine, kétoconazole,

troléandomycine, érythromycine et amphotéricine B)

Anticholinestérasiques (médicaments qui empêchent

l’élimination de l’acétylcholine, un neurotransmetteur (p. ex.,

néostigmine et pyridostigmine)

Anticoagulants (p. ex., warfarine ou héparine)

Antiépileptiques (p. ex., phénytoïne)

Antidiabétiques (p. ex., insuline ou metformine)

Antihypertenseurs (p. ex., amlodipine ou quinapril)

Diurétiques (p. ex., furosémide)

Médicaments pour le cœur (p. ex., digoxine, bloqueurs des

canaux calciques)

Vaccins

Médicaments inhibiteurs du système immunitaire (p. ex.,

méthotrexate ou cyclosporine)

Curarisants (bloqueurs de la transmission des signaux entre

les nerfs et les muscles; p. ex., pancuronium)

Médicaments du système nerveux (p. ex., diazépam ou

clozapine)

Aspirine et anti-inflammatoires non stéroïdiens (aussi

appelés AINS), comme l’ibuprofène

Sympathomimétiques (qui imitent les effets de l’adrénaline;

p. ex., salbutamol)

Médicaments qui abaissent le taux de cholestérol

(cholestyramine)

Médicaments contre la diarrhée

Médicaments contre la tuberculose

Hormonothérapie substitutive ou contraceptifs oraux

Inhibiteurs de l’aromatase (médicaments contre le cancer du

sein et de l’ovaire)

Immunosuppresseurs (médicaments qui neutralisent ou qui

affaiblissent le système immunitaire)

Ne buvez pas de jus de pamplemousse pendant votre traitement

par DEPO-MEDROL.

Conduite automobile et utilisation de machines

La prise de corticostéroïdes peut entraîner des effets indésirables,

tels que des étourdissements, des vertiges, des troubles visuels et

de la fatigue. Dans ce cas, il faut éviter de conduire et d’utiliser

des machines.

UTILISATION APPROPRIÉE DE CE MÉDICAMENT

SOLU-MEDROL peut être administré par injection intraveineuse

ou intramusculaire ou par perfusion intraveineuse; l’injection

intraveineuse étant la méthode préférée en cas d’urgence. La

solution est préparée de la façon suivante avant son administration

par injection intraveineuse (ou intramusculaire) :

MODE D’EMPLOI DU DISPOSITIF ACT-O-VIAL

Appuyer sur le piston en plastique pour pousser le diluant

dans le compartiment inférieur.

Agiter doucement pour dissoudre la poudre.

Enlever la languette de plastique au centre du bouchon.

Stériliser le dessus du bouchon avec un germicide

convenable.

IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

Monographie de SOLU-MEDROL (succinate sodique de méthylprednisolone)

Page 43 sur 46

Insérer l'aiguille perpendiculairement au centre du

bouchon de façon que la pointe de l'aiguille soit tout juste

visible. Renverser la fiole et prélever la dose.

Les suspensions destinées à la voie parentérale doivent être

examinées avant d’être administrées, dans la mesure où le produit

et le contenant le permettent, pour s’assurer de l’absence de

particules et de décoloration.

Posologie habituelle

La dose initiale varie entre 10 et 500 mg en fonction de l’affection

traitée. Le traitement de courte durée des affections graves et

aiguës peut nécessiter de plus fortes doses. On peut amorcer le

traitement en administrant SOLU-MEDROL par injection

intraveineuse durant au moins 5 minutes (p. ex., doses allant

jusqu’à 250 mg) jusqu’à 30 minutes au moins (p. ex., doses

supérieures à 250 mg). Les doses suivantes peuvent être

administrées par la voie intraveineuse ou intramusculaire après un

intervalle établi d’après la réponse et l’état du patient. La

corticothérapie est associée au traitement habituel; elle ne le

remplace pas. Quand il est temps de mettre fin à un traitement de

plusieurs jours, il faut réduire graduellement la dose.

Surdose

Un surdosage aigu de SOLU-MEDROL ne se manifeste par aucun

signe. En cas de surdosage par SOLU-MEDROL, le produit peut

être éliminé par dialyse. Un surdosage prolongé peut nécessiter

une baisse graduelle de la dose, afin de prévenir l’apparition de

divers troubles causés par l’incapacité du corps à produire

normalement certaines hormones.

EFFETS SECONDAIRES ET MESURES À PRENDRE

Comme tous les médicaments, SOLU-MEDROL peut entraîner

des effets secondaires, mais ces derniers ne touchent pas

nécessairement tous les patients.

SOLU-MEDROL peut masquer les signes et les symptômes d’une

infection; il peut activer une infection qui couvait et il peut

entraîner une infection par des microbes généralement inoffensifs,

en abaissant la résistance de l’organisme.

SOLU-MEDROL peut également entraîner les effets secondaires

suivants :

Réactions allergiques :

anaphylaxie (réaction allergique grave qui peut être mortelle)

arrêt cardiaque

bronchospasme (rétrécissement des voies respiratoires)

enflure soudaine de la peau

Atteintes cardiovasculaires :

insuffisance cardiaque

crise cardiaque

arythmie (battements irréguliers du cœur)

ralentissement des battements cardiaques

élévation ou baisse de la pression sanguine

évanouissements

caillots de sang

thrombophlébite (inflammation des veines)

Problèmes de peau :

peau mince et fragile

problèmes de cicatrisation après une blessure

ecchymoses (bleus sur la peau causés par la rupture de petits

vaisseaux sanguins)

pétéchies (points rouges sur la peau contenant du sang)

altérations cutanées (creux) au point d’injection

acné

éruption cutanée

démangeaisons

peau sèche et squameuse (qui pèle)

enflure

rougeur

augmentation de la transpiration

éclaircissement ou assombrissement d’une région de la peau

abcès (poche de pus)

perte de cheveux

infections au point d’injection

Troubles du système endocrinien et du métabolisme :

apparition d’un état cushingoïde (anomalie causée par un

excès de corticostéroïdes dans l’organisme)

faciès lunaire (visage bouffi et front bombé)

gain de poids

distribution anormale des graisses corporelles

suppression de l’axe entre l’hypophyse et les glandes

surrénales (qui peut empêcher l’organisme de répondre à

diverses atteintes comme une infection ou une blessure graves)

arrêt de la croissance chez l’enfant

anomalies de la croissance des poils

rétention ou excrétion de sodium

rétention d’eau

hausse du nombre de mictions (action d’uriner)

baisse de la tolérance au sucre

apparition de nouveaux symptômes de diabète

En cas de surdosage, communiquez immédiatement avec un

professionnel de la santé, le service des urgences d’un

hôpital ou le centre antipoison de votre région, même si

vous n’avez pas de symptômes.

IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

Monographie de SOLU-MEDROL (succinate sodique de méthylprednisolone)

Page 44 de 46

hausse des besoins en insuline ou en hypoglycémiants oraux

(comprimés qui abaissent le taux de sucre dans le sang) chez

les personnes diabétiques

Troubles digestifs :

ulcère d’estomac

saignement dans l’estomac

inflammation du pancréas et de l’œsophage

perforation de l’intestin

nausées

vomissements ou altération du goût (lors de l’administration

rapide de fortes doses)

douleur abdominale

ballonnements

dysfonctionnement des intestins/de la vessie

augmentation de l’appétit

Problèmes de foie :

augmentation du volume du foie

lésion (blessure) au foie

hépatite

Atteintes des os et des muscles :

maladie des muscles

faiblesse des muscles

douleur musculaire

perte de masse musculaire

malaise (sensation de gêne généralisée)

ostéoporose

nécrose aseptique (mort de tissus)

fractures pathologiques

fractures par tassement des vertèbres

rupture de tendons, particulièrement du tendon d’Achille

arthropathie neurogène (dite de Charcot)

douleur et inflammation des tissus situés à proximité du point

d’injection

Troubles neurologiques :

élévation de la pression dans le crâne avec enflure et

inflammation du nerf optique

convulsions

céphalées

douleur et sensibilité

troubles de la sensibilité et diminution de la force et des

réflexes

sensations cutanées anormales (picotements, chatouillements,

fourmillements ou sensation de brûlure)

vertiges

méningite

amnésie

étourdissements

Troubles oculaires :

cataractes

exophtalmie (yeux exorbités)

élévation de la pression intraoculaire

glaucome

cécité (perte totale de la vue)

Troubles psychiatriques :

maladie mentale

dépression

instabilité émotionnelle

euphorie (bien-être, exultation, bonheur, excitation et joie

intenses)

insomnie (difficulté à dormir)

sautes d’humeur

modifications de la personnalité

idées suicidaires

délire

hallucinations

confusion

schizophrénie

anxiété

Troubles de l’appareil reproducteur/troubles sexuels :

règles irrégulières

augmentation ou diminution du nombre de spermatozoïdes et

de leur mouvement

Troubles sanguins :

nombre anormalement élevé de globules blancs

résultats anormaux aux analyses sanguines

Autres : SOLU-MEDROL peut fausser les résultats des

évaluations de la fonction hépatique ainsi que supprimer les

réactions aux tests cutanés. Par ailleurs, il peut donner le hoquet,

et causer de la fatigue et de l’irritabilité.

IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

Monographie de SOLU-MEDROL (succinate sodique de méthylprednisolone)

Page 45 sur 46

EFFETS SECONDAIRES GRAVES : FRÉQUENCE ET

MESURES À PRENDRE

Symptôme / effet

Consultez votre

médecin ou votre

pharmacien

Consultez

IMMÉDIA-

TEMENT un

médecin

Seulement

pour les

effets

secondaires

graves

Dans

tous

les cas

Hémorragie ou

perforation d’un

ulcère : douleur à

l’estomac, saignement

de l’anus, selles noires

ou taches de sang dans

les selles et/ou

vomissement de sang

Réactivation de la

tuberculose : toux

accompagnée de

crachements de sang

ou douleur à la

poitrine

Réaction allergique

grave : éruption

cutanée,

démangeaisons et/ou

enflure (surtout de la

face, de la langue et de

la gorge),

étourdissements

importants et

difficulté à respirer

Signes d’infection :

fièvre, toux ou mal de

gorge persistant,

douleur au moment

d’uriner, douleur ou

écoulement oculaire

Hypertension (maux

de tête ou sensation de

malaise général)

Battements de cœur

rapides, irréguliers ou

très forts

Enflure

Crampes et spasmes

Altération de la vision

Envies plus fréquentes

de boire ou d’uriner

EFFETS SECONDAIRES GRAVES : FRÉQUENCE ET

MESURES À PRENDRE

Symptôme / effet

Consultez votre

médecin ou votre

pharmacien

Consultez

IMMÉDIA-

TEMENT un

Variations de l’état

mental ou de

l’humeur : sautes

d’humeur, dépression,

idées suicidaires,

agitation, anxiété

Douleur aux tendons

Douleur aux os ou aux

articulations

Tendance à faire des

ecchymoses (bleus) ou

à saigner

Douleur, rougeur ou

enflure au point

d’injection

Amincissement de la

peau

Mauvaise cicatrisation

des plaies

Pousse inhabituelle

des cheveux ou des

poils

Renouvellement

anormal de la peau

COMMENT CONSERVER LE MÉDICAMENT

Avant la reconstitution : Conservez la poudre stérile

SOLU-MEDROL à la température ambiante (entre 15 et 30 °C), à

l’abri de la lumière. Gardez hors de la portée des enfants.

Après la reconstitution : Conservez la solution reconstituée à la

température ambiante (entre 15 et 30 °C). Administrez dans les

48 heures après la reconstitution. Gardez à l’abri de la lumière et

hors de la portée des enfants.

IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

Monographie de SOLU-MEDROL (succinate sodique de méthylprednisolone)

Page 46 de 46

DÉCLARATION DES EFFETS INDÉSIRABLES

SOUPÇONNÉS

Vous pouvez déclarer les effets indésirables soupçonnés

associés à l’utilisation des produits de santé au Programme

Canada Vigilance de l’une des 3 façons suivantes :

En ligne à www.santecanada.gc.ca/medeffet

Par téléphone, en composant le numéro sans frais

1-866-234-2345

En remplissant un formulaire de déclaration de Canada

Vigilance et en le faisant parvenir

par télécopieur, au numéro sans frais 1-866-678-6789,

par la poste au :

Programme Canada Vigilance

Santé Canada

Indice postal 0701E

Ottawa (Ontario)

K1A 0K9

Les étiquettes préaffranchies, le formulaire de déclaration de

Canada Vigilance ainsi que les lignes directrices concernant la

déclaration d’effets indésirables sont disponibles sur le site

Web de MedEffet

Canada à

www.santecanada.gc.ca/medeffet.

REMARQUE : Pour obtenir des renseignements relatifs à la

gestion des effets secondaires, veuillez communiquer avec

votre professionnel de la santé. Le Programme Canada

Vigilance ne fournit pas de conseils médicaux.

POUR DE PLUS AMPLES

RENSEIGNEMENTS

Vous pouvez obtenir ce document et la monographie complète du

produit, préparée pour les professionnels de la santé, en

communiquant avec le promoteur, Pfizer Canada inc., au

1-800-463-6001.

Pfizer Canada inc. a rédigé ce dépliant.

Kirkland (Québec)

H9J 2M5

Dernière révision : 11 février 2015

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