RIVA-LANSOPRAZOLE Capsule (à libération retardée)

Canada - français - Health Canada

Achète-le

Ingrédients actifs:
Lansoprazole
Disponible depuis:
LABORATOIRE RIVA INC.
Code ATC:
A02BC03
DCI (Dénomination commune internationale):
LANSOPRAZOLE
Dosage:
15MG
forme pharmaceutique:
Capsule (à libération retardée)
Composition:
Lansoprazole 15MG
Mode d'administration:
Orale
Unités en paquet:
100
Type d'ordonnance:
Prescription
Domaine thérapeutique:
PROTON-PUMP INHIBITORS
Descriptif du produit:
Numéro de groupe d'ingrédients actifs (GIA) :0127666002
Statut de autorisation:
APPROUVÉ
Numéro d'autorisation:
02422808
Date de l'autorisation:
2015-03-09

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MONOGRAPHIE DE PRODUIT

Pr

RIVA-LANSOPRAZOLE

Capsules de lansoprazole à libération prolongée, USP

15 mg et 30 mg

Inhibiteur de l’H

-ATPase

Laboratoire Riva Inc.

660 Boul. Industriel

Blainville, Québec

J7C 3V4

www.labriva.com

Date de révision :

9 août 2021

Numéro de contrôle : 254587

RIVA-LANSOPRAZOLE

Monographie de produit

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Table des matières

PARTIE I : RENSEIGNEMENTS POUR LE PROFESSIONNEL DE LA SANTÉ ............. 3

RENSEIGNEMENTS SOMMAIRES SUR LE PRODUIT ............................................... 3

INDICATIONS ET UTILISATION CLINIQUE ............................................................... 3

CONTRE-INDICATIONS ................................................................................................. 5

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS ......................................................................... 6

EFFETS INDÉSIRABLES ............................................................................................... 13

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES ..................................................................... 23

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION ........................................................................... 26

SURDOSAGE................................................................................................................... 30

MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE ............................................. 30

ENTREPOSAGE ET STABILITÉ ................................................................................... 35

FORMES POSOLOGIQUES, COMPOSITION ET CONDITIONNEMENT ............... 36

PARTIE II: RENSEIGNEMNENTS SCIENTIFIQUES ........................................................ 37

RENSEIGNEMENTS PHARMACEUTIQUES .............................................................. 37

ESSAIS CLINIQUES ....................................................................................................... 38

PHARMACOLOGIE DÉTAILLÉE ................................................................................. 58

TOXICOLOGIE ............................................................................................................... 67

RÉFÉRENCES ................................................................................................................. 81

RENSEIGNEMENTS POUR LES PATIENTS SUR LES MÉDICAMENTS ..................... 88

RIVA-LANSOPRAZOLE

Monographie de produit

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Pr

RIVA-LANSOPRAZOLE

Capsules de lansoprazole à libération prolongée, USP

PARTIE I : RENSEIGNEMENTS POUR LE PROFESSIONNEL DE LA SANTÉ

RENSEIGNEMENTS SOMMAIRES SUR LE PRODUIT

Voie

d’administration

Forme posologique et

concentration

Tous les ingrédients non médicamenteux

Orale

Capsules

à libération

prolongée/

à 15 mg et à

30 mg

Amidon de maïs, carbonate de magnésium,

copolymère d’acide méthacrylique d’acrylate

d’éthyl, D&C jaune No.10, dioxyde de titane,

FD&C bleu No. 1 (capsules à 30 mg

seulement), FD&C rouge No 3, FD&C vert

No. 3 (capsules à 15 mg seulement), gélatine,

hydroxypropylcellulose, hypromellose,

macrogol, polysorbate 80, silice colloïdale

anhydre, sphérules de sucre, sucrose et talc.

INDICATIONS ET UTILISATION CLINIQUE

NOTA : LORSQUE CE PRODUIT EST ADMINISTRÉ EN ASSOCIATION AVEC DES

ANTIBIOTIQUES EN VUE DE L’ÉRADICATION DE

HELICOBACTER PYLORI

(H. pylori), ON DOIT CONSULTER LA MONOGRAPHIE DE CES ANTIBIOTIQUES.

Adultes

RIVA-LANSOPRAZOLE (lansoprazole en capsules à libération prolongée) est indiqué dans le

traitement des affections nécessitant une réduction de la sécrétion d’acide gastrique, dont les

suivantes :

ulcère duodénal;

ulcère gastrique;

œsophagite par reflux gastro-œsophagien, incluant le syndrome (œsophage) de Barrett, et

cas réfractaires à une cure appropriée aux antagonistes des récepteurs H

de l’histamine.

cicatrisation de l’ulcère gastrique secondaire à la prise d’anti-inflammatoires non

stéroïdiens (AINS); traitement de l’ulcère gastrique secondaire à la prise d’AINS chez les

patients qui continuent à prendre ces médicaments (les études comparatives n’ont pas

duré plus de huit semaines);

réduction du risque d’ulcère gastrique secondaire à la prise d’AINS chez les patients qui

ont des antécédents d’ulcères gastriques et qui doivent continuer à prendre un AINS

(l’étude comparative n’a pas duré plus de 12 semaines);

reflux gastro-oesophagien symptomatique (RGOs); brûlures d’estomac et autres

symptômes associés au RGO;

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états pathologiques d’hypersécrétion, incluant le syndrome de Zollinger-Ellison (voir

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION);

éradication de Helicobacter pylori (H. pylori).

Trithérapie : RIVA-LANSOPRAZOLE/clarithromycine/amoxicilline

L’emploi de lansoprazole en association avec la clarithromycine et l’amoxicilline à titre de

trithérapie est indiqué dans le traitement de l’infection à H. pylori et de l’ulcère duodénal

évolutif. On a observé que l’éradication de H. pylori réduit le risque de récurrence de l’ulcère

duodénal (voir ESSAIS CLINIQUES et POSOLOGIE ET ADMINISTRATION).

(POUR PLUS DE DÉTAILS SUR LA TRITHÉRAPIE DANS LE TRAITEMENT DE

L’INFECTION À

H. PYLORI

ET DE L’ULCÈRE DUODÉNAL ÉVOLUTIF, SE

REPORTER À LA MONOGRAPHIE DE HP-PAC.)

Chez les patients présentant des antécédents récents d’ulcère duodénal et qui sont infectés par

H. pylori, le traitement d’éradication peut réduire le taux de récurrence de l’ulcère duodénal. On

ignore encore quel est le meilleur moment auquel administrer un traitement d’éradication à ces

patients.

En cas d’échec du traitement d’association renfermant la clarithromycine, il convient de procéder

à des épreuves de sensibilité. Si ces épreuves révèlent une résistance à la clarithromycine ou s’il

n’est pas possible d’effectuer de telles épreuves, il est recommandé de prescrire une autre

association médicamenteuse.

Aucune résistance à l’amoxicilline n’a été observée dans les essais cliniques portant sur

l’administration du lansoprazole en capsules et d’amoxicilline.

Le tableau 1 résume les taux d’éradication de H. pylori obtenus avec différentes trithérapies.

Tableau 1. Taux d’éradication de

H. pylori obtenus avec différentes trithérapies

Schéma posologique

Nombre de

jours/n

o

de

l’étude

Patients

évaluables

(d’après le

protocole)*

% (n/N)

ITT (toutes les

données)†

% (n/N)

ITT

(pire cas)‡

% (n/N)

Lansoprazole en capsules à 30 mg/

clarithromycine à 500 mg/

amoxicilline à 1000 mg (tous 2 f.p.j.)

14/ M93-131

92 (44/48)

94 (47/50)

86 (47/55)

14/ M95-392

86 (57/66)

87 (58/67)

83 (58/70)

Lansoprazole en capsules à 30 mg/

clarithromycine à 500 mg/

amoxicilline à 1000 mg (tous 2 f.p.j.)

10/ M95-399

84 (103/123)

86 (110/128)

81 (110/135)

Lansoprazole en capsules à 30 mg/

clarithromycine à 250 mg/

amoxicilline à 1000 mg (tous 2 f.p.j.)

7/ GB 94/110

90 (103/114)

90 (104/116)

86 (104/121)

Définitions : ITT = analyse en intention de traiter

D’après les patients évaluables présentant un ulcère duodénal avéré et (ou) une gastrite et une infection à

H. pylori au départ, d’après au moins deux examens endoscopiques positifs sur trois selon le CLOtest®,

l’examen histologique et (ou) la culture. Les patients étaient inclus dans l’analyse s’ils avaient poursuivi l’étude

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jusqu’à la fin. De plus, les patients qui abandonnaient l’étude en raison d’un effet indésirable lié à la prise du

médicament à l’étude étaient inclus dans l’analyse sous la rubrique « échec du traitement ».

Les patients étaient inclus dans l’analyse s’ils présentaient une infection à H. pylori avérée au départ selon la

définition déjà mentionnée et s’ils souffraient d’un ulcère duodénal avéré.

« Pire cas » incluait les patients pour lesquels il n’y avait pas de données disponibles sous la rubrique « échec du

traitement ».

Les patients étaient inclus dans l’analyse s’ils souffraient d’un ulcère duodénal (évolutif) avéré et d’une infection à

H. pylori au départ, d’après au moins deux examens endoscopiques positifs sur trois (CLOtest, histologie et [ou]

culture).

Pédiatrie (enfants de 6 à 17 ans)

Reflux gastro-œsophagien (RGO) (œsophagite érosive et non érosive)

RIVA-LANSOPRAZOLE est indiqué dans le traitement du RGO érosif et non érosif chez les

enfants de 6 à 17 ans. La période de traitement de l’étude clinique n’a pas dépassé 12 semaines.

CONTRE-INDICATIONS

Les patients qui présentent une hypersensibilité à ce médicament ou à l’un des

ingrédients de la formulation de ce dernier ou des composants du récipient. Pour obtenir

une liste complète, veuillez consulter la section FORMES POSOLOGIQUES,

COMPOSITION ET CONDITIONNEMENT de la monographie de produit.

L’amoxicilline est contre-indiquée dans les cas d’hypersensibilité connue aux pénicillines

(voir la monographie de l’amoxicilline avant de prescrire ce produit).

La clarithromycine est contre-indiquée dans les cas d’hypersensibilité connue à la

clarithromycine, à l’érythromycine ou à d’autres macrolides. La clarithromycine est

également contre-indiquée en association avec l’astémizole, la terfénadine, le cisapride

ou le pimozide (voir la monographie de la clarithromycine en comprimés avant de

prescrire ce produit).

L’administration concomitante de lansoprazole et de rilpivirine est contre-indiquée (voir

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES, Tableau 11).

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MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS

Mises en garde et précautions importantes

Dans les cas où le lansoprazole est pris en concomitance avec la clarithromycine, il est à

noter qu’on ne doit pas administrer la clarithromycine à une femme enceinte, surtout au

cours des trois premiers mois de la grossesse, sauf si aucun autre traitement ne convient.

Si la grossesse survient pendant que la patiente prend le médicament, il faut avertir cette

dernière des dangers que ce fait pourrait présenter pour le foetus. On a constaté les effets

défavorables de

la clarithromycine sur l’évolution de la grossesse et (ou) sur le

développement embryo-foetal chez le singe, la souris, le rat et le lapin à des doses qui ont

entraîné des concentrations plasmatiques de 2 à 17 fois supérieures aux concentrations

sériques

que l’on observe chez l’être humain qui reçoit les doses maximales

recommandées (voir la section MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS de la

Monographie de la clarithromycine.

Généralités

Cancer de l’estomac

L’obtention d’une réponse symptomatique à la suite de l’administration de lansoprazole n’écarte

pas la possibilité d’un cancer de l’estomac.

Colite pseudomembraneuse

On a signalé des cas de colite pseudomembraneuse à la suite de l’administration de presque tous

les agents antibactériens, y compris la clarithromycine et l’amoxicilline; la gravité de cette

complication peut aller jusqu’à mettre la vie du patient en danger. Par conséquent, il est

important d’envisager la possibilité de cette affection chez les patients qui présentent une

diarrhée consécutive à un traitement antibactérien.

Les antibactériens altèrent la flore normale du côlon et peuvent ainsi permettre la prolifération de

Clostridia. Des études indiquent qu’une toxine produite par Clostridium difficile est la principale

cause des colites consécutives à une antibiothérapie.

Dès que l’on a établi le diagnostic de colite pseudomembraneuse, il faut prendre des mesures

pour la traiter. Les cas légers peuvent généralement céder devant la seule interruption du

traitement. Dans les cas modérés ou graves, il faut songer à administrer des liquides et des

électrolytes, à donner un supplément protéique et à administrer un antibiotique qui soit efficace

contre une colite à Clostridium difficile.

Diarrhée associée à Clostridium Difficile

Une réduction de l’acidité gastrique, par quelque moyen que ce soit, dont l’emploi d’inhibiteurs

de la pompe à protons (IPP), accroît le nombre de bactéries gastriques normalement présentes

dans le tractus gastro-intestinal. Un traitement par des inhibiteurs de la pompe à protons peut

donc entraîner une augmentation du risque d’infections gastro-intestinales

notamment

d’infections à salmonelle, à campylobacter et à Clostridium difficile.

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Une augmentation du risque d’infection à Clostridium difficile (ICD) et de diarrhée associée à

Clostridium difficile (DACD) a été observée en association avec l’emploi d’IPP durant plusieurs

études d’observation. L’ICD et la DACD doivent être prises en considération lors du diagnostic

différentiel de la diarrhée qui ne cède pas. Les facteurs de risque additionnels d’ICD et de DACD

comprennent une hospitalisation récente, l’utilisation d’antibiotiques, la vieillesse et la présence

de comorbidités.

Il faut prescrire les IPP aux patients à la dose la plus faible et pour la durée la plus courte

permettant de traiter la maladie et les réévaluer pour déterminer si le traitement continu par un

IPP reste bénéfique.

Emploi concomitant avec le méthotrexate

D'après la littérature, l'emploi concomitant d'IPP et de méthotrexate (surtout à forte dose)

pourrait faire augmenter et maintenir les concentrations sériques de méthotrexate et/ou de son

métabolite, ce qui pourrait causer des toxicités attribuables au méthotrexate. On peut envisager

l'interruption temporaire du traitement par l'IPP chez certains patients recevant du méthotrexate à

forte dose (voir INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES).

Infection à H. pylori : éradication et observance

Afin d’éviter l’échec du traitement d’éradication qui peut s’accompagner d’un risque

d’antibiorésistance et d’un risque d’échec du traitement ultérieur, il faut aviser les patients de

respecter à la lettre le schéma thérapeutique qui leur a été prescrit.

Dans le traitement visant l’éradication de H. pylori, on ne doit pas administrer d’amoxicilline ni

de clarithromycine aux insuffisants rénaux, étant donné que la posologie appropriée n’a pas

encore été établie chez cette population de patients.

Fractures osseuses

Plusieurs études d’observation dont les résultats ont été publiés donnent à penser que le

traitement par un IPP pourrait être associé à un risque accru de fracture de la hanche, du poignet

ou de la colonne vertébrale liée à l’ostéoporose. Le risque de fracture était augmenté chez les

patients qui recevaient des doses élevées d’IPP, c’est-à-dire des doses quotidiennes multiples,

pendant de longues périodes (un an ou plus). Le traitement par un IPP doit être administré le

moins longtemps possible et à la plus faible dose permettant de traiter adéquatement l’affection

dont est atteint le patient. Les patients à risque de fractures associées à l’ostéoporose doivent être

pris en charge conformément aux lignes directrices de traitement (voir POSOLOGIE ET

ADMINISTRATION et EFFETS INDÉSIRABLES).

Carcinogenèse et mutagenèse

Les préoccupations relatives à l’innocuité du traitement de longue durée touchent

l’hypergastrinémie, d’éventuels effets sur les cellules de type entérochromaffine (cellules

enterochromaffin-like [ECL]) et la formation de carcinoïdes, des cas d’hyperplasie des cellules

ECL et des carcinoïdes gastriques ayant été observés dans le cadre de quatre études réalisées sur

des animaux. Pour plus de détails, voir TOXICOLOGIE, mutagénicité et carcinogénicité.

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L’analyse de tissus gastriques prélevés par biopsie chez des patients ayant reçu des inhibiteurs de

la pompe à protons dans le cadre d’un traitement à court terme n’a pas fait ressortir d’effets sur

les cellules ECL semblables à ceux qui ont été observés chez les animaux étudiés. Cependant,

des études à plus long terme portant sur l’humain ont montré une légère augmentation de la

densité moyenne des cellules ECL, malgré l’absence d’hyperplasie cellulaire dans les tissus

examinés au microscope. On a observé des résultats semblables dans les études portant sur le

traitement d’entretien, au cours desquelles les patients ont reçu le lansoprazole pendant des

périodes allant jusqu’à 15 mois. Les taux de gastrine sérique ont augmenté significativement par

rapport aux valeurs de départ, mais atteignaient un plateau après deux mois de traitement. Un

mois suivant l’arrêt du traitement, les taux de gastrine sérique (mesurés chez des sujets à jeun)

s’abaissaient aux valeurs de départ. En outre, selon les résultats de biopsies gastriques effectuées

dans le cadre d’études sur le traitement à court et à long terme et sur le traitement d’entretien, le

lansoprazole n’a aucun effet cliniquement significatif sur la morphologie de la muqueuse

gastrique. Pour plus de détails, voir les sections PHARMACOLOGIE DÉTAILLÉE et

TOXICOLOGIE.

Interactions médicamenteuses avec des médicaments antirétroviraux

Des interactions entre les IPP et certains médicaments antirétroviraux ont été signalées.

L’importance clinique de ces interactions et les mécanismes qui les sous-tendent ne sont pas

toujours connus. Une variation du pH gastrique peut modifier l’absorption du médicament

antirétroviral. D’autres mécanismes possibles sont liés au CYP2Cl9.

Rilpivirine

L’administration concomitante de lansoprazole et de rilpivirine est contre-indiquée en raison de

la réduction importante de l’exposition à la rilpivirine et d’une perte d’effet thérapeutique (voir

CONTRE-INDICATIONS).

Atazanavir et nelfinavir

L’administration concomitante de lansoprazole et d’atazanavir ou de nelfinavir n’est pas

recommandée en raison de la réduction de l’exposition à l’atazanavir et au nelfinavir (voir la

monographie des produits suivants : Atazanavir et Nelfinavir).

Si l’administration concomitante de RIVA-LANSOPRAZOLE et d’atazanavir est jugée

indispensable, on recommande d’assurer une surveillance clinique étroite et d’administrer une

dose de 400 mg d’atazanavir en association avec 100 mg de ritonavir; la dose de RIVA-

LANSOPRAZOLE ne doit pas être supérieure à l’équivalent de 20 mg par jour d’oméprazole

(voir la monographie d’Atazanavir).

Saquinavir

Il faut faire preuve de prudence lorsque RIVA-LANSOPRAZOLE est administré en

concomitance avec le saquinavir/ritonavir. On recommande de surveiller l’apparition de signes

possibles de toxicité liée au saquinavir, y compris des symptômes gastro-intestinaux, une

augmentation du taux de triglycérides, une thrombose veineuse profonde et un allongement de

l’intervalle QT. Une réduction de la dose de saquinavir doit être envisagée en tenant compte de

l’innocuité chez chaque patient (voir la monographie du Saquinavir).

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Endocrinien/métabolisme

Hypomagnésémie

De rares cas d’hypomagnésémie symptomatique et asymptomatique ont été signalés chez des

patients traités par un IPP depuis au moins trois mois, et dans la plupart des cas depuis un an. Les

effets indésirables graves de l’hypomagnésémie comprennent la tétanie, les arythmies et les

convulsions. L’hypomagnésémie peut provoquer une hypocalcémie et/ou une hypokaliémie (voir

EFFETS INDÉSIRABLES, Effets indésirables du médicament déterminés après la

commercialisation). Chez la plupart des patients, le traitement de l’hypomagnésémie (et une

hypocalcémie et/ou hypokaliémie) comprenait la prise de suppléments de magnésium et l’arrêt

de l’IPP.

Pour les patients qui sont censés suivre un traitement sur une longue période ou qui prennent des

IPP avec d’autres médicaments, comme la digoxine ou des médicaments qui peuvent causer de

l’hypomagnésémie (par exemple, les diurétiques), le professionnel de la santé peut envisager de

surveiller le taux de magnésium avant le début du traitement par l’IPP puis périodiquement par la

suite (voir EFFETS INDÉSIRABLES).

L’utilisation chronique d’IPP peut causer de l’hypomagnésémie.

Carence en cyanocobalamine (vitamine B12)

L’emploi prolongé d’IPP peut entraver l’absorption de la vitamine B12 liée aux protéines et

contribuer à l’apparition d’une carence en cyanocobalamine (vitamine B12).

Interférence avec les tests de laboratoire

Durant un traitement par des médicaments antisécrétoires, le taux de chromogranine A (CgA)

augmente en raison d’une diminution de l’acidité gastrique. Un taux accru de CgA peut interférer

avec le dépistage de tumeurs neuroendocrines. Pour éviter cette interférence, le traitement par

RIVA-LANSOPRAZOLE doit être cessé 14 jours avant la mesure du taux de CgA (voir

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES).

Gastro-intestinal

En présence d’un ulcère gastrique présumé, on doit écarter la possibilité d’un cancer avant

d’entreprendre un traitement par le lansoprazole en capsules à libération prolongée, car l’emploi

de ces produits peut atténuer les symptômes et retarder le diagnostic de cancer.

L’utilisation prolongée de RIVA-LANSOPRAZOLE, en particulier si elle dépasse un an, est

associée à un risque accru de polypes des glandes fundiques (voir EFFETS INDÉSIRABLES,

Effets indésirables au médicament déterminés à la suite de la surveillance après

commercialisation). La plupart des polypes des glandes fundiques sont asymptomatiques. Les

patients doivent prendre la plus petite dose d’IPP appropriée à leur condition et leur traitement

devrait être le plus court possible.

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Génito-urinaire

Dans une étude de toxicologie d’une durée de 24 mois chez les rats, on a noté, après 18 mois de

traitement à des doses égales ou supérieures à 15 mg/kg/jour, que l’incidence d’hyperplasie des

cellules interstitielles du testicule (cellules de Leydig) était plus élevée que l’incidence chez les

témoins historiques ou chez les animaux témoins pendant cette étude.

Au cours d’une étude de toxicité d’une durée de un an, un cas d’adénome des cellules

interstitielles du testicule (cellules de Leydig) est également apparu chez un rat sur les 30 qui

avaient reçu 50 mg/kg/jour (soit 13 fois la dose recommandée chez l’humain, en fonction de la

surface corporelle).

Ces changements sont associés à des modifications des glandes endocrines chez les rats,

modifications que l’on n’a pas observées chez l’humain jusqu’à maintenant. Pour plus de détails,

voir les sections PHARMACOLOGIE DÉTAILLÉE et TOXICOLOGIE.

Hépatique/biliaire/pancréatique

Insuffisance hépatique

Il n’est pas nécessaire de modifier le schéma posologique initial chez le patient atteint

d’insuffisance hépatique légère ou modérée, mais on ne doit pas administrer de doses supérieures

à 30 mg par jour au patient atteint d’une insuffisance modérée, à moins que des indications

cliniques ne rendent cette mesure obligatoire. Il faut envisager de réduire la dose chez les

patients atteints d’une hépatopathie grave.

Immunitaire

Des réactions allergiques (y compris l’anaphylaxie) ont été signalées chez des patients qui

recevaient la clarithromycine par voie orale.

Des réactions d’hypersensibilité graves (réactions anaphylactiques), fatales même, sont

survenues chez des sujets traités à la pénicilline. Ces réactions sont plus susceptibles de se

produire en présence d’antécédents d’hypersensibilité à la pénicilline et (ou) de sensibilité à

divers allergènes.

On dispose de rapports bien documentés sur des sujets ayant des antécédents de réactions

d’hypersensibilité à la pénicilline et qui ont subi des réactions graves d’hypersensibilité à la suite

de la prise de céphalosporines. Avant d’entreprendre l’administration d’une pénicilline

quelconque, on doit vérifier soigneusement si le sujet a déjà subi des réactions d’hypersensibilité

aux pénicillines, aux céphalosporines et à d’autres allergènes. En cas de réaction allergique, on

doit interrompre l’administration d’amoxicilline et instaurer le traitement qui s’impose.

Les réactions

anaphylactiques graves doivent faire l’objet d’un traitement d’urgence

immédiat faisant appel à l’administration d’épinéphrine, d’oxygène, de corticostéroïdes; on

doit en outre s’assurer que le patient respire librement et l’intuber, le cas échéant.

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