OCADRIK L.P., gélule à libération prolongée

France - français - ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé)

Achète-le

Notice patient Notice patient (PIL)

23-02-2009

Ingrédients actifs:
chlorhydrate de vérapamil
Disponible depuis:
ABBOTT France
Code ATC:
C09BB10, Trandolapril et inhibiteurs calciques
DCI (Dénomination commune internationale):
hydrochloride of verapamil
Dosage:
180 mg
forme pharmaceutique:
gélule
Composition:
composition pour une gélule > chlorhydrate de vérapamil : 180 mg > trandolapril : 2 mg
Mode d'administration:
orale
Unités en paquet:
plaquette(s) thermoformée(s) PVC-aluminium de 28 gélule(s)
Type d'ordonnance:
liste I
Domaine thérapeutique:
INHIBITEURS DE L'ENZYME DE CONVERSION (IEC) ET INHIBITEURS CALCIQUES.
Descriptif du produit:
348 269-5 ou 34009 348 269 5 5 - plaquette(s) thermoformée(s) PVC-aluminium de 28 gélule(s) - Déclaration d'arrêt de commercialisation:28/01/2005;
Statut de autorisation:
Abrogée
Numéro d'autorisation:
64486682
Date de l'autorisation:
1998-09-28

NOTICE

ANSM - Mis à jour le : 23/02/2009

Dénomination du médicament

OCADRIK L.P., gélule à libération prolongée

Encadré

Veuillez lire attentivement l'intégralité de cette notice avant de prendre ce médicament.

Gardez cette notice, vous pourriez avoir besoin de la relire.

Si vous avez toute autre question, si vous avez un doute, demandez plus d'informations à votre médecin ou à votre

pharmacien.

Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez jamais à quelqu'un d'autre, même en cas de symptômes

identiques, cela pourrait lui être nocif.

Si l'un des effets indésirables devient grave ou si vous remarquez un effet indésirable non mentionné dans cette notice,

parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien.

Sommaire notice

Dans cette notice :

1. QU'EST-CE QUE OCADRIK L.P., gélule à libération prolongée ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DE PRENDRE OCADRIK L.P., gélule à libération

prolongée ?

3. COMMENT PRENDRE OCADRIK L.P., gélule à libération prolongée ?

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?

5. COMMENT CONSERVER OCADRIK L.P., gélule à libération prolongée ?

6. INFORMATIONS SUPPLEMENTAIRES

1. QU'EST-CE QUE OCADRIK L.P., gélule à libération prolongée ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?

Classe pharmacothérapeutique

INHIBITEURS DE L'ENZYME DE CONVERSION (IEC) ET INHIBITEURS CALCIQUES

Indications thérapeutiques

Ce médicament est indiqué dans le traitement de l'hypertension artérielle en cas de résultat insuffisant d'un traitement par

inhibiteur de l'enzyme de conversion.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DE PRENDRE OCADRIK L.P., gélule à libération

prolongée ?

Liste des informations nécessaires avant la prise du médicament

Sans objet.

Contre-indications

Ne prenez jamais OCADRIK L.P., gélule à libération prolongée dans les cas suivants:

certains troubles du rythme ou de la conduction cardiaques (blocs auriculo-ventriculaires du second et troisième degrés non

appareillés), insuffisance cardiaque non équilibrée,

chez l'enfant;

en cas d'allergie à ce médicament ou à un autre médicament de la classe des inhibiteurs de l'enzyme de conversion;

au 2

ème

et au 3

ème

trimestres de la grossesse;

en cas d'insuffisance rénale sévère;

sauf avis contraire de votre médecin, en cas d'association avec:

le dantrolène (perfusion),

le sultopride (voir Prise ou utilisation d'autres médicaments).

Précautions d'emploi ; mises en garde spéciales

Faites attention avec OCADRIK L.P., gélule à libération prolongée:

Mises en garde

Une toux sèche, une réaction allergique avec œdème de la face peuvent survenir sous traitement.

Ce médicament peut entraîner des risques de réaction allergique chez les patients sous hémodialyse. Prévenir votre

médecin avant l'hémodialyse.

En cas d'hyperkaliémie (excès de potassium), sauf avis contraire de votre médecin.

En cas de rétrécissement des deux artères rénales ou rein unique, sauf avis contraire de votre médecin.

trimestre de la grossesse et l'allaitement.

Tenir compte de la présence de lactose en cas de galactosémie, de syndrome de malabsorption du glucose et du galactose

ou de déficit en lactase (maladies métaboliques rares).

Précautions d'emploi

Ce médicament sera utilisé AVEC PRECAUTION dans les situations suivantes:

en cas d'insuffisance cardiaque,

en présence de certains troubles du rythme et de la conduction cardiaques (bloc auriculo-ventriculaire du 1

degré,

fibrillation/flutter auriculaire),

en cas d'insuffisance hépatique,

chez le sujet âgé,

en cas de régime sans sel strict ou de traitement diurétique prolongé, particulièrement chez les sujets souffrant de

rétrécissement des artères rénales, d'insuffisance cardiaque congestive ou de cirrhose hépatique;

en cas d'insuffisance rénale ou le diabète insulino-dépendant, prévenir votre médecin, il pourra être amené à adapter la

posologie de votre traitement;

en cas d'intervention chirurgicale, prévenir l'anesthésiste de la prise de ce médicament.

NE PAS LAISSER A LA PORTEE DES ENFANTS

Interactions avec d'autres médicaments

Prise ou utilisation d'autres médicaments

Ce médicament ne doit pas être utilisé en association avec certains médicaments (voir Ne prenez jamais OCADRIK L.P.,

gélule à libération prolongée dans les cas suivants).

AFIN D'EVITER D'EVENTUELLES INTERACTIONS ENTRE PLUSIEURS MEDICAMENTS, notamment avec des

traitements antiarythmiques et de l'esmolol dans certains cas, certains bêta-bloquants utilisés dans l'insuffisance cardiaque

(carvédilol, bisoprolol, métoprolol), le triazolam, le lithium, l'estramustine, les sels de potassium ou certains diurétiques

épargneurs de potassium (médicament également prescrit dans le traitement de l'hypertension artérielle ou de l'insuffisance

cardiaque), IL FAUT SIGNALER SYSTEMATIQUEMENT TOUT AUTRE TRAITEMENT EN COURS A VOTRE MEDECIN

OU A VOTRE PHARMACIEN.

Interactions avec les aliments et les boissons

Sans objet.

Interactions avec les produits de phytothérapie ou thérapies alternatives

Sans objet.

Utilisation pendant la grossesse et l'allaitement

Grossesse - Allaitement

La découverte d'une grossesse sous ce médicament nécessite absolument de prévenir immédiatement, puis consulter le

médecin chargé d'en surveiller le déroulement, afin de se conformer à ses recommandations.

Prévenir également votre médecin en cas de désir de grossesse.

L'utilisation de ce médicament est contre-indiquée au 2

ème

et au 3

ème

trimestres de la grossesse.

Il n'existe pas de données concernant le passage de ce médicament dans le lait maternel. En conséquence, l'administration

de ce médicament est déconseillée chez la femme qui allaite.

Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien avant de prendre tout médicament.

Sportifs

Sans objet.

Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines

Conduite de véhicules et utilisation de machines

En début de traitement, une prudence particulière devra être observée chez les conducteurs de véhicules automobiles et les

utilisateurs de machines, en raison du risque de sensation de vertiges.

Liste des excipients à effet notoire

Liste des excipients à effet notoire: lactose.

3. COMMENT PRENDRE OCADRIK L.P., gélule à libération prolongée ?

Instructions pour un bon usage

Sans objet.

Posologie, Mode et/ou voie(s) d'administration, Fréquence d'administration et Durée du traitement

Posologie

La posologie usuelle est de 1 gélule par jour, le matin.

Mode d'administration

Voie orale.

Fréquence d'administration

Les gélules sont à prendre de préférence, au cours du repas, le matin.

Symptômes et instructions en cas de surdosage

Sans objet.

Instructions en cas d'omission d'une ou de plusieurs doses

Sans objet.

Risque de syndrome de sevrage

Sans objet.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?

Description des effets indésirables

Comme tous les médicaments, OCADRIK L.P., gélule à libération prolongée est susceptible d'avoir des effets indésirables,

bien que tout le monde n'y soit pas sujet.

hypotension, ralentissement du rythme cardiaque, insuffisance cardiaque symptomatique,

constipation, céphalées (maux de tête), fatigue, sensations vertigineuses, malaises, éruption cutanée, démangeaisons,

nausées, troubles du goût, toux sèche, modifications de la fonction hépatique, douleurs abdominales, fièvre, hyperplasie

gingivale (gonflement des gencives), diverses modifications des examens biologiques.

Très rarement: troubles associant une rigidité, des tremblements et/ou des mouvements anormaux.

Arrêter de prendre ce médicament et contacter immédiatement votre médecin dans les situations suivantes: gonflement de

la face, des lèvres, de la langue et/ou du larynx entraînant une difficulté à respirer ou à avaler.

Si vous remarquez des effets indésirables non mentionnés dans cette notice, ou si certains effets indésirables deviennent

graves, veuillez en informer votre médecin ou votre pharmacien.

5. COMMENT CONSERVER OCADRIK L.P., gélule à libération prolongée ?

Tenir hors de la portée et de la vue des enfants.

Date de péremption

Ne pas utiliser OCADRIK L.P., gélule à libération prolongée après la date de péremption mentionnée sur la boîte.

Conditions de conservation

Ce médicament doit être conservé à une température inférieure à 25°C.

Si nécessaire, mises en garde contre certains signes visibles de détérioration

Les médicaments ne doivent pas être jetés au tout à l'égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien

ce qu'il faut faire des médicaments inutilisés. Ces mesures permettront de protéger l'environnement.

6. INFORMATIONS SUPPLEMENTAIRES

Liste complète des substances actives et des excipients

Que contient OCADRIK L.P., gélule à libération prolongée ?

Les substances actives sont:

Vérapamil .................................................................................................................................. 180,000 mg

Trandolapril ................................................................................................................................... 2,000 mg

Pour une gélule à libération prolongée.

Les autres composants sont:

Composition du comprimé à libération prolongée de vérapamil

Cellulose microcristalline, alginate de sodium, povidone K30, stéarate de magnésium, hypromellose,

hydroxypropylcellulose, macrogol 400, macrogol 6 000, docusate de sodium, talc, silice colloïdale anhydre, dioxyde de titane

(E171).

Composition des granulés de trandolapril

Amidon de maïs, povidone K25, stéaryl fumarate de sodium, lactose monohydraté.

Composition de l'enveloppe de la gélule: dioxyde de titane, oxyde de fer, gélatine, laurylsulfate de sodium.

Forme pharmaceutique et contenu

Qu'est-ce que OCADRIK L.P., gélule à libération prolongée et contenu de l'emballage extérieur ?

Ce médicament se présente sous forme de gélules à libération prolongée. Boîte de 28.

Nom et adresse du titulaire de l'autorisation de mise sur le marché et du titulaire de l'autorisation de fabrication responsable

de la libération des lots, si différent

Titulaire

ABBOTT FRANCE SA

10, RUE D'ARCUEIL

SILIC 233

94528 RUNGIS CEDEX

Exploitant

ABBOTT FRANCE

10, RUE D'ARCUEIL -SILIC 233

94528 RUNGIS CEDEX

Fabricant

ABBOTT GMBH & CO KG

KNOLLSTRASSE 50

67061 LUDWIGSHAFEN

ALLEMAGNE

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen

Conformément à la réglementation en vigueur.

Date d’approbation de la notice

La dernière date à laquelle cette notice a été approuvée est le {date}.

AMM sous circonstances exceptionnelles

Sans objet.

Informations Internet

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de l’Afssaps (France).

Informations réservées aux professionnels de santé

Sans objet.

Autres

Sans objet.

RÉSUMÉ DES CARACTÉRISTIQUES DU PRODUIT

ANSM - Mis à jour le : 23/02/2009

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT

OCADRIK L.P., gélule à libération prolongée

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

Composition du comprimé à libération prolongée de vérapamil

Vérapamil .................................................................................................................................. 180,000 mg

Pour un comprimé pelliculé.

Composition des granulés de trandolapril

Trandolapril ................................................................................................................................... 2,000 mg

Pour 100,00 mg de granulés.

Pour une gélule.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE

Gélule à libération prolongée.

4. DONNEES CLINIQUES

4.1. Indications thérapeutiques

Hypertension artérielle après échec thérapeutique d'une monothérapie par un inhibiteur de l'enzyme de conversion.

4.2. Posologie et mode d'administration

1 gélule à prendre le matin.

4.3. Contre-indications

Liées au vérapamil

Ce médicament NE DOIT JAMAIS ETRE UTILISE en cas de:

blocs auriculoventriculaires du 2

et du 3

degrés non appareillés;

insuffisance cardiaque non contrôlée;

hypotension artérielle (systolique inférieure à 90 mm Hg);

dysfonctions sinusales;

enfant, en l'absence de travaux cliniques effectués sur cette catégorie de sujets;

en association avec:

le dantrolène (en perfusion),

le sultopride (cf. rubrique 4.5 Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Liées au trandolapril

Ce médicament NE DOIT JAMAIS ETRE UTILISE en cas de:

hypersensibilité au trandolapril,

antécédent d'angio-œdème (œdème de Quincke) lié à la prise d'un inhibiteur de l'enzyme de conversion,

insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine ≥ 30 ml/mn),

ème

et 3

ème

trimestres de grossesse.

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Mises en garde spéciales

Tenir compte de la présence de lactose en cas de galactosémie congénitale, de syndrome de malabsorption du glucose et

du galactose ou de déficit en lactase.

Liées au trandolapril

Ce médicament EST GENERALEMENT DECONSEILLE en cas de:

sténose bilatérale de l'artère rénale ou sur rein fonctionnellement unique,

hyperkaliémie,

allaitement,

trimestre de grossesse.

Risque de neutropénie/agranulocytose sur terrain immunodéprimé

Des inhibiteurs de l'enzyme de conversion ont exceptionnellement entraîné une agranulocytose et/ou une dépression

médullaire lorsqu'ils étaient administrés:

à doses élevées,

chez des patients insuffisants rénaux associant des maladies de système (collagénoses telles que lupus érythémateux

disséminé ou sclérodermie), avec un traitement immunosuppresseur et/ou potentiellement leucopéniant.

Le strict respect des posologies préconisées semble constituer la meilleure prévention de la survenue de ces événements.

Toutefois, si un inhibiteur de l'enzyme de conversion doit être administré chez ce type de patients, le rapport bénéfice/risque

sera soigneusement mesuré.

Angio-œdème (œdème de Quincke)

Un angio-œdème de la face, des extrémités, des lèvres, de la langue, de la glotte et/ou du larynx a été rarement signalé chez

les patients traités par un inhibiteur de l'enzyme de conversion, trandolapril inclus.

Dans de tels cas, le trandolapril doit être arrêté immédiatement et le patient surveillé jusqu'à disparition de l'œdème.

Lorsque l'œdème n'intéresse que la face et les lèvres, l'évolution est en général régressive sans traitement, bien que les

antihistaminiques aient été utilisés pour soulager les symptômes.

L'angio-œdème associé à un œdème laryngé peut être fatal. Lorsqu'il y a atteinte de la langue, de la glotte ou du larynx,

pouvant entraîner une obstruction des voies aériennes, une solution d'adrénaline sous -cutanée à 1/1000 (0,3 ml à 0,5 ml),

doit être administrée rapidement et les autres traitements appropriés doivent être appliqués.

La prescription d'un inhibiteur de l'enzyme de conversion ne doit plus être envisagée par la suite chez ces patients (cf

rubrique 4.3 Contre-indications).

Les patients ayant un antécédent d'œdème de Quincke non lié à la prise d'un inhibiteur de l'enzyme de conversion ont un

risque accru d'œdème de Quincke sous inhibiteur de l'enzyme de conversion.

Hémodialyse

Des réactions anaphylactoïdes (œdèmes de la langue et des lèvres avec dyspnée et baisse tensionnelle) ont également été

observées au cours d'hémodialyses utilisant des membranes de haute perméabilité (polyacrylonitrile) chez des patients

traités par inhibiteurs de l'enzyme de conversion. Il est recommandé d'éviter cette association.

Précautions d'emploi

Liées au vérapamil

Atteinte hépatique: des atteintes cytolytiques et cholestatiques d'origine immunoallergique, accompagnées ou non de

symptômes cliniques à type de malaise, fièvre, ictère et/ou douleurs du quadrant supérieur droit de l'abdomen ont été

rarement rapportées chez les patients recevant du vérapamil. Si de tels symptômes apparaissent, il est recommandé de

procéder à un dosage des enzymes hépatiques.

En cas d'élévation des enzymes hépatiques et à plus forte raison, en cas d'ictère, le traitement doit être interrompu de

manière définitive.

Insuffisance cardiaque. Celle -ci doit être contrôlée avant la mise sous traitement. Dans le cas où un digitalique est prescrit, il

est nécessaire:

de surveiller étroitement la conduction auriculo-ventriculaire (effets additifs),

de contrôler les concentrations de digoxine et d'adapter la posologie (car le vérapamil peut augmenter de façon importante

les concentrations plasmatiques de digoxine).

Bloc auriculo-ventriculaire du premier degré. Celui-ci peut être majoré et conduire à un bloc complet (en particulier au pic de

concentration).

Fibrillation/flutter auriculaires + voie accessoire. Le vérapamil peut faciliter la conduction antérograde dans la voie

accessoire aboutissant à une accélération marquée de la fréquence ventriculaire.

Insuffisance hépatique. La métabolisation est dans ce cas considérablement ralentie la demi-vie apparente d'élimination est

très allongée. La posologie doit être fortement diminuée, par exemple par un facteur 5.

Sujets âgés. Le volume de distribution et la clairance totale sont fortement diminués. Par ailleurs, la biodisponibilité du

vérapamil est plus élevée chez ces sujets que chez l'adulte. Il faut donc réduire la posologie et ne l'augmenter que

progressivement.

Liées au trandolapril

Toux

Une toux sèche a été rapportée avec l'utilisation des inhibiteurs de l'enzyme de conversion. Elle est caractérisée par sa

persistance ainsi que par sa disparition à l'arrêt du traitement. L'étiologie iatrogénique doit être envisagée en présence de ce

symptôme. Dans le cas où la prescription d'un inhibiteur de l'enzyme de conversion s'avère indispensable, la poursuite du

traitement peut être envisagée.

Enfant

L'efficacité et la tolérance du trandolapril chez l'enfant n'ont pas été établies.

Risque d'hypotension artérielle et/ou d'insuffisance rénale (en cas d'insuffisance cardiaque, de déplétion hydrosodée, etc....

Une stimulation importante du système rénine-angiotensine-aldostérone est observée, en particulier au cours des déplétions

hydrosodées importantes (régime désodé strict ou traitement diurétique prolongé), chez les patients à pression artérielle

initialement basse, en cas de sténose artérielle rénale, de cirrhose œdémato-ascitique ou d'insuffisance cardiaque

congestive.

Le blocage de ce système par un inhibiteur de l'enzyme de conversion peut alors provoquer, surtout lors de la première prise

et au cours des deux premières semaines de traitement, une brusque chute tensionnelle et/ou, quoique rarement et dans un

délai plus variable, une élévation de la créatinine plasmatique traduisant une insuffisance rénale fonctionnelle parfois aiguë.

L'hypotension artérielle peut comporter un risque particulier chez les sujets ayant une insuffisance coronaire ou une

insuffisance circulatoire cérébrale.

Dans tous ces cas de figure, la mise en route du traitement doit alors être progressive.

Sujet âgé

La fonction rénale et la kaliémie sont appréciées avant le début du traitement. La dose de départ est ajustée ultérieurement

en fonction de la réponse tensionnelle, a fortiori en cas de déplétion hydrosodée, afin d'éviter toute hypotension de survenue

brutale.

Sujet ayant une athérosclérose connue

Puisque le risque d'hypotension existe chez tous les patients, on sera particulièrement prudent chez ceux ayant une

cardiopathie ischémique ou une insuffisance circulatoire cérébrale, en débutant le traitement à faible posologie.

Ne pas interrompre brutalement un traitement par bêta-bloquant chez un hypertendu atteint d'insuffisance coronarienne:

l'inhibiteur de l'enzyme de conversion sera ajouté dans un premier temps au bêta-bloquant.

Hypertension rénovasculaire

Le traitement de l'hypertension artérielle rénovasculaire est la revascularisation. Néanmoins, les inhibiteurs de l'enzyme de

conversion peuvent être utiles aux malades présentant une hypertension rénovasculaire dans l'attente de l'intervention

correctrice ou lorsque cette intervention n'est pas possible. Une surveillance de la fonction rénale et de la kaliémie doit être

exercée, certains patients ayant développé une insuffisance rénale fonctionnelle, réversible à l'arrêt du traitement.

Autres populations à risque

Chez les patients en insuffisance cardiaque sévère (stade IV) ou chez les patients diabétiques insulino-dépendants

(tendance spontanée à l'hyperkaliémie), l'instauration du traitement se fera sous surveillance médicale avec une posologie

initiale réduite.

Anémie

Une anémie avec baisse du taux d'hémoglobine a été mise en évidence chez des patients transplantés rénaux ou

hémodialysés, baisse d'autant plus importante que les valeurs de départ sont plus élevées. Cet effet ne semble pas dose-

dépendant mais serait lié au mécanisme d'action des inhibiteurs de l'enzyme de conversion.

Cette baisse est modérée; elle survient dans un délai de 1 à 6 mois puis reste stable. Elle est réversible à l'arrêt du

traitement. Celui-ci peut être poursuivi chez ce type de patient, en pratiquant un contrôle hématologique régulier.

Intervention chirurgicale

En cas d'anesthésie, et plus encore lorsque l'anesthésie est pratiquée avec des agents à potentiel hypotenseur, les

inhibiteurs de l'enzyme de conversion sont à l'origine d'une hypotension. L'interruption thérapeutique, lorsqu'elle est

possible, est donc recommandée l'avant-veille de l'intervention chirurgicale, notamment pour les inhibiteurs de l'enzyme de

conversion à durée d'action longue comme le trandolapril.

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

Liées au vérapamil

Le vérapamil a des propriétés antiarythmiques et, du point de vue des interactions médicamenteuses, il est à considérer

comme tel. Sa coprescription aux antiarythmiques est déconseillée du fait de l'augmentation possible des effets indésirables

cardiaques par effets additifs.

Son association à un autre antiarythmique est en effet TRES DELICATE, nécessitant une surveillance clinique étroite et un

contrôle de l'ECG.

Associations contre-indiquées

+ Dantrolène (perfusion) (par mesure de prudence)

Chez l'animal, des cas de fibrillations ventriculaires mortelles sont constamment observés lors de l'administration de

vérapamil et de dantrolène par voie IV.

L'association de vérapamil et de dantrolène est donc potentiellement dangereuse. Cependant, quelques patients ont reçu

l'association nifédipine et dantrolène sans inconvénient.

+ Sultopride

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Associations déconseillées

+ Certains bêta-bloquants indiqués dans le traitement de l'insuffisance cardiaque (bisoprolol, carvédilol, métoprolol)

Effet inotrope négatif avec risque de décompensation de l'insuffisance cardiaque, troubles de l'automatisme (bradycardie,

arrêt sinusal) et troubles de la conduction sino-auriculaire et auriculo-ventriculaire (synergie des effets).

+ Esmolol

Association déconseillée en cas d'altération de la fonction ventriculaire gauche.

Troubles de l'automatisme (bradycardie excessive, arrêt sinusal), troubles de la conduction sino-auriculaire et

auriculoventriculaire et défaillance cardiaque (synergie des effets).

+ Triazolam

Augmentation des concentrations plasmatiques de triazolam (diminution de son métabolisme hépatique avec majoration de

la sédation).

Associations faisant l'objet de précautions d’emploi

+ Lithium

Risque de neurotoxicité avec éventuellement augmentation de la lithémie.

Surveillance clinique et adaptation de la posologie du lithium.

+ Anticonvulsivants inducteurs enzymatiques: carbamazépine, phénobarbital, phénytoïne, primidone

Diminution des concentrations plasmatiques de l'antagoniste du calcium par augmentation de son métabolisme hépatique.

Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie de l'antagoniste du calcium pendant le traitement par

l'inducteur et après son arrêt.

+ Carbamazépine

Augmentation des concentrations plasmatiques de carbamazépine avec signes de surdosage (inhibition de son

métabolisme hépatique).

Surveillance clinique et réduction éventuelle de la posologie de la carbamazépine.

+ Autres bêta-bloquants (sauf esmolol)

Troubles de l'automatisme (bradycardie excessive, arrêt sinusal), troubles de la conduction sino-auriculaire et

auriculoventriculaire, et défaillance cardiaque (synergie des effets).

Une telle association ne doit se faire que sous surveillance clinique et ECG étroite, en particulier chez le sujet âgé et en

début de traitement.

+ Rifampicine

Diminution des concentrations plasmatiques de l'antagoniste du calcium par augmentation de son métabolisme hépatique.

Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie de l'antagoniste du calcium pendant le traitement par la

rifampicine et après son arrêt.

+ Anticholinestérasiques: donépézil, galantamine, rivastigmine, tacrine, néostigmine, pyridostigmine, ambémonium

Risque de bradycardie excessive (addition des effets bradycardisants).

Surveillance clinique régulière.

+ Atorvastatine, simvastatine

Risque majoré d'effets indésirables (dose-dépendants) à type de rhabdomyolyse (diminution du métabolisme hépatique de

l'hypocholestérolémiant).

Surveillance clinique et adaptation de la posologie de l'hypocholestérolémiant, utilisation d'une autre statine.

+ Buspirone

Augmentation des concentrations plasmatiques de la buspirone (diminution de son métabolisme hépatique) avec

augmentation de ses effets indésirables.

Surveillance clinique et adaptation de la posologie de la buspirone si nécessaire.

+ Ciclosporine, tacrolimus

Augmentation des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur (diminution de son métabolisme hépatique).

Dosage des concentrations sanguines de l'immunosuppresseur, contrôle de la fonction rénale et adaptation de la posologie

pendant l'association et après l'arrêt.

+ Esmolol (si la fonction ventriculaire gauche est normale)

Troubles de l'automatisme (bradycardie excessive, arrêt sinusal), troubles de la conduction sino-auriculaire et

auriculoventriculaire et défaillance cardiaque (synergie des effets).

Surveillance clinique et ECG.

+ Médicaments donnant des torsades de pointes (sauf sultopride):

antiarythmiques de classe Ia (quinidine, hydroquinidine, disopyramide);

antiarythmiques de classe III (amiodarone, dofétilide, ibutilide, sotalol);

certains neuroleptiques: phénothiaziniques (chlorpromazine, cyamémazine, lévomépromazine, thioridazine),

benzamides (amisulpride, sulpiride, tiapride), butyrophénones (dropéridol, halopéridol), autres neuroleptiques

(pimozide);

autres: bépridil, cisapride, diphémanil, érythromycine IV, halofantrine, mizolastine, moxifloxacine, pentamidine,

spiramycine IV, vincamine IV.

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Surveillance clinique et électrocardiographique.

+ Midazolam

Augmentation des concentrations plasmatiques de midazolam (diminution de son métabolisme hépatique avec majoration

de la sédation ).

Surveillance clinique et réduction de la posologie pendant le traitement par le vérapamil.

+ Digoxine et par extension le deslanoside

Bradycardie excessive et bloc auriculoventriculaire, par majoration des effets de la digoxine sur l'automatisme et la

conduction et par diminution de l'élimination rénale et extrarénale de la digoxine.

Surveillance clinique, ECG et éventuellement de la digoxinémie; s'il y a lieu, adaptation de la posologie de la digoxine

pendant le traitement par le vérapamil et après son arrêt.

+ Erythromycine

Bradycardie et/ou troubles de la conduction auriculo-ventriculaire, par diminution du métabolisme hépatique du vérapamil

par l'érythromycine.

Surveillance clinique et ECG; s'il y a lieu, adaptation de la posologie du vérapamil pendant le traitement par l'érythromycine

et après son arrêt.

Associations à prendre en compte

+ Clonidine, guanfacine

Troubles de l'automatisme et/ou troubles de la conduction auriculo-ventriculaire par addition des effets indésirables.

Liées au trandolapril

Certains médicaments ou classes thérapeutiques sont susceptibles de favoriser la survenue d'une hyperkaliémie: les

inhibiteurs de l'enzyme de conversion, les sels de potassium, les diurétiques hyperkaliémiants, les inhibiteurs de

l'angiotensine II, les anti-inflammatoires non stéroïdiens, les héparines (de bas poids moléculaire ou non fractionnées), la

ciclosporine et le tacrolimus, le triméthoprime.

La survenue d'une hyperkaliémie peut dépendre de l'existence de facteurs de risque associés.

Ce risque est majoré en cas d'association aux médicaments suscités.

Associations déconseillées

+ Diurétiques épargneurs de potassium: seuls ou associés (amiloride, canrénoate de potassium, spironolactone,

triamtérène)

Hyperkaliémie (potentiellement létale), surtout lors d'une insuffisance rénale (addition des effets hyperkaliémiants).

Association déconseillée sauf s'il existe une hypokaliémie.

+ Potassium (sels)

Hyperkaliémie (potentiellement létale) surtout lors d'une insuffisance rénale (addition des effets hyperkaliémiants).

Association déconseillée sauf s'il existe une hypokaliémie.

+ Lithium

Augmentation de la lithémie, pouvant atteindre des valeurs toxiques (diminution de l'excrétion rénale du lithium).

Si l'usage d'un inhibiteur de l'enzyme de conversion est indispensable, surveillance stricte de la lithémie et adaptation de la

posologie.

+ Estramustine

Risque de majoration des effets indésirables à type d'œdème angio-neurotique.

Associations faisant l'objet de précautions d’emploi

+ AINS (voie générale), y compris les inhibiteurs sélectifs de cox-2 et acide acétylsalicylique (Aspirine) ≥ 3 g/j

Insuffisance rénale aiguë chez le malade à risque (sujet âgé et/ou déshydraté) par diminution de la filtration glomérulaire

(inhibition des prostaglandines vasodilatatrices due au AINS ou à l'Aspirine).

Par ailleurs, réduction de l'effet antihypertenseur.

Hydrater le malade, surveiller la fonction rénale en début de traitement.

+ Diurétiques épargneurs de potassium: seuls ou associés (amiloride, canrénoate de potassium, spironolactone,

triamtérène)

Pour en moyenne 25 mg de spironolactone par jour.

Dans le cas du traitement de l'insuffisance cardiaque classes III ou IV (NYHA) avec fraction d'éjection inférieure à 35% et

préalablement traitée par l'association IEC + diurétique de l'anse: risque d'hyperkaliémie, potentiellement létale en cas de

non-respect des conditions de prescription de cette association.

Vérifier l'absence d'hyperkaliémie et d'insuffisance rénale préalables. Surveillance biologique étroite de la kaliémie et de la

créatininémie (1 fois par semaine pendant le premier mois, puis une fois par mois ensuite).

+ Diurétiques hypokaliémants

Risque d'hypotension artérielle brutale et/ou d'insuffisance rénale aiguë lors de l'instauration du traitement par un inhibiteur

de l'enzyme de conversion en cas de déplétion hydrosodée pré-existante.

Dans l'hypertension artérielle, lorsqu'un traitement diurétique préalable a pu entraîner une déplétion hydrosodée (en

particulier, chez les patients récemment traités par diurétiques, en cas de régime hyposodé, chez les hémodialysés), il faut:

soit arrêter le diurétique avant de débuter le traitement par l'inhibiteur de l'enzyme de conversion, et réintroduire un

diurétique hypokaliémiant si nécessaire ultérieurement.

soit administrer des doses initiales réduites d'inhibiteur de l'enzyme de conversion et augmenter progressivement la

posologie.

Surveiller la fonction rénale (créatininémie) dans les premières semaines du traitement par l'inhibiteur de l'enzyme de

conversion.

+ Antidiabétiques (insulines, sulfamides hypoglycémiants)

Décrit pour le captopril, l'énalapril.

L'utilisation des inhibiteurs de l'enzyme de conversion peut entraîner une majoration de l'effet hypoglycémiant chez le

diabétique traité par insuline ou sulfamides hypoglycémiants. La survenue de malaises hypoglycémiques semble

exceptionnelle (amélioration de la tolérance au glucose qui aurait pour conséquence une réduction des besoins en insuline).

Renforcer l'autosurveillance glycémique.

Liées à l'association

Associations faisant l'objet de précautions d’emploi

+ Baclofène

Majoration de l'effet antihypertenseur.

Surveillance de la pression artérielle et adaptation posologique de l'antihypertenseur si nécessaire.

Associations à prendre en compte

+ Alpha-bloquants à visée urologique: alfuzosine, doxazosine, prazosine, tamsulosine, térazosine

Majoration de l'effet hypotenseur. Risque d'hypotension orthostatique majorée.

+ Antidépresseurs imipraminiques (tricycliques), neuroleptiques

Effet antihypertenseur et risque d'hypotension orthostatique majorés (effet additif).

+ Corticoïdes, tétracosactide (voie générale) (sauf hydrocortisone employée comme traitement substitutif dans la

maladie d'Addison)

Diminution de l'effet antihypertenseur (rétention hydrosodée des corticoïdes).

+ Amifostine

Majoration de l'effet antihypertenseur.

4.6. Grossesse et allaitement

Grossesse

L'utilisation de OCADRIK LP est déconseillée au cours du premier trimestre de la grossesse.

La découverte fortuite d'une grossesse à ce terme ne justifie pas une interruption de celle -ci.

L'utilisation de OCADRIK LP est contre-indiquée à partir du second trimestre de la grossesse.

En cas de découverte fortuite d'une grossesse à partir de ce terme, le traitement devra être interrompu et une surveillance

échographique (rein, voûte crânienne) fœtale devra être envisagée.

Données liées au trandolapril:

Premier trimestre

Les données cliniques, encore limitées à ce jour, et les données animales sont rassurantes.

Second et troisième trimestres

L'utilisation des inhibiteurs de l'enzyme de conversion est contre-indiquée au cours des deuxième et troisième trimestres de

grossesse. En effet, l'administration pendant le 2

ème

et le 3

ème

trimestres, et notamment si elle se poursuit jusqu'à

l'accouchement, expose à un risque d'atteinte pouvant entraîner:

une diminution de la fonction rénale fœtale avec éventuellement oligoamnios,

une insuffisance rénale néonatale, avec hypotension et hyperkaliémie, voire une anurie (réversible ou non),

quelques rares cas d'anomalies de la voûte crânienne ont été rapportés avec la prise d'inhibiteurs de l'enzyme de

conversion tout au long de la grossesse.

Données liées au vérapamil:

Premier et second trimestres

Les données cliniques sont insuffisantes, bien que les données animales soient rassurantes.

Troisième trimestre

Les données animales ainsi que les données cliniques en nombre limité sont rassurantes.

Allaitement

L'allaitement est déconseillé lors de l'utilisation de OCADRIK LP.

Le trandolapril et le vérapamil sont excrétés dans le lait maternel.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Une prudence particulière devra être observée chez les conducteurs de véhicules automobiles et les utilisateurs de

machines, en raison du risque de sensation de vertiges.

4.8. Effets indésirables

Liés au vérapamil

Cardiovasculaires: hypotension, bradycardie, bloc auriculo-ventriculaire, insuffisance cardiaque congestive.

Digestifs: essentiellement constipation.

Des atteintes hépatiques cytolytiques et choléstatiques d'origine immuno-allergique à traduction clinique (ictère et/ou

douleurs abdominales, malaise, fièvre) ou purement biologique (augmentation des transaminases et/ou des phosphatases

alcalines) réversibles à l'arrêt du traitement ont été rapportées.

Ont été rapportés: rarement, des atteintes gingivales de type gonflement léger des gencives, gingivite ou hyperplasie

gingivale. Ces atteintes sont le plus souvent régressives à l'arrêt du traitement et nécessitent une hygiène bucco-dentaire

soignée.

Neurologiques: des cas exceptionnels de syndrome extrapyramidal ont été rapportés avec certains inhibiteurs calciques.

Liés au trandolapril

Au plan clinique

Ont été retrouvés:

céphalées, asthénie, sensations vertigineuses, malaise,

hypotension, orthostatique ou non (voir rubrique 4.4),

prurit, rash,

nausées, dysgueusie,

toux (voir rubrique 4.4),

Exceptionnellement: angio-œdème (œdème de Quincke) (voir rubrique 4.4).

Au plan biologique

Augmentation modérée de l'urée et de la créatinine plasmatique, réversible à l'arrêt du traitement. Cette augmentation est

plus fréquemment rencontrée en cas de sténose des artères rénales, hypertension artérielle traitée par diurétiques,

insuffisance rénale.

En cas de néphropathie glomérulaire, l'administration d'un inhibiteur de l'enzyme de conversion peut occasionner une

protéinurie.

Hyperkaliémie, habituellement transitoire.

Une anémie (voir rubrique 4.4) a été rapportée avec des inhibiteurs de l'enzyme de conversion, sur des terrains particuliers

(transplantés rénaux, hémodialysés).

4.9. Surdosage

Lié au trandolapril

L'événement le plus probable, en cas de surdosage, est l'hypotension.

La dose maximale administrée au cours des essais a été de 16 mg. Il n'y a pas eu de manifestation d'intolérance.

Si une hypotension importante se produit, elle peut être combattue par la mise du patient en decubitus, tête basse, et au

besoin par une perfusion IV de soluté isotonique de chlorure de sodium ou par tout autre moyen d'expansion volémique.

Le trandolaprilate, forme active du trandolapril, est de surcroît dialysable.

Lié au vérapamil

En cas de surdosage par vérapamil, peuvent être constatés des troubles conductionnels graves: hypotension marquée, voire

choc cardiogénique.

L'antidote est représenté par l'isoprénaline (voie intraveineuse).

Les troubles conductionnels peuvent bénéficier d'un entraînement électrosystolique; le glucagon et les sels de calcium

peuvent être utilisés en cas de choc cardiogénique.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

5.1. Propriétés pharmacodynamiques

INHIBITEURS DE L'ENZYME DE CONVERSION (IEC) ET INHIBITEURS CALCIQUES.

Code ATC: C09BB10, Trandolapril et inhibiteurs calciques.

Liées au vérapamil

Le vérapamil est un antagoniste calcique spécifique, c'est-à-dire qu'il diminue les mouvements transmembranaires du

calcium sans modifier, aux concentrations représentatives des concentrations thérapeutiques, les mouvements des autres

ions.

Au niveau cardiaque:

dépression de l'activité du nœud sinusal,

ralentissement de la vitesse de conduction et allongement des périodes réfractaires au niveau du nœud

auriculoventriculaire proportionnels aux concentrations.

Ces effets expliquent que le vérapamil soit le prototype des antiarythmiques de classe IV et qu'il soit efficace sur les troubles

du rythme impliquant la jonction auriculoventriculaire,

le vérapamil ne modifie ni la vitesse de conduction, ni les périodes réfractaires des oreillettes, du système His-Purkinje, des

ventricules, des voies accessoires,

le vérapamil déprime la contractilité du myocarde (effet inotrope négatif).

Au niveau artériel:

le vérapamil entraîne une relaxation et s'oppose à la contraction des fibres musculaires lisses artérielles. L'abaissement

des résistances s'observe dans tous les territoires et entraîne une baisse de la pression artérielle.

La bradycardie (habituellement modérée), la dépression de la contractilité, la diminution de la postcharge concourent à une

diminution du travail cardiaque et donc à une diminution de la consommation d'oxygène par le myocarde. La vasodilatation

coronaire entraîne une augmentation du débit coronaire sans effet de vol,

le débit sanguin rénal est augmenté,

chez la plupart des malades, l'effet dépresseur myocardique est contrebalancé par la diminution de la postcharge et par la

mise en jeu réflexe du système sympathique, comme en témoigne l'absence de diminution de l'index cardiaque.

Cependant, chez les sujets à fonction cardiaque altérée, une détérioration de la fonction ventriculaire peut se produire en

cas de prise de bêta-bloquants ou d'autres médicaments dépresseurs cardiaques.

Liées au trandolapril

Mécanisme de l'action pharmacologique

Le trandolapril est un inhibiteur de l'enzyme de conversion (IEC) de l'angiotensine I en angiotensine II, substance

vasoconstrictrice mais également stimulant la sécrétion d'aldostérone par le cortex surrénalien.

Il en résulte:

une diminution de la sécrétion d'aldostérone,

une élévation de l'activité rénine plasmatique, l'aldostérone n'exerçant plus de rétrocontrôle négatif,

une baisse des résistances périphériques totales avec une action préférentielle sur les territoires musculaire et rénal, sans

que cette baisse ne s'accompagne de rétention hydrosodée ni de tachycardie réflexe, en traitement chronique.

L'action antihypertensive du trandolapril se manifeste aussi chez les sujets ayant des concentrations de rénine basses ou

normales.

Le trandolapril agit par l'intermédiaire de son métabolite actif, le trandolaprilate, les autres métabolites étant inactifs.

Caractéristiques de l'activité antihypertensive

Le trandolapril est actif à tous les stades de l'hypertension artérielle: légère, modérée ou sévère. On observe une réduction

des pressions artérielles systolique et diastolique, en decubitus et en orthostatisme.

L'activité antihypertensive après une prise unique se manifeste dès la 1

ère

heure et se maintient au moins pendant 24

heures, sans modification du rythme circadien de la pression artérielle.

Le blocage résiduel de l'enzyme de conversion à 24 heures est élevé: il se situe aux environs de 80%.

Chez les patients répondeurs, la normalisation tensionnelle intervient au bout de 3 semaines à 1 mois de traitement, et se

maintient sans échappement.

L'arrêt du traitement ne s'accompagne pas d'un rebond de l'hypertension artérielle.

Liées à l'association

Les études qui ont été effectuées, que ce soit chez l'animal ou chez le volontaire sain, n'ont pas mis en évidence

d'interactions pharmacocinétiques entre vérapamil et trandolapril. L'activité synergique qui a été observée avec les deux

produits doit donc être due à leurs effets pharmacodynamiques complémentaires.

Au cours des essais cliniques, l'effet antihypertenseur de OCADRIK s'est montré plus important que celui de chacun de ses

composants utilisés seuls. Dans les essais à long terme, la sécurité d'emploi et la tolérance de OCADRIK se sont révélées

aussi satisfaisantes que celles de chacun des composants utilisé seul.

OCADRIK n'a pas eu d'effet sur les taux lipidiques, la glycémie, l'uricémie ni la créatininémie.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques

Liées au vérapamil

Le vérapamil sous forme à libération prolongée administré par voie orale:

est absorbé à plus de 90%,

subit un intense effet de premier passage hépatique expliquant sa faible biodisponibilité absolue (20 à 35%),

le pic de concentration est établi en 6 heures environ,

la demi-vie apparente d'élimination est d'environ 11 heures,

liaison aux protéines plasmatiques: 90%,

la très forte métabolisation hépatique conduit à de nombreux métabolites (plus de 12) dont le plus important est le nor-

vérapamil qui peut atteindre, à l'équilibre, des concentrations voisines de celles de la substance mère. Il s'agit d'un

métabolite actif,

l'élimination, presque exclusivement sous forme de métabolites, est rénale pour 70%, digestive pour 20 à 25%.

Liées au trandolapril

Par voie orale, le trandolapril est rapidement absorbé.

La quantité absorbée représente 40 à 60 % de la dose administrée et n'est pas influencée par la prise d'aliments.

Il est hydrolysé en trandolaprilate, qui est un inhibiteur spécifique de l'enzyme de conversion de l'angiotensine.

La quantité de trandolaprilate formée n'est pas modifiée par la prise d'aliments. Le pic de concentrations plasmatiques du

trandolaprilate est atteint en 4 à 6 heures.

La liaison aux protéines plasmatiques est supérieure à 80 %.

Il se fixe avec une forte affinité et de façon saturable sur l'enzyme de conversion.

La majeure partie du trandolaprilate circulant est par ailleurs fixée à l'albumine de façon non saturable. Après administration

répétée de trandolapril en prise unique quotidienne, l'état d'équilibre est atteint en 4 jours en moyenne, chez l'hypertendu ou

chez l'insuffisant cardiaque. La demi-vie effective d'accumulation du trandolaprilate est comprise entre 16 et 24 heures.

Le trandolaprilate éliminé dans les urines sous forme inchangée représente 10 à 15 % de la dose administrée.

Après administration orale de produit marqué chez l'homme, 33% de la radioactivité sont retrouvés dans les urines et 66%

dans les fèces.

Chez l'insuffisant rénal, la clairance rénale du trandolaprilate est proportionnelle à la clairance de la créatinine.

Les concentrations plasmatiques de trandolaprilate sont significativement plus élevées chez les patients ayant une clairance

de la créatinine inférieure ou égale à 30 ml/min.

Chez le cirrhotique, la cinétique du trandolapril ne nécessite pas d'ajustement posologique particulier.

Il existe un passage des inhibiteurs de l'enzyme de conversion dans le placenta.

Liées à l'association

La prise de cette gélule au cours du repas augmente légèrement, mais significativement, l'exposition au vérapamil et à son

métabolite actif, le norvérapamil.

5.3. Données de sécurité préclinique

Sans objet.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES

6.1. Liste des excipients

Composition du comprimé à libération prolongée de vérapamil

Cellulose microcristalline, alginate de sodium, povidone K30, stéarate de magnésium, hypromellose,

hydroxypropylcellulose, macrogol 400, macrogol 6 000, docusate de sodium, talc, silice colloïdale anhydre, dioxyde de titane

E171.

Composition des granulés de trandolapril

Amidon de maïs, povidone K25, stéaryl fumarate de sodium, lactose monohydraté.

Composition de l'enveloppe de la gélule: dioxyde de titane, oxyde de fer, gélatine, laurylsulfate de sodium.

6.2. Incompatibilités

Sans objet.

6.3. Durée de conservation

3 ans.

6.4. Précautions particulières de conservation

A conserver à une température inférieure à 25°C.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur

28 gélules sous plaquettes thermoformées (PVC/Aluminium).

6.6. Précautions particulières d’élimination et de manipulation

Pas d'exigences particulières.

7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

ABBOTT FRANCE SA

10, RUE D'ARCUEIL

SILIC 233

94528 RUNGIS CEDEX

8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

348 269-5: 28 gélules sous plaquettes thermoformées (PVC/Aluminium).

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION

[à compléter par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE

[à compléter par le titulaire]

11. DOSIMETRIE

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES

Sans objet.

CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE

Liste I

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