RAMIPRIL Bouchara Recordati 1,25 mg, comprimé

France - français - ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé)

Achète-le

Notice patient Notice patient (PIL)

29-08-2017

Ingrédients actifs:
ramipril
Disponible depuis:
BOUCHARA-RECORDATI
Code ATC:
C09AA05
DCI (Dénomination commune internationale):
ramipril
Dosage:
1,25 mg
forme pharmaceutique:
comprimé
Composition:
composition pour un comprimé > ramipril : 1,25 mg
Mode d'administration:
orale
Unités en paquet:
plaquette(s) thermoformée(s) aluminium de 7 comprimé(s)
Type d'ordonnance:
liste I
Domaine thérapeutique:
Inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IEC) non associés
Descriptif du produit:
372 599-1 ou 34009 372 599 1 0 - plaquette(s) thermoformée(s) aluminium de 7 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;372 607-4 ou 34009 372 607 4 9 - pilulier(s) polypropylène de 21 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;372 608-0 ou 34009 372 608 0 0 - pilulier(s) polypropylène de 28 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;372 609-7 ou 34009 372 609 7 8 - pilulier(s) polypropylène de 30 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;568 147-6 ou 34009 568 147 6 3 - pilulier(s) polypropylène de 50 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;568 148-2 ou 34009 568 148 2 4 - pilulier(s) polypropylène de 100 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;378 164-7 ou 34009 378 164 7 2 - plaquette(s) thermoformée(s) aluminium de 90 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;372 601-6 ou 34009 372 601 6 9 - plaquette(s) thermoformée(s) aluminium de 14 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;372 602-2 ou 34009 372 602 2 0 - plaquette(s) thermoformée(s) aluminium de 21 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;372 603-9 ou 34009 372 603 9 8 - plaquette(s) thermoformée(s) aluminium de 28 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;372 604-5 ou 34009 372 604 5 9 - plaquette(s) thermoformée(s) aluminium de 30 comprimé(s) - Déclaration d'arrêt de commercialisation:22/05/2015;568 144-7 ou 34009 568 144 7 3 - plaquette(s) thermoformée(s) aluminium de 50 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;568 145-3 ou 34009 568 145 3 4 - plaquette(s) thermoformée(s) aluminium de 100 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;372 605-1 ou 34009 372 605 1 0 - pilulier(s) polypropylène de 7 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;372 606-8 ou 34009 372 606 8 8 - pilulier(s) polypropylène de 14 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;
Statut de autorisation:
Archivée
Numéro d'autorisation:
67284426
Date de l'autorisation:
2006-01-19

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NOTICE

ANSM - Mis à jour le : 29/08/2017

Dénomination du médicament

ramipril BOUCHARA-RECORDATI 1,25 mg, comprimé

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant de prendre ce médicament car elle contient des informations importantes pour

vous.

Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

Si vous avez d’autres questions, interrogez votre médecin ou votre pharmacien.

Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à d’autres personnes. Il pourrait leur être nocif,

même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien. Ceci s’applique

aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Que contient cette notice ?

1. Qu'est-ce que RAMIPRIL BOUCHARA-RECORDATI 1,25 mg, comprimé, et dans quels cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant de prendre RAMIPRIL BOUCHARA-RECORDATI 1,25 mg, comprimé ?

3. Comment prendre RAMIPRIL BOUCHARA-RECORDATI 1,25 mg, comprimé ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver RAMIPRIL BOUCHARA-RECORDATI 1,25 mg, comprimé ?

6. Contenu de l’emballage et autres informations.

1. QU’EST-CE QUE RAMIPRIL BOUCHARA-RECORDATI 1,25 mg, comprimé ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?

Classe pharmacothérapeutique : Inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IEC) non associés.

Code ATC : C09AA05.

Vous devez vous adresser à votre médecin si vous ne ressentez aucune amélioration ou si vous vous sentez moins bien

après la prise de RAMIPRIL BOUCHARA-RECORDATI.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DE PRENDRE RAMIPRIL BOUCHARA-RECORDATI

1,25 mg, comprimé ?

Ne prenez jamais RAMIPRIL BOUCHARA-RECORDATI 1,25 mg, comprimé :

Si vous êtes allergique (hypersensible) au ramipril, à tout autre IEC, ou à l’un des autres composants contenus dans ce

médicament, mentionnés dans la rubrique 6. Les signes d’une réaction allergique peuvent inclure une éruption cutanée

(rash), des problèmes de déglutition ou de respiration, un gonflement de vos lèvres, de votre visage, de votre gorge ou de

votre langue.

Si vous avez déjà présenté une réaction allergique grave appelée « angiœdème ». Les signes comportent des

démangeaisons, une urticaire, des marques rouges sur les mains, les pieds et la gorge, un gonflement de la gorge et de la

langue, un gonflement autour des yeux et des lèvres, des difficultés à respirer et à avaler.

Si vous subissez une dialyse ou tout autre type de filtration sanguine. En fonction de la machine utilisée, RAMIPRIL

BOUCHARA-RECORDATI pourrait ne pas vous convenir.

Si vous avez des problèmes rénaux du fait de la réduction de l’apport sanguin à votre rein (sténose de l’artère rénale).

Si vous êtes enceinte depuis plus de 3 mois (il est également préférable d’éviter de prendre RAMIPRIL BOUCHARA-

RECORDATI en début de grossesse, voir rubrique Grossesse et Allaitement).

Si votre pression artérielle est anormalement basse ou instable. Votre médecin devra l’évaluer.

Si vous avez du diabète ou une insuffisance rénale et que vous êtes traité(e) par un médicament contenant de l’aliskiren

pour diminuer votre pression artérielle.

Avertissements et précautions

Adressez-vous à votre médecin ou à votre pharmacien avant de prendre RAMIPRIL BOUCHARA-RECORDATI :

Si vous souffrez de problèmes cardiaques, hépatiques ou rénaux.

Si vous avez perdu une grande quantité de sels ou de fluides corporels (si vous vomissez, avez la diarrhée, suez de

manière inhabituelle, suivez un régime pauvre en sel, prenez des diurétiques depuis longtemps ou avez subi une dialyse).

Si vous allez suivre un traitement pour réduire votre allergie aux piqûres d’abeille ou de guêpe (désensibilisation).

Si vous allez recevoir un anesthésique. Celui-ci pourrait vous être donné pour une intervention chirurgicale ou des soins

dentaires. Il pourrait s’avérer nécessaire d’arrêter votre traitement par RAMIPRIL BOUCHARA-RECORDATI un jour avant ;

demandez conseil à votre médecin.

Si votre taux sanguin de potassium est élevé (d’après les résultats de vos tests sanguins).

Si vous souffrez d’une maladie vasculaire du collagène telle qu’une sclérodermie ou un lupus érythémateux systémique.

Si vous prenez l’un des médicaments suivants pour traiter une hypertension :

Un antagonisme des récepteurs de l’angiotensine II (ARA II) (aussi connu sous le nom de sartans – par exemple valsartan,

telmisartan, irbésartan), en particulier si vous avez des problèmes rénaux dus à un diabète.

Aliskiren.

Votre médecin pourra être amené à surveiller régulièrement le fonctionnement de vos reins, votre pression artérielle et le

taux des électrolytes (par ex. du potassium) dans votre sang. Voir aussi les informations dans la rubrique « Ne prenez jamais

RAMIPRIL BOUCHARA-RECORDATI».

Vous devez informer votre médecin :

si vous pensez être (ou susceptible de devenir) enceinte. RAMIPRIL BOUCHARA-RECORDATI est déconseillé en début

de grossesse, et ne doit pas être pris si vous êtes enceinte de plus de 3 mois, car cela pourrait nuire gravement à votre

enfant en cas d’utilisation à partir de ce stade de la grossesse (voir rubrique « Grossesse »).

Enfants et adolescents

L’utilisation de RAMIPRIL BOUCHARA-RECORDATI est déconseillée chez l’enfant et l’adolescent âgé de moins de 18 ans.

Autres médicaments et RAMIPRIL BOUCHARA-RECORDATI 1,25 mg, comprimé

Informez votre médecin ou votre pharmacien si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre tout autre

médicament, y compris des médicaments obtenus sans ordonnance (en incluant ceux à base de plantes), car RAMIPRIL

BOUCHARA-RECORDATI peut avoir une incidence sur certains autres médicaments. Par ailleurs, certains médicaments

peuvent avoir une incidence sur RAMIPRIL BOUCHARA-RECORDATI.

Votre médecin pourrait avoir besoin de modifier la dose de vos médicaments et/ou prendre d’autres précautions :

Si vous prenez un antagoniste des récepteurs de l’angiotensine II (ARA II) ou de l’aliskiren (voir aussi les informations dans

les rubriques « Ne prenez jamais RAMIPRIL BOUCHARA-RECORDATI» et « « Avertissements et précautions »).

Veuillez informer votre médecin si vous prenez l’un ou l’autre des médicaments suivants. Ils peuvent rendre RAMIPRIL

BOUCHARA-RECORDATI moins efficace :

Les médicaments utilisés pour soulager les douleurs et l’inflammation (par exemple les anti-inflammatoires non stéroïdiens

(AINS), tels l’ibuprofène ou l’indométacine et l’aspirine).

Les médicaments utilisés pour le traitement d’une pression artérielle basse, d’un collapsus, d’une insuffisance cardiaque,

d’un asthme ou d’allergies, tels que l’éphédrine, la noradrénaline ou l’adrénaline. Votre médecin devra alors vérifier votre

pression artérielle.

Veuillez informer votre médecin si vous prenez l’un ou l’autre des médicaments suivants. Ils peuvent augmenter la

probabilité de survenue d’effets secondaires si vous les prenez avec RAMIPRIL BOUCHARA-RECORDATI :

Les médicaments utilisés pour soulager les douleurs et l’inflammation (par exemple les anti-inflammatoires non stéroïdiens

(AINS), tels l’ibuprofène ou l’indométacine et l’aspirine ou les sels d’or).

Les médicaments contre le cancer (chimiothérapie), les immunosuppresseurs.

Les médicaments prévenant le rejet d’organe après une transplantation, tels la ciclosporine.

Les diurétiques tels que le furosémide.

Les médicaments susceptibles d’entrainer une dégradation de la fonction rénale tels que les médicaments appartenant à la

famille des sartans ou d’augmenter la quantité de potassium dans votre sang, tels que la spironolactone, le triamtérène,

l’amiloride, les sels de potassium, l’aliskiren et l’héparine (utilisée pour fluidifier le sang).

Les corticoïdes donnés pour une inflammation, telle la prednisolone.

L’allopurinol (utilisé pour abaisser l’acide urique dans votre sang).

Le procaïnamide (donné pour les troubles du rythme cardiaque).

Les médicaments appartenant à la famille des gliptines (utilisés pour traiter le diabète)

Les dérivés nitrés (utilisés pour traiter l’angine de poitrine) et les médicaments entrainant une hypotension.

Le racécadotril utilisé pour traiter les diarrhées.

Veuillez informer votre médecin si vous prenez l’un ou l’autre des médicaments suivants. Ils pourraient être affectés par

RAMIPRIL BOUCHARA-RECORDATI :

Les médicaments pour le diabète tels que certains antidiabétiques oraux (les sulfamides hypoglycémiants) et l’insuline.

RAMIPRIL BOUCHARA-RECORDATI pourrait abaisser le taux de sucre dans votre sang (glycémie). Surveillez étroitement

votre glycémie lorsque vous prenez RAMIPRIL BOUCHARA-RECORDATI.

Le lithium (donné pour des problèmes de santé mentale). RAMIPRIL BOUCHARA-RECORDATI pourrait augmenter la

quantité de lithium dans votre sang (lithiémie). Votre lithiémie devra être étroitement surveillée par votre médecin.

Si l’un ou l’autre de ces cas ci-dessus vous concerne (ou si vous n’en êtes pas sûr(e)), parlez-en à votre médecin avant de

prendre RAMIPRIL BOUCHARA-RECORDATI.

RAMIPRIL BOUCHARA-RECORDATI 1,25 mg, comprimé avec des aliments, boissons et l’alcool

La prise d’alcool avec RAMIPRIL BOUCHARA-RECORDATI peut vous donner des vertiges, des étourdissements ou une

sensation de tête légère. Si vous vous préoccupez de savoir la quantité d’alcool que vous pouvez boire alors que vous

prenez RAMIPRIL BOUCHARA-RECORDATI, parlez-en à votre médecin, les médicaments utilisés pour réduire la pression

artérielle et l’alcool pouvant avoir des effets additifs.

RAMIPRIL BOUCHARA-RECORDATI peut être pris pendant ou en dehors des repas.

Grossesse et allaitement

Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse, demandez conseil à

votre médecin ou pharmacien avant de prendre ce médicament.

Grossesse

RAMIPRIL BOUCHARA-RECORDATI est déconseillé en début de grossesse, et ne doit pas être pris si vous êtes enceinte

de plus de 3 mois, car cela pourrait nuire gravement à votre enfant en cas d’utilisation à partir de ce stade de la grossesse

(voir rubrique Grossesse).

Allaitement

Informez votre médecin si vous allaitez ou si vous êtes sur le point de commencer l’allaitement. RAMIPRIL

BOUCHARA-RECORDATI est déconseillé aux femmes qui allaitent et votre médecin pourrait choisir un autre traitement si

vous souhaitez allaiter, surtout si votre enfant est un nouveau-né ou un prématuré.

Sportifs

Sans objet.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

Vous pourriez ressentir des étourdissements en prenant RAMIPRIL BOUCHARA-RECORDATI.

La survenue de ces étourdissements est plus probable lorsque vous débutez la prise de RAMIPRIL BOUCHARA-

RECORDATI ou commencez à prendre une dose plus élevée. Dans ce cas, ne conduisez pas et n’utilisez pas d’outils ni de

machines.

RAMIPRIL BOUCHARA-RECORDATI 1,25 mg, comprimé, contient du lactose.

L’utilisation de ce médicament est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit en

lactase de Lapp ou un syndrome de malabsorption du glucose ou du galactose (maladies héréditaires rares).

3. COMMENT PRENDRE RAMIPRIL BOUCHARA-RECORDATI 1,25 mg, comprimé ?

Veillez à toujours prendre ce médicament en suivant exactement les instructions de cette notice ou les indications de votre

médecin ou de votre pharmacien. Vérifiez auprès de votre médecin ou de votre pharmacien en cas de doute.

Comment prendre ce médicament

Prenez ce médicament par voie orale, au même moment de la journée chaque jour.

Avalez les comprimés entiers avec un liquide.

N’écrasez pas et ne mâchez pas les comprimés.

Combien en prendre

Traitement d’une pression artérielle élevée

La dose initiale habituelle est de 1,25 mg ou de 2,5 mg une fois par jour.

Votre médecin ajustera la quantité à prendre jusqu’à ce que votre pression artérielle soit contrôlée.

La dose maximale est de 10 mg une fois par jour.

Si vous prenez déjà des diurétiques, votre médecin pourrait arrêter ou réduire la quantité du diurétique que vous prenez

avant de débuter le traitement par RAMIPRIL BOUCHARA-RECORDATI.

Pour réduire votre risque de crise cardiaque ou d’accident vasculaire cérébral

La dose initiale habituelle est de 2,5 mg une fois par jour.

Votre médecin pourrait par la suite décider d’augmenter la quantité que vous prenez.

La dose habituelle est de 10 mg une fois par jour.

Traitement pour réduire ou retarder l’aggravation des problèmes rénaux

Votre traitement pourrait être débuté à la dose de 1,25 mg ou de 2,5 mg une fois par jour.

Votre médecin ajustera la quantité que vous prenez.

La dose habituelle est de 5 mg ou 10 mg une fois par jour.

Traitement de l’insuffisance cardiaque

La dose initiale habituelle est de 1,25 mg une fois par jour.

Votre médecin ajustera la quantité que vous prenez.

La dose maximale est de 10 mg/jour. Il est préférable de la prendre en deux prises par jour.

Traitement après avoir subi une crise cardiaque

La dose initiale habituelle est de 1,25 mg une fois par jour à 2,5 mg deux fois par jour.

Votre médecin ajustera la quantité que vous prenez.

La dose maximale est de 10 mg/jour. Il est préférable de la prendre en deux prises par jour.

Sujet âgé

Votre médecin réduira la dose initiale et ajustera votre traitement plus lentement.

Si vous avez pris plus de RAMIPRIL BOUCHARA-RECORDATI 1,25 mg, comprimé, que vous n’auriez dû :

Consultez immédiatement votre médecin ou allez immédiatement au service des urgences de l’hôpital le plus proche. Ne

conduisez pas jusqu’à l’hôpital, faites-vous emmener par quelqu’un ou appelez une ambulance. Prenez la boîte de

médicaments avec vous pour que le médecin sache ce que vous avez pris.

Si vous oubliez de prendre RAMIPRIL BOUCHARA-RECORDATI 1,25 mg, comprimé :

Ne prenez pas de dose double pour compenser la dose que vous avez oublié de prendre ; prenez votre dose suivante à

l’heure habituelle.

Si vous avez d’autres questions sur l’utilisation de ce médicament, demandez plus d’informations à votre médecin ou à votre

pharmacien.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas

systématiquement chez tout le monde.

Arrêter de prendre RAMIPRIL BOUCHARA-RECORDATI et consultez immédiatement un médecin si vous remarquez l’un

ou l’autre des effets secondaires graves suivants : vous pourriez avoir besoin d’un traitement médical urgent :

Gonflement du visage, des lèvres ou de la gorge rendant difficile la déglutition ou la respiration, ainsi que des

démangeaisons et des éruptions cutanées. Ceci pourrait être le signe d’une réaction allergique grave à RAMIPRIL

BOUCHARA-RECORDATI.

Réactions cutanées sévères y compris une éruption, des ulcères buccaux, une aggravation d’une maladie de peau

préexistante, une rougeur, des vésicules ou une desquamation de la peau (tel que le syndrome de Stevens-Johnson, la

nécrolyse épidermique toxique ou l’érythème polymorphe).

Informez immédiatement votre médecin si vous ressentez :

Un rythme cardiaque rapide, irrégulier ou fortement ressenti (palpitations), une douleur dans la poitrine, une contraction de

la poitrine ou des problèmes plus graves, y compris une crise cardiaque et un accident vasculaire cérébral.

Un essoufflement ou une toux. Ceux-ci pourraient être des signes de problèmes pulmonaires.

Des ecchymoses apparaissant facilement, un saignement prolongé, tout saignement manifeste (par ex. saignement des

gencives), des taches pourpres ou des rougeurs sur la peau, ou des infections faciles à contracter, un mal de gorge et une

fièvre, une sensation de fatigue, de défaillance, d’étourdissement, ou une pâleur cutanée. Ceux-ci pourraient être les signes

de problèmes sanguins ou de moelle osseuse.

Des douleurs à l’estomac sévères pouvant atteindre le dos. Ceci pourrait être le signe d’une pancréatite (inflammation du

pancréas).

Une fièvre, des frissons, une fatigue, une perte d’appétit, des douleurs d’estomac, des nausées, une coloration jaune de la

peau ou des yeux (jaunisse). Ceux-ci pourraient être les signes de problèmes hépatiques tels qu’une hépatite (inflammation

du foie) ou des lésions hépatiques.

Autres effets indésirables éventuels :

Veuillez informer votre médecin si l’un ou l’autre des symptômes suivants s’aggravait ou durait plus de quelques jours.

Effets indésirables fréquents (affectant moins d’une personne sur 10)

Maux de tête ou fatigue.

Sensation de vertiges. Ceci est plus susceptible de se produire au début de la prise de RAMIPRIL BOUCHARA-

RECORDATI ou au début de la prise d’une dose plus forte.

Evanouissement, hypotension (pression artérielle anormalement basse), en particulier lorsque vous vous levez ou vous

asseyez dans le lit rapidement.

Toux sèche irritative, inflammation des sinus (sinusite) ou bronchite, essoufflement.

Douleurs gastriques ou intestinales, diarrhée, indigestion, nausées ou vomissements.

Eruption cutanée avec zone surélevée ou non.

Douleurs dans la poitrine.

Crampes ou douleurs musculaires.

Examens sanguins montrant une élévation inhabituelle de votre taux de potassium.

Effets indésirables peu fréquents (affectant moins d’une personne sur 100)

Problèmes d’équilibre (vertiges).

Démangeaisons et sensations cutanées inhabituelles telles que des sensations d’engourdissement, de picotements, de

piqûres d’aiguilles, de brûlure ou de fourmillement (paresthésies).

Perte ou modification du goût des aliments.

Problème de sommeil.

Sentiment de dépression, d’anxiété, nervosité inhabituelle, agitation.

Nez bouché, difficulté à respirer ou aggravation d’un asthme.

Gonflement intestinal appelé « angiœdème intestinal », se présentant par des symptômes tels que des douleurs

abdominales, des vomissements et une diarrhée.

Brûlures d’estomac, constipation ou bouche sèche.

Augmentation de la quantité d’urine dans la journée.

Transpiration inhabituelle.

Perte ou diminution de l’appétit (anorexie).

Battements cardiaques fortement ressentis ou irréguliers, gonflement des bras et des jambes. Ceci pourrait être un signe de

rétention d’eau.

Bouffées de chaleur.

Vision trouble.

Douleurs articulaires.

Fièvre.

Incapacité sexuelle chez l’homme, réduction de la libido chez l’homme ou la femme.

Augmentation du nombre de certains globules blancs du sang (éosinophilie) découvert lors d’un test sanguin.

Examens sanguins montrant des modifications de la fonction hépatique, pancréatique ou rénale.

Effets indésirables rares (affectant moins d’une personne sur 1 000)

Sensation d’être flageolant(e) ou confus(e).

Rougeur et gonflement de la langue.

Ecaillement ou pelage sévères de la peau, éruption cutanée avec démangeaisons et grosseurs.

Problème au niveau des ongles (ex. détachement ou chute d’un ongle).

Eruption ou ecchymoses cutanées.

Taches sur la peau et froideur des extrémités.

Rougeur, démangeaison, gonflement ou larmoiement des yeux.

Trouble de l’audition et bourdonnements d’oreilles.

Sensation de faiblesse.

Examens sanguins montrant une baisse du nombre de globules rouges, de globules blancs ou de plaquettes, ou du taux

d’hémoglobine.

Effets indésirables très rares (affectant moins d’une personne sur 10 000)

Sensibilité inhabituelle au soleil.

Autres effets indésirables rapportés :

Veuillez informer votre médecin si l’un ou l’autre des symptômes suivants s’aggravait ou durait plus de quelques jours.

Difficulté de concentration.

Gonflement de la bouche.

Examens sanguins montrant un nombre trop faible de cellules sanguines dans votre sang.

Examens sanguins montrant un taux inhabituellement bas de sodium dans votre sang.

Changement de couleur des doigts et des orteils lorsque vous avez froid, avec picotements ou sensations douloureuses

lorsque vous vous réchauffez (syndrome de Raynaud).

Augmentation de la taille des seins chez l’homme.

Réactions ralenties ou perturbées.

Sensation de brûlure.

Modification des odeurs.

Chute de cheveux.

Troubles de l’élimination de l’eau associés à une quantité de sodium dans le sang basse (syndrome de sécrétion

inappropriée de l’hormone anti-diurétique).

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci s’applique aussi à

tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables

directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé

(ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet: www.ansm.sante.fr

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d’informations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER RAMIPRIL BOUCHARA-RECORDATI 1,25 mg, comprimé ?

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

A conserver à une température ne dépassant pas +25°C.

N’utilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur l’emballage. La date de péremption fait référence au

dernier jour de ce mois.

N’utilisez pas ce médicament si vous remarquez des signes visibles de détérioration.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-l’égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien d’éliminer les

médicaments que vous n’utilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger l’environnement.

6. CONTENU DE L’EMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS

Ce que contient RAMIPRIL BOUCHARA-RECORDATI 1,25 mg, comprimé

La substance active est :

Ramipril.............................................................................................................................. 1,25 mg

Pour un comprimé.

Les autres composants sont :

Lactose monohydraté, bicarbonate de sodium, amidon prégélatinisé, croscarmellose sodique, fumarate de stéaryle sodique.

Qu’est-ce que RAMIPRIL BOUCHARA-RECORDATI 1,25 mg, comprimé et contenu de l’emballage extérieur

Boîte ou pilulier de 7, 14, 21, 28, 30, 50, 90 ou 100 comprimés. Toutes les présentations peuvent ne pas être

commercialisées.

Titulaire de l’autorisation de mise sur le marché

BOUCHARA-RECORDATI

70 AVENUE DU GENERAL DE GAULLE

IMMEUBLE « LE WILSON »

92800 PUTEAUX

FRANCE

Exploitant de l’autorisation de mise sur le marché

LABORATOIRES BOUCHARA-RECORDATI

70 AVENUE DU GENERAL DE GAULLE

IMMEUBLE « LE WILSON »

92800 PUTEAUX

FRANCE

Fabricant

ACTAVIS HF.

REYKJAVIKURVEGUR 78

220 HAFNARFJORDUR

ISLANDE

ACTAVIS LTD

BULEBEL INDUSTRIAL ESTATE

ZEJTUN ZTN 08

MALTE

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen

Sans objet.

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :

Juillet 2017.

Autres

Sans objet.

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RÉSUMÉ DES CARACTÉRISTIQUES DU PRODUIT

ANSM - Mis à jour le : 29/08/2017

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT

RAMIPRIL BOUCHARA-RECORDATI 1,25 mg, comprimé

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

Ramipril.............................................................................................................................. 1,25 mg

Pour un comprimé.

Excipient à effet notoire : lactose.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE

Comprimé.

4. DONNEES CLINIQUES

4.1. Indications thérapeutiques

Traitement de l’hypertension

Prévention cardiovasculaire : réduction de la morbidité et de la mortalité cardiovasculaire chez les patients présentant :

une maladie cardiovasculaire athérothrombotique manifeste (antécédents de maladie coronaire ou d’accident vasculaire

cérébral, ou artériopathie périphérique) ou

un diabète avec au moins un facteur de risque cardiovasculaire (voir rubrique 5.1).

Traitement de la néphropathie :

Néphropathie glomérulaire diabétique débutante, telle que définie par la présence d’une microalbuminurie ;

Néphropathie glomérulaire diabétique manifeste, telle que définie par une macroprotéinurie chez les patients présentant au

moins un facteur de risque cardiovasculaire (voir rubrique 5.1) ;

Néphropathie glomérulaire non-diabétique manifeste, telle que définie par une macroprotéinurie ≥ 3 g/jour (voir rubrique

5.1).

Traitement de l’insuffisance cardiaque symptomatique

Prévention secondaire à la suite d’un infarctus aigu du myocarde : réduction de la mortalité à la phase aigüe de

l’infarctus du myocarde chez les patients ayant des signes cliniques d’insuffisance cardiaque, en débutant > 48 heures après

l’infarctus.

4.2. Posologie et mode d'administration

Posologie

Population pédiatrique

La tolérance et l’efficacité du ramipril chez les enfants n’ont pas été établies.

Les données actuellement disponibles pour RAMIPRIL BOUCHARA-RECORDATI sont décrites dans les rubriques 4.8, 5.1,

5.2 et 5.3, mais aucune recommandation spécifique sur la posologie ne peut être faite

Adultes

Patients traités par diurétique

Une hypotension peut survenir à la mise en route d’un traitement par RAMIPRIL BOUCHARA-RECORDATI ; ceci en

particulier chez les patients recevant un traitement concomitant par des diurétiques. Il est par conséquent recommandé de

prendre des précautions puisque ces patients peuvent présenter une déplétion hydrosodée.

Si possible, le diurétique sera arrêté 2 à 3 jours avant le début du traitement par RAMIPRIL BOUCHARA-RECORDATI (voir

rubrique 4.4).

Chez les patients hypertendus chez lesquels le diurétique n’est pas arrêté, le traitement par RAMIPRIL BOUCHARA-

RECORDATI sera débuté à la dose de 1,25 mg. La fonction rénale et la kaliémie seront surveillées. La posologie de

RAMIPRIL BOUCHARA-RECORDATI sera ajustée par la suite en fonction de la pression artérielle cible.

Hypertension

La dose sera individualisée selon le profil du patient (voir rubrique 4.4) et le contrôle tensionnel.

RAMIPRIL BOUCHARA-RECORDATI peut être utilisé en monothérapie ou en association à d’autres classes de

médicaments antihypertenseurs (voir rubriques 4.3, 4.4, 4.5 et 5.1).

Dose initiale

RAMIPRIL BOUCHARA-RECORDATI sera débuté graduellement à la dose initiale recommandée de 2,5 mg par jour.

Les patients ayant un système rénine-angiotensine-aldostérone fortement activé pourraient présenter une chute excessive

de la pression artérielle après la première dose. Une dose initiale de 1,25 mg est recommandée chez de tels patients, et la

mise en route du traitement sera effectuée sous surveillance médicale (voir rubrique 4.4).

Titration et dose d’entretien

La dose peut être doublée toutes les deux à quatre semaines de manière à atteindre progressivement la pression artérielle

cible ; la dose maximale autorisée de RAMIPRIL BOUCHARA-RECORDATI est de 10 mg par jour. En général, la dose est

administrée en une prise quotidienne.

Prévention cardiovasculaire

Dose initiale

La dose initiale recommandée est de 2,5 mg de RAMIPRIL BOUCHARA-RECORDATI une fois par jour.

Titration et dose d’entretien

En fonction de la tolérance par le patient du principe actif, la dose sera graduellement augmentée. Il est recommandé de

doubler la dose au terme d’une à deux semaines de traitement et, au terme de deux à trois semaines supplémentaires, de

l’augmenter pour atteindre la dose cible d’entretien de 10 mg de RAMIPRIL BOUCHARA-RECORDATI en une prise

quotidienne.

Voir également plus haut la posologie chez les patients sous diurétique.

Traitement de la néphropathie

Chez les patients présentant un diabète et une microalbuminurie

Dose initiale

La dose initiale recommandée est de 1,25 mg de RAMIPRIL BOUCHARA-RECORDATI une fois par jour.

Titration et dose d’entretien

En fonction de la tolérance par le patient du principe actif, la dose est augmentée par la suite. Il est recommandé de doubler

la dose quotidienne unique à 2,5 mg au terme de deux semaines, puis à 5 mg au terme de deux semaines supplémentaires.

Chez les patients présentant un diabète et au moins un facteur de risque cardiovasculaire

Dose initiale

La dose initiale recommandée est de 2,5 mg de RAMIPRIL BOUCHARA-RECORDATI une fois par jour.

Titration et dose d’entretien

En fonction de la tolérance par le patient du principe actif, la dose est augmentée par la suite. Il est recommandé de doubler

la dose quotidienne à 5 mg de RAMIPRIL BOUCHARA-RECORDATI au terme d’une à deux semaines, puis à 10 mg de

RAMIPRIL BOUCHARA-RECORDATI au terme de deux à trois semaines supplémentaires. La dose quotidienne cible est

de 10 mg.

Chez les patients présentant une néphropathie non-diabétique telle que définie par une macroprotéinurie ≥ 3 g/jour

Dose initiale

La dose initiale recommandée est de 1,25 mg de RAMIPRIL BOUCHARA-RECORDATI une fois par jour.

Titration et dose d’entretien

En fonction de la tolérance par le patient du principe actif, la dose est augmentée par la suite. Il est recommandé de doubler

la dose quotidienne unique à 2,5 mg au terme de deux semaines, puis à 5 mg au terme de deux semaines supplémentaires.

Insuffisance cardiaque symptomatique

Dose initiale

Chez les patients stabilisés sous traitement diurétique, la dose initiale recommandée est de 1,25 mg par jour.

Titration et dose d’entretien

La posologie de RAMIPRIL BOUCHARA-RECORDATI sera ajustée en doublant la dose toutes les une à deux semaines,

jusqu’à une dose quotidienne maximale de 10 mg. Deux prises par jour sont préférables.

Prévention secondaire après infarctus aigu du myocarde et en présence d’une insuffisance cardiaque

Dose initiale

48 heures après un infarctus du myocarde, chez un patient cliniquement et hémodynamiquement stable, la dose initiale sera

de 2,5 mg deux fois par jour durant trois jours. Si la dose initiale de 2,5 mg n’est pas tolérée, une dose de 1,25 mg deux fois

par jour sera administrée durant deux jours puis augmentée à 2,5 mg et 5 mg deux fois par jour. Si la dose ne peut pas être

augmentée à 2,5 mg deux fois par jour, le traitement doit être arrêté.

Voir également plus haut la posologie chez les patients sous diurétique.

Titration et dose d’entretien

La dose quotidienne sera augmentée par la suite en doublant la dose à un à trois jours d’intervalle jusqu’à atteindre la dose

d’entretien cible de 5 mg deux fois par jour.

La dose d’entretien sera répartie en 2 prises quotidiennes dans la mesure du possible.

Si la dose ne peut être augmentée à 2,5 mg deux fois par jour, le traitement sera arrêté. A ce jour, l’expérience de ce

traitement chez les patients présentant une insuffisance cardiaque sévère (NYHA IV) immédiatement après un infarctus de

myocarde n’est pas suffisante. Si la décision de traiter ces patients est prise, il est recommandé de débuter le traitement par

1,25 mg une fois par jour, et des précautions particulières doivent être prises pour toute augmentation de la dose.

Populations particulières

Patients ayant une insuffisance rénale

La dose quotidienne chez les patients insuffisants rénaux doit être basée sur la clairance de la créatinine (voir rubrique 5.2) :

en cas de clairance de la créatinine ≥ 60 mL/min, il n’est pas nécessaire d’ajuster la dose initiale (2,5 mg/jour) ; la dose

quotidienne maximale est de 10 mg ;

en cas de clairance de la créatinine située entre 30 et 60 mL/min, il n’est pas nécessaire d’ajuster la dose initiale (2,5

mg/jour) ; la dose quotidienne maximale est de 5 mg ;

en cas de clairance de la créatinine située entre 10 et 30 mL/min, la dose initiale est de 1,25 mg/jour et la dose quotidienne

maximale de 5 mg ;

chez les patients hémodialysés hypertendus : le ramipril est faiblement dialysable ; la dose initiale est de 1,25 mg/jour et la

dose quotidienne maximale de 5 mg ; le médicament sera administré quelques heures après la réalisation de l’hémodialyse.

Patients ayant une insuffisance hépatique (voir rubrique 5.2)

Chez les patients insuffisants hépatiques, le traitement par RAMIPRIL BOUCHARA-RECORDATI sera mis en route sous

étroite surveillance médicale et la dose quotidienne maximale sera de 2,5 mg de RAMIPRIL BOUCHARA-RECORDATI.

Sujet âgé

Les doses initiales seront plus faibles, et la titration ultérieure de la dose sera plus graduelle, en raison d’une plus grande

probabilité de survenue d’effets indésirables, en particulier chez les patients très âgés et frêles. Une dose initiale réduite de

1,25 mg de ramipril sera envisagée.

Mode d’administration

Voie orale.

Il est recommandé de prendre RAMIPRIL BOUCHARA-RECORDATI chaque jour au même moment de la journée.

RAMIPRIL BOUCHARA-RECORDATI peut être pris avant, pendant ou après les repas, la prise alimentaire ne modifiant pas

sa biodisponibilité (voir rubrique 5.2).

RAMIPRIL BOUCHARA-RECORDATI doit être avalé avec du liquide. Il ne doit être ni mâché ni écrasé.

4.3. Contre-indications

hypersensibilité au principe actif, à l’un ou l’autre des excipients, ou à tout autre IEC (inhibiteur de l’enzyme de conversion)

(voir rubrique 6.1) ;

antécédents d’angioedème (héréditaire, idiopathique ou du fait d’un antécédent d’angiœdème avec les IEC ou les ARA-2) ;

traitements extracorporels impliquant une mise en contact du sang avec des surfaces chargées négativement (voir rubrique

4.5) ;

sténose artérielle rénale bilatérale significative, ou sténose artérielle rénale sur rein fonctionnellement unique ;

ème

et 3

ème

trimestres de la grossesse (voir rubrique 4.4 et 4.6) ;

le ramipril ne doit pas être utilisé chez les patients hypotendus ou instables hémodynamiquement ;

l’association de RAMIPRIL BOUCHARA-RECORDATI à des médicaments contenant de l’aliskiren est contre-indiquée

chez les patients présentant un diabète ou une insuffisante rénale (Débit de Filtration Glomérulaire < 60 ml/min / 1,73 m²)

(voir rubriques 4.5 et 5.1).

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Patients à risque particulier d’hypotension

Patients à système rénine-angiotensine-aldostérone fortement activé

Les patients ayant un système rénine-angiotensine-aldostérone fortement activé sont à risque d’une chute brutale de la

pression artérielle et d’une altération de la fonction rénale en raison de l’inhibition de l’enzyme de conversion, en particulier

lorsqu’un IEC ou un diurétique concomitant est administré pour la première fois ou lors de la première augmentation de

dose.

Une activation significative du système rénine-angiotensine-aldostérone est à prévoir, et une surveillance médicale, y

compris le contrôle de la pression artérielle, est nécessaire par exemple en cas de :

patients ayant une hypertension sévère

patients ayant une insuffisance cardiaque congestive décompensée

patients ayant une obstruction hémodynamique significative au remplissage ou à l’éjection du ventricule gauche (par ex.

une sténose de la valve aortique ou mitrale)

patients ayant une sténose artérielle rénale unilatérale avec un second rein fonctionnel

patients ayant ou susceptibles de développer une déplétion hydrosodée (y compris les patients sous diurétiques)

patients ayant une cirrhose hépatique et/ou une ascite

patients subissant une intervention chirurgicale majeure ou durant une anesthésie par des agents entraînant une

hypotension.

En général, il est recommandé de corriger toute déshydratation, hypovolémie ou déplétion sodée avant la mise en route du

traitement (chez les patients en insuffisance cardiaque toutefois, une telle action correctrice doit être soigneusement pesée

contre le risque de surcharge volumique).

Insuffisance cardiaque transitoire ou persistante après un IDM.

Patients à risque d’ischémie cardiaque ou cérébrale en cas d’hypotension aiguë.

La phase initiale de traitement nécessite une surveillance médicale particulière.

Patients âgés (voir rubrique 4.2)

Chirurgie

Il est recommandé d’arrêter un traitement par les inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine tels que le ramipril

si possible un jour avant l’intervention.

Surveillance de la fonction rénale

La fonction rénale sera évaluée avant et durant le traitement, et la posologie ajustée, en particulier au cours des premières

semaines de traitement. Une surveillance particulièrement soigneuse est requise chez les patients insuffisants rénaux (voir

rubrique 4.2). Un risque d’altération de la fonction rénale existe, en particulier chez les patients en insuffisance cardiaque

congestive ou après une transplantation rénale.

Angiœdème

Un angiœdème a été rapporté chez des patients traités par des IEC, y compris le ramipril (voir rubrique 4.8).

En cas d’angiœdème, RAMIPRIL BOUCHARA-RECORDATI doit être arrêté.

Un traitement d’urgence sera promptement instauré. Le patient sera maintenu sous observation durant au moins 12 à 24

heures et libéré après résolution complète des symptômes.

Un angiœdème intestinal a été rapporté chez des patients traités par des IEC, y compris RAMIPRIL BOUCHARA-

RECORDATI (voir rubrique 4.8). Ces patients présentaient des douleurs abdominales (avec ou sans nausées ou

vomissements).

Réactions anaphylactiques au cours d’une désensibilisation

La probabilité et la sévérité des réactions anaphylactiques et anaphylactoïdes au venin d’insecte et à d’autres allergènes

sont augmentées lors de l’inhibition de l’enzyme de conversion. Une interruption temporaire de RAMIPRIL BOUCHARA-

RECORDATI sera envisagée avant une désensibilisation.

Hyperkaliémie

Une hyperkaliémie a été observée chez certains patients traités par les IEC, y compris RAMIPRIL BOUCHARA-

RECORDATI. Les patients à risque de développer une hyperkaliémie incluent ceux, ayant une insuffisance rénale, un âge >

70 ans, un diabète sucré non contrôlé, ou ceux utilisant des sels de potassium, des diurétiques épargneurs de potassium ou

d’autres substances actives augmentant le taux plasmatique du potassium, ou ceux présentant des pathologies telles qu’une

déshydratation, une décompensation cardiaque aiguë, une acidose métabolique. Si l’administration simultanée des agents

susmentionnés est jugée appropriée, une surveillance régulière du potassium sérique est recommandée (voir rubrique 4.5).

Neutropénie/agranulocytose

Une neutropénie/agranulocytose, ainsi qu’une thrombocytopénie et une anémie, ont été rarement observées, et une

dépression médullaire a également été rapportée. Il est recommandé de surveiller la numération leucocytaire afin de

permettre la détection d’une éventuelle leucopénie. Une surveillance plus fréquente est conseillée au cours de la phase

initiale du traitement et chez les patients ayant une altération de la fonction rénale, ceux atteints d’une maladie concomitante

du collagène (tel le lupus érythémateux ou la sclérodermie), et ceux traités par d’autres médicaments entraînant des

modifications de la formule sanguine (voir rubriques 4.5 et 4.8).

Différences ethniques

Les IEC entraînent un taux plus élevé d’angiœdème chez les patients noirs que chez les patients non noirs.

Comme pour les autres IEC, le ramipril pourrait être moins efficace en termes de diminution de la pression artérielle chez les

sujets issus de populations noires que chez les sujets issus d’autres populations, peut-être en raison d’une prévalence plus

élevée de l’hypertension à faible taux de rénine chez la population hypertensive noire.

Toux

Une toux a été rapportée lors de la prise des IEC. Typiquement, la toux est non productive, persistante et résolutive après

arrêt du traitement. La toux induite par les IEC doit être envisagée lors du diagnostic différentiel d’une toux.

Grossesse

Les IEC ne doivent pas être débutés au cours de la grossesse. A moins que le traitement par IEC ne soit considéré comme

essentiel, il est recommandé aux patientes qui envisagent une grossesse de modifier leur traitement antihypertenseur pour

un médicament ayant un profil de sécurité bien établi pendant la grossesse. En cas de diagnostic de grossesse, le traitement

par IEC doit être arrêté immédiatement et si nécessaire un traitement alternatif sera débuté (voir rubriques 4.3 et 4.6).

Liées aux excipients

Ce médicament contient du lactose. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au

galactose, un déficit en lactase de Lapp ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies

héréditaires rares).

Double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA)

Il est établi que l’association d’inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IEC), d’antagonistes des récepteurs de l’angiotensine-

II (ARA II) ou d’aliskiren augmente le risque d’hypotension, d’hyperkaliémie et d’altération de la fonction rénale (incluant le

risque d’insuffisance rénale aiguë). En conséquence, le double blocage du SRAA par l’association d’IEC, d’ARA II ou

d’aliskiren n’est pas recommandé (voir rubrique 4.5 et 5.1).

Néanmoins, si une telle association est considérée comme absolument nécessaire, elle ne pourra se faire que sous la

surveillance d’un spécialiste et avec un contrôle étroit et fréquent de la fonction rénale, de l’ionogramme sanguin et de la

pression artérielle. Les IEC et les ARA II ne doivent pas être associés chez les patients atteints d’une néphropathie

diabétique.

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

Associations contre-indiquées

Les traitements extracorporels impliquant une mise en contact du sang avec des surfaces chargées négativement tels que la

dialyse ou l’hémofiltration utilisant certaines membranes de haute perméabilité (par ex. les membranes en polyacrylonitrile)

et l’aphérèse des lipoprotéines de faible densité sur sulfate de dextran, en raison du risque accru de réactions

anaphylactoïdes sévères (voir rubrique 4.3). Si un tel traitement est requis, le recours à un type différent de membrane de

dialyse ou à une classe différente d’agents antihypertenseurs doit être envisagé.

Aliskiren chez le patient diabétique ou insuffisant rénal

Risque d’hyperkaliémie, d’insuffisance rénale, d’augmentation de la morbi-mortalité cardio-vasculaire.

Racécadotril en cas d’antécédents d’angio-œdème sous IEC

Risque de majoration des effets indésirables à type d’œdème angio-neurotique (angio-œdème).

Associations déconseillées

Aliskiren chez les patients non diabétiques et non insuffisants rénaux

Risque d’hyperkaliémie, d’insuffisance rénale, d’augmentation de la morbi-mortalité cardio-vasculaire.

Diurétiques épargneurs de potassium (seuls ou associés), sauf pour l’éplérénone et la spironolactone à des doses

comprises entre 12.5 mg et 50 mg/jour dans le traitement de l’insuffisance cardiaque, ainsi qu’en cas d’hypokaliémie :

Risque d’hyperkaliémie (potentiellement létale) surtout lors d’une insuffisance rénale (addition des effets hyperkaliémiants).

Si l’association est justifiée un contrôle strict de la kaliémie et de la fonction rénale devra être effectué.

Estramustine

Risque de majoration des effets indésirables à type d’œdème angio-neurotique (angio-œdème).

Lithium

Augmentation de la lithiémie pouvant atteindre des valeurs toxiques (diminution de l’excrétion rénale du lithium).

Si l’usage d’un IEC est indispensable, surveillance stricte de la lithiémie et adaptation de la posologie du lithium.

Potassium

Hyperkaliémie (potentiellement létale) surtout lors d’une insuffisance rénale (addition des effets hyperkaliémiants)

Cette association est déconseillée sauf si il existe une hypokaliémie.

Racécadotril

Risque de majoration des effets indésirables à type d’œdème angio-neurotique (angio-œdème).

Associations faisant l'objet de précautions d’emploi

Sympathomimétiques vasopresseurs et autres substances (telles l’isoprotérénol, la dobutamine, la dopamine, l’épinéphrine)

susceptibles de réduire l’effet antihypertenseur de RAMIPRIL BOUCHARA-RECORDATI

Une surveillance de la pression artérielle est recommandée.

Allopurinol, immunosuppresseurs, corticoïdes, procaïnamide, cytostatiques et autres substances susceptibles de modifier la

numération sanguine

Probabilité accrue de réactions hématologiques (voir rubrique 4.4).

Insuline

L’utilisation des IEC peut entrainer une majoration de l’effet hypoglycémiant chez le diabétique traité par insuline. La

survenue de malaises hypoglycémiques semble exceptionnelle (amélioration de la tolérance au glucose qui aurait pour

conséquence une réduction des besoins en insuline).

L’auto-surveillance glycémique doit être renforcée.

Acide acétylsalicylique, pour des doses anti-inflammatoires d’acide acétylsalicylique (>= 1 g par prise et/ou >= 3 g par jour)

ou pour des doses antalgiques ou antipyrétiques (>= 500 mg par prise et/ou < 3 g par jour) :

Risque d’insuffisance rénale aiguë chez le malade déshydraté, par diminution de la filtration glomérulaire secondaire à une

diminution de la synthèse des prostaglandines rénales. Par ailleurs une réduction de l’effet antihypertenseur est à prévoir.

Il faut veiller à la bonne hydratation du malade et surveiller la fonction rénale en début de traitement.

Anti-inflammatoires non stéroïdiens

Risque d’insuffisance rénale aiguë chez le patient à risque (âgé, déshydraté, sous diurétiques, avec une fonction rénale

altérée), par diminution de la filtration glomérulaire (inhibition des prostaglandines vasodilatatrices due aux anti-

inflammatoires non stéroïdiens). Ces effets sont généralement réversibles. Par ailleurs une réduction de l’effet

antihypertenseur est à prévoir.

Il faut veiller à la bonne hydratation du malade et surveiller la fonction rénale en début de traitement et régulièrement

pendant l’association.

Diurétiques hypokaliémiants

Risque d’hypotension artérielle brutale et/ou d’insuffisance rénale aiguë lors de l’instauration ou de l’augmentation de la

posologie d’un traitement par un inhibiteur de l’enzyme de conversion en cas de déplétion hydrosodée préexistante.

Dans l’hypertension artérielle, lorsqu’un traitement diurétique préalable a pu entraîner une déplétion hydrosodée, il faut :

soit arrêter le diurétique avant de débuter le traitement par RAMIPRIL BOUCHARA-RECORDATI, et réintroduire un

diurétique hypokaliémiant si nécessaire ultérieurement ;

soit administrer des doses initiales réduites de RAMIPRIL BOUCHARA-RECORDATI et augmenter progressivement la

posologie.

Dans l’insuffisance cardiaque congestive traitée par diurétiques, commencer par une dose très faible de RAMIPRIL

BOUCHARA-RECORDATI, éventuellement après réduction de la dose du diurétique hypokaliémiant associé.

Dans tous les cas : surveiller la fonction rénale (créatinémie) dans les premières semaines du traitement par RAMIPRIL

BOUCHARA-RECORDATI.

Eplérénone

Majoration du risque d’hyperkaliémie, notamment chez le sujet âgé.

Un contrôle strict de la kaliémie et de la fonction rénale pendant l’association doit être fait.

Spironolactone

A la posologie de 12.5 à 50 mg par jour, et avec des doses faibles de RAMIPRIL BOUCHARA-RECORDATI, dans le

traitement de l’insuffisance cardiaque de classe III ou IV (NYHA) avec fraction d’éjection <35% et préalablement traitée par

l’association inhibiteur de conversion + diurétique de l’anse :

Risque d’hyperkaliémie, potentiellement létale, en cas de non-respect des conditions de prescription de cette association.

Il faut vérifier au préalable l’absence d’hyperkaliémie et d’insuffisance rénale.

Il faut réaliser une surveillance biologique étroite de la kaliémie et de la créatinémie (1 fois par semaine pendant le premier

mois, puis une fois par mois ensuite).

Sulfamides hypoglycémiants

L’utilisation des IEC peut entrainer une majoration de l’effet hypoglycémiant chez le diabétique traité par sulfamides

hypoglycémiants. La survenue de malaises hypoglycémiques semble exceptionnelle (amélioration de la tolérance au

glucose qui aurait pour conséquence une réduction des besoins en sulfamides hypoglycémiants).

L’autosurveillance glycémique doit être renforcée.

Associations à prendre en compte

+ Gliptines

Majoration du risque de survenue d’angio-oedèmes, chez les patients traités par inhibiteur de l’enzyme de conversion, en

lien avec la réduction de l’activité de l’enzyme dipeptidyl peptidase IV (DPP-IV) par les gliptines.

Inhibiteurs de mTOR

Majoration du risque de la survenue d’angio-oedèmes, chez les patients traités par inhibiteur de l’enzyme de conversion.

Antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II, dans les indications où cette association est possible :

Risque accru de dégradation de la fonction rénale, voire insuffisance rénale aiguë, et majoration de l’hyperkaliémie, ainsi

que de l’hypotension et des syncopes.

Or, avec les sels d’or administrés par voie IV :

Risque de réaction « nitritoïde » à l’introduction de RAMIPRIL BOUCHARA-RECORDATI (nausées, vomissements, effets

vasomoteurs à type de flush, hypotension, éventuellement collapsus).

Hyperkaliémiants : substances actives augmentant les taux plasmatiques du potassium (comprenant les sels de

potassium, les diurétiques hyperkaliémiants, les inhibiteurs de l'enzyme de conversion, les antagonistes de l'angiotensine II,

les anti-inflammatoires non stéroïdiens, les héparines (de bas poids moléculaire ou non fractionnées), les

immunosuppresseurs comme la ciclosporine ou le tacrolimus, le triméthoprime)

Risque de majoration de l’hyperkaliémie potentiellement létale, par conséquent, une surveillance étroite du potassium

sérique est requise.

Alpha-bloquants à visée urologique

Majoration de l’effet hypotenseur. Risque d’hypotension orthostatique majoré.

Antihypertenseurs alpha-bloquants

Majoration de l’effet hypotenseur. Risque majoré d’hypotension orthostatique.

Dérivés nitrés et apparentés

Majoration du risque d’hypotension, notamment orthostatique.

Médicaments à l’origine d’une hypotension orthostatique (acépromazine, acéprometazine, alfuzosine, alimémazine,

alizapride, amantadine, amifostine, amitriptyline, amoxapine, apomorphine, aripiprazole, asenapine, avanafil, baclofène,

bromocriptine, chlorproethazine, chlorpromazine, clomipramine, clozapine, cyamemazine, desipramine, dinitrate

d'isosorbide, dosulepine, doxazosine, doxépine, dropéridol, entacapone, fluanisone, flupentixol, fluphénazine, halopéridol,

imipramine, isosorbide, levodopa, levomepromazine, linsidomine, lisuride, loxapine, maprotiline, metopimazine,

molsidomine, nicorandil, nortriptyline, olanzapine, opipramol, oxomémazine, paliperidone, penfluridol, pergolide,

perphenazine, pimozide, pipamperone, piperazine, pipotiazine, piribedil, pramipexole, prazosine, prochlorperazine,

prométhazine, propericiazine, rasagiline, riociguat, risperidone, ropinirole, sélégiline, sildénafil, silodosine, sulpiride,

sultopride, tadalafil, tamsulosine, térazosine, thioproperazine, tiapride, tolcapone, trifluoperazine, trifluperidol, trimipramine,

trinitrine, vardénafil, zuclopenthixol)

Risque de majoration d’une hypotension, notamment orthostatique.

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse

L’utilisation des IEC est déconseillée pendant le 1

trimestre de la grossesse (voir

rubrique 4.4). L’utilisation des IEC est contre-indiquée aux 2

ème

et 3

ème

trimestres de

la grossesse (voir rubriques 4.3 et 4.4).

Les données épidémiologiques disponibles concernant le risque de malformation après exposition aux IEC au 1

trimestre

de la grossesse ne permettent pas de conclure. Cependant une petite augmentation du risque de malformations

congénitales ne peut être exclue. A moins que le traitement par IEC ne soit considéré comme essentiel, il est recommandé

aux patientes qui envisagent une grossesse de modifier leur traitement antihypertenseur pour un médicament ayant un profil

de sécurité bien établi pendant la grossesse. En cas de diagnostic de grossesse, le traitement par IEC doit être arrêté

immédiatement et si nécessaire un traitement alternatif sera débuté.

L’exposition aux IEC au cours des 2

ème

et 3

ème

trimestres de la grossesse est connue pour entraîner une foetotoxicité

(diminution de la fonction rénale, oligohydramnios, retard d’ossification des os du crâne) et une toxicité chez le nouveau-né

(insuffisance rénale, hypotension, hyperkaliémie) (voir rubrique 5.3). En cas d’exposition à un IEC à partir du 2

ème

trimestre

de la grossesse, il est recommandé d’effectuer une échographie fœtale afin de vérifier la fonction rénale et les os de la voûte

du crâne. Les nouveau-nés de mère traitée par IEC seront étroitement surveillés à la recherche d’une hypotension, d’une

oligurie et d’une hyperkaliémie (voir rubriques 4.3 et 4.4).

Allaitement

En raison de l’absence d’information disponible sur l’utilisation de RAMIPRIL BOUCHARA-RECORDATI au cours de

l’allaitement, RAMIPRIL BOUCHARA-RECORDATI est déconseillé. Il est préférable d’utiliser d’autres traitements ayant un

profil de sécurité bien établi pendant l’allaitement, particulièrement chez le nouveau-né ou le prématuré.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Certains effets indésirables (par ex. les symptômes d’une réduction de la pression artérielle tels des étourdissements)

peuvent perturber la capacité de concentration et de réaction du patient, et par conséquent constituer un risque dans les

situations où ces capacités revêtent une importance particulière (telles la conduite d’un véhicule ou l’utilisation d’une

machine).

Ceci peut avoir lieu en particulier au début du traitement, ou lors du remplacement d’autres traitements. Après la première

dose ou des augmentations ultérieures de la dose, il n’est pas conseillé de conduire ni d’utiliser des machines durant

plusieurs heures.

4.8. Effets indésirables

Le profil de tolérance du ramipril comporte une toux sèche persistante et des réactions dues à une hypotension. Les

réactions indésirables graves comportent un angiœdème, une hyperkaliémie, une altération de la fonction rénale ou

hépatique, une pancréatite, des réactions cutanées sévères et une neutropénie / agranulocytose.

La fréquence des réactions indésirables est définie selon la convention suivante :

Très fréquentes (≥ 1/10) ; fréquentes (≥ 1/100 à < 1/10) ; peu fréquentes (≥ 1/1 000 à < 1/100) ; rares (≥ 1/10 000 à < 1/1 000) ;

très rares (< 1/10 000) ; de fréquence inconnue (ne peut être estimée à partir des données disponibles).

Au sein de chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés par ordre décroissant de gravité.

Fréquents

Peu fréquents

Rares

Très rares

Fréquence inconnue

Troubles

cardiaques

Ischémie

myocardique, y

compris angor ou

infarctus du

myocarde,

tachycardie,

arythmies,

palpitations,

œdèmes

périphériques

Troubles du sang

et du système

lymphatique

Eosinophilie

Réduction du

nombre de

leucocytes (y

compris

neutropénie ou

agranulocytose),

réduction du

nombre

d’hématies,

réduction de

l’hémoglobine,

réduction du

nombre de

plaquettes

Insuffisance

médullaire,

pancytopénie,

anémie, hémolytique

Troubles du

système nerveux

Céphalées,

étourdissements

Vertiges,

paresthésies,

agueusie,

Tremblements,

trouble de

l’équilibre

Ischémie cérébrale, y

compris accident

vasculaire cérébral

dysgueusie

ischémique et

accident ischémique

transitoire,

perturbation des

aptitudes

psychomotrices,

sensation de brûlure,

parosmie

Troubles

ophtalmologiques

Troubles visuels, y

compris vision

trouble

Conjonctivite

Troubles

auriculaires et

labyrinthiques

Troubles de

l’audition,

acouphènes

Troubles

respiratoires,

thoraciques et

médiastinaux

Toux irritative

non-productive,

bronchite,

sinusite, dyspnée

Bronchospasme y

compris asthme

aggravé, congestion

nasale

Troubles gastro-

intestinaux

Inflammation

gastro-intestinale,

troubles digestifs,

gêne abdominale,

dyspepsie,

diarrhée,

nausées,

vomissements

Pancréatite (des cas

avec issue fatale ont

été très

exceptionnellement

rapportés sous IEC),

élévation des

enzymes

pancréatiques,

angiœdème de

l’intestin grêle,

douleurs

abdominales hautes

y compris gastrite,

constipation,

sécheresse buccale

Glossite

Stomatite aphteuse

Troubles rénaux et

urinaires

Altération de la

fonction rénale, y

compris insuffisance

rénale aiguë,

augmentation du

volume d’urine,

aggravation d’une

protéinurie

préexistante,

élévation de l’urée

sanguine, élévation

de la créatininémie

Troubles de la

peau et du tissu

sous-cutané

Rash, en

particulier maculo-

papulaire

Angiœdème : très

exceptionnellement,

une obstruction des

voies aériennes

résultant d’un

angiœdème peut

entraîner une issue

fatale : prurit,

hyperhidrose

Dermatite

exfoliante,

urticaire,

onycholyse

Réaction de

photo-

sensibilité

Nécrolyse

épidermique toxique,

syndrome de

Stevens-Johnson,

érythème

polymorphe,

pemphigus, psoriasis

aggravé, dermatite

psoriasiforme,

exanthème ou

énanthème

pemphigoïde ou

lichenoïde, alopécie

Affections

endocriniennes

Syndrome de

sécrétion

inappropriée

d’hormone anti-

diurétique (SIADH)

Troubles musculo-

squelettique et du

tissu conjonctif

Spasmes

musculaires,

myalgie

Arthralgie

Troubles du

métabolisme et de

la nutrition

Elévation de la

kaliémie

Anorexie, perte

d’appétit

Baisse de la

natrémie

Troubles

vasculaires

Hypotension,

chute de la

pression artérielle

orthostatique,

syncope

Bouffées

vasomotrices

Sténose

vasculaire,

hypoperfusion,

vasculite

Syndrome de

Raynaud

Troubles généraux

et anomalies au

site

d’administration

Douleur

thoracique, fatigue

Pyrexie

Asthénie

Troubles du

système

immunitaire

Réactions

anaphylactiques ou

anaphylactoïdes,

augmentation de

l’anticorps anti-

nucléaire

Troubles

hépatobiliaires

Elévation des

enzymes hépatiques

et/ou de la bilirubine

conjuguée

Ictère

cholestatique,

lésions hépato-

cellulaires

Insuffisance

hépatique aiguë,

hépatite

cholestatique ou

cytolytique (très

exceptionnellement

d’issue fatale)

Troubles du

système reproductif

et des seins

Dysfonction érectile

transitoire, diminution

de la libido

Gynécomastie

Troubles

psychiatriques

Humeur dépressive,

anxiété, nervosité,

agitation, troubles du

sommeil y compris

somnolence

Etat confus

Trouble de l’attention

Population pédiatrique

La tolérance du ramipril a été suivie chez 325 enfants et adolescents âgés de 2 à 16 ans, au cours de 2 essais cliniques.

Alors que la nature et la sévérité des effets s’avèrent similaires à celles des adultes, la fréquence des effets indésirables

suivants est plus élevée chez les enfants :

Tachycardie, congestion nasale et rhinite, « fréquent » (≥ 1/100 à < 1/10) chez la population pédiatrique et « peu fréquent »

(≥ 1/1000 à < 1/100) chez la population adulte.

Conjonctivite « fréquent » (≥ 1/100 à < 1/10) chez la population pédiatrique, et « rare » (≥ 1/10000 à < 1/1000) chez la

population adulte.

Tremblements et urticaire « peu fréquent » (≥ 1/1000 à < 1/100) chez la population pédiatrique, et « rare » (≥ 1/10000 à <

1/1000) chez la population adulte.

Le profil global de tolérance du ramipril dans la population pédiatrique ne diffère pas significativement de celui dans la

population adulte.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une

surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable

suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé

(ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.ansm.sante.fr.

4.9. Surdosage

Les symptômes associés à un surdosage des IEC peuvent comporter une vasodilatation périphérique excessive (avec

hypotension marquée, collapsus) une bradycardie, des troubles électrolytiques et une insuffisance rénale. Le patient sera

étroitement surveillé, avec traitement symptomatique et de soutien. Les mesures suggérées comportent une détoxification

primaire (lavage gastrique, administration d’absorbants) et des mesures visant à restaurer la stabilité hémodynamique, y

compris l’administration d’agonistes alpha 1 adrénergiques ou l’administration d’angiotensine II (angiotensinamide). Le

ramiprilate, métabolite actif du ramipril, est faiblement éliminé de la circulation générale par une hémodialyse.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

5.1. Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique : Inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IEC) non associés, code ATC : C09AA05.

Mécanisme d’action

Le ramiprilate, le métabolite actif de la promolécule ramipril, inhibe l’enzyme dipeptidylcarboxypeptidase I (synonymes :

enzyme de conversion de l’angiotensine ; kininase II). Dans le plasma et les tissus, cette enzyme catalyse la conversion de

l’angiotensine I en une substance vasoconstrictrice active, l’angiotensine II, ainsi que la dégradation de la bradykinine,

substance vasodilatatrice active. Une réduction de la formation d’angiotensine II et une inhibition de la dégradation de la

bradykinine entraînent une vasodilatation.

L’angiotensine II stimulant également la libération de l’aldostérone, le ramiprilate entraîne une réduction de la sécrétion

d’aldostérone. La réponse moyenne à une monothérapie d’IEC s’est avérée plus faible chez les patients hypertendus noirs

(Afro-Antillais) (généralement une population hypertensive à faible taux de rénine) que chez les patients non noirs.

Effets pharmacodynamiques

Propriétés antihypertensives

L’administration de ramipril entraîne une réduction marquée des résistances artérielles périphériques. En général, on

n’observe pas de changements majeurs du débit plasmatique rénal ni du taux de filtration glomérulaire. L’administration de

ramipril à des patients hypertendus entraîne une réduction de la pression artérielle couché et debout sans élévation

compensatrice de la fréquence cardiaque.

Chez la majorité des patients, le début de l’effet antihypertenseur d’une dose unique apparaît 1 à 2 heures après

administration orale. La concentration maximale après administration d’une dose unique est généralement atteinte 3 à 6

heures après administration orale. L’effet antihypertenseur d’une dose unique dure en général 24 heures.

L’effet antihypertenseur maximal d’un traitement continu de ramipril apparaît généralement au bout de 3 à 4 semaines. Il a

été démontré que l’effet antihypertenseur persiste lors d’un traitement à long terme durant 2 ans.

L’interruption brutale de ramipril n’entraîne pas d’augmentation rapide et excessive avec effet rebond de la pression

artérielle.

Insuffisance cardiaque

Outre le traitement classique par les diurétiques et les glucosides cardiaques facultatifs, le ramipril s’est avéré bénéfique

chez les patients appartenant aux classes fonctionnelles II-IV de la New-York Heart Association. Le produit a présenté des

effets bénéfiques sur l’hémodynamique cardiaque (diminution des pressions de remplissage ventriculaire gauche et droite,

réduction des résistances vasculaires périphériques totales, augmentation du débit cardiaque et amélioration de l’indice

cardiaque). Il a également réduit l’activation neuroendocrine.

Efficacité et sécurité clinique

Prévention cardiovasculaire/Néphroprotection

Une étude préventive contrôlée versus placebo (étude HOPE) a été menée en ajoutant du ramipril au traitement standard

chez plus de 9 200 patients. Ont été inclus dans l’étude des patients à risque accru de maladie cardiovasculaire après soit

une maladie cardiovasculaire athérothrombotique (antécédents de maladie coronaire, d’accident vasculaire cérébral ou de

vasculopathie périphérique), soit un diabète sucré avec au moins un facteur de risque supplémentaire (documentation d’une

microalbuminurie, d’une hypertension, d’un taux élevé de cholestérol total ou de cholestérol LDL, ou d’un tabagisme).

L’étude a montré que le ramipril diminue de façon statistiquement significative l’incidence de l’infarctus du myocarde, de la

mortalité de causes cardiovasculaires et de l’accident vasculaire cérébral, seul et associé (critères principaux combinés).

Etude HOPE : Principaux résultats

Ramipril

Placebo

Risque relatif

(intervalle de

confiance à 95 %)

Valeur

de p

Tous les patients

n = 4 645

N = 4 652

Critères principaux combinés

14,0

17,8

0,78 (0,70 – 0,86)

<0,001

Infarctus du myocarde

12,3

0,80 (0,70 – 0,90)

<0,001

Décès de causes cardiovasculaires

0,74 (0,64 – 0,87)

<0,001

Accident vasculaire cérébral

0,68 (0,56 – 0,84)

<0,001

Critères secondaires

Décès de toutes causes

10,4

12,2

0,84 (0,75 – 0,95)

0,005

Revascularisation requise

16,0

18,3

0,85 (0,77 – 0,94)

0,002

Hospitalisation pour angor instable

12,1

12,3

0,98 (0,87 – 1,10)

Hospitalisation pour insuffisance

cardiaque

0,88 (0,70 – 1,10)

0,25

Complications liées au diabète

0,84 (0,72 – 0,98)

0,03

L’étude MICRO-HOPE, une sous-étude prédéfinie de l’étude HOPE, a évalué l’effet de l’ajout du ramipril 10 mg au schéma

médical actuel versus placebo chez 3 577 patients âgés d’au moins 55 ans (sans limite supérieure d’âge), avec une majorité

de cas de diabète de type 2 (et au moins un autre facteur de risque CV), normotendus ou hypertendus.

L’analyse principale a montré que 117 (6,5%) participants sous ramipril et 149 (8,4%) sous placebo ont développé une

néphropathie manifeste, ce qui correspond à un RRR de 24% ; IC à 95% [3-40], p = 0,027.

L’étude REIN, une étude multicentrique randomisée, en double aveugle, à groupes parallèles, contrôlée versus placebo,

avait pour objectif d’évaluer l’effet d’un traitement par le ramipril sur le taux de diminution du débit de filtration glomérulaire

(DFG) chez 352 patients normotendus ou hypertendus (âgés de 18 à 70 ans) souffrant de protéinurie minime (c’est-à-dire

excrétion protéique urinaire moyenne > 1 et < 3 g/24 h) ou sévère (≥ 3 g/24 h) due à une néphropathie chronique non-

diabétique. Les deux sous-populations avaient été stratifiées prospectivement.

L’analyse principale des patients ayant la protéinurie la plus sévère (strate arrêtée prématurément en raison d’un bénéfice

observé dans le groupe ramipril) a montré que le taux moyen de diminution du DFG par mois était plus faible sous ramipril

que sous placebo ; soit -0,54 (0,66) vs. -0,88 (1,03) mL/min/mois, p = 0,038. La différence intergroupe était donc de 0,34

[0,03-0,65] par mois, et autour de 4 mL/min/an ; 23,1% des patients du groupe ramipril ont atteint le critère secondaire

combiné d’un doublement de la créatininémie de base et/ou de néphropathie terminale (NT) (nécessité d’une dialyse ou

d’une transplantation rénale) vs. 45,5% dans le groupe placebo (p = 0,02).

Prévention secondaire après infarctus du myocarde

L’étude AIRE a inclus plus de 2 000 patients présentant des signes cliniques transitoires/persistants d’insuffisance

cardiaque après un infarctus du myocarde documenté. Le traitement par ramipril a été débuté 3 à 10 jours après l’infarctus

aigu du myocarde. L’étude a montré qu’au terme d’une durée moyenne de suivi de 15 mois, la mortalité chez les patients

traités par ramipril était de 16,9% et de 22,6% chez les patients sous placebo. Ceci signifie une réduction de la mortalité

absolue de 5,7% et une réduction du risque relatif de 27% (IC à 95% [11-40%]).

Double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone

L’utilisation de l’association d’un inhibiteur de l’enzyme de conversion (IEC) avec un antagoniste des récepteurs de

l’angiotensine II (ARA II) a été analysée au cours de deux larges essais randomisés et contrôlés ONTARGET (ON going

Telmisartan Alone and in combinaison with Ramipril Global Endpoint Trial) et VA NEPHRON-D (The Veterans Affairs

Nephropathy in Diabetes). L’étude ONTARGET a été réalisée chez des patients ayant des antécédents de maladie

cardiovasculaire ou de maladie vasculaire cérébrale, ou atteints d’un diabète de type 2 avec atteinte des organes cibles.

L’étude VA NEPHRON-D a été réalisée chez des patients diabétiques de type 2 et atteints de néphropathie diabétique.

En comparaison à une monothérapie, ces études n’ont pas mis en évidence d’effet bénéfique significatif sur l’évolution des

atteintes rénales et/ou cardiovasculaires et sur la mortalité, alors qu’il a été observé une augmentation du risque

d’hyperkaliémie, d’insuffisance rénale aiguë et/ou d’hypotension.

Ces résultats sont également applicables aux autres IEC et ARA II, compte tenu de la similarité de leurs propriétés

pharmacodynamiques.

Les IEC et ARA II ne doivent donc pas être associés chez les patients atteints de néphropathie diabétique.

L’étude ALTITUDE (Aliskiren Trial in Type 2 Diabetes Using Cardiovascular and Renal Disease Endpoints) a été réalisée

dans le but d’évaluer le bénéfice de l’ajout d’aliskiren à un traitement standard par IEC ou un ARA II chez les patients

atteints d’un diabète de type 2 et d’une insuffisance rénale chronique, avec ou sans troubles cardiovasculaires. Cette étude

a été arrêtée prématurément en raison d’une augmentation du risque d’évènements indésirables. Les décès d’origine

cardiovasculaires et les accidents vasculaires cérébraux ont été plus fréquents dans le groupe aliskiren que dans le groupe

placebo; de même les évènements indésirables et certains évènements indésirables graves tels que l’hyperkaliémie,

l’hypotension et l’insuffisance rénale ont été rapportés plus fréquemment dans le groupe aliskiren que dans le groupe

placebo.

Population pédiatrique

Dans une étude clinique randomisée, double-aveugle, contrôlée versus placebo chez 244 patients âgés de 6 à 16 ans avec

une hypertension (73% hypertension artérielle essentielle), les patients ont reçu soit une dose basse, soit une dose

moyenne ou une dose élevée de ramipril, pour atteindre des concentrations plasmatiques de ramiprilate correspondant à

des doses chez l’adulte de 1,25 mg, 5 mg et 20 mg, sur la base du poids corporel. Après 4 semaines, le ramipril à la dose la

plus élevée était inefficace sur la baisse de la pression artérielle systolique, mais a baissé la pression artérielle diastolique.

Les doses moyennes et basses de ramipril ont toutes les 2 montré une baisse significative des pressions artérielles

systoliques et diastoliques chez les enfants avec une hypertension confirmée.

Cet effet n’a pas été constaté dans une étude de retrait à escalades de doses sur 4 semaines, randomisée, double aveugle

chez des patients pédiatriques âgés de 6 à 16 ans (75% hypertension artérielle essentielle), dans laquelle les pressions

artérielles diastoliques et systoliques ont montré un modeste rebond, mais pas un retour statistiquement significatif à la

valeur de base, pour les 3 niveaux de dose de ramipril étudiés en fonction du poids [dose basse (0,625 mg – 2,5 mg), dose

moyenne (2,5 mg – 10 mg) ou dose élevée (5 mg – 20 mg)]. Le ramipril n’a pas montré de réponse linéaire en fonction de la

dose chez la population pédiatrique étudiée.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques

Absorption

Après administration orale, le ramipril est rapidement absorbé du tube digestif : le pic de concentration plasmatique de

ramipril est atteint dans l’heure qui suit. Sur la base de la récupération urinaire, le taux d’absorption est d’au moins 56% et

n’est pas significativement influencé par la présence d’aliments dans le tube digestif. La biodisponibilité du métabolite actif,

le ramiprilate, après administration orale de 2,5 mg et de 5 mg de ramipril est de 45%.

Le pic de concentration plasmatique du ramiprilate, le seul métabolite actif du ramipril, est atteint 2 à 4 heures après la prise

du ramipril. Les concentrations plasmatiques à l’état d’équilibre du ramiprilate après prise unique quotidienne des doses

habituelles de ramipril sont atteintes aux alentours du quatrième jour du traitement.

Distribution

La liaison du ramipril aux protéines sériques est d’environ 73%, et celle du ramiprilate d’environ 56%.

Biotransformation

Le ramipril est presque complètement métabolisé en ramiprilate, en ester dicétopipérazine, en acide dicétopipérazine, et en

glucoroconjugués du ramipril et du ramiprilate.

Élimination

L’excrétion des métabolites se fait principalement par voie rénale.

Les concentrations plasmatiques du ramiprilate diminuent de manière polyphasique. En raison de sa liaison forte et

saturable à l’enzyme de conversion et de sa dissociation lente de l’enzyme, le ramiprilate présente une phase d’élimination

terminale prolongée à de très faibles concentrations plasmatiques.

Après administration répétée de doses uniques quotidiennes de ramipril, la demi-vie effective des concentrations du

ramiprilate était de 13-17 heures pour les doses de 5-10 mg et plus longue pour les doses plus faibles de 1,25-2,5 mg. Cette

différence est liée à la capacité saturable de l’enzyme à se lier au ramiprilate.

Populations particulières

Patients ayant une insuffisance rénale (voir rubrique 4.2)

L’excrétion rénale du ramiprilate est réduite chez les patients ayant une insuffisance rénale, et la clairance rénale du

ramiprilate est proportionnellement liée à la clairance de la créatinine. Ceci entraîne une élévation des concentrations

plasmatiques du ramiprilate, qui diminuent plus lentement que chez les sujets à fonction rénale normale.

Patients ayant une insuffisance hépatique (voir rubrique 4.2)

Chez les patients ayant une insuffisance hépatique, le métabolisme du ramipril en ramiprilate est retardé en raison de la

baisse d’activité des estérases hépatiques, et les taux plasmatiques de ramipril sont élevés. Les concentrations maximales

du ramiprilate chez ces patients ne sont toutefois pas différentes de celles observées chez les sujets à fonction hépatique

normale.

Population pédiatrique

Le profil pharmacocinétique du ramipril a été étudié chez 30 patients hypertendus, âgés de 2 à 16 ans, avec un poids ≥ 10

kg. Après des doses de 0.05 à 0.2 mg/kg, le ramipril a été rapidement et largement métabolisé en ramiprilate. Le pic de

concentration plasmatique du ramiprilate a été atteint en 2 à 3 heures. La clairance du ramiprilate a été fortement corrélée

avec le logarithme du poids corporel (p < 0.01) et la dose (p < 0.001).

La clairance et le volume de distribution ont augmenté avec l’élévation de l’âge des enfants pour chaque groupe de doses.

La dose de 0.05 mg/kg chez les enfants a atteint des niveaux d’exposition comparables à ceux atteints chez les adultes

traités avec une dose de ramipril de 5 mg. La dose de 0.2 mg/kg chez les enfants a conduit à des niveaux d’exposition plus

élevés que ceux atteints chez l’adulte avec la dose maximale recommandée de 10 mg par jour

Patientes en période d’allaitement

L’administration d’une dose orale unique de 10 mg de ramipril a été suivie d’un taux indétectable de ramipril et de son

métabolite dans le lait maternel. Toutefois, l’effet de l’administration de doses répétées n’est pas connu.

5.3. Données de sécurité préclinique

L’administration orale du ramipril s’est avérée exempte de toxicité aiguë chez le rongeur et le chien. Des études impliquant

une administration orale chronique ont été menées chez le rat, le chien et le singe. Des indications de modifications

électrolytiques plasmatiques et de modifications de la formule sanguine ont été décelées chez les 3 espèces. En tant

qu’expression de l’activité pharmacodynamique du ramipril, une hypertrophie marquée de l’appareil juxtaglomérulaire a été

notée chez le chien et le singe à partir de doses quotidiennes de 250 mg/kg/j. Le rat, le chien et le singe ont toléré des doses

quotidiennes totales de 2 ; 2,5 et 8 mg/kg/j respectivement, sans effets néfastes. Des atteintes rénales irréversibles ont été

observées chez les très jeunes rats avec une dose unique de ramipril.

Les études de toxicologie de la reproduction menées chez le rat, le lapin et le singe n’ont révélé aucune propriété

tératogène.

La fertilité n’a pas été perturbée chez le rat, mâle ou femelle.

L’administration de ramipril à des femelles rat au cours de la période fœtale et de l’allaitement a entraîné des lésions rénales

irréversibles (dilatation du bassinet rénal) chez la portée, à des doses quotidiennes de 50 mg/kg de poids ou plus.

Des tests extensifs du potentiel mutagène sur différents systèmes de test n’ont pas montré que le ramipril possède des

propriétés mutagènes ou génotoxiques.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES

6.1. Liste des excipients

Lactose monohydraté, bicarbonate de sodium, amidon prégélatinisé, croscarmellose sodique, fumarate de stéaryle sodique.

6.2. Incompatibilités

Sans objet.

6.3. Durée de conservation

18 mois.

6.4. Précautions particulières de conservation

A conserver à une température ne dépassant pas +25°C.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur

7, 14, 21, 28, 30, 50, 90 ou 100 comprimés sous plaquettes thermoformées (Aluminium/Aluminium).

7, 14, 21, 28, 30, 50 ou 100 gélules en pilulier (PP) avec un bouchon (PE) contenant un dessicant (gel de silice).

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6. Précautions particulières d’élimination et de manipulation

Pas d’exigences particulières pour l’élimination.

7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

BOUCHARA-RECORDATI

70 AVENUE DU GENERAL DE GAULLE

IMMEUBLE « LE WILSON »

92800 PUTEAUX

FRANCE

8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

CIP 34009 372 599.1 0 : 7 comprimés sous plaquettes thermoformées (Aluminium/Aluminium).

CIP 34009 372 601.6 9 : 14 comprimés sous plaquettes thermoformées (Aluminium/Aluminium).

CIP 34009 372 602.2 0 : 21 comprimés sous plaquettes thermoformées (Aluminium/Aluminium).

CIP 34009 372 603.9 8 : 28 comprimés sous plaquettes thermoformées (Aluminium/Aluminium).

CIP 34009 372 604.5 9 : 30 comprimés sous plaquettes thermoformées (Aluminium/Aluminium).

CIP 34009 568 144.7 3 : 50 comprimés sous plaquettes thermoformées (Aluminium/Aluminium).

CIP 34009 378 164.7 2 : 90 comprimés sous plaquettes thermoformées (Aluminium/Aluminium).

CIP 34009 568 145.3 4 : 100 comprimés sous plaquettes thermoformées (Aluminium/Aluminium).

CIP 34009 372 605.1 0 : 7 comprimés en pilulier (PP).

CIP 34009 372 606.8 8 : 14 comprimés en pilulier (PP).

CIP 34009 372 607.4 9 : 21 comprimés en pilulier (PP).

CIP 34009 372 608.0 0 : 28 comprimés en pilulier (PP).

CIP 34009 372 609.7 8 : 30 comprimés en pilulier (PP).

CIP 34009 568 147.6 3 : 50 comprimés en pilulier (PP).

CIP 34009 568 148.2 4 : 100 comprimés en pilulier (PP).

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION

Janvier 2006.

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE

Juillet 2017.

11. DOSIMETRIE

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES

Sans objet.

CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE

Liste I

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