MOPRAL 40 mg, poudre pour solution pour perfusion

France - français - ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé)

Achète-le

Notice patient Notice patient (PIL)

05-09-2012

Ingrédients actifs:
oméprazole
Disponible depuis:
ASTRAZENECA
Code ATC:
A02BC01
DCI (Dénomination commune internationale):
omeprazole
Dosage:
40,0 mg
forme pharmaceutique:
poudre
Composition:
composition pour un lyophilisat > oméprazole : 40,0 mg . Sous forme de : oméprazole sodique 42,6 mg
Mode d'administration:
intraveineuse
Unités en paquet:
1 flacon(s) en verre
Type d'ordonnance:
liste II
Domaine thérapeutique:
inhibiteurs de la pompe à protons.
Descriptif du produit:
341 430-5 ou 34009 341 430 5 2 - 1 flacon(s) en verre - Déclaration de commercialisation non communiquée:;341 736-7 ou 34009 341 736 7 7 - 5 flacon(s) en verre - Déclaration d'arrêt de commercialisation:31/12/2010;
Statut de autorisation:
Archivée
Numéro d'autorisation:
61999270
Date de l'autorisation:
1996-07-31

Lire le document complet

NOTICE

ANSM - Mis à jour le : 05/09/2012

Dénomination du médicament

MOPRAL 40 mg, poudre pour solution pour perfusion

Oméprazole

Encadré

Veuillez lire attentivement l'intégralité de cette notice avant d'utiliser ce médicament.

Gardez cette notice, vous pourriez avoir besoin de la relire.

Si vous avez toute autre question, si vous avez un doute, demandez plus d'information à votre médecin ou à votre

pharmacien.

Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez jamais à quelqu'un d'autre, même en cas de symptômes

identiques, cela pourrait lui être nocif.

Si l'un des effets indésirables devient grave ou si vous remarquez un effet indésirable non mentionné dans cette notice,

parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien.

Sommaire notice

Dans cette notice :

1. QU'EST-CE QUE MOPRAL 40 mg, poudre pour solution pour perfusion ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT D'UTILISER MOPRAL 40 mg, poudre pour solution pour

perfusion ?

3. COMMENT UTILISER MOPRAL 40 mg, poudre pour solution pour perfusion ?

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?

5. COMMENT CONSERVER MOPRAL 40 mg, poudre pour solution pour perfusion ?

6. INFORMATIONS SUPPLEMENTAIRES

1. QU'EST-CE QUE MOPRAL 40 mg, poudre pour solution pour perfusion ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?

Classe pharmacothérapeutique

MOPRAL contient la substance active oméprazole. Il appartient à la classe des médicaments appelée inhibiteurs de la

pompe à protons. Il diminue la quantité d’acide produite par l’estomac.

Indications thérapeutiques

MOPRAL poudre pour solution pour perfusion peut être utilisée comme une alternative au traitement par voie orale.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT D'UTILISER MOPRAL 40 mg, poudre pour solution pour

perfusion ?

Liste des informations nécessaires avant la prise du médicament

Sans objet.

Contre-indications

N’utilisez jamais MOPRAL 40 mg, poudre pour solution pour perfusion

si vous êtes allergique (hypersensible) à l’oméprazole ou à l’un des autres composants contenus dans MOPRAL.

si vous êtes allergique à un autre inhibiteur de la pompe à protons (par exemple pantoprazole, lanzoprazole, rabéprazole,

ésoméprazole).

si vous prenez des médicaments contenant du nelfinavir (utilisé pour le VIH).

Si vous avez des doutes, parlez-en à votre médecin, votre infirmière ou votre pharmacien avant que l’on vous administre ce

médicament.

Précautions d'emploi ; mises en garde spéciales

Faites attention avec MOPRAL 40 mg, poudre pour solution pour perfusion

MOPRAL peut masquer des symptômes d’autres maladies. Par conséquent, avant que vous ne commenciez à prendre

MOPRAL ou lorsque vous êtes sous traitement, vous devez informer immédiatement votre médecin si l’un des éléments

suivants se produit :

Vous perdez du poids sans raison ou si vous avez des problèmes à avaler.

Vous avez des douleurs à l’estomac ou une indigestion.

Vous vomissez de la nourriture ou du sang.

Vous avez des selles noires teintées de sang.

Vous souffrez de diarrhée sévère ou persistante, car l’oméprazole a été associé à une faible augmentation de diarrhées

infectieuses.

Si vous avez des problèmes hépatiques sévères.

Interactions avec d'autres médicaments

Prise ou utilisation d'autres médicaments

Si vous prenez ou avez pris récemment un autre médicament, y compris un médicament obtenu sans ordonnance, parlez-en

à votre médecin, infirmière ou pharmacien. MOPRAL peut interagir sur le fonctionnement d’autres médicaments et certains

médicaments peuvent avoir un effet sur MOPRAL.

Vous ne devez pas prendre MOPRAL si vous prenez un médicament contenant du nelfinavir (utilisé pour le VIH).

Vous devez informer votre médecin ou pharmacien si vous prenez l’un des médicaments suivants :

Kétoconazole, itraconazole ou voriconazole (utilisés dans le traitement des infections fongiques) ;

Digoxine (utilisé dans le traitement de problèmes cardiaques) ;

Diazépam (utilisé dans le traitement de l’anxiété, de l’épilepsie ou comme relaxant musculaire) ;

Phénytoïne (utilisé dans l’épilepsie) ; si vous prenez de la phénytoïne, une surveillance par votre médecin serait nécessaire

au début et à l’arrêt de l’administration de MOPRAL ;

Médicaments anti-coagulants pour fluidifier le sang tel que la warfarine ou autres anti vitamines K; une surveillance par

votre médecin serait nécessaire au début et à l’arrêt de l’administration de MOPRAL ;

Rifampicine (utilisé pour traiter la tuberculose) ;

Atazanavir (utilisé pour traiter l’infection VIH) ;

Tacrolimus (dans le cas de greffe d’organe) ;

Millepertuis (Hypericum perforatum) (utilisé dans le traitement de la dépression modérée) ;

Cilostazol (utilisé dans le traitement de la claudication intermittente) ;

Saquinavir (utilisé pour traiter l’infection VIH) ;

Clopidogrel (utilisé pour prévenir les caillots de sang (thrombus)).

Si votre médecin vous a prescrit les antibiotiques suivants : amoxicilline et clarithromycine avec MOPRAL pour le traitement

d’un ulcère à Helicobacter pylori, il est important que vous informiez votre médecin de tous les autres médicaments que vous

prenez.

Interactions avec les aliments et les boissons

Sans objet.

Interactions avec les produits de phytothérapie ou thérapies alternatives

Sans objet.

Utilisation pendant la grossesse et l'allaitement

Grossesse et allaitement

Si vous êtes enceinte ou susceptible de l’être, dites-le à votre médecin avant de prendre MOPRAL. Votre médecin décidera

si on peut vous administrer MOPRAL pendant cette période.

Votre médecin vous dira si vous pouvez prendre MOPRAL pendant l’allaitement.

Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien avant de prendre tout médicament.

Sportifs

Sans objet.

Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines

Conduite de véhicules et utilisation de machines

MOPRAL n’est pas susceptible d’entraîner des effets sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Des

effets secondaires tels qu’un étourdissement et des troubles visuels peuvent se produire (voir rubrique 4). Si c’est le cas,

vous ne devez pas conduire de véhicules ou utiliser des machines.

Liste des excipients à effet notoire

Sans objet.

3. COMMENT UTILISER MOPRAL 40 mg, poudre pour solution pour perfusion ?

Instructions pour un bon usage

MOPRAL peut être administré aux adultes et personnes âgées.

L’expérience est limitée pour une utilisation de MOPRAL par voie intraveineuse chez l’enfant.

Posologie, Mode et/ou voie(s) d'administration, Fréquence d'administration et Durée du traitement

Posologie

MOPRAL vous sera administré par un médecin qui décidera de la dose dont vous avez besoin.

MOPRAL vous sera administré par perfusion dans une de vos veines.

Symptômes et instructions en cas de surdosage

Si on vous administre plus de MOPRAL 40 mg, poudre pour solution pour perfusion que vous n’auriez dû :

Si vous pensez que vous avez reçu trop de MOPRAL 40 mg, poudre pour solution pour perfusion, parlez-en immédiatement

à votre médecin.

Instructions en cas d'omission d'une ou de plusieurs doses

Sans objet.

Risque de syndrome de sevrage

Sans objet.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?

Description des effets indésirables

Comme tous les médicaments, MOPRAL 40 mg, poudre pour solution pour perfusion est susceptible d'avoir des effets

indésirables, bien que tout le monde n'y soit pas sujet.

Si vous remarquez un des effets indésirables suivants, ceux-ci étant rares mais sérieux, arrêtez de prendre MOPRAL et

contactez immédiatement un médecin :

Apparition soudaine d’une respiration sifflante, gonflement des lèvres, de la langue et de la gorge ou du corps, éruptions

cutanées, perte de connaissance ou difficultés à avaler (réactions allergiques graves).

Rougeurs de la peau avec des bulles ou une desquamation. Parfois, les bulles peuvent être importantes et s’accompagner

d’un saignement au niveau des lèvres, des yeux, de la bouche, du nez et des parties génitales. Ceci peut correspondre à un

syndrome de Stevens-Johnson ou à une nécrolyse épidermique toxique.

Jaunisse, urines foncées et fatigue peuvent être des symptômes des problèmes au niveau du foie.

Ces effets indésirables peuvent se produire avec des fréquences qui sont définies comme suit :

Très fréquents : Affecte plus d’un utilisateur sur 10

Fréquents : Affecte 1 à 10 utilisateurs sur 100

Peu fréquents : Affecte 1 à 10 utilisateurs sur 1000

Rares : Affecte 1 à 10 utilisateurs sur 10 000

Très rares : Affecte moins de 1 utilisateur sur 10 000

Fréquence indéterminée : Ne peut être estimée sur la base des données disponibles.

Les autres effets indésirables sont :

Effets indésirables fréquents

Maux de tête.

Effets sur l’estomac ou l’intestin : diarrhée, douleurs à l’estomac, constipation, flatulence.

Nausées, vomissements.

Effets indésirables peu fréquents

Gonflement des pieds et des chevilles.

Troubles du sommeil (insomnie).

Etourdissements, fourmillements, somnolence.

Vertiges.

Modifications des résultats des tests sanguins contrôlant le fonctionnement de votre foie.

Eruptions cutanées, urticaire et démangeaisons de la peau.

Malaise général et manque d’énergie.

Effets indésirables rares

Troubles sanguins tels qu’une diminution du nombre de globules blancs ou de plaquettes. Ces effets peuvent provoquer

une faiblesse, des ecchymoses ou faciliter la survenue d’infections.

Réactions allergiques, parfois très graves incluant le gonflement des lèvres, de la langue et de la gorge, de la fièvre, une

respiration sifflante.

Diminution du taux de sodium dans le sang. Celle-ci peut provoquer une faiblesse, des vomissements et des crampes.

Agitation, confusion ou dépression.

Troubles du goût.

Troubles de la vue, tels que vision trouble.

Respiration sifflante ou souffle court (bronchospasme).

Sécheresse buccale.

Inflammation de l’intérieur de la bouche.

Infection appelée « muguet » qui peut affecter l’intestin et est causé par un champignon.

Troubles hépatiques incluant la jaunisse, pouvant entrainer une peau colorée en jaune, des urines sombres et de la fatigue.

Perte de cheveux (alopécie).

Eruption cutanée lors d’une exposition au soleil.

Douleurs articulaires (arthralgie) ou musculaires (myalgie).

Problèmes rénaux sévères (néphrite interstitielle).

Augmentation de la sueur.

Effets indésirables très rares

Modification du nombre de cellules du sang incluant l’agranulocytose (déficit en globules blancs).

Agressivité.

Hallucinations visuelles, sensorielles ou auditives.

Troubles hépatiques sévères entraînant une insuffisance hépatique et une inflammation du cerveau.

Apparition soudaine d’éruptions cutanées sévères, bulles ou desquamations importantes de la peau pouvant être

associées à une fièvre importante et à des douleurs articulaires (érythème polymorphe, syndrome de Stevens-Johnson,

nécrolyse épidermique toxique).

Faiblesse musculaire.

Gonflement des seins chez l’homme.

Hypomagnésémie.

Des cas d’atteintes visuelles irréversibles ont été décrits chez un nombre isolé de patients présentant une altération sévère

de l’état général et ayant reçu de l’oméprazole par voie intraveineuse, essentiellement à fortes doses, sans qu’un lien de

causalité n’ait été établi.

MOPRAL peut dans de très rares cas affecter les globules blancs entraînant un déficit immunitaire. Vous devez consulter

votre médecin dès que possible si vous avez une infection avec des symptômes tels que de la fièvre avec une fatigue

générale très importante, ou de la fièvre avec des symptômes d’infection locale tels que des douleurs dans le cou, la gorge,

la bouche, ou des difficultés à uriner.

Si vous avez ces symptômes, un déficit de globules blancs (agranulocytose) pourra être éliminé par un test sanguin. Il est

important que vous donniez des informations sur vos médicaments dans ce cas.

Ne soyez pas inquiet par cette liste d’effets indésirables potentiels, vous pouvez n’en avoir aucun. Si vous ressentez un des

effets mentionnés comme graves ou si vous présentez des effets indésirables non mentionnés dans cette notice, veuillez en

informer votre médecin ou votre pharmacien.

5. COMMENT CONSERVER MOPRAL 40 mg, poudre pour solution pour perfusion ?

Tenir hors de la portée et de la vue des enfants.

Date de péremption

Ne pas utiliser MOPRAL 40 mg, poudre pour solution pour perfusion après la date de péremption mentionnée sur le flacon

ou la boîte. La date d’expiration fait référence au dernier jour du mois.

Conditions de conservation

A conserver à une température ne dépassant pas 25°C.

A conserver dans l’emballage extérieur d’origine à l'abri de la lumière.

Péremption après reconstitution :

La solution pour perfusion reconstituée dans du chlorure de sodium 9 mg/ml (0,9 %) doit être utilisée dans les 12 heures

après la préparation.

La solution pour perfusion reconstituée dans du glucose 50 mg/ml (5 %) doit être utilisée dans les 6 heures après la

préparation. Toutefois du point de vue microbiologique, le produit doit être utilisé immédiatement, à moins qu’il ne soit

reconstitué sous des conditions aseptiques contrôlées et validées.

Si nécessaire, mises en garde contre certains signes visibles de détérioration

Les médicaments ne doivent pas être jetés au tout-à-l'égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien

ce qu'il faut faire des médicaments inutilisés. Ces mesures permettront de protéger l'environnement.

6. INFORMATIONS SUPPLEMENTAIRES

Liste complète des substances actives et des excipients

Que contient MOPRAL 40 mg, poudre pour solution pour perfusion ?

La substance active est l’oméprazole. Chaque flacon contient de la poudre pour solution pour perfusion, oméprazole

sodique correspondant à 40 mg d’oméprazole.

Les autres composants sont l’edétate disodique et l’hydroxyde de sodium.

Forme pharmaceutique et contenu

Qu'est-ce que MOPRAL 40 mg, poudre pour solution pour perfusion et contenu de l'emballage extérieur ?

Ce médicament se présente sous forme de poudre pour solution pour perfusion.

Boîte de 1, 5 à 10 flacons.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

Nom et adresse du titulaire de l'autorisation de mise sur le marché et du titulaire de l'autorisation de fabrication responsable

de la libération des lots, si différent

Titulaire

ASTRAZENECA

1, PLACE RENAULT

92844 RUEIL MALMAISON CEDEX

Exploitant

ASTRAZENECA

1, PLACE RENAULT

92844 RUEIL MALMAISON CEDEX

Fabricant

RECIPHARM MONTS

18 RUE DE MONTBAZON

37260 MONTS

ASTRAZENECA AB

S - 151 85

SODERTALJE

SUEDE

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen

Sans objet.

Date d’approbation de la notice

La dernière date à laquelle cette notice a été approuvée est le {date}.

AMM sous circonstances exceptionnelles

Sans objet.

Informations Internet

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de l’ANSM (France).

Informations réservées aux professionnels de santé

Sans objet.

Autres

L’information suivante est exclusivement destinée aux professionnels de la santé :

Le contenu entier de chaque flacon, doit être dissout dans environ 5 ml et être alors immédiatement dilué à 100 ml. Une

solution pour perfusion de chlorure de sodium 9 mg/ml (0,9 %) ou une solution pour perfusion de glucose 50 mg/ml (5 %)

doivent être utilisées. La stabilité de l’oméprazole est influencée par le pH de la solution pour perfusion ce qui explique

pourquoi aucun autre solvant ou quantité ne doit être utilisé pour la dilution.

Préparation

1. Au moyen d'une seringue, aspirer 5 ml de la solution pour perfusion issue du flacon ou de la poche de 100 ml.

2. Introduire ce volume dans le flacon d’oméprazole lyophilisé et mélanger fortement jusqu'à dissolution complète.

3. Aspirer la solution d’oméprazole obtenue à l’aide d’une seringue.

4. Transférer cette solution dans le flacon ou la poche pour perfusion.

5. Répéter les étapes 1 à 4 de façon à s'assurer que tout le produit a été transféré du flacon vers le flacon ou la poche de

perfusion.

Méthode alternative pour perfusion dans des conditionnements flexibles

1. Au moyen d'un set de transfert, brancher l'une des entrées sur la poche de perfusion. Connecter l'autre entrée sur le flacon

d’oméprazole lyophilisé.

2. Dissoudre l’oméprazole en pompant la solution pour perfusion dans la poche de perfusion vers le flacon d’oméprazole.

3. S'assurer que tout l’oméprazole est bien dissous.

La solution pour perfusion est administrée en perfusion intraveineuse lente sur 20 à 30 minutes.

Lire le document complet

RÉSUMÉ DES CARACTÉRISTIQUES DU PRODUIT

ANSM - Mis à jour le : 05/09/2012

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT

MOPRAL 40 mg, poudre pour solution pour perfusion

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

Chaque flacon contient 42,6 mg d’oméprazole sodique, quantité correspondant à 40 mg d’oméprazole.

Après reconstitution, 1 ml contient 0,426 mg d’oméprazole sodique, quantité correspondant à 0,4 mg d’oméprazole.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE

Poudre pour solution pour perfusion.

L’intervalle de pH dans le glucose est environ 8, 9- 9, 5 et dans le chlorure de sodium 0, 9% (9, 3-10, 3).

4. DONNEES CLINIQUES

4.1. Indications thérapeutiques

MOPRAL par voie intraveineuse est indiqué en alternative au traitement par voie orale dans les indications suivantes :

Adultes :

Traitement des ulcères duodénaux

Prévention des récidives d’ulcères duodénaux

Traitement des ulcères gastriques

Prévention des récidives d’ulcères gastriques

En association à des antibiotiques appropriés, éradication de Helicobacter pylori (H. pylori) dans la maladie ulcéreuse

gastroduodénale

Traitement des ulcères gastriques et duodénaux associés à la prise d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS)

Prévention des ulcères gastriques et duodénaux associés à la prise d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) chez les

patients à risque

Traitement de l’œsophagite par reflux

Traitement d’entretien des patients après cicatrisation d’une œsophagite par reflux

Traitement du reflux gastro-œsophagien symptomatique

Traitement du syndrome de Zollinger-Ellison

4.2. Posologie et mode d'administration

Posologie

En alternative au traitement par voie orale.

Chez les patients pour lesquels la voie orale n’est pas appropriée, 40 mg de MOPRAL IV est recommandé une fois par jour.

Chez les patients souffrant d’un syndrome de Zollinger-Ellison, la dose initiale recommandée de MOPRAL par voie

intraveineuse est de 60 mg par jour. Des doses journalières plus importantes peuvent être nécessaires et un ajustement

individuel de posologie doit être fait. Si les doses sont supérieures à 60 mg par jour, la dose doit être divisée en deux prises

quotidiennes.

MOPRAL est administré en perfusion intraveineuse sur une durée comprise entre 20 et 30 minutes.

Pour les instructions concernant la reconstitution du produit avant administration, voir rubrique 6.6.

Populations particulières

Insuffisants rénaux

Aucun ajustement posologique n’est nécessaire en cas d’insuffisance rénale (voir rubrique 5.2).

Insuffisants hépatiques

Une dose journalière de 10 mg-20 mg peut être suffisante chez les patients présentant une insuffisance hépatique (voir.

rubrique 5.2).

Sujets âgés (> 65 ans)

Aucune adaptation posologique n’est nécessaire chez le sujet âgé (voir rubrique 5.2).

Enfants

L’expérience de l’utilisation de MOPRAL administré par voie intraveineuse est limitée chez l’enfant.

4.3. Contre-indications

Hypersensibilité à l’oméprazole, aux dérivés benzimidazolés ou à l’un des excipients.

L’oméprazole, comme les autres inhibiteurs de la pompe à protons (IPP), ne doit pas être administré de façon concomitante

avec le nelfinavir (voir rubrique 4.5).

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

En présence de tout symptôme alarmant (tel que perte de poids importante et involontaire, vomissements répétés,

dysphagie, hématémèse ou méléna) et en cas de suspicion ou de présence d’un ulcère gastrique, l’éventualité d’une lésion

maligne doit être écartée car le traitement peut atténuer les symptômes et retarder le diagnostic.

L’association concomitante de l’atazanavir avec des inhibiteurs de la pompe à proton n’est pas recommandée (voir rubrique

4.5). Si l’association de l’atazanavir avec un inhibiteur de la pompe à proton est jugée indispensable, une surveillance

clinique étroite (ex : surveillance de la charge virale) est recommandée associée avec une augmentation de la dose de

l’atazanavir à 400 mg avec 100 mg de ritonavir ; une dose maximale de 20 mg d’oméprazole ne doit pas être dépassée.

L’oméprazole, comme tous les médicaments antisécrétoires gastriques acides, peut réduire l’absorption de la vitamine B12

(cyanocobalamine), en raison de l’hypo – ou achlorhydrie. Ceci devra être pris en compte lors d’un traitement au long cours

chez les patients disposant de réserves réduites ou présentant des facteurs de risques de diminution de l’absorption de la

vitamine B12.

L’oméprazole est un inhibiteur du CYP2C19. Au début et à la fin d’un traitement avec l’oméprazole, le risque d’interactions

avec les produits métabolisés par le CYP2C19 doit être envisagé. Une interaction entre le clopidogrel et l’oméprazole a été

observée (voir rubrique 4.5). La pertinence clinique de cette interaction est incertaine. Par précaution, l’utilisation

concomitante d’oméprazole et de clopidogrel doit être déconseillée.

Un traitement par inhibiteurs de la pompe à protons pourrait légèrement augmenter le risque d’infections gastrointestinales,

comme une infection par Salmonella et par Campylobacter (voir rubrique 5.1).

Comme dans tous les traitements à long terme, en particulier lorsque la période de traitement est supérieure à un an, une

surveillance régulière des patients est nécessaire.

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

Effets de l’oméprazole sur la pharmacocinétique des autres substances actives

Substances actives dont l’absorption est dépendante du pH

La diminution de l’acidité intragastrique au cours du traitement avec l’oméprazole peut diminuer ou augmenter l’absorption

des substances actives dont l’absorption est dépendante du pH.

Nelfinavir, atazanavir

Les concentrations plasmatiques de l'atazanavir et du nelfinavir diminuent en cas de co-administration avec l'oméprazole.

L'administration concomitante d'oméprazole avec le nelfinavir est contre-indiquée (voir rubrique 4.3).

L'administration concomitante d'oméprazole (40 mg une fois par jour) a entraîné une diminution de l’exposition moyenne au

nelfinavir de 40 % et une diminution de l’exposition moyenne de son métabolite pharmacologiquement actif M8 de 75-90 %.

L’interaction pourrait également entraîner une inhibition du CYP2C19.

L'administration concomitante d'oméprazole avec l’atazanavir n'est pas recommandée (voir rubrique 4.4).

L’oméprazole (40 mg en une prise par jour) administré en association avec l’atazanavir 300 mg associé au ritonavir 100 mg,

chez des volontaires sains, a entraîné une diminution de 75 % de l’exposition à l’atazanavir. L’augmentation de la posologie

de l’atazanavir à 400 mg n’a pas compensé l’impact de l’oméprazole sur l’exposition à l’atazanavir. L’association

d’oméprazole (20 mg une fois par jour) avec l’atazanavir 400 mg/ritonavir 100 mg chez des volontaires sains a diminué

approximativement de 30% l’exposition à l’atazanavir en comparaison à l’exposition observée avec l’atazanavir 300 mg/

ritonavir 100 mg une fois par jour administré seul.

Digoxine

Un traitement concomitant par oméprazole (20 mg par jour) et digoxine chez des sujets sains augmente la biodisponibilité de

la digoxine de 10%. La toxicité de la digoxine est rarement rapportée. Cependant, il faut être prudent chez les patients âgés

lorsque l’oméprazole est administré à de fortes doses. La surveillance thérapeutique de la digoxine doit alors être renforcée.

Clopidogrel

Dans une étude clinique en cross-over, ont été administrés pendant 5 jours le clopidogrel (dose de charge de 300 mg suivie

de 75 mg/jour) seul ou associé à l’oméprazole (80 mg en même temps que le clopidogrel). L’exposition du métabolite actif

du clopidogrel a diminué de 46 % (jour 1) et de 42 % (jour 5) quand le clopidogrel et l’oméprazole ont été administrés

ensemble. L’inhibition moyenne de l’agrégation plaquettaire (IAP) a été diminuée de 47% (24 heures) et de 30% (jour 5)

quand le clopidogrel et l’oméprazole ont été administrés ensemble. Dans une autre étude, il a été montré qu’administrer du

clopidogrel et de l’oméprazole à des moments différents n’empêche pas leur interaction qui est vraisemblablement induite

par l’effet inhibiteur de l’oméprazole sur le CYP2C19. Des données inconsistantes sur les implications cliniques de cette

interaction PK/PD en termes d’événements cardiovasculaires majeurs ont été rapportées dans des études observationnelles

et cliniques.

Autres substances actives

L’absorption du posaconazole, de l’erlotinib, du kétoconazole et de l’itraconazole est significativement diminuée et

l’efficacité clinique peut donc être affaiblie. L’association concomitante du posaconazole et de l’erlotinib avec l’oméprazole

doit être évitée.

Substances actives métabolisées par le CYP2C19

L’oméprazole est un inhibiteur modéré du CYP2C19, principal enzyme de métabolisation de l’oméprazole. De ce fait, lors

d’une administration concomitante avec des substances actives métabolisées par le CYP2C19, la métabolisation peut être

diminuée et l’exposition systémique de ces substances augmentée. Des exemples de tels médicaments sont la R-warfarine

et les autres anti-vitamines K, le cilostazol, le diazépam et la phénytoïne.

Cilostazol

L’oméprazole administré à la dose de 40 mg à des sujets sains dans une étude en cross-over, a augmenté la Cmax et l’ASC

pour le cilostazol de 18% et 26% respectivement, et pour l’un de ses métabolites actifs de 29% et 69% respectivement.

Phénytoïne

Il est recommandé de surveiller les concentrations plasmatiques de phénytoïne durant les deux premières semaines qui

suivent l’initiation d’un traitement par oméprazole. Si un ajustement de dose de phénytoïne est réalisé, une surveillance et

des ajustements de doses successifs peuvent être nécessaires jusqu’à la fin du traitement par oméprazole.

Mécanisme inconnu

Saquinavir

Il resulte de l'administration concomitante d'oméprazole avec du saquinavir/ritonavir une augmentation des concentrations

plasmatiques d’environ 70% pour le saquinavir, ceci associé à une bonne tolérance chez les patients infectés par le VIH.

Tacrolimus

L’administration concomitante d’oméprazole augmente les concentrations sériques de tacrolimus. Une surveillance

renforcée des concentrations du tacrolimus et de la fonction rénale (clairance de la créatinine) doit être réalisée ainsi qu’un

ajustement du dosage du tacrolimus si nécessaire.

Effets des autres substances actives sur la pharmacocinétique de l’oméprazole

Inhibiteurs du CYP2C19 et/ou du CYP3A4

Comme l’oméprazole est métabolisé par CYP2C19 et CYP3A4, des substances actives connues pour inhiber CYP2C19 ou

CYP3A4 (telles que la clarithromycine et le voriconazole) peuvent conduire à une augmentation des taux sériques

d’oméprazole par diminution de sa métabolisation. L’administration concomitante du voriconazole a entraîné plus d’un

doublement de l’exposition à l’oméprazole. L’oméprazole à forte dose a été bien toléré, l’ajustement des doses

d’oméprazole n’est généralement pas nécessaire. Cependant, un ajustement de dose peut être nécessaire chez les patients

souffrant d’une insuffisance hépatique sévère et si un traitement à long terme est indiqué.

Inducteurs du CYP2C19 et/ou du CYP3A4

Des substances actives connues pour être inductrices du CYP2C19 ou du CYP3A4 ou des deux (comme la rifampicine et le

millepertuis) peuvent entraîner une diminution des concentrations plasmatiques d’oméprazole par augmentation de sa

métabolisation.

4.6. Grossesse et allaitement

Les résultats de trois études épidémiologiques prospectives (plus de 1000 résultats d’expositions) indiquent qu’il n’y a

aucun effet indésirable de l’oméprazole lors de la grossesse ou sur la santé du fœtus/nouveau-né. L’oméprazole peut être

utilisé lors de la grossesse.

L’oméprazole est excrété dans le lait maternel, mais n’a probablement pas d’influence sur l’enfant s’il est utilisé à dose

thérapeutique.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Il est peu probable que MOPRAL affecte l’aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines. Des effets

indésirables tels qu’étourdissements et troubles visuels peuvent se produire (voir rubrique 4.8). Si cela est le cas, les

patients ne doivent pas conduire de véhicules automobiles ou utiliser des machines.

4.8. Effets indésirables

Les effets indésirables les plus fréquents (1-10% des patients) sont les céphalées, les douleurs abdominales, la

constipation, la diarrhée, les flatulences et les nausées/vomissements.

Les effets indésirables suivants ont été rapportés ou suspectés au cours des essais cliniques de l’oméprazole et depuis sa

mise sur le marché. Aucun des effets n’a été dose-dépendant. Les effets indésirables sont classés par fréquence et par

classe de système d’organes. La fréquence est définie par la convention suivante : très fréquent (> 1/10), fréquent (> 1/100 à

< 1/10), peu fréquent (> 1/1 000 à <1/100), rare (> 1/10 000 à < 1/1 000), très rare < 1/10 000), fréquence indéterminée (ne

peut être estimée sur la base des données disponibles).

Fréquence et

classe de

système

d’organes

Effet indésirable

Affections hématologiques et du système lymphatique

Rare :

Leucopénie, thrombocytopénie

Très rare :

Agranulocytose, pancytopénie

Affections du système immunitaire

Rare :

Réactions d’hypersensibilité telles que fièvre, angio-œdème et

réaction/choc anaphylactique

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Rare :

Hyponatrémie

Très rare :

Hypomagnésémie

Affections psychiatriques

Peu fréquent :

Insomnie

Rare :

Agitation, confusion, dépression

Très rare :

Agressivité, hallucinations

Affections du système nerveux

Fréquent :

Céphalées

Peu fréquent :

Étourdissements, paresthésie, somnolence

Rare :

Troubles du goût

Affections oculaires

Rare :

Vision trouble

Affections de l’oreille et du labyrinthe

Peu fréquent :

Vertiges

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Rare :

Bronchospasme

Affections gastro-intestinales

Fréquent :

Douleurs abdominales, constipation, diarrhée, flatulence,

nausées/vomissements

Rare :

Sécheresse buccale, stomatite, candidose gastro-intestinale

Affections hépatobiliaires

Peu fréquent :

Augmentation des enzymes hépatiques

Rare :

Hépatite avec ou sans ictère

Très rare :

Insuffisance hépatique, encéphalopathie chez les patients ayant

une insuffisance hépatique préexistante

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Peu fréquent :

Dermatite, prurit, rash, urticaire

Rare :

Alopécie, photosensibilité

Très rare :

Erythème polymorphe, syndrome de Stevens-Johnson, nécrolyse

épidermique toxique

Affections musculo-squelettiques et systémiques

Rare :

Arthralgies, myalgies

Très rare :

Faiblesses musculaires

Affections du rein et des voies urinaires

Rare :

Néphrite interstitielle

Affections des organes de reproduction et du sein

Très rare :

Gynécomastie

Troubles généraux et anomalies au site d’administration

Peu fréquent :

Malaise, œdème périphérique

Rare :

Augmentation de la sudation

Des cas d’atteintes visuelles irréversibles ont été décrits chez un nombre isolé de patients présentant une altération sévère

de l’état général et ayant reçu de l’oméprazole par voie intraveineuse, essentiellement à fortes doses, sans qu’un lien de

causalité n’ait été établi.

4.9. Surdosage

Il y a peu d’information disponible relative aux effets d’un surdosage d’oméprazole chez les humains. Dans la littérature, des

doses allant jusqu’à 560 mg ont été décrites, et des administrations de doses uniques orales d’oméprazole allant jusqu’à 2

400 mg (120 fois la dose clinique usuelle recommandée) ont été rapportées de façon occasionnelle. Nausées,

vomissements, étourdissements, douleurs abdominales, diarrhées et céphalées ont été rapportés. De même des cas

d’apathie, de dépression et de confusion ont été décrits dans des cas isolés.

Les symptômes liés à un surdosage d’oméprazole décrits sont transitoires, et aucun effet grave n’a été rapporté. Le taux

d’élimination est resté inchangé (cinétique de premier ordre) avec l’augmentation des doses. Le traitement, s’il est

nécessaire, est symptomatique.

Dans des études cliniques, des doses intraveineuses allant jusqu'à 270 mg sur une même journée et jusqu’à 650 mg sur

une période de trois jours n'ont pas entraîné d’événements indésirables liés à la dose.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

5.1. Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique : inhibiteurs de la pompe à protons. Code ATC : A02BC01

Mécanisme d’action

L’oméprazole est un mélange racémique de deux énantiomères réduisant la sécrétion acide gastrique par un mécanisme

d’action spécifiquement ciblé. C’est un inhibiteur spécifique de la pompe à protons dans la cellule pariétale. Il agit

rapidement et entraîne un contrôle de la sécrétion acide gastrique par une inhibition réversible, avec une prise journalière.

L’oméprazole est une base faible. Il est concentré et converti en forme active dans l’environnement hautement acide des

canalicules intracellulaires des cellules pariétales, où il inhibe l’enzyme H+K+-ATPase (la pompe à protons). Cette étape

finale du processus de formation de l’acidité gastrique est dépendante de la dose et entraîne une inhibition importante à la

fois de la sécrétion acide basale et de la sécrétion acide stimulée, quel que soit le stimulus.

Effets pharmacodynamiques

Tous les effets pharmacodynamiques observés peuvent être expliqués par l’effet de l’oméprazole sur la sécrétion acide.

Effet sur la sécrétion acide gastrique

L’oméprazole administré par voie intraveineuse produit une inhibition dose dépendante de la sécrétion acide gastrique chez

l’homme. Afin d’obtenir immédiatement une réduction de l’acidité intragastrique, similaire à celle observée avec

l’administration orale répétée de doses de 20 mg, l’administration d’une première dose de 40 mg par voie intraveineuse est

recommandée. Il en résulte une diminution immédiate de l’acidité intragastrique, et une diminution moyenne sur 24 heures

d’environ 90 % à la fois pour la perfusion et l’injection intraveineuse.

L’inhibition de la sécrétion acide est liée à l’aire sous la courbe des concentrations plasmatiques en fonction de

l’oméprazole (ASC) et non à la concentration plasmatique à un temps donné.

Il n’a pas été observé de tachyphylaxie lors du traitement par oméprazole.

Effet sur H. pylori

H. pylori est associé à la maladie ulcéreuse gastroduodénale incluant l’ulcère gastrique et l’ulcère duodénal. H. pylori est un

facteur important dans le développement de la gastrite. H. pylori et l’acide gastrique sont des facteurs importants dans le

développement de la maladie ulcéreuse gastroduodénale. H. pylori est un facteur important dans le développement de la

gastrite atrophique, associée à une augmentation du risque de développer un cancer gastrique.

L’éradication de H. pylori par l’oméprazole associé à des antibiotiques est associée à des taux élevés de cicatrisation et de

rémission à long terme des ulcères gastroduodénaux.

Autres effets liés à l’inhibition acide

Lors d’un traitement à long terme, des kystes glandulaires gastriques ont été observés avec une fréquence légèrement

augmentée. Ces modifications sont une conséquence physiologique d’une inhibition prononcée de la sécrétion acide : elles

sont bénignes et réversibles.

La diminution de l'acidité gastrique, quelle qu’en soit l’origine y compris l’utilisation des inhibiteurs de la pompe à protons,

favorise le développement de bactéries intra-gastriques normalement présentes dans le tractus gastro-intestinal. Un

traitement entraînant la diminution de l’acidité peut conduire à un risque légèrement augmenté d’infections gastro-

intestinales, telles que les infections par Salmonella et par Campylobacter.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques

Distribution

Le volume de distribution apparent chez les sujets sains est approximativement de 0,3 l/kg de poids corporel. L’oméprazole

est lié à 97 % aux protéines plasmatiques.

Métabolisme

L’oméprazole est totalement métabolisé par le cytochrome P450 (CYP). La majeure partie de son métabolisme est

dépendante du polymorphisme de l’enzyme CYP2C19, responsable de la formation de l’hydroxy-oméprazole, principal

métabolite plasmatique. La partie restante est dépendante d’une autre isoforme spécifique, le CYP3A4, responsable de la

formation de sulfone d’oméprazole. Du fait de la forte affinité de l’oméprazole pour le CYP2C19, il existe potentiellement une

inhibition compétitive et des interactions médicamenteuses métaboliques avec d’autres substrats du CYP2C19. En

revanche, l’oméprazole n’a pas le potentiel d’inhiber le métabolisme d’autres substrats du CYP3A4 du fait de sa faible

affinité pour le CYP3A4.

De plus, l’oméprazole n’a pas d’effet inhibiteur sur les principales enzymes CYP.

Environ 3% de la population caucasienne et 15-20% de la population asiatique possèdent une enzyme CYP2C19 peu

fonctionnelle et sont appelés métaboliseurs lents. Chez ces individus, le métabolisme de l’oméprazole est probablement

principalement réalisé par le CYP3A4. Après des administrations répétées de doses uniques journalières de 20 mg

d’oméprazole, l’aire sous la courbe (ASC) moyenne a été de 5 à 10 fois supérieure chez les métaboliseurs lents que chez

les sujets ayant une enzyme CYP2C19 fonctionnelle (métaboliseurs rapides). Les pics de concentrations plasmatiques

moyens étaient également de 3 à 5 fois plus élevés. Ceci n’a pas d’implication sur la posologie quotidienne de l’oméprazole.

Excrétion

La clairance plasmatique totale est d’environ 30-40 l/h après une dose unique. La demi-vie d’élimination plasmatique de

l’oméprazole est habituellement inférieure à 1 heure après une administration quotidienne unique et répétée. L’oméprazole

est éliminé complètement du plasma entre 2 administrations sans tendance à l’accumulation pour une administration

quotidienne. Près de 80% de l’administration d’une dose est excrété sous forme de métabolites dans les urines, le reste

dans les fèces, provenant principalement de la sécrétion biliaire.

L’aire sous la courbe d’oméprazole (ASC) augmente avec des administrations répétées. Cette augmentation est dose-

dépendante et résulte en une relation non linéaire dose - ASC après administrations répétées. Cet effet temps- et dose-

dépendant est dû à une diminution du premier passage hépatique et de la clairance systémique, probablement lié à une

inhibition de l’enzyme CYP2C19 par l’oméprazole et/ou ses métabolites (ex : sulfone).

Il n’a pas été mis en évidence d’effet sur la sécrétion acide gastrique par les métabolites de l’oméprazole.

Populations spécifiques

Insuffisants hépatiques

Le métabolisme de l’oméprazole des patients présentant une insuffisance hépatique est altéré, entraînant une augmentation

de l’aire sous la courbe. L’oméprazole ne montre pas de tendance à l’accumulation avec une seule prise par jour.

Insuffisants rénaux

La pharmacocinétique de l’oméprazole, incluant la biodisponibilité systémique et le taux d’élimination n’est pas modifiée

chez les patients présentant une insuffisance rénale.

Les sujets âgés

Le métabolisme de l’oméprazole est légèrement réduit chez le sujet âgé (75-79 ans).

5.3. Données de sécurité préclinique

Les études chez le rat traité à long terme avec de l’oméprazole ont montré une hyperplasie des cellules ECL gastriques et

des tumeurs carcinoïdes. Ces modifications sont le résultat d’une hypergastrinémie prolongée, secondaire à l’inhibition

acide. Des observations similaires ont été faites après traitement avec des antagonistes du récepteur H2, des inhibiteurs de

la pompe à protons, et après fundectomie partielle. De ce fait, ces changements ne résultent pas d’un effet direct d’une

quelconque substance active individuelle.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES

6.1. Liste des excipients

Edétate disodique, hydroxyde de sodium (pour ajustement du pH).

6.2. Incompatibilités

Ce médicament ne doit pas être mélangé avec d’autres produits que ceux mentionnés dans la rubrique 6.6.

6.3. Durée de conservation

Sans ouvrir la boîte : 2 ans.

La solution reconstituée :

La stabilité physico-chimique de la solution pour perfusion reconstituée dans du chlorure de sodium 9 mg/ml (0,9 %) a été

démontrée pendant 12 heures à 25 °C.

La stabilité physico-chimique de la solution pour perfusion reconstituée dans du glucose 50 mg/ml (5 %) a été démontrée

pendant 6 heures à 25 °C.

Toutefois du point de vue microbiologique, le produit doit être utilisé immédiatement, à moins qu’il ne soit reconstitué sous

des conditions aseptiques contrôlées et validées.

6.4. Précautions particulières de conservation

A conserver à une température ne dépassant pas 25°C.

Conserver le flacon dans l’emballage extérieur d’origine à l'abri de la lumière. Les flacons peuvent cependant être conservés

24 heures exposés à la lumière d’intérieur en dehors de la boîte.

Pour les conditions de conservation du médicament reconstitué, voir rubrique 6.3.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur

Flacon de 10 ml en verre incolore en borosilicate de type I fermé par un bouchon en élastomère butylhalogéné, une capsule

de sertissage en aluminium protégée par une enveloppe en plastique polypropylène.

Boîte de 1, 5 ou 10 flacons.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6. Précautions particulières d’élimination et de manipulation

Le contenu de chaque flacon, doit être dissous dans environ 5 ml et être alors immédiatement dilué dans 100 ml. Une

solution pour perfusion de chlorure de sodium 9 mg/ml (0,9 %) ou une solution pour perfusion de glucose 50 mg/ml (5 %)

doivent être utilisées. La stabilité de l’oméprazole est influencée par le pH de la solution pour perfusion ce qui explique

pourquoi aucun autre solvant ou quantité ne doit être utilisé pour la dilution.

Préparation

1. Au moyen d'une seringue, aspirer 5 ml de la solution pour perfusion issue du flacon ou de la poche de 100 ml.

2. Introduire ce volume dans le flacon d’oméprazole lyophilisé et mélanger fortement jusqu'à dissolution complète.

3. Aspirer la solution d’oméprazole obtenue à l’aide d’une seringue.

4. Transférer cette solution dans le flacon ou la poche pour perfusion.

5. Répéter les étapes 1 à 4 de façon à s'assurer que tout le produit a été transféré du flacon vers le flacon ou la poche de

perfusion.

Méthode alternative pour perfusion dans des conditionnements flexibles

1. Au moyen d'un set de transfert à double entrée, brancher l'une des entrées sur la membrane d’injection de la poche de

perfusion. Connecter l'autre entrée sur le flacon de lyophilisat d’oméprazole.

2. Dissoudre l’oméprazole en pompant la solution pour perfusion dans la poche de perfusion vers le flacon d’oméprazole.

3. S'assurer que l’oméprazole est bien dissout.

La solution pour injection est administrée en perfusion intraveineuse sur 20 à 30 minutes.

Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

ASTRAZENECA

1, PLACE RENAULT

92844 RUEIL MALMAISON CEDEX

8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

341 430-5 ou 34009 341 430 5 2 : poudre en flacon (verre). Boîte de 1.

341 736-7 ou 34009 341 736 7 7 : poudre en flacon (verre). Boîte de 5.

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION

[à compléter par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE

[à compléter par le titulaire]

11. DOSIMETRIE

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES

Sans objet.

CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE

Médicament soumis à prescription médicale.

Liste II.

Produits similaires

Rechercher des alertes liées à ce produit

Afficher l'historique des documents

Partagez cette information