RIVA-PAROXETINE Comprimé

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Achète-le

Ingrédients actifs:
Paroxétine (Chlorhydrate de paroxétine hémihydraté)
Disponible depuis:
LABORATOIRE RIVA INC.
Code ATC:
N06AB05
DCI (Dénomination commune internationale):
PAROXETINE
Dosage:
20MG
forme pharmaceutique:
Comprimé
Composition:
Paroxétine (Chlorhydrate de paroxétine hémihydraté) 20MG
Mode d'administration:
Orale
Unités en paquet:
100/500
Type d'ordonnance:
Prescription
Domaine thérapeutique:
SELECTIVE-SEROTONIN REUPTAKE INHIBITORS
Descriptif du produit:
Numéro de groupe d'ingrédients actifs (GIA) :0123131002; AHFS: 28:16.04.20
Statut de autorisation:
APPROUVÉ
Numéro d'autorisation:
02248560
Date de l'autorisation:
2004-01-09

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MONOGRAPHIE DE PRODUIT

Pr

RIVA-PAROXETINE

Comprimés de paroxétine USP

10 mg, 20 mg et 30 mg de paroxétine (sous forme de chlorhydrate de paroxétine hémihydraté)

Antidépresseur / Antiobsessionnel / Antipanique /Anxiolytique /

Phobie sociale (trouble d'anxiété sociale) /Thérapie de stress post-traumatique

Laboratoire Riva Inc.

660 Boul. Industriel

Blainville, Québec

J7C 3V4

www.labriva.com

Numéro de contrôle : 251271

Date de

révision

:

10 mai 2021

RIVA-PAROXETINE

Monographie de produit

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Table des matières

PARTIE I : RENSEIGNEMENTS POUR LE PROFESSIONNEL DE LA SANTÉ ............. 3

RENSEIGNEMENTS SOMMAIRES SUR LE PRODUIT ............................................... 3

INDICATIONS ET UTILISATION CLINIQUE ............................................................... 3

CONTRE-INDICATIONS ................................................................................................. 5

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS ......................................................................... 6

EFFETS INDÉSIRABLES ............................................................................................... 14

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES ..................................................................... 23

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION ........................................................................... 29

SURDOSAGE................................................................................................................... 32

MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE ............................................. 33

ENTREPOSAGE ET STABILITÉ ................................................................................... 35

FORMES POSOLOGIQUES, COMPOSITION ET CONDITIONNEMENT ................ 36

PARTIE II : RENSEIGNEMENTS SCIENTIFIQUES .......................................................... 37

RENSEIGNEMENTS PHARMACEUTIQUES .............................................................. 37

ESSAIS CLINIQUES ....................................................................................................... 38

PHARMACOLOGIE DÉTAILLÉE ................................................................................. 41

TOXICOLOGIE ............................................................................................................... 42

RÉFÉRENCES ................................................................................................................. 45

PARTIE III : RENSEIGNEMENTS POUR LE CONSOMMATEUR ................................. 50

RIVA-PAROXETINE

Monographie de produit

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Pr

RIVA-PAROXETINE

Comprimés de paroxétine USP

PARTIE I : RENSEIGNEMENTS POUR LE PROFESSIONNEL DE LA SANTÉ

RENSEIGNEMENTS SOMMAIRES SUR LE PRODUIT

Voie

d’administration

Forme posologique

et concentration

Ingrédients non médicinaux cliniquement

importants

Orale

Comprimés 10 mg, 20

mg, 30 mg

Phosphate de calcium dibasique dihydraté,

hypromellose, glycolate d’amidon sodique,

stéarate de magnésium, hypromellose, dioxyde de

titane, macrogol/PEG 400, Polysorbate 80, laque

d’aluminium jaune n

10 (comprimés à 10 mg

seulement), laque d’aluminium jaune n

6 jaune

orangé (comprimés à 10 mg seulement), laque

d’aluminium rouge n

30 Helindon Pink

(comprimés à 20 mg seulement), laque

d’aluminium bleu n

2 carmin d’indigo

(comprimés à 30 mg seulement)

INDICATIONS ET UTILISATION CLINIQUE

Adultes

Dépression

RIVA-PAROXETINE (chlorhydrate de paroxétine) est indiqué pour le soulagement

symptomatique du trouble dépressif majeur (TDM).

Des études cliniques ont montré que le traitement continu par le chlorhydrate de paroxétine, dans

le trouble dépressif modéré ou modérément grave, est efficace pendant au moins six mois (voir

Essais cliniques, Dépression).

Trouble obsessionnel-compulsif

RIVA-PAROXETINE est indiqué pour le traitement symptomatique du trouble obsessionnel-

compulsif (TOC). Les obsessions ou compulsions doivent être dérangeantes, produire une

détresse marquée, occuper beaucoup de temps ou nuire de façon importante au fonctionnement

professionnel ou social du sujet.

Trouble panique

RIVA-PAROXETINE est indiqué pour le traitement symptomatique du trouble panique, avec ou

sans agoraphobie.

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Le trouble panique (voir DSM-IV) est caractérisé par des crises de panique récurrentes,

inattendues, à savoir des périodes discontinues de peur ou de malaise intenses, où au moins 4 des

symptômes suivants apparaissent brusquement pour atteindre un pic en moins de 10 minutes : (1)

palpitations, battements cardiaques intenses ou fréquence cardiaque accélérée; (2) sudation; (3)

tremblements; (4) sensations d’essoufflement ou d’étouffement; (5) sensation de suffocation; (6)

douleur ou gêne au niveau de la poitrine; (7) nausées ou douleur abdominale; (8) vertige,

déséquilibre, sensation ébrieuse ou d’évanouissement imminent; (9) déréalisations (sensation

d’irréalité) ou dépersonnalisation (détachement de soi-même); (10) peur de perdre le contrôle;

(11) peur de mourir; paresthésies (engourdissement ou picotements); (13) frissons ou bouffées de

chaleur.

Phobie sociale (trouble d'anxiété sociale)

RIVA-PAROXETINE est indiqué pour le soulagement symptomatique de la phobie sociale

généralisée, trouble caractérisé par la peur marquée et persistante, l'anticipation anxieuse, ou

l'évitement de diverses situations sociales (p. ex. : interaction avec des étrangers, participation à

des fêtes, contacts avec des personnes en position d’autorité) ou de performance (p. ex. : manger,

écrire ou travailler sous le regard d'autrui, parler en public). Le diagnostic de phobie sociale ne

doit être posé que si la peur, l’anticipation anxieuse ou l’évitement des situations sociales ou de

performance perturbe significativement la vie quotidienne, le fonctionnement professionnel ou la

vie sociale, ou cause une détresse importante.

Anxiété généralisée

RIVA-PAROXETINE est indiqué pour le soulagement symptomatique de l’anxiété causant une

détresse marquée chez les patients atteints d’anxiété généralisée.

État de stress post-traumatique

RIVA-PAROXETINE est indiqué pour le traitement symptomatique de l’état de stress post-

traumatique (ESPT).

L’ESPT, tel que défini dans le DSM-IV, comprend l’exposition à un événement traumatique

impliquant un risque de mort ou de blessures importantes, ou de menaces à l’intégrité physique

du sujet ou d’autres personnes, ayant déclenché une réaction de peur intense, d’impuissance ou

d’horreur. Les symptômes résultant de l’exposition à l’événement traumatique comprennent :

sentiment de revivre l’événement (souvenirs répétitifs et envahissants, flash-back, cauchemars

répétés), détresse psychologique et réaction physiologique intenses devant des stimuli évoquant

l’événement traumatique; évitement de situations associées au traumatisme, incapacité de se

souvenir des détails du traumatisme et/ou émoussement affectif général (baisse d’intérêt envers

des activités importantes, détachement d’autrui, restriction des affects ou sentiment d’avenir

bloqué); symptômes d’activation neurovégétative (hypervigilance, réaction de sursaut exagérée,

troubles du sommeil, difficultés de concentration, irritabilité ou accès de colère).

Le diagnostic d’état de stress post-traumatique (ESPT) ne doit être posé que si les symptômes

sont présents depuis au moins un mois et entraînent une détresse cliniquement évidente ou une

perturbation importante du fonctionnement social ou professionnel, ou dans d’autres domaines

importants.

RIVA-PAROXETINE

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Prise de chlorhydrate de paroxétine au long cours

L’efficacité au long cours du chlorhydrate de paroxétine (plus de 8 semaines dans l’anxiété

généralisée, plus de 12 semaines dans les autres indications) n’a pas encore été établie dans des

études contrôlées sur le TOC, le trouble panique, la phobie sociale, l’anxiété généralisée et l’état

de stress post-traumatique. Le médecin qui prescrit du chlorhydrate de paroxétine pour ces

indications pendant une longue période doit réévaluer périodiquement l’efficacité à long terme

du médicament au cas par cas (voir POSOLOGIE ET ADMINISTRATION, Considérations

posologiques).

Gériatrie (> 65 ans)

Les études cliniques indiquent des différences, dans le profil pharmacocinétique de la paroxétine,

entre les patients âgés et les adultes jeunes, qui pourraient produire des différences d’innocuité

ou d’efficacité. Ce sujet est abordé brièvement dans les sections appropriées (voir MISES EN

GARDE ET PRÉCAUTIONS, Populations particulières - Gériatrie; MODE D’ACTION ET

PHARMACOLOGIE CLINIQUE; POSOLOGIE ET ADMINISTRATION).

Pédiatrie (< 18 ans)

RIVA-PAROXETINE

n’est pas indiqué chez les patients de moins

de 18 ans (voir MISES

EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Généralités, Association possible avec des changements

comportementaux et émotionnels, dont l’automutilation).

CONTRE-INDICATIONS

Hypersensibilité : Le chlorhydrate de paroxétine est contre-indiqué en présence

d’hypersensibilité connue au médicament ou à l’un de ses ingrédients. Pour la liste complète,

voir FORMES PHARMACEUTIQUES, COMPOSITION ET CONDITIONNEMENT.

Inhibiteurs de la monoamine-oxydase : On a rapporté, lors de la coadministration d’inhibiteurs

sélectifs du recaptage de la sérotonine (ISRS) et d’inhibiteurs de la monoamine-oxydase

(IMAO), des réactions graves et parfois mortelles (dont hyperthermie, rigidité, myoclonie,

instabilité autonome parfois accompagnée de fluctuation rapide des signes vitaux, et

changements de l'état mental dont agitation extrême progressant vers le délire et le coma). Ces

réactions sont également survenues, après l’arrêt récent d’un ISRS ou au début d’un traitement

par un IMAO. Certains tableaux cliniques évoquaient le syndrome sérotoninergique ou le

syndrome malin des neuroleptiques (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Syndrome

sérotoninergique/syndrome malin des neuroleptiques). Le chlorhydrate de paroxétine ne doit pas

être associé à un IMAO (dont le linézolide, antibiotique et inhibiteur réversible non sélectif de la

MAO, et le bleu de méthylène [chlorure de méthylthioninium]) ni administrée moins de 2

semaines après la fin d’un traitement par un IMAO. Après 2 semaines, on peut commencer avec

prudence un traitement par le chlorhydrate de paroxétine, avec augmentation graduelle de la

posologie jusqu’à réponse optimale. Il faut attendre 2 semaines, après l’arrêt d’un traitement par

le chlorhydrate de paroxétine, avant de commencer un traitement par un IMAO.

Thioridazine : L’administration de thioridazine en monothérapie déclenche un allongement de

l’intervalle QTc associé à de graves arythmies ventriculaires, dont des arythmies de type torsades

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de pointes, et à des morts subites. Cet effet semble être proportionnel à la dose. Une étude in vivo

suggère que les inhibiteurs de l’isoenzyme 2D6 des cytochromes P450, dont certains ISRS

comme la paroxétine, la fluoxétine et la fluvoxamine, font augmenter la concentration

plasmatique de thioridazine. Le chlorhydrate de paroxétine ne doit donc pas être administré en

association avec la thioridazine, ni moins de 2 semaines après la fin d’un traitement par la

thioridazine. Il faut attendre 2 semaines, après l’arrêt du chlorhydrate de paroxétine, avant de

commencer un traitement par la thioridazine.

Pimozide : La coadministration de chlorhydrate de paroxétine et de pimozide est contre-

indiquée, car le chlorhydrate de paroxétine fait augmenter la concentration plasmatique de

pimozide. Cette augmentation peut provoquer un allongement de l’intervalle QT et causer des

arythmies sévères, dont des torsades de pointes (voir Interactions médicamenteuses).

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS

Généralités

ASSOCIATION POSSIBLE AVEC DES CHANGEMENTS COMPORTEMENTAUX ET

ÉMOTIONNELS, DONT L’AUTOMUTILATION.

Enfants et adolescents : données des essais cliniques contrôlés par placebo

Selon de récentes analyses de bases de données issues d'essais cliniques contrôlés

contre placebo portant sur l'innocuité des ISRS et d'autres nouveaux

antidépresseurs, l'utilisation de ces médicaments chez des patients de moins de 18

ans pourrait être associée à des changements comportementaux et émotionnels, dont

un risque accru d'idées et de comportements suicidaires par comparaison au

placebo.

Le nombre réduit de patients dans ces bases de données et la variabilité du taux

observé dans les groupes témoins ne permettent pas de tirer des conclusions fiables

sur le profil d'innocuité de ces médicaments.

Adultes, enfants et adolescents : données additionnelles

On a fait état dans certains essais cliniques et rapports de pharmacovigilance, au

sujet des ISRS et d'autres nouveaux antidépresseurs, chez l'enfant et l'adulte,

d'événements indésirables graves de type agitation associés à des actes pouvant

nuire au patient ou à autrui. Ces événements de type agitation comprenaient :

acathésie, agitation, désinhibition, labilité émotionnelle, hostilité, comportement

agressif et dépersonnalisation. Dans certains cas, ces événements se sont produits

quelques semaines après le début du traitement.

On conseille de surveiller de près les idées suicidaires et autres indicateurs de

comportement potentiellement suicidaire, dont les changements émotionnels et

comportementaux de type agitation, quel que soit l'âge du patient. Cette surveillance inclut

les changements comportementaux et émotifs de type agitation.

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Réalisée par la FDA, une méta-analyse d’études cliniques contrôlées par placebo portant sur la

prise d’antidépresseurs chez des adultes âgés de 18 à 24 ans souffrant de troubles

psychiatriques a mis en évidence un risque accru de comportement suicidaire chez les patients

qui prenaient un antidépresseur plutôt qu’un placebo.

Symptômes associés à l’arrêt du traitement : Il ne FAUT PAS interrompre brusquement

un traitement par le chlorhydrate de paroxétine, en raison du risque de symptômes associés

à l'arrêt du médicament. Une fois la décision médicale prise de mettre fin au traitement par

un ISRS ou un autre antidépresseur récent, on recommande de réduire graduellement la

dose, et non de cesser brusquement le traitement.

Arrêt du traitement par le chlorhydrate de paroxétine

À l’arrêt du traitement, quelle qu’ait été l’indication du traitement par le chlorhydrate de

paroxétine, il faut surveiller l'apparition de symptômes associés à l'arrêt (p. ex. : étourdissements,

trouble du sommeil incluant des rêves anormaux, troubles sensoriels [dont paresthésies,

sensations de décharge électrique et acouphènes], agitation, anxiété, céphalées, tremblements,

confusion, diarrhée, nausées, vomissements et sudation, ou d'autres symptômes à portée clinique

potentielle) (voir EFFETS INDÉSIRABLES, Réactions indésirables rapportées à l’arrêt du

traitement (ou lors de réduction de posologie), Réactions indésirables rapportées en

pharmacovigilance). Dans la mesure du possible, on recommande de réduire graduellement la

posologie plutôt que de mettre fin abruptement au traitement. En cas de symptômes intolérables,

après diminution de la posologie ou arrêt du traitement, il faut réajuster la posologie en fonction

de la réponse clinique (voir EFFETS INDÉSIRABLES et POSOLOGIE ET

ADMINISTRATION).

Chlorhydrate de paroxétine durant la grossesse - Effets sur les nouveau-nés

Des études épidémiologiques sur l’issue de la grossesse après la prise d’antidépresseurs durant le

premier trimestre ont rapporté un risque accru de malformations congénitales, notamment

cardiovasculaires (p. ex. : communication interventriculaire ou interauriculaire), sous paroxétine.

Si une grossesse survient sous chlorhydrate de paroxétine, on doit envisager de passer à d’autres

options thérapeutiques. Il ne faut poursuivre le traitement par le chlorhydrate de paroxétine, chez

une patiente donnée, que si les avantages escomptés l’emportent sur les risques potentiels. En

présence d’un désir de grossesse, ou durant le premier trimestre de la grossesse, la prise de

paroxétine ne doit être envisagée qu’après avoir évalué les autres options thérapeutiques (voir

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Populations particulières).

Des rapports de pharmacovigilance ont signalé, chez certains nouveau-nés exposés au

chlorhydrate de paroxétine, aux ISRS (inhibiteurs spécifiques du recaptage de la sérotonine) ou à

d'autres nouveaux antidépresseurs vers la fin du troisième trimestre de la grossesse, des

complications ayant nécessité une prolongation de l'hospitalisation, une assistance respiratoire et

une alimentation par sonde. Ces complications peuvent survenir dès la naissance. Avant

d'administrer du chlorhydrate de paroxétine à une femme enceinte au troisième trimestre, le

médecin devrait donc bien évaluer les risques et les avantages du traitement (voir MISES EN

GARDE ET PRÉCAUTIONS, Populations particulières et POSOLOGIE ET

ADMINISTRATION, Populations particulières - Troisième trimestre de la grossesse).

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Dysfonction sexuelle

Les inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine (ISRS) peuvent causer des symptômes de

dysfonction sexuelle (voir la section EFFETS INDÉSIRABLES, Dysfonction sexuelle associée

aux ISRS chez les hommes et les femmes). On doit informer les patients que des cas de

dysfonction sexuelle prolongée où les symptômes ont persisté malgré l’arrêt du traitement ont été

signalés chez des patients traités par un ISRS.

Risque de baisse d’efficacité du tamoxifène, en association avec un ISRS, dont le

chlorhydrate de paroxétine

Le tamoxifène, antitumoral, est un promédicament nécessitant une activation métabolique par

l’isoenzyme CYP2D6. L’inhibition de CYP2D6 peut abaisser la concentration plasmatique d’un

dérivé primaire actif du tamoxifène, l’endoxifène. La prise prolongée d’inhibiteurs du CYP2D6,

dont certains ISRS, avec le tamoxifène peut provoquer une diminution persistante de la

concentration d’endoxifène (voir INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES, Tamoxifène).

Certaines études ont démontré que l’efficacité du tamoxifène (telle qu’évaluée par le taux de

rechute cancéreuse ou de mortalité par cancer du sein) pouvait être abaissée lors d’association

avec le chlorhydrate de paroxétine, par suite d’inhibition irréversible de CYP2D6 par la

paroxétine. Le risque pourrait augmenter avec la durée de l’association. Lors de la prise de

tamoxifène dans le traitement du cancer du sein, le prescripteur devrait envisager de prescrire un

antidépresseur inhibant le moins possible les isoenzymes CYP2D6.

Perturbation psychomotrice

Bien que, dans les études contrôlées par placebo sur des sujets normaux, la paroxétine n'ait causé

ni sédation ni atteinte psychomotrice, les patients doivent être avisés d’éviter la conduite

automobile et l’utilisation de machines dangereuses avant d’être raisonnablement certains que le

chlorhydrate de paroxétine ne les affecte pas.

Risque de fracture

Des études épidémiologiques ont révélé un risque accru de fractures avec certains

antidépresseurs, dont les ISRS. Le risque semble plus marqué en début de traitement, mais il

demeure significatif par la suite. Il faut songer au risque de fracture chez les patients prenant du

chlorhydrate de paroxétine. En présence d’âge avancé ou de facteurs de risque de fracture, il faut

aviser les patients que certaines réactions indésirables peuvent accroître le risque de chutes (p.

ex. : étourdissements, hypotension orthostatique, surtout en début de traitement, mais aussi peu

de temps après l’arrêt du médicament). Les données préliminaires d’études observationnelles

montrent une association entre les ISRS et une faible densité osseuse chez les patients âgés des

deux sexes. D'ici à la parution d'autres données, on ne peut exclure un effet sur la densité osseuse

du traitement à long terme par les ISRS, dont le chlorhydrate de paroxétine, ce qui pourrait

augmenter le risque de fracture, en présence d’ostéoporose ou de tout autre facteur augmentant le

risque de fracture osseuse.

D’autres précautions :

Carcinogenèse et mutagenèse

Voir données animales dans TOXICOLOGIE.

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Appareil cardiovasculaire

Le chlorhydrate de paroxétine n’a pas été étudié (ni utilisé à fréquence appréciable) en présence

d’infarctus récent ou de maladie cardiaque instable. En présence de maladie cardiaque, les

précautions d’usage s’imposent.

Maladies concomitantes

L’expérience clinique avec le chlorhydrate de paroxétine en présence de maladies générales

concomitantes est limitée. La prudence s’impose lors de l’administration de chlorhydrate de

paroxétine en présence de maladie ou d’affection pouvant perturber le métabolisme ou la réponse

hémodynamique.

Risque de dépendance

On n’a pas étudié systématiquement, ni chez l’animal ni chez l’humain, le potentiel d’abus, de

tolérance ou de dépendance physique relié au chlorhydrate de paroxétine. Le médecin doit

évaluer soigneusement les antécédents de toxicomanie et, le cas échéant, surveiller les signes de

mauvaise utilisation ou de surutilisation de chlorhydrate de paroxétine.

Endocrinologie et métabolisme

Augmentation du taux de cholestérol : Plusieurs études du domaine public ont révélé une

augmentation du taux de LDL-cholestérol de ~10 %, chez des volontaires et des patients sous

paroxétine durant 8 à 12 semaines, qui disparaissaient généralement à la fin du traitement. De

plus, lors des études cliniques contrôlées par placebo, les patients dont les lipides étaient

surveillés avant et pendant le traitement présentaient une augmentation moyenne du taux de

cholestérol total de

~1,5 mg/dl sous paroxétine (n = 653) par rapport à une baisse moyenne de ~5,0 mg/dl sous

placebo (n = 379). La fréquence d’une augmentation (par rapport au départ) ≥45 mg/dl était de

6,6 % sous paroxétine par rapport à 2,6 % sous placebo (voir Surveillance et épreuves de

laboratoire, Augmentation du taux de cholestérol).

Il faut tenir compte de ces données en présence de facteurs de risque cardiaque chez un patient à

traiter.

Hématologie

Saignement anormal : Les ISRS, y compris le chlorhydrate de paroxétine, peuvent accroître le

risque de saignement en altérant l’agrégation plaquettaire. L’emploi concomitant d’acide

acétylsalicylique (AAS), d’anti-inflammatoires non-stéroïdiens (AINS), de warfarine et d’autres

anticoagulants pourrait accroître davantage ce risque. Des exposés de cas et des études

épidémiologiques (études cas-témoin et études des cohortes) ont révélé une corrélation entre

l’emploi de médicaments entravant le recaptage de la sérotonine et l’apparition de saignements

gastro-intestinaux. Les saignements liés à l’utilisation d’ISRS prenaient la forme d’ecchymoses,

d’hématomes, d’épistaxis et de pétéchies, mais pouvaient également être aussi graves que des

hémorragies menaçant le pronostic vital. Des saignements d’origine gastro-intestinale et

gynécologique ont également été signalés suivant le traitement par le chlorhydrate de paroxétine.

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On doit mettre en garde les patients au sujet du risque de saignement associé à l’emploi

concomitant de chlorhydrate de paroxétine et d’AINS, d’AAS ou d’autres médicaments pouvant

agir sur la coagulation (voir la section INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES, Médicaments

ayant un effet sur la fonction plaquettaire). La prudence est de mise chez les patients qui ont des

antécédents de troubles hémorragiques ou qui présentent des affections les y prédisposant (p. ex.,

thrombocytopénie) (voir la section EFFETS INDÉSIRABLES).

Foie/Voies biliaires/Pancréas

Atteinte hépatique : Les études pharmacocinétiques sur le chlorhydrate de paroxétine, en

présence d’insuffisance hépatique à portée clinique, suggèrent un allongement de la demi-vie

d’élimination et une augmentation du taux plasmatique de médicament dans ce contexte. Il faut

donc administrer le chlorhydrate de paroxétine avec prudence dans ce contexte et utiliser une

posologie réduite (voir POSOLOGIE ET ADMINISTRATION, Populations particulières et

MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE, Insuffisance hépatique).

Immunitaire

Hypersensibilité : L’enrobage du comprimé à 10 mg contient un colorant azoïque (laque

d’aluminium FD&C jaune n

6) qui pourrait causer des réactions allergiques.

Neurologie

Épilepsie : Comme tous les antidépresseurs, le chlorhydrate de paroxétine doit être utilisé avec

prudence en présence d’épilepsie.

Convulsions : Lors des essais cliniques, la fréquence globale des convulsions était de 0,15 %

sous chlorhydrate de paroxétine. Toutefois, les patients ayant des antécédents de troubles

convulsifs étaient exclus des essais. Il faut administrer le médicament avec prudence en présence

de tels antécédents. Il faut mettre fin au traitement si des convulsions surviennent.

Syndrome sérotoninergique/syndrome malin des neuroleptiques : Dans de rares cas, un

syndrome sérotoninergique ou un tableau évoquant le syndrome malin des neuroleptiques ont été

signalés sous chlorhydrate de paroxétine, plus particulièrement en association avec d'autres

agents sérotoninergiques et/ou neuroleptiques et antipsychotiques. Ces syndromes pouvant

mettre la vie du patient en danger, on doit interrompre l'administration de chlorhydrate de

paroxétine, et amorcer un traitement de soutien, à l’apparition d’un ensemble de symptômes tels

que : hyperthermie, rigidité, myoclonies, instabilité du système nerveux autonome avec

fluctuation rapide possible des signes vitaux, modifications de l'état mental, y compris confusion,

irritabilité, agitation extrême évoluant vers le délire et le coma. À cause du risque de syndrome

sérotoninergique ou de syndrome malin des neuroleptiques, le chlorhydrate de paroxétine ne doit

pas être administré en association avec un IMAO (dont le linézolide, antibiotique et inhibiteur

réversible non sélectif de la MAO, et le bleu de méthylène [chlorure de méthylthioninium]) ou

avec un précurseur de la sérotonine (comme le L- tryptophane et l'oxitriptan); il faut user de

prudence lors d’association avec d'autres médicaments sérotoninergiques (triptans, lithium,

tramadol, millepertuis, la plupart des antidépresseurs tricycliques) ou antipsychotiques (voir

CONTRE-INDICATIONS et INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES).

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Ophtalmologie

Glaucome à angle fermé : À l’instar d’autres antidépresseurs, le chlorhydrate de paroxétine

peut causer une mydriase qui peut déclencher une crise de glaucome à angle fermé chez un

patient dont l’angle cornéen est anatomiquement étroit. On doit user de prudence lorsque le

chlorhydrate de paroxétine est prescrit à des patients présentant des angles étroits non traités. Le

glaucome à angle ouvert n’est pas un facteur de risque de glaucome à angle fermé. On doit

informer les patients de consulter un médecin immédiatement en présence de douleur oculaire,

d’altérations de la vue ou encore d’enflure ou de rougeur des yeux ou dans la région oculaire.

Psychiatrie

Suicide : Le risque de tentative de suicide, qui fait partie de la dépression, peut persister jusqu’à

la rémission. Les patients atteints de dépression, qu'ils prennent ou non des antidépresseurs,

peuvent présenter une aggravation de leurs symptômes dépressifs ou encore voir apparaître des

idées ou des comportements suicidaires. Néanmoins, il faut surveiller de près les patients à risque

suicidaire élevé tout au long du traitement et envisager une éventuelle hospitalisation. Pour

diminuer le risque de surdose, il faut prescrire la plus petite quantité de chlorhydrate de

paroxétine compatible avec un traitement adéquat.

En raison de l'association bien établie entre la dépression et d'autres troubles mentaux, les

précautions observées en cas de dépression devraient également être observées devant d'autres

problèmes psychiatriques (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Association possible

avec des changements comportementaux et émotionnels, dont l’automutilation).

Activation de la manie ou de l’hypomanie :

Lors d’essais cliniques dont l’échantillon

comportait principalement des patients atteints de dépression unipolaire, environ 1 % des sujets

sous chlorhydrate de paroxétine ont présenté des réactions maniaques. Dans le sous-groupe des

patients bipolaires, la fréquence de manie était de 2 %. Comme tous les médicaments efficaces

contre la dépression, le chlorhydrate de paroxétine doit être utilisé avec prudence en présence

d’antécédents maniaques.

Un épisode de dépression majeure peut constituer la première manifestation d’un trouble

bipolaire. Le risque d’épisode maniaque, chez les patients atteints de trouble bipolaire, augmente

lorsqu’ils reçoivent uniquement des antidépresseurs. Il faut donc, avant de commencer à traiter

un patient contre la dépression, évaluer le risque de trouble bipolaire.

Électroconvulsivothérapie (ECT) : L’efficacité et l’innocuité d’associer le chlorhydrate de

paroxétine et une ECT n’ont pas été étudiées.

Reins

Hyponatrémie : On a signalé plusieurs cas d’hyponatrémie, apparemment réversible à l’arrêt du

traitement par le chlorhydrate de paroxétine. Il s’agissait généralement de patients âgés, mais

parfois de patients sous diurétiques ou en hypovolémie pour d’autres raisons.

Insuffisance rénale : Le chlorhydrate de paroxétine subissant une importante biotransformation

hépatique, l’excrétion de la molécule mère dans l’urine est peu importante. Des études

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pharmacocinétiques à dose unique, en présence d’insuffisance rénale cliniquement importante,

suggèrent que le taux sérique de paroxétine soit élevé dans ce contexte. Il faut donc administrer

la paroxétine avec prudence, et utiliser une posologie réduite, en présence d’insuffisance rénale

cliniquement importante (voir POSOLOGIE ET ADMINISTRATION, Populations particulières;

MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE, Insuffisance rénale).

Fonction sexuelle/Reproduction

Dysfonction sexuelle : Voir la section MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Dysfonction

Qualité du sperme : Certaines études cliniques ont montré que les ISRS (dont le chlorhydrate

de paroxétine) pouvaient affecter la qualité du sperme, avec retour à la normale à la fin du

traitement. Chez certains hommes, ce changement pourrait affecter la fertilité (voir également la

Partie II : TOXICOLOGIE, Études sur la reproduction et l’altération de la fertilité).

Populations particulières

Femmes enceintes et nouveau-nés :

Risque de malformations cardiovasculaires sous ISRS au premier trimestre :

Des études épidémiologiques sur l’issue de la grossesse après la prise d’antidépresseurs durant le

premier trimestre ont rapporté un risque accru de malformations congénitales, notamment

cardiovasculaires (p. ex. : communication interventriculaire ou interauriculaire), sous paroxétine.

Les données suggèrent que le risque de malformation cardiovasculaire chez le nouveau-né est

d’environ 1/50 (2 %) sous paroxétine alors que, dans la population en général, il est de 1/100 (1

%). La gravité des communications anormales va des formes asymptomatiques à résolution

spontanée aux formes symptomatiques nécessitant correction chirurgicale. Les données sur la

gravité des communications anormales rapportées dans les études ne sont pas disponibles.

Le chlorhydrate de paroxétine et la grossesse (en cours ou désirée) :

Les patientes devenant enceintes sous chlorhydrate de paroxétine, ou désirant le devenir, doivent

être avisées du risque accru (estimation courante) posé au fœtus par le chlorhydrate de paroxétine

par rapport à d’autres antidépresseurs. L’examen de bases de données supplémentaires et des

analyses actualisées pourraient donner lieu à des modifications des estimés qu’on fait

actuellement du risque. On doit envisager de recourir à d’autres options thérapeutiques, dont le

passage à un autre antidépresseur ou un traitement non pharmacologique (p. ex. : thérapie

cognitivo-comportementale). Le traitement par le chlorhydrate de paroxétine ne doit être

maintenu, chez une patiente donnée, que si les avantages escomptés l’emportent sur les risques

potentiels.

À cause du risque de symptômes liés à l’arrêt du traitement, on recommande de diminuer

graduellement la posologie du chlorhydrate de paroxétine plutôt que d’interrompre brusquement

le traitement (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Arrêt du traitement par le

chlorhydrate de paroxétine, EFFETS INDÉSIRABLES, Réactions indésirables rapportées à

l’arrêt du traitement, et POSOLOGIE ET ADMINISTRATION, Arrêt du traitement).

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Instauration d’un traitement par la paroxétine :

En présence de grossesse au premier trimestre

ou de désir de grossesse, on ne doit envisager d’instaurer un traitement par la paroxétine qu’après

avoir examiné les autres options thérapeutiques.

Complications associées aux ISRS en fin de troisième trimestre :

Des rapports de pharmacovigilance ont signalé, chez certains nouveau-nés exposés au

chlorhydrate de paroxétine, aux ISRS (inhibiteurs spécifiques du recaptage de la sérotonine) ou à

d'autres nouveaux antidépresseurs vers la fin du troisième trimestre de la grossesse, des

complications ayant nécessité une prolongation de l'hospitalisation, une assistance respiratoire et

une alimentation par sonde. Ces complications peuvent survenir dès la naissance. Parmi les

constatations cliniques, on a signalé détresse respiratoire, cyanose, apnée, convulsions,

température instable, troubles de l'alimentation, vomissements, hypoglycémie, hypotonie,

hypertonie, réflexes augmentés, tremblements, énervement, irritabilité et pleurs incessants. Ces

caractéristiques sont compatibles avec un effet toxique direct des ISRS (ou d'autres nouveaux

antidépresseurs), ou encore à un syndrome lié à l'arrêt du traitement. Il est à noter que dans

certains cas, l'ensemble des manifestations s'apparentait au syndrome sérotoninergique (voir

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Syndrome sérotoninergique/ syndrome malin des

neuroleptiques). Avant d'administrer du chlorhydrate de paroxétine à une femme enceinte au

troisième trimestre, le médecin devrait donc bien évaluer les risques et les avantages du

traitement (voir POSOLOGIE ET ADMINISTRATION, Populations particulières, Grossesse au

troisième trimestre).

Exposition aux ISRS (dont la paroxétine) et risque d’HPPN :

Des études épidémiologiques sur l’hypertension pulmonaire persistante du nouveau-né (HPPN)

ont montré que la prise d’ISRS (dont le chlorhydrate de paroxétine) durant la grossesse

(particulièrement en fin de grossesse) était associée à un risque accru d’HPPN. Cette affection,

dont la fréquence est de 1-2/1 000 naissances vivantes dans la population en général, est associée

à une augmentation importante de morbidité et de mortalité. Dans une étude cas-témoin

rétrospective de 377 femmes aux nouveau-nés atteints d’HPPN et de 836 femmes aux nouveau-

nés sains, le risque d’HPPN était 6 fois plus élevé chez les nouveau-nés exposés aux ISRS après

la 20

semaine de gestation, par rapport aux nouveau-nés non exposés aux antidépresseurs durant

la grossesse (rapport de cotes 6,1; IC à 95 % : 2,2 - 16,8). Une analyse des données du Registre

médical suédois des naissances, portant sur 831 324 bébés nés entre 1997 et 2005, a révélé que le

risque d’HPPN était 2 fois plus élevé environ lorsque la mère rapportait la prise d’ISRS durant le

premier trimestre de la grossesse (rapport de cotes 2,4; IC à 95 % : 1,2 - 4,3) et 4 fois plus élevé

lorsque la mère rapportait la prise d’ISRS au premier trimestre et en fin de grossesse (rapport de

cotes 3,6; IC à 95 % : 1,2 - 8,3).

Allaitement : La concentration de paroxétine retrouvée dans le lait maternel est la même que

dans le plasma. Les femmes sous paroxétine ne doivent pas allaiter, sauf si le médecin traitant

juge l’allaitement nécessaire, auquel cas le nourrisson devra être surveillé de près.

Pédiatrie (<18 ans) : Le chlorhydrate de paroxétine n’est pas indiquée avant 18 ans (voir

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Association possible avec des changements

comportementaux et émotionnels, dont l’automutilation);

voir aussi INDICATIONS ET

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UTILISATION CLINIQUE, Pédiatrie; POSOLOGIE ET ADMINISTRATION, Populations

particulières, Pédiatrie).

Les études cliniques contrôlées sur la dépression n’ayant pas démontré l’efficacité de la

paroxétine avant 18 ans, elles ne permettent pas de recommander l’utilisation du médicament

dans ce contexte. De plus, on a rapporté une fréquence accrue d’événements indésirables liés à

des changements comportementaux et émotionnels, dont l’automutilation, sous paroxétine par

rapport au placebo, dans les études contrôlées sur la dépression, le trouble obsessionnel-

compulsif (TOC) et la phobie sociale (voir EFFETS INDÉSIRABLES, Réactions indésirables

rapportées lors des essais cliniques, Pédiatrie).

Gériatrie (≥65 ans) :

La concentration plasmatique de chlorhydrate de paroxétine augmente en

gériatrie, et la demi-vie d’élimination s’allonge, par rapport aux sujets jeunes (voir MODE

D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE). En gériatrie, la posologie de départ et

d’entretien devrait être la plus faible produisant une efficacité clinique (voir POSOLOGIE ET

ADMINISTRATION). L’évaluation d’environ 800 sujets âgés (≥65 ans) sous chlorhydrate de

paroxétine (de 10 à 40 mg par jour) dans les essais cliniques ayant précédé la mise en marché du

médicament à l’échelle mondiale n’a révélé aucune particularité du profil des réactions

indésirables en gériatrie par rapport aux patients plus jeunes. On ne peut toutefois éliminer la

possibilité de différences d’innocuité ou d’efficacité liées à l’âge, en cas d’utilisation prolongée,

particulièrement en présence d’autres maladies générales ou de prise d’autres médicaments.

Surveillance et épreuves de laboratoire

Augmentation du taux de cholestérol : Lors des études cliniques contrôlées par placebo, chez

les patients dont les lipides étaient surveillés avant et pendant le traitement, la fréquence d’une

augmentation (par rapport au départ) ≥45 mg/dl était de 6,6 % sous paroxétine par rapport à 2,6

% des patients sous placebo (voir EFFETS INDÉSIRABLES, Épreuves de laboratoires -

Cholestérol et MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Endocrinologie et métabolisme).

Il faut tenir compte de ces données dans le traitement de patients présentant des facteurs de

risque cardiaque.

EFFETS INDÉSIRABLES

Aperçu des réactions indésirables au médicament

Réactions indésirables fréquentes :

Les réactions indésirables le plus fréquemment observées sous chlorhydrate de paroxétine lors

des essais cliniques, et à fréquence moins marquée sous placebo, sont les suivants : nausées,

somnolence, sudation, tremblement, asthénie, étourdissement, sécheresse de la bouche, insomnie,

constipation, diarrhée, diminution de l’appétit et dysfonctionnement sexuel chez l’homme (voir

tableaux 1 et 2).

Réactions indésirables motivant l’arrêt du traitement :

Parmi les plus de 4 000 patients sous chlorhydrate de paroxétine dans l’ensemble des essais

cliniques sur la dépression à travers le monde, 21 % ont abandonné le traitement par suite de

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réactions indésirables. Dans les études sur le trouble obsessionnel-compulsif, le trouble panique,

la phobie sociale, l’anxiété généralisée et l’état de stress post-traumatique, le taux d’abandon par

suite de réaction indésirable, sous chlorhydrate de paroxétine, était respectivement de 11,8 %

(64/542), 9,4 % (44/469), 16,1 % (84/522), 10,7 % (79/735) et 11,7 % (79/676). Les réactions

ayant le plus fréquemment (≥1 % des patients) motivé l’arrêt du traitement comprennent :

asthénie, céphalée, nausée, somnolence, insomnie, agitation, tremblement, étourdissement,

constipation, impuissance, éjaculation anormale, transpiration et diarrhée.

Réactions indésirables liées à l’arrêt du traitement (ou à une baisse de posologie)

Essais cliniques

Les réactions indésirables suivantes ont été rapportées à fréquence ≥ 2 % sous chlorhydrate de

paroxétine, et au moins 2 fois plus souvent que sous placebo : rêves anormaux (2,3 % c. 0,5 %),

paresthésies (2,0 % c. 0,4 %) et étourdissements (7,1 % c. 1,5 %).

Dans la plupart des cas, ces effets étaient légers ou modérés, transitoires, et ne nécessitaient

aucune intervention médicale. On les a observés lors d’essais cliniques sur l’anxiété généralisée

et l’état de stress post-traumatique, avec diminution graduelle de la posologie de la façon

suivante : baisse de 10 mg chaque semaine jusqu’à 20 mg par jour. Une fois la posologie de 20

mg/jour atteinte, les patients la conservaient 1 semaine puis cessaient le traitement.

Pharmacovigilance

Des signalements spontanés de réactions indésirables liées à l’arrêt (brusque, surtout) du

chlorhydrate de paroxétine ont fait état de : étourdissement, perturbation sensorielle (dont

paresthésies, sensations de décharge électrique et acouphènes), agitation/nervosité, anxiété,

nausées, tremblement, confusion, diarrhée, vomissement, sudation, céphalée et trouble du

sommeil (rêves anormaux). Ces symptômes sont généralement légers ou modérés, mais ils sont

parfois graves. Ils surviennent généralement dans les jours qui suivent l’arrêt du traitement,

mais on a rapporté de très rares cas de symptômes analogues lors de l’oubli d’une dose. Les

symptômes, généralement transitoires, disparaissent pour la plupart en 2 semaines; on a

toutefois rapporté des symptômes prolongés chez certains patients (2-3 mois et plus). On a

également rapporté des symptômes liés à l’arrêt du traitement avec d’autres inhibiteurs sélectifs

du recaptage de la sérotonine.

Lors de l’arrêt du traitement, il faut surveiller l’apparition de symptômes, quels qu’ils soient,

indépendamment de l’indication du traitement par le chlorhydrate de paroxétine au départ. En

cas de symptômes intolérables après une baisse de la posologie ou l’arrêt du traitement, il faut

réajuster la posologie en fonction de la réponse clinique du patient (voir MISES EN GARDE

ET PRÉCAUTIONS et POSOLOGIE ET ADMINISTRATION).

Réactions indésirables du médicament rapportées au cours des essais cliniques

Les essais cliniques étant menés dans des conditions très particulières, la fréquence des

effets indésirables pourrait différer de celle observée en pratique. Cette fréquence ne

saurait être comparée à celle obtenue lors d'essais cliniques sur un autre produit. Les

informations provenant d'essais cliniques permettent de relever les effets secondaires liés

au médicament et de donner une idée approximative de leur fréquence.

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Fréquence lors des essais cliniques contrôlés

Adultes

Lors des essais cliniques, des doses multiples de chlorhydrate de paroxétine ont été administrées

à 4 126 cas de dépression, à 542 cas de TOC, à 469 cas de trouble panique, à 522 cas de phobie

sociale, à 735 cas d’anxiété généralisée et à 676 cas d’état de stress post-traumatique. Les

réactions indésirables associées à la paroxétine ont été notées par les chercheurs à partir d’une

terminologie de leur choix.

Par conséquent, il est impossible de fournir une estimation significative de la proportion de sujets

affectée par ces réactions indésirables sans les grouper au préalable en un nombre réduit de

catégories normalisées.

Le tableau 1 présente les réactions indésirables survenues à une fréquence ≥ 1 % dans les essais

de courte durée (6 semaines), à diverses posologies (20-50 mg/jour), contrôlés par placebo, sur la

dépression. (De plus, 460 patients ont participé à une étude contrôlée par placebo à posologie

fixe.)

Le tableau 2 présente les réactions indésirables survenues à une fréquence ≥ 2 % sous

chlorhydrate de paroxétine, dans des essais contrôlés par placebo, soit de 12 semaines sur le

TOC (20 et 60 mg par jour), ou de 10 à 12 semaines sur le trouble panique (de 10 à 60 mg par

jour), de 12 semaines sur la phobie sociale (de 20 à 50 mg par jour), de 8 semaines sur l’anxiété

généralisée (de 10 à 50 mg/jour) ou encore de 12 semaines sur l’état de stress post-traumatique

(de 20 à 50 mg par jour).

Le médecin doit réaliser que ces chiffres ne permettent pas de prédire la fréquence des réactions

indésirables en pratique courante, puisque les caractéristiques des patients et d'autres facteurs

diffèrent de ceux qui prévalaient pendant les essais cliniques. De même, les fréquences

mentionnées ne peuvent être comparées aux valeurs obtenues dans d'autres essais cliniques où

les traitements, les usages et les investigateurs n'étaient pas les mêmes. Les fréquences

mentionnées fournissent néanmoins au médecin des renseignements de base pour évaluer la

contribution relative des facteurs médicamenteux et non médicamenteux à l'incidence des

réactions indésirables dans la population étudiée. Les réactions indésirables rapportées ont été

classées selon une terminologie fondée sur le dictionnaire COSTART (essais sur la dépression)

et sur l’ADECS, dictionnaire COSTART modifié (essais sur le TOC et le trouble panique).

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Tableau 1

Essais cliniques contrôlés à court terme sur la dépression (posologie variable) --

Réactions indésirables survenues pendant le traitement

1

Système ou organe

Terme privilégié

Paroxétine

(n=421)

Placebo

(n=421)

Organisme entier

Céphalée

Asthénie

Douleur abdominale

Fièvre

Douleur thoracique

Traumatisme

Dorsalgie

17,6 %

15,0 %

3,1 %

1,7 %

1,4 %

1,4 %

1,2 %

17,3 %

5,9 %

4,0 %

1,7 %

2,1 %

0,5 %

2,4 %

Cardiovasculaire

Palpitations

Vasodilatation

Hypotension orthostatique

2,9 %

2,6 %

1,2 %

1,4 %

0,7 %

0,5 %

Peau

Sudation

Éruption cutanée

11,2 %

1,7 %

2,4 %

0,7 %

Appareil digestif

Nausées

Bouche sèche

Constipation

Diarrhée

Diminution de l’appétit

Flatulence

Vomissement

Trouble de l’oropharynx

Dyspepsie

Augmentation de l’appétit

25,7 %

18,1 %

13,8 %

11,6 %

6,4 %

4,0 %

2,4 %

2,1 %

1,9 %

1,4 %

9,3 %

12,1 %

8,6 %

7,6 %

1,9 %

1,7 %

1,7 %

0,0 %

1,0 %

0,5 %

Appareil locomoteur

Myopathie

Myalgie

Myasthénie

2,4 %

1,7 %

1,4 %

1,4 %

0,7 %

0,2 %

Système nerveux

Somnolence

Étourdissements

Insomnie

Tremblements

Nervosité

Anxiété

Paresthésie

Baisse de la libido

Agitation

Sensation d’ébriété

Myoclonie

Stimulation du SNC

Confusion

23,3 %

13,3 %

13,3 %

8,3 %

5,2 %

5,0 %

3,8 %

3,3 %

2,1 %

1,7 %

1,4 %

1,2 %

1,2 %

9,0 %

5,5 %

6,2 %

1,9 %

2,6 %

2,9 %

1,7 %

0,0 %

1,9 %

0,7 %

0,7 %

3,6 %

0,2 %

Appareil respiratoire

Trouble respiratoire

Bâillements

Pharyngite

5,9 %

3,8 %

2,1 %

6,4 %

0,0 %

2,9 %

Organes des sens

Vision embrouillée

Dysgueusie

3,6 %

2,4 %

1,4 %

0,2 %

Appareil génito-urinaire

*Éjaculation anormale+

*Troubles génitaux masculins

Pollakiurie

Mictions difficiles

*Impuissance

*Troubles génitaux féminins

12,9 %

8,0 %

3,1 %

2,9 %

2,5 %

1,8 %

0,0 %

0,0 %

0,7 %

0,2 %

0,5 %

0,0 %

Effets indésirables signalés par ≥1 % des patients sous chlorhydrate de paroxétine.

Pourcentage corrigé en fonction du sexe

Placebo : hommes, n = 206, femmes, n = 215

Paroxétine : hommes, n = 201 femmes, n = 220

Surtout retard d’éjaculation. Lors d’un essai à dose fixe sur la paroxétine, la fréquence des troubles d’éjaculation chez l’homme sous 20

mg/jour de paroxétine était de 6,5 % (3/46) c. 0 % (0/23) sous placebo.

Surtout sensation de boule dans la gorge et de serrement à la gorge.

Surtout symptômes de rhume ou d’infection des voies respiratoires supérieures.

Comprend anorgasmie, troubles de l’érection, retard d’éjaculation ou d’orgasme, dysfonction sexuelle et impuissance.

Difficultés mictionnelles, miction par à-coups.

Anorgasmie, difficulté à atteindre l’orgasme

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Page 18 de 55

Tableau 2

Essais cliniques contrôlés par placebo sur : trouble obsessionnel-compulsif, trouble

panique, phobie sociale, anxiété généralisée et état de stress post-traumatique --

Réactions indésirables survenues pendant le traitement

1

Trouble obsessionnel-

compulsif

Trouble panique

Phobie sociale

Anxiété généralisée

État de stress post-

traumatique

Système ou

organe

Terme privilégié

Paroxétine

(n=542)

Placebo

(n=265)

Paroxétine

(n=469)

Placebo

(n=324)

Paroxétine

(n=425)

Placebo

(n=339)

Paroxétine

(n=735)

Placebo

(n=529)

Paroxétine

(n=676)

Placebo

(n=504)

Organisme entier

Céphalée

Asthénie

Infection

Douleur abdominale

Douleur thoracique

Dorsalgie

Frissons

Traumatisme

25,3 %

21,8 %

5,4 %

4,8 %

2,8 %

2,4 %

2,0 %

3,1 %

29,1 %

13,6 %

4,9 %

4,9 %

1,9 %

4,9 %

0,8 %

3,8 %

25,4 %

13,6 %

5,3 %

4,3 %

2,3 %

3,2 %

2,3 %

3,6 %

25,3 %

4,6 %

6,8 %

3,1 %

3,1 %

2,2 %

0,6 %

3,7 %

22,4 %

22,4 %

3,8 %

2,1 %

0,7 %

1,6 %

0,2 %

2,6 %

21,8 %

13,6 %

5,9 %

4,7 %

0,3 %

4,1 %

0,3 %

0,9 %

16,9 %

14,3 %

5,6 %

4,5 %

1,0 %

2,3 %

1,0 %

2,6 %

14,0 %

6,4 %

3,4 %

3,6 %

0,6 %

3,6 %

0,0 %

3,4 %

18,9 %

11,8 %

4,9 %

4,3 %

1,2 %

3,4 %

0,1 %

5,8 %

19,2 %

4,2 %

3,8 %

3,2 %

0,8 %

3,4 %

0,4 %

5,2 %

Appareil

Vasodilatation

Palpitations

3,9 %

2,0 %

1,1 %

0,4 %

2,1 %

2,3 %

2,8 %

2,5 %

1,4 %

1,2 %

0,6 %

1,8 %

2,7 %

1,1 %

0,8 %

1,1 %

2,2 %

1,0 %

1,2 %

0,8 %

cardiovasculaire

Peau

Sudation

8,9 %

3,0 %

14,3 %

5,9 %

9,2 %

2,1 %

6,3 %

1,5 %

4,6 %

1,4 %

Éruption cutanée

3,1 %

1,9 %

2,3 %

1,5 %

0,7 %

0,3 %

1,5 %

0,9 %

1,5 %

2,0 %

Appareil digestif

Nausées

23,2 %

9,8 %

22,8 %

17,3 %

24,7 %

6,5 %

20,1 %

5,3 %

19,2 %

8,3 %

Bouche sèche

18,1 %

8,7 %

18,1 %

10,8 %

8,9 %

2,9 %

10,9 %

4,7 %

10,1 %

4,8 %

Constipation

15,7 %

6,4 %

7,9 %

5,2 %

5,4 %

1,8 %

10,5 %

1,7 %

5,5 %

3,4 %

Diarrhée

10,3 %

9,8 %

11,7 %

6,5 %

8,5 %

5,9 %

9,1 %

6,6 %

10,5 %

5,4 %

Diminution de

l’appétit

9,0 %

3,4 %

7,0 %

2,8 %

7,8 %

1,5 %

5,2 %

1,1 %

5,9 %

2,6 %

Dyspepsie

3,9 %

6,8 %

3,8 %

6,8 %

4,0 %

2,4 %

4,5 %

4,9 %

4,6 %

3,4 %

Flatulence

3,0 %

4,2 %

1,7 %

2,8 %

4,0 %

2,4 %

1,4 %

2,1 %

1,0 %

1,0 %

Augmentation de

l’appétit

4,2 %

3,0 %

2,1 %

0,6 %

1,2 %

1,8 %

0,4 %

1,1 %

1,5 %

1,0 %

Vomissements

2,2 %

3,4 %

1,9 %

1,5 %

2,4 %

0,6 %

2,7 %

2,5 %

3,0 %

2,0 %

Appareil

Myalgie

3,1 %

3,8 %

2,3 %

3,4 %

4,0 %

2,7 %

2,9 %

2,6 %

1,8 %

1,8 %

locomoteur

Système nerveux

Somnolence

24,4 %

7,2 %

18,8 %

10,8 %

21,6 %

5,3 %

15,4 %

4,5 %

16,0 %

4,6 %

Insomnie

23,8 %

13,2 %

17,9 %

10,2 %

20,9 %

15,9 %

10,7 %

7,9 %

11,8 %

11,3 %

Étourdissements

12,4 %

6,0 %

14,1 %

9,9 %

11,3 %

7,1 %

6,1 %

4,5 %

6,1 %

4,6 %

Tremblements

10,5 %

1,1 %

8,5 %

1,2 %

8,7 %

1,2 %

4,6 %

0,8 %

4,3 %

1,4 %

Nervosité

8,5 %

8,3 %

7,9 %

8,3 %

7,5 %

6,5 %

3,9 %

2,8 %

3,0 %

4,4 %

Baisse de la libido

7,2 %

3,8 %

8,5 %

1,2 %

11,5 %

0,9 %

9,4 %

1,5 %

5,2 %

1,8 %

Anxiété

4,1 %

6,8 %

4,5 %

4,0 %

4,7 %

4,1 %

1,6 %

0,9 %

3,8 %

4,0 %

Rêves anormaux

3,9 %

1,1 %

2,8 %

3,4 %

1,9 %

1,5 %

0,5 %

1,1 %

2,5 %

1,6 %

Myoclonie

3,3 %

0,4 %

3,2 %

1,5 %

2,1 %

0,9 %

1,6 %

0,6 %

1,0 %

0,6 %

Troubles de

concentration

2,8 %

1,5 %

1,1 %

0,9 %

3,5 %

0,6 %

1,1 %

0,6 %

1,5 %

1,0 %

Dépersonnalisation

2,6 %

0,4 %

1,7 %

2,2 %

0,7 %

0,9 %

0,7 %

0,0 %

0,9 %

0,2 %

Amnésie

2,2 %

1,1 %

0,6 %

0,0 %

0,5 %

0,3 %

0,4 %

0,6 %

1,3 %

1,0 %

Hyperkinésie

2,2 %

1,5 %

0,9 %

0,9 %

1,2 %

0,0 %

0,8 %

0,0 %

1,3 %

0,2 %

Agitation

1,7 %

2,3 %

4,7 %

3,7 %

2,6 %

0,9 %

1,8 %

1,1 %

1,9 %

3,2 %

Appareil

respiratoire

Pharyngite

3,7 %

4,9 %

3,2 %

3,1 %

3,8 %

2,1 %

2,3 %

2,1 %

2,4 %

2,2 %

Rhinite

1,5 %

3,4 %

2,6 %

0,3 %

1,2 %

3,2 %

1,5 %

1,1 %

1,0 %

2,0 %

Sinusite

1,5 %

4,9 %

5,8 %

4,6 %

2,1 %

2,4 %

3,5 %

3,4 %

3,8 %

4,4 %

Bâillements

1,7 %

0,4 %

1,9 %

0,0 %

4,9 %

0,3 %

4,2 %

0,2 %

2,1 %

0,2 %

Aggravation de la

toux

1,1 %

1,9 %

2,3 %

1,5 %

0,7 %

0,9 %

0,8 %

0,8 %

1,2 %

0,6 %

Troubles

respiratoires

1

6,8 %

5,1 %

3,3 %

1,0 %

Organes des

sens

Anomalies de la

vision

3,7 %

2,3 %

3,0 %

2,8 %

4,0 %

0,3 %

2,2 %

0,6 %

0,3 %

0,0 %

Dysgueusie

2,0 %

0,0 %

1,1 %

0,6 %

0,7 %

0,6 %

0,7 %

0,8 %

0,7 %

0,8 %

Appareil génito-

urinaire

Éjaculation anormale

Dysménorrhée

Impuissance

Troubles génitaux

féminins

Mictions fréquentes

Miction anormale

Infection urinaire

23,3 %

1,4 %

8,2 %

3,3 %

3,3 %

3,3 %

1,5 %

1,3 %

1,9 %

1,3 %

0,0 %

1,1 %

0,4 %

1,1 %

20,5 %

2,0 %

5,4 %

8,9 %

2,1 %

0,4 %

2,1 %

0,9 %

2,3 %

0,0 %

0,5 %

0,3 %

0,3 %

1,2 %

27,6 %

4,6 %

5,3 %

8,6 %

1,6 %

1,9 %

0,2 %

1,1 %

4,4 %

1,1 %

0,6 %

1,8 %

0,0 %

1,2 %

24,7 %

1,3 %

4,2 %

4,4 %

1,0 %

1,0 %

1,2 %

2,0 %

1,2 %

3,0 %

0,6 %

0,6 %

0,0 %

1,1 %

12,6 %

1,6 %

9,2 %

4,8 %

1,0 %

0,6 %

0,6 %

1,6 %

1,3 %

0,5 %

0,6 %

0,2 %

0,0 %

0,8 %

Effets indésirables signalés par ≥2 % des patients sous chlorhydrate de paroxétine pour TOC, trouble panique, phobie sociale, anxiété

généralisée ou état de stress post-traumatique, sauf les effets suivants, survenus aussi ou plus souvent sous placebo que sous chlorhydrate de

paroxétine : [TOC] dépression, paresthésies et troubles respiratoires; [Trouble panique] syndrome grippal, dépression, paresthésies et troubles

respiratoires; [Phobie sociale] dépression et troubles respiratoires; [Anxiété généralisée] sans objet; [État de stress post-traumatique]

dépression, troubles respiratoires.

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Page 19 de 55

Fréquence corrigée pour tenir compte du sexe.

TOC :

Placebo : hommes, n = 158; femmes, n = 107

Paroxétine : hommes, n = 330; femmes, n = 212

TROUBLE PANIQUE :

Placebo : hommes, n = 111; femmes, n = 213

Paroxétine : hommes, n = 166; femmes, n = 303

PHOBIE SOCIALE :

Placebo : hommes, n = 180; femmes, n = 159

Paroxétine : hommes, n = 228; femmes, n = 197

ANXIÉTÉ GÉNÉRALISÉE :

Placebo : hommes, n = 197; femmes, n = 332

Paroxétine : hommes, n = 283; femmes, n = 452

ÉTAT DE STRESS POST-TRAUMATIQUE :

Placebo : hommes, n = 190; femmes, n = 314

Paroxétine : hommes, n = 238; femmes, n = 438

Comprend anorgasmie et difficulté à atteindre l’orgasme

Dysfonction sexuelle associée aux ISRS, en fonction du sexe

Bien souvent, les perturbations de la libido, de la performance et de la satisfaction sexuelle

résultent d’un trouble psychiatrique, mais elles peuvent également résulter d’un traitement

pharmacologique. En particulier, des données suggèrent que les inhibiteurs sélectifs du recaptage

de la sérotonine (ISRS) peuvent produire de telles perturbations sexuelles. De plus, des rapports

font état de cas de dysfonction sexuelle prolongée où les symptômes ont persisté malgré l’arrêt

du traitement par les ISRS.

Toutefois, il est difficile d’établir des statistiques fiables sur la fréquence et la gravité des

réactions indésirables liées à la libido, à la performance et à la satisfaction sexuelle, en partie

parce que les patients et les médecins peuvent hésiter à en parler. L’estimation de la fréquence

des réactions indésirables sexuelles fournies dans la notice du produit est probablement

inférieure à la fréquence réelle.

Fréquence des effets indésirables d’ordre sexuel selon les données groupées

La fourchette de fréquence des réactions indésirables sexuelles rapportées, chez les deux sexes,

durant les essais cliniques contrôlés par placebo sur le trouble dépressif majeur, le TOC, le

trouble panique, la phobie sociale, l’anxiété généralisée et l’état de stress post-traumatique,

regroupant plus de 3 200 patients, est résumée au tableau 3.

Tableau 3

Fréquence des réactions indésirables sexuelles dans les essais cliniques contrôlés

Chlorhydrate de paroxétine

Placebo

n (hommes)

1446

1042

Baisse de la libido

6-15 %

0-5 %

Difficulté éjaculatoire

13-28 %

0-2 %

Impuissance

2-9 %

0-3 %

n (femmes)

1822

1340

Baisse de la libido

0-9 %

0-2 %

Difficulté orgasmique

2-9 %

0-1 %

Aucune étude adéquate, bien contrôlée, n’a été menée sur le dysfonctionnement sexuel sous

paroxétine.

Quelques cas de priapisme ont été associés à la paroxétine. Les patients dont l’évolution est

connue se sont rétablis sans séquelles.

RIVA-PAROXETINE

Monographie de produit

Page 20 de 55

Il est difficile d’évaluer précisément le risque de dysfonctionnement sexuel associé aux ISRS,

mais les médecins doivent systématiquement vérifier auprès des patients la présence de ces

réactions indésirables.

Perturbation d’épreuves de laboratoire –

Cholestérol

rapporté

augmentation

cliniquement

statistiquement

significative

taux

cholestérol lors des études sur la paroxétine (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS,

Endocrinologie et métabolisme).

Lors des études cliniques contrôlées par placebo, les patients dont les lipides étaient surveillés

avant et pendant le traitement présentaient une augmentation moyenne du taux de cholestérol

total ~1,5 mg/dl sous paroxétine (n = 653) par rapport à une baisse moyenne de ~5,0 mg/dl sous

placebo (n = 379). La fréquence d’une augmentation (par rapport au départ) ≥45 mg/dl était de

6,6 % sous paroxétine par rapport à 2,6 % sous placebo.

Pédiatrie

Lors des essais cliniques pédiatriques (7-18 ans), contrôlés par placebo, sur la dépression, le

TOC et la phobie sociale (633 patients sous paroxétine; 542 sous placebo), les réactions

indésirables suivantes ont été signalées chez ≥ 2 % des patients sous chlorhydrate de paroxétine,

et ≥ 2 fois plus souvent que sous placebo : labilité émotionnelle (dont automutilation, idées

suicidaires, tentative de suicide, pleurs et fluctuations de l’humeur), hostilité (surtout agression,

comportement d’opposition et colère), baisse de l’appétit, tremblements, sudation, hyperkinésie

et agitation.

Lors d’essais cliniques pédiatriques (7-18 ans) sur la dépression, le TOC et la phobie sociale

comportant une phase de baisse progressive de la posologie (307 patients sous paroxétine; 291

sous placebo), les effets suivants, liés à l’arrêt du traitement, sont survenus chez ≥ 2 % des

patients sous chlorhydrate de paroxétine, et ≥ 2 fois plus souvent que sous placebo : labilité

émotionnelle (dont idées suicidaires, tentative de suicide, changements d’humeur et pleurs

faciles), nervosité, étourdissements, nausées et douleur abdominale (voir MISES EN GARDE ET

PRÉCAUTIONS, Arrêt du traitement par le chlorhydrate de paroxétine).

Autres réactions indésirables rapportées lors des essais cliniques sur la paroxétine

Les listes suivantes utilisent une terminologie basée sur le dictionnaire COSTART (ou sur une

modification du COSTART) pour classer les réactions indésirables rapportées. Chaque fréquence

indiquée représente donc la proportion des 4 126, des 542, des 469, des 522, des 735 et des 676

patients sous chlorhydrate de paroxétine dans les essais cliniques sur la dépression, le TOC, le

trouble panique, la phobie sociale, l’anxiété généralisée et l’état de stress post-traumatique,

respectivement, ayant présenté une réaction donnée au moins une fois durant le traitement. De

plus, les réactions sont classées par appareil ou par système, et par ordre décroissant de

fréquence, à partir des définitions suivantes : les réactions indésirables fréquentes sont survenues

≥ 1 fois chez au moins 1/100 des patients; les réactions indésirables peu fréquentes sont

survenues chez < 1/100, mais au moins 1/1 000 des patients; les réactions indésirables rares sont

survenues chez < 1/1 000 des patients.

RIVA-PAROXETINE

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Toutes les réactions indésirables sont incluses, sauf celles figurant déjà aux tableaux 1 et 2, celles

désignées en termes trop généraux pour être utiles et celles dont le lien causal avec le

médicament était trop peu probable. Il faut souligner que ces réactions, apparues lorsque sous

traitement par le chlorhydrate de paroxétine, pourraient ne pas avoir été causées par le

médicament.

Organisme entier

Fréquentes : malaise, douleurs. Peu fréquentes : réaction allergique, frissons, œdème facial,

infection, candidose, cervicalgie, surdose. Rares : anomalies aux épreuves de laboratoire, abcès,

syndrome adrénergique, cellulite, frissons et fièvre, kyste, hernie, surdose intentionnelle, rigidité

de la nuque, douleur pelvienne, péritonite, douleur rétrosternale, septicémie, ulcère.

Troubles du système immunitaire Effets très rares : réactions allergiques sévères (y compris

réactions anaphylactoïdes et œdème de Quincke).

Appareil cardiovasculaire

Fréquentes : hypertension artérielle, syncope, tachycardie. Peu fréquentes : bradycardie,

anomalies de la conduction, anomalies à l’ECG, hypotension, migraine, extrasystole

ventriculaire (ESV). Rares : angine de poitrine, arythmies, arythmie auriculaire, fibrillation

auriculaire, bloc de branche, trouble cardiaque, ischémie cérébrale, accident cérébrovasculaire,

trouble vasculaire cérébral, insuffisance cardiaque congestive, extrasystoles, baisse de débit

cardiaque, infarctus du myocarde, ischémie myocardique, pâleur, phlébite, embolie pulmonaire,

extrasystoles supraventriculaires, thrombose, varice, trouble vasculaire, céphalée vasculaire.

Peau

Fréquentes : prurit. Peu fréquentes : acné, alopécie, peau sèche, ecchymoses, eczéma,

furonculose, herpès, urticaire. Rares : œdème de Quincke, dermite de contact, érythème noueux,

dermite exfoliative, zona, éruption papulomaculeuse, photosensibilité, changement de couleur de

la peau, ulcère cutané, hypertrophie cutanée, sudation réduite. Très rares : réactions cutanées

graves (érythème polymorphe, syndrome de Stevens-Johnson, nécrose épidermique toxique).

Système endocrinien

Rares : diabète, fertilité réduite chez la femme, goitre, hyperthyroïdie, hypothyroïdie, thyroïdite.

Appareil digestif

Fréquentes : nausées et vomissements. Peu fréquentes : bruxisme, affections orales, dysphagie,

éructation, gastro-entérite, grippe intestinale, glossite, sialorrhée, anomalies du bilan hépatique,

ulcère buccal, vomissement et diarrhée, hémorragie rectale. Rares : stomatite aphteuse, diarrhée

sanglante, boulimie, cardiospasme, colite, duodénite, œsophagite, impaction fécale, incontinence

fécale, gastrite, gingivite, hématémèse, hépatite, iléite, iléus, jaunisse, méléna, ulcère duodénal,

hypertrophie des glandes salivaires, sialadénite, ulcère gastrique, stomatite, œdème de la langue,

caries.

RIVA-PAROXETINE

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Page 22 de 55

Sang et lymphe

Peu fréquentes : anémie, leucopénie, adénopathie, purpura, anomalie du décompte leucocytaire.

Rares : saignement anormal, surtout peau et muqueuses (surtout ecchymoses), allongement du

temps de saignement, éosinophilie, anémie ferriprive, leucocytose, lymphœdème, lymphocytose,

anémie microcytaire, monocytose, anémie normocytaire, thrombocytopénie.

Métabolisme et nutrition

Fréquentes : gain de poids, perte de poids, augmentation du taux de cholestérol. Peu fréquentes

: œdème, hyperglycémie, œdème périphérique, soif. Rares : augmentation de la phosphatase

alcaline, de la bilirubine, cachexie, déshydratation, goutte, hypocalcémie, hypoglycémie,

hypokaliémie, hyponatrémie (surtout en gériatrie) résultant parfois d’un syndrome d’antidiurèse

inappropriée, augmentation de l’azote non protéique, obésité, SGOT augmenté, SGPT augmenté.

Appareil locomoteur

Peu fréquentes : arthralgie, arthrite, fracture traumatique. Rares : arthrose, trouble osseux,

bursite, trouble du cartilage, myosite, ostéoporose, tétanie.

Système nerveux

Fréquentes : stimulation du SNC, difficultés de concentration, dépression, labilité émotionnelle,

vertige. Peu fréquentes : akinésie, abus d’alcool, amnésie, ataxie, convulsion,

dépersonnalisation, hallucinations, hyperkinésie, hypertonie, mauvaise coordination, manque

d’émotions, réaction maniaque, réaction paranoïde, trouble de la pensée, hypoesthésie. Rares :

anomalies à l’EEG, démarche anormale, réaction antisociale, œdème cérébral, choréoathétose,

paresthésie péribuccale, confusion, délire, hallucinations, diplopie, toxicomanie, dysarthrie,

dyskinésie, dystonie, euphorie, fasciculations, convulsions généralisées, hostilité, hyperalgésie,

hypokinésie, hystérie, augmentation de la libido, réactions maniaco-dépressives, méningite,

myélite, névralgie, neuropathie, nystagmus, psychose, dépression psychotique, augmentation des

réflexes, stupeur, torticolis, syndrome de sevrage.

Appareil respiratoire

Fréquentes : aggravation de la toux, rhinite. Peu fréquentes : asthme, bronchite, dyspnée,

épistaxis, hyperventilation, pneumonie, grippe, sinusite. Rares : hoquet, fibrose pulmonaire,

expectorations accrues, stridor, trouble trachéal, changement de la voix.

Organes des sens

Peu fréquentes : troubles de l’accommodation, conjonctivite, otalgie, douleur oculaire,

mydriase, otite moyenne, acouphènes. Rares : amblyopie, cataracte précisée, œdème

conjonctival, lésion cornéenne, ulcère cornéen, exophtalmie, hémorragie oculaire, glaucome

aigu, hyperacousie, otite externe, photophobie, hémorragie rétinienne, agueusie, anisocorie,

surdité, kératoconjonctivite.

Appareil génito-urinaire

Peu fréquentes : avortement*, aménorrhée*, mastodynie*, cystite, dysménorrhée*, dysurie,

ménorragie*, nycturie, polyurie, incontinence urinaire, rétention urinaire, infection des voies

urinaires, miction impérieuse, vaginite*. Rares : atrophie mammaire*, trouble cervical*,

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affection endométriale*, lactation chez la femme*, hématurie, calculs rénaux, anomalies du bilan

rénal, douleur rénale, mastite*, néphrite, oligurie, salpingite*, arrêt de la spermatogenèse*,

urétrite, cylindres urinaires, anomalie urinaire, néoplasme utérin*, candidose vaginale*.

Fréquence corrigée en fonction du sexe.

Réactions indésirables rapportées en pharmacovigilance

D’autres réactions indésirables, non mentionnées auparavant, ont été signalées sous chlorhydrate

de paroxétine en pharmacovigilance, dont : pancréatite aiguë, réactions hépatiques (p. ex. :

augmentation des enzymes hépatiques et hépatite, parfois accompagnée d’ictère ou

d’insuffisance hépatique [très rarement mortelle]), syndrome de Guillain-Barré, priapisme,

thrombocytopénie, hypertension accrue, syndrome d’antidiurèse inappropriée, symptômes

évoquant hyperprolactinémie et galactorrhée, troubles menstruels (y compris ménorragie,

métrorragie et aménorrhée), vision trouble, symptômes extrapyramidaux, dont acathisie

(agitation physique et psychomotrice, dont impossibilité de rester immobile [assis ou debout],

généralement associée à une détresse subjective), bradykinésie, phénomène de roue dentée,

dystonie, hypertonie, crise oculogyre (associée à coadministration de pimozide), tremblement,

trismus, rêves anormaux (dont cauchemars), syndrome des jambes sans repos, réactions évoquant

le syndrome malin des neuroleptiques et le syndrome sérotoninergique (voir MISES EN GARDE

ET PRÉCAUTIONS, Neurologie, Syndrome sérotoninergique/syndrome malin des

neuroleptiques), hypertension pulmonaire persistante (voir aussi MISES EN GARDE ET

PRÉCAUTIONS, Femmes enceintes et nouveau-nés, ISRS [dont la paroxétine] et risque

d’HPPN). On a signalé un cas d’augmentation du taux de phénytoïne après 4 semaines de

coadministration de chlorhydrate de paroxétine et de phénytoïne.

On a également signalé un cas d’hypotension grave après ajout de chlorhydrate de chlorhydrate

de paroxétine chez un patient prenant du métoprolol au long cours. On n’a pu établir de relation

causale entre le chlorhydrate de paroxétine et ces événements.

Des signalements spontanés ont fait état de réactions indésirables liées à l’arrêt du chlorhydrate

de paroxétine et d’autres inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine, particulièrement lors

d’arrêt brusque (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Généralités, Arrêt du traitement

par le chlorhydrate de paroxétine et EFFETS INDÉSIRABLES, Réactions indésirables liées à

l’arrêt du traitement).

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

Interactions médicamenteuses graves

1.

Inhibiteurs de la monoamine-oxydase : Voir CONTRE-INDICATIONS

2.

Thioridazine : Voir CONTRE-INDICATIONS

3.

Pimozide : Voir CONTRE-INDICATIONS

RIVA-PAROXETINE

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Aperçu

Comme d’autres inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine, la paroxétine inhibe

l’isoenzyme CYP2D6, des cytochromes P450, responsable de la biotransformation de la

débrisoquine et de la spartéine. Environ 5-10 % des Blancs sont des métaboliseurs lents de la

débrisoquine et de la

spartéine. À l’état d’équilibre, la C

(éq) médiane du chlorhydrate de

paroxétine (20 mg/jour) chez

les métaboliseurs lents (n = 8) atteignait environ le triple de celle

mesurée chez les métaboliseurs rapides (n = 9). La portée clinique du phénomène n’est pas

établie, mais l’inhibition de l’isoenzyme CYP2D6 par la paroxétine pourrait faire augmenter la

concentration plasmatique de médicaments concomitants, également métabolisés par cette

isoenzyme. Il faut envisager de réduire la posologie de médicament dont la biotransformation

dépend de l’isoenzyme CYP2D6, ou celle du chlorhydrate de paroxétine, et/ou surveiller les

concentrations plasmatiques, surtout lorsque le chlorhydrate de paroxétine est administré

conjointement avec des médicaments à index thérapeutique étroit.

L’administration de chlorhydrate de paroxétine avec d’autres médicaments a été associée à une

augmentation de concentration de procyclidine (anticholinergique), de certains neuroleptiques/

antipsychotiques (p. ex. : perphénazine, rispéridone), d’antidépresseurs tricycliques (p. ex. :

désipramine), d’atomoxétine, d’antiarythmiques de classe 1c (p. ex. : propafénone) et de

théophylline.

La coadministration de phénobarbital ou de phénytoïne et de chlorhydrate de paroxétine a été

associée à une baisse du taux de chlorhydrate de paroxétine. La prise conjointe de cimétidine

augmente la concentration de chlorhydrate de paroxétine.

La prise concomitante de chlorhydrate de paroxétine et d’alcool n’a pas été étudiée.

Interactions avec des médicaments

Inhibiteurs de la monoamine-oxydase : La coadministration de chlorhydrate de paroxétine et

d’inhibiteurs de la monoamine-oxydase (dont le linézolide, antibiotique et inhibiteur réversible

non sélectif de la MAO et chlorure de méthylthioninium [bleu de méthylène]) est contre-

indiquée, à cause du risque de réactions graves évoquant le syndrome sérotoninergique ou le

syndrome malin des neuroleptiques (voir CONTRE-INDICATIONS et MISES EN GARDE ET

PRÉCAUTIONS, Syndrome sérotoninergique/syndrome malin des neuroleptiques).

Thioridazine : La coadministration de chlorhydrate de paroxétine et de thioridazine est contre-

indiquée à cause d’un risque d’augmentation du taux plasmatique de thioridazine. La

thioridazine en monothérapie fait s’allonger l’intervalle QTc, ce qui peut produire des arythmies

ventriculaires graves, dont des arythmies de type torsade de pointe, et la mort subite (voir

CONTRE- INDICATIONS).

Pimozide : Dans une étude ouverte menée auprès de volontaires sains, l’ajout d’une dose unique

de 2 mg de pimozide au chlorhydrate de paroxétine à l’état d’équilibre (posologie ajustée à 60

mg par

jour) était associé à une augmentation moyenne de l’ASC du pimozide de 151 % et de sa

62 %, par rapport aux valeurs observées en monothérapie. Le phénomène résulte

probablement de l’inhibition du CYP2D6 par la paroxétine. Sachant que l’index thérapeutique du

RIVA-PAROXETINE

Monographie de produit

Page 25 de 55

pimozide est étroit, et que ce médicament allonge l’intervalle QT, ce qui peut produire des

arythmies cardiaques graves, dont des torsades de pointes, l’administration concomitante de

pimozide et de chlorhydrate de paroxétine est contre-indiquée (voir CONTRE-INDICATIONS).

Bloqueurs neuromusculaires : Des études in vitro, de même qu’un petit nombre de rapports

cliniques, donnent à penser que certains antidépresseurs, dont la paroxétine, pourraient réduire

l’activité plasmatique de la cholinestérase, ce qui se traduirait par une prolongation de l’effet de

blocage neuromusculaire de la succinylcholine.

Biotransformation de médicaments par le cytochrome P450 (CYP2D6) : Dans deux études,

l’administration quotidienne de chlorhydrate de paroxétine (20 mg/jour) augmentait, à l’état

d’équilibre, la moyenne des paramètres pharmacocinétiques suivants de la désipramine, après

dose unique (100 mg), chez les métaboliseurs rapides : C

(x2), ASC (x6) et T

(x3-5). La

coadministration de chlorhydrate de paroxétine à l’état d’équilibre ne perturbait pas davantage

l’élimination de la désipramine chez les métaboliseurs lents. On manque de données pour

formuler des recommandations d’ajustement posologique pour les antidépresseurs tricycliques

ou de chlorhydrate de paroxétine, en cas de coadministration. Il pourrait être nécessaire, le cas

échéant, de surveiller la concentration plasmatique de l’antidépresseur tricyclique.

La coadministration de chlorhydrate de paroxétine et d’autres médicaments dont la

biotransformation repose sur l’isoenzyme CYP2D6 n’a pas été étudiée spécifiquement, mais il

pourrait être nécessaire de réduire la posologie du chlorhydrate de paroxétine ou de l’autre

médicament. Les médicaments dont la biotransformation dépend du CYP2D6 comprennent

certains antidépresseurs tricycliques (p. ex. : nortriptyline, amitriptyline, imipramine et

désipramine), des inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine (p. ex. : fluoxétine), des

phénothiazines (p. ex. : perphénazine), la rispéridone, l’atomoxétine, des antiarythmiques de

classe 1c (p. ex. : propafénone, flécaïnide) et le métoprolol. Le chlorhydrate de paroxétine ne

doit pas être associé à la thioridazine, à cause d’un risque d’arythmie ventriculaire grave et de

mort subite possiblement lié à la concentration plasmatique accrue de thioridazine (voir

CONTRE-INDICATIONS).

Fosamprénavir/ritonavir : La coadministration de fosamprénavir/ritonavir et de paroxétine

réduisait significativement le taux plasmatique de paroxétine (par ~60 % dans une étude).

L’ajustement posologique éventuel doit être motivé par l’effet clinique (tolérabilité et efficacité).

Tamoxifène : Le tamoxifène, sous l’effet du CYP2D6, se transforme en un dérivé important,

l’endoxifène. L’inhibition irréversible du CYP2D6 par la paroxétine peut abaisser le taux

plasmatique d’endoxifène (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Risque de baisse

d’efficacité du tamoxifène, en association avec un ISRS, dont le chlorhydrate de paroxétine).

Biotransformation de médicaments par cytochrome P450 (CYP3A4) : Dans une étude

d’interaction in vivo où du chlorhydrate de paroxétine et de la terfénadine (substrat du CYP3A4)

étaient coadministrés, à l’état d’équilibre, le chlorhydrate de paroxétine n’avait aucun effet sur

les paramètres pharmacocinétiques de la terfénadine. De plus, des études in vitro ont montré que

le kétoconazole (inhibiteur puissant du CYP3A4) inhibe 100 fois plus que la paroxétine le

métabolisme de plusieurs substrats de cette enzyme (p. ex. : terfénadine, astémizole, cisapride,

triazolam et cyclosporine). Si le rapport entre la Ki in vitro de la paroxétine et son absence

RIVA-PAROXETINE

Monographie de produit

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d’effet sur la clairance in vivo de la terfénadine permet de prédire son effet sur d’autres substrats

du CYP3A4, l’effet inhibiteur de la paroxétine sur l’activité du CYP3A4 ne devrait pas générer

d’interactions cliniquement significatives.

Inhibition ou induction d’enz

ymes microsomiales : L’induction ou l’inhibition d’enzymes de

biotransformation des médicaments peut affecter la biotransformation et la pharmacocinétique du

chlorhydrate de paroxétine.

Médicaments fortement liés aux protéines plasmatiques : La paroxétine étant fortement liée

aux protéines plasmatiques, l’administration de chlorhydrate de paroxétine à un patient recevant

un autre médicament fortement lié aux protéines peut faire augmenter la fraction libre de l’autre

médicament, ce qui pourrait provoquer des réactions indésirables. Inversement, des réactions

indésirables pourraient résulter du déplacement de la paroxétine par d’autres médicaments

fortement liés aux protéines plasmatiques.

Alcool : La prise concomitante de chlorhydrate de paroxétine et d’alcool n’a pas été étudiée et

n’est pas recommandée. On doit conseiller aux patients d’éviter l’alcool durant leur traitement

par le chlorhydrate de paroxétine.

Anticholinergiques : On a rapporté que le chlorhydrate de paroxétine augmentait

significativement

la biodisponibilité générale de la procyclidine. Le taux plasmatique de procyclidine (5

mg/jour) à l’état d’équilibre augmentait d’environ 40 % lors d’administration concomitante de 30 mg de

paroxétine jusqu’à l’état d’équilibre. En cas d’effets anticholinergiques, il faut réduire la posologie de

procyclidine.

Antirétroviraux : La coadministration de fosamprénavir/ritonavir et de paroxétine abaissait

significativement le taux plasmatique de paroxétine (par ~60 % dans une étude). L’ajustement

posologique éventuel doit être motivé par l’effet clinique (tolérabilité et efficacité).

Phénobarbital : L’administration répétée de phénobarbital (100 mg 4 f.p.j. durant 14 jours)

diminuait la biodisponibilité générale d’une dose unique de 30 mg de paroxétine, chez certains

sujets. L’ASC du chlorhydrate de paroxétine diminuait en moyenne de 25 % et la T

, de 38 %,

rapport au chlorhydrate de paroxétine seule. L’effet du chlorhydrate de paroxétine sur la

pharmacocinétique du phénobarbital n’a pas été étudié. Au départ, aucun ajustement posologique

du chlorhydrate de paroxétine n’est requis lorsque le médicament est coadministré avec du

phénobarbital; tout ajustement posologique subséquent doit être motivé par l’effet clinique.

Anticonvulsivants : Chez un nombre limité de patients épileptiques sous anticonvulsivants au

long cours (carbamazépine [600-900 mg/jour] n = 6; phénytoïne [250-400 mg/jour] n = 6;

valproate sodique [300-2500 mg/jour] n = 8), la coadministration de chlorhydrate de paroxétine

(30 mg/jour x 10 jours) n’a eu aucun effet significatif sur le taux plasmatique de ces

anticonvulsivants. Chez des volontaires sains, la coadministration de paroxétine et de phénytoïne

était associée à une baisse du taux plasmatique de paroxétine et par une augmentation des

réactions indésirables. Toutefois, aucune adaptation posologique initiale du chlorhydrate de

paroxétine n’est requise en cas de coadministration avec un inducteur enzymatique connu (p. ex.

: carbamazépine, phénytoïne, valproate sodique), et tout ajustement posologique subséquent

RIVA-PAROXETINE

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devra être motivé par l’effet clinique. La coadministration de chlorhydrate de paroxétine et

d’anticonvulsivants peut faire augmenter la fréquence des réactions indésirables.

Antipsychotiques/syndrome malin des neuroleptiques : Comme avec d’autres ISRS, il faut

user de prudence lors de l’administration de chlorhydrate de paroxétine chez des patients prenant

déjà des antipsychotiques/neuroleptiques, puisqu’on a rapporté des symptômes évoquant le

syndrome malin des neuroleptiques dans ce contexte (voir MISES EN GARDE ET

PRÉCAUTIONS, Syndrome sérotoninergique/syndrome malin des neuroleptiques).

Sérotoninergiques : Compte tenu du mode d’action de la paroxétine et du risque de syndrome

sérotoninergique, la prudence est de mise lorsque le chlorhydrate de paroxétine est coadministré

avec d’autres médicaments ou substances pouvant affecter les neurotransmetteurs

sérotoninergiques (p. ex. : le tryptophane, les triptans, les inhibiteurs du recaptage de la

sérotonine, le lithium, le fentanyl et ses analogues, le dextrométhorphane, le tramadol, le

tapentadol, la mépéridine, la méthadone et la pentazocine ou le millepertuis). (Voir MISES EN

GARDE ET PRÉCAUTIONS, Syndrome sérotoninergique/syndrome malin des neuroleptiques).

La coadministration de chlorhydrate de paroxétine et d’IMAO (dont le linézolide, antibiotique et

inhibiteur réversible non sélectif de la MAO) est contre-indiquée (voir CONTRE-

INDICATIONS).

Médicaments ayant un effet sur la fonction plaquettaire (p. ex., AINS, AAS et autres

anticoagulants) : La libération de la sérotonine par les plaquettes joue un rôle important dans

l’hémostase. Des études épidémiologiques (études cas-témoin et études des cohortes) ont révélé

une corrélation entre l’emploi de psychotropes qui entravent le recaptage de la sérotonine et

l’apparition de saignements touchant les voies gastro-intestinales hautes. Ces études ont

également montré que l’emploi concomitant d’un AINS, d’AAS ou d’autres anticoagulants peut

potentialiser le risque de saignement.

On a fait état d’effets anticoagulants modifiés, y compris une tendance accrue aux saignements,

lorsque des ISRS et la warfarine sont administrés concurremment. Il convient de surveiller

attentivement les patients qui prennent de la warfarine lorsqu’on amorce ou qu’on arrête le

traitement par le chlorhydrate de paroxétine (voir la section MISES EN GARDE ET

PRÉCAUTIONS, Hématologique, Saignement anormal).

Lithium : Dans une étude sur des patients déprimés stabilisés sous lithium, on n’observait

aucune interaction pharmacocinétique entre la paroxétine et le lithium. Toutefois, à cause du

risque de syndrome sérotoninergique, on doit user de prudence en cas de coadministration de

chlorhydrate de paroxétine et de lithium.

Triptans : On a signalé, en pharmacovigilance, de rares cas de faiblesse, hyperréflexie et

incoordination lors de prise concomitante d’un inhibiteur sélectif du recaptage de la sérotonine

(ISRS) et de sumatriptan (agoniste des récepteurs 5-HT

). Si la prise concomitante d’un triptan et

d’un ISRS (p. ex. : fluoxétine, fluvoxamine, paroxétine, sertraline) est cliniquement justifiée, on

conseille de surveiller adéquatement le patient. Il faut également songer à de telles interactions

cas de prise concomitante d’autres agonistes des récepteurs 5-HT

et d’un ISRS (voir MISES

RIVA-PAROXETINE

Monographie de produit

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GARDE ET PRÉCAUTIONS, Syndrome sérotoninergique/syndrome malin des

neuroleptiques).

Tryptophane : Le tryptophane peut subir une biotransformation en sérotonine. Comme d’autres

inhibiteurs du recaptage de la sérotonine, le chlorhydrate de paroxétine peut entraîner des effets

indésirables s’il est coadministré avec du tryptophane (principalement : céphalées, nausées,

sudation, étourdissements, ainsi que syndrome sérotoninergique). On ne recommande donc pas la

coadministration de chlorhydrate de paroxétine et de tryptophane (voir MISES EN GARDE ET

PRÉCAUTIONS, Syndrome sérotoninergique/syndrome malin des neuroleptiques).

Médicaments agissant sur le SNC : Les données provenant d’un petit nombre de sujets sains

ont montré que le chlorhydrate de paroxétine n’augmente pas la sédation et la somnolence

associées à l’halopéridol, à l’amobarbital ou à l’oxazépam, en cas de coadministration. Les effets

de la coadministration de chlorhydrate de paroxétine et de neuroleptiques n’ayant pas été étudiés,

on doit user de prudence lors de la coadministration de chlorhydrate de paroxétine et de ces

médicaments.

Diazépam : Une étude à doses multiples sur l’interaction entre le chlorhydrate de paroxétine et

le diazépam n’a constaté aucun changement de la pharmacocinétique du chlorhydrate de

paroxétine nécessitant un ajustement posologique lors de la coadministration. Les effets du

chlorhydrate de paroxétine sur la pharmacocinétique du diazépam n’ont pas été étudiés.

Médicaments à effets cardiovasculaires : Le chlorhydrate de paroxétine, à doses multiples

(30 mg/jour), n’avait pratiquement aucun effet sur la pharmacocinétique, à l’état d’équilibre, de

la digoxine (0,25 mg, une fois par jour) et du propranolol (80 mg, 2 fois par jour).

Théophylline : On a rapporté des cas d’augmentation du taux de théophylline associée au

traitement par le chlorhydrate de paroxétine. Cette interaction n’a pas fait l’objet d’étude

spécifique, mais on recommande de surveiller le taux de théophylline lors de la coadministration

des deux médicaments.

Cimétidine : La concentration à l’état d’équilibre du chlorhydrate de paroxétine (30 mg/jour)

augmentait de 50 % lors de coadministration de cimétidine (300 mg, 3 fois par jour), inhibiteur

enzymatique connu, jusqu’à l’atteinte de l’état d’équilibre. Lorsque le chlorhydrate de paroxétine

est administré concurremment avec un inhibiteur enzymatique connu, il y a lieu d’envisager

l’administration de plus faibles doses.

Interactions avec des aliments

Les aliments et les antiacides n’affectent ni l’absorption ni la pharmacocinétique du chlorhydrate

de paroxétine.

Interactions avec des plantes médicinales

Millepertuis : À l’instar des autres ISRS, des interactions pharmacodynamiques sont possibles

entre le millepertuis, plante médicinale, et la paroxétine; une augmentation des réactions

indésirables pourrait en résulter.

RIVA-PAROXETINE

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Interactions avec des épreuves de laboratoire

On n’a établi aucune interaction avec des épreuves de laboratoire.

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION

Considérations posologiques

Généralités

RIVA-PAROXETINE

n’est pas indiqué chez les enfants de moins de 18 ans (voir MISES

EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Association possible avec des changements

comportementaux et émotionnels, dont l’automutilation).

On recommande de réduire la posologie de départ de RIVA-PAROXETINE chez les patients

âgés ou affaiblis, ainsi qu’en présence d’atteinte rénale ou hépatique (voir POSOLOGIE ET

ADMINISTRATION, Populations particulières).

RIVA-PAROXETINE doit être administré une fois par jour, le matin, avec ou sans nourriture.

Le comprimé doit être avalé entier, et non mâché.

Ajustement posologique : D’après les paramètres pharmacocinétiques, l’état d’équilibre de la

concentration plasmatique de paroxétine est atteint en 7 à 14 jours. L’ajustement posologique

doit donc s’effectuer à intervalles d’une ou 2 semaines, par paliers de 10 mg, ou selon le

jugement du clinicien.

Traitement d’entretien :

Lors d’un traitement au long cours, quelle qu’en soit l’indication, on

recommande d’utiliser la plus petite dose efficace.

Les données disponibles ne permettent pas de déterminer pendant combien de temps un patient

devrait recevoir du chlorhydrate de paroxétine. On convient généralement que les épisodes

dépressifs aigus devraient être traités plusieurs mois, au moins. On ignore si la posologie

d’antidépresseur permettant d’obtenir une rémission est identique à celle permettant de maintenir

l’euthymie à long terme.

Une évaluation systématique de l’efficacité du chlorhydrate de paroxétine a montré une

persistance d’au moins 6 mois, à 30 mg/jour (posologie moyenne); (voir ESSAIS CLINIQUES,

Dépression).

Arrêt du traitement : Des symptômes associés à l’arrêt du traitement par le chlorhydrate de

paroxétine ont été rapportés dans les essais cliniques et en pharmacovigilance. Il faut surveiller

l’apparition de tout symptôme, après l’arrêt du traitement par RIVA-PAROXETINE, quelle

qu’en ait été l’indication (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Arrêt du traitement par

le chlorhydrate de paroxétine, et EFFETS INDÉSIRABLES, Réactions indésirables liées à l’arrêt

du traitement).

On recommande, dans la mesure du possible, de réduire la posologie graduellement plutôt que

brusquement. En cas de symptômes intolérables, lors de réduction de posologie ou d’arrêt du

RIVA-PAROXETINE

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traitement, on doit réajuster l’arrêt graduel en fonction de la réponse clinique du patient (voir

EFFETS INDÉSIRABLES).

Adultes

Dépression

Posologie usuelle chez l’adulte :

La posologie de départ de RIVA-PAROXETINE est de 20

mg/jour; dans la plupart des cas, il s’agira également de la posologie optimale. L’effet

thérapeutique pourra n’apparaître qu’après 3 ou 4 semaines de traitement.

Éventail posologique : En cas de réponse insuffisante à 20 mg/jour, on pourra envisager

d’augmenter graduellement la posologie à 40 mg/jour. La dose quotidienne maximale

recommandée est de 50 mg.

Trouble obsessionnel-compulsif

Posologie usuelle pour adultes : La posologie de départ de RIVA-PAROXETINE est de 20

mg/jour. La posologie de RIVA-PAROXETINE recommandée dans le traitement du TOC est de

40 mg/jour.

Éventail des doses : En cas de réponse insuffisante à 40 mg/jour, on pourra envisager

d’augmenter graduellement la posologie. La dose quotidienne maximale recommandée est de 60

Trouble panique

Posologie usuelle pour adultes : La posologie de départ de RIVA-PAROXETINE dans le

trouble panique est de 10 mg/jour. La posologie recommandée de RIVA-PAROXETINE contre

le trouble panique est de 40 mg par jour.

Éventail des doses : En cas de réponse insuffisante à 40 mg/jour, on pourra envisager

d’augmenter graduellement la posologie. La dose quotidienne maximale recommandée est de 60

Phobie sociale (trouble d’anxiété sociale)

Posologie usuelle pour adultes : La posologie de départ recommandée est de 20 mg/jour. On n’a

démontré aucune relation entre la dose et l’effet entre 20 et 60 mg/jour.

Éventail des doses : En cas de réponse insuffisante à 20 mg/jour, chez certains patients, la

posologie pourra être augmentée par paliers de 10 mg, jusqu’au maximum de 50 mg/jour.

Anxiété généralisée

Posologie usuelle chez l’adulte :

La posologie de départ recommandée est de 20 mg/jour.

Éventail posologique : L’augmentation graduelle de la dose quotidienne, par paliers de 10 mg,

peut être envisagée chez les patients qui ne répondent pas suffisamment à la posologie de 20 mg

par jour. La dose quotidienne maximale est de 50 mg.

RIVA-PAROXETINE

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Page 31 de 55

État de stress post-traumatique

Posologie usuelle pour adultes : La posologie initiale recommandée est de 20 mg par jour.

Éventail posologique : En cas de réponse insuffisante à 20 mg/jour, chez certains patients, la

posologie pourra être augmentée par paliers de 10 mg, jusqu’au maximum de 50 mg/jour.

Populations particulières

Traitement des femmes enceintes : Des études épidémiologiques sur l’issue de la grossesse

après la prise d’antidépresseurs durant le premier trimestre ont rapporté un risque accru de

malformations congénitales, notamment cardiovasculaires (p. ex. : communication

interventriculaire ou interauriculaire), sous paroxétine. Si une grossesse survient sous RIVA-

PAROXETINE, on doit informer la patiente des risques pour le fœtus (voir MISES EN GARDE

ET PRÉCAUTIONS, Populations particulières) et envisager de passer à d’autres options

thérapeutiques. Il ne faut poursuivre le traitement par RIVA-PAROXETINE chez une patiente

donnée, que si les avantages escomptés l’emportent sur les risques potentiels. En présence d’un

désir de grossesse, ou durant le premier trimestre de la grossesse, la prise de paroxétine ne doit

être envisagée qu’après avoir évalué les autres options thérapeutiques (voir détails dans MISES

EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Populations particulières pour de plus amples

renseignements).

Des rapports de pharmacovigilance ont signalé, chez certains nouveau-nés exposés au

chlorhydrate de paroxétine, aux ISRS (inhibiteurs spécifiques du recaptage de la sérotonine) ou à

d'autres nouveaux antidépresseurs, vers la fin du troisième trimestre de la grossesse, des

complications ayant nécessité une prolongation de l'hospitalisation, une assistance respiratoire et

une alimentation par sonde (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Populations

particulières). Lors de l'administration de RIVA-PAROXETINE à une femme enceinte au 3

trimestre, le médecin devrait donc bien évaluer les risques et les avantages du traitement. Le

médecin pourrait envisager de réduire graduellement la posologie de RIVA-PAROXETINE au

cours du 3

trimestre.

Gériatrie : (> 65 ans) L’administration de chlorhydrate de paroxétine en gériatrie est associée à

une augmentation de la concentration du médicament et à un allongement de la demi-vie

d’élimination par rapport à l’adulte jeune. (Voir MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE

CLINIQUE). La posologie de départ recommandée est de 10 mg/jour chez les patients âgés et/ou

affaiblis. La posologie peut, au besoin, être augmentée jusqu’à un maximum de 40 mg/jour.

Pédiatrie : RIVA-PAROXETINE

n’est pas indiqué chez l’enfant de moins de 18 ans (voir

INDICATIONS et MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Association possible avec des

changements comportementaux et émotionnels, dont l’automutilation).

Atteinte rénale ou hépatique : Le chlorhydrate de paroxétine doit être utilisé avec prudence en

présence d’atteinte rénale ou hépatique. La posologie de départ recommandée est de 10 mg/jour

en présence de dysfonctionnement hépatique ou rénal cliniquement significatif. On ne doit pas

dépasser une posologie maximale de 40 mg/jour (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS;

MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE).

RIVA-PAROXETINE

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SURDOSAGE

La surdose la plus importante connue de paroxétine à laquelle un patient ait survécu est de 2 000

mg. La plus faible dose de paroxétine associée à un décès était d’environ 400 mg.

Symptômes de surdose

Les réactions indésirables les plus fréquentes, dans la surdose de paroxétine seule,

comprennent : somnolence, nausées, tremblements, étourdissements, vomissements, diarrhée,

agitation, agressivité, anxiété, confusion, céphalées, fatigue, insomnie, tachycardie,

hyperhidrose, mydriase, convulsions, paresthésies, syndrome sérotoninergique, fièvre,

changements de tension artérielle, contractions involontaires des muscles et perte de conscience.

Il faut souligner que, dans certains cas, les patients pouvaient avoir consommé de l’alcool en plus

de la surdose de paroxétine. On peut également observer certains de ces symptômes lors de

l’usage clinique

Des cas de coma ou de changements à l’ECG ont également été rapportés.

Traitement de la surdose

Pour de plus amples informations sur le traitement de toute surdose, le médecin devrait envisager

de contacter un centre antipoison.

Il n’existe aucun antidote spécifique connu. Le traitement devrait comporter les mesures

générales employées dans les cas de surdose avec n'importe quel antidépresseur. Libérer les

voies respiratoires et les maintenir dégagées; assurer une oxygénation et une ventilation

suffisantes.

On ne recommande pas de provoquer des vomissements. Compte tenu de l’importance du

volume de distribution du chlorhydrate de paroxétine, la diurèse forcée, la dialyse,

l’hémoperfusion et l’exsanguino-transfusion ont peu de chances d’être utiles.

On recommande un traitement de soutien, sous surveillance étroite, avec vérification fréquente

des signes vitaux. En présence de toute anomalie, on recommande d’effectuer un ECG et de

surveiller la fonction cardiaque. Le traitement doit s’ajuster au contexte clinique, ou suivre les

recommandations du centre antipoison, là où la ressource est offerte.

Dans la prise en charge d’une surdose, on doit toujours envisager la prise de plusieurs

médicaments.

Mise en garde particulière : ingestion excessive (volontaire ou non) d’antidépresseur tricyclique

par un patient actuellement ou récemment sous chlorhydrate de paroxétine. Dans ce contexte,

l’accumulation de la molécule mère et des dérivés actifs de l’antidépresseur tricyclique augmente

le risque de manifestations cliniques importantes, et exige de surveiller étroitement le patient

plus longtemps.

En cas de surdose soupçonnée, contactez le centre antipoison le plus proche.

RIVA-PAROXETINE

Monographie de produit

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MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE

Mode d’action

La paroxétine est un inhibiteur sélectif puissant du recaptage de la sérotonine (5-

hydroxytryptamine, ou 5-HT) (ISRS). Son action sur les neurones cérébraux serait responsable

de ses propriétés antidépressives et anxiolytiques dans le traitement de la dépression, du trouble

obsessionnel- compulsif (TOC), du trouble panique, de la phobie sociale, de l’anxiété généralisée

et de l’état de stress post-traumatique (ESPT). La paroxétine est un dérivé de la phénylpipéridine,

non apparentée chimiquement aux antidépresseurs tricycliques ou tétracycliques. Lors d’études

de liaison aux récepteurs, la paroxétine ne manifestait aucune affinité significative pour les

récepteurs adrénergiques

, α

, β) dopaminergiques, sérotoninergiques (5-HT

, 5-HT

) ou

histaminergiques de la membrane

cérébrale de rat. On observait une faible affinité pour les

récepteurs muscariniques de l’acétylcholine. Les principaux dérivés de la paroxétine n’exercent

pratiquement aucune inhibition du recaptage de la 5-HT.

Pharmacocinétique

Au-delà de 20 mg/jour, aucune relation dose-effet évidente sur la dépression n’a été démontrée.

Les études à doses fixes comparant la paroxétine à un placebo contre la dépression, le trouble

panique, l’anxiété généralisée et l’état de stress post-traumatique ont révélé une relation dose-

effet pour certaines réactions indésirables.

Absorption : La paroxétine est bien absorbée après administration orale. Chez des volontaires

sains, l’absorption d’une dose orale unique de 30 mg était essentiellement inchangée par la prise

de nourriture.

Le taux d’absorption et la demi-vie d’élimination terminale semblent indépendants de la dose.

L’état d’équilibre de la concentration plasmatique de paroxétine est généralement atteint en 7 à

14 jours.

Aucune corrélation n’a été établie entre le taux plasmatique de la paroxétine et son efficacité

thérapeutique, ou la fréquence des réactions indésirables.

Chez de jeunes volontaires sains sous paroxétine à 20 mg/jour durant 15 jours, le pic de

concentration plasmatique était d’environ 41 ng/ml à l’état d’équilibre (voir tableau 4). Le pic

plasmatique est généralement atteint en 3 à 7 heures.

Distribution : La distribution tissulaire de la paroxétine étant très importante, on estime que

moins de 1 % du médicament total demeure dans la circulation générale.

À concentration thérapeutique, la paroxétine est liée aux protéines plasmatiques à 95 % environ.

Biotransformation : L’élimination de la paroxétine s’effectue par biotransformation biphasique

: effet de premier passage hépatique, puis voies métaboliques générales. L’effet de premier

passage est considérable, mais il serait en partie saturable, ce qui explique l’augmentation de la

biodisponibilité après l’administration de doses multiples. La paroxétine subit une

biotransformation partielle par les cytochromes P450 (2D6). La saturation de cette enzyme, à

posologie clinique, serait responsable de la non-linéarité de la pharmacocinétique du

RIVA-PAROXETINE

Monographie de produit

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médicament, en relation avec la dose et la durée du traitement. Le rôle de cette enzyme dans la

biotransformation de la paroxétine évoque aussi la possibilité d’interactions médicamenteuses

(voir INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES). La dose administrée serait en bonne partie

oxydée en un dérivé catéchol intermédiaire, qui est ensuite transformé (par méthylation et

conjugaison) en dérivés sulfate et glucuroconjugué fortement polarisés. Les dérivés

glucuroconjugué et sulfoconjugué de la paroxétine sont environ >10 000 et 3 000 fois moins

puissants, respectivement, que la molécule mère comme inhibiteurs du recaptage de la 5-HT

dans les synaptosomes de cerveau de rat.

Excrétion : Après l’administration d’une dose unique ou de doses multiples de 20-50 mg de

paroxétine, la demi-vie d’élimination moyenne chez le sujet sain serait d’environ 24 heures, mais

on a rapporté une fourchette de 3-65 heures.

Environ 64 % de la dose de paroxétine est éliminée dans l’urine, et environ 36 % par voie fécale.

Moins de 2 % de la dose est excrétée sous forme de molécule mère.

Populations particulières et états pathologiques

Gériatrie : Chez les sujets âgés, la concentration plasmatique à l’état d’équilibre augmentait, et

la demi-vie d’élimination s’allongeait, par rapport à celles des jeunes servant de témoins (tableau

4). La posologie de départ et la posologie d’entretien, en gériatrie, devraient donc être

maintenues à la plus petite dose quotidienne cliniquement efficace possible (voir POSOLOGIE

ET ADMINISTRATION).

Insuffisance hépatique : Une étude de pharmacocinétique à doses multiples sur la paroxétine en

présence d’insuffisance hépatique grave suggère que la clairance de la paroxétine soit

considérablement ralentie dans ce contexte (tableau 4). L’élimination de la paroxétine reposant

sur une importante biotransformation hépatique, il faut user de prudence en présence

d’insuffisance hépatique (voir POSOLOGIE ET ADMINISTRATION, Populations

particulières).

Insuffisance rénale : Lors d’une étude de pharmacocinétique à dose unique en présence

d’insuffisance rénale de légère à grave, le taux sérique de la paroxétine avait tendance à

augmenter avec l’importance de l’insuffisance rénale (tableau 5). Aucune étude

pharmacocinétique à doses multiples n’ayant été effectuée en présence de maladie rénale, il faut

administrer la paroxétine avec prudence en pareil contexte (voir POSOLOGIE ET

ADMINISTRATION, Populations particulières).

RIVA-PAROXETINE

Monographie de produit

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TABLEAU 4

Pharmacocinétique de la paroxétine à l’état d’équilibre, à raison de 20

mg/jour (moyenne et fourchette)

Sujets sains jeunes

[n=22]

Sujets sains âgés

[n=22]

Insuffisance hépatique*

[n=10]

C

max

(éé)

(ng/ml)

(12-90)

(18-154)

(11-147)

T

max

(éé)

(heures)

(3-7)

(1-10)

(2-11)

C

min

(éé)

(ng/ml)

(4-51)

(9-127)

(7-128)

ASC

(éé)

(ng·h/ml)

1580

1720

(179-1436)

(221-3286)

(194-3283)

T

½

(h)

(8-43)

(13-92)

(17-152)

Élimination du galactose : 30-70 % de la normale.

Les paramètres pharmacocinétiques varient considérablement entre patients.

TABLEAU 5 Pharmacocinétique de la paroxétine après une dose unique de 30 mg Sujets

normaux et insuffisance rénale

a

Insuffisance rénale grave

[n=6]

b

Insuffisance rénale

modérée

[n=6]

c

Sujets sains jeunes

[n=6]

C

max

(ng/ml)

46,2

19,8

(35,9-56,7)

(3,6-59,4)

(1,4-54,8)

T

max

(h)

(4,0-11,0)

(1,5-9,0)

(1-7)

ASC∞ (ng.h/ml)

2046

1053

(605-3695)

(48-2087)

(21-2196)

T

½

(h)

29,7

18,3

17,3

(10,9-54,8)

(11,2-32,0)

(9,6-25,1)

Clairance de la créatinine = 13-27 ml/min

Clairance de la créatinine = 32-46 ml/min

Clairance de la créatinine > 100 ml/min

Abréviations :

Cmax = concentration plasmatique maximale; T

= délai d’atteinte de la C

ASC4 = aire sous la courbe de la concentration plasmatique en fonction du temps, entre 0 et l’infini

T½ = demi-vie d’élimination terminale

ENTREPOSAGE ET STABILITÉ

Conserver entre 15 °C et 30 °C.

RIVA-PAROXETINE

Monographie de produit

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FORMES POSOLOGIQUES, COMPOSITION ET CONDITIONNEMENT

RIVA-PAROXETINE est présenté sous forme de comprimé pelliculé, de forme ovale et

biconvexe, renfermant du chlorhydrate de paroxétine en quantité équivalente à 10 mg

(comprimés jaunes), à 20 mg (comprimés roses), et à 30 mg (comprimés bleus), de paroxétine

sous forme de base libre. Les comprimés portent la gravure « PA » sur une face et la teneur est

gravée sur l’autre face. Les comprimés à 10 et à 20 mg sont sécables. Les comprimés RIVA-

PAROXETINE à 10 mg et à 30 mg sont offerts en flacons de 100 comprimés. Les comprimés

RIVA-PAROXETINE à 20 mg sont offerts en 100 et de 500 comprimés.

Composition

Les comprimés RIVA-PAROXETINE renferment soit 10 mg, 20 mg ou 30 mg de paroxétine

(sous forme de de paroxétine hémihydraté). Les comprimés contiennent également les

ingrédients non médicinaux suivants : phosphate de calcium dibasique dihydraté, hypromellose,

glycolate d’amidon sodique, stéarate de magnésium, hypromellose, dioxyde de titane,

macrogol/PEG 400, Polysorbate 80, laque d’aluminium jaune n

10 (comprimés à 10 mg

seulement), laque d’aluminium jaune n

6 jaune orangé (comprimés à 10 mg seulement), laque

d’aluminium rouge n

30 Helindon Pink (comprimés à 20 mg seulement), laque d’aluminium

bleu n

2 carmin d’indigo (comprimés à 30 mg seulement).

RIVA-PAROXETINE

Monographie de produit

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PARTIE II : RENSEIGNEMENTS SCIENTIFIQUES

RENSEIGNEMENTS PHARMACEUTIQUES

Substance pharmaceutique

Dénomination commune :

Chlorhydrate de paroxétine

Nom chimique :

hémihydrate de chlorhydrate de (-)-trans-4R-(4’-

fluorophényl)-3S- (3’,4’ méthylène- dioxyphénoxyméthyl)-

pipéridine

Formule moléculaire :

ClFNO

Poids moléculaire :

374,8 g/mol

Structure moléculaire :

Chlorhydrate de paroxétine hémihydraté

Propriétés physicochimiques :

Description :

poudre cristalline blanche à blanc cassé

Point de fusion :

C – 147

pH :

5,0 à 6,0

Pouvoir rotatoire spécifique :

à -91

RIVA-PAROXETINE

Monographie de produit

Page 38 de 55

ESSAIS CLINIQUES

Une étude croisée, équilibrée, à dose unique et à répartition aléatoire, comportant deux

traitements, deux séquences et deux périodes a été menée en double insu auprès de 28 hommes

adultes asiatiques en bonne santé et à jeun dans le but de comparer la biodisponibilité des

comprimés RIVA-PAROXETINE (chlorhydrate de paroxétine) à 30 mg de Laboratoire Riva Inc.

à celle des comprimés

PAXIL

(chlorhydrate de paroxétine) à 30 mg de GlaxoSmithKline Inc.

TABLEAU RÉSUMANT LES DONNÉES DE BIODISPONIBILITÉ COMPARATIVE

Paroxétine

(1 x 30 mg)

À partir de données mesurées

Moyenne géométrique

Moyenne arithmétique (CV en %)

Paramèt re

l’étude

Référence

Rapport des

moyennes

géométriques

Intervalle de

confiance

(ng*h/m l)

136,76

198,84 (87,375)

146,66

215,72 (88,36)

93,25

85,01 –102,29

(ng*h/m l)

153,63

243,88 (115,95)

162,32

249,58 (102,49)

94,64

86,76 –103,25

(ng /ml)

7,12

8,60 (60,00

7,70

9,37 (57,13)

92,39

85,45 –99,89

6,00

(5,00-7,00)

6,33

(5,00-7,50)

17,05 (75,57

15,44 (48,92)

Comprimés RIVA-PAROXETINE par Laboratoire Riva Inc.,

Comprimés Paxil (fabriqués par Glaxo Smithkline Inc.), achetés au Canada.

Exprimés uniquement en tant que valeur médiane (fourchette).

Exprimés uniquement en tant que moyenne arithmétique (CV en %).

Dépression

L’efficacité du chlorhydrate de paroxétine comme traitement de la dépression a été établie

dans six essais cliniques contrôlés par placebo de 6 semaines, menés chez des patients atteints

de dépression (18-73 ans). Le chlorhydrate de paroxétine s’est avéré significativement plus

efficace contre la dépression que le placebo, d’après les mesures suivantes : l’échelle de

dépression de Hamilton (HDRS), l’échelle HDMI (Hamilton depressed mood item), et

l’échelle CGI-SI (Clinical Global Impression - Severity of Illness).

On a mené une étude chez des patients en consultation externe, atteints de trouble dépressif

majeur récurrent, ayant répondu au chlorhydrate de paroxétine (score total HDRS < 8) lors d’une

première phase ouverte de 8 semaines; les patients étaient ensuite randomisés à continuer sous

chlorhydrate de paroxétine ou à recevoir un placebo, durant 1 an. Sous chlorhydrate de

RIVA-PAROXETINE

Monographie de produit

Page 39 de 55

paroxétine, le pourcentage de patients ayant présenté une rechute partielle

(15 %) était

significativement plus faible que sous placebo (39 %). Le pourcentage de patients ayant présenté

une rechute complète

était de 12 % sous chlorhydrate de paroxétine et de 28 % sous placebo.

L’efficacité était similaire dans les deux sexes.

Trouble obsessionnel-compulsif

Trois essais cliniques à double insu de 12 semaines, contrôlés par placebo, ont évalué l’efficacité

du chlorhydrate de paroxétine contre le trouble obsessionnel-compulsif : deux études à doses

variables (20-60 mg/jour) et une étude à doses fixes (20, 40 et 60 mg/jour). L’étude à dose fixe et

l’une des études à doses variables ont conclu à une différence statistiquement significative par

rapport au placebo, en faveur du chlorhydrate de paroxétine, à l’échelle de TOC Yale-Brown

et/ou à l’échelle de TOC du National Institute of Mental Health. Dans l’étude à doses fixes, le

pourcentage de patients obtenant une amélioration « marquée » ou « très marquée » à l’échelle

CGI-SI à la fin de l’étude était de 15 % (13/88) sous placebo, de 20 % (17/85) sous paroxétine à

20 mg/jour, de 36 % (30/83) sous paroxétine à 40 mg/jour et de 37 % (31/83) sous paroxétine à

60 mg/jour. Dans les 2 études à doses variables, le pourcentage de réponse (mêmes critères) était

de 28 % (28/99) et de 25 % (19/75) sous placebo, alors qu’il atteignait 45 % (89/198) et 35 %

(28/79) sous chlorhydrate de paroxétine.

Trouble panique

Un essai à doses fixes et trois essais à doses variables, contrôlés par placebo, de 10 à 12

semaines, ont étudié l’efficacité du chlorhydrate de paroxétine contre le trouble panique. L’étude

à doses fixes et deux des trois études à doses variables ont montré, par rapport au placebo, une

différence en faveur du chlorhydrate de paroxétine dans la fréquence des crises de panique. Dans

l’étude à doses fixes, le pourcentage de patients sans aucune crise de panique à la fin de l’étude

était de 44 % (29/66) sous placebo, de 56 % (33/59) sous chlorhydrate de paroxétine à 10

mg/jour, de 57 % (35/61) sous chlorhydrate de paroxétine à 20 mg/jour et de 76 % (47/62) sous

chlorhydrate de paroxétine à 40 mg/jour.

Pho

bie sociale (trouble d’anxiété sociale)

Un essai clinique à doses fixes et deux essais à doses variables, contrôlés par placebo, de 12

semaines, ont évalué l’efficacité du chlorhydrate de paroxétine contre la phobie sociale (trouble

d’anxiété sociale). Elles ont conclu à une différence statistiquement significative, par rapport au

placebo, en faveur du chlorhydrate de paroxétine, à la fin de l’étude, à l’échelle de phobie sociale

de Liebowitz, et dans le pourcentage de répondeurs d’après l’échelle CGI-SI.

Dans l’étude à doses fixes, le pourcentage de patients obtenant une amélioration « marquée » ou

« très marquée » à l’échelle CGI-SI après 12 semaines était de 28,3 % (26/92) sous placebo, de

44,9 % (40/89) sous paroxétine à 20 mg/jour, de 46,6 % (41/88) sous paroxétine à 40 mg/jour et

de 42,9 % (39/91) sous paroxétine à 60 mg/jour. Dans les deux études à doses variables (20-50

Rechute partielle : nécessité d’ajouter un autre antidépresseur + critères du DSM-IIIR d’épisode dépressif majeur.

Rechute complète : nécessité d’ajouter un autre antidépresseur + critères du DSM-IIIR d’épisode dépressif majeur

+ aggravation des symptômes dépressifs depuis ≥1 semaine + augmentation de ≥2 points du score CGI-SI + score

≥4 à l’échelle CGI-SI (au moins modérément malade).

RIVA-PAROXETINE

Monographie de produit

Page 40 de 55

mg/jour), le pourcentage de répondeurs (même critère) était de 23,9 % (22/92) et de 32,4 %

(47/145) sous placebo, alors que le taux de réponse obtenu sous chlorhydrate de paroxétine était

de 54,9 % (50/91) et de 65,7 % (90/137), respectivement.

Anxiété généralisée

Deux essais multicentriques de 8 semaines, contrôlés par placebo, ont démontré l’efficacité du

chlorhydrate de paroxétine contre l’anxiété généralisée (DSM-IV). L’un portait sur des doses

variables (20-50 mg/jour), l’autre sur des doses fixes (20 ou 40 mg/jour). Dans les deux études,

le chlorhydrate de paroxétine s’est avéré supérieure au placebo, de façon statistiquement

significative, d’après le paramètre d’évaluation primaire (score total à l’échelle d’anxiété de

Hamilton [HAM-A]), et d’après plusieurs paramètres secondaires, dont le score aux items

anxiété et tension de l’échelle HAM-A, le score de réponse au traitement à l’échelle CGI et le

score à l’échelle d’invalidité de Sheehan (SDS). Dans une autre étude à doses variables de 8

semaines, on n’observait aucune différence significative entre le chlorhydrate de paroxétine (20-

50 mg/jour) et le placebo quant au paramètre d’efficacité primaire. Toutefois, le chlorhydrate de

paroxétine (20-50 mg/jour) était plus efficace que le placebo dans de nombreux paramètres

d’évaluation secondaires.

État de stress post-traumatique

L’efficacité du chlorhydrate de paroxétine contre l’état de stress post-traumatique (ESPT) a été

démontrée dans deux études multicentriques, contrôlées par placebo, de 12 semaines (étude 1 et

étude 2), menées chez des adultes remplissant les critères du DSM-IV pour l’ESPT. Les outils

d’évaluation de l’étude étaient (i) échelle d’ESPT administrée par le clinicien (CAPS-2) et (ii)

l’échelle CGI-I. L’échelle CAPS-2 est un instrument multiple mesurant les trois groupes de

symptômes de l’ESPT : revivre l’événement/souvenirs envahissants, évitement/émoussement et

activation neurovégétative. Les deux paramètres d’efficacité primaire de ces études étaient (i)

changement du score total à l’échelle CAPS-2 (17 items) entre le début et la fin de l’étude et (ii)

proportion de répondeurs à l’échelle CGI-I (répondeurs = score de 1 (amélioration très marquée)

ou de 2 (amélioration marquée).

L’étude 1, de 12 semaines, comparait une dose fixe de 20 ou de 40 mg/jour de chlorhydrate de

paroxétine à un placebo. Le chlorhydrate de paroxétine, à 20 et à 40 mg, était significativement

supérieur au placebo d’après le score total à l’échelle CAPS-2 et le pourcentage de répondeurs à

l’échelle CGI-I.

L’étude 2, de 12 semaines, comparait des doses variables de paroxétine (20-50 mg une fois par

jour) à un placebo. Le chlorhydrate de paroxétine était significativement supérieur au placebo

d’après le score total à l’échelle CAPS-2 et le pourcentage de répondeurs à l’échelle CGI-I.

La majorité (66 à 68 %) des personnes inscrites dans ces essais cliniques étaient des femmes. Les

analyses de sous-groupe n’ont pas révélé de différence de résultat en fonction du sexe. Le

nombre de patients de 65 ans ou plus et de race autre que blanche était insuffisant pour mener

des analyses de sous-groupe en fonction de l’âge ou de la race.

RIVA-PAROXETINE

Monographie de produit

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PHARMACOLOGIE DÉTAILLÉE

Pharmacologie animale

In vitro : La paroxétine inhibe fortement le recaptage de la 5-HT dans les synaptosomes

hypothalamiques du rat (Ki = 1,1 nM), mais son effet sur le recaptage de la noradrénaline est peu

marqué (Ki = 350 nM). Les dérivés prédominants de la paroxétine, un sulfate et un

glucuroconjugué, sont essentiellement inactifs comme inhibiteurs du recaptage de la 5-HT.

L’affinité de la paroxétine pour les récepteurs cholinergiques muscariniques est faible (Ki du

déplacement du quinuclidinylbenzilate tritié : 89 nM). Les études animales ont détecté une

propriété anticholinergique faible.

On a démontré in vitro (technique de liaison par radioligand sur cerveau de rat) que la

paroxétine, à concentrations <1 μM, avait peu d'affinité pour les récepteurs adrénergiques α1, α2

et β, pour les récepteurs dopaminergiques D2, pour les récepteurs 5-HT1 analogues et 5-HT2 et

pour les récepteurs H1 de l’histamine. Cette faible interaction in vitro avec les récepteurs

postsynaptiques est corroborée par les études in vivo, qui démontrent une absence d’effet

dépresseur et hypotenseur sur le SNC.

In vivo : Chez la souris, la paroxétine (DE

0,4 mg/kg par voie orale) potentialisait de façon

importante et prolongée l’hypermotilité induite par le précurseur de la 5-HT, le 5-

hydroxytryptophane. De même, la paroxétine potentialisait l’effet anticonvulsivant du 5-

hydroxytryptophane dans un

modèle de souris soumises à des électrochocs (DE

= 0,4 mg/kg p.o.). Chez le rat, la paroxétine (DE

0,8 mg/kg p.o.) inhibait l’hypermotilité

provoquée par la p-chloroamphétamine, substance déclenchant une déplétion de la 5-HT

neuronale. La paroxétine (1 mg/kg i.p) ne provoquait aucun changement d’amplitude et de

fréquence de l’EEG chez le rat conscient porteur d’électrodes corticales.

Des mesures électrophysiologiques ont démontré que la paroxétine augmentait la vigilance chez

l’animal. La paroxétine, à dose de 0,32 à 18 mg/kg p.o. chez le rat, allongeait la période d’éveil

et raccourcissait la durée du sommeil lent et du sommeil paradoxal, proportionnellement à la

dose. Comme d’autres inhibiteurs sélectifs du recaptage de la 5-HT, la paroxétine, à dose de 5

mg/kg i.p., produit des symptômes d'hyperstimulation des récepteurs 5-HT chez le rat

préalablement traité par inhibiteur de la monoamine-oxydase (IMAO), comme la

tranylcypromine, la phénelzine ou le L-tryptophane, précurseur de la 5-HT.

Des études sur le comportement et sur l’EEG montrent que la paroxétine est légèrement

stimulante, à dose supérieure à celle inhibant le recaptage de la

5-HT. Cet effet stimulant n’est pas du même type que celui de l’amphétamine. Chez le rat

entraîné à reconnaître la d-amphétamine (1 mg/kg i.p.) d’une solution physiologique salée, la

paroxétine (à raison de 0,3, 1, 3 ou 10 mg/kg i.p.) ne provoquait pas la réaction associée à

l’amphétamine. La paroxétine provoquait des convulsions chez la souris à la dose orale létale de

300 mg/kg. À raison de 50 mg/kg p.o.,

la paroxétine abaissait le seuil de convulsions induites par

électrochoc chez la souris.

Les études animales indiquent que la paroxétine est bien tolérée par l’appareil cardiovasculaire.

On a comparé les effets cardiovasculaires de la paroxétine et de l’amitriptyline, chez le lapin

RIVA-PAROXETINE

Monographie de produit

Page 42 de 55

conscient et le chat anesthésié; on a constaté qu’il fallait 2 à 4 fois plus de paroxétine (en mg/kg)

que d’amitriptyline pour modifier de manière importante la tension artérielle, la fréquence

cardiaque et les paramètres de l’ECG. De même, chez le chien anesthésié par le pentobarbital,

l’imipramine, l’amitriptyline et la clomipramine i.v. (à raison de 10 mg/kg) provoquaient un bloc

auriculo-ventriculaire et des arythmies ventriculaires graves, alors qu’une dose équivalente de

paroxétine ne produisait qu’un léger allongement de l’intervalle PQ. De plus, alors que de faibles

doses (0,3 à 1 mg/kg) d’antidépresseurs tricycliques provoquaient une tachycardie marquée, la

paroxétine n’avait aucun effet sur la fréquence cardiaque jusqu’à 10 mg/kg.

Les études menées sur le rat spontanément hypertendu montrent que, par rapport aux

antidépresseurs inhibant le recaptage de la noradrénaline, la paroxétine (5 mg/kg i.v.) inhibe

beaucoup moins les effets antihypertenseurs de la guanéthidine.

La pénétration de la 5-HT dans les plaquettes et dans les neurones centraux repose sur le même

mécanisme de captage et de transport actif, situé dans la membrane cellulaire. Par conséquent,

comme les autres inhibiteurs sélectifs du recaptage de la 5-HT, la paroxétine provoque une

déplétion de la 5-HT plaquettaire. On a rapporté ce phénomène après administration quotidienne

répétée de paroxétine aux doses de 0,1, de 1 et de 10 mg/kg i.p. chez la souris et le rat, aux doses

de 1 à 7,5 mg/kg p.o. chez le singe et aux doses de 10 à 50 mg p.o. chez des volontaires humains

en santé. De même, on a observé une déplétion de 5-HT dans le sang complet de patients

déprimés sous paroxétine.

Pharmacologie humaine

L’administration de paroxétine (dose unique de 30 mg) à des volontaires sains non déprimés

n’affectait pas la fonction psychomotrice, telle que mesurée par : tâches psychomotrices (p. ex. :

code Morse), manipulations motrices, évaluation de perception subjective et évaluation globale

de l’éveil.

La paroxétine (≤ 40 mg/jour) administrée à des volontaires sains ne provoquait aucune

modification cliniquement significative de la tension artérielle, de la fréquence cardiaque et de

l’ECG.

TOXICOLOGIE

Des études de toxicité générale ont été réalisées chez le singe rhésus et le rat, espèces où la

paroxétine suit la même voie métabolique que chez l’humain.

Toxicité à court terme

Par rapport à la dose clinique, la DL

à court terme

de la paroxétine est très élevée chez le rat et

la souris (environ 350 mg/kg).

Toxicité à long terme

Chez le singe rhésus et le rat, la dose sans effet est, respectivement, 4 à 10 fois supérieure et 6 à

15 fois supérieure à la fourchette posologique recommandée en clinique. À la dose plus élevée

(40 mg/kg x 3 mois; 25 mg/kg x 12 mois), on observait une lipidose dans plusieurs tissus du rat

RIVA-PAROXETINE

Monographie de produit

Page 43 de 55

(poumons, ganglions mésentériques, épididyme, rétine [rétine : microscopie électronique

seulement]). La paroxétine étant une amine lipophile dotée de parties hydrophobe et hydrophile,

elle pourrait s’accumuler dans les lysosomes et entraver le catabolisme lipidique, ce qui

provoquerait une accumulation de lipides dans les lysosomes. Il faut toutefois souligner que cette

légère lipidose n’a été observée chez le rat qu’à dose et à concentration plasmatique bien

supérieures à celles observées chez l’humain. Une étude clinique évaluant la présence de corps

d’inclusions lamellaires dans les leucocytes circulants, sous paroxétine au long cours, n’a détecté

aucune différence entre le placebo et le médicament.

Cancérogenèse

On n’a détecté aucun pouvoir carcinogène chez des rats (1, 5 et 20 mg/kg par jour) et des souris

(1, 5 et 25 mg/kg par jour) traités à vie. On observait une augmentation des hépatomes malins,

non reliée à la dose, chez les souris mâles sous 1 et 5 mg/kg/jour; l’augmentation devenait

statistiquement significative à 5 mg/kg/jour. Aucune augmentation des hépatomes n’était

constatée à 25 mg/kg/jour, ni chez les femelles quelle que soit la dose; la fréquence des

hépatomes demeurait dans les limites observées chez les témoins historiques.

Études de reproduction et de fertilité

On sait que la 5-hydroxytryptamine et les modulateurs de cette amine perturbent la reproduction

chez l’animal et produisent une toxicité franche à dose élevée. On a démontré qu’à raison de 15

et de 50 mg/kg, la paroxétine (sous forme de sel de chlorhydrate) perturbait la reproduction chez

le rat.

Chez le rat mâle, la paroxétine à 50 mg/kg/jour au long cours était associée à des réactions

granulomateuses de l’épididyme, accompagnées d’atrophie et de dégénérescence des tubes

séminifères. Bien qu’on n’ait détecté aucun effet biologiquement significatif sur la fécondité des

rates, on signalait une baisse légère du décompte de corps jaunes et une augmentation légère des

pertes avant implantation sous 50 mg/kg, dose associée à une toxicité maternelle marquée.

Études de tératologie

Des études de reproduction ont été menées sur le rat et le lapin, à dose respectivement 42 et 5

fois supérieure à la dose maximale recommandée chez l’humain (60 mg), en mg/kg (ou 8,3 fois

[rats] et 1,7 fois [lapins] supérieure à la dose maximale recommandée chez l’humain en mg/m

Ces études n’ont révélé ni effet tératogène ni toxicité sélective envers les embryons.

Études d’immunotoxicité

Selon des études spécifiques, la paroxétine ne semble pas posséder de pouvoir immunotoxique.

Des échantillons de sérum ont été prélevés de patients déprimés sous paroxétine à 30 mg/jour

durant 6 à 12 mois, de groupes de rats d’une étude de toxicité portant sur des doses multiples de

paroxétine à 1, 5 et 25 mg/kg/jour durant 1 an, de cobayes sous paroxétine topique (avec

pansement occlusif) et de lapins blancs de Nouvelle-Zélande (NZW) sensibilisés au médicament

par injections i.m. et s.c. de paroxétine dans un adjuvant de Freund. Des échantillons de sérum de

lapins NZW, préalablement sensibilisés par injections i.m. et s.c. d’émulsions d’adjuvant de

RIVA-PAROXETINE

Monographie de produit

Page 44 de 55

Freund contenant de la paroxétine chimiquement conjuguée à une gammaglobuline bovine

(GGB), servaient de témoin positif.

Le taux d’anticorps sérique, évalué par titrage immunoenzymatique (ELISA) ou par dosage

radio- immunologique (DRI), n’a révélé aucun anticorps anti-paroxétine dans les échantillons de

sérum, qu’ils proviennent des patients, des rats de l’étude de toxicité, des cobayes sous

paroxétine topique ou des lapins sous injections parentérales de paroxétine.

Toutefois, on a détecté des anticorps anti-paroxétine dans le sérum des lapins sensibilisés par

émulsion d’adjuvant de Freund contenant de la paroxétine couplée avec la GGB, ce qui

démontrait l’efficacité du système radio-immunologique à déceler les anticorps dirigés contre la

paroxétine.

De plus, la paroxétine en application cutanée ne provoquait aucune allergie de contact chez le

cobaye.

RIVA-PAROXETINE

Monographie de produit

Page 45 de 55

RÉFÉRENCES

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RIVA-PAROXETINE

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Monographie de produit Paxil

®

, Numéro de contrôle de présentation : 237146, Date de

révision : le 18 juin 2020.

RIVA-PAROXETINE

Monographie de produit

Page 50 de 55

IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE

PARTIE III : RENSEIGNEMENTS POUR LE

CONSOMMATEUR

Pr

RIVA-PAROXETINE

Comprimés de paroxétine USP

Le présent dépliant constitue la troisième et dernière partie de

la « monographie de produit » publiée à la suite de

l’approbation de RIVA-PAROXETINE pour la vente au

Canada, et s’adresse tout particulièrement aux

consommateurs. Le présent dépliant n’est qu’un résumé et ne

donne donc pas tous les renseignements pertinents au sujet de

RIVA-PAROXETINE. Pour toute question au sujet de ce

médicament, communiquez avec votre médecin ou votre

pharmacien.

Veuillez lire ces renseignements avant de commencer à

prendre votre médicament, même si vous avez déjà pris ce

médicament par le passé. Conservez ce dépliant avec votre

médicament au cas où vous auriez besoin de le lire de

nouveau.

AU SUJET DE CE MÉDICAMENT

Raisons d’utiliser ce médicament :

RIVA-PAROXETINE vous a été prescrit par votre médecin

pour soulager vos symptômes de :

dépression (sentiment de tristesse, modification de

l’appétit ou du poids, difficulté à se concentrer ou à

dormir, fatigue, maux de tête, courbatures et douleurs

inexpliquées),

crises de panique,

phobie sociale (trouble de l’anxiété sociale) –

évitement et/ou peur des situations sociales,

anxiété ou nervosité généralisée

trouble obsessionnel compulsif (pensée, idée,

sensation ou sentiment répétitifs et envahissants;

schéma récurrent du comportement, ou pensées ou

actions non désirées), ou

le syndrome de stress post-traumatique (anxiété à la

suite d'un événement traumatique, par exemple un

accident de voiture, une agression physique, ou une

catastrophe naturelle comme un tremblement de terre)

Les effets de ce médicament :

RIVA-PAROXETINE appartient à la famille des médicaments

appelés inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine. On

croit que RIVA-PAROXETINE agit en augmentant les

concentrations d’une substance chimique dans le cerveau, la

sérotonine (5-hydroxytryptamine).

Les circonstances où il est déconseillé d’utiliser ce

médicament

Ne prenez pas RIVA-PAROXETINE si :

vous êtes allergique à ce produit ou à l’un des

ingrédients entrant dans sa composition. (Voir la

liste des ingrédients à la fin de cette section.)

vous prenez actuellement, ou avez pris

récemment, un antidépresseur de la famille des

inhibiteurs de la monoamine oxydase (MAO) (p.

ex., sulfate de phénelzine, moclobémide) ou du

linézolide, un antibiotique inhibiteur de la MAO.

vous prenez actuellement, ou avez pris

récemment, de la thioridazine ou du

pimozide.

L’ingrédient médicinal :

Chlorhydrate de paroxétine

Les ingrédients non médicinaux importants :

Phosphate de calcium dibasique dihydraté, hypromellose,

glycolate d’amidon sodique, stéarate de magnésium, jaune

Opadry, rose Opadry et bleu Opadry.

Hypromellose, dioxyde de titane, macrogol/PEG 400,

Polysorbate 80, laque d’aluminium jaune n

10 (comprimés à

10 mg seulement), laque d’aluminium jaune n

6 jaune orangé

(comprimés à 10 mg seulement), laque d’aluminium rouge n

30 Helindon Pink (comprimés à 20 mg seulement), laque

d’aluminium bleu n

2 carmin d’indigo (comprimés à 30 mg

seulement)

Les formes posologiques :

RIVA-PAROXETINE est présenté sous forme de comprimé

renfermant 10 mg (jaune), 20 mg (rose) et 30 mg (bleu) de

paroxétine (sous forme de chlorhydrate de paroxétine).

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS

Durant le traitement par ce type de médicament, vous

devez maintenir une bonne communication avec votre

médecin traitant et lui dire comment vous vous sentez.

RIVA-PAROXETINE ne doit pas être employé chez les

enfants de moins de 18 ans.

Changements sur le plan des sentiments et du

comportement :

Il est important que vous ayez une bonne communication avec

votre médecin sur la façon dont vous vous sentez. Il peut

également s’avérer utile de discuter de vos sentiments et de

votre traitement avec un ami ou un proche qui pourra vous

indiquer s’il croit que votre état s’aggrave.

Certains patients peuvent se sentir plus mal lorsqu’ils

entreprennent un traitement à l’aide de médicaments comme

RIVA-PAROXETINE ou qu’ils en modifient la dose. Vous

pourriez vous sentir plus anxieux ou avoir des idées

d’automutilation ou d’actes visant à blesser autrui, surtout si

vous avez déjà eu envie de vous faire du mal par le passé. Ces

changements émotionnels peuvent se produire chez les

patients qui prennent des médicaments comme la paroxétine,

peu importe la maladie dont ils souffrent ou l’âge qu’ils ont,

bien que cela puisse être plus fréquent chez les patients âgés

de 18 à 24 ans. Si de tels changements se présentent,

consultez votre médecin immédiatement. Ne cessez pas de

RIVA-PAROXETINE

Monographie de produit

Page 51 de 55

IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE

prendre RIVA-PAROXETINE de votre propre chef.

La prise de médicaments comme RIVA-PAROXETINE peut

augmenter le risque de problèmes sexuels qui pourraient

persister même après l’arrêt du traitement, parfois pendant des

mois ou des années. Signalez à votre médecin tout symptôme

comme une baisse de la libido, de la satisfaction sexuelle ou

de la qualité des rapports sexuels.

Si vous êtes une personne âgée ou encore si vous souffrez

d’ostéoporose ou présentez d’autres facteurs de risque

importants de fractures, la prise de RIVA-PAROXETINE peut

accroître le risque de fractures. Vous devez être

particulièrement prudent afin d’éviter les chutes surtout si

vous avez des étourdissements ou si votre pression artérielle

est basse.

Des médicaments comme RIVA-PAROXETINE peuvent

affecter votre sperme. La fertilité pourrait donc être réduite

chez certains hommes pendant le traitement par RIVA-

PAROXETINE

AVANT d’utiliser

RIVA-PAROXETINE vous devez

signaler à votre médecin ou à votre pharmacien :

toutes vos maladies, y compris vos antécédents de

convulsions, de maladie du foie ou des reins ou de

trouble cardiaque;

tous les médicaments (délivrés sur ordonnance ou

non) que vous prenez, ou que vous avez pris

récemment, surtout s’il s’agit d’un antidépresseur

inhibiteur de la monoamine oxydase (comme le

sulfate de phénelzine ou le moclobémide) ou d’un

autre antidépresseur, de la thioridazine, du pimozide,

d’un médicament visant à prévenir les convulsions

(anticonvulsivant), d’un médicament contre la

maladie de Parkinson ou d’un médicament

renfermant du tryptophane;

si vous prenez du tamoxifène (utilisé pour traiter le

cancer du sein);

si vous avez déjà eu une réaction allergique à des

médicaments, à des aliments, etc.;

les produits naturels ou à base de plantes médicinales

que vous prenez (le millepertuis, par exemple);

si vous êtes enceinte, si vous songez à le devenir ou si

vous allaitez;

votre consommation d’alcool ou de drogues illicites,

si vous conduisez un véhicule ou effectuez des tâches

dangereuses dans le cadre de votre travail;

si vous avez eu une fracture récemment ou si on vous

a dit que vous souffrez d’ostéoporose ou que vous

présentez des facteurs de risque d’ostéoporose.

si vous avez un trouble de la coagulation du sang

(saignement) ou si on vous a dit que votre nombre de

plaquettes est bas.

si vous êtes allergique à un colorant jaune particulier

appelé laque d’aluminium FD&C jaune n

Effets sur la grossesse et les nouveau-nés :

Comme il est mentionné ci-dessus, demandez conseil à votre

médecin ou à votre pharmacien avant de prendre quelque

médicament que ce soit, y compris RIVA-PAROXETINE. Si

vous prenez déjà RIVA-PAROXETINE et que vous venez

d’apprendre que vous êtes enceinte, vous devez consulter

votre médecin immédiatement. Vous devez également

parler avec votre médecin si vous prévoyez devenir

enceinte.

Prise de RIVA-PAROXETINE au début de la grossesse :

Certaines études laissent supposer un risque accru de

malformations congénitales, particulièrement de

malformations cardiaques, chez les nouveau-nés dont la mère

a pris RIVA-PAROXETINE durant les premiers mois de la

grossesse. Ces études ont révélé qu’environ 2 nouveau-nés sur

100 (2 %) dont la mère avait reçu de la paroxétine en début de

grossesse avaient une malformation cardiaque, alors que le

taux normal dans la population en général est de 1 nouveau-né

sur 100 (1 %). De plus, dans les cas où le chlorhydrate de

paroxétine avait été employé, on a fait état de naissances

prématurées, bien qu’on ne sache pas si ces cas de prématurité

sont attribuables à l’emploi du chlorhydrate de paroxétine.

Prise de RIVA-PAROXETINE plus tard dans la

grossesse :

Complications possibles à la naissance (secondaires à la

prise d’un antidépresseur récent, y compris

RIVA-

PAROXETINE) :

Des rapports de pharmacovigilance font état de complications

à la naissance commandant une prolongation de

l’hospitalisation, une respiration assistée et le gavage, chez

certains nouveau-nés dont la mère avait pris un ISRS

(inhibiteur sélectif du recaptage de la sérotonine) ou d’autres

antidépresseurs récents durant la grossesse. Parmi les

symptômes signalés, citons des difficultés à nourrir l’enfant,

des problèmes respiratoires, des convulsions, des muscles

tendus ou trop relâchés, l’énervement et des pleurs incessants.

Dans la plupart des cas, la mère avait pris un antidépresseur

récent durant le troisième trimestre de sa grossesse. Ces

symptômes correspondent à un effet indésirable direct de

l’antidépresseur sur le bébé ou peut-être à un syndrome causé

par l’arrêt brusque du médicament. Normalement, ces

symptômes se résorbent avec le temps. Cependant, si votre

enfant manifeste un de ces symptômes, communiquez avec

votre médecin dans les plus brefs délais.

Hypertension artérielle pulmonaire persistante et

antidépresseurs récents, y compris RIVA-PAROXETINE:

L’emploi de RIVA-PAROXETINE durant la grossesse,

particulièrement à la fin de celle-ci, pourrait augmenter le

risque d’une maladie pulmonaire grave appelée hypertension

artérielle pulmonaire persistante du nouveau-né, qui entraîne

des difficultés respiratoires chez les nouveau-nés peu après la

naissance. Dans la population générale, l’hypertension

artérielle pulmonaire persistante touche environ 1 ou 2

RIVA-PAROXETINE

Monographie de produit

Page 52 de 55

IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE

nouveau-nés par 1 000, mais la fréquence peut être de 4 à 6

fois plus élevée chez les nourrissons dont la mère a pris du

chlorhydrate de paroxétine en fin de grossesse.

Si vous êtes enceinte et que vous prenez un ISRS ou un

antidépresseur récent, vous devez discuter avec votre médecin

des risques et des avantages liés aux diverses options

thérapeutiques. Il est important que vous n’arrêtiez PAS de

prendre ces médicaments sans consulter d’abord votre

médecin. Consultez la section EFFETS SECONDAIRES ET

MESURES À PRENDRE pour de plus amples

renseignements.

Glaucome à angle fermé :

RIVA-PAROXETINE peut provoquer une crise aiguë de

glaucome. Un examen des yeux effectué avant la prise de

RIVA-PAROXETINE pourrait permettre d’établir si vous êtes

exposé à un risque de glaucome à angle fermé. Consultez

immédiatement un médecin si vous éprouvez :

une douleur oculaire

des altérations de la vue

une enflure ou une rougeur des yeux ou dans la

région de l’œil

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

N’employez pas

RIVA-PAROXETINE si vous prenez, ou

avez pris récemment (dans les deux dernières semaines),

des inhibiteurs de la monoamine oxydase, du chlorure de

méthylthioninium (bleu de méthylène), de la thioridazine

ou du pimozide.

Vous devez informer votre médecin si vous prenez, ou avez

pris récemment, des médicaments (médicament

d’ordonnance, en vente libre ou produits naturels ou à

base de plantes médicinales), particulièrement :

les autres antidépresseurs, tels que les ISRS et

certains antidépresseurs tricycliques;

les autres médicaments affectant la sérotonine,

comme le lithium, le linézolide, le tramadol, le

tryptophane, le millepertuis et les triptans employés

dans le traitement de la migraine;

certains médicaments utilisés pour traiter la douleur

comme le fentanyl (utilisé en anesthésie ou pour

traiter la douleur chronique), le tramadol, le

tapentadol, la mépéridine, la méthadone et la

pentazocine;

le tamoxifène, qui est utilisé pour traiter le cancer du

sein ou les troubles de la fertilité;

certains médicaments employés pour traiter les

patients ayant des battements cardiaques irréguliers

(arythmies);

certains agents utilisés pour le traitement de la

schizophrénie;

certains médicaments destinés au traitement de la

dépression bipolaire, comme le lithium;

association

fosamprénavir

ritonavir,

utilisée

pour

traiter

l’infection

virus

l’immunodéficience humaine (VIH);

la procyclidine, employée pour traiter la maladie de

Parkinson ou d’autres troubles du mouvement;

le métoprolol, destiné au traitement de l’hypertension

artérielle et de l’angine;

certains médicaments pouvant affecter la coagulation

du sang et augmenter les saignements, comme les

anticoagulants oraux (p. ex., la warfarine, le

dabigatran), l’acide acétylsalicylique (p. ex.

l’aspirine) et d’autres anti-inflammatoires non-

stéroïdiens (p. ex., l’ibuprofène);

certains médicaments destinés au traitement de

l’épilepsie;

de façon générale, la consommation de boissons

alcoolisées doit être réduite au minimum ou évitée

complètement pendant le traitement par RIVA-

PAROXETINE.;

certains médicaments utilisés pour soulager la toux

comme le dextrométhorphane.

UTILISATION APPROPRIÉE DE CE MÉDICAMENT

Dose habituelle :

Il est très important que vous preniez RIVA-

PAROXETINE exactement comme votre médecin l'a

prescrit. Généralement, la plupart des gens prennent

entre 20 mg et 40 mg de RIVA-PAROXETINE par

jour pour la dépression, le trouble obsessionnel-

compulsif, le trouble panique, la phobie sociale

(trouble d'anxiété sociale), le trouble d'anxiété

généralisée et le trouble de stress post-traumatique,

bien que votre médecin peut entamer votre traitement

pour le trouble panique par une dose de 10 mg par

jour.

Prenez les comprimés le matin, de préférence avec

des aliments. Avalez-les tout rond avec de l’eau.

Vous ne devez pas les mâcher.

Vous devez continuer de prendre votre médicament

même si vous ne vous sentez pas mieux, car il faut

parfois quelques semaines avant que le médicament

n’agisse.

Poursuivez votre traitement selon les directives,

jusqu’à ce que votre médecin vous dise d’y mettre fin.

Vous devez consulter votre médecin avant d’arrêter

de prendre votre médicament de votre propre chef.

N’oubliez pas :

Ce médicament a été prescrit uniquement

pour vous. Ne le donnez à personne d’autre, car cette

personne pourrait manifester des effets indésirables

pouvant être graves.

Dose oubliée :

Si vous oubliez de prendre votre comprimé un matin, prenez-

le dès que vous constatez cet oubli. Prenez la dose suivante à

l’heure habituelle le lendemain matin et ainsi de suite.

RIVA-PAROXETINE

Monographie de produit

Page 53 de 55

IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE

N’essayez pas de compenser une dose oubliée en prenant une

double dose le jour suivant.

Surdosage :

Si vous avez pris un grand nombre de comprimés à la fois,

communiquez immédiatement avec votre médecin ou le

service des urgences de l’hôpital le plus proche, même si vous

vous sentez bien. Montrez le contenant de comprimés au

médecin.

surdosage,

communiquez

avec

professionnel de la santé, l’urgence de l'hôpital ou le

centre antipoison de la région immédiatement, même s’il

n'y a pas de symptômes.

EFFETS SECONDAIRES ET MESURES À PRENDRE

Comme tous les médicaments, RIVA-PAROXETINE peut

entraîner des effets secondaires. Mais vous pourriez ne pas en

éprouver du tout. Chez la plupart des patients, les effets

secondaires sont le plus souvent mineurs et temporaires.

Cependant, certains peuvent être graves ou encore liés à la

dose. Consultez votre médecin si vous manifestez ces effets

indésirables ou d’autres, car il faudra peut-être ajuster la dose.

Si vous avez une réaction allergique (y compris éruption

cutanée, urticaire, enflure, difficulté à respirer) ou des effets

secondaires sévères ou inhabituels, cessez de prendre le

médicament et communiquez avec votre médecin

immédiatement.

Les effets secondaires les plus courants de RIVA-

PAROXETINE sont les suivants :

nausées/vomissements

bouche sèche

somnolence

faiblesse

étourdissements

transpiration

tremblements

nervosité

agitation

vision trouble

troubles du sommeil

gain de poids

problèmes sexuels

Même si les troubles psychiatriques sont

souvent associés à une baisse de la libido, de la

satisfaction sexuelle et de la qualité des

rapports sexuels, le traitement à l’aide de ce

médicament peut aggraver davantage ces

paramètres.

Une baisse de l’appétit, la constipation, la diarrhée, des rêves

anormaux (y compris les cauchemars), des maux de tête et des

troubles menstruels (y compris règles abondantes, saignements

entre les règles et absence de règles) sont aussi possibles.

Habituellement, le chlorhydrate de paroxétine ne nuit pas aux

activités quotidiennes des gens, mais certains patients ont

sommeil quand ils le prennent. Si tel est votre cas, vous ne

devez pas conduire ni faire fonctionner de machines.

RIVA-PAROXETINE peut entraîner une augmentation des

taux de cholestérol chez certains patients.

Symptômes liés à l’arrêt du traitement

Consultez votre médecin avant de cesser de prendre RIVA-

PAROXETINE ou d’en réduire la dose. Divers symptômes,

notamment étourdissements, sensation de tête légère, nausées,

vomissements, agitation ou nervosité, anxiété, transpiration,

maux de tête, troubles du sommeil, sensations de choc

électrique et acouphènes (bourdonnement, chuintement,

sifflement, tintement et autres bruits persistants dans les

oreilles), et d’autres symptômes ont été signalés après l’arrêt

du traitement par le chlorhydrate de paroxétine ou une

réduction de la dose. De tels symptômes peuvent aussi se

manifester si vous oubliez une dose. Normalement, ces

symptômes disparaissent d’eux-mêmes sans qu’on doive

recourir à un traitement. Si des symptômes comme ceux

énumérés ou d’autres surviennent, informez-en

immédiatement votre médecin. Il se peut qu’il doive ajuster la

posologie de RIVA-PAROXETINE pour soulager les

symptômes.

Consultez également la section MISES EN GARDE ET

PRÉCAUTIONS pour de plus amples renseignements.

Effets sur les nouveau-nés

Certains nouveau-nés dont la mère avait pris un ISRS

(inhibiteur sélectif du recaptage de la sérotonine) ou un

antidépresseur récent, comme RIVA-PAROXETINE, durant

la grossesse ont présenté des symptômes comme les suivants :

difficultés à nourrir l’enfant et/ou difficulté à respirer,

énervement et pleurs incessants. Si votre enfant manifeste un

de ces symptômes, communiquez le plus rapidement possible

avec votre médecin. Consultez aussi la section MISES EN

GARDE ET PRÉCAUTIONS pour de plus amples

renseignements.

RIVA-PAROXETINE

Monographie de produit

Page 54 de 55

IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE

EFFETS SECONDAIRES GRAVES :

FRÉQUENCE ET PROCÉDURES À SUIVRE

Symptôme / effet

Consultez votre

médecin ou votre

pharmacien

Sollicitez sans

tarder des

soins

médicaux

d’urgence

Seulement

dans les

cas graves

Dans

tous

les cas

eu fréquent

Hallucinations [visions

ou sons étranges]

Mouvements

incontrôlables du corps

ou du visage

Incapacité d’uriner ou

perte de la maîtrise de la

vessie (incontinence

urinaire)

Pupilles dilatées

Pression artérielle basse

(pouvant causer

étourdissements,

sensation de tête légère

ou perte de conscience

lors du passage de la

position couchée ou

assise à la position

debout)

Faible nombre de

plaquettes [ecchymoses

ou saignements

inhabituels de la peau ou

d’autres régions]

Rare

Réactions allergiques

sévères [éruption cutanée

s’accompagnant de

rougeur et de bosses,

urticaire, démangeaisons,

enflure des lèvres, du

visage, de la langue ou

de la gorge, difficulté à

respirer, respiration

sifflante, essoufflement,

éruptions cutanées,

collapsus ou perte de

conscience]

Réactions

allergiques

(éruption cutanée

seulement)

Faible taux de sodium

dans le sang [symptômes

de fatigue, faiblesse,

confusion combinés à des

muscles douloureux,

raides ou non

coordonnés]

Acathésie [sensation

d’agitation et incapacité

de rester assis ou debout

sans bouger]

Manie [comportement

et pensées

hyperactifs]

Convulsions [perte de

EFFETS SECONDAIRES GRAVES :

FRÉQUENCE ET PROCÉDURES À SUIVRE

Symptôme / effet

Consultez votre

médecin ou votre

pharmacien

Sollicitez sans

tarder des

soins

médicaux

d’urgence

Seulement

dans les

cas graves

Dans

tous

les cas

conscience

s’accompagnant de

tremblements

incontrôlables (« crise

»)]

Syndrome des jambes

sans repos (envie

irrépressible de bouger

les jambes)

Glaucome à angle fermé

[douleur aux yeux,

changements de la vision

et enflure ou rougeur des

yeux ou dans la région de

l’œil]

Sécrétion anormale de

lait (par les seins) chez

les hommes et les

femmes

Sensibilité accrue de la

peau au soleil

Enflure des mains,

des chevilles ou des

pieds

Troubles menstruels (y

compris règles

abondantes, saignements

entre les règles et absence

de règles)

rare

Syndrome

sérotoninergique

[combinaison de la

plupart ou de la totalité

des symptômes suivants :

confusion, agitation,

transpiration,

tremblements, frissons,

forte fièvre,

hallucinations, réflexe

soudain des muscles

(secousse), raideur

musculaire, grande

agitation ou irritabilité,

battements du cœur

rapides]. La gravité des

symptômes peut

augmenter, menant à une

perte de conscience.

Saignements gastro-

intestinaux

[vomissements de sang

ou présence de sang dans

les selles]

Trouble du foie

[symptômes comprenant

nausées, vomissements,

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IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE

EFFETS SECONDAIRES GRAVES :

FRÉQUENCE ET PROCÉDURES À SUIVRE

Symptôme / effet

Consultez votre

médecin ou votre

pharmacien

Sollicitez sans

tarder des

soins

médicaux

d’urgence

Seulement

dans les

cas graves

Dans

tous

les cas

perte d’appétit avec

démangeaisons,

jaunissement de la peau

ou des yeux, urine

foncée]

Une éruption cutanée

étendue et sévère

s’accompagnant

d’ampoules et de peau

qui pèle et souvent

d’ulcères ou de douleur

dans la bouche ou les

yeux

Éruption cutanée

pouvant prendre la forme

d’ampoules et

ressembler à de petites

cibles (taches foncées au

centre entourées d’une

région plus pâle et d’un

cercle foncé autour)

appelée érythème

polymorphe

ulter

garde et Précautions

Changements sur le

plan des sentiments ou

du comportement

(colère, anxiété, pensées

suicidaires ou violentes)

Pensées de mort ou

de suicide

Cette liste d’effets secondaires n’est pas

exhaustive. Si vous

observez un effet inattendu pendant votre traitement par RIVA-

PAROXETINE, veuillez communiquer avec votre médecin ou

votre pharmacien.

COMMENT LE CONSERVER

Gardez tous les médicaments hors de la vue et de la

portée des enfants.

Conservez à la température ambiante (15 °C à 30 °C)

dans un endroit sec.

Tenez le contenant bien fermé.

Si votre médecin vous demande d’arrêter de prendre

RIVA-PAROXETINE veuillez retourner les quantités

restantes à votre pharmacien.

Déclaration des effets secondaires

Vous pouvez signaler tout effet secondaire soupçonné d’être

associé à l’emploi des produits de santé à Santé Canada en :

en visitant la page web sur la Déclaration des effets

indésirables (https://www.canada.ca/fr/sante-

canada/services/medicaments-produits-

sante/medeffet-canada/declaration-effets-

indesirables.html) pour l’information relative à la

déclaration en ligne, par la poste ou par télécopieur;

en composant le numéro sans frais 1-866-234-2345

REMARQUE : Si vous avez besoin de renseignements

concernant la prise en charge des effets secondaires,

communiquez avec votre professionnel de la santé. Le

Programme Canada Vigilance ne fournit pas de conseils

médicaux.

POUR DE PLUS AMPLES RENSEIGNEMENTS

Vous pourriez devoir relire à nouveau ce dépliant. Veuillez le

conserver jusqu’à ce que vous ayez terminé votre traitement.

On peut obtenir ce document et la monographie complète du

produit, rédigée pour les professionnels

à l’adresse

www.labriva.com

ou en

communiquant avec le promoteur,

Laboratoire Riva Inc.

1-800-363-7988.

Le présent feuillet a été préparé par

Laboratoire Riva Inc.

660 Boul. Industriel

Blainville, Québec

J7C 3V4

www.labriva.com

Date de révision :10 mai

2021

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