RAN-DOMPERIDONE Comprimé

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Achète-le

Ingrédients actifs:
Dompéridone (Maléate de dompéridone)
Disponible depuis:
RANBAXY PHARMACEUTICALS CANADA INC.
Code ATC:
A03FA03
DCI (Dénomination commune internationale):
DOMPERIDONE
Dosage:
10MG
forme pharmaceutique:
Comprimé
Composition:
Dompéridone (Maléate de dompéridone) 10MG
Mode d'administration:
Orale
Unités en paquet:
500
Type d'ordonnance:
Prescription
Domaine thérapeutique:
PROKINETIC AGENTS
Descriptif du produit:
Numéro de groupe d'ingrédients actifs (GIA) :0116957001; AHFS: 56:32.00
Statut de autorisation:
APPROUVÉ
Numéro d'autorisation:
02268078
Date de l'autorisation:
2005-05-18

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MONOGRAPHIE DE PRODUIT

Pr

RAN™-DOMPERIDONE

Comprimés de dompéridone, BP

Dompéridone à 10 mg

(sous forme de maléate de dompéridone)

Modificateur de la motilité des voies digestives supérieures

Ranbaxy Pharmaceuticals Canada Inc.

2680 Matheson Blvd. E., Suite 200

Mississauga, Ontario

L4W 0A5

Date de révision :

Le 1 avril 2015

Numéro de contrôle de la présentation : 180498

Marque de commerce RAN, propriété de Ranbaxy Laboratories Limited

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Pr

RAN™-DOMPERIDONE

Comprimés de dompéridone, BP

Dompéridone à 10 mg

(sous forme de maléate de dompéridone)

CLASSE THÉRAPEUTIQUE

Modificateur de la motilité des voies digestives supérieures

MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE

La dompéridone est un antagoniste des récepteurs dopaminergiques périphériques dont la

structure s’apparente à celle des butyrophénones. Elle a des propriétés antiémétiques et

stimule la motilité gastrique.

La dompéridone augmente le péristaltisme œsophagien et la pression du sphincter inférieur

de l'œsophage (PSIO), stimule la motilité et le péristaltisme gastriques et améliore la

coordination gastroduodénale, ce qui facilite la vidange gastrique et diminue le temps de

transit dans l’intestin grêle.

Le mode d’action de la dompéridone est lié à son activité inhibitrice sur les récepteurs

dopaminergiques périphériques. La dompéridone peut inhiber les vomissements induits par

l’apomorphine, la dihydroergotoxine (Hydergine), la morphine ou la lévodopa en stimulant

zone

déclenchement

chimiorécepteurs

(située

l’extérieur

barrière

hématoencéphalique). Des preuves indirectes démontrent que les vomissements sont aussi

inhibés au niveau gastrique, car la dompéridone inhibe aussi les vomissements induits par

l’administration par voie orale de lévodopa et les concentrations de dompéridone dans la

paroi gastrique après l'administration du médicament par voie orale sont beaucoup plus

élevées que les concentrations présentes dans le plasma sanguin et les autres organes.

La dompéridone ne traverse pas facilement la barrière hématoencéphalique et ne devrait

donc pas avoir d’effets sur le système nerveux central. Une étude rigoureuse de l’intervalle

QT a été menée auprès de sujets sains. Cette étude comprenant un placebo, un comparatif

actif et un contrôle positif portait sur une posologie de 10 à 20 mg administrés 4 fois par

jour. Le quatrième jour, l’étude a révélé une différence maximale de l’intervalle QTc entre

le dompéridone et le placebo; il y avait, en moyenne des moindres carrés, un changement de

3,4 msec par rapport aux valeurs en début d’étude pour la dose de 20 mg de dompéridone

administrés 4 fois par jour. L’intervalle de confiance bilatéral à 90 % (1,0 à 5,9 msec) n’était

pas supérieur à 10 msec.

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La dompéridone augmente le taux de prolactine sérique, mais n’a pas d’effet sur le taux

d’aldostérone en circulation.

Chez l’homme, les concentrations plasmatiques maximales de dompéridone sont atteintes dans

les 10 à 30 minutes suivant l’injection intramusculaire et dans les 30 minutes suivant

l’administration par voie orale (chez les sujets à jeun). Les concentrations plasmatiques

observées deux heures après l’administration par voie orale sont plus faibles que celles observées

après l’injection intramusculaire, résultats sans doute attribuables à un métabolisme de premier

passage hépatique ainsi qu'à un métabolisme au niveau de la paroi intestinale. Les concentrations

plasmatiques maximales sont de 40 ng/mL après une injection intramusculaire de 10 mg, de 20

ng/mL après l'ingestion d’un seul comprimé de 10 mg et de 70 à 100 ng/mL après la prise par

voie orale de plusieurs doses de 60 mg (comprimés ou gouttes). On a calculé une demi-vie

d’environ 7 heures dans chaque cas. Chez l’humain, les taux de liaison aux protéines

plasmatiques calculés pour des concentrations de dompéridone tritiée de 10 et de 100 ng/mL

étaient de 91,8 et de 93,0 %, respectivement. Chez l’homme, la dompéridone est métabolisée

essentiellement par hydroxylation et N-désalkylation oxydative en hydroxy-dompéridone et en

acide 2,3-dihydro-2-oxo-1-H-benzimidazol-1-propionique, respectivement. Après

l’administration par voie orale de 40 mg de dompéridone marquée au carbone 14 à des sujets en

santé, 31 % de la radioactivité est éliminée dans les urines et 66 %, dans les selles, sur une

période de quatre jours.

ESSAIS CLINIQUES

Études comparatives de biodisponibilité

Une étude de biodisponibilité comparative, à répartition aléatoire, à dose unique et de type

croisé, comportant deux traitements, deux séquences et deux périodes, a été menée auprès de 23

volontaires de sexe masculin en santé et à jeun recevant soit RAN-DOMPERIDONE (maléate de

dompéridone) en comprimé de 10 mg (Ranbaxy Pharmaceuticals Canada Inc), soit Apo-

Domperidone (maléate de dompéridone) en comprimé de 10 mg (Apotex Inc.).

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SOMMAIRE DES DONNÉES COMPARATIVES DE BIODISPONIBILITÉ

Dompéridone

(1× 10 mg)

À partir de données mesurées

Moyenne géométrique

Moyenne arithmétique (CV %)

Paramètre

À l’étude

Référence

Rapport des

moyennes

géométriques (%)

Intervalle de

confiance à 90 %

(ng*h/ml)

72,19

78,38 (40,1)

71,29

78,19 (45,1)

101,06

94,13-108,51

(ng*h/ml)

79,64

86,05 (38,6)

79,44

86,21 (42,1)

100,08

93,45-107,17

(ng /ml)

17,53

18,89 (42,9)

17,27

18,72 (46,3)

101,77

91,34-113,40

0,83

(0,50-2,00)

0,67

(0,33-1,50)

11,45 (34,4)

11,58 (32,1)

Comprimés RAN-DOMPERIDONE à 10mg (Ranbaxy Pharmaceuticals Canada Inc.).

Les comprimés Apo-Domperidone à 10mg (Apotex Inc) ont été achetés au Canada.

Exprimée uniquement en tant que valeur médiane (fourchette).

Exprimée uniquement en tant que moyenne arithmétique (CV en %)

INDICATIONS ET UTILISATION CLINIQUE

RAN-DOMPERIDONE

(maléate de dompéridone) est indiqué pour la prise en charge

symptômes des troubles de

la motilité

des voies

digestives supérieures associés à la

gastrite chronique et subaiguë et à la gastroparésie diabétique.

RAN-DOMPERIDONE

peut

aussi

être

utilisé

pour

prévenir

symptômes

gastro-

intestinaux associés à la prise d'agonistes dopaminergiques antiparkinsoniens.

CONTRE-INDICATIONS

RAN-DOMPERIDONE

contre-indiqué

chez

patients

présentent

hypersensibilité à ce médicament ou tout ingrédient de la formulation. Pour une liste

complète, voir la section RENSEIGNEMENTS PHARMACEUTIQUES.

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RAN-DOMPERIDONE est contre-indiqué chez les patients qui présentent :

une prolongation existante connue des intervalles de conduction cardiaque, surtout

l’intervalle QT;

d’importants troubles électrolytiques

des maladies cardiaques sous-jacentes, comme l’insuffisance cardiaque congestive;

une insuffisance hépatique modérée ou grave.

L’administration

concomitante

dompéridone

avec

médicaments

prolongent

l’intervalle QT est contre-indiquée.

L’administration concomitante de dompéridone avec de puissants inhibiteurs du CYP3A4

comme les antifongiques azolés (p.ex., kétoconazole), les antibiotiques macrolides comme

l’érythromycine, les inhibiteurs de la protéase du VIH et la néfazodone sont contre-indiqués

voir Mises en garde, Interactions médicamenteuses

RAN-DOMPERIDONE

ne doit pas être utilisée dans les cas où la stimulation gastro-

intestinale

pourrait

être

dangereuse,

c'est-à-dire

présence

d'une

hémorragie

gastro-

intestinale, d'une obstruction mécanique ou de perforation.

RAN-DOMPERIDONE

(maléate de dompéridone) est contre-indiqué chez les patients

ont une tumeur hypophysaire sécrétant de la prolactine (prolactinome).

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MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS

Appareil cardiovasculaire

L’administration concomitante de dompéridone et de kétoconazole, dans le cadre d’une

étude sur les interactions médicamenteuses, a entraîné une augmentation de l’intervalle QT

plus importante que celle observée par suite de l’administration de kétoconazole seul (voir

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES). L’administration concomitante de ces deux

agents est donc contre-indiquée. Aucune prolongation de l’intervalle QT n’a été observée

Mises en garde

et précautions

Manifestations indésirables de nature cardiovasculaire :

De récentes études épidémiologiques et un examen des données de pharmacovigilance

en matière d’innocuité ont démontré que le dompéridone peut être associé à un risque

accru de graves arythmies ventriculaires ou de mort subite en raison de troubles

cardiaques

(voir Effets indésirables).

Le risque pourrait être plus élevé chez les patients

âgés de plus de 60 ans ou chez les patients dont la dose quotidienne dépasse 30 mg.

En fonction des rapports précités de graves arythmies ventriculaires et de mort subite en raison de troubles

cardiaques, on ne doit pas administrer du dompéridone :

concomitance

avec

médicaments

prolongent

l’intervalle

voir

Contre-

indications, Interactions médicamenteuses)

à des patients qui souffrent déjà de troubles de prolongation des intervalles de la

conduction

cardiaque, surtout

l’intervalle

voir

Contre-indications,

Interactions

médicamenteuses

concomitance

avec

puissants

inhibiteurs

CYP3A4

pourraient

accroître

concentrations

plasmatiques

dompéridone

voir

Contre-

indications, Interactions

médicamenteuses

On doit utiliser la dose la plus faible de dompéridone et le traitement devrait être le plus

court possible

.

On recommande un comprimé de 10 mg trois fois par jour, soit une dose maximale de 30 mg

par jour, pour toutes les indications, car le risque de graves effets secondaires cardiaques peut

être accru en association avec des doses quotidiennes de plus de 30 mg. (

voir Contre-

indications, Posologie et administration, Interactions médicamenteuses, Effets indésirables

Pour les patients qui sont plus à risque de présenter une prolongation de l’intervalle QT

et/ou

une arythmie cardiaque, on devrait envisager de procéder à une évaluation de la

fonction

cardiaque, y compris un ECG, avant d’entamer un traitement par le dompéridone

ainsi que

pendant le traitement.

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par suite de l’administration de doses orales de dompéridone allant jusqu’à 160 mg/jour, soit

une quantité équivalente à deux fois la dose thérapeutique maximale recommandée par jour.

Il importe de remarquer qu’arythmies cardiaques et décès ont été observés à la suite

de l’administration de doses parentérales très élevées.

Ces résultats doivent être pris en considération si l’on prescrit de la dompéridone avec un autre

inhibiteur du CYP3A4, car ils peuvent accroître les taux plasmatiques de dompéridone.

L’administration concomitante de dompéridone avec des puissants inhibiteurs du CYP3A4

comme les antifongiques systémiques azolés, les antibiotiques macrolides comme

l’érythromycine, la clarithromycine et la télithromycine, les inhibiteurs de la protéase du VIH, la

néfazodone et le jus de pamplemousse est contre-indiquée (

voir Contre-indications, Interactions

médicamenteuses

L’emploi concomitant de dompéridone avec des inhibiteurs modérés du CYP3A4 comme le

diltiazem, le vérapamil et certains antibiotiques macrolides n’est pas recommandé.

L’administration concomitante avec des médicaments qui prolongent l’intervalle QT (voir la liste

ci-dessous*) est contre-indiquée (

voir Contre-indications

Liste de médicaments qui prolongent l’intervalle QT :

Les antiarythmiques de classe IA (p.ex., disopyramide, hydroquinidine, quinidine),

Les antiarythmiques de classe III (p.ex., amiodarone, dofétilide, dronédarone,

butilide, sotalol),

Certains antipsychotiques (p.ex., halopéridol, pimozide, sentindole),

Certains antidépresseurs (p.ex., citalopram, escitalopram),

Certains antibiotiques (p.ex., érythromycin, lévofloxacine, moxifloxacine, spiramycine),

Certains antifongiques (p.ex., pentamidine),

Certains antipaludéens (surtout halofantrine, luméfantrine),

Certains médicaments gastro-intestinaux (p.ex., cisapride, dolasétron, prucalopride),

Certains antihistaminiques (p.ex., méquitazine, mizolastine),

Certains médicaments pour traiter le cancer (p.ex., torémifène, vandétanib, vincamine),

Certains autres médicaments (p.ex., bépridil, diphémanil, méthadone)

*La liste d’exemples de médicaments qui prolongent l’intervalle QT pourrait ne pas être

exhaustive.

Taux de prolactine

Les antagonistes des récepteurs dopaminergiques entraînent une augmentation du taux de

prolactine qui persiste durant l’administration prolongée. D’après des expériences menées

sur des cultures tissulaires

in vitro,

un tiers environ des cancers du sein chez l’humain sont

liés à la prolactine, un facteur qui pourrait être important si l’on envisage l’administration de

ces médicaments à une personne ayant déjà reçu un diagnostic de cancer du sein. Même si

l’on a signalé des cas de galactorrhée, d’aménorrhée, de gynécomastie et d’impuissance, la

signification sur le plan clinique des taux élevés de prolactine sérique demeure inconnue

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pour la plupart des patients. Une augmentation du nombre de néoplasmes mammaires a été

notée

chez les rongeurs après l’administration prolongée d’antagonistes des récepteurs

dopaminergiques. Toutefois, ni les études cliniques ni les études épidémiologiques menées

jusqu’à présent n’ont associé l’administration prolongée de ces médicaments à un effet

cancérigène mammaire. Les données disponibles à l’heure actuelle sont trop limitées pour

être concluantes.

Utilisation chez la femme enceinte

Bien que les études menées sur des animaux n’aient pas révélé d’effets tératogènes ou

embryotoxiques primaires liés au médicament sur les fœtus animaux (voir

TOXICOLOGIE), aucune étude comparable n’a été menée auprès de femmes enceintes.

RAN-DOMPERIDONE

(maléate de dompéridone) ne devrait donc pas être administré à des

femmes enceintes à moins que les bienfaits escomptés ne l’emportent sur les risques

potentiels.

Utilisation chez la femme qui allaite

La dompéridone est excrétée en très faibles quantités dans le lait maternel. L’allaitement

n’est donc pas recommandé chez les mères qui prennent

RAN-DOMPERIDONE

(maléate de

dompéridone), à moins que les avantages prévus ne l’emportent sur les risques potentiels.

Utilisation chez l’enfant

L’innocuité et l’efficacité de la dompéridone chez l’enfant n’ont pas été établies. La

dompéridone ne doit donc pas être administrée à des enfants.

Fonction rénale

La demi-vie d’élimination de la dompéridone passe de 7,4 à 20,8 heures chez les patients

atteints d’insuffisance rénale grave (créatinine sérique > 6 mg/100 mL ou 0,6 mmol/L), mais

les concentrations plasmatiques sont plus faibles chez ces patients que chez les volontaires

sains. Étant donné que très peu de médicament est excrété tel quel par voie rénale, il est peu

probable qu’il faille ajuster la posologie en cas d’administration d’une dose unique chez les

insuffisants rénaux.

Par contre, en cas d’administration de doses multiples, la fréquence posologique doit être

réduite à une ou deux fois par jour, selon la gravité de l’insuffisance, et il peut être

nécessaire de réduire la dose. En règle générale, les patients qui suivent un traitement au

long cours devraient être évalués régulièrement.

PRÉCAUTIONS

Dans les cas où le patient présente une galactorrhée et (ou) une gynécomastie, l’arrêt du

traitement par la dompéridone permet d’atténuer les symptômes.

Emploi en présence d’insuffisance hépatique

Étant donné que la dompéridone subit un important métabolisme dans le foie, son emploi n’est

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pas indiqué chez les insuffisants hépatiques (

voir Contre-indications)

Emploi en présence d’insuffisance rénale

La demi-vie d’élimination de la dompéridone passe de 7,4 à 20,8 heures chez les patients atteints

d’insuffisance rénale grave (créatinine sérique > 6 mg/100 mL ou 0,6 mmol/L), mais les

concentrations plasmatiques sont plus faibles chez ces patients que chez les volontaires sains. La

fréquence posologique doit être réduite chez les patients atteints d’insuffisance rénale (voir

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION).

EFFETS INDÉSIRABLES

Au cours d’études cliniques sur la dompéridone administrée par voie orale, l’incidence

globale des effets indésirables a été inférieure à 7 %. Certains de ces effets étaient liés aux

propriétés

antidopaminergiques

dompéridone.

plupart

effets

indésirables

disparaissent

spontanément

pendant

traitement

sont

bien

tolérés.

effets

indésirables plus graves ou plus incommodants (galactorrhée, gynécomastie, irrégularités

menstruelles) sont liés à la dose administrée et se résorbent graduellement lorsqu’on réduit

la dose ou qu’on cesse le traitement.

Système nerveux central : 4,6 % ; xérostomie (1,9 %), céphalées / migraines (1,2 %),

insomnie, nervosité, étourdissements, soif, léthargie, irritabilité (tous < 1 %).

Appareil

digestif :

crampes

abdominales,

diarrhée,

régurgitation,

nausées,

modification de l’appétit, brûlures d’estomac, constipation (tous < 1 %).

Système endocrinien : 1,3 % ; bouffées de chaleur, mastalgie, galactorrhée, gynécomastie,

irrégularités menstruelles.

Manifestations cutanéo-muqueuses : 1,1 % ; éruption cutanée, prurit, urticaire, stomatite,

conjonctivite.

Appareil urinaire : 0,8 % ; pollakiurie, dysurie.

Appareil cardiovasculaire : 0,5 % ; œdème, palpitations.

Appareil locomoteur ; 0,1 % ; crampes dans les jambes, asthénie.

Divers : 0,1 % ; intolérance au médicament.

Paramètres de laboratoire :

hausse du taux de prolactine sérique, hausse des taux

d’ALAT, d’ASAT et de cholestérol (tous < 1,0 %).

Il est rare que les adultes éprouvent des symptômes extrapyramidaux, mais le cas échéant, ceux

ci sont spontanément résolutifs à l’arrêt du traitement. Il n’est pas exclu que des effets

indésirables d’ordre neurologique puissent se produire en cas de lésion de la barrière

hématoencéphalique, ou encore si celle-ci n’a pas atteint son plein développement (comme c’est

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le cas chez les nourrissons).

Effets indésirables signalés après la commercialization du produit

Appareil cardiovasculaire : Torsades de pointes, arythmies ventriculaires graves (fréquence

inconnue), mort subite (fréquence inconnue).

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

Des études

in vivo

sur les interactions médicamenteuses démontrent que le kétoconazole inhibe

fortement le métabolisme de la dompéridone par l'isoenzyme CYP3A4. Des études

pharmacocinétiques ont révélé une augmentation de 3 à 10 fois de l’aire sous la courbe (ASC) et

de la concentration maximale (Cmax) de la dompéridone lorsque celle-ci est administrée en

même temps que le kétoconazole.

Cette administration concomitante s’est aussi traduite par un allongement de l’intervalle QT

(maximum de 10 à 20 ms) supérieur à celui observé avec le kétoconazole administré en

monothérapie. Aucun allongement de l’intervalle QT n’a été observé après l’administration par

voie orale de doses de dompéridone pouvant atteindre 160 mg/jour, c’est-à-dire le double de la

dose quotidienne maximale recommandée. Il est important de noter que des cas d’arythmie

cardiaque et des morts ont été signalés à la suite de l’administration de doses élevées de

dompéridone par voie parentérale.

Il faut tenir compte des résultats des études sur les interactions médicamenteuses lorsque l'on

prescrit de la dompéridone avec des inhibiteurs de la CYP3A4 (qui peuvent augmenter la

concentration plasmatique de la dompéridone) ou des médicaments pouvant causer un

allongement de l’intervalle QT ou des

torsades de pointes

, surtout chez les patients susceptibles

de présenter des

torsades de pointes

(voir Contre-indications, Mises en garde et Précautions,

Appareil cardiovasculaire).

L’administration concomitante de dompéridone avec des puissants inhibiteurs du CYP3A4 est

contre-indiquée (

voir Contre-indications, Mises en garde

La coadministration de dompéridone avec des médicaments qui prolongent l’intervalle QT est

contre-indiquée (voir Contre-indications, Mises en garde).

Liste de médicaments qui prolongent l’intervalle QT :

Les antiarythmiques de classe IA (p.ex., disopyramide, hydroquinidine, quinidine),

Les antiarythmiques de classe III (p.ex., amiodarone, dofétilide, dronédarone,

ibutilide, sotalol),

Certains antipsychotiques (p.ex., halopéridol, pimozide, sentindole),

Certains antidépresseurs (p.ex., citalopram, escitalopram),

Certains antibiotiques (p.ex., érythromycine, lévofloxacine, moxifloxacine, spiramycine),

Certains antifongiques (p.ex., pentamidine),

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Certains antipaludéens (surtout halofantrine, luméfantrine),

Certains médicaments gastro-intestinaux (p.ex., cisapride, dolasétron, prucalopride),

Certains antihistaminiques (p.ex., méquitazine, mizolastine),

Certains médicaments pour traiter le cancer (p.ex., torémifène, vandétanib, vincamine),

Certains autres médicaments (p.ex., bépridil, diphémanil, méthadone)

*La liste d’exemples de médicaments qui prolongent l’intervalle QT pourrait ne pas être

exhaustive.

L’administration concomitante d’anticholinergiques peut compromettre les bienfaits de RAN-

DOMPERIDONE (maléate de dompéridone).

La principale voie métabolique de la dompéridone est assurée par le CYP3A4. Selon les résultats

obtenus

in vitro

, l’administration concomitante de tout agent entraînant une inhibition importante

de cette enzyme risque de faire augmenter les taux plasmatiques de dompéridone. Les agents ci-

dessous sont des exemples d’inhibiteur du CYP3A4.

Antifongiques azolés

Macrolides antibiotiques

Inhibiteurs de la protéase du VIH

Néfazodone

Étant donné que la dompéridone augmente la motilité de l’estomac et de l'intestin grêle, elle peut

accélérer l’absorption des médicaments au niveau du petit intestin et ralentir du même coup

l’absorption gastrique, en particulier si ces agents sont administrés sous forme de préparation à

libération prolongée ou entérosoluble.

La prudence s'impose lorsque la dompéridone est administrée en même temps que des inhibiteurs

de la monoamine oxydase.

L’administration concomitante du maléate de dompéridone et d'antiacides ou d'antagonistes des

récepteurs H2 ne diminue pas l’absorption du maléate de dompéridone.

SYMPTÔMES ET TRAITEMENT DU SURDOSAGE

Pour traiter une surdose présumée, communiquez immédiatement avec le centre antipoison de

votre région.

Symptômes

D’après les propriétés pharmacologiques de la dompéridone, les symptômes du surdosage

peuvent intéresser le SNC (somnolence, désorientation et réactions extrapyramidales, en

particulier chez les enfants) ainsi que l’appareil cardiovasculaire (possibilité d’arythmies et

d’hypotension).

Traitement

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L’administration d’anticholinergiques, d’antiparkinsoniens ou d’antihistaminiques ayant des

propriétés anticholinergiques peut être utile pour maîtriser les symptômes extrapyramidaux.

Comme il n’existe pas d’antidote spécifique de la dompéridone, le lavage gastrique et

l’administration de charbon activé peuvent être utiles en cas de surdosage. On recommande

d’administrer un traitement de soutien et de surveiller le patient de près, y compris un suivi par

ECG.

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION

Considérations importantes :

Les effets prévus d’une augmentation posologique doivent l’emporter sur les risques potentiels.

Les récentes études épidémiologiques, menées après la commercialisation du produit, et

l’examen des données de pharmacovigilance en matière d’innocuité montrent que le risque

d’arythmies ventriculaires graves ou de mort subite peut être plus élevé chez les patients de plus

de 60 ans ou chez ceux qui prennent des doses quotidiennes supérieures à 30 mg

(voir Mises en

garde – Mises en garde et précautions importantes, Interactions médicamenteuses, Effets

indésirables)

On doit utiliser la dose la plus faible de dompéridone et le traitement doit être le plus court

possible.

Considérations posologiques

On recommande la prise de un comprimé à 10 mg trois fois par jour pour une dose maximale de

30 mg par jour pour toutes les indications, car le risque de graves effets cardiaques peut

augmenter en association avec des doses quotidiennes au-delà de 30 mg (

voir Contre-

indications, Mises en garde

Patients atteints d’insuffisance rénale :

Une quantité minime de médicament étant éliminée sous forme inchangée par les reins, il est peu

probable que l’on doive ajuster une dose unique chez les patients atteints d’insuffisance rénale.

Cependant, chez les patients recevant des doses répétées, la fréquence d’administration doit être

réduite à une ou deux doses par jour, selon la gravité de l’affection, et la dose pourrait aussi

devoir être réduite. En règle générale, les patients qui reçoivent un traitement prolongé doivent

faire l’objet d’un suivi régulier (voir Mises en garde et Précautions, Reins).

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PARTIE II : RENSEIGNEMENTS SCIENTIFIQUES

RENSEIGNEMENTS PHARMACEUTIQUES

Substance pharmaceutique

Nom propre :

maléate de dompéridone

Nom chimique :

5-chloro-1-[1-[3-(2-oxo-2,3-dihydro-1

H

-benzimidazol-1-

yl)propyl]pipéridin-4-yl]-1,3-dihydro-2

H

-benzimidazol-2-one

hydrogène (Z)-butenedioate

Formule moléculaire : C

Masse moléculaire :

542,00

Formule développée :

Propriétés physicochimiques :

Le maléate de dompéridone est une poudre dont la

couleur varie du blanc au blanc cassé. Le maléate de

dompéridone est peu soluble dans le

diméthylformamide, légèrement soluble dans le

méthanol, et très légèrement soluble dans l’eau et

l’alcool.

Composition

En plus du maléate de dompéridone, chaque comprimé renferme les ingrédients non

médicinaux suivants : acide fumarique, stéarate de magnésium, dioxyde de silice

colloïdal, cellulose microcristalline, croscarmellose sodique, polyéthylène glycol,

dioxyde de titane et l’hypromellose).

Stabilité et conservation

Conserver à la température ambiante, entre 15 et 30oC, à l’abri de la lumière et de

l’humidité.

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FORMES POSOLOGIQUES DISPONIBLES

RAN-DOMPERIDONE en comprimé de 10 mg

Chaque comprimé blanc, rond, biconvexe et pelliculé porte l’inscription « R113 » sur une face et

« rien sur l’autre et contient du maléate de dompéridone équivalent de maléate de dompéridone

correspondant à 10 mg de dompéridone.

PHARMACOLOGIE

La maléate de dompéridone est un antagoniste dopaminergique qui ne traverse pas facilement la

barrière hématoencéphalique et dont le principal effet s’exerce sur les récepteurs

dopaminergiques périphériques.

Bien que des études

in vivo

aient démontré que la 3H-dompéridone se lie spécifiquement et

sélectivement aux récepteurs dopaminergiques striataux chez la souris et le rat, la dompéridone

administrée

in vivo

n'a été associée à aucun déplacement de la 3H-spipérone dans les régions

dopaminergiques du cerveau du rat et n’a pas provoqué d’augmentation des concentrations

d’acide homovanillique (HVA) dans ces régions. Par conséquent, la dompéridone n'a eu aucun

effet sur le comportement, les réflexes conditionnés, l’autostimulation intracrânienne ou les

tracés électroencéphalographiques à des concentrations jusqu’à 100 fois supérieures à la dose

antiémétique. Ces études montrent que la dompéridone ne traverse pas la barrière

hématoencéphalique.

Chez les babouins et les chiens, l'administration de dompéridone par voie intraveineuse a

entraîné une augmentation liée à la dose de la pression du sphincter inférieur de l’œsophage. Des

études sur le relâchement gastrique chez le chien ont montré que des doses de 1 et 3 mg/kg de

dompéridone, administrées par voie intraveineuse, augmentaient le tonus gastrique. Chez le

chien, l’administration par voie intraveineuse de dompéridone à raison de 0,3 mg/kg empêchait

le relâchement gastrique induit par la dopamine.

Dans une préparation isolée d'estomac et de duodénum de cobaye, la dopamine et la

noradrénaline ont provoqué des relâchements gastriques qui ont pu être contrés par la

dompéridone de manière proportionnelle à la dose.

La dompéridone a aussi augmenté l’amplitude et réduit la fréquence des ondes péristaltiques

dans la même préparation

in vitro

. Chez la chienne, la dompéridone (1 mg/kg) a entraîné une

augmentation de la pression générée par les contractions antrales tout en diminuant la fréquence

de ces mg/kg de dompéridone administrée par voie intraveineuse a aussi empêché le relâchement

gastrique et diminué l’amplitude de l’activité phasique provoquée par la dopamine. La

dompéridone a également amélioré la coordination antroduodénale (définie comme la

propagation des ondes péristaltiques de l'estomac au duodénum) dans la préparation isolée

d'estomac et de duodénum de cobaye. Chez le chien, l'administration de 0,31 mg/kg de

dompéridone par voie intraveineuse a entraîné une amélioration de 35 à 80 % de la coordination

antroduodénale. Toujours chez le chien, des doses de 0,35 et de 0,7 mg/kg de dompéridone

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administrées par voie intraveineuse ont augmenté de façon significative la distension du

sphincter pylorique. Des études sur la vidange gastrique menées chez le chien ont montré que la

dompéridone administrée par voie intraveineuse à raison de 0,4 mg/kg écourtait

considérablement – soit de 50 % – la phase stationnaire d'un repas composé d'aliments solides en

plus d'augmenter la vitesse de la vidange gastrique. La dompéridone inversait aussi la

prolongation de la phase stationnaire induite par la dopamine des repas composés d'aliments

solides ou semi-solides.

Chez le rat, la dompéridone a entraîné une élévation significative des taux de prolactine

plasmatique. Cet effet a pu être inversé par l'apomorphine. Chez les rats traités par la

dompéridone à raison de 0,25 mg/kg/jour pendant 14 jours, les taux de prolactine se sont révélés

considérablement plus élevés que ceux observés chez les animaux non traités.

contractions. Une dose de 0,3

TOXICOLOGIE

Toxicité aiguë :

Espèce animale

Sexe

Voie

d’administration

(mg/kg) 7 jours

Souris

i.v.

56,5 (43,2-73,8)

i.v.

56,8 (43,5-74,2)

i.v.

56,3 (43,1-73,6)

i.v.

68,8 (52,6-89,9)

Cobaye

i.v.

42,9 (32,8-56,1)

i.v.

44,4 (34,0-58,0)

Chien

M & F

i.v.

42,7 (32,7-55,9)

Souris

orale

>1280

orale

>1280

orale

>1280

orale

>1280

Espèce animale

Sexe

Voie

d’administration

(mg/kg) 7 jours

Cobaye

Chien

M & F

orale

orale

orale

796 (424-1493)

>1280

>160

Chien

M & F

s.c.

>160

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Signes de toxicité :

Après administration intraveineuse :

Souris : ptosis (≥ 20 mg/kg), sédation (≥ 40 mg/kg), tremblements et convulsions (> 80 mg/kg).

Rat : ptosis, sédation et catalepsie (≥ 5 mg/kg), convulsions (≥ 80 mg/kg).

Cobaye : ptosis et sédation (≥ 20 mg/kg) et dyspnée avant le décès à 40 mg/kg.

Chien : ataxie, sédation et vomissement à partir de 10 mg/kg.

Après administration orale :

Souris : ptosis, sédation et, occasionnellement, ataxie (≥ 320 mg/kg).

Rat : ptosis, sédation et catalepsie (≥ 40 mg/kg).

Cobaye : ptosis, sédation et, occasionnellement, diarrhée (≥ 320 mg/kg).

Chien : vomissements à 160 mg/kg.

Après administration sous-cutanée :

Chien : sédation et immobilité cataleptique.

TOXICITÉ SUBAIGUË

Toxicité intraveineuse chez le rat Wistar (étude de 3 semaines)

Des doses de dompéridone de 0 ; 2,5 ; 10 et 40 mg/kg ont été administrées par voie intraveineuse

à des rats (10 M et 10 F par groupe), à raison d’une dose par jour six jours par semaine. Aucun

effet

n’a

été

observé

mortalité,

comportement

l’apparence.

diminution

importante de la consommation de nourriture et du gain pondéral a été observée avec la dose

élevée, mais seulement chez les mâles.

Une augmentation des polynucléaires hétérophiles segmentés a été observée chez les animaux

ayant reçu la dose élevée, de même qu’une diminution des lymphocytes. Exception faite d’une

hausse de la phosphatase alcaline, les analyses sériques ont donné des résultats normaux chez

toutes les femelles ayant reçu le traitement. Une augmentation de l’haptoglobine a toutefois été

observée chez les mâles et chez les femelles ayant reçu la dose élevée.

Une irritation de la queue, modérée ou prononcée et accompagnée d’une nécrose progressive a

été notée chez les mâles et les femelles ayant reçu la dose de 40 mg/kg, dose à laquelle plusieurs

femelles ont du reste présenté une stimulation des glandes mammaires. Une diminution du poids

de la rate a été observée dans tous les groupes de traitement, chez les mâles comme chez les

femelles. Le poids de la plupart des organes a accusé une diminution chez les animaux ayant reçu

la dose élevée, en particulier chez les mâles, chez qui le poids corporel avait chuté en fin d’étude.

Les observations suivantes ont été faites à l’examen histopathologique : diminution du nombre de

corps jaunes dans les ovaires à 40 mg/kg, plissement accru de la muqueuse utérine et diminution

de l’infiltration d’éosinophiles dans la paroi utérine à 40 mg/kg, mucification vaginale à 40 mg/kg

et plus rarement à des doses plus faibles, atrophie des glandes mammaires chez les mâles traités et

féminisation de leur apparence, développement glandulaire dosedépendant accompagné de

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sécrétion chez les femelles traitées, augmentation des cellules chromophobes de l’hypophyse dans

tous les groupes posologiques.

Toxicité intraveineuse chez le beagle (étude de 3 semaines)

Des doses de dompéridone de 0 ; 1,25 ; 5 et 20 mg/kg ont été administrées par voie intraveineuse

à des chiens (3 M et 3 F par groupe), à raison d’une dose par jour six jours par semaine. Aucun

effet n’a été observé sur la mortalité. Vomissements et diminution de l’appétit ont été observés à

la dose de 20 mg/kg. Le comportement et l’apparence n’ont cependant pas été affectés. Le poids

corporel des animaux témoins et celui des animaux traités est demeuré comparable. Sont de même

demeurés normaux dans tous les groupes la fréquence cardiaque, l’ÉCG et la pression sanguine.

Une diminution minime de l’hématocrite et de l’hémoglobine a été observée chez les animaux

ayant reçu la dose élevée. Les analyses sériques et les analyses d’urine sont demeurées normales

tout au long de l’étude.

Le poids des organes est demeuré normal dans tous les groupes, sauf en ce qui a trait à une légère

augmentation du poids relatif du foie à la dose élevée, et à une légère diminution du poids relatif

et absolu des surrénales à toutes les doses. Les résultats de l’examen histologique du foie et des

surrénales étaient normaux et comparables entre les animaux traités et les témoins. Les

modifications suivantes ont été observées à l’examen histopathologique : réduction ou abolition

de la spermatogenèse et atrophie de la prostate à la dose élevée, dégranulation des cellules

érythrosinophiles de l’hypophyse aux doses de 5 mg/kg et de 20 mg/kg.

Toxicité orale chez le rat Wistar (étude de 15 semaines)

Des rats au nombre de 10 mâles et de 10 femelles par groupe ont reçu des doses orales de

dompéridone de 0, 10, 40 et 160 mg/kg, administrées par le biais de l’alimentation. Une

diminution de l’appétit et du gain pondéral, de même que deux décès non associés au

médicament, ont été observés à la dose élevée. Les femelles ayant reçu la dose faible et celles

ayant reçu la dose intermédiaire ont consommé davantage de nourriture. Les analyses

hématologiques et sériques ont donné des résultats normaux dans tous les groupes.

Exception faite d’une diminution de la créatininurie, les analyses d’urine ont donné des résultats

normaux chez toutes les femelles traitées. Une stimulation des glandes mammaires a été observée

chez toutes les femelles traitées. Le poids des organes était comparable dans tous les groupes, sauf

en ce qui concerne le poids absolu du foie chez les femelles du groupe à dose faible, qui, comme

le poids corporel de celles-ci, a augmenté. Dans le groupe à dose élevée, le poids absolu de

plusieurs organes était nettement plus faible que celui des organes correspondants chez les

animaux témoins, le poids corporel total étant plus faible chez les animaux de ce groupe.

L’examen histopathologique a révélé les modifications suivantes : mucification de l’épithélium

vaginal, réduction du nombre de corps jaunes dans les ovaires dans tous les groupes

posologiques, féminisation des glandes mammaires des mâles traités, accompagnée parfois de

sécrétions liquides, développement marqué de tissu glandulaire rempli de sécrétions chez toutes

les femelles traitées, augmentation des cellules chromophobes ou érythrosinophiles de

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l’hypophyse et diminution de l’activité gonadotrope.

Toxicité orale chez le beagle (étude de 3 mois)

Des doses de dompéridone de 0 ; 2,5 ; 10 et 40 mg/kg ont été administrées par voie orale à des

chiens (3 M et 3 F par groupe), à raison d’une dose par jour six jours par semaine. Tous les

animaux ont survécu au traitement. Diminution de l’appétit, écoulement oculaire et ptosis ont été

observés à la dose élevée. Les animaux ayant reçu la dose élevée ont consommé moins de

nourriture et ont présenté une perte pondérale persistante. Fréquence cardiaque, ÉCG et pression

sanguine sont demeurés normaux dans tous les groupes.

Les paramètres hématologiques sont demeurés normaux, sauf en ce qui a trait à l’hématocrite,

l’hémoglobinémie et l’érythrocytémie, qui ont diminué à la dose élevée. Analyses sériques et

urinaires sont demeurées normales dans tous les groupes. Exception faite d’une augmentation

dose-dépendante du poids relatif du foie, le poids des organes est demeuré normal dans tous les

groupes posologiques. Cadrant avec la diminution du poids corporel total, une augmentation du

poids relatif de la plupart des organes a été observée chez les animaux ayant reçu la dose élevée.

Les observations suivantes ont été faites à l’examen histopathologique : desquamation et

dégénérescence partielle de l’épithélium germinatif et absence de spermatogenèse chez deux

tiers des mâles ayant reçu la dose élevée ; atrophie de la prostate à 10 mg/kg et à 40 mg/kg ;

involution partielle du thymus chez deux tiers des femelles ayant reçu la dose élevée ;

augmentation des cellules érythrosinophiles de l’hypophyse chez les mâles et les femelles ayant

reçu la dose élevée et chez les femelles ayant reçu la dose intermédiaire.

TOXICITÉ CHRONIQUE

Toxicité orale chez le rat Wistar (études de 6, 12 et 18 mois)

Quatre groupes composés de 10 rats et de 10 rates ont reçu des doses orales de dompéridone de

0, 10, 40 et 160 mg/kg à raison d’une dose par jour sept jours par semaine pendant 6, 12 et 18

mois, de sorte que 240 animaux ont été utilisés au total.

Aucun effet dose-dépendant n’a été observé sur la mortalité au cours des études de 6, 12 et 18

mois. Le seul effet ayant été observé sur le comportement consistait en une augmentation de

l’appétit chez les femelles ayant reçu 10 mg/kg et, dans une moindre mesure, chez celles ayant

reçu 40 mg/kg. Cet effet a eu pour conséquence une surcharge graisseuse chez plusieurs des

animaux, en particulier dans les études de 12 et 18 mois. Une stimulation des glandes

mammaires a été observée chez les femelles de tous les groupes posologiques et chez la plupart

des mâles ayant reçu la dose élevée dans l’étude de 18 mois. Une diminution de la

consommation de nourriture a été notée chez les animaux des deux sexes ayant reçu la dose

élevée dans l’étude de 6 mois, ainsi que chez les mâles ayant reçu la dose élevée dans les études

de 12 et de 18 mois. Par contre, les femelles ayant reçu 10 mg/kg dans les études de 6, 12 et 18

mois ont consommé davantage de nourriture. Une corrélation entre la diminution de la

consommation de nourriture et la perte de poids a été observée chez les animaux ayant reçu la

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dose de 160 mg/kg, chez les deux sexes dans l’étude de 6 mois et chez les mâles dans l’étude de

12 mois. Les paramètres hématologiques et biochimiques étaient normaux, exception faite des

observations suivantes : légère augmentation des polynucléaires hétérophiles non segmentés chez

les femelles ayant reçu les doses de 40 mg/kg et de 160 mg/kg (étude de 12 mois), augmentation

minime des monocytes chez les femelles ayant reçu les doses de 40 mg/kg et de 160 mg/kg

(étude de 18 mois), augmentation minime du phosphore inorganique chez les femelles traitées

dans l’étude de 12 mois. Les résultats des analyses urinaires étaient normaux. La plupart des

observations faites à l’autopsie, chez les animaux traités comme chez les témoins, étaient

associées au vieillissement : pneumonie, abcès pulmonaire, alopécie, involution du thymus.

L’administration du médicament a provoqué une stimulation des glandes mammaires chez toutes

les femelles dans les études de 6, 12 et 18 mois, ainsi que chez plusieurs mâles ayant reçu la dose

de 160 mg/kg dans l’étude de 18 mois. Le produit n’a pas eu d’incidence négative sur le poids

des organes.

Les altérations histopathologiques ont été décrites comme suit :

prostatite

plus

prononcée

chez

plusieurs

rats

ayant

reçu

l’une

l’autre

doses, mais non chez ceux ayant reçu la dose de 10 mg/kg dans l’étude de 6 mois ;

aspect progestatif des voies génitales femelles à toutes les doses (études de 6 et 12 mois)

féminisation ou atrophie des glandes mammaires des mâles à toutes les doses ;

stimulation des glandes mammaires chez les femelles de tous les groupes posologiques

au bout de 6 et 12 mois, et chez celles ayant reçu la dose de 160 mg/kg, au bout de 18

mois ;

inversion ou irrégularité du gradient lipidique dans la surrénale des mâles après 6 et

12 mois de traitement à 160 mg/kg et 40 mg/kg et après 18 mois de traitement à 160

mg/kg ; absence de gradient lipidique après 6 mois chez les femelles ayant reçu les

doses de 160 mg/kg et de 40 mg/kg ; stimulation chronique du tissu chromophobe ou

érythrosinophile de l’hypophyse dans tous les groupes posologiques.

Toxicité orale chez le beagle (étude de 12 mois)

Quatre groupes de chiens composés de 3 mâles et de 3 femelles ont reçu des doses orales de

dompéridone de 0 ; 2,5 ; 10 et 40 mg/kg à raison d’une dose par jour sept jours par semaine

pendant 12 mois.

Hormis le décès — considéré comme n’étant pas associé au médicament — d’un animal du

groupe à 40 mg/kg, mort des suites d’une gastro-entérite et d’une péritonite au cours de la

huitième semaine, aucun cas de mortalité n’a été observé au cours de cette étude. Si l’on exclut

le fait que quelques chiens ont présenté des lésions oculaires passagères d’origine probablement

infectieuse qui ont régressé durant le traitement, le comportement et l’apparence des animaux

n’ont pas été affectés. Une certaine diminution de la consommation d’aliments a été observée

chez les animaux ayant reçu la dose élevée, avec pour conséquence un poids plus faible en fin

d’étude. ÉCG, fréquence cardiaque et pression sanguine sont demeurées dans les limites de la

normale. Les paramètres hématologiques sont également demeurés normaux, à l’exception de

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l’hématocrite, de l’hémoglobinémie et de l’érythrocytémie qui ont légèrement diminué chez les

animaux ayant reçu les doses de 10 mg/kg et de 40 mg/kg, ainsi que des monocytes et des

thrombocytes, qui ont légèrement augmenté chez les animaux du groupe à 40 mg/kg. Les

analyses sériques ont donné des résultats normaux dans tous les groupes, sauf en ce qui concerne

l’haptoglobine, qui a accusé une augmentation minime ou modérée dans les groupes ayant reçu

les doses de 10 mg/kg et de 40 mg/kg.

Les analyses d’urine sont demeurées normales tout au long de l’étude. Les altérations

pathologiques macroscopiques se sont limitées à une diminution de la taille de la prostate chez les

mâles ayant reçu les doses de 10 mg/kg et de 40 mg/kg. Le poids des organes était normal, sauf

dans le groupe à dose élevée, où une augmentation du poids relatif du foie possiblement associée

au médicament et dose-dépendante a été observée.

Les altérations histopathologiques ont été décrites comme suit :

Testicules : Desquamation de l’épithélium germinatif ayant tendance à être plus marquée ou

épithélium germinatif ayant tendance à être plus lâche aux doses de 10 mg/kg et de 40 mg/kg.

Deux chiens ayant reçu ces doses ont présenté des modifications dégénératives plus étendues,

ainsi qu’une altération de la spermatogenèse.

Prostate : Atrophie et(ou) fibrose chez les mâles ayant reçu 40 mg/kg et, dans une moindre

mesure, chez ceux ayant reçu 10 mg/kg.

Yeux : Kératite chez les animaux des groupes à 10 mg/kg et à 40 mg/kg. Ces altérations

s’expliquent par le fait qu’au moment de l’étude, les chiens étaient moins résistants à certaines

infections de chenil.

ÉTUDES SUR LE POUVOIR CARCINOGÈNE

Pouvoir carcinogène chez la souris Swiss Albino (administration orale)

Quatre cents souris Swiss Albino ont été réparties en quatre groupes de 50 mâles et 50 femelles

chacun. Chaque groupe a reçu, pendant 18 mois, des doses orales de dompéridone de 0, 6,25 ppm

(2,5 mg/kg/j), 25 ppm (10 mg/kg/j) ou 100 ppm (40 mg/kg/j), administrées dans l’eau de

consommation. Aucun effet associé à la dose n’a été observé en ce qui a trait au taux de survie

global ou au moment où le décès est survenu, ni en ce qui concerne la santé, l’apparence ou le

comportement des animaux. Aucun effet associé à la dose n’a été observé non plus à l’examen

pathologique macroscopique.

Les examens histopathologiques n’ont fait ressortir aucune différence entre les groupes quant au

nombre de souris porteuses de tumeurs. Exception faite d’une augmentation dose-dépendante des

carcinomes mammaires, dont la fréquence était significativement plus élevée chez les femelles

ayant reçu la forte dose, le nombre de tumeurs diverses chez les mâles et les femelles était

comparable dans chaque groupe posologique. Les carcinomes mammaires sont un effet prévisible

des antagonistes de la dopamine en doses élevées.

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Pouvoir carcinogène chez le rat Wistar (administration orale)

Quatre cents rats Wistar ont été répartis en quatre groupes de 50 mâles et 50 femelles chacun.

Chaque groupe a reçu, pendant 24 mois, des doses orales de dompéridone de 0, 2,5 mg/100 g de

nourriture par jour (2,5 mg/kg/j), 10 mg/100 g de nourriture (10 mg/kg/j) ou 40 mg/100 g de

nourriture (40 mg/kg/j), administrées dans les aliments. Aucun effet associé à la dose n’a été

observé en ce qui a trait au taux de survie global, ni en ce qui concerne la santé, le comportement

ou l’apparence des animaux. Aucun effet associé à la dose n’a été observé non plus à l’examen

pathologique macroscopique.

Aucune différence statistiquement significative n’a été observée entre les divers groupes

posologiques de mâles et de femelles eu égard au nombre total d’animaux porteurs de tumeurs

lors des examens histopathologiques. Le nombre de tumeurs diverses observé chez les animaux

traités n’était pas significativement différent de celui observé chez les témoins, si l’on exclut une

augmentation minime du nombre d’adénomes hypophysaires chez les mâles ayant reçu la dose

élevée. Par ailleurs, la fréquence des carcinomes mammaires a eu légèrement tendance à

augmenter chez les femelles du groupe à dose élevée. Le nombre d’adénomes thyroïdiens

observés chez les femelles ayant reçu la dose intermédiaire était plutôt élevé, mais tel n’a pas été

le cas chez les femelles du groupe à dose élevée. Ces effets tumorigènes sur l’hypophyse et les

glandes mammaires sont une action connue des antagonistes de la dopamine en doses élevées.

Études sur le pouvoir mutagène

Les épreuves suivantes ont toutes donné des résultats négatifs quant au pouvoir mutagène de la

dompéridone : test de létalité dominante chez la souris (mâles et femelles), test des micronoyaux

chez la souris, test de Ames (

Salmonella typhimurium

), test d’aberrations chromosomiques

in

vitro

sur lymphocytes humains, recherche de mutants létaux récessifs liés au sexe chez

Drosophila melanogaster.

REPRODUCTION ET TÉRATOLOGIE

Embryotoxicité et tératogénicité chez le rat (administration orale)

Étude sur le pouvoir embryotoxique et tératogène de la dompéridone orale chez le rat Wistar

(segment II)

Quatre-vingts rats Wistar femelles ont été répartis en 4 groupes de 20 animaux, lesquels ont reçu

des doses quotidiennes de 0, 10, 40 ou 160 mg/kg de dompéridone par voie orale du 6e au 15e

jour de la gestation. Le taux de grossesse a été de 65 % dans le groupe à dose élevée,

comparativement à 100 % dans le groupe à dose faible et à 90 % dans le groupe témoin.

l’administration de dompéridone n’a eu aucun effet sur le nombre d’implantations, de grossesses

et de petits, la taille des portées et le poids à la naissance, le nombre de résorptions et de fœtus

vivants ou morts, le nombre et la distribution des embryons vivants, morts ou résorbés. Aucun

effet embryotoxique ou tératogène n’a été observé.

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Étude sur le pouvoir embryotoxique et tératogène de la dompéridone orale chez le rat Wistar

(segment II)

Quatre-vingts rats Wistar femelles ont été répartis en 4 groupes de 20 animaux, lesquels ont reçu

des doses quotidiennes de 0, 5, 20 ou 80 mg/kg de dompéridone par voie orale du 6e au 15e jour

de la gestation. Le taux de grossesse a été de 80 % dans le groupe à dose faible, de 100 % dans le

groupe à dose intermédiaire et de 95 % dans le groupe à dose élevée, comparativement à 95 %

dans le groupe témoin. Aucun effet embryotoxique ou tératogène n’a été observé. Le traitement

n’a pas eu d’incidence non plus sur le nombre d’implantations, de grossesses et de petits, la taille

des portées et le poids à la naissance, le nombre de résorptions et de foetus vivants ou morts, le

nombre et la distribution des embryons vivants, morts ou résorbés.

Étude sur le pouvoir embryotoxique et tératogène de la dompéridone orale chez le rat Wistar

(segment II)

Quatre-vingts rats Wistar femelles ont été répartis en 4 groupes de 20 animaux, lesquels ont reçu

des doses quotidiennes de 0, 160, 320 ou 640 mg/kg de dompéridone par gavage du 6e au 15e

jour de la gestation. En corrélation directe avec la diminution de consommation de nourriture

chez les animaux traités, le gain pondéral a été beaucoup plus faible dans tous les groupes

posologiques.

Trois femelles sont décédées au cours de l’étude, une dans le groupe à 320 mg/kg et deux dans le

groupe à 640 mg/kg. Ces rates n’étaient pas enceintes et la cause de leur décès n’a pu être établie

à l’autopsie. Le taux de grossesse a été de 95 % dans le groupe témoin, et de 85 %, 20 % et 25 %

dans les groupes ayant reçu 160, 320 et 640 mg/kg respectivement. Le pourcentage de

résorptions a augmenté de pair avec la dose et s’est établi à 100 % dans le groupe ayant reçu la

dose la plus élevée. La taille des portées et le poids des petits à la naissance étaient également

plus faibles dans les groupes ayant reçu les doses faible et intermédiaire. Aucun effet tératogène

associé au médicament n’a été observé. Cependant, à ces posologies élevées, aucun signe de

toxicité maternelle n’a été observé.

Étude sur les effets de la dompéridone orale sur la reproduction au cours de trois générations

(rats Wistar, Exp. nº 913)

Dans cette expérience, la génération F0 était constituée de 40 jeunes rats mâles adultes en bonne

santé et de 120 femelles vierges, également jeunes et en bonne santé. Les animaux ont été

répartis en 4 groupes de taille égale et ont reçu des doses de 0, 10, 40 et 160 mg de dompéridone

par 100 grammes de nourriture. Les animaux de la génération F0 ont reçu le médicament à partir

de l’âge de 3 mois en montant, c.-à-d. de l’accouplement (jour 0) au sevrage, en passant par

l’élevage. Au total, 20 femelles inséminées par groupe posologique (soit 80/120) ont été suivies

durant la gestation. Leur progéniture a été pesée les jours 1, 4, 14 et 21. Après le sevrage, au jour

21, et après une période supplémentaire de croissance de 2,5 mois, une deuxième génération a

été engendrée à partir de la portée F1. Les mâles et les femelles de la deuxième génération ont

été choisis aléatoirement : au moins 10 mâles et 20 femelles par groupe posologique. Après avoir

atteint leur maturité sexuelle, au bout de 3 mois, chaque mâle a été accouplé à deux femelles (les

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accouplements entre frères et soeurs ont été exclus). Les femelles inséminées ont été isolées

jusqu’à 3 semaines après l’accouchement. Les petits de la portée F2 ont été pesés les jours 1, 4,

14 et 21. Après le sevrage, au jour 21, et après une période supplémentaire de croissance de 2,5

mois, une troisième génération a été engendrée à partir de la portée F2, de la même manière que

précédemment. Les mâles et les femelles de la troisième génération ont été choisis aléatoirement

: au moins 10 mâles et 20 femelles par groupe posologique. Après avoir atteint leur maturité

sexuelle, au bout de 3 mois, chaque mâle a été accouplé à deux femelles (les accouplements entre

frères et sœurs ont été exclus). Les femelles inséminées ont été isolées jusqu’au 22e jour de la

gestation, moment où elles ont été sacrifiées. Tous les petits de la génération F3 ont été pesés.

Les mâles et les femelles de la deuxième (F1) et de la troisième (F2) générations ont reçu le

médicament de façon continue à la même posologie que les animaux de la génération F0.

Le gain pondéral était plus faible dans le groupe à dose élevée des trois générations, mais la

différence n’était significative que chez les animaux de la première. Cette observation était en

corrélation avec la diminution de la consommation de nourriture dans ce même groupe. Aucun

cas de mortalité n’a été observé dans l’ensemble des groupes. Aucune différence n’a été

observée entre les groupes en ce qui a trait au taux de grossesse. La différence observée, dans la

première génération, entre la période de gestation des différents groupes n’était pas associée à la

dose et se situait à l’intérieur des limites de la normale. Aucune différence n’a été observée dans

la deuxième génération. De petites différences ont été observées entre les groupes relativement à

la taille des portées et au nombre de fœtus vivants, mais toutes ont été considérées comme étant à

l’intérieur des limites de la normale, exception faite de la diminution observée dans le groupe à

dose élevée, attribuée aux effets toxiques du médicament chez la mère. Les mêmes observations

s’appliquent au taux de survie des petits, ainsi qu’à leur poids à la naissance, à deux et à trois

semaines. Aucune différence n’a été observée entre les groupes traités et le groupe témoin

relativement aux anomalies.

Embryotoxicité et tératogénicité chez le rat (administration intraveineuse)

Étude sur le pouvoir embryotoxique et tératogène de la dompéridone intraveineuse chez le

rat Wistar

Quatre-vingts rats Wistar femelles ont été répartis en 4 groupes de 20 animaux, lesquels ont reçu

des doses quotidiennes de 0 ; 2,5 ; 10 ou 40 mg/kg de dompéridone par voie intraveineuse du 6

au 15e jour de la gestation. Le gain pondéral était normal et aucun des groupes n’a connu de

décès. Le taux de grossesse a été respectivement de 95 %, 100 %, 95 % et 85 % dans le groupe

témoin et dans les groupes à doses faible, intermédiaire et élevée. Le pourcentage de fœtus

vivants, morts et résorbés était respectivement de 97,2 %, 0 % et 2,8 % dans le groupe témoin, de

94,8 %, 0 % et 5,2 % dans le groupe à dose faible, de 92,1 %, 0 % et 7,9 % dans le groupe à dose

intermédiaire et de 90,5 %, 0 % et 9,5 % dans le groupe à dose élevée, ce qui indique que le taux

de résorption augmente légèrement avec la dose. Aucune différence n’a été observée entre les

groupes traités et le groupe témoin relativement aux anomalies.

Page 23 de 32

Embryotoxicité et tératogénicité chez le lapin (administration orale)

Étude sur le pouvoir embryotoxique et tératogène de la dompéridone orale chez le lapin New

Zealand White

Soixante lapines New Zealand White ont été réparties en 3 groupes de 20 animaux, lesquels ont

reçu des doses de 0, 10 ou 40 mg/kg de dompéridone par gavage du 6e au 18e jour de la

gestation. Un décès a été observé dans le groupe à dose faible et neuf dans le groupe à dose

élevée. Dans deux cas, le décès a été causé par une pneumonie lobulaire, dans un autre, par une

entérite, et dans un autre encore, par une pneumonie accompagnée d’une entérite mucoïde. Un

gain pondéral a été observé dans chaque groupe, mais il était plus faible chez les animaux traités.

Le taux de grossesse a été de 85 % dans le groupe témoin et le groupe à faible dose, et de 70 %

dans le groupe à dose élevée. La taille moyenne des portées était de 6,2 petits dans le groupe

témoin, et de 5,7 et 5,5 petits dans les groupes à doses faible et élevée, respectivement. Le

pourcentage de fœtus vivants, morts ou résorbés était respectivement de 83,9 %, 0,8 % et 15,3 %

dans le groupe témoin, de 72,6 %, 1,6 % et 25,8 % dans le groupe à dose faible et de 76,6 %, 2,6

% et 20,8 % dans le groupe à dose élevée, ce qui indique une augmentation du pourcentage de

résorptions dans les groupes traités. À la césarienne, le poids moyen des petits vivants était de

41,5

(groupe

témoin),

40,7

(dose

faible)

36,3

(dose

élevée).

Après

heures

d’incubation suivant la naissance, le taux de survie des petits s’établissait à 75 % dans le groupe

témoin, 61,1 % dans le groupe à dose faible et 40,7 % dans le groupe à dose élevée. Aucune

anomalie n’a été observée dans aucun des groupes.

En conclusion, on peut affirmer que la dompéridone ne produit pas d’effet tératogène aux doses

de 10 mg/kg et 40 mg/kg.

Une légère augmentation du taux de résorptions à cependant été observée chez les femelles

traitées, laquelle était accompagnée de signes de toxicité maternelle.

Étude sur le pouvoir embryotoxique et tératogène de la dompéridone orale chez le lapin

NewZealand White

Soixante lapines New Zealand White ont été réparties en 3 groupes de 20 animaux, lesquels ont

reçu des doses quotidiennes de 0, 5 ou 20 mg/kg de dompéridone par gavage du 6e au 18e jour

de la gestation. Aucun décès n’a été constaté dans le groupe témoin, mais trois animaux sont

morts dans le groupe à 5 mg/kg et 12 ont trépassé dans le groupe à dose élevée. Le taux de

grossesse observé dans le groupe témoin et les groupes à dose faible et à dose élevée était

respectivement de 60 %, 70 % et 40 %.

Le pourcentage de fœtus vivants, morts ou résorbés était respectivement de 70,0 %, 0 % et 30 %

dans le groupe témoin, de 64,6 %, 0 % et 35,4 % dans le groupe à dose faible et de 82,4 %, 5,9 %

et 11,7 % dans le groupe à dose élevée. À la césarienne, le poids moyen des petits vivants était

de 42,5 g (groupe témoin), 39,0 g (dose faible) et 34,7 g (dose élevée). Après 24 heures

d’incubation suivant la naissance, le taux de survie des petits s’établissait à 54,3 % dans le

groupe témoin, 52,4 % dans le groupe à dose faible et 14,3 % dans le groupe à dose élevée. Le

Page 24 de 32

taux de survie a donc accusé une nette diminution dans le groupe à 20 mg/kg. Aucun effet

tératogène n’a été observé, mais des signes de toxicité maternelle étaient évidents aux doses de 5

mg/kg et de 20 mg/kg, comme en témoignent la diminution du taux de grossesse (à 20 mg/kg) et

l’augmentation du taux de mortalité et la diminution du gain pondéral (à 5 mg/kg et à 20 mg/kg).

Embryotoxicité et tératogénicité chez le lapin (administration intraveineuse)

Étude sur le pouvoir embryotoxique et tératogène de la dompéridone intraveineuse chez le lapin

New Zealand White

Soixante lapines New Zealand ont été réparties en 3 groupes de 20 animaux, lesquels ont reçu

des doses de 0, 0,63 ou 1,25 mg/kg de dompéridone par voie intraveineuse du 6e au 18e jour de

la gestation. Le taux de survie des mères a été de 100 % dans le groupe témoin, de 85 % dans le

groupe à dose faible et de 100 % dans le groupe à dose élevée. Trois animaux du groupe à dose

faible sont morts. Le gain pondéral était comparable dans tous les groupes. Le taux de grossesse

s’est chiffré à 100 % dans le groupe témoin et à 85 % et 90 % dans les groupes à doses faible et

élevée respectivement. La taille moyenne des portées était semblable d’un groupe à l’autre. Le

pourcentage de fœtus vivants, morts ou résorbés était respectivement de 90,2 %, 0 % et 9,8 %

dans le groupe témoin, de 99,2 %, 0 % et 0,8 % dans le groupe à dose faible et de 97,1 %, 0 % et

2,9 % dans le groupe à dose élevée. Le poids moyen des survivants à la naissance était de 34,6 g

dans le groupe témoin, et de 35,3 g et 36,9 g dans les groupes à doses faible et élevée

respectivement. Après 24 heures d’incubation suivant la naissance, le taux de survie des petits

s’établissait à 77,7 % dans le groupe témoin, 76,7 % dans le groupe à dose faible et 76,5 % dans

le groupe à dose élevée. Administrée dans ces conditions, la dompéridone ne produit donc pas

d’effet embryotoxique ou tératogène.

Étude sur le pouvoir embryotoxique et tératogène de la dompéridone intraveineuse chez le lapin

New Zealand White

Soixante lapines New Zealand ont été réparties en 4 groupes de 15 animaux, lesquels ont reçu

des doses de 0 ; 0,63 ; 1,25 ou 2,5 mg/kg de dompéridone par voie intraveineuse du 6

au18e jour

de la gestation. Trois décès ont été observés dans le groupe témoin, un dans le groupe à dose

faible, 2 dans le groupe à dose intermédiaire et 8 dans le groupe à dose élevée. La diminution du

taux de survie dans le groupe à dose élevée n’était pas significative. Aucune différence n’a été

observée entre les divers groupes quant au taux de grossesse. La taille moyenne des portées a été

de 4,9 petits dans le groupe témoin, de 3,9 (dans le groupe recevant 0,63 mg/kg), de 3,9 (dans le

groupe recevant 1,25 mg/kg) et de 1,7 (dans le groupe recevant 2,5 mg/kg). Le nombre moyen de

fœtus vivants, morts ou résorbés par femelle était respectivement de 4,3 ; 0,6 et 1,7 dans le

groupe témoin, de 3,8 ; 0,1 et 0,3 dans le groupe recevant 0,63 mg/kg, de 3,8 ; 0,1 et 1,7 dans le

groupe recevant 1,25 mg/kg et de 1,7 ; 0,0 et 2,5 dans le groupe recevant 2,5 mg/kg. À la

césarienne, le poids moyen des petits vivants était de 42,6 g (groupe témoin), 43,6 g (dans le

groupe recevant 0,63 mg/kg), 46,7 g (dans le groupe recevant 1,25 mg/kg) et de 41,6 g (dans le

groupe recevant 2,5 mg/kg). Après 24 heures d’incubation suivant la naissance, le taux de survie

des petits s’établissait à 81,4 % (dans le groupe témoin), 80,4 % (dans le groupe recevant 0,63

mg/kg), 97,4 % (dans le groupe recevant 1,25 mg/kg) et 60,0 % (dans le groupe recevant 2,5

Page 25 de 32

mg/kg).

La taille moyenne des portées était faible dans tous les groupes, mais aucune différence

statistiquement significative n’a été notée entre ceux-ci. Aucune différence n’a été observée non

plus entre les divers groupes en ce qui a trait au nombre de fœtus vivants, morts ou résorbés, au

poids à la naissance et au taux de survie après 24 heures. Aucun effet tératogène ou

embryotoxique n’a été observé sur les fœtus de lapin.

Étude sur la fécondité des rats Wistar mâles et femelles (administration orale)

Étude sur la fécondité des rats Wistar mâles et femelles (segment I)

Cette expérience a utilisé 320 rats Wistar (160 mâles et 160 femelles), qui ont été répartis en

groupes de 20 animaux de chacun des deux sexes, lesquels ont reçu des doses quotidiennes de

dompéridone de 0, 10, 40 ou 160 mg/kg. Les mâles ont reçu le médicament 60 jours au moins

avant l’accouplement avec une femelle non traitée, et les femelles l’ont reçu 14 jours au moins

avant l’accouplement avec un mâle non traité aussi, puis pendant toute la durée de la gestation.

Le gain pondéral a été normal chez toutes les femelles traitées ou non, sauf chez celles du groupe

à dose élevée, qui, en raison d’une diminution de la consommation de nourriture, ont accusé un

gain plus faible.

Seuls deux animaux sont décédés au cours de l’étude : une femelle dans le groupe à dose faible

et une femelle non traitée qui avait été accouplée à un mâle du groupe à dose élevée. Aucune

différence n’a été observée entre aucun des groupes de femelles traitées ou non relativement à la

gestation. Aucun effet embryotoxique ou tératogène n’a été observé, et la fécondité n’a été

affectée ni chez les mâles, ni chez les femelles.

Étude sur le pouvoir embryotoxique et tératogène de la dompéridone orale chez le rat Wistar

durant les périodes périnatale et postnatale

Étude sur le pouvoir embryotoxique et tératogène de la dompéridone orale chez le rat Wistar

durant les périodes périnatale et postnatale (segment III)

Quatre-vingts rates Wistar ont été réparties dans 4 groupes de 20 animaux chacun, après quoi

elles ont reçu des doses orales de dompéridone de 0, 10, 14 ou 160 mg/kg du 16e jour de la

gestation jusqu'au moment où elles ont allaité pendant 3 semaines. Une diminution significative

du gain pondéral a été observée chez les femelles du groupe à dose élevée, celles-ci ayant

consommé moins de nourriture. Une femelle du groupe à dose faible est décédée au cours de

l’expérience. Le taux de grossesse a été de 95 % dans le groupe témoin, et de 90 %, 70 % et 90

% respectivement dans les groupes à doses faible, intermédiaire et élevée. Le pourcentage de

fœtus vivants et de fœtus morts à la naissance était respectivement de 97,1 % et 2,9 % (dans le

groupe témoin), de 98,4 % et 1,6 % (dans le groupe à dose faible), de 92,7 % et 7,3 % (dans le

groupe à dose intermédiaire) et de 86,1 % et 13,9 % (dans le groupe à dose élevée). Aucun

groupe n’a présenté d’anomalies. Dans tous les groupes, les petits ont présenté un gain pondéral

normal au cours d’une période néonatale de 3 semaines. Au moment du sevrage, après 3

Page 26 de 32

semaines, le taux de survie des petits nés des mères du groupe témoin était de 85,5 %,

comparativement à 77,2 %, 72,1 % et 32,3 % chez les petits nés dans les groupes à 10 mg/kg, 40

mg/kg et 160 mg/kg respectivement. Les effets observés à la dose élevée sont probablement dus

aux effets toxiques du médicament chez la mère.

Page 27 de 32

RÉFÉRENCES

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excretion and metabolism of domperidone in rats, dogs and man. Eur J Drug Metab

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Page 29 de 32

IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

PARTIE III : RENSEIGNEMENTS POUR LE

CONSOMMATEUR

Pr

RAN™-DOMPERIDONE

Comprimés de dompéridone, BP

10 mg

(sous forme de maléate de dompéridone)

Le présent dépliant constitue la troisième et dernière partie

d’une «monographie de produit» publiée à la suite de

l’approbation de la vente au Canada de RAN-

DOMPERIDONE et s’adresse tout particulièrement aux

consommateurs. Le présent dépliant n’est qu’un résumé et ne

donne donc pas tous les renseignements pertinents au sujet de

la RAN-DOMPERIDONE. Pour toute question au sujet de ce

médicament, communiquez avec votre médecin ou votre

pharmacien.

AU SUJET DE CE MÉDICAMENT

Les raisons d’utiliser ce médicament :

RAN-DOMPERIDONE est employé pour traiter les symptômes de

ralentissement de la vidange gastrique observés chez les personnes

souffrant de certains troubles gastro-intestinaux (comme la gastrite,

qui est une inflammation du tractus GI). RAN-DOMPERIDONE

s’emploie également pour réduire les nausées et les vomissements

causés par certains agents utilisés pour le traitement de la maladie

de Parkinson.

Les effets de ce médicament :

RAN-DOMPERIDONE augmente les contractions faibles de

l’œsophage et de l’estomac, favorisant ainsi le passage du bol

alimentaire de l’estomac à l’intestin en permettant une meilleure

coordination de la vidange gastrique. Il favorise également le

transit des aliments dans l’intestin grêle lors de la digestion.

Les circonstances où il est déconseillé d’utiliser ce médicament

Il ne doit pas être utilisé chez les patients allergiques à la

dompéridone ou à l’un ou l’autre des ingrédients non médicinaux

de cette préparation (voir Les ingrédients non médicinaux sont :).

Ce médicament ne doit pas être utilisé non plus chez les personnes

qui présentent des signes d’hémorragie gastrique ou intestinale, ou

encore qui pourraient avoir une obstruction ou une perforation de

l’estomac ou des intestins.

Il ne doit pas être utilisé chez les patients atteints d’un

prolactinome, tumeur associée à une glande qui porte le nom

d’hypophyse.

Ne pas utiliser RAN-DOMPERIDONE si vous avez:

des problèmes hépatiques modérés ou sévères

Y compris les maladies cardiaques insuffisance cardiaque

congestive intervalle QT prolongé ou

prolactine sérique (une tumeur de l'hypophyse libérant

prolactine)

déséquilibre électrolytique (niveaux déséquilibrés sels)

dans votre sang

prennent certains médicaments indiqués dans le Section

Interactions de cette consommation information

L’ingrédient médicinal est :

Le maléate de dompéridone.

Les ingrédients non médicinaux importants sont :

dioxyde de silice colloïdal, croscarmellose sodique, acide

fumarique, stéarate de magnésium, cellulose microcristalline,

polyéthylène glycol, dioxyde de titane et l’hypromellose.

Les formes posologiques sont :

RAN-DOMPERIDONE est disponible sous forme de

comprimés de dompéridone, dosés à 10 mg (sous forme de

maléate de dompéridone).

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS

Mises en garde et précautions

RAN-DOMPERIDONE peut être associée à

un risque accru de trouble du rythme cardiaque et la mort

subite (arrêt cardiaque). Ce risque peut être plus probable

dans les plus de 60 ans ou en prenant des doses supérieures à

30 mg par jour. La dompéridone doit être utilisée à la dose la

plus faible possible pendant la durée la plus courte nécessaire

La dose maximale est l'un comprimé de 10 mg trois

fois par jour, pour aider à éviter des effets nocifs sur le

cœur.

Pour les patients à risque de problèmes cardiaques, votre

médecin peut demander une évaluation de votre fonction

cardiaque (par exemple EEG) avant et / ou pendant le

traitement de la dompéridone

Consultez votre médecin ou votre pharmacien AVANT

d’utiliser RAN-DOMPERIDONE si :

vous avez ou avez déjà eu un cancer du sein;

vos battements cardiaques sont irréguliers

ou vous

souffrez de toute autre maladie

cardiaque ;

vous souffrez d’une maladie rénale

quelconque ;

vous êtes enceinte ou envisagez de le

devenir ;

vous allaitez. La dompéridone se retrouve

dans le lait

maternel. Parlez-en à votre médecin.

vous avez un écoulement mammaire

inhabituel de lait ;

vous êtes un homme dont les seins

commencent à

croître de façon irrégulière ;

vous prenez des médicaments appelés

kétoconazole ou

néfazodone ;

vous prenez tout autre type de médicament,

vendu sur

ordonnance ou non, ou utilisez

des produits de santé

naturels.

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

Ne prenez pas RAN-DOMPERIDONE avec les

médicaments suivants car ils sont contre-indiqués:

antiarrhymics (médicaments pour le coeur), y

compris disopyramide, quinidine,

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IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

EFFETS SECONDAIRES GRAVES : FRÉQUENCE

ET PROCÉDURES À SUIVRE

Symptôme / effet

Consultez votre

médecin ou

votre

pharmacien

Cessez de

prendre le

médicament

et téléphonez

à votre

médecin ou à

votre

pharmacien

Seule

ment

pour

les

effets

secon

daires

graves

Dans

tous

les cas

Palpitations

fréquent

Battements

cardiaques

irréguliers

(arythmie)

Étourdissements

Évanouissement

hydroquinidine, amiodarone, dofétilide, la

dronédarone, sotalol)

certains antidépresseurs (par exemple, le

citalopram,

l'escitalopram)

certains antibiotiques (par exemple,

l'érythromycine,

la clarithromycine, la lévofloxacine, la

moxifloxacine,

spiramycine, telitromycin)

certains agents antifongiques (par

exemple

pentamidine)

certains agents antipaludiques (par

exemple,

l'halofantrine, luméfantrine)

certains agents gastro-intestinaux (par

exemple,

le cisapride, dolasétron, le

prucalopride)

certains antihistaminiques (par exemple

méquitazine, mizolastine)

certains médicaments contre le cancer (par

exemple,

le torémifène, le vandétanib,

vincamine)

certains autres médicaments (par exemple

bépridil,

la méthadone, diphémanil)

ne pas prendre RAN-DOMPERIDONE

avec du jus

de pamplemousse

Les médicaments qui peuvent interagir avec

RAN-

DOMPERIDONE comprennent:

un médicament appelé kétoconazole

ne importe quel type de médicament

connu

comme:

Un médicament «anticholinergique"

Un médicament antifongique

Un antibiotique

Un médicament pour traiter le sida

Un néfazodone appelé.

UTILISATION APPROPRIÉE DE CE MÉDICAMENT

Dose habituelle chez l’adulte :

Pour les troubles impliquant passage des aliments dans l'estomac et

les intestins: un comprimé de 10 mg pris trois à quatre fois par

jour, de 15 à 30 minutes avant les repas

Surdose :

Parmi les symptômes d’un surdosage, mentionnons la somnolence,

la désorientation, la difficulté à effectuer des mouvements

normaux du corps, une fréquence cardiaque irrégulière et une

pression basse.

En case de surdosage, communiquez immédiatement avec un

professionnel de la santé, l’urgence d’un centre hospitalier ou

le centre antipoison de votre région, même en l'absence de

symptômes.

PROCÉDURES À SUIVRE EN CE QUI CONCERNE LES

EFFETS SECONDAIRES

La plupart des effets secondaires de RAN-DOMPERIDONE

sont

facilement tolérables et disparaîtront graduellement avec la

poursuite du traitement. Les plus graves ou dérangeants sont liés à

la dose et disparaissent une fois la dose réduite ou le traitement

interrompu.

Les effets indésirables courants comprennent la sécheresse de

la bouche, les maux de tête et la migraine. Les effets moins

courants comprennent les crampes abdominales, la diarrhée, la

régurgitation (remontée du contenu de l’estomac), les nausées

et les éruptions cutanées. Si l’un de ces effets devient gênant,

parlez en à votre médecin.

En cas d’effet plus grave ou plus dérangeant, comme la

galactorrhée (écoulement mammaire excessif ou spontané de

lait), la gynécomastie (développement exagéré des glandes

mammaires chez l’homme) ou les irrégularités menstruelles

(tachetures ou retard des règles), communiquez avec votre

médecin.

Cette liste d’effets secondaires n’est pas exhaustive. Pour tout

effet inattendu ressenti lors de la prise de RAN-

DOMPERIDONE veuillez communiquer avec votre médecin

ou votre pharmacien.

COMMENT CONSERVER LE

MÉDICAMENT

Conserver entre 15 °C et 30 °C, à l’abri de la lumière.

Garder hors de la portée et de la vue des enfants.

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IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

DÉCLARATION DES EFFETS INDÉSIRABLES

SOUPÇONNÉS

Vous pouvez déclarer les effets indésirables soupçonnés associés à

l’utilisation des produits de santé au Programme Canada

Vigilance de l’une des 3 façons suivantes :

--------------------------------------------------------------------------

En ligne www.santecanada.gc.ca/medeffet

Par téléphone, en composant le numéro sans frais 1-866-

234-2345;

En remplissant un formulaire de déclaration de Canada

Vigilance et en le faisant parvenir

- par télécopieur, au numéro sans frais 1-866-678-6789

- par la poste au: Programme Canada Vigilance

Santé Canada

Indice postal 0701E

Ottawa (Ontario) K1A 0K9

Les étiquettes préaffranchies, le formulaire de

déclaration de Canada Vigilance ainsi que les lignes

directrices concernant la déclaration d’effets

indésirables sont disponibles sur le site Web de

MedEffet

MC

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