MINT-ESCITALOPRAM Comprimé

Canada - français - Health Canada

Achète-le

Ingrédients actifs:
Escitalopram (Oxalate d'escitalopram)
Disponible depuis:
MINT PHARMACEUTICALS INC
Code ATC:
N06AB10
DCI (Dénomination commune internationale):
ESCITALOPRAM
Dosage:
10MG
forme pharmaceutique:
Comprimé
Composition:
Escitalopram (Oxalate d'escitalopram) 10MG
Mode d'administration:
Orale
Unités en paquet:
100
Type d'ordonnance:
Prescription
Domaine thérapeutique:
SELECTIVE-SEROTONIN REUPTAKE INHIBITORS
Descriptif du produit:
Numéro de groupe d'ingrédients actifs (GIA) :0150435002; AHFS: 28:16.04.20
Statut de autorisation:
APPROUVÉ
Numéro d'autorisation:
02407418
Date de l'autorisation:
2015-01-16

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MONOGRAPHIE PRODUIT

Pr

MINT-ESCITALOPRAM

Comprimés d’oxalate d’escitalopram

10, 15, 20 mg d’escitalopram

Norme du fabricant

Antidépresseur

Mint Pharmaceuticals Inc.

Date de révision :

6575 Davand Drive

le 27 juillet 2020

Mississauga, Ontario

L5T 2M3

Numéros de contrôle : 237586

Mint-Escitalopram Pristine PM - FR

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Table des matières

PARTIE I : RENSEIGNEMENTS POUR LE PROFESSIONNEL DE LA SANTÉ ............. 3

RENSEIGNEMENTS SOMMAIRES SUR LE PRODUIT ............................................... 3

INDICATIONS ET UTILISATION CLINIQUE ............................................................... 3

CONTRE-INDICATIONS ................................................................................................. 4

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS ......................................................................... 5

EFFETS INDÉSIRABLES ............................................................................................... 12

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES ..................................................................... 23

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION ........................................................................... 30

SURDOSAGE .................................................................................................................. 32

MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE ............................................. 33

ENTREPOSAGE ET STABILITÉ ................................................................................... 35

FORMES POSOLOGIQUES, COMPOSITION ET CONDITIONNEMENT ................ 35

PARTIE II : RENSEIGNEMENTS SCIENTIFIQUES .......................................................... 37

RENSEIGNEMENTS PHARMACEUTIQUES .............................................................. 37

ESSAIS CLINIQUES ....................................................................................................... 38

PHARMACOLOGIE DÉTAILLÉE ................................................................................. 40

TOXICOLOGIE ............................................................................................................... 45

RÉFÉRENCES ................................................................................................................. 50

PARTIE III : RENSEIGNEMENTS POUR LE CONSOMMATEUR ................................. 53

Mint-Escitalopram Pristine PM - FR

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Pr

MINT-ESCITALOPRAM

Comprimés d’oxalate d’escitalopram

à 10, 15 et 20 mg sous forme d’escitalopram

PARTIE I : RENSEIGNEMENTS POUR LE PROFESSIONNEL DE LA SANTÉ

RENSEIGNEMENTS SOMMAIRES SUR LE PRODUIT

INDICATIONS ET UTILISATION CLINIQUE

Adultes

MINT-ESCITALOPRAM

indiqué

pour

traitement

symptomatique

trouble

dépressif majeur (TDM).

L’efficacité de l’oxalate d’escitalopram pour maintenir la réponse antidépressive a été

démontrée lors d’une étude comparative avec placebo chez des patients souffrant du trouble

dépressif majeur qui avaient répondu à un traitement par l’oxalate d’escitalopram à court

terme de 8 semaines et que l’on a ensuite suivis pendant une période allant jusqu’à 36

semaines afin d’observer les rechutes (voir

ESSAIS CLINIQUES

Le médecin qui

opte

pour

un traitement prolongé par

MINT-ESCITALOPRAM

doit

périodiquement réévaluer l’utilité de ce traitement chez son patient.

Gériatrie (≥ 65 ans) :

Au sein de la population âgée, on recommande des doses plus faibles et une dose maximale plus

faible (voir

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION, Gériatrie

MISES EN GARDE ET

PRÉCAUTIONS, Populations particulières, Gériatrie)

Pédiatrie (< 18 ans) :

MINT-ESCITALOPRAM n’est pas indiqué chez les patients de moins de 18 ans (voir

MISES EN

GARDE ET PRÉCAUTIONS, Généralités, Risque de changements comportementaux et

émotifs, voire d’automutilation

Voie

d’administration

Forme posologique et

concentration

Tous les ingrédients non médicinaux

Orale

Comprimés à 10, 15 et

20 mg

Cellulose microcristalline, dioxyde de silice

colloïdal anhydre, croscarmellose sodique,

talc, stéarate de magnésium, eau purifiée,

hypromellose, polysorbate 80, polyéthylène

glycol et dioxyde de titane

Mint-Escitalopram Pristine PM - FR

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CONTRE-INDICATIONS

MINT-ESCITALOPRAM est contre-indiqué en présence d’une hypersensibilité connue à

l’escitalopram ou à tout autre excipient du médicament. Pour obtenir une liste complète,

veuillez consulter la section Formes posologiques, composition et conditionnement de la

monographie.

MINT-ESCITALOPRAM

contre-indiqué

présence

d’un

allongement

connu

l’intervalle QT ou d’un syndrome du QT long congénital (voir également Mises en garde et

précautions, Effets indésirables/Effets indésirables observés après la commercialisation

/Troubles cardiaques, Interactions médicamenteuses/Allongement de l’intervalle QT).

I

NHIBITEURS DE LA MONOAMINE OXYDASE

Des réactions graves ont été signalées chez des patients qui recevaient un inhibiteur sélectif

du recaptage de la sérotonine (ISRS) en association avec un inhibiteur de la monoamine

oxydase (IMAO) ou du moclobémide, IMAO réversible, ainsi que chez des patients qui

venaient de mettre fin à leur traitement par un ISRS et qui commençaient un traitement par

IMAO

(voir

INTERACTIONS

MÉDICAMENTEUSES

L’administration

concomitante d’un ISRS et d’un IMAO a entraîné des réactions graves, parfois mortelles,

dont l’hyperthermie, la rigidité, les myoclonies, une instabilité du système autonome avec

risque de fluctuations des signes vitaux, des altérations de l’état mental comme une agitation

extrême évoluant vers le délire et le coma. Certains cas se caractérisaient par des signes

évocateurs du syndrome sérotoninergique.

MINT-ESCITALOPRAM ne doit donc pas être administré en concomitance avec un IMAO

ni dans les 14 jours suivant l’arrêt d’un traitement par un IMAO (y compris le linézolide, un

antibiotique inhibant la monoamine oxydase de manière non sélective et réversible, ainsi

que le bleu de méthylène, qui est un IMAO). De même, au moins 14 jours doivent s’écouler

après l’arrêt d’un traitement par MINT-ESCITALOPRAM avant qu’un traitement par un

IMAO ne soit amorcé.

P

IMOZIDE

L’oxalate d’escitalopram ne doit pas être administré en concomitance avec du pimozide, un

antipsychotique, car les résultats d’une étude comparative sur le citalopram (racémate)

indiquent que l’usage concomitant des deux médicaments est associé à un risque accru

d’allongement de l’intervalle QTc par rapport au pimozide administré seul. Cette interaction

pharmacodynamique

apparente

survenue

l’absence

d’une

interaction

pharmacocinétique cliniquement significative; on

ignore le mécanisme en cause (voir

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

Mint-Escitalopram Pristine PM - FR

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MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS

G

ÉNÉRALITÉS

R

ISQUE DE CHANGEMENTS COMPORTEMENTAUX ET ÉMOTIFS

,

VOIRE D

AUTOMUTILATION

Enfants et adolescents : Données tirées d’essais cliniques comparatifs avec placebo

Des analyses récentes de bases de données d’essais cliniques sur l’innocuité des ISRS et

des autres antidépresseurs de nouvelle génération laissent supposer que l’utilisation de

ces médicaments chez des patients de moins de 18 ans pourrait être associée à des

changements comportementaux et émotifs et peut-être même comporter un risque accru

d’idées et de comportements suicidaires par rapport à un placebo.

Le petit nombre de patients dans les bases de données d’essais cliniques et la variabilité

des taux enregistrés dans les groupes placebo ne permettent pas de tirer des conclusions

fiables quant à l’innocuité relative de ces médicaments.

Adultes, enfants et adolescents : Données supplémentaires

Lors d’essais cliniques et de programmes de pharmacovigilance sur les ISRS et les

autres

antidépresseurs

de

nouvelle

génération

lesquels

essais

ou

programmes

englobaient à la fois des enfants, des adolescents et des adultes – on a signalé des effets

indésirables graves de type agitation, couplés à des actes d’automutilation ou à des

comportements agressifs à l’égard d’autrui. Ces effets indésirables de type agitation

sont

les

suivants :

akathisie,

agitation,

labilité

émotionnelle,

hostilité,

agressivité,

dépersonnalisation. Dans certains cas, ces effets indésirables sont apparus plusieurs

semaines après le début du traitement.

Il est conseillé de suivre rigoureusement l’état clinique du patient, peu importe son

âge,

afin

de

déceler

les

idées

suicidaires

ou

tout

autre

indice

du

risque

de

comportement suicidaire. Cette surveillance inclut les changements comportementaux

et émotifs de type agitation.

La

FDA

a

publié

une

méta-analyse

d’essais

cliniques

avec

placebo

sur

l’emploi

d’antidépresseurs chez des adultes de 18 à 24 ans atteints de troubles psychiatriques selon

laquelle les antidépresseurs augmentent le risque de comportement suicidaire par rapport

au placebo.

Symptômes de retrait

On NE doit PAS mettre fin abruptement au traitement par MINT-ESCITALOPRAM en

raison

du

risque

de symptômes

de

retrait.

Lorsque

le

médecin

décide

d’arrêter

un

traitement

par

un

ISRS

ou

un

autre

antidépresseur

de

nouvelle

génération,

on

recommande une baisse graduelle de la dose par opposition à un arrêt soudain.

A

RRÊT DU TRAITEMENT PAR

MINT-ESCITALOPRAM

L’arrêt

traitement

exige

surveillance

symptômes

parfois

associés

retrait

médicament (par exemple, étourdissements, rêves inhabituels, troubles sensoriels [entre autres,

Mint-Escitalopram Pristine PM - FR

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paresthésies

sensation

chocs

électriques],

agitation,

anxiété,

indifférence

émotionnelle,

difficulté

concentration,

céphalées,

migraines,

tremblements,

nausées,

vomissements

sudation) ou de tout autre symptôme qui pourrait être cliniquement important (voir

EFFETS

INDÉSIRABLES

). Dans la mesure du possible, on doit réduire la dose graduellement sur une

période

plusieurs

semaines

plutôt

d’arrêter

traitement

brusquement.

patient

manifeste des symptômes qu’il juge intolérables après une diminution de la dose ou l’arrêt du

traitement, l’ajustement posologique doit tenir compte de sa réponse clinique (voir

EFFETS

INDÉSIRABLES

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION

T

RAITEMENT PAR L

ESCITALOPRAM PENDANT LA GROSSESSE

-

EFFETS SUR LES NOUVEAU

-

NÉS

Lors d’études sur la reproduction chez l’animal, on a constaté qu’à des doses supérieures aux doses

thérapeutiques chez l’être humain, l’escitalopram avait des effets délétères sur le développement

embryonnaire, fœtal et postnatal (voir TOXICOLOGIE, Toxicité pour la reproduction). Comme on

n’a pas mené d’études en bonne et due forme chez la femme enceinte, on ne devrait prescrire de

MINT-ESCITALOPRAM pendant la grossesse que si les bienfaits éventuels du traitement pour la

patiente l’emportent sur les risques pour le fœtus.

Des cas rapportés dans le cadre du programme de pharmacovigilance indiquent que quelques

nouveau-nés exposés à un ISRS comme l’escitalopram et d’autres antidépresseurs vers la fin du

troisième trimestre ont eu des complications nécessitant une hospitalisation prolongée, un soutien

respiratoire

alimentation

gavage.

complications

peuvent

survenir

dès

l’accouchement. Lorsqu’il administre de MINT-ESCITALOPRAM à une patiente enceinte pendant

le troisième trimestre, le médecin doit soupeser soigneusement les risques éventuels en regard des

bienfaits éventuels du traitement (voir

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS

Populations

particulières,

Femmes

enceintes

et

femmes

qui

allaitent

POSOLOGIE

ET

ADMINISTRATION

A

LTÉRATION DE LA PERFORMANCE COGNITIVE ET MOTRICE

Lors d’une étude portant sur des volontaires sains, le citalopram (racémate) n’a pas altéré la

fonction cognitive ni la performance psychomotrice. Cependant, les psychotropes peuvent altérer le

jugement, la pensée ou les capacités motrices. Il faut donc déconseiller aux patients de conduire un

véhicule ou de manier des machines dangereuses jusqu’à ce qu’ils soient raisonnablement certains

de l’absence d’effets négatifs de l’escitalopram à cet égard.

Risque de fracture osseuse :

études

épidémiologiques

mettent

lumière

un risque

accru de

fracture

osseuse

après

exposition à certains antidépresseurs, y compris les ISRS et les inhibiteurs du recaptage de la

sérotonine et de la noradrénaline (IRSN). Ce risque est, semble-t-il, plus élevé en début de

traitement, mais on a observé une hausse significative du risque à des stades plus avancés du

traitement. On doit donc prendre en compte la possibilité d’une fracture pendant un traitement par

l’escitalopram. Si le patient est âgé ou particulièrement vulnérable aux fractures osseuses, il faudra

le mettre en garde contre les effets indésirables qui augmentent le risque de chute, tels que les

étourdissements et l’hypotension orthostatique, surtout au début du traitement, mais aussi peu après

le retrait du médicament. Des données préliminaires tirées d’études d’observation révèlent un lien

entre les ISRS/IRSN et la faible densité minérale osseuse chez les hommes et les femmes d’un

certain âge. D’ici à la parution d’autres données, on ne saurait exclure la possibilité qu’un

traitement au long cours par des ISRS/IRSN, y compris l’escitalopram, diminue la densité minérale

Mint-Escitalopram Pristine PM - FR

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osseuse, ce qui pourrait poser problème chez le patient atteint d’ostéoporose ou très vulnérable aux

fractures osseuses.

Les PRÉCAUTIONS supplémentaires qui suivent sont énumérées par ordre alphabétique.

C

ARCINOGENÈSE ET MUTAGENÈSE

Données chez l’animal : voir Partie II, section TOXICOLOGIE.

C

ARDIOVASCULAIRE

P

ATIENTS AVEC TROUBLES CARDIAQUES

Ni l’escitalopram ni le citalopram (racémate) n’ont fait l’objet d’une évaluation systématique chez

les patients ayant des antécédents récents d’infarctus du myocarde ou de troubles cardiaques

instables. Les patients souffrant de tels troubles étaient généralement exclus des études cliniques

précédant la commercialisation. Comme les autres ISRS, y compris le citalopram (racémate),

l’oxalate

d’escitalopram

entraîne

diminution

statistiquement

significative,

mais

sans

importance clinique, de la fréquence cardiaque. Chez les patients de moins de 60 ans, la diminution

moyenne sous l’effet de l’oxalate d’escitalopram était d’environ 2,3 battements par minute, alors

que, chez les patients de 60 ans ou plus, la diminution moyenne était d’environ 0,6 battement par

minute (voir

EFFETS INDÉSIRABLES, ECG

). Par conséquent, la prudence s’impose lorsque

MINT-ESCITALOPRAM est administré à des patients dont la fréquence cardiaque est déjà lente.

Allongement de l’intervalle QT

L’escitalopram a été associé à un allongement dose-dépendant de l’intervalle QT (voir également

Contre-indications, Effets indésirables/Effets indésirables observés après la commercialisation,

Troubles cardiaques/Interactions Médicamenteuses, Allongement de l’intervalle QT).

E

NDOCRINIEN

/

MÉTABOLISME

P

ATIENTS DIABÉTIQUES

Ni l’escitalopram ni le citalopram (racémate) n’ont fait l’objet d’une évaluation systématique chez

les diabétiques. Lors des études sur le citalopram (racémate), le diabète était un critère d’exclusion.

De rares épisodes d’hypoglycémie ont été signalés chez des patients qui prenaient du citalopram

(racémate). Le traitement par un ISRS chez un patient diabétique peut modifier le contrôle

glycémique (hypoglycémie et hyperglycémie). MINT-ESCITALOPRAM doit être administré avec

prudence chez les patients diabétiques qui reçoivent de l’insuline ou des hypoglycémiants oraux.

H

ÉMATOLOGIQUE

S

AIGNEMENTS ANORMAUX

Les ISRS et les IRSN, dont l’escitalopram, peuvent accroître le risque d’événement hémorragique

en gênant l’agrégation plaquettaire. L’usage concomitant d’acide acétylsalicylique (AAS), d’anti-

inflammatoires non stéroïdiens (AINS), de warfarine et d’autres anticoagulants peut accentuer le

risque. Des cas isolés et des études épidémiologiques (études cas-témoins et de cohorte) ont

objectivé

lien

entre

l’utilisation

médicaments

interfèrent

avec

recaptage

sérotonine et la survenue d’hémorragies digestives. Divers événements hémorragiques, depuis les

Mint-Escitalopram Pristine PM - FR

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ecchymoses,

hématomes,

épistaxis

pétéchies

jusqu’aux

hémorragies

potentiellement

mortelles, ont été associés au traitement par les ISRS et les IRSN.

On doit prévenir les patients du risque d’hémorragie associé à l’usage concomitant de MINT-

ESCITALOPRAM et d’AINS, d’AAS ou d’autres médicaments ayant des effets sur la coagulation

(voir INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES). La prudence est conseillée chez les patients

ayant

antécédents

troubles

hémorragiques

d’affections

prédisposantes

ex.,

thrombocytopénie).

H

ÉPATIQUE

/B

ILIAIRE

/P

ANCRÉATIQUE

I

NSUFFISANCE HÉPATIQUE

Chez les sujets d’une étude sur l’oxalate d’escitalopram qui souffraient d’insuffisance hépatique

légère à modérée, la demi-vie de l’escitalopram a été à peu près deux fois plus longue et

l’exposition au produit a été augmentée d’environ les deux tiers comparativement à des sujets dont

la fonction hépatique était normale. Par conséquent, en présence d’une insuffisance hépatique, on

recommande

d’utiliser

MINT-ESCITALOPRAM

avec

prudence

réduire

dose

(voir

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION

). On ne dispose d’aucune donnée sur les paramètres

pharmacocinétiques de l’escitalopram chez des patients présentant une insuffisance hépatique

sévère (classe C de Child-Pugh). On doit donc redoubler de prudence lorsqu’on utilise MINT-

ESCITALOPRAM en présence d’une insuffisance hépatique sévère.

N

EUROLOGIQUE

C

RISES CONVULSIVES

L’escitalopram n’a pas fait l’objet d’une évaluation systématique chez les patients souffrant d’un

trouble convulsif, ces patients ayant été exclus des études cliniques. Lors des essais cliniques sur

l’oxalate

d’escitalopram,

traitement

l’escitalopram

été

très

rarement

associé

convulsions (2 patients sur 3 981). À la lumière des données de postcommercialisation, l’oxalate

d’escitalopram se compare aux autres antidépresseurs quant aux crises convulsives signalées.

Comme les autres antidépresseurs, MINT-ESCITALOPRAM doit être employé avec prudence chez

les patients ayant des antécédents de trouble convulsif. Il convient de mettre fin au traitement par

MINT-ESCITALOPRAM chez le patient qui commence à faire des crises convulsives ou chez le

patient avec un diagnostic d’épilepsie dont les crises se font plus fréquentes. On doit éviter de

prescrire un ISRS en présence d’épilepsie instable et surveiller de près les patients dont l’épilepsie

est bien maîtrisée.

S

YNDROME SÉROTONINERGIQUE

VÉNEMENTS ÉVOCATEURS D

UN SYNDROME MALIN DES

NEUROLEPTIQUES

Il est arrivé, quoique rarement, que des manifestations s’apparentant au syndrome sérotoninergique

ou au syndrome malin des neuroleptiques soient signalées durant le traitement par un ISRS, dont

l’escitalopram, en particulier lorsque celui-ci était administré en concomitance avec d’autres

médicaments sérotoninergiques et/ou des neuroleptiques. Comme ces syndromes peuvent avoir des

conséquences mettant en danger la vie du patient, on doit mettre fin au traitement par MINT-

ESCITALOPRAM

dans

l’éventualité

surviennent

manifestations

(caractérisées

survenue d’une constellation de symptômes comme l’hyperthermie, la rigidité, les myoclonies, une

Mint-Escitalopram Pristine PM - FR

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instabilité

système

autonome

avec

risque

fluctuations

rapides

signes

vitaux,

altérations de l’état mental, comme la confusion, l’irritabilité, une agitation extrême évoluant vers

délire

coma)

doit

amorcer

traitement

symptomatique

soutien.

MINT-

ESCITALOPRAM ne doit pas être administré en association avec un inhibiteur de la monoamine

oxydase ou un précurseur de la sérotonine (comme le L-tryptophane et l’oxitriptan) et doit être

utilisé avec prudence chez des patients recevant un autre médicament sérotoninergique (triptans,

certains antidépresseurs tricycliques, lithium, tramadol, millepertuis) à cause du risque d’apparition

syndrome

sérotoninergique

(voir

CONTRE-INDICATIONS

INTERACTIONS

MÉDICAMENTEUSES

Médicaments sérotoninergiques, Triptans

O

PHTALMOLOGIQUE

G

LAUCOME À ANGLE FERMÉ

Comme les autres antidépresseurs, les comprimés de citalopram peuvent provoquer une mydriase,

pouvant déclencher une crise de fermeture de l’angle chez un patient dont les angles oculaires sont

anatomiquement étroits. Les professionnels de la santé devraient aviser les patients de solliciter une

assistance médicale immédiate s’ils éprouvent une douleur oculaire, des changements de la vision

ou de l’enflure ou de la rougeur dans ou autour de l’œil.

P

SYCHIATRIQUE

S

UICIDE

/

I

DÉES SUICIDAIRES ET AGGRAVATION DE L

ÉTAT CLINIQUE

La dépression est associée à un risque accru d’idées suicidaires, d’automutilation et de suicide

(événements de nature suicidaire). Ce risque persiste jusqu’à ce que le sujet parvienne à une

rémission assez solide. Comme l’état du patient peut mettre plusieurs semaines à s’améliorer, il

convient

d’exercer

surveillance

étroite

jusqu’à

cette

amélioration

survienne.

L’expérience clinique montre que le risque de suicide peut augmenter aux premiers stades du

rétablissement. Par conséquent, les patients très à risque doivent faire l’objet d’une surveillance

étroite pendant toute la durée du traitement et devraient possiblement être hospitalisés. Afin de

réduire le risque de surdosage, il est essentiel de prescrire la plus faible quantité d’escitalopram

compatible avec une bonne conduite du traitement.

Par ailleurs, d’autres troubles mentaux traités par l’oxalate d’escitalopram peuvent être associés à

un risque accru d’événements de nature suicidaire. En outre, ces états peuvent côtoyer le trouble

dépressif majeur. On devrait donc traiter ces troubles mentaux en prenant les précautions qui sont

de rigueur lorsqu’on traite un trouble dépressif majeur.

Les patients qui ont des antécédents d’événements de nature suicidaire, tout comme ceux qui

entretiennent des idées suicidaires assez tenaces avant le début du traitement, sont davantage

vulnérables aux idées suicidaires et aux tentatives de suicide et devraient dès lors être surveillés de

près pendant le traitement. On doit donc exercer une surveillance étroite pendant le traitement, en

particulier chez les patients à risque élevé, surtout en début de traitement et après les ajustements

posologiques.

On doit demander au patient (et à son aidant) de demeurer à l’affût d’une détérioration de l’état

clinique,

comportements

idées

suicidaires

ainsi

tout

changement

comportement inhabituel et de consulter un médecin immédiatement si des symptômes de cette

Mint-Escitalopram Pristine PM - FR

Pg. 9

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nature se manifestent

(

voir

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Généralités, Risque de

changements comportementaux et émotifs, voire d’automutilation).

A

CTIVATION D

ACCÈS MANIAQUES OU HYPOMANIAQUES

Lors d’études comparatives avec placebo sur l’escitalopram, on a signalé l’activation d’un accès

maniaque ou hypomaniaque chez un des patients traités par l’oxalate d’escitalopram (n = 715),

alors que cet effet n’a été signalé chez aucun des patients recevant un placebo (n = 592).

L’activation

d’accès

maniaques

hypomaniaques

aussi

été

rapportée

chez

faible

pourcentage de patients qui recevaient du citalopram (racémate) et d’autres antidépresseurs

commercialisés.

Comme

c’est

pour

d’autres

antidépresseurs,

l’utilisation

doxalate

d’escitalopram commande la prudence chez les patients ayant des antécédents d’accès maniaques

ou hypomaniaques.

Le trouble dépressif majeur peut être la première manifestation d’un trouble bipolaire. La prise

d’antidépresseurs seuls peut augmenter le risque d’épisodes maniaques chez les patients atteints

trouble

bipolaire.

Aussi

doit-on,

avant

d’amorcer

traitement

symptomatique

dépression, évaluer le patient pour déterminer s’il pourrait souffrir d’un trouble bipolaire.

É

LECTROCONVULSIVOTHÉRAPIE

(ECT)

L’innocuité et l’efficacité de l’usage concomitant de l’oxalate d’escitalopram ou du citalopram

(racémate) et de l’ECT n’ayant pas été évaluées, la prudence est de mise.

R

ÉNAL

H

YPONATRÉMIE

Comme c’est le cas pour d’autres antidépresseurs, de rares cas d’hyponatrémie et de syndrome de

sécrétion inappropriée d’hormone antidiurétique (SIADH) ont été signalés chez des patients qui

prenaient de l’escitalopram ou du citalopram (racémate). Dans la majorité des cas, cet effet

indésirable a été signalé chez des patients âgés ou encore, chez certains patients prenant des

diurétiques ou devenus hypovolémiques pour une autre raison. Les femmes âgées, en particulier,

semblent constituer un groupe à risque. La prudence s’impose donc chez les patients vulnérables,

par exemple les personnes âgées, chez les patients atteints de cirrhose ou lors de l’emploi

concomitant d’autres médicaments susceptibles de provoquer une hyponatrémie.

I

NSUFFISANCE RÉNALE

On ne dispose d’aucune donnée sur les effets pharmacocinétiques ou pharmacodynamiques de

l’escitalopram chez les patients présentant une insuffisance rénale. À la lumière des données dont

on dispose sur le citalopram (racémate), aucun ajustement posologique ne s’impose en présence

d’une insuffisance rénale légère à modérée. Comme on ne dispose d’aucune donnée quant aux

effets pharmacocinétiques ou pharmacodynamiques de l’escitalopram ou du citalopram (racémate)

chez les patients atteints d’une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 mL/min),

l’escitalopram

doit

être

utilisé

avec

prudence

chez

patients

(voir

POSOLOGIE

ET

ADMINISTRATION

Mint-Escitalopram Pristine PM - FR

Pg. 10

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P

OPULATIONS PARTICULIÈRES

Fertilité, femmes enceintes et nouveau-nés :

Fertilité masculine :

Des études chez l’animal montrent que certains ISRS peuvent modifier la

qualité du sperme (voir TOXICOLOGIE, Toxicité pour la reproduction). Des études de cas chez

l’humain ont révélé que l’effet de certains ISRS sur la qualité du sperme était réversible. À ce jour,

aucun effet sur la fertilité n’a été observé chez l’humain.

Femmes enceintes et nouveau-nés :

MINT-ESCITALOPRAM ne doit pas être employé pendant la grossesse, à moins que les bienfaits

potentiels pour la patiente l’emportent sur les risques éventuels pour le fœtus.

Complications d’une exposition aux ISRS vers la fin du troisième trimestre :

Si la mère continue de prendre de MINT-ESCITALOPRAM aux derniers stades de sa grossesse, en

particulier pendant le troisième trimestre, on devra surveiller de près le nouveau-né. En effet, un

syndrome de retrait peut survenir chez ce dernier si le traitement par MINT-ESCITALOPRAM se

poursuit en fin de grossesse, voire jusqu’à l’accouchement. Des cas rapportés dans le cadre du

programme de pharmacovigilance indiquent que quelques nouveau-nés exposés à un ISRS comme

l’oxalate d’escitalopram et d’autres antidépresseurs vers la fin du troisième trimestre ont eu des

complications nécessitant une hospitalisation prolongée, un soutien respiratoire et une alimentation

par gavage. Ces complications peuvent survenir dès l’accouchement. Les cas cliniques signalés

faisaient état des symptômes suivants : détresse respiratoire, cyanose, apnée, crises convulsives,

instabilité de la température corporelle, difficulté à s’alimenter, vomissements, hypoglycémie,

hypotonie,

hypertonie,

hyperréflexie,

tremblements,

énervement,

irritabilité,

léthargie,

pleurs

constants, somnolence et difficulté à dormir. Ces symptômes pourraient être le fait d’un syndrome

de retrait du médicament ou d’une activité sérotoninergique excessive. Dans la majorité des cas, ces

complications apparaissent immédiatement après l’accouchement ou peu après (< 24 heures). Il

importe de souligner que, dans certains cas, le tableau clinique est compatible avec un syndrome

sérotoninergique

(voir

MISES

EN

GARDE

ET

PRÉCAUTIONS

Syndrome

sérotoninergique/Syndrome

malin

des

neuroleptiques

Lorsqu’il

administre

MINT-

ESCITALOPRAM à une patiente enceinte pendant le troisième trimestre, le médecin doit soupeser

soigneusement

risques

éventuels

regard

bienfaits

potentiels

traitement

(voir

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION

Risque d’HTAPPN et exposition aux ISRS :

Des études épidémiologiques sur l’hypertension artérielle pulmonaire persistante du nouveau-né

(HTAPPN) ont révélé que l’emploi des ISRS (dont l’oxalate d’escitalopram) pendant la grossesse,

surtout vers la fin de cette dernière, était associé à un risque accru d’HTAPPN. L’HTAPPN, dont

la fréquence se situe à 1-2 naissance(s) vivante(s) sur 1 000 dans la population générale, est

associée à une morbimortalité néonatale appréciable. Une étude cas-témoin rétrospective menée

chez 377 femmes dont le nouveau-né souffrait d’HTAPPN et 836 femmes dont le nouveau-né

était en santé a permis d’établir que le risque d’apparition de l’HTAPPN était environ 6 fois plus

grand chez les nouveau-nés exposés aux ISRS après la 20

semaine de grossesse que chez ceux

qui n’avaient pas été exposés à un antidépresseur pendant la grossesse (risque relatif approché,

pour

odds ratio

: 6,1; IC à 95 % : 2,2-16,8). Par ailleurs, une étude réalisée à partir des données du

Swedish Medical Birth Register

sur 831 324 bébés nés entre 1997 et 2005 a révélé un risque

Mint-Escitalopram Pristine PM - FR

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Page 12 de 58

d’HTAPPN environ 2 fois plus élevé chez les femmes qui disaient avoir pris des ISRS pendant le

premier trimestre de leur grossesse (risque relatif : 2,4; IC à 95 % : 1,2-4,3) et environ 4 fois plus

élevé chez les femmes qui disaient avoir pris des ISRS non seulement pendant le premier

trimestre, mais aussi vers la fin de leur grossesse (risque relatif : 3,6; IC à 95 % : 1,2-8,3).

Femmes qui allaitent :

On n’a pas étudié l’oxalate d’escitalopram chez la femme qui allaite, mais on sait que le

citalopram (racémate) passe dans le lait humain et on s’attend donc à ce que l’escitalopram en

fasse autant. Par conséquent, MINT-ESCITALOPRAM ne doit pas être prescrit à des mères qui

allaitent, à moins que les bienfaits potentiels pour la patiente l’emportent nettement sur les risques

pour le nourrisson, auquel cas ce dernier devra être surveillé de près.

Pédiatrie (< 18 ans) :

MINT-ESCITALOPRAM n’est pas indiqué chez les patients de moins de 18 ans (voir

MISES EN

GARDE ET PRÉCAUTIONS, Généralités, Risque de changements comportementaux et

émotifs, voire d’automutilation

Gériatrie (≥ 65 ans) :

Environ 5 % des 715 patients traités par l’oxalate d’escitalopram lors des

études cliniques sur le trouble dépressif avaient au moins 60 ans; les sujets âgés qui ont pris

l’escitalopram lors de ces essais cliniques recevaient une dose variant entre 10 et 20 mg/jour. On

n’a observé aucune différence significative globale entre les patients âgés et les patients plus

jeunes quant à l’innocuité ou à l’efficacité de l’escitalopram, mais le nombre de patients âgés

traités était insuffisant pour que l’on puisse bien apprécier les différences. La possibilité d’une

sensibilité accrue aux effets de l’escitalopram ne peut pas être exclue chez un certain nombre de

patients âgés. Lors d’une étude de pharmacocinétique, l’aire sous la courbe (ASC) et la demi-vie

de l’escitalopram ont augmenté d’environ 50 % à l’état d’équilibre après administration de doses

multiples chez des patients âgés, par comparaison à de jeunes patients. Ainsi, chez les sujets âgés,

doit

opter

pour

dose

d’entretien

dose

maximale

plus

faibles

(voir

PHARMACOCINÉTIQUE

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION

EFFETS INDÉSIRABLES

PERÇU DES EFFETS INDÉSIRABLES DU MÉDICAMENT

Les données sur les effets indésirables de l’oxalate d’escitalopram dans le traitement du trouble

dépressif majeur (TDM) ont été recueillies chez 715 patients exposés à l’oxalate d’escitalopram et

592 patients exposés à un placebo lors d’études à double insu et comparatives avec placebo.

Pendant les essais cliniques, tous les groupes de traitement étaient comparables quant au sexe, à

l’âge et à la race. L’âge moyen des patients était de 41 ans (18 à 76 ans). De ces patients, environ

66 % étaient des femmes et 34 %, des hommes.

E

FFETS INDÉSIRABLES OBSERVÉS LORS DES ESSAIS COMPARATIFS

Effets indésirables ayant entraîné l’arrêt du traitement

Lors des études de phase III comparatives avec placebo de courte durée (8 semaines) menées chez

Mint-Escitalopram Pristine PM - FR

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des patients souffrant du TDM, l’incidence des abandons du traitement était de 17,3 % (124 sur

715) dans le groupe oxalate d’escitalopram, de 15,7 % (64 sur 408) dans le groupe citalopram et

de 16,4 % dans le groupe placebo (97 sur 592). Les abandons motivés par un effet indésirable

étaient plus fréquents dans les groupes recevant le traitement actif (5,9 % dans le groupe oxalate

d’escitalopram vs 5,4 % dans le groupe citalopram) que dans le groupe placebo (2,2 %).

Les effets indésirables associés à l’arrêt du traitement par l’oxalate d’escitalopram chez 1 % ou

plus des patients et dont l’incidence était au moins le double de celle du groupe placebo, étaient

les suivants : nausées (1,5 % vs 0,2 %) et absence d’éjaculation (1,8 % vs 0,0 % chez les patients

de sexe masculin).

Effets indésirables les plus fréquents

Les effets indésirables survenus chez les patients recevant l’escitalopram pendant les études

cliniques comparatives avec placebo de courte durée et dont l’incidence était d’au moins 10 %

étaient les céphalées et les nausées. L’incidence des céphalées était plus élevée dans le groupe

placebo, ce qui donne à penser qu’il s’agit d’un symptôme non spécifique lié au trouble sous-

jacent ou à l’administration du traitement. La prévalence ponctuelle des nausées a augmenté

pendant la première semaine (comme on peut s’y attendre avec un ISRS), après quoi elle a

diminué pour finalement s’approcher du taux observé dans le groupe placebo en fin d’étude.

E

FFETS INDÉSIRABLES OBSERVÉS AU COURS DES ESSAIS CLINIQUES

Les essais cliniques étant menés dans des conditions très précises, les taux d’effets indésirables

observés ne reflètent pas nécessairement les taux observés dans la pratique et ne doivent pas être

comparés aux taux observés dans le cadre d’essais cliniques portant sur un autre médicament. Les

renseignements sur les effets indésirables d’un médicament qui sont tirés d’essais cliniques

s’avèrent utiles pour la détermination des événements indésirables liés aux médicaments et pour

l’approximation des taux.

T

ROUBLE DÉPRESSIF MAJEUR

Le Tableau 1 précise l’incidence des effets indésirables qui sont survenus pendant le traitement

chez 715 patients déprimés recevant de l’oxalate d’escitalopram à des doses variant entre 10 et

20 mg/jour lors des études comparatives avec placebo dont la durée maximale était de 8 semaines.

Les effets indésirables inclus sont ceux qui sont survenus chez au moins 1 % des patients traités

par l’oxalate d’escitalopram et dont l’incidence était plus élevée chez les patients ayant reçu

l’oxalate d’escitalopram que chez les patients ayant reçu un placebo. Les effets indésirables

signalés ont été classés selon le dictionnaire MedDRA (

Medical Dictionary for Regulatory

Activities

), version 9.1.

Mint-Escitalopram Pristine PM - FR

Pg. 13

Page 14 de 58

TABLEAU 1

I

NCIDENCE DES EFFETS INDÉSIRABLES SURVENUS PENDANT LE TRAITEMENT

*

AU COURS DES ÉTUDES CLINIQUES COMPARATIVES AVEC PLACEBO

SUR

LE

TROUBLE

DÉPRESSIF

MAJEUR

Appareil ou système / Effet indésirable

Pourcentage de patients ayant signalé

l’effet indésirable

Oxalate d’escitalopram

(n = 715)

Placebo

(n = 592)

Troubles cardiaques

Palpitations

Troubles otiques et labyrinthiques

Vertige

Troubles digestifs

15,2

Nausées

Diarrhée

Sécheresse buccale

Constipation

Dyspepsie

Douleurs abdominales hautes

Gêne gastrique

Troubles généraux et affections/états liés

à la voie d’administration

Fatigue

Pyrexie

Infections et infestations

Nasopharyngite

Grippe (influenza)

Sinusite

Gastro-entérite

Herpes simplex

Investigations

Gain pondéral

Troubles du métabolisme et de la

nutrition

Diminution de l’appétit

Augmentation de l’appétit

Troubles de l’appareil locomoteur et des

tissus conjonctifs

Arthralgies

Douleurs dans un membre

Système nerveux

Étourdissements

Somnolence

Sédation

Mint-Escitalopram Pristine PM - FR

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TABLEAU 1

I

NCIDENCE DES EFFETS INDÉSIRABLES SURVENUS PENDANT LE TRAITEMENT

*

AU COURS DES ÉTUDES CLINIQUES COMPARATIVES AVEC PLACEBO

SUR

LE

TROUBLE

DÉPRESSIF

MAJEUR

Appareil ou système / Effet indésirable

Pourcentage de patients ayant signalé

l’effet indésirable

Oxalate d’escitalopram

(n = 715)

Placebo

(n = 592)

Migraines

Tremblements

Léthargie

Paresthésies

Céphalées associées à une

sinusite

Troubles psychiatriques

Insomnie

Anxiété

Diminution de la libido

Anorgasmie

Rêves inhabituels

Troubles respiratoires, thoraciques et

médiastinaux

Douleurs pharyngolaryngées

Bâillements

Troubles de la peau et des tissus sous-

cutanés

Hyperhidrose

Sueurs nocturnes

Éruption cutanée

Troubles vasculaires

Bouffée vasomotrice

Bouffée vasomotrice

Troubles de l’appareil reproducteur et

troubles mammaires

Retard de l’éjaculation

Absence d’éjaculation

Dysfonction érectile

Trouble de l’éjaculation

*Les effets indésirables inclus sont ceux qui sont survenus chez au moins 1 % des sujets traités par

l’escitalopram et dont l’incidence était plus élevée que celle du groupe placebo.

Dénominateur utilisé : femmes seulement (n = 490 pour l’escitalopram; n = 404 pour le placebo).

Dénominateur utilisé : hommes seulement (n = 225 pour l’escitalopram; n = 188 pour le placebo).

Les effets indésirables suivants étaient plus fréquents dans le groupe placebo que dans le groupe

oxalate d’escitalopram : vomissements, douleurs abdominales, flatulence, infections des voies

respiratoires supérieures, bronchite, dorsalgies, cervicalgies, céphalées.

Mint-Escitalopram Pristine PM - FR

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Page 16 de 58

effets

indésirables

associés

l’oxalate

d’escitalopram

sont

habituellement

bénins

transitoires. Leur fréquence atteint un maximum pendant la première et/ou la deuxième semaine de

traitement, après quoi ils deviennent généralement moins intenses et moins fréquents avec la

poursuite du traitement. La plupart du temps, ils ne nécessitent pas l’arrêt du traitement.

Les effets indésirables signalés le plus souvent chez des patients sous escitalopram lors d’un essai

clinique sur le trouble dépressif majeur dans lequel on comparait des doses fixes d’escitalopram

(10 mg/jour et 20 mg/jour) avec un placebo sont présentés dans le Tableau 2.

Effets indésirables dont l’incidence était d’au moins 5 % dans l’un ou l’autre groupe oxalate

d’escitalopram (10 mg/jour ou 20 mg/jour) et dont l’incidence était plus élevée que dans le

groupe placebo.

Dysfonctions sexuelles chez les hommes et les femmes recevant un ISRS

Bien que les dysfonctions sexuelles soient souvent inhérentes à la dépression et à d’autres troubles

psychiatriques, de plus en plus de données indiquent que le traitement par un inhibiteur sélectif du

recaptage de la sérotonine (ISRS) pourrait entraîner des effets indésirables d’ordre sexuel. La

question est toutefois difficile à étudier parce que les patients ne rapportent pas spontanément les

symptômes de cette nature; on croit donc que les dysfonctions sexuelles associées aux ISRS sont

sous-estimées.

Le Tableau 3 montre l’incidence des dysfonctions sexuelles qui ont été signalées chez des patients

souffrant d’un trouble dépressif majeur lors des études comparatives avec placebo de courte durée.

TABLEAU 2

I

NCIDENCE DES EFFETS INDÉSIRABLES COURANTS

1

CHEZ LES PATIENTS ATTEINTS DU TROUBLE DÉPRESSIF MAJEUR

,

ÉTUDE

MD-01

Effet indésirable

Pourcentage de patients ayant signalé l’effet indésirable

Placebo

(n = 122)

Oxalate d’escitalopram

10 mg/jour

(n = 119)

Oxalate d’escitalopram

20 mg/jour

(n = 125)

Diarrhée

Nausées

Insomnie

Sécheresse buccale

Étourdissements

Absence d’éjaculation

Nasopharyngite

Constipation

Dyspepsie

Douleurs pharyngo-

laryngées

10,1

22,7

10,9

10,9

10,1

14,4

13,6

11,2

Mint-Escitalopram Pristine PM - FR

Pg. 16

Page 17 de 58

TABLEAU 3

I

NCIDENCE DES DYSFONCTIONS SEXUELLES

LORS DES ÉTUDES CLINIQUES COMPARATIVES AVEC PLACEBO

SUR LE TROUBLE DÉPRESSIF MAJEUR

Effet indésirable

Pourcentage de patients ayant signalé

l’effet indésirable

Oxalate d’escitalopram

(n = 715)

Placebo

(n = 592)

Diminution de la libido

Anorgasmie

Chez les hommes

seulement

Retard de l’éjaculation

Absence d’éjaculation

Dysfonction érectile

Trouble de l’éjaculation

Paramètres cardiovasculaires

On a comparé les groupes oxalate d’escitalopram et placebo chez les patients souffrant de TDM

quant à la variation moyenne des signes vitaux (pouls, tension artérielle systolique et tension

artérielle diastolique) par rapport aux valeurs de départ et au pourcentage de patients répondant aux

critères d’une variation de ces paramètres qui pourrait être cliniquement significative par rapport

aux valeurs de départ. Les analyses n’ont révélé aucune variation cliniquement importante de la

tension artérielle sous l’effet du traitement par l’oxalate d’escitalopram. Comme les autres ISRS,

dont le citalopram (racémate), l’oxalate d’escitalopram entraîne une diminution statistiquement

significative, mais cliniquement non significative de la fréquence cardiaque. Chez les patients

souffrant

moins

ans,

diminution

moyenne

sous

l’effet

l’oxalate

d’escitalopram était d’environ 2,3 battements par minute, alors que, chez les patients de 60 ans ou

plus, la diminution moyenne était d’environ 0,6 battement par minute.

E

FFETS INDÉSIRABLES À LA SUITE DE L

ARRÊT DU TRAITEMENT

(

OU D

UNE DIMINUTION DE LA

DOSE

)

Des effets indésirables ont été signalés à l’arrêt du traitement par les ISRS comme l’oxalate

d’escitalopram

(surtout

après

arrêt

brusque),

notamment

(liste

exhaustive) :

étourdissements, rêves inhabituels, troubles sensoriels (entre autres, paresthésies et sensation de

chocs

électriques),

agitation,

anxiété,

indifférence

émotionnelle,

difficulté

concentration,

céphalées, migraines, tremblements, nausées, vomissements, sudation ou tout autre symptôme qui

pourrait

être

cliniquement

important

(voir

MISES

EN

GARDE

ET

PRÉCAUTIONS

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION

Il est recommandé d’être à l’affût de ces symptômes ou de tout autre symptôme. Dans la mesure du

possible, on doit réduire la dose graduellement sur une période de plusieurs semaines plutôt que

d’arrêter le traitement brusquement. Si le patient manifeste des symptômes qu’il juge intolérables

Mint-Escitalopram Pristine PM - FR

Pg. 17

Page 18 de 58

après une diminution de la dose ou l’arrêt du traitement, l’ajustement posologique doit tenir compte

réponse

clinique.

général,

effets

indésirables

disparaissent

d’eux-mêmes.

symptômes associés à l’abandon du traitement ont également été signalés avec d’autres inhibiteurs

sélectifs du recaptage de la sérotonine (voir

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION

E

FFETS INDÉSIRABLES PENDANT UN TRAITEMENT D

UNE DURÉE ALLANT JUSQU

À

44

SEMAINES

Les effets indésirables signalés pendant le traitement par l’oxalate d’escitalopram dans le cadre

d’une étude à plus long terme chez des patients souffrant du trouble dépressif majeur (TDM) – plus

précisément une étude d’observation sur la rechute comparative avec placebo d’une durée de 36

semaines chez des patients qui avaient répondu à un traitement préalable à court terme de 8

semaines – était semblable aux effets indésirables observés dans les études à court terme.

FFETS INDÉSIRABLES DU MÉDICAMENT OBSERVÉS MOINS SOUVENT AU COURS DES ESSAIS CLINIQUES

chercheurs

cliniciens

consigné

effets

indésirables

associés

l’exposition

l’escitalopram en se servant de la terminologie de leur choix. Il n’est donc pas possible d’estimer

avec précision la proportion de patients ayant eu des effets indésirables sans d’abord regrouper les

effets indésirables de nature semblable dans un nombre moindre de catégories standards. Les effets

indésirables signalés ont été classés selon le dictionnaire MedDRA (

Medical Dictionary for

Regulatory Activities

), version 9.1.

effets

indésirables

énumérés

ci-après

sont

effets

indésirables

survenus

pendant

traitement qui ont été signalés dans le cadre du programme de développement clinique de l’oxalate

d’escitalopram sur le traitement de la dépression (n = 896), qui comportait un essai clinique à long

terme.

Il importe de souligner que, même si les effets indésirables signalés sont survenus pendant le

traitement par l’oxalate d’escitalopram, celui-ci n’est pas nécessairement en cause. Les effets

indésirables sont classés par système ou appareil et sont énumérés selon les critères suivants :

fréquents :

effets indésirables qui sont survenus à une ou à plusieurs reprises chez au moins 1

patient sur 100;

non fréquents :

effets indésirables qui sont survenus chez moins de 1 patient sur

100, mais chez au moins 1 patient sur 1 000;

rares :

effets indésirables qui sont survenus chez

moins de 1 patient sur 1 000, mais chez au moins 1 patient sur 10 000.

Troubles sanguins et lymphatiques

Non fréquents :

anémie, adénopathie.

Rare :

adénite.

Troubles cardiaques

Rares :

fibrillation

auriculaire,

bloc

auriculo-ventriculaire

premier

degré,

bradycardie,

extrasystoles, myocardite, rythme nodal, bradycardie sinusale.

Troubles congénitaux, héréditaires et génétiques

Rares :

nævus épidermique, maladie de Gilbert.

Mint-Escitalopram Pristine PM - FR

Pg. 18

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Troubles otiques et labyrinthiques

Non fréquents :

trouble de l’oreille, otalgies, acouphènes.

Rares :

bouchon de cérumen, surdité,

maladie de Ménière, mal des transports, perforation de la membrane du tympan.

Troubles endocriniens

Rares :

goitre, hyperthyroïdie, thyroïdite.

Troubles oculaires

Non fréquents :

trouble de l’accommodation, blépharospasme, conjonctivite, sécheresse oculaire,

douleurs

oculaires,

prurit

oculaire,

mydriase,

photopsie,

vision

trouble.

Rares :

asthénopie,

chromatopsie, hémorragie oculaire, irritation oculaire, œdème oculaire, œdème palpébral, iritis,

kératocône, myopie, cécité nocturne, décollement de la rétine, scotome, décollement du vitré.

Troubles digestifs

Non fréquents :

gêne abdominale, distension abdominale, maladie de Crohn, dysphagie, entérite,

gêne épigastrique, intoxication alimentaire, défécations fréquentes, douleurs gastro-intestinales,

reflux gastro-œsophagien, gastrite, hémorroïdes, sécheresse labiale, rectorragie.

Rares :

fissure

anale, colite ulcéreuse, polype colique, éructation, douleurs gingivales, hématémèse, hématochézie,

iléite, douleurs buccales, prurit anal, gastrite par reflux, stomatite, hyperkératose linguale, trouble

glossique, trouble dentaire, érosion dentaire.

Troubles généraux et affections/états liés au point d’administration

Non

fréquents :

gêne

thoracique,

douleurs

thoraciques,

sensation

inhabituelle,

énervement,

syndrome pseudogrippal, malaise, œdème, œdème périphérique, douleurs, soupirs, indolence, soif.

Rares :

satiété précoce, œdème facial, sensation de chaleur, faim, enflure locale, diminution de

l’indice fonctionnel, impression de sentir la circulation sanguine.

Troubles du système immunitaire

Non fréquents :

réaction anaphylactique, allergie à la poussière de maison, hypersensibilité, allergie

saisonnière.

Rare :

œdème allergique.

Infections et infestations

Non fréquents :

sinusite aiguë, bronchite aiguë, cystite, infection de l’oreille, infection oculaire,

folliculite, mycose, infection gastro-intestinale, laryngite, infection pulmonaire, infection pelvienne

(sexospécifique [ss]), otite moyenne, pharyngite, pharyngite streptococcique, pneumonie, infection

des voies respiratoires, infection cutanée, abcès dentaire, amygdalite, infection dentaire, infection

urinaire,

candidose

vaginale

(ss),

infection

virale,

infection

virale

voies

respiratoires

supérieures, mycose vulvovaginale (ss).

Rares :

appendicite, bronchite virale, anthrax, cellulite,

carie dentaire, érysipèle, furoncle, infection génito-urinaire à

Chlamydia

, infection gingivale,

impétigo,

infection

parasitaire,

mastite,

onychomycose,

otite

externe,

abcès

péri-amygdalien,

pyélonéphrite

aiguë,

éruption

pustuleuse,

salmonellose,

infection

staphylococcique,

infection

streptococcique, trachéite, infection vaginale, varicelle, infection d’une plaie.

Traumatismes, intoxications et complications opératoires

Non

fréquents :

morsure

d’animal,

fracture

cheville,

morsure

d’arthropode,

contusion,

excoriation,

chute,

traumatisme,

surdosage

intentionnel,

luxation

articulaire,

traumatisme

articulaire,

entorse,

traumatisme

d’un

membre,

traumatisme

buccal,

douleurs

périopératoires,

Mint-Escitalopram Pristine PM - FR

Pg. 19

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accident de la route, lacération cutanée, érythème solaire, brûlure thermique.

Rares :

piqûre

d’arthropode, traumatisme dorsal, commotion, choc électrique, traumatisme oculaire, fracture du

massif

facial,

fracture

pied,

traumatisme

ligamentaire,

déchirure

musculaire,

traumatisme

cervical, douleurs post-traumatiques, fracture du radius, fracture d’une côte, blessure sportive,

traumatisme dentaire, fracture du cubitus, coup de fouet cervical antéropostérieur.

Investigations

Non fréquents :

élévation de la glycémie, élévation de la tension artérielle, élévation de la

température

corporelle,

augmentation

fréquence

cardiaque,

perte

pondérale.

Rares :

arthroscopie,

élévation

bilirubinémie,

élévation

cholestérol

sanguin,

élévation

l’uricémie, hématurie, raccourcissement de l’intervalle PR à l’électrocardiographie, diminution du

taux d’hémoglobine, élévation des taux d’enzymes hépatiques, résultat positif au test de grossesse

(ss).

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Non

fréquent :

envies

alimentaires.

Rares :

déshydratation,

goutte,

hypercholestérolémie,

hypermagnésémie, hyperphagie, hyponatrémie, tétanie latente.

Troubles de l’appareil locomoteur et des tissus conjonctifs

Non

fréquents :

arthrite,

raideur

articulaire,

contracture,

spasmes

musculaires,

crispation

musculaire, contraction musculaire, myasthénie, douleurs thoraciques musculosquelettiques, gêne

musculosquelettique,

raideur

musculosquelettique,

arthrose,

douleurs

mâchoire.

Rares :

douleur de la paroi thoracique, costochondrite, exostose, fibromyalgie, déformation des doigts,

ganglion,

saillie

d’un

disque

intervertébral,

douleur

musculosquelettique,

fasciite

plantaire,

polyarthrite rhumatoïde, sacro-iliite, sensation de lourdeur, trouble tendineux.

Néoplasies bénignes, malignes et non précisées (y compris kystes et polypes)

Non fréquent :

néoplasie mammaire.

Rares :

néoplasie mammaire bénigne, lipome, hyperplasie

médullaire, papillome cutané, léiomyome utérin (ss).

Système nerveux

Non fréquents :

amnésie, trouble de l’équilibre, sensation de brûlure, syndrome du canal carpien,

anomalie

coordination,

étourdissements

posturaux,

trouble

l’attention,

dysgueusie,

hyperréflexie,

hypersomnie,

hypertonie,

hypoesthésie,

trouble

mémoire,

contractions

musculaires involontaires, syndrome des jambes sans repos, sciatique, syncope, perturbation du

goût, céphalée de tension.

Rares :

dysesthésie, dysphasie, parésie faciale, spasme facial, malaise à

la tête, hypogueusie, myoclonies, paralysie, hyperactivité psychomotrice, trouble sensoriel, parler

durant le sommeil, syncope vasovagale.

Grossesse, puerpéralité et affections périnatales

Non fréquent :

grossesse (ss).

Troubles psychiatriques

Non fréquents :

agitation, apathie, bruxisme, état confusionnel, pleurs, dépersonnalisation, humeur

déprimée, déréalisation, désorientation, réveil au petit matin, trouble émotionnel, hallucination

auditive,

insomnie

initiale,

augmentation

libido,

manie,

trouble

mental,

insomnie

dormitionnelle, sautes d’humeur, nervosité, trouble obsessionnel-compulsif, attaque de panique,

Mint-Escitalopram Pristine PM - FR

Pg. 20

Page 21 de 58

idées suicidaires, tentative de suicide, tension, pensées inhabituelles.

Rares :

agressivité, détresse

émotionnelle,

euphorie,

affect

émoussé,

anxiété

généralisée,

hallucination,

hypomanie,

indifférence, dépression majeure, paranoïa, ralentissement psychomoteur, tic.

Troubles rénaux et urinaires

Non fréquents :

dysurie, hématurie, urgence mictionnelle, retard à la miction.

Rares :

dilatation

vésicale, gêne vésicale, chromaturie, nycturie, néphralgie, incontinence urinaire.

Troubles de la reproduction et troubles mammaires

Non

fréquents :

aménorrhée

(ss),

épididymite

(ss),

trouble

menstruel

(ss),

menstruations

irrégulières (ss), métrorragie (ss), orchite non infectieuse (ss), érection douloureuse (ss), douleurs

pelviennes, syndrome prémenstruel (ss), hémorragie postménopausique (ss), dysfonction sexuelle,

douleurs

testiculaires

(ss).

Rares :

écoulement

mammaire,

douleurs

mammaires,

sensibilité

mammaire, douleurs génitales, symptômes ménopausiques (ss), spasme utérin (ss), écoulement

vaginal (ss), hémorragie vaginale (ss).

Troubles respiratoires, thoraciques et médiastinaux

Non fréquents :

asthme, toux, dyspnée, épistaxis, congestion nasale, sécrétions postnasales, rhinite

allergique, rhinorrhée, irritation de la gorge, respiration sifflante.

Rares :

sinusite allergique,

suffocation, dysphonie, polypes nasaux, rhinite apériodique, sensation de constriction du pharynx,

trouble trachéal.

Troubles de la peau et des tissus sous-cutanés

Non fréquents :

acné, alopécie, dermatite allergique, dermatite de contact, peau sèche, eczéma,

tendance

accrue

ecchymoses,

éruption

cutanée,

urticaire.

Rares :

sueurs

froides,

kyste

dermique, dermatite, dermatite acnéiforme, dermatite atopique, dermatite de la main,

ongle

incarné, réaction de photosensibilité, éruption maculopapuleuse, irritation cutanée, nodule cutané,

odeur inhabituelle de la peau, peau chaude.

Circonstances sociales

Non fréquent :

abus de drogues.

Rares :

stress familial, stress au travail.

Interventions chirurgicales et médicales

Non fréquent :

extraction dentaire.

Rares :

ablation de polypes du côlon, intervention sur les

gencives, excision de tissu cicatriciel.

Troubles vasculaires

Non

fréquents :

bouffées

vasomotrices,

hématome,

hypertension,

hypotension,

hypotension

orthostatique, refroidissement périphérique, varices.

Rares :

collapsus circulatoire, pâleur, trouble

veineux.

E

FFETS INDÉSIRABLES OBSERVÉS APRÈS LA COMMERCIALISATION

On estime que, en 9,5 années de pharmacovigilance, plus de 265 millions de patients ont été

traités

l’escitalopram,

correspond

plus

millions

d’années-patients

traitement.

Mint-Escitalopram Pristine PM - FR

Pg. 21

Page 22 de 58

Après l’homologation de l’oxalate d’escitalopram, on a observé les effets indésirables suivants.

Comme il s’agit de déclarations spontanées d’effets survenus au sein de populations dont on ne

connaît pas la taille, il est impossible de faire une estimation fiable de leur fréquence ou d’établir

un lien causal avec le traitement.

Tableau 4 : Effets indésirables déclarés spontanément

Appareil ou système

Effet indésirable

Troubles

sanguins

lymphatiques

Leucocytose, leucopénie, thrombocytopénie

Troubles cardiaques

Arrêt cardiaque, allongement de l’intervalle QT sur l’ECG,

infarctus du myocarde, ischémie myocardique, arythmie

ventriculaire, torsades de pointes, tachycardie ventriculaire

Troubles endocriniens

Élévation du taux d’alanine aminotransférase, élévation du

taux d’aspartate aminotransférase, hyperprolactinémie,

syndrome de sécrétion inappropriée d’hormone

antidiurétique (SIADH)

Troubles oculaires

Amblyopie, diplopie, perturbation de la vision

Troubles digestifs

Hémorragie digestive, gingivorragie, pancréatite

Troubles généraux et

affections/états liés au point

d’administration

Mort (sans autre précision [SAP]), sensation inhabituelle,

démarche anormale, irritabilité, pyrexie

Troubles hépatobiliaires

Hépatite

Investigations

Élévation du taux de phosphatases alcalines, augmentation

des concentrations de médicament, allongement de

l’intervalle QT à l’électrocardiographie, augmentation de

l’INR, anomalies des résultats de l’exploration

fonctionnelle du foie, variation des taux de

neurotransmetteurs, baisse du nombre de plaquettes

Troubles du métabolisme et

de la nutrition

Rétention liquidienne, hypoglycémie

Troubles de l’appareil

locomoteur et des tissus

conjonctifs

Crampes musculaires, rhabdomyolyse, trismus

Troubles du système

nerveux

Akathisie, accident vasculaire cérébral, convulsions

cloniques, coma, dysarthrie, dyskinésie, dysphasie, trouble

extrapyramidal, paralysie faciale, crise tonico-clonique

généralisée (grand mal), perte de conscience, syndrome

malin des neuroleptiques, trouble moteur, petit mal,

syndrome sérotoninergique, trouble de la parole,

dyskinésies tardives, syncope vasovagale

Troubles psychiatriques

Délire, hallucinations visuelles, réaction de panique,

instabilité psychomotrice, agitation, comportement

suicidaire

Troubles rénaux et urinaires

Insuffisance rénale aiguë, rétention urinaire

Troubles de l’appareil

reproducteur et troubles

Galactorrhée, ménométrorragie, priapisme

Mint-Escitalopram Pristine PM - FR

Pg. 22

Page 23 de 58

Tableau 4 : Effets indésirables déclarés spontanément

Appareil ou système

Effet indésirable

mammaires

Troubles respiratoires,

thoraciques et médiastinaux

Hyperventilation, embolie pulmonaire, rhinorrhée

Troubles de la peau et des

tissus sous-cutanés

Angiœdème, ecchymose, nécrolyse épidermique,

syndrome de Stevens-Johnson

Troubles cardiaques

Allongement de l’intervalle QT

L’escitalopram a été associé à un allongement dose-dépendant de l’intervalle QT. On a fait état de

cas d’allongement de l’intervalle QT et d’arythmie ventriculaire, y compris de torsades de pointes,

pendant le programme de pharmacovigilance, surtout chez

femmes hypokaliémiques

présentant déjà un allongement de l’intervalle QT ou d’autres troubles cardiaques. Lors d’une étude

électrocardiographique menée à double insu avec placebo chez des sujets sains, la variation de

l’intervalle QTc (correction selon la formule de Fridericia) par rapport à la valeur de départ s’est

établie à 4,3 ms (intervalle de confiance [IC] à 90 % : 2,2, 6,4) pour la dose de 10 mg/jour et à 10,7

ms (IC à 90 % : 8,6, 12,8) pour la dose de 30 mg/jour. D’après la relation établie entre la réponse et

l’exposition au médicament, on prévoit une variation de 6,6 (7,9) ms de l’intervalle QTc (correction

selon la formule de Fridericia) (IC à 95 %) à la C

obtenue avec la dose de 20 mg par

comparaison au placebo. On a également observé une diminution statistiquement significative de la

fréquence cardiaque de 2 à 5 battements par minute en moyenne pendant le traitement par l’oxalate

d’escitalopram à 10 mg et à 30 mg chez ces sujets sains (voir Contre- indications, Mises en garde et

précautions/Allongement

l’intervalle

Interactions

médicamenteuses/Allongement

l’intervalle QT).

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

A

PERÇU

L’escitalopram est l’énantiomère actif du citalopram (racémate). Les études de pharmacocinétique

dont il est question dans les sections qui suivent, que celles-ci portent sur l’oxalate d’escitalopram

ou le citalopram (racémate) (Celexa), ont été réalisées chez de jeunes volontaires en bonne santé,

des hommes pour la plupart. En outre, un grand nombre d’études portaient sur une dose unique du

médicament

concomitant

spécifique

multiples

doses

d’oxalate

d’escitalopram

citalopram (racémate). Par conséquent, on ne dispose pas de données chez les patients qui

recevraient les médicaments concomitants à des doses thérapeutiques et de façon continue.

Interactions médicamenteuses pouvant entraîner des conséquences graves

Inhibiteurs de la monoamine oxydase : voir CONTRE-INDICATIONS

imozide : voir CONTRE-INDICATIONS

Mint-Escitalopram Pristine PM - FR

Pg. 23

Page 24 de 58

I

NTERACTIONS MÉDICAMENT

-

MÉDICAMENT

Inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO)

L’administration concomitante d’oxalate d’escitalopram et d’un IMAO est contre-indiquée en

raison du risque de réactions graves apparentées au syndrome sérotoninergique ou au syndrome

malin

neuroleptiques

(voir

CONTRE-INDICATIONS

MISES

EN

GARDE

ET

PRÉCAUTIONS,

Syndrome

sérotoninergique/Syndrome

malin

des

neuroleptiques

L’administration concomitante d’un ISRS et d’un inhibiteur de la monoamine oxydase (IMAO) a

été associée à des réactions indésirables graves, parfois mortelles, notamment : hyperthermie,

rigidité, myoclonie, instabilité du système nerveux autonome avec risque de fluctuations rapides

des signes vitaux, et altération de l’état mental, y compris une agitation extrême progressant vers le

délire et le coma. Ces réactions ont aussi été signalées chez des patients qui avaient récemment mis

fin à leur traitement par un ISRS et venaient d’amorcer un traitement par un IMAO. Dans certains

cas, les symptômes étaient évocateurs d’un syndrome sérotoninergique ou du syndrome malin des

neuroleptiques. Il est donc recommandé de ne pas prescrire de MINT-ESCITALOPRAM en

association avec un IMAO (y compris le linézolide, un antibiotique inhibant la monoamine oxydase

de manière non sélective et réversible, ainsi que le bleu de méthylène, un IMAO) ou d’attendre 14

jours après l’arrêt d’un traitement par un IMAO avant d’amorcer un traitement par l’escitalopram.

De même, un délai d’au moins 14 jours après l’arrêt d’un traitement par MINT-ESCITALOPRAM

doit s’écouler avant le début d’un traitement par un IMAO (voir CONTRE-INDICATIONS).

Isoenzymes du cytochrome P450

Citalopram : D’après les résultats de nombreuses études

in vitro

in vivo

, le citalopram (racémate)

n’est ni la source ni la cause d’interactions pharmacocinétiques cliniquement importantes. Les

données sur l’inhibition des enzymes

in vitro

n’ont pas révélé d’effet inhibiteur du citalopram sur

les isoenzymes 3A4, 1A2, 2D6, 2C9, 2C19 et 2E1 du cytochrome P450. Il est donc probable que

l’escitalopram exerce un effet inhibiteur minime sur le métabolisme

in vivo

des médicaments

médiés

isoenzymes

cytochrome

P450.

outre,

études

interactions

pharmacocinétiques entre le citalopram (racémate) et les médicaments suivants n’ont mis en

évidence

aucune

interaction cliniquement

importante :

carbamazépine

(substrat

CYP3A4),

triazolam (substrat

de CYP3A4), théophylline (substrat

de CYP1A2), warfarine (substrat

CYP2C9), lévomépromazine (inhibiteur de CYP2D6).

Escitalopram : Au moyen de modèles

in vitro

de microsomes hépatiques humains, on a démontré

que la biotransformation de l’escitalopram en ses métabolites déméthylés dépend de trois voies

parallèles (isoenzymes CYP2C19 et CYP3A4 et, dans une moindre mesure, CYP2D6) (voir

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION, Métaboliseurs lents CYP2C19

Des études ont également révélé que l’escitalopram entraîne une inhibition très faible, voire

négligeable, des isoenzymes CYP1A2, 2C9, 2C19, 2E1 et 3A4, et une inhibition faible de

l’isoenzyme

2D6.

Bien

l’escitalopram

comporte

faible

risque

d’interactions

médicamenteuses cliniquement importantes, la prudence est de mise lorsqu’il est administré en

concomitance avec des médicaments qui sont principalement métabolisés par CYP2D6 et dont la

marge thérapeutique est étroite.

Mint-Escitalopram Pristine PM - FR

Pg. 24

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On doit envisager le risque d’une diminution de la clairance de l’escitalopram lorsque ce dernier est

administré en concomitance avec de multiples doses :

d’un puissant inhibiteur de l’isoenzyme CYP3A4 (par exemple, fluconazole, kétoconazole,

itraconazole ou érythromycine), ou

d’un

puissant

inhibiteur

l’isoenzyme

CYP2C19

(par

exemple,

oméprazole,

esoméprazole, fluvoxamine, lansoprazole ou ticlopidine). La prudence s’impose lorsqu’on

prescrit une forte dose d’escitalopram (limite supérieure de la gamme posologique) en

concomitance avec un inhibiteur du CYP2C19.

En outre, une étude portant sur une dose unique d’escitalopram administrée en concomitance avec

schéma

doses

multiples

cimétidine,

inhibiteur

spécifique

isoenzymes

cytochrome

P450,

évidence

variation

notable

plupart

paramètres

pharmacocinétiques de l’escitalopram.

Les voies métaboliques globales de l’escitalopram et du citalopram sont similaires sur le plan

qualitatif, et le risque d’interactions associé à l’escitalopram devrait ressembler d’assez près à celui

du citalopram. Il est donc possible de tirer des conclusions à partir des études antérieures sur le

citalopram.

Médicaments agissant sur le SNC

Les interactions entre l’escitalopram ou le citalopram (racémate) et d’autres médicaments à action

centrale n’ont pas fait l’objet d’une évaluation spécifique. Comme l’escitalopram agit déjà de façon

marquée sur le SNC, on doit faire preuve de prudence, comme on le ferait avec n’importe quel

autre ISRS, lorsqu’on administre l’escitalopram en concomitance avec un autre médicament à

action centrale.

Médicaments sérotoninergiques :

Compte tenu du mode d’action de l’escitalopram et du risque de syndrome sérotoninergique, la

prudence

mise

lorsque

l’escitalopram

administré

concomitance

avec

d’autres

médicaments

agents

pourraient

influer

systèmes

neurotransmetteurs

sérotoninergiques, comme le tryptophane, les triptans, les inhibiteurs du recaptage de la sérotonine,

le lithium, le millepertuis, le fentanyl et ses analogues, le dextrométhorphane, le tramadol, le

tapentadol,

mépéridine,

méthadone

pentazocine

(voir

MISES

EN

GARDE

ET

PRÉCAUTIONS, Syndrome sérotoninergique/Événements évocateurs du syndrome malin

des neuroleptiques

). L’usage concomitant de MINT-ESCITALOPRAM et d’un inhibiteur de la

MAO (y compris le linézolide, antibiotique qui fait partie de la classe des inhibiteurs réversibles

non sélectifs de la MAO) est contre-indiqué (voir

CONTRE-INDICATIONS

Triptans (agonistes de la 5HT

1

) :

Des cas de syndrome sérotoninergique potentiellement mortel ont été signalés chez des patients

recevant à la fois un inhibiteur sélectif du recaptage de la sérotonine (ISRS) ou un inhibiteur du

recaptage de la sérotonine et de la noradrénaline (IRSN) et un triptan. Si l’usage concomitant de

MINT-ESCITALOPRAM et d’un triptan est cliniquement justifié, il est conseillé de suivre le

patient de près, surtout en début de traitement et lors des augmentations de la dose (voir

MISES

EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Syndrome sérotoninergique/Événements évocateurs du

syndrome malin des neuroleptiques

Mint-Escitalopram Pristine PM - FR

Pg. 25

Page 26 de 58

Médicaments agissant sur la fonction plaquettaire (p. ex., AINS, AAS et autres anticoagulants)

La libération plaquettaire de sérotonine joue un rôle important dans l’hémostase. Les études

épidémiologiques (études cas-témoins et de cohorte) qui ont mis en évidence un lien entre la prise

de psychotropes nuisant au recaptage de la sérotonine et la survenue d’hémorragies digestives

hautes ont aussi montré que l’emploi concomitant d’un AINS, d’AAS ou d’autres anticoagulants

pouvait accroître le risque hémorragique.

observé

modification

effets

anticoagulants,

compris

augmentation

saignements, lorsqu’un ISRS ou un IRSN était administré en même temps que la warfarine. Aussi

doit-on surveiller de près les patients sous warfarine qui amorcent ou cessent un traitement par

MINT-ESCITALOPRAM (voir

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Hématologique,

Saignements anormaux

Citalopram (racémate)

Comme

l’escitalopram

l’énantiomère

actif

citalopram

(racémate)

(Celexa

deux

médicaments ne doivent pas être pris simultanément.

Alcool

L’interaction entre l’escitalopram et l’alcool n’a pas été étudiée. Bien que le citalopram (racémate)

n’ait pas potentialisé les effets de l’alcool sur la fonction cognitive et la performance psychomotrice

chez des volontaires, on déconseille l’usage concomitant de l’alcool et de l’escitalopram chez les

patients déprimés.

Allongement de l’intervalle QT

On n’a pas effectué d’études pharmacocinétiques ou pharmacodynamiques sur l’escitalopram

lorsqu’il est administré avec d’autres médicaments qui allongent l’intervalle QT. La possibilité

d’un effet additif de l’escitalopram et de ces agents ne peut être exclue. Par conséquent, on

déconseille l’administration concomitante de l’escitalopram et de médicaments qui allongent

clairement l’intervalle QT, tels les antiarythmiques des classes IA et III, certains antipsychotiques

(p. ex., la ziprasidone), les antidépresseurs tricycliques, les opioïdes (p. ex., la méthadone) et

certains antimicrobiens (p. ex., la moxifloxacine). De même, il est déconseillé d’administrer MINT-

ESCITALOPRAM en même temps que des agents pouvant perturber le bilan électrolytique. Voici

quelques exemples de médicaments qui diminuent les taux d’électrolytes : diurétiques de l’anse,

diurétiques

thiazidiques

diurétiques

apparentés;

laxatifs

lavements;

amphotéricine

corticostéroïdes à forte dose. Ces listes de médicaments susceptibles d’interagir les uns avec les

autres ne sont pas exhaustives (voir également Contre-indications; et Effets indésirables, Effets

indésirables observés après la commercialisation, Troubles cardiaques).

Polymorphisme

On a constaté que les concentrations plasmatiques d’escitalopram étaient deux fois plus élevées

chez les métaboliseurs lents au niveau de la CYP2C19 que chez les métaboliseurs rapides (Voir

POSOLOGIE

ET

ADMINISTRATION,

Métaboliseurs

lents

CYP2C19

Bien

qu’aucune

variation significative n’ait été observée quant à l’exposition au médicament chez les métaboliseurs

lents au niveau de la CYP2D6, la prudence s’impose lorsque l’escitalopram est administré en

concomitance avec des ingrédients médicinaux qui sont principalement métabolisés par cette

enzyme et qui possèdent une marge thérapeutique étroite.

Mint-Escitalopram Pristine PM - FR

Pg. 26

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Données sur les interactions médicamenteuses provenant d’études sur l’oxalate d’escitalopram

Tableau 5. Interactions médicamenteuses établies ou théoriques avec l’escitalopram

Escitalopram

Référence

Effet

Commentaire clinique

Cimétidine

L’administration concomitante

de cimétidine (400 mg 2 fois par

jour pendant 5 jours), inhibiteur

modérément puissant des

isoenzymes CYP2D6, 3A4 et

1A2, et de l’oxalate

d’escitalopram (dose unique de

20 mg le jour 4) a entraîné une

augmentation de l’aire sous la

courbe (ASC) et de la C

l’escitalopram d’environ 70 %

et 20 %, respectivement.

La prudence s’impose lorsque la

cimétidine est administrée en

concomitance. Une diminution de la

dose d’escitalopram pourrait être

nécessaire selon le jugement du

clinicien. La dose maximale

d’escitalopram est fixée à 10 mg/jour.

Imipramine/

désipramine

(substrats de

l’isoenzyme

CYP2D6)

L’administration concomitante

d’oxalate d’escitalopram

(20 mg/jour pendant 21 jours) et

de désipramine (dose unique de

50 mg), antidépresseur

tricyclique et substrat de

l’isoenzyme CYP2D6, a

entraîné une augmentation de

50 % des concentrations de

désipramine.

On ignore la portée clinique de cette

augmentation. L’administration

concomitante de l’escitalopram et

de l’imipramine ou de la

désipramine commande donc la

prudence.

Métoprolol

(substrat de

l’isoenzyme

CYP2D6)

L’administration concomitante

d’oxalate d’escitalopram

(20 mg/jour pendant 21 jours) et

de métoprolol (substrat de

l’isoenzyme CYP2D6) a

entraîné une augmentation de

50 % des pics plasmatiques du

bêta- bloquant, mais on n’a pas

noté d’effet cliniquement

significatif sur la tension

artérielle ni sur la fréquence

cardiaque.

Oméprazole :

inhibiteur de

l’isoenzyme

CYP2C19

L’administration concomitante

de l’oméprazole (30 mg 1 fois

par jour pendant 6 jours),

inhibiteur de l’isoenzyme

CYP2C19, et de l’oxalate

d’escitalopram (dose unique de

20 mg le jour 5) a entraîné une

augmentation de l’ASC et de la

de l’escitalopram d’environ

50 % et 10 %, respectivement.

La prudence s’impose lorsqu’un

inhibiteur de l’isoenzyme CYP2C19

(p. ex., oméprazole), est administré en

concomitance. Une diminution de la

dose d’escitalopram pourrait être

nécessaire selon le jugement du

clinicien. La dose maximale

d’escitalopram est fixée à 10 mg/jour.

Mint-Escitalopram Pristine PM - FR

Pg. 27

Page 28 de 58

Escitalopram

Référence

Effet

Commentaire clinique

Ritonavir :

(substrat de

l’isoenzyme

CYP3A4)

L’administration concomitante

d’une dose unique de ritonavir

(600 mg), substrat de

l’isoenzyme CYP3A4 et

puissant inhibiteur de

l’isoenzyme CYP3A4, et

d’oxalate d’escitalopram

(20 mg) n’a pas modifié le profil

pharmacocinétique du ritonavir

ni celui de l’escitalopram.

Légende : EC = Essai clinique

Données sur les interactions médicamenteuses provenant d’études sur le citalopram (racémate)

Tableau 6. Interactions médicamenteuses établies ou théoriques avec le citalopram (racémate)

Citalopram

(racémate)

Référence

Effet

Commentaire clinique

Carbamazépine

La carbamazépine, dont la dose a été portée

graduellement à 400 mg/jour, a été

administrée seule pendant 21 jours, puis en

concomitance avec le citalopram (racémate)

(40 mg/jour) pendant 14 autres jours. Le

citalopram n’a pas modifié les concentrations

plasmatiques de carbamazépine, substrat de

l’isoenzyme CYP3A4, ni de son métabolite,

l’époxyde de carbamazépine.

Comme la

carbamazépine est un

inducteur des enzymes

microsomales, le

risque d’augmentation

de la clairance de

l’escitalopram sous

l’effet de

l’administration de la

carbamazépine doit

être envisagé si les

deux médicaments

sont administrés en

concomitance.

Digoxine

L’administration du citalopram (racémate)

(40 mg/jour pendant 21 jours) n’a pas

modifié le profil pharmacocinétique de la

digoxine (dose unique de 1 mg). Les taux

sériques de citalopram étaient légèrement

plus faibles en présence de digoxine, mais

cette baisse n’a eu aucune portée clinique.

Kétoconazole

L’administration concomitante de citalopram

(racémate) (dose unique de 40 mg) et de

kétoconazole (dose unique de 200 mg),

puissant inhibiteur de l’isoenzyme CYP3A4,

a diminué la C

du kétoconazole de 21 % et

n’a pas modifié le profil pharmacocinétique

du citalopram.

Lévomépromazine

L’administration concomitante de citalopram

(racémate) (40 mg/jour pendant 10 jours) et de

lévomépromazine (dose unique de 50 mg),

Mint-Escitalopram Pristine PM - FR

Pg. 28

Page 29 de 58

Citalopram

(racémate)

Référence

Effet

Commentaire clinique

inhibiteur de l’isoenzyme CYP2D6, n’a pas

modifié le profil pharmacocinétique de l’un ou

l’autre médicament.

Lithium

L’administration concomitante de citalopram

(racémate) (40 mg/jour pendant 10 jours) et de

lithium (30 mmol/jour pendant 5 jours) n’a

aucunement modifié les paramètres

pharmacocinétiques de l’un ou l’autre

médicament.

Comme le lithium

peut augmenter la

neurotransmission

sérotoninergique,

l’administration

concomitante du

lithium et de

l’escitalopram

commande la

prudence.

Pimozide

Lors d’une étude croisée à double insu portant

sur de jeunes adultes en bonne santé, une dose

unique de 2 mg de pimozide administrée en

concomitance avec une dose de 40 mg de

citalopram (racémate) administrée une fois par

jour pendant 11 jours a été associée à une

augmentation moyenne d’environ 12 ms des

valeurs de l’intervalle QTc au T

, par

comparaison à l’administration concomitante

du pimozide et d’un placebo.

On ignore le

mécanisme qui

sous-tend cette

interaction

pharmacodynamiq

ue apparente.

L’usage

concomitant du

citalopram ou de

l’escitalopram et

du pimozide est

contre-indiqué.

Théophylline

L’administration concomitante de citalopram

(racémate) (40 mg/jour pendant 21 jours) et de

théophylline (dose unique de 300 mg), substrat

de l’isoenzyme CYP1A2, n’a pas modifié le

profil pharmacocinétique de la théophylline.

Triazolam

L’administration concomitante de citalopram

(racémate) (40 mg/jour pendant 28 jours, après

ajustement posologique) et de triazolam (dose

unique de 0,25 mg), substrat de l’isoenzyme

CYP3A4, n’a pas modifié significativement le

profil pharmacocinétique de l’un ou l’autre

médicament.

Warfarine

L’administration de citalopram (racémate)

(40 mg/jour pendant 21 jours) n’a pas modifié

le profil pharmacocinétique ni le profil

pharmacodynamique (temps de prothrombine)

d’une dose unique de 25 mg de warfarine,

substrat des isoenzymes CYP3A4 et CYP2C9.

Légende : EC = Essai clinique

I

NTERACTIONS MÉDICAMENT

-

ALIMENT

Il est précisé dans diverses publications scientifiques que les principales composantes du jus de

pamplemousse peuvent inhiber l’isoenzyme CYP3A4. L’escitalopram est aussi métabolisé par

Mint-Escitalopram Pristine PM - FR

Pg. 29

Page 30 de 58

d’autres isoenzymes qui ne sont pas affectées par le jus de pamplemousse, notamment CYP2C19 et

CYP2D6. Bien qu’il soit possible, en théorie, que des interactions pharmacocinétiques découlent de

la prise de l’escitalopram et de la consommation concomitante de jus de pamplemousse, la

survenue d’une telle interaction est considérée comme improbable.

I

NTERACTIONS MÉDICAMENT

-

PLANTES MÉDICINALES

Millepertuis : Comme c’est le cas pour d’autres ISRS et les antidépresseurs de nouvelle génération,

des interactions pharmacodynamiques peuvent survenir entre l’escitalopram et le millepertuis

(plante médicinale) et ainsi entraîner des effets indésirables.

E

FFETS DU MÉDICAMENT SUR LES ANALYSES DE LABORATOIRE

Aucune interaction avec les analyses de laboratoire n’a été établie.

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION

C

ONSIDÉRATIONS POSOLOGIQUES

Généralités :

L’oxalate d’escitalopram doit être administré par voie orale une fois par jour,

avec ou sans nourriture.

MINT-ESCITALOPRAM

n’est pas indiqué chez les patients de moins de 18 ans (voir

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Risque de changements comportementaux et

émotifs, voire d’automutilation).

P

OSOLOGIE ET AJUSTEMENTS POSOLOGIQUES RECOMMANDÉS

A

DULTES

T

ROUBLE DÉPRESSIF MAJEUR

MINT-ESCITALOPRAM doit être administré par voie orale en une dose unique de 10 mg/jour.

Selon la réponse individuelle du patient, on devrait envisager de porter la dose à un maximum de

20 mg/jour. Dans les cas où la sensibilité initiale aux effets indésirables peut être une source

d’inquiétude, on peut amorcer le traitement par MINT-ESCITALOPRAM

à raison de 5 mg/jour,

puis en augmenter la posologie sous réserve d’une bonne tolérance.

T

RAITEMENT PENDANT LA GROSSESSE

L’innocuité de l’escitalopram de MINT-ESCITALOPRAM pendant la grossesse n’a pas été établie.

Par conséquent, MINT-ESCITALOPRAM ne doit pas être employé pendant la grossesse, à moins

que, de l’avis du médecin, les bienfaits potentiels pour la patiente l’emportent nettement sur les

risques pour le fœtus.

Des cas rapportés dans le cadre du programme de pharmacovigilance indiquent que certains

nouveau-nés exposés à un ISRS comme l’oxalate d’escitalopram et d’autres antidépresseurs de

nouvelle génération vers la fin du troisième trimestre de la grossesse ont eu des complications

Mint-Escitalopram Pristine PM - FR

Pg. 30

Page 31 de 58

nécessitant une prolongation du séjour à l’hôpital, un soutien respiratoire et une alimentation par

gavage (voir

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS

). Lorsqu’une femme enceinte prend

MINT-ESCITALOPRAM pendant le troisième trimestre de la grossesse, le médecin doit évaluer

attentivement les risques et les bienfaits potentiels du traitement. Le médecin pourrait envisager de

réduire la dose de MINT-ESCITALOPRAM progressivement au cours du troisième trimestre.

P

ATIENTS ÂGÉS

Étant donné la demi-vie plus longue et la clairance moindre des médicaments chez les patients

âgés, on doit amorcer le traitement à 5 mg/jour. Selon la réponse et la tolérance du patient, cette

dose pourra être portée à 10 mg/jour.

I

NSUFFISANCE RÉNALE

Aucun ajustement posologique n’est nécessaire en présence d’une insuffisance rénale légère ou

modérée. Vu l’absence de données quant aux effets pharmacocinétiques et pharmacodynamiques de

l’escitalopram ou du citalopram (racémate) en présence d’une insuffisance rénale sévère (clairance

de la créatinine < 30 mL/min), MINT-ESCITALOPRAM doit être utilisé avec prudence chez ces

patients.

I

NSUFFISANCE HÉPATIQUE

devrait

s’en

tenir

plus

petites

doses

recommandées

présence

d’une

insuffisance

hépatique légère à modérée. Une dose unique initiale de 5 mg/jour administrée par voie orale est

recommandée. La dose peut ensuite être augmentée selon la réponse du patient, si le médecin le

juge approprié. Une dose quotidienne de 10 mg est la dose maximale recommandée chez la plupart

des patients souffrant d’une insuffisance hépatique. On ne dispose d’aucune donnée sur les

paramètres

pharmacocinétiques

l’oxalate

d’escitalopram

chez

patients

souffrant

d’insuffisance hépatique sévère (classe C de Child-Pugh). On doit donc redoubler de prudence

lorsqu’on utilise MINT-ESCITALOPRAM en présence d’une insuffisance hépatique sévère.

M

ÉTABOLISEURS LENTS DE LA

CYP2C19

métabolisme

MINT-ESCITALOPRAM

principalement

assuré

l’isoenzyme

CYP2C19. Dans les cas où l’on sait que le patient est un métaboliseur lent au niveau de la

CYP2C19, une dose initiale de 5 mg/jour est recommandée. Selon la réponse du patient, cette dose

pourra être portée à un maximum de 10 mg/jour.

T

RAITEMENT À LONG TERME

Pendant un traitement à long terme, la dose administrée doit être la dose efficace la plus faible

possible, et l’on doit réévaluer le patient à intervalles réguliers pour déterminer s’il est nécessaire

de poursuivre le traitement.

P

ASSAGE D

UN

IMAO

À L

ESCITALOPRAM OU VICE VERSA

Il doit s’écouler au moins 14 jours entre l’arrêt d’un traitement par un IMAO et le début d’un

traitement par MINT-ESCITALOPRAM. De même, il doit s’écouler au moins 14 jours entre l’arrêt

d’un traitement par MINT-ESCITALOPRAM et le début d’un traitement par un IMAO (voir

CONTRE-INDICATIONS

A

RRÊT DU TRAITEMENT PAR L

ESCITALOPRAM

Des symptômes sont associés à l’arrêt du traitement par l’escitalopram ou à une diminution de la

Mint-Escitalopram Pristine PM - FR

Pg. 31

Page 32 de 58

dose. Il est recommandé d’être à l’affût de ces symptômes et d’autres symptômes à l’arrêt du

traitement

suite

d’une

diminution

dose

(voir

MISES

EN

GARDE

et

PRÉCAUTIONS

EFFETS INDÉSIRABLES

Dans la mesure du possible, on doit réduire la dose graduellement sur une période de plusieurs

semaines plutôt que d’arrêter le traitement brusquement. Si le patient manifeste des symptômes

qu’il juge intolérables après une diminution de la dose ou l’arrêt du traitement, l’ajustement

posologique

doit

tenir

compte

réponse

clinique

(voir

MISES

EN

GARDE

ET

PRÉCAUTIONS

EFFETS INDÉSIRABLES

E

NFANTS

Voir

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS

, Risque de changements comportementaux et

émotifs, voire d’automutilation.

D

OSE OUBLIÉE

Si une dose est oubliée, le patient doit prendre la dose suivante au moment prévu.

SURDOSAGE

Les données cliniques sur les surdosages d’escitalopram sont limitées, et il est fréquent que ceux-ci

s’accompagnent de surdosages concomitants d’autres médicaments. Dans la majorité des cas, on

n’a signalé que des symptômes bénins, voire aucun symptôme. Des cas mortels de surdosage où

l’escitalopram est la seule substance en cause (doses inconnues) ont été rarement signalés; dans la

majorité des cas, de multiples médicaments étaient en cause. Des doses pouvant atteindre 800 mg

d’escitalopram seul n’ont occasionné aucun symptôme sévère.

Lors des essais cliniques sur le citalopram (racémate), aucun patient n’est mort suivant l’ingestion

de doses de citalopram atteignant 2000 mg. Parmi les surdosages signalés pendant le programme de

pharmacovigilance, certains surdosages par le citalopram seul ont été mortels. Dans de nombreux

cas, on ignore la dose exacte de citalopram (racémate) ainsi que les autres médicaments et/ou

l’alcool qui ont été ingérés simultanément. Cependant, trois cas mortels de surdosage du citalopram

seul (racémate) ont été rapportés dans la littérature (doses de 2800 mg, de 2880 mg et de 3920 mg);

cela dit, des patients ont survécu à des surdoses pouvant atteindre 5200 mg.

Si l’on compare le citalopram (racémate) et l’escitalopram, il importe de souligner que ce dernier

devrait avoir des effets pharmacodynamiques semblables à ceux du racémate à une dose plus faible.

Des cas mortels de syndrome sérotoninergique ont été signalés chez des patients qui avaient ingéré

surdoses

moclobémide

(Manerix

citalopram

(racémate).

concentrations

plasmatiques de moclobémide se situaient entre 16 et 90 mg/L (éventail thérapeutique : 1 à 3 mg/L)

et celles du citalopram (racémate), entre 0,3 et 1,7 mg/L (concentration thérapeutique : 0,3 mg/L).

C’est donc dire qu’une dose relativement faible de citalopram administrée avec une surdose de

moclobémide comporte un risque important pour le patient.

Les symptômes les plus fréquents d’un surdosage de citalopram (racémate) sont notamment :

étourdissements,

sudation,

nausées,

vomissements,

tremblements,

crises

convulsives

Mint-Escitalopram Pristine PM - FR

Pg. 32

Page 33 de 58

somnolence. Plus rarement, on a observé les symptômes suivants : confusion, perte de conscience,

convulsions,

coma,

tachycardie

sinusale,

cyanose,

hyperventilation,

rhabdomyolyse

modifications de l’ECG (dont l’allongement de l’intervalle QTc, le rythme nodal, l’arythmie

ventriculaire et possiblement un cas de torsades de pointes).

P

RISE EN CHARGE DU SURDOSAGE

Comme c’est le cas pour le citalopram (racémate), il n’existe aucun antidote spécifique de

l’escitalopram. Le traitement vise à soulager les symptômes et doit comporter des mesures de

soutien. On doit dégager les voies respiratoires afin d’assurer une ventilation et une oxygénation

appropriées. Un lavage gastrique et l’utilisation de charbon activé doivent être envisagés dès que

possible

après

l’ingestion

voie

orale.

recommande

surveiller

paramètres

électrocardiographiques et les signes vitaux, de soulager les symptômes et de recourir à des

mesures générales de soutien.

Étant donné le fort volume de distribution de l’escitalopram, une diurèse forcée, la dialyse,

l’hémoperfusion et une transfusion totale ne seraient probablement pas bénéfiques.

Dans le traitement du surdosage, l’ingestion de plusieurs médicaments est une possibilité qu’il faut

envisager.

Pour le traitement d’une surdose possible, communiquer avec votre centre antipoison régional.

MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE

L’escitalopram (

S

-citalopram) est l’énantiomère actif du citalopram, le racémate. Des études

in

vitro

in vivo

semblent indiquer que l’escitalopram est un inhibiteur sélectif du recaptage de la

sérotonine (ISRS) très puissant, qui agit en inhibant par compétition spécifique le transporteur

membranaire de la sérotonine (5-hydroxytryptophane ou 5-HT). L’escitalopram montre une grande

affinité pour le site de liaison primaire; en outre, il se lie à un site secondaire sur le transporteur de

la sérotonine pour lequel il a une affinité 1000 fois plus faible. La portée clinique de cette liaison

n’a pas été établie.

L’escitalopram

doté

d’une

affinité

nulle

négligeable

pour

série

récepteurs,

notamment : 5-HT

, 5-HT

et D

(récepteurs dopaminergiques),

(adrénorécepteurs),

(récepteur

histaminergique),

récepteur

muscarinique

l’acétylcholine,

récepteur

benzodiazépines, récepteur GABA (acide gamma-aminobutyrique) et récepteurs des opioïdes.

L’escitalopram ne se fixe pas aux divers canaux ioniques dont les canaux Na

, Cl

et Ca

montre une affinité très faible pour ces derniers.

P

HARMACOCINÉTIQUE

Le profil pharmacocinétique de l’escitalopram administré en une dose unique ou en doses multiples

est linéaire et proportionnel à la dose pour les doses comprises entre 10 et 30 mg/jour. La

biotransformation de l’escitalopram se fait en majeure partie dans le foie, et sa demi-vie terminale

moyenne est d’environ 27 à 32 heures. Lorsque l’escitalopram est administré une fois par jour, les

concentrations plasmatiques atteignent un état d’équilibre dans un délai d’environ 1 semaine. À

l’état d’équilibre, les concentrations plasmatiques d’escitalopram chez de jeunes sujets en bonne

Mint-Escitalopram Pristine PM - FR

Pg. 33

Page 34 de 58

santé étaient environ 2,6 fois plus élevées que celles que l’on observe après une dose unique.

A

BSORPTION ET DISTRIBUTION :

Chez des volontaires en bonne santé, après administration par

voie orale de doses d’escitalopram de 10 mg ou de 20 mg, on observe des pics plasmatiques dans

un délai d’environ 4 heures. L’absorption de l’escitalopram devrait être quasi complète lorsque ce

dernier est administré par voie orale et n’est pas influencée par la nourriture. Après administration

par voie orale d’une dose unique de 10 mg d’escitalopram, le volume de distribution apparent de

l’escitalopram

varie

entre

environ

L/kg.

Chez

l’humain,

fixation

l’escitalopram aux protéines plasmatiques est indépendante des concentrations plasmatiques du

médicament et se chiffre en moyenne à 55 %.

M

ÉTABOLISME ET ÉLIMINATION :

Après administration par voie orale, la clairance plasmatique est

d’environ

L/min,

dont

environ

provient

clairance

rénale.

L’escitalopram

métabolisé

dans

foie

S-

déméthylcitalopram

S

-DCT)

S

-didéméthylcitalopram

S

DDCT). Chez l’humain, l’escitalopram sous forme inchangée est le composé qui prédomine dans le

plasma. Après administration de doses multiples d’escitalopram, les concentrations plasmatiques

moyennes des métabolites

S

-DCT et

S-

DDCT sont habituellement de 28-31 % et < 5 % de la

concentration de la molécule mère, respectivement. Les résultats d’études

in vitro

semblent

indiquer que les métabolites (

S-

DCT et

S

-DDCT) ne contribuent pas de manière significative à

l’action clinique de l’escitalopram.

Des études

in vitro

ayant utilisé des enzymes microsomales du foie humain ont révélé que la

biotransformation de l’escitalopram en ses métabolites déméthylés dépend principalement des

isoenzymes CYP2C19, CYP3A4 et, dans une moindre mesure, CYP2D6. La clairance hépatique

apparente du médicament équivaut à environ 90 % de la dose administrée. Après administration de

l’escitalopram par voie orale, la fraction de médicament récupérée sous forme d’escitalopram et de

S

-DCT (métabolite) se chiffre à environ 8 % et 10 %, respectivement.

I

NNOCUITÉ CARDIAQUE :

Voir Effets indésirables observés après la commercialisation/Troubles

cardiaques.

P

OPULATIONS PARTICULIÈRES

Personnes âgées :

Le profil pharmacocinétique de l’escitalopram administré en une dose unique ou

en doses multiples à des sujets âgés de 65 ans et plus (n = 18) a été comparé à celui obtenu chez des

sujets

plus

jeunes.

Après

administration

d’une

dose

unique,

concentrations

plasmatiques

d’escitalopram étaient similaires chez les sujets âgés et les sujets plus jeunes. Chez les sujets âgés,

lorsque les concentrations d’escitalopram étaient à l’état d’équilibre, la concentration maximale

), l’aire sous la courbe (ASC) et la demi-vie de l’escitalopram ont augmenté d’environ 35 %,

50 % et 50 %, respectivement, tandis que la clairance a diminué. Lorsqu’il est administré à cette

population de patients, on recommande de réduire la dose de MINT-ESCITALOPRAM et de

prescrire

dose

maximale

moindre

(voir

MISES

EN

GARDE

ET

PRÉCAUTIONS

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION

Sexe :

Lors de l’administration de multiples doses d’oxalate d’escitalopram (10 mg/jour pendant 3

semaines) à 18 hommes (9 hommes âgés et 9 jeunes) et à 18 femmes (9 femmes âgées et 9 jeunes),

on n’a observé aucune différence entre les hommes et les femmes quant aux valeurs ajustées en

fonction du poids de l’ASC, de la C

et de la demi-vie. Aucun ajustement posologique n’est

Mint-Escitalopram Pristine PM - FR

Pg. 34

Page 35 de 58

recommandé en fonction du sexe.

Insuffisance hépatique :

Chez des sujets présentant une insuffisance hépatique légère à modérée

(classes A et B Child-Pugh), comparativement à des sujets dont la fonction hépatique était normale,

la demi-vie de l’escitalopram a été environ deux fois plus longue (66 heures vs 36 heures) et

l’exposition au produit a été augmentée d’environ les deux tiers. Ainsi, en présence d’une

insuffisance hépatique, il est préférable de prescrire une dose d’oxalate d’escitalopram se situant

dans les limites inférieures de l’éventail posologique recommandé. On ne dispose d’aucune donnée

sur les paramètres pharmacocinétiques de l’escitalopram chez des patients souffrant d’insuffisance

hépatique sévère (classe C de Child-Pugh). On doit donc redoubler de prudence lorsqu’on utilise

l’escitalopram en présence d’une insuffisance hépatique sévère (voir

MISES EN GARDE ET

PRÉCAUTIONS

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION

Insuffisance

rénale :

dispose

d’aucune

donnée

profil

pharmacocinétique

l’escitalopram

chez

patients

présentant

insuffisance

rénale.

Chez

patients

présentaient une insuffisance rénale légère à modérée (n = 7), la clairance du citalopram (racémate)

administré par voie orale a été réduite de 17 % par rapport aux patients dont la fonction rénale était

normale, mais on n’a pas observé d’effet cliniquement significatif sur le profil pharmacocinétique

du médicament. Aucun ajustement posologique n’est recommandé chez ces patients. À l’heure

actuelle, on ne dispose d’aucune donnée sur les paramètres pharmacocinétiques de l’escitalopram

citalopram

(racémate)

administré

façon

chronique

patients

présentant

insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 mL/min) (voir

MISES EN GARDE ET

PRÉCAUTIONS

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION

ENTREPOSAGE ET STABILITÉ

Les comprimés MINT-ESCITALOPRAM (oxalate d’escitalopram) doivent être conservés dans un

endroit sec à une température ambiante (15 °C à 30 °C).

FORMES POSOLOGIQUES, COMPOSITION ET CONDITIONNEMENT

MINT-ESCITALOPRAM : Les comprimés d’escitalopram MINT-ESCITALOPRAM renferment

des quantités d’oxalate d’escitalopram correspondant à 10 mg, 15 mg ou 20 mg d’escitalopram, et

les ingrédients non médicinaux suivants : cellulose microcristalline, silice colloïdale anhydre,

croscarmellose sodique, talc, stéarate de magnésium, eau purifiée, hypromellose, polysorbate 80,

polyéthylène glycol, dioxyde de titane.

P

RÉSENTATION DES FORMES POSOLOGIQUES

Comprimés MINT-ESCITALOPRAM (oxalate d’escitalopram) :

Comprimés à 10 mg :

Comprimés

pelliculés

blancs

blanc

cassé,

forme

ovale,

biconvexes et rainurés, portant la gravure « J » sur une face et « 2 »

sur l’autre. Flacons de 100 comprimés. Plaquettes alvéolées de 14 (1 x

14), 28 (2 x 14) ou 98 (7 x 14) comprimés.

Comprimés à 15 mg :

Comprimés

pelliculés

blancs

blanc

cassé,

forme

ovale,

Mint-Escitalopram Pristine PM - FR

Pg. 35

Page 36 de 58

biconvexes et rainurés, portant la gravure « J » sur une face et « 3 »

sur l’autre. Flacons de 100 comprimés. Plaquettes alvéolées de 14 (1 x

14), 28 (2 x 14) ou 98 (7 x 14) comprimés.

Comprimés à 20 mg :

Comprimés

pelliculés

blancs

blanc

cassé,

forme

ovale,

biconvexes et rainurés, portant la gravure « J » sur une face et « 4 »

sur l’autre. Flacons de 100 comprimés. Plaquettes alvéolées de 14 (1 x

14), 28 (2 x 14) ou 98 (7 x 14) comprimés.

Mint-Escitalopram Pristine PM - FR

Pg. 36

Page 37 de 58

PARTIE II : RENSEIGNEMENTS SCIENTIFIQUES

RENSEIGNEMENTS PHARMACEUTIQUES

S

UBSTANCE MÉDICAMENTEUSE

:

OXALATE D

ESCITALOPRAM

Nom propre :

Oxalate d’escitalopram

Nom de code :

Lu 26-054

Nom chimique :

oxalate de (

S

)(+)-1-[3-(diméthylamino)propyl]-1-

p

fluorophényl)-5-phthalate carbonitrile

Formule moléculaire :

Structural Formula:

;

Poids moléculaire :

414,42

Aspect physique :

Poudre cristalline blanche à blanc cassé dégageant tout au plus une

faible odeur.

Point de fusion :

147 °C à 151 °C

pKa :

9,5 (microtitration)

Solubilité :

Eau (peu soluble)

Éthanol (peu soluble)

Acétate d’éthyle (légèrement soluble)

Méthanol (facilement soluble)

Diméthylsulfoxyde (facilement soluble)

Solution saline isotonique (soluble)

Coefficient de partage :

Log P (octanol/tampon phosphate de pH 7,4) – 1,34

Mint-Escitalopram Pristine PM - FR

Pg. 37

Page 38 de 58

ESSAIS CLINIQUES

Études comparatives de biodisponibilité

Une étude croisée, à dose unique par voie orale et à répartition aléatoire, comportant deux périodes

et deux séquences a été menée auprès de 24 sujets asiatiques de sexe masculin à jeun dans le but

d’établir la bioéquivalence entre les comprimés (1 x 20 mg) MINT-ESCITALOPRAM (oxalate

d’escitalopram, Mint Pharmaceuticals Inc., Canada) et les comprimés (1 x 20 mg) Cipralex

(oxalate d’escitalopram, Lundbeck Canada Inc.). Les résultats sont présentés ci-après.

TABLEAU RÉSUMANT LES DONNÉES DE BIODISPONIBILITÉ COMPARÉE

Comprimés d’escitalopram

(1 x 20 mg)

À partir de données mesurées

non corrigées pour la puissance

Moyenne géométrique

Moyenne arithmétique (CV en %)

Paramètre

pharmacocinétique

À L’ÉTUDE*

RÉFÉRENCE

Rapport des

moyennes

géométriques

%

Intervalle de

confiance à 90 %

(h*ng/mL)

688,82

717,40 (29,25)

700,66

727,04 (27,41)

98,31

96,29 - 100,38

(h*ng/mL)

919,82

1021,06 (50,84)

940,53

1035,99 (48,72)

97,80

95,36 - 100,30

(ng/mL)

22,64

23,01 (20,08)

22,68

23,13 (20,20)

99,81

96,77 - 102,94

4,66

(2,50 - 8,00)

4,50

(2,50 - 8,00)

37,00 (46,59)

38,56 (46,24)

MINT-ESCITALOPRAM (oxalate d’escitalopram) Mint Pharmaceuticals Inc.,

CIPRALEX

(oxalate d’escitalopram) par Lundbeck Canada Inc. 1000, rue de la Gauchetière

Ouest, Suite 500, Montréal, Québec, H3B 4W5, a été acheté au Canada.

Exprimée uniquement en tant que valeur médiane (marge).

@

Exprimée unique en tant que moyenne arithmétique (CV en %)

= ASC

0-72

T

ROUBLE DÉPRESSIF MAJEUR

(TDM)

L’efficacité de l’oxalate d’escitalopram dans le traitement de la dépression a été établie lors de

trois études multicentriques, à groupes parallèles et comparatives avec placebo d’une durée de 8

semaines qui portaient sur des patients répondant aux critères du DSM-IV de la dépression

majeure. Deux des trois études comportaient un groupe de traitement recevant le citalopram

(racémate). Le paramètre principal d’évaluation de l’efficacité dans les trois études était la

variation moyenne du score sur l’échelle d’évaluation de la dépression de Montgomery Asberg

Mint-Escitalopram Pristine PM - FR

Pg. 38

Page 39 de 58

(MADRS, pour

Montgomery Asberg Depression Rating Scale

) après huit semaines de traitement,

par rapport aux valeurs de départ, après ajustement des données pour tenir compte du score initial,

du traitement et du centre. Les trois études comportaient une période préliminaire de 1 semaine

pendant laquelle les patients recevaient un placebo à simple insu, suivie de 8 semaines de

traitement à double insu.

É

TUDES SUR L

ESCITALOPRAM À DOSES FIXES

Étude 1

Au total, 377 patients traités dans un contexte de soins primaires pour une dépression majeure ont

reçu 10 mg/jour d’oxalate d’escitalopram (N = 188) ou un placebo (N= 189). La variation moyenne

du score MADRS ajusté après 8 semaines de traitement, par rapport aux valeurs de départ, dénotait

amélioration

significativement

plus

marquée

dans

groupe

oxalate

d’escitalopram

10 mg/jour que dans le groupe placebo (-16,3 vs -13,6, respectivement).

Étude 2

Lors d’une autre étude, 485 patients ambulatoires souffrant d’un trouble dépressif majeur ont reçu

10 mg d’oxalate d’escitalopram (N = 118), 20 mg d’oxalate d’escitalopram (N = 123), 40 mg de

citalopram (racémate) (N = 125) ou un placebo (N = 119) pendant 8 semaines. La variation

moyenne du score MADRS ajusté après 8 semaines de traitement, par rapport aux valeurs de

départ,

dénotait

amélioration

significativement

plus

marquée

dans

groupe

oxalate

d’escitalopram

20 mg/jour

dans

groupe

placebo

(-12,8

-13,9

–9,4,

respectivement).

É

TUDE SUR L

ESCITALOPRAM À DOSES VARIABLES

Étude 3

En tout, 468 patients souffrant d’un trouble dépressif majeur et traités dans un contexte de soins

primaires ont reçu 10 ou 20 mg d’oxalate d’escitalopram (N = 155), 20 ou 40 mg de citalopram

(racémate) (N = 159) ou un placebo (N = 154) pendant 8 semaines. Au cours des 4 premières

semaines de traitement actif, les doses étaient fixes : 10 mg d’oxalate d’escitalopram ou 20 mg de

citalopram (racémate). Une augmentation de la dose – qui portait la dose d’oxalate d’escitalopram

à 20 mg et la dose de citalopram à 40 mg – était autorisée à partir de la quatrième semaine. La

variation moyenne du score MADRS ajusté après 8 semaines de traitement, par rapport aux valeurs

de départ, dénotait une amélioration significativement plus marquée dans le groupe oxalate

d’escitalopram à 10-20 mg que dans le groupe placebo (-15,0 vs -12,11, respectivement).

É

TUDE D

OBSERVATION À LONG TERME SUR LA RECHUTE LORS D

UN TRAITEMENT PAR

L

ESCITALOPRAM

essai

comparatif

avec

placebo

démontré

l’efficacité

l’oxalate

d’escitalopram

pour

maintenir la réponse au traitement antidépresseur chez des patients souffrant du trouble dépressif

majeur qui avaient répondu à un traitement à court terme de 8 semaines et que l’on a ensuite suivis

pendant une période allant jusqu’à 36 semaines afin d’observer les rechutes. Dans le cadre de cet

Mint-Escitalopram Pristine PM - FR

Pg. 39

Page 40 de 58

essai à plus long terme, 274 patients qui répondaient aux critères du trouble dépressif majeur

(DSM-IV) et qui avaient répondu à un traitement par l’oxalate d’escitalopram à 10 ou 20 mg/jour

lors d’une première étude ouverte de 8 semaines, ont été randomisés de façon à poursuivre leur

traitement par l’oxalate d’escitalopram à la même dose ou à recevoir un placebo pendant une

période allant jusqu’à 36 semaines où l’on observait les rechutes. Pendant la phase ouverte, la

réponse se définissait par une diminution du score MADRS total à

12. Pendant la phase à double

insu, la rechute se définissait par une augmentation du score MADRS total à

22 ou l’arrêt du

traitement en raison d’une réponse clinique insuffisante. Le délai d’apparition de la rechute a été

significativement plus long au cours des 36 semaines subséquentes chez les patients qui avaient

continué à recevoir l’oxalate d’escitalopram que chez ceux qui avaient reçu un placebo.

PHARMACOLOGIE DÉTAILLÉE

L’escitalopram est l’énantiomère

S

(+) du citalopram. À des doses cliniquement pertinentes,

l’activité pharmacologique du citalopram (racémate) est médiée par l’énantiomère

S

(+). Chez le

rat, un traitement à long terme (jusqu’à 5 semaines) par l’escitalopram n’a pas entraîné de tolérance

acquise à l’inhibition du recaptage de la sérotonine. On n’a pas effectué la batterie traditionnelle

complète de tests précliniques sur l’escitalopram, car les études de relativité sur la toxicocinétique

et la toxicologie de l’escitalopram et du citalopram (racémate) effectuées chez le rat ont fait

ressortir des profils similaires. Il a été démontré que les propriétés pharmacodynamiques et

pharmacocinétiques de l’escitalopram sont parallèles à celles du citalopram (racémate).

D

ONNÉES CHEZ L

ANIMAL

E

XPÉRIENCES IN VITRO

Recaptage neuronal de la sérotonine, de la noradrénaline et de la dopamine

Chez le rat, lors d’expériences

in vitro

sur des synaptosomes du cerveau, l’escitalopram a bloqué

sélectivement

recaptage

H-5-HT;

chiffrait

pour

l’énantiomère

R

et 3,9 nM pour le citalopram (racémate). Comme le laissent entendre ces

concentrations inhibitrices, l’escitalopram devrait être deux fois plus puissant que le citalopram

(racémate) et la puissance de l’énantiomère

R

est nettement moindre.

Chez le rat, on a comparé les effets du citalopram (racémate), des énantiomères

S

R

et des

métabolites

déméthylés

correspondants

(DCT,

S

-DCT

R

-DCT,

respectivement)

l’accumulation de

H-5-HT dans les synaptosomes du cerveau, de

H-dopamine (DA) dans les

synaptosomes de striatum et de

H-noradrénaline (NA) dans les cortex frontaux et temporaux.

Les résultats montrent que l’escitalopram et le citalopram (racémate) sont tous deux des inhibiteurs

puissants et sélectifs du recaptage de la 5-HT et qu’ils n’ont pas d’effet sur le recaptage de la NA et

de la DA. Bien que les métabolites DCT déméthylés de l’escitalopram et du citalopram (racémate)

soient aussi des inhibiteurs sélectifs du recaptage de la 5-HT, ils sont significativement moins

puissants que les molécules mères. Les métabolites didéméthylés (DDCT) n’ont pas eu d’effet

inhibiteur sur le recaptage de la 5-HT.

Si l’on définit la sélectivité comme le ratio entre la puissance de l’inhibition du recaptage de la 5-

HT et celle du recaptage de la NA, l’escitalopram est considéré comme le plus sélectif des

Mint-Escitalopram Pristine PM - FR

Pg. 40

Page 41 de 58

inhibiteurs du recaptage de la sérotonine parmi ceux qui ont été mis au point pour usage clinique

(captage de la NA/5-HT par l’escitalopram vs le citalopram [racémate] = 1700 vs 3400).

Effets des récepteurs de neurotransmetteurs

L’escitalopram ne montre aucune affinité, ou alors une affinité très faible, pour une série de

récepteurs,

notamment

récepteurs

sérotoninergiques

5-HT

5-HT

récepteurs

dopaminergiques D

et D

, les récepteurs adrénergiques α

, α

et β, les récepteurs histaminergiques

, les récepteurs muscariniques de l’acétylcholine ainsi que les récepteurs des benzodiazépines et

des opioïdes; il n’a pas d’action non plus sur la MAO, sauf à des concentrations extrêmement

élevées que l’on peut atteindre seulement

in vitro

E

FFETS SUR LE COMPORTEMENT

L’escitalopram s’est révélé efficace dans plusieurs modèles animaux prédictifs d’une action

antidépressive et anxiolytique. Chez la souris mâle, les effets de l’escitalopram, du citalopram

(racémate) et du

R

-citalopram ont été étudiés dans le cadre de l’épreuve de la nage forcée.

L’escitalopram, tout comme le citalopram, a été associé à une régression dose-dépendante de

l’immobilité (nage forcée), alors que le

R

-citalopram ne s’est pas révélé actif à ce niveau.

Chez la souris, les précurseurs de la 5-HT (tryptophane,

d,l

-5-HTP et

l

-5-HTP) induisent un

syndrome sérotoninergique caractéristique (tremblements, hyperactivité et abduction des membres

arrière). On établit le score individuel du changement de comportement de chaque animal, puis le

score total qui correspond à un syndrome sérotoninergique complet. Le traitement à court terme

concomitant par un inhibiteur du recaptage de la 5-HT potentialise la réponse comportementale aux

précurseurs. Le tableau 7 montre les puissances relatives (DE

) de l’escitalopram, du citalopram

(racémate) et de leurs métabolites correspondants.

Tableau 7 : Potentialisation des changements de comportement induits par les

précurseurs de la 5-HT chez la souris. Effets du citalopram (racémate), des énantiomères R

et S et des métabolites déméthylés correspondants.

ESC

R-CIT

CIT

S-DCT

R-DCT

DCT

Potentialisation du 5-HTP

Souris, 30 min, SC

> 50

> 50

Potentialisation du l-5-HTP

Souris, 30 min, SC

> 48

Syndrome 5-HT

Souris, 30 min, SC

> 6,0

> 190

> 49

> 50

> 50

NT = non testé

E

FFETS CARDIOVASCULAIRES

Des expériences de type « patch-clamp » ont révélé que l’escitalopram et le citalopram (racémate)

exercent, dans une certaine mesure, un effet inhibiteur sur les canaux I

et I

et sur les courants

calciques de type L dans le cœur, mais seulement à des concentrations micromolaires.

Mint-Escitalopram Pristine PM - FR

Pg. 41

Page 42 de 58

Les effets électrophysiologiques de l’escitalopram, du

S

-DDCT, du

R

-DDCT, du citalopram

(racémate), du DDCT et d’autres ISRS ont été examinés dans le modèle du cœur de cobaye

utilisant la technique de Langendorff. De 0,5 à 2,5 mcM, tous les ISRS ont causé un allongement

de l’intervalle PQ, accompagné d’une activité inotrope négative. Aucun des ISRS évalués ni le

S

DDCT n’ont eu d’effet sur l’intervalle QT, alors que le

R

-DDCT et le DDCT l’ont allongé à la

concentration la plus élevée (2,5 mcM).

Des doses d’escitalopram de 1, 3 ou 6 mg/kg ont été perfusées par voie intraveineuse sur une

période de 2 heures chez des chiens conscients. Les taux sériques atteints à la fin de la perfusion

n’ont pas entraîné de crises convulsives. Même la plus forte dose d’escitalopram (correspondant à

15-21 fois la C

chez l’humain à une dose de 20 mg/jour) a été associée à une variation minime

l’intervalle

laquelle

été

considérée

comme

conforme

limites

physiologiques.

L’intervalle QT n’a pas été affecté. On n’a pas observé d’action particulière sur l’ECG à part

quelques changements de la morphologie des ondes T précordiales, phénomène déjà observé avec

de nombreux autres médicaments agissant sur le SNC.

E

FFETS SUR LA FONCTION RESPIRATOIRE

Après administration par voie intraveineuse, l’escitalopram a entraîné une acidose modérée (le pH

sanguin est passé d’environ 7,34 à 7,21) chez des chiens conscients. Une dose de citalopram

(racémate) administrée par voie intraveineuse a diminué le pH du sang artériel d’environ 0,07.

L’escitalopram n’a pas affecté la fréquence respiratoire chez le chien.

P

HARMACOCINÉTIQUE ET MÉTABOLISME DANS LES MODÈLES ANIMAUX

Divers modèles

animaux ont montré

que le profil pharmacocinétique

et le métabolisme de

l’escitalopram ne dépendent pas du fait qu’il est administré seul ou avec l’énantiomère

R

dans le

racémate.

outre,

résultats

d’études

in

vitro

vivo

font

ressortir

absence

d’interconversion entre les deux énantiomères. Il est donc considéré comme approprié de combiner

les données de pharmacocinétique et d’autres données sur l’escitalopram administré seul avec les

autres connaissances que nous avons déjà sur le citalopram (racémate).

A

BSORPTION

L’absorption de l’escitalopram semble rapide. Comme c’est le cas pour le citalopram (racémate), la

cinétique de l’escitalopram chez le rat et le chien se caractérise par une absorption rapide, le t

variant entre environ 0,5 et 2 heures; les différences s’expliquent par le métabolisme du premier

passage qui est spécifique de chaque espèce. Tant chez l’humain que chez le rat, l’administration

du citalopram (racémate) a entraîné des concentrations sériques plus élevées de

R

-citalopram que

d’escitalopram. Des comparaisons entre les études font ressortir une biodisponibilité absolue

élevée.

D

ISTRIBUTION

On suppose

lipophilie de l’escitalopram

est un facteur

déterminant

important

de sa

distribution dans les tissus. D’après les données préalables dont nous disposions sur la distribution

du citalopram (racémate), on présume que le modèle de distribution de l’escitalopram serait

bicompartimental. En général, on a retrouvé des concentrations élevées de citalopram (racémate) et

de ses métabolites déméthylés dans les poumons, le foie et les reins, et des concentrations moins

élevées dans le cœur et le cerveau. Le volume de distribution apparent du citalopram (racémate)

Mint-Escitalopram Pristine PM - FR

Pg. 42

Page 43 de 58

variait entre 10 et 25 L/kg. De même, le volume de distribution apparent (V

/F) de l’escitalopram

après son administration par voie orale chez l’humain se situe entre environ 12 et 26 L/kg. Il a été

démontré que le citalopram (racémate) et ses métabolites traversent la barrière placentaire et qu’ils

sont excrétés en petites quantités dans le lait maternel chez la souris.

L’escitalopram se fixe aux protéines plasmatiques dans une faible proportion, 55 % en moyenne,

par comparaison à 75 % en moyenne pour le citalopram (racémate). Tant chez la souris que chez le

chien,

concentrations

tissulaires

citalopram

(racémate),

molécule

mère,

métabolites déméthylés ont augmenté parallèlement à la dose, mais pas nécessairement de façon

proportionnelle

dose.

Comparativement

concentrations

molécule

mère,

concentrations des métabolites didéméthylés étaient plus élevées chez le chien que chez la souris,

ce qui s’est traduit par des ratios plus faibles de citalopram/didéméthylcitalopram chez le chien,

surtout au niveau du cœur et des reins.

M

ÉTABOLISME

Comme c’est le cas pour le citalopram (racémate), on présume que, sur le plan qualitatif, le

métabolisme de l’escitalopram est le même chez les espèces animales que chez l’humain. Les

métabolites déméthylés de l’escitalopram (

S

-DCT et

S

-DDCT) ont été mesurés chez le rat, le chien

et l’humain. Il a été démontré que la déméthylation qualitative de l’escitalopram se fait via les

isoenzymes 3A4, 2C19 et 2D6 du cytochrome P450. L’escitalopram et le

S

-DCT (métabolite

principal

chez

l’humain

rat)

sont

associés

inhibition

faible

négligeable

isoenzymes 1A2, 2C9, 2C19, 2E1 et 3A4 du cytochrome P450. Le métabolite

S-

DDCT (métabolite

principal chez le chien) inhibe modérément les isoenzymes 2C9 et 2C19 du cytochrome P450.

Cependant, il est improbable que l’inhibition soit cliniquement importante en raison des faibles

taux plasmatiques de

S

-DDCT obtenus en clinique chez l’humain. Inversement, les groupes azotés

peuvent être oxydés pour former le métabolite N-oxydé. La désamination entraîne la formation

d’un autre métabolite, l’acide propionique. La molécule mère et les métabolites sont excrétés en

partie sous forme de glucuronides.

É

LIMINATION

Chez le rat, après administration du

C-citalopram par gavage oral, l’excrétion urinaire a atteint un

maximum après 2 à 8 heures et l’excrétion fécale, après 8 à 24 heures. À une dose de 20 mg/kg, des

quantités à peu près égales de la dose ont été excrétées dans les urines et les fèces, et environ 80 %

de la dose a été récupérée au total. Lors des études de toxicité de 4 et de 13 semaines, la demi-vie

d’élimination sérique apparente de l’escitalopram était généralement de courte durée : environ 0,8 à

5,5 heures chez le rat et environ 4 à 8 heures chez le chien. Chez le chien, cette augmentation

apparente de la demi-vie d’élimination sous l’effet de doses croissantes s’explique probablement

par une saturation du métabolisme du premier passage. Ces résultats s’apparentent à ceux que l’on

a obtenus avec le citalopram (racémate). Des trois composés (escitalopram,

S

-DCT,

S

-DDCT), le

métabolite

S

-DDCT est celui qui semble doté de la demi-vie d’élimination la plus longue (environ

8 à 36 heures) chez les animaux.

T

OXICOCINÉTIQUE

Selon des études de 4 et de 13 semaines réalisées chez le rat, les paramètres pharmacocinétiques et

toxicocinétiques

l’escitalopram

observés

lors

études

semblent

comparables

après

administration de l’escitalopram ou du citalopram (racémate). Les taux plasmatiques ont aussi été

déterminés à partir de plusieurs études de toxicité. Le tableau ci-dessous résume les paramètres

Mint-Escitalopram Pristine PM - FR

Pg. 43

Page 44 de 58

toxicocinétiques chez le rat à partir d’une étude de 13 semaines et les compare aux paramètres

pharmacocinétiques chez l’humain.

Étude/

espèce

Dose

d’ESC

(mg/kg/jour)

Voie orale

Sexe

Cmax

(nmol/L)

ASC0-t

(h·nmol/L)

Ratio des valeurs de l’ASC chez

l’animal et l’humain

10 mg/jour

20 mg/jour3

Cmax

ASC0-t

Cmax

ASC0-t

ESCITALOPRAM

13 sem.

chez le rat

(jour 90)

2,9x

0,6x

1,4x

0,3x

40

1076

6552

17x

5,9x

8,2x

2,9x

1201

ind.

ind.

ind.

ind.

ind.

ind.

1199

1,1x

5,9x

0,5x

40

1383

9165

22x

8,3x

11x

4,1x

1201

2066

19 609

8,7x

doses

multiples

chez

l’humain2

(jour 24)

10 mg/jour

les deux

1109

20 mg/jour³

2250

S-DCT

13 sem.

chez le rat

(jour 90)

1094

2,2x

6,9x

1,2x

40

1383

17 843

58x

36x

31x

20x

1201

ind.

ind.

ind.

ind.

ind.

ind.

1,5x

6,9x

0,8x

40

734

10 232

31x

21x

17x

12x

1201

1585

28 668

doses

multiples

chez

l’humain2

(jour 24)

10 mg/jour

les deux

20 mg/jour3

S-DDCT

13 sem.

chez le rat

(jour 90)

6,1x

5,0x

40

316

5123

105x

85x

85x

69x

1201

ind.

ind.

ind.

ind.

ind.

ind.

5,3x

4,3x

40

149

2510

50x

42x

40x

34x

1201

8535

132x

142x

107x

115x

doses

multiples

chez

l’humain2

(jour 24)

10 mg/jour

les deux

20 mg/jour3

Mint-Escitalopram Pristine PM - FR

Pg. 44

Page 45 de 58

Étude/

espèce

Dose

d’ESC

(mg/kg/jour)

Voie orale

Sexe

Cmax

(nmol/L)

ASC0-t

(h·nmol/L)

Ratio des valeurs de l’ASC chez

l’animal et l’humain

10 mg/jour

20 mg/jour3

Cmax

ASC0-t

Cmax

ASC0-t

ESCITALOPRAM

La dose de 120 mg/kg/jour a été réduite à 100 mg/kg/jour chez les mâles le jour 13 et de nouveau chez les

rats des deux sexes à 80 mg/kg/jour au cours de la semaine 6.

n = 17 (10 mg) ou n = 16 (30 mg)

La dose de 20 mg/jour est évaluée d’après la moyenne des résultats obtenus à 10 et à 30 mg/jour.

Les nombres en

italique

correspondent à la dose sans effet observé (40 mg/kg/jour) quant aux effets

cardiaques.

Ind. : indéterminé

On a utilisé des marges d’innocuité atteignant environ 10 fois la dose thérapeutique maximale de la

molécule mère et environ 30-140 fois la concentration des métabolites dans les divers tests de

toxicité sur l’escitalopram. Les données indiquent que le métabolisme de l’escitalopram chez le rat

est le plus semblable à celui chez l’humain. Chez le rat, le ratio

R/S

du citalopram et de ses

métabolites, le DCT et le DDCT, est comparable à ce que l’on observe chez l’humain. Cependant,

existe

certaines

différences

quantitatives

entre

l’humain

animaux

quant

pharmacocinétique et au métabolisme du citalopram et de l’escitalopram. La différence la plus

importante est le degré moindre du métabolisme de premier passage chez l’humain que chez les

animaux, d’où des taux circulants de

S

-DCT et de

S

-DDCT proportionnellement plus faibles chez

l’humain.

TOXICOLOGIE

Les études sur la toxicologie de l’escitalopram ont été réalisées chez une seule espèce, le rat. Cette

espèce était considérée comme la plus appropriée du fait que son ratio

R/S

quant au citalopram et

ses métabolites, le DCT et le DDCT, est comparable à celui que l’on observe chez l’humain. En

outre, le rat a été utilisé comme modèle animal pour démontrer la stéréosélectivité de l’énantiomère

lorsqu’on a évalué l’action pharmacologique de l’ISRS.

Des observations importantes découlant d’études sur la toxicologie du citalopram (racémate) chez

le rat, la souris et le chien sont aussi décrites dans cette section.

T

OXICITÉ AIGUË

Lorsqu’il a été administré par gavage, l’escitalopram à 500 mg/kg a causé la mort, la prostration et

des tremblements, alors qu’il n’a eu aucun effet à 250 mg/kg. De même, le citalopram n’a pas eu

d’effet à 250 mg/kg, mais les doses de 500 et de 1000 mg/kg ont toutes deux été associées à la mort

de quelques animaux et à des signes cliniques similaires.

Lorsque l’escitalopram était injecté en bolus par voie intraveineuse, la dose de 22 mg/kg a donné

lieu à des difficultés respiratoires dans un délai de 30 minutes, alors que la dose de 30 mg/kg a

entraîné des convulsions et la mort de quelques animaux. Le citalopram administré à ces doses a eu

des effets comparables.

Mint-Escitalopram Pristine PM - FR

Pg. 45

Page 46 de 58

T

OXICITÉ DE DOSES SUBCHRONIQUES ET RÉPÉTÉES

Des études comparatives de 4 et de 13 semaines et de relativité à la suite d’une administration par

voie orale ont été réalisées sur l’escitalopram et le citalopram (racémate) chez le rat. Une étude

distincte de 60 jours a aussi utilisé le rat comme modèle.

Lors de l’étude de toxicité de 4 semaines, la dose maximale des deux médicaments (60 mg/kg/jour)

entraîné

léger

ralentissement

gain

pondéral,

légères

modifications

dans

fonctionnement du foie et une phospholipidose dans divers tissus. À la dose de 60 mg/kg/jour, les

signes de phospholipidose étaient plus marqués chez les animaux qui recevaient le citalopram

(racémate).

Lors de l’étude de toxicité de 13 semaines chez le rat, il a été démontré que les effets toxiques de

l’escitalopram étaient comparables à ceux du citalopram. Les effets toxiques étaient notamment

hépatomégalie

inflammation

myocarde

fortes

doses,

même

qu’une

phospholipidose typique observée avec de nombreux médicaments amphophiles et cationiques. On

aussi

observé

signes

cliniques,

dont

gain

pondéral

moindre,

sédation

tremblements.

dose

sans

effet

observé

était

d’environ

10 mg/kg/jour pour

deux

composés.

Cardiotoxicité, y compris l’inflammation et l’insuffisance cardiaque congestive

Lors de l’étude de relativité, on a constaté que l’escitalopram (80 mg/kg/jour) et le citalopram

(160 mg/kg/jour) entraînaient tous deux des signes de cardiotoxicité chez le rat, mais l’incidence

était plus élevée chez les animaux qui recevaient l’escitalopram (2 animaux sur 20 vs 3 sur 40,

respectivement).

Les altérations provoquées par les deux composés, qui étaient initialement et principalement de

nature inflammatoire (myocardite), touchaient surtout le myocarde et les oreillettes et incluaient

l’insuffisance cardiaque congestive.

La myocardite était d’envergure similaire chez les mâles et les femelles qui ont reçu l’escitalopram

fortement dosé, mais l’apparition des lésions a semblé plus rapide chez les mâles que chez les

femelles.

cardiotoxicité

semblait

corrélée

avec

pics

plasmatiques

plutôt

qu’avec

l’exposition

systémique (ASC). Les pics plasmatiques aux doses sans effet étaient environ 8 fois plus élevés

que les concentrations obtenues en clinique, alors que l’ASC de l’escitalopram n’était que 3-4 fois

plus élevée que l’exposition obtenue en clinique. Ces résultats pourraient s’expliquer par l’effet sur

les amines biogènes, qui se traduit par une diminution du débit coronarien et possiblement une

ischémie. Cela dit, le mécanisme exact de la cardiotoxicité chez le rat n’est pas clair. Selon

l’expérience clinique avec le citalopram (racémate) et les essais cliniques sur l’escitalopram, ces

résultats ne semblent pas avoir de corrélat clinique.

Dégénérescence/atrophie rétiniennes chez le rat recevant le citalopram (racémate)

Dans l’étude de cancérogénicité chez le rat, on a observé une légère augmentation proportionnelle

à la dose de l’opacité du cristallin uniquement chez les mâles. En outre, on a noté une incidence et

une gravité accrues de dégénérescence et d’atrophie rétiniennes dans le groupe recevant du

Mint-Escitalopram Pristine PM - FR

Pg. 46

Page 47 de 58

citalopram fortement dosé (80 mg/kg/jour). L’incidence était plus élevée chez les femelles, mais on

comptait plus de survivants parmi les femelles que parmi les mâles. Selon une analyse effectuée

par un pathologiste indépendant, les altérations rétiniennes étaient fort probablement attribuables à

une dilatation de la pupille causée par le médicament (mydriase), laquelle augmenterait le risque de

lésions rétiniennes chez le rat albinos, prédisposé par sa photosensibilité.

Convulsions et mort chez des chiens recevant du citalopram (racémate)

Des études de toxicité menées chez le chien ont révélé que l’administration de citalopram avait

entraîné des arythmies ventriculaires mortelles. Par conséquent, on a entrepris des études pour

élucider le mécanisme de cet effet et déterminer sa pertinence chez l’humain.

Les études ont démontré que : (1) La perfusion par voie i.v. de citalopram à 20 mg/kg entraînait des

convulsions. À cette dose, les concentrations sanguines de citalopram atteignaient 1950 ng/mL. En

présence de diazépam, également perfusé par voie i.v., on pouvait augmenter la dose de citalopram

perfusé

jusqu’à

concurrence

70 mg/kg

(6800

ng/mL).

perfusion

voie

i.v.

didéméthylcitalopram dosé à 5-22 mg/kg a causé un allongement de l’intervalle QT. À la dose de

5 mg/kg correspondaient des concentrations sanguines de 300 ng/mL du métabolite. L’allongement

de l’intervalle QT était proportionnel à la dose. (3) Lorsqu’on a perfusé simultanément 20 mg/kg

de citalopram et 5 mg/kg de didéméthylcitalopram (en présence de diazépam pour éviter les

convulsions),

cinq

chiens

neuf

sont

morts

d’une

fibrillation

ventriculaire.

doses

correspondaient des concentrations plasmatiques de citalopram et de didéméthylcitalopram de

1 950 ng/mL et de 300 ng/mL, respectivement.

Comme le montre le tableau ci-dessous, on observe une différence substantielle entre le chien et

l’humain quant aux concentrations plasmatiques du citalopram et de son métabolite à la dose

thérapeutique recommandée.

Traitement

Chien

Fibrillation ventriculaire

Patients

Concentrations à l’état d’équilibre à la dose

de 60 mg/jour de citalopram

citalopram dosé à 20 mg/kg

plus

didéméthylcitalopram à 5 mg/kg

1 950 ng/mL

300 ng/mL

121 ng/mL

6,3 ng/mL

En résumé, le profil d’innocuité de l’escitalopram est semblable à celui du citalopram (racémate),

exception faite d’une incidence plus élevée d’inflammation cardiaque à des doses proportionnelles.

De plus, l’utilisation clinique de l’escitalopram est étayée par une expérience clinique considérable

sur l’innocuité des ISRS en général et du citalopram (racémate) en particulier.

Chez le rat, si l’on exclut la phospholipidose observée avec de nombreux médicaments amphophiles

et cationiques, la dose sans effet observé est de 40 mg/kg/jour par voie orale. À cette dose, la C

plasmatique d’escitalopram enregistrée pendant l’étude de 13 semaines chez le rat variait entre

1 076 et 1 383 nM, ce qui correspond à environ 8-11 fois l’exposition humaine de 131 nM après

l’administration répétée de la dose maximale recommandée (20 mg/jour).

T

OXICITÉ POUR LA REPRODUCTION

Lorsque le citalopram (racémate) a été administré par voie orale à 16 rats mâles et à 24 rates avant

Mint-Escitalopram Pristine PM - FR

Pg. 47

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l’accouplement et la gestation, puis tout au long de ces périodes, à des doses de 16, 32, 48 et

72 mg/kg/jour, l’accouplement a diminué à toutes les doses tandis que la fertilité a diminué à partir

de 32 mg/kg/jour. La durée de la gestation a été prolongée chez les animaux qui recevaient

48 mg/kg/jour.

On a évalué la toxicité pour la mère et le fœtus ainsi que la toxicité périnatale et postnatale de

l’escitalopram chez le rat. Aux fins de comparaison, on a administré à certains animaux une forte

dose de citalopram (racémate).

Lors des études sur la toxicité de l’escitalopram (56, 112 ou 150 mg/kg/jour) et du citalopram

(racémate) (70 mg/kg/jour) pour le développement embryofœtal, menées chez des rates pendant

l’organogenèse, on a observé des effets sur l’embryon et le fœtus (diminution du poids corporel

fœtal et retard de l’ossification) uniquement à partir de 112 mg/kg/jour (environ > 56 fois la dose

maximale

d’escitalopram

recommandée

chez

l’humain

20 mg/jour

fonction

surface

corporelle [mg/m

]). On a noté des effets similaires chez les animaux traités par le citalopram

(racémate). Ces doses étaient aussi toxiques pour la mère.

Lors d’une étude antérieure sur la toxicité du citalopram (racémate) pour le développement

embryofœtal, on a observé des effets sur l’embryon et le fœtus – diminution de la croissance et de la

survie

fœtus

incidence

accrue

d’anomalies

fœtales

(entre

autres,

anomalies

cardiovasculaires et osseuses ainsi que des retards de l’ossification) – à partir de 112 mg/kg/jour

(environ 18 fois la dose maximale de citalopram recommandée chez l’humain [60 mg/jour] en

fonction de la surface corporelle [mg/m

Dans une autre étude sur la toxicité du citalopram (racémate) (0,8, 3,2 ou 12,8 mg/kg/jour) pour le

développement embryofœtal menée pendant l’organogenèse, mais cette fois chez des lapines, on n’a

pas observé d’effet toxique sur le développement. La dose sans effet observé sur la mère et sur le

développement était, respectivement, de 3,2 et de 12,8 mg/kg/jour.

Lorsque les rates recevaient par voie orale l’escitalopram (6, 12, 24 ou 48 mg/kg/jour) ou le

citalopram (racémate) (12 ou 48 mg/kg/jour) pendant la gestation et tout au long du sevrage, les

fortes doses ont été associées à une augmentation de la mortalité des petits au cours des 4 premiers

jours et à des retards de croissance persistants pour la dose de 48 mg/kg/jour, et ce, pour les deux

composés. Dans le cas du citalopram, la dose sans effet observé sur la mère et la fonction de

reproduction était de 12 mg/kg/jour. Dans le cas de l’escitalopram, la dose sans effet observé et la

dose

sans

effet

nocif

observé

mère

fonction

reproduction

chiffraient

24 mg/kg/jour, soit environ 12 fois la dose maximale recommandée chez l’humain en fonction de la

surface corporelle (mg/m

F

ERTILITÉ MASCULINE

Des études chez l’animal ont montré qu’à des concentrations bien supérieures à celles que l’on

obtient chez l’humain, certains ISRS diminuaient l’indice de fertilité, l’indice de grossesse et le taux

d’implantation

entraînaient

anomalies

sperme.

citalopram

s’est

plus

révélé

génotoxique pour des cellules germinales de souris aux doses recommandées chez l’humain après 4

semaines d’exposition chronique; plus précisément, il a été associé à un nombre accru de cassures

de l’ADN du sperme, à des spermatocytes de premier ordre aberrants et à des lésions oxydatives de

Mint-Escitalopram Pristine PM - FR

Pg. 48

Page 49 de 58

l’ADN. Nous n’avons aucune donnée animale sur cet aspect pour l’escitalopram.

P

OTENTIEL MUTAGÈNE

On a fait une batterie complète de tests

in vitro

in vivo

sur le citalopram (racémate). Le

citalopram (racémate) n’a exercé aucune activité mutagène dans la plupart des tests

in vitro

(tests

d’Ames dans des cultures de

Salmonella

; test d’aberration chromosomique dans des cultures de

lymphocytes humains; test de mutation génique dans des cultures de cellules de lymphome de

souris L5178Y) et des tests

in vivo

(test du micronoyau; synthèse d’ADN non programmée).

Cependant, le citalopram (racémate) s’est révélé mutagène lors du test

in vitro

de mutation inverse

bactérienne (test d’Ames) dans deux des cinq lignées bactériennes (

Salmonella

TA98 et TA1537)

en l’absence d’activation métabolique. Le citalopram (racémate) s’est révélé clastogène lors du test

in vitro

sur des cellules pulmonaires de hamster chinois, en présence ou en l’absence d’activation

métabolique.

C

ANCÉROGÉNICITÉ

Une série exhaustive de tests sur la cancérogénicité du citalopram (racémate) a été réalisée chez la

souris et le rat. Le citalopram (racémate) n’a montré aucun signe de potentiel cancérigène chez la

souris de lignée NMRI/BOM à des doses quotidiennes de 40 à 240 mg/kg (1,5 an) et chez le rat de

lignée COBS WI à des doses quotidiennes de 8 à 80 mg/kg (2 ans), si ce n’est une incidence accrue

de carcinomes au niveau de l’intestin grêle chez des rats recevant 8 et 24 mg/kg/jour de citalopram

(racémate). Ces dernières doses correspondent à peu près, en mg/m

, à une dose d’escitalopram 2 à

6 fois la dose quotidienne maximale recommandée chez l’humain. Aucun effet similaire n’a été

observé chez les rats qui recevaient 80 mg/kg/jour. D’après les mêmes critères que les critères cités

précédemment, nous pouvons conclure que l’escitalopram n’est pas cancérigène.

Mint-Escitalopram Pristine PM - FR

Pg. 49

Page 50 de 58

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présentation. 192637, Date de révision : 9 juin 2016).

Mint-Escitalopram Pristine PM - FR

Pg. 52

IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE

Page 53 sur 58

PARTIE III : RENSEIGNEMENTS POUR LE

CONSOMMATEUR

MINT-ESCITALOPRAM

Comprimés d’oxalate d’escitalopram

dépliant

troisième

dernière

partie

d’une

« Monographie de produit » publiée à la suite de l’approbation de

la vente de MINT-ESCITALOPRAM au Canada et a été conçu

expressément pour les consommateurs. Veuillez le lire avant de

commencer à prendre ce médicament et conservez-le pendant

votre traitement par MINT-ESCITALOPRAM au cas où vous

voudriez le relire. Ce dépliant n’est qu’un résumé et ne donne

donc

tous

renseignements

pertinents

MINT-

ESCITALOPRAM.

Pour

toute

question

sujet

médicament,

communiquez

avec

votre

médecin

votre

pharmacien. Gardez toujours les médicaments hors de la portée

des enfants.

AU SUJET DE CE MÉDICAMENT

Raisons d’utiliser ce médicament :

Votre médecin vous a prescrit MINT-ESCITALOPRAM pour

soulager vos symptômes de dépression.

Un traitement par ce

type de médicament est des plus sûrs et des plus efficaces

lorsqu’il

y

a

une

bonne

communication

avec

le

médecin

traitant

et

que

celui-ci

sait

vraiment

comment

vous

vous

sentez.

Effets de ce médicament :

MINT-ESCITALOPRAM

fait

partie

de

la

classe

de

médicaments connus sous le nom d’antidépresseurs, et plus

spécifiquement d’une classe de médicaments appelés ISRS ou

inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine.

On croit que MINT-ESCITALOPRAM agit en augmentant le

taux d’une substance chimique présente dans le cerveau appelée

sérotonine

(5-hydroxytryptamine).

considère

perturbation du système sérotoninergique compte pour beaucoup

dans l’apparition de la dépression et des maladies apparentées.

Circonstances où il est déconseillé de prendre ce médicament :

Ne prenez pas MINT-ESCITALOPRAM en même temps

que le pimozide.

prenez

MINT-ESCITALOPRAM

vous

prenez

actuellement ou avez pris récemment un antidépresseur de la

classe des inhibiteurs de la monoamine oxydase (p. ex.,

sulfate de phénelzine, moclobémide).

Vous

devez

prendre

MINT-ESCITALOPRAM si

vous y êtes allergique ou si vous êtes allergique à l’un des

composants de ce médicament (voir la liste des ingrédients à

la section « Ingrédients non médicinaux »).

Cessez

prendre

MINT-ESCITALOPRAM

communiquez immédiatement avec votre médecin si vous

présentez

réaction

allergique

toute

réaction

indésirable grave.

Ne prenez pas MINT-ESCITALOPRAM si vous avez reçu

un diagnostic de syndrome du QT long congénital.

Ingrédient médicinal :

Comprimés MINT-ESCITALOPRAM : Oxalate d’escitalopram

Les ingrédients non médicinaux sont :

Comprimés MINT-ESCITALOPRAM :

Cellulose microcristalline, dioxyde de silice colloïdal anhydre,

croscarmellose sodique, talc, stéarate de magnésium, eau purifiée,

hypromellose, polysorbate 80, polyéthylène glycol et dioxyde de

titane.

Les formes posologiques sont :

Comprimés MINT-ESCITALOPRAM :

Comprimés d’escitalopram blancs à 10 mg, 15 mg ou 20 mg en

flacons ou

en plaquettes alvéolées.

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS

Un traitement par ce type de médicament est des plus sûrs et

des plus efficaces lorsqu’il y a une bonne communication avec

le médecin traitant et que celui-ci sait vraiment comment vous

vous sentez.

MINT-ESCITALOPRAM n’est pas indiqué chez les patients de

moins de 18 ans.

Apparition

ou

aggravation

de

problèmes

émotifs

ou

comportementaux

Surtout au cours des premières semaines ou lorsqu’on ajuste la

dose, un petit nombre de personnes prenant ces médicaments

peuvent se sentir moins bien plutôt que mieux. Elles peuvent se

sentir agitées, hostiles, anxieuses ou impulsives, ou avoir des

idées suicidaires, d’automutilation ou de comportement agressif

envers les autres : ces problèmes peuvent être nouveaux ou être

déjà

présents

mais

aggravés.

idées

comportements

suicidaires surviennent à n’importe quel âge, mais les patients de

18 à 24 ans sont probablement plus à risque. Si cela vous arrive

ou arrive à la personne dont vous vous occupez,

consultez un

médecin immédiatement

. L’étroite surveillance d’un médecin

s’impose en pareil cas.

Ne prenez pas vous-même la décision

d’arrêter de prendre votre médicament.

pensées

risquent

davantage

surgir

vous

avez

déjà

envisagé de vous faire du mal.

Il serait peut-être bon de parler de votre dépression ou de votre

anxiété à un proche ou à un ami, et de l’inviter à lire le présent

dépliant. Vous pourriez aussi lui demander de vous avertir s’il

perçoit une aggravation de votre état ou s’inquiète d’un éventuel

changement de comportement

Effets sur la grossesse et les nouveau-nés

Si

vous

prenez

MINT-ESCITALOPRAM

et

venez

Mint-Escitalopram Pristine PM - FR

Pg. 53

IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE

Page 54 de 58

d’apprendre

que

vous

êtes

enceinte,

informez-en

immédiatement votre médecin. Si vous planifiez une grossesse,

vous devriez également consulter votre médecin.

Complications

possibles

à

la

naissance

(de

la

prise

d’un

antidépresseur

de

nouvelle

génération,

dont

MINT-

ESCITALOPRAM) :

Après la commercialisation, quelques nouveau-nés dont la mère

avait

pris

ISRS

(inhibiteur

sélectif

recaptage

sérotonine)

comme

L’oxalate

d’escitalopram

autre

antidépresseur de nouvelle génération pendant la grossesse ont eu

complications

naissance

nécessité

hospitalisation

prolongée,

soutien

respiratoire

alimentation

gavage.

symptômes

signalés

étaient

suivants : difficultés à s’alimenter et/ou à respirer, peau bleuâtre,

crises

convulsives,

variation

température

corporelle,

vomissements, faible taux de sucre dans le sang, tension ou

relâchement excessif des muscles, réflexes vifs, tremblements,

énervement, irritabilité, léthargie, somnolence, difficulté à dormir

et pleurs constants. Dans la plupart des cas, l’antidépresseur de

nouvelle génération avait été pris pendant le troisième trimestre

grossesse.

symptômes

témoignent

d’un

effet

défavorable direct sur le bébé ou possiblement d’un syndrome de

retrait causé par un arrêt soudain de l’exposition au médicament.

En général, ces symptômes se résorbent au fil du temps. Cela dit,

votre

bébé

montre

n’importe

lequel

symptômes,

communiquez avec votre médecin le plus tôt possible.

Hypertension artérielle pulmonaire persistante (HTAPP) et

antidépresseurs de nouvelle génération :

prise

médicaments

comme

MINT-ESCITALOPRAM

pendant la grossesse, surtout pendant les 3 derniers mois, peut

augmenter le risque d’apparition d’une maladie pulmonaire grave

chez

bébé,

appelée

hypertension

artérielle

pulmonaire

persistante du nouveau-né (HTAPPN). Cette maladie provoque,

après

naissance,

difficultés

respiratoires

chez

nouveau-né qui, dès lors, respire rapidement et prend une teinte

bleuâtre. Ces symptômes apparaissent généralement dans les 24

heures suivant la naissance. S’ils se manifestent, vous devez

communiquer immédiatement avec votre médecin.

vous

êtes

enceinte

prenez

ISRS

autre

antidépresseur de nouvelle génération, vous devriez discuter des

risques et des avantages des diverses options de traitement qui

s’offrent à vous avec votre médecin. Il est essentiel que vous NE

cessiez PAS de prendre ces médicaments sans d’abord en parler à

votre médecin.

Risque de fracture osseuse :

Prendre MINT-ESCITALOPRAM peut augmenter votre risque de

fracture si vous êtes âgé, atteint d’ostéoporose ou particulièrement

vulnérable aux fractures osseuses. Vous devez faire très attention

pour

éviter

chutes,

particulier

vous

avez

étourdissements ou si votre pression sanguine est basse.

Glaucome à angle fermé

Le citalopram peut causer une dilatation de la pupille, pouvant

déclencher une crise de fermeture de l’angle chez un individu

dont les angles oculaires sont étroits. Prévoir un examen des yeux

avant

prendre

AURO-ESCITALOPRAM

pourrait

aider

déterminer si vous risquez de présenter un glaucome à angle

fermé.

Sollicitez

assistance

médicale

immédiate

vous

présentez :

De la douleur oculaire

Des changements de votre vision

Une enflure ou de la rougeur dans ou autour des yeux.

Avant de prendre MINT-ESCITALOPRAM, voici ce que

vous devez dire à votre médecin :

Tous vos problèmes médicaux, y compris les problèmes

cardiaques, les antécédents de crises épileptiques, le trouble

bipolaire (psychose maniaco-dépressive), les maladies du

foie ou du rein ou le diabète.

Antécédents personnels de troubles hémorragiques ou d’un

faible taux de plaquettes.

vous

avez

antécédents

personnels

familiaux

d’allongement de l’intervalle QT/QTc.

Si vous avez des antécédents personnels d’évanouissements.

vous

avez

antécédents

familiaux

mort

subite

cardiaque à < 50 ans.

Si vous avez des antécédents personnels de déséquilibres

électrolytiques (p. ex., faibles taux sanguins de potassium,

magnésium

calcium)

problèmes

pourraient causer des déséquilibres électrolytiques (p. ex.,

vomissements, diarrhée, déshydratation).

vous

avez

antécédents

personnels

d’un

trouble

alimentaire ou régime alimentaire strict.

Si vous avez une fracture osseuse récente, si on vous a dit

que vous souffrez d’ostéoporose ou que vous présentez des

facteurs de risque d’ostéoporose.

Si vous êtes enceinte ou envisagez une grossesse, ou si vous

allaitez.

Si vous recevez un traitement par électrochocs.

Tous les médicaments (sur ordonnance ou en vente libre)

que vous prenez ou que vous avez pris au cours des 14

derniers

jours,

surtout

inhibiteurs

monoamine

oxydase, le pimozide, tout autre antidépresseur, les triptans

(antimigraineux), le lithium, le tramadol ou des médicaments

contenant du tryptophane.

vous

avez

déjà

réaction

allergique

médicament ou à l’un des ingrédients énumérés dans ce

dépliant.

vos habitudes de consommation d’alcool et/ou de drogues.

Mint-Escitalopram Pristine PM - FR

Pg. 54

IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE

Page 55 de 58

les produits naturels ou à base d’herbes médicinales que

vous prenez (p. ex., le millepertuis).

vous

conduisez

véhicule

effectuez

tâches

dangereuses dans le cadre de votre travail.

INTERACTIONS AVEC CE MÉDICAMENT

Interactions médicamenteuses graves

Ne prenez pas MINT-ESCITALOPRAM si vous prenez ou

avez pris récemment

Un inhibiteur de la monoamine oxydase (p. ex.,

phénelzine, tranylcypromine, moclobémide ou sélégiline)

Du pimozide

Du linézolide (antibiotique)

Du bleu de méthylène (par voie intraveineuse)

La liste ci-après des médicaments qui pourraient augmenter le

risque

d’effets

secondaires

pendant

vous

prenez

l’escitalopram est partielle et non exhaustive. Consultez votre

médecin

votre

pharmacien

avant

prendre

autre

médicament (sous ordonnance, en vente libre ou à bases d’herbes

naturelles) avec MINT-ESCITALOPRAM. Autres médicaments

susceptibles d’interagir avec MINT-ESCITALOPRAM :

Médicaments qui traitent les troubles du rythme cardiaque

(antiarythmiques)

Antipsychotiques

Opioïdes contre la douleur

Médicaments contre les infections

Diurétiques (médicaments qui font uriner)

Laxatifs (incluant les lavements)

Autres ISRS (citalopram) ou tout autre antidépresseur (par

exemple, l’imipramine ou la désipramine)

Lithium

Tryptophane

Cimétidine

Triptans (p. ex., sumatriptan, zolmitriptan, naratriptan)

Fluconazole

Kétoconazole

Itraconazole

Citalopram racémate (Celexa)

Warfarine

Oméprazole

Toute plante médicinale comme le millepertuis

Certains

médicaments

pouvant

agir

coagulation

sanguine

augmenter

saignements,

tels

anticoagulants oraux (p. ex., warfarine, dabigatran), l’acide

acétylsalicylique

ex.,

Aspirin)

d’autres

anti-

inflammatoires non stéroïdiens (p. ex., ibuprofène).

Certains médicaments visant à soulager la douleur, comme

fentanyl

(employé

anesthésie

pour

atténuer

douleur

chronique),

tramadol,

tapentadol,

mépéridine, la méthadone et la pentazocine.

Certains médicaments employés pour calmer la toux, comme

le dextrométhorphane.

Évitez de consommer de l’alcool pendant le traitement par MINT-

ESCITALOPRAM.

médicaments

même

classe

MINT-

ESCITALOPRAM peuvent accroître le risque de saignement,

comme

saignements

nez,

bleus

même

hémorragies mortelles. Ce risque est encore plus élevé si vous

avez des antécédents de trouble de la coagulation ou si vous

prenez un médicament qui agit sur les plaquettes.

L’administration

d’un

ISRS

chez

patient

diabétique

peut

modifier

contrôle

glycémique

(hypoglycémie

hyperglycémie).

Informez votre médecin de tous les médicaments (sur ordonnance

ou en vente libre) et produits de santé naturels que vous prenez ou

pensez prendre.

UTILISATION APPROPRIÉE DE CE MÉDICAMENT

Dose habituelle

Il est essentiel que vous suiviez les directives de votre

médecin

lettre

lorsque

vous

prenez

MINT-

ESCITALOPRAM.

général,

médecin

prescrit

10 mg/jour,

vous

devez

prendre en une seule dose, de préférence à la même heure chaque

jour. Si vous êtes une personne âgée, le médecin pourrait vous

prescrire une dose plus faible. Cette dose peut être augmentée. Ne

modifiez jamais votre dose de MINT-ESCITALOPRAM ni celle

d’une personne que vous aidez, sauf à la demande du médecin.

Avalez le comprimé en entier avec de l’eau. Ne la mâchez

pas. MINT-ESCITALOPRAM peut se prendre avec ou sans

nourriture.

Vous devez continuer de prendre MINT-ESCITALOPRAM

même si vous ne notez pas d’amélioration de votre état, car

il peut s’écouler plusieurs semaines avant que le médicament

n’agisse. L’amélioration peut être graduelle.

Continuez de prendre MINT-ESCITALOPRAM tant que

votre

médecin

vous

recommande.

N’arrêtez

prendre

médicament

brusquement

même

vous

commencez à vous sentir mieux, à moins que votre médecin

ne l’exige. Votre médecin pourrait vous recommander de

continuer

prendre

MINT-ESCITALOPRAM

pendant

plusieurs mois. Continuez de suivre les directives de votre

médecin.

Surdosage :

Si, par accident, vous avez ingéré une trop grande quantité de

MINT-ESCITALOPRAM,

communiquez

immédiatement

avec

votre médecin, votre centre antipoison régional ou le service des

urgences de l’hôpital le plus près de chez vous, même si vous ne

vous sentez pas malade. Si vous allez chez le médecin ou à

Mint-Escitalopram Pristine PM - FR

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IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE

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l’hôpital, emportez votre provision de MINT-ESCITALOPRAM

avec vous. La prise d’une surdose peut entraîner, notamment, les

signes

suivants :

étourdissements,

tremblements,

agitation,

convulsions,

coma,

nausées,

vomissements,

changement

rythme

cardiaque,

baisse

tension

artérielle

crises

convulsives.

Si vous croyez avoir pris trop de MINT-ESCITALOPRAM,

communiquez immédiatement avec votre professionnel de la

santé, le service des urgences d'un hôpital ou votre centre

antipoison

régional,

même

vous

présentez

symptômes.

Dose oubliée :

Si vous oubliez une dose, prenez la dose suivante au moment

habituel. Ne prenez pas une double dose pour compenser.

EFFETS SECONDAIRES ET MESURES À PRENDRE

MINT-ESCITALOPRAM

peut

entraîner

effets

indésirables (effets secondaires). Voici la liste des effets

indésirables

possibles :

nausées,

transpiration

excessive,

diarrhée, fatigue, fièvre, constipation, congestion nasale ou

écoulement nasal, problèmes de sommeil, perte d’appétit,

augmentation de l’appétit, prise de poids, diminution du

désir sexuel, diminution de la capacité à atteindre l’orgasme,

dysfonction

érectile,

anxiété,

agitation,

rêves

anormaux,

difficultés

s’endormir,

envie

dormir,

bâillements,

tremblements, picotements, étourdissements, sécheresse de

bouche,

brûlures

d’estomac,

douleurs

musculaires

articulaires,

douleurs

l’estomac

changement

fréquence cardiaque.

Communiquez avec votre médecin avant de mettre fin à

votre traitement par l’escitalopram ou d’en réduire la dose.

Divers

symptômes,

exemple,

étourdissements,

rêves

inhabituels,

sensation

chocs

électriques,

agitation,

anxiété,

indifférence

émotionnelle,

difficultés

concentration,

maux

tête,

migraines,

tremblements,

nausées, vomissements, transpiration ou autres symptômes

peuvent

survenir

l’arrêt

traitement

après

diminution

dose

d’escitalopram.

symptômes

peuvent aussi se produire si vous oubliez de prendre une

dose. En général, ils disparaissent sans traitement. Prévenez

votre médecin immédiatement si vous avez ces symptômes

ou tout autre symptôme. Votre médecin pourrait alors ajuster

la posologie d’escitalopram afin d’atténuer vos symptômes.

Souvent, les effets indésirables sont d’intensité légère et

disparaissent après quelques jours. S’ils sont incommodants

ou s’ils persistent, ou si vous éprouvez d’autres réactions

défavorables

inhabituelles

pendant

votre

traitement

MINT-ESCITALOPRAM, consultez votre médecin.

général,

MINT-ESCITALOPRAM

modifie

aucunement

votre

capacité

vaquer

activités

quotidiennes habituelles. Cependant, il est préférable de ne

conduire

voiture

faire

fonctionner

l’équipement lourd tant que vous n’avez pas la certitude que

la prise de MINT-ESCITALOPRAM n’entraîne pas d’effets

négatifs sur vous.

EFFETS SECONDAIRES GRAVES : FRÉQUENCE ET

PROCÉDURES À SUIVRE

Symptôme / effet

Consultez votre

médecin ou votre

pharmacien

Sollicitez une

assistance

médicale

d’urgence

Seule-

ment si

grave

Dans

tous les

cas

Peu fréquents

Réactions allergiques :

Rougeur, urticaire,

démangeaisons, enflure

des lèvres, du visage, de la

langue, de la gorge,

difficulté à respirer,

respiration sifflante,

essoufflement, éruptions

cutanées, ampoules, plaies

ou douleurs au niveau de

la bouche ou des yeux

Réactions allergiques :

Éruptions cutanées

seulement, urticaire

seulement

Modification du contrôle

du sucre sanguin chez les

patients diabétiques :

Diminution du taux de

sucre dans le sang

(symptômes :

étourdissements, manque

d’énergie, envie de dormir,

maux de tête, tremblement

ou transpiration) ou

augmentation du taux de

sucre dans le sang

(symptômes : plus grande

soif, envie d’uriner plus

fréquente, faiblesse,

confusion, haleine fruitée)

Faible taux de

plaquettes :

Ecchymoses

(bleus) ou saignements

inhabituels de la peau ou

d’autres régions

Hallucinations :

Visions

ou sons étranges

Manie :

Hyperactivité du

comportement et des

pensées

Mouvements

incontrôlables du corps

ou du visage

Incapacité d’uriner

Mint-Escitalopram Pristine PM - FR

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IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE

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EFFETS SECONDAIRES GRAVES : FRÉQUENCE ET

PROCÉDURES À SUIVRE

Symptôme / effet

Consultez votre

médecin ou votre

pharmacien

Sollicitez une

assistance

médicale

d’urgence

Rares

Syndrome

sérotoninergique :

Combinaison de

l’ensemble ou d’une partie

des symptômes suivants :

agitation, confusion,

tremblements, secousse

musculaire, forte fièvre

Faible taux de sodium

dans le sang :

Symptômes

de fatigue, faiblesse,

confusion s’accompagnant

de douleur, raideur ou

incoordination musculaires

Glaucome :

Douleur

oculaire, changements de

la vision, enflure ou

rougeur dans ou autour des

yeux

Très rares

Crises convulsives :

Perte

de conscience

s’accompagnant de

tremblements

incontrôlables

Trouble du foie :

Symptômes comprenant

nausées, vomissements,

perte d’appétit

s’accompagnant de

démangeaisons,

jaunissement de la peau ou

des yeux, urines foncées

Saignements gastro-

intestinaux :

Vomissements de sang ou

sang dans les selles

Voir Mises en garde

et précautions

Apparition ou

aggravation de

problèmes émotifs ou

comportementaux

Akathisie :

Sensation

d’agitation et incapacité de

rester assis ou debout sans

bouger

Fréquence

inconnue

Fréquence ou rythme

cardiaque anormal(e),

palpitations,

évanouissement

Cette liste d’effets secondaires n’est pas exhaustive. Si vous avez

un effet secondaire inattendu, quel qu’il soit, pendant que vous

prenez ce médicament, veuillez communiquer avec votre médecin

ou votre pharmacien.

COMMENT CONSERVER LE MÉDICAMENT

Comme pour tout médicament, gardez MINT-

ESCITALOPRAM hors de la portée et de la vue des enfants.

Les comprimés MINT-ESCITALOPRAM doivent être

conservés dans un endroit sec à la température ambiante

(entre 15°C et 30°C). Assurez-vous que le flacon est fermé

hermétiquement.

Vous verrez une date de péremption sur l’étiquette. Passé

cette date, ne prenez pas votre médicament.

votre

médecin

vous

demande

mettre

votre

traitement, vous devriez retourner les comprimés restants au

pharmacien,

moins

votre

médecin

vous

recommande de garder les comprimés à domicile.

N’OUBLIEZ PAS : Ce médicament est pour VOUS. Seul un

médecin peut le prescrire. Par conséquent, n’offrez-le jamais

à

une

autre

personne,

même

si

les

symptômes

de

cette

personne semblent identiques aux vôtres.

Déclaration des effets secondaires

Vous pouvez déclarer les effets secondaires soupçonnés d'être

associés avec l'utilisation d'un produit de santé par:

Visitant le site Web des

déclarations des effets

indésirables

(https://www.canada.ca/fr/sante-

canada/services/medicaments-produits-

sante/medeffet-canada/declaration-effets-

indesirables.html) pour vous informer sur comment

faire une déclaration en ligne, par courrier, ou par

télécopieur ; ou

Téléphonant sans frais 1-866-234-2345.

REMARQUE : Consultez votre professionnel de la santé si

vous avez besoin de renseignements sur le traitement des effets

secondaires. Le Programme Canada Vigilance ne donne pas

de conseils médicaux.

Mint-Escitalopram Pristine PM - FR

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IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE

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POUR DE PLUS AMPLES RENSEIGNEMENTS

Pour en savoir davantage au sujet de MINT-

ESCITALOPRAM, vous pouvez :

Communiquer avec votre professionnel de la santé.

Lire la monographie de produit intégrale rédigée à

l'intention des professionnels de la santé, qui renferme

également les Renseignements pour le consommateur.

Ce document est disponible sur le site Web de Santé

Canada (https://www.canada.ca/fr/sante-canada.html),

le site Web du fabricant

(https://www.mintpharmaceuticals.com), ou en

téléphonant le 1-877-398-9696.

Titulaire de licence de mise en marché/Distributeur :

Mint Pharmaceuticals Inc.

6575 Davand Drive

Mississauga, Ontario

L5T 2M3

Ce feuillet a été préparé par Mint Pharmaceuticals Inc.

Date de révision : le 27 juillet 2020

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