MYLAN-DULOXETINE Capsule (à libération retardée)

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Achète-le

Ingrédients actifs:
Duloxétine (Chlorhydrate de duloxétine)
Disponible depuis:
MYLAN PHARMACEUTICALS ULC
Code ATC:
N06AX21
DCI (Dénomination commune internationale):
DULOXETINE
Dosage:
60MG
forme pharmaceutique:
Capsule (à libération retardée)
Composition:
Duloxétine (Chlorhydrate de duloxétine) 60MG
Mode d'administration:
Orale
Unités en paquet:
30/100/500
Type d'ordonnance:
Prescription
Domaine thérapeutique:
SELECTIVE SEROTONIN AND NOREPINEPHRINE-REUPTAKE INHIBITORS
Descriptif du produit:
Numéro de groupe d'ingrédients actifs (GIA) :0152350002; AHFS: 28:16.04.16
Statut de autorisation:
APPROUVÉ
Numéro d'autorisation:
02426641
Date de l'autorisation:
2016-05-02

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Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

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MONOGRAPHIE DE PRODUIT

MYLAN-DULOXETINE

Capsules de duloxétine à libération retardée, Norme de Mylan

Duloxétine (chlorhydrate de duloxétine)

30 mg et 60 mg

Analgésique/antidépresseur/anxiolytique

Mylan Pharmaceuticals ULC

85, chemin Advance

Etobicoke, ON

M8Z 2S6

Date de révision : 29 septembre 2016

de contrôle de la présentation : 198303

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

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Table des matières

PARTIE I : RENSEIGNEMENTS POUR LE PROFESSIONNEL DE LA SANTÉ.........3

RENSEIGNEMENTS SOMMAIRES SUR LE PRODUIT..........................................................3

INDICATIONS ET UTILISATION CLINIQUE..........................................................................3

CONTRE-INDICATIONS ............................................................................................................ 5

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS ....................................................................................6

EFFETS INDÉSIRABLES .......................................................................................................... 21

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES ................................................................................40

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION......................................................................................44

SURDOSAGE.............................................................................................................................. 47

MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE........................................................48

CONSERVATION ET STABILITÉ.............................................................................................52

FORMES POSOLOGIQUES, COMPOSITION ET CONDITIONNEMENT ...........................52

PARTIE II : RENSEIGNEMENTS SCIENTIFIQUES......................................................54

RENSEIGNEMENTS PHARMACEUTIQUES .........................................................................54

ÉTUDES CLINIQUES.................................................................................................................55

PHARMACOLOGIE DÉTAILLÉE CHEZ LES ANIMAUX....................................................68

TOXICOLOGIE ........................................................................................................................... 71

RÉFÉRENCES ............................................................................................................................. 74

PARTIE III : RENSEIGNEMENTS POUR LES PATIENTS SUR LES

MÉDICAMENTS ....................................................................................................................79

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

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Pr

MYLAN-DULOXETINE

Duloxétine (chlorhydrate de duloxétine)

Capsules à libération retardée de 30 mg et 60 mg

PARTIE I : RENSEIGNEMENTS POUR LE PROFESSIONNEL DE LA SANTÉ

RENSEIGNEMENTS SOMMAIRES SUR LE PRODUIT

Voie

d’administration

Forme posologique et

concentration

Tous les ingrédients non médicinaux

Orale

Capsules à libération

retardée/30 mg et 60 mg

Oxyde de fer noir, alcool butylique,

crospovidone, alcool déshydraté, phtalate de

diéthyle, FD & C bleu N

1, gélatine,

hypromellose, phtalate d’hypromellose, alcool

isopropylique, amidon de maïs, polyéthylène

glycol, povidone, propylène glycol, oxyde de

fer rouge, gomme-laque, solution d'ammonium

forte, saccharose, talc, dioxyde de titane et

oxyde de fer jaune

INDICATIONS ET UTILISATION CLINIQUE

Adultes

Trouble dépressif majeur

MYLAN-DULOXETINE (chlorhydrate de duloxétine) est indiqué pour le soulagement des

symptômes du trouble dépressif majeur (TDM).

L’efficacité du chlorhydrate de duloxétine dans le maintien jusqu’à 12 mois d’une réponse

antidépressive a été démontrée lors de deux essais contrôlés par placebo menés chez des patients

qui avaient initialement répondu à un traitement de courte durée au cours d’une phase ouverte

allant jusqu’à 34 semaines.

L’efficacité du chlorhydrate de duloxétine chez les patients hospitalisés pour un TDM n’a pas été

étudiée.

Trouble d’anxiété généralisée

MYLAN-DULOXETINE est indiqué pour le soulagement des symptômes de l’anxiété qui causent

une détresse cliniquement significative chez les patients souffrant de trouble d’anxiété généralisée

(TAG).

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

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L’efficacité du chlorhydrate de duloxétine dans le maintien jusqu’à 6 mois d’une réponse anxiolytique

chez des patients souffrant de TAG a été démontrée lors d’un essai à long terme contrôlé par placebo

mené auprès de patients qui avaient initialement répondu au chlorhydrate de duloxétine au cours d’une

phase ouverte de 6 mois.

Douleur neuropathique associée à la neuropathie diabétique périphérique

MYLAN-DULOXETINE est indiqué pour la prise en charge des douleurs neuropathiques

associées à une neuropathie diabétique périphérique (NDP).

Lombalgie chronique

MYLAN-DULOXETINE est indiqué pour la prise en charge des lombalgies chroniques.

Arthrose du genou

MYLAN-DULOXETINE est indiqué pour la prise en charge de la douleur chronique associée à

l’arthrose du genou.

Utilisation prolongée de MYLAN-DULOXETINE

L’efficacité de chlorhydrate de duloxétine dans le traitement à long terme du TDM a été démontrée

jusqu’à 12 mois dans des essais cliniques contrôlés. Les médecins doivent réévaluer périodiquement

l’utilité à long terme de MYLAN-DULOXETINE chez leurs patients.

L’efficacité du chlorhydrate de duloxétine a été démontrée dans des essais cliniques contrôlés de

jusqu’à 12 semaines pour la NDP et jusqu’à 13 semaines chez les patients souffrant de lombalgie

chronique et d’arthrose du genou. Le médecin qui décide d’administrer MYLAN-DULOXETINE

pour un traitement prolongé de la NDP, de la lombalgie chronique ou de l’arthrose du genou doit

réévaluer périodiquement l’utilité à long terme de ce médicament chez son patient.

Personnes âgées (≥ 65 ans)

Les résultats pharmacocinétiques permettent de croire qu’il n’y a pas de différence globale entre

ces sujets et les sujets plus jeunes. Les autres rapports d’expérience clinique n’ont pas fait état de

différences de réponse entre les patients âgés et les plus jeunes. Une plus grande sensibilité de

certaines personnes âgées ne peut pas cependant être exclue (voir MISES EN GARDE ET

PRÉCAUTIONS : Populations particulières : Personnes âgées et MODE D’ACTION ET

PHARMACOLOGIE CLINIQUE : Populations et situations particulières).

Enfants (< 18 ans)

L’innocuité et l’efficacité du chlorhydrate de duloxétine chez les enfants (< 18 ans) n’ont pas été

démontrées et il n’est pas recommandé de l’administrer à ces patients. Voir MISES EN GARDE

ET PRÉCAUTIONS : Généralités : Association possible avec des modifications

comportementales et émotionnelles, y compris les blessures volontaires; voir aussi la section

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

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POSOLOGIE ET ADMINISTRATION.

CONTRE-INDICATIONS

Hypersensibilité

MYLAN-DULOXETINE (chlorhydrate de duloxétine) est contre-indiqué chez les patients ayant

une hypersensibilité connue au médicament ou à tout autre ingrédient du produit.

Inhibiteurs de la monoamine-oxydase (IMAO)

MYLAN-DULOXETINE ne doit pas être administré en même temps qu’un inhibiteur de la

monoamine-oxydase (IMAO), y compris le linézolide (antibiotique) et le colorant thiazinique

chlorure de méthylthionium (bleu de méthylène) qui sont des exemples moins bien connus

d’IMAO, ni moins de 14 jours après l’arrêt d’un traitement par un IMAO. En raison de la demi-vie

de la duloxétine, il faut prévoir un délai minimum de 5 jours entre l’arrêt du traitement par

MYLAN-DULOXETINE et le début du traitement par un IMAO (voir MISES EN GARDE ET

PRÉCAUTIONS : Généralités : IMAO).

Insuffisance hépatique

MYLAN-DULOXETINE est contre-indiqué chez les patients atteints d’une maladie du foie

entraînant une insuffisance hépatique (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS :

Généralités : Insuffisance hépatique et POSOLOGIE ET ADMINISTRATION : Posologie chez

les insuffisants hépatiques).

Glaucome à angle fermé non contrôlé

MYLAN-DULOXETINE a été associé à un risque accru de mydriase lors des essais cliniques; il

faut donc éviter de l’administrer aux patients atteints d’un glaucome à angle fermé non contrôlé

(voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS : Généralités : Ophtalmologie).

Insuffisance rénale grave

MYLAN-DULOXETINE est contre-indiqué en présence d’insuffisance rénale grave (c.-à-d. si la

clairance de la créatinine < 30 mL/min)

ou d’insuffisance rénale terminale (voir

MISES EN

GARDE ET PRÉCAUTIONS : Insuffisance rénale).

Thioridazine

L’administration concomitante de MYLAN-DULOXETINE et de thioridazine est contre-indiquée

(voir MISES EN GARDE et PRÉCAUTIONS : Généralités : Thioridazine).

Inhibiteurs du CYP1A2

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

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MYLAN-DULOXETINE ne doit pas être administré en association avec un inhibiteur puissant du

CYP1A2 (p. ex. fluvoxamine)

ou certains antibiotiques de la famille des quinolones

(p. ex.

ciprofloxacine ou énoxacine) (voir INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES).

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS

Généralités

Association possible avec des modifications comportementales et émotionnelles, y compris les

blessures volontaires

Enfants : Données d’essais cliniques contrôlés par placebo

De récentes analyses des bases de données sur l’innocuité provenant d’essais cliniques

contrôlés par placebo portant sur les inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine

(ISRS) et les autres antidépresseurs plus récents suggèrent que l’emploi de ces

médicaments chez les patients âgés de moins de 18 ans pourrait être associé à des

modifications comportementales et émotionnelles, y compris un risque plus élevé d’idées

et de comportements suicidaires par rapport au placebo.

Les faibles dénominateurs dans la base de données des essais cliniques, ainsi que la

variabilité des taux obtenus avec le placebo, empêchent d’arriver à des conclusions

fiables sur les profils d’innocuité relatifs de ces médicaments.

Adultes et enfants : Données additionnelles

Des rapports d’essais cliniques et de pharmacovigilance portant sur les ISRS et les

autres antidépresseurs plus récents ont signalé, chez des enfants et des adultes, des effets

indésirables graves de type agitation associés à des blessures infligées à soi-même ou à

autrui. Les manifestations de type agitation comprennent : acathisie, agitation,

désinhibition, labilité émotionnelle, hostilité, comportement agressif,

dépersonnalisation. Dans certains cas, ces manifestations se sont produites plusieurs

semaines après le début du traitement.

Il est recommandé d’effectuer une surveillance clinique rigoureuse des idées suicidaires ou des

autres indicateurs de risques de comportement suicidaire chez les patients de tout âge, y

compris la surveillance des modifications comportementales et émotionnelles de type

agitation.

Une méta-analyse de la FDA d’essais cliniques contrôlés par

placebo sur

des antidépresseurs

administrés à des adultes âgés de 18 à 24 ans atteints d’un trouble psychiatrique a montré un risque

accru de comportement suicidaire avec la prise d’antidépresseurs comparativement au placebo.

Acathisie/nervosité psychomotrice

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

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L’utilisation d’ISRS et d’autres antidépresseurs plus récents, dont la duloxétine, a été associée dans

de très rares cas à l’apparition d’une acathisie, qui se caractérise par une nervosité subjectivement

désagréable ou angoissante et un besoin de bouger, s’accompagnant souvent d’une incapacité à rester

assis ou debout. Le risque est le plus élevé dans les premières semaines du traitement. Chez les

patients qui présentent ces symptômes, une augmentation de la dose peut être nocive.

Symptômes liés à l’arrêt du traitement

Les patients qui prennent présentement un ISRS ou un autre antidépresseur plus récent ne

doivent PAS cesser brusquement d’en prendre, en raison du risque d’apparition de

symptômes liés à l’arrêt du traitement. Une fois qu’on a pris la décision médicale de cesser un

traitement par un ISRS ou un autre antidépresseur plus récent, on doit en réduire

graduellement la dose au lieu de cesser brusquement le traitement (voir MISES EN GARDE

ET PRÉCAUTIONS : Dépendance : Symptômes liés à l’arrêt du traitement, EFFETS

INDÉSIRABLES : Effets indésirables consécutifs à l’arrêt du traitement et POSOLOGIE ET

ADMINISTRATION : Arrêt du traitement).

Inhibiteurs de la monoamine-oxydase (IMAO) :

Des patients prenant à la fois un inhibiteur du recaptage de la sérotonine et un IMAO ont présenté

des réactions graves, parfois mortelles, y compris : hyperthermie, rigidité, myoclonie, instabilité

autonome accompagnée parfois de fluctuations rapides des signes vitaux, et changements de l’état

mental qui comprennent une agitation extrême progressant vers le délire et le coma. De telles

réactions ont aussi été constatées chez des patients qui avaient commencé à prendre un IMAO peu

après l’arrêt d’un traitement par un inhibiteur du recaptage de la sérotonine. On a observé dans

certains cas des signes évocateurs d’un syndrome malin des neuroleptiques. Les effets de

l’association de MYLAN-DULOXETINE (chlorhydrate de duloxétine) et d’un IMAO n’ont pas été

évalués chez les humains ni les animaux. Par conséquent, étant donné que MYLAN-

DULOXETINE inhibe le recaptage de la sérotonine et de la noradrénaline, il est déconseillé

d’administrer MYLAN-DULOXETINE avec un IMAO, y compris le linézolide (antibiotique) et le

bleu de méthylène, un colorant utilisé en chirurgie, ou moins de 14 jours après l’arrêt d’un

traitement par un IMAO. En raison de la demi-vie de la duloxétine, il faut prévoir un délai

minimum de 5 jours entre l’arrêt du traitement par MYLAN-DULOXETINE et le début du

traitement par un IMAO (voir CONTRE-INDICATIONS : IMAO et INTERACTIONS

MÉDICAMENTEUSES).

Insuffisance hépatique :

Les patients atteints d’une insuffisance hépatique cliniquement évidente présentent une réduction

du métabolisme et de l’élimination de la duloxétine. Après avoir reçu une seule dose non

thérapeutique de MYLAN-DULOXETINE (20 mg), 6 patients cirrhotiques atteints d’insuffisance

hépatique modérée (classe B de Child-Pugh) présentaient une clairance plasmatique moyenne de la

duloxétine qui était égale à environ 15 % de celle de sujets sains appariés selon l’âge et le sexe.

L’exposition moyenne (ASC) des patients cirrhotiques était multipliée par 5. Leur C

était

similaire à celle des sujets sains, mais leur demi-vie était multipliée par 3 environ. MYLAN-

DULOXETINE est contre-indiqué chez les patients atteints d’une maladie du foie entraînant une

insuffisance hépatique (voir CONTRE-INDICATIONS : Insuffisance hépatique; MODE

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

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D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE : Insuffisance hépatique; et POSOLOGIE ET

ADMINISTRATION : Posologie chez les insuffisants hépatiques).

Hépatotoxicité:

Le chlorhydrate de duloxétine augmente le risque d’élévation des taux des aminotransférases dans

le sérum. Lors d’essais cliniques, le délai médian de détection de l’élévation des aminotransférases

était d’environ deux mois. Chez la plupart des patients, ces élévations étaient généralement

transitoires et autolimitatives après une administration continue ou prenaient fin à l’arrêt du

traitement par le chlorhydrate de duloxétine. Les élévations d’aminotransférases hépatiques ont

donné lieu à l’arrêt du traitement chez 0,3 % (89/29 435) des patients sous chlorhydrate de

duloxétine.

Pendant les essais contrôlés par placebo sur le TDM, des élévations de l’alanine aminotransférase

(ALT) à des valeurs > 3 fois la limite supérieure de la normale sont survenues chez 0,4 % (8/1 902)

des patients sous chlorhydrate de duloxétine et 0,2 % (2/1 200) des patients sous placebo. Pendant

les essais contrôlés par placebo sur la neuropathie diabétique périphérique, des élévations de l’ALT

à des valeurs > 3 fois la limite supérieure de la normale sont survenues chez 2 % (13/662) des

patients sous chlorhydrate de duloxétine et 0 % (0/281) des patients sous placebo.

Chez l’ensemble des sujets des essais contrôlés par placebo portant sur toutes les indications pour

les patients présentant des valeurs initiales de l’ALT normales et anormales, des élévations de

l’ALT > 3 fois la limite supérieure de la normale sont survenues chez 1,37 % (132/9 611) des

patients sous chlorhydrate de duloxétine comparativement à 0,49 % (35/7 182) des patients sous

placebo. Dans les études contrôlées par placebo sur des doses fixes, il semblait y avoir une relation

dose-réponse pour les élévations de l’ALT et de l’AST > 3 fois et > 5 fois la limite supérieure de la

normale, respectivement.

Après la commercialisation du produit, des cas d’hépatites accompagnées de douleurs abdominales,

d’hépatomégalies et d’élévations des taux de transaminases à plus de vingt fois la limite supérieure

de la normale accompagnées ou non de jaunisse et représentant un modèle mixte ou

hépatocellulaire d’atteinte hépatique ont été signalés. Des cas d’ictères cholostatiques accompagnés

d’une élévation minime des taux de transaminases ont également été signalés (voir EFFETS

INDÉSIRABLES : Effets indésirables postcommercialisation : Effets hépatiques).

Il est généralement reconnu que l’élévation simultanée des aminotransférases et de la bilirubine

sans signe de cholostase est un prédicteur important d’atteinte hépatique grave. Lors d’essais

cliniques, sept patients sous chlorhydrate de duloxétine ont présenté une élévation des

aminotransférases et de la bilirubine, mais cinq patients sur sept présentaient également une

élévation de la phosphatase alcaline, ce qui évoque un processus obstructif; trois de ces sept patients

présentaient des signes d’une grande consommation d’alcool, ce qui aurait pu contribuer aux

anomalies observées. Deux patients sous placebo ont aussi eu une élévation des aminotransférases

et de la bilirubine.

Après la commercialisation du produit, des taux élevés d’aminotransférases, de bilirubine et de

phosphatase alcaline ont été signalés chez des patients atteints de maladie hépatique chronique ou

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

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de cirrhose. Des élévations importantes des taux d’enzymes hépatiques (> 10 fois la limite

supérieure de la normale) ou des atteintes hépatiques de types cholostatiques ou mixtes ont été

rarement signalées; ces troubles étaient parfois associés à une consommation excessive d’alcool ou

à une maladie hépatique préexistante. Étant donné la possibilité qu’une interaction entre la

duloxétine et l’alcool cause une atteinte hépatique ou que la duloxétine peut aggraver une maladie

hépatique préexistante, le chlorhydrate de duloxétine ne doit pas être prescrit à un patient dont la

consommation d’alcool est substantielle (voir Populations particulières : Patients ayant une

consommation d’alcool substantielle). MYLAN-DULOXETINE ne doit pas être administré à des

patients atteints d’une maladie du foie provoquant une insuffisance hépatique (voir CONTRE-

INDICATIONS : Insuffisance hépatique). MYLAN-DULOXETINE doit être administré avec

prudence aux patients prenant d’autres médicaments associés à une atteinte hépatique (voir

EFFETS INDÉSIRABLES : Effets indésirables postcommercialisation : Effets hépatiques).

Dans des cas très rares, des atteintes hépatiques graves associées à la jaunisse ont été observées

chez des patients atteints de stéatose hépatique non alcoolique. On ne sait pas exactement si ces

effets sont liés à l’utilisation de duloxétine ou à d’autres facteurs.

Les médecins doivent savoir reconnaître les signes et les symptômes d’une lésion du foie (p. ex.

prurit, urine foncée, jaunisse, sensibilité au niveau du quadrant supérieur droit ou symptômes

« pseudogrippaux » inexpliqués) et doivent étudier ces symptômes rapidement. L’administration de

MYLAN-DULOXETINE doit être interrompue et ne doit pas être reprise chez les patients

présentant une jaunisse.

Thioridazine :

La thioridazine administrée seule provoque un allongement de l’intervalle Q-Tc associé à des

arythmies ventriculaires graves, comme les arythmies de type torsades de pointes, et à des morts

subites. Cet effet semble lié à la dose.

Une étude in vivo semble montrer que les inhibiteurs du P4502D6, y compris certains ISRS comme

la paroxétine, la fluoxétine et la fluvoxamine, entraînent une élévation de la concentration

plasmatique de thioridazine. Puisque MYLAN-DULOXETINE est un inhibiteur modéré du

CYP2D6 et qu’il augmente l’ASC et la C

des substances métabolisées par le CYP2D6,

MYLAN-DULOXETINE ne doit pas être administré en association avec la thioridazine. Voir

CONTRE-INDICATIONS et INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES.

Inhibiteurs du CYP1A2 :

Étant donné que le CYP1A2 participe au métabolisme de la duloxétine, il est possible que la

coadministration d’un inhibiteur du CYP1A2 fasse augmenter les concentrations de duloxétine. La

fluvoxamine (100 mg die), un puissant inhibiteur du CYP1A2, a diminué la clairance plasmatique

apparente de la duloxétine d’environ 77 %. MYLAN-DULOXETINE ne doit pas être administré en

association avec un inhibiteur puissant du CYP1A2 (p. ex. fluvoxamine) ou certains antibiotiques

de la famille des quinolones (p. ex. ciprofloxacine ou énoxacine). Voir

CONTRE-INDICATIONS

et INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES.

Saccharose :

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

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Les capsules MYLAN-DULOXETINE contiennent du saccharose. Les patients présentant un

problème héréditaire rare d’intolérance au fructose, une malabsorption du glucose-galactose ou un

déficit en sucrase-isomaltase ne doivent pas prendre ce médicament.

Risque de fractures osseuses

Des études épidémiologiques ont montré un risque accru de fractures osseuses après la prise de

certains antidépresseurs, y compris les ISRS et les IRSN. Le risque semble plus grand au tout début

du traitement, mais des risques accrus significatifs ont également été observés plus tard dans le

traitement. La possibilité de fractures doit être prise en compte lors du traitement de patients par

MYLAN-DULOXETINE. Les patients âgés et les patients présentant d’importants risques de

fractures osseuses doivent être informés des effets indésirables possibles pouvant augmenter le

risque de chutes tels que les étourdissements et l’hypotension orthostatique, surtout au tout début du

traitement, mais aussi peu de temps après le sevrage. Les données préliminaires d’études par

observation montrent un lien entre les ISRS/IRSN et une faible densité minérale osseuse chez les

hommes et les femmes plus âgées. En l’absence de nouvelles données, on ne peut pas exclure la

possibilité d’un effet sur la densité minérale osseuse d’un traitement de longue durée avec des

ISRS/IRSN, y compris MYLAN-DULOXETINE. Il peut également s’agir d’une inquiétude pour

les patients souffrant d’ostéoporose ou présentant d’importants risques de fractures osseuses.

Effets cardiovasculaires

Tension artérielle et fréquence cardiaque : Le chlorhydrate de duloxétine a été associé à une

augmentation de la tension artérielle et à une hypertension cliniquement significative chez certains

patients. Cela est peut-être dû à l’effet noradrénergique de la duloxétine.

Dans des essais cliniques contrôlés par placebo, pour toutes les indications approuvées, en ce qui

concerne une variation entre le début et la fin de l’étude, le traitement par le chlorhydrate de

duloxétine a été associé à des augmentations moyennes de la tension artérielle systolique de

0,09 mm Hg et de la tension artérielle diastolique de 0,65 mm Hg comparativement à des

diminutions moyennes de la tension artérielle systolique de 1,35 mm Hg et de la tension artérielle

diastolique de 0,79 mm Hg chez les patients sous placebo. Il n’y avait aucune différence

significative pour ce qui est de la fréquence d’une élévation soutenue de la tension artérielle (3

visites consécutives) (voir EFFETS INDÉSIRABLES : Changements des signes vitaux). Aucune

différence significative entre les deux groupes n’a été constatée pour ce qui est des taux d’abandons

du traitement dus à une élévation de la tension artérielle.

Le traitement par le chlorhydrate de duloxétine pour une période allant jusqu’à 26 semaines, dans le

cadre des essais contrôlés par placebo pour toutes les indications approuvées, a été associé à une

hausse de la fréquence cardiaque de 1,39 battement par minute (variation moyenne entre le début et

la fin de l’étude).

Des cas de crises hypertensives ont été signalés très rarement avec le chlorhydrate de duloxétine, en

particulier chez des patients présentant une hypertension préexistante. MYLAN-DULOXETINE

doit être administré avec prudence aux patients présentant une hypertension non maîtrisée, car cela

pourrait les exposer à une crise hypertensive (voir EFFETS INDÉSIRABLES : Effets indésirables

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

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postcommercialisation).

La tension artérielle et la fréquence cardiaque doivent être évaluées avant le début du traitement et

mesurées régulièrement au cours du traitement, en particulier chez les patients présentant une

hypertension ou une autre maladie du cœur. MYLAN-DULOXETINE doit être administré avec

prudence aux patients dont l’état pourrait être aggravé par une augmentation de la fréquence

cardiaque ou de la tension artérielle. La prudence est également de mise lorsque MYLAN-

DULOXETINE est administré en association avec des médicaments qui peuvent modifier son

métabolisme (voir INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES). Chez les patients présentant une

élévation soutenue de la tension artérielle au cours du traitement par MYLAN-DULOXETINE, une

diminution de la dose ou un arrêt progressif du traitement doivent être envisagés.

Changements à l’électrocardiogramme : Le chlorhydrate de duloxétine n’a pas été

systématiquement évalué chez des patients ayant récemment eu un infarctus du myocarde ou une

cardiopathie instable. Ces patients étaient généralement exclus des études cliniques réalisées avant

la commercialisation du produit.

On a examiné les électrocardiogrammes (ECG) de 321 patients qui ont reçu du chlorhydrate de

duloxétine dans des essais cliniques contrôlés par placebo sur le TDM et de 728 patients qui ont

reçu du chlorhydrate de duloxétine dans des essais cliniques contrôlés par placebo sur la NDP. Le

chlorhydrate de duloxétine n’était pas associé à l’apparition d’anomalies de l’ECG cliniquement

significatives (voir EFFETS INDÉSIRABLES : Changements à l’électrocardiogramme). De plus,

une étude de pharmacologie clinique a été effectuée afin d’établir l’innocuité de la duloxétine à la

posologie maximale tolérée (200 mg b.i.d.) et de mesurer l’intervalle Q-T. À des doses allant

jusqu’à 200 mg b.i.d., l’intervalle Q-T n’était pas allongé (voir MODE D’ACTION ET

PHARMACOLOGIE CLINIQUE : Pharmacologie clinique sur l’innocuité).

Dans des essais cliniques contrôlés par placebo sur le TDM et sur la NDP, chez les patients sous

chlorhydrate de duloxétine, les anomalies à l’ECG ne sont pas apparues à un taux différent de celui

chez les patients sous placebo (voir EFFETS INDÉSIRABLES : Changements à

l’électrocardiogramme).

Maladies concomitantes

L’expérience clinique sur l’administration de chlorhydrate de duloxétine à des patients atteints

d’une maladie systémique concomitante est limitée. La prudence s’impose quand on prescrit

MYLAN-DULOXETINE à des patients ayant une maladie ou un état qui altère le métabolisme ou

les réponses hémodynamiques. Ainsi, la prudence est de mise lors de l’administration de MYLAN-

DULOXETINE à des patients atteints d’une maladie qui ralentit la vidange gastrique (p. ex.

certains patients atteints de gastroparésie diabétique) (voir INTERACTIONS

MÉDICAMENTEUSES : Risque d’interaction avec les médicaments modifiant l’acidité gastrique).

Dépendance

Possibilité de dépendance : Dans les études animales, la duloxétine n’a pas présenté de potentiel

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

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d’abus par un effet stimulant ou dépresseur (comme un barbiturique). Elle a produit une réduction

de l’activité chez les rongeurs et les singes. Dans les études de pharmacodépendance, la duloxétine

n’a pas manifesté de potentiel de dépendance chez les singes et les rats.

Quoique le potentiel d’abus du chlorhydrate de duloxétine n’ait pas été systématiquement étudié

chez l’humain, une conduite toxicophile n’a pas été constatée durant les essais cliniques. Il faut

cependant faire remarquer qu’il est impossible de prévoir, en se fondant sur l’expérience préalable à

la commercialisation d’un psychotrope, si ce dernier, une fois commercialisé, fera l’objet d’un

mauvais usage, d’un usage différent ou d’un abus. Par conséquent, les médecins doivent rechercher

des antécédents d’abus de substance chez leurs patients et, le cas échéant, les suivre attentivement

pour déceler tout signe de mauvais usage ou d’abus de MYLAN-DULOXETINE (p. ex. apparition

d’une tolérance, augmentation de la dose, conduite toxicophile).

Arrêt du traitement : L’apparition de symptômes à l’arrêt du traitement a été évaluée

systématiquement chez les patients prenant du chlorhydrate de duloxétine. Lors des essais cliniques

contrôlés par placebo, les symptômes suivants sont apparus à un taux supérieur ou égal à 1 % et

significativement plus souvent dans le groupe chlorhydrate de duloxétine que dans le groupe

placebo à l’arrêt brusque ou progressif du traitement : étourdissements, nausées, céphalées,

paresthésies, fatigue, vomissements, irritabilité, cauchemars, insomnie, diarrhées, anxiété,

hyperhidrose, vertiges, somnolence et myalgie.

Les patients doivent être suivis après l’arrêt du traitement par MYLAN-DULOXETINE au cas où de

tels symptômes apparaîtraient. Il est recommandé de réduire graduellement la dose plutôt que de

cesser brusquement le traitement, chaque fois que c’est possible. Si des symptômes intolérables

surviennent après une réduction de la dose ou l’arrêt du traitement, l’ajustement de la dose doit être

effectué en fonction de la réponse clinique du patient (voir EFFETS INDÉSIRABLES : Effets

indésirables consécutifs à l’arrêt du traitement et POSOLOGIE ET ADMINISTRATION : Arrêt du

traitement).

Endocrine

Régulation de la glycémie : Dans les essais sur la neuropathie diabétique périphérique, le traitement

par le chlorhydrate de duloxétine a détérioré le contrôle glycémique chez certains patients

diabétiques. Dans trois essais cliniques sur l’utilisation du chlorhydrate de duloxétine dans le

traitement de la douleur associée à la NDP, la durée moyenne du diabète était d’environ 12 ans, la

glycémie à jeun moyenne au départ était de 9,8 mmol/L (176 mg/dL) et le taux moyen

d’hémoglobine glycosylée (HbA

) au départ était de 7,8 %. Au cours de la phase aiguë du

traitement de 12 semaines de ces études, le chlorhydrate de duloxétine a été associé à une légère

augmentation de la glycémie moyenne à jeun par rapport au placebo. Au cours de la période de

prolongation de ces études, qui a duré jusqu’à 52 semaines, la glycémie moyenne à jeun a augmenté

de 0,67 mmol/L (12 mg/dL) pour le groupe traité par le chlorhydrate de duloxétine et a diminué de

0,64 mmol/L (11,5 mg/L) pour le groupe ayant reçu les soins courants, ce qui représentait une

différence statistiquement significative. L’HbA

a augmenté de 0,5 % pour le groupe traité par le

chlorhydrate de duloxétine et de 0,2 % pour le groupe ayant reçu les soins courants.

Hématologie

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

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Hémorragie anormale : Les ISRS et les IRSN, y compris MYLAN-DULOXETINE, peuvent

augmenter le risque de saignements en causant une agrégation plaquettaire anormale.

L’administration concomitante d’acide acétylsalicylique (AAS), d’anti-inflammatoires non

stéroïdiens (AINS), de warfarine et d’autres anticoagulants peut renforcer ce risque. Des rapports de

cas et des études épidémiologiques (études contrôlées par groupe témoin et méthodologie en

fonction des cohortes) ont démontré un lien entre l’utilisation de médicaments interférant avec le

recaptage de la sérotonine et l’occurrence d’hémorragie gastro-intestinale (voir EFFETS

INDÉSIRABLES : Autres effets indésirables – Saignements gastro-intestinaux, et Effets

indésirables postcommercialisation). Les saignements associés à l’administration d’ISRS et d’IRSN

ont eu différentes manifestations : ecchymoses, hématomes, épistaxis, pétéchies, jusqu’aux

hémorragies mettant en jeu le pronostic vital.

Les patients doivent être mis en garde contre le risque d’hémorragies liées à l’utilisation

concomitante de MYLAN-DULOXETINE et des AINS, de l’AAS ou d’autres médicaments

influant sur la coagulation (voir INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES – Effets possibles de la

duloxétine sur d’autres médicaments). La prudence est de mise avec les patients ayant des

antécédents d’un trouble de saignement ou d’autres affections prédisposantes (p. ex.

thrombocytopénie).

Hyponatrémie

L’hyponatrémie peut survenir à la suite d’un traitement par un ISRS ou par un IRSN, y compris

MYLAN-DULOXETINE. Dans de nombreux cas, elle semble être due au syndrome d’antidiurèse

inappropriée. Des cas d’hyponatrémie avec une natrémie inférieure à 110 mmol/L ont été signalés

et semblaient être réversibles à l’arrêt du traitement par le chlorhydrate de duloxétine. Le risque de

présenter une hyponatrémie avec les ISRS et les IRSN peut être plus important chez les personnes

âgées. De même, les patients sous diurétiques ou présentant par ailleurs une déplétion volumique

sont également plus à risque. L’abandon du traitement par MYLAN-DULOXETINE doit être

envisagé chez les patients atteints d’hyponatrémie symptomatique et une intervention médicale

appropriée doit être instaurée.

Les signes et symptômes de l’hyponatrémie comprennent les céphalées, les difficultés de

concentration, l’altération de la mémoire, la confusion, la faiblesse ou le manque de stabilité

pouvant entraîner des chutes. Des cas d’hyponatrémie plus grave ou plus aiguë ont été associés à

des hallucinations, des syncopes, des crises convulsives, des comas, des arrêts respiratoires, voire à

des décès (voir EFFETS INDÉSIRABLES : Effets indésirables postcommercialisation).

Effets neurologiques

Crises convulsives : Même si des effets anticonvulsivants de la duloxétine ont été observés chez des

animaux, le chlorhydrate de duloxétine n’a pas été systématiquement évalué chez des patients

atteints d’un trouble convulsif. Ces patients étaient exclus des études cliniques avant la

commercialisation du produit. Pendant les essais cliniques contrôlés par placebo menés sur toutes

les indications, des crises convulsives sont survenues chez 0,03 % (3/10 524) des patients traités par

la duloxétine et 0,01 % (1/7 699) des patients traités par un placebo. Comme tout psychotrope,

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

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MYLAN-DULOXETINE doit être administré avec prudence aux patients ayant des antécédents de

trouble convulsif.

Syndrome sérotoninergique/syndrome malin des neuroleptiques : Dans de rares occasions, des

manifestations du type syndrome sérotoninergique ou syndrome malin des neuroleptiques sont

apparues en association avec un traitement par un ISRS, plus particulièrement lorsqu’il est

administré en association avec d’autres médicaments sérotoninergiques et neuroleptiques. Les

symptômes du syndrome sérotoninergique peuvent se manifester par des changements de l’état

mental (p. ex. confusion, irritabilité, agitation extrême progressant vers le délire et le coma), une

instabilité autonome accompagnée de fluctuations rapides des signes vitaux (p. ex. tachycardie,

tension artérielle instable, hyperthermie), des anomalies neuromusculaires (p. ex. rigidité,

myoclonie, hyperréflexie, incoordination) ou des symptômes gastro-intestinaux (p. ex. nausées,

vomissements, diarrhées). Ces syndromes pouvant provoquer des affections qui menacent le

pronostic vital, le traitement par MYLAN-DULOXETINE doit être arrêté si l’un d’eux se manifeste

et le patient doit recevoir un traitement symptomatique. MYLAN-DULOXETINE ne doit pas être

administré avec un IMAO, y compris le linézolide (antibiotique) et le colorant thiazinique chlorure

de méthylthionium (bleu de méthylène) qui sont des exemples moins bien connus d’IMAO, ni avec

les précurseurs de la sérotonine (comme le L-tryptophane ou l’oxitriptan) et doit être administré

avec prudence en association avec d’autres médicaments sérotoninergiques (par ex., les triptans,

certains antidépresseurs tricycliques, le lithium, le tramadol, le millepertuis) en raison des risques de

syndrome sérotoninergique (voir CONTRE-INDICATIONS et INTERACTIONS

MÉDICAMENTEUSES).

Triptans (agonistes des récepteurs 5HT

1

) : Des cas de syndrome sérotoninergique pouvant menacer

la vie ont été signalés lors de l’administration d’inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine

(ISRS) et d’inhibiteurs du recaptage de la sérotonine et de la noradrénaline (IRSN) en association

avec des triptans. Si un traitement concomitant par MYLAN-DULOXETINE et un triptan est

nécessaire sur le plan clinique, il est conseillé de surveiller attentivement le patient, surtout au début

du traitement et lors de l’augmentation des doses. Voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS :

Syndrome sérotoninergique/syndrome malin des neuroleptiques et INTERACTIONS

MÉDICAMENTEUSES : Triptans (agonistes des récepteurs 5HT

Effets sur la capacité de conduire et d’utiliser des machines : Tout psychotrope risque d’altérer le

jugement, la pensée ou les fonctions motrices. MYLAN-DULOXETINE peut être associé à des

effets indésirables comme la sédation et les étourdissements. C’est pourquoi il faut déconseiller aux

patients de faire fonctionner des machines dangereuses, y compris des automobiles, avant d’être

raisonnablement certains que le traitement par MYLAN-DULOXETINE ne nuit pas à leur capacité

d’entreprendre de telles activités.

Ophtalmologie

Glaucome à angle fermé : Comme les autres antidépresseurs, MYLAN-DULOXETINE peut

causer une mydriase, ce qui peut entraîner une crise par fermeture de l’angle chez les patients dont

les angles oculaires sont anatomiquement étroits. Les professionnels de la santé doivent dire aux

patients de consulter un médecin sans tarder en cas de douleur oculaire, de modifications de la

vision, ou de gonflement ou de rougeur de l’oeil ou autour de l’oeil.

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

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Psychiatrie

Suicide : La possibilité d’une tentative de suicide est inhérente au TDM et aux autres troubles

psychiatriques et peut persister tant qu’une rémission marquée n’est pas obtenue.

Comme pour d’autres médicaments avec une action pharmacologique similaire (inhibiteurs du

recaptage de la sérotonine [ISRS] et inhibiteurs du recaptage de la sérotonine et de la noradrénaline

[IRSN]), des cas isolés d’idées et de comportements suicidaires ont été signalés pendant un

traitement par le chlorhydrate de duloxétine ou peu après l’arrêt du traitement.

Les patients à risque élevé doivent être étroitement surveillés au début du traitement. Pour réduire le

risque de surdosage, il faut prescrire la plus petite quantité de médicament qui soit compatible avec

un traitement adéquat (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS : Généralités : Association

possible avec des modifications comportementales et émotionnelles, y compris les blessures

volontaires, EFFETS INDÉSIRABLES : Effets indésirables consécutifs à l’arrêt du traitement et

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION : Arrêt du traitement).

En raison de la comorbidité bien connue entre la dépression et les autres troubles psychiatriques, les

précautions prises pour le traitement des patients atteints de dépression doivent également l’être

pour les patients souffrant d’autres troubles psychiatriques (voir MISES EN GARDE ET

PRÉCAUTIONS : Généralités : Association possible avec des modifications comportementales et

émotionnelles, y compris les blessures volontaires).

Les médecins doivent encourager leurs patients à signaler sans tarder toute pensée ou tout sentiment

qui les bouleverse.

Virage maniaque ou hypomaniaque : Durant les essais contrôlés par placebo sur le TDM, un virage

maniaque ou hypomaniaque a été constaté chez 0,1 % (2/2 489) des patients sous MYLAN-

DULOXETINE et 0,1 % (1/1 625) des patients sous placebo. Aucun virage maniaque ou

hypomaniaque n’a été signalé dans les essais contrôlés par placebo menés sur le TAG, la NDP, la

lombalgie chronique ou l’arthrose du genou. En revanche, on a observé un virage maniaque ou

hypomaniaque chez une petite fraction des patients atteints d’un trouble de l’humeur qui étaient

traités avec d’autres médicaments commercialisés efficaces dans le traitement du TDM. Comme

avec les psychotropes similaires, MYLAN-DULOXETINE doit être administré avec prudence aux

patients ayant des antécédents de manie.

Un épisode dépressif majeur peut constituer la première manifestation d’un trouble bipolaire. Les

patients atteints de trouble bipolaire présentent un plus grand risque d’avoir des épisodes maniaques

lorsqu’ils sont traités uniquement par des antidépresseurs. C’est pourquoi la décision de commencer

un traitement symptomatique de la dépression ne doit être prise que lorsqu’une évaluation adéquate

des patients a été effectuée afin de déterminer s’ils présentent des risques de développer un trouble

bipolaire.

Effets rénaux

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

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Une insuffisance rénale terminale (nécessitant la dialyse) entraîne une augmentation des

concentrations plasmatiques de duloxétine. C’est pourquoi MYLAN-DULOXETINE est

déconseillé chez les patients atteints d’insuffisance rénale terminale ou grave (voir MODE

D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE : Insuffisance rénale et POSOLOGIE ET

ADMINISTRATION : Posologie chez les insuffisants rénaux).

Retard de la miction et rétention urinaire

MYLAN-DULOXETINE appartient à une classe de médicaments qui influent sur la résistance

urétrale. Un retard de la miction et une rétention urinaire ont été observés dans des essais cliniques

pour plusieurs indications. Des cas de retard de miction et de rétention urinaire ont été signalés

spontanément après la commercialisation. Dans certains cas de rétention urinaire associés au

traitement par le chlorhydrate de duloxétine, l’hospitalisation ou un cathétérisme ont été

nécessaires. Si des symptômes de retard de miction se manifestent durant un traitement par

MYLAN-DULOXETINE, il faut envisager l’abandon du traitement ou une réduction de la dose. La

prudence est de mise lorsque MYLAN-DULOXETINE est prescrit à des patients prenant d’autres

médicaments qui peuvent entraver la miction (p. ex. anticholinergiques; voir EFFETS

INDÉSIRABLES : Autres effets indésirables).

Fonction sexuelle

Se reporter à EFFETS INDÉSIRABLES : Fonction sexuelle.

Peau

Réactions dermatologiques graves

Chez les patients traités par le chlorhydrate de duloxétine, on a signalé des cas très rares de

réactions cutanées graves après la commercialisation, notamment le syndrome de Stevens-Johnson

et l’érythème polymorphe (voir EFFETS INDÉSIRABLES, effets indésirables post-

commercialisation). On estime que le taux de signalement après la commercialisation est

généralement une sous-estimation attribuable à une sous-déclaration. Dans certains cas, un rapport

de causalité avec le chlorhydrate de duloxétine n’a pas pu être établi. Les patients doivent cesser de

prendre MYLAN-DULOXETINE si une éruption cutanée se développe, puis communiquer avec

leur médecin pour obtenir une évaluation et des conseils.

Cancérogénicité, mutagénicité et altération de la fertilité

Pour les données sur les animaux, voir TOXICOLOGIE.

Populations particulières

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

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Femmes enceintes :

L’innocuité du chlorhydrate de duloxétine durant la grossesse n’a pas été démontrée. MYLAN-

DULOXETINE ne doit donc pas être administré à une femme en âge de procréer à moins que le

médecin traitant ne juge que les bienfaits prévus pour la patiente l’emportent nettement sur les

risques pour le fœtus ou l’enfant.

Effets non tératogènes : Selon des rapports de pharmacovigilance, certains nouveau-nés ayant été

exposés, vers la fin du troisième trimestre de la grossesse, à des ISRS ou à d’autres antidépresseurs

plus récents ont présenté des complications nécessitant une hospitalisation prolongée, une

assistance respiratoire et l’alimentation par sonde. De telles complications peuvent survenir

immédiatement après l’accouchement. Les constatations cliniques rapportées comprenaient :

détresse respiratoire, cyanose, apnée, crises convulsives, instabilité de la température, difficultés à

s’alimenter, vomissements, hypoglycémie, hypotonie, hypertonie, hyperréflexie, tremblements,

agitation, irritabilité et pleurs continuels. Ces symptômes sont compatibles avec un effet toxique

direct des ISRS et des autres antidépresseurs plus récents ou, peut-être, avec un syndrome lié à

l’arrêt du traitement. Fait à noter, dans certains cas, le tableau clinique évoque un syndrome

sérotoninergique (voir CONTRE-INDICATIONS : IMAO). Avant de traiter une femme enceinte

par MYLAN-DULOXETINE durant le troisième trimestre de sa grossesse, le médecin doit

soupeser attentivement les risques et les bienfaits possibles du traitement (voir POSOLOGIE ET

ADMINISTRATION : Traitement de femmes enceintes durant le troisième trimestre).

Aucune étude bien contrôlée adéquate n’a été menée auprès de femmes enceintes (voir

TOXICOLOGIE). Dans les études sur la reproduction des animaux, il a été démontré que la

duloxétine a des effets indésirables sur l’embryon, le fœtus et le développement postnatal. Comme

les études de reproduction animale ne permettent pas toujours de prédire la réponse humaine, ce

médicament ne doit être administré à une femme enceinte que si les bienfaits possibles justifient les

risques pour le fœtus.

Les patientes doivent être averties d’informer leur médecin si elles deviennent enceintes ou

planifient une grossesse durant leur traitement.

Travail et accouchement : L’effet de la duloxétine sur le travail et l’accouchement des femmes est

inconnu. Cependant, étant donné que la duloxétine ou ses métabolites traversent la barrière

placentaire chez la rate et vu la possibilité que la duloxétine ou ses métabolites produisent des effets

indésirables sur le nouveau-né, la duloxétine ne doit être administrée durant le travail et

l’accouchement que si les bienfaits possibles justifient les risques pour le fœtus.

Femmes qui allaitent :

La duloxétine passe dans le lait des femmes qui allaitent. La dose quotidienne transmise au

nourrisson en mg/kg représente environ 0,14 % de la dose maternelle. L’innocuité de la duloxétine

chez le nourrisson n’étant pas connue, il est déconseillé aux femmes sous MYLAN-DULOXETINE

d’allaiter.

Les patientes doivent être averties d’informer leur médecin si elles allaitent.

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

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Enfants (< 18 ans) :

L’innocuité et l’efficacité du chlorhydrate de duloxétine chez les enfants (< 18 ans) n’ont pas été

démontrées et il n’est pas recommandé de l’administrer à ces patients. Voir MISES EN GARDE ET

PRÉCAUTIONS : Généralités : Association possible avec des modifications comportementales et

émotionnelles, y compris les blessures volontaires. Voir aussi les sections POSOLOGIE ET

ADMINISTRATION : Enfants et INDICATIONS ET UTILISATION CLINIQUE : Enfants.

Personnes âgées ( 65 ans) :

Chez les 2 418 patients traités par le chlorhydrate de duloxétine dans les études cliniques sur le

TDM, 5,9 % (143) avaient 65 ans et plus. Chez les 1 169 patients traités par le chlorhydrate de

duloxétine dans les études contrôlées par placebo de courte durée sur le TAG, 17,2 % (201) avaient

65 ans et plus. Chez les 1 429 patients traités par le chlorhydrate de duloxétine dans les études sur

la NDP, 31,9 % (456) avaient 65 ans et plus. Chez les 600 patients traités par le chlorhydrate de

duloxétine dans les études cliniques contrôlées par placebo sur la lombalgie chronique, 22,3 %

(134) avaient 65 ans et plus. Aucune différence globale d’innocuité ou d’efficacité n’a été observée

entre ces sujets et les sujets plus jeunes, et malgré le fait que d’autres rapports d’expérience clinique

n’ont pas fait état de différences de réponse entre les personnes âgées et les patients plus jeunes, il

n’est pas possible d’exclure une plus grande sensibilité chez certaines personnes âgées.

Patients ayant une consommation d’alcool substantielle :

L’administration de MYLAN-DULOXETINE à des patients consommant une quantité substantielle

d’alcool peut être associée à une atteinte hépatique grave. Des cas isolés d’insuffisance hépatique,

parfois mortelle, ont été signalés. MYLAN-DULOXETINE ne doit être administré à ces patients

que dans des cas exceptionnels et avec une extrême prudence (voir MISES EN GARDE ET

PRÉCAUTIONS : Hépatotoxicité et EFFETS INDÉSIRABLES : Effets indésirables

postcommercialisation : Effets hépatiques).

Surveillance et examens de laboratoire

Aucun examen de laboratoire particulier n’est recommandé.

Renseignements pour le conseil aux patients

Des renseignements pour le consommateur sont fournis dans le feuillet d’information de MYLAN-

DULOXETINE distribué au patient. Il est conseillé de lire ce feuillet d’information avant d’utiliser

MYLAN-DULOXETINE.

Les patients à qui l’on prescrit MYLAN-DULOXETINE doivent recevoir les instructions suivantes

de leur médecin :

1. Administration appropriée

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

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MYLAN-DULOXETINE se prend habituellement une fois par jour. Les capsules MYLAN-

DULOXETINE peuvent être prises avec ou sans aliments, bien qu’au début les aliments

puissent aider à réduire la fréquence des nausées.

Les capsules MYLAN-DULOXETINE doivent être avalées entières, sans les mâcher ni les

écraser et le contenu ne doit pas être saupoudré sur les aliments ni mélangé à des liquides. Ces

actions pourraient affecter le revêtement entérosoluble.

2. Traitement continu

Il faut avertir les patients de poursuivre le traitement par MYLAN-DULOXETINE durant

plusieurs mois, durant une période prolongée ou comme prévu, même s’ils sentent une

amélioration au bout de 1 à 4 semaines.

3. Apparition ou aggravation de problèmes émotionnels ou de comportement

Il faut aviser les patients qu’ils pourraient constater une apparition ou une aggravation des

sentiments d’agitation, d’hostilité, d’anxiété et d’impulsivité, ou d’idées suicidaires, de se faire

du mal ou de faire du mal à d’autres. Ces sentiments s’appliquent plus particulièrement au

cours des premières semaines du traitement ou quand la dose est ajustée. Une fois le traitement

commencé, les patients doivent informer leur médecin de toute modification de leur état

psychologique, ce qui comprend toute pensée ou tout sentiment qui les bouleverse. Les

médecins doivent aviser leurs patients de consulter un médecin avant d’arrêter le traitement par

MYLAN-DULOXETINE.

4. Symptômes liés à l’arrêt du traitement

Les patients doivent être avisés que l’arrêt de MYLAN-DULOXETINE peut provoquer des

symptômes comme des étourdissements, des nausées, de la diarrhée, des céphalées, de la

paresthésie, des vomissements, de l’irritabilité, de l’anxiété, de l’hyperhidrose, de la fatigue, de

l’insomnie et des cauchemars. Ces symptômes disparaissent habituellement sans qu’un

traitement soit nécessaire. Les patients doivent être avertis de communiquer avec leur médecin

s’ils présentent l’un de ces symptômes ou tout autre symptôme. Les médecins doivent aviser

leurs patients de consulter un médecin avant d’arrêter le traitement par MYLAN-

DULOXETINE.

5. Hépatotoxicité

Les patients doivent être informés que de graves problèmes de foie, parfois mortels, ont été

signalés chez les patients traités par le chlorhydrate de duloxétine. Il faut indiquer aux patients

de discuter avec leur médecin des signes et symptômes liés à des lésions hépatiques.

L’administration de MYLAN-DULOXETINE à des patients consommant une quantité

substantielle d’alcool peut être associée à une atteinte hépatique grave.

6. Consommation d’alcool

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

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Les patients doivent être informés que la consommation d’alcool doit être limitée à un

minimum pendant un traitement par MYLAN-DULOXETINE.

7. Effets sur la pression artérielle

Les patients doivent être avertis que MYLAN-DULOXETINE peut causer une augmentation

de la pression artérielle.

8. Hémorragie anormale

Les patients doivent être mis en garde contre le risque d’hémorragies liées à l’utilisation

concomitante de MYLAN-DULOXETINE et des AINS, de l’aspirine ou d’autres médicaments

influant sur la coagulation.

9. Syndrome sérotoninergique ou syndrome malin des neuroleptiques

Les patients doivent être mis en garde contre le risque de développer le syndrome

sérotoninergique lié à l’utilisation concomitante de MYLAN-DULOXETINE et d’autres

médicaments sérotoninergiques ou neuroleptiques. Les patients doivent être informés des

signes et symptômes liés au syndrome sérotoninergique; ils doivent également être avertis de

solliciter immédiatement des soins médicaux s’ils ressentent les symptômes.

10. Hyponatrémie

Les patients doivent être informés que l’hyponatrémie peut survenir à la suite d’un traitement

par un ISRS ou par un IRSN, y compris MYLAN-DULOXETINE. Les patients doivent être

avisés des signes et symptômes liés à l’hyponatrémie.

11. Retard de la miction et rétention urinaire

Les patients doivent être avertis de communiquer avec leur médecin s’ils présentent des

problèmes de débit urinaire.

12. Fractures osseuses

Les patients âgés et les patients présentant d’importants risques de fractures osseuses doivent

être informés des effets indésirables possibles pouvant augmenter le risque de chutes tels que

les étourdissements et l’hypotension orthostatique, surtout au tout début du traitement, mais

aussi peu de temps après le sevrage.

13. Réactions dermatologiques graves

Les patients doivent cesser de prendre MYLAN-DULOXETINE si une éruption cutanée se

développe, puis communiquer avec leur médecin pour obtenir une évaluation et des conseils.

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

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EFFETS INDÉSIRABLES

Aperçu des effets indésirables du médicament

Trouble dépressif majeur (TDM) :

L’innocuité du chlorhydrate de duloxétine a été évaluée chez 2 418 patients atteints de TDM qui ont

participé à des essais sur plusieurs doses avant la commercialisation, ce qui représente 1 099

patients-années d’exposition. Sur ces 2 418 patients traités par le chlorhydrate de duloxétine, 1 139

ont participé à 8 essais contrôlés par placebo de 8 ou 9 semaines et ont reçu des doses variant de 40

à 120 mg/jour, et 1 279 patients ont été suivis pendant une période allant jusqu’à 1 an, dans le cadre

d’une étude d’innocuité ouverte sur des doses variant entre 80 et 120 mg/jour. Deux études

contrôlées par placebo sur des doses quotidiennes de 80 et de 120 mg ont été prolongées pour un

traitement d’entretien de 6 mois. Sur les 2 418 patients, 993 ont été exposés au chlorhydrate de

duloxétine pendant au moins 180 jours et 445, pendant au moins 1 an. L’innocuité à long terme de

chlorhydrate de duloxétine chez les patients atteints de TDM a également été évaluée chez 533

patients dans une étude de longue durée sur le maintien des effets comportant une phase ouverte de

courte durée de 12 semaines suivie d’une phase de continuation à double insu de 26 semaines, et

chez 514 patients dans une autre étude de longue durée sur le maintien des effets comportant une

phase de courte durée ouverte de 4 à 10 semaines et une phase de continuation ouverte de 24

semaines suivie d’une phase d’entretien à double insu de 52 semaines.

Trouble d’anxiété généralisée (TAG) :

L’innocuité du chlorhydrate de duloxétine a également été évaluée chez 1 797 patients souffrant de

TAG. La plupart des patients qui ont participé aux études contrôlées par placebo de courte durée ont

reçu des doses quotidiennes de chlorhydrate de duloxétine de 60 mg ou de 120 mg par jour comme

dose finale.

Douleur neuropathique associée à la neuropathie diabétique périphérique (NDP) :

L’innocuité du chlorhydrate de duloxétine a également été évaluée chez 1 429 patients atteints de

douleur neuropathique associée à la NDP, ce qui représente 894,13 patients-années d’exposition.

Parmi ces 1 429 patients traités par le chlorhydrate de duloxétine, 800 ont participé à des essais

contrôlés par placebo de 12 ou 13 semaines dans le cadre desquels ils ont reçu des doses

quotidiennes allant de 20 à 120 mg. On compte 449 patients supplémentaires ayant participé à une

étude d’innocuité ouverte sur une dose de 120 mg par jour pendant 6 mois (87 patients ont continué

pendant une période de prolongation ouverte de 24 semaines). De plus, 57 autres patients, d’abord

traités par placebo, ont reçu une dose de chlorhydrate de duloxétine de 60 mg deux fois par jour

pour une période allant jusqu’à 12 mois lors de la phase de prolongation. Sur ces 1 429 patients,

881 ont été exposés au chlorhydrate de duloxétine pour une période ≥ 6 mois et 515 ont reçu le

médicament pendant plus de 12 mois.

Lombalgie chronique :

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

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L’innocuité du chlorhydrate de duloxétine a été évaluée chez 698 patients atteints de lombalgie

chronique (ce qui représente 237,99 patients-années d’exposition à la duloxétine). Dans des études

contrôlées par placebo de 12 à 13 semaines, la majorité des patients sous chlorhydrate de duloxétine

(428, 71,3 %) ont reçu du chlorhydrate de duloxétine à 60 mg q.d. Environ le quart des patients

sous chlorhydrate de duloxétine (139, 23,2 %) ont reçu de la duloxétine à 120 mg q.d. à un moment

donné durant la phase de courte durée.

Douleur chronique associée à l’arthrose du genou :

L’innocuité du chlorhydrate de duloxétine a été évaluée chez 503 patients souffrant d’arthrose du

genou traités par la duloxétine dans le cadre de deux essais contrôlés par placebo de 13 semaines et

d’un essai contrôlé par placebo de 10 semaines sur le traitement d’appoint aux anti-inflammatoires

non stéroïdiens (voir ESSAIS CLINIQUES).

Effets indésirables du médicament observés au cours des essais cliniques

Les données des tableaux et du texte qui suivent ne peuvent pas servir à prédire l’incidence d’effets

indésirables en pratique médicale courante, parce que les caractéristiques des patients et d’autres

facteurs sont différents de ceux dans les essais cliniques. De même, les fréquences mentionnées ne

peuvent pas être comparées aux données recueillies dans des études cliniques mettant en jeu des

traitements, des usages ou des chercheurs différents. Les données présentées ci-dessous aident le

médecin prescripteur à estimer la part relative des facteurs médicamenteux ou autres à l’incidence

des effets indésirables dans la population étudiée.

Effets indésirables qui ont justifié l’abandon du traitement

Essais contrôlés par placebo sur le TDM : Environ 10 % des 1 139 patients qui ont reçu du

chlorhydrate de duloxétine pendant les essais contrôlés par placebo ont abandonné le traitement à

cause d’un effet indésirable, comparativement à 4 % des 777 patients recevant un placebo. Les

nausées (chlorhydrate de duloxétine 1,4 %, placebo 0,1 %) sont le seul effet indésirable fréquent qui

a justifié l’arrêt du traitement et qui était imputé au médicament (c’est-à-dire qu’il a motivé

l’abandon chez au moins 1 % des patients sous chlorhydrate de duloxétine et au moins deux fois

plus souvent chez ces derniers que chez les patients sous placebo).

Essais contrôlés par placebo sur le TAG : Environ 14 % des 910 patients qui ont reçu du

chlorhydrate de duloxétine pendant les essais contrôlés par placebo de courte durée sur le TAG ont

abandonné le traitement à cause d’un effet indésirable, comparativement à 5,3 % des 665 patients

ayant reçu un placebo. Les nausées (chlorhydrate de duloxétine 3,3 %, placebo 0,5 %) et les

étourdissements (chlorhydrate de duloxétine 1 %, placebo 0,5 %) sont les effets indésirables

fréquents qui ont justifié l’arrêt du traitement et qui étaient imputés au médicament (comme il est

indiqué ci-dessus à la section sur les essais sur le TDM).

Essais contrôlés par placebo sur la douleur neuropathique associée à la NDP : Environ 12 % des

800 patients qui ont reçu du chlorhydrate de duloxétine pendant les essais contrôlés par placebo de

courte durée ont abandonné le traitement à cause d’un effet indésirable, comparativement à 5 % des

339 patients recevant un placebo. Les nausées (chlorhydrate de duloxétine 3,0 %, placebo 0,3 %),

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

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les étourdissements (chlorhydrate de duloxétine 1,1 %, placebo 0,3 %) et la somnolence

(chlorhydrate de duloxétine 1,2 %, placebo 0 %) sont les effets indésirables fréquents qui ont

justifié l’arrêt du traitement et qui étaient imputés au médicament (comme il est indiqué ci-dessus à

la section sur les essais sur le TDM).

Essais contrôlés par placebo sur la lombalgie chronique : Environ 17 % des 600 patients qui ont

reçu du chlorhydrate de duloxétine pendant les essais contrôlés par placebo de 13 semaines portant

sur la lombalgie chronique ont abandonné le traitement à cause d’un effet indésirable,

comparativement à 6,3 % des 441 patients ayant reçu un placebo. Les effets indésirables signalés

couramment comme raison de l’abandon et imputés au médicament (tel que décrit ci-dessus)

comprenaient les nausées (chlorhydrate de duloxétine 3,0 %, placebo 0,7 %) et la somnolence

(chlorhydrate de duloxétine 1,0 %, placebo 0,0 %).

Essais contrôlés par placebo sur l’arthrose du genou : Environ 16 % des 239 patients qui ont reçu

du chlorhydrate de duloxétine pendant des essais contrôlés par placebo de 13 semaines portant sur

la douleur chronique attribuable à l’arthrose du genou ont abandonné le traitement en raison d’un

effet indésirable, comparativement à 5,6 % des 248 patients ayant reçu un placebo. Les effets

indésirables signalés couramment comme raison de l’abandon et imputés au médicament (tel que

décrit ci-dessus) comprenaient les nausées (chlorhydrate de duloxétine 2,9 %, placebo 0,8 %) et

l’asthénie (chlorhydrate de duloxétine 1,3 %, placebo 0,0 %). De même, plus de patients prenant du

chlorhydrate de duloxétine (40/264 ou 15,2 %) ont abandonné l’essai de 10 semaines contrôlé par

placebo sur le traitement d’appoint aux anti-inflammatoires non stéroïdiens en raison d’effets

indésirables que de patients sous placebo (23/260 ou 8,8 %).

Effets indésirables consécutifs à l’arrêt du traitement

L’apparition de symptômes à l’arrêt du traitement a été évaluée systématiquement chez les patients

prenant du chlorhydrate de duloxétine. Lors des essais cliniques contrôlés par placebo, les

symptômes suivants sont apparus à un taux supérieur ou égal à 1 % et significativement plus

souvent dans le groupe chlorhydrate de duloxétine que dans le groupe du placebo à l’arrêt brusque

ou progressif du traitement : étourdissements, nausées, céphalées, paresthésies, fatigue,

vomissements, irritabilité, cauchemars, insomnie, diarrhées, anxiété, hyperhidrose, vertiges,

somnolence et myalgie. Même si ces effets étaient en général autolimitatifs, certains étaient graves.

(Voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS : Arrêt du traitement et POSOLOGIE ET

ADMINISTRATION).

Effets indésirables survenus chez les sujets sous chlorhydrate de duloxétine dans les essais

contrôlés par placebo sur le trouble dépressif majeur (TDM)

Le tableau 1 énumère les effets indésirables liés au traitement qui sont survenus chez 2 % ou plus

des patients recevant du chlorhydrate de duloxétine pendant la phase aiguë du TDM dans le cadre

d’essais cliniques contrôlés par placebo et dont l’incidence était supérieure à celle avec le placebo.

Les effets indésirables qui ont été observés le plus souvent chez les patients atteints de TDM et

traités par le chlorhydrate de duloxétine (incidence de 5 % ou plus, et au moins le double de

l’incidence notée chez les patients sous placebo) étaient : nausées, sécheresse de la bouche,

constipation, diminution de l’appétit, fatigue, somnolence et sudation. La terminologie MedDRA a

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

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servi à classer les effets indésirables signalés.

Tableau 1 :

Incidence des effets indésirables liés au traitement survenus lors de la

phase aiguë du TDM dans le cadre d’essais contrôlés par placebo

1

Système organique/effet indésirable

Pourcentage de patients ayant signalé l’effet

Placebo

(n = 77)

Chlorhydrate de

duloxétine

(n = 1 139)

Troubles gastro-intestinaux

Nausées

Sécheresse de la bouche

Constipation

Diarrhée

Vomissements

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Diminution de l’appétit

Troubles généraux

Fatigue

Examens

Perte de poids

Troubles du système nerveux

Étourdissements

Somnolence

Tremblements

Troubles de la peau et des tissus sous-

cutanés

Sudation accrue

Troubles vasculaires

Bouffées de chaleur

Troubles oculaires

Vue brouillée

Troubles psychiatriques

Anxiété

Insomnie

Perte de libido

Anorgasmie

Système reproducteur

Dysfonction érectile

Retard d’éjaculation

Dysfonction éjaculatoire

Effets signalés par au moins 2 % des patients recevant du chlorhydrate de duloxétine et plus souvent que chez les patients

recevant le placebo. Les effets suivants, signalés par au moins 2 % des patients traités par le chlorhydrate de duloxétine pour un

TDM, ont eu une incidence inférieure ou égale à celle dans le groupe placebo :

douleur abdominale haute, palpitations,

dyspepsie, dorsalgie, arthralgie, céphalées, pharyngite, toux, nasopharyngite et infections des voies respiratoires supérieures.

Ce terme comprend l’anorexie.

Ce terme comprend l’insomnie du milieu de la nuit.

Chez les hommes seulement.

Ce terme comprend les troubles d’éjaculation et l’impossibilité d’éjaculer.

Les effets indésirables constatés chez les hommes et les femmes étaient généralement similaires

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

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sauf pour ce qui est des effets sur les fonctions sexuelles (voir EFFETS INDÉSIRABLES :

Fonction sexuelle). Les études cliniques sur le chlorhydrate de duloxétine n’ont pas évoqué de

différence entre les personnes de plus de 65 ans et de moins de 65 ans quant aux effets

indésirables. Il y avait trop peu de patients autres que de race blanche dans l’étude pour déterminer

si ces patients réagissent différemment des patients de race blanche.

Le tableau 2 énumère les effets indésirables liés au traitement qui sont survenus chez 2 % ou plus

des patients recevant du chlorhydrate de duloxétine dans le cadre d’une étude de longue durée sur le

maintien des effets chez les patients atteints d’un TDM. Les effets indésirables qui ont été observés

le plus souvent chez les patients atteints de TDM et traités par le chlorhydrate de duloxétine

(incidence de 5 % ou plus) au cours de la phase d’entretien à double insu étaient : dorsalgies,

céphalées, nasopharyngite et fatigue.

Tableau 2 :

Incidence des effets indésirables liés au traitement survenus lors d’une étude

de longue durée sur le maintien des effets chez des patients atteints d’un

TDM

Système organique/effets

indésirables

Pourcentage de patients ayant signalé l’effet

Phase de

courte durée

Phase de

continuation

Phase d’entretien

Chlorhydrate

de duloxétine

(n = 514)

Chlorhydrate

de duloxétine

(n = 413)

Placebo

(n = 142)

Chlorhydrate

de duloxétine

(n = 146)

Troubles cardiaques

Palpitations

< 1

Angine de poitrine

< 1

Troubles de l’oreille interne ou labyrinthiques

Vertiges

Troubles gastro-intestinaux

Nausées

Sécheresse de la bouche

< 1

Constipation

Diarrhée

Vomissements

Douleurs abdominales hautes

Douleurs abdominales

Dyspepsie

Troubles d’ordre général et complications au point d’administration

Fatigue

Œdème périphérique

< 1

< 1

Troubles du système

immunitaire

Hypersensibilité

< 1

< 1

Infections et infestations

Nasopharyngite

Grippe

Bronchite

< 1

Examens

Gain de poids

< 1

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

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Système organique/effets

indésirables

Pourcentage de patients ayant signalé l’effet

Phase de

courte durée

Phase de

continuation

Phase d’entretien

Chlorhydrate

de duloxétine

(n = 514)

Chlorhydrate

de duloxétine

(n = 413)

Placebo

(n = 142)

Chlorhydrate

de duloxétine

(n = 146)

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Diminution de l’appétit

< 1

Anorexie

< 1

< 1

Diabète sucré

< 1

< 1

Troubles musculosquelettiques et du tissu conjonctif

Dorsalgies

Arthralgie

< 1

< 1

Douleur musculosquelettique

< 1

< 1

Douleurs aux extrémités

< 1

Troubles du système nerveux

Céphalées

Étourdissements

Tremblements

Somnolence

< 1

Syndrome cervico-brachial

< 1

Troubles psychiatriques

Insomnie

Baisse de la libido

< 1

Agitation

< 1

< 1

Dépression

< 1

< 1

Troubles rénaux et urinaires

Pollakiurie

< 1

Troubles de la peau et des tissus sous-cutanés

Hyperhidrose

Effets indésirables survenus chez les sujets sous chlorhydrate de duloxétine dans les essais

contrôlés par placebo sur le trouble d’anxiété généralisée (TAG)

Le tableau 3 énumère les effets indésirables liés au traitement qui sont survenus chez au moins

2 % des patients recevant du chlorhydrate de duloxétine pendant la phase aiguë du TAG dans le

cadre d’essais cliniques contrôlés par placebo. Ces effets étaient plus fréquents chez les patients

sous chlorhydrate de duloxétine que chez les patients sous placebo. Les effets indésirables qui

ont été observés le plus souvent chez les patients atteints de TAG et traités par chlorhydrate de

duloxétine (incidence de 5 % ou plus, et au moins le double de l’incidence notée chez les patients

sous placebo) étaient : nausées, étourdissements, sécheresse de la bouche, fatigue, constipation,

somnolence et sudation.

Tableau 3 :

Incidence des effets indésirables liés au traitement lors de la phase aiguë

du

TAG dans le cadre d’essais contrôlés par placebo

1

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

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Système organique/effet indésirable

Pourcentage de patients ayant signalé l’effet

Placebo

(n = 665)

Chlorhydrate de

duloxétine

(n = 910)

Troubles gastro-intestinaux

Nausées

Sécheresse de la bouche

Constipation

Diarrhée

Vomissements

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Diminution de l’appétit

Troubles généraux

Fatigue

Examens

Perte de poids

Troubles du système nerveux

Étourdissements

Somnolence

Tremblements

Troubles de la peau et des tissus sous-cutanés

Hyperhidrose

Troubles vasculaires

Bouffées de chaleur

Troubles oculaires

Vue brouillée

Troubles psychiatriques

Anxiété

Insomnie3

Perte de libido

Troubles respiratoires, thoraciques et

médiastinaux

Bâillements

Appareil génital

Dysfonction érectile

Effets signalés par au moins 2 % des patients recevant du chlorhydrate de duloxétine et plus souvent que par les

patients recevant le placebo.

Ce terme comprend l’anorexie.

Ce terme comprend l’insomnie du milieu de la nuit.

Chez les hommes seulement.

Ce terme comprend les troubles d’éjaculation et l’impossibilité d’éjaculer.

Effets indésirables liés à la dose pour le TAG

Le taux d’incidence des effets indésirables observés chez les patients recevant 120 mg de

duloxétine par jour était de 5 % ou plus et environ 2 fois le taux d’incidence constaté chez les

patients recevant 60 mg de duloxétine par jour (hyperhidrose [15,3 % par rapport à 8,3 %],

diarrhée [7,6 % par rapport à 3,0 %] et vomissements [6,5 % par rapport à 3,0 %]).

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Effets indésirables survenus chez les sujets sous chlorhydrate de duloxétine lors d’essais

contrôlés par placebo sur la douleur associée à la neuropathie diabétique périphérique :

Le tableau 4 énumère les effets indésirables liés au traitement qui sont survenus chez 2 % ou plus

des patients recevant du chlorhydrate de duloxétine pendant la phase aiguë (12 semaines) de la

NDP dans le cadre d’essais cliniques contrôlés par placebo (doses de 20 à 120 mg par jour) et

dont l’incidence était supérieure à celle avec le placebo. Les effets indésirables qui ont été

observés le plus souvent chez les patients atteints de NDP et traités par le chlorhydrate de

duloxétine (incidence de 5 % ou plus, et au moins le double de l’incidence notée chez les patients

sous placebo) étaient : nausées, constipation, sécheresse de la bouche, vomissements, fatigue,

diminution de l’appétit, somnolence, dysfonction érectile et hyperhidrose. La terminologie

MedDRA a servi à classer les effets indésirables signalés.

Tableau 4 :

Incidence des effets indésirables liés au traitement survenus lors de la

phase aiguë de la douleur neuropathique associée à la neuropathie

diabétique périphérique dans le cadre des essais contrôlés par placebo

1

Système organique/effet

indésirable

Pourcentage de patients ayant signalé l’effet

Chlorhydrate

de duloxétine

60 mg

1 fois par jour

n = 344

Chlorhydrate

de duloxétine

60 mg

2 fois par jour

n = 341

Total* des

patients sous

chlorhydrate

de duloxétine

n = 800

Placebo

n = 339

Troubles gastro-intestinaux

Nausées

Diarrhée

Constipation

Sécheresse de la bouche

Vomissements

Dyspepsie

Troubles d’ordre général et

complications au point

d’administration

Fatigue

Douleurs abdominales

Infections et infestations

Nasopharyngite

Grippe

Troubles du métabolisme et de la

nutrition

Diminution de l’appétit

Troubles musculosquelettiques et

du tissu conjonctif

Dorsalgies

Spasmes musculaires

Troubles du système nerveux

Somnolence

Céphalées

Étourdissements

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

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Paresthésie

Troubles psychiatriques

Insomnie

Agitation

Troubles rénaux et urinaires

Pollakiurie

Troubles de l’appareil

reproducteur et des seins

Dysfonction érectile

Troubles respiratoires,

thoraciques et médiastinaux

Toux

Douleurs pharyngolaryngées

Troubles de la peau et des tissus

sous-cutanés

Hyperhidrose

Comprend toutes les doses administrées dans les études sur la NDP (c.-à-d.

20 mg par jour,

60 mg par jour

60 mg deux fois par jour).

Effets signalés par au moins 2 % des patients recevant du chlorhydrate de duloxétine et plus souvent que par les

patients recevant le placebo. Les effets suivants, signalés par au moins 2 % des patients traités par le

chlorhydrate de duloxétine pour une NDP, ont

eu une incidence inférieure ou égale à celle avec le placebo :

douleurs aux membres,

infection des voies respiratoires supérieures, arthralgie, toux, grippe, prurit, douleurs

musculosquelettiques (comprend les myalgies

et les cervicalgies) et œdème périphérique.

Ce terme comprend les malaises gastriques.

Comprend également l’asthénie.

Comprend les douleurs abdominales hautes,

les douleurs abdominales basses,

la sensibilité abdominale, les

malaises au niveau de l’abdomen et les douleurs gastro-intestinales.

2,8 % des patients sous chlorhydrate de duloxétine, 2,7 % des patients sous placebo.

Comprend l’anorexie.

Comprend l’hypersomnie et la sédation.

Comprend l’hypoesthésie, l’hypoesthésie faciale et la paresthésie orale.

Comprend aussi l’insomnie du milieu de la nuit, les réveils matinaux précoces et l’insomnie d’endormissement.

Comprend également la sensation d’agitation, la nervosité, la fébrilité, la tension et l’agitation psychomotrice.

Chez les hommes seulement (chlorhydrate de duloxétine à 60 mg q.d. n = 201; chlorhydrate de duloxétine à

60 mg b.i.d. n = 190; total de patients sous chlorhydrate de duloxétine, N = 466; placebo, N = 181).

3,9 % des patients sous chlorhydrate de duloxétine, 3,8 % des patients sous placebo.

Effets indésirables survenus chez les sujets sous chlorhydrate de duloxétine dans les essais

contrôlés par placebo sur la lombalgie chronique

Le tableau 5 énumère les effets indésirables liés au traitement qui sont survenus chez 2 % ou

plus des patients recevant du chlorhydrate de duloxétine pendant les essais cliniques contrôlés

par placebo portant sur la lombalgie chronique. Ces effets étaient plus fréquents chez les

patients sous chlorhydrate de duloxétine que chez les patients sous placebo. Les effets

indésirables qui ont été observés le plus souvent chez les patients atteints de lombalgie

chronique et traités par le chlorhydrate de duloxétine (incidence de 5 % ou plus, et au moins le

double de l’incidence notée chez les patients sous placebo) comprenaient : nausées, insomnie,

somnolence, constipation, sécheresse de la bouche, fatigue, et étourdissements.

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

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Tableau 5: Incidence des effets indésirables liés au traitement survenus dans les essais

contrôlés par placebo sur la lombalgie chronique*

Système organique/effet indésirable

Pourcentage de patients ayant signalé l’effet

Placebo

(n = 441)

Chlorhydrate de

duloxétine

(n = 600)

Troubles gastro-intestinaux

Nausées

Sécheresse de la bouche

Constipation

Diarrhée

Douleur abdominale

Flatulence

Troubles d’ordre général et complications

au point d’administration

Fatigue (y compris l’asthénie)

Infections et infestations

Grippe

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Diminution de l’appétit (y compris

l’anorexie)

< 1

Troubles musculosquelettiques et du tissu

conjonctif

Douleur musculosquelettique (y compris les

myalgies et les cervicalgies)

Troubles du système nerveux

Somnolence (y compris l’hypersomnie et la

sédation)

Étourdissements

Céphalées

Troubles psychiatriques

Insomnie

Baisse de la libido (y compris perte de libido)

Troubles de la peau et des tissus sous-

cutanés

Hyperhidrose

Effets signalés par au moins 2 % des patients recevant du chlorhydrate de duloxétine et plus souvent que par les

patients recevant le placebo.

Les effets suivants,

signalés par au moins 2 % des patients traités par le

chlorhydrate de duloxétine pour la lombalgie chronique, ont eu une incidence inférieure ou égale à celle dans

le groupe placebo : arthralgie et nasopharyngite.

Comprend également les douleurs abdominales hautes, les malaises au niveau de l’abdomen et les douleurs

gastro-intestinales.

Comprend également l’insomnie d’endormissement, l’insomnie du milieu de la nuit et l’insomnie du matin.

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

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Effets indésirables survenus chez les sujets sous chlorhydrate de duloxétine dans les essais

contrôlés par placebo sur l’arthrose

Le tableau 6 énumère les effets indésirables liés au traitement qui sont survenus chez 2 % ou plus

des patients recevant du chlorhydrate de duloxétine pendant trois essais cliniques contrôlés par

placebo portant sur l’arthrose (durée du traitement = 10 à 13 semaines). Ces effets étaient plus

fréquents chez les patients sous chlorhydrate de duloxétine que chez les patients sous placebo.

Les effets indésirables qui ont été observés le plus souvent chez les patients atteints d’arthrose et

traités par le chlorhydrate de duloxétine (incidence de 5 % ou plus, et au moins le double de

l’incidence notée chez les patients sous placebo) étaient : nausées, constipation, sécheresse de la

bouche, diarrhée, douleurs abdominales, fatigue, étourdissements, insomnie, diminution de

l’appétit et dysfonction érectile.

Tableau 6 : Effets indésirables liés au traitement survenus dans les essais cliniques chez des

patients souffrant de douleur associée à l’arthrose du genou

Système organique/effet indésirable

Pourcentage de patients ayant signalé des effets

indésirables

Placebo

(n = 508)

Chlorhydrate de duloxétine

(n = 503)

Troubles gastro-intestinaux

Nausées

Constipation

Sécheresse de la bouche

Diarrhée

Douleurs abdominales

Vomissements

Flatulence

< 1

Troubles d’ordre général et complications au point d’administration

Fatigue

Troubles du système nerveux

Étourdissements

Somnolence

Céphalées

Troubles psychiatriques

Insomnie

Baisse de libido

< 1

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Diminution de l’appétit

< 1

Troubles de la peau et des tissus sous-cutanés

Hyperhidrose

< 1

Troubles musculosquelettiques et du tissu conjonctif

Arthralgie

Troubles de l’appareil reproducteur et des seins

Dysfonction érectile

Trouble d’éjaculation

Comprend également les malaises au niveau de l’abdomen, les douleurs abdominales basses, les douleurs

abdominales hautes, la sensibilité abdominale et les douleurs gastro-intestinales.

Comprend également l’asthénie.

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

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Comprend également l’hypersomnie et la sédation.

Comprend également l’insomnie d’endormissement, l’insomnie du milieu de la nuit et l’insomnie du matin.

Comprend également l’impossibilité d’éjaculer.

Chez les hommes seulement (n = 173, placebo; n = 192, duloxétine).

Autres effets indésirables

Retard à la miction : Le chlorhydrate de duloxétine appartient à une classe de médicaments qui

influent sur la résistance urétrale au cours des phases de remplissage vésical. Des cas de retard de

miction et de rétention urinaire ont été signalés spontanément après la commercialisation. Dans

certains cas de rétention urinaire associés au traitement par le chlorhydrate de duloxétine,

l’hospitalisation ou un cathétérisme ont été nécessaires. Si un retard de la miction apparaît durant

un traitement par le chlorhydrate de duloxétine, on doit envisager la possibilité qu’il soit causé

par ce médicament. Une réduction de la dose ou l’arrêt du traitement doivent aussi être envisagés

(voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS : Effets rénaux; Retard de la miction et rétention

urinaire).

Saignements gastro-intestinaux : Au cours des essais cliniques contrôlés par placebo pour toutes

les indications, une hémorragie gastro-intestinale a été signalée chez 0,23 % des patients traités

par le chlorhydrate de duloxétine contre 0,15 % des patients sous placebo (p = 0,198). Le terme

hémorragie gastro-intestinale est un composite qui regroupe l’hémorragie diarrhéique,

l’hémorragie gastro-intestinale basse, l’hématémèse, l’émission de selles sanglantes,

l’hémorragie hémorroïdale, le méléna, la rectorragie et l’hémorragie ulcéreuse. La différence

entre les patients recevant le chlorhydrate de duloxétine et les patients sous placebo pour ce qui

est de la fréquence des hémorragies gastro-intestinales a été statistiquement significative

seulement lors des essais contrôlés par placebo sur le trouble dépressif majeur (chlorhydrate de

duloxétine: 0,3 % [9/3 007 patients], placebo : 0,05 % [1/1 883 patients]; p = 0,031), mais non

lors des essais portant sur les autres indications. Des cas de saignements gastro-intestinaux ont

aussi été rapportés après la commercialisation (voir EFFETS INDÉSIRABLES : Effets

indésirables postcommercialisation).

Changements biologiques : Dans le cadre des essais cliniques contrôlés par placebo pour toutes

les indications, le traitement par le chlorhydrate de duloxétine a été associé à une légère

augmentation moyenne des taux d’ALT, d’AST, de CPK et de phosphatase alcaline par rapport

au départ; des valeurs anormales ont été constatées peu souvent et temporairement pour ces

analytes chez les patients sous chlorhydrate de duloxétine comparativement aux patients sous

placebo (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS : Hépatotoxicité). Au cours des essais

cliniques contrôlés par placebo pour toutes les indications, des taux de potassium élevés durant le

traitement ont été plus fréquents dans le groupe duloxétine que dans le groupe placebo (2,2 %

avec la duloxétine contre 1,6 % avec le placebo, p = 0,016). De plus, l’effet indésirable lié au

traitement « Hausse du taux de potassium sanguin », comprenant les termes individuels

Hyperkaliémie et Hausse du taux de potassium sanguin, a été signalé plus fréquemment chez les

patients sous duloxétine que chez les patients sous placebo (0,11 % avec la duloxétine contre

0,05 % avec le placebo, p = 0,146).

Changements des signes vitaux : Dans des essais cliniques contrôlés par placebo, pour toutes les

indications approuvées, en ce qui concerne une variation entre le début et la fin de l’étude, le

traitement par le chlorhydrate de duloxétine a été associé à des augmentations moyennes de la

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

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tension artérielle systolique de 0,09 mm Hg et de la tension artérielle diastolique de 0,65 mm Hg

comparativement à des diminutions moyennes de la tension artérielle systolique de 1,35 mm Hg

et de la tension artérielle diastolique de 0,79 mm Hg chez les patients sous placebo.

Des élévations soutenues de la tension systolique ou diastolique ont également été constatées

dans les essais contrôlés par placebo. Un patient présentait une élévation de la tension artérielle

s’il répondait à l’un des critères d’élévation soutenue de la tension systolique ou de la tension

diastolique suivants :

Une élévation soutenue de la tension systolique est définie comme une

valeur ≥ 140 mm Hg avec une augmentation ≥ 10 mm Hg par rapport à la

valeur de départ pendant trois visites consécutives.

Une élévation soutenue de la tension diastolique est définie comme une valeur ≥ 90 mm

Hg avec une augmentation ≥ 10 mm Hg par rapport à la valeur de départ pendant trois

visites consécutives.

Dans des essais contrôlés par placebo portant sur toutes les indications approuvées, il n’y avait

aucune différence significative dans la fréquence d’une hypertension artérielle soutenue (trois

visites consécutives).

Il n’y avait pas de différence significative entre les groupes de traitement dans la fréquence

d’abandon en raison de l’hypertension artérielle.

Le traitement par le chlorhydrate de duloxétine pour toutes les indications approuvées, pour une

période allant jusqu’à 26 semaines lors des essais contrôlés par placebo, a été associé à une

hausse de la fréquence cardiaque de 1,39 battement par minute (variation moyenne entre le début

et la fin de l’étude).

Changements de poids : Le chlorhydrate de duloxétine a produit un effet minime sur le poids.

Dans les essais cliniques contrôlés par placebo sur le TDM et le TAG, les patients traités par le

chlorhydrate de duloxétine pendant au plus 9 semaines ont présenté une perte de poids moyenne

d’environ 0,5 kg, tandis que les patients recevant le placebo ont connu un gain de poids moyen

d’environ 0,35 kg. Cela représente une perte de poids légère, mais significative par comparaison

avec les patients sous placebo. Les essais à long terme de 52 semaines ont mis en évidence un

gain de poids moyen de 2,4 kg, mais il n’était pas significatif sur le plan clinique.

Dans les essais sur la NDP, la lombalgie chronique et l’arthrose, les patients traités par le

chlorhydrate de duloxétine (N = 3 160) pendant au plus 26 semaines ont présenté une perte de

poids moyenne d’environ 0,63 kg, tandis que les patients recevant le placebo ont connu un gain

de poids moyen d’environ 0,15 kg.

Dans les trois essais cliniques contrôlés par placebo sur la NDP, les patients traités par le

chlorhydrate de duloxétine pendant au plus 13 semaines ont présenté une perte de poids

moyenne de 0,92 kg, tandis que les patients recevant le placebo ont connu un gain de poids

moyen de 0,16 kg. Dans les essais à long terme de 52 semaines, la perte de poids moyenne était

de 0,35 kg pour les patients sous chlorhydrate de duloxétine.

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

Page 34 de 89

Dans une étude à long terme de 54 semaines portant sur la lombalgie chronique (phase de

traitement de courte durée contrôlée par placebo de 13 semaines et phase de prolongation non

contrôlée de 41 semaines), les patients sous chlorhydrate de duloxétine (n = 109) ont connu une

perte de poids moyenne de 0,6 kg par rapport à un gain de poids moyen de 0,1 kg chez les

patients sous placebo (n = 116) au cours de la phase de traitement de courte durée de l’étude.

Dans la phase ouverte, tous les patients sous chlorhydrate de duloxétine (n = 178) ont connu un

gain de poids moyen de 0,4 kg.

Changements à l’électrocardiogramme : Des électrocardiogrammes (ECG) ont été obtenus chez

des patients sous chlorhydrate de duloxétine et des patients sous placebo dans le cadre d’essais

cliniques portant sur toutes les indications. Aucune différence cliniquement significative n’a été

observée relativement aux intervalles Q-T corrigé, Q-T, PR et QRS entre les patients traités par

le chlorhydrate de duloxétine et ceux qui ont reçu un placebo. Il n’y avait aucune différence

cliniquement significative entre le chlorhydrate de duloxétine et le placebo pour ce qui est des

élévations de l’espace Q-TcF.

De plus, une étude de pharmacologie clinique a été effectuée afin d’établir l’innocuité de la

duloxétine à la posologie maximale tolérée (200 mg b.i.d.) et de mesurer l’intervalle Q-T. À des

doses allant jusqu’à 200 mg b.i.d. l’intervalle Q-T n’était pas allongé (voir MODE D’ACTION

ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE : Pharmacologie clinique sur l’innocuité).

Régulation de la glycémie : Dans les essais sur la neuropathie diabétique périphérique, le

traitement par le chlorhydrate de duloxétine a détérioré le contrôle glycémique chez certains

patients diabétiques. Dans trois essais cliniques sur l’utilisation du chlorhydrate de duloxétine

dans le traitement de la douleur associée à la NDP, la durée moyenne du diabète était d’environ

12 ans, la glycémie à jeun moyenne au départ était de 9,8 mmol/L (176 mg/dL) et le taux moyen

d’hémoglobine glycosylée (HbA

) au départ était de 7,8 %. Au cours de la phase aiguë du

traitement de 12 semaines de ces études, le chlorhydrate de duloxétine a été associé à une légère

augmentation de la glycémie moyenne à jeun par rapport au placebo. Au cours de la période de

prolongation de ces études, qui a duré jusqu’à 52 semaines, la glycémie moyenne à jeun a

augmenté de 0,67 mmol/L (12 mg/dL) dans le groupe traité par le chlorhydrate de duloxétine et a

diminué de 0,64 mmol/L (11,5 mg/L) dans le groupe ayant reçu les soins courants, ce qui

représentait une différence statistiquement significative. L’HbA

a augmenté de 0,5 % dans le

groupe traité par le chlorhydrate de duloxétine et de 0,2 % dans le groupe ayant reçu les soins

courants.

Fonction sexuelle : Même si des changements de désir, de performance et de satisfaction sexuels

sont souvent des manifestations d’un trouble psychiatrique, ils peuvent aussi être des

conséquences d’une pharmacothérapie. Il est néanmoins difficile d’estimer de manière fiable

l’incidence et la sévérité des effets indésirables sur le désir, la performance et la satisfaction

sexuels, en partie parce que les patients et les médecins peuvent hésiter à en discuter. Le tableau

7 énumère les effets indésirables sexuels qui ont été rapportés spontanément par au moins 2 %

des hommes ou femmes qui prenaient du chlorhydrate de duloxétine durant les essais contrôlés

par placebo sur le TDM.

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

Page 35 de 89

Tableau 7 :

Incidence des effets indésirables de nature sexuelle liés au traitement

survenus durant les essais contrôlés par placebo sur le TDM

1

Effet indésirable

Pourcentage de patients ayant signalé l’effet

% d’hommes

% de femmes

Chlorhydrate

de duloxétine

(n = 378)

Placebo

(n = 247)

Chlorhydrate

de duloxétine

(n = 761)

Placebo

(n = 530)

Orgasme anormal

Dysfonction éjaculatoire3

Perte de libido

Dysfonction érectile

Retard d’éjaculation

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

S.O.

Effets signalés par au moins 2 % des patients recevant du chlorhydrate de duloxétine et plus souvent que par les patients recevant le

placebo.

Ce terme comprend l’anorgasmie.

Ce terme comprend les troubles d’éjaculation et l’impossibilité

d’éjaculer. S.O. = Sans objet

Autres effets indésirables observés pendant l’analyse des données de l’essai clinique avant

et après commercialisation de la duloxétine

La liste suivante indique les effets indésirables survenant pendant le traitement qui ont été

signalés par les patients traités par la duloxétine lors d’essais cliniques. Dans des essais cliniques,

pour toutes les indications, 34 756 patients ont été traités par la duloxétine. Parmi ces derniers,

26,9 % (9 337) ont pris de la duloxétine pendant au moins 6 mois, et 12,4 % (4 317) pendant au

moins un an. La liste suivante n’a pas pour but d’inclure les effets (1) qui figurent déjà dans des

tableaux précédents ou ailleurs dans la monographie, (2) qui n’étaient pas liés directement à la

prise du médicament, (3) qui étaient tellement généraux qu’ils n’étaient pas pertinents, (4) qui

n’étaient pas considérés comme ayant des répercussions cliniques significatives ou (5) qui avaient

lieu à une fréquence inférieure ou égale à celle d’un placebo.

Les effets sont classés par système du corps humain selon les définitions suivantes : les effets

indésirables fréquents sont ceux qui touchent au moins 1 patient sur 100; les effets indésirables

peu fréquents sont ceux qui touchent entre 1 patient sur 100 et 1 patient sur 1 000; les effets rares

sont ceux qui touchent moins d’un patient sur 1 000.

Troubles cardiaques Fréquents : palpitations; peu fréquents : infarctus du myocarde,

tachycardie.

Troubles de l’oreille interne ou labyrinthiques Fréquents : vertiges; peu fréquents :

douleurs à l’oreille, acouphène.

Troubles endocriniens Rare : hypothyroïdie.

Troubles oculaires Peu fréquents : diplopie, déficience visuelle, mydriase, sécheresse

oculaire.

Troubles gastro-intestinaux Fréquents : flatulences; Peu fréquents : éructation, gastrite,

halitose, gastro-entérite; Rares : ulcère gastrique, méléna, stomatite.

Troubles d’ordre général et complications au point d’administration Fréquents : frissons

(y compris rigors); peu fréquents : chutes (les chutes étaient plus courantes chez les patients âgés

de 65 ans et plus), sentiment d’être anormal, avoir chaud ou froid, malaise, soif, dysphagie;

rares : troubles ambulatoires.

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

Page 36 de 89

Infections et infestations Peu fréquent : laryngite.

Examens Peu fréquents : prise de poids, augmentation du cholestérol sanguin.

Troubles du métabolisme et de la nutrition Peu fréquents : déshydratation, hyperlipidémie;

rare : dyslipidémie.

Troubles musculosquelettiques et du tissu conjonctif Fréquents : douleurs

musculosquelettiques; peu fréquents : dureté musculaire (y compris raideur

musculosquelettique), secousses musculaires.

Troubles du système nerveux Fréquents : dysgueusie, léthargie, paresthésie/hypoesthésie;

peu fréquents : troubles de l’attention, dyskinésie, myoclonie, sommeil de mauvaise qualité;

rare : dysarthrie.

Troubles psychiatriques Fréquents : rêves anormaux (y compris cauchemars), troubles du

sommeil; peu fréquents : apathie, bruxisme, désorientation (y compris état de confusion),

irritabilité, sautes d’humeur, tentative de suicide; rare : décès par suicide.

Troubles rénaux et urinaires Fréquente : Pollakiurie; Peu fréquents : dysurie, besoin

impérieux d’uriner, nycturie, polyurie, diminution du débit urinaire, odeur anormale de l’urine.

Troubles de l’appareil reproducteur et des seins Fréquents : anorgasmie, orgasme anormal;

peu fréquents : symptômes de ménopause, dysfonction sexuelle, douleurs testiculaires; rares :

troubles menstruels.

Troubles respiratoires, thoraciques et médiastinaux Fréquents : douleur oropharyngée; peu

fréquents : gorge serrée.

Troubles de la peau et des tissus sous-cutanés Peu fréquents : sueurs froides, dermatite de

contact, tendance accrue à avoir des bleus, sueurs nocturnes, réaction de photosensibilisation;

rare : ecchymose.

Troubles vasculaires Fréquents : bouffées vasomotrices (y compris bouffées de chaleur); peu

fréquents : froideur périphérique, hypotension orthostatique.

Effets indésirables postcommercialisation

Depuis la première approbation du chlorhydrate de duloxétine le 3 août 2004 jusqu’au 31 juillet

2013, on estime que 63,8 millions de patients ont été traités par le chlorhydrate de duloxétine

dans le monde entier, ce qui représente plus de 23,8 millions de patients-années de traitement.

Effets hépatiques : Un programme de pharmacovigilance a permis de trouver des rapports

d’atteinte hépatique, y compris des rapports d’atteinte hépatocellulaire, purement cholostatique

ou mixte, allant de légères élévations des valeurs de laboratoire à des signes et symptômes

cliniques plus graves d’une atteinte hépatique. Des cas isolés d’insuffisance hépatique, parfois

mortelle, ont été signalés. Dans la majorité des cas, le patient présentait ou avait présenté des

facteurs de risque, médicaux ou autres, d’atteinte hépatique comme l’abus d’alcool, une hépatite

ou l’exposition à des médicaments hépatotoxiques. On ignore donc dans quelle mesure la

duloxétine a contribué aux atteintes hépatiques signalées (voir CONTRE-INDICATIONS et

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS : Hépatotoxicité).

Hyponatrémie : L’hyponatrémie peut survenir à la suite d’un traitement par un ISRS ou par un

IRSN, y compris MYLAN-DULOXETINE. Dans de nombreux cas, elle semble être due au

syndrome d’antidiurèse inappropriée. Des cas d’hyponatrémie avec une natrémie inférieure à 110

mmol/L ont été signalés et semblaient être réversibles à l’arrêt du traitement par le chlorhydrate de

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

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duloxétine. Le risque de présenter une hyponatrémie avec les ISRS et les IRSN peut être plus

important chez les personnes âgées. De même, les patients sous diurétiques ou présentant par ailleurs

une déplétion volumique sont également plus à risque. L’abandon du traitement par le chlorhydrate

de duloxétine doit être envisagé chez les patients atteints d’hyponatrémie symptomatique et une

intervention médicale appropriée doit être instaurée.

Les signes et symptômes de l’hyponatrémie comprennent les céphalées, les difficultés de

concentration, l’altération de la mémoire, la confusion, la faiblesse ou le manque de stabilité

pouvant entraîner des chutes. Des cas d’hyponatrémie plus grave ou plus aiguë ont été associés à

des hallucinations, des syncopes, des crises convulsives, des comas, des arrêts respiratoires, voire

à des décès (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS).

Saignements gastro-intestinaux : De très rares cas de saignements gastro-intestinaux ont été

signalés après la commercialisation (tableau 8) (voir également « Effets indésirables du

médicament observés au cours des essais cliniques : Autres effets indésirables – Saignements

gastro-intestinaux »).

Réactions dermatologiques graves : Chez les patients traités par le chlorhydrate de duloxétine, on

a signalé des cas très rares de réactions cutanées graves après la commercialisation, notamment le

syndrome de Stevens-Johnson et l’érythème polymorphe (voir MISES EN GARDE ET

PRÉCAUTIONS). On estime que le taux de signalement après la commercialisation est

généralement une sous-estimation attribuable à une sous-déclaration. Dans certains cas, un

rapport de causalité avec le chlorhydrate de duloxétine n’a pas pu être établi. Les patients doivent

cesser de prendre MYLAN-DULOXETINE si une éruption cutanée se développe, puis

communiquer avec leur médecin pour obtenir une évaluation et des conseils.

Le tableau 8 a été établi à partir des déclarations spontanées d’effets indésirables après la

commercialisation. Les pourcentages donnés sont calculés en divisant le nombre d’occurrences

d’effets indésirables signalés à la compagnie par le nombre estimé de patients exposés au

médicament pour la même période. La relation de cause à effet entre le chlorhydrate de

duloxétine et l’apparition de ces effets indésirables n’a pas été clairement établie.

Tableau 8 :

Déclarations spontanées d’effets indésirables de chlorhydrate de duloxétine

postcommercialisation, toutes indications confondues

Effet indésirable

Fréquence

Fréquents

1 %

Peu fréquents

< 1 % et

0,1 %

Rares

< 0,1 % et

0,01 %

Très rares

< 0,01 %

Hémopathie

Thrombocytopénie

Troubles cardiaques

Arythmie supraventriculaire

Exacerbation de l’insuffisance cardiaque

Myocardiopathie

Troubles de l’oreille interne ou

labyrinthiques

Acouphène sur abandon du traitement

Troubles endocriniens

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

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Effet indésirable

Fréquence

Fréquents

1 %

Peu fréquents

< 1 % et

0,1 %

Rares

< 0,1 % et

0,01 %

Très rares

< 0,01 %

Syndrome d’antidiurèse inappropriée

Troubles oculaires

Glaucome

Troubles gastro-intestinaux

Saignements gastro-intestinaux

Rectorragies

Colite microscopique

Troubles hépatobiliaires

Hépatite

Ictère

Troubles du système immunitaire

Réactions anaphylactiques

Hypersensibilité

Examens

Augmentation du taux d’alanine

aminotransférase (ALT)

Augmentation du taux de phosphatase

alcaline

Augmentation du taux d’aspartate

aminotransférase

Augmentation du taux de bilirubine

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Hyponatrémie

Hyperglycémie (signalée en particulier chez

les patients diabétiques)

Troubles musculosquelettiques et du tissu

conjonctif

Spasmes musculaires

Trismus

Troubles du système nerveux

Troubles extrapyramidaux

Paresthésies (y compris des sensations de choc

électrique) dès l’abandon du traitement

Syndrome des jambes sans repos

Syndrome sérotoninergique

Crises convulsives

Convulsions sur abandon du traitement

Troubles psychiatriques

Hallucinations

Manies

Comportement agressif et coléreux (en

particulier au début du traitement ou après

l’arrêt du traitement)

Troubles rénaux et urinaires

Rétention urinaire

Troubles de l’appareil reproducteur et des

seins

Galactorrhée

Saignements gynécologiques

Hyperprolactinémie

Douleurs testiculaires

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

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Effet indésirable

Fréquence

Fréquents

1 %

Peu fréquents

< 1 % et

0,1 %

Rares

< 0,1 % et

0,01 %

Très rares

< 0,01 %

Troubles de la peau et des tissus sous-cutanés

Éruption cutanée

Alopécie

Œdème de Quincke

Contusion

Vascularite cutanée (parfois associée à une

atteinte générale)

Ecchymoses

Érythème polymorphe

Syndrome de Stevens-Johnson (SJS)

Urticaire

Troubles vasculaires

Hypotension orthostatique (en particulier en

début de traitement)

Syncope (en particulier en début de

traitement)

Crise hypertensive

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

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INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

Interactions médicamenteuses graves

Inhibiteurs de la monoamine-oxydase : Voir CONTRE-INDICATIONS

Thioridazine : Voir CONTRE-INDICATIONS

Aperçu

Les patients doivent être avertis d’informer leur médecin s’ils prennent ou ont l’intention de

prendre tout médicament d’ordonnance ou en vente libre.

Effets possibles d’autres médicaments sur la duloxétine

Le CYP1A2 et le CYP2D6 sont responsables du métabolisme de la duloxétine.

Inhibiteurs du CYP1A2 : Lorsque la duloxétine à 60 mg a été coadministrée avec de la fluvoxamine

à 100 mg (un inhibiteur puissant du CYP1A2) à des sujets masculins (n = 14), l’ASC de la

duloxétine a été multipliée par 6 environ, la C

a été multipliée par 2,5 environ et la demi-vie de la

duloxétine a été multipliée par 3 environ. MYLAN-DULOXETINE (chlorhydrate de duloxétine) ne

doit pas être administré en association avec un inhibiteur puissant du CYP1A2 (p. ex. fluvoxamine)

et certains antibiotiques de la famille des quinolones (p. ex. ciprofloxacine ou énoxacine).

Inhibiteurs du CYP2D6 : Comme le CYP2D6 intervient dans le métabolisme de la duloxétine, la

coadministration de la duloxétine et d’un puissant inhibiteur du CYP2D6 devrait entraîner des

concentrations plus élevées de duloxétine, ce qui est bien le cas (60 % d’augmentation en

moyenne). La paroxétine (20 mg une fois par jour) augmente l’ASC de la duloxétine (40 mg une

fois par jour) et la C

de 60 %. L’administration de la duloxétine avec un inhibiteur du CYP2D6

(comme un ISRS) impose la prudence.

Double inhibition du CYP1A2 et du CYP2D6 : L’administration concomitante de la duloxétine à

40 mg deux fois par jour et de la fluvoxamine à 100 mg (un puissant inhibiteur du CYP1A2) à des

sujets chez qui le métabolisme du CYP2D6 était faible (n = 14) a entraîné une multiplication par 6

de l’ASC et de la C

de la duloxétine.

Effets possibles de la duloxétine sur d’autres médicaments

Médicaments métabolisés par le CYP2D6 : La duloxétine est un inhibiteur modéré du CYP2D6.

Quand la duloxétine (60 mg b.i.d.) a été administrée avec une seule dose de 50 mg de désipramine,

un substrat du CYP2D6, l’ASC de la désipramine a été multipliée par 3. La coadministration de la

duloxétine (40 mg b.i.d.) a augmenté l’ASC à l’état d’équilibre de la toltérodine (2 mg b.i.d.) de

71 %, mais elle n’a pas changé la pharmacocinétique de son métabolite 5-hydroxylé. Il faut donc

faire preuve de prudence quand on administre la duloxétine avec un médicament qui est

principalement métabolisé par le CYP2D6 ou dont l’index thérapeutique est étroit comme les anti-

arythmisants (p. ex. la flécaïnide et l’encaïnide) (voir INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES :

Antidépresseurs tricycliques).

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

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Médicaments métabolisés par le CYP1A2 : Des études in vitro sur les interactions médicamenteuses

ont démontré que la duloxétine n’augmente pas l’activité catalytique associée à l’isoforme

CYP1A2. Une augmentation du métabolisme des substrats du CYP1A2 (comme la théophylline et

la caféine) découlant d’une induction enzymatique n’est donc pas prévue, même si ce phénomène

n’a pas été étudié au cours d’études cliniques. Des études in vitro ont révélé que la duloxétine est un

inhibiteur potentiel de l’isoforme CYP1A2. Par contre, dans une étude clinique, la

pharmacocinétique de la théophylline, un substrat du CYP1A2, n’a pas été nettement modifiée par

la coadministration de la duloxétine (60 mg b.i.d.). Ces résultats donnent à penser que la duloxétine

a peu de chances de produire un effet cliniquement important sur le métabolisme des substrats du

CYP1A2.

Médicaments métabolisés par le CYP2C9 : Les résultats d’études in vitro ont démontré que la

duloxétine n’inhibe pas l’activité du CYP2C9.

Médicaments métabolisés par le CYP3A : Les résultats d’études in vitro ont démontré que la

duloxétine n’augmente ni ne réduit l’activité catalytique du CYP3A. Une augmentation ou une

réduction du métabolisme des substrats du CYP3A (comme les contraceptifs oraux et d’autres

agents stéroïdiens) résultant d’une induction ou d’une inhibition enzymatique n’est donc pas

prévue, quoique des études cliniques n’aient pas été menées à ce sujet.

Médicaments métabolisés par le CYP2C19 : Les résultats d’études in vitro ont démontré que la

duloxétine n’inhibe pas l’activité enzymatique du CYP2C19 aux concentrations thérapeutiques.

Une inhibition du métabolisme des substrats du CYP2C19 n’est donc pas prévue, quoique des

études cliniques n’aient pas été menées à ce sujet.

Médicaments agissant sur le SNC : La prudence est de mise quand MYLAN-DULOXETINE est

administré en même temps que d’autres médicaments ou substances à action centrale, surtout si le

mode d’action est similaire, y compris l’alcool. L’administration concomitante d’autres

médicaments à activité sérotoninergique (p. ex. les IRSN, les ISRS, les triptans ou le tradamol)

peut entraîner un syndrome sérotoninergique.

Médicaments fortement liés aux protéines plasmatiques : La duloxétine est fortement liée aux

protéines plasmatiques (> 90 %). L’administration de MYLAN-DULOXETINE à un patient qui

prend un autre médicament à forte liaison protéique risque donc d’augmenter les concentrations

des fractions libres de ces médicaments.

Électroconvulsivothérapie (ECT) : Aucune étude clinique n’a été réalisée sur l’électro-

convulsivothérapie en association avec la duloxétine.

Benzodiazépines :

Lorazépam : À l’état d’équilibre, la duloxétine (60 mg q.12 h.) était sans effet sur la

pharmacocinétique du lorazépam (2 mg q.12 h.) et vice versa. Leur association a occasionné plus

de sédation que le lorazépam seul.

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

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Témazépam : À l’état d’équilibre, la duloxétine (60 mg h.s.) était sans effet sur la

pharmacocinétique du témazépam (2 mg h.s.) et vice versa.

Inhibiteurs de la monoamine-oxydase : Voir CONTRE-INDICATIONS : IMAO et MISES EN

GARDE ET PRÉCAUTIONS : IMAO.

Médicaments sérotoninergiques : Étant donné le mécanisme d’action de la duloxétine et la

possibilité d’un syndrome sérotoninergique, la prudence est de mise quand MYLAN-

DULOXETINE est administré avec un autre médicament ou un autre agent susceptible d’influer

sur les systèmes de neurotransmission sérotoninergique comme le tryptophane, les triptans, les

inhibiteurs du recaptage de la sérotonine, le lithium, le tramadol, le fentanyl et ses analogues, le

dextrométhorphane, le tapentadol, la mépéridine, la méthadone, la pentazocine ou le millepertuis

(voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS : Syndrome sérotoninergique/syndrome malin des

neuroleptiques).

Triptans (agonistes des récepteurs 5HT

1

) : Des cas de syndrome sérotoninergique pouvant

menacer la vie ont été signalés lors de l’administration d’inhibiteurs sélectifs du recaptage de la

sérotonine (ISRS) et d’inhibiteurs du recaptage de la sérotonine et de la noradrénaline (IRSN) en

association avec des triptans. Si un traitement concomitant par MYLAN-DULOXETINE et un

triptan est nécessaire sur le plan clinique, il est conseillé de surveiller attentivement le patient,

surtout au début du traitement et lors de l’augmentation des doses (voir MISES EN GARDE ET

PRÉCAUTIONS : Syndrome sérotoninergique/syndrome malin des neuroleptiques).

Antidépresseurs tricycliques (ATC) : La prudence est de mise quand on administre un

antidépresseur tricyclique (ATC) (p. ex. l’amitriptyline, la désipramine ou la nortriptyline) avec la

duloxétine, car elle pourrait inhiber le métabolisme de l’ATC. La coadministration d’un ATC et de

duloxétine pourrait nécessiter la surveillance des concentrations plasmatiques de l’ATC et la

réduction de sa dose (voir INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES : Médicaments métabolisés

par le CYP2D6).

Médicaments modifiant la fonction plaquettaire (p. ex. AINS, AAS et autres anticoagulants) : La

libération de sérotonine par les plaquettes joue un rôle important dans l’hémostase. Des études

épidémiologiques de type cas-témoin ou de cohortes qui ont révélé l’existence d’un lien entre

l’utilisation de psychotropes nuisant au recaptage de la sérotonine et la survenue de saignements

gastro-intestinaux hauts ont aussi montré que la prise concomitante d’un AINS, d’AAS ou

d’autres anticoagulants peut potentialiser ce risque de saignement.

Des effets anticoagulants altérés, y compris des saignements accrus, ont été rapportés lorsqu’un

ISRS ou un IRSN était administré avec la warfarine. Une surveillance étroite s’impose lorsqu’un

traitement par MYLAN-DULOXETINE est instauré ou cessé chez les patients sous warfarine

(voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS).

Risque d’interaction avec les médicaments modifiant l’acidité gastrique : Le chlorhydrate de

duloxétine a un enrobage gastro-résistant qui résiste à la dissolution jusqu’à ce que le médicament

atteigne une partie du tube digestif où le pH est supérieur à 5,5. Dans des conditions d’acidité

extrême, le chlorhydrate de duloxétine, qui n’est plus protégé par l’enrobage gastro-résistant, peut

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

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être hydrolysé, ce qui entraînerait la formation de naphtol. La prudence est de mise lorsque

MYLAN-DULOXETINE est administré à des patients atteints d’une maladie qui ralentit la

vidange gastrique (p. ex. certains patients atteints de gastroparésie diabétique). Les médicaments

qui augmentent le pH gastro-intestinal peuvent entraîner une libération anticipée de la duloxétine.

Cependant, la coadministration du chlorhydrate de duloxétine et de la famotidine ou d’antiacides

contenants de l’aluminium ou du magnésium (51 mEq) n’a pas produit un effet marqué sur la

vitesse ou le degré d’absorption de la duloxétine après l’administration orale d’une dose de 40

mg. L’effet des inhibiteurs de la pompe à protons, administrés de façon concomitante, sur

l’absorption de la duloxétine n’est pas connu.

Interactions médicament-aliment

La nourriture prolonge le délai avant le pic plasmatique de la duloxétine (qui passe de 6 à 10

heures) et réduit légèrement (environ 11 %) l’absorption (voir MODE D’ACTION ET

PHARMACOLOGIE CLINIQUE). La nourriture ne change pas néanmoins la C

de la

duloxétine. MYLAN-DULOXETINE peut être pris avec ou sans aliments.

Interactions médicament-plante médicinale

Comme c’est le cas avec les ISRS et d’autres IRSN, une interaction pharmacodynamique peut se

produire entre la duloxétine et le millepertuis, et pourrait accroître les effets indésirables. Une

interaction entre la duloxétine et d’autres plantes médicinales n’a pas été démontrée.

Effets du médicament sur les examens de laboratoire

Aucun effet de la duloxétine sur les examens de laboratoire n’a été démontré.

Interactions médicament-mode de vie

Tabagisme : Même si la biodisponibilité de la duloxétine semble être plus faible d’environ 34 %

chez les fumeurs que chez les non-fumeurs, un ajustement posologique n’est pas

systématiquement recommandé.

Alcool : Même si la duloxétine ne rehausse pas l’altération des facultés mentales et motrices

causée par l’alcool, la prise concomitante de la duloxétine et d’une quantité substantielle d’alcool

n’est pas recommandée.

Selon la base de données des essais cliniques de chlorhydrate de duloxétine, trois patients traités

par le chlorhydrate de duloxétine ont présenté une atteinte hépatique se traduisant par des

élévations de l’ALT et de la bilirubine totale avec des signes de cholostase. Chacun de ces

patients consommait une quantité substantielle d’éthanol, ce qui aurait pu contribuer aux

anomalies observées (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS : Hépatotoxicité).

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

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POSOLOGIE ET ADMINISTRATION

Considérations posologiques

MYLAN-DULOXETINE (chlorhydrate de duloxétine) n’est pas indiqué chez les

enfants de moins de 18 ans (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS :

Généralités : Association possible avec des modifications comportementales et

émotionnelles, y compris les blessures volontaires).

MYLAN-DULOXETINE peut être pris avec ou sans aliments. Toutefois, les aliments

pourraient aider à réduire l’incidence de nausées au départ. Les résultats d’une étude

de comparaison de doses bien contrôlée (N = 647) ont démontré que les patients qui

prenaient du chlorhydrate de duloxétine à 60 mg/jour avec des aliments avaient des taux

de nausées similaires à ceux obtenus avec le chlorhydrate de duloxétine à 30 mg/jour

avec ou sans aliments.

Les capsules de MYLAN-DULOXETINE doivent être avalées entières, sans les mâcher

ni les écraser et le contenu ne doit pas être saupoudré sur les aliments ni mélangé à des

liquides. Ces actions pourraient affecter l’enrobage gastro-résistant.

Tous les patients ayant participé aux essais cliniques sur la lombalgie chronique avaient

reçu un diagnostic clinique de lombalgie chronique et ressentaient une douleur presque

tous les jours pendant au moins 6 mois et ne présentaient aucun signe de radiculopathie

ni de sténose spinale (voir ESSAIS CLINIQUES).

Dose recommandée et ajustement posologique

Adultes :

Trouble dépressif majeur

La dose recommandée est de 60 mg une fois par jour. Une dose de départ inférieure, soit 30 mg,

peut être envisagée chez certains patients pour des raisons de tolérabilité avec comme objectif

d’atteindre la dose de 60 mg/jour en 1 à 2 semaines. Une réponse thérapeutique apparaît

habituellement après 1 à 4 semaines de traitement. Il n’y a pas lieu de croire que des doses

supérieures à 60 mg/jour seraient plus bénéfiques (voir ESSAIS CLINIQUES).

Trouble d’anxiété généralisée

La dose recommandée est de 60 mg une fois par jour. Une dose de départ inférieure, soit 30 mg,

peut être envisagée chez certains patients pour des raisons de tolérabilité avec comme objectif

d’atteindre la dose de 60 mg par jour en 1 à 2 semaines (voir Posologie chez les personnes âgées).

Une réponse thérapeutique est habituellement obtenue après 1 à 4 semaines de traitement. Bien

qu’il ait été démontré que la dose de 120 mg une fois par jour est sûre et efficace, il n’y a pas lieu

de croire que des doses supérieures à 60 mg par jour seraient plus bénéfiques. De plus, une dose

plus élevée est moins bien tolérée. L’innocuité et l’efficacité des doses quotidiennes supérieures à

120 mg n’ont pas été évaluées; ces doses ne sont donc pas recommandées (voir ESSAIS

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

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CLINIQUES).

Douleur neuropathique associée à la neuropathie diabétique périphérique

La dose recommandée est de 60 mg une fois par jour. Une dose de départ inférieure, soit 30 mg,

peut être envisagée chez certains patients pour des raisons de tolérabilité avec comme objectif

d’atteindre la dose de 60 mg/jour en 1 à 2 semaines. Le chlorhydrate de duloxétine s’est avéré

efficace dès la première semaine.

Une dose supérieure à la dose recommandée de 60 mg, jusqu’à un maximum de 120 mg par jour,

peut s’avérer bénéfique pour certains patients. Bien qu’il ait été démontré que la dose de

120 mg/jour est sûre et efficace, il n’y a pas lieu de croire que des doses supérieures à 60 mg/jour

seraient plus bénéfiques. De plus, les doses plus importantes sont moins bien tolérées (voir

EFFETS INDÉSIRABLES, tableau 4). L’innocuité et l’efficacité des doses quotidiennes

supérieures à 120 mg n’ont pas été évaluées; ces doses ne sont donc pas recommandées (voir

ESSAIS CLINIQUES).

Lombalgie chronique

La dose recommandée est de 60 mg une fois par jour. Une dose de départ inférieure, soit 30 mg,

peut être envisagée chez certains patients pour des raisons de tolérabilité, avec comme objectif

d’atteindre la dose de 60 mg par jour en 1 à 2 semaines. Certains patients peuvent présenter une

réponse dès la première semaine. Aucune donnée ne montre que des doses plus élevées seraient

plus bénéfiques, même chez les patients qui ne répondaient pas à une dose 60 mg. De plus, des

doses plus élevées sont associées à une incidence plus élevée d’effets indésirables. L’innocuité et

l’efficacité de doses supérieures à 120 mg par jour n’ont pas été évaluées et de telles doses sont

donc déconseillées (voir ESSAIS CLINIQUES).

Douleur chronique associée à l’arthrose du genou

La dose recommandée est de 60 mg une fois par jour. Une dose de départ inférieure, soit 30 mg,

peut être envisagée chez certains patients pour des raisons de tolérabilité avec comme objectif

d’atteindre la dose de 60 mg par jour en 1 à 2 semaines. Certains patients peuvent présenter une

réponse dès la première semaine. Une dose supérieure à la dose recommandée de 60 mg, jusqu’à

un maximum de 120 mg par jour, peut s’avérer bénéfique pour certains patients. Cependant, la

dose plus élevée a été associée à un taux plus élevé d’effets indésirables. L’innocuité et

l’efficacité de doses supérieures à 120 mg par jour n’ont pas été évaluées et de telles doses sont

donc déconseillées (voir ESSAIS CLINIQUES).

Traitement prolongé, d’entretien ou de consolidation

Trouble dépressif majeur

Il est généralement reconnu que les épisodes aigus de dépression majeure nécessitent plusieurs

mois ou plus de pharmacothérapie continuelle après l’obtention d’une réponse au traitement de

l’épisode aigu. Les données disponibles ne permettent pas de déterminer pendant combien de

temps un patient devrait continuer à prendre MYLAN-DULOXETINE. Il faut réévaluer

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

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périodiquement les patients pour s’assurer de la nécessité du traitement d’entretien et pour en

déterminer la dose appropriée.

Trouble d’anxiété généralisée

Pendant un traitement à long terme, la dose doit être maintenue à la concentration minimale

efficace et les patients doivent être réévalués périodiquement pour déterminer s’il est nécessaire

de poursuivre le traitement (voir ESSAIS CLINIQUES).

Lombalgie chronique, douleur chronique associée à l’arthrose du genou et douleur

neuropathique associée à la neuropathie diabétique périphérique

L’efficacité du chlorhydrate de duloxétine au-delà de 12 semaines pour le traitement de la douleur

associée à la NDP et de 13 semaines pour le traitement de la lombalgie chronique ou de l’arthrose

n’a pas été évaluée dans des essais cliniques contrôlés. Le médecin qui décide d’administrer du

chlorhydrate de MYLAN-DULOXETINE pour un traitement prolongé de la douleur associée à la

NDP, de la lombalgie chronique ou de l’arthrose doit réévaluer périodiquement l’utilité à long

terme de ce médicament chez son patient.

Considérations générales sur la posologie chez les populations particulières

Posologie chez les insuffisants rénaux : MYLAN-DULOXETINE est déconseillé chez les

patients atteints d’insuffisance rénale terminale (nécessitant une dialyse) ou grave (clairance

estimée de la créatinine < 30 mL/min) (voir CONTRE-INDICATIONS : Insuffisance rénale

grave, MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS : Effets rénaux et MODE D’ACTION ET

PHARMACOLOGIE CLINIQUE).

Posologie chez les insuffisants hépatiques : MYLAN-DULOXETINE ne doit pas être administré

à des patients atteints d’une maladie du foie provoquant une insuffisance hépatique (voir

CONTRE-INDICATIONS, MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS et MODE D’ACTION ET

PHARMACOLOGIE CLINIQUE).

Posologie chez les personnes âgées : Chez les patients souffrant de TAG, MYLAN-

DULOXETINE doit être instauré à une dose de 30 mg une fois par jour pendant deux semaines.

Pour les patients qui présentent une réponse, le traitement à 30 mg peut être poursuivi. Pour les

autres patients, la dose peut être augmentée jusqu’à la posologie cible de 60 mg/jour. Les patients

qui continuent à présenter une réponse insuffisante pourraient bénéficier de doses quotidiennes

supérieures à 60 mg. La dose maximale étudiée est de 120 mg/jour. Pour toutes les autres

indications, aucun ajustement posologique n’est recommandé pour les personnes âgées en raison

de leur âge. La prudence est de mise quand on traite une personne âgée. Les résultats

pharmacocinétiques permettent de croire qu’il n’y a pas de différence globale entre ces sujets et

les sujets plus jeunes. Pendant les essais cliniques, aucune différence d’innocuité ni d’efficacité

n’a été observée entre les sujets âgés et les sujets plus jeunes. Cependant, il n’est pas possible

d’exclure une plus grande sensibilité chez certaines personnes âgées. Il faut redoubler de prudence

quand on augmente la dose chez une personne âgée.

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

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Posologie chez les enfants : L’innocuité et l’efficacité du chlorhydrate de duloxétine chez les

enfants (< 18 ans) n’ont pas été démontrées et il n’est pas recommandé de l’administrer à ces

patients (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS : Généralités : Association possible avec

des modifications comportementales et émotionnelles, y compris les blessures volontaires).

Traitement de femmes enceintes durant le troisième trimestre : Selon des rapports de

pharmacovigilance, certains nouveau-nés ayant été exposés, vers la fin du troisième trimestre de

la grossesse, à des ISRS ou à d’autres antidépresseurs plus récents ont présenté des complications

nécessitant une hospitalisation prolongée, une assistance respiratoire et l’alimentation par sonde

(voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS : Populations particulières : Femmes enceintes).

Avant de traiter une femme enceinte par le chlorhydrate de duloxétine durant le troisième

trimestre de sa grossesse, le médecin doit soupeser attentivement les risques et les bienfaits

possibles du traitement. Il peut envisager de réduire la dose de chlorhydrate de duloxétine pour le

troisième trimestre.

Arrêt du traitement

Quand on arrête le traitement par MYLAN-DULOXETINE après plus de 1 semaine, il est

généralement recommandé de diminuer graduellement la dose pour réduire le risque d’apparition

de symptômes à l’arrêt du traitement (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS :

Généralités : Symptômes liés à l’arrêt du traitement, MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS :

Dépendance : Arrêt du traitement et EFFETS INDÉSIRABLES : Effets indésirables consécutifs à

l’arrêt du traitement). Si des symptômes intolérables surviennent après une réduction de la dose

ou l’arrêt du traitement, on peut envisager de reprendre le traitement à la dose précédente. Le

médecin peut ensuite continuer à diminuer la dose, mais plus lentement.

Remplacement d’un IMAO par la duloxétine ou vice versa : Il faut laisser passer au moins 14

jours entre l’arrêt du traitement par un IMAO et le début du traitement par MYLAN-

DULOXETINE. Il faut aussi attendre au moins 5 jours après l’arrêt du traitement par MYLAN-

DULOXETINE avant de commencer un traitement par un IMAO (voir CONTRE-

INDICATIONS : IMAO et MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS : Généralités : IMAO).

SURDOSAGE

Expérience clinique : Lors des essais cliniques, des cas d’ingestion aiguë de doses supérieures à

3 000 mg, seules ou en association avec d’autres médicaments, ont été signalés et n’ont pas été

mortels. Cependant, des cas de surdosages aigus ayant entraîné la mort ont été signalés après la

commercialisation. Il s’agissait essentiellement de surdoses mixtes, mais certaines ne concernaient

que la duloxétine à des doses aussi basses qu’environ 1 000 mg. Les signes et symptômes de

surdosage (duloxétine seule ou avec plusieurs médicaments) comprenaient la somnolence, le

syndrome sérotoninergique, des crises convulsives, des vomissements et de la tachycardie.

Expérience animale : Lors des études animales, les principaux signes de toxicité observés après

une surdose étaient liés au système nerveux central et à l’appareil digestif. Mentionnons, par

exemple, les tremblements, les convulsions cloniques, l’ataxie, les vomissements et une réduction

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

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de l’appétit.

Traitement du surdosage

Pour traiter une surdose présumée, communiquez immédiatement avec le centre antipoison de

votre région.

Aucun antidote spécifique n’est connu, mais si un syndrome sérotoninergique apparaît, un

traitement spécifique (par cyproheptadine ou contrôle de la température) peut être envisagé. On

doit libérer les voies aériennes. Il est recommandé de surveiller les signes cardiaques et vitaux, et

de prendre les mesures symptomatiques et de soutien appropriées. Un lavage gastrique peut être

indiqué s’il est effectué peu après l’ingestion ou si le patient présente des symptômes. Le charbon

activé peut être utile pour limiter l’absorption. La duloxétine ayant un grand volume de

distribution, une diurèse forcée, une hémoperfusion et une transfusion d’échange ont peu de

chances d’être utiles.

En cas de surdosage, la possibilité que plusieurs médicaments soient en cause doit être envisagée.

Il faut être particulièrement prudent si un patient prend ou a pris récemment de la duloxétine et

qu’il pourrait ingérer des quantités excessives d’un antidépresseur tricyclique. Dans un tel cas,

une accumulation de la molécule mère ou du métabolite actif de l’antidépresseur tricyclique

pourrait augmenter le risque de séquelles cliniquement importantes et prolonger la durée de suivi

du patient (voir INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES).

MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE

Mode d’action

MYLAN-DULOXETINE (chlorhydrate de duloxétine) est un inhibiteur du recaptage de la

sérotonine et de la noradrénaline, qui inhibe faiblement le captage de la dopamine et qui ne

présente pas une affinité notable pour les récepteurs histaminergiques, dopaminergiques,

cholinergiques et adrénergiques. La duloxétine est aussi un puissant inhibiteur in vitro de la

liaison à des transporteurs de la sérotonine (5-HT) et de la noradrénaline, avec des constantes

d’inhibition (Ki) de 0,8 et de 7,5 nM respectivement. La duloxétine augmente, en fonction de sa

dose, les taux extracellulaires de sérotonine et de noradrénaline dans diverses zones cérébrales

chez les animaux. Le mécanisme d’action exact de la duloxétine chez les humains est inconnu. Sa

structure chimique n’est pas apparentée à celle d’autres IRSN, d’agents tricycliques ou

tétracycliques ou d’autres médicaments disponibles pour le traitement du TDM.

Pharmacodynamique

On suppose que l’efficacité de la duloxétine dans le traitement du trouble dépressif majeur

découle du fait qu’elle inhibe le recaptage de la sérotonine et de la noradrénaline par les neurones

du système nerveux central, ce qui rehausse la neurotransmission sérotoninergique et

noradrénergique. L’action inhibitrice de la douleur exercée par la duloxétine serait le résultat de la

potentialisation des voies descendantes d’inhibition de la douleur dans le système nerveux central.

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

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Des études sur l’administration de doses cliniquement pertinentes chez les humains (soit 40 à 60

mg b.i.d.) ont démontré que la duloxétine diminue la concentration de 5-hydroxytryptamine dans

le sang et qu’elle diminue l’excrétion urinaire de noradrénaline et de ses métabolites, ce qui

concorde avec le blocage du recaptage de la sérotonine et de la noradrénaline respectivement. La

duloxétine est métabolisée dans une grande mesure, mais ses principaux métabolites circulants ne

contribuaient pas nettement à son activité pharmacologique dans les études. Des études

neurochimiques et comportementales portant sur des animaux de laboratoire ont mis en évidence

un accroissement de la neurotransmission sérotoninergique et noradrénergique dans le SNC. Une

diminution de la consommation de nourriture et d’alcool et une baisse du poids corporel sont des

réponses qui évoquent un tel rehaussement. La duloxétine a normalisé les seuils de douleur dans

plusieurs modèles précliniques de douleur neuropathique [modèle de ligature des nerfs rachidiens

L5/L6 et modèle de ligature partielle du nerf sciatique] et de douleur inflammatoire [modèle de la

carraghénine et modèle des contorsions induites par l’acide acétique] et a atténué les

manifestations de douleur dans un modèle de douleur persistante [modèle de la formaline, phase

avancée] à des doses qui correspondent à l’inhibition du recaptage de la sérotonine et de la

noradrénaline in vivo.

La duloxétine a peu d’affinité pour les sites de captage de la dopamine. Pourtant, des études

animales ont démontré une augmentation des taux extracellulaires de dopamine dans le cortex

préfrontal en plus d’une élévation des taux de noradrénaline et de sérotonine. On suppose que ce

phénomène est associé à la propension connue des transporteurs corticaux de noradrénaline à se

lier à la dopamine aussi bien qu’à la noradrénaline, plutôt qu’à un effet sur les transporteurs de

dopamine mêmes.

Pharmacocinétique

Absorption : Chez l’humain, le chlorhydrate de duloxétine administré oralement est bien absorbé

et sa concentration plasmatique atteint son maximum (C

) 6 heures après l’administration. La

nourriture ne change pas la C

de la duloxétine. Par contre, la nourriture prolonge le délai avant

le pic plasmatique (qui passe de 6 à 10 heures) et réduit légèrement (environ 11 %) l’absorption.

L’exposition plasmatique à la duloxétine augmente proportionnellement à sa dose pour des doses

allant jusqu’à 60 mg deux fois par jour. Les concentrations plasmatiques atteignent habituellement

l’état d’équilibre après 3 jours de traitement. D’après l’ASC, l’administration répétée de 60 mg

une fois par jour produit des concentrations à l’état d’équilibre qui sont environ 1,5 fois plus

élevées que celles prévues à partir d’une seule dose de 60 mg. À l’état d’équilibre, les

concentrations minimale et maximale moyennes obtenues avec 60 mg par jour sont

respectivement de 27,0 et de 89,5 ng/mL. L’administration de la duloxétine le matin ou le soir ne

produit aucune différence cliniquement importante dans les paramètres pharmacocinétiques.

Distribution : Le volume apparent de distribution varie de 701 à 3 800 L (du 5

au 95

percentile,

moyenne de 1 640 L). La duloxétine est fortement liée (> 90 %) aux protéines du plasma humain,

principalement l’albumine et l’α1-glycoprotéine acide. La liaison de la duloxétine aux protéines

plasmatiques n’est pas influencée par l’insuffisance rénale ou hépatique.

Métabolisme : La biotransformation et le sort de la duloxétine chez l’humain ont été établis après

l’administration orale de duloxétine radiomarquée au

C. La duloxétine récupérée au fil du temps

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

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représente à peu près 3 % de l’ensemble de la matière radiomarquée dans le plasma, ce qui révèle

que la duloxétine subit une biotransformation importante en de nombreux métabolites. Ses

principales voies de biotransformation sont l’oxydation de l’anneau naphtyle suivie d’une

conjugaison et d’une autre oxydation. Le CYP2D6 et le CYP1A2 catalysent la formation de deux

métabolites majeurs retrouvés dans le plasma et l’urine (4-hydroxyduloxétine sous forme

glycuroconjuguée et 5-hydroxy,6-méthoxyduloxétine sous forme sulfoconjuguée). Les principaux

métabolites en circulation ne sont pas pharmacologiquement actifs.

Excrétion : La demi-vie d’élimination de la duloxétine varie de 8,1 à 17,4 heures (du 5

percentile, moyenne de 12,1 heures) et la clairance plasmatique apparente, de 33 à 261 L/h (du 5

au 95

percentile, moyenne de 101 L/h). La clairance plasmatique apparente ne varie pas en

fonction de la fréquence d’administration (une ou deux fois par jour). Seules des traces (< 1 % de

la dose) de duloxétine inchangée sont présentes dans l’urine après l’administration d’une seule

dose de duloxétine radiomarquée au

C. La majeure partie (72 %) de la dose de duloxétine est

récupérée dans l’urine sous forme de métabolites, et environ 19 % sont récupérés dans les fèces.

Populations et situations particulières

Enfants : L’innocuité et l’efficacité de la duloxétine n’ont pas été démontrées chez les enfants.

Dans une étude pharmacocinétique ouverte de phase 2, d’une durée de 6 mois, portant sur

l’innocuité et la tolérabilité chez des enfants (âgés de 7 à 17 ans) atteints de TDM, du

chlorhydrate de duloxétine (30 mg q.d. à 120 mg q.d.) a été administré à 72 patients. Les

concentrations moyennes de duloxétine à l’état d’équilibre chez les enfants recevant 60 mg q.d. de

duloxétine étaient ~ 29 % inférieures à celles chez les adultes. La clairance orale apparente de la

duloxétine (CL/F) chez les enfants était pratiquement le double de la valeur estimée à partir de

données antérieures chez les adultes. De même, la CL/F normalisée en fonction du poids corporel

moyenne était pratiquement quatre et deux fois plus élevée chez les enfants et les adolescents

respectivement que chez les adultes. Les résultats pharmacocinétiques chez les enfants de cette

étude et la comparaison avec les adultes doivent être considérés comme préliminaires (voir

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION : considérations posologiques).

Personnes âgées : La pharmacocinétique de la duloxétine après une seule dose de 40 mg a été

évaluée chez 12 femmes âgées (de 65 à 77 ans) et 12 femmes d’âge moyen (de 32 à 50 ans) en

bonne santé. Il n’y avait pas de différence de C

, mais l’ASC de la duloxétine était plus élevée

de 24 % et la demi-vie était plus longue de 4,3 heures chez les femmes âgées. Les résultats

pharmacocinétiques permettent de croire qu’il n’y a pas de différence globale entre ces sujets et

les sujets plus jeunes. Aucune différence d’innocuité ou d’efficacité n’a été observée entre les

sujets âgés et les sujets plus jeunes dans d’autres expériences cliniques. Cependant, il n’est pas

possible d’exclure une plus grande sensibilité chez certaines personnes âgées. Il n’est pas

nécessaire d’ajuster la posologie d’un patient en fonction de l’âge (voir POSOLOGIE ET

ADMINISTRATION : Posologie chez les personnes âgées).

Sexe : Dans les études de pharmacologie clinique, la clairance apparente moyenne de la

duloxétine était plus faible de 9 à 55 % chez les femmes que chez les hommes. Dans ces études, la

demi-vie était similaire dans les deux groupes. Un effet similaire du sexe sur la clairance

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

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plasmatique apparente a été retrouvé chez les patients atteints de TDM. Étant donné que

l’exposition à la duloxétine s’étend sur un intervalle similaire chez les hommes et les femmes, les

différences de clairance moyenne ne semblent pas être cliniquement importantes. Il n’est pas

nécessaire d’ajuster la posologie en fonction du sexe.

Race : Aucune étude de pharmacocinétique n’a été menée pour étudier en particulier les effets de

la race. Vu les grandes fluctuations observées entre les patients, des différences d’exposition

cliniquement importantes entre les groupes ethniques sont peu probables.

Insuffisance hépatique : Les patients atteints d’une insuffisance hépatique cliniquement évidente

présentent une réduction du métabolisme et de l’élimination de la duloxétine. Après avoir reçu

une seule dose non thérapeutique de chlorhydrate de duloxétine (20 mg), 6 patients cirrhotiques

atteints d’insuffisance hépatique modérée (classe B de Child-Pugh) présentaient une clairance

plasmatique moyenne de la duloxétine qui était égale à environ 15 % de celle de sujets sains

appariés selon l’âge et le sexe. L’exposition moyenne (ASC) des patients cirrhotiques était

multipliée par 5. Leur C

était similaire à celle des sujets sains, mais la demi-vie était multipliée

par 3 environ. MYLAN-DULOXETINE est contre-indiqué chez les patients atteints d’une

maladie du foie entraînant une insuffisance hépatique (voir CONTRE-INDICATIONS :

Insuffisance hépatique; MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS : Insuffisance hépatique; et

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION : Posologie chez les insuffisants hépatiques).

Insuffisance rénale : Les valeurs de C

et d’ASC de la duloxétine étaient environ deux fois plus

élevées chez des patients atteints d’insuffisance rénale terminale sous hémodialyse intermittente

chronique que chez des sujets à fonction rénale normale. En revanche, la demi-vie d’élimination

était similaire dans les deux groupes. Des études n’ont pas été réalisées chez des patients

présentant un dysfonctionnement rénal modéré. Des analyses de pharmacocinétique de population

donnent à penser qu’un léger dysfonctionnement rénal ne produit pas un effet important sur la

clairance apparente de la duloxétine. MYLAN-DULOXETINE est déconseillé chez les patients

atteints d’insuffisance rénale terminale ou grave (voir CONTRE-INDICATIONS, MISES EN

GARDE ET PRÉCAUTIONS : Effets rénaux et POSOLOGIE ET ADMINISTRATION :

Posologie chez les insuffisants rénaux).

Tabagisme : Même si la biodisponibilité de la duloxétine semble être plus faible d’environ 34 %

chez les fumeurs que chez les non-fumeurs, un ajustement posologique n’est pas

systématiquement recommandé.

Pharmacologie clinique sur l’innocuité

Effet sur l’intervalle Q-T : Une étude de pharmacologie clinique a été effectuée pour évaluer

l’innocuité de la duloxétine à la dose maximale tolérable et pour mesurer l’intervalle Q-T. Sur les

117 sujets recrutés, 84 ont été pris en compte dans l’analyse statistique pour la posologie

maximale de 200 mg b.i.d. et 91 sujets pour le placebo. Soixante-dix sujets (à peu près 60 %) ont

suivi le protocole en entier. Comparativement au placebo, le changement moyen de l’intervalle

QTcF a diminué à chaque moment d’évaluation avec 200 mg de duloxétine b.i.d. variant de -3,0 à

-6,4 msec. La limite supérieure des intervalles de confiance bilatéraux à 90 % n’atteignait pas

5 msec à chaque moment d’évaluation, ce qui indique l’absence d’un allongement cliniquement

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

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pertinent de l’intervalle QTcF. Des résultats similaires ont été obtenus avec l’approche de

covariance et la méthode de correction individuelle.

Aucune mesure de QTcF n’a dépassé 470 msec avec la duloxétine et le placebo, et seulement 2

sujets sous duloxétine ont présenté un allongement du QTcF > 30 msec à la posologie de 160 mg

b.i.d. ou 200 mg b.i.d. (N = 84) par comparaison avec 6 sujets (N = 97) sous placebo. De plus,

aucun sujet n’a eu un intervalle QTc maximal supérieur à 450 msec d’après la moyenne des

valeurs des intervalles QTcF et QTcI calculés en parallèle le quatrième jour de traitement par la

duloxétine à raison de 200 mg b.i.d. La capacité à déceler des changements pertinents de

l’intervalle QTc pendant l’étude a été confirmée par l’observation de différences significatives de

cet intervalle à deux moments (changement moyen du QTcF = 6,7 msec à la 2

heure, p < 0,0001,

et 2,7 msec à la 6

heure, p = 0,0186) avec la moxifloxacine comparativement au placebo. À des

doses allant jusqu’à 200 mg 2 fois par jour, l’intervalle QT n’était pas prolongé.

CONSERVATION ET STABILITÉ

Conserver entre 15 °C et 30 °C.

FORMES POSOLOGIQUES, COMPOSITION ET CONDITIONNEMENT

Présentation des formes posologiques

MYLAN-DULOXETINE (chlorhydrate de duloxétine) est offert sous forme de capsules à

libération retardée de 30 mg et 60 mg.

30 mg : capsules de gélatine dure avec capuchon bleu foncé opaque et corps blanc opaque

remplies de petites billes dont la couleur varie de blanc cassé à brun clair et portant l’inscription

« MYLAN » sur « DH 30 » en encre dorée sur le capuchon et sur le corps. Offertes en flacons de

30 et 100 capsules.

60 mg : capsules de gélatine dure avec capuchon bleu foncé opaque et corps vert opaque remplies

de petites billes dont la couleur varie de blanc cassé à brun clair et portant l’inscription

« MYLAN » sur « DH 60 » en encre blanche sur le capuchon et le sur corps. Offertes en flacons

de 30, 100 et 500 capsules.

Composition

Chaque capsule contient des granules entérosolubles de chlorhydrate de duloxétine équivalentes à

30 mg ou 60 mg de duloxétine, dont l’enrobage est conçu pour empêcher la dégradation du

médicament dans le milieu acide de l’estomac.

Les ingrédients non médicinaux comprennent : oxyde de fer noir, alcool butylique, crospovidone,

alcool déshydraté, phtalate de diéthyle, FD & C bleu No 1, gélatine, hypromellose, phtalate

d’hypromellose, alcool isopropylique, amidon de maïs, polyéthylène glycol, povidone, propylène

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

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glycol, oxyde de fer rouge, gomme-laque, solution d'ammonium forte, saccharose, talc, dioxyde

de titane et oxyde de fer jaune.

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

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PARTIE II : RENSEIGNEMENTS SCIENTIFIQUES

RENSEIGNEMENTS PHARMACEUTIQUES

Substance médicamenteuse

Dénomination commune :

Chlorhydrate de duloxétine

Nom chimique : (+)-(S)-N-méthyl-γ-(1-naphtalenyloxy)- 2-thiophènepropanamine

hydrochloride

Formule moléculaires :

NOSHCl

Masse moléculaire :

333,95 g/mol (sous forme de sel de chlorhydrate)

297,42 g/mol (sous forme de base libre)

Formule développée :

Propriétés physico-chimiques :

Description : Solide blanc à légèrement brunâtre.

Solubilité du chlorhydrate de duloxétine :

Solvant

Terme descriptif de la USP

Légèrement soluble

Méthanol

Facilement soluble

Chlorure de méthylène

Facilement soluble

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

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ÉTUDES CLINIQUES

Études de biodisponibilité comparative

Étude No.DULO-1K-364-12 : Une étude équilibrée de type croisé avec permutation, à dose

unique par voie orale et à répartition aléatoire, comportant deux traitements, deux séquences et

deux périodes a été menée en double insu auprès de 20 adultes en santé et à jeun dans le but

d’établir la bioéquivalence entre les capsules à libération retardée Mylan-Duloxétine

(chlorhydrate de duloxétine ) à 60 mg de Mylan Pharmaceuticals ULC, et les capsules à

libération retardée

CYMBALTA® (chlorhydrate de duloxétine) à 60 mg d’Eli Lilly Canada

Inc.

RÉSUMÉ DES DONNÉES DE BIODISPONIBILITÉ COMPARATIVE

ÉTUDE À JEUN

Chlorhydrate de duloxétine

(1 x 60 mg)

À partir de données mesurées

Moyenne géométrique

Moyenne arithmétique (CV en %)

Paramètre

À l’étude

Référence

Rapport des

moyennes

géométriques (%)

Intervalle de confiance à

90 %

(ng/mL)

44,85

49,51 (45,53)

48,19

51,71 (39,16)

93,08

(83,65 à 103,57)

(ng.h/mL)

898,88

1019,39 (51,04)

903,58

1013,31 (53,81)

99,48

(91,3 à 108,4)

0-∞

(ng.h/mL)

937.88

1071,78 (54,05)

937,37

1060,06 (57,13)

100,05

(91,66 à 109,22)

6,00

(4,50-8,00)

6,00

(4,00-7,50)

14,41 (22,05)

13,79 (18,08)

* Mylan-Duloxetine (duloxétine) : capsules à libération retardée à 60mg (Mylan Pharmaceuticals ULC).

† Pr

Cymbalta

[capsules à libération retardée de duloxétine (sous forme de chlorhydrate de duloxétine) à 60 mg (Eli

Lilly Inc.) acheté au Canada.

Exprimé uniquement en tant que valeur médiane (fourchette).

Exprimé uniquement en tant que moyenne arithmétique (CV en %).

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

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Étude No.DULO-1K-365-12 : Une étude équilibrée de type croisé avec permutation, à dose

unique par voie orale et à répartition aléatoire, comportant deux traitements, deux séquences et

deux périodes a été menée en double insu auprès de 22 adultes en santé et non à jeun dans le but

d’établir la bioéquivalence entre les capsules à libération retardée Mylan-Duloxétine

(chlorhydrate de duloxétine ) à 60 mg de Mylan Pharmaceuticals ULC, et les capsules à

libération retardée

CYMBALTA® (chlorhydrate de duloxétine) à 60 mg d’Eli Lilly Canada

Inc..

RÉSUMÉ DES DONNÉES DE BIODISPONIBILITÉ COMPARATIVE

ÉTUDE NON À JEUN

Chlorhydrate de duloxétine

(1 x 60 mg)

À partir de données mesurées

Moyenne géométrique

Moyenne arithmétique (CV en %)

Paramètre

À l’étude

Référence

Rapport des

moyennes

géométriques (%)

Intervalle de confiance à

90 %

(ng/mL)

55,14

58,62 (35,04)

59,12

62,23 (31,51)

93,26

(82,80 to 105,04)

(ng.h/mL)

1120,36

1203,73 (35,73)

1041,62

1126,28 (45,60)

107,56

(98,44 to 117,53)

0-∞

(ng.h/mL)

1161,02

1246,93 (35,84)

1073,28

1166,43 (47,87)

108,18

(99,09 to 118,09)

10,00

(6,00-16,00)

6,00

(4,00-8,00)

12,21

12,43 (18,60)

12,72

12,94 (19,39)

* Mylan-Duloxetine (duloxétine) : capsules à libération retardée à 60mg (Mylan Pharmaceuticals ULC).

† Pr

Cymbalta

[capsules à libération retardée de duloxétine (sous forme de chlorhydrate de duloxétine) à 60 mg (Eli

Lilly Inc.) acheté au Canada.

Exprimé uniquement en tant que valeur médiane (fourchette).

Exprimé uniquement en tant que moyenne arithmétique (CV en %).

Études sur le trouble dépressif majeur (TDM)

Données démographiques et plan des études

L’efficacité du chlorhydrate de duloxétine comme traitement du TDM a été établie lors de six

études randomisées, contrôlées par placebo, à double insu et à doses fixes, menées chez des

patients ambulatoires adultes (de 18 à 83 ans) qui répondaient aux critères du TDM selon le DSM-

IV et qui présentaient des scores initiaux supérieurs ou égaux à 15 sur l’échelle de dépression de

Hamilton à 17 items (HAMD-17) et supérieurs ou égaux à 4 sur l’échelle d’évaluation de

l’impression clinique globale de la gravité (CGI-S). L’efficacité primaire a été évaluée en utilisant

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

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les scores moyens totaux à l’échelle HAMD-17.

Dans deux études de plan identique, les patients ont été randomisés pour recevoir du chlorhydrate

de duloxétine à raison de 60 mg 1 fois par jour (N = 123 et N = 128) ou un placebo (N = 122 et N

= 139) pendant 9 semaines. Au cours d’une deuxième série de deux études de plan identique, les

patients ont été randomisés pour recevoir du chlorhydrate de duloxétine à raison de 20 mg (N = 91

et N = 86) ou 40 mg 2 fois par jour (N = 84 et N = 91) ou un placebo (N = 90 et N = 89) pendant 8

semaines. Au cours d’une troisième série d’études de plan identique, les patients ont été

randomisés pour recevoir du chlorhydrate de duloxétine à raison de 40 mg (N = 95 et N = 93) ou

60 mg 2 fois par jour (N = 93 et N = 103) ou un placebo (N = 93 et N = 99) pendant 8 semaines.

Les plans de ces six études sont résumés au tableau 9.

Tableau 9 :

Plan des essais cliniques qui ont établi l’efficacité de chlorhydrate de

duloxétine dans le traitement du TDM

Étude

Plan et durée de l’étude

Posologie, voie

d’administration

Nombre de sujets

(N)

[sexe féminin/

masculin (F/M)]

Âge moyen

Écart

Scores initiaux

Valeur moyenne à

l’échelle HAMD-17

(Valeur moyenne à

l’échelle CGI-S)

HMBH(a)

Étude multicentrique, randomisée,

contrôlée par placebo, à double

insu, à groupes parallèles et à dose

fixe de 9 semaines, avec période

finale sous placebo à double insu

Duloxétine

60 mg

p.o. die

N = 245

[F = 163;

M = 82]

Âge moyen =

42,4

Écart :

18,6 - 77,7

21,3

(4,3)

HMBH(b)

Étude multicentrique, randomisée,

contrôlée par placebo, à double

insu, à groupes parallèles et à dose

fixe de 9 semaines, avec période

finale sous placebo à double insu

Duloxétine

60 mg

p.o. die

N = 267

[F = 184;

M = 83]

Âge moyen =

40,9

Écart :

19,2 – 82,9

20,4

(4,2)

HMAT(a)

Étude multicentrique, randomisée,

contrôlée par placebo et par

médicament actif, à double insu et

à groupes parallèles de 8 semaines,

avec périodes initiale et finale sous

placebo à l’insu

Duloxétine

20 mg ou 40 mg

p.o. b.i.d.

Paroxétine 20 mg

N = 354

[F = 218;

M = 136]

Âge moyen =

43,7

Écart :

18,0 - 82,2

17,7

(3,9)

HMAT(b)

Étude multicentrique, randomisée,

contrôlée par placebo et par

médicament actif, à double insu et

à groupes parallèles de 8 semaines,

avec périodes initiale et finale sous

placebo à l’insu

Duloxétine

20 mg ou 40 mg

p.o. b.i.d.

Paroxétine 20 mg

N = 353

[F = 217;

M = 136]

Âge moyen =

40,5

Écart :

18,2 - 78,2

17,9

(4,1)

HMAY(a)

Étude multicentrique, randomisée,

contrôlée par placebo et par

médicament actif, à double insu et

à groupes parallèles de 8 semaines,

avec périodes initiale et finale sous

placebo à l’insu et traitement

d’entretien de 26 semaines

Duloxétine

40 mg ou 60 mg

p.o. b.i.d.

Paroxétine 20 mg

Phase aiguë :

N = 367

[F= 267; M = 100]

Phase de

continuation :

N = 273

[F= 199; M = 100]

Phase aiguë :

Âge moyen =

43,4

Phase de

continuation :

Âge moyen =

42,9

20,0

(4,3)

HMAY(b)

Étude multicentrique, randomisée,

contrôlée par placebo et par

médicament actif, à double insu et

à groupes parallèles de 8 semaines,

avec périodes initiale et finale sous

placebo à l’insu et traitement

Duloxétine

40 mg ou 60 mg

p.o. b.i.d.

Paroxétine 20 mg

[F= 273; M = 119]

Phase de

continuation :

N = 293

Phase aiguë :

Âge moyen =

45,2

Phase de

continuation :

21,1

(4,3)

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

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d’entretien de 26 semaines

[F = 204; M = 89]

Âge moyen =

45,1

Résultats de l’étude :

Le score total à l’échelle HAMD-17 était la principale mesure pour évaluer l’efficacité du

chlorhydrate de duloxétine dans le traitement du TDM. Les mesures secondaires qui ont établi son

efficacité dans le soulagement des symptômes émotionnels et physiques du TDM comprenaient :

item humeur dépressive (item 1) de l’échelle HAMD-17, sous-échelles des principaux symptômes

et des symptômes d’anxiété de l’échelle HAMD-17, amélioration d’après l’impression globale du

patient (PGI) et gravité d’après l’impression globale du clinicien (CGI), et échelle d’évaluation de

la qualité de vie dans la dépression (QLDS).

Dans quatre des six études, le chlorhydrate de duloxétine s’est révélé supérieur au placebo,

comme en témoignait l’amélioration du score total à l’échelle d’évaluation de la dépression de

Hamilton à 17 items (HAMD-17) (voir le tableau 10). Les résultats secondaires d’efficacité ont

appuyé les résultats primaires.

Tableau 10 :

Changement moyen du score total à l’échelle HAMD-17

Étude

Chlorhydrate de

duloxétine

Placebo

Valeur

HMBH(a)

-9.47 (60 mg QD)

-5.67

p≤0.001

HMBH(b)

-8.75 (60 mg QD)

–7.02

p<0.05

HMAT(b)

-6.08 (20 mg BID)

-6.77 (40 mg BID)

-3.67

p≤0.05

p≤0.01

HMAY(a)

-10.22 (40 mg BID)

-11.06 (60 mg BID)

-8.07

p≤0.01

p≤0.001

Par comparaison avec le placebo, le chlorhydrate de duloxétine à des doses de 60 mg une fois par

jour et de 40 et 60 mg deux fois par jour a produit des taux de réponse et de rémission

significativement supérieurs. La réponse était définie comme une diminution ≥ 50 % du score total

à l’échelle HAMD-17; la rémission, comme un score total final à l’échelle HAMD-17 ≤ 7.

Il n’y a pas lieu de croire que des doses supérieures à 60 mg/jour aient été plus bénéfiques.

Des analyses de la relation entre les résultats du traitement et l’âge, le sexe et la race n’ont pas mis

en évidence de différences de réponse liées à ces caractéristiques démographiques.

Étude menée chez des patients âgés souffrant de dépression

Dans une étude comparant le chlorhydrate de duloxétine à 60 mg q.d. (n = 207) et un placebo (n =

104), dans le cadre d’un traitement de courte durée (étude de 8 semaines) chez des patients âgés

atteints de TDM (> 65 ans, âge moyen de 72,9 ans), l’efficacité du chlorhydrate de duloxétine à

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

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60 mg une fois par jour dans le traitement des symptômes de la dépression a été démontrée par

une différence statistiquement significative dans la réduction du score à l’échelle HAMD-17 entre

les patients traités par la duloxétine et ceux sous placebo (p < 0,001). Dans cette étude, la

tolérabilité du chlorhydrate de duloxétine à 60 mg une fois par jour chez les patients âgés était

comparable à celle observée chez des adultes plus jeunes. Cependant, il n’est pas possible

d’exclure une plus grande sensibilité chez certaines personnes âgées.

Études sur le maintien à long terme des effets

L’efficacité du chlorhydrate de duloxétine dans le maintien de l’effet antidépresseur a été évaluée

dans deux études à long terme.

Étude HMBC : Les patients ayant répondu à un traitement ouvert de courte durée, soit 12

semaines, par le chlorhydrate de duloxétine à la dose de 60 mg une fois par jour ont été répartis au

hasard pour recevoir soit du chlorhydrate de duloxétine à 60 mg une fois par jour, soit un placebo

pendant 6 mois de plus (phase de prolongation) et les délais de rechute pour chaque groupe ont été

comparés. Des 533 sujets inscrits à l’étude, 278 ont répondu au traitement et ont été répartis

aléatoirement pour recevoir du chlorhydrate de duloxétine à 60 mg une fois par jour (n = 136) ou

un placebo (n = 142). Si durant la phase ouverte, le patient remplissait les critères suivants à 10 et

à 12 semaines, il avait répondu au traitement : score total à l’échelle HAMD-17 ≤ 9, score à

l’échelle d’impression clinique globale de la gravité (CGI-S) ≤ 2 et ne pas répondre aux critères du

DSM-IV pour le TDM. La probabilité estimée de rechute dépressive à 6 mois avec le chlorhydrate

de duloxétine était de 19,7 % et avec le placebo de 38,3 % (p = 0,004). Au cours de la phase de

prolongation de 6 mois, 17,4 % des patients sous chlorhydrate de duloxétine répondaient aux

critères définis a priori de rechute par rapport à 28,5 % de ceux recevant le placebo. La durée

médiane du traitement était de 64 jours avec le placebo et de 178 jours avec la duloxétine. Parmi

les patients recevant la duloxétine, 74 (54 %) ont terminé les 6 mois de phase continue en double

insu et ce fut le cas pour 47 (33 %) des patients sous placebo. Au cours de la phase de

prolongation, une rechute était définie comme une augmentation du score à l’échelle CGI-S ≥ 2

points par rapport au score obtenu à la semaine 12, en plus de remplir les critères du DSM-IV pour

le TDM lors de 2 visites consécutives à au moins 2 semaines d’intervalle, où le critère temporel de

2 semaines ne devait être satisfait que lors de la deuxième visite.

Étude HMDI : Les patients ayant eu au moins trois épisodes de TDM au cours des cinq dernières

années (et qui étaient en rémission entre les épisodes) qui ont répondu à une dose de chlorhydrate

de duloxétine de 60 à 120 mg q.d. au cours d’un traitement ouvert initial de courte durée de 4 à 10

semaines et qui ont continué de répondre à la même dose au cours d’un traitement de continuation

ouvert de 24 semaines ont été randomisés pour recevoir du chlorhydrate de duloxétine ou un

placebo au cours d’une phase d’entretien à double insu de 52 semaines. Au cours des phases de

courte durée et de continuation, une réponse était définie de la façon suivante : score total à

l’échelle HAMD-17 ≤ 9, score à l’échelle CGI-S ≤ 2 et patients ne répondant pas aux critères du

DSM-IV pour le TDM. Au cours de la phase d’entretien, les patients ont continué à prendre la

dose de chlorhydrate de duloxétine à laquelle ils avaient répondu (n = 146) ou leur dose a été

rajustée à la baisse pendant quatre semaines pour finir avec le placebo (n = 142). Dans le cadre de

cette étude, la récurrence au cours de la phase d’entretien a été définie de la façon suivante : score

à l’échelle CGI-S > 4 et patients qui répondaient aux critères du DSM-IV pour le TDM pendant au

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

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moins deux semaines; ou rechute satisfaisant aux critères de réapparition au cours de trois visites

consécutives (score à l’échelle CGI-S > 4 mais patients qui ne répondaient pas aux critères du

DSM-IV pour le TDM) ou dix visites au total ou abandon en raison d’un manque d’efficacité. Le

délai avant la récurrence dépressive, tel qu’elle a été définie dans l’étude (voir ci-haut), était

significativement plus long sur le plan statistique chez les patients sous chlorhydrate de duloxétine

que chez les patients sous placebo (p < 0,001). De plus, les symptômes dépressifs sont réapparus

chez un nombre significativement moins élevé de patients traités par le chlorhydrate de duloxétine

(14,4 %) comparativement aux patients sous placebo (33,1 %).

Les mesures secondaires de l’efficacité qui appuyaient le résultat principal étaient les suivantes :

score total à l’échelle HAMD-17 et aux sous-échelles de celle-ci, échelle d’évaluation de

l’impression clinique globale de la gravité, échelle d’amélioration d’après l’impression globale du

patient et score de l’altération globale du fonctionnement mesuré à l’échelle de l’invalidité de

Sheehan (SDS).

Les critères de rechute et de récurrence utilisés dans ces études ne s’appliquaient que pour ces

protocoles d’étude seulement; les critères cliniques peuvent varier.

Études sur le trouble d’anxiété généralisée (TAG)

L’efficacité du chlorhydrate de duloxétine comme traitement du TAG a été établie lors de 4

études de courte durée, randomisées, à double insu et contrôlées par placebo de 9 à 10 semaines

chez des patients ambulatoires adultes (âgés de 18 à 84 ans) qui répondaient aux critères du TAG

selon le DSM-IV. De plus, les patients présentaient des scores initiaux totaux supérieurs ou égaux

à 18 (intensité modérée) à l’échelle d’évaluation de l’anxiété de Hamilton (HAM-A) et supérieurs

ou égaux à 4 à l’échelle d’évaluation de l’impression clinique globale de la gravité. Le principal

critère d’évaluation de l’efficacité était la variation du score total à l’échelle HAM-A par rapport

au placebo entre le début et la fin de l’étude. La différence entre les traitements a été déterminée

en calculant la différence de variation moyenne des scores à l’échelle d’anxiété à la fin de l’étude

entre les groupes sous chlorhydrate de duloxétine et les groupes recevant le placebo (médicament

par rapport à placebo; voir le tableau 11). La principale mesure secondaire de l’efficacité était

l’amélioration du score de l’altération globale du fonctionnement mesuré sur l’échelle de

l’invalidité de Sheehan (SDS). L’échelle SDS permet d’établir dans quelle mesure les symptômes

émotionnels perturbent la capacité fonctionnelle du patient dans trois domaines de la vie : travail

et école, vie sociale et activités de loisir, et vie et responsabilités familiales.

Tableau 11 :

Essais cliniques qui ont établi l’efficacité du chlorhydrate de duloxétine

dans le traitement du TAG

Étude

Plan et durée de l’étude

Schéma

posologique;

Nbre de patients

par groupe (n)

Nbre de patients

participant à

l’étude (N);

Sexe (H, F); Âge

moyen (écart)

Nbre de patients

ayant terminé le

traitement

N (%)

Score initial

total moyen

à l’échelle

HAM-A

Différence

entre les

traitements à

l’échelle

HAM-A

(valeur p)

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

Page 61 de 89

Étude

Plan et durée de l’étude

Schéma

posologique;

Nbre de patients

par groupe (n)

Nbre de patients

participant à

l’étude (N);

Sexe (H, F); Âge

moyen (écart)

Nbre de patients

ayant terminé le

traitement

N (%)

Score initial

total moyen

à l’échelle

HAM-A

Différence

entre les

traitements à

l’échelle

HAM-A

(valeur p)

HMBR

Étude contrôlée par

placebo, à double insu et à

dose fixe de 9 semaines,

avec période

d’introduction sous

placebo à simple insu.

DLX 60 mg die :

n=168

DLX 120 mg die :

n=170

Placebo : n=175

N=513

[F=348; M=165]

43,8 (18,0-83,5)

Tous DLX :

259/338 (77 %)

Placebo :

130/175 (74 %)

25,3

-4,4

(p<0,001)

HMDT

Étude contrôlée par

placebo, à double insu et à

dose flexible de 10

semaines, avec période

d’introduction sous

placebo à simple insu.

DLX de 60 à

120 mg die:

n=168

Placebo : n=159

N=327

[F=202; M=125]

41,6 (19,2-77,2)

Tous DLX :

93/168 (55 %)

Placebo :

109/159 (69 %)

23,1

-2,2

(p=0,023)

HMDU

Étude à double insu, à

dose flexible, contrôlée

par traitement actif et par

placebo, de 10 semaines.

DLX de 60 à

120 mg die :

n=162

Essai comparatif

avec traitement de

référence : de 75 à

225 mg die :

n=164

Placebo : n=161

N=487

[F=305; M=182]

40,8 (18,6-83,2)

Tous DLX :

88/162 (54 %)

Essai comparatif

avec traitement de

référence :

102/164 (62 %)

Placebo :

100/161 (62 %)

25,2

-2,6

(p=0,007)

HMDW

Étude à double insu, à

dose flexible, contrôlée

par traitement actif et par

placebo, de 10 semaines.

DLX 20 mg die :

n=84

DLX de 60 à

120 mg die :

n=158

Essai comparatif

avec traitement de

référence : de 75 à

225 mg die :

n=169

Placebo : n= 170

N=581

[F=332; M=249]

42,8 (18,1-78,5)

Tous DLX :

172/242 (71 %)

Essai comparatif

avec traitement de

référence :

122/169 (72 %)

Placebo :

102/170 (60 %)

27,4

-3,7

(p<0,001)

HMDV

Étude de prévention des

rechutes comprenant une

phase ouverte de 6 mois à

dose flexible suivie d’une

phase randomisée, à

double insu, contrôlée par

placebo de 6 mois.

DLX de 60 à

120 mg die :

n=216

Placebo : n=213

Phase ouverte :

N=887

[F=541; M=346]

Phase à double

insu : N=429

[F=257; M=172]

43,3 (18,1-79,7)

Phase à double

insu

Tous DLX :

167/216 (77 %)

Placebo :

116/213 (55 %)

Phase

ouverte :

26,4

Phase à

double insu :

Phase

ouverte :

-14,9

(p<0,001)

Phase à

double

insu : -5,9

(p<0,001)

Abréviations : DLX = duloxétine; die = une fois par jour.

Résultats des études : Dans les 4 études, une dose de 60 mg à 120 mg de chlorhydrate de

duloxétine une fois par jour s’est avérée significativement plus efficace d’un point de vue

statistique que le placebo, selon l’amélioration du principal critère d’évaluation, score total à

l’échelle HAM-A, et des critères secondaires d’évaluation, dont le score de l’altération globale du

fonctionnement mesuré sur l’échelle de l’invalidité de Sheehan (SDS) et l’impression clinique

globale du changement (CGI – amélioration). Les résultats des autres critères d’évaluation

secondaires corroboraient les résultats positifs pour les principaux critères d’évaluation.

Selon des analyses de sous-groupes, aucune différence en fonction de l’âge ou du sexe dans les

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

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résultats des traitements n’a été observée.

Maintien de la réponse : Dans le cadre d’une étude à long terme d’observation des rechutes, les

patients ayant reçu un diagnostic de TAG qui avaient répondu à un traitement ouvert initial par le

chlorhydrate de duloxétine de 6 mois ont été répartis aléatoirement pour recevoir, durant la phase

de prolongation du traitement à double insu, soit leur dose optimisée de chlorhydrate de

duloxétine, soit un placebo pour un autre 6 mois. Statistiquement plus de patients sous placebo (p

< 0,001, 42 %) ont fait des rechutes par rapport aux patients ayant reçu de 60 mg à 120 mg de

chlorhydrate de duloxétine une fois par jour (14 %) durant la phase de prolongation du traitement

à double insu.

Étude menée auprès de personnes âgées souffrant de TAG :

Étude HMGF : Une étude à dose flexible contrôlée par placebo, à répartition aléatoire, à double

insu et d’une durée de 12 semaines a évalué l’efficacité du chlorhydrate de duloxétine à des doses

variant de 30 à 120 mg une fois par jour (n=151) comparativement au placebo (n=140) chez des

personnes âgés (de plus de 65 ans, âge moyen = 71,6 ans) souffrant de TAG. Le principal critère

d’évaluation de l’efficacité était le score total à l’échelle HAM-A à la semaine 10. Le principal

critère d’évaluation secondaire de l’efficacité était l’amélioration du score de l’altération globale

du fonctionnement mesuré à l’échelle de l’invalidité de Sheehan (SDS). À la semaine 10, le

chlorhydrate de duloxétine s’est montré supérieur au placebo pour ce qui est de la variation

moyenne (méthode des moindres carrés) des scores totaux à l’échelle HAM-A (-15,9

comparativement à -11,7, p

0,001) et des scores de l’altération globale du fonctionnement

mesurés à l’échelle SDS (-9,6 comparativement à -5,4, p

0,001) depuis le début de l’étude.

L’efficacité et l’innocuité du chlorhydrate de duloxétine à des doses variant de 30 à 120 mg une

fois par jour chez des patients âgés souffrant de TAG étaient semblables à celles observées chez

des patients adultes plus jeunes. Une sensibilité accrue chez certaines personnes âgées ne peut

cependant pas être exclue.

Études sur la douleur neuropathique associée à la neuropathie diabétique périphérique

Données démographiques et plan des études : L’efficacité du chlorhydrate de duloxétine dans la

gestion des douleurs neuropathiques associées à la NDP a été établie dans le cadre de trois études

randomisées, à double insu, contrôlées par placebo de 12 semaines chez des patients adultes (de

20 à 84 ans) souffrant de douleur neuropathique associée à la NDP depuis au moins 6 mois.

Toutes les études ont comparé le chlorhydrate de duloxétine à 60 mg une fois par jour ou 60 mg

deux fois par jour avec le placebo. Une des études a également établi la comparaison entre le

chlorhydrate de duloxétine à 20 mg et le placebo. Les plans de ces trois études sont résumés au

tableau 12.

Les trois études ont permis la participation de 1 139 patients dont 888 (soit 78 %) les ont menées à

terme. Les patients qui ont participé aux essais avaient un diabète sucré de type 1 ou 2 et avaient été

diagnostiqués depuis au moins 6 mois avec une polyneuropathie sensorimotrice douloureuse,

symétrique et distale. Les patients présentaient au départ un score de douleur ≥ 4 sur une échelle de

11 points allant de 0 (aucune douleur) à 10 (pire douleur possible). Les patients étaient autorisés à

prendre au besoin jusqu’à 4 g d’acétaminophène par jour pour la douleur, en plus du chlorhydrate de

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

Page 63 de 89

duloxétine. Les patients ont consigné quotidiennement les résultats relatifs à leur douleur dans un

journal.

Tableau 12 :

Plan des essais cliniques qui

ont établi

l’efficacité du chlorhydrate de

duloxétine dans la gestion de la douleur neuropathique associée à la NDP

Étude

Plan et durée de l’étude

Posologie, voie

d’administration

Nombre de sujets

(N)

Nombre des

patients ayant

terminé le

traitement par

DLX (n) et taux

d’achèvement

(%)

Âge moyen

(Écart)

HMAW

– Aigu

Étude randomisée

multicentrique, parallèle, à

double insu contrôlée par

placebo de 12 semaines

DLX 20 mg die

DLX 60 mg die

DLX 60 mg b.i.d.

Placebo

N = 457

DLX 20 mg die : 115

DLX 60 mg die : 114

DLX 60 mg b.i.d. :

Placebo : 115

n = 257

75 %

60,1

(22,4 - 79,1)

HMAVa

– Aigu

Étude randomisée

multicentrique, parallèle, à

double insu contrôlée par

placebo de 12 semaines

DLX 60 mg die

DLX 60 mg b.i.d.

Placebo

N = 334

DLX 60 mg die : 114

DLX 60 mg b.i.d. :

Placebo : 108

n = 163

72 %

60,7

(27,6 - 84,3)

HMAVb

– Aigu

Étude randomisée

multicentrique, parallèle, à

double insu contrôlée par

placebo de 12 semaines

DLX 60 mg die

DLX 60 mg b.i.d.

Placebo

N = 348

DLX 60 mg die : 116

DLX 60 mg b.i.d. :

Placebo : 116

n = 196

85 %

58,8

(20,4 - 81,9)

Résultats de l’étude : La gravité moyenne de la douleur sur 24 heures constituait la principale

mesure pour évaluer l’efficacité du chlorhydrate de duloxétine relativement à la gestion de la

douleur neuropathique associée à la NDP. Les preuves d’efficacité établies par cet indicateur

primaire ont été corroborées par les résultats globaux des mesures secondaires de la douleur et des

symptômes de la NDP.

Dans les trois études, le chlorhydrate de duloxétine à 60 mg die et le chlorhydrate de duloxétine à

60 mg b.i.d. se sont avérés statistiquement supérieurs au placebo après 12 semaines comme l’a

montré la réduction de la gravité moyenne de la douleur sur 24 heures (p < 0,001) par rapport aux

valeurs initiales.

L’effet du chlorhydrate de duloxétine sur la douleur était manifeste dès la première visite

hebdomadaire. Dans l’ensemble des études, une différence statistiquement significative

(p < 0,001) entre le chlorhydrate de duloxétine à 60 mg die et le chlorhydrate de duloxétine à

60 mg b.i.d. comparativement au placebo a été observée au cours de la première semaine de

traitement et a perduré jusqu’à la 12

semaine.

Dans toutes les études, le chlorhydrate de duloxétine à 60 mg die et le chlorhydrate de

duloxétine à 60 mg b.i.d. se sont tous deux avérés statistiquement supérieurs au placebo comme

l’a montré le taux de réponse, défini comme une réduction de la gravité de la douleur de 30 %

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

Page 64 de 89

(tableau 13).

Tableau 13 :

Gravité moyenne de la douleur sur 24 heures; taux de réponse de 30 % à la

fin des essais; tous les patients randomisés

Placebo

DLX 20 mg die

DLX 60 mg die

DLX 60 mg b.i.d.

Étude HMAV(a) – Aigu

42 %

63 %

69 %

Étude HMAV(b) – Aigu

49 %

77 %

73 %

Étude HMAW – Aigu

47 %

51 %

64 %

65 %

p = 0,003;

p < 0,001;

p = 0,002;

p = 0,01;

p = 0,007

Les mesures secondaires qui ont confirmé l’efficacité du chlorhydrate de duloxétine dans la

gestion de la douleur neuropathique associée à la NDP comprenaient : le niveau maximum de

gravité de la douleur sur 24 heures, la gravité de la douleur pendant la nuit et l’amélioration

d’après l’impression globale du patient. Dans toutes les études, les résultats provenant des mesures

secondaires ont été statistiquement significatifs à la fois pour le chlorhydrate de duloxétine à 60

mg die et 60 mg b.i.d. comparativement au placebo.

Dans le cadre de l’étude HMAW-Aigu, il y a eu une différence statistiquement significative du

niveau maximum de la gravité de la douleur sur 24 heures et de l’amélioration d’après

l’impression globale du patient (p < 0,001 à la fois pour le chlorhydrate de duloxétine à 60 mg die

et 60 mg b.i.d. comparativement au placebo), et du niveau de la gravité de la douleur pendant la

nuit (chlorhydrate de duloxétine à 60 mg die, p = 0,025 et chlorhydrate de duloxétine à 60 mg

b.i.d., p < 0,001 comparativement au placebo).

Dans le cadre de l’étude HMAV(a)-Aigu, il y a eu une différence statistiquement significative du

niveau maximum de la gravité de la douleur sur 24 heures (chlorhydrate de duloxétine à 60 mg

die, p = 0,002 et chlorhydrate de duloxétine à 60 mg b.i.d., p < 0,001 comparativement au

placebo), de l’amélioration d’après l’impression globale du patient (p < 0,001 à la fois pour

chlorhydrate de duloxétine à 60 mg die et 60 mg b.i.d. comparativement au placebo), et du niveau

de la gravité de la douleur pendant la nuit (chlorhydrate de duloxétine à 60 mg die, p = 0,009 et

chlorhydrate de duloxétine à 60 mg b.i.d., p < 0,001 comparativement au placebo).

Dans le cadre de l’étude HMAV(b)-Aigu, il y a eu une différence statistiquement significative du

niveau maximum de la gravité de la douleur sur 24 heures (chlorhydrate de duloxétine à 60 mg

die, p = 0,002 et chlorhydrate de duloxétine à 60 mg b.i.d., p = 0,003 comparativement au

placebo), de l’amélioration d’après l’impression globale du patient (chlorhydrate de duloxétine à

60 mg die, p = 0,002 et chlorhydrate de duloxétine à 60 mg b.i.d., p < 0,001 comparativement au

placebo), et du niveau de la gravité de la douleur pendant la nuit (chlorhydrate de duloxétine à 60

mg die, p = 0,003 et chlorhydrate de duloxétine à 60 mg b.i.d., p = 0,002 comparativement

placebo).

Résumé : Dans les essais cliniques contrôlés sur la NDP, le chlorhydrate de duloxétine à des doses

de 60 mg die et 60 mg b.i.d. s’est avéré plus efficace d’un point de vue statistiquement significatif

que le placebo en réduisant la gravité moyenne de la douleur sur 24 heures (première mesure

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

Page 65 de 89

d’efficacité), le niveau maximum de gravité de la douleur sur 24 heures et la gravité de la douleur

pendant la nuit et en améliorant les scores au niveau de l’impression globale du patient.

Ces constatations témoignent de la pertinence clinique des réductions observées en ce qui

concerne la gravité de la douleur.

Études sur la lombalgie chronique

Données démographiques et plan des études : L’efficacité du chlorhydrate de duloxétine dans la

prise en charge de la lombalgie chronique a été établie dans le cadre de deux études randomisées,

à double insu, contrôlées par placebo (HMEN et HMGC), de 12 à 13 semaines menées chez 637

patients adultes (âgés de 18 à 89 ans). Pour participer à l’étude, les patients devaient avoir reçu un

diagnostic clinique de lombalgie chronique, ressentir une douleur presque tous les jours pendant

au moins 6 mois et ne présenter aucun signe de radiculopathie ou de sténose spinale.

La principale mesure de l’efficacité dans les deux études a été la réduction de l’intensité de la

douleur selon le score de la douleur moyenne sur 24 heures à l’échelle BPI, noté à l’échelle de

Likert à 11 points (0 = aucune douleur; 10 = pire douleur). L’échelle d’amélioration d’après

l’impression globale du patient (PGI-I), les taux de réponse (les patients rapportant une réduction

d’au moins 30 % ou 50 % du score moyen de la douleur par rapport au début de l’étude) et le

score d’interférence et d’intensité à l’échelle BPI ont servi de paramètres d’évaluation de

l’efficacité complémentaires et secondaires.

Les plans de ces études sont résumés au tableau 14.

Tableau 14 :

Essais cliniques qui ont établi l’efficacité du chlorhydrate de duloxétine dans

la prise en charge de la lombalgie chronique

Étude

Plan et durée de

l’étude

Nombre de

sujets

(N)

Âge moyen

et écart

Nombre des

patients

ayant

terminé

l’étude (%)

Score

moyen

initial de la

douleur

(écart-

type) et

écart

Efficacité

primaire

(variation

moyenne

des

moindres

carrés par

rapport au

début de

l’étude)

Différence

entre les

traitements

HMGC

Étude parallèle, à

double insu, à dose

fixe, contrôlée par

placebo de 12

semaines

N = 401

DLX 60 mg q.d.

= 198

Placebo = 203

Âge moyen

= 54,14 ans

Écart :

18,66-89,30

DLX : 147

(74,2 %)

Placebo :

156 (76,8

DLX : 5,84

(1,43),

écart 4-10

Placebo :

5,75 (1,37)

Écart 4-10

DLX : - 2,48

Placebo :

- 1,80

(p = 0,001)

- 0,68

HMEN

Étude parallèle, à

double insu, à dose

flexible, contrôlée

par placebo de 13

semaines

N = 236

DLX 60/120 mg

q.d.* = 115

Placebo = 121

Âge moyen

= 51,47 ans

Écart :

20,01-84,59

DLX : 84

(73 %)

Placebo :

98 (81 %)

DLX : 5,91

(1,59),

écart 2-10

Placebo :

BPI DLX :

- 2,32

Placebo : -

1,50

(p = 0,004)

- 0,82

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

Page 66 de 89

5,96 (1,66),

écart 2-10

* Le groupe de traitement par 60/120 mg q.d. est la population combinée des patients qui sont restés à une dose de 60 mg q.d. ou

qui sont passés à une dose de 120 mg q.d.

q.d. = une fois par jour; DLX = duloxétine; BPI = Brief Pain Inventory

Résultats de l’étude

Étude HMGC : Dans le cadre de cette étude à dose fixe, les patients ne pouvaient utiliser aucun

autre agent analgésique alors qu’ils prenaient du chlorhydrate de duloxétine. Après 12 semaines

de traitement, les patients prenant 60 mg de chlorhydrate de duloxétine q.d. présentaient une

réduction de la douleur significativement plus importante par rapport au placebo (voir le tableau

14). Dès la première semaine, certains patients sous chlorhydrate de duloxétine ont ressenti une

réduction de la douleur qui s’est poursuivie pendant toute l’étude. La plupart des mesures de

l’efficacité complémentaires et secondaires corroborent le critère d’évaluation principal.

Étude HMEN : Dans le cadre de cette étude à dose flexible, les patients recevant du chlorhydrate

de duloxétine ont commencé le traitement avec une dose de 30 mg une fois par jour pendant une

semaine pour améliorer la tolérabilité, puis sont passés à une dose de 60 mg une fois par jour

(q.d.). Après 7 semaines de traitement avec 60 mg de chlorhydrate de duloxétine q.d., les patients

présentant des réponses sous-optimales au traitement (réduction de la douleur < 30 %) et qui ont

toléré 60 mg de chlorhydrate de duloxétine une fois par jour sont passés à une dose de 120 mg.

Les patients pouvaient continuer leur dose thérapeutique stable d’AINS ou d’acétaminophène tout

en prenant le chlorhydrate de duloxétine.

Après 13 semaines de traitement, les patients prenant 60 à 120 mg de chlorhydrate de duloxétine

par jour présentaient une réduction de la douleur significativement plus importante par rapport au

placebo (voir le tableau 14). Certains patients sous chlorhydrate de duloxétine ont ressenti une

réduction de la douleur au cours de la première semaine après avoir commencé avec une dose de

60 mg et cette réduction a été maintenue tout au long des 13 semaines de la phase de traitement de

courte durée. La plupart des mesures de l’efficacité complémentaires et secondaires corroborent le

critère d’évaluation principal.

Études sur le traitement de l’arthrose

Données démographiques et plan des études : L’efficacité du chlorhydrate de duloxétine dans la

prise en charge de la douleur chronique associée à l’arthrose du genou a été établie dans le cadre

de deux études randomisées, à double insu, contrôlées par placebo chez 780 patients adultes (âgés

de 40 à 92 ans). Pour pouvoir participer à l’étude, les patients devaient répondre aux critères

cliniques et radiographiques de l’American College of Rheumatology pour le diagnostic d’arthrose

du genou et avoir ressenti une douleur au moins 14 jours par mois au cours des 3 derniers mois

avant l’étude. Dans les deux études, l’échelle de Likert à 11 points (0 = pas de douleur; 10 =

niveau maximal de la douleur) a été utilisée pour évaluer la gravité de la douleur. Le Western

Ontario and McMaster Universities Osteoarthritis Index (WOMAC), l’échelle d’amélioration

d’après l’impression globale du patient (PGI-I), les taux de réponse (les patients rapportant une

réduction d’au moins 30 % ou 50 % du score moyen de la douleur par rapport au début de l’étude)

et le score d’interférence et d’intensité de l’échelle BPI ont servi de paramètres d’évaluation de

l’efficacité complémentaires et secondaires.

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

Page 67 de 89

Les plans de ces études sont résumés au tableau 15.

Tableau 15 :

Essais cliniques qui ont établi l’efficacité du chlorhydrate de duloxétine dans

la prise en charge de la douleur associée à l’arthrose du genou

Étude

Plan et durée de

l’étude

Nombre de

sujets

(N)

Âge moyen

Tranche

d'âge

Nombre

des patients

ayant

terminé

l’étude (%)

Score

moyen

initial de la

douleur

(écart- type)

et écart

Efficacité

primaire

(variation

moyenne

des

moindres

carrés par

rapport au

début de

l’étude)

Différence

entre les

traitements

HMFG

Étude randomisée

multicentrique,

parallèle, à double

insu, à dose

flexible, contrôlée

par placebo de 13

semaines

N = 256

60/120 mg q.d.* :

Placebo : 128

Âge moyen

= 62,5 ans

Écart =

40-79 ans

DLX = 93

(73 %)

Placebo :

111 (87 %)

DLX 60/120

6,07 (1,39),

écart 3-10

Placebo :

6,14 (1,27),

écart 4-9

60/120 :

-2,29

Placebo : -

1,61

(p = 0,005)

- 0,68

HMGL

Étude randomisée

multicentrique,

parallèle, à double

insu, à dose

flexible, contrôlée

par placebo de 10

semaines; DLX

ajoutée à un

schéma optimisé

d’AINS

N = 524

60/120 mg q.d.* :

Placebo : 260

Âge

moyen =

61,0

Écart =

40-92 ans

DLX : 189

(72 %)

Placebo :

199 (76 %)

DLX 60/120

6,27 (1,41),

écart 2-10

Placebo :

6,36 (1,41),

écart 4-10

60/120 :

-2,46

Placebo : -

1,55 (p = <

0,001)

- 091

* Le groupe de traitement par 60/120 mg q.d. est la population combinée des patients qui sont restés à une dose de 60 mg q.d. ou

qui sont passés à une dose de 120 mg q.d.

q.d. = une fois par jour; DLX = duloxétine; BPI = Brief Pain Inventory

Étude HMFG : Dans cette étude à dose flexible de 13 semaines, 256 patients ont été

randomisés pour recevoir du chlorhydrate de duloxétine (128 patients; 73 % ont achevé

l’étude) ou le placebo (128 patients,87 % ont achevé l’étude). Les patients présentaient au

départ un score moyen de la douleur de 6 sur une échelle d’évaluation numérique allant de 0

(aucune douleur) à 10 (niveau maximal de douleur). Les patients randomisés pour recevoir le

chlorhydrate de duloxétine ont commencé le traitement avec une dose de 30 mg une fois par

jour pendant une semaine, puis sont passés à une dose de 60 mg une fois par jour (q.d.). Après

7 semaines de traitement avec 60 mg de chlorhydrate de duloxétine q.d., les patients présentant

des réponses sous-optimales au traitement (réduction de la douleur < 30 %) sont passés à une

dose de 120 mg pour le reste de l’étude. Les patients ayant répondu au traitement ont continué

de prendre 60 mg de chlorhydrate de duloxétine q.d. Pour les analyses de l’efficacité, les

données sur les deux doses de chlorhydrate de duloxétine ont été combinées, puis comparées

au placebo. Les patients ayant reçu du chlorhydrate de duloxétine à raison de 60/120 mg q.d.

ont signalé une réduction de la douleur significativement plus importante que ceux sous

placebo selon le principal critère d’évaluation de l’efficacité, soit le score de la douleur

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

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moyenne sur 24 heures à l’échelle BPI (tableau 15). Les mesures secondaires de l’efficacité

corroborent le principal critère d’évaluation.

Étude HMGL : Dans cette étude contrôlée par placebo et à dose flexible de 10 semaines, les

patients souffrant de douleur associée à l’arthrose du genou et ayant un soulagement de la douleur

inadéquat avec des AINS pendant deux semaines ont reçu du chlorhydrate de duloxétine à 60/120

mg/jour ou le placebo. Après un traitement à double insu de 8 semaines, les patients traités par la

duloxétine ont présenté une réduction de la douleur significativement plus importante que ceux

sous placebo selon le score de la douleur moyenne sur 24 heures (principale mesure de

l’efficacité). Les résultats des deux critères d’évaluation de l’efficacité de contrôle, soit le Western

Ontario and McMaster Universities Osteoarthritis Index (WOMAC) et l’échelle d’amélioration

d’après l’impression globale du patient (PGI-I), ont également révélé une amélioration

significativement plus importante chez les patients traités par le chlorhydrate de duloxétine que

chez les patients sous placebo. Les mesures secondaires de l’efficacité (p. ex. échelle BPI)

corroborent également le principal critère d’évaluation.

PHARMACOLOGIE DÉTAILLÉE CHEZ LES ANIMAUX

Études de pharmacodynamique

Selon les études non cliniques, la duloxétine possède les propriétés neuropharmacologiques

suivantes :

Elle inhibe fortement et d’une manière relativement équilibrée le captage de la sérotonine

(5-HT) et de la noradrénaline (NA) in vitro et plus faiblement le captage de la dopamine.

Elle a une faible affinité pour un certain nombre de récepteurs neuronaux, y compris ceux

qui sont associés à des effets indésirables, tels que les récepteurs cholinergiques,

histaminergiques ou α-adrénergiques.

Elle inhibe le captage de la 5-HT et de la NA ex vivo de même que la déplétion de la 5-HT

et de la NA causée par des neurotoxines dépendantes des transporteurs, ce qui démontre le

blocage des transporteurs respectifs in vivo.

Elle augmente les taux extracellulaires de 5-HT et de NA dans des régions du cerveau. Elle

a augmenté les taux extracellulaires de dopamine dans le cortex préfrontal, ce qui est

compatible avec la régulation des taux extracellulaires de dopamine dans les régions

corticales par les processus de captage noradrénergique.

Elle est active dans des modèles de comportement qui traduisent un rehaussement de la

neurotransmission centrale sérotoninergique et noradrénergique ainsi que dans des modèles

comportementaux de dépression.

La duloxétine est active dans plusieurs modèles de douleur chronique, à des doses qui

correspondent à l’inhibition du captage de la 5-HT et de la NA in vivo. Cette activité est

conforme avec le fait connu que la 5-HT et la NA rehaussent les mécanismes d’analgésie

endogènes par des voies rachidiennes descendantes d’inhibition de la douleur :

La duloxétine est un inhibiteur efficace de la seconde phase de l’épreuve de la formaline, de

l’épreuve de la capsaïcine, du test des contorsions causées par l’acide acétique, de l’épreuve

de la carragénine et des tests basés sur la ligature de nerfs (modèles de Chung et de Seltzer),

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

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ce qui reflète des effets analgésiques sur les douleurs neurologiques, inflammatoires et

neuropathiques.

Une pleine efficacité est observée à des doses qui ne nuisent pas aux performances motrices

selon l’épreuve de la tige rotatoire.

Aucun signe de réduction de l’effet n’est apparu à des doses sous-chroniques dans les tests

de ligature de nerfs.

L’activité de la duloxétine dans les modèles non cliniques permet donc de penser qu’elle aurait

une activité antidépressive et une utilité pour traiter les douleurs persistantes ou chroniques.

Études de pharmaco-innocuité

On a examiné la capacité de la duloxétine à altérer les fonctions cardiovasculaire, rénale,

immunitaire, du système nerveux central (SNC) et des muscles lisses ainsi que la motilité gastro-

intestinale pour avoir un aperçu des effets pharmacologiques secondaires possibles de ce composé.

Le fonctionnement des muscles lisses et du muscle cardiaque n’était pas modifié à des

concentrations de 1 nM à 1 μM de duloxétine. À la concentration plasmatique maximale de

duloxétine libre qu’on a atteinte cliniquement (90 nM ou 30 ng/ml), la duloxétine n’influait sur

aucun des canaux ioniques cardiaques humains étudiés. Des effets cardiovasculaires notables ont

été observés aux doses intraveineuses de 2 mg/kg de duloxétine chez des chiens anesthésiés. Le

fonctionnement cardiovasculaire n’était pas nettement altéré après l’administration orale de 7 ou

20 mg/kg de duloxétine à des rats conscients. L’administration intraveineuse de doses de 0,4

mg/kg de duloxétine à des chiens anesthésiés a stimulé leur fréquence respiratoire. Chez des

chiens conscients, cependant, l’administration intraveineuse (2 mg/kg) ou orale (10 mg/kg) de

duloxétine est restée sans effet sur la pression artérielle pulmonaire ou générale et sur la fréquence

cardiaque. La duloxétine n’a pas nui au fonctionnement du SNC des souris après l’administration

orale de doses aiguës de 3 mg/kg. Par ailleurs, l’administration orale répétée (5 jours) de

duloxétine à des souris a produit une tolérance à son activité adrénergique, une réduction de son

activité sur le SNC (évaluée d’après le sommeil causé par l’hexobarbital) et une augmentation de

ses activités anticonvulsivantes. La motilité gastro-intestinale n’a pas été modifiée par des doses

orales allant jusqu’à 30 mg/kg. Une augmentation de l’excrétion de sodium a été le seul effet

observé sur la fonction rénale, à la dose de 3 mg/kg. La fonction immunitaire n’a pas été altérée

par l’administration orale d’une dose de 130 mg/kg.

En se basant sur les résultats de ces études, on ne s’attend pas à ce que des doses thérapeutiques de

duloxétine altèrent nettement les fonctions étudiées (rénale, immunitaire, gastro-intestinale, SNC,

muscles lisses). Il semble que les effets pharmacologiques secondaires possibles de la duloxétine

aux doses cliniques se limiteraient à une augmentation de la pression pulmonaire, de la résistance

vasculaire pulmonaire et de la fréquence respiratoire; ces effets sont attribuables aux activités

connues de la noradrénaline et de la sérotonine. Fait à souligner, ces effets n’ont été observés que

chez des animaux anesthésiés.

Pharmacocinétique

L’absorption, la distribution, le métabolisme et l’excrétion de la duloxétine ont été évalués de

manière approfondie chez la souris, le rat et le chien. Après l’administration d’une dose orale par

gavage ou d’une dose quotidienne orale ou alimentaire, la duloxétine est bien absorbée, mais

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

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fortement métabolisée chez la souris, le rat et le chien. Le pourcentage de la dose subissant une

biotransformation après l’administration orale dépasse 90 % pour les trois espèces, et le degré de

biotransformation est le plus élevé chez le chien. Après l’administration intraveineuse d’une dose,

la duloxétine est aussi fortement métabolisée chez le rat et le chien, environ 75 % à 81 % de la

dose circulant sous forme de métabolites. La demi-vie d’élimination de la duloxétine varie de 1,5

heure chez le rat à 4 heures chez le chien après l’administration orale d’une dose. La demi-vie de la

matière radioactive est beaucoup plus longue (27 à 122 heures) chez les 3 espèces et reflète

l’élimination de plusieurs métabolites. Les fèces sont la principale voie d’élimination chez la

souris, le rat et le chien (46 % à 77 %), tandis que 14 % à 43 % de la matière radioactive sont

retrouvées dans l’urine. Les voies d’élimination de la matière radioactive sont similaires, que la

dose de

C-duloxétine soit administrée par voie intraveineuse ou orale. Chez des rats ayant une

canule dans le canal cholédoque, la majorité de la matière radioactive est excrétée dans la bile, ce

qui indique que la matière radioactive éliminée dans les fèces des rats sans canule est due à

l’excrétion biliaire et non pas à une mauvaise absorption.

Une grande proportion de la duloxétine est transformée en plusieurs métabolites chez la souris, le

rat et le chien. Chez ces trois espèces, les principales voies de biotransformation font intervenir

plusieurs oxydations, notamment au niveau de l’anneau naphtyle, suivies d’une conjugaison. Les

principaux métabolites chez le chien sont la dihydrodiol- et la cystéinylhydroxyduloxétine. La

dihydrodiolduloxétine est retrouvée chez les trois espèces, mais la cystéinylhydroxyduloxétine

n’est retrouvée que chez le chien. Les principaux métabolites chez la souris et le rat sont des

glucuronides conjugués de la 4-hydroxyduloxétine et de la 6-hydroxyduloxétine et des

métabolites de l’acide désaminométhyle. Les métabolites associés à la 5-hydroxyduloxétine ont

tendance à prédominer chez le chien.

Selon les études sur la distribution tissulaire, après l’administration d’une dose de

C-duloxétine,

la matière radioactive n’est pas distribuée dans un grand nombre de tissus chez le rat, et les

concentrations les plus élevées sont observées dans le foie, le rein, le poumon et le tractus gastro-

intestinal. Un faible taux de matière radioactive se retrouve dans le cerveau. La duloxétine est

fortement liée aux protéines plasmatiques, ce qui pourrait expliquer en partie sa faible

distribution. La duloxétine traverse la barrière placentaire et passe dans le lait des rates qui

allaitent. Même si la duloxétine semblait être un inducteur des isoformes CYP1A et CYP2B du

cytochrome P450 chez le rat aux fortes doses, les données indiquent un potentiel très faible

d’induction du cytochrome P450 chez l’humain.

L’élimination de la duloxétine a été étudiée chez la souris, le rat, le chien et le singe. La

duloxétine a été étudiée principalement chez le rat et le chien. Des singes n’ont été utilisés que

dans une étude-pilote sur le sort et le métabolisme de la

C-duloxétine. Les concentrations

plasmatiques de duloxétine ont été quantifiées par chromatographie liquide à haute performance

(HPLC) avec détection par UV ou fluorescence et par HPLC couplée à la spectrométrie de masse

en tandem. La

C-duloxétine a été synthétisée avec le marqueur radioactif en diverses positions :

C-alkyl,

C-naphtyl et

C au carbone chiral. Le médicament radiomarqué a été administré lors

des études de pharmacocinétique, de métabolisme, d’excrétion et de distribution tissulaire. Le

métabolisme et l’excrétion de la

C-duloxétine ont été étudiés chez la souris, le rat, le chien et le

singe. La liaison de la

C-duloxétine aux protéines plasmatiques a été établie dans le plasma de

la souris, du rat, du chien et de l’humain. D’autres études ont permis d’examiner le passage de la

C-duloxétine dans le placenta et son excrétion dans le lait de rates qui allaitent.

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

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TOXICOLOGIE

Études de toxicité aiguë

Les principales constatations faites après l’administration orale d’une dose de duloxétine à des

souris, à des rats, à des chiens et à des singes avaient trait au SNC (p. ex. tremblements,

convulsions, vomissements, mydriase, ptyalisme et hyperréactivité). Chez le rat et la souris, la dose

létale médiane variait de 279 mg/kg à 595 mg/kg. Aucun décès n’est survenu chez les chiens et les

singes qui ont reçu une seule dose allant jusqu’à 100 mg/kg, la plus forte dose étudiée.

Après l’administration alimentaire de chlorhydrate de duloxétine pendant 1, 3 ou 6 mois à des rats,

des effets toxiques importants sont survenus surtout dans le groupe sous forte dose (0,08 % ou

environ 50 mg/kg). Ces effets étaient : réduction du poids corporel moyen, du gain de poids

corporel et de la consommation alimentaire, induction modérée des enzymes microsomiques

hépatiques associée à une augmentation du poids du foie, et vacuolisation lipidique

hépatocellulaire minime à modérée dans la zone médiolobulaire, principalement chez les mâles.

Études de toxicité subaiguë et à long terme

L’administration de 3, 10 ou 30 mg/kg de duloxétine à des chiens pendant 1, 6 ou 12 mois a

produit, des signes cliniques liés à la dose au niveau du SNC, y compris une réduction de la

consommation alimentaire, des selles anormales, des vomissements et la mydriase, à cause de

l’activité pharmacologique du composé. Les vomissements étaient l’effet limitant, car leur

fréquence augmentait avec la dose. D’autres constatations avaient rapport au foie (induction

d’enzymes microsomiques hépatiques, augmentation du poids du foie, élévation du phosphore des

phospholipides du foie et hausse du nombre de lysosomes secondaires) et se limitaient surtout au

groupe recevant 30 mg/kg. Les chiens recevant 3 mg/kg n’ont présenté aucun signe indésirable de

toxicité.

Autres études de toxicité

La toxicité de la duloxétine administrée par voie intraveineuse a été évaluée chez le rat et le chien.

L’administration de duloxétine à des rats Fischer 344 mâles et femelles par une perfusion

intraveineuse quotidienne de 1, 5 ou 10 mg/kg pendant 30 minutes a occasionné une irritation

excessive aux points d’injection. Une toxicité générale n’a pas été observée lors de

l’administration de 1 mg/kg/jour pendant 15 jours. De même, l’administration intraveineuse

quotidienne, pendant environ 30 minutes, de 1, 2,5 ou 5 mg/kg de duloxétine à des beagles

pendant une période allant jusqu’à 15 jours n’a provoqué aucun signe de toxicité générale. Une

irritation locale aux points d’injection a cependant empêché d’administrer la dose quotidienne de 5

mg/kg pendant plus de 10 jours.

Des études d’antigénicité ont indiqué que l’antigénicité de la duloxétine qui causait une

hypersensibilité chez des cobayes se limitait à une anaphylaxie générale active chez les cobayes

immunisés avec un haptène couplé à une protéine et conjugué avec un adjuvant. Chez la souris, la

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

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duloxétine n’était pas immunogène et ne possédait pas d’antigénicité causant une hypersensibilité.

Par conséquent, le risque global que la duloxétine cause des effets indésirables allergiques chez

l’humain est considéré comme minime.

Dans les études de dépendance, la duloxétine n’a pas manifesté de potentiel de dépendance chez

le singe ni le rat.

On a analysé la toxicité dermique de même que l’irritation dermique et oculaire pour évaluer les

risques professionnels de la duloxétine. Chez le lapin, la duloxétine était considérée comme non

toxique et très peu irritante quand elle était administrée sur le derme. Elle avait une action

corrosive sur l’œil.

Études de cancérogénicité

La duloxétine a été administrée à des rats et à des souris dans leur nourriture, pendant 2 ans. Chez

les rats, l’administration alimentaire de doses de duloxétine allant jusqu’à environ 27 mg/kg/jour

aux femelles (2,0 fois la dose humaine maximale recommandée [DHMR] en mg/m

) ou environ

36 mg/kg/jour aux mâles (2,6 fois la DHMR en mg/m

) n’a ni augmenté l’incidence des

néoplasmes habituels ou inhabituels ni réduit le temps de latence d’un type quelconque de tumeur.

Les rats recevant des concentrations alimentaires d’environ 30 mg/kg/jour présentaient des

concentrations plasmatiques de duloxétine qui atteignaient de 3,5 à 12 fois les concentrations

plasmatiques de patients recevant la DHMR.

Chez les souris femelles recevant la duloxétine à raison d’environ 144 mg/kg/jour (5 fois la

DHMR en mg/m

), on a constaté une incidence accrue de carcinomes et d’adénomes

hépatocellulaires, mais ils ont été attribués à une induction enzymatique hépatique accompagnée

d’une vacuolisation et d’une hypertrophie centrolobulaire. Les souris recevant des concentrations

alimentaires d’environ 144 mg/kg/jour avaient des concentrations plasmatiques de duloxétine qui

atteignaient de 3 à 11 fois les concentrations plasmatiques de patients recevant la DHMR. La

pertinence clinique de ces données murines est inconnue.

Études de mutagénicité

La duloxétine ne s’est pas révélée mutagène dans une batterie d’études de génotoxicité qui

comprenait le test d’Ames de mutation génique chez des bactéries, l’analyse des aberrations

chromosomiques des cellules ovariennes de hamsters chinois, le test du lymphome de souris, le

test du micronoyau in vivo chez la souris, le test de synthèse non programmée de l’ADN sur

hépatocytes de rat et le test d’échange de chromatides sœurs sur cellules ovariennes de hamster

chinois in vivo.

Études de reproduction et de tératogénicité

La performance de reproduction n’était pas altérée chez les rats mâles recevant de la duloxétine

oralement à des doses allant jusqu’à 45 mg/kg/jour ou environ 3,3 fois la DHMR en mg/m

. Chez

les rates recevant oralement 45 mg/kg/jour de duloxétine (3,3 fois la DHMR en mg/m

), une

toxicité sur la reproduction s’est manifestée par une réduction de la consommation alimentaire et

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

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du poids corporel maternels, une perturbation du cycle œstral, une diminution des indices de

natalité et de survie des descendants ainsi qu’un ralentissement de la croissance des petits. Dans

cette étude de fertilité des femelles, la dose sans effet observé (DSEO) en ce qui concerne la

toxicité sur la mère, la reproduction et le développement était de 10 mg/kg/jour (environ 0,7 fois

la DHMR en mg/m

Les études sur le développement embryofœtal chez les rats et les lapins n’ont pas mis en évidence

de tératogénicité après l’administration orale de doses allant jusqu’à 45 mg/kg/jour (3,3 fois la

DHMR en mg/m

). Dans les études de reproduction du rat, les indices d’accouplement et de

fertilité et les paramètres de la reproduction n’ont pas été modifiés par l’administration de doses

de duloxétine allant jusqu’à 30 mg/kg/jour (2,2 fois la DHMR en mg/m

). Une réduction de la

survie des ratons à 1 jour post-partum et une diminution du poids corporel moyen des ratons

durant la période d’allaitement sont survenues après l’exposition des mères à 30 mg/kg/jour (2,2

fois la DHMR en mg/m

). Une augmentation de la réactivité a été observée chez les ratons après

l’exposition des mères à 10 et 30 mg/kg/jour (0,7 et 2,2 fois la DHMR en mg/m

respectivement).

La croissance et la performance de reproduction des descendants n’ont pas été altérées par le

traitement maternel par la duloxétine.

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

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CYMBALTA

, Eli Lilly Canada Inc., monographie de produit daté du : 8 juillet 2016,

Numéro de contrôle : 192853.

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LISEZ CE DOCUMENT POUR ASSURER UNE UTILISATION SÉCURITAIRE ET

EFFICACE DE VOTRE MÉDICAMENT

PARTIE III : RENSEIGNEMENTS POUR LES PATIENTS SUR LES MÉDICAMENTS

Pr

MYLAN-DULOXETINE

Capsules de duloxétine à libération retardée, Norme de Mylan

Lisez attentivement ce qui suit avant de commencer à prendre MYLAN-DULOXETINE et à

chaque renouvellement de prescription. L’information présentée ici est un résumé et ne couvre

pas tout. Parlez de votre état de santé et de votre traitement à votre professionnel de la santé et

demandez-lui s’il possède de nouveaux renseignements au sujet de MYLAN-DULOXETINE.

Pourquoi MYLAN-DULOXETINE est-il utilisé?

Lombalgie (douleur lombaire) chronique (persistante)

Douleur chronique (persistante) associée à l’arthrose du genou

Douleur associée à la neuropathie diabétique :

sensations de brûlure, de douleur lancinante, de picotement, d’élancement, de

douleur permanente ou de choc électrique

la douleur peut être causée par le toucher, le froid, le chaud ou la pression

une perte de sensation est possible dans la région touchée

Dépression :

tristesse, agitation, irritabilité, fatigue

changement d’appétit ou de poids, difficulté à se concentrer ou à dormir, maux de

tête ou maux et douleurs inexpliqués

Anxiété généralisée : anxiété et inquiétude excessives

Comment MYLAN-DULOXETINE agit-il?

MYLAN-DULOXETINE appartient à une classe de médicaments appelés « inhibiteurs du

recaptage de la sérotonine et de la noradrénaline » (IRSN). MYLAN-DULOXETINE augmente

l’activité de deux messagers chimiques (la sérotonine et la noradrénaline) produits par

l’organisme dans le cerveau et d’autres parties du corps.

Dépression et anxiété

La dépression et l’anxiété sont des maladies mentales qui peuvent apparaître en cas de

déséquilibre de certains messagers chimiques, comme la sérotonine et la noradrénaline, dans le

cerveau. MYLAN-DULOXETINE contribue à corriger ce déséquilibre et aide ainsi à soulager

les symptômes émotionnels et physiques de la dépression et de l’anxiété.

Il est possible que vous remarquiez une atténuation des symptômes de dépression ou d’anxiété

dans un délai de 1 à 4 semaines après le début du traitement par MYLAN-DULOXETINE.

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Douleur associée à la neuropathie diabétique, à l’arthrose du genou ou à la lombalgie

chronique

MYLAN-DULOXETINE augmente les taux de sérotonine et de noradrénaline, ce qui aide à

atténuer la douleur chez les personnes atteintes de ces affections.

Il est possible que vous remarquiez une atténuation de vos symptômes de douleur dès la première

semaine de votre traitement par MYLAN-DULOXETINE.

Quels sont les ingrédients de MYLAN-DULOXETINE?

Ingrédients médicinaux : chlorhydrate de duloxétine

Ingrédients non médicinaux : oxyde de fer noir, alcool butylique, crospovidone, alcool

déshydraté, phtalate de diéthyle, FD & C bleu N

1, gélatine, hypromellose, phtalate

d’hypromellose, alcool isopropylique, amidon de maïs, polyéthylène glycol, povidone, propylène

glycol, oxyde de fer rouge, gomme-laque, solution d'ammonium forte, saccharose, talc, dioxyde

de titane et oxyde de fer jaune.

MYLAN-DULOXETINE est offert sous les formes posologiques qui suivent : Capsules à

libération retardée de 30 mg et 60 mg

Ne prenez pas MYLAN-DULOXETINE si :

vous avez moins de 18 ans;

vous êtes allergique à l’un des ingrédients de MYLAN-DULOXETINE (veuillez-vous

reporter à la section « Quels sont les ingrédients de MYLAN-DULOXETINE » ci-

dessus);

vous souffrez d’insuffisance hépatique (trouble du foie). On parle de trouble du foie

quand le foie ne peut pas effectuer ses fonctions habituelles;

vous souffrez d’une maladie rénale grave;

vous souffrez d’une maladie oculaire appelée « glaucome à angle fermé non contrôlé »;

vous prenez ou avez cessé de prendre au cours des 14 derniers jours :

des inhibiteurs de la monoamine-oxydase (IMAO) tels que de la phénelzine ou du

moclobémide pour traiter une dépression;

du linézolide pour traiter une infection;

vous avez été exposé au cours des 14 derniers jours au bleu de méthylène, un colorant

utilisé en chirurgie;

vous avez pris ou prenez actuellement de la thioridazine pour traiter une psychose

(maladie mentale grave);

vous prenez un médicament contre la dépression tel que la fluvoxamine, un inhibiteur

puissant du CYP1A2;

vous prenez certains antibiotiques comme la ciprofloxacine et l’énoxacine.

Consultez votre professionnel de la santé avant de prendre MYLAN-DULOXETINE, afin

de réduire la possibilité d’effets indésirables et pour assurer la bonne utilisation du

médicament. Mentionnez à votre professionnel de la santé tous vos problèmes de santé,

notamment si :

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vous souffrez ou avez des antécédents de problèmes de foie ou de rein, de problèmes

cardiaques, de diabète ou de crises convulsives;

vous souffrez d’hypertension artérielle (haute pression). MYLAN-DULOXETINE peut

causer une augmentation de la pression artérielle;

vous avez un faible taux de sodium dans le sang;

vous êtes enceinte, planifiez une grossesse ou allaitez;

vous consommez de l’alcool ou des drogues illicites; une consommation importante

d’alcool pendant un traitement par MYLAN-DULOXETINE peut entraîner de graves

problèmes du foie et la mort;

vous êtes allergique à un quelconque médicament;

vous avez un trouble qui vous prédispose aux saignements ou avez un faible taux de

plaquettes (un type de globules sanguins);

vous avez un glaucome ou une augmentation de la pression dans les yeux;

vous avez de la difficulté à uriner;

vous avez un trouble héréditaire rare qui fait en sorte qu’il vous est déconseillé de

consommer du sucre. MYLAN-DULOXETINE contient du saccharose, un type de sucre.

Les troubles en question sont les suivants :

intolérance au fructose;

malabsorption du glucose-galactose;

déficit en sucrose-isomaltase.

Autres mises en garde à connaître :

Glaucome à angle fermé

MYLAN-DULOXETINE peut causer une crise de glaucome aigu. Passer un examen de la vue

avant de prendre MYLAN-DULOXETINE pourrait aider à déterminer si vous présentez un

risque de glaucome à angle fermé.

Consultez un médecin sans tarder en cas de :

douleur oculaire

modifications de la vision

gonflement ou rougeur de l’oeil ou autour de l’oeil

Capacité de conduire et d’utiliser des machines :

Il se peut que MYLAN-DULOXETINE provoque des étourdissements ou de la fatigue, surtout

au tout début du traitement ou après une augmentation de la dose. Après avoir pris MYLAN-

DULOXETINE, attendez de voir comment vous vous sentez avant de prendre le volant ou

d’utiliser des machines.

Changements dans le comportement et les sentiments, pensées ou actions suicidaires :

Le traitement par ce type de médicaments est plus sûr et plus efficace lorsqu’il y a une bonne

communication entre vous et votre professionnel de la santé à propos de ce que vous ressentez. Il

peut vous être utile de dire à un membre de votre famille ou à un ami proche que vous êtes

déprimé ou que vous souffrez d’un trouble d’anxiété. Vous pourriez lui demander s’il pense que

votre état s’aggrave, ou s’il s’inquiète de changements dans votre comportement.

Au début d’un traitement par un médicament comme MYLAN-DULOXETINE ou quand la dose

est ajustée, certains patients peuvent se sentir plus mal au lieu de se sentir mieux. Par exemple, il

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

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peut y avoir aggravation des sentiments d’anxiété, d’agitation, d’hostilité, d’agressivité et

d’impulsivité. Vous pourriez avoir le sentiment de n’être plus vous-même ou d’avoir moins

d’inhibition. Vous pourriez penser à vous faire du mal ou à faire du mal à d’autres, et avoir des

idées et des gestes suicidaires surtout si vous avez déjà eu de telles pensées auparavant. Ces

changements de comportement et de sentiments peuvent se manifester chez les patients de tout

âge traités par MYLAN-DULOXETINE. L’apparition ou l’aggravation des idées et des gestes

suicidaires sont plus susceptibles de se produire si vous avez entre 18 et 24 ans. Si cela vous

arrive, consultez immédiatement un médecin. NE décidez PAS de votre propre chef

d’interrompre la prise de MYLAN-DULOXETINE.

Effets sur la grossesse et les nouveau-nés :

Si vous êtes enceinte ou le devenez pendant votre traitement par MYLAN-DULOXETINE,

parlez des risques et des avantages des diverses options de traitement avec votre professionnel de

la santé. Il est très important de continuer à prendre MYLAN-DULOXETINE, sauf avis

contraire de la part de votre professionnel de la santé.

Certains nouveau-nés dont la mère avait pris, durant la grossesse (et plus particulièrement au

cours du dernier trimestre), un médicament de la même classe que MYLAN-DULOXETINE ont

présenté des complications à la naissance.

Certains nouveau-nés :

ont nécessité une assistance respiratoire, une alimentation par sonde et une hospitalisation

prolongée;

avaient des difficultés à s’alimenter ou à respirer, des crises convulsives, les muscles tendus

ou trop relâchés, ou étaient en proie à une agitation et à des pleurs continuels.

Normalement, ces symptômes disparaissent avec le temps, mais si votre bébé présente l’un de

ces symptômes, communiquez dès que possible avec votre professionnel de la santé.

Risque de fracture :

Vous devez informer votre médecin si :

vous êtes une personne âgée et avez récemment subi une fracture; ou

vous avez appris que vous souffrez d’ostéoporose ou que vous présentez des facteurs de

risque d’ostéoporose.

La prise de MYLAN-DULOXETINEpeut augmenter votre risque de fracture. Cela est

particulièrement vrai au tout début et peu après l’arrêt du traitement. Faites preuve d’une grande

prudence afin d’éviter les chutes, particulièrement si vous êtes étourdi ou si vous souffrez

d’hypotension.

Syndrome sérotoninergique/syndrome malin des neuroleptiques (SMN) :

Il s’agit d’un effet secondaire rare de la classe de médicaments à laquelle appartient MYLAN-

DULOXETINE. Ce syndrome peut mettre votre vie en danger et même s’avérer mortel. Il peut

causer des perturbations graves du fonctionnement du cerveau, des muscles, de l’appareil digestif

et du système nerveux. Cette réaction est plus susceptible de se produire si vous prenez

MYLAN-DULOXETINE conjointement avec certains autres médicaments. Veuillez vous

reporter à l’encadré ci-après intitulé « Effets secondaires graves et mesure à prendre ».

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

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Informez votre professionnel de la santé de tous les produits de santé que vous prenez :

médicaments; vitamines; minéraux; suppléments naturels; produits de médecine douce;

etc.

Les produits qui suivent pourraient être associés à des interactions médicamenteuses avec

MYLAN-DULOXETINE :

Inhibiteurs de la monoamine-oxydase (IMAO) tels que phénelzine et moclobémide,

médicaments utilisés dans le traitement de la dépression

Linézolide, un antibiotique

Bleu de méthylène, un colorant utilisé en chirurgie

Thioridazine, un médicament servant au traitement de la psychose (maladie mentale

grave)

Certains antibiotiques, comme la ciprofloxacine et l’énoxacine

Autres médicaments utilisés dans le traitement de la dépression :

inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine (ISRS) et inhibiteurs du

recaptage de la sérotonine et de la noradrénaline (IRSN) comme la fluoxétine, la

venlafaxine et la paroxétine

antidépresseurs tricycliques comme l’amitriptyline et la désipramine

inhibiteurs puissants du CYP1A2 comme la fluvoxamine

Médicaments utilisés dans le traitement de la schizophrénie comme l’olanzapine et la

rispéridone

Médicaments utilisés dans le traitement du trouble bipolaire comme le lithium

Médicaments qui pourraient avoir un effet sur la coagulation et l’éclaircissement du sang

anticoagulants oraux comme la warfarine et le dabigatran

acide acétylsalicylique ou AAS

anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) pour le traitement de la douleur et de

la fièvre comme l’ibuprofène et le naproxène

Certains médicaments utilisés dans le traitement des patients souffrant d’irrégularité du

rythme cardiaque comme le flécaïnide et l’encaïnide

Certains médicaments qui ont un effet sur la sérotonine, un messager chimique :

lithium

médicaments contenant du tryptophane, utilisés pour traiter le trouble bipolaire

millepertuis (Hypericum perforatum), un produit à base d’herbes médicinales

souvent utilisé dans le traitement de la dépression

triptans, classe de médicaments parmi lesquels figurent le sumatriptan et le

rizatriptan utilisés pour traiter la migraine

Certains médicaments appartenant à la classe des opioïdes comme le fentanyl, le

tramadol, le tapentadol, la mépéridine, la méthadone et la pentazocine

Certains médicaments utilisés dans le traitement de la toux comme le dextrométhorphane

(un sirop contre la toux)

En général, il faut limiter la consommation d’alcool à un minimum pendant un traitement par

MYLAN-DULOXETINE.

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

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Comment prendre MYLAN-DULOXETINE :

Une fois par jour, à peu près à la même heure tous les jours.

Avaler les capsules entières avec de l’eau.

Prendre MYLAN-DULOXETINE avec ou sans aliments, bien qu’au début du traitement,

les aliments puissent aider à réduire les nausées.

Prendre ce médicament tel qu’il vous a été prescrit. NE PAS en donner à une autre

personne, car elle pourrait ressentir des effets indésirables pouvant être graves.

NE PAS mâcher, écraser ou ouvrir les capsules ni saupoudrer le contenu sur les aliments

ou le mélanger à des liquides.

Si vous ouvrez ou brisez accidentellement une capsule, évitez tout contact avec la poudre

et lavez les résidus de poudre dès que possible avec de l’eau. Si la poudre entre en contact

avec vos yeux, rincez-les immédiatement avec de l’eau et communiquez avec votre

professionnel de la santé.

Dose habituelle :

La dose habituelle chez l’adulte est de 60 mg une fois par jour.

Patients âgés souffrant de trouble d’anxiété généralisée :

La dose initiale est de 30 mg une fois par jour. Après deux semaines, il se peut que votre

professionnel de la santé augmente la dose à 60 mg une fois par jour.

Votre professionnel de la santé modifiera peut-être votre dose durant votre traitement.

N’augmentez jamais la quantité de MYLAN-DULOXETINE que vous prenez à moins que votre

professionnel de la santé ne vous le demande.

Votre traitement par MYLAN-DULOXETINE devrait durer plusieurs mois ou plus, selon les

directives de votre professionnel de la santé.

Arrêt du traitement :

N’arrêtez PAS de prendre MYLAN-DULOXETINE sans en avoir parlé avec votre professionnel

de la santé. Vous éviterez peut-être ainsi les symptômes liés à l’arrêt du traitement. Suivez les

directives de votre professionnel de la santé, qui vous recommandera possiblement de réduire

graduellement la dose que vous prenez.

Patients traités pour la douleur d’origine neurologique causée par le diabète :

Continuez à voir votre professionnel de la santé régulièrement pour la prise en charge adéquate

de votre diabète, ce qui vous permettra de maîtriser votre glycémie et d’éviter d’autres lésions

nerveuses. Il est important que vous continuiez à faire votre examen des pieds tous les jours.

Surdosage :

Si vous croyez avoir pris trop de MYLAN-DULOXETINE, communiquez immédiatement

avec votre professionnel de la santé, le service des urgences d’un hôpital ou votre centre

antipoison régional, même un l’absence de symptômes.

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

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Dose oubliée :

Si vous avez raté de quelques heures la prise de MYLAN-DULOXETINE, prenez la dose omise

dès que vous constatez votre oubli. Si presque toute la journée s’est écoulée, attendez votre

prochaine dose et essayez de ne pas oublier d’autres doses. Ne prenez pas 2 doses à la fois pour

compenser votre oubli.

Quels sont les effets secondaires qui pourraient être associés à MYLAN-DULOXETINE?

En prenant MYLAN-DULOXETINE vous pourriez ressentir d’autres effets secondaires que

ceux qui figurent sur cette liste. Si c’est le cas, communiquez avec votre professionnel de la

santé.

Les effets indésirables sont légers et passagers dans la plupart des cas; cependant, certains

d’entre eux peuvent être graves.

Les effets secondaires les plus couramment signalés après l’administration de MYLAN-

DULOXETINE sont les suivants :

Constipation

Diarrhée

Étourdissements

Sécheresse buccale

Dysfonction érectile (difficulté d’obtenir ou de maintenir une érection)

Fatigue

Maux de tête

Insomnie (difficulté à s’endormir et/ou à rester endormi)

Diminution de l’appétit

Augmentation de la transpiration

Nausées

Douleurs abdominales

Somnolence

Vomissements

Il a été démontré que ces effets secondaires diminuent avec un traitement continu.

Communiquez avec votre professionnel de la santé si :

l’un des effets secondaires susmentionnés vous nuit gravement;

vous ressentez d’autres effets secondaires non mentionnés.

Certains des effets secondaires susmentionnés peuvent être liés à la dose que vous prenez. Votre

professionnel de la santé déterminera s’il convient de la modifier.

Ce médicament risque d’accentuer la baisse du désir, de la performance et de la satisfaction sur

le plan sexuel que peuvent déjà provoquer la dépression et l’anxiété.

Des symptômes peuvent aussi être liés à l’arrêt du traitement par MYLAN-DULOXETINE :

Anxiété

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

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Diarrhée

Étourdissements

Fatigue

Maux de tête

Insomnie

Irritabilité

Douleurs musculaires

Nausées

Sensations anormales d’engourdissement, de picotement, de brûlure ou de fourmillement

Cauchemars

Somnolence

Transpiration abondante

Vertige (sensation de tournoyer en restant immobile)

Vomissements

Ces symptômes disparaissent habituellement sans qu’un traitement soit nécessaire. Dites-le

immédiatement à votre professionnel de la santé si vous avez l’un de ces symptômes ou tout

autre symptôme.

Effets secondaires graves et mesure à prendre

Symptôme ou effet

Communiquez avec

votre professionnel de

la santé

Cessez de prendre le

médicament et

consultez un médecin

immédiatement

Si l’effet

est sévère

uniquement

Dans tous

les cas

RARE

Réactions allergiques : éruptions cutanées ou

urticaire seulement

Réaction allergique grave : éruption cutanée,

urticaire, démangeaisons, enflure du visage,

des lèvres, de la langue ou de la gorge,

difficulté à avaler ou à respirer

Changements dans le comportement et les

sentiments, pensées ou actions suicidaires :

colère, agressivité, anxiété, agitation, hostilité

ou impulsivité. Comportement violent ou

suicidaire ou pensées qui incitent à se faire du

mal ou à faire du mal aux autres. Sentiment de

ne plus être soimême ou de désinhibition

Glaucome à angle fermé : douleur oculaire,

modifications de la vision et gonflement ou

rougeur de l’oeil ou autour de l’oeil

Hallucinations : perception d’images ou de

sons qui ne sont pas réels

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

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Effets secondaires graves et mesure à prendre

Symptôme ou effet

Communiquez avec

votre professionnel de

la santé

Cessez de prendre le

médicament et

consultez un médecin

immédiatement

Si l’effet

est sévère

uniquement

Dans tous

les cas

Manies : comportements hyperactifs et fuites

des idées

Problèmes de débit urinaire

Convulsions : perte de connaissance et

tremblements incontrôlables (« crise »)

TRÈS RARE

Acathisie : nervosité, incapacité à rester assis

ou debout

Hémorragie gastro-intestinale (saignement

dans l’estomac, l’intestin grêle ou le gros

intestin) : présence de sang dans les selles,

selles noires, présence de sang dans la

vomissure

Hyponatrémie (faible taux de sodium dans

le sang) : maux de tête, fatigue, faiblesse,

confusion, altération de la mémoire, en plus de

douleur, raideur ou mauvaise coordination des

muscles

Trouble du foie : jaunissement de la peau ou

des yeux, urine foncée, douleurs abdominales,

nausées, vomissements, manque d’appétit

Syndrome sérotoninergique et syndrome

malin des neuroleptiques (SMN) : (la plupart

ou tous les symptômes suivants) forte fièvre,

transpiration, frissons, diarrhée, nausées,

vomissements, secousses, constrictions et

raideurs musculaires, réflexes hyperactifs,

perte de coordination, battements de cœur

rapides, changements dans la pression

artérielle, confusion, hallucinations, nervosité,

agitation extrême pouvant progresser vers une

perte de connaissance et le coma

INCONNU

Érythème multiforme (réaction cutanée

grave) : (n’importe quelle combinaison de ces

symptômes) démangeaisons, éruption cutanée,

rougeurs, vésication (apparition de bulles) et

desquamation de la peau et/ou des lèvres, des

yeux, de la bouche, des voies nasales et des

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

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Effets secondaires graves et mesure à prendre

Symptôme ou effet

Communiquez avec

votre professionnel de

la santé

Cessez de prendre le

médicament et

consultez un médecin

immédiatement

Si l’effet

est sévère

uniquement

Dans tous

les cas

parties génitales, accompagnées de fièvre, de

frissons, de maux de tête, de toux, de douleurs

corporelles ou de douleurs articulaires

Augmentation du taux de sucre dans le sang

: besoin très fréquent d’uriner, sensation de

soif et de faim

Faible taux de plaquettes (un type de

globules sanguins) : bleus, saignements,

fatigue et faiblesse

Syndrome de Stevens-Johnson (réaction

cutanée grave) : fièvre, mal de gorge, toux,

yeux qui brûlent puis enflure du visage et de la

langue, urticaire, douleurs, éruption cutanée,

vésication (apparition de bulles) et

desquamation de la peau et/ou de la bouche, du

nez et des yeux

En cas de symptôme ou de malaise pénible non mentionné dans le présent document ou

d’aggravation d’un symptôme ou d’un malaise vous empêchant de vaquer à vos occupations

quotidiennes, parlez-en à votre professionnel de la santé.

Signalement des effets secondaires

Vous pouvez contribuer à l’amélioration de l’utilisation sécuritaire des produits de santé pour les

Canadiens en signalant tout effet secondaire grave ou imprévu à Santé Canada. Votre déclaration

peut nous permettre d’identifier des nouveaux effets secondaires et de changer les

renseignements liés à l'innocuité des produits.

3 façons de signaler :

Faire une déclaration en ligne au MedEffet (http://hc-sc.gc.ca/dhp-mps/medeff/index-fra.php);

Téléphoner au numéro sans frais 1-866-234-2345; ou

Envoyer un formulaire de déclaration des effets secondaires du consommateur par télécopieur ou

par la poste :

- Numéro de télécopieur sans frais 1-866-678-6789

- Adresse postale : Programme Canada Vigilance

Santé Canada

Indice de l’adresse : 0701E

Ottawa (Ontario)

K1A 0K9

Des étiquettes d’adresse prépayées et le formulaire sont disponibles au MedEffet (http://hc-

sc.gc.ca/dhp-mps/medeff/index-fra.php).

Monographie de produit MYLAN-DULOXETINE

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REMARQUE : Consultez votre professionnel de la santé si vous avez besoin de renseignements

sur le traitement des effets secondaires. Le Programme Canada Vigilance ne donne pas de

conseils médicaux.

Conservation :

Garder hors de la portée et de la vue des enfants.

Conserver les capsules dans leur emballage d’origine.

Conserver à la température ambiante (15°C à 30°C).

Conserver l’emballage dans un endroit sec.

Conserver l’emballage à l’abri de la lumière directe du soleil.

Utiliser les capsules avant la date de péremption imprimée sur l’emballage. N’utilisez

PAS ce médicament après cette date.

Retournez les capsules restantes ou dont la date de péremption est passée à votre

pharmacien.

Pour en savoir davantage au sujet de MYLAN-DULOXETINE :

Communiquez avec votre professionnel de la santé.

Lisez la monographie de produit intégrale rédigée à l’intention des professionnels de la

santé, qui renferme également les renseignements pour les patients sur les médicaments.

Ce document est publié sur le site Web de Santé Canada (http://hc-sc.gc.ca/index-

fra.php); ou téléphonant 1-800-575-1379

On peut se procurer ce document à www.mylan.ca

Ce dépliant a été préparé par Mylan Pharmaceuticals ULC, Etobicoke, Ontario, M8Z 2S6

Dermière révision : 29 septembre 2016

Mylan Pharmaceuticals ULC

Etobicoke, ON M8Z 2S6

1-800-575-1379

www.mylan.ca

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