NEARTHRIN 15 mg/1,5 ml, solution injectable

France - français - ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé)

Achète-le

Notice patient Notice patient (PIL)

04-02-2008

Ingrédients actifs:
méloxicam
Disponible depuis:
PLURIPHARM
Code ATC:
M01AC06
DCI (Dénomination commune internationale):
meloxicam
Dosage:
10 mg
forme pharmaceutique:
solution
Composition:
composition pour 1 ml > méloxicam : 10 mg
Mode d'administration:
intramusculaire
Unités en paquet:
1 ampoule(s) en verre de 1,5 ml
Type d'ordonnance:
liste I
Domaine thérapeutique:
Anti-inflammatoire non stéroïdien, Oxicam
Descriptif du produit:
353 984-0 ou 34009 353 984 0 6 - 1 ampoule(s) en verre de 1,5 ml - Déclaration de commercialisation non communiquée:;353 985-7 ou 34009 353 985 7 4 - 2 ampoule(s) en verre de 1,5 ml - Déclaration de commercialisation non communiquée:;353 986-3 ou 34009 353 986 3 5 - 3 ampoule(s) en verre de 1,5 ml - Déclaration de commercialisation non communiquée:;353 988-6 ou 34009 353 988 6 4 - 5 ampoule(s) en verre de 1,5 ml - Déclaration de commercialisation non communiquée:;562 815-7 ou 34009 562 815 7 2 - 30 ampoule(s) en verre de 1,5 ml - Déclaration de commercialisation non communiquée:;562 816-3 ou 34009 562 816 3 3 - 50 ampoule(s) en verre de 1,5 ml - Déclaration de commercialisation non communiquée:;
Statut de autorisation:
Abrogée
Numéro d'autorisation:
69870320
Date de l'autorisation:
2000-03-28

NOTICE

ANSM - Mis à jour le : 04/02/2008

Dénomination du médicament

NEARTHRIN 15 mg/1,5 ml, solution injectable

Méloxicam

Encadré

Veuillez lire attentivement l'intégralité de cette notice avant de prendre ce médicament.

Gardez cette notice, vous pourriez avoir besoin de la relire.

Si vous avez toute autre question, si vous avez un doute, demandez plus d’informations à votre médecin ou à votre

pharmacien.

Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez jamais à quelqu’un d’autre, même en cas de symptômes

identiques, cela pourrait lui être nocif.

Si l’un des effets indésirables devient grave ou si vous remarquez un effet indésirable non mentionné dans cette notice,

parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien.

Sommaire notice

Dans cette notice :

1. Qu'est-ce que NEARTHRIN 15 mg/1,5 ml, solution injectable et dans quel cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant de prendre NEARTHRIN 15 mg/1,5 ml, solution injectable ?

3. Comment prendre NEARTHRIN 15 mg/1,5 ml, solution injectable ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver NEARTHRIN 15 mg/1,5 ml, solution injectable ?

6. Informations supplémentaires.

1. QU’EST-CE QUE NEARTHRIN 15 mg/1,5 ml, solution injectable ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?

Classe pharmacothérapeutique

NEARTHRIN est un Anti-Inflammatoire Non Stéroïdien (AINS). La substance active de NEARTHRIN est le méloxicam.

Indications thérapeutiques

NEARTHRIN est indiqué dans le traitement symptomatique de certains rhumatismes inflammatoires (polyarthrite rhumatoïde

et spondylarthrite ankylosante), lorsque la voie orale et la voie rectale ne peuvent être utilisées.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DE PRENDRE NEARTHRIN 15 mg/1,5 ml, solution

injectable ?

Liste des informations nécessaires avant la prise du médicament

Sans objet.

Contre-indications

Ne pas utiliser NEARTHRIN dans les cas suivants :

hypersensibilité au méloxicam ou à l’un des excipients de NEARTHRIN (voir sections 2.6 « Informations importantes

concernant certains composants de NEARTHRIN » et 6 « Informations supplémentaires ») ;

antécédents d’asthme, de polypes nasaux (petits renflements de la muqueuse nasale entraînant une obstruction nasale),

d’urticaire (brusque gonflement du cou et du visage ou éruptions cutanées) faisant suite à la prise d’aspirine ou d’autres anti-

inflammatoires non stéroïdiens ;

grossesse et allaitement ;

antécédents d’hémorragies gastro-intestinales ou d’ulcères liés à des traitements antérieurs par anti-inflammatoires non

stéroïdiens ;

ulcère de l’estomac en évolution ou récidivant ou hémorragies ;

maladie inflammatoire de l’intestin en évolution (telle que la maladie de Crohn ou la rectocolite hémorragique) ;

saignement de toute nature ou antécédents de saignements cérébrovasculaires (saignement dans le cerveau) ;

maladie grave du foie ;

maladie grave des reins non dialysée ;

maladie grave du cœur ;

troubles de la coagulation ou traitement anticoagulant en cours (contre-indication liée à la voie intra-musculaire).

NEARTHRIN ne doit pas être administré chez les enfants de moins de 18 ans.

Précautions d'emploi ; mises en garde spéciales

Faites attention avec NEARTHRIN :

Mises en garde

Les médicaments tels que NEARTHRIN pourraient augmenter le risque de crise cardiaque (« infarctus du myocarde ») ou

d’accident vasculaire cérébral. Le risque est d’autant plus important que les doses utilisées sont élevées et la durée de

traitement prolongée.

Ne pas dépasser les doses recommandées ni la durée de traitement.

Si vous avez des problèmes cardiaques, si vous avez eu un accident vasculaire cérébral ou si vous pensez avoir des facteurs

de risques pour ce type de pathologie (par exemple en cas de pression artérielle élevée, de diabète, de taux de cholestérol

élevé ou si vous fumez), veuillez en parler avec votre médecin ou à votre pharmacien.

Prendre des précautions particulières avec NEARTHRIN

Comme il pourrait être nécessaire d’adapter votre traitement, il est important d’indiquer à votre médecin avant de prendre

NEARTHRIN si vous êtes atteint de :

problèmes rénaux, hépatiques ou cardiaques (hypertension et/ou insuffisance cardiaque) ou rétention hydrosodée (voir

section 3 « Comment prendre NEARTHRIN 15 mg/1,5 ml, solution injectable ») ;

antécédents digestifs (ex. : ulcères anciens de l’estomac ou du duodénum).

En cas de traitement concomitant par d'autres médicaments qui augmentent le risque d'ulcère gastro-duodénal ou

d'hémorragie digestive comme les corticoïdes oraux, certains antidépresseurs (de la famille des ISRS, c'est-à-dire des

inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine), certaines substances qui évitent la formation de caillots sanguins,

comme l'aspirine, ou anticoagulantes comme la warfarine, consultez votre médecin avant de prendre NEARTHRIN (voir

section « Prise ou utilisation d'autres médicaments »).

Comme tout anti-inflammatoire non stéroïdien, le méloxicam peut masquer les symptômes d’une infection sous-jacente

(comme la fièvre). Par conséquent, si vous observez des signes d'infection ou une aggravation des symptômes, consultez

votre médecin.

Si vous êtes une femme, NEARTHRIN, peut altérer votre fertilité. Vous ne devez donc pas prendre ce médicament si vous

souhaitez concevoir un enfant, si vous présentez des difficultés pour procréer ou si des examens sur votre fonction de

reproduction sont en cours.

Les sujets âgés présentent un risque plus élevé d’effets indésirables, en particulier pour les hémorragies gastro-intestinales,

ulcères et perforations. Les fonctions rénales, hépatiques et cardiaques doivent être étroitement surveillées. La posologie doit

être réduite.

Ce médicament contient un anti-inflammatoire non stéroïdien : le méloxicam.

Vous ne devez pas prendre en même temps que ce médicament d'autres médicaments contenant des anti-inflammatoires

non stéroïdiens et/ou de l'aspirine.

Lisez attentivement les notices des autres médicaments que vous prenez afin de vous assurer de l'absence d'anti-

inflammatoires non stéroïdiens et/ou d'aspirine.

Interactions avec d'autres médicaments

Prise ou utilisation d'autres médicaments :

Veuillez indiquer à votre médecin ou à votre pharmacien si vous prenez ou avez pris récemment d'autres médicaments, y

compris des médicaments obtenus sans ordonnance, car il y a certains médicaments qui ne doivent pas être pris ensemble et

d'autres qui peuvent nécessiter une modification de la dose lorsqu'ils sont pris ensemble.

Vous devez toujours prévenir votre médecin ou votre pharmacien si vous utilisez ou recevez l'un des médicaments suivants

avant de prendre NEARTHRIN :

acide acétylsalicylique (aspirine) ou d’autres anti-inflammatoires non stéroïdiens,

corticostéroïdes,

anticoagulants oraux comme la warfarine, héparine injectable, antiagrégants plaquettaires ou autres thrombolytiques,

lithium,

méthotrexate,

inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine, diurétiques, bêta-bloquants et antagonistes de l’angiotensine II,

inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine,

ciclosporine,

cholestyramine.

La co-administration d'agents anti-inflammatoires, de corticostéroïdes, de médicaments qui empêchent la coagulation du sang

(comme la warfarine ou l'héparine, les anti-agrégants plaquettaires) ou qui désagrègent les caillots sanguins

(thrombolytiques) et de certains antidépresseurs (les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine) peuvent augmenter

le risque d'ulcères gastro-intestinaux, d'hémorragies et de lésions de la muqueuse gastrique et intestinale.

Par conséquent, l’administration simultanée de NEARTHRIN avec ces médicaments n’est pas recommandée (voir sections «

Faites attention avec NEARTHRIN » et 4 « Quels sont les effets indésirables éventuels ?»).

Les femmes portant un dispositif intra-utérin (DIU), plus connu sous le nom de stérilet, doivent en informer leur médecin car

l'efficacité des DIU peut être altérée par la prise concomitante d'anti-inflammatoires non stéroïdiens.

Si vous avez des doutes sur la prise d'autres médicaments avec NEARTHRIN, consultez votre médecin ou votre pharmacien.

Interactions avec les aliments et les boissons

Sans objet.

Interactions avec les produits de phytothérapie ou thérapies alternatives

Sans objet.

Utilisation pendant la grossesse et l'allaitement

Grossesse et allaitement

NEARTHRIN ne doit PAS être pris en cas de grossesse ou d'allaitement. Demandez conseil à votre médecin ou à votre

pharmacien avant de prendre ce médicament (ou un autre) si vous êtes enceinte, si vous prévoyez de l'être ou si vous allaitez.

Sportifs

Sans objet.

Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines

Conduite de véhicules et utilisation de machines :

NEARTHRIN peut légèrement affecter votre capacité à conduire des véhicules ou à utiliser des machines, en raison de la

possibilité d'effets indésirables tels que vertiges, somnolence et vision floue.

Si vous remarquez de tels effets, ne conduisez pas et n'utilisez pas de machine jusqu'à ce que les symptômes aient disparu.

Demandez conseil à votre médecin.

Liste des excipients à effet notoire

Sans objet.

3. COMMENT PRENDRE NEARTHRIN 15 mg/1,5 ml, solution injectable ?

Instructions pour un bon usage

Sans objet.

Posologie, Mode et/ou voie(s) d'administration, Fréquence d'administration et Durée du traitement

Voie intra-musculaire.

L’injection doit être réalisée uniquement par un professionnel de santé. Le traitement doit être limité à une injection par jour

pour l’initiation du traitement mais peut être prolongé dans certains cas exceptionnels (quand la voie orale et la voie rectale ne

sont pas possibles) pendant 2 à 3 jours maximum.

NE PAS DEPASSER LA POSOLOGIE DE 15 mg/ JOUR.

Les injections doivent être faites d'une façon rigoureusement aseptique dans la partie externe du quadrant supéro-externe de

la fesse, par injection intra-musculaire profonde et lentement. En cas d’injections répétées, il est recommandé d’alterner le

côté droit et le côté gauche. Avant d’injecter, il est important de vérifier que la pointe de l’aiguille n’est pas dans un vaisseau.

En cas de fortes douleurs au moment de l’injection, arrêter celle-ci immédiatement.

En cas de prothèse de hanche, l’injection doit être faite du côté opposé.

Veuillez contacter votre médecin ou votre pharmacien si vous ne savez pas exactement comment prendre ce médicament ou

si vous trouvez que l'effet de NEARTHRIN est trop fort ou trop faible.

Informations pour les sujets âgés et les patients présentant une insuffisance hépatique ou rénale

Chez les sujets âgés, la dose recommandée est de 7,5 mg par jour. Aussi, chez les patients présentant un risque accru

d’effets indésirables, le traitement devra débuter à la posologie de 7,5 mg de méloxicam par jour.

Si vous avez une insuffisance rénale grave et que vous êtes dialysé, la dose maximum de NEARTHRIN devra être de 7,5 mg

par jour.

Ce médicament existe sous d’autres formes et dosages qui peuvent être plus appropriés à votre traitement.

Symptômes et instructions en cas de surdosage

Si vous avez pris plus de NEARTHRIN que vous n’auriez dû :

Les symptômes de surdosage sont habituellement limités à une léthargie, une somnolence, des nausées, des vomissements

et des douleurs dans l’estomac. Ces symptômes sont généralement réversibles.

Cependant, un surdosage sévère peut entraîner des effets indésirables graves (voir section 4 « Quels sont les effets

indésirables éventuels ?»). Prenez immédiatement un avis médical si la dose prescrite a été dépassée.

Instructions en cas d'omission d'une ou de plusieurs doses

Si vous oubliez de prendre NEARTHRIN :

Ne prenez pas de dose double pour compenser la dose simple que vous avez oublié de prendre.

Risque de syndrome de sevrage

Sans objet.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?

Description des effets indésirables

Comme tous les médicaments, NEARTHRIN est susceptible d'avoir des effets indésirables, bien que tout le monde n’y soit

pas sujet.

Les médicaments tels que NEARTHRIN pourraient augmenter le risque de crise cardiaque (« infarctus du myocarde) ou

d’accident vasculaire cérébral.

Informez immédiatement votre médecin si au début de votre traitement vous notez des effets indésirables gastro-intestinaux

(ex. : douleurs de l’estomac, brûlures d’estomac), et si vous avez souffert de tels effets indésirables dans le passé liés à

l’utilisation prolongée d’anti-inflammatoires non stéroïdiens, et particulièrement si vous êtes âgé.

Arrêtez immédiatement votre traitement dès que vous remarquez l’apparition d’un rash cutané, de toute lésion à la surface des

muqueuses (ex. : de la muqueuse tapissant l'intérieur de la bouche), ou de tout signe d’allergie.

La liste ci-dessous inclut tous les effets indésirables connus observés lors des traitements avec le méloxicam, y compris ceux

présentés par des sujets ayant pris une dose supérieure à la posologie conseillée ou suivi un traitement prolongé. Ils ont été

classés en fonction de l’importance de leur fréquence en utilisant la classification suivante :

Fréquent : moins de 1 sur 10, mais plus de 1 sur 100 patients traités (1 - 10%)

Peu fréquent : moins de 1 sur 100, mais plus de 1 sur 1000 patients traités (0.1 - 1%)

Rare : moins de 1 sur 1000, mais plus de 1 sur 10.000 patients traités (0.01 - 0.1%)

Les effets indésirables fréquents sont :

Anémie (réduction de la concentration en hémoglobine (pigment rouge du sang), étourdissements, maux de tête, gêne au

niveau du haut de l’abdomen, nausées et vomissements, maux d’estomac, constipation, flatulences, diarrhées,

démangeaisons, rash cutané, œdème (rétention d’eau dans les tissus), y compris œdème des membres inférieurs.

Les effets indésirables peu fréquents sont :

Diminution du nombre de plaquettes sanguines et du nombre de globules blancs, vertiges, acouphènes (bourdonnements

d’oreilles), somnolence, palpitations, augmentation de la pression artérielle, rougeurs, éruption papuleuse (urticaire),

accumulation ou rétention sodique et hydrique dans le corps, concentration élevée de potassium dans le sang

(hyperkaliémie), anomalies transitoires des tests biologiques hépatiques (ex. : élévation des taux de transaminases ou de la

bilirubine), anomalies des tests biologiques rénaux (ex. : élévation de la créatinine ou de l’urée sanguine), saignements

gastro-intestinaux, ulcères de l’estomac, œsophagite, stomatite, éructation.

Les effets indésirables rares sont :

Réactions allergiques soudaines et graves, humeur instable, insomnie, cauchemars, confusion, désorientation, troubles de la

vue y compris une vision floue, conjonctivite (inflammation de la conjonctive), perforations gastro-intestinales, gastrite, colite,

crises d’asthme chez certains sujets allergiques à l’aspirine ou à d’autres anti-inflammatoires non stéroïdiens, hépatite

(inflammation du foie), graves réactions cutanées (syndrome de Stevens-Johnson, nécrose épidermique toxique/ syndrome de

Lyell), gonflement de la peau et/ou des muqueuses (angioedème), réactions bulleuses telles que l’érythème polymorphe,

photosensibilité (réactions cutanées déclenchées par une exposition à la lumière), insuffisance rénale aiguë chez certains

patients à risque.

Des cas isolés de perte totale de certaines cellules sanguines (agranulocytose) ont été rapportés. D’autre part, des cas isolés

d’inflammation des reins (néphrite interstitielle) et de certaines maladies rénales (nécrose tubulaire aiguë, syndrome

néphrotique, nécrose des papilles rénales) ont été rapportés (lors de traitements avec d’autres anti-inflammatoires non

stéroïdiens, mais non observés avec NEARTHRIN).

Si vous remarquez des effets indésirables non mentionnés dans cette notice, ou si certains effets indésirables deviennent

graves, veuillez en informer votre médecin ou votre pharmacien.

5. COMMENT CONSERVER NEARTHRIN 15 mg/1,5 ml, solution injectable ?

Tenir hors de la portée et de la vue des enfants.

Date de péremption

Ne pas utiliser après la date de péremption.

Conditions de conservation

Conserver les ampoules dans l'emballage extérieur, à l'abri de la lumière.

Si nécessaire, mises en garde contre certains signes visibles de détérioration

Sans objet.

Les médicaments ne doivent pas être jetés au tout à l’égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien

ce qu’il faut faire des médicaments inutilisés. Ces mesures permettront de protéger l’environnement.

6. INFORMATIONS SUPPLEMENTAIRES

Liste complète des substances actives et des excipients

Que contient NEARTHRIN 15 mg/1,5 ml, solution injectable ?

La substance active est :

Méloxicam......................................................................................................................................... 15 mg

Pour une ampoule de 1,5 ml.

Les autres composants sont

Méglumine, glycofurol, poloxamère 188, chlorure de sodium, glycine, hydroxyde de sodium, eau pour préparations

injectables.

Forme pharmaceutique et contenu

Qu’est ce que NEARTHRIN 15 mg/1,5 ml, solution injectable ?

Ce médicament se présente sous forme d'une solution injectable en boîte de 1, 2, 3, 5, 30 ou 50 ampoules de 1,5 ml.

Nom et adresse du titulaire de l'autorisation de mise sur le marché et du titulaire de l'autorisation de fabrication responsable

de la libération des lots, si différent

Titulaire

PLURIPHARM

37-39 rue Boissière

75116 PARIS

Exploitant

BOEHRINGER INGELHEIM FRANCE

37-39 rue Boissière

75116 PARIS

Fabricant

BOEHRINGER INGELHEIM PHARMA GmbH & Co.KG

Binger Strasse 173

55216 Ingelheim am Rhein

ALLEMAGNE

BOEHRINGER INGELHEIM HELLAS S.A

5° km Paianias - Markopoulou

124 00 KOROPI, ATTICA

GRECE

BOEHRINGER INGELHEIM ESPANA S.A.

CRTA. BP-1503 RUBI A SANT CUGAT

SECTOR TURO DE CAN MATAS

PRAT DE LA RIBA, S/N

08190 SAINT CUGAT DEL VALLES

ESPAGNE

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen

Ce médicament est autorisé dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen sous les noms suivants :

Conformément à la réglementation en vigueur.

Date d’approbation de la notice

La dernière date à laquelle cette notice a été approuvée est le {date}.

AMM sous circonstances exceptionnelles

Sans objet.

Informations Internet

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de l’Afssaps (France).

Informations réservées aux professionnels de santé

Sans objet.

Autres

Sans objet.

RÉSUMÉ DES CARACTÉRISTIQUES DU PRODUIT

ANSM - Mis à jour le : 04/02/2008

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT

NEARTHRIN 15 mg/1,5 ml, solution injectable

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

Méloxicam......................................................................................................................................... 10 mg

Pour 1 ml.

Une ampoule de 1,5 ml contient 15 mg de méloxicam sous forme d'énolate (formé in situ lors de la fabrication).

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE

Solution injectable.

Solution de couleur jaune à verdâtre.

4. DONNEES CLINIQUES

4.1. Indications thérapeutiques

Traitement symptomatique de courte durée des poussées aiguës de polyarthrite rhumatoïde et de spondylarthrite

ankylosante, lorsque la voie orale et la voie rectale ne peuvent être utilisées.

4.2. Posologie et mode d'administration

Voie intra-musculaire.

1 ampoule de 15 mg, une fois par jour.

NE PAS DÉPASSER LA POSOLOGIE DE 15 mg/JOUR.

Le traitement sera normalement limité à une seule injection pour l’initiation du traitement, avec une durée maximale de 2 à 3

jours dans des cas exceptionnels (par exemple, lorsque la voie orale et la voie rectale ne peuvent être utilisées).

La survenue d’effets indésirables peut être minimisée par l’utilisation de la dose la plus faible possible pendant la durée de

traitement la plus courte nécessaire au soulagement des symptômes (voir rubrique 4.4).

La nécessité du traitement symptomatique et son efficacité thérapeutique pour le patient doivent être réévaluées

périodiquement.

Populations particulières

Sujets âgés et patients présentant un risque accru d’effets indésirables (voir rubrique 5.2)

Chez le sujet âgé, la dose recommandée est de 7,5 mg/jour. Chez les patients présentant un risque accru d'effets

indésirables, le traitement devra débuter à la posologie de 7,5 mg par jour (1/2 ampoule à 15 mg) (voir rubrique 4.4).

Insuffisance rénale (voir rubrique 5.2)

Chez l'insuffisant rénal hémodialysé, la posologie ne doit pas dépasser 7,5 mg/jour (1/2 ampoule à 15 mg). Aucune

réduction de posologie n'est nécessaire chez les patients présentant une insuffisance rénale légère à modérée (soit des

patients avec une clairance de la créatinine de plus de 25 ml/min) (pour les patients présentant une insuffisance rénale

sévère non dialysée, voir rubrique 4.3).

Insuffisance hépatique (voir rubrique 5.2)

Aucune réduction de posologie n'est nécessaire chez les patients présentant une insuffisance hépatique légère à modérée

(pour les patients présentant une insuffisance hépatique sévère, voir rubrique 4.3).

Enfants :

NEARTHRIN ne doit pas être administré chez les enfants de moins de 18 ans.

Mode d'administration

Les injections doivent être faites d'une façon rigoureusement aseptique dans la partie externe du quadrant supéro-externe

de la fesse, profondément et lentement. Lorsqu'elles sont répétées, il est recommandé de changer de côté à chaque

injection. Il est important d'aspirer avant d'injecter, afin de s'assurer que la pointe de l'aiguille n'est pas dans un vaisseau.

En cas de fortes douleurs au moment de l'injection, arrêter celle-ci immédiatement.

En cas de prothèse de hanche, l'injection doit être faite du côté opposé.

4.3. Contre-indications

Ce médicament est contre-indiqué dans les cas suivants :

Grossesse et allaitement (voir rubrique 4.6) ;

Hypersensibilité au méloxicam ou à l’un des excipients, ou hypersensibilité aux molécules d’activité proche telles que

autres AINS, aspirine. NEARTHRIN ne doit pas être administré aux patients ayant développé des phénomènes d’asthme, de

polypes nasaux, d’œdème de Quincke ou d’urticaire après administration d’aspirine ou d’autres AINS ;

Antécédents d’hémorragie ou de perforation digestive au cours d’un précédent traitement par AINS ;

Ulcère peptique évolutif, antécédents d’ulcère peptique ou d’hémorragie récurrente (2 épisodes distincts ou plus

d’hémorragie ou d’ulcération objectivés) ;

Hémorragies gastro-intestinales, cérébrales ou de toute autre nature ;

Insuffisance hépato-cellulaire sévère ;

Insuffisance rénale sévère non dialysée ;

Insuffisance cardiaque sévère ;

Troubles de l’hémostase ou traitement anticoagulant en cours (contre-indications liées à la voie intra-musculaire).

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

La survenue d’effets indésirables peut être minimisée par l’utilisation de la dose la plus faible possible pendant la durée de

traitement la plus courte nécessaire au soulagement des symptômes (voir rubrique 4.2 et les paragraphes

effets gastro-

intestinaux

effets cardiovasculaires et cérébrovasculaires

ci dessous).

En cas d’effet thérapeutique insuffisant, il ne faut pas dépasser la dose maximale recommandée, ni associer le traitement à

un autre AINS, en raison du risque d'augmentation de la toxicité sans avantage thérapeutique prouvé.

L’utilisation concomitante de NEARTHRIN avec d’autres AINS, y compris les inhibiteurs sélectifs de la cyclooxygénase 2

(cox-2), doit être évitée.

En l’absence d’amélioration après plusieurs jours, le bénéfice du traitement doit être réévalué.

En cas d’antécédents d'oesophagite, de gastrite et/ou d'ulcères gastro-duodénaux, il est recommandé de s’assurer de la

guérison complète de ces affections avant d’instaurer le traitement par le méloxicam. Chez les patients traités par le

méloxicam et présentant des antécédents de ce type, surveiller systématiquement toute éventuelle apparition de récidives.

Effets gastro-intestinaux

Des hémorragies, ulcérations ou perforations gastro-intestinales parfois fatales, ont été rapportées avec tous les AINS, à

n'importe quel moment du traitement, sans qu'il y ait eu nécessairement de signes d’alerte ou d'antécédents d’effets

indésirables gastro-intestinaux graves.

Le risque d’hémorragie, d’ulcération ou de perforation gastro-intestinale augmente avec la dose utilisée chez les patients

présentant des antécédents d’ulcère, en particulier en cas de complication à type d’hémorragie ou de perforation (voir

rubrique 4.3) ainsi que chez le sujet âgé. Chez ces patients, le traitement doit être débuté à la posologie la plus faible

possible. Un traitement protecteur de la muqueuse (par exemple misoprostol ou inhibiteur de la pompe à protons) doit être

envisagé pour ces patients, comme pour les patients nécessitant un traitement par de faible dose d’aspirine ou traités par

d’autres médicaments susceptibles d’augmenter le risque gastro-intestinal (voir ci dessous et rubrique 4.5).

Les patients présentant des antécédents gastro-intestinaux, surtout s’il s’agit de patients âgés, doivent signaler tout

symptôme abdominal inhabituel (en particulier les saignements gastro-intestinaux), notamment en début de traitement.

Une attention particulière doit être portée aux patients recevant des traitements associés susceptibles d’augmenter le risque

d’ulcération ou d’hémorragie, comme les corticoïdes administrés par voie orale, les anticoagulants oraux tels que la

warfarine, les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) et les antiagrégants plaquettaires comme l’aspirine

(voir rubrique 4.5).

En cas d’apparition d’hémorragie ou d’ulcération survenant chez un patient recevant NEARTHRIN, le traitement doit être

arrêté.

Les AINS doivent être administrés avec prudence et sous étroite surveillance chez les malades présentant des antécédents

de maladies gastro-intestinales (recto-colite hémorragique, maladie de Crohn), en raison d’un risque d’aggravation de la

pathologie (voir rubrique 4.8).

Effets cardiovasculaires et cérébrovasculaires

Une surveillance adéquate et des recommandations sont requises chez les patients présentant des antécédents

d’hypertension et/ou d’insuffisance cardiaque légère à modérée, des cas de rétention hydrosodée et d’œdème ayant été

rapportés en association au traitement par AINS.

Des études cliniques et des données épidémiologiques suggèrent que l’utilisation de certains AINS (surtout lorsqu’ils sont

utilisés à doses élevées et sur une longue durée) peut être associée à une légère augmentation du risque d’événements

thrombotiques artériels (par exemple, infarctus du myocarde ou accident vasculaire cérébral). Les données sont

actuellement insuffisantes pour écarter cette augmentation du risque pour le méloxicam.

Les patients présentant une hypertension non contrôlée, une insuffisance cardiaque congestive, une cardiopathie

ischémique, une maladie artérielle périphérique, et/ou ayant un antécédent d’accident vasculaire cérébral (y compris

l’accident ischémique transitoire) ne devront être traités par le méloxicam qu’après un examen attentif.

Une attention similaire doit être portée avant toute initiation d’un traitement à long terme chez les patients présentant des

facteurs de risques pour les pathologies cardiovasculaires (comme une hypertension, une hyperlipidémie, un diabète ou une

consommation tabagique).

Réactions cutanées

Des réactions cutanées graves, dont certaines d’évolution fatale, incluant des dermatites exfoliatives, des syndromes de

Stevens-Johnson et des syndromes de Lyell ont été très rarement rapportées lors de traitements par AINS (voir rubrique 4.8).

L’incidence de ces effets indésirables semble plus importante en début de traitement, le délai d’apparition se situant, dans la

majorité des cas, pendant le premier mois de traitement. NEARTHRIN devra être arrêté dès l’apparition d’un rash cutané, de

lésions des muqueuses ou de tout autre signe d’hypersensibilité.

Insuffisance rénale fonctionnelle

Les AINS peuvent induire une insuffisance rénale fonctionnelle par réduction de la filtration glomérulaire, en raison de leur

action inhibitrice sur l’effet vasodilatateur des prostaglandines rénales. Cet effet indésirable est dose-dépendant. Une

surveillance étroite de la diurèse et de la fonction rénale est recommandée lors de l’initiation du traitement ou en cas

d’augmentation de la dose chez les patients présentant les facteurs de risque suivants :

patient âgé,

traitements concomitants par des inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine, antagonistes de l’angiotensine II,

sartans, diurétiques (voir rubrique 4.5),

hypovolémie (quelle qu’en soit la cause),

insuffisance cardiaque congestive,

insuffisance rénale,

syndrome néphrotique,

néphropathie lupique,

insuffisance hépatique sévère (albumine sérique < 25g/l ou score de Child-Pugh ≥ 10).

Dans de rares cas, les AINS peuvent entraîner une néphrite interstitielle, une glomérulonéphrite, une nécrose médullaire

rénale ou un syndrome néphrotique.

Rétention sodique et hydrique

Rétention sodique et hydrique avec possibilité d’œdème, d’hypertension artérielle ou d’aggravation d’une hypertension

préexistante, ou d’aggravation d’une insuffisance cardiaque. Une surveillance clinique est nécessaire dès le début du

traitement en cas d’hypertension artérielle ou d’insuffisance cardiaque. Une diminution de l’effet des médicaments anti-

hypertenseurs peut survenir (voir rubrique 4.5).

Une possible aggravation de l’état des patients insuffisants cardiaques ou hypertendus peut être observée avec les AINS

suite à une rétention sodique, potassique et hydrique et une interférence sur les effets natriurétiques des diurétiques (voir

rubriques 4.2 et 4.3).

Hyperkaliémie

Une hyperkaliémie peut être favorisée en cas de diabète ou lors de traitement concomitant par des médicaments connus

pour leur effet hyperkaliémant (voir rubrique 4.5). Une surveillance régulière des taux de potassium est recommandée dans

ces cas.

Sujets âgés

Les effets indésirables sont souvent plus mal tolérés chez les sujets âgés, fragiles ou affaiblis qui nécessitent donc une

surveillance accrue. Comme avec les autres AINS, la prudence est de rigueur chez les sujets âgés, dont les fonctions

rénale, hépatique et cardiaque sont fréquemment altérées.

Les sujets âgés présentent un risque accru d’effets indésirables aux AINS, en particulier d’hémorragie gastro-intestinale et

de perforations pouvant être fatales (voir rubrique 4.2).

Comme avec la plupart des AINS, des élévations occasionnelles des taux des transaminases sériques, des augmentations

de la bilirubinémie ou d'autres indicateurs des fonctions hépatiques, des augmentations de la créatininémie et de l'acide

urique et des troubles d’autres paramètres biologiques ont été observés. Dans la majorité des cas, il s'agissait d'anomalies

transitoires et discrètes. Si l'anomalie s'avère significative ou persistante, il faut interrompre l'administration du méloxicam et

prescrire les examens appropriés.

Comme tout AINS, le méloxicam peut masquer les symptômes d’une infection sous-jacente.

Comme pour tout AINS administré par voie intra-musculaire, des abcès et des nécroses pourraient survenir au niveau du

site d’injection.

Le méloxicam, comme tout médicament inhibiteur de la synthèse des cyclooxygénases et des prostaglandines, peut altérer

la fertilité. Son utilisation n’est pas recommandée chez les femmes qui souhaitent concevoir. Chez les femmes qui

présentent des difficultés pour concevoir, ou chez lesquelles des investigations sur la fonction de reproduction sont en cours,

un arrêt du traitement par le méloxicam doit être envisagé.

Ce médicament contient moins d’un mmol de sodium (23 mg) par ampoule.

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

Interactions pharmacodynamiques

Autres AINS, y compris les salicylés (aspirine > 3 grammes/jour)

L'administration de plusieurs AINS à la fois peut accroître le risque d'ulcères et d’hémorragies gastro-intestinaux, par effet

synergique.

L’administration simultanée de méloxicam avec d’autres AINS n’est pas recommandée (voir rubrique 4.4).

Corticoïdes administrés par voie orale :

Augmentation du risque d’ulcération et d’hémorragie gastro-intestinale (voir rubrique 4.4).

Anticoagulants oraux

Risque accru d’hémorragie, par inhibition de la fonction plaquettaire et agression de la muqueuse gastro-duodénale.

Les AINS sont susceptibles de majorer les effets des anticoagulants, comme la warfarine (voir rubrique 4.4).

L’administration concomitante d’AINS et d’anticoagulants oraux n’est pas recommandée (voir rubrique 4.4).

Une surveillance étroite de l’INR est nécessaire si l’association ne peut être évitée.

Thrombolytiques et anti-agrégants plaquettaires

Risque accru d’hémorragie, par inhibition de la fonction plaquettaire et agression de la muqueuse gastro-duodénale.

Inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) :

Augmentation du risque d’hémorragie gastro-intestinale (voir rubrique 4.4).

Diurétiques, inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine et antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II

Les AINS peuvent réduire l’effet des diurétiques et d’autres agents antihypertenseurs. Chez certains patients présentant une

fonction rénale altérée (par exemple des patients déshydratés ou certains patients âgés), l’association d’un inhibiteur de

l’enzyme de conversion de l’angiotensine ou d’un antagoniste des récepteurs de l’angiotensine II à des traitements inhibant

la cyclo-oxygénase peut entraîner une nouvelle détérioration de la fonction rénale, y compris une insuffisance rénale aiguë,

généralement réversible. En conséquence, toute association de ce type doit être administrée avec prudence, en particulier

chez le sujet âgé. Les patients doivent être suffisamment hydratés et une surveillance de la fonction rénale doit être

envisagée lors de l’initiation du traitement concomitant puis à intervalles réguliers (voir rubrique 4.4).

Autres agents anti-hypertenseurs (y compris les bêta-bloquants)

Comme dans le cas des inhibiteurs de l’enzyme de conversion et des antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II, une

diminution de l’effet anti-hypertenseur des bêta-bloquants peut survenir (due à l’inhibition des prostaglandines à effet

vasodilatateur).

Ciclosporine

Les AINS peuvent accroître la néphrotoxicité de la ciclosporine, par le biais d’effets dépendant des prostaglandines rénales.

En cas d’association, la fonction rénale doit être surveillée, en particulier chez le sujet âgé.

Dispositifs intra-utérins

Les AINS peuvent diminuer l’efficacité des dispositifs intra-utérins. Cette diminution de l’efficacité des dispositifs intra-utérins

préalablement rapportée pour des traitements par AINS nécessite toutefois d’être confirmée.

Interactions pharmacocinétiques (effet du méloxicam sur la pharmacocinétique d’autres médicaments)

Lithium

Les AINS augmentent la lithiémie par diminution de l’excrétion rénale de lithium qui peut atteindre des valeurs toxiques.

L’administration concomitante de lithium et d’AINS n’est pas recommandée (voir rubrique 4.4). Si cette association ne peut

être évitée, une surveillance étroite de la lithiémie est nécessaire lors de l’initiation, au cours et à l’arrêt du traitement par le

méloxicam.

Méthotrexate

Les AINS peuvent réduire l’excrétion tubulaire du méthotrexate entraînant une augmentation des concentrations

plasmatiques en méthotrexate. En conséquence, l’administration d’AINS n’est pas recommandée chez les patients traités

par de fortes doses de méthotrexate (plus de 15 mg/semaine) (voir rubrique 4.4).

Ce risque d’interaction entre les AINS et le méthotrexate doit également être pris en compte chez les patients traités par des

doses plus faibles de méthotrexate, en particulier en cas d’altération de la fonction rénale.

En cas d’association, une surveillance de la numération sanguine et de la fonction rénale sont nécessaires. Des précautions

particulières s’imposent en cas d’administration simultanée du méthotrexate et de l’AINS sur trois jours consécutifs, en

raison du risque de toxicité liée à l’augmentation des taux plasmatiques de méthotrexate.

Bien que la pharmacocinétique du méthotrexate (15 mg/semaine) ne soit pas significativement modifiée par l’administration

concomitante de méloxicam, il faut tenir compte du risque d’augmentation de la toxicité hématologique du méthotrexate en

cas d’administration d’AINS (voir plus haut) (voir rubrique 4.8).

Interactions pharmacocinétiques (effet d’autres médicaments sur la pharmacocinétique du méloxicam)

Cholestyramine

La cholestyramine accélère l’élimination du méloxicam en stoppant la circulation entérohépatique. Cet effet entraîne une

augmentation de la clairance du méloxicam de 50 % et une diminution de la demi-vie à 13±3 heures. Cette interaction

présente une significativité clinique.

Aucune interaction pharmacocinétique directe, présentant une significativité clinique, n’a été détectée avec les antiacides, la

cimétidine ou la digoxine.

4.6. Grossesse et allaitement

Grossesse

L'inhibition de la synthèse des prostaglandines peut avoir un effet délétère sur la grossesse et/ou le développement

embryonnaire ou fœtal. Les données issues des études épidémiologiques, suite à l'utilisation d'un inhibiteur de la synthèse

des prostaglandines au premier stade de la grossesse, suggèrent une augmentation du risque de fausse-couche, de

malformation cardiaque et de la paroschisis. Le risque absolu de malformation cardiaque est augmenté de moins de 1 % à

environ 1,5 %. Ce risque est supposé augmenter en fonction de la dose et de la durée du traitement.

Chez l'animal, l'administration d'un inhibiteur de la synthèse des prostaglandines entraîne une augmentation des pertes pré-

et post-implantatoires et de la mortalité embryo-fœtale. De plus, une augmentation de l'incidence de diverses malformations,

y compris cardiovasculaires, a été observée chez des animaux ayant reçu un inhibiteur de la synthèse des prostaglandines

au cours de la période d'organogénèse.

A moins d'une nécessité clairement établie, l'utilisation du méloxicam est à éviter au cours du premier et du deuxième

trimestre de la grossesse.

En cas d'utilisation du méloxicam chez une femme souhaitant concevoir, ou au cours du premier ou du deuxième trimestre

de la grossesse, la dose et la durée du traitement doivent être maintenues aussi faibles que possible.

Au cours du troisième trimestre, tous les inhibiteurs de la synthèse des prostaglandines peuvent exposer :

le fœtus

à une toxicité cardiopulmonaire (avec fermeture prématurée du canal artériel et hypertension pulmonaire),

à une altération de la fonction rénale pouvant progresser vers une insuffisance rénale avec oligohydramnios.

La mère et l'enfant, à la fin de la grossesse :

à une augmentation du temps de saignement, un effet anti-agrégant, pouvant survenir même à très faible dose,

à une inhibition des contractions utérines entraînant un travail retardé ou prolongé.

En conséquence, le méloxicam est contre-indiqué au cours du troisième trimestre de la grossesse.

Allaitement

Bien qu'aucune donnée spécifique ne soit disponible pour le méloxicam, les AINS sont connus pour passer dans le lait

maternel. L'administration du méloxicam est contre-indiquée en cas d'allaitement.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Aucune étude spécifique sur l'aptitude à conduire et à utiliser des machines n'a été effectuée.

Cependant, compte tenu de son profil pharmacodynamique et des effets indésirables rapportés, il est peu probable que le

méloxicam affecte l'aptitude à conduire ou à utiliser des machines. Toutefois, en cas de survenue de troubles de la vision, de

somnolence, de vertiges ou autres troubles du système nerveux central, il est recommandé de s'abstenir de conduire ou

d'utiliser des machines.

4.8. Effets indésirables

a) Description générale

Des études cliniques et des données épidémiologiques suggèrent que l’utilisation de certains AINS (surtout lorsqu’ils sont

utilisés à doses élevées et sur une longue durée) peut être associée à une légère augmentation du risque d’évènement

thrombotique artériel (par exemple, infarctus du myocarde ou accident vasculaire cérébral) (Voir rubrique 4.4).

Œdème, hypertension et insuffisance cardiaque ont été rapportés en association au traitement par AINS.

Les effets indésirables les plus fréquemment observés sont de nature gastro-intestinale. Des ulcères peptiques, perforations

ou hémorragies gastro-intestinales, parfois fatales, peuvent survenir, en particulier chez le sujet âgé, (voir rubrique 4.4). Des

nausées, vomissements, diarrhées, flatulences, constipation, dyspepsie, stomatite ulcérative, douleur abdominale, melæna,

hématémèse, exacerbation d’une recto-colite ou d’une maladie de Crohn (voir rubrique 4.4) ont été rapportées à la suite de

l’administration d’AINS. Moins fréquemment, des gastrites ont été observées.

Les fréquences des évènements rapportés ci-dessous sont basées sur les taux de survenue des effets indésirables

observés lors des essais cliniques. Les données sont issues d’essais cliniques réalisés sur 3750 patients traités par des

doses orales quotidiennes de 7,5 ou 15 mg de méloxicam sous forme de comprimés ou de gélules sur des périodes allant

jusqu’à 18 mois (durée moyenne de traitement 127 jours).

Les effets indésirables mis en évidence lors de notifications spontanées après la mise sur le marché du produit sont

également mentionnés.

Les effets indésirables ont été classés en fonction de leur incidence en utilisant la classification suivante :

Très fréquent (³ 1/10) ; fréquent (³ 1/100, < 1/10) ; peu fréquent (³ 1/1000, < 1/100) ; rare (³ 1/10 000, < 1/1000) ; très rare (<

1/10 000).

b) Tableau des effets indésirables

Troubles sanguins et du système lymphatique

Fréquent : Anémie

Peu fréquent : Anomalies de la numération de la formule sanguine : leucopénie, trombopénie, agranulocytose (voir section c)

Informations concernant des cas individuels graves ou des réactions particulièrement fréquentes).

Troubles du système immunitaire

Rare : Réactions anaphylactiques/anaphylactoïdes.

Troubles psychiatriques

Rare : Troubles de l’humeur, insomnie, cauchemars.

Troubles du système nerveux

Fréquent : Sensations ébrieuses, céphalées.

Peu fréquent : Vertiges, acouphènes, somnolence.

Rare : Confusion.

Troubles oculaires

Rare : Troubles de la vue, notamment vision floue.

Troubles cardiaques

Peu fréquent : Palpitations.

Troubles vasculaires

Peu fréquent : Augmentation de la pression artérielle (voir rubrique 4.4), flush.

Troubles respiratoires, thoraciques et médiastinaux

Rare : Crises d’asthme chez certains sujets allergiques à l’aspirine ou à d’autres AINS.

Troubles gastro-intestinaux

Fréquent : dyspepsies, nausées, vomissements, douleurs abdominales, constipation, flatulence, diarrhées.

Peu fréquent : saignements gastro-intestinaux, ulcères gastro-duodénaux, oesophagite, stomatite.

Rare : Perforations gastro-intestinales, gastrite, colite.

Les ulcères gastro-duodénaux, les perforations et saignements gastro-intestinaux lorsqu’ils surviennent peuvent parfois être

sévères, en particulier chez le sujet âgé (voir rubrique 4.4).

Troubles hépato-biliaires

Rare : Hépatite.

Troubles cutanés et du tissu sous-cutané

Fréquent : Prurit, éruption cutanée.

Peu fréquent : Urticaire.

Rare : Syndrome de Stevens-Johnson et syndrome de Lyell, œdème de Quincke, réactions bulleuses telles qu’érythème

polymorphe, réactions de photosensibilité.

Troubles rénaux et des voies urinaires

Peu fréquent : Rétention sodique et hydrique, hyperkaliémie (voir rubriques 4.4 et 4.5).

Rare : Insuffisance rénale fonctionnelle aiguë chez certains patients à risque (voir rubrique 4.4).

Troubles généraux et anomalies au site d’administration

Fréquent : Œdème, y compris œdème des membres inférieurs.

Peu fréquent : Douleur au point d’injection.

Investigations

Peu fréquent : Anomalies transitoires des tests biologiques hépatiques (par exemple, élévation des transaminases ou de la

bilirubine).

Peu fréquent : Anomalies des tests biologiques rénaux (par exemple élévation de la créatinine ou de l’urée sanguines).

c) Informations concernant des cas individuels graves ou des réactions particulièrement fréquentes

Des cas isolés d’agranulocytose ont été rapportés chez des patients traités par méloxicam et d’autres médicaments

potentiellement myelotoxiques (voir rubrique 4.5).

d) Effets indésirables non observés à ce jour avec le médicament, mais généralement connus pour être liés à

l’administration d’autres produits de la même classe

Lésions rénales organiques entraînant une insuffisance rénale aiguë : des cas isolés de néphrite interstitielle, nécrose

tubulaire aiguë, syndrome néphrotique et nécrose des papilles rénales ont été rapportés (voir rubrique 4.4).

4.9. Surdosage

En cas de surdosage aigu aux AINS, les symptômes sont limités à une léthargie, une somnolence, des nausées, des

vomissements, des douleurs épigastriques, généralement réversibles avec un traitement adapté. Des hémorragies gastro-

intestinales peuvent survenir. Un surdosage sévère peut conduire à une hypertension, une insuffisance rénale aiguë, une

atteinte hépatique, une détresse respiratoire, un coma, des convulsions, un collapsus cardio-vasculaire et un arrêt

cardiaque. Des réactions anaphylactoïdes ont été rapportées au cours de traitements par AINS et peuvent survenir en cas de

surdosage.

En cas de surdosage aux AINS, un traitement symptomatique adapté doit être instauré. Lors d'un essai clinique, une

accélération de l'élimination du méloxicam a été mise en évidence suite à l'administration par voie orale de cholestyramine

(4 g, 3 fois par jour).

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

5.1. Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique : Anti-inflammatoire non stéroïdien, Oxicam, code ATC : M01AC06.

Le méloxicam est un anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS) de la famille des oxicams, doté de propriétés anti-

inflammatoires, analgésiques et antipyrétiques.

L'activité anti-inflammatoire du méloxicam a été démontrée dans des modèles classiques d'inflammation. Comme avec les

autres AINS, son mécanisme d'action précis reste inconnu.

Cependant, il existe au moins un mode d'action commun à tous les AINS, y compris le méloxicam : l'inhibition de la

biosynthèse des prostaglandines, médiateurs connus de l'inflammation.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques

Absorption

Le méloxicam est totalement absorbé après injection intra-musculaire. En comparaison à la voie orale, la biodisponibilité

relative est proche de 100 %. Aucune adaptation de dose n'est nécessaire en cas de passage de la forme injectable à une

formulation destinée à la voie orale. Après injection intra-musculaire d'une dose de 15 mg, la concentration plasmatique

maximale est de l'ordre de 1,62 mg/l, elle est atteinte en 60 minutes environ.

Distribution

Le méloxicam est très fortement lié aux protéines plasmatiques, essentiellement à l'albumine (99 %). Il pénètre dans le

liquide synovial où il atteint des concentrations correspondant environ à la moitié de la concentration plasmatique. Le

volume de distribution est faible, de 11 litres en moyenne. Les variations interindividuelles sont de l'ordre de 30 à 40 %.

Métabolisme

Le méloxicam est métabolisé de façon intense au niveau hépatique. Quatre métabolites différents, tous

pharmacologiquement inactifs, ont été identifiés dans l'urine. Le métabolite principal, le 5'-carboxyméloxicam (correspondant

à 60 % de la dose) est formé par oxydation d'un métabolite intermédiaire, le 5'-hydroxyméthylméloxicam, qui est également

excrété dans une moindre mesure (correspondant à 9 % de la dose). Des études in vitro suggèrent que le CYP2C9 joue un

rôle important dans cette voie métabolique, avec une contribution mineure de l'isoenzyme CYP3A4. L'activité peroxydase

est probablement à l'origine des deux autres métabolites, qui correspondent respectivement à 16 et 4 % de la dose

administrée.

Elimination

Le méloxicam est éliminé principalement sous forme de métabolites, pour moitié par voie urinaire et pour moitié par voie

fécale. Moins de 5 % de la dose quotidienne sont excrétés sous forme inchangée dans les faeces, seules des traces de

méloxicam inchangé sont retrouvées dans les urines.

La demi-vie moyenne d'élimination est de l'ordre de 20 heures. La clairance plasmatique totale est de 8 ml/min en moyenne.

Linéarité/Non-linéarité

Les paramètres pharmacocinétiques du méloxicam sont linéaires entre les doses thérapeutiques de 7,5 à 15 mg après

administration par voie orale ou intramusculaire.

Populations particulières

Insuffisance hépatique/rénale

Une insuffisance hépatique ou rénale à un stade léger à modéré n'a pas d'influence significative sur les paramètres

pharmacocinétiques du méloxicam. Dans les cas d'insuffisance rénale sévère, l'augmentation du volume de distribution peut

entraîner une augmentation des concentrations de la fraction libre de méloxicam. La dose quotidienne de 7,5 mg ne doit pas

être dépassée dans ce cas (voir rubrique 4.2).

Patients âgés

La clairance plasmatique moyenne à l'état d'équilibre chez les sujets âgés est légèrement plus faible que celle observée

chez les sujets plus jeunes.

5.3. Données de sécurité préclinique

Le profil toxicologique du méloxicam observé lors des études pré-cliniques est identique à celui des AINS : ulcérations et

érosions gastro-intestinales, nécrose des papilles rénales à doses élevées lors de l'administration chronique dans deux

espèces animales.

Les études de reproduction par voie orale ont mis en évidence une baisse du nombre des ovulations, une inhibition du taux

d'implantation et des effets embryotoxiques (augmentation du taux de résorption) pour des doses maternotoxiques de 1

mg/kg et plus chez le rat. Des études de toxicité sur la reproduction chez le rat et le lapin n'ont pas mis en évidence d'effets

tératogènes jusqu'à des doses orales de 4 mg/kg chez le rat et de 80 mg/kg chez le lapin.

Ces doses étaient 5 à 10 fois supérieures à celles utilisées en clinique (7,5-15 mg), sur la base d'une dose exprimée en

mg/kg (pour une personne de 75 kg).

Des effets fœto-toxiques à la fin de la gestation, communs à tous les inhibiteurs de la synthèse des prostaglandines, ont été

observés. Aucun effet mutagène n'a été observé lors des tests in vitro et in vivo. Le méloxicam ne s'est montré carcinogène

ni chez le rat, ni chez la souris, à des doses nettement supérieures à celles utilisées en clinique.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES

6.1. Liste des excipients

Méglumine, glycofurol, poloxamère 188, chlorure de sodium, glycine, hydroxyde de sodium, eau pour préparations

injectables.

6.2. Incompatibilités

En l'absence d'étude de compatibilité, ce médicament ne doit pas être mélangé avec d'autres médicaments.

6.3. Durée de conservation

5 ans.

6.4. Précautions particulières de conservation

Conserver les ampoules dans l'emballage extérieur, à l'abri de la lumière.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur

1,5 ml en ampoule de 2 ml (verre incolore de type I), boîte de 1, 2, 3, 5, 30 ou 50 ampoules.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6. Précautions particulières d’élimination et de manipulation

Seule une solution limpide et exempte de particules doit être utilisée.

La solution est à usage unique. Toute ampoule entamée doit être éliminée.

7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

PLURIPHARM

37-39 rue Boissière

75116 PARIS

8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

353 984-0 : 1,5 ml en ampoule (verre), boîte de 1.

353 985-7 : 1,5 ml en ampoule (verre), boîte de 2.

353 986-3 : 1,5 ml en ampoule (verre), boîte de 3.

353 988-6 : 1,5 ml en ampoule (verre), boîte de 5.

562 815-7 : 1,5 ml en ampoule (verre), boîte de 30.

562 816-3 : 1,5 ml en ampoule (verre), boîte de 50.

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION

[à compléter par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE

[à compléter par le titulaire]

11. DOSIMETRIE

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES

Sans objet.

CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE

Liste I.

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