SERTRALINE Cll Pharma 50 mg, gélule

France - français - ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé)

Achète-le

Notice patient Notice patient (PIL)

11-12-2013

Ingrédients actifs:
sertraline base
Disponible depuis:
CLL PHARMA
Code ATC:
N06AB06
DCI (Dénomination commune internationale):
sertraline base
Dosage:
50 mg
forme pharmaceutique:
gélule
Composition:
composition pour une gélule > sertraline base : 50 mg . Sous forme de : chlorhydrate de sertraline
Mode d'administration:
orale
Unités en paquet:
plaquette(s) thermoformée(s) PVC PVDC aluminium de 7 gélule(s)
Type d'ordonnance:
liste I
Domaine thérapeutique:
Inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS)
Descriptif du produit:
381 808-9 ou 34009 381 808 9 3 - plaquette(s) thermoformée(s) PVC PVDC aluminium de 7 gélule(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;381 809-5 ou 34009 381 809 5 4 - plaquette(s) thermoformée(s) PVC PVDC aluminium de 28 gélule(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;381 810-3 ou 34009 381 810 3 6 - plaquette(s) thermoformée(s) PVC PVDC aluminium de 30 gélule(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;
Statut de autorisation:
Archivée
Numéro d'autorisation:
60014392
Date de l'autorisation:
2008-01-31

NOTICE

ANSM - Mis à jour le : 11/12/2013

Dénomination du médicament

SERTRALINE CLL PHARMA 50 mg, gélule

Encadré

Veuillez lire attentivement l'intégralité de cette notice avant de prendre ce médicament.

Gardez cette notice, vous pourriez avoir besoin de la relire.

Si vous avez toute autre question, si vous avez un doute, demandez plus d'informations à votre médecin ou à votre

pharmacien.

Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez jamais à quelqu'un d'autre, même en cas de symptômes

identiques, cela pourrait lui être nocif.

Si l'un des effets indésirables devient grave ou si vous remarquez un effet indésirable non mentionné dans cette notice,

parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien.

Sommaire notice

Dans cette notice :

1. QU'EST-CE QUE SERTRALINE CLL PHARMA 50 mg, gélule ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DE PRENDRE SERTRALINE CLL PHARMA 50 mg,

gélule ?

3. COMMENT PRENDRE SERTRALINE CLL PHARMA 50 mg, gélule ?

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?

5. COMMENT CONSERVER ?

6. INFORMATIONS SUPPLEMENTAIRES

1. QU'EST-CE QUE SERTRALINE CLL PHARMA 50 mg, gélule ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?

Classe pharmacothérapeutique

Le composant actif de SERTRALINE CLL PHARMA est la sertraline. La sertraline appartient à un groupe de médicaments

appelés Inhibiteurs Sélectifs de la Recapture de la Sérotonine (ISRS) ; ces médicaments sont utilisés pour traiter la

dépression et/ou des troubles anxieux.

Indications thérapeutiques

SERTRALINE CLL PHARMA peut être utilisé dans le traitement de :

La dépression et la prévention des récidives de la dépression (chez l’adulte).

Le trouble anxiété sociale (chez l’adulte).

L’état de stress post-traumatique (ESPT) (chez l’adulte).

Le trouble panique (chez l’adulte).

Le trouble obsessionnel compulsif (TOC) (chez l’adulte, chez l’enfant et l’adolescent âgé de 6 à 17 ans).

La dépression est une maladie clinique accompagnée de symptômes tels que se sentir triste, ne pas parvenir à dormir

correctement ou à apprécier la vie comme auparavant.

Les TOC et le trouble panique sont des maladies liées à l'anxiété accompagnées de symptômes tels qu’être en permanence

dérangé par des idées persistantes (obsessions) qui peuvent vous conduire à pratiquer des rituels répétitifs (compulsions).

L’ESPT (état de stress post-traumatique) est une maladie qui peut survenir après une expérience particulièrement

traumatisante sur le plan émotionnel et dont certains symptômes sont similaires à la dépression et l'anxiété.

Le trouble anxiété sociale (phobie sociale) est une maladie liée à l'anxiété. Il est caractérisé par des sensations d'anxiété

intense ou de détresse dans certaines situations sociales (par exemple, parler à des étrangers, parler en public, manger ou

boire en présence d'autres personnes ou craindre d'agir de façon embarrassante)..

Votre médecin a décidé que ce médicament était adapté au traitement de votre maladie.

Consultez votre médecin si vous n’êtes pas sûr de la raison pour laquelle il vous a prescrit SERTRALINE CLL PHARMA.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DE PRENDRE SERTRALINE CLL PHARMA 50 mg,

gélule ?

Liste des informations nécessaires avant la prise du médicament

Sans objet.

Contre-indications

Ne prenez jamais SERTRALINE CLL PHARMA 50 mg, gélule dans les cas suivants :

Si vous êtes allergique (hypersensible) à la sertraline ou à l’un des autres composants contenus dans SERTRALINE CLL

PHARMA (voir rubrique 6 « Informations supplémentaires » décrivant la liste complète des substances actives et des

excipients).

Si vous prenez ou avez pris des médicaments appelés inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO, notamment la

sélégiline, le moclobémide) ou des médicaments de type IMAO (par exemple le linézolide). Si vous interrompez le traitement

par la sertraline, vous devez attendre au moins une semaine avant de commencer un traitement par un IMAO. Après avoir

arrêté un traitement par un IMAO, vous devez attendre au moins 2 semaines avant de pouvoir commencer un traitement par

la sertraline.

Si vous prenez un médicament appelé pimozide (un médicament pour les troubles mentaux tels que la psychose).

Précautions d'emploi ; mises en garde spéciales

Faites attention avec SERTRALINE CLL PHARMA 50 mg, gélule :

Les médicaments ne conviennent pas toujours à tout le monde. Indiquez à votre médecin avant de prendre SERTRALINE

CLL PHARMA si vous souffrez ou avez souffert de l'une des affections suivantes :

Épilepsie ou antécédents de crises convulsives. Si vous avez une crise (convulsions), contactez immédiatement votre

médecin.

Si vous avez souffert d'une maladie maniaco-dépressive (trouble bipolaire) ou d'une schizophrénie. Si vous avez un

épisode de manie, contactez immédiatement votre médecin.

Si vous avez ou avez eu des pensées d’auto-agression ou suicidaires (voir ci-dessous le paragraphe « Pensées

suicidaires et aggravation de votre dépression ou de votre trouble anxieux »).

Syndrome sérotoninergique. Dans de rares cas, ce syndrome peut survenir lorsque vous prenez certains médicaments en

même temps que la sertraline. (Pour les symptômes, veuillez vous reporter à la rubrique 4. « Quels sont les effets

indésirables éventuels ? »). Votre médecin vous aura indiqué si vous avez souffert de ce syndrome dans le passé.

Si votre concentration de sodium sanguin est faible, car cela peut survenir en raison du traitement par SERTRALINE CLL

PHARMA. Vous devez également informer votre médecin si vous prenez certains médicaments contre l'hypertension

artérielle qui peuvent aussi modifier la concentration de sodium sanguin.

Prenez des précautions particulières si vous êtes âgé car vous pouvez présenter un risque plus élevé de baisse de la

concentration de sodium dans le sang (voir ci-dessus).

Maladie du foie ; votre médecin peut décider de vous traiter par une dose plus faible de SERTRALINE CLL PHARMA.

Diabète ; votre concentration de glucose dans le sang peut être modifiée par SERTRALINE CLL PHARMA et votre

traitement contre le diabète peut devoir être adapté.

Si vous avez souffert de troubles hémorragiques ou si vous avez pris des médicaments qui fluidifient le sang (par exemple,

acide acétylsalicylique (aspirine), ou warfarine) ou qui peuvent augmenter le risque d'hémorragie.

Si vous êtes un enfant ou un adolescent âgé de moins de 18 ans. SERTRALINE CLL PHARMA ne doit être utilisé chez

l'enfant et l'adolescent âgé de 6 à 17 ans que s'ils souffrent du trouble obsessionnel compulsif (TOC). Si vous êtes traité pour

ce trouble, votre médecin mettra en place une surveillance étroite (voir ci-dessous le paragraphe « Utilisation chez l'enfant et

chez l'adolescent »).

Si vous recevez une électroconvulsivothérapie (ECT).

Agitation/Akathisie

L'utilisation de la sertraline a été associée à une agitation pénible et un besoin impérieux de bouger, avec souvent une

incapacité à rester assis ou debout tranquillement (akathisie). Ces troubles surviennent le plus souvent pendant les

premières semaines de traitement. L'augmentation de la dose peut être néfaste, informez par conséquent votre médecin si

vous présentez de tels symptômes.

Réactions de sevrage

Les effets indésirables associés à l'arrêt du traitement (réactions de sevrage) sont fréquents, particulièrement si le traitement

est interrompu brutalement (voir rubrique 3 « Comment prendre SERTRALINE CLL PHARMA 50 mg, gélule ? Si vous

arrêtez de prendre SERTRALINE CLL PHARMA 50 mg, gélule » et rubrique 4 « Quels sont les effets indésirables éventuels

?»). Le risque de symptômes de sevrage dépend de la durée du traitement, de la dose et de la vitesse à laquelle la dose est

réduite. Généralement, ces symptômes sont légers à modérés. Ils peuvent cependant être graves chez certains patients. Ils

surviennent normalement au cours des premiers jours suivant l'arrêt du traitement. En général, ces symptômes disparaissent

spontanément et régressent en 2 semaines. Chez certains patients, ils peuvent durer plus longtemps (2-3 mois ou plus). Lors

de l'arrêt du traitement par la sertraline, il est recommandé de réduire la dose progressivement sur une période de plusieurs

semaines ou mois, et vous devez toujours discuter de la meilleure façon d’arrêter le traitement avec votre médecin.

Pensées suicidaires et aggravation de votre dépression ou de votre trouble anxieux

Si vous souffrez de dépression et/ou d'un trouble anxieux, vous pouvez parfois avoir des idées d'auto-agression (agression

envers vous-même) ou de suicide. Ces manifestations peuvent être majorées au début d'un traitement par antidépresseur,

car ces médicaments demandent tous un certain temps pour agir, généralement près de deux semaines, mais parfois plus

longtemps.

Vous êtes davantage susceptible d'avoir ce type de pensées dans les cas suivants :

si vous avez déjà eu des idées suicidaires ou d'auto-agression dans le passé,

si vous êtes un jeune adulte. Les études cliniques ont montré un risque accru de comportements suicidaires chez l'adulte

âgé de moins de 25 ans présentant une maladie psychiatrique et traité par antidépresseur,

si vous avez des idées suicidaires ou d'auto-agression à un moment quelconque, contactez immédiatement votre médecin

ou rendez vous directement à l'hôpital.

Vous pouvez vous faire aider par un ami ou un parent, en lui expliquant que vous êtes dépressif ou que vous souffrez d'un

trouble anxieux, et en lui demandant de lire cette notice. Vous pourrez lui demander de vous signaler s'il pense que votre

dépression ou votre anxiété s'aggrave, ou s'il s'inquiète d'un changement dans votre comportement.

Utilisation chez l’enfant et chez l’adolescent

La sertraline ne doit généralement pas être utilisée chez l’enfant et chez l’adolescent âgé de moins de 18 ans, sauf pour le

traitement des troubles obsessionnels compulsifs. Les patients âgés de moins de 18 ans présentent un risque accru d’effets

indésirables, notamment de tentatives de suicide, de pensées suicidaires et d’hostilité (en particulier agressivité,

comportement d’opposition et colère), lorsqu’ils sont traités par cette classe de médicaments. Néanmoins, il est possible que

votre médecin décide de prescrire SERTRALINE CLL PHARMA à un patient âgé de moins de 18 ans s’il pense que cela est

dans son intérêt.

Si votre médecin vous a prescrit SERTRALINE CLL PHARMA, que vous avez moins de 18 ans et que vous souhaitez en

parler avec lui, veuillez prendre contact avec lui.

En outre, si l’un des symptômes indiqués ci-dessus apparaît ou s’aggrave pendant que vous prenez SERTRALINE CLL

PHARMA, vous devez en informer votre médecin.

Par ailleurs, la sécurité d’emploi à long terme de SERTRALINE CLL PHARMA en ce qui concerne la croissance, la

maturation et le développement cognitif et comportemental dans cette tranche d’âges n’a pas été démontrée à l’heure

actuelle.

Lactose

L’utilisation de ce médicament est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit en

lactase de Lapp ou un syndrome de malabsorption du glucose ou du galactose (maladies héréditaires rares).

Jaune orangé S

Ce médicament contient du jaune orangé S et peut provoquer des réactions allergiques.

Interactions avec d'autres médicaments

Prise d'autres médicaments

Si vous prenez ou avez pris récemment un autre médicament, y compris un médicament obtenu sans ordonnance, parlez-en

à votre médecin.

Certains médicaments peuvent affecter la manière dont SERTRALINE CLL PHARMA agit, ou SERTRALINE CLL PHARMA

lui-même peut réduire l’efficacité d’autres médicaments administrés en même temps.

Prendre simultanément SERTRALINE CLL PHARMA et les médicaments suivants peut entraîner des effets indésirables

graves :

Médicaments appelés inhibiteurs de la monoamine-oxydase (IMAO), comme le moclobémide (utilisé pour traiter la

dépression) et la sélégiline (pour traiter la maladie de Parkinson) et l’antibiotique linézolide. N’utilisez pas simultanément

SERTRALINE CLL PHARMA et les IMAO.

Médicaments utilisés pour traiter les troubles mentaux (pimozide). N’utilisez pas simultanément SERTRALINE CLL

PHARMA et le pimozide.

Informez votre médecin si vous avez pris les médicaments suivants :

Médicaments phytothérapeutiques contenant du millepertuis (Hypericum perforatum). Les effets du millepertuis peuvent

durer entre 1 et 2 semaines.

Produits contenant un acide aminé, le tryptophane.

Médicaments destinés à traiter les douleurs sévères (par exemple, tramadol).

Médicaments utilisés en anesthésie ou pour traiter la douleur chronique (fentanyl).

Médicaments destinés à traiter les migraines (par exemple, sumatriptan).

Médicaments empêchant la coagulation du sang (par exemple, warfarine).

Médicaments utilisés pour traiter la douleur/l'arthrose (anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), par exemple ibuprofène,

acide acétylsalicylique (aspirine)).

Sédatifs (diazépam).

Diurétiques.

Médicaments utilisés pour traiter l'épilepsie (phénytoïne).

Médicaments utilisés pour traiter le diabète (tolbutamide).

Médicaments utilisés pour traiter l'excès d'acidité gastrique et les ulcères gastriques (cimétidine).

Médicaments utilisés pour traiter la manie et la dépression (lithium).

Autres médicaments utilisés pour traiter la dépression (par exemple, amitriptyline, nortriptyline).

Médicaments

utilisés

pour

traiter

schizophrénie

d'autres

troubles

mentaux

(par

exemple,

perphénazine,

lévomépromazine et olanzapine).

Médicaments utilisés pour réguler les battements du cœur et le rythme cardiaque (tels que flécaïnide, propafénone).

Interactions avec les aliments et les boissons

Aliments et boissons

Les gélules de sertraline doivent être prises pendant les repas.

L’alcool doit être évité pendant le traitement par SERTRALINE CLL PHARMA.

La sertraline ne devra pas être prise en association avec le jus de pamplemousse, car cela peut augmenter le taux de

sertraline dans votre corps.

Interactions avec les produits de phytothérapie ou thérapies alternatives

Sans objet.

Utilisation pendant la grossesse et l'allaitement

Grossesse et allaitement

Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien avant de prendre tout médicament.

La sécurité d'emploi de la sertraline n'a pas été totalement établie chez la femme enceinte. La sertraline ne vous sera

administrée pendant la grossesse que si votre médecin considère que les bénéfices pour vous l'emportent sur les risques

éventuels pour le développement du fœtus. Si vous êtes une femme en âge de procréer, vous devez utiliser une méthode

fiable de contraception (telle que la pilule contraceptive), lorsque vous prenez de la sertraline.

Assurez-vous que votre sage-femme et / ou votre médecin sache que vous êtes traitée par SERTRALINE CLL PHARMA.

Lorsqu'ils sont pris pendant la grossesse, en particulier dans les 3 derniers mois de la grossesse, les médicaments comme

SERTRALINE CLL PHARMA peuvent augmenter le risque d'une maladie grave chez le nouveau-né, appelée hypertension

artérielle pulmonaire persistante du nouveau-né (HTAP). Cette maladie oblige le nouveau-né à respirer plus vite et le teint

de sa peau devient bleuâtre. Ces symptômes commencent habituellement pendant les premières 24 heures après la

naissance du nouveau-né. Si cela arrive à votre nouveau-né, vous devez immédiatement prendre contact avec votre sage-

femme et / ou votre médecin.

Il a été mis en évidence que la sertraline passe dans le lait maternel. La sertraline ne doit être utilisée chez la femme

allaitante que si votre médecin considère que les bénéfices l'emportent sur les risques éventuels pour le nourrisson.

Fécondité

Des études chez l’animal ont montré que certains médicaments tels que la sertraline peuvent réduire la qualité du sperme.

Théoriquement, la fécondité pourrait être affectée ; mais l’impact sur la fécondité humaine n’a pas été observé à ce jour.

Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien avant de prendre tout médicament.

Sportifs

Sans objet.

Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines

Conduite de véhicules et utilisation de machines

Les médicaments psychoactifs, comme la sertraline, peuvent influencer votre capacité à conduire des véhicules ou à utiliser

des machines. Vous ne devez par conséquent pas conduire de véhicules ou utiliser de machines avant de savoir si ce

médicament modifie votre aptitude à effectuer ces tâches.

Liste des excipients à effet notoire

Liste des excipients à effet notoire:jaune orangé S (E110), lactose.

3. COMMENT PRENDRE SERTRALINE CLL PHARMA 50 mg, gélule ?

Instructions pour un bon usage

Sans objet.

Posologie, Mode et/ou voie(s) d'administration, Fréquence d'administration et Durée du traitement

Posologie

Respectez toujours la posologie indiquée par votre médecin.

Les gélules de sertraline doivent être prises pendant les repas.

Prenez votre médicament une fois par jour, le matin ou le soir.

En cas de doute, consultez votre médecin ou votre pharmacien.

La dose habituelle est :

Adultes :

Dépression et trouble obsessionnel compulsif :

Dans la dépression et le TOC, la dose efficace habituelle est de 50 mg/jour.

La dose quotidienne peut être augmentée par tranches de 50 mg sur une période de plusieurs semaines. La dose maximale

recommandée est de 200 mg/jour.

Trouble panique, trouble anxiété sociale et état de stress post-traumatique :

Dans le trouble panique, le trouble anxiété sociale et le trouble de stress post-traumatique, le traitement doit être débuté à la

dose de 25 mg/jour, qui est augmentée à 50 mg par jour après une semaine.

La dose quotidienne peut ensuite être augmentée par tranches de 50 mg sur une période de plusieurs semaines. La dose

maximale recommandée est de 200 mg/jour.

Enfants et adolescents :

SERTRALINE CLL PHARMA ne doit être utilisé que pour traiter les enfants et les adolescents souffrant de TOC âgés de 6 à

17 ans.

Troubles obsessionnels compulsifs :

Enfants âgés de 6 à 12 ans : la dose initiale recommandée est de 25 mg une fois par jour. Après une semaine, votre

médecin peut augmenter cette dose jusqu’à 50 mg/jour. La dose maximale est de 200 mg/jour.

Enfants âgés de 13 à 17 ans : la dose initiale recommandée est de 50 mg/jour. La dose maximale est de 200 mg/jour.

Si vous souffrez de problèmes de foie ou des reins, veuillez en informer votre médecin et suivre ses instructions.

Durée du traitement

Votre médecin vous indiquera la durée pendant laquelle vous devrez prendre ce médicament. Elle dépendra de la nature de

votre maladie et de la manière dont vous répondez au traitement. Plusieurs semaines sont parfois nécessaires pour que vos

symptômes commencent à s’améliorer.

Symptômes et instructions en cas de surdosage

Si vous avez pris plus de SERTRALINE CLL PHARMA que vous n’auriez dû :

Si vous avez pris accidentellement trop de SERTRALINE CLL PHARMA, contactez votre médecin immédiatement ou

rendez vous au service d’urgences de l’hôpital le plus proche. Prenez toujours avec vous la boîte et la notice de ce

médicament, qu’il reste des médicaments ou non.

Les symptômes de surdosage peuvent comprendre : somnolence, nausées et vomissements, accélération de la fréquence

cardiaque, tremblements, agitation, sensations vertigineuses et dans de rares cas perte de connaissance.

Instructions en cas d'omission d'une ou de plusieurs doses

Si vous oubliez de prendre SERTRALINE CLL PHARMA :

Si vous avez oublié une dose, ne la prenez pas plus tard. Prenez simplement la dose suivante conformément à la

prescription.

Ne prenez pas de dose double pour compenser la dose que vous avez oublié de prendre.

Risque de syndrome de sevrage

Si vous arrêtez de prendre d’utiliser SERTRALINE CLL PHARMA :

N’arrêtez pas de prendre SERTRALINE CLL PHARMA sauf si votre médecin vous l’indique. Votre médecin diminuera

progressivement la dose de SERTRALINE CLL PHARMA sur une période de plusieurs semaines, avant que vous puissiez

interrompre ce médicament. Si vous interrompez brutalement la prise de ce médicament, vous pouvez présenter des effets

indésirables comme des sensations vertigineuses, un engourdissement, des troubles du sommeil, une agitation ou une

anxiété, des maux de tête, des nausées ou des vomissements, et des tremblements. Si vous présentez l’un quelconque de

ces effets indésirables ou tout autre effet indésirable lors de l’interruption du traitement par SERTRALINE CLL PHARMA,

veuillez en informer votre médecin.

Si vous avez d’autres questions sur l’utilisation de ce médicament, demandez plus d’informations à votre médecin ou à votre

pharmacien.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?

Description des effets indésirables

Comme tous les médicaments, SERTRALINE CLL PHARMA 50 mg, gélule est susceptible d'avoir des effets indésirables,

bien que tout le monde n’y soit pas sujet.

Si vous ressentez comme grave l’un des effets mentionnés ou si vous présentez des effets indésirables non mentionnés

dans cette notice, veuillez en informer votre médecin ou votre pharmacien.

Les nausées constituent l'effet indésirable le plus fréquent. Les effets indésirables dépendent de la dose et disparaissent ou

diminuent souvent avec la poursuite du traitement.

Avertissez immédiatement votre médecin :

Si vous présentez l'un des symptômes suivants après la prise du médicament, ces symptômes peuvent être graves.

Si vous développez une éruption cutanée sévère provoquant la formation de cloques (érythème polymorphe), (elle peut

affecter la bouche et la langue). Il peut s'agir des signes d'une maladie portant le nom de syndrome de Stevens-Johnson ou

d'une nécrolyse épidermique toxique (NET). Dans ce cas, votre médecin interrompra votre traitement.

Réaction

allergique

allergie,

peut

manifester

symptômes

comme

éruption

cutanée

avec

démangeaisons, des difficultés respiratoires, une respiration sifflante, un gonflement des paupières, du visage ou des lèvres.

Si vous présentez une agitation, une confusion, une diarrhée, une fièvre et une augmentation de la pression artérielle, une

transpiration excessive et une accélération de la fréquence cardiaque. Il s'agit de symptômes caractéristiques du syndrome

sérotoninergique. Dans de rares cas, ce syndrome peut survenir lorsque vous prenez certains médicaments en même temps

que la sertraline. Votre médecin interrompra probablement votre traitement.

Si votre peau et vos yeux prennent une coloration jaune, ce qui peut être le signe d'une atteinte du foie.

Si vous présentez des symptômes dépressifs avec des idées d’auto-agression ou suicidaires.

Si vous commencez à vous sentir agité, et que vous n'êtes pas en mesure de rester assis ou debout tranquillement après

avoir commencé à prendre SERTRALINE CLL PHARMA. Vous devez dire à votre médecin si vous commencez à vous

sentir agité.

Si vous avez une crise (convulsions).

Si vous avez un épisode de manie (voir rubrique 2 « Quelles sont les informations à connaître avant de prendre

SERTRALINE CLL PHARMA 50 mg, gélule ? - Faites attention avec SERTRALINE CLL PHARMA 50 mg, gélule»).

Les effets indésirables suivants ont été observés au cours des études cliniques menées chez l'adulte.

Effets indésirables très fréquents (survenus chez plus de 1 patient sur 10) :

Insomnie, sensations vertigineuses, somnolence, maux

tête,

diarrhée,

nausées,

sécheresse

buccale,

échec

l'éjaculation, fatigue.

Effets indésirables fréquents (survenus chez 1 à 10 patients sur 100) :

mal de gorge, anorexie, augmentation de l'appétit,

dépression, sentiment d'étrangeté, cauchemars, anxiété, agitation, nervosité, diminution de l'intérêt sexuel, grincements de

dents,

engourdissement et fourmillements, tremblements, tension musculaire, goût anormal, manque d'attention,

troubles visuels, bourdonnements d'oreilles,

palpitations, bouffées de chaleur, bâillement,

douleur abdominale, vomissements, constipation, douleur de l'estomac, gaz,

éruption cutanée, augmentation de la transpiration, douleurs musculaires, dysfonctionnement sexuel, trouble de l'érection,

douleur thoracique.

Effets indésirables peu fréquents (survenus chez 1 à 10 patients sur 1 000) :

sensation de froid à la poitrine, écoulement nasal,

hallucinations, sensation d'euphorie, laisser-aller, pensées anormales, convulsions,

contractions musculaires involontaires, coordination anormale, mouvements incessants, amnésie, diminution de sensibilité,

troubles du langage, sensations vertigineuses pendant la station debout, migraines,

douleurs

auriculaires,

accélération

fréquence

cardiaque,

augmentation

pression

artérielle,

bouffées

vasomotrices,

difficulté respiratoire, possible respiration sifflante, essoufflement, saignement de nez,

inflammation

œsophagienne,

difficultés

déglutir,

hémorroïdes,

augmentation

salivation,

lésion

langue,

éructations,

gonflement de l'œil, tâches pourpres sur la peau, chute de cheveux, sueurs froides, sécheresse de la peau, urticaire,

ostéoarthrite, faiblesse musculaire, mal de dos, contractions musculaires,

mictions nocturnes, incapacité à uriner, augmentation de la quantité d'urine, augmentation de la fréquence des mictions,

problème pour uriner,

hémorragie vaginale, dysfonctionnement sexuel chez la femme, malaise, frissons, fièvre, faiblesse, soif, diminution de

poids, augmentation de poids.

Effets indésirables rares (survenus chez 1 à 10 patients sur 10 000) :

problème intestinal, infection auriculaire, cancer, gonflement des ganglions, augmentation du cholestérol, diminution du

sucre sanguin,

symptômes physiques dus au stress ou aux émotions, dépendance au médicament, troubles psychotiques, agressivité,

paranoïa, pensées suicidaires, somnambulisme, éjaculation précoce,

coma, mouvements anormaux, difficultés à se déplacer, sensations exacerbées, troubles sensoriels,

glaucome, problème lacrymal, taches devant les yeux, vision double, douleur oculaire provoquée par la lumière,

hémorragie dans l'œil, dilatation des pupilles,

crise cardiaque, ralentissement de la fréquence cardiaque, problème cardiaque, mauvaise circulation dans les bras et les

jambes, serrement de gorge, respiration rapide, respiration lente, difficultés à parler, hoquet,

sang dans les selles, plaie buccale, ulcération de la langue, trouble dentaire, problème avec la langue, ulcération buccale,

atteinte de la fonction hépatique,

problème cutané avec cloques, éruption cutanée sur le cuir chevelu, texture anormale des cheveux, odeur anormale de la

peau, problème osseux,

diminution de la quantité d'urine, incontinence urinaire, retard à la miction,

saignement vaginal excessif, sécheresse vaginale, douleur et rougeur du pénis et du prépuce, écoulement génital, érection

prolongée, écoulement mammaire,

hernie, cicatrice au niveau du site d'injection, diminution de la tolérance au médicament, difficultés à marcher, anomalies

des analyses biologiques, sperme anormal, blessure, dilatation des vaisseaux sanguins.

des cas d’idées ou de comportement suicidaires ont été rapportés pendant le traitement par sertraline et au début de

l’interruption du traitement (voir rubrique 2 « Quelles sont les informations à connaître avant de prendre SERTRALINE CLL

PHARMA 50 mg, gélule ? - Pensées suicidaires et aggravation de votre dépression ou de votre trouble anxieux »).

Après la commercialisation de la sertraline, les effets indésirables suivants ont été notifiés :

diminution des globules blancs, diminution des plaquettes, diminution des hormones thyroïdiennes, problème endocrinien,

diminution du sel sanguin, des difficultés à contrôler le taux de sucre dans le sang (diabète), augmentation du taux de sucre

dans le sang.

rêves anormaux terrifiants, comportement suicidaire,

troubles des mouvements musculaires (notamment agitation, tension musculaire et difficulté à marcher), perte de

connaissance,

vision anormale, problèmes de saignement (par exemple, saignement de nez, saignement de l'estomac ou sang dans

l'urine), pancréatite, problèmes graves au niveau de la fonction hépatique, peau et yeux jaunes (jaunisse),

œdème cutané, réaction cutanée au soleil, démangeaisons, douleurs articulaires, crampes musculaires, augmentation de

la taille des seins, irrégularités menstruelles, gonflement des jambes, problèmes de coagulation, émission involontaire

d’urine pendant la nuit et réaction allergique sévère.

Effets indésirables observés chez l'enfant et l'adolescent

Au cours des études cliniques effectuées chez l'enfant et l'adolescent, les effets indésirables ont été d'une manière générale

similaire à ceux observés chez l'adulte (voir ci-dessus). Les effets indésirables les plus fréquemment notifiés chez l'enfant et

l'adolescent ont été : maux de tête, insomnie, diarrhée et malaise.

Symptômes qui peuvent apparaître lorsque le traitement est interrompu

Si vous interrompez brutalement la prise de ce médicament, vous pouvez présenter des effets indésirables tels que des

sensations vertigineuses, un engourdissement, des troubles du sommeil, une agitation ou une anxiété, des maux de tête,

vous sentir malade ou être malade, et des tremblements (voir rubrique 3. « Comment prendre SERTRALINE CLL PHARMA

50 mg, gélule ? - Si vous arrêtez de prendre SERTRALINE CLL PHARMA 50 mg, gélule »).

Une augmentation du risque de fractures a été observée chez les patients prenant ce type de médicaments.

Si vous ressentez que l’un des effets mentionnés devient grave ou si vous présentez des effets indésirables non mentionnés

dans cette notice, veuillez en informer votre médecin ou votre pharmacien.

5. COMMENT CONSERVER ?

Tenir hors de la portée et de la vue des enfants.

Date de péremption

Ne pas utiliser SERTRALINE CLL PHARMA 50 mg, gélule après la date de péremption mentionnée sur la boîte, les

plaquettes.

Conditions de conservation

Pas de précaution particulière de conservation.

Si nécessaire, mises en garde contre certains signes visibles de détérioration

Les médicaments ne doivent pas être jetés au tout à l'égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien

ce qu'il faut faire des médicaments inutilisés. Ces mesures permettront de protéger l'environnement.

6. INFORMATIONS SUPPLEMENTAIRES

Liste complète des substances actives et des excipients

Que contient SERTRALINE CLL PHARMA 50 mg, gélule ?

La substance active est:

Sertraline .......................................................................................................................................... 50 mg

Sous forme de chlorhydrate de sertraline

Pour une gélule.

Les autres composants sont:

Lactose monohydraté, amidon de maïs, Starlac (lactose monohydraté/amidon de maïs), stéarate de magnésium.

Enveloppe de la gélule: gélatine, dioxyde de titane (E171), jaune orangé S (E110), jaune de quinoléine (E104), laurilsulfate

de sodium, encre d'impression (oxyde de fer noir, gommes laques, éthanol anhydre, alcool isopropylique, butanol,

propylèneglycol, solution concentrée d'ammoniaque, hydroxyde de potassium, eau purifiée).

Forme pharmaceutique et contenu

Qu'est-ce que SERTRALINE CLL PHARMA 50 mg, gélule et contenu de l'emballage extérieur ?

Ce médicament se présente sous forme de gélule. Boîte de 7, 28 ou 30 gélules.

Nom et adresse du titulaire de l'autorisation de mise sur le marché et du titulaire de l'autorisation de fabrication responsable

de la libération des lots, si différent

Titulaire

CLL PHARMA

Nice Premier - Arénas

455, Promenade des Anglais

06299 Nice Cedex 03

Exploitant

«A définir ultérieurement »

Fabricant

AUREX GENERICS LIMITED

65 Delamere Road, Hayes

MIDDLESEX UB4 0NN

ANGLETERRE

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen

Sans objet.

Date d’approbation de la notice

La dernière date à laquelle cette notice a été approuvée est le {date}.

AMM sous circonstances exceptionnelles

Sans objet.

Informations Internet

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de l’Ansm (France).

Informations réservées aux professionnels de santé

Sans objet.

Autres

Sans objet.

RÉSUMÉ DES CARACTÉRISTIQUES DU PRODUIT

ANSM - Mis à jour le : 11/12/2013

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT

SERTRALINE CLL PHARMA 50 mg, gélule

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

Sertraline .......................................................................................................................................... 50 mg

Sous forme de chlorhydrate de sertraline

Pour une gélule.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE

Gélule.

4. DONNEES CLINIQUES

4.1. Indications thérapeutiques

La sertraline est indiquée dans le traitement de :

Episodes dépressifs majeurs.

Prévention des récidives d’épisodes dépressifs majeurs.

Trouble panique, avec ou sans agoraphobie.

Troubles obsessionnels compulsifs (TOC) chez l’adulte ainsi que chez les patients pédiatriques âgés de 6 à 17 ans.

Trouble Anxiété Sociale.

Etat de stress post-traumatique (ESPT).

4.2. Posologie et mode d'administration

La sertraline doit être administrée une fois par jour, le matin ou le soir.

Les gélules de sertraline doivent être administrées pendant le repas.

Traitement initial

Dépression et TOC

Le traitement par la sertraline doit être débuté à la dose de 50 mg/jour.

Trouble panique, ESPT et Trouble Anxiété Sociale

Le traitement sera débuté à la dose de 25 mg/jour. Après une semaine, la dose sera augmentée à 50 mg une fois par jour.

Ce schéma posologique a montré qu’il réduisait la fréquence des effets indésirables précoces caractéristiques du trouble

panique.

Adaptation posologique

Dépression, TOC, trouble panique, Trouble Anxiété Sociale et ESPT

Chez les patients ne répondant pas à une dose de 50 mg, une augmentation de dose est possible. Les modifications de

dose doivent être effectuées par paliers de 50 mg à des intervalles d’au moins une semaine, jusqu’à un maximum de 200

mg/jour. Les changements de dose ne doivent pas être effectués plus d’une fois par semaine, compte tenu de la demi-vie

d’élimination de la sertraline qui est de 24 heures.

L’effet thérapeutique peut se manifester dans les 7 jours. Cependant, des périodes plus longues sont généralement

nécessaires pour obtenir une réponse thérapeutique, en particulier pour les TOCs.

Entretien

La dose administrée au cours d’un traitement à long terme doit correspondre à la dose minimale efficace, les adaptations

posologiques étant fonction de la réponse thérapeutique individuelle.

Dépression

Un traitement à plus long terme peut également être approprié pour la prévention des récidives d'épisodes dépressifs

majeurs (EDM). Dans la majorité des cas, la dose recommandée pour la prévention des récidives d'EDM est identique à

celle utilisée pendant l'épisode en cours. Les patients dépressifs doivent être traités sur une période suffisamment longue

d’au moins 6 mois pour assurer la disparition des symptômes.

Trouble panique et TOC

Tout traitement continu dans le trouble panique ou les TOC doit être réévalué régulièrement, car la prévention des rechutes

n’a pas été démontrée dans ces troubles.

Patients pédiatriques

Enfants et adolescents présentant un trouble obsessionnel compulsif

Entre 13 et 17 ans : dose initiale de 50 mg une fois par jour.

Entre 6 et 12 ans : dose initiale de 25 mg une fois par jour. La dose peut être augmentée jusqu’à 50 mg une fois par jour

après une semaine.

En cas de réponse insuffisante, une augmentation secondaire de la dose est possible par paliers de 50 mg sur une période

de plusieurs semaines si nécessaire. La dose maximale est de 200 mg par jour.

Il faut cependant tenir compte du poids généralement plus faible des enfants par rapport à celui des adultes en cas

d’augmentation de dose au-delà de 50 mg. Les modifications de dose ne doivent pas être effectuées à des intervalles de

moins d’une semaine.

L'efficacité n'est pas démontrée dans le trouble dépressif majeur de l'enfant.

Aucune donnée n’est disponible chez l’enfant de moins de 6 ans (voir aussi rubrique 4.4).

Utilisation chez le sujet âgé

Chez le sujet âgé, la dose doit être soigneusement adaptée en raison du risque accru d'hyponatrémie (voir rubrique 4.4).

Utilisation en cas d’insuffisance hépatique

L’utilisation de sertraline chez les patients présentant une maladie hépatique doit être effectuée avec précaution. Les

insuffisants hépatiques doivent recevoir des doses plus faibles ou plus espacées (voir rubrique 4.4). La sertraline ne doit pas

être utilisée en cas d'insuffisance hépatique sévère, compte tenu de l'absence de données cliniques disponibles (voir

rubrique 4.4).

Utilisation en cas d’insuffisance rénale

Aucune adaptation posologique n’est nécessaire chez les insuffisants rénaux (voir rubrique 4.4).

Symptômes de sevrage observés lors de l’interruption du traitement par la sertraline

Une interruption brutale doit être évitée. Lors de l’arrêt du traitement par la sertraline, la dose doit être progressivement

réduite sur une période d’au moins une à deux semaines, afin de réduire les risques de réactions de sevrage (voir rubriques

4.4 et 4.8). Si des symptômes intolérables apparaissent après une diminution de la dose ou lors de l’interruption du

traitement, une reprise de la dose précédemment prescrite peut être envisagée. Par la suite, le médecin pourra continuer à

diminuer la dose, mais de façon plus progressive.

4.3. Contre-indications

Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients.

Un traitement concomitant par inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO) est contre-indiqué en raison du risque de

syndrome sérotoninergique avec des symptômes tels qu’agitation, tremblement et hyperthermie. Le traitement par sertraline

ne doit pas être débuté dans les 14 jours suivant l’arrêt d’un traitement par un IMAO irréversible. Le traitement par sertraline

doit être interrompu au moins 7 jours avant le début d’un traitement par un IMAO irréversible (voir rubrique 4.5).

La prise concomitante de pimozide est contre-indiquée (voir rubrique 4.5).

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Syndrome Sérotoninergique (SS) ou Syndrome Malin des Neuroleptiques (SMN)

La survenue de syndrome mettant en jeu le pronostic vital, comme un Syndrome Sérotoninergique (SS) ou Syndrome Malin

des Neuroleptiques (SMN) a été rapportée avec les ISRS, dont la sertraline. Le risque de SS ou de SMN avec les ISRS est

augmenté en cas d’utilisation simultanée de médicaments sérotoninergiques (y compris les triptans), de médicaments qui

modifient le métabolisme de la sérotonine (y compris les IMAO), d’antipsychotiques et d’autres antagonistes

dopaminergiques. Les patients devront être surveillés afin de détecter d’éventuels signes et symptômes de SS ou SMN (voir

rubrique 4.3).

Relais d'un traitement par inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS), antidépresseurs ou médicaments anti-

obsessionnels

L'expérience clinique est limitée concernant le moment optimal de passage d'un ISRS, d'un antidépresseur ou d'un

médicament anti-obsessionnel à la sertraline. Des précautions et un avis médical prudent sont nécessaires pour décider du

moment du changement, en particulier pour les médicaments à action prolongée comme la fluoxétine.

Autres médicaments sérotoninergiques, comme le tryptophane, la fenfluramine et les agonistes de la 5-HT

La co-administration de sertraline et d'autres médicaments favorisant les effets de la neurotransmission sérotoninergique,

comme le tryptophane, la fenfluramine ou les agonistes de la 5-HT, ou encore un médicament de phytothérapie tel que le

millepertuis (Hypericum perforatum) doit être effectuée avec précaution, et même évitée dans la mesure du possible, à cause

du risque d'interaction pharmacodynamique.

Activation de l'hypomanie ou de la manie

Des symptômes maniaques ou hypomaniaques ont été rapportés chez une faible proportion de patients traités par des

médicaments antidépresseurs et anti-obsessionnels commercialisés, notamment la sertraline.

La sertraline doit donc être utilisée avec prudence chez les patients présentant des antécédents de manie/hypomanie. Une

surveillance attentive par le médecin est nécessaire. La prise de sertraline doit être interrompue chez tout patient entrant

dans une phase maniaque.

Schizophrénie

Les symptômes psychotiques peuvent être aggravés chez les patients schizophrènes.

Convulsions

Des convulsions peuvent survenir au cours du traitement par sertraline: la sertraline ne doit pas être utilisée chez les patients

présentant une épilepsie instable et les patients présentant une épilepsie bien contrôlée doivent être attentivement

surveillés. La prise de sertraline doit être interrompue chez tout patient développant des convulsions.

Suicide/pensées suicidaires/tentatives de suicide ou aggravation clinique

La dépression est associée à un risque accru d'idées suicidaires, d'auto-agression et de suicide (comportement de type

suicidaire). Ce risque persiste jusqu'à obtention d'une rémission significative. L'amélioration clinique pouvant ne pas

survenir avant plusieurs semaines de traitement, les patients doivent être étroitement surveillés jusqu'à obtention de cette

amélioration. L'expérience clinique montre que le risque de suicide peut augmenter en tout début de rétablissement.

Les autres troubles psychiatriques dans lesquels la sertraline est prescrite peuvent être également associés à un risque

accru de comportement suicidaire. En outre, ces troubles peuvent être associés à un épisode dépressif majeur. Les mêmes

précautions d'emploi que celles mentionnées pour les patients souffrant d'épisodes dépressifs majeurs devront donc être

appliquées aux patients présentant d'autres troubles psychiatriques.

Les patients présentant des antécédents de comportement de type suicidaire ou ceux exprimant des idées suicidaires

significatives avant de débuter le traitement présentent un risque plus élevé de survenue d'idées suicidaires ou de

comportements de type suicidaire, et doivent faire l'objet d'une surveillance étroite au cours du traitement. Une méta-analyse

d'études cliniques contrôlées versus placebo sur l'utilisation d'antidépresseurs chez l'adulte présentant des troubles

psychiatriques a montré une augmentation du risque de comportement de type suicidaire chez les patients de moins de 25

ans traités par antidépresseurs par rapport à ceux recevant un placebo.

Une surveillance étroite des patients, et en particulier de ceux à haut risque, devra accompagner le traitement

médicamenteux, particulièrement en début de traitement et lors des changements de dose.

Les patients (et leur entourage) devront être avertis de la nécessité de surveiller la survenue d'une aggravation clinique,

l'apparition d'idées/comportements suicidaires et tout changement anormal du comportement et, si, ces symptômes

survenaient, de prendre immédiatement un avis médical.

Utilisation chez l'enfant et l'adolescent de moins de 18 ans

La sertraline est déconseillée chez les enfants et adolescents de moins de 18 ans, à l'exception des patients présentant des

troubles obsessionnels compulsifs âgés de 6 à 17 ans. Des comportements de type suicidaire (tentatives de suicide et idées

suicidaires) et de type hostile (principalement agressivité, comportement d'opposition et colère) ont été plus fréquemment

observés au cours des études cliniques chez les enfants et adolescents traités par antidépresseurs par rapport à ceux traités

par placebo. Si, en cas de nécessité clinique, la décision de traiter est néanmoins prise, le patient devra faire l'objet d'une

surveillance attentive pour détecter l'apparition de symptômes suicidaires. De plus, on ne dispose d'aucune donnée de

tolérance à long terme chez l'enfant et l'adolescent concernant la croissance, la maturation et le développement cognitif et

comportemental. Le médecin devra exercer une surveillance des patients pédiatriques poursuivant un traitement à long

terme pour détecter toute anomalie de ces systèmes organiques.

Saignements anormaux/hémorragies

Des saignements cutanés anormaux, notamment ecchymoses et purpura ainsi que d'autres événements hémorragiques tels

qu'hémorragie gastro-intestinale ou gynécologique, ont été rapportés avec les ISRS. La prudence est de mise chez les

patients traités par ISRS, en particulier en cas d'utilisation concomitante de médicaments connus pour affecter la fonction

plaquettaire (par exemple, anticoagulants, antipsychotiques atypiques et phénothiazines, la plupart des antidépresseurs

tricycliques, acide acétylsalicylique et anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS)), ainsi que chez les patients présentant des

antécédents de troubles hémorragiques (voir rubrique 4.5).

Hyponatrémie

Une hyponatrémie peut survenir à la suite d'un traitement par ISRS ou IRSN, notamment la sertraline. Dans de nombreux

cas, l'hyponatrémie semble résulter d'un syndrome de sécrétion inappropriée d'hormone antidiurétique (SIADH). Une

diminution des concentrations sériques de sodium à moins de 110 mmol/l a été rapportée dans certains cas.

Les sujets âgés peuvent présenter un risque supérieur d'hyponatrémie avec les ISRS et IRSN. De même, les patients traités

par des diurétiques ou qui présentent une déplétion volumique d'autre origine présentent un risque aggravé (voir le

paragraphe « Utilisation chez le sujet âgé »). L'interruption de la sertraline doit être envisagée chez les patients présentant

une hyponatrémie symptomatique, et les mesures médicales appropriées doivent être mises en œuvre. Les signes et les

symptômes d'hyponatrémie comprennent céphalées, difficultés de concentration, troubles de mémoire, confusion, faiblesse

et instabilité pouvant conduire à des chutes. Les signes et les symptômes associés aux cas plus sévères et/ou aigus

incluaient hallucinations, syncope, convulsions, coma, arrêt respiratoire et décès.

Symptômes de sevrage observés à l'arrêt du traitement par la sertraline

Des symptômes de sevrage sont fréquemment observés à l'interruption du traitement, en particulier si l'arrêt est brutal (voir

rubrique 4.8). Au cours des études cliniques, chez les patients traités par la sertraline, l'incidence des réactions de sevrage

rapportées a été de 23 % chez les patients interrompant la sertraline par rapport à 12 % chez ceux ayant poursuivi le

traitement par la sertraline.

Le risque de symptômes de sevrage peut dépendre de plusieurs facteurs, notamment de la durée du traitement et de la

posologie, ainsi que du taux de réduction posologique. Les réactions les plus fréquemment rapportées sont les suivantes:

sensations vertigineuses, troubles sensoriels (y compris paresthésies), troubles du sommeil (y compris insomnie et rêves

intenses), agitation ou anxiété, nausées et/ou vomissements, tremblements et céphalées. D'une manière générale, ces

symptômes sont de nature légère à modérée; cependant, chez certains patients, leur intensité peut être sévère. Ils se

produisent généralement au cours des tous premiers jours suivant l'interruption du traitement, mais ont été rapportés très

rarement chez des patients ayant oublié une dose par inadvertance. D'une manière générale, ces symptômes sont

spontanément résolutifs et disparaissent le plus souvent en deux semaines, mais peuvent être plus prolongés chez certains

patients (2 ou 3 mois voire plus). Il est par conséquent recommandé de diminuer progressivement la posologie de la

sertraline lors de l'interruption du traitement sur une période de plusieurs semaines ou mois, en fonction des besoins du

patient (voir rubrique 4.2).

Akathisie/agitation psychomotrice

L'utilisation de la sertraline a été associée à la survenue d'une akathisie, caractérisée par une agitation ressentie comme

gênante ou pénible pour le sujet, et le besoin de bouger souvent, accompagné d'une incapacité à rester assis ou debout

tranquillement. Ces symptômes apparaissent le plus souvent au cours des premières semaines de traitement. Chez les

patients présentant ces manifestations, l'augmentation de la posologie peut être préjudiciable.

Insuffisance hépatique

La sertraline est fortement métabolisée par le foie. Une étude pharmacocinétique à doses multiples effectuée chez des

sujets présentant une cirrhose légère et stable a démontré un allongement de la demi-vie d'élimination et une augmentation

d'un facteur 3 de l'ASC et de la Cmax par rapport aux sujets normaux. Aucune différence significative n'a été observée dans

la liaison aux protéines plasmatiques entre les deux groupes. L'utilisation de la sertraline chez les patients présentant une

maladie hépatique doit être effectuée avec précaution. Si la sertraline est administrée à des patients souffrant d'insuffisance

hépatique, une réduction de la dose ou de la fréquence des administrations doit être envisagée. La sertraline ne doit pas être

utilisée chez les patients atteints d'insuffisance hépatique sévère (voir rubrique 4.2).

Insuffisance rénale

La sertraline est fortement métabolisée et l'excrétion du médicament sous forme inchangée dans l'urine est une voie

d'élimination mineure. Au cours d'études effectuées chez des patients présentant une insuffisance rénale légère à modérée

(clairance de la créatinine = 30 - 60 ml/mn) ou une insuffisance rénale modérée à sévère (clairance de la créatinine = 10 - 29

ml/mn), les paramètres pharmacocinétiques après des doses multiples (ASC0-24 ou C

) n'ont pas été significativement

différents par rapport aux contrôles. La posologie de la sertraline ne nécessite pas d'adaptation en fonction du degré

d'insuffisance rénale.

Utilisation chez le sujet âgé

Plus de 700 patients âgés (de plus de 65 ans) ont participé aux études cliniques. Le schéma de survenue et l'incidence des

effets indésirables chez les sujets âgés ont été similaires à ceux des patients plus jeunes.

Les ISRS ou les IRSN, y compris la sertraline, ont cependant été associés à des cas d'hyponatrémie cliniquement

significative chez les sujets âgés, qui peuvent présenter un risque majoré de présenter cet effet indésirable (voir le

paragraphe « Hyponatrémie » dans la rubrique 4.4).

Diabète

Chez les patients diabétiques, le traitement par un ISRS peut altérer le contrôle de la glycémie. La dose d'insuline et/ou

d'hypoglycémiant oral pourra être adaptée.

Electroconvulsivothérapie

Il n'existe aucune étude clinique établissant les risques et les bénéfices de l'utilisation combinée de l'ECT et de la sertraline.

Jus de pamplemousse

L’administration de la sertraline avec le jus de pamplemousse n’est pas recommandée (voir rubrique 4.5).

Liées aux excipients

Ce médicament contient du lactose. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au

galactose, un déficit en lactase de Lapp ou un syndrome de malabsorption du glucose ou du galactose (maladies

héréditaires rares).

Ce médicament contient du jaune orangé S et peut provoquer des réactions allergiques.

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

Associations contre-indiquées

Inhibiteurs de la monoamine oxydase

IMAO irréversibles non sélectifs (sélégiline)

La sertraline ne doit pas être utilisée en association avec les IMAO irréversibles, comme la sélégiline. Le traitement par la

sertraline ne doit pas être débuté dans les 14 jours suivant l’arrêt du traitement par un IMAO irréversible. Le traitement par la

sertraline doit être interrompu au moins 7 jours avant le début d’un traitement par un IMAO irréversible (voir rubrique 4.3).

Inhibiteur réversible sélectif de la MAO (moclobémide)

En raison du risque de syndrome sérotoninergique, la sertraline ne doit pas être administrée en association avec un IMAO

réversible et sélectif comme le moclobémide. Après traitement par un inhibiteur réversible de la MAO, la durée de sevrage

avant l’instauration du traitement par la sertraline peut être inférieure à 14 jours. Il est recommandé d’interrompre le

traitement par la sertraline au moins 7 jours avant d’instaurer un traitement par un IMAO réversible (voir rubrique 4.3).

IMAO réversible non sélectif (linézolide)

L’antibiotique linézolide est un IMAO faible réversible et non sélectif qui ne doit pas être administré aux patients traités par la

sertraline (voir rubrique 4.3).

Des réactions indésirables graves ont été rapportées chez les patients ayant récemment interrompu un traitement par un

IMAO et initié un traitement par la sertraline ou ayant récemment stoppé un traitement par la sertraline avant initiation d’un

traitement par un IMAO. Ces réactions ont inclus : des tremblements, myoclonies, diaphorèse, nausées, vomissements,

bouffées vasomotrices, étourdissements et hyperthermie, avec caractéristiques similaires à un syndrome malin des

neuroleptiques, crises convulsives et décès.

Pimozide

Une augmentation des concentrations de pimozide d’environ 35% a été mise en évidence au cours d’une étude portant sur

l’administration d’une dose unique et faible de pimozide (2 mg). Cette augmentation n’a pas été associée à des

changements de l’ECG. Le mécanisme de cette interaction reste inconnu, mais, compte tenu de l’index thérapeutique étroit

du pimozide, l’administration concomitante de sertraline et de pimozide est contre-indiquée (voir rubrique 4.3).

Associations déconseillées

Dépresseurs du système nerveux central et alcool

L’administration concomitante de sertraline 200 mg une fois par jour ne potentialise pas les effets de l’alcool, de la

carbamazépine, de l’halopéridol ou de la phénytoïne sur les performances cognitives et psychomotrices chez des sujets

sains ; cependant, l’utilisation concomitante de sertraline et d’alcool est déconseillée.

Autres médicaments sérotoninergiques

Voir rubrique 4.4.

La prudence est également conseillée lors de l’utilisation du fentanyl en anesthésie générale ou dans le traitement de la

douleur chronique.

Associations faisant l'objet de précautions d’emploi

Lithium

Dans une étude contrôlée par placebo conduite chez des volontaires normaux, l’administration concomitante de sertraline et

de lithium n’a pas altéré de manière significative les propriétés pharmacocinétiques du lithium, mais a entraîné une

augmentation des tremblements par rapport au placebo indiquant une interaction pharmacodynamique possible. En cas

d’administration concomitante de sertraline et de lithium, les patients doivent être étroitement surveillés.

Phénytoïne

Une étude contrôlée par placebo effectuée chez des volontaires sains suggère que l’administration chronique de sertraline

200 mg par jour n’entraîne pas d’inhibition cliniquement importante du métabolisme de la phénytoïne. Néanmoins, étant

donné que certains cas d'exposition élevée à la phénytoïne ont été rapportés chez des patients traités par la sertraline, il est

recommandé que les concentrations plasmatiques de phénytoïne soient surveillées au début du traitement par la sertraline

et d’adapter la dose de phénytoïne de manière appropriée. En outre, l’administration concomitante de phénytoïne peut

entraîner une réduction des concentrations plasmatiques de sertraline.

Triptans

Quelques rares notifications après commercialisation ont décrit des patients présentant une faiblesse, une hyperréflexie, une

incoordination, une confusion, une anxiété et une agitation après l’utilisation de sertraline et de sumatriptan. Des symptômes

de syndrome sérotoninergique peuvent aussi apparaître avec d’autres produits de la même classe (triptans). Si un traitement

concomitant par la sertraline et les triptans est cliniquement justifié, une surveillance appropriée du patient est recommandée

(voir rubrique 4.4).

Warfarine

L’administration concomitante de sertraline 200 mg une fois par jour avec la warfarine a entraîné une augmentation faible,

mais statistiquement significative du temps de Quick, pouvant, dans de rares cas, entraîner un déséquilibre de la valeur de

l’INR. Par conséquent, le temps de Quick doit être étroitement contrôlé au début ou à l’arrêt d’un traitement par la sertraline.

Autres interactions médicamenteuses, digoxine, aténolol, cimétidine

L’administration concomitante de sertraline et de cimétidine a provoqué une diminution marquée de la clairance de la

sertraline. La signification clinique de ces modifications n’a pas été établie. La sertraline n’exerce aucun effet sur les

propriétés bloquantes bêta-adrénergiques de l’aténolol. Aucune interaction n’a été observée entre la sertraline 200 mg une

fois par jour et la digoxine.

Médicaments affectant la fonction plaquettaire

Le risque de saignement peut être augmenté lorsque des médicaments agissant sur la fonction plaquettaire (par exemple,

AINS, acide acétylsalicylique et ticlopidine) ou d’autres médicaments susceptibles d’augmenter le risque hémorragique sont

administrés de manière concomitante avec des ISRS, notamment la sertraline (voir rubrique 4.4).

Médicaments métabolisés par le cytochrome P450

La sertraline peut avoir des effets faibles-modérés d'inhibition du CYP 2D6.

L’administration chronique de sertraline 50 mg une fois par jour a entraîné une augmentation modérée (en moyenne de 23 %

à 37 %) des concentrations plasmatiques de désipramine à l’état d’équilibre (un marqueur d’activité de l’isoenzyme CYP

2D6). Des interactions cliniques significatives peuvent survenir avec d'autres substrats du CYP 2D6 présentant une marge

thérapeutique étroite comme les anti-arythmiques de classe 1C tels que la propafénone et la flécaïnide, les antidépresseurs

tricycliques et les antipsychotiques typiques, en particulier avec les doses les plus élevées de sertraline.

La sertraline n'a pas d'effet inhibiteur sur les CYP 3A4, CYP 2C9, CYP 2C19 et CYP 1A2 à un niveau cliniquement

significatif. Ceci a été confirmé par des études d’interaction in vivo avec des substrats du CYP3A4 (cortisol endogène,

carbamazépine, terfénadine, alprazolam), avec le diazépam - substrat du CYP2C19 - et avec le tolbutamide, le

glibenclamide et la phénytoïne - substrats du CYP2C9.

Des études in vitro ont indiqué que la sertraline n’avait que peu ou pas de pouvoir inhibiteur sur l’isoenzyme CYP 1A2.

La prise de trois verres de jus de pamplemousse par jour a augmenté les taux plasmatiques de sertraline d’environ 100 %

dans une étude croisée sur huit sujets sains japonais. L’interaction avec les autres inhibiteurs du CYP3A4 n’a pas été

établie. Par conséquent, la consommation de jus de pamplemousse doit être évitée pendant le traitement par la sertraline

(voir rubrique 4.4).

Les concentrations plasmatiques de sertraline sont majorées d’environ 50 % chez les métaboliseurs lents du CYP 2C19 par

rapport aux métaboliseurs rapides (voir rubrique 5.2). L’interaction avec les inhibiteurs puissants du CYP 2C19 ne peut être

exclue.

4.6. Grossesse et allaitement

Grossesse

Aucune étude bien contrôlée n’a été effectuée chez la femme enceinte. Cependant, les nombreuses données disponibles

n'ont pas démontré d'induction de malformations congénitales par la sertraline. Les études animales ont mis en évidence

des effets sur la reproduction, probablement dus à la toxicité maternelle liée à l'action pharmacodynamique du produit et/ou

à l'effet pharmacodynamique direct du produit sur le fœtus (voir rubrique 5.3).

Lors de l'utilisation de la sertraline pendant la grossesse, la survenue de symptômes, compatibles avec des réactions de

sevrage, a été rapportée chez certains nouveau-nés dont les mères avaient été traitées par la sertraline. Ce phénomène a

également été observé avec d'autres antidépresseurs de type ISRS. L'utilisation de la sertraline n'est pas recommandée

pendant la grossesse, sauf si le bénéfice attendu du traitement pour la mère l’emporte sur le risque potentiel.

Les nouveau-nés doivent être surveillés en cas d’utilisation de sertraline par la mère à un stade ultérieur de la grossesse, en

particulier le troisième trimestre. Les symptômes suivants peuvent survenir chez le nouveau-né en cas d'utilisation

maternelle de sertraline au cours des stades ultérieurs de la grossesse : détresse respiratoire, cyanose, apnée, convulsions,

instabilité thermique, troubles de l'alimentation, vomissement, hypoglycémie, hypertonie, hypotonie, hyperréflexie,

tremblements, nervosité, irritabilité, léthargie, pleurs constants, somnolence et troubles du sommeil. Ces symptômes

pourraient être dus aux effets sérotoninergiques ou aux symptômes de sevrage. Dans la majorité des cas, les complications

débutent immédiatement ou peu de temps (< 24 heures) après l’accouchement.

Les données épidémiologiques ont suggéré que l'utilisation des ISRS durant la grossesse, plus particulièrement en fin de

grossesse, peuvent accroître le risque d'hypertension artérielle pulmonaire persistante chez le nouveau-né (HTAP). Le

risque observé a été d'environ 5 cas pour 1 000 grossesses. Dans la population générale 1 ou 2 cas d'hypertension artérielle

pulmonaire persistante surviennent pour 1 000 grossesses.

Allaitement

Les données de la littérature concernant les concentrations de sertraline dans le lait maternel montrent que de faibles

quantités de sertraline et de son métabolite, la N-desméthylsertraline, sont excrétées dans le lait. Les nourrissons ont

généralement présenté des taux sériques négligeables ou indétectables, à l'exception d'un nourrisson dont les taux sériques

étaient égaux à environ 50 % du taux maternel (mais sans effet notable sur la santé de ce nourrisson). A ce jour, aucun effet

indésirable sur la santé des nourrissons allaités par des mères utilisant la sertraline n'a été rapporté, mais un risque ne peut

être exclu. L’utilisation chez la mère allaitante est déconseillée sauf, si selon l’avis du médecin, les bénéfices l’emportent sur

les risques.

Fécondité

Les données chez l’animal n’ont pas révélé que la sertraline modifiait les paramètres de fécondité (voir rubrique 5.3).

Des cas rapportés chez l’homme traité par ISRS ont montré que l’effet sur la qualité du sperme est réversible.

L’impact sur la fécondité humaine n’a pas été observé à ce jour.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Les études de pharmacologie clinique ont montré que la sertraline n’avait aucun effet sur les performances psychomotrices.

Cependant, dans la mesure où les médicaments psychotropes sont susceptibles d’altérer les capacités mentales ou

physiques nécessaires à la réalisation de tâches potentiellement dangereuses, notamment la conduite de véhicules ou

l’utilisation de machines, le patient doit être averti en conséquence.

4.8. Effets indésirables

Les nausées constituent l’effet indésirable le plus fréquent. Dans le traitement du trouble anxiété sociale, des

dysfonctionnements sexuels (échec à l’éjaculation) chez l’homme sont survenus chez 14 % des sujets sous sertraline contre

0 % des patients recevant le placebo. Ces effets indésirables sont dépendants de la dose et souvent de nature transitoire

lorsque le traitement se poursuit.

Le profil des effets indésirables fréquemment observé au cours des études en double aveugle contrôlées par placebo,

effectuées chez les patients atteints de TOC, de trouble panique, d’ESPT et de trouble anxiété sociale a été similaire à celui

observé au cours des études cliniques menées chez les patients atteints de dépression.

Le Tableau 1 présente les effets indésirables observés au cours de l’expérience post-commercialisation (fréquence non

déterminée) et des études cliniques contrôlées par placebo (portant sur un total de 2 542 patients sous sertraline et de 2 145

patients sous placebo) portant sur la dépression, le TOC, le trouble panique, l’ESPT et le trouble anxiété sociale.

L’intensité et la fréquence de certains des effets indésirables figurant dans le Tableau 1 peuvent diminuer avec la poursuite

du traitement, et ne conduisent généralement pas à l’interruption du traitement.

Tableau 1 : Effets indésirables

Fréquence des effets indésirables observés au cours des études cliniques contrôlées par placebo portant sur la dépression,

le TOC, le trouble panique, l’ESPT et le trouble anxiété sociale. Analyse groupée et expérience post-commercialisation

(fréquence non déterminée).

Très fréquent

(≥ 1/10)

Fréquent (≥ 1/100 à

< 1/10)

Peu fréquent (≥ 1/1

000 à £ 1/100)

Rare (≥ 1/10 000 à £

1/1 000)

Très

rare

(<

1/10

000)

Fréquence

indéterminée

Infections et infestations

Pharyngite

Infection du tractus

respiratoire

supérieur, rhinite.

Diverticulite, gastro-

entérite, otite

moyenne.

Tumeurs bénignes, malignes et non précisées (incl. kystes et polypes)

Néoplasme

Affections hématologiques et du système lymphatique

Lymphadénopathie.

Leucopénie,

thrombocytopénie.

Affections du système immunitaire

Réaction

anaphylactoïde,

réaction allergique,

allergie.

Affections endocriniennes

Hyperprolactinémie,

hypothyroïdie et

syndrome de

sécrétion

inappropriée de

l’hormone

antidiurétique.

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Anorexie,

augmentation de

l’appétit*.

Hypercholestérolémie,

hypoglycémie.

Hyponatrémie.

Diabète mellitus,

hyperglycémie

Affections psychiatriques

Insomnie (19

Dépression*,

dépersonnalisation,

cauchemars,

anxiété*, agitation*,

nervosité,

diminution de la

libido*, bruxisme.

Hallucinations*,

humeur

euphorique*,

apathie, pensées

anormales.

Trouble de

conversion,

toxicomanie, trouble

psychotique *,

agression *, paranoïa,

idées/ comportement

suicidaires***,

somnambulisme,

éjaculation précoce.

Rêves morbides.

Affections du système nerveux

Sensations

vertigineuses

(11 %),

somnolence

(13 %), maux

de tête (21

Paresthésies*,

tremblements,

hypertonie,

dysgueusie, trouble

de l’attention.

Convulsions*,

contractions

musculaires

involontaires*,

coordination

anormale,

hyperkinésie,

amnésie,

hypoesthésie*,

troubles du

langage, vertiges

orthostatiques,

migraine.

Coma*, choréo-

athétose, dyskinésie,

hyperesthésie,

troubles sensoriels.

Perturbation des

mouvements (y

compris symptômes

extrapyramidaux,

notamment

hyperkinésie,

hypertonie,

grincements de

dents ou troubles

de la marche) et

syncope.

Ont également été

notifiés des signes

et des symptômes

associés au

Syndrome

Sérotoninergique

ou au Syndrome

Malin des

Neuroleptiques :

dans certains cas

associés à

l’utilisation

concomitante de

médicaments

sérotoninergiques.

et incluant :

agitation, confusion,

diaphorèse,

diarrhée, fièvre,

hypertension,

rigidité et

tachycardie.

Akathisie et

agitation

Très fréquent

(≥ 1/10)

Fréquent (≥ 1/100 à

< 1/10)

Peu fréquent (≥ 1/1

000 à £ 1/100)

Rare (≥ 1/10 000 à £

1/1 000)

Très

rare

(<

1/10

000)

Fréquence

indéterminée

psychomotrice (voir

rubrique 4.4).

Affections oculaires

Troubles visuels.

Glaucome, trouble de

la sécrétion lacrymale,

scotome, diplopie,

photophobie,

hyphéma, mydriase*.

Troubles de la

vision.

Affections de l’oreille et du labyrinthe

Acouphènes*.

Douleur

auriculaire.

Affections cardiaques

Palpitations *

Tachycardie *

Infarctus du myocarde,

bradycardie, troubles

cardiaques

Affections vasculaires

Bouffées de

chaleur*

Hypertension*,

bouffées

vasomotrices.

Ischémie

périphérique.

Saignements

anormaux

(notamment

épistaxis,

saignement gastro-

intestinal ou

hématurie).

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Bâillement*.

Bronchospasme*,

dyspnée, épistaxis.

Laryngospasme,

hyperventilation,

hypoventilation,

stridor, dysphonie,

hoquet.

Affections gastro-intestinales

Diarrhée (18

%), nausées

(24 %),

sécheresse

buccale (14

Douleur

abdominale*

vomissements*,

constipation*

dyspepsie,

flatulences.

Œsophagite,

dysphagie,

hémorroïdes,

hypersécrétion

salivaire,

pathologie de la

langue,

éructations.

Méléna, rectorragie,

stomatite, ulcérations

de la langue,

pathologie des dents,

glossite, ulcérations

buccales.

Pancréatite.

Affections hépatobiliaires

Très fréquent

(≥ 1/10)

Fréquent (≥ 1/100 à

< 1/10)

Peu fréquent (≥ 1/1

000 à £ 1/100)

Rare (≥ 1/10 000 à £

1/1 000)

Très

rare

(<

1/10

000)

Fréquence

indéterminée

Anomalies de la

fonction hépatique.

Effets hépatiques

sévères

(notamment

hépatite, ictère et

insuffisance

hépatique).

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Éruption cutanée*,

hyperhidrose.

Œdème

périorbital*,

purpura*,

alopécie*, sueurs

froides,

sécheresse de la

peau, urticaire*

Dermatite, dermatite

bulleuse, éruption

folliculaire, texture

pileuse anormale,

odeur cutanée

anormale

Rares notifications

de réactions

indésirables

cutanées graves :

par exemple le

syndrome de

Stevens-Johnson et

syndrome de Lyell.

Angio-œdème,

œdème du visage,

photosensibilité,

réaction cutanée,

prurit.

Affections musculo-squelettiques et systémiques

Myalgie

Arthrose, faiblesse

musculaire,

douleur dorsale,

contractions

musculaires.

Pathologie osseuse.

Arthralgie, crampes

musculaires.

Affections du rein et des voies urinaires

Nycturie, rétention

urinaire*, polyurie,

pollakiurie, trouble

de la miction.

Oligurie, incontinence

urinaire*, retard de la

miction.

Affections des organes de reproduction et du sein **

Échec de

l’éjaculation

(14 %)

Dysfonctionnement

sexuel, trouble de

l’érection.

Hémorragie

vaginale,

Dysfonctionnement

sexuel féminin.

Ménorragie, vulvo-

vaginite atrophique,

balanoposthite,

écoulement génital,

priapisme*,

galactorrhée*.

Gynécomastie,

irrégularités

menstruelles.

Troubles généraux et anomalies au site d’administration

Fatigue (10

Douleur

thoracique*.

Malaise*, frissons,

pyrexie*, asthénie*,

soif.

Hernie, fibrose du site

d’injection, diminution

de la tolérance au

médicament, trouble

de la marche,

Œdème

périphérique.

Très fréquent

(≥ 1/10)

Fréquent (≥ 1/100 à

< 1/10)

Peu fréquent (≥ 1/1

000 à £ 1/100)

Rare (≥ 1/10 000 à £

1/1 000)

Très

rare

(<

1/10

000)

Fréquence

indéterminée

événement non

évaluable.

Investigations

Diminution du

poids*,

augmentation du

poids*.

Augmentation de

l’alanine

aminotransférase*,

augmentation de

l’aspartate

aminotransférase*,

anomalies du sperme.

Anomalies des

paramètres

biologiques,

altération de la

fonction

plaquettaire,

augmentation du

cholestérol sérique.

Lésions, intoxications et complications liées aux procédures

Blessure.

Actes médicaux et chirurgicaux

Procédure de

vasodilatation.

Si des événements indésirables surviennent au cours d’une dépression, d’un TOC, d’un trouble panique,

d’un ESPT ou d’un trouble anxiété sociale, le terme organique est reclassé par terme organique des

études sur la dépression.

Un cas de néoplasie a été notifié chez un patient traité par la sertraline contre aucun cas dans le bras

placebo.

* Ces événements indésirables sont également survenus au cours de l’expérience post-commercialisation.

** Le dénominateur utilise le nombre de patients globalement pour un sexe : sertraline (1 118 hommes, 1

424 femmes) ; placebo (926 hommes, 1 219 femmes).

Pour le TOC, études de 1 à 12 semaines à court terme uniquement.

*** Des cas d’idées et de comportements suicidaires ont été notifiés au cours d’un traitement par la

sertraline ou peu de temps après l’interruption du traitement (voir rubrique 4.4)

Très fréquent

(≥ 1/10)

Fréquent (≥ 1/100 à

< 1/10)

Peu fréquent (≥ 1/1

000 à £ 1/100)

Rare (≥ 1/10 000 à £

1/1 000)

Très

rare

(<

1/10

000)

Fréquence

indéterminée

Symptômes de sevrage observés lors de l’interruption du traitement par la sertraline

L’interruption de la sertraline (en particulier lorsqu’elle est brutale) entraîne généralement des symptômes de sevrage. Des

sensations vertigineuses, des troubles sensoriels (tels que paresthésies), des troubles du sommeil (tels que insomnie et

rêves intenses), une agitation ou une anxiété, des nausées et/ou des vomissements, des tremblements et des maux de tête

sont parmi les symptômes les plus fréquemment notifiés. Généralement, ces événements sont de sévérité légère à modérée

et sont spontanément résolutifs ; cependant, chez certains patients, ils peuvent être sévères et/ou prolongés. Il est par

conséquent recommandé, lorsque le traitement par la sertraline n’est plus nécessaire, de procéder à une interruption

progressive par une diminution graduelle de la posologie (voir rubriques 4.2 et 4.4).

Population âgée

Les ISRS et les IRSN, y compris la sertraline, ont été associés à des cas d’hyponatrémie cliniquement significative chez les

patients âgés, qui peuvent être exposés à un risque plus important de présenter cet événement indésirable (voir rubrique

4.4).

Population pédiatrique

Chez plus de 600 patients pédiatriques traités par la sertraline, le profil général des effets indésirables a généralement été

similaire à celui observé dans les études chez l’adulte. Les effets indésirables suivants ont été notifiés au cours des études

contrôlées (n = 281 patients traités par la sertraline) :

Très fréquent (≥ 1/10) : maux de tête (22 %), insomnie (21 %), diarrhée (11 %) et nausées (15 %).

Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10) : douleur thoracique, manie, pyrexie, vomissements, anorexie, labilité émotionnelle, agressivité,

agitation, nervosité, troubles de l’attention, sensations vertigineuses, hyperkinésie, migraine, somnolence, tremblements,

troubles visuels, sécheresse buccale, dyspepsie, cauchemars, fatigue, incontinence urinaire, éruption cutanée, acné,

épistaxis, flatulences.

Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100) : allongement de l’intervalle QT sur l’ECG, tentative de suicide, convulsions, troubles

extrapyramidaux, paresthésies, dépression, hallucinations, purpura, hyperventilation, anémie, trouble de la fonction

hépatique, augmentation de l’alanine aminotransférase, cystite, herpès simplex, otite externe, douleurs auriculaires,

douleurs oculaires, mydriase, malaise, hématurie, éruption cutanée pustuleuse, rhinite, blessure, diminution du poids,

contractions musculaires, rêves anormaux, apathie, albuminurie, pollakiurie, polyurie, douleur thoracique, troubles

menstruels, alopécie, dermatite, troubles cutanés, odeur cutanée anormale, urticaire, bruxisme, bouffées vasomotrices.

Fréquence indéterminée : énurésie.

Effets de classe

Les études épidémiologiques, réalisées principalement chez les patients âgés de 50 ans et plus, montrent une augmentation

du risque de fractures osseuses chez les patients recevant les ISRS et les antidépresseurs tricycliques. Le mécanisme

expliquant ce risque est inconnu.

4.9. Surdosage

Toxicité

Compte tenu des données disponibles, la sertraline présente une large marge de sécurité vis-à-vis du surdosage. Des

surdosages de sertraline seule jusqu’à des doses de 13,5 g ont été notifiés. Des décès ont été rapportés en relation avec un

surdosage de sertraline, principalement en association avec d’autres médicaments et/ou de l’alcool. Par conséquent, tout

surdosage doit être traité par des mesures médicales agressives.

Symptômes

Les symptômes d’un surdosage comprennent les effets indésirables médiés par la sérotonine, notamment somnolence,

troubles gastro-intestinaux (notamment nausées et vomissements), tachycardie, tremblements, agitation et sensations

vertigineuses. Des cas de coma ont été observés moins fréquemment.

Traitement

Il n’existe aucun antidote spécifique à la sertraline. Etablissez et maintenez la perméabilité des voies respiratoires et assurez

une oxygénation et une ventilation adéquates si nécessaire. Le charbon activé, qui peut être utilisé avec un cathartique, peut

être autant, voire plus efficace qu’un lavage, et doit être envisagé dans le traitement du surdosage. L’induction de

vomissements n’est pas recommandée. La surveillance des paramètres cardiaques et des autres signes vitaux est

recommandée, parallèlement à la mise en place de mesures générales de traitement symptomatique et de soutien. Compte

tenu du large volume de distribution de la sertraline, une diurèse forcée, une dialyse, une hémoperfusion ou une

exsanguino-transfusion risquent de s’avérer inefficaces.

Un surdosage par la sertraline peut prolonger l'intervalle QT. La surveillance de l'ECG est recommandée dans tous les cas

de surdosage par ingestion de sertraline.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

5.1. Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique : Inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS), code ATC : N06AB06

La sertraline est un inhibiteur spécifique et puissant de la capture neuronale de la sérotonine (5-HT) in vitro, qui entraîne la

potentialisation des effets de la 5-HT chez l’animal. Elle exerce des effets très faibles sur la recapture neuronale de la

noradrénaline et de la dopamine. Aux doses cliniques, la sertraline bloque la capture de la sérotonine dans les plaquettes

humaines. Elle est dénuée d’activité stimulante, sédative ou anticholinergique et de cardiotoxicité chez l’animal. Au cours

d’études contrôlées chez des volontaires sains, la sertraline n’a entraîné aucune sédation et n’a pas interféré avec les

performances psychomotrices. Compte tenu de son inhibition sélective de la capture de la 5-HT, la sertraline n’augmente

pas l’activité catécholaminergique. La sertraline n’a aucune affinité pour les récepteurs muscariniques (cholinergiques),

sérotoninergiques, dopaminergiques, adrénergiques, histaminergiques, du GABA ou des benzodiazépines. L’administration

chronique de sertraline chez l’animal a été associée à une régulation négative des récepteurs cérébraux de la

noradrénaline, comme cela a été observé avec d’autres médicaments antidépresseurs ou anti-obsessionnels cliniquement

efficaces.

La sertraline n’a montré aucun risque d’abus. Dans une étude randomisée, en double aveugle, contrôlée par placebo, ayant

porté sur le risque d’abus comparatif de la sertraline, de l’alprazolam et de la d-amphétamine chez l’homme, la sertraline n’a

entraîné aucun effet subjectif positif indiquant un risque de dépendance. En revanche, les sujets ayant reçu de l’alprazolam

ou de la d-amphétamine ont montré des scores significativement supérieurs versus placebo pour les mesures de

dépendance aux médicaments, d’euphorie et de risque d’abus. La sertraline n’a entraîné ni la stimulation ni l’anxiété

associées à la d-amphétamine, ni la sédation et l’altération psychomotrice associées à l’alprazolam. La sertraline n’exerce

aucun effet de renforcement positif chez les singes rhésus entraînés à s’auto-administrer de la cocaïne, et elle ne se

substitue comme stimulus discriminatif ni à la d-amphétamine ni au pentobarbital chez le singe rhésus.

Études cliniques

Episode dépressif majeur

Une étude a été effectuée chez des patients déprimés non hospitalisés ayant montré une réponse thérapeutique au terme

d’une phase initiale de traitement en ouvert de huit semaines par sertraline 50 à 200 mg/jour. Ces patients (n = 295) ont été

randomisés dans une seconde phase en double aveugle de 44 semaines, soit sous sertraline 50 à 200 mg/jour, soit sous

placebo. Un taux de rechute significativement inférieur a été observé chez les patients traités par la sertraline par rapport à

ceux recevant le placebo. La posologie moyenne des patients ayant achevé l’étude a été de 70 mg/jour. Le pourcentage de

répondeurs (définis comme les patients qui n'avaient pas rechuté) pour les bras sertraline et placebo ont été respectivement

de 83,4 % et 60,8 %.

Etat de stress post-traumatique (ESPT)

Les données combinées des 3 études portant sur l’ESPT dans la population générale ont révélé un taux de réponse plus

faible chez l’homme que chez la femme. Dans les deux essais positifs concernant la population générale, les taux de

répondeurs à la sertraline et au placebo ont été similaires chez l’homme et chez la femme (femmes : 57,2 % contre 34,5 % ;

hommes : 53,9 % contre 38,2 %). Le nombre de patients hommes et femmes dans les essais poolés concernant la

population générale était de 184 et 430, respectivement ; les résultats obtenus chez les femmes sont donc plus robustes. De

plus, les hommes présentaient d’autres variables initiales (plus d’abus de substances toxiques, durée plus importante,

source du traumatisme, etc.) corrélées à un effet moindre.

TOC de l'enfant

La sécurité d’emploi et l'efficacité de la sertraline (50

200 mg/jour) ont été évaluées lors du traitement ambulatoire d'enfants

(âgés de 6 à 12 ans) et d'adolescents (âgés de 13 à 17 ans) non déprimés, présentant un trouble obsessionnel compulsif

(TOC). Après une semaine d'induction sous placebo en simple insu, les patients furent assignés par tirage au sort à un

traitement de douze semaines à dose flexible, soit par sertraline, soit par placebo. Les enfants (âgés de 6-12 ans) ont débuté

le traitement à la dose de 25 mg. Les patients du groupe traité par sertraline ont présenté une amélioration significativement

supérieure à celle des patients du groupe placebo sur l'échelle CY-BOCS (Children’s Yale

Brown Obsessive Compulsive

Scale) (p = 0,005), l'échelle NIMH Global Obsessive Compulsive Scale (p = 0,019), et les échelles d'amélioration CGI (p =

0,002). En outre, une tendance vers une amélioration plus importante dans le groupe sertraline que dans le groupe placebo

a également été observée sur l'échelle CGI Sévérité (p = 0,089). Sur l’échelle CY-BOC, les scores initiaux et leur évolution

ultérieure ont été pour le groupe placebo de 22,25 ± 6,15 et -3,4 ± 0,82, respectivement ; pour le groupe sertraline, les scores

initiaux et leur évolution ultérieure ont été de 23,36 ± 4,56 et -6,8 ± 0,87, respectivement. Au cours d’une analyse post-hoc, le

pourcentage de répondeurs, définis comme les patients présentant une réduction de 25 % ou plus du score à l'échelle

BOC (le paramètre d'efficacité principal) entre les scores initiaux et de fin d'étude, a été de 53 % dans le groupe traité par

sertraline, contre 37 % dans le groupe traité par placebo (p = 0,03).

Aucune donnée à long terme de sécurité d’emploi ou d’efficacité n’est disponible pour cette population pédiatrique.

On ne dispose d’aucune donnée chez l’enfant de moins de 6 ans.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques

Absorption

La sertraline présente des propriétés pharmacocinétiques dose-dépendantes entre 50 et 200 mg. Chez l’homme, après une

administration orale unique quotidienne de 50 à 200 mg pendant 14 jours, les concentrations plasmatiques maximales de

sertraline ont été atteintes entre 4,5 et 8,4 heures après l’administration quotidienne du médicament.

La biodisponibilité des gélules de sertraline étant augmentée en présence d’aliments, il est recommandé d’administrer la

sertraline pendant les repas.

Distribution

Environ 98 % du médicament circulant sont liés aux protéines plasmatiques.

Biotransformation

La sertraline subit un métabolisme de premier passage hépatique important.

Sur la base de données clinique et in vitro, il peut être conclu que la sertraline est métabolisée par de multiples voies, y

compris le CYP3A4, CYP2C19 (voir rubrique 4.5) et CYP2B6. La sertraline et son principal métabolite, desméthylsertraline

sont également, in vitro, substrats de la P-glycoprotéine.

Elimination

La demi-vie moyenne de la sertraline est d’environ 26 heures (entre 22 et 36 heures). Conformément à la demi-vie

d’élimination terminale, il existe une accumulation d’un facteur d’environ 2 jusqu’aux concentrations à l’état d’équilibre, qui

sont atteintes après une semaine d’administrations quotidiennes.

La demi-vie de la N desméthylsertraline est comprise entre 62 et 104 heures. La sertraline et la N-desméthylsertraline sont

toutes les deux fortement métabolisées chez l’homme, et les métabolites résultants sont excrétés dans les fèces et dans

l’urine en quantités équivalentes. Seule une petite quantité (moins de 0,2 %) de sertraline sous forme inchangée est

excrétée dans l’urine.

Propriétés pharmacocinétiques dans des groupes de patients spécifiques

Patients pédiatriques atteints de TOC

La pharmacocinétique de la sertraline a été étudiée chez 29 patients pédiatriques âgés de 6 à 12 ans, et chez 32

adolescents âgés de 13 à 17 ans. Les patients ont reçu des doses progressivement croissantes sur 32 jours jusqu'à une

dose quotidienne de 200 mg, soit avec une dose initiale de 25 mg et des augmentations par paliers, soit avec une dose

initiale ou des paliers de 50 mg. Les schémas posologiques à 25 mg et à 50 mg ont été tolérés de la même manière. A l'état

d'équilibre pour la dose de 200 mg, les taux plasmatiques de sertraline du groupe âgé de 6 à 12 ans ont été environ 35 %

supérieurs à ceux du groupe âgé de 13 à 17 ans, et 21 % supérieurs à ceux du groupe d'adultes de référence. Aucune

différence significative de clairance n'a été observée entre les patients des deux sexes. Une faible dose initiale et des paliers

de 25 mg sont donc recommandés chez l'enfant, en particulier ceux de faible poids corporel. Les adolescents peuvent

recevoir des doses identiques à celles de l'adulte.

Adolescents et sujets âgés

Le profil pharmacocinétique chez l’adolescent et le sujet âgé ne présente pas de différence significative par rapport à celui

observé chez l’adulte âgé de 18 à 65 ans.

Altération de la fonction hépatique

Chez les patients présentant une altération de la fonction hépatique, la demi-vie de la sertraline est allongée et l’ASC est

augmentée d’un facteur 3 (voir rubriques 4.2 et 4.4).

Insuffisance rénale

Chez les patients atteints d'insuffisance rénale modérée à sévère, aucune accumulation significative de sertraline n'a été

observée.

Pharmacogénomique

Les concentrations plasmatiques de sertraline ont été environ 50% plus élevées chez les métaboliseurs lents versus

métaboliseurs rapides du CYP2C19. La signification clinique n’est pas claire, et la posologie doit être ajustée en fonction de

la réponse clinique.

5.3. Données de sécurité préclinique

Les données précliniques issues des études conventionnelles de pharmacologie de sécurité, toxicité de doses répétées,

génotoxicité et cancérogenèse n’ont pas révélé de risque particulier pour l’homme. Les études de toxicité sur la reproduction

chez l'animal n'ont mis en évidence aucune tératogénicité ni aucun effet indésirable sur la fertilité masculine. La foetoxicité

observée a probablement été liée à la toxicité maternelle. La survie et le poids corporel des petits n'ont été diminués qu'au

cours des premiers jours suivant la mise-bas. Des données ont montré que la mortalité post-natale précoce était due à

l'exposition in utero après le jour 15 de gestation. Les retards de développement post-natal observés chez les petits des

femelles traitées ont probablement été dus aux effets sur les mères et sont non significatifs quant au risque humain.

Les données animales obtenues chez des espèces de rongeurs et de non-rongeurs ne révèlent pas d’effet sur la fécondité.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES

6.1. Liste des excipients

Lactose monohydraté, amidon de maïs, Starlac (lactose monohydraté/amidon de maïs), stéarate de magnésium.

Enveloppe de la gélule: gélatine, dioxyde de titane (E171), jaune orangé S (E110), jaune de quinoléine (E104), laurilsulfate

de sodium, encre d'impression (oxyde de fer noir, gommes laques, éthanol anhydre, alcool isopropylique, butanol,

propylèneglycol, solution concentrée d'ammoniaque, hydroxyde de potassium, eau purifiée).

6.2. Incompatibilités

Sans objet.

6.3. Durée de conservation

2 ans.

6.4. Précautions particulières de conservation

Pas de précaution particulière de conservation.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur

7, 28 ou 30 gélules sous plaquettes thermoformées (PVC/PVDC/Aluminium).

6.6. Précautions particulières d’élimination et de manipulation

Pas d'exigences particulières.

7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

CLL PHARMA

Nice Premier - Arénas

455, Promenade des Anglais

06299 Nice Cedex 03

8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

381 808-9 ou 34009 381 808 9 3: 7 gélules sous plaquettes thermoformées (PVC/PVDC/Aluminium).

381 809-5 ou 34009 381 809 5 4: 28 gélules sous plaquettes thermoformées (PVC/PVDC/Aluminium).

381 810-3 ou 34009 381 810 3 6: 30 gélules sous plaquettes thermoformées (PVC/PVDC/Aluminium).

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION

[à compléter par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE

[à compléter par le titulaire]

11. DOSIMETRIE

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES

Sans objet.

CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE

Liste I.

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