MS IR SUP 10MG Suppositoire

Canada - français - Health Canada

Achète-le

Ingrédients actifs:
Sulfate de morphine
Disponible depuis:
PURDUE PHARMA
Code ATC:
N02AA01
DCI (Dénomination commune internationale):
MORPHINE
Dosage:
10MG
forme pharmaceutique:
Suppositoire
Composition:
Sulfate de morphine 10MG
Mode d'administration:
Rectale
Unités en paquet:
24 SUPPOSITORIES
Type d'ordonnance:
Stupéfiant (LRCDAS I)
Domaine thérapeutique:
OPIATE AGONISTS
Descriptif du produit:
Numéro de groupe d'ingrédients actifs (GIA) :0104545001
Statut de autorisation:
ANNULÉ APRÈS COMMERCIALISATION
Numéro d'autorisation:
02014246
Date de l'autorisation:
2003-07-29

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MSIR

®

(comprimés de sulfate de morphine à libération immédiate)

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MONOGRAPHIE DE PRODUIT

INCLUANT LES RENSEIGNEMENTS POUR LE PATIENT SUR LE MÉDICAMENT

N

MSIR

®

Comprimés de sulfate de morphine à libération immédiate

Comprimés à 5 mg, à 10 mg, à 20 mg et à 30 mg, pour la voie orale

Norme de Purdue Pharma

Analgésique opioïde

Purdue Pharma

575 Granite Court

Pickering (Ontario)

L1W 3W8

Date d’approbation initiale :

31 décembre 1991

Date de révision :

5 août 2020

Numéro de contrôle de la présentation : 237978

MSIR

est une marque de commerce déposée de Purdue Pharma.

MSIR

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MODIFICATIONS IMPORTANTES APPORTÉES RÉCEMMENT À LA MONOGRAPHIE

7 MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Syndrome de sevrage néonatal associé aux

opioïdes, juillet 2020

7 MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Appareil respiratoire, Apnée du sommeil, juillet 2020

TABLE DES MATIÈRES

MODIFICATIONS IMPORTANTES APPORTÉES RÉCEMMENT À LA MONOGRAPHIE ......... 2

TABLE DES MATIÈRES ............................................................................................................

2

PARTIE I : RENSEIGNEMENTS POUR LE PROFESSIONNEL DE LA SANTÉ ........................ 4

1

INDICATIONS .................................................................................................................

4

Enfants ..................................................................................................................

Personnes âgées ...................................................................................................

2

CONTRE-INDICATIONS ................................................................................................. 4

3

ENCADRÉ « MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS IMPORTANTES » ...................... 5

4

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION .............................................................................. 6

Considérations posologiques ................................................................................. 6

Posologie recommandée et modification posologique ............................................ 7

Administration ...................................................................................................... 10

Dose oubliée ........................................................................................................ 10

5

SURDOSAGE ............................................................................................................... 10

6

FORMES POSOLOGIQUES, CONCENTRATIONS, COMPOSITION, ET

CONDITIONNEMENT ................................................................................................... 11

7

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS ....................................................................... 11

Populations particulières ...................................................................................... 19

7.1.1

Femmes enceintes ...........................................................................................19

7.1.2

Allaitement .......................................................................................................19

7.1.3

Enfants (< 18 ans) ............................................................................................20

7.1.4

Personnes âgées (> 65 ans) ............................................................................20

7.1.5

Patients atteints d’insuffisance hépatique .........................................................20

7.1.6

Patients atteints d’insuffisance rénale...............................................................20

8

EFFETS INDÉSIRABLES ............................................................................................. 20

Aperçu des effets indésirables ............................................................................. 20

Effets indésirables ............................................................................................... 21

Effets indésirables identifiés après la mise en marché ......................................... 23

9

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES ....................................................................... 24

Encadré « Interactions médicamenteuses graves » ............................................. 24

Aperçu ................................................................................................................. 24

Interactions médicament-médicament ................................................................. 24

Interactions médicament-aliment ......................................................................... 25

Interactions médicament-plante médicinale ......................................................... 25

Interactions médicament-épreuves de laboratoire ................................................ 25

MSIR

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Interactions médicament-style de vie ................................................................... 25

10

MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE ................................................. 25

10.1

Mode d’action ................................................................................................... 25

10.2

Pharmacodynamique ....................................................................................... 26

10.3

Pharmacocinétique ........................................................................................... 27

11

CONSERVATION, STABILITÉ ET MISE AU REBUT ................................................... 28

12

INSTRUCTIONS PARTICULIÈRES DE MANIPULATION ............................................ 29

PARTIE II : RENSEIGNEMENTS SCIENTIFIQUES ................................................................. 30

13

RENSEIGNEMENTS PHARMACEUTIQUES ................................................................ 30

RENSEIGNEMENTS POUR LE PATIENT SUR LE MÉDICAMENT ......................................... 31

MSIR

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PARTIE I : RENSEIGNEMENTS POUR LE PROFESSIONNEL DE LA SANTÉ

1

INDICATIONS

Les comprimés MSIR

(sulfate de morphine) sont indiqués pour le soulagement de la douleur

intense chez les adultes.

1.1

Enfants

Enfants (< 18 ans) : L’innocuité et l’efficacité de MSIR n’ont pas été étudiées chez les enfants.

L’utilisation de MSIR n’est donc pas recommandée chez les patients de moins de 18 ans.

1.2

Personnes âgées

Personnes âgées (> 65 ans) : En général, la dose doit être déterminée avec prudence chez

une personne âgée et il convient de commencer par la plus faible dose de la gamme

posologique et de l’augmenter progressivement, en tenant compte de la fréquence plus élevée

d’altération de la fonction hépatique, rénale ou cardiaque, des maladies concomitantes ou des

autres traitements médicamenteux (voir MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE,

Populations particulières et états pathologiques, Personnes âgées).

2

CONTRE-INDICATIONS

MSIR est contre-indiqué :

chez les patients qui présentent une hypersensibilité à ce médicament ou à l’un des

ingrédients de la formulation de ce dernier, incluant les ingrédients non médicinaux, ou à un

composant du contenant. Pour obtenir une liste complète, veuillez consulter la section

FORMES POSOLOGIQUES, CONCENTRATIONS, COMPOSITION ET

CONDITIONNEMENT;

chez les patients atteints d’occlusion gastro-intestinale mécanique ou que l’on soupçonne

d’en être atteints (par exemple, une occlusion intestinale, un rétrécissement), de toute

maladie ou de tout trouble qui affecte le transit intestinal (par exemple, un iléus de

n’importe quel type);

chez les patients que l’on soupçonne d’être atteints d’abdomen aigu (par exemple, une

appendicite ou une pancréatite aiguës);

chez les patients souffrant de douleurs légères qui peuvent être prises en charge par

d’autres analgésiques;

chez les patients atteints d’asthme bronchique aigu ou grave, d’un trouble obstructif

chronique des voies respiratoires ou d’un état de mal asthmatique;

chez les patients souffrant de dépression respiratoire aiguë, d’une hausse des taux de

dioxyde de carbone (CO

) dans le sang et de cœur pulmonaire;

chez les patients atteints d’alcoolisme aigu, de delirium tremens et de troubles convulsifs;

chez les patients atteints d’une grave dépression du système nerveux central (SNC), d’une

augmentation de la pression céphalorachidienne ou intracrânienne et/ou d’un traumatisme

crânien;

MSIR

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chez les patients atteints d’arythmies cardiaques;

chez les patients qui prennent des inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO) (ou dans

les 14 jours d’un tel traitement);

chez les femmes qui allaitent ou qui sont enceintes, ou au cours du travail et de

l’accouchement (voir ENCADRÉ « MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS

IMPORTANTES » et MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS).

3

ENCADRÉ « MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS IMPORTANTES »

Mises en garde et précautions importantes

Restrictions concernant l’utilisation

En raison des risques de toxicomanie, d’abus et de mésusage liés à l’utilisation des opioïdes,

même aux doses recommandées, et des risques de surdose et de décès avec les

préparations opioïdes à libération immédiate, les comprimés MSIR (sulfate de morphine)

doivent être utilisés uniquement chez les patients pour qui les autres options thérapeutiques

(p. ex., les analgésiques non opioïdes) se sont révélées inefficaces, ne sont pas tolérées ou

ne seraient pas en mesure de fournir un soulagement approprié de la douleur (voir

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION).

Toxicomanie, abus et mésusage

MSIR présente des risques de toxicomanie, d’abus et de mésusage liés à l’utilisation des

opioïdes pouvant entraîner une surdose et la mort. Avant de prescrire MSIR, il faut évaluer

les risques pour chaque patient, et tous les patients doivent être surveillés de manière

régulière afin de prévenir l’apparition de ces comportements ou affections (voir MISES EN

GARDE ET PRÉCAUTIONS). MSIR doit être entreposé dans un endroit sûr pour en éviter le

vol ou le mésusage.

Dépression respiratoire menaçant le pronostic vital : SURDOSE

Une dépression respiratoire grave, menaçant le pronostic vital ou mortelle pourrait survenir

avec l’utilisation de MSIR. L'exposition du fœtus in utero ou du nourrisson par le biais du lait

maternel est associée à un risque de dépression respiratoire menaçant le pronostic vital

pendant l’accouchement ou l’allaitement, respectivement. Les patients doivent faire l’objet

d’une surveillance médicale pour déceler les signes de dépression respiratoire,

particulièrement à l’instauration du traitement par MSIR ou à la suite d’une augmentation de

la dose.

Les comprimés MSIR doivent être avalés entiers. Le fait de couper, briser, écraser, mâcher

ou dissoudre les comprimés MSIR peut entraîner des effets indésirables dangereux, y

compris la mort (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS). Il convient en outre de

renseigner les patients au sujet des risques liés à la prise d'opioïdes, incluant celui d'une

surdose mortelle.

MSIR

®

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4

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION

4.1

Considérations posologiques

Pour une utilisation contre la douleur aiguë, il est recommandé d'administrer MSIR

pendant un maximum de sept (7) jours à la dose la plus faible offrant un soulagement

adéquat de la douleur.

Toutes les doses d’opioïdes comportent un risque inhérent d’effets indésirables mortels

ou non mortels. Ce risque augmente avec la dose. Pour la prise en charge de la douleur

chronique non cancéreuse et non palliative, il est recommandé de ne pas dépasser

90 mg par jour de MSIR

®

. Il faut évaluer le risque chez chaque patient avant de prescrire

MSIR, car la probabilité d’effets indésirables graves peut dépendre du type d’opioïde, de

la durée du traitement, de l’intensité de la douleur de même que du niveau de tolérance

du patient. De plus, il faut évaluer systématiquement le niveau de douleur pour connaître

Mises en garde et précautions importantes

Exposition accidentelle

Même une seule dose de MSIR ingérée de manière accidentelle, en particulier par un

enfant, peut donner lieu à une surdose mortelle de morphine (pour connaître les directives

relatives à une élimination adéquate, voir CONSERVATION, STABILITÉ ET MISE AU

REBUT).

Syndrome de sevrage néonatal associé aux opioïdes

L’emploi prolongé de MSIR par la mère pendant la grossesse peut causer un syndrome de

sevrage néonatal associé aux opioïdes, un trouble pouvant mettre la vie en danger (voir

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS).

Interaction avec l’alcool

La prise concomitante d’alcool et de MSIR doit être évitée parce qu’elle peut entraîner des

effets additifs dangereux pouvant causer des troubles graves ou la mort (voir MISES EN

GARDE ET PRÉCAUTIONS et INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES).

Risques liés à l’utilisation concomitante de benzodiazépines ou d’autres dépresseurs du

SNC

L’utilisation concomitante d’opioïdes et de benzodiazépines ou d’autres dépresseurs du

SNC, incluant l’alcool, peut entraîner une sédation profonde, une dépression respiratoire, un

coma ou la mort (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Système nerveux, et

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES).

Réserver la prescription concomitante de MSIR et de benzodiazépines ou d’autres

dépresseurs du SNC aux patients à qui les options thérapeutiques de rechange ne

conviennent pas.

Limiter la dose et la durée du traitement au minimum nécessaire.

Surveiller étroitement les signes et les symptômes de dépression respiratoire et de

sédation chez ces patients.

MSIR

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la dose la plus appropriée et savoir s’il faut poursuivre l’utilisation de MSIR (voir

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION, Ajustement ou réduction de la posologie).

MSIR doit être utilisé uniquement chez les patients pour qui les autres options

thérapeutiques (p. ex., analgésiques non opioïdes) sont inefficaces, ne sont pas tolérées

ou ne seraient pas en mesure de fournir un soulagement approprié de la douleur.

Les comprimés MSIR doivent être avalés entiers. Le fait de couper, briser, écraser,

mâcher ou dissoudre les comprimés MSIR peut entraîner des effets indésirables

dangereux, y compris la mort (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS).

L’administration et la posologie de la morphine doivent être individualisées en tenant compte

des propriétés du médicament. Il faut de plus tenir compte de la nature et de l’intensité de la

douleur, ainsi que de l’état général du patient. Il faut accorder une importance particulière aux

médicaments administrés auparavant ou de façon concomitante.

Comme c’est le cas pour d’autres analgésiques opioïdes, l’utilisation de la morphine pour

soulager la douleur persistante doit être précédée d’une évaluation approfondie de l’état du

patient ainsi que du diagnostic de la douleur spécifique et de ses causes. L’utilisation d’opioïdes

pour soulager les douleurs chroniques comme la douleur cancéreuse, si importante soit-elle, ne

doit représenter qu’une partie de la démarche visant à traiter la douleur, qui doit comprendre

également d’autres modes de traitement ou d’autres médicaments, des mesures non

médicamenteuses et un soutien psychosocial.

Les comprimés MSIR doivent être utilisés avec prudence dans les 12 heures précédant une

intervention chirurgicale et dans les 12 à 24 heures suivant l’intervention (voir MISES EN

GARDE ET PRÉCAUTIONS, Considérations périopératoires).

Il n’est pas indiqué d’administrer MSIR par voie rectale.

4.2

Posologie recommandée et modification posologique

Enfants (< 18 ans) : Santé Canada n’a pas autorisé l’utilisation chez les enfants (voir

INDICATIONS).

Adultes (> 18 ans) : Les besoins posologiques varient considérablement d’un patient à l’autre

en fonction de l’âge et du poids, de l’intensité de la douleur et des antécédents médicaux et

analgésiques du patient.

La dose initiale la plus fréquente est de 10 mg, par voie orale, toutes les 4 heures au besoin

pour la douleur aiguë et toutes les 4 heures en administration continue pour la douleur

chronique, ou comme prescrit par le médecin.

Patients de plus de 50 ans

Les patients de plus de 50 ans ont généralement besoin de doses de morphine beaucoup plus

faibles que les patients plus jeunes. Une dose appropriée dans ce groupe d’âge pourrait être la

moitié, ou moins, de la dose habituelle des sujets plus jeunes.

Personnes âgées (> 65 ans) : En général, il convient de faire preuve de prudence lors de la

sélection de la dose chez une personne âgée. Il faut commencer par la plus faible dose de la

gamme posologique et l’augmenter lentement, en tenant compte de la fréquence plus élevée

MSIR

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d’altération de la fonction hépatique, rénale ou cardiaque, des maladies concomitantes ou des

autres traitements médicamenteux.

Une dépression respiratoire est survenue à la suite de l’administration de doses initiales

élevées d’opioïdes à des patients âgés qui n’étaient pas tolérants aux opioïdes ou qui

recevaient ce traitement conjointement avec d’autres médicaments pouvant causer une

dépression respiratoire (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS et MODE D’ACTION ET

PHARMACOLOGIE CLINIQUE).

Patients ne recevant pas d’opioïdes au moment de l’instauration du traitement par MSIR

La dose initiale habituelle de MSIR pour les patients adultes qui n’ont jamais reçu

d’analgésiques opioïdes est de 5 mg ou de 10 mg, par voie orale, toutes les 4 heures.

Patients recevant actuellement des opioïdes

Pour les patients qui reçoivent un autre opioïde, il faut déterminer « l’équivalent oral de sulfate

de morphine » de l’analgésique utilisé actuellement. Après avoir déterminé la dose quotidienne

totale de l’analgésique actuellement utilisé, on peut consulter le tableau 1 (ci-dessous) pour

calculer la dose orale quotidienne approximative de sulfate de morphine qui devrait procurer

une analgésie équivalente. Habituellement, il est approprié de traiter un patient avec un seul

opioïde à la fois. Des réductions de dose additionnelles doivent être envisagées en raison de la

tolérance croisée incomplète entre les opioïdes.

Rotation des opioïdes : Les taux de conversion des opioïdes sont sujets à des variations

cinétiques gouvernées par des facteurs génétiques et autres. Quand un opioïde est remplacé

par un autre, il faut envisager de réduire la dose calculée de 25 à 50 % pour réduire au

minimum le risque de surdose. Ensuite, la dose peut être augmentée, au besoin, jusqu’à la

dose d’entretien adéquate.

Tableau 1 – Tableau de conversion des opioïdes

a

Opioïde

Pour convertir

en équivalent

morphine orale

Pour convertir

depuis

l’équivalent

morphine orale,

multiplier par

Dose équivalant

à 90 mg

de morphine

par jour

Morphine

90 mg

Codéine

0,15

6,67

600 mg

Hydromorphone

18 mg

Oxycodone

0,667

60 mg

Tapentadol

0,3-0,4

2,5-3,33

300 mg

Tramadol

0,1-0,2

Méthadone

La dose en équivalent morphine n’est pas établie de façon

fiable

*** La dose quotidienne maximale recommandée de tramadol est de 300 mg à 400 mg selon la préparation.

D’après les Recommandations canadiennes 2017 sur l’utilisation des opioïdes pour le traitement de la douleur

chronique non cancéreuse. Université McMaster; 2017.

Patients affaiblis

MSIR

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Chez les patients affaiblis et ceux qui présentent une insuffisance respiratoire ou une altération

significative de la fonction hépatique et/ou rénale, la morphine doit être administrée avec

prudence et à la moitié de la dose habituelle recommandée (voir MISES EN GARDE ET

PRÉCAUTIONS,

Populations

particulières,

MODE

D’ACTION

PHARMACOLOGIE

CLINIQUE, Populations particulières et états pathologiques).

Utilisation avec des médicaments non opioïdes

Si le patient reçoit déjà un analgésique non opioïde, on peut continuer à l’administrer. Si on

l’arrête toutefois, on devra envisager d’augmenter la dose d’opioïde pour compenser

l’analgésique non opioïde. On peut utiliser MSIR en toute sécurité de façon concomitante avec

les posologies habituelles d’analgésiques non opioïdes.

Ajustement posologique

Le succès d’un traitement par un analgésique opioïde repose sur l’ajustement posologique.

L’optimisation de la posologie adaptée au soulagement de la douleur du patient devrait

viser l’administration régulière de la plus faible dose qui permettra d’atteindre l’objectif

thérapeutique global qui est d’obtenir un soulagement satisfaisant de la douleur et des

effets secondaires acceptables.

Les ajustements posologiques doivent être basés sur la réponse clinique du patient.

Ajustement ou réduction de la posologie

La dépendance physique, accompagnée ou non d’une dépendance psychologique, a tendance

à apparaître lors de l’administration prolongée des opioïdes, y compris MSIR. Des symptômes

de sevrage (abstinence) peuvent se manifester après l’arrêt soudain du traitement. Ces

symptômes comprennent les courbatures, la diarrhée, la chair de poule, la perte d’appétit, les

nausées, la nervosité ou l’agitation, l’écoulement nasal, les éternuements, les tremblements ou

les frissons, les crampes d’estomac, la tachycardie, la difficulté à dormir, une augmentation

anormale de la transpiration, les palpitations, une fièvre inexpliquée, la faiblesse et les

bâillements.

Une fois qu’on a obtenu le soulagement satisfaisant de la douleur intense, on tentera de façon

périodique de réduire la dose d’opioïde. Des doses plus faibles ou l’arrêt complet sont parfois

possibles en raison d’un changement de l’état physique ou mental du patient. Les patients

recevant un traitement prolongé doivent être sevrés progressivement si le médicament n’est

plus nécessaire pour soulager la douleur. Chez les patients traités adéquatement par des

analgésiques opioïdes et chez qui le retrait du médicament est graduel, ces symptômes sont

habituellement légers (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS). La réduction de la dose

doit être faite en fonction de chaque patient et sous la supervision d'un médecin.

Le patient doit être informé du fait que la diminution de la dose d'opioïde et/ou l'arrêt d'un tel

traitement réduisent sa tolérance à ces médicaments. Si le traitement doit être repris par la

suite, le patient doit instaurer le traitement à la plus faible dose et l’augmenter graduellement

afin d'éviter une surdose.

Il est possible que les analgésiques opioïdes ne soient que partiellement efficaces pour

soulager la douleur dysesthésique, l’algie postzostérienne, la douleur lancinante, la douleur liée

à une activité et certaines formes de céphalées. On ne doit pas en conclure qu’il ne faut pas

faire un essai adéquat de traitement opioïde chez les patients atteints d’un cancer à un stade

avancé et souffrant de l’une ou l’autre de ces formes de douleurs, mais il peut être nécessaire

d’envisager d’autres formes de soulagement de la douleur assez rapidement chez ces sujets.

MSIR

®

(comprimés de sulfate de morphine à libération immédiate)

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4.3

Administration

Les comprimés MSIR doivent être pris avec un verre d’eau.

4.4

Dose oubliée

Si le patient oublie de prendre une ou plusieurs doses, il doit prendre la dose suivante à l’heure

prévue et selon la quantité normale.

5

SURDOSAGE

Pour traiter une surdose présumée, communiquez avec le centre antipoison de votre région.

Symptômes

Un surdosage grave de morphine peut se caractériser par une dépression respiratoire

(diminution de la fréquence et/ou du volume respiratoire, respiration de Cheyne-Stokes,

cyanose), des étourdissements, une confusion, une somnolence extrême s’aggravant jusqu’à la

stupeur ou au coma, une pneumonie par aspiration, un myosis, une rhabdomyolyse évoluant en

insuffisance rénale, une hypotonie, une peau froide ou moite, une leucoencéphalopathie

toxique, une leucoencéphalopathie post-hypoxique retardée et, parfois, une bradycardie et une

hypotension. Les pupilles en pointe d’aiguille (micropupilles) sont un signe de surdose

narcotique, mais ne sont pas pathognomoniques (p. ex., des lésions pontiques d’origine

hémorragique ou ischémique peuvent donner des résultats semblables). Une mydriase

marquée plutôt qu’un myosis peut accompagner l’hypoxie dans le contexte d’une surdose de

morphine. Une surdose grave peut provoquer une apnée, un collapsus circulatoire, un arrêt

cardiaque et la mort.

Traitement

On verra tout d’abord à établir un échange respiratoire adéquat en assurant la perméabilité des

voies respiratoires et en instaurant une ventilation contrôlée ou assistée. Le chlorhydrate de

naloxone, un antagoniste des opioïdes, est un antidote spécifique contre la dépression

respiratoire due à un surdosage ou résultant d’une sensibilité inhabituelle à la morphine. On

devrait donc administrer une dose appropriée de l’antagoniste, de préférence par voie

intraveineuse. La dose intraveineuse initiale habituelle de naloxone chez l’adulte est de 0,4 mg

ou plus. On procédera en même temps à la réanimation respiratoire. Comme la durée d’action

de la morphine peut excéder celle de l’antagoniste, le patient doit rester sous surveillance

constante et les doses d’antagoniste doivent être répétées au besoin pour maintenir une bonne

respiration.

On ne doit pas administrer d’antagoniste en l’absence de dépression respiratoire ou

cardiovasculaire cliniquement significative. L’oxygène, les solutés intraveineux, les

vasopresseurs et autres mesures de soutien doivent être utilisés au besoin.

Chez les patients physicodépendants aux opioïdes, l’administration de la dose habituelle d’un

antagoniste opioïde déclenchera un syndrome de sevrage aigu. La gravité de ce syndrome sera

fonction du degré de dépendance physique du patient et de la dose d’antagoniste administrée.

Il faut éviter l’utilisation d’un antagoniste opioïde chez ces patients dans la mesure du possible.

Si l’utilisation d’un antagoniste opioïde est nécessaire pour traiter une dépression respiratoire

grave chez un patient présentant une dépendance physique, il faut l’administrer avec une

MSIR

®

(comprimés de sulfate de morphine à libération immédiate)

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extrême prudence en commençant par une dose plus faible, soit 10 à 20 % de la dose initiale

recommandée, que l’on augmentera progressivement par la suite.

L’évacuation du contenu gastrique peut s’avérer utile pour éliminer toute quantité de

médicament non absorbée par l’organisme.

6

FORMES POSOLOGIQUES, CONCENTRATIONS, COMPOSITION, ET

CONDITIONNEMENT

Tableau 2 – Formes posologiques, concentrations, composition, et conditionnement

Formes posologiques

Les comprimés MSIR

à 5 mg sont des comprimés ronds, sécables, blancs, portant

l’impression 5 d’un côté et PF de l’autre.

Les comprimés MSIR

à 10 mg sont des comprimés ronds, sécables, blancs, portant

l’impression 10 d’un côté et PF de l’autre.

Les comprimés MSIR

à 20 mg sont des comprimés ronds, sécables, blancs, portant

l’impression 20 d’un côté et PF de l’autre.

Les comprimés MSIR

®

à 30 mg sont des comprimés ronds, sécables, blancs, portant

l’impression 30 d’un côté et PF de l’autre.

Conditionnement

Les comprimés sont offerts en flacons de plastique opaque de 60 comprimés et en plaquettes

calendriers de 25 comprimés.

7

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS

Prière de consulter l’encadré « Mises en garde et précautions importantes » qui figure au début

de la Partie

I : Renseignements pour le professionnel de la santé.

Généralités

On doit aviser les patients de ne pas donner MSIR

à d’autres personnes que le patient à qui

on l’a prescrit, car un tel usage inapproprié peut entraîner de graves conséquences médicales,

y compris la mort. MSIR doit être entreposé dans un endroit sûr pour en éviter le vol ou le

mésusage.

Voie

d’administration

Forme posologique/

concentration

(dosage, teneur)/

composition

Ingrédients non médicinaux

Orale

Comprimés à libération

immédiate à 5, 10, 20 et

30 mg

Cellulose microcristalline, croscarmellose

sodique, hydroxypropylméthylcellulose,

lactose, polyéthylèneglycol 400, stéarate de

magnésium

MSIR

®

(comprimés de sulfate de morphine à libération immédiate)

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MSIR doit être prescrit uniquement par des professionnels de la santé qui connaissent bien

l’administration continue d’opioïdes puissants, la prise en charge des patients recevant des

opioïdes puissants pour le soulagement de la douleur, ainsi que la reconnaissance et la prise

en charge de la dépression respiratoire, y compris l’utilisation d’antagonistes des opioïdes.

En présence de maladies, telles que les cancers malins, dans lesquelles le soulagement de la

douleur est le principal objectif, l’administration de très fortes doses d’opioïdes est associée à

des crises épileptiques et à une myoclonie.

On doit avertir les patients de ne pas consommer d’alcool pendant qu’ils prennent MSIR, car

cela peut augmenter le risque d’éprouver des effets secondaires dangereux, y compris la mort.

Une hyperalgésie qui ne s’atténue pas à la suite de l’administration d’une dose supérieure de

morphine pourrait se produire, particulièrement si les doses sont élevées. Il peut alors être

nécessaire de réduire la dose de morphine ou de passer à un autre opioïde.

Toxicomanie, abus et mésusage

Comme c’est le cas de tous les opioïdes, MSIR est un médicament ayant un potentiel d’abus et

de mésusage pouvant entraîner une surdose et la mort. Par conséquent, MSIR doit être

prescrit et manipulé avec précaution. Les patients devraient faire l’objet d’une évaluation des

risques cliniques d’abus ou de toxicomanie avant que des opioïdes leur soient prescrits. On doit

surveiller régulièrement les signes de mésusage ou d’abus chez tous les patients recevant des

opioïdes.

Les opioïdes, comme MSIR, doivent être administrés avec une prudence particulière chez les

patients qui ont des antécédents d’abus d’alcool, de drogues illicites ou de médicaments

d’ordonnance. Toutefois, les préoccupations relatives à l’abus, à la toxicomanie et au

détournement du médicament ne doivent pas empêcher la prise en charge efficace de la

douleur.

Les comprimés MSIR sont destinés à une utilisation par voie orale seulement. Les comprimés

doivent être avalés entiers et ne doivent pas être mâchés ni écrasés. L’utilisation abusive des

formes posologiques orales peut entraîner des effets indésirables graves, y compris la mort. En

cas d’abus par voie parentérale, on peut s’attendre à ce que les excipients du comprimé,

surtout le talc, entraînent une nécrose tissulaire locale, une infection, des granulomes

pulmonaires et un risque accru d’endocardite et de lésions de valvules cardiaques pouvant

également être mortels.

Appareil cardiovasculaire

Hypotension

L’administration de morphine peut entraîner une hypotension grave chez les patients dont la

capacité de maintenir une tension artérielle adéquate est compromise par une baisse du

volume sanguin ou par l’administration concomitante de médicaments comme les

phénothiazines et autres tranquillisants, les sédatifs/hypnotiques, les antidépresseurs

tricycliques ou les anesthésiques généraux. Ces patients doivent être surveillés afin de déceler

tout signe d’hypotension après l’instauration du traitement par MSIR ou un ajustement de la

dose.

L’utilisation de MSIR chez les patients sous choc circulatoire doit être évitée, car cela pourrait

provoquer une vasodilatation pouvant réduire davantage le débit cardiaque et la tension

artérielle.

MSIR

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(comprimés de sulfate de morphine à libération immédiate)

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Dépendance/tolérance

Comme c’est le cas pour les autres opioïdes, une tolérance et une dépendance physique

peuvent se développer à la suite de l’administration répétée de morphine; son utilisation

présente également un risque d’abus et de dépendance psychologique.

La dépendance physique et la tolérance sont le résultat de la neuroadaptation des récepteurs

opioïdes liée à une exposition chronique au médicament et, de ce fait, elles sont différentes et

distinctes de l’abus et de la toxicomanie. Une tolérance ainsi qu’une dépendance physique

peuvent apparaître à la suite de l’administration répétée d’opioïdes; elles ne constituent pas en

elles-mêmes un signe de toxicomanie ou d’abus.

En outre, l’abus d’opioïdes peut survenir en l’absence d’une vraie toxicomanie; il est caractérisé

par une utilisation abusive à des fins non médicales.

La dose des patients recevant un traitement prolongé devrait être diminuée graduellement

lorsque le médicament n’est plus nécessaire pour soulager leur douleur. Des symptômes de

sevrage peuvent survenir après l’interruption soudaine du traitement ou lors de l’administration

d’un antagoniste opioïde. Les symptômes pouvant se manifester à la suite de l’arrêt soudain de

la prise d’un analgésique opioïde comprennent notamment les courbatures, la diarrhée, la chair

de poule, la perte d’appétit, les nausées, la nervosité ou l’agitation, l’anxiété, l’écoulement

nasal, les éternuements, les tremblements ou les frissons, les crampes d’estomac, la

tachycardie, la difficulté à dormir, l’augmentation anormale de la transpiration, les palpitations,

la fièvre inexpliquée, la faiblesse et les bâillements (voir EFFETS INDÉSIRABLES et

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION, Ajustement ou réduction de la posologie).

Utilisation en cas de toxicomanie et d’alcoolisme

MSIR est un opioïde dont l’utilisation n’est pas approuvée pour la prise en charge des troubles

de toxicomanie. Son utilisation chez les personnes qui présentent une dépendance aux drogues

ou à l’alcool, soit active, soit en rémission, est appropriée pour la prise en charge de la douleur

nécessitant une analgésie opioïde. Les patients ayant des antécédents de toxicomanie ou

d'alcoolisme peuvent être à risque plus élevé d’acquérir une dépendance à MSIR; une extrême

prudence et une sensibilisation sont de mise pour minimiser ce risque.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

Il faut avertir les patients que MSIR peut entraîner une diminution des capacités mentales ou

physiques nécessaires à l’exécution de certaines activités potentiellement dangereuses, comme

la conduite d’un véhicule ou l’utilisation d’une machine. Il convient également de mettre les

patients en garde contre les effets combinés de la morphine et d’autres dépresseurs du SNC, y

compris les autres opioïdes, les phénothiazines, les sédatifs/hypnotiques et l’alcool.

Système endocrinien/métabolisme

Insuffisance surrénalienne

Des cas d’insuffisance surrénalienne liée à la prise d’opioïdes ont été signalés, la plupart du

temps à la suite d’un usage de plus d’un mois. L’insuffisance surrénalienne peut se manifester

par des signes et des symptômes non spécifiques comme les nausées, les vomissements,

l’anorexie, la fatigue, la faiblesse, les étourdissements et une tension artérielle basse. Si l’on

soupçonne la survenue d’une insuffisance surrénalienne, il faut confirmer le diagnostic dès que

possible au moyen d’épreuves de laboratoire. Si l’insuffisance surrénalienne est confirmée, il

faut la traiter par l’administration de doses de remplacement physiologique de corticostéroïdes.

Il faut sevrer le patient de l’opioïde pour permettre à la fonction surrénalienne de se rétablir et

MSIR

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(comprimés de sulfate de morphine à libération immédiate)

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poursuivre la corticothérapie jusqu’à ce que la fonction surrénalienne soit rétablie.

L’administration d’autres opioïdes peut être tentée, car des cas d’utilisation d’un opioïde

différent sans récidive de l’insuffisance surrénalienne ont été rapportés. Les renseignements

disponibles ne permettent pas de déterminer s’il y a des opioïdes qui sont plus susceptibles que

d’autres de causer une insuffisance surrénalienne.

Appareil digestif

Il a été démontré que la morphine et autres opioïdes morphinomimétiques diminuent la motilité

intestinale. La morphine peut masquer le diagnostic ou l’évolution clinique de l’état des patients

souffrant de pathologies abdominales aiguës (voir CONTRE-INDICATIONS) et est également

contre-indiquée chez les patients atteints d’iléus paralytique, d’appendicite ou de pancréatite. La

morphine peut causer un spasme du sphincter d’Oddi. On doit surveiller les patients atteints

d’une maladie des voies biliaires afin de déceler toute aggravation des symptômes (voir

CONTRE-INDICATIONS et EFFETS INDÉSIRABLES, Nausées et vomissements et

Constipation).

Syndrome de sevrage néonatal associé aux opioïdes

L’utilisation prolongée d’un opioïde par la mère pendant la grossesse peut entraîner l’apparition

de signes de sevrage chez le nouveau-né. Le syndrome de sevrage néonatal associé aux

opioïdes, contrairement au syndrome de sevrage des opioïdes chez l’adulte, peut menacer le

pronostic vital du nouveau-né.

Le syndrome de sevrage néonatal associé aux opioïdes se manifeste par une irritabilité, une

hyperactivité et un rythme du sommeil perturbé, des cris perçants, des tremblements, des

vomissements, une diarrhée et une absence de prise de poids. L’apparition, la durée et la

gravité du syndrome de sevrage néonatal varient en fonction de l’opioïde utilisé, de la durée

d’utilisation, de la date et de la quantité de la dernière dose reçue par la mère, et du taux

d’élimination du médicament par le nouveau-né.

L’utilisation de MSIR est contre-indiquée chez les femmes enceintes (voir

CONTRE-INDICATIONS).

Système nerveux

Interactions avec les dépresseurs du système nerveux central (SNC) (incluant les

benzodiazépines et l’alcool)

On doit administrer la morphine uniquement avec prudence et à des doses réduites en cas

d’administration concomitante avec d’autres analgésiques opioïdes, des anesthésiques

généraux, des phénothiazines et autres tranquillisants, des sédatifs/hypnotiques, des

antidépresseurs tricycliques, des antipsychotiques, des antihistaminiques, des

benzodiazépines, des antiémétiques à action centrale, et d’autres dépresseurs du SNC. Une

dépression respiratoire, une hypotension, ainsi qu’une sédation profonde, un coma ou la mort

peuvent en résulter. Lorsqu’une telle association médicamenteuse est envisagée, une réduction

importante de la dose d’un ou des deux produits est à considérer, et les patients doivent être

étroitement surveillés. Il ne faut pas consommer d’alcool pendant le traitement par MSIR, car

cela peut augmenter le risque de présenter des effets secondaires dangereux (voir

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES).

Des études d’observation ont démontré que l’utilisation concomitante d’analgésiques opioïdes

et de benzodiazépines augmente le risque de mortalité d’origine médicamenteuse

comparativement à l’utilisation d’analgésiques opioïdes seuls. En raison de la similarité de leurs

propriétés pharmacologiques, il est raisonnable de supposer que la prise concomitante d’autres

MSIR

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(comprimés de sulfate de morphine à libération immédiate)

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dépresseurs du SNC avec des analgésiques opioïdes comporte un risque similaire (voir

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES). Si un médecin prend la décision d’administrer une

benzodiazépine ou un autre dépresseur du SNC conjointement avec un analgésique opioïde, il

doit prescrire les plus faibles doses efficaces pour la période de prise concomitante la plus

courte possible. Chez les patients qui prennent déjà un analgésique opioïde, il faut prescrire

une dose initiale de benzodiazépine ou d’un autre dépresseur du SNC plus faible que celle

indiquée en l’absence de traitement concomitant par un opioïde et ajuster cette dose en

fonction de la réponse clinique. Chez les patients qui prennent déjà une benzodiazépine ou un

autre dépresseur du SNC, il faut administrer une dose initiale plus faible de l’analgésique

opioïde, et ajuster la dose en fonction de la réponse clinique. Les patients doivent être surveillés

étroitement afin de déceler les signes et les symptômes de dépression respiratoire et de

sédation.

Il faut aviser les patients et les personnes soignantes des risques de dépression respiratoire et

de sédation lorsque MSIR est utilisé conjointement avec des benzodiazépines ou d’autres

dépresseurs du SNC (y compris l’alcool et les drogues illicites). Il faut avertir les patients de ne

pas conduire un véhicule et de ne pas faire fonctionner une machine tant que les effets de

l’utilisation concomitante de la benzodiazépine ou d’un autre dépresseur du SNC n’ont pas été

déterminés. Il faut dépister les patients exposés à un risque de toxicomanie, d’usage abusif ou

de mésusage d’opioïdes, et les mettre en garde contre le risque de surdose et de décès

associés à l’utilisation conjointe de dépresseurs du SNC, y compris l’alcool et les drogues

illicites (voir INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES).

MSIR ne doit pas être pris avec de l’alcool, puisque cette combinaison peut accroître la

probabilité d’effets secondaires dangereux, y compris la mort (voir CONTRE-INDICATIONS,

EFFETS INDÉSIRABLES, Sédation, et INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES).

La douleur intense antagonise les effets dépresseurs subjectifs et respiratoires des

analgésiques opioïdes. Si la douleur disparaît soudainement, ces effets peuvent se manifester

rapidement.

Utilisation chez les patients atteints de troubles convulsifs

La morphine contenue dans MSIR peut aggraver les convulsions chez les patients atteints de

troubles convulsifs et peut provoquer ou aggraver les crises dans certains tableaux cliniques.

Par conséquent, la morphine ne doit pas être utilisée chez ces patients (voir CONTRE-

INDICATIONS).

La morphine peut abaisser le seuil convulsif chez les patients ayant des antécédents

d’épilepsie.

Toxicité sérotoninergique/syndrome sérotoninergique

La toxicité sérotoninergique, aussi appelée syndrome sérotoninergique, est un trouble

potentiellement mortel ayant été signalé avec la morphine, y compris MSIR, surtout pendant

l’utilisation concomitante avec d’autres médicaments sérotoninergiques (voir INTERACTIONS

MÉDICAMENTEUSES).

La toxicité sérotoninergique est caractérisée par une excitation neuromusculaire, une

stimulation autonome (p. ex. tachycardie, bouffées congestives) et une altération de l’état

mental (p. ex. anxiété, agitation, hypomanie). Selon les critères de Hunter, un diagnostic de

toxicité sérotoninergique est probable quand, en présence d’au moins un agent

sérotoninergique, un des signes suivants est observé :

clonus spontané;

MSIR

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(comprimés de sulfate de morphine à libération immédiate)

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clonus inductible ou oculaire avec agitation ou diaphorèse;

tremblements et hyperréflexie;

hypertonie et température corporelle > 38 °C et clonus oculaire ou inductible.

Si le traitement concomitant par MSIR et d’autres agents sérotoninergiques est cliniquement

justifié, une observation étroite du patient est conseillée, surtout au moment de la mise en route

du traitement et des augmentations de la dose (voir INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES).

En cas de toxicité sérotoninergique soupçonnée, il faut envisager l’abandon des agents

sérotoninergiques.

Traumatisme crânien

Les effets dépresseurs respiratoires de la morphine et la capacité d’élever la pression du liquide

céphalorachidien peuvent augmenter grandement en présence d’une pression intracrânienne

déjà élevée en raison d’un traumatisme. Les analgésiques opioïdes, y compris la morphine,

peuvent entraîner de la confusion, un myosis, des vomissements et d’autres effets indésirables

qui masquent l’évolution clinique du traumatisme crânien. Chez ces patients, la morphine ne

doit pas être utilisée (voir CONTRE-INDICATIONS).

Considérations périopératoires

MSIR n’est pas indiqué pour l’analgésie préventive (administration préopératoire pour le

soulagement de la douleur postopératoire).

Les patients qui doivent subir une cordotomie ou toute autre intervention de soulagement de la

douleur ne doivent pas être traités par MSIR dans les 24 heures précédant l’intervention et ne

doivent pas prendre MSIR immédiatement après l’intervention.

Les médecins doivent personnaliser le traitement analgésique et passer de la voie parentérale à

la voie orale, s’il y a lieu. Par la suite, si le traitement par MSIR doit être poursuivi après le

rétablissement du patient, il faut déterminer une nouvelle posologie qui répond aux nouveaux

besoins du patient en matière de soulagement de la douleur. Le risque de sevrage chez les

patients qui tolèrent les opioïdes doit être pris en charge conformément aux indications

cliniques.

L’administration d’analgésiques au cours de la période périopératoire doit être assurée par des

dispensateurs de soins médicaux dont la formation et l’expérience sont appropriées (par

exemple, par un anesthésiste).

Il a été démontré que la morphine et d’autres opioïdes morphinomimétiques diminuent la

motilité intestinale. L’iléus est une complication postopératoire courante, en particulier après

une chirurgie intra-abdominale sous analgésie opioïde. Il faut surveiller attentivement les

patients recevant des opioïdes après une intervention chirurgicale afin de déceler une

diminution de la motilité intestinale et instaurer un traitement de soutien standard, le cas

échéant.

MSIR ne doit pas être administré peu de temps (de 12 à 24 heures) après une intervention

chirurgicale à moins que le patient soit ambulatoire et que ses fonctions gastro-intestinales

soient normales.

Appareil respiratoire

Dépression respiratoire

On a signalé des cas de dépression respiratoire grave, menaçant le pronostic vital ou mortelle

associée à l’utilisation des opioïdes, même aux doses recommandées. Si elle n’est pas

MSIR

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(comprimés de sulfate de morphine à libération immédiate)

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détectée et traitée immédiatement, la dépression respiratoire causée par l’utilisation des

opioïdes peut entraîner un arrêt respiratoire et la mort. La prise en charge de la dépression

respiratoire dépend de l’état clinique du patient et peut comprendre l’observation attentive du

patient, des mesures de soutien et l’utilisation d’antagonistes des opioïdes. La rétention de

dioxyde de carbone (CO

) résultant de la dépression respiratoire provoquée par les opioïdes

peut aggraver les effets sédatifs des opioïdes. La morphine doit être utilisée avec une extrême

prudence chez les patients ayant une réserve respiratoire nettement réduite ou souffrant de

dépression respiration préexistante, d’hypoxie ou d’hypercapnie (voir CONTRE-INDICATIONS).

Bien qu’une dépression respiratoire grave, menaçant le pronostic vital ou mortelle puisse

survenir à tout moment lors de l’utilisation de MSIR, le risque est plus élevé à l’instauration du

traitement ou à la suite d’une augmentation de la dose. Les patients doivent faire l’objet d’une

surveillance étroite pour déceler les signes de dépression respiratoire lors de l’instauration du

traitement par MSIR et à la suite d’augmentations de la dose. La dépression respiratoire

menaçant le pronostic vital est plus susceptible de survenir chez les patients âgés,

cachectiques ou affaiblis puisque chez ces patients, la pharmacocinétique ou la clairance du

médicament peuvent être différentes de celles observées chez les patients plus jeunes et en

meilleure santé.

Une posologie et un ajustement de la dose appropriés de MSIR sont essentiels pour diminuer

le risque de dépression respiratoire. Une surestimation de la dose de MSIR, lorsque le patient

passe d’un opioïde à un autre, peut entraîner une surdose mortelle dès la première dose. Chez

ces patients, l’utilisation d’un analgésique non opioïde doit être envisagée, si possible (voir

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Populations particulières, Groupes vulnérables, et

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION).

Utilisation chez les patients atteints de maladies pulmonaires chroniques

On doit surveiller les patients souffrant d’une maladie pulmonaire obstructive chronique grave

ou de cœur pulmonaire ainsi que les patients ayant une réserve respiratoire substantiellement

réduite ou souffrant d’hypoxie, d’hypercapnie ou d’une dépression respiratoire préexistante afin

de déceler les signes de dépression respiratoire, particulièrement lors de l’instauration du

traitement par MSIR et de l’ajustement de la dose, car chez ces patients, même les doses

thérapeutiques habituelles de MSIR pourraient réduire la pulsion respiratoire jusqu’à entraîner

l’apnée. Chez ces patients, l’utilisation d’autres analgésiques non opioïdes doit être envisagée,

si possible. L’utilisation de MSIR est contre-indiquée chez les patients atteints d’asthme

bronchique aigu ou grave, de trouble obstructif chronique des voies respiratoires ou d’état de

mal asthmatique (voir CONTRE-INDICATIONS).

Apnée du sommeil

Les opioïdes peuvent causer des troubles respiratoires liés au sommeil, tels que des

syndromes d’apnée du sommeil (y compris l’apnée centrale du sommeil [ACS]) et une hypoxie

(y compris l’hypoxie du sommeil). Les opioïdes produisent une augmentation proportionnelle à

la dose du risque d’ACS. Il faut évaluer régulièrement les patients pour détecter la survenue

d’une apnée du sommeil ou l’aggravation d’une apnée du sommeil préexistante. Chez ces

patients, il faut envisager de réduire la dose des opioïdes ou, au besoin, d’abandonner le

traitement par les opioïdes, en respectant les pratiques exemplaires de réduction des doses

d’opioïdes (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Dépendance/tolérance, et

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION, Ajustement ou réduction de la posologie).

Santé sexuelle

Reproduction

MSIR

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L’utilisation prolongée d’opioïdes peut être associée à une diminution du taux des hormones

sexuelles et à des symptômes tels qu’une baisse de la libido, une dysfonction érectile ou une

infertilité (voir EFFETS INDÉSIRABLES, Effets indésirables identifiés après la mise en marché).

Renseignements sur les conseils à donner aux patients

Une fiche de renseignements doit être fournie aux patients au moment de leur remettre MSIR.

Le médecin doit donner les consignes suivantes aux patients qui reçoivent MSIR :

Il faut informer les patients que l’ingestion accidentelle ou l’utilisation par des personnes (y

compris les enfants) autres que le patient à qui le médicament a été prescrit peut entraîner

des conséquences graves, voire mortelles.

Les patients doivent savoir que MSIR contient de la morphine, un analgésique opioïde.

Les patients doivent savoir que MSIR ne doit être pris que selon les consignes du

médecin. Il ne faut pas modifier la dose de MSIR sans avoir consulté un médecin. Les

comprimés MSIR doivent être avalés entiers (ils ne doivent pas être coupés, brisés,

mâchés, dissous ou écrasés) en raison du risque de surdose mortelle de morphine.

Il faut aviser les patients de signaler les épisodes de douleurs et les effets indésirables qui

surviennent au cours du traitement. Il est essentiel de personnaliser la posologie afin

d’utiliser ce médicament de façon optimale.

Les patients ne doivent pas combiner MSIR avec de l’alcool ou d’autres dépresseurs du

système nerveux central (somnifères, tranquillisants), car des effets additifs dangereux

peuvent survenir et entraîner des troubles graves ou la mort.

Il est recommandé aux patients de consulter leur médecin ou leur pharmacien s’ils

prennent ou s’ils prévoient prendre d’autres médicaments en association avec MSIR.

Il faut avertir les patients traités par MSIR que si une interruption du traitement est

indiquée, il peut être approprié de réduire progressivement la dose de MSIR plutôt que de

la supprimer soudainement, en raison des risques d’apparition des symptômes de sevrage.

Il faut aviser les patients que MSIR pourrait causer des convulsions s’ils présentent un

risque de convulsions ou s’ils souffrent d’épilepsie. On doit aviser les patients qu’ils ne

doivent pas prendre MSIR s’ils souffrent de troubles épileptiques. On doit aussi aviser les

patients de cesser de prendre MSIR s’ils présentent une crise épileptique pendant la prise

de MSIR et de consulter un médecin sans tarder.

Les patients doivent être informés que les effets indésirables les plus fréquents liés à

MSIR sont la constipation, les étourdissements, l’hyperhidrose, les nausées, la sédation et

les vomissements. En cas d’aggravation des symptômes, ils doivent obtenir des soins

médicaux sans tarder.

Il faut aviser les patients que MSIR peut causer de la somnolence, des étourdissements

ou une sensation de tête légère, ainsi qu’une diminution des capacités physiques et

mentales nécessaires à l’exécution de tâches potentiellement dangereuses (p. ex., la

conduite d’un véhicule et l’utilisation d’une machine). Il faut conseiller aux patients qui

commencent à prendre MSIR ou dont la dose a été ajustée de ne pas conduire un

véhicule et de ne pas faire fonctionner une machine, à moins de tolérer les effets de MSIR.

Les patients doivent être avertis que MSIR est un médicament lié à un risque de

toxicomanie. Il faut protéger le médicament contre le vol ou l’utilisation abusive.

Les patients doivent savoir que MSIR ne doit jamais être administré à une autre personne

que celle à qui le médicament a été prescrit.

MSIR

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(comprimés de sulfate de morphine à libération immédiate)

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Il faut aviser les femmes en âge de procréer qui deviennent enceintes ou qui prévoient le

devenir de consulter un médecin avant de commencer ou de continuer à prendre MSIR.

Les femmes qui allaitent ou qui sont enceintes ne doivent pas prendre MSIR.

7.1

Populations particulières

Groupes vulnérables

La morphine doit être administrée avec prudence aux patients ayant des antécédents de

surconsommation d’alcool, de convulsions et de toxicomanie, et la posologie doit être réduite

chez les personnes âgées ou affaiblies, les patients dont la fonction hépatique est réduite ou qui

sont atteints d’insuffisance rénale grave, d’insuffisance pulmonaire grave, de la maladie

d’Addison, de troubles des voies biliaires, d’hypotension accompagnée d’hypovolémie,

d’hypothyroïdie, de myxœdème, de psychose toxique, d’une hypertrophie de la prostate ou d’un

rétrécissement urétral.

L’administration d’analgésiques opioïdes, y compris la morphine, peut masquer la présence ou

l’évolution clinique d’affections abdominales aiguës.

On doit également utiliser avec précaution les analgésiques opioïdes, y compris la morphine,

chez les patients qui vont subir une intervention chirurgicale des voies biliaires, étant donné que

l’agent peut causer un spasme du sphincter d’Oddi.

7.1.1

Femmes enceintes

Aucune étude n’a été réalisée chez l’humain. MSIR traverse la barrière placentaire et est

contre-indiqué chez les femmes enceintes (voir CONTRE-INDICATIONS).

L’utilisation prolongée des opioïdes par la mère pendant la grossesse peut entraîner l’apparition

de signes de sevrage chez le nouveau-né. Le syndrome de sevrage néonatal associé aux

opioïdes, contrairement au syndrome de sevrage des opioïdes chez l’adulte, peut menacer le

pronostic vital du nouveau-né (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Syndrome de

sevrage néonatal associé aux opioïdes, et EFFETS INDÉSIRABLES, Effets indésirables

identifiés après la mise en marché).

Les femmes enceintes qui utilisent des opioïdes ne doivent pas interrompre leur traitement

abruptement, car une telle approche pourrait entraîner des complications pour la grossesse

comme une fausse couche ou la naissance d'un enfant mort-né. Il convient de réduire

lentement la dose, sous la supervision d'un médecin, afin d'éviter les effets indésirables graves

pour le fœtus.

7.1.2

Allaitement

Étant donné que les opioïdes peuvent traverser la barrière placentaire et qu’ils sont excrétés

dans le lait maternel, MSIR est contre-indiqué chez les femmes qui allaitent, ainsi que durant le

travail et l'accouchement. L’administration d’opioïdes à la mère peut entraîner une dépression

respiratoire menaçant le pronostic vital chez le nouveau-né. La naloxone, un médicament

pouvant contrer les effets des opioïdes, doit être à portée de main si MSIR est administré à une

patiente de cette population.

MSIR

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(comprimés de sulfate de morphine à libération immédiate)

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7.1.3

Enfants (< 18 ans)

L’innocuité et l’efficacité de MSIR n’ont pas été étudiées chez les enfants. Par conséquent,

l’utilisation de MSIR n’est pas recommandée chez les patients de moins de 18 ans.

7.1.4

Personnes âgées (> 65 ans)

En général, la dose doit être déterminée avec prudence chez une personne âgée et il convient

de commencer par la plus faible dose de la gamme posologique et de l’augmenter

progressivement, en tenant compte de la fréquence plus élevée d’altération de la fonction

hépatique, rénale ou cardiaque, des maladies concomitantes ou des autres traitements

médicamenteux (voir POSOLOGIE ET ADMINISTRATION et MODE D’ACTION ET

PHARMACOLOGIE CLINIQUE, Populations particulières et états pathologiques, Personnes

âgées).

Les patients de plus de 50 ans ont généralement besoin de doses de morphine beaucoup plus

faibles que les patients plus jeunes. On doit administrer la morphine avec prudence et à des

doses réduites aux personnes âgées ou affaiblies. La dose initiale devrait être la moitié de la

dose habituelle recommandée.

7.1.5

Patients atteints d’insuffisance hépatique

Il est recommandé de diminuer la dose chez les patients atteints d’insuffisance hépatique grave

en raison du risque d’effets toxiques (voir MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE,

Populations particulières et états pathologiques, Insuffisance hépatique).

7.1.6

Patients atteints d’insuffisance rénale

Il est recommandé de diminuer la dose chez les patients atteints d’insuffisance rénale grave en

raison du risque d’effets toxiques (voir MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE,

Populations particulières et états pathologiques, Insuffisance rénale).

8

EFFETS INDÉSIRABLES

8.1

Aperçu des effets indésirables

Les effets indésirables de MSIR

sont similaires à ceux des autres analgésiques opioïdes et

représentent une extension des effets pharmacologiques de cette classe de médicaments. Les

principaux risques associés aux opioïdes comprennent la dépression respiratoire et la

dépression du système nerveux central et, dans une moindre mesure, la dépression

circulatoire, l’arrêt respiratoire, l’état de choc et l’arrêt cardiaque.

Les effets secondaires le plus souvent observés avec MSIR sont les suivants : constipation,

étourdissements, hyperhidrose, nausées, sédation et vomissements.

Sédation

La sédation est un effet indésirable fréquent des analgésiques opioïdes, en particulier chez les

patients qui en prennent pour la première fois. La sédation peut également s’expliquer en partie

par le soulagement de la douleur persistante qui permet souvent aux patients de récupérer

après une fatigue prolongée. La plupart des patients développent une tolérance aux effets

MSIR

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(comprimés de sulfate de morphine à libération immédiate)

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sédatifs des opioïdes en trois à cinq jours et, si la sédation n’est pas trop marquée, ne

nécessiteront pas de traitement autre que des paroles rassurantes. Si une sédation excessive

persiste au-delà de quelques jours, la dose d’opioïde doit être réduite et les autres causes

possibles de sédation doivent être recherchées, par exemple : administration concomitante d’un

agent dépresseur du SNC, insuffisance hépatique ou rénale, métastases au cerveau,

hypercalcémie ou insuffisance respiratoire. S’il est nécessaire de réduire la dose, on peut

l’augmenter à nouveau avec prudence après trois ou quatre jours s’il est évident que la douleur

n’est pas bien maîtrisée. Les étourdissements et l’instabilité peuvent être causés par une

hypotension orthostatique, particulièrement chez les patients âgés ou affaiblis, et ils peuvent

être soulagés si le patient s’allonge. En raison de la clairance plus lente du médicament chez

les patients de plus de 50 ans, la dose appropriée dans ce groupe d’âge pourrait être la moitié,

ou moins, de la dose habituelle chez les sujets plus jeunes.

Nausées et vomissements

Les nausées sont un effet secondaire qui se produit fréquemment à l’instauration d’un

traitement par des analgésiques opioïdes; elles seraient dues à l’activation de la zone de

déclenchement des chimiorécepteurs, à la stimulation du système vestibulaire et au

ralentissement de la vidange gastrique. La prévalence des nausées diminue quand on maintient

le traitement par l’analgésique opioïde. Quand on instaure un traitement opioïde prolongé pour

le soulagement de la douleur chronique, on doit envisager de prescrire systématiquement un

antiémétique. Chez le patient atteint de cancer, la recherche des causes des nausées devrait

comprendre la constipation, l’occlusion intestinale, l’urémie, l’hypercalcémie, l’hépatomégalie,

l’invasion tumorale du plexus cœliaque et l’utilisation concomitante de médicaments aux

propriétés émétogènes. Des nausées persistantes qui ne répondent pas à une réduction de la

posologie peuvent être dues à une stase gastrique induite par les opioïdes et peuvent

s’accompagner d’autres symptômes, dont l’anorexie, la satiété précoce, les vomissements et la

sensation de plénitude gastrique. Ces symptômes répondent au traitement chronique par des

agents procinétiques gastro-intestinaux.

Constipation

Pratiquement tous les patients souffrent de constipation lorsqu’ils prennent des opioïdes sur

une base régulière. Chez certains patients, en particulier chez les personnes âgées ou alitées,

un fécalome peut se développer. Il est essentiel d’avertir le patient de cette possibilité et

d’instaurer un régime approprié d’hygiène intestinale au début d’un traitement analgésique

prolongé par des opioïdes. Des laxatifs stimulants, des émollients fécaux et autres mesures

appropriées seront utilisés au besoin. Puisqu’un fécalome peut se présenter sous forme de

diarrhée par regorgement, on doit exclure la présence de constipation chez les patients

recevant un opioïde avant d’instaurer un traitement contre la diarrhée.

8.2

Effets indésirables

Les effets indésirables suivants peuvent se produire avec la prise de MSIR et d’autres

analgésiques opioïdes. Ces effets indésirables sont classés par système organique et par

fréquence selon les définitions suivantes : très fréquents (≥ 1/10); fréquents (≥ 1/100 à < 1/10);

peu fréquents (≥ 1/1000 à < 1/100); rares (≥ 1/10 000 à < 1/1000); très rares (< 1/10 000) et

fréquence inconnue (fréquence ne pouvant être estimée à partir des données recueillies).

Troubles généraux et réactions au point d’administration :

Fréquents : asthénie, fatigue, malaise, prurit, faiblesse, sédation

Peu fréquents : œdème périphérique

MSIR

®

(comprimés de sulfate de morphine à libération immédiate)

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Fréquence inconnue : tolérance au médicament, syndrome de sevrage des opioïdes, syndrome

de sevrage néonatal associé aux opioïdes

Troubles cardiaques :

Rares : évanouissements, palpitations

Fréquence inconnue : tachycardie supraventriculaire, bradycardie

Troubles auriculaires et labyrinthiques :

Peu fréquents : vertiges

Troubles endocriniens :

Fréquence inconnue : un syndrome de sécrétion inappropriée d’hormone antidiurétique

caractérisé par une hyponatrémie secondaire à l’excrétion réduite de l’eau libre peut être

important (une surveillance des électrolytes peut être nécessaire).

Troubles oculaires :

Peu fréquents : troubles visuels

Fréquence inconnue : myosis

Troubles gastro-intestinaux :

Très fréquents : constipation, nausées

Fréquents : douleurs abdominales, anorexie, sécheresse de la bouche, vomissements

Peu fréquents : dyspepsie, iléus, altération du goût

Troubles hépatiques et biliaires :

Peu fréquents : augmentation des enzymes hépatiques

Fréquence inconnue : douleurs biliaires, exacerbation d’une pancréatite

Troubles du système immunitaire :

Peu fréquents : hypersensibilité

Fréquence inconnue : réaction anaphylactique, réaction anaphylactoïde

Troubles du système nerveux :

Fréquents : étourdissements, céphalées, contractions musculaires involontaires, somnolence

Peu fréquents : convulsions, hypertonie, paresthésie, syncope, myoclonie

Fréquence inconnue : hyperalgésie, syndrome d’apnée obstructive du sommeil

Troubles psychiatriques :

Fréquents : confusion, insomnie

Peu fréquents : agitation, euphorie, hallucinations, altération de l’humeur

Fréquence inconnue : pharmacodépendance, dysphorie, troubles de la pensée

Troubles rénaux et urinaires :

Peu fréquents : rétention urinaire

Fréquence inconnue : spasme de l’urètre

Troubles respiratoires, thoraciques et médiastinaux :

Peu fréquents : bronchospasme, œdème pulmonaire, dépression respiratoire

Fréquence inconnue : diminution de la toux

Troubles de l’appareil reproducteur et des seins :

MSIR

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(comprimés de sulfate de morphine à libération immédiate)

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Fréquence inconnue : aménorrhée, baisse de la libido, dysfonction érectile

Troubles de la peau et des tissus sous-cutanés :

Fréquents : hyperhidrose, éruption cutanée

Peu fréquents : urticaire

Troubles vasculaires :

Peu fréquents : bouffées vasomotrices, hypotension

Fréquence inconnue : hypertension

8.3

Effets indésirables identifiés après la mise en marché

Les effets indésirables suivants ont été identifiés après la mise en marché de la morphine. La

déclaration de ces réactions étant volontaire et la population, de taille incertaine, il n’est pas

toujours possible d’estimer leur fréquence d’une façon fiable ou d’établir un rapport de causalité

avec l’exposition au médicament.

Insuffisance surrénalienne : Des cas d’insuffisance surrénalienne ont été signalés avec

l’utilisation d’opioïdes, plus fréquemment après une utilisation de plus d’un mois (voir MISES EN

GARDE ET PRÉCAUTIONS, Système endocrinien/métabolisme).

Déficience androgénique : L’utilisation prolongée d’opioïdes peut influer sur l’axe

hypothalamo-hypophyso-gonadique, entraînant une déficience androgénique qui peut se

manifester par une faible libido, une impuissance, une dysfonction érectile, une aménorrhée ou

une infertilité. Le rôle causal que jouent les opioïdes dans l’apparition du syndrome clinique

d’hypogonadisme demeure inconnu, car les divers facteurs de stress médicaux, physiques,

psychologiques et liés au mode de vie qui peuvent influer sur les taux d’hormones gonadiques

n’ont pas été adéquatement contrôlés dans le cadre des études menées à ce jour. Les patients

qui présentent des symptômes de déficience androgénique doivent subir des épreuves de

laboratoire.

Syndrome sérotoninergique : Des cas de syndrome sérotoninergique, une affection

potentiellement mortelle, ont été signalés durant l’utilisation concomitante d’opioïdes et d’agents

sérotoninergiques.

Des cas de syndrome de sevrage néonatal associé aux opioïdes ont aussi été signalés chez

des patients traités par l’hydromorphone (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS,

Syndrome de sevrage néonatal associé aux opioïdes).

MSIR

®

(comprimés de sulfate de morphine à libération immédiate)

Page 24 de 39

9

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

9.1

Encadré « Interactions médicamenteuses graves »

Les risques associés à l’utilisation concomitante d’opioïdes et de benzodiazépines ou

d’autres dépresseurs du système nerveux central (SNC), y compris l’alcool, peuvent

entraîner une sédation profonde, une dépression respiratoire, un coma et la mort (voir

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS).

La prescription concomitante de MSIR et de benzodiazépines ou d’autres dépresseurs

du SNC doit être réservée aux patients chez lesquels les autres options thérapeutiques

ne conviennent pas.

Envisager de réduire la dose des dépresseurs du SNC quand ils sont prescrits en

concomitance.

Rechercher chez les patients les signes et symptômes de dépression respiratoire et de

sédation.

Les inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO) peuvent exacerber les effets des

médicaments opioïdes, ce qui peut causer une anxiété, une confusion et une dépression

respiratoire. MSIR est contre-indiqué chez les patients qui reçoivent des IMAO ou qui en ont

pris dans les 14 jours précédents.

9.2

Aperçu

Interactions avec les dépresseurs du système nerveux central (SNC) (y compris les

benzodiazépines et l’alcool)

En raison de l’effet pharmacologique additif, l’utilisation concomitante de benzodiazépines ou

d’autres dépresseurs du SNC (par exemple, d’autres opioïdes, des sédatifs, des hypnotiques,

des antidépresseurs, des anxiolytiques, des tranquillisants, des myorelaxants, des

anesthésiques généraux, des antipsychotiques, des phénothiazines, des neuroleptiques, des

antihistaminiques, des antiémétiques et l’alcool) et de bêtabloquants augmente le risque de

dépression respiratoire, de sédation profonde, de coma et de décès. L’administration

concomitante de ces médicaments doit être réservée aux patients chez qui les options

thérapeutiques de rechange ne conviennent pas. Il faut limiter la dose et la durée du traitement

au minimum nécessaire. Suivre les patients de près pour détecter les signes et symptômes de

dépression respiratoire et de sédation (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Système

nerveux, Interactions avec les dépresseurs du système nerveux central [SNC] [incluant les

benzodiazépines et l’alcool] et Conduite de véhicules et utilisation de machines). MSIR ne doit

pas être pris avec de l’alcool, car cela peut augmenter le risque de subir des effets indésirables

dangereux.

9.3

Interactions médicament-médicament

En général, il est possible de contrer les effets de la morphine à l’aide d’acidifiants et de les

potentialiser avec des alcalinisants. L’analgésie produite par la morphine est amplifiée par les

amphétamines, la chlorpromazine et le méthocarbamol.

Warfarine et autres anticoagulants dérivés de la coumarine : La morphine peut augmenter

l’activité anticoagulante de la coumarine ainsi que celle d’autres anticoagulants.

MSIR

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(comprimés de sulfate de morphine à libération immédiate)

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Administration conjointe avec des opioïdes à activité mixte agoniste/antagoniste : Les

analgésiques opioïdes agonistes/antagonistes mixtes (c.-à-d. la pentazocine, la nalbuphine, le

butorphanol et la buprénorphine) doivent être administrés avec prudence aux patients qui ont

reçu ou qui reçoivent un traitement par un analgésique opioïde agoniste pur comme la

morphine. Dans ce cas, les analgésiques agonistes/antagonistes mixtes peuvent atténuer l’effet

analgésique de la morphine et/ou précipiter les symptômes de sevrage chez ces patients.

IMAO : Les inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO) intensifient les effets des

médicaments opioïdes, ce qui peut entraîner de l’anxiété, de la confusion et une dépression

respiratoire. MSIR est contre-indiqué chez les patients qui reçoivent des IMAO ou qui en ont

pris dans les 14 jours précédents (voir CONTRE-INDICATIONS).

Agents sérotoninergiques : L’administration concomitante de sulfate de morphine et d’un

agent sérotoninergique, comme un inhibiteur sélectif du recaptage de la sérotonine (ISRS) ou

un inhibiteur du recaptage de la sérotonine et de la noradrénaline (IRSN), peut accroître le

risque de syndrome sérotoninergique, un trouble pouvant menacer le pronostic vital (voir

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Système nerveux).

9.4

Interactions médicament-aliment

Les interactions avec les aliments n’ont pas été établies.

9.5

Interactions médicament-plante médicinale

Les interactions avec les produits à base de plantes médicinales n’ont pas été établies.

9.6

Interactions médicament-épreuves de laboratoire

Les effets du médicament sur les résultats des épreuves de laboratoire n’ont pas été établis.

9.7

Interactions médicament-style de vie

La consommation concomitante d’alcool doit être évitée (voir MISES EN GARDE ET

PRÉCAUTIONS, Généralités).

10

MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE

10.1

Mode d’action

La morphine est un analgésique opioïde qui exerce un effet agoniste sur certains récepteurs

opioïdes saturables spécifiques dans le SNC et dans d’autres tissus. Chez l’humain, la

morphine produit toute une gamme d’effets, y compris l’analgésie, la constipation due à une

diminution de la motilité gastro-intestinale, la suppression du réflexe de la toux, la dépression

respiratoire due à une baisse de la réponse du centre respiratoire au CO

, les nausées et les

vomissements par stimulation de la zone de déclenchement des chimiorécepteurs, les

changements d’humeur, notamment l’euphorie et la dysphorie, la sédation, l’obscurcissement

des capacités mentales et des altérations du système endocrinien et du système nerveux

autonome.

MSIR

®

(comprimés de sulfate de morphine à libération immédiate)

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10.2

Pharmacodynamique

La morphine est un agoniste opioïde. Des doses adéquates soulageront les douleurs mêmes

les plus intenses. Au point de vue clinique toutefois, des limites posologiques sont imposées par

les réactions indésirables, essentiellement la dépression respiratoire, les nausées et les

vomissements, qui peuvent être associées aux doses élevées.

Appareil cardiovasculaire

La morphine peut entraîner la libération d’histamine associée ou non à une vasodilatation

périphérique. Les manifestations de la libération d’histamine ou de la vasodilatation

périphérique sont notamment le prurit, les bouffées vasomotrices, une rougeur oculaire, la

transpiration et l’hypotension orthostatique.

Système nerveux central

Chez l’humain, les principales actions pharmacologiques de la morphine ont lieu dans le SNC;

analgésie, somnolence, changements d’humeur, torpeur, dépression respiratoire, nausées ou

vomissements et myosis.

La morphine entraîne une dépression respiratoire en agissant directement sur les centres

respiratoires du tronc cérébral. La dépression respiratoire est attribuable à une diminution de la

réponse des centres respiratoires du tronc cérébral à des augmentations de la tension de

dioxyde de carbone (CO

) et à la stimulation électrique.

La morphine a un effet dépresseur sur le réflexe de la toux en agissant directement sur le

centre de la toux dans le bulbe rachidien. Des effets antitussifs peuvent se manifester à des

doses inférieures à celles qui sont généralement requises pour obtenir l’analgésie.

La morphine entraîne un myosis, même dans l’obscurité totale. Les pupilles en pointe d’aiguille

(micropupilles) sont un signe de surdose narcotique, mais ne sont pas pathognomoniques

(p. ex., des lésions pontiques d’origine hémorragique ou ischémique peuvent donner des

résultats semblables). Plutôt qu’un myosis, on peut observer une mydriase marquée

accompagnée d’une hypoxie dans un contexte de surdose de morphine.

Système endocrinien

Les opioïdes peuvent influer sur les axes hypothalamo-hypophyso-surrénalien ou hypothalamo-

hypophyso-gonadique. Parmi les changements observés, on constate une augmentation de la

concentration sérique de prolactine et une diminution des concentrations plasmatiques de

cortisol et de testostérone. Des signes et des symptômes cliniques dus à ces changements

hormonaux peuvent se manifester.

Appareil digestif et autres muscles lisses

La morphine cause une diminution de la motilité associée à une augmentation du tonus des

muscles lisses dans l’antre de l’estomac et dans le duodénum. La digestion des aliments dans

l’intestin grêle est retardée et les contractions propulsives sont diminuées. Les ondes

péristaltiques propulsives du côlon diminuent, alors que le tonus augmente jusqu’au spasme,

entraînant la constipation. Une diminution des sécrétions gastrique, biliaire et pancréatique, un

spasme du sphincter d’Oddi et des élévations passagères du taux d’amylase sérique sont parmi

les autres effets induits par les opioïdes.

Système hépatobiliaire

Les opioïdes peuvent entraîner un spasme biliaire.

MSIR

®

(comprimés de sulfate de morphine à libération immédiate)

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Système immunitaire

Les études in vitro et les études expérimentales sur les animaux indiquent que les opioïdes ont

divers effets sur les fonctions immunitaires, selon le contexte dans lequel ils sont utilisés. La

signification clinique de ces constatations est inconnue.

Relation entre la concentration et l’efficacité

L’analgésie induite par la morphine est le résultat de l’augmentation du seuil de la douleur et de

la tolérance à la douleur. La morphine modifie la réaction affective du patient à sa douleur; le

sujet est conscient de son état, mais il est moins désemparé. La morphine soulage la plupart

des types de douleur, mais son action est plus marquée contre les douleurs constantes et

sourdes que contre les douleurs intermittentes et aiguës.

Relation entre la concentration et les effets indésirables

Il existe une relation significative entre l’augmentation des concentrations plasmatiques de

morphine et l’augmentation de la fréquence des réactions indésirables aux opioïdes liées à la

dose, comme les nausées, les vomissements, les effets sur le SNC et la dépression

respiratoire. Chez les patients qui tolèrent les opioïdes, la situation peut être modifiée par le

développement d’une tolérance à l’égard des effets secondaires liés aux opioïdes.

La dose de MSIR doit être personnalisée (voir POSOLOGIE ET ADMINISTRATION), car la

dose analgésique efficace adaptée à certains patients sera trop élevée pour être tolérée par

d’autres patients.

10.3

Pharmacocinétique

Absorption : La morphine est rapidement absorbée quand elle est administrée par voie orale,

par voie rectale ou en injection sous-cutanée ou intramusculaire.

Distribution : Une fois absorbée, la morphine se distribue dans les muscles squelettiques, les

reins, le foie, le tractus intestinal, les poumons, la rate et le cerveau. Le volume de distribution

de la morphine est d’environ 3 à 4 L/kg. La morphine se lie de façon réversible aux protéines

plasmatiques dans une proportion de 30 à 35 %. Bien que le principal site d’action de la

morphine soit le SNC, seules de faibles quantités parviennent à traverser la barrière

hématoencéphalique. La morphine traverse également la membrane placentaire (voir MISES

EN GARDE ET PRÉCAUTIONS) et a été décelée dans le lait maternel.

Métabolisme : En raison du métabolisme de « premier passage » dans le foie, l’effet d’une

dose administrée par voie orale est moindre que celui d’une dose administrée par voie

parentérale. Administrée de façon régulière, la morphine orale a une puissance équivalente au

tiers de la puissance d’une injection intramusculaire. Les principales voies du métabolisme de la

morphine comprennent la glucuronoconjugaison dans le foie, qui produit des métabolites dont le

morphine-3-glucuronide ou M3G (environ 50 %) et le morphine-6-glucuronide ou M6G (environ

5 à 15 %), ainsi que la sulfatation dans le foie, qui produit le sulfate de morphine-3-éthéré. Une

petite fraction (moins de 5 %) de la morphine est déméthylée. Le M3G ne contribue pas de

façon significative à l’effet analgésique. Bien que le M6G ne traverse pas facilement la barrière

hématoencéphalique, il a été démontré qu’il exerce des effets agonistes opioïdes et

analgésiques chez l’humain.

Élimination : La morphine est excrétée principalement dans l’urine sous forme de

morphine-3-glucuronide. La formation de métabolites des glucuronides est moins importante

MSIR

®

(comprimés de sulfate de morphine à libération immédiate)

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lorsque la morphine est administrée par voie rectale comparativement à la voie orale. Environ

7 à 10 % d’une dose de morphine est excrétée dans les selles par l’intermédiaire de la bile.

Populations particulières et états pathologiques

Enfants (< 18 ans) : Les personnes de moins de 18 ans ne doivent pas prendre les comprimés

MSIR.

Personnes âgées (> 65 ans) : En général, la dose doit être déterminée avec prudence chez

une personne âgée et il convient de commencer par la plus faible dose de la gamme

posologique et de l’augmenter progressivement, en tenant compte de la fréquence plus élevée

d’altération de la fonction hépatique, rénale ou cardiaque, des maladies concomitantes ou des

autres traitements médicamenteux (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Populations

particulières, Personnes âgées).

Insuffisance hépatique : La pharmacocinétique de la morphine est significativement altérée

chez les patients atteints de cirrhose alcoolique. La clairance de la morphine est ralentie chez

cette population, ce qui entraîne une augmentation correspondante de la demi-vie. Le rapport

d’aire sous la courbe (ASC) plasmatique entre le M3G et le M6G d’une part et la morphine

d’autre part est également réduit chez ces patients, ce qui indique une diminution de l’activité

métabolique. Aucune étude adéquate sur la pharmacocinétique de la morphine n’a été menée

chez les patients atteints d’insuffisance hépatique grave (voir POSOLOGIE ET

ADMINISTRATION et MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Populations particulières).

Insuffisance rénale : La pharmacocinétique de la morphine est altérée chez les patients

atteints d’insuffisance rénale. L’ASC de la morphine augmente et sa clairance ralentit. Les

métabolites M3G et M6G s’accumulent dans une proportion plusieurs fois plus élevée chez les

patients atteints d’insuffisance rénale que chez les témoins en bonne santé. Aucune étude

adéquate sur la pharmacocinétique de la morphine n’a été menée chez les patients atteints

d’insuffisance rénale grave (voir POSOLOGIE ET ADMINISTRATION et MISES EN GARDE ET

PRÉCAUTIONS, Populations particulières).

11

CONSERVATION, STABILITÉ ET MISE AU REBUT

Conserver les comprimés MSIR à la température ambiante (15 à 30 °C), dans un endroit sec.

Élimination

MSIR ne doit jamais être jeté dans les ordures ménagères. On recommande d’avoir

recours au programme de récupération offert par les pharmacies pour l’élimination du

médicament. Les comprimés MSIR non utilisés ou périmés doivent être éliminés de façon

adéquate dès qu’ils ne sont plus nécessaires afin de prévenir les expositions accidentelles au

produit, notamment chez les enfants et les animaux de compagnie. MSIR ne doit pas être

partagé avec d’autres personnes, et il est recommandé de prendre les mesures nécessaires

afin de le protéger contre le vol et le mésusage. Au besoin, on recommande au patient de

consulter un pharmacien pour connaître les options d’entreposage temporaire jusqu’à ce que le

médicament soit retourné à la pharmacie où on l’éliminera de façon sécuritaire.

MSIR

®

(comprimés de sulfate de morphine à libération immédiate)

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12

INSTRUCTIONS PARTICULIÈRES DE MANIPULATION

MSIR doit être conservé dans un endroit sûr, comme un endroit fermé à clé et hors de la vue et

de la portée des enfants, avant, pendant et après son utilisation. MSIR ne doit pas être pris

devant des enfants, car ceux-ci pourraient reproduire le geste.

MSIR

®

(comprimés de sulfate de morphine à libération immédiate)

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PARTIE II : RENSEIGNEMENTS SCIENTIFIQUES

13

RENSEIGNEMENTS PHARMACEUTIQUES

Substance pharmaceutique

Nom propre :

sulfate de morphine

Nom chimique :

sulfate 7,8-didéhydro-4,5α-époxy-17-

méthylmorphinan-3,6α-diol (2:1), pentahydrate (sel)

Formule et masse moléculaires :

) H

758,8 (forme pentahydrate)

668,8 (forme anhydre)

Formule de structure :

Propriétés physico-chimiques :

La morphine est un alcaloïde phénanthrène extrait de

l’opium.

Caractéristiques du produit

Description physique :

Poudre cristalline ou cristaux en aiguilles blancs et

inodores.

Solubilité :

Soluble dans l’eau (1:21) et dans l’éthanol (1:1000);

pratiquement insoluble dans l’éther et le chloroforme.

Point de fusion :

Environ 250 °C (se décompose sous forme anhydre).

MSIR

®

(comprimés de sulfate de morphine à libération immédiate)

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LISEZ CE DOCUMENT POUR ASSURER UNE UTILISATION SÉCURITAIRE ET EFFICACE

DE VOTRE MÉDICAMENT

RENSEIGNEMENTS POUR LE PATIENT SUR LE MÉDICAMENT

N

MSIR

®

(Comprimés de sulfate de morphine à libération immédiate)

Lisez attentivement ce qui suit avant de commencer à prendre MSIR et lors de chaque

renouvellement de prescription. L’information présentée ici est un résumé et ne couvre pas tout

ce qui a trait à ce médicament. Parlez de votre état médical et de votre traitement à votre

professionnel de la santé et demandez-lui s’il possède de nouveaux renseignements au sujet

de MSIR.

Mises en garde et précautions importantes

Même si vous prenez MSIR comme il vous a été prescrit, il existe un risque de

toxicomanie, d’abus et de mésusage lié à l’utilisation des opioïdes pouvant entraîner une

surdose et la mort. Pour savoir si vous présentez un risque de toxicomanie, d’abus et de

mésusage associé aux opioïdes, il est conseillé de communiquer avec le prescripteur du

médicament (par exemple, votre médecin).

Les comprimés MSIR doivent être avalés entiers. Vous ne devez pas couper, briser,

écraser, mâcher ou dissoudre le comprimé, car cela peut être dangereux et entraîner un

trouble grave ou la mort.

Des problèmes respiratoires mettant la vie en danger peuvent survenir lorsque vous

prenez MSIR, particulièrement s’il n’est pas pris comme vous l’a prescrit votre médecin.

Les nourrissons sont exposés à un risque de problèmes respiratoires menaçant leur

pronostic vital si leur mère utilise des opioïdes durant la grossesse ou l'allaitement.

Ne donnez jamais MSIR à quelqu’un d’autre, car cela pourrait causer sa mort. Même une

dose unique de MSIR, prise par une personne à qui il n’a pas été prescrit, peut entraîner

une surdose mortelle. Ceci est encore plus susceptible de se produire chez les enfants.

Si vous prenez MSIR alors que vous êtes enceinte, pendant une période courte ou

longue, à des doses faibles ou élevées, votre enfant risque de présenter des symptômes

de sevrage mettant sa vie en danger. Ces symptômes peuvent apparaître dans les jours

qui suivent la naissance de votre enfant et pendant une période allant jusqu’à quatre

semaines après l’accouchement. Si votre enfant présente l’un ou l’autre des symptômes

suivants :

MSIR

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(comprimés de sulfate de morphine à libération immédiate)

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Pourquoi MSIR est-il utilisé?

MSIR est un médicament utilisé pour soulager la douleur.

Comment MSIR agit-il?

MSIR contient de la morphine, qui est un analgésique appartenant à la classe de médicaments

appelés opioïdes et qui comprend aussi la codéine, le fentanyl, l’hydromorphone et l’oxycodone.

Il soulage la douleur en agissant sur des cellules nerveuses spécifiques de la moelle épinière et

du cerveau.

Quels sont les ingrédients de MSIR?

Ingrédient médicinal : sulfate de morphine

Ingrédients non médicinaux : cellulose microcristalline, croscarmellose sodique,

hydroxypropylméthylcellulose, lactose, polyéthylèneglycol 400 et stéarate de magnésium.

MSIR est offert sous les formes posologiques qui suivent :

Comprimés à libération immédiate MSIR : 5 mg, 10 mg, 20 mg et 30 mg.

Ne prenez pas MSIR si:

votre médecin ne vous a pas prescrit ce médicament;

vous êtes allergique à la morphine ou à tout autre ingrédient de MSIR;

votre douleur peut être soulagée par l’utilisation occasionnelle d’autres classes

d’analgésiques, y compris les médicaments obtenus sans ordonnance;

vous souffrez d’asthme grave, de troubles respiratoires ou d’autres problèmes pulmonaires;

vous souffrez de troubles cardiaques;

vous présentez une obstruction intestinale ou un rétrécissement de l’estomac ou des

intestins;

vous avez une douleur intense à l’abdomen;

vous souffrez d’un traumatisme crânien;

vous présentez un risque de convulsions;

vous avez une tumeur au cerveau;

vous êtes alcoolique;

vous prenez, ou avez pris au cours des 2 dernières semaines, un inhibiteur de la

monoamine oxydase (MAO) (p. ex., du sulfate de phénelzine, du sulfate de

tranylcypromine, du moclobémide ou de la sélégiline);

Mises en garde et précautions importantes

il ne respire pas normalement (respiration faible, difficile ou rapide);

il est particulièrement difficile à calmer;

il a des tremblements (il est agité);

il a des selles, des éternuements, des bâillements ou des vomissements plus

fréquents, ou il a de la fièvre;

obtenez immédiatement une aide médicale pour votre enfant.

La prise de MSIR en même temps que d’autres médicaments opioïdes, des

benzodiazépines, de l’alcool ou d’autres dépresseurs du système nerveux central (y

compris des drogues illicites) peut entraîner une somnolence grave, une diminution de la

vigilance, des troubles respiratoires, un coma ou la mort.

MSIR

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(comprimés de sulfate de morphine à libération immédiate)

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vous devez subir une chirurgie ou avez récemment subi une chirurgie planifiée;

vous êtes enceinte ou prévoyez le devenir, ou vous accouchez;

vous allaitez.

Consultez votre professionnel de la santé avant de prendre MSIR, afin de réduire la

possibilité d’effets secondaires et pour assurer la bonne utilisation du médicament.

Mentionnez à votre professionnel de la santé tous vos problèmes de santé, notamment :

si vous avez des antécédents d’abus de drogues illicites, de médicaments d’ordonnance ou

d’alcool;

si vous êtes atteint d’une maladie rénale, hépatique ou pulmonaire grave;

si vous êtes atteint d’une maladie cardiaque;

si votre tension artérielle est basse;

si vous avez des antécédents d’apnée du sommeil;

si vous souffrez ou avez déjà souffert de dépression;

si vous souffrez de constipation chronique ou intense;

si vous avez des problèmes au niveau de la thyroïde, des glandes surrénales ou de la

prostate;

si vous souffrez ou avez déjà souffert d’hallucinations ou d’autres problèmes mentaux

graves;

si vous souffrez de migraines;

si vous prévoyez devenir enceinte.

Autres mises en garde à connaître :

Dépendance et toxicomanie relatives aux opioïdes

Il y a d'importantes différences entre la dépendance physique et la toxicomanie. Il est important

de consulter votre médecin si vous avez des questions ou des préoccupations concernant

l'abus, la toxicomanie ou la dépendance physique.

Grossesse, allaitement, travail et accouchement

N'utilisez pas MSIR pendant la grossesse, l'allaitement, le travail ou l'accouchement. Les

opioïdes peuvent être transmis à votre bébé alors qu'il est encore dans votre ventre, ou par le

lait maternel après l'accouchement. MSIR peut entraîner des problèmes respiratoires

menaçant le pronostic vital chez le fœtus ou le nourrisson nourrit au sein.

Si vous êtes enceinte et que vous prenez MSIR, il est important de ne pas cesser de prendre

ce médicament de façon soudaine. Vous pourriez provoquer une fausse couche ou mettre au

monde un enfant mort-né. Votre médecin vous expliquera comment cesser graduellement de

prendre MSIR, sous sa supervision, de façon à éviter des effets nuisibles graves pour l'enfant à

naître.

Conduite d’un véhicule et opération de machines

Abstenez-vous d’exécuter des tâches exigeant une attention particulière jusqu’à ce que vous

connaissiez les effets de MSIR sur vous. MSIR peut causer :

de la somnolence;

des étourdissements;

une sensation de tête légère.

En général, ces effets peuvent se produire après la première dose ou après une augmentation

de la dose.

MSIR

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(comprimés de sulfate de morphine à libération immédiate)

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Troubles des glandes surrénales

Une insuffisance surrénalienne pourrait apparaître, c'est-à-dire un trouble qui touche les

glandes surrénales et dans lequel celles-ci ne produisent plus certaines hormones en quantités

suffisantes. Vous pourriez présenter des symptômes tels que :

nausées, vomissements;

sensation de fatigue, faiblesse ou étourdissements;

diminution de l'appétit.

Vous pourriez être plus susceptible de présenter un trouble des glandes surrénales si vous

prenez des opioïdes depuis plus de un (1) mois. Votre médecin pourrait procéder à des tests,

vous prescrire un autre médicament ou diminuer graduellement votre dose de MSIR.

Syndrome sérotoninergique

MSIR peut causer un syndrome sérotoninergique, un trouble rare mais potentiellement fatal qui

peut occasionner des modifications graves dans le fonctionnement de votre cerveau, de vos

muscles et de votre appareil digestif. Un syndrome sérotoninergique pourrait apparaître si vous

prenez MSIR en association avec certains antidépresseurs ou antimigraineux.

Les symptômes du syndrome sérotoninergique comprennent :

fièvre, transpiration, frissons, diarrhée, nausées, vomissements;

soubresauts, raideurs, secousses ou spasmes musculaires, réflexes aigus, perte de

coordination;

fréquence cardiaque rapide, modifications de la tension artérielle;

confusion, agitation, hallucinations, sautes d'humeur, perte de conscience et coma.

Fonction sexuelle/reproduction

L'utilisation d'opioïdes à long terme peut entraîner une diminution des taux d'hormones

sexuelles. Elle pourrait aussi occasionner une réduction de la libido (désir d'avoir des relations

sexuelles), une dysfonction érectile ou l'infertilité.

Apnée du sommeil

Les opioïdes peuvent causer un problème appelé apnée du sommeil (interruption intermittente

de la respiration pendant le sommeil). Communiquez avec votre médecin si vous avez des

antécédents d’apnée du sommeil ou si quelqu’un remarque que vous cessez de respirer de

temps en temps pendant votre sommeil.

Informez votre professionnel de la santé de tous les produits de santé que vous prenez,

y compris les médicaments, les vitamines, les minéraux, les suppléments naturels ou les

produits de médecine alternative.

Les produits qui suivent pourraient être associés à des interactions médicamenteuses

avec MSIR :

l’alcool, y compris les médicaments vendus avec ou sans ordonnance qui contiennent de

l’alcool. Vous ne devez pas consommer d’alcool pendant que vous prenez MSIR, car cela

peut entraîner :

de la somnolence;

une respiration anormalement lente ou faible;

des effets secondaires graves; ou

une surdose mortelle.

d'autres médicaments sédatifs pouvant augmenter la somnolence causée par MSIR;

MSIR

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d’autres analgésiques opioïdes (pour la douleur);

les anesthésiques généraux (médicaments utilisés pendant une intervention chirurgicale);

les médicaments qui aident à dormir ou à diminuer l’anxiété (benzodiazépines);

les antidépresseurs (médicaments utilisés pour traiter la dépression et les troubles de

l’humeur). Ne prenez pas MSIR en même temps qu’un inhibiteur de la monoamine

oxydase (MAO) ou si vous avez pris un inhibiteur de la MAO dans les 14 jours précédant le

traitement par MSIR;

les médicaments utilisés pour traiter les troubles mentaux ou affectifs graves, comme la

schizophrénie;

les anticonvulsivants (pour les crises d’épilepsie);

les antihistaminiques (pour les allergies);

les antiémétiques (pour prévenir les vomissements);

les médicaments utilisés pour traiter les spasmes musculaires et les maux de dos;

certains médicaments pour le cœur (comme les bêtabloquants);

les anticoagulants (les médicaments qui éclaircissent le sang);

les médicaments utilisés pour traiter les migraines (comme les triptans);

le millepertuis.

Comment prendre MSIR :

Prenez les comprimés MS∙IR :

de façon régulière, généralement toutes les 4 à 6 heures ou selon les directives de votre

médecin;

avec un grand verre d’eau.

Avalez le comprimé entier. Vous ne devez pas couper, briser, écraser, mâcher ou

dissoudre le comprimé, car cela pourrait être dangereux et pourrait causer un trouble

grave ou la mort.

Dose habituelle :

La dose prescrite est personnalisée, c’est-à-dire qu’elle a été calculée juste pour

vous. Assurez-vous de suivre les directives posologiques de votre médecin à la

lettre. N’augmentez pas la dose et ne la diminuez pas sans avoir consulté votre

médecin.

Votre médecin vous prescrira la plus faible dose efficace pour maîtriser votre

douleur. Il est recommandé de ne pas prendre MSIR pendant plus de sept (7) jours.

Si vous devez prendre MSIR pendant plus longtemps, votre médecin déterminera

quelle est la meilleure dose qui vous convient pour réduire le risque d'effets

secondaires ou de surdose. Des doses plus élevées peuvent être associées à

davantage d'effets secondaires et à un risque accru de surdose.

Réévaluez votre douleur régulièrement avec votre médecin pour déterminer si vous

avez toujours besoin de MSIR. Assurez-vous d’utiliser MSIR seulement pour le

problème pour lequel il a été prescrit.

Si votre douleur augmente ou si des effets secondaires se manifestent pendant que vous

prenez MSIR, communiquez immédiatement avec votre médecin.

MSIR

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Arrêt du traitement

Il ne faut pas arrêter soudainement la prise de MSIR si vous le prenez depuis plus

de quelques jours. Votre médecin vous expliquera comment cesser graduellement

de prendre MSIR, sous sa supervision. Vous devez diminuer graduellement la dose

avant de cesser complètement de prendre le médicament pour éviter l’apparition de

symptômes incommodants comme :

les courbatures;

la diarrhée;

la chair de poule;

la perte d’appétit;

les nausées;

la nervosité ou l’agitation;

l’écoulement nasal;

les éternuements;

les tremblements ou les frissons;

les crampes d’estomac;

les battements cardiaques rapides (tachycardie);

les troubles du sommeil;

l’augmentation inhabituelle de la transpiration;

les palpitations cardiaques;

la fièvre inexpliquée;

la faiblesse;

les bâillements.

Si vous réduisez ou interrompez votre traitement par un opioïde, l'accoutumance de

votre corps à ce traitement diminuera. Si vous reprenez le traitement, vous devrez le

faire à la dose la plus faible. Une surdose est possible si vous recommencez le

traitement avec la dernière dose prise avant de cesser graduellement de prendre

MSIR.

Renouvellement de votre ordonnance de MSIR :

Une nouvelle ordonnance écrite de votre médecin est nécessaire chaque fois que

vous avez épuisé votre réserve de MSIR. Il est donc important de communiquer

avec votre médecin avant que votre réserve actuelle soit épuisée.

Seul le médecin responsable de votre traitement doit vous prescrire ce médicament. Ne

demandez pas à un autre médecin de vous remettre une ordonnance pour ce médicament, à

moins que vous changiez de médecin pour prendre en charge votre douleur.

Surdosage :

vous

croyez

avoir

pris

trop

MSIR,

communiquez

immédiatement

avec

votre

professionnel de la santé, le service des urgences d’un hôpital ou votre centre antipoison

régional, même si vous ne présentez pas de symptômes.

Les signes d’une surdose peuvent comprendre :

une respiration anormalement lente ou faible;

des étourdissements;

de la confusion;

une somnolence extrême.

MSIR

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Dose oubliée :

Si vous oubliez de prendre une dose, prenez-la dès que possible. Cependant, s’il est

presque temps de prendre votre prochaine dose, sautez la dose oubliée. Ne prenez

jamais deux doses à la fois. Si vous oubliez de prendre plusieurs doses de suite,

parlez-en à votre médecin avant de reprendre le traitement.

Quels sont les effets secondaires qui pourraient être associés à MSIR?

En prenant MSIR, vous pourriez ressentir des effets secondaires autres que ceux qui figurent

dans cette liste. Si c’est le cas, communiquez avec votre professionnel de la santé.

Voici certains des effets secondaires :

somnolence;

insomnie;

étourdissements;

évanouissement;

nausées, vomissements ou perte d’appétit;

sécheresse de la bouche;

maux de tête;

troubles de la vue;

faiblesse ou manque de coordination des mouvements musculaires;

démangeaisons;

transpiration;

constipation;

faible libido, impuissance (dysfonction érectile), infertilité.

Discutez avec votre médecin ou votre pharmacien des moyens de prévenir la constipation

lorsque vous commencez un traitement par MSIR.

Effets secondaires graves et mesure à prendre

Symptôme ou effet

Communiquez avec votre

professionnel de la santé

Cessez de prendre

le médicament et

consultez un

médecin

immédiatement

Uniquement si

l’effet est sévère

Dans tous les

RARE

Surdose : hallucinations,

confusion, incapacité à marcher

normalement, respiration lente

ou faible, somnolence extrême,

sédation ou étourdissements,

muscles mous//faible tonus

musculaire, peau froide et moite

Dépression respiratoire :

respiration lente, superficielle ou

faible

Réaction allergique : éruption

cutanée, urticaire, enflure du

visage, des lèvres, de la langue

ou de la gorge, difficulté à

MSIR

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avaler ou à respirer

Occlusion intestinale

(fécalome) : douleur

abdominale, constipation grave,

nausées

Sevrage : nausées,

vomissements, diarrhée,

anxiété, frissons, peau froide et

moite, courbatures, perte

d’appétit, transpiration

Rythme cardiaque rapide, lent

ou irrégulier : palpitations

cardiaques

Tension artérielle basse :

étourdissements,

évanouissements, sensation de

tête légère

Syndrome sérotoninergique :

agitation ou nervosité, perte du

contrôle musculaire ou

contractions musculaires,

tremblements, diarrhée

En cas de symptôme ou de malaise non mentionné dans le présent document ou d’aggravation

d’un symptôme ou d’un malaise vous empêchant de vaquer à vos occupations quotidiennes,

parlez-en à votre professionnel de la santé.

Déclaration des effets secondaires

Vous pouvez déclarer les effets secondaires soupçonnés d’être associé avec l’utilisation d’un

produit de santé :

en visitant le site Web des déclarations des effets indésirables

(https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/medicaments-produits-

sante/medeffet-canada/declaration-effets-indesirables/drogue.html) pour vous

informer sur comment faire une déclaration en ligne, par courrier, ou par télécopieur;

en téléphonant sans frais au 1-866-234-2345.

REMARQUE : Consultez votre professionnel de la santé si vous avez besoin de

renseignements sur le traitement des effets secondaires. Le Programme Canada Vigilance ne

donne pas de conseils médicaux.

Entreposage :

Gardez les comprimés MSIR non utilisés ou périmés dans un endroit sûr afin de

prévenir le vol, le mésusage ou une exposition accidentelle.

Conservez les comprimés à la température ambiante (15 à 30 ˚C), dans un endroit sec.

Gardez MSIR sous clé, hors de la vue et de la portée des enfants et des animaux de

compagnie.

MSIR

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Ne prenez jamais de médicaments en présence de jeunes enfants, car ils pourraient

décider de vous imiter. L'ingestion accidentelle de MSIR par un enfant est

dangereuse et peut entraîner la mort. Si un enfant ingère accidentellement une dose

de MSIR, obtenez immédiatement des soins médicaux d'urgence.

Élimination

Ne jetez jamais les comprimés MSIR dans les ordures ménagères, car les enfants ou les

animaux de compagnie pourraient les trouver. Pour que le médicament soit éliminé de

manière adéquate, il doit être rapporté à une pharmacie.

Pour en savoir davantage au sujet de MSIR, vous pouvez :

communiquer avec votre professionnel de la santé;

consulter la monographie de produit intégrale rédigée à l’intention des professionnels de la

santé, qui renferme également les Renseignements pour le patient sur le médicament, en

visitant le site Web de Santé Canada (

https://www.canada.ca/fr/sante-

canada/services/medicaments-produits-sante/medicaments/base-donnees-produits-

pharmaceutiques.html) ou du fabricant (http://www.purdue.ca). Vous pouvez aussi obtenir

la monographie en composant le 1-800-387-4501.

Le présent dépliant a été rédigé par Purdue Pharma.

Dernière révision : 5 août 2020

MSIR

est une marque déposée de Purdue Pharma.

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