ONCELON L.P. 40 mg, gélule à libération prolongée

France - français - ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé)

Achète-le

Notice patient Notice patient (PIL)

13-06-2007

Ingrédients actifs:
sulfate de morphine
Disponible depuis:
ETHYPHARM
Code ATC:
N02AA01
DCI (Dénomination commune internationale):
morphine sulfate
Dosage:
40 mg
forme pharmaceutique:
gélule
Composition:
composition pour une gélule > sulfate de morphine : 40 mg
Mode d'administration:
orale
Unités en paquet:
plaquette(s) thermoformée(s) PVC-Aluminium de 7 gélule(s)
Type d'ordonnance:
prescription limitée à 4 semaines
Domaine thérapeutique:
Pharmacothérapeutique opioïdes ; alcaloïdes naturels de l'opium
Descriptif du produit:
370 578-7 ou 34009 370 578 7 5 - plaquette(s) thermoformée(s) PVC-Aluminium de 7 gélule(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;370 579-3 ou 34009 370 579 3 6 - plaquette(s) thermoformée(s) PVC-Aluminium de 8 gélule(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;370 580-1 ou 34009 370 580 1 8 - plaquette(s) thermoformée(s) PVC-Aluminium de 10 gélule(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;370 581-8 ou 34009 370 581 8 6 - plaquette(s) thermoformée(s) PVC-Aluminium de 16 gélule(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;370 582-4 ou 34009 370 582 4 7 - plaquette(s) thermoformée(s) PVC-Aluminium de 20 gélule(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;567 453-6 ou 34009 567 453 6 4 - plaquette(s) thermoformée(s) PVC-Aluminium de 30 gélule(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;567 454-2 ou 34009 567 454 2 5 - plaquette(s) thermoformée(s) PVC-Aluminium de 50 gélule(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;567 455-9 ou 34009 567 455 9 3 - plaquette(s) thermoformée(s) PVC-Aluminium de 60 gélule(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;567 456-5 ou 34009 567 456 5 4 - plaquette(s) thermoformée(s) PVC-Aluminium de 100 gélule(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;
Statut de autorisation:
Abrogée
Numéro d'autorisation:
65193159
Date de l'autorisation:
2005-11-09

NOTICE

ANSM - Mis à jour le : 13/06/2007

Dénomination du médicament

ONCELON L.P. 40 mg, gélule à libération prolongée

Sulfate de morphine

Encadré

Veuillez lire attentivement l'intégralité de cette notice avant de prendre ce médicament.

Gardez cette notice, vous pourriez avoir besoin de la relire.

Si vous avez toute autre question, si vous avez un doute, demandez plus d’informations à votre médecin ou à votre

pharmacien.

Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez jamais à quelqu’un d’autre, même en cas de symptômes

identiques, cela pourrait lui être nocif.

Si l’un des effets indésirables devient grave ou si vous remarquez un effet indésirable non mentionné dans cette notice,

parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien.

Sommaire notice

Dans cette notice :

1. Qu'est-ce que ONCELON L.P. 40 mg, gélule à libération prolongée et dans quel cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant de prendre ONCELON L.P. 40 mg, gélule à libération prolongée ?

3. Comment prendre ONCELON L.P. 40 mg, gélule à libération prolongée ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver ONCELON L.P. 40 mg, gélule à libération prolongée ?

6. Informations supplémentaires.

1. QU’EST-CE QUE ONCELON L.P. 40 mg, gélule à libération prolongée ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?

Classe pharmacothérapeutique

Ce médicament est un analgésique (destiné à soulager la douleur).

Indications thérapeutiques

ONCELON L.P. est utilisé pour traiter les douleurs intenses chroniques et stables de l'adulte. Il n'est pas destiné à être utilisé

chez l'enfant.

Cette forme pharmaceutique (gélules à libération prolongée, c'est-à-dire gélules contenant de la morphine à libération lente)

n'est pas adaptée à l’initiation d’un traitement par morphine. Son utilisation est limitée aux patients dont la douleur est déjà

contrôlée par de la morphine à libération immédiate ou par de la morphine à libération prolongée administrée deux fois par

jour.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DE PRENDRE ONCELON L.P. 40 mg, gélule à

libération prolongée ?

Liste des informations nécessaires avant la prise du médicament

Sans objet.

Contre-indications

Ne prenez jamais ONCELON L.P. 40 mg, gélule à libération prolongée dans les cas suivants :

Si vous souffrez d'une insuffisance respiratoire grave.

Si vous souffrez de symptômes gastriques ou intestinaux aigus d'origine inconnue.

Si vous souffrez d'une maladie grave du foie.

Si vous souffrez de troubles convulsifs ou d'épilepsie non contrôlés.

Si vous êtes traité par des médicaments contenant de la buprénorphine, de la nalbuphine ou de la pentazocine, qui sont

des substances ayant des propriétés comparables à celles de la morphine.

Si vous allaitez, et si votre traitement par ONCELON L.P. doit être de durée prolongée.

Si vous êtes allergique au sulfate de morphine (substance active) ou à l'un des autres composants de ONCELON L.P.

En association avec de l’alcool.

Précautions d'emploi ; mises en garde spéciales

Prendre des précautions particulières avec ONCELON L.P. 40 mg, gélule à libération prolongée :

Tenez compte des mises en garde suivantes :

ONCELON L.P. ne constitue pas un traitement d'urgence de la douleur.

En cas de traitement prolongé par ONCELON L.P., vous ne devez pas interrompre brutalement le traitement, car cela expose

à la survenue d'un syndrome de sevrage. Celui-ci se traduit par de l'anxiété, une irritabilité, des frissons, une dilatation des

pupilles, des bouffées de chaleurs et des sueurs, des larmoiements, une rhinorrhée, des nausées, des vomissements, des

douleurs de l'estomac, une diarrhée et des arthralgies.

L'augmentation progressive des doses, lorsqu'elle est nécessaire et même si elles sont élevées, n'expose pas au risque

d'apparition d'une accoutumance.

Ce médicament, s'il est mal utilisé, peut entraîner une dépendance physique et psychique.

Si vous êtes toxicomane ou l'avez été, ONCELON L.P. peut vous être prescrit si ce médicament vous est indispensable.

ONCELON L.P. 40 mg, gélule à libération prolongée doit être utilisé avec précaution:

en cas de crise convulsive ou d'épilepsie,

en cas de maladie des voies biliaires,

en cas d'hypertrophie de la prostate,

en cas de problèmes respiratoires,

en cas de constipation ou d'autres troubles du fonctionnement de l'intestin,

en cas d'augmentation de la pression intracrânienne.

Une réduction de la posologie peut être nécessaire:

si vous êtes âgé (de plus de 65 ans),

si vous présentez une insuffisance rénale ou une maladie chronique du foie.

Quand vous prenez ONCELON L.P. vous ne devez pas boire d’alcool, la morphine contenue dans la gélule pouvant être

libérée plus rapidement, avec comme conséquence des taux sanguins trop élevés de morphine risquant d’entraîner des

effets indésirables graves, comparables à ceux observés en cas de surdosage.

Interactions avec d'autres médicaments

Prise d'autres médicaments :

Veuillez indiquer à votre médecin ou à votre pharmacien si vous prenez ou avez pris récemment un autre médicament,

même s'il s'agit d'un médicament obtenu sans ordonnance.

Interactions avec les aliments et les boissons

Quand vous prenez ONCELON L.P. vous ne devez pas boire d’alcool car l’alcool peut entraîner une libération de morphine

plus rapide. De plus, l’alcool peut augmenter l’effet sédatif de ONCELON LP

Interactions avec les produits de phytothérapie ou thérapies alternatives

Sans objet.

Utilisation pendant la grossesse et l'allaitement

Grossesse

L'utilisation de la morphine, si elle est nécessaire et après avis de votre médecin, est possible pendant la grossesse.

En raison du passage de ce médicament dans la circulation sanguine du fœtus, son utilisation au cours de la grossesse

impose une surveillance particulière de l'enfant.

Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien avant de prendre tout médicament.

Allaitement

Si vous allaitez, vous ne devez pas prendre ONCELON L.P. sur une période prolongée.

Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien avant de prendre tout médicament.

Sportifs

Sportif

Si vous êtes sportifs, sachez que la morphine peut entraîner une réaction positive des tests antidopage..

Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines

Conduite de véhicules et utilisation de machines :

ONCELON L.P. peut entraîner des effets secondaires susceptibles d'affecter la sécurité au travail et la capacité à conduire

des véhicules en toute sécurité. Demandez conseil à votre médecin.

Liste des excipients à effet notoire

Informations importantes concernant certains composants de ONCELON L.P. 40 mg, gélule à libération prolongée :

Saccharose.

Contactez votre médecin avant de prendre ce médicament s'il vous a informé que vous ne toléreriez pas certaines formes de

sucre

3. COMMENT PRENDRE ONCELON L.P. 40 mg, gélule à libération prolongée ?

Instructions pour un bon usage

Sans objet.

Posologie, Mode et/ou voie(s) d'administration, Fréquence d'administration et Durée du traitement

Respectez toujours la posologie indiquée par votre médecin. En cas d’incertitude, consultez votre médecin ou votre

pharmacien.

Les gélules doivent être avalées en entier. Les gélules et leur contenu ne doivent pas être mâchés ni broyés. Si les gélules

ne peuvent pas être avalées, leur contenu peut être administré directement dans un aliment semi-liquide, comme une

compote de fruits ou une purée de légumes, de la confiture ou du yaourt, ou par l'intermédiaire de sonde gastrique (suivre les

instructions du médecin ou de l'infirmière).

Les gélules doivent être prises à 24 heures d'intervalle. La posologie dépendra de l'intensité de la douleur, de l'âge du

patient et des traitements antérieurs nécessaires au soulagement de la douleur.

Suivez toujours les instructions de votre médecin. La quantité nécessaire peut varier en fonction des personnes.

Tout changement ou interruption du traitement ne doit être effectué que selon la recommandation de votre médecin.

Une augmentation de l'intensité de la douleur peut nécessiter une augmentation de la dose quotidienne. Veuillez suivre les

instructions de votre médecin.

La posologie de ONCELON L.P. doit être ajustée fréquemment. Vous devez par conséquent consulter votre médecin

régulièrement, ou si l'effet du médicament est trop puissant ou qu'il n'exerce plus aucun effet.

Altération de la fonction rénale ou hépatique :

La posologie peut nécessiter un ajustement. Vous devez suivre les instructions de votre médecin.

Symptômes et instructions en cas de surdosage

Si vous avez pris plus de ONCELON L.P. 40 mg, gélule à libération prolongée que vous n’auriez dû :

Contactez votre médecin, un service d'urgence ou votre pharmacien si vous avez pris une quantité de ONCELON L.P.

supérieure à celle prescrite par votre médecin.

Les symptômes d'un surdosage sont les suivants : somnolence, contraction des pupilles, troubles respiratoires et

hypotension. Dans les cas graves, un collapsus et un coma peuvent survenir.

Instructions en cas d'omission d'une ou de plusieurs doses

Si vous oubliez de prendre ONCELON L.P. 40 mg, gélule à libération prolongée:

Ne prenez pas de dose double pour compenser la dose que vous avez oubliée de prendre. Continuez le traitement selon les

recommandations de votre médecin.

Risque de syndrome de sevrage

Sans objet.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?

Description des effets indésirables

Comme tous les médicaments, ONCELON L.P. 40 mg, gélule à libération prolongée est susceptible d'avoir des effets

indésirables, bien que tout le monde n’y soit pas sujet.

Effets indésirables très fréquents

Nausées, sécheresse de la bouche, altérations de l’humeur et, en fonction de la dose, sédation et dépression respiratoire.

Effets indésirables fréquents

Maux de tête, vertiges, confusion, excitation, cauchemars, plus spécialement chez le sujet âgé, avec éventuellement

phénomènes hallucinatoires, myosis (contraction des pupilles), vomissements, constipation, dyspepsie (digestion difficile),

perte de l’appétit, sueurs, réactions d’hypersensitivité (à type d’urticaire ou de démangeaison), difficultés pour uriner.

Effets indésirables peu fréquents

Modifications significatives de la pression artérielle.

Effets indésirables rares

Rougeur du visage, palpitations, diminution importante de la pression artérielle, bradycardie, tachycardie, augmentation de

la pression intracrânienne, spasmes bronchiques, pancréatite, colique hépatique et rénale.

Dans quelques rares cas, d'autres effets indésirables peuvent survenir à type de tremblements, contractions musculaires,

convulsions épileptiformes, sensations douloureuses anormales, troubles de la vision, difficulté à respirer, douleur

abdominale, crampes musculaires et augmentation des enzymes hépatiques.

Si vous remarquez des effets indésirables non mentionnés dans cette notice, veuillez en informer votre médecin ou votre

pharmacien.

Veuillez informer votre médecin ou votre pharmacien si vous développez des effets indésirables qui persistent et provoquent

une gêne. Certains effets indésirables peuvent nécessiter un traitement.

5. COMMENT CONSERVER ONCELON L.P. 40 mg, gélule à libération prolongée ?

Tenir hors de la portée et de la vue des enfants.

Date de péremption

Ne pas utiliser après la date de péremption figurant sur la boîte.

Veuillez rapporter tout médicament restant à votre pharmacien.

Conditions de conservation

A conserver à une température ne dépassant pas 25°C.

Si nécessaire, mises en garde contre certains signes visibles de détérioration

Sans objet.

6. INFORMATIONS SUPPLEMENTAIRES

Liste complète des substances actives et des excipients

Que contient ONCELON L.P. 40 mg, gélule à libération prolongée?

La substance active est :

Sulfate de morphine........................................................................................................................ 40,00 mg

Pour une gélule à libération prolongée

Les autres composants sont :

Microgranules neutres (saccharose, amidon de maïs), hypromellose, poly (chlorure d’éthyl acrylate, méthacrylate de méthyle,

triéthylammonioéthylméthacrylate) 1 : 2 : 0,1, citrate de triéthyle, talc, silice colloïdale hydrophobe.

Composition de l’enveloppe de la gélule : gélatine, dioxyde de titane (E171), bleu brillant FCF (E133).

Encre : gomme laque, oxyde de fer noir (E172).

Forme pharmaceutique et contenu

Qu’est ce que ONCELON L.P. 40 mg, gélule à libération prolongée et contenu de l’emballage extérieur ?

Ce médicament se présente sous forme de gélule à libération prolongée, boîte de 7, 8, 10, 16, 20, 30, 50, 60 ou 100.

Nom et adresse du titulaire de l'autorisation de mise sur le marché et du titulaire de l'autorisation de fabrication responsable

de la libération des lots, si différent

Titulaire

ETHYPHARM SA

17-21, rue Saint Matthieu

78550 HOUDAN

Exploitant

ETHYPHARM SA

17-21, rue Saint Matthieu

78550 HOUDAN

Fabricant

ETHYPHARM INDUSTRIES

17/21, rue Saint-Matthieu

78550 HOUDAN

ETHYPHARM INDUSTRIES

Chemin de la Poudrière

76120 GRAND-QUEVILLY

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen

Ce médicament est autorisé dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen sous les noms suivants :

DANEMARK

MORPHINSULFAT ETHYPHARM

ITALIE

CRONOMORPH

POLOGNE

ORAMORPH

Date d’approbation de la notice

La dernière date à laquelle cette notice a été approuvée est le {date}.

AMM sous circonstances exceptionnelles

Sans objet.

Informations Internet

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de l’Afssaps (France).

Informations réservées aux professionnels de santé

Sans objet.

Autres

Sans objet.

RÉSUMÉ DES CARACTÉRISTIQUES DU PRODUIT

ANSM - Mis à jour le : 13/06/2007

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT

ONCELON L.P. 40 mg, gélule à libération prolongée

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

Sulfate de morphine........................................................................................................................ 40,00 mg

Pour une gélule à libération prolongée.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE

Gélule à libération prolongée.

Gélule avec une tête bleu foncé opaque et un corps blanc opaque avec la mention « 40 » imprimée en noir sur le corps, et

contenant des microgranules sphériques blanc cassé à jaunâtre.

4. DONNEES CLINIQUES

4.1. Indications thérapeutiques

Douleur sévère, chronique et stable.

Ce médicament n'est pas adapté à l’initiation du traitement, par conséquent son utilisation sera limitée aux patients dont la

douleur est déjà contrôlée par de la morphine à libération immédiate ou par de la morphine à libération prolongée

administrée deux fois par jour.

4.2. Posologie et mode d'administration

Réservé à l'adulte

La posologie dépend de la sévérité de la douleur, de l'âge du patient et des analgésiques précédemment administrés.

La dose journalière de morphine à libération immédiate ou à libération prolongée, nécessaire au contrôle de la douleur est

calculée, puis est substituée par une gélule de ONCELON L.P. administrée une fois par jour.

Adaptation posologique

L'adaptation posologique se justifie lorsque les doses antérieurement prescrites (palier précédent) se révèlent insuffisantes.

Fréquence de l'évaluation

Lorsqu'une posologie s'avère inefficace, elle ne doit pas être maintenue pendant plus de 24 à 48 heures. Le patient doit par

conséquent être évalué à intervalles rapprochés jusqu'à ce que la douleur soit contrôlée. En pratique, en début de

traitement, une évaluation quotidienne est recommandée.

Augmentation des doses :

Si la douleur d'un patient n'est pas contrôlée, il convient d'augmenter les doses de morphine d'environ 30 à 50 %. Dans ce

processus d'ajustement des doses, il n'y a pas de limite supérieure tant que les effets indésirables peuvent être contrôlés.

Diminution des doses :

Si nécessaire, il convient de réduire les doses de morphine progressivement afin d'éviter l'apparition d'un syndrome de

sevrage.

Correspondance entre les différentes voies d'administration :

La posologie varie selon la voie d'administration.

Par rapport à la voie orale, la posologie par voie intraveineuse doit être réduite des deux tiers et de moitié pour la voie sous-

cutanée.

Le passage d'une voie d'administration à une autre doit tenir compte de ces coefficients afin de maintenir la même quantité

de morphine biodisponible.

De même, chez les patients recevant au préalable une morphine per os à libération immédiate, la posologie quotidienne de

morphine sera inchangée.

Traitement des pics douloureux :

En cas de pics douloureux, il est possible d'administrer une morphine à libération immédiate en plus du traitement

d'entretien par la morphine à libération prolongée.

Enfants

L'utilisation de ONCELON L.P. n'a pas été évaluée chez l'enfant, et n'est pas recommandée.

Populations particulières de patients

Une réduction de la posologie peut être recommandée chez le sujet âgé et chez les patients présentant des modifications

significatives des fonctions rénale ou hépatique (voir section 4.4). Le traitement doit être initié à une posologie plus faible.

Les doses et la fréquence d'administration doivent ensuite être adaptées, comme pour tout patient, en tenant compte de l'état

clinique.

Mode d'administration

Voie orale.

Les gélules doivent être administrées à 24 heures d'intervalle.

Les gélules doivent être avalées en entier. Les gélules et leur contenu ne doivent être ni broyés ni mâchés. Dans le cas où

les gélules ne peuvent être avalées, leur contenu peut être administré directement dans un aliment semi-liquide, comme une

purée de fruits ou de légumes, de la confiture ou du yaourt, ou dans des sondes gastriques ou de gastrostomie de diamètre

supérieur à 16 F.G. (Gauge Française) à extrémité distale ouverte ou à pores latéraux. Un rinçage de la sonde avec 30 à 50

ml d'eau est suffisant.

4.3. Contre-indications

Insuffisance respiratoire décompensée.

Syndrome abdominal aigu d'origine inconnue.

Insuffisance hépatique sévère.

Epilepsie non contrôlée.

Association avec des agonistes-antagonistes de la morphine (voir section 4.5).

Prise concomitante d’alcool

Allaitement, si un traitement à long terme après la naissance est nécessaire (voir section 4.6).

Hypersensibilité à la morphine ou à l'un des excipients.

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Les formes à libération prolongée de morphine ne sont pas des traitements d'urgence de la douleur. Cette formulation n'est

pas adaptée au traitement de la douleur periopératoire.

Lorsque la douleur est contrôlée par un opiacé à une posologie donnée, le traitement ne devrait pas être substitué par une

autre formulation de morphine à libération prolongée ou par un autre analgésique narcotique sans réévaluation clinique et

adaptation posologique. A défaut, la continuité de l'analgésie ne peut être assurée.

L'augmentation des doses au cours du traitement de la douleur, même si celles ci sont élevées, ne relève pas le plus

souvent d'un processus d'accoutumance.

Des demandes pressantes et réitérées nécessitent de réévaluer fréquemment l'état du patient. Elles témoignent le plus

souvent d'un authentique besoin en analgésique, à ne pas confondre avec un comportement addictif.

Lorsque la cause de la douleur est traitée simultanément, les doses doivent être ajustées en fonction des résultats du

traitement administré.

En cas de traitement prolongé, l'arrêt brutal entraîne un syndrome de sevrage, caractérisé par les symptômes suivants :

anxiété, irritabilité, frissons, mydriase, bouffées de chaleur, sudation, larmoiement, rhinorrhée, nausées, vomissements,

crampes abdominales, diarrhées, arthralgies. On évitera l'apparition de ce syndrome de sevrage par une diminution

progressive des doses.

La morphine est un narcotique, pouvant donner lieu à une utilisation détournée (mésusage): dépendances physique et

psychique peuvent alors s'observer, ainsi qu'une accoutumance se développant à la suite d'administrations répétées.

La morphine peut néanmoins être prescrite à des patients présentant des antécédents de toxicomanie, si elle apparaît

indispensable au traitement de la douleur.

La prise concomitante d’alcool pendant le traitement avec ONCELON L.P. doit être évitée car l’alcool accélère la libération

de morphine, pouvant entraîner une augmentation du taux sanguin de morphine.

Précautions particulières d'emploi

La morphine doit être utilisée avec précaution dans les cas suivants :

Troubles de la conscience, convulsions, pathologie biliaire, pancréatite, hypertrophie prostatique,

Insuffisance respiratoire :

La fréquence respiratoire doit être surveillée attentivement. La somnolence constitue un signe d'appel d'une

décompensation.

Il importe de diminuer les doses de morphine lorsque d'autres traitements analgésiques sont prescrits simultanément, car

cela augmente les risques d'apparition brutale d'une insuffisance respiratoire.

Sujets âgés :

Leur sensibilité particulière aux effets indésirables centraux (confusion) ou d'ordre digestif, associée à une baisse

physiologique de la fonction rénale, doit inciter à la prudence.

Les co-prescriptions, lorsqu'elles comportent des antidépresseurs tricycliques notamment, augmentent a fortiori la

survenue d'effets indésirables comme la confusion ou la constipation.

Une pathologie urétroprostatique, fréquente dans cette population, augmente le risque de rétention urinaire.

L'usage de la morphine ne doit pas pour autant être restreint chez la personne âgée dés l'instant qu'il s'accompagne de

ces précautions.

Insuffisance hépatique :

La morphine doit être administrée sous surveillance médicale étroite.

Insuffisance rénale :

Dans la mesure où la morphine est éliminée par voie rénale sous forme de métabolite actif, une diminution de la

posologie est recommandée (voir section 4.2).

Constipation chronique et troubles mécaniques intestinaux :

Les opiacés inhibent le péristaltisme des fibres longitudinales des muscles lisses ; il est donc impératif de s'assurer de

l'absence de syndrome occlusif notamment d'iléus, avant de mettre en route le traitement.

La constipation est un problème fréquent lors d'un traitement par des opiacés. Un traitement préventif doit être prescrit

simultanément à l'administration de la morphine.

Hypertension intracrânienne et traumatisme crânien :

En cas d'augmentation de la pression intracrânienne, la morphine doit être utilisée avec précaution, car elle peut induire

une élévation supplémentaire. En cas de traumatisme crânien, la morphine peut masquer le diagnostic ou l'évolution

clinique.

Chez ces patients, la morphine ne doit être utilisée que si le bénéfice attendu du traitement l'emporte clairement sur les

risques.

Sportifs :

La morphine peut entraîner une réaction positive des tests antidopage.

Ce médicament est contre-indiqué chez les patients présentant des troubles héréditaires (intolérance au fructose,

malabsorption du glucose-galactose ou insuffisance en saccharase isomaltase).

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

Un grand nombre de médicaments ou de substances peuvent ajouter leurs effets sédatifs à ceux de la morphine et conduire

à une diminution de la vigilance. Ces médicaments sont les suivants: dérivés morphiniques (analgésiques, médicaments

antitussifs, traitements de la dépendance aux opiacés), neuroleptiques, barbituriques, benzodiazépines, traitement de

l'anxiété autre que les benzodiazépines (par exemple méprobamate), antidépresseurs sédatifs (amitriptyline, doxépine,

miansérine, mirtazapine, trimipramide), antihistaminiques H1 sédatifs, antihypertenseurs centraux, baclofène et thalidomide.

Il a été observé que les inhibiteurs de la monoamine oxydase réagissaient avec les analgésiques narcotiques, et

provoquaient une excitation ou une dépression du SNC avec des crises hypertensives ou hypotensives.

Associations contre-indiquées

(voir section 4.3)

Agonistes-antagonistes de la morphine (buprénorphine, nalbuphine, pentazocine) :

Diminution de l'effet antalgique ou antitussif par blocage compétitif des récepteurs, avec risque d'apparition d'un syndrome

de sevrage.

Prise d’alcool

La prise concomitante d’alcool pendant le traitement avec ONCELON L.P. doit être évitée car l’alcool accélère la libération

de morphine, pouvant entraîner une augmentation du taux sanguin de morphine.

L'alcool augmente l'effet sédatif de la morphine et des analgésiques morphiniques. L'altération de la vigilance peut rendre

dangereuse la conduite de véhicules et l'utilisation de machines.

Associations déconseillées

Naltrexone

Risque de réduction de l'effet antalgique. Les doses du dérivé morphinique doivent être augmentées le cas échéant.

Association nécessitant une adaptation posologique

Rifampicine

Risque de diminution des concentrations plasmatiques de morphine et de son métabolite actif, et par conséquent de son

efficacité. Les effets cliniques de la morphine doivent être contrôlés et les doses de morphine ajustées pendant et après le

traitement par la rifampicine.

Associations à prendre en compte

Autres analgésiques agonistes morphiniques (alfentanil, codéine, dextromoramide, dextropropoxyphène, dihydrocodéine,

fentanyl, oxycodone, péthidine, phénopéridine, rémifentanil, sufentanil, tramadol).

Traitements antitussifs de type morphinique (dextrométorphane, noscapine, pholcodine, codéine, éthylmorphine).

Barbituriques

Benzodiazépines et traitements de type benzodiazépines.

Augmentation des risques de dépression respiratoire, susceptible d'être fatale en cas de surdosage.

4.6. Grossesse et allaitement

Grossesse

Les études chez l'animal indiquent des effets tératogènes (voir section 5.3).

Chez l'homme, les données provenant d'un grand nombre de grossesses exposées n'indiquent aucun effet indésirable du

sulfate de morphine.

En fin de grossesse, des posologies élevées, même en traitement bref, sont susceptibles d'entraîner une dépression

respiratoire chez le nouveau-né.

Au cours des trois derniers mois de grossesse, la prise chronique de morphine par la mère, et cela quelle que soit la dose,

peut être à l'origine d'un syndrome de sevrage chez le nouveau-né, avec irritabilité, vomissements, convulsions et létalité

accrue.

En fin de grossesse, en cas de prises ponctuelles élevées, de traitement chronique voire de toxicomanie, une surveillance

néonatale doit être envisagée afin de prévenir les risques de dépression respiratoire ou de sevrage chez le nouveau-né.

L'administration d'un antagoniste des opiacés doit être envisagée le cas échéant.

En conséquence, il est recommandé de ne pas utiliser la morphine pendant la grossesse, sauf en cas où aucun traitement

alternatif n'existe, et en prenant en compte le bénéfice pour la mère et le risque potentiel pour le fœtus.

Allaitement

La morphine est excrétée dans le lait maternel et atteint une concentration plus élevée que dans le plasma de la mère. Par

conséquent, des concentrations thérapeutiques significatives peuvent être observées.

Une administration unique semble dénuée de risque pour le nouveau-né,

Si des administrations répétées pendant plusieurs jours sont nécessaires, l'allaitement doit être temporairement interrompu,

Si un traitement à long terme est nécessaire après la naissance, l'allaitement est contre-indiqué (voir section 4.3).

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

ONCELON L.P. a une influence importante sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser les machines. Ces effets sont

particulièrement marqués au début du traitement, lors de toute modification de la posologie, et en association avec l'alcool

ou les tranquillisants. Une restriction ne doit pas nécessairement être imposée aux patients dont la douleur est contrôlée par

une dose stabilisée. Par conséquent, les patients doivent consulter leur médecin pour savoir s'ils peuvent conduire des

véhicules ou utiliser des machines.

4.8. Effets indésirables

Les effets indésirables de la morphine les plus fréquents aux doses habituelles sont les suivants : nausées, vomissements,

constipation et somnolence. Le cas échéant, les gélules peuvent être associées à un antiémétique. La constipation peut être

traitée avec un laxatif adapté.

Troubles cardio-vasculaires

Peu fréquent (> 1/1000, < 1/100) : modifications cliniquement significatives de la pression artérielle.

Rare (> 1/10 000, < 1/1000) : rougeur du visage, palpitations, diminution sévère de la pression artérielle, bradycardie,

tachycardie.

Troubles du système nerveux central et périphérique

Très fréquent (> 1/10) : sédation et dépression respiratoire dépendant de la dose.

Fréquent (> 1/100, < 1/10) : céphalées, vertiges.

Rare (> 1/10 000, < 1/1000) : augmentation de la pression intracrânienne.

Très rare (< 1/10 000) y compris les cas isolés : tremblements, fasciculations musculaires, convulsions épileptiformes.

Hyperalgésie et allodynie, notamment à doses élevées et ne répondant pas à une posologie plus élevée de morphine.

Troubles psychiatriques

Très fréquent (> 1/10) : troubles de l'humeur.

Fréquent (> 1/100, < 1/10) : troubles psychiques, d'intensité et de nature variables (en fonction de la personnalité du patient,

de la durée d'administration). Ces effets comprennent : troubles de l'humeur (généralement exaltation, occasionnellement

dysphorie), troubles du sommeil, modification de l'activité (généralement suppression, occasionnellement excitation) et

troubles des capacités cognitive et sensorielle (par exemple trouble du comportement décisionnel, trouble de la perception,

hallucinations, cauchemars, en particulier chez le sujet âgé).

Troubles oculaires

Fréquent (> 1/100, < 1/10) : myosis.

Très rare (< 1/10 000) y compris les cas isolés : vision trouble.

Troubles respiratoires

Rare (> 1/10 000, < 1/1000) : bronchospasme.

Très rare (< 1/10 000) y compris les cas isolés : dyspnée.

Troubles gastro-intestinaux

Très fréquent : nausées, sécheresse de la bouche.

Fréquent (> 1/100, < 1/10) : vomissements, constipation, dyspepsie, perte de l'appétit.

Rare (> 1/10 000, < 1/1000) : pancréatite.

Très rare (< 1/10 000) y compris les cas isolés : douleurs abdominales.

Troubles de la peau et des annexes cutanées

Fréquent (> 1/100, < 1/10) : transpiration, réactions d'hypersensibilité, par exemple urticaire, prurit.

Très rare (< 1/10 000) y compris les cas isolés : réactions dermiques (par exemple exanthème, œdème périphérique).

Troubles musculosquelettiques

Très rare (< 1/10 000) y compris les cas isolés : crampes musculaires.

Troubles hépatobiliaires

Rare (> 1/10 000, < 1/1000) : colique hépatique.

Très rare (< 1/10 000) y compris les cas isolés : augmentation de l'activité des enzymes hépatiques.

Troubles du rein et des voies urinaires

Fréquent (> 1/100, < 1/10) : troubles de la miction (difficulté pour l'émission d'urine et rétention urinaire).

Rare (> 1/10 000, < 1/10 00) : colique néphrétique.

Troubles généraux

Syndrome de sevrage caractérisé par les symptômes suivants : agitation, anxiété, nervosité, insomnie, hyperkynésie,

tremblements et troubles gastro-intestinaux.

L'effet de la morphine peut conduire à un abus, et une dépendance peut se développer lors d'un usage régulier inapproprié.

4.9. Surdosage

Les signes d'intoxication et de surdosage sont les suivants : somnolence, myosis extrême, dépression respiratoire,

hypothermie et hypotension. Un collapsus et un coma peuvent survenir dans les cas les plus sévères.

Traitement du surdosage de morphine

Les premières mesures doivent consister à libérer les voies respiratoires et initier une ventilation assistée ou contrôlée.

Une vidange gastrique peut être nécessaire pour éliminer le médicament non absorbé, en particulier lorsqu’une formulation

à libération modifiée a été administrée.

Dans l'éventualité d'un surdosage massif, l'administration de naloxone à la dose de 0,4-0,8 mg par voie intraveineuse est

recommandée. Renouveler à deux ou trois minutes d'intervalle si nécessaire ou administrer par une perfusion de 2 mg dans

500 ml (0,004 mg/mg) dans une solution de chlorure de sodium à 9 mg/ml (0,9 %) ou dans une solution de glucose à 5 %.

La perfusion doit être administrée à une vitesse dépendant des doses précédemment administrées en bolus, et doit être

adaptée à la réponse du patient. Cependant, dans la mesure où les effets de la naloxone sont d'une durée relativement

brève, le patient doit être surveillé étroitement jusqu'à ce qu'une respiration spontanée puisse être restaurée de manière

fiable. Des concentrations plasmatiques significatives de morphine peuvent persister jusqu'à 24 heures après

l'administration, et le traitement du surdosage de morphine doit être adapté en conséquence.

Pour des surdosages moins sévères, l'administration de naloxone à raison de 0,2 mg par voie intraveineuse sera suivie par

des administrations supplémentaires de 0,1 mg toutes les deux minutes si nécessaire.

La naloxone ne doit pas être administrée en l'absence de dépression respiratoire ou circulatoire cliniquement significative

secondaire à un surdosage de morphine. La naloxone doit être administrée avec précaution chez les personnes présentant

une dépendance physique connue ou suspectée à la morphine. Dans ces cas, une inversion brutale ou complète des effets

des opiacés peut favoriser l’apparition d’un syndrome de sevrage aigu.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

5.1. Propriétés pharmacodynamiques

Classe Pharmacothérapeutique : opioïdes ; alcaloïdes naturels de l'opium, Code ATC : N02AA01

La morphine exerce une action agoniste sur les récepteurs aux opioïdes du système nerveux central, en particulier les

récepteurs mu et, dans une moindre mesure, les récepteurs kappa.

Action sur le système nerveux central

La morphine présente une action analgésique dose-dépendante. Elle peut agir sur le comportement psychomoteur et

provoquer, selon les doses et le terrain, sédation ou excitation.

La morphine exerce, dés les doses thérapeutiques, une action dépressive sur les centres respiratoires et de la toux. Les

effets dépresseurs respiratoires de la morphine s'atténuent en cas d'administration chronique. La triple action de la morphine

sur le centre du vomissement, éventuellement sur le centre cochléovestibulaire ainsi que sur la vidange gastrique (voir ci-

dessous) lui confère des propriétés émétisantes variables.

Enfin, la morphine provoque un myosis d'origine centrale.

Action sur les muscles lisses

La morphine diminue le tonus et le péristaltisme des fibres longitudinales et augmente le tonus des fibres circulaires, ce qui

provoque un spasme des sphincters (pylore, valvule iléo-cæcale, sphincter anal, sphincter d’Oddi, sphincter vésical).

5.2. Propriétés pharmacocinétiques

Absorption

La morphine est bien absorbée à partir des gélules et, en général, les concentrations plasmatiques maximales sont atteintes

environ cinq heures après l'administration. Une étude sur l'influence de la nourriture a montré que ce facteur n'avait pas

d’effet cliniquement significatif sur le profil pharmacocinétique de ONCELON L.P.

ONCELON L.P. peut par conséquent être administré pendant ou en dehors des repas. Après administration orale, la

morphine subit un métabolisme de premier passage significatif, provoquant une diminution de sa biodisponibilité par rapport

à une dose équivalente administrée par voie intraveineuse ou intramusculaire.

Distribution

30 % de la morphine est lié aux protéines plasmatiques.

Métabolisme

La morphine est principalement métabolisée par glucurono-conjugaison en morphine-3-glucuronide et en morphine-6-

glucuronide, qui subissent ensuite une excrétion rénale. Ces métabolites sont aussi partiellement excrétés dans la bile, et

peuvent être soumis à une hydrolyse et à une réabsorption ultérieure.

Élimination

L'élimination des métabolites glucurono-conjugués se fait essentiellement par voie urinaire, à la fois par filtration

glomérulaire et sécrétion tubulaire. L'élimination dans les fèces est faible (< 10 %).

Linéarité

La pharmacocinétique de la morphine est linéaire sur un large intervalle de doses.

En raison de la forte variabilité interindividuelle des paramètres pharmacocinétiques de la morphine et des besoins

analgésiques des patients, la posologie quotidienne doit être ajustée individuellement afin d'obtenir un contrôle approprié de

la douleur.

5.3. Données de sécurité préclinique

Les études conduites chez l'animal ont montré un potentiel tératogène et des déficits neurocomportementaux dans

l'organisme en développement, tandis que les données chez l'homme n’ont mis en évidence aucun effet malformatif ou

fœtotoxique de la morphine.

Des études expérimentales ont montré que la morphine induisait des lésions chromosomiques chez l'animal dans les

cellules somatiques et germinales et dans les cellules somatiques chez l'homme. Un pouvoir génotoxique chez l'homme ne

peut être éliminé.

Il n'existe aucune autre donnée préclinique pertinente pour le prescripteur.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES

6.1. Liste des excipients

Microgranules neutres (saccharose, amidon de maïs ), hypromellose, poly (chlorure d’éthyl acrylate, méthacrylate de

méthyle, triéthylammonioéthylméthacrylate) 1 : 2 : 0,1, citrate de triéthyle, talc, silice colloïdale hydrophobe.

Composition de l’enveloppe de la gélule : gélatine, dioxyde de titane (E171), bleu brillant FCF (E133).

Encre noire : gomme laque, oxyde de fer noir (E172).

6.2. Incompatibilités

Sans objet.

6.3. Durée de conservation

2 ans.

6.4. Précautions particulières de conservation

A conserver à une température ne dépassant pas 25°C.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur

7, 8, 10, 16, 20, 30, 50, 60 ou 100 gélules sous plaquettes thermoformées (PVC/Aluminium).

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6. Précautions particulières d’élimination et de manipulation

Pas d'exigences particulières.

7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

ETHYPHARM SA

17-21, rue Saint Matthieu

78550 HOUDAN

8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

370 578-7 : 7 gélules sous plaquettes thermoformées (PVC/Aluminium)

370 579-3 : 8 gélules sous plaquettes thermoformées (PVC/Aluminium)

370 580-1 : 10 gélules sous plaquettes thermoformées (PVC/Aluminium)

370 581-8 : 16 gélules sous plaquettes thermoformées (PVC/Aluminium)

370 582-4 : 20 gélules sous plaquettes thermoformées (PVC/Aluminium)

567 453-6 : 30 gélules sous plaquettes thermoformées (PVC/Aluminium)

567 454-2 : 50 gélules sous plaquettes thermoformées (PVC/Aluminium)

567 455-9 : 60 gélules sous plaquettes thermoformées (PVC/Aluminium)

567 456-5 : 100 gélules sous plaquettes thermoformées (PVC/Aluminium)

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION

[à compléter par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE

[à compléter par le titulaire]

11. DOSIMETRIE

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES

Sans objet.

CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE

Stupéfiant : prescription limitée à 28 jours.

Prescription sur ordonnance répondant aux spécifications fixées par l’arrêté du 31 mars 1999.

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