RAMIPRIL Sandoz 1,25 mg, comprimé

France - français - ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé)

Achète-le

Notice patient Notice patient (PIL)

11-06-2019

Ingrédients actifs:
ramipril
Disponible depuis:
SANDOZ
Code ATC:
C09AA05
DCI (Dénomination commune internationale):
ramipril
Dosage:
1,25 mg
forme pharmaceutique:
comprimé
Composition:
composition pour un comprimé > ramipril : 1,25 mg
Mode d'administration:
orale
Unités en paquet:
plaquette(s) thermoformée(s) aluminium de 14 comprimé(s)
Type d'ordonnance:
liste I
Domaine thérapeutique:
INHIBITEURS DE L'ENZYME DE CONVERSION (IEC) NON ASSOCIES
Descriptif du produit:
368 317-5 ou 34009 368 317 5 9 - plaquette(s) aluminium de 14 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;566 685-0 ou 34009 566 685 0 2 - pilulier(s) polyéthylène haute densité (PEHD) de 100 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;373 106-9 ou 34009 373 106 9 7 - plaquette(s) aluminium de 90 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation:20/05/2008;368 318-1 ou 34009 368 318 1 0 - plaquette(s) aluminium de 15 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;368 319-8 ou 34009 368 319 8 8 - plaquette(s) aluminium de 28 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;368 320-6 ou 34009 368 320 6 0 - plaquette(s) aluminium de 30 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation:12/01/2006;566 684-4 ou 34009 566 684 4 1 - plaquette(s) aluminium de 100 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;368 321-2 ou 34009 368 321 2 1 - pilulier(s) polyéthylène haute densité (PEHD) de 14 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;368 322-9 ou 34009 368 322 9 9 - pilulier(s) polyéthylène haute densité (PEHD) de 15 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;368 323-5 ou 34009 368 323 5 0 - pilulier(s) polyéthylène haute densité (PEHD) de 28 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;368 324-1 ou 34009 368 324 1 1 - pilulier(s) polyéthylène haute densité (PEHD) de 30 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;
Statut de autorisation:
Valide
Numéro d'autorisation:
69327214
Date de l'autorisation:
2005-04-05

NOTICE

ANSM - Mis à jour le : 11/06/2019

Dénomination du médicament

RAMIPRIL SANDOZ 1,25 mg, comprimé

Ramipril

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant de prendre ce médicament car elle contient des informations importantes pour

vous.

Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

Si vous avez d’autres questions, interrogez votre médecin ou votre pharmacien.

Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à d’autres personnes. Il pourrait leur être nocif,

même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci s’applique aussi à

tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Que contient cette notice ?

1. Qu'est-ce que RAMIPRIL SANDOZ 1,25 mg, comprimé et dans quels cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant de prendre RAMIPRIL SANDOZ 1,25 mg, comprimé ?

3. Comment prendre RAMIPRIL SANDOZ 1,25 mg, comprimé ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver RAMIPRIL SANDOZ 1,25 mg, comprimé ?

6. Contenu de l’emballage et autres informations.

1. QU’EST-CE QUE RAMIPRIL SANDOZ 1,25 mg, comprimé ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?

Classe pharmacothérapeutique : Inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IEC) - code ATC : C09AA05.

RAMIPRIL SANDOZ contient un médicament appelé ramipril. Celui-ci fait partie d'un groupe de médicaments appelés IEC

(inhibiteurs de l'enzyme de conversion).

RAMIPRIL SANDOZ agit en :

diminuant la production par votre organisme de substances susceptibles d'élever votre pression artérielle,

faisant se relâcher et se dilater vos vaisseaux sanguins,

facilitant à votre cœur le pompage du sang à travers l'organisme.

RAMIPRIL SANDOZ peut être utilisé :

pour traiter une pression artérielle élevée (hypertension),

pour réduire le risque d'avoir une crise cardiaque ou un accident vasculaire cérébral,

pour réduire le risque ou retarder l'aggravation de problèmes rénaux (que vous soyez ou non diabétique),

pour traiter votre cœur lorsqu'il ne peut pas pomper une quantité suffisante de sang dans le reste de votre organisme

(insuffisance cardiaque),

en traitement à la suite d'une crise cardiaque (infarctus du myocarde) compliquée d'insuffisance cardiaque.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DE PRENDRE RAMIPRIL SANDOZ 1,25 mg, comprimé

Ne prenez jamais RAMIPRIL SANDOZ 1,25 mg, comprimé :

si vous êtes allergique au ramipril, à tout autre IEC ou à l’un des autres composants contenus dans ce médicament,

mentionnés dans la rubrique 6. Les signes d'une réaction allergique peuvent inclure une éruption cutanée (rash), des

problèmes de déglutition ou de respiration, un gonflement de vos lèvres, de votre visage, de votre gorge ou de votre langue,

si vous avez déjà présenté une réaction allergique grave appelée « angiœdème ». Les signes comportent des

démangeaisons, une urticaire, des marques rouges sur les mains, les pieds et la gorge, un gonflement de la gorge et de la

langue, un gonflement autour des yeux et des lèvres, des difficultés à respirer et à avaler,

si vous subissez une dialyse ou tout autre type de filtration sanguine. En fonction de la machine utilisée, RAMIPRIL

SANDOZ pourrait ne pas vous convenir,

si vous avez des problèmes rénaux du fait de la réduction de l'apport sanguin à votre rein (sténose de l'artère rénale),

pendant les 6 derniers mois de la grossesse (voir rubrique grossesse et allaitement),

si votre pression artérielle est anormalement basse ou instable. Votre médecin devra l'évaluer,

si vous avez du diabète ou une insuffisance rénale et que vous êtes traité(e) par un médicament contenant de l’aliskiren

pour diminuer votre pression artérielle,

si vous avez pris ou prenez actuellement l’association sacubitril/valsartan, un médicament utilisé pour traiter un type

d’insuffisance cardiaque au long cours (chronique) chez l’adulte, car le risque d’angio-oedème (gonflement rapide sous la

peau dans une région telle que la gorge) est accru.

Ne prenez pas RAMIPRIL SANDOZ si l'un ou l'autre des cas ci-dessus vous concerne.

Si vous n'êtes pas sûr(e), parlez-en à votre médecin avant de prendre RAMIPRIL SANDOZ.

Avertissements et précautions

Adressez-vous à votre médecin ou pharmacien avant de prendre RAMIPRIL SANDOZ :

si vous souffrez de problèmes cardiaques, hépatiques ou rénaux,

si vous avez perdu une grande quantité de sels ou de fluides corporels (si vous vomissez, avez la diarrhée, suez de

manière inhabituelle, suivez un régime pauvre en sel, prenez des diurétiques depuis longtemps ou avez subi une dialyse),

si vous allez suivre un traitement pour réduire votre allergie aux piqûres d'abeille ou de guêpe (désensibilisation),

si vous allez recevoir un anesthésique. Celui-ci pourrait vous être donné pour une intervention chirurgicale ou des soins

dentaires. Il pourrait s'avérer nécessaire d'arrêter votre traitement par RAMIPRIL SANDOZ un jour avant ; demandez conseil

à votre médecin,

si votre taux sanguin de potassium est élevé (d'après les résultats de vos tests sanguins),

si vous prenez des médicaments ou avez des affections qui pourraient diminuer le taux de sodium dans votre sang. Votre

médecin pourra vous prescrire des analyses de sang régulières, en particulier pour vérifier le taux de sodium dans votre

sang, surtout si vous êtes une personne âgée,

si vous prenez des médicaments qui peuvent augmenter le risque d’angiœdème (une réaction allergique grave) comme les

inhibiteurs de la protéine mTOR (par exemple temsirolimus, évérolimus, sirolimus), la vildagliptine, les inhibiteurs de la

néprilysine (NEP) (comme le racécadotril) ou l’association sacubitril/valsartan. Pour l’association sacubitril/valsartan, voir

rubrique 2. « Ne prenez jamais RAMIPRIL SANDOZ 1,25 mg, comprimé »,

si vous souffrez d'une maladie vasculaire du collagène telle qu'une sclérodermie ou un lupus érythémateux systémique,

vous devez informer votre médecin si vous pensez être (ou susceptible de devenir) enceinte,

RAMIPRIL SANDOZ est déconseillé pendant les 3 premiers mois de la grossesse et est contre-indiqué si vous êtes

enceinte de plus de 3 mois car cela pourrait nuire gravement à votre enfant en cas d’utilisation à partir de ce stade de la

grossesse (voir rubrique grossesse),

si vous prenez l’un des médicaments suivants pour traiter une hypertension :

un « antagoniste des récepteurs de l’angiotensine II » (ARA-II) (aussi connu sous le nom de sartans – par exemple

valsartan, telmisartan, irbésartan), en particulier si vous avez des problèmes rénaux dus à un diabète,

aliskiren.

Votre médecin pourra être amené à surveiller régulièrement le fonctionnement de vos reins, votre pression artérielle et le

taux des électrolytes (par ex. du potassium) dans votre sang.

Voir aussi les informations dans la rubrique « Ne prenez jamais RAMIPRIL SANDOZ 1,25 mg, comprimé ».

Enfants et adolescents

L'utilisation de RAMIPRIL SANDOZ est déconseillée chez l'enfant et l'adolescent âgé de moins de 18 ans, car la tolérance

et l’efficacité de RAMIPRIL SANDOZ chez les enfants n’ont pas été établies.

Si l'un ou l'autre des cas ci-dessus vous concerne (ou si vous n'en êtes pas sûr(e)), parlez-en à votre médecin avant de

prendre RAMIPRIL SANDOZ.

Autres médicaments et RAMIPRIL SANDOZ 1,25 mg, comprimé

Informez votre médecin ou votre pharmacien si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre tout autre

médicament, car RAMIPRIL SANDOZ peut avoir une incidence sur certains autres médicaments. Par ailleurs, certains

médicaments peuvent avoir une incidence sur RAMIPRIL SANDOZ.

Informez votre médecin si vous prenez l'un ou l'autre des médicaments suivants. Ils peuvent rendre RAMIPRIL SANDOZ

moins efficace :

les médicaments utilisés pour soulager les douleurs et l'inflammation (par exemple les anti-inflammatoires non stéroïdiens

(AINS), tels l'ibuprofène ou l'indométacine et l'aspirine),

les médicaments utilisés pour le traitement d'une pression artérielle basse, d'un collapsus, d'une insuffisance cardiaque,

d'un asthme ou d'allergies, tels que l'éphédrine, la noradrénaline ou l'adrénaline. Votre médecin devra alors vérifier votre

pression artérielle.

Informez votre médecin si vous prenez l'un ou l'autre des médicaments suivants. Ils peuvent augmenter la probabilité de

survenue d'effets secondaires si vous les prenez avec RAMIPRIL SANDOZ :

l’association sacubitril/valsartan utilisée dans le traitement d’une forme d’insuffisance cardiaque au long cours (chronique)

chez l’adulte (voir rubrique 2. « Ne prenez jamais RAMIPRIL SANDOZ 1,25 mg, comprimé »),

les médicaments utilisés pour soulager les douleurs et l'inflammation (par exemple les anti-inflammatoires non stéroïdiens

(AINS), tels que l'ibuprofène ou l'indométacine et l'aspirine),

les médicaments contre le cancer (chimiothérapie),

les médicaments prévenant le rejet d'organe après une transplantation, tels que la ciclosporine,

les diurétiques tels que le furosémide,

les médicaments susceptibles d'augmenter la quantité de potassium dans votre sang, tels que la spironolactone, le

triamtérène, l'amiloride, les sels de potassium, le triméthoprime seul ou sous forme d’association avec le sulfaméthoxazole

(pour les infections) et l'héparine (utilisée pour fluidifier le sang),

les corticoïdes donnés pour une inflammation, tels que la prednisolone,

l'allopurinol (utilisé pour abaisser l'acide urique dans votre sang),

le procaïnamide (donné pour les troubles du rythme cardiaque),

le temsirolimus (utilisé dans le cancer),

le sirolimus, l’évérolimus (utilisés pour la prévention des rejets de greffes),

la vildagliptine (utilisée pour traiter le diabète de type 2),

le racécadotril (utilisé contre la diarrhée),

votre médecin pourrait avoir besoin de modifier la dose de vos médicaments et/ou prendre d’autres précautions : si vous

prenez un antagoniste des récepteurs de l’angiotensine II (ARA-II) ou de l’aliskiren (voir aussi les informations dans les

rubriques « Ne prenez jamais RAMIPRIL SANDOZ 1,25 mg, comprimé,» et « Avertissements et précautions »).

Informez votre médecin si vous prenez l'un ou l'autre des médicaments suivants. Ils pourraient être affectés par RAMIPRIL

SANDOZ :

les médicaments pour le diabète tels que les antidiabétiques oraux et l'insuline. RAMIPRIL SANDOZ pourrait abaisser le

taux de sucre dans votre sang (glycémie). Surveillez étroitement votre glycémie lorsque vous prenez RAMIPRIL SANDOZ,

le lithium (donné pour des problèmes de santé mentale). RAMIPRIL SANDOZ pourrait augmenter la quantité de lithium

dans votre sang (lithiémie). Votre lithiémie devra être étroitement surveillée par votre médecin.

Si vous prenez l’un des médicaments qui suivent, le risque d’angiœdème peut être accru :

le racécadotril, un médicament utilisé pour traiter la diarrhée,

des médicaments utilisés pour prévenir le rejet d’un organe transplanté et pour traiter le cancer (par ex. temsirolimus,

sirolimus, évérolimus),

la vildagliptine, un médicament utilisé pour traiter le diabète.

En particulier, informez votre médecin ou votre pharmacien si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre l’un

des médicaments suivants :

des suppléments potassiques (y compris des substituts de sel), des diurétiques épargneurs de potassium et d’autres

médicaments qui peuvent augmenter la quantité de potassium dans le sang (par ex. le triméthoprime et le cotrimoxazole

pour traiter des infections causées par des bactéries ; la ciclosporine, un médicament immunosuppresseur utilisé pour

prévenir le rejet d’un organe transplanté ; et l’héparine, un médicament utilisé pour fluidifier le sang afin d’éviter la formation

de caillots).

Si l'un ou l'autre des cas ci-dessus vous concerne (ou si vous n'en êtes pas sûr(e)), parlez-en à votre médecin avant de

prendre RAMIPRIL SANDOZ.

RAMIPRIL SANDOZ 1,25 mg, comprimé avec des aliments, boissons et de l’alcool

La prise d'alcool avec RAMIPRIL SANDOZ peut vous donner des vertiges ou des étourdissements. Si vous vous

préoccupez de savoir la quantité d'alcool que vous pouvez boire alors que vous prenez RAMIPRIL SANDOZ, parlez-en à

votre médecin, les médicaments utilisés pour réduire la pression artérielle et l'alcool pouvant avoir des effets additifs.

RAMIPRIL SANDOZ peut être pris pendant ou en dehors des repas.

Grossesse et allaitement

Grossesse

Vous devez informer votre médecin si vous pensez être (ou susceptible de devenir) enceinte. RAMIPRIL SANDOZ est

déconseillé au cours des 12 premières semaines de grossesse et est contre-indiqué à partir de la 13ème semaine car son

utilisation au cours de la grossesse pourrait nuire gravement à votre enfant.

Si vous apprenez que vous êtes enceinte alors que vous prenez RAMIPRIL SANDOZ, informez immédiatement votre

médecin.

Un changement pour un traitement approprié devra être effectué avant d'envisager une grossesse.

Allaitement

RAMIPRIL SANDOZ est déconseillé si vous allaitez.

Demandez conseil à votre médecin ou votre pharmacien avant de prendre tout médicament.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

Vous pourriez ressentir des étourdissements en prenant RAMIPRIL SANDOZ. La survenue de ces étourdissements est plus

probable lorsque vous débutez la prise de RAMIPRIL SANDOZ ou commencez à prendre une dose plus élevée. Dans ce

cas, ne conduisez pas et n'utilisez pas d'outils ni de machines.

RAMIPRIL SANDOZ 1,25 mg, comprimé contient :

Sans objet.

3. COMMENT PRENDRE RAMIPRIL SANDOZ 1,25 mg, comprimé ?

Veillez à toujours prendre ce médicament en suivant exactement les indications de votre médecin ou pharmacien. Vérifiez

auprès de votre médecin ou pharmacien en cas de doute.

Combien en prendre

Traitement d'une pression artérielle élevée

La dose initiale habituelle est de 1,25 mg ou de 2,5 mg une fois par jour.

Votre médecin ajustera la quantité à prendre jusqu'à ce que votre pression artérielle soit contrôlée.

La dose maximale est de 10 mg une fois par jour.

Si vous prenez déjà des diurétiques, votre médecin pourrait arrêter ou réduire la quantité du diurétique que vous prenez

avant de débuter le traitement par RAMIPRIL SANDOZ.

Pour réduire votre risque de crise cardiaque ou d'accident vasculaire cérébral

La dose initiale habituelle est de 2,5 mg une fois par jour.

Votre médecin pourrait par la suite décider d'augmenter la quantité que vous prenez.

La dose habituelle est de 10 mg une fois par jour.

Traitement pour réduire ou retarder l'aggravation des problèmes rénaux

Votre traitement pourrait être débuté à la dose de 1,25 mg ou de 2,5 mg une fois par jour.

Votre médecin ajustera la quantité que vous prenez.

La dose habituelle est de 5 mg ou 10 mg une fois par jour.

Traitement de l'insuffisance cardiaque

La dose initiale habituelle est de 1,25 mg une fois par jour.

Votre médecin ajustera la quantité que vous prenez.

La dose maximale est de 10 mg/jour. Il est préférable de la prendre en deux prises par jour.

Traitement après avoir subi une crise cardiaque

La dose initiale habituelle est de 1,25 mg une fois par jour à 2,5 mg deux fois par jour.

Votre médecin ajustera la quantité que vous prenez.

La dose maximale est de 10 mg/jour. Il est préférable de la prendre en deux prises par jour.

Sujet âgé

Votre médecin réduira la dose initiale et ajustera votre traitement plus lentement.

Comment prendre ce médicament

Prenez ce médicament par voie orale, au même moment de la journée chaque jour.

Avalez les comprimés entiers avec un liquide.

N'écrasez pas et ne mâchez pas les comprimés.

Si vous avez pris plus de RAMIPRIL SANDOZ 1,25 mg, comprimé que vous n’auriez dû

Consultez immédiatement votre médecin ou votre pharmacien.

Informez-en un médecin ou allez immédiatement au service des urgences de l'hôpital le plus proche. Ne conduisez pas

jusqu'à l'hôpital, faites-vous emmener par quelqu'un ou appelez une ambulance. Prenez la boîte de médicaments avec vous

pour que le médecin sache ce que vous avez pris.

Si vous oubliez de prendre RAMIPRIL SANDOZ 1,25 mg, comprimé

Si vous oubliez une dose, prenez votre dose suivante à l'heure habituelle.

Ne prenez pas de dose double pour compenser la dose que vous avez oublié de prendre.

Si vous arrêtez de prendre RAMIPRIL SANDOZ 1,25 mg, comprimé

Sans objet.

Si vous avez d’autres questions sur l’utilisation de ce médicament, demandez plus d’informations à votre médecin ou à votre

pharmacien.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas

systématiquement chez tout le monde.

Arrêtez de prendre RAMIPRIL SANDOZ 1,25 mg, comprimé et consultez immédiatement un médecin si vous remarquez

l'un ou l'autre des effets secondaires graves suivants ; vous pourriez avoir besoin d'un traitement médical urgent :

gonflement du visage, des lèvres ou de la gorge rendant difficile la déglutition ou la respiration, ainsi que des

démangeaisons et des éruptions cutanées. Ceci pourrait être le signe d'une réaction allergique grave à RAMIPRIL

SANDOZ,

réactions cutanées sévères y compris une éruption, des ulcères buccaux, une aggravation d'une maladie de peau

préexistante, une rougeur, des vésicules ou une desquamation de la peau (tel que le syndrome de Stevens-Johnson, la

nécrolyse épidermique toxique ou l'érythème polymorphe).

Informez immédiatement votre médecin si vous ressentez :

un rythme cardiaque rapide, irrégulier ou fortement ressenti (palpitations), une douleur dans la poitrine, une contraction de

la poitrine ou des problèmes plus graves, y compris une crise cardiaque et un accident vasculaire cérébral,

un essoufflement ou une toux. Ceux-ci pourraient être des signes de problèmes pulmonaires,

des ecchymoses apparaissant facilement, un saignement prolongé, tout saignement manifeste (par ex. saignement des

gencives), des taches pourpres ou des rougeurs sur la peau, ou des infections contractées plus facilement que d’habitude,

un mal de gorge et une fièvre, une sensation de fatigue, de défaillance, d'étourdissement, ou une pâleur cutanée. Ceux-ci

pourraient être les signes de problèmes sanguins ou de moelle osseuse,

des douleurs à l'estomac sévères pouvant atteindre le dos. Ceci pourrait être le signe d'une pancréatite (inflammation du

pancréas),

une fièvre, des frissons, une fatigue, une perte d'appétit, des douleurs d'estomac, des nausées, une coloration jaune de la

peau ou des yeux (jaunisse). Ceux-ci pourraient être les signes de problèmes hépatiques tels qu'une hépatite (inflammation

du foie) ou des lésions hépatiques.

Autres effets indésirables éventuels :

Informez votre médecin si l'un ou l'autre des symptômes suivants s'aggravait ou durait plus de quelques jours.

Effets indésirables fréquents pouvant affecter jusqu’à 1 personne sur 10)

Maux de tête ou fatigue,

sensation de vertiges. Ceci est plus susceptible de se produire au début de la prise de RAMIPRIL SANDOZ ou au début de

la prise d'une dose plus forte,

évanouissement, hypotension (pression artérielle anormalement basse), en particulier lorsque vous vous levez ou vous

asseyez dans votre lit rapidement,

toux sèche irritative, inflammation des sinus (sinusite) ou bronchite, essoufflement,

douleurs gastriques ou intestinales, diarrhée, indigestion, nausées ou vomissements,

éruption cutanée avec zone surélevée ou non,

douleurs dans la poitrine,

crampes ou douleurs musculaires,

examens sanguins montrant une élévation inhabituelle de votre taux de potassium.

Effets indésirables peu fréquents (pouvant affecter jusqu’à 1 personne sur 100)

Problèmes d'équilibre (vertiges),

démangeaisons et sensations cutanées inhabituelles telles que des sensations d'engourdissement, de picotements, de

piqûres d'aiguilles, de brûlure ou de fourmillement (paresthésies),

perte ou modification du goût des aliments,

problèmes de sommeil,

sentiment de dépression, d'anxiété, nervosité inhabituelle, agitation,

nez bouché, difficulté à respirer ou aggravation d'un asthme,

gonflement intestinal appelé « angiœdème intestinal », se présentant par des symptômes tels que des douleurs

abdominales, des vomissements et une diarrhée,

brûlures d'estomac, constipation ou bouche sèche,

augmentation de la quantité d'urine dans la journée,

transpiration inhabituelle,

perte ou diminution de l'appétit (anorexie),

battements cardiaques fortement ressentis ou irréguliers, gonflement des bras et des jambes. Ceci pourrait être un signe

de rétention d'eau,

bouffées de chaleur,

vision trouble,

douleurs articulaires,

fièvre,

incapacité sexuelle chez l'homme, réduction de la libido chez l'homme ou la femme,

augmentation du nombre de certains globules blancs du sang (éosinophilie) découverte lors d'un test sanguin,

examens sanguins montrant des modifications de la fonction hépatique, pancréatique ou rénale.

Effets indésirables rares (pouvant affecter jusqu’à 1 personne sur 1 000)

Sensation d'être flageolant(e) ou confus(e),

rougeur et gonflement de la langue,

écaillement ou pelage sévères de la peau, éruption cutanée avec démangeaisons et grosseurs,

problème au niveau des ongles (ex. détachement ou chute d'un ongle),

éruption ou ecchymoses cutanées,

taches sur la peau et froideur des extrémités,

rougeur, démangeaison, gonflement ou larmoiement des yeux,

trouble de l'audition et bourdonnements d'oreilles,

sensation de faiblesse,

examens sanguins montrant une baisse du nombre de globules rouges, de globules blancs ou de plaquettes, ou du taux

d'hémoglobine.

Effets indésirables très rares (pouvant affecter jusqu’à 1 personne sur 10 000)

Sensibilité inhabituelle au soleil.

Autres effets indésirables rapportés :

Informez votre médecin si l'un ou l'autre des symptômes suivants s'aggravait ou durait plus de quelques jours.

Difficulté de concentration,

gonflement de la bouche,

examens sanguins montrant un nombre trop faible de cellules sanguines dans votre sang,

examens sanguins montrant un taux inhabituellement bas de sodium dans votre sang,

urines concentrées (de couleur foncée), nausées ou vomissements, crampes musculaires, confusion et crises pouvant

s’expliquer par une sécrétion inappropriée de l’hormone antidiurétique (ADH). Si vous développez ces symptômes, veuillez

contacter votre médecin au plus vite,

changement de couleur des doigts et des orteils lorsque vous avez froid, avec picotements ou sensations douloureuses

lorsque vous vous réchauffez (syndrome de Raynaud),

augmentation de la taille des seins chez l'homme,

réactions ralenties ou perturbées,

sensation de brûlure,

modification des odeurs,

chute de cheveux.

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci s’applique aussi à

tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables

directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé

(ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d’informations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER RAMIPRIL SANDOZ 1,25 mg, comprimé ?

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

N’utilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur la boîte, les plaquettes et le flacon après EXP. La

date de péremption fait référence au dernier jour de ce mois.

A conserver à une température ne dépassant pas +25°C.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-l’égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien d’éliminer les

médicaments que vous n’utilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger l’environnement.

6. CONTENU DE L’EMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS

Ce que contient RAMIPRIL SANDOZ 1,25 mg, comprimé

La substance active est :

Ramipril........................................................................................................................ 1,25 mg

Pour un comprimé

Les autres composants sont :

Hypromellose (E464), amidon prégélatinisé, cellulose microcristalline, fumarate de stéaryle sodique, bicarbonate de

sodium.

Qu’est-ce que RAMIPRIL SANDOZ 1,25 mg, comprimé et contenu de l’emballage extérieur

Ce médicament se présente sous forme de comprimé. Boîte ou pilulier de 14, 15, 28, 30, 90 ou 100 comprimés.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

Titulaire de l’autorisation de mise sur le marché

SANDOZ

49 AVENUE GEORGES POMPIDOU

92300 LEVALLOIS-PERRET

Exploitant de l’autorisation de mise sur le marché

SANDOZ

49 AVENUE GEORGES POMPIDOU

92300 LEVALLOIS-PERRET

Fabricant

SALUTAS PHARMA GMBH

OTTO-VON-GUERICKE-ALLEE 1

39179 BARLEBEN

ALLEMAGNE

LEK S.A.

UL PODLIPIE 16

95-010 STRYKOW

POLOGNE

LEK S.A

UL. DOMANIEWSKA 50C

02-672 WARSAW

POLOGNE

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen

Sans objet.

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

Autres

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de l’ANSM (France).

RÉSUMÉ DES CARACTÉRISTIQUES DU PRODUIT

ANSM - Mis à jour le : 11/06/2019

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT

RAMIPRIL SANDOZ 1,25 mg, comprimé

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

Ramipril.............................................................................................................................. 1,25 mg

Pour un comprimé.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE

Comprimé.

4. DONNEES CLINIQUES

4.1. Indications thérapeutiques

Traitement de l'hypertension

Prévention cardiovasculaire : réduction de la morbidité et de la mortalité cardiovasculaires chez les patients présentant :

une maladie cardiovasculaire athérothrombotique manifeste (antécédents de maladie coronaire ou d'accident vasculaire

cérébral, ou artériopathie périphérique) ou

un diabète avec au moins un facteur de risque cardiovasculaire (voir rubrique 5.1).

Traitement de la néphropathie :

néphropathie glomérulaire diabétique débutante, telle que définie par la présence d'une microalbuminurie

néphropathie glomérulaire diabétique manifeste, telle que définie par une macroprotéinurie chez les patients présentant au

moins un facteur de risque cardiovasculaire (voir rubrique 5.1),

néphropathie glomérulaire non-diabétique manifeste, telle que définie par une macroprotéinurie ≥ 3 g/jour (voir rubrique

5.1).

Traitement de l'insuffisance cardiaque symptomatique

Prévention secondaire à la suite d'un infarctus aigu du myocarde : réduction de la mortalité à la phase aiguë de

l'infarctus du myocarde chez les patients ayant des signes cliniques d'insuffisance cardiaque, en débutant > 48 heures

après l'infarctus.

4.2. Posologie et mode d'administration

Posologie

Il est recommandé de prendre RAMIPRIL SANDOZ chaque jour au même moment de la journée.

RAMIPRIL SANDOZ peut être pris avant, pendant ou après les repas, la prise alimentaire ne modifiant pas sa

biodisponibilité (voir rubrique 5.2).

RAMIPRIL SANDOZ doit être avalé avec du liquide. Il ne doit être ni mâché ni écrasé.

Adultes

Patients traités par diurétique

Une hypotension peut survenir à la mise en route d'un traitement par RAMIPRIL SANDOZ ; ceci en particulier chez les

patients recevant un traitement concomitant par des diurétiques. Il est par conséquent recommandé de prendre des

précautions puisque ces patients peuvent présenter une déplétion hydrosodée.

Si possible, le diurétique sera arrêté 2 à 3 jours avant le début du traitement par RAMIPRIL SANDOZ (voir rubrique 4.4).

Chez les patients hypertendus chez lesquels le diurétique n'est pas arrêté, le traitement par RAMIPRIL SANDOZ sera

débuté à la dose de 1,25 mg. La fonction rénale et la kaliémie seront surveillées. La dose de RAMIPRIL SANDOZ sera

ajustée par la suite en fonction de la pression artérielle cible.

Hypertension

La dose sera individualisée selon le profil du patient (voir rubrique 4.4) et le contrôle tensionnel.

RAMIPRIL SANDOZ peut être utilisé en monothérapie ou en association à d'autres classes de médicaments

antihypertenseurs (voir rubriques 4.3, 4.4, 4.5 et 5.1).

Dose initiale

RAMIPRIL SANDOZ sera débuté graduellement à la dose initiale recommandée de 2,5 mg par jour.

Les patients ayant un système rénine-angiotensine-aldostérone fortement activé pourraient présenter une chute excessive

de la pression artérielle après la première dose. Une dose initiale de 1,25 mg est recommandée chez de tels patients, et la

mise en route du traitement sera effectuée sous surveillance médicale (voir rubrique 4.4).

Titration et dose d'entretien

La dose peut être doublée toutes les deux à quatre semaines de manière à atteindre progressivement la pression artérielle

cible ; la dose maximale autorisée de RAMIPRIL SANDOZ est de 10 mg par jour. En général, la dose est administrée en

une prise quotidienne.

Prévention cardiovasculaire

Dose initiale

La dose initiale recommandée est de 2,5 mg de RAMIPRIL SANDOZ une fois par jour.

Titration et dose d'entretien

En fonction de la tolérance par le patient du principe actif, la dose sera graduellement augmentée. Il est recommandé de

doubler la dose au terme d'une à deux semaines de traitement et, au terme de deux à trois semaines supplémentaires, de

l'augmenter pour atteindre la dose cible d'entretien de 10 mg de RAMIPRIL SANDOZ en une prise quotidienne.

Voir également plus haut la posologie chez les patients sous diurétique.

Traitement de la néphropathie

Chez les patients présentant un diabète et une microalbuminurie :

Dose initiale

La dose initiale recommandée est de 1,25 mg de RAMIPRIL SANDOZ une fois par jour.

Titration et dose d'entretien

En fonction de la tolérance par le patient du principe actif, la dose est augmentée par la suite. Il est recommandé de doubler

la dose quotidienne unique à 2,5 mg au terme de deux semaines, puis à 5 mg au terme de deux semaines supplémentaires.

Chez les patients présentant un diabète et au moins un facteur de risque cardiovasculaire :

Dose initiale

La dose initiale recommandée est de 2,5 mg de RAMIPRIL SANDOZ une fois par jour.

Titration et dose d'entretien

En fonction de la tolérance par le patient du principe actif, la dose est augmentée par la suite. Il est recommandé de doubler

la dose quotidienne à 5 mg de RAMIPRIL SANDOZ au terme d'une à deux semaines, puis à 10 mg de RAMIPRIL SANDOZ

au terme de deux à trois semaines supplémentaires. La dose quotidienne cible est de 10 mg.

Chez les patients présentant une néphropathie non-diabétique telle que définie par une macroprotéinurie ≥ 3 g/jour

Dose initiale

La dose initiale recommandée est de 1,25 mg de RAMIPRIL SANDOZ une fois par jour.

Titration et dose d'entretien

En fonction de la tolérance par le patient du principe actif, la dose est augmentée par la suite. Il est recommandé de doubler

la dose quotidienne unique à 2,5 mg au terme de deux semaines, puis à 5 mg au terme de deux semaines supplémentaires.

Insuffisance cardiaque symptomatique

Dose initiale

Chez les patients stabilisés sous traitement diurétique, la dose initiale recommandée est de 1,25 mg par jour.

Titration et dose d'entretien

La posologie de RAMIPRIL SANDOZ sera ajustée en doublant la dose toutes les une à deux semaines, jusqu'à une dose

quotidienne maximale de 10 mg. Deux prises par jour sont préférables.

Prévention secondaire après infarctus aigu du myocarde et en présence d'une insuffisance cardiaque

Dose initiale

48 heures après un infarctus du myocarde, chez un patient cliniquement et hémodynamiquement stable, la dose initiale sera

de 2,5 mg deux fois par jour durant trois jours. Si la dose initiale de 2,5 mg n'est pas tolérée, une dose de 1,25 mg deux fois

par jour sera administrée durant deux jours puis augmentée à 2,5 mg et 5 mg deux fois par jour. Si la dose ne peut pas être

augmentée à 2,5 mg deux fois par jour, le traitement doit être arrêté.

Voir également plus haut la posologie chez les patients sous diurétique.

Titration et dose d'entretien

La dose quotidienne sera augmentée par la suite en doublant la dose à un à trois jours d'intervalle jusqu'à atteindre la dose

d'entretien cible de 5 mg deux fois par jour.

La dose d'entretien sera répartie en 2 prises quotidiennes dans la mesure du possible.

Si la dose ne peut être augmentée à 2,5 mg deux fois par jour, le traitement sera arrêté. A ce jour, l'expérience de ce

traitement chez les patients présentant une insuffisance cardiaque sévère (NYHA IV) immédiatement après un infarctus du

myocarde n'est pas suffisante. Si la décision de traiter ces patients est prise, il est recommandé de débuter le traitement par

1,25 mg une fois par jour, et des précautions particulières doivent être prises pour toute augmentation de la dose.

Populations particulières

Patients ayant une insuffisance rénale

La dose quotidienne chez les patients insuffisants rénaux doit être basée sur la clairance de la créatinine (voir rubrique 5.2) :

en cas de clairance de la créatinine ≥ 60 mL/min, il n'est pas nécessaire d'ajuster la dose initiale (2,5 mg/jour) ; la dose

quotidienne maximale est de 10 mg,

en cas de clairance de la créatinine située entre 30 et 60 mL/min, il n'est pas nécessaire d'ajuster la dose initiale (2,5

mg/jour) ; la dose quotidienne maximale est de 5 mg,

en cas de clairance de la créatinine située entre 10 et 30 mL/min, la dose initiale est de 1,25 mg/jour et la dose quotidienne

maximale de 5 mg,

chez les patients hémodialysés hypertendus : le ramipril est faiblement dialysable ; la dose initiale est de 1,25 mg/jour et la

dose quotidienne maximale de 5 mg ; le médicament sera administré quelques heures après la réalisation de l'hémodialyse.

Patients ayant une insuffisance hépatique (voir rubrique 5.2)

Chez les patients insuffisants hépatiques, le traitement par RAMIPRIL SANDOZ sera mis en route sous étroite surveillance

médicale et la dose quotidienne maximale sera de 2,5 mg de RAMIPRIL SANDOZ.

Sujet âgé

Les doses initiales seront plus faibles, et la titration ultérieure de la dose sera plus graduelle, en raison d'une plus grande

probabilité de survenue d'effets indésirables, en particulier chez les patients très âgés et frêles. Une dose initiale réduite de

1,25 mg de ramipril sera envisagée.

Population pédiatrique

La tolérance et l’efficacité du ramipril chez les enfants n’ont pas été établies. Les données actuellement disponibles pour

RAMIPRIL SANDOZ sont décrites dans les rubriques 4.8, 5.1, 5.2 et 5.3, mais aucune recommandation spécifique sur la

posologie ne peut être faite.

Mode d’administration

Voie orale.

4.3. Contre-indications

Hypersensibilité à la substance active, à l’un ou l’autre des excipients mentionnés à la rubrique 6.1 ou à tout autre IEC

(inhibiteur de l'enzyme de conversion),

antécédent d'angiœdème (héréditaire, idiopathique ou du fait d'un antécédent d'angiœdème avec les IEC ou les ARA-II),

traitements extracorporels impliquant une mise en contact du sang avec des surfaces chargées négativement (voir rubrique

4.5),

sténose artérielle rénale bilatérale significative, ou sténose artérielle rénale sur rein fonctionnellement unique,

ème

et 3

ème

trimestres de la grossesse (voir rubriques 4.4 et 4.6),

le ramipril ne doit pas être utilisé chez les patients hypotendus ou instables hémodynamiquement,

l’association de RAMIPRIL SANDOZ à des médicaments contenant de l’aliskiren est contre-indiquée chez les patients

présentant un diabète sucré ou une insuffisance rénale (DFG [débit de filtration glomérulaire] < 60 ml/min/1,73 m²) (voir

rubriques 4.5 et 5.1),

utilisation concomitante avec un traitement par sacubitril/valsartan. Le traitement par ramipril ne doit pas être débuté moins

de 36 heures après la dernière dose de sacubitril/valsartan (voir également rubriques 4.4 et 4.5).

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Populations particulières

Grossesse

Les IEC comme le ramipril et les antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II (ARA II) ne doivent pas être débutés au

cours de la grossesse.

A moins que le traitement par IEC/ARA II ne soit considéré comme essentiel, le traitement antihypertenseur des patientes

qui envisagent une grossesse doit être modifié pour un médicament ayant un profil de sécurité établi pendant la grossesse.

En cas de diagnostic de grossesse, le traitement par IEC/ARA II doit être arrêté immédiatement et si nécessaire un

traitement alternatif sera débuté (voir rubriques 4.3 et 4.6).

Patients à risque particulier d'hypotension

Patients à système rénine-angiotensine-aldostérone fortement activé

Les patients ayant un système rénine-angiotensine-aldostérone fortement activé sont à risque d'une chute brutale de la

pression artérielle et d'une altération de la fonction rénale en raison de l'inhibition de l'enzyme de conversion, en particulier

lorsqu'un IEC ou un diurétique concomitant est administré pour la première fois ou lors de la première augmentation de

dose.

Une activation significative du système rénine-angiotensine-aldostérone est à prévoir, et une surveillance médicale, y

compris le contrôle de la pression artérielle, est nécessaire par exemple en cas de :

patients ayant une hypertension sévère,

patients ayant une insuffisance cardiaque congestive décompensée,

patients ayant une obstruction hémodynamique significative au remplissage ou à l'éjection du ventricule gauche (par

exemple une sténose de la valve aortique ou mitrale),

patients ayant une sténose artérielle rénale unilatérale avec un second rein fonctionnel,

patients ayant ou susceptibles de développer une déplétion hydrosodée (y compris les patients sous diurétiques),

patients ayant une cirrhose hépatique et/ou une ascite,

patients subissant une intervention chirurgicale majeure ou durant une anesthésie par des agents entraînant une

hypotension.

En général, il est recommandé de corriger toute déshydratation, hypovolémie ou déplétion sodée avant la mise en route du

traitement (chez les patients en insuffisance cardiaque toutefois, une telle action correctrice doit être soigneusement pesée

contre le risque de surcharge volumique).

Double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA)

Il est établi que l’association d’inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IEC), d’antagonistes des récepteurs de l’angiotensine-

II (ARA II) ou d’aliskiren augmente le risque d’hypotension, d’hyperkaliémie et d’altération de la fonction rénale (incluant le

risque d’insuffisance rénale aiguë). En conséquence, le double blocage du SRAA par l’association d’IEC, d’ARA II ou

d’aliskiren n’est pas recommandé (voir rubriques 4.5 et 5.1).

Néanmoins, si une telle association est considérée comme absolument nécessaire, elle ne pourra se faire que sous la

surveillance d’un spécialiste et avec un contrôle étroit et fréquent de la fonction rénale, de l’ionogramme sanguin et de la

pression artérielle. Les IEC et les ARA II ne doivent pas être associés chez les patients atteints d’une néphropathie

diabétique.

Insuffisance cardiaque transitoire ou persistante après un IDM

Patients à risque d'ischémie cardiaque ou cérébrale en cas d'hypotension aiguë

La phase initiale de traitement nécessite une surveillance médicale particulière.

Sujets âgés

Voir rubrique 4.2.

Chirurgie

Il est recommandé d'arrêter un traitement par les inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine tels que le ramipril

si possible un jour avant l'intervention.

Surveillance de la fonction rénale

La fonction rénale sera évaluée avant et durant le traitement, et la posologie ajustée, en particulier au cours des premières

semaines de traitement. Une surveillance particulièrement soigneuse est requise chez les patients insuffisants rénaux (voir

rubrique 4.2). Un risque d'altération de la fonction rénale existe, en particulier chez les patients en insuffisance cardiaque

congestive ou après une transplantation rénale.

Hypersensibilité/Angiœdème

L’utilisation concomitante d’IEC avec l’association sacubitril/valsartan est contre-indiquée en raison du risque accru

d’angiœdème. Le traitement par sacubitril/valsartan ne doit pas être débuté moins de 36 heures après la dernière dose de

ramipril. Le traitement par ramipril ne doit pas être débuté moins de 36 heures après la dernière dose de sacubitril/valsartan

(voir rubriques 4.3 et 4.5).

L’utilisation concomitante d’IEC avec le racécadotril, les inhibiteurs de mTOR (par ex. sirolimus, évérolimus, temsirolimus) et

la vildagliptine peut entraîner un risque accru d’angiœdème (par ex. gonflement des voies aériennes ou de la langue, avec

ou sans atteinte respiratoire) (voir rubrique 4.5). Il convient de faire preuve de prudence lors de la mise en route d’un

traitement par racécadotril, inhibiteurs de mTOR (par ex. sirolimus, évérolimus, temsirolimus) et vildagliptine chez un patient

prenant déjà un IEC.

Un angiœdème a été rapporté chez des patients traités par des IEC, y compris le ramipril (voir rubrique 4.8).

En cas d'angiœdème, RAMIPRIL SANDOZ doit être arrêté.

Un traitement d'urgence sera promptement instauré. Le patient sera maintenu sous observation durant au moins 12 à 24

heures et libéré après résolution complète des symptômes.

Un angiœdème intestinal a été rapporté chez des patients traités par des IEC, y compris RAMIPRIL SANDOZ (voir rubrique

4.8). Ces patients présentaient des douleurs abdominales (avec ou sans nausées ou vomissements).

Réactions anaphylactiques au cours d'une désensibilisation

La probabilité et la sévérité des réactions anaphylactiques et anaphylactoïdes au venin d'insecte et à d'autres allergènes

sont augmentées lors de l'inhibition de l'enzyme de conversion. Une interruption temporaire de RAMIPRIL SANDOZ sera

envisagée avant une désensibilisation.

Surveillance des électrolytes : hyperkaliémie

Une hyperkaliémie a été observée chez certains patients traités par les IEC, y compris RAMIPRIL SANDOZ. Les patients à

risque de développer une hyperkaliémie incluent ceux ayant une insuffisance rénale, un âge > 70 ans, un diabète sucré non

contrôlé, ou ceux utilisant des sels de potassium, des diurétiques épargneurs de potassium ou d'autres substances actives

augmentant le taux plasmatique du potassium, ou ceux présentant des pathologies telles qu'une déshydratation, une

décompensation cardiaque aiguë, une acidose métabolique. Si l'administration simultanée des agents susmentionnés est

jugée appropriée, une surveillance régulière du potassium sérique est recommandée (voir rubrique 4.5).

Les IEC peuvent provoquer une hyperkaliémie car ils inhibent la libération d’aldostérone. Cet effet n’est généralement pas

significatif chez les patients dont la fonction rénale est normale. Cependant, chez les patients ayant une fonction rénale

altérée et/ou prenant des suppléments potassiques (y compris des substituts de sel), des diurétiques épargneurs de

potassium, du triméthoprime ou du cotrimoxazole (association triméthoprime/sulfaméthoxazole) et en particulier des

antagonistes de l’aldostérone ou des antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II, une hyperkaliémie peut survenir. Les

diurétiques épargneurs de potassium et les antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II doivent être utilisés avec

précaution chez les patients recevant des IEC, et la kaliémie et la fonction rénale doivent être surveillées (voir rubrique 4.5).

Surveillance des électrolytes : hyponatrémie

Un syndrome de sécrétion inappropriée d’hormone anti-diurétique (SIADH), avec une hyponatrémie consécutive, a été

observé chez quelques patients traités avec du ramipril. Il est recommandé de surveiller régulièrement les taux de sodium

sérique chez les patients âgés et chez les autres patients à risque d’hyponatrémie.

Neutropénie/agranulocytose

Une neutropénie/agranulocytose, ainsi qu'une thrombocytopénie et une anémie, ont été rarement observées, et une

dépression médullaire a également été rapportée. Il est recommandé de surveiller la numération leucocytaire afin de

permettre la détection d'une éventuelle leucopénie. Une surveillance plus fréquente est conseillée au cours de la phase

initiale du traitement et chez les patients ayant une altération de la fonction rénale, ceux atteints d'une maladie concomitante

du collagène (tel le lupus érythémateux ou la sclérodermie), et ceux traités par d'autres médicaments entraînant des

modifications de la formule sanguine (voir rubriques 4.5 et 4.8).

Différences ethniques

Les IEC entraînent un taux plus élevé d'angiœdème chez les patients noirs que chez les patients non noirs.

Comme pour les autres IEC, le ramipril pourrait être moins efficace en termes de diminution de la pression artérielle chez

les patients issus de populations noires que chez les patients issus d’autres populations, peut-être en raison d'une

prévalence plus élevée de l'hypertension à faible taux de rénine chez la population hypertensive noire.

Toux

Une toux a été rapportée lors de la prise des IEC. Typiquement, la toux est non productive, persistante et résolutive après

arrêt du traitement. La toux induite par les IEC doit être envisagée lors du diagnostic différentiel d'une toux.

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

Les données issues des essais cliniques ont montré que le double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone

(SRAA) par l’utilisation concomitante d’inhibiteurs de l’enzyme de conversion, d’antagonistes des récepteurs de

l’angiotensine II ou d’aliskiren est associé à une fréquence plus élevée d’événements indésirables tels que l’hypotension,

l’hyperkaliémie et l’altération de la fonction rénale (incluant l’insuffisance rénale aiguë) en comparaison à l’utilisation d’un

seul médicament agissant sur le SRAA (voir rubriques 4.3, 4.4 et 5.1).

Médicaments augmentant le risque d’angiœdème

L’utilisation concomitante d’IEC avec l’association sacubitril/valsartan est contre-indiquée en raison du risque accru

d’angiœdème (voir rubriques 4.3 et 4.4).

L’utilisation concomitante d’IEC avec le racécadotril, les inhibiteurs de mTOR (par ex. sirolimus, évérolimus, temsirolimus) et

la vildagliptine peut entraîner un risque accru d’angiœdème (voir rubrique 4.4).

Diurétiques épargneurs de potassium, suppléments potassiques ou substituts de sel contenant du potassium

Bien que la kaliémie demeure habituellement dans les limites de la normale, une hyperkaliémie peut survenir chez certains

patients traités par ramipril. Les diurétiques épargneurs de potassium (par ex. spironolactone, triamtérène ou amiloride), les

suppléments potassiques ou les substituts de sel contenant du potassium peuvent entraîner des augmentations

significatives de la kaliémie. Il convient également de faire preuve de prudence lors de l’administration de ramipril avec

d’autres médicaments hyperkaliémiants, tels que le triméthoprime et le cotrimoxazole (triméthoprime/sulfaméthoxazole) car

le triméthoprime agit comme un diurétique épargneur de potassium tel que l’amiloride. Par conséquent, l’association du

ramipril avec les médicaments susmentionnés n’est pas recommandée. Si une utilisation concomitante est indiquée, elle

doit se faire avec précaution et être accompagnée d’une surveillance fréquente de la kaliémie.

Ciclosporine

Une hyperkaliémie peut survenir lors de l’utilisation concomitante d’IEC avec de la ciclosporine. Une surveillance de la

kaliémie est recommandée.

Héparine

Une hyperkaliémie peut survenir lors de l’utilisation concomitante d’IEC avec de l’héparine. Une surveillance de la kaliémie

est recommandée.

Associations contre-indiquées

L’utilisation concomitante des IEC avec l’association sacubitril/valsartan est contre-indiquée car elle augmente le risque

d’angiœdème (voir rubriques 4.3 et 4.4). Le traitement avec ramipril ne doit pas être débuté moins de 36 heures après la

prise de la dernière dose de l’association sacubitril/valsartan. L’association sacubitril/valsartan ne doit pas être débutée

moins de 36 heures après la dernière dose de ramipril.

Les traitements extracorporels impliquant une mise en contact du sang avec des surfaces chargées négativement tels que la

dialyse ou l'hémofiltration utilisant certaines membranes de haute perméabilité (par ex. les membranes en polyacrylonitrile)

et l'aphérèse des lipoprotéines de faible densité sur sulfate de dextran, en raison du risque accru de réactions

anaphylactoïdes sévères (voir rubrique 4.3). Si un tel traitement est requis, le recours à un type différent de membrane de

dialyse ou à une classe différente d'agents antihypertenseurs doit être envisagé.

Associations faisant l'objet de précautions d’emploi

+ Sels de potassium, héparine, diurétiques épargnants potassiques et autres substances actives augmentant les taux

plasmatiques du potassium (y compris les antagonistes de l'angiotensine II, le triméthoprime seul et sous forme

d’association à dose fixe avec du sulfaméthoxazole, le tacrolimus, la ciclosporine)

Une hyperkaliémie peut survenir, par conséquent, une surveillance étroite du potassium sérique est requise.

+ Agents antihypertenseurs (par ex. les diurétiques) et autres substances pouvant abaisser la pression artérielle (par ex. les

nitrates, les antidépresseurs tricycliques, les anesthésiques, la prise aiguë d'alcool, le baclofène, l'alfuzosine, la doxazosine,

la prazosine, la tamsulosine, la térazosine)

Une potentialisation du risque d'hypotension est à prévoir (voir rubrique 4.2 concernant les diurétiques).

+ Sympathomimétiques vasopresseurs et autres substances (telles l'isoprotérénol, la dobutamine, la dopamine,

l'épinéphrine) susceptibles de réduire l'effet antihypertenseur de RAMIPRIL SANDOZ

Une surveillance de la pression artérielle est recommandée.

+ Allopurinol, immunosuppresseurs, corticoïdes, procaïnamide, cytostatiques et autres substances susceptibles de modifier

la numération sanguine

Probabilité accrue de réactions hématologiques (voir rubrique 4.4).

+ Sels de lithium

L'excrétion du lithium pourrait être réduite par les IEC, et par conséquent la toxicité du lithium augmentée. La lithiémie doit

être surveillée.

+ Agents antidiabétiques, y compris l'insuline

Des réactions hypoglycémiques peuvent survenir. Une surveillance glycémique est recommandée.

+ Anti-inflammatoires non stéroïdiens et acide acétylsalicylique

Une réduction de l'effet antihypertenseur de RAMIPRIL SANDOZ est à prévoir. En outre, un traitement concomitant par IEC

et AINS peut entraîner un risque accru d'aggravation de la fonction rénale ainsi qu'une élévation de la kaliémie.

+ Inhibiteurs de la protéine mTOR ou vildagliptine

Un risque majoré d’angiœdème est possible chez les patients prenant des traitements concomitants comme les inhibiteurs

de la protéine mTOR (par exemple temsirolimus, évérolimus, sirolimus) ou la vildagliptine. Une prudence particulière devra

être observée au début du traitement (voir rubrique 4.4).

+ Inhibiteurs de la néprilysine (NEP)

Une majoration du risque d’angiœdème a été rapportée en cas d’utilisation concomitante d’IEC et d’inhibiteurs de la

néprilysine (NEP) comme le racécadotril (voir rubrique 4.4).

+ Sacubitril/valsartan

L’utilisation concomitante des IEC avec l’association sacubitril/valsartan est contre-indiquée car elle augmente le risque

d’angio-œdème.

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse

RAMIPRIL SANDOZ est déconseillé pendant le 1

trimestre de la grossesse (voir rubrique

4.4.) et est contre-indiqué aux 2

ème

et 3

ème

trimestres de la grossesse (voir rubrique 4.3).

Les données épidémiologiques disponibles concernant le risque de malformation après exposition aux IEC au 1

trimestre

de la grossesse ne permettent pas de conclure. Cependant une petite augmentation du risque de malformations

congénitales ne peut être exclue. A moins que le traitement par IEC ne soit considéré comme essentiel, il est recommandé

de modifier le traitement antihypertenseur des patientes qui envisagent une grossesse pour un médicament ayant un profil

de sécurité établi pendant la grossesse. En cas de diagnostic de grossesse, le traitement par IEC doit être arrêté

immédiatement et si nécessaire un traitement alternatif sera débuté.

L'exposition aux IEC au cours des 2ème et 3ème trimestres de la grossesse est connue pour entraîner une foetotoxicité

(diminution de la fonction rénale, oligohydramnios, retard d'ossification des os du crâne) et une toxicité chez le nouveau-né

(insuffisance rénale, hypotension, hyperkaliémie) (voir rubrique 5.3 « Données de sécurité préclinique »). En cas

d'exposition à un IEC à partir du 2ème trimestre de la grossesse, il est recommandé d'effectuer une échographie fœtale afin

de vérifier la fonction rénale et les os de la voûte du crâne. Les nouveau-nés de mère traitée par IEC doivent être surveillés

étroitement afin de rechercher tout signe d’hypotension, d’oligurie et d’hyperkaliémie (voir aussi rubriques 4.3 et 4.4).

Allaitement

En raison de l’insuffisance de l'information disponible sur l'utilisation de RAMIPRIL SANDOZ au cours de l'allaitement (voir

rubrique 5.2), RAMIPRIL SANDOZ est déconseillé. Il est préférable d'utiliser d'autres traitements ayant un profil de sécurité

bien établi pendant l'allaitement, particulièrement chez le nouveau-né ou le prématuré.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Certains effets indésirables (par ex. les symptômes d'une réduction de la pression artérielle tels des étourdissements)

peuvent perturber la capacité de concentration et de réaction du patient, et par conséquent constituer un risque dans les

situations où ces capacités revêtent une importance particulière (telles la conduite d'un véhicule ou l'utilisation d'une

machine).

Ceci peut avoir lieu en particulier au début du traitement, ou lors du remplacement d'autres traitements. Après la première

dose ou des augmentations ultérieures de la dose, il n'est pas conseillé de conduire ni d'utiliser des machines durant

plusieurs heures.

4.8. Effets indésirables

Résumé du profil de sécurité

Le profil de tolérance du ramipril comporte une toux sèche persistante et des réactions dues à une hypotension. Les

réactions indésirables graves comportent un angiœdème, une hyperkaliémie, une altération de la fonction rénale ou

hépatique, une pancréatite, des réactions cutanées sévères et une neutropénie / agranulocytose.

Tableau récapitulatif des réactions indésirables

La fréquence des réactions indésirables est définie selon la convention suivante :

Très fréquentes (≥ 1/10) ; fréquentes (≥ 1/100 à < 1/10) ; peu fréquentes (≥ 1/1000 à < 1/100) ; rares (≥ 1/10000 à < 1/1000)

; très rares (< 1/10000) ; de fréquence inconnue (ne peut être estimée à partir des données disponibles).

Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés par ordre décroissant de gravité.

Fréquents

Peu fréquents

Rares

Très

rares

Fréquence

inconnue

Troubles du sang

et du système

lymphatique

Eosinophilie

Réduction du

nombre de

leucocytes (y

compris

neutropénie ou

agranulocytose),

réduction du

nombre

d’hématies,

réduction de

l’hémoglobine,

réduction du

nombre de

plaquettes

Insuffisance

médullaire,

pancytopénie,

anémie

hémolytique

Troubles du

système

immunitaire

Réactions

anaphylactiques ou

anaphylactoïdes,

augmentation de

l’anticorps anti-

nucléaire

Affections

endocriniennes

Syndrome de

sécrétion

inappropriée

d’hormone anti-

diurétique (SIADH)

Troubles du

métabolisme et

de la nutrition

Elévation de

la kaliémie

Anorexie, perte

d’appétit

Baisse de la

natrémie

Troubles

psychiatriques

Humeur

dépressive, anxiété,

nervosité, agitation,

troubles du

sommeil y compris

somnolence

Etat confus

Trouble de

l’attention

Troubles du

système nerveux

Céphalées,

étourdis-

sements

Vertiges,

paresthésies,

agueusie,

dysgueusie

Tremblements,

trouble de

l’équilibre

Ischémie

cérébrale, y

compris accident

vasculaire cérébral

ischémique et

accident

ischémique

transitoire,

perturbation des

aptitudes

psychomotrices,

sensation de

brûlure, parosmie

Troubles

ophtalmologiques

Troubles visuels, y

compris vision

trouble

Conjonctivite

Troubles

auriculaires et

labyrinthiques

Troubles de

l’audition,

acouphènes

Troubles

cardiaques

Ischémie

myocardique, y

compris angor ou

infarctus du

myocarde,

tachycardie,

arythmies,

palpitations,

œdèmes

périphériques

Troubles

vasculaires

Hypotension,

chute de la

pression

artérielle

orthostatique,

syncope

Bouffées

vasomotrices

Sténose

vasculaire,

hypoperfusion,

vasculite

Syndrome de

Raynaud

Troubles

respiratoires,

thoraciques et

médiastinaux

Toux irritative

non-

productive

bronchite,

sinusite,

dyspnée

Bronchospasme y

compris asthme

aggravé,

congestion nasale

Troubles gastro-

intestinaux

Inflammation

gastro-

intestinale,

troubles

Pancréatite (des

cas avec issue

fatale ont été très

exceptionnellement

Glossite

Stomatite aphteuse

Fréquents

Peu fréquents

Rares

Très

rares

Fréquence

inconnue

digestifs, gêne

abdominale,

dyspepsie,

diarrhée,

nausées,

vomissements

rapportés sous

IEC), élévation des

enzymes

pancréatiques,

angiœdème de

l’intestin grêle,

douleurs

abdominales

hautes y compris

gastrite,

constipation,

sécheresse buccale

Troubles

hépatobiliaires

Elévation des

enzymes

hépatiques et/ou de

la bilirubine

conjuguée

Ictère

cholestatique,

lésions hépato-

cellulaires

Insuffisance

hépatique aiguë,

hépatite

cholestatique ou

cytolytique (très

exceptionnellement

d’issue fatale)

Troubles de la

peau et du tissu

sous-cutané

Rash, en

particulier

maculo-

papulaire

Angiœdème ; très

exceptionnellement,

une obstruction des

voies aériennes

résultant d’un

angiœdème peut

entraîner une issue

fatale ; prurit,

hyperhidrose

Dermatite

exfoliante,

urticaire,

onycholyse

Réaction

photo-

sensibilité

Nécrolyse

épidermique

toxique, syndrome

de Stevens-

Johnson érythème

polymorphe,

pemphigus,

psoriasis aggravé,

dermatite

psoriasiforme,

exanthème ou

énanthème

pemphigoïde ou

lichénoïde,

alopécie

Troubles

musculo-

squelettique et du

tissu conjonctif

Spasmes

musculaires,

myalgie

Arthralgie

Troubles rénaux

et urinaires

Altération de la

fonction rénale, y

compris

insuffisance rénale

aiguë,

augmentation du

volume d’urine,

aggravation d’une

protéinurie

préexistante,

élévation de l’urée

sanguine, élévation

de la créatininémie

Troubles du

système

reproductif et des

seins

Dysfonction érectile

transitoire,

diminution de la

libido

Gynécomastie

Troubles

généraux et

anomalies au site

d’administration

Douleur

thoracique,

fatigue

Pyrexie

Asthénie

Fréquents

Peu fréquents

Rares

Très

rares

Fréquence

inconnue

Population pédiatrique

La tolérance du ramipril a été suivie chez 325 enfants et adolescents âgés de 2 à 16 ans, au cours de 2 essais cliniques.

Alors que la nature et la sévérité des effets indésirables s’avèrent similaires à celles des adultes, la fréquence des effets

indésirables suivants est plus haute chez les enfants :

tachycardie, congestion nasale et rhinite, « fréquent » (≥ 1/100 à < 1/10) chez la population pédiatrique et « peu fréquent »

(≥ 1/1000 à < 1/100) chez la population adulte,

conjonctivite « fréquent » (≥ 1/100 à < 1/10) chez la population pédiatrique, et « rare » (≥ 1/10 000 à < 1/1000) chez la

population adulte,

tremblements et urticaire « peu fréquent » (≥ 1/1000 à < 1/100) chez la population pédiatrique, et « rare » (≥ 1/10 000 à <

1/1000) chez la population adulte.

Le profil global de tolérance du ramipril dans la population pédiatrique ne diffère pas significativement de celui dans la

population adulte.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une

surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable

suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé

(ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.

4.9. Surdosage

Symptômes

Les symptômes associés à un surdosage des IEC peuvent comporter une vasodilatation périphérique excessive (avec

hypotension marquée, collapsus), une bradycardie, des troubles électrolytiques et une insuffisance rénale.

Prise en charge

Le patient sera étroitement surveillé, avec traitement symptomatique et de soutien. Les mesures suggérées comportent une

détoxification primaire (lavage gastrique, administration d'adsorbants) et des mesures visant à restaurer la stabilité

hémodynamique, y compris l'administration d'agonistes alpha 1 adrénergiques ou l'administration d'angiotensine II

(angiotensinamide). Le ramiprilate, métabolite actif du ramipril, est faiblement éliminé de la circulation générale par une

hémodialyse.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

5.1. Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique : INHIBITEURS DE L'ENZYME DE CONVERSION (IEC) NON ASSOCIES, code ATC :

C09AA05

Mécanisme d’action

Le ramiprilate, le métabolite actif de la promolécule ramipril, inhibe l'enzyme dipeptidylcarboxypeptidase I (synonymes :

enzyme de conversion de l'angiotensine ; kininase II). Dans le plasma et les tissus, cette enzyme catalyse la conversion de

l'angiotensine I en une substance vasoconstrictrice active, l'angiotensine II, ainsi que la dégradation de la bradykinine,

substance vasodilatatrice active. Une réduction de la formation d'angiotensine II et une inhibition de la dégradation de la

bradykinine entraînent une vasodilatation.

L'angiotensine II stimulant également la libération de l'aldostérone, le ramiprilate entraîne une réduction de la sécrétion

d'aldostérone. La réponse moyenne à une monothérapie d'IEC s'est avérée plus faible chez les patients hypertendus noirs

(Afro-Antillais) (généralement une population hypertensive à faible taux de rénine) que chez les patients non noirs.

Effets pharmacodynamiques

Propriétés antihypertensives

L'administration de ramipril entraîne une réduction marquée des résistances artérielles périphériques. En général, on

n'observe pas de changements majeurs du débit plasmatique rénal ni du taux de filtration glomérulaire. L'administration de

ramipril à des patients hypertendus entraîne une réduction de la pression artérielle couché et debout sans élévation

compensatrice de la fréquence cardiaque.

Chez la majorité des patients, le début de l'effet antihypertenseur d'une dose unique apparaît 1 à 2 heures après

administration orale. La concentration maximale après administration d'une dose unique est généralement atteinte 3 à 6

heures après administration orale. L'effet antihypertenseur d'une dose unique dure en général 24 heures.

L'effet antihypertenseur maximal d'un traitement continu de ramipril apparaît généralement au bout de 3 à 4 semaines. Il a

été démontré que l'effet antihypertenseur persiste lors d'un traitement à long terme durant 2 ans.

L'interruption brutale du ramipril n'entraîne pas d'augmentation rapide et excessive avec effet rebond de la pression

artérielle.

Insuffisance cardiaque

Outre le traitement classique par les diurétiques et les glucosides cardiaques facultatifs, le ramipril s'est avéré bénéfique

chez les patients appartenant aux classes fonctionnelles II-IV de la New-York Heart Association. Le produit a présenté des

effets bénéfiques sur l'hémodynamique cardiaque (diminution des pressions de remplissage ventriculaire gauche et droite,

réduction des résistances vasculaires périphériques totales, augmentation du débit cardiaque et amélioration de l'indice

cardiaque). Il a également réduit l'activation neuroendocrine.

Efficacité et sécurité clinique

Prévention cardiovasculaire/Néphroprotection

Une étude préventive contrôlée versus placebo (étude HOPE) a été menée en ajoutant du ramipril au traitement standard

chez plus de 9 200 patients. Ont été inclus dans l'étude des patients à risque accru de maladie cardiovasculaire après soit

une maladie cardiovasculaire athérothrombotique (antécédents de maladie coronaire, d'accident vasculaire cérébral ou de

vasculopathie périphérique), soit un diabète sucré avec au moins un facteur de risque supplémentaire (documentation d'une

microalbuminurie, d'une hypertension, d'un taux élevé de cholestérol total ou de cholestérol LDL, ou d'un tabagisme).

L'étude a montré que le ramipril diminue de façon statistiquement significative l'incidence de l'infarctus du myocarde, de la

mortalité de causes cardiovasculaires et de l'accident vasculaire cérébral, seul et associé (critères principaux combinés).

Etude HOPE : Principaux résultats

Ramipril

Placebo

Risque relatif

(intervalle de

confiance à 95

Valeur de p

Tous les patients

n = 4 645

n = 4652

Critères

principaux

combinés

14,0

17,8

0,78 (0,70 –

0,86)

<0,001

Infarctus du

myocarde

12,3

0,80 (0,70 –

0,90)

<0,001

Décès de causes

cardiovasculaires

0,74 (0,64 –

0,87)

<0,001

Accident

vasculaire

cérébral

0,68 (0,56 –

0,84)

<0,001

Critères

secondaires

Décès de toutes

causes

10,4

12,2

0,84 (0,75 –

0,95)

0,005

Revascularisation

requise

16,0

18,3

0,85 (0,77 –

0,94)

0,002

Hospitalisation

pour angor

instable

12,1

12,3

0,98 (0,87 –

1,10)

Hospitalisation

pour insuffisance

cardiaque

0,88 (0,70 –

1,10)

0,25

Complications

liées au diabète

0,84 (0,72 –

0,98)

0,03

L'étude MICRO-HOPE, une sous-étude prédéfinie de l'étude HOPE, a évalué l'effet de l'ajout du ramipril 10 mg au schéma

médical actuel versus placebo chez 3 577 patients âgés d'au moins 55 ans (sans limite supérieure d'âge), avec une majorité

de cas de diabète de type 2 (et au moins un autre facteur de risque CV), normotendus ou hypertendus.

L'analyse principale a montré que 117 (6,5 %) participants sous ramipril et 149 (8,4 %) sous placebo ont développé une

néphropathie manifeste, ce qui correspond à un RRR de 24 % ; IC à 95 % [3-40], p = 0,027.

L'étude REIN, une étude multicentrique randomisée, en double aveugle, à groupes parallèles, contrôlée

versus placebo,

avait pour objectif d'évaluer l'effet d'un traitement par le ramipril sur le taux de diminution du débit de filtration glomérulaire

(DFG) chez 352 patients normotendus ou hypertendus (âgés de 18 à 70 ans) souffrant de protéinurie minime (c'est-à-dire

excrétion protéique urinaire moyenne > 1 et < 3 g/24 h) ou sévère (≥ 3 g/24 h) due à une néphropathie chronique non-

diabétique. Les deux sous-populations avaient été stratifiées prospectivement.

L'analyse principale des patients ayant la protéinurie la plus sévère (strate arrêtée prématurément en raison d'un bénéfice

observé dans le groupe ramipril) a montré que le taux moyen de diminution du DFG par mois était plus faible sous ramipril

que sous placebo ; soit -0,54 (0,66) vs. -0,88 (1,03) mL/min/mois, p = 0,038. La différence intergroupe était donc de 0,34

[0,03-0,65] par mois, et autour de 4 mL/min/an ; 23,1 % des patients du groupe ramipril ont atteint le critère secondaire

combiné d'un doublement de la créatininémie de base et/ou de néphropathie terminale (NT) (nécessité d'une dialyse ou

d'une transplantation rénale) vs. 45,5 % dans le groupe placebo (p = 0,02).

Double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA)

L’utilisation de l’association d’un inhibiteur de l’enzyme de conversion (IEC) avec un antagoniste des récepteurs de

l’angiotensine II (ARA II) a été analysée au cours de deux larges essais randomisés et contrôlés (ONTARGET (ONgoing

Telmisartan Alone and in combination with Ramipril Global Endpoint Trial) et VA NEPHRON-D (The Veterans Affairs

Nephropathy in Diabetes).

L’étude ONTARGET a été réalisée chez des patients ayant des antécédents de maladie cardiovasculaire ou de maladie

vasculaire cérébrale, ou atteints d’un diabète sucré de type 2 avec atteinte des organes cibles. L’étude VA NEPHRON-D a

été réalisée chez des patients diabétiques de type 2 et atteints de néphropathie diabétique.

En comparaison à une monothérapie, ces études n’ont pas mis en évidence d’effet bénéfique significatif sur l’évolution des

atteintes rénales et/ou cardiovasculaires et sur la mortalité, alors qu’il a été observé une augmentation du risque

d’hyperkaliémie, d’insuffisance rénale aiguë et/ou d’hypotension.

Ces résultats sont également applicables aux autres IEC et ARA II, compte tenu de la similarité de leurs propriétés

pharmacodynamiques.

Les IEC et les ARA II ne doivent donc pas être associés chez les patients atteints de néphropathie diabétique.

L’étude ALTITUDE (Aliskiren Trial in Type 2 Diabetes Using Cardiovascular and Renal Disease Endpoints) a été réalisée

dans le but d’évaluer le bénéfice de l’ajout d’aliskiren à un traitement standard par IEC ou un ARA II chez des patients

atteints d’un diabète sucré de type 2 et d’une insuffisance rénale chronique, avec ou sans troubles cardiovasculaires. Cette

étude a été arrêtée prématurément en raison d’une augmentation du risque d’événements indésirables. Les décès d’origine

cardiovasculaire et les accidents vasculaires cérébraux ont été plus fréquents dans le groupe aliskiren que dans le groupe

placebo ; de même les événements indésirables et certains événements indésirables graves tels que l’hyperkaliémie,

l’hypotension et l’insuffisance rénale ont été rapportés plus fréquemment dans le groupe aliskiren que dans le groupe

placebo.

Prévention secondaire après infarctus du myocarde

L'étude AIRE a inclus plus de 2 000 patients présentant des signes cliniques transitoires/persistants d'insuffisance cardiaque

après un infarctus du myocarde documenté. Le traitement par ramipril a été débuté 3 à 10 jours après l'infarctus aigu du

myocarde. L'étude a montré qu'au terme d'une durée moyenne de suivi de 15 mois, la mortalité chez les patients traités par

ramipril était de 16,9 %, et de 22,6 % chez les patients sous placebo. Ceci signifie une réduction de la mortalité absolue de

5,7 % et une réduction du risque relatif de 27 % (IC à 95 % [11-40 %]).

Population pédiatrique

Dans une étude clinique randomisée, double-aveugle, contrôlée versus placebo chez 244 patients âgés de 6 à 16 ans avec

une hypertension (73 % hypertension artérielle essentielle), les patients ont reçu soit une dose basse, soit une dose

moyenne ou une dose élevée de ramipril, pour atteindre des concentrations plasmatiques de ramiprilate correspondant à

des doses chez l’adulte de 1,25 mg, 5 mg et 20 mg, sur la base du poids corporel. Après 4 semaines, le ramipril à la dose la

plus élevée était inefficace sur la baisse de la pression artérielle systolique, mais a baissé la pression artérielle diastolique.

Les doses moyennes et élevées de ramipril ont toutes les 2 montré une baisse significative des pressions artérielles

systoliques et diastoliques chez les enfants avec une hypertension confirmée.

Cet effet n’a pas été constaté dans une étude de retrait à escalades de doses sur 4 semaines, randomisée, double aveugle

chez 218 patients pédiatriques âgés de 6 à 16 ans (75 % hypertension artérielle essentielle), dans laquelle les pressions

artérielles diastoliques et systoliques ont montré un modeste rebond, mais pas un retour statistiquement significatif à la

valeur de base, pour les 3 niveaux de doses de ramipril étudiés en fonction du poids [dose basse (0,625 mg – 2,5 mg), dose

moyenne (2,5 mg-10 mg) ou dose élevée (5 mg – 20 mg)]. Le ramipril n’a pas montré de réponse linéaire en fonction de la

dose chez la population pédiatrique étudiée.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques

Absorption

Après administration orale, le ramipril est rapidement absorbé au niveau du tube digestif : le pic de concentration

plasmatique de ramipril est atteint dans l'heure qui suit. Sur la base de la récupération urinaire, le taux d'absorption est d'au

moins 56 % et n'est pas significativement influencé par la présence d'aliments dans le tube digestif. La biodisponibilité du

métabolite actif, le ramiprilate, après administration orale de 2,5 mg et de 5 mg de ramipril est de 45 %.

Le pic de concentration plasmatique du ramiprilate, le seul métabolite actif du ramipril, est atteint 2 à 4 heures après la prise

du ramipril. Les concentrations plasmatiques à l'état d'équilibre du ramiprilate après prise unique quotidienne des doses

habituelles de ramipril sont atteintes aux alentours du quatrième jour du traitement.

Distribution

La liaison du ramipril aux protéines sériques est d'environ 73 %, et celle du ramiprilate d'environ 56 %.

Biotransformation

Le ramipril est presque complètement métabolisé en ramiprilate, en ester dicétopipérazine, en acide dicétopipérazine, et en

glucoroconjugués du ramipril et du ramiprilate.

Élimination

L'excrétion des métabolites se fait principalement par voie rénale.

Les concentrations plasmatiques du ramiprilate diminuent de manière polyphasique. En raison de sa liaison forte et

saturable à l'enzyme de conversion et de sa dissociation lente de l'enzyme, le ramiprilate présente une phase d'élimination

terminale prolongée à de très faibles concentrations plasmatiques.

Après administration répétée de doses uniques quotidiennes de ramipril, la demi-vie effective des concentrations du

ramiprilate était de 13-17 heures pour les doses de 5-10 mg et plus longue pour les doses plus faibles de 1,25 - 2,5 mg.

Cette différence est liée à la capacité saturable de l'enzyme à se lier au ramiprilate.

Patients ayant une insuffisance rénale (voir rubrique 4.2)

L'excrétion rénale du ramiprilate est réduite chez les patients ayant une insuffisance rénale, et la clairance rénale du

ramiprilate est proportionnellement liée à la clairance de la créatinine. Ceci entraîne une élévation des concentrations

plasmatiques du ramiprilate, qui diminuent plus lentement que chez les sujets à fonction rénale normale.

Patients ayant une insuffisance hépatique (voir rubrique 4.2)

Chez les patients ayant une insuffisance hépatique, le métabolisme du ramipril en ramiprilate était retardé en raison de la

baisse d'activité des estérases hépatiques, et les taux plasmatiques de ramipril étaient élevés. Les concentrations

maximales du ramiprilate chez ces patients n’étaient toutefois pas différentes de celles observées chez les sujets à fonction

hépatique normale.

Allaitement

L'administration d'une dose orale unique de ramipril a été suivie d'un taux indétectable de ramipril et de son métabolite dans

le lait maternel. Toutefois, l'effet de l'administration de doses répétées n'est pas connu.

Population pédiatrique

Le profil pharmacocinétique du ramipril a été étudié chez 30 patients hypertendus, âgés de 2 à 16 ans, avec un poids >10

kg. Après des doses de 0,05 à 0,2 mg/kg, le ramipril a été rapidement et largement métabolisé en ramiprilate. Le pic de

concentration plasmatique du ramiprilate a été atteint en 2 à 3 heures. La clairance du ramiprilate a été fortement corrélée

avec le logarithme du poids corporel (p<0,01) et la dose (p<0,001). La clairance et le volume de distribution ont augmenté

avec l’élévation de l’âge des enfants pour chaque groupe de doses. La dose de 0,05 mg/kg chez les enfants a atteint des

niveaux d’exposition comparables à ceux atteints chez les adultes traités avec une dose de ramipril de 5 mg. La dose de 0,2

mg/kg chez les enfants a conduit à des niveaux d’exposition plus élevés que ceux atteints chez l’adulte avec la dose

maximale recommandée de 10 mg par jour.

5.3. Données de sécurité préclinique

L'administration orale du ramipril s'est avérée exempte de toxicité aiguë chez le rongeur et le chien. Des études impliquant

une administration orale chronique ont été menées chez le rat, le chien et le singe. Des indications de modifications

électrolytiques plasmatiques et de modifications de la formule sanguine ont été décelées chez les 3 espèces. En tant

qu'expression de l'activité pharmacodynamique du ramipril, une hypertrophie marquée de l'appareil juxtaglomérulaire a été

notée chez le chien et le singe à partir de doses quotidiennes de 250 mg/kg/j. Le rat, le chien et le singe ont toléré des

doses quotidiennes totales de 2 ; 2,5 et 8 mg/kg/j respectivement, sans effets néfastes. Des atteintes rénales irréversibles

ont été observées chez les très jeunes rats avec une dose unique de ramipril.

Les études de toxicologie de la reproduction menées chez le rat, le lapin et le singe n'ont révélé aucune propriété

tératogène.

La fertilité n'a pas été perturbée chez le rat, mâle ou femelle.

L'administration de ramipril à des femelles rats au cours de la période fœtale et de l'allaitement a entraîné des lésions

rénales irréversibles (dilatation du bassinet rénal) chez la portée, à des doses quotidiennes de 50 mg/kg de poids ou plus.

Des tests extensifs du potentiel mutagène sur différents systèmes de test n'ont pas montré que le ramipril possède des

propriétés mutagènes ou génotoxiques.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES

6.1. Liste des excipients

Hypromellose (E464), amidon prégélatinisé, cellulose microcristalline, fumarate de stéaryle sodique, bicarbonate de sodium.

6.2. Incompatibilités

Sans objet.

6.3. Durée de conservation

2 ans.

6.4. Précautions particulières de conservation

A conserver à une température ne dépassant pas + 25°C.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur

14, 15, 28, 30, 90 ou 100 comprimés sous plaquettes (Aluminium/Aluminium).

14, 15, 28, 30 ou 100 comprimés en pilulier (PEHD) avec un bouchon (PEBD) contenant un dessiccant (silice anhydre).

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6. Précautions particulières d’élimination et de manipulation

Pas d'exigences particulières.

7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

SANDOZ

49 AVENUE GEORGES POMPIDOU

92300 LEVALLOIS-PERRET

8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

34009 368 317 5 9 : 14 comprimés sous plaquettes (Aluminium/Aluminium).

34009 368 318 1 0 : 15 comprimés sous plaquettes (Aluminium/Aluminium).

34009 368 319 8 8 : 28 comprimés sous plaquettes (Aluminium/Aluminium).

34009 368 320 6 0 : 30 comprimés sous plaquettes (Aluminium/Aluminium).

34009 373 106 9 7 : 90 comprimés sous plaquettes (Aluminium/Aluminium).

34009 566 684 4 1 : 100 comprimés sous plaquettes (Aluminium/Aluminium).

34009 368 321 2 1 : 14 comprimés en pilulier (PEHD).

34009 368 322 9 9 : 15 comprimés en pilulier (PEHD).

34009 368 323 5 0 : 28 comprimés en pilulier (PEHD).

34009 368 324 1 1 : 30 comprimés en pilulier (PEHD).

34009 566 685 0 2 : 100 comprimés en pilulier (PEHD).

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

11. DOSIMETRIE

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES

Sans objet.

CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE

Liste I.

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