METHYLPREDNISOLONE ACETATE INJECTABLE SUSPENSION USP -(80MG/ML WITH PRESERVATIVE)

Canada - français - Health Canada

Achète-le

Ingrédients actifs:
Acétate de méthylprednisolone
Disponible depuis:
SANDOZ CANADA INCORPORATED
Code ATC:
H02AB04
DCI (Dénomination commune internationale):
METHYLPREDNISOLONE
Dosage:
80MG
forme pharmaceutique:
Suspension
Composition:
Acétate de méthylprednisolone 80MG
Mode d'administration:
Intra-articulaire
Unités en paquet:
5 ML
Type d'ordonnance:
Prescription
Domaine thérapeutique:
ADRENALS
Descriptif du produit:
Numéro de groupe d'ingrédients actifs (GIA) :0106292004; AHFS: 68:04.00
Statut de autorisation:
APPROUVÉ
Numéro d'autorisation:
02245408
Date de l'autorisation:
2005-10-28

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Suspension d'acétate de méthylprednisolone injectable USP

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MONOGRAPHIE DE PRODUIT

Pr

SUSPENSION D'ACÉTATE DE MÉTHYLPREDNISOLONE

INJECTABLE USP

40 mg/mL et 80 mg/mL

Glucocorticoïde

Sandoz Canada Inc.

Date de révision:

145 Jules-Léger

7 Juin 2017

Boucherville, QC, Canada

J4B 7K8

Numéro de Contrôle : 206113

Suspension d'acétate de méthylprednisolone injectable USP

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Table des matières

PARTIE I : RENSEIGNEMENTS POUR LE PROFESSIONNEL DE LA SANTÉ ............. 3

RENSEIGNEMENTS SOMMAIRES SUR LE PRODUIT.................................................. 3

INDICATIONS ET USAGE CLINIQUE ............................................................................. 3

CONTRE-INDICATIONS .................................................................................................... 5

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS ............................................................................ 6

EFFETS INDÉSIRABLES .................................................................................................. 14

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES ........................................................................ 16

POSOLOGIE ET MODE D’ADMINISTRATION ............................................................ 21

SURDOSAGE ..................................................................................................................... 25

MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE................................................ 26

STABILITÉ ET CONSERVATION ................................................................................... 26

PRÉSENTATION, COMPOSITION ET CONDITIONNEMENT .................................... 27

PARTIE II : RENSEIGNEMENTS SCIENTIFIQUES .......................................................... 28

RENSEIGNEMENTS PHARMACEUTIQUES ................................................................. 28

TOXICOLOGIE .................................................................................................................. 29

RÉFÉRENCES .................................................................................................................... 30

PARTIE III : RENSEIGNEMENTS POUR LE CONSOMMATEUR ................................. 31

Suspension d'acétate de méthylprednisolone injectable USP

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Pr

SUSPENSION D'ACÉTATE DE MÉTHYLPREDNISOLONE INJECTABLE USP

40 mg/mL et 80 mg/mL

NE PAS ADMINISTRER CE PRODUIT PAR VOIE INTRATHÉCALE,

NI PAR VOIE INTRAVEINEUSE.

Glucocorticoïde

PARTIE I : RENSEIGNEMENTS POUR LE PROFESSIONNEL DE LA SANTÉ

RENSEIGNEMENTS SOMMAIRES SUR LE PRODUIT

Voie d’administration

Forme posologique

et concentration

Ingrédients non médicinaux

Suspension d'acétate de

méthylprednisolone injectable

USP (préparation multidose)

Injection musculaire

Injection intra-articulaire

Injection intralésionnelle

40 mg/mL

80 mg/mL

Suspension

injectable

polyéthylène glycol-3350, alcool

benzylique comme agent de

conservation, polysorbate-80,

phosphate sodique monobasique,

phosphate sodique dibasique, chlorure

de sodium pour tonicité, acide

chlorhydrique et/ou hydroxyde de

sodium, au besoin, pour ajustement du

pH et eau pour injection.

Suspension d'acétate de

méthylprednisolone injectable

USP (préparation sans agent

de conservation)

Injection musculaire

Injection intra-articulaire

Injection intralésionnelle

40 mg/mL

80 mg/mL

Suspension

injectable

polyéthylène glycol-3350, chlorure de

myristyl-gamma-picolinium, chlorure

de sodium pour tonicité, acide

chlorhydrique et/ou hydroxyde de

sodium, au besoin, pour ajustement du

pH et eau pour injection.

INDICATIONS ET USAGE CLINIQUE

A.

Administration intramusculaire

Lorsque le traitement par voie orale ne peut être employé et que la teneur, la présentation

et la voie d'administration du médicament permettent l'utilisation raisonnable du produit

dans l'affection à traiter, l’administration de Suspension d’acétate de méthylprednisolone

injectable USP par voie intramusculaire est indiquée pour le traitement des troubles

suivants :

Suspension d'acétate de méthylprednisolone injectable USP

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1.

Troubles endocriniens

: Insuffisance corticosurrénale primitive ou secondaire

(l'hydrocortisone et la cortisone sont les médicaments de choix, mais les

analogues synthétiques peuvent être utilisés de concert avec des

minéralocorticoïdes, s’il y a lieu; chez l'enfant, une recharge en

minéralocorticoïde est particulièrement importante). Insuffisance corticosurrénale

aiguë (l'hydrocortisone et la cortisone sont les médicaments de choix; une

recharge en minéralocorticoïde peut être nécessaire, particulièrement avec des

analogues synthétiques). Hyperplasie surrénale congénitale, hypercalcémie

associée au cancer, thyroïdite non suppurée.

2.

Affections rhumatismales

: À titre de traitement adjuvant de courte durée pour

aider le patient à surmonter une crise ou une poussée dans les cas suivants :

arthrose post-traumatique, synovite de l'arthrose, polyarthrite rhumatoïde, y

compris la polyarthrite rhumatoïde juvénile (certains cas peuvent nécessiter un

traitement d'entretien à faible dose), bursite aiguë et subaiguë, épicondylite,

ténosynovite non spécifique aiguë, arthrite goutteuse aiguë, rhumatisme

psoriasique, spondylarthrite ankylosante.

3.

Maladies du collagène

: Au cours d'une période d'exacerbation ou comme

traitement d'entretien, dans certains cas : lupus érythémateux disséminé,

dermatomyosite systémique (polymyosite), cardite rhumatismale aiguë.

4.

Affections dermatologiques

: Pemphigus, érythème polymorphe grave (syndrome

de Stevens-Johnson), dermatite exfoliatrice, dermatite herpétiforme bulleuse,

dermatite séborrhéique grave, psoriasis grave, mycose fongoïde.

5.

États allergiques

: Pour maîtriser des états allergiques graves ou invalidants,

réfractaires aux tentatives appropriées de traitement traditionnel : asthme

bronchique, dermatite de contact, dermatite atopique, maladie sérique, rhinite

allergique saisonnière ou apériodique, réactions d’hypersensibilité aux

médicaments, réactions urticariennes de transfusion, œdème laryngé non infectieux

aigu (l'épinéphrine est le médicament de premier choix).

6.

Affections oculaires

: Affections allergiques et inflammatoires graves de l'oeil,

aiguës et chroniques : zona ophtalmique, iritis, iridocyclite, choriorétinite, uvéite

postérieure (choroïdite) diffuse, névrite optique, réactions d’hypersensibilité aux

médicaments, segmentite antérieure, conjonctivite allergique, ulcère marginal de la

cornée de nature allergique, kératite.

7.

Troubles digestifs

: Pour aider le patient dans les phases critiques de colite

ulcéreuse (traitement par voie générale) et d'entérite régionale (traitement par voie

générale).

8.

Affections respiratoires

: Sarcoïdose symptomatique, bérylliose, tuberculose

pulmonaire fulminante ou disséminée (en association avec une chimiothérapie

Suspension d'acétate de méthylprednisolone injectable USP

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antituberculeuse appropriée), syndrome de Loëffler ne pouvant être maîtrisé par

d'autres moyens, pneumonie par aspiration.

9.

Troubles hématologiques

: Anémie hémolytique acquise (auto-immune),

thrombocytopénie secondaire de l'adulte, érythroblastopénie (anémie

érythrocytaire), anémie hypoplastique congénitale.

10.

Affections néoplasiques

: Pour le traitement palliatif de la leucémie et des

lymphomes chez l'adulte ainsi que de la leucémie aiguë chez l'enfant.

11.

États œdémateux

: Pour provoquer une diurèse ou une rémission de la protéinurie

dans le syndrome néphrotique, sans urémie, de type idiopathique ou dû au lupus

érythémateux.

12.

Troubles du système nerveux

: Poussées de sclérose en plaques.

13.

Divers :

Méningite tuberculeuse avec blocage ou menace de blocage sous-

arachnoïdien, pendant une chimiothérapie antituberculeuse appropriée, trichinose

avec atteinte neurologique ou myocardique.

B.

Administration par voie intra-synoviale ou dans les tissus mous

(y compris les tissus

périarticulaires et les séreuses) voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS

L’administration de la Suspension d’acétate de méthylprednisolone injectable USP est

indiquée comme traitement adjuvant de courte durée pour aider le patient à surmonter une

crise aiguë ou une poussée dans les cas suivants : synovite de l'arthrose, polyarthrite

rhumatoïde, bursite aiguë ou subaiguë, arthrite goutteuse aiguë, épicondylite,

ténosynovite non spécifique aiguë et arthrose post-traumatique.

C.

Administration intralésionnelle

La Suspension d'acétate de méthylprednisolone injectable USP est indiqué pour injection

dans les lésions dans les cas suivants : chéloïdes, lésions inflammatoires hypertrophiques,

infiltrées et localisées : lichen planus, plaques psoriasiques, granulome annulaire et

névrodermite circonscrite, lupus érythémateux discoïde, nécrose lipoïdique des

diabétiques, pelade.

La Suspension d'acétate de méthylprednisolone injectable USP peut aussi être utile pour

traiter les tumeurs kystiques d'une aponévrose ou d'un tendon (ganglions).

CONTRE-INDICATIONS

La suspension d'acétate de méthylprednisolone injectable est contre-indiquée :

chez les patients ayant une hypersensibilité connue à l’un des ingrédients du produit;

chez les patients souffrant d’infections fongiques généralisées;

Suspension d'acétate de méthylprednisolone injectable USP

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chez les patients souffrant de purpura thrombocytopénique idiopathique (si le

médicament doit être administré par voie intramusculaire);

chez les patients à qui on administre un vaccin vivant ou vivant atténué alors qu’ils

reçoivent des corticostéroïdes à des doses immunosuppressives;

chez les patients souffrant d’herpès oculaire, sauf pour un traitement de courte durée ou

en situation d’urgence, par exemple pour traiter une réaction d’hypersensibilité aiguë;

chez les patients porteurs du virus de la vaccine ou de la varicelle, sauf pour un traitement

de courte durée ou en situation d’urgence, par exemple pour traiter une réaction

d’hypersensibilité aiguë.

pour l’administration péridurale, intrathécale et intravasculaire;

pour l’injection intra-articulaire dans une articulation instable;

chez les nourrissons prématurés : l’emploi de suspension d’acétate de méthylprednisolone

injectable contenant de l’alcool benzylique est contre-indiqué chez les nourrissons

prématurés (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Populations particulières,

Enfants). Notons toutefois que la préparation de suspension d’acétate de

méthylprednisolone injectable qui contient du chlorure de myristyl-gamma-picolinium

peut être employée chez cette population.

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS

Généralités

L'administration de la suspension d'acétate de méthylprednisolone injectable ne doit se faire que

par les voies mentionnées à la rubrique INDICATIONS ET USAGE CLINIQUE. Lors de

l'administration de la suspension d'acétate de méthylprednisolone injectable, il est essentiel

d'utiliser la technique appropriée et la voie d’administration recommandée.

L'administration de ce médicament par une voie autre que celles qui sont indiquées sous

INDICATIONS ET USAGE CLINIQUE a été associée à des manifestations cliniques graves.

Il convient d’employer une technique aseptique pour éviter les infections ou la contamination du

médicament.

Ce produit contient de l’alcool benzylique, qui peut être toxique si on l’administre localement

dans les tissus nerveux.

Les corticostéroïdes qui sont administrés par voie intra-synoviale ou intra-articulaire peuvent

passer dans la circulation générale et produire des effets généraux et locaux.

Il importe de faire un examen approprié du liquide synovial pour s’assurer de l’absence de tout

processus infectieux. Un accroissement marqué de la douleur, accompagné d’une tuméfaction

locale, une plus grande restriction du mouvement de l’articulation, de la fièvre et des malaises

peuvent indiquer une arthrite septique. Si cette complication se manifeste et qu’un diagnostic

d’infection est confirmé, il faut entreprendre l’antibiothérapie appropriée.

Suspension d'acétate de méthylprednisolone injectable USP

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Éviter de faire une injection locale de corticostéroïdes dans une articulation ayant été le siège

d’une infection.

Il importe de tenir compte de la vitesse d’absorption, plus lente par la voie intramusculaire.

Carcinogenèse et mutagenèse

Des cas de sarcome de Kaposi ont été signalés chez des patients sous corticothérapie.

L'interruption de la corticothérapie pourrait entraîner une rémission clinique.

Des études menées chez des animaux ont mis en évidence un éventuel pouvoir tumorigène et

mutagène des corticostéroïdes (voir TOXICOLOGIE, Carcinogenèse et Mutagenèse).

Système cardiovasculaire

D’après certains articles publiés dans la littérature médicale, il y aurait un lien entre l’emploi de

corticostéroïdes et la rupture de la paroi libre du ventricule gauche chez les patients ayant

récemment subi un infarctus du myocarde. On doit donc faire preuve d’une grande prudence

lorsqu’on utilise des corticostéroïdes chez ces patients.

Comme la corticothérapie expose les patients à la rétention sodique ainsi qu’à l’œdème et à la

déplétion potassique qui l’accompagnent, on ne doit y avoir recours en présence d’insuffisance

cardiaque que si elle s’avère absolument nécessaire, auquel cas il faut faire preuve de prudence.

La prudence s’impose également en présence d’hypertension ou d’insuffisance rénale (voir aussi

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Système endocrinien et métabolisme).

Les effets indésirables des glucocorticoïdes sur l’appareil cardiovasculaire, tels que la

dyslipidémie et l’hypertension, peuvent prédisposer les patients présentant des facteurs de risque

préexistants à des effets cardiovasculaires additionnels, en cas de fortes doses ou d’un traitement

prolongé. Par conséquent, la prudence est de mise lorsqu’on prescrit des corticostéroïdes à ces

patients; il faut prêter une attention particulière à la modification des facteurs de risque et

accroître la surveillance de la fonction cardiaque, le cas échéant.

Des cas de thrombose, y compris de thromboembolie veineuse, ont été signalés avec l’emploi de

corticostéroïdes. Par conséquent, la prudence s’impose lorsqu’on prescrit des corticostéroïdes à

des patients atteints d’un trouble thromboembolique ou à ceux qui pourraient y être prédisposés.

Système endocrinien et métabolisme

L’administration de corticostéroïdes peut entraîner une suppression de l’axe hypothalamo

hypophysosurrénalien (insuffisance corticosurrénale secondaire). Le degré et la durée de cette

insuffisance corticosurrénale dépendent de la dose, de la fréquence et du moment de

l’administration ainsi que de la durée du traitement. Ce genre d’insuffisance relative peut durer

plusieurs mois après l’interruption du traitement; c’est pourquoi, si un épisode de stress survient

durant cette période, il peut être nécessaire de reprendre la corticothérapie. La sécrétion

minéralocorticoïde pouvant être altérée, il peut s’avérer nécessaire d’administrer conjointement

du sel ou un minéralocorticoïde. Par ailleurs, l’arrêt soudain du traitement par des

glucocorticoïdes peut provoquer une insuffisance surrénale aiguë d’issue mortelle.

Suspension d'acétate de méthylprednisolone injectable USP

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Comme les glucocorticoïdes peuvent causer ou aggraver un syndrome de Cushing, leur

administration est à proscrire en présence de cette maladie.

Des doses moyennes et élevées de cortisone et d'hydrocortisone peuvent entraîner une hausse de

la tension artérielle, une rétention hydrosodée, ainsi qu'une excrétion potassique accrue. Ces

effets sont moins susceptibles de se produire avec des dérivés synthétiques, sauf s'ils sont utilisés

à fortes doses. Le patient peut devoir restreindre sa consommation de sel et prendre un

supplément de potassium. Tous les corticostéroïdes augmentent l'excrétion de calcium. Voir

aussi MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Système cardiovasculaire.

Les corticostéroïdes, y compris la méthylprednisolone, peuvent accroître la glycémie, exacerber

un diabète préexistant et prédisposer au diabète toute personne faisant l’objet d’une

corticothérapie prolongée.

L'effet des corticostéroïdes est plus marqué chez les patients souffrant d'hypothyroïdie. La

clairance métabolique des corticostéroïdes diminue en cas d’hypothyroïdie et augmente en cas

d’hyperthyroïdie. Tout changement de la fonction thyroïdienne peut donc commander un

ajustement de la dose.

On a signalé des cas de crises hypertensives associées à un phéochromocytome après

l’administration de corticostéroïdes à action générale, dont la méthylprednisolone. Ces crises

peuvent être mortelles. Par conséquent, en présence d’un phéochromocytome présumé ou avéré,

on n’aura recours à une corticothérapie que si l’on a soupesé convenablement les risques et les

bienfaits associés à un tel traitement.

Appareil digestif

Étant donné que les corticostéroïdes peuvent accroître le risque de perforation, il faut les utiliser

avec circonspection comme traitement direct ou comme adjuvant dans les cas de colite ulcéreuse

non spécifique, s’il y a risque de perforation imminente, d’abcès ou de toute autre infection

pyogène, ainsi qu’en cas de diverticulite, d’anastomoses intestinales récentes ou d’ulcère

gastroduodénal évolutif ou latent. Les signes d’irritation péritonéale après une perforation gastro-

intestinale chez les patients traités par des corticostéroïdes peuvent être minimes, voire

inexistants.

La glucocorticothérapie peut masquer les symptômes d’ulcère gastroduodénal à tel point que la

douleur occasionnée par une perforation ou une hémorragie gastroduodénale peut être à peine

perceptible. Ce type de traitement peut aussi masquer les manifestations de la péritonite ou

encore les signes ou symptômes de troubles gastro-intestinaux tels qu’une perforation, une

occlusion ou une pancréatite. L’administration concomitante d’AINS, comme l’aspirine (acide

acétylsalicylique), et de corticostéroïdes augmente le risque d’ulcères gastro-intestinaux.

Hématologie

Dans les cas d’hypoprothrombinémie, user de prudence s’il faut administrer de l’aspirine (acide

acétylsalicylique) au cours d’une corticothérapie. Voir aussi INTERACTIONS

MÉDICAMENTEUSES.

Suspension d'acétate de méthylprednisolone injectable USP

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Fonction hépatique/biliaire/pancréatique

L’effet des corticostéroïdes est plus marqué chez les patients souffrant de cirrhose.

La prise de fortes doses de corticostéroïdes peut provoquer une pancréatite aiguë.

Des cas de troubles hépatobiliaires ont été signalés, mais ils pourraient être réversibles après

l’arrêt du traitement. Il faut donc prévoir une surveillance appropriée.

Système immunitaire

Les corticostéroïdes peuvent affaiblir le système immunitaire et masquer certains signes

d’infection, et de nouvelles infections peuvent survenir durant leur utilisation. La corticothérapie

peut réduire la résistance du patient à l’infection et la capacité du médecin à délimiter l’étendue

de celle-ci. Des infections d’origine virale, bactérienne, fongique, protozoaire ou helminthique,

quel qu’en soit le siège, peuvent être associées à l’administration de corticostéroïdes seuls ou en

association avec d’autres immunosuppresseurs qui modifient l’immunité cellulaire ou humorale

ou qui affectent la fonction des leucocytes neutrophiles

. Ces infections peuvent être légères,

mais également graves et parfois mortelles. L’augmentation de la dose de corticostéroïdes accroît

le risque de complications infectieuses.

En présence d’infection aiguë, ne pas faire d’injection dans les articulations, les bourses séreuses

ni les tendons pour obtenir un effet local.

Les résultats d’études récentes portent à croire qu’il ne faut pas employer de corticostéroïdes en

cas de choc septique (indication non approuvée) et indiquent qu’une hausse de la mortalité peut

survenir dans certains sous-groupes de patients exposés à un risque élevé (p. ex., créatininémie

élevée [> 2,0 mg/dL] ou infections secondaires).

Infections fongiques

Étant donné que les corticostéroïdes sont susceptibles d’exacerber les infections fongiques

généralisées, il ne faut pas les utiliser en présence de telles infections. On a rapporté des cas

d’hypertrophie du cœur et d’insuffisance cardiaque par suite de l’emploi concomitant

d’amphotéricine B et d’hydrocortisone (voir CONTRE-INDICATIONS et INTERACTIONS

MÉDICAMENTEUSES).

Agents pathogènes particuliers

Une maladie latente peut être activée ou il peut y avoir une exacerbation d’infections

intercurrentes causées par certains agents pathogènes, dont les amibes,

Candida, Cryptococcus,

Mycobacterium, Nocardia, Pneumocystis

Toxoplasma

Il est recommandé d’écarter toute possibilité d’une amibiase latente ou évolutive avant

d’entreprendre une corticothérapie chez les patients qui ont séjourné dans des pays tropicaux ou

qui présentent une diarrhée sans cause connue.

De même, les corticostéroïdes devraient être utilisés avec une grande prudence dans les cas

d’infestation par

Strongyloïdes

(un nématode) connue ou soupçonnée. Chez ces patients,

l’immunosuppression provoquée par les corticostéroïdes peut entraîner une surinfection et la

Suspension d'acétate de méthylprednisolone injectable USP

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dissémination de

Strongyloïdes

, la migration massive des larves s’accompagnant souvent d’une

grave entérocolite et d’une septicémie à organismes Gram− dont l’issue peut être mortelle.

Les corticostéroïdes ne doivent pas être utilisés pour le traitement du paludisme cérébral,

puisqu’ils n’ont pas encore fait la preuve de leur efficacité dans ce cas.

Tuberculose

L’emploi de corticostéroïdes pour le traitement de la tuberculose évolutive doit se limiter aux cas

de tuberculose fulminante ou miliaire, pour lesquels le corticostéroïde doit être utilisé

conjointement au traitement antituberculeux approprié.

Si des corticostéroïdes sont indiqués chez des patients atteints de tuberculose latente ou

réagissant à la tuberculine, il faut exercer une surveillance étroite, car la maladie peut se

manifester de nouveau. Dans le cas d’une corticothérapie prolongée, ces patients doivent être

soumis à une chimioprophylaxie.

Vaccination

L'administration d'un vaccin, vivant ou vivant atténué, est contre-indiquée chez les patients

recevant des corticostéroïdes à des doses immunosuppressives (voir CONTRE-INDICATIONS).

Les vaccins à virus morts ou inactivés peuvent cependant leur être administrés. Toutefois, la

réponse vaccinale peut être diminuée dans ces cas. Les vaccinations indiquées peuvent être

effectuées chez les patients traités par des corticostéroïdes à des doses non immunosuppressives.

On ne doit pas administrer de vaccin antivariolique aux patients qui suivent une corticothérapie,

particulièrement à des doses élevées, ni procéder à d’autres types d’immunisation chez ces

patients, en raison du risque de complications d’origine neurologique et de l’absence de réaction

immunitaire.

Infections virales

La varicelle et la rougeole peuvent avoir une issue plus grave, voire mortelle, chez les enfants

non immunisés et chez les adultes sous corticostéroïdes. Il faut veiller tout particulièrement à ce

que les enfants et les adultes qui n’ont jamais contracté ces infections n’y soient pas exposés. On

ignore dans quelle mesure l’affection sous-jacente et/ou les corticothérapies antérieures

accroissent le risque. Dans le cas d’une exposition à la varicelle, un traitement prophylactique

par des immunoglobulines antivaricelle-zona (VZIG) pourrait être indiqué. Dans le cas d’une

exposition à la rougeole, un traitement prophylactique par des immunoglobulines (IG) pourrait

être indiqué. (Pour obtenir des renseignements thérapeutiques complets sur les VZIG et les IG,

veuillez consulter les notices d’emballage respectives de ces agents.) Si la varicelle est

contractée, l’utilisation d’antiviraux peut être envisagée.

Appareil locomoteur

On a observé une myopathie aiguë après l’administration de fortes doses de corticostéroïdes, le

plus souvent chez des patients souffrant d’anomalies de la transmission neuromusculaire (p. ex.,

myasthénie grave, voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Système nerveux) ou des

patients recevant simultanément des anticholinergiques, notamment des médicaments bloquant la

transmission neuromusculaire (p. ex., pancuronium). Cette myopathie aiguë, qui est généralisée,

Suspension d'acétate de méthylprednisolone injectable USP

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peut affecter les muscles oculaires et respiratoires et entraîner une quadriparésie. Le taux de

créatine kinase peut être augmenté. L’amélioration clinique ou le rétablissement de la fonction

musculaire après l’arrêt de la corticothérapie peut prendre des semaines, voire des années.

Les corticostéroïdes ralentissent l’ostéogenèse et accélèrent la résorption osseuse en agissant sur

la régulation du calcium (diminution de l’absorption et augmentation de l’excrétion du calcium)

et en inhibant la fonction des ostéoblastes. Lorsque ces effets sont associés à une diminution de

la production d’hormones sexuelles et à une fragilisation de la trame protéique des os secondaire

à une augmentation du catabolisme protéique, ils peuvent inhiber la croissance des os chez

l’enfant et favoriser l’apparition d’une ostéoporose quel que soit l’âge du patient. Il faut en tenir

compte avant de prescrire une corticothérapie aux patients qui présentent un risque élevé

d’ostéoporose (notamment, les femmes ménopausées).

L’ostéoporose est un effet indésirable courant, mais rarement décelé, associé à l’utilisation

prolongée de fortes doses de glucocorticoïdes.

Système nerveux

Les résultats d’une étude multicentrique, comparative avec placebo et à répartition aléatoire sur

l’hémisuccinate de méthylprednisolone administré par voie intraveineuse ont indiqué une

augmentation de la mortalité rapide (2 semaines) ou tardive (6 mois) chez des patients ayant un

traumatisme crânien. Ainsi, les corticostéroïdes à action générale, y compris DEPO-MEDROL,

ne sont pas indiqués dans le traitement des traumatismes crâniens et ne devraient donc pas être

utilisés à cette fin.

Il convient d’utiliser les corticostéroïdes avec prudence en présence de troubles convulsifs.

Il faut utiliser les corticostéroïdes avec prudence en cas de myasthénie grave.

On a signalé des cas de lipomatose épidurale chez des patients sous corticothérapie (y compris

chez des enfants).

Fonction visuelle

L’emploi des corticostéroïdes peut causer des cataractes sous-capsulaires postérieures et des

cataractes nucléaires (surtout chez l’enfant), une exophtalmie ou une élévation de la pression

intraoculaire, ce qui peut se traduire par l’apparition d’un glaucome et d’une éventuelle atteinte

du nerf optique. Il peut aussi accroître le risque d'une infection oculaire secondaire d'origine

fongique ou virale. Par ailleurs, comme la pression intraoculaire augmente dans certains cas, il

faut surveiller ce paramètre chez les patients qui suivent une corticothérapie de plus de 6

semaines.

L’emploi de corticostéroïdes à action générale n’est pas recommandé pour le traitement de la

névrite optique et peut même accroître le risque de nouveaux épisodes. Compte tenu du risque de

perforation de la cornée, on veillera à utiliser les corticostéroïdes avec prudence chez les patients

atteints d’herpès oculaire. On ne doit pas administrer de corticostéroïdes aux patients atteints

d’herpès oculaire évolutif.

Suspension d'acétate de méthylprednisolone injectable USP

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La corticothérapie a été associée à une choriorétinopathie séreuse centrale, ce qui peut entraîner

un décollement de la rétine.

Facultés mentales

Les corticostéroïdes peuvent provoquer des troubles psychiques comme l’euphorie, l’insomnie,

des sautes d'humeur, des modifications de la personnalité et même une dépression grave ou des

manifestations psychotiques franches. Ils peuvent aussi aggraver une instabilité émotionnelle

existante ou des tendances psychotiques.

L’administration d’une corticothérapie à action générale peut s’accompagner de réactions

psychiatriques pouvant être graves. Les symptômes se manifestent généralement dans les

quelques jours ou semaines suivant le début du traitement. La plupart des réactions se résorbent

après la réduction de la dose ou l’arrêt du médicament, mais un traitement particulier peut

s’avérer nécessaire dans certains cas.

Des effets psychologiques ont été rapportés après l’arrêt du traitement par des corticostéroïdes; la

fréquence de telles réactions est inconnue. Patients et aidants doivent être avisés de consulter un

médecin advenant tout symptôme psychologique, notamment s’ils soupçonnent la présence de

dépression ou d’idées suicidaires. Il faut également les mettre en garde contre l’éventuelle

survenue de troubles psychiatriques pendant ou immédiatement après l’ajustement de la dose ou

l’arrêt des corticostéroïdes.

Hypersensibilité et résistance

Des réactions allergiques sont possibles. De rares réactions cutanées ou

anaphylactiques/anaphylactoïdes s’étant manifestées chez des patients soumis à une

corticothérapie, il importe de prendre les mesures préventives appropriées, avant

l’administration, surtout si le patient a des antécédents d’allergie médicamenteuse.

Fonction sexuelle et reproduction

Les corticostéroïdes peuvent accroître ou réduire le nombre de spermatozoïdes ainsi que la

motilité de ceux-ci.

Peau et annexes cutanées

Bien que les cristaux de corticostéroïdes déposés dans le derme suppriment les réactions

inflammatoires, leur présence peut provoquer la désintégration d’éléments cellulaires et des

modifications biochimiques dans la substance fondamentale du tissu conjonctif. Les rares

modifications dermiques et/ou sous dermiques qui en résultent peuvent former un creux au point

d’injection.

L'ampleur de la réaction dépend de la dose de corticostéroïde injectée. La régénération est

habituellement complète après quelques mois ou une fois tous les cristaux absorbés.

Populations particulières

Femmes enceintes :

Les corticostéroïdes traversent facilement la barrière placentaire. Les corticostéroïdes se sont

révélés tératogènes chez de nombreuses espèces à des doses équivalentes à la dose recommandée

Suspension d'acétate de méthylprednisolone injectable USP

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chez l’humain. L’administration de corticostéroïdes à des animaux gravides peut causer des

malformations fœtales (fente palatine, malformations du squelette) et un retard de croissance

intra-utérin (

voir

TOXICOLOGIE, Toxicité sur la reproduction).

Lors d’une étude rétrospective, les bébés des mères sous corticostéroïdes ont été plus nombreux

à présenter un faible poids à la naissance. Des cas de cataractes ont été observés chez des

nouveau-nés de mères suivant une corticothérapie prolongée durant la grossesse.

Étant donné qu’aucune étude rigoureuse des effets de l’acétate de méthylprednisolone sur la

reproduction humaine n’a été effectuée, on doit administrer ce médicament aux femmes

enceintes à la plus faible dose possible, seulement si le traitement est absolument nécessaire et si

les bienfaits possibles pour la mère l’emportent sur les risques auxquels pourraient être exposés

l’embryon ou le fœtus.

Il convient de surveiller attentivement les nouveau-nés de mères ayant reçu des doses

considérables de corticostéroïdes durant la grossesse, pour déceler tout signe éventuel

d’insuffisance surrénale. Les corticostéroïdes n’ont aucun effet connu sur le travail et

l’accouchement.

L’alcool benzylique traverse la barrière placentaire.

Femmes qui allaitent :

Les corticostéroïdes excrétés dans le lait maternel peuvent inhiber la croissance des nouveau-nés

allaités et perturber la production endogène de glucocorticoïdes chez ces derniers.

Étant donné qu’un nourrisson qui est exposé à un corticostéroïde durant l’allaitement risque

d’avoir des réactions indésirables graves, il convient de peser soigneusement les bienfaits et les

risques pour déterminer s’il faut soit interrompre l’allaitement, soit abandonner le traitement, en

tenant compte de l’importance de ce dernier pour la mère.

Enfants :

L’emploi de suspension d'acétate de méthylprednisolone injectable est contre-indiqué chez les

nourrissons prématurés. L’alcool benzylique, qui est l’un des ingrédients de suspension d'acétate

de méthylprednisolone injectable, a été associé, surtout chez l’enfant, à des effets indésirables

graves, notamment à des cas de « syndrome du halètement » chez des nouveau-nés et des

nourrissons ayant un faible poids à la naissance, ainsi qu’à des décès. Le « syndrome du

halètement » est caractérisé par une dépression du système nerveux central, une acidose

métabolique, une respiration haletante et des concentrations élevées d’alcool benzylique et de

métabolites de ce dernier dans le sang et l’urine. Il peut aussi se manifester par une détérioration

progressive de l’état neurologique, des convulsions, une hémorragie intracrânienne, des

anomalies hématologiques, des ruptures de l’épiderme, une insuffisance hépatique ou rénale, une

hypotension, une bradycardie et un collapsus cardiovasculaire. On ignore quelle est la quantité

minimale d’alcool benzylique susceptible d’entraîner des effets toxiques. Les nourrissons

prématurés, les nourrissons ayant un faible poids à la naissance et les patients qui reçoivent de

fortes doses (> 90 mg/kg/jour) de corticostéroïdes pourraient être exposés à un risque de toxicité

accru. Tout professionnel de la santé qui administre la suspension d'acétate de

Suspension d'acétate de méthylprednisolone injectable USP

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méthylprednisolone injectable en concomitance avec d’autres médicaments qui contiennent de

l’alcool benzylique doit tenir compte de l’apport quotidien global d’alcool benzylique provenant

de toutes ces sources.

Un traitement de longue durée par les glucocorticoïdes en doses quotidiennes fractionnées peut

entraîner un retard de croissance chez l’enfant. Ce type de traitement doit donc être réservé aux

indications les plus graves. Les enfants peuvent connaître un ralentissement de leur croissance,

lequel s’observe à de faibles doses systémiques et en l’absence de signes cliniques de

suppression de l’axe hypothalamo-hypophysosurrénalien. Chez l’enfant, la vitesse de la

croissance serait donc un indicateur de l’exposition à des corticostéroïdes à action générale plus

sensible que certaines méthodes d’évaluation de la fonction de l’axe hypothalamo-hypophyso-

surrénalien qui sont utilisées couramment. Afin de réduire au minimum les effets possibles des

corticostéroïdes sur la croissance, il faut les employer chez l’enfant à la dose efficace la plus

faible.

Lors d’une corticothérapie prolongée, la croissance et le développement des nourrissons et des

enfants doivent faire l’objet d’une étroite surveillance. Par ailleurs, il est essentiel de surveiller

attentivement un enfant qui reçoit des corticostéroïdes, comme on le ferait pour un adulte, en

mesurant fréquemment sa tension artérielle, son poids, sa taille et sa pression intraoculaire, et en

le soumettant à des examens cliniques visant à déceler d’éventuels signes d’infection, de troubles

psychosociaux, de thromboembolie, d’ulcère gastroduodénal, de cataracte ou d’ostéoporose.

Les nourrissons et les enfants sous corticothérapie prolongée présentent un risque particulier

d’hypertension intracrânienne.

La prise de fortes doses de corticostéroïdes peut provoquer une pancréatite chez les enfants.

Surveillance et épreuves de laboratoire

Les corticostéroïdes peuvent supprimer les réactions aux tests cutanés.

La surveillance des signes et des symptômes éventuels d’une insuffisance corticosurrénale

secondaire d’origine médicamenteuse peut devoir se poursuivre jusqu’à un an après l’arrêt d’une

corticothérapie prolongée ou par de fortes doses.

EFFETS INDÉSIRABLES

Les effets indésirables suivants ont été signalés chez des patients traités par la suspension

d'acétate de méthylprednisolone injectable ou d’autres corticostéroïdes

(fréquence

indéterminée)

Réactions allergiques :

œdème angioneurotique

Système hématopoïétique et lymphatique :

leucocytose

Suspension d'acétate de méthylprednisolone injectable USP

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Système cardiovasculaire :

bradycardie, arrêt cardiaque, arythmie, hypertrophie cardiaque,

collapsus circulatoire, insuffisance cardiaque congestive chez les patients vulnérables, embolie

graisseuse, hypertension, hypotension, cardiomyopathie hypertrophique chez les nourrissons

prématurés, rupture myocardique faisant suite à un infarctus du myocarde, œdème pulmonaire,

syncope, tachycardie, thromboembolie, thrombophlébite, thrombose, vascularite.

Peau :

acné, dermatite allergique, dessèchement et desquamation de la peau, ecchymoses et

pétéchies, œdème périphérique, érythème, hyperpigmentation, hypopigmentation, mauvaise

cicatrisation, éruption cutanée, abcès stérile, stries cutanées, suppression des réactions aux tests

cutanés, atrophie cutanée, perte de cheveux, urticaire, œdème angioneurotique, prurit,

hyperhidrose, réactions au point d’injection et infection au point d’injection. Des cas de sarcome

de Kaposi ont été signalés chez des patients sous corticothérapie.

Système endocrinien :

diminution de la tolérance aux glucides, état cushingoïde, faciès lunaire,

gain pondéral, distribution anormale des graisses corporelles, glycosurie, hirsutisme,

hypertrichose, augmentation des besoins en insuline (ou en hypoglycémiants oraux chez les

diabétiques), intolérance au glucose, règles irrégulières, insuffisance hypophysaire (en particulier

en cas de stress [p. ex., traumatisme, intervention chirurgicale, maladie]), retard de croissance,

syndrome de « retrait stéroïdien », hausse de la calciurie, élévation du taux d’azote uréique dans

le sang.

Un syndrome de « retrait stéroïdien », apparemment non lié à l’insuffisance corticosurrénale,

peut également s’observer après l’interruption brusque du traitement par les glucocorticoïdes. Ce

syndrome se manifeste par les symptômes suivants : anorexie, nausées, vomissements, léthargie,

céphalées, fièvre, douleur articulaire, desquamation, myalgie, perte de poids et/ou hypotension.

Ces effets seraient imputables à une variation soudaine du taux de glucocorticoïdes plutôt qu’à

une faible concentration de corticostéroïdes.

Déséquilibres hydroélectrolytiques :

rétention sodée, rétention hydrique, insuffisance

cardiaque chez les patients prédisposés, déplétion potassique, alcalose hypokaliémique,

hypertension.

Appareil digestif :

distension abdominale, douleur abdominale, dysfonctionnement

intestinal/vésical,

nausées, pancréatite, ulcère gastroduodénal (accompagné d’un risque de

perforation et d’hémorragie

gastroduodénales), perforation intestinale (en particulier chez les

patients qui sont atteints d’une maladie

inflammatoire de l’intestin), œsophagite ulcéreuse,

œsophagite, diarrhée, dyspepsie, hémorragie

gastrique, péritonite (il pourrait s’agir du premier

signe ou symptôme évoquant un trouble gastrointestinal comme une perforation, une occlusion

ou une pancréatite)

Foie :

élévation du taux d'alanine-transaminase, élévation du taux d'aspartate-transaminase,

élévation du taux de phosphatases alcalines. Des cas d’hépatomégalie ont également été

observés.

Suspension d'acétate de méthylprednisolone injectable USP

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Système immunitaire :

infections, diminution de la résistance aux infections, infections

opportunistes, hypersensibilité au médicament, réaction anaphylactoïde, réaction anaphylactique,

suppression des réactions aux tests cutanés

Métabolisme :

bilan azoté négatif (dû au catabolisme protéique), dyslipidémie, lipomatose,

augmentation de l’appétit (pouvant entraîner un gain pondéral) acidose métabolique.

Appareil locomoteur :

ostéonécrose, calcinose (après une injection par voie intra-articulaire ou

intralésionnelle), arthropathie neurogène (de type Charcot), atrophie musculaire, faiblesse

musculaire, malaise, ostéoporose, fractures pathologiques, poussée inflammatoire consécutive à

une injection intraarticulaire, myopathie, rupture de tendons (particulièrement du tendon

d'Achille), fractures par tassement des vertèbres, arthralgie, myalgie.

Système nerveux/facultés mentales :

convulsions, céphalées, augmentation de la pression

intracrânienne (avec oedème papillaire [syndrome d’hypertension intracrânienne bénigne]

survenant en général après l’arrêt du traitement), vertiges, névrite, neuropathie, paresthésie,

amnésie, troubles cognitifs, étourdissements, lipomatose épidurale, instabilité émotionnelle,

insomnie, sautes d’humeur, modifications de la personnalité, troubles affectifs (labilité affective,

humeur dépressive, humeur euphorique, dépendance psychologique, idées suicidaires), troubles

psychotiques (manie, délire, hallucination, [aggravation de la] schizophrénie), confusion,

troubles psychiatriques, anxiété, comportement anormal, irritabilité.

Yeux :

cataractes, augmentation de la pression intraoculaire, glaucome, exophtalmie,

choriorétinopathie séreuse centrale.

Appareil reproducteur :

augmentation ou diminution du nombre de spermatozoïdes et de la

motilité de ceux-ci.

Autres :

hoquet, fatigue, embolie pulmonaire

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

Aperçu

La méthylprednisolone, un substrat des isoenzymes du cytochrome P450 (CYP), est métabolisée

essentiellement par la CYP3A4. Cette dernière est l’isoenzyme prédominante de la sous-famille

de CYP majoritairement présente dans le foie de l’adulte. Elle catalyse la 6β-hydroxylation des

stéroïdes, réaction de phase I essentielle à la biotransformation des corticostéroïdes tant

endogènes que synthétiques. De nombreuses molécules (médicamenteuses ou non) sont des

substrats de la CYP3A4; certaines d’entre elles agissent sur la biotransformation des

glucocorticoïdes par induction (régulation positive) ou inhibition de la CYP3A4.

INHIBITEURS DE LA CYP3A4 – Les médicaments qui inhibent l’activité de la CYP3A4

réduisent habituellement la clairance hépatique et accroissent la concentration plasmatique des

substrats de la CYP3A4 (comme la méthylprednisolone). Lors de l’administration concomitante

Suspension d'acétate de méthylprednisolone injectable USP

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d’un inhibiteur de la CYP3A4, il convient de réduire la dose de méthylprednisolone pour éviter

tout effet toxique.

INDUCTEURS DE LA CYP3A4 – Les médicaments qui induisent l’activité de la CYP3A4

accroissent habituellement la clairance hépatique, d’où une diminution de la concentration

plasmatique des substrats de la CYP3A4. Ainsi, lors de l’administration concomitante, il pourrait

être nécessaire d’augmenter la dose de méthylprednisolone pour obtenir l’effet escompté.

SUBSTRATS DE LA CYP3A4 – En présence d’un autre substrat de la CYP3A4, la clairance

hépatique de la méthylprednisolone peut être modifiée; la posologie doit donc être ajustée en

conséquence. Il est possible que les effets indésirables de chacun des médicaments soient plus

susceptibles de se manifester au cours d’une administration concomitante.

EFFETS NON TRIBUTAIRES DE LA CYP3A4 – D’autres interactions pouvant survenir durant

le traitement par la méthylprednisolone sont décrites dans le tableau suivant.

Interactions médicament-médicament

Classe ou type de

médicament – AGENT

Interaction/effet

Antibiotique

- ISONIAZIDE

INHIBITEUR de la CYP3A4. De plus, la méthylprednisolone peut

augmenter le taux d’acétylation et la clairance de l’isoniazide.

Antibiotique

- RIFAMPINE

INDUCTEUR de la CYP3A4

Anticoagulants (oraux)

L’effet de la méthylprednisolone sur les anticoagulants oraux est

variable. D’après certains rapports, l’effet des anticoagulants

administrés en même temps que des corticostéroïdes peut être accentué

ou réduit. Par conséquent, pour assurer l’effet anticoagulant désiré, il

faut surveiller les indices de coagulation. L’administration

concomitante de corticostéroïdes et de warfarine entraîne généralement

une inhibition de la réponse à la warfarine; précisons toutefois que les

rapports de cas dont on dispose sont contradictoires. Par conséquent,

pour assurer l’effet anticoagulant désiré, il faut surveiller fréquemment

les indices de coagulation.

Anticonvulsivants

- CARBAMAZÉPINE

INDUCTEUR (et SUBSTRAT) de la CYP3A4

Anticonvulsivants

- PHÉNOBARBITAL

- PHÉNYTOÏNE

INDUCTEURS de la CYP3A4

Suspension d'acétate de méthylprednisolone injectable USP

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Classe ou type de

médicament – AGENT

Interaction/effet

Anticholinergiques

- AGENTS DE BLOCAGE

NEUROMUSCULAIRE

Les corticostéroïdes peuvent modifier l’effet des anticholinergiques.

1) Des cas de myopathie aiguë ont été signalés lors de la prise

concomitante de fortes doses de corticostéroïdes et

d’anticholinergiques, entre autres des agents de blocage

neuromusculaire (pour de plus amples renseignements, voir MISES

EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Appareil locomoteur).

2) On a noté une suppression des effets de blocage neuromusculaire du

pancuronium et du vécuronium chez des patients sous corticothérapie.

On peut s’attendre à une telle interaction lors de l’utilisation de tout

agent de blocage neuromusculaire agissant par antagonisme compétitif.

Inhibiteurs de la cholinestérase

Les stéroïdes peuvent réduire les effets des inhibiteurs de la

cholinestérase en cas de myasthénie grave. L’emploi concomitant d’un

inhibiteur de la cholinestérase et d’un corticostéroïde peut provoquer

une faiblesse marquée chez les patients souffrant de myasthénie grave.

Lorsque cela est possible, il est conseillé d’interrompre

l’administration de l’inhibiteur de la cholinestérase au moins 24 heures

avant le début de la corticothérapie.

Antidiabétiques

Étant donné que les corticostéroïdes peuvent augmenter la glycémie, il

peut être nécessaire d’ajuster la posologie des antidiabétiques.

Antiémétiques

- APRÉPITANT

- FOSAPRÉPITANT

INHIBITEURS (et SUBSTRATS) de la CYP3A4

Antifongiques

- ITRACONAZOLE

- KÉTOCONAZOLE

INHIBITEURS (et SUBSTRATS) de la CYP3A4

Antituberculeux

La concentration sérique de l’isoniazide peut diminuer.

Antiviraux

- INHIBITEURS DE LA

PROTÉASE DU VIH

INHIBITEURS (et SUBSTRATS) de la CYP3A4

1) Les inhibiteurs de la protéase, comme l’indinavir et le ritonavir,

peuvent causer une augmentation des concentrations plasmatiques de

corticostéroïdes.

2) Les corticostéroïdes peuvent induire la biotransformation des

inhibiteurs de la protéase du VIH et, par conséquent, réduire la

concentration plasmatique de ces derniers.

Inhibiteurs de l’aromatase

- AMINOGLUTÉTHIMIDE

La suppression surrénale induite par l’aminoglutéthimide peut

exacerber les changements hormonaux causés par une corticothérapie

prolongée.

L’aminoglutéthimide peut provoquer la perte de la suppression

surrénale causée par la corticothérapie.

Cholestyramine

La cholestyramine peut augmenter la clairance des corticostéroïdes.

Bloqueurs des canaux

calciques

- DILTIAZEM

INHIBITEUR (et SUBSTRAT) de la CYP3A4

Suspension d'acétate de méthylprednisolone injectable USP

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Classe ou type de

médicament – AGENT

Interaction/effet

Contraceptifs (oraux)

- ÉTHINYLESTRADIOL/

NORÉTHINDRONE

INHIBITEUR (et SUBSTRAT) de la CYP3A4

Les estrogènes peuvent diminuer la biotransformation hépatique de

certains corticostéroïdes, et par voie de conséquence, accentuer les

effets de ces derniers.

Glucosides digitaliques

Les patients qui prennent un glucoside digitalique sont exposés à un

risque accru d’arythmie associé à l’hypokaliémie.

Immunosuppresseurs

- CYCLOSPORINE

INHIBITEUR (et SUBSTRAT) de la CYP3A4

1) Compte tenu de l’inhibition réciproque de la biotransformation qui

s’opère lorsque la méthylprednisolone et la cyclosporine sont

administrées de façon concomitante, il se peut que la concentration

plasmatique de l’un ou de l’autre médicament, ou des deux, augmente.

Il est par conséquent possible que les manifestations indésirables

associées à l’emploi de l’un ou l’autre de ces médicaments en

monothérapie soient plus susceptibles de se produire.

2) Des convulsions ont été signalées en association avec

l’administration concomitante de méthylprednisolone et de

cyclosporine.

3) L’emploi concomitant de la cyclosporine et d’un corticostéroïde

peut entraîner une intensification de l’activité des deux agents. On a

signalé des cas de convulsions à la suite d’un tel traitement

concomitant. Étant donné que l'administration concomitante de

méthylprednisolone et de cyclosporine produit une inhibition mutuelle

de la biotransformation de ces médicaments, il est possible que les

effets indésirables associés à l'utilisation de ces médicaments en

monothérapie soient plus susceptibles de se produire.

Immunosuppresseurs

- CYCLOPHOSPHAMIDE

- TACROLIMUS

SUBSTRATS de la CYP3A4

Kétoconazole

Il a été rapporté que le kétoconazole entraîne une diminution notable de

la biotransformation de certains corticostéroïdes (pouvant atteindre

60 %); par conséquent, le risque d’effets indésirables associés aux

corticostéroïdes devient plus important.

Macrolides

- CLARITHROMYCINE

- ÉRYTHROMYCINE

INHIBITEURS (et SUBSTRATS) de la CYP3A4

On a constaté que les antibiotiques de la famille des macrolides causent

une diminution importante de la clairance des corticostéroïdes (voir

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES, Inhibiteurs des enzymes

hépatiques).

Macrolides

- TROLÉANDOMYCINE

INHIBITEUR de la CYP3A4

On a constaté que les antibiotiques de la famille des macrolides causent

une diminution importante de la clairance des corticostéroïdes (voir

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES, Inhibiteurs des enzymes

hépatiques).

Suspension d'acétate de méthylprednisolone injectable USP

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Classe ou type de

médicament – AGENT

Interaction/effet

AINS (anti-inflammatoires non

stéroïdiens)

- AAS (acide acétylsalicylique)

à forte dose

1) Les hémorragies et les ulcères digestifs pourraient être plus

fréquents lorsqu’on administre en concomitance des corticostéroïdes et

des AINS.

2) La méthylprednisolone peut augmenter la clairance de l’AAS utilisé

à dose élevée. Il s’ensuit une diminution des concentrations sériques de

salicylate pouvant entraîner un accroissement du risque de toxicité des

salicylates lors du retrait de la méthylprednisolone.

3) La prise concomitante d’AAS (ou d’un autre AINS) et d’un

corticostéroïde augmente le risque de manifestations indésirables

gastro-intestinales. L’AAS doit être utilisé avec précaution en

association avec les corticostéroïdes chez les patients souffrant

d’hypoprothrombinémie. Une accélération de la clairance des

salicylates peut survenir lors de l’administration concomitante de

corticostéroïdes.

Agents provoquant une

déplétion potassique

Il faut surveiller de près les patients sous corticostéroïdes qui prennent

également des agents provoquant une déplétion potassique (p. ex.,

amphotéricine B, diurétiques) afin de déceler l’apparition éventuelle

d’une hypokaliémie. Il existe également un risque accru

d’hypokaliémie lors de l’administration de corticostéroïdes en

concomitance avec de l’amphotéricine B, de la xanthine ou des

agonistes des récepteurs bêta

. On a rapporté des cas d’hypertrophie du

cœur et d’insuffisance cardiaque par suite de l’emploi concomitant

d’amphotéricine B et d’hydrocortisone.

Vaccins

Chez les patients qui suivent une corticothérapie prolongée, la réponse

immunitaire aux anatoxines ainsi qu’aux vaccins vivants ou inactivés

peut être moins importante en raison de l’inhibition de la réaction des

anticorps. Les corticostéroïdes peuvent également potentialiser la

réplication de certains micro-organismes présents dans les vaccins

vivants atténués. Si possible, il est conseillé de reporter

l’administration de vaccins et d’anatoxines jusqu’à ce que la

corticothérapie soit terminée (voir MISES EN GARDE ET

PRÉCAUTIONS, Infections et Vaccination).

Interactions médicament-aliment

Le jus de pamplemousse est un inhibiteur de la CYP3A4. Voir INTERACTIONS

MÉDICAMENTEUSES, INHIBITEURS DE LA CYP3A4.

Effets du médicament sur les résultats des épreuves de laboratoire

Les corticostéroïdes peuvent supprimer les réactions aux tests cutanés.

Effets du médicament sur le mode de vie

Étourdissements, vertiges, troubles visuels et fatigue sont des effets indésirables possibles de la

corticothérapie. S’ils se produisent, le patient doit s’abstenir de conduire ou de faire fonctionner

des machines.

Suspension d'acétate de méthylprednisolone injectable USP

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POSOLOGIE ET MODE D’ADMINISTRATION

Considérations posologiques

Suspension d'acétate de méthylprednisolone injectable USP est offert en deux préparations, une

qui contient de l’alcool benzylique comme agent de conservation et l’autre qui contient du

chlorure de myristyl-gamma-picolinium (CMGP).

La préparation de Suspension d'acétate de méthylprednisolone injectable USP qui contient de

l’alcool benzylique peut servir à l’administration de doses multiples. Soulignons toutefois que le

prélèvement de doses multiples de Suspension d'acétate de méthylprednisolone injectable USP

est déconseillé pour les injections par voie intra-articulaire.

Avant de prélever des doses multiples de Suspension d'acétate de méthylprednisolone injectable

USP contenant de l’alcool benzylique, il faut prendre des précautions particulières pour éviter

toute contamination. Les fioles sont stériles, mais le prélèvement de doses multiples peut

entraîner une contamination si la technique employée n'est pas parfaitement aseptique.

L'utilisation de seringues et d'aiguilles stériles jetables s'impose. Lors de l’utilisation de fioles à

doses multiples, il faut prendre des précautions particulières pour éviter de contaminer la

solution. On recommande d’utiliser une solution de povidone iodée ou un produit semblable pour

nettoyer le bouchon de la fiole avant d’aspirer la solution.

La préparation Suspension d'acétate de méthylprednisolone injectable USP qui contient du

CMGP ne doit pas servir à l’administration de doses multiples. Après l’administration de la dose

voulue, jeter tout reste de suspension.

Vu le risque d'incompatibilité physique, Suspension d'acétate de méthylprednisolone injectable

USP ne doit pas être dilué ni mélangé à d'autres solutions. Les suspensions destinées à la voie

parentérale doivent être examinées avant d’être administrées, dans la mesure où le produit et le

contenant le permettent, pour s’assurer de l’absence de particules étrangères et de décoloration.

Afin de réduire au minimum la fréquence d'atrophie dermique ou sous-dermique, il faut prendre

soin de ne pas dépasser les doses recommandées. Dans la mesure du possible, il est préférable de

faire plusieurs petites injections dans la zone de la lésion. Lors d'injections intra-articulaires ou

intramusculaires, il faut veiller à ne pas introduire de médicament, ni provoquer de fuite, dans le

derme. Éviter d'injecter le produit dans le muscle deltoïde, à cause du risque élevé d'atrophie

sous-cutanée.

La prudence est aussi de rigueur en présence d’insuffisance rénale, d’hypertension,

d’ostéoporose et de myasthénie grave, et ce, peu importe si les corticostéroïdes sont utilisés

comme traitement direct ou comme adjuvant.

Certaines situations peuvent nécessiter un réglage de la posologie :

rémission;

exacerbation de la maladie;

réponse du patient au traitement;

Suspension d'acétate de méthylprednisolone injectable USP

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effet de l’exposition du patient à un stress émotionnel ou physique (p. ex., infection

grave, chirurgie ou lésion). Il pourrait être nécessaire d’accroître la dose de Suspension

d'acétate de méthylprednisolone injectable USP pendant et après la situation stressante.

Personnes âgées :

En général, on doit déterminer la dose d’un patient âgé avec prudence et amorcer le traitement au

début de la gamme posologique, de façon à tenir compte de la fréquence accrue d’insuffisance

hépatique, rénale ou cardiaque, d’ostéoporose, de rétention hydrique (laquelle peut entraîner une

hypertension) et d’une affection concomitante ou d’un autre traitement médicamenteux.

Posologie recommandée et réglage posologique

A.

Administration en vue d’obtenir un effet local

Le traitement par Suspension d'acétate de méthylprednisolone injectable USP peut soulager les

symptômes, mais ne guérit pas l’affection

et n’a aucun effet sur la cause de l’inflammation.

L’hormonothérapie doit être utilisée comme

adjuvant au traitement habituel.

1.

Polyarthrite rhumatoïde et arthrose

: La dose de Suspension d'acétate de

méthylprednisolone injectable USP pour injection intra-articulaire dépend de la taille

de l'articulation et varie selon la gravité de l'affection. Dans les cas chroniques, on peut

renouveler les injections à intervalles variant de 1 à 5 semaines ou plus, selon le degré

de soulagement obtenu après la première injection. Les doses indiquées dans le tableau

ci-dessous peuvent servir de guide :

Taille de l'articulation

Exemples

Intervalle posologique

Grosse

Genou

Cheville

Épaule

De 20 à 80 mg

Moyenne

Coude

Poignet

De 10 à 40 mg

Petite

Métacarpo-phalangienne

Inter-phalangienne

Sterno-claviculaire

Acromio-claviculaire

De 4 à 10 mg

Méthode :

Il est recommandé d'examiner l'articulation touchée avant de procéder à

l'injection intra-articulaire. Pour obtenir un effet anti-inflammatoire maximal, il

importe d’injecter le produit dans la cavité synoviale. Avec les mêmes précautions

d'asepsie que pour une ponction lombaire, introduire rapidement dans la cavité

synoviale une aiguille stérile de calibre 20 à 24 (montée sur une seringue vide).

L'infiltration de procaïne n’est pas obligatoire. L'aspiration de quelques gouttes de

synovie dans la seringue prouve que l'aiguille a bien pénétré la cavité articulaire.

Le point d’injection de chaque articulation est l'endroit où la cavité synoviale est au

niveau le plus superficiel et est le plus dépourvue de gros vaisseaux et de nerfs. En

laissant l'aiguille en place, remplacer la seringue d'aspiration par une autre contenant la

dose choisie de Suspension d'acétate de méthylprednisolone injectable USP. Effectuer

Suspension d'acétate de méthylprednisolone injectable USP

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une deuxième aspiration légère pour s'assurer que l'aiguille est bien restée dans la

cavité synoviale, puis injecter le produit. Une fois l'injection terminée, procéder à

quelques mouvements de l'articulation pour faciliter le mélange de la synovie et du

médicament. Recouvrir ensuite le point d’injection d'un petit pansement stérile.

L'injection intra-articulaire peut se faire dans les genoux, les chevilles, les poignets, les

coudes, les épaules, les phalanges et les hanches. Comme il est parfois difficile

d’introduire l'aiguille dans l'articulation de la hanche, il faut prendre garde de ne pas

transpercer les gros vaisseaux sanguins de cette région. Les articulations qui ne

conviennent pas à l'injection sont celles qui sont inaccessibles du point de vue

anatomique, comme les articulations de la colonne vertébrale et celles qui n'ont pas de

cavité synoviale, telles les articulations sacro-iliaques. Les échecs thérapeutiques sont,

la plupart du temps, attribuables au fait qu'on n'a pas pénétré dans la cavité synoviale.

L'injection dans les tissus environnants ne donne que peu de résultats bénéfiques, voire

aucun. Si, par contre, le traitement échoue même quand la pénétration dans la cavité

synoviale est confirmée par l’aspiration de synovie, il est généralement inutile de

renouveler l'injection.

Après une corticothérapie par voie intra-articulaire, il importe de ménager l'articulation

ayant bénéficié d'une amélioration symptomatique, pour ne pas causer une

détérioration de l'articulation et contrecarrer les effets bénéfiques du traitement.

Ne pas faire d’injection dans une articulation instable (voir CONTRE-

INDICATIONS). Des injections intra-articulaires répétées peuvent parfois causer une

instabilité. On conseille, dans certains cas, d'effectuer un suivi radiographique pour

déceler la détérioration.

Si l'on utilise un anesthésique local avant l'injection de Suspension d'acétate de

méthylprednisolone injectable USP, lire attentivement la notice d'emballage de

l'anesthésique et prendre toutes les précautions nécessaires.

2.

Bursite

: Préparer un champ stérile dans la région de l'injection et faire une papule à

cet endroit à l'aide d'une solution à 1 % de chlorhydrate de procaïne. Introduire dans la

bourse séreuse une aiguille de calibre 20 à 24, montée sur une seringue vide, et aspirer

quelques gouttes de synovie. En laissant l'aiguille en place, enlever la seringue ayant

servi à l'aspiration et la remplacer par une petite seringue contenant la dose requise de

suspension d'acétate de méthylprednisolone injectable USP. Une fois l'injection

terminée, retirer l’aiguille et appliquer un petit pansement stérile sur la région.

3.

Divers : kyste synovial, tendinite, épicondylite

: Pour le traitement d’affections

comme la tendinite et la ténosynovite, il importe d’injecter avec précaution la

suspension dans la gaine plutôt que dans le corps du tendon. Celui-ci se palpe

facilement quand il est étiré. Pour le traitement d’affections comme l’épicondylite,

délimiter avec précision la région la plus sensible et y infiltrer la suspension. Pour les

kystes des gaines tendineuses, injecter la suspension directement dans le kyste. Dans

Suspension d'acétate de méthylprednisolone injectable USP

Page 24 de 35

bon nombre de cas, il suffit d’une seule injection pour réduire de façon marquée le

volume du kyste et, parfois, le faire disparaître.

Les précautions habituelles d’asepsie doivent être observées pour chaque injection.

Pour le traitement des divers troubles des tendons et des bourses séreuses cités

précédemment, la dose varie de 4 à 30 mg, selon l’affection. Dans le cas d'affections

récurrentes ou chroniques, des injections répétées peuvent être nécessaires.

4.

Injections en vue d'obtenir un effet local dans les dermatoses

: Après un nettoyage

minutieux de la région, au moyen d'un antiseptique approprié, comme l'alcool à 70 %,

injecter dans la lésion une dose de 20 à 60 mg de méthylprednisolone.

Pour les lésions étendues, il peut être nécessaire de fractionner la dose totale en

plusieurs injections locales de 20 à 40 mg. Éviter d'injecter une dose de médicament

suffisante pour causer un blêmissement de la peau, car cela risque d'entraîner la

formation d'une petite escarre. Le traitement comprend généralement de 1 à 4

injections, séparées par un intervalle qui varie selon le type de lésion et la durée de

l'amélioration obtenue après la première injection.

B.

Administration en vue d'obtenir un effet général

La dose employée par voie intramusculaire dépend de l’affection à traiter. Pour obtenir un

effet prolongé, la dose hebdomadaire à injecter en 1 seule fois, par voie intramusculaire, se

calcule en multipliant par 7 la dose orale quotidienne.

Il importe d'individualiser la posologie selon la gravité de l’état et la réponse du patient au

traitement. Pour les nourrissons et les enfants, il faut réduire les doses recommandées chez

l’adulte; toutefois, la posologie doit être régie par la gravité de l'état plutôt que par

l’adhérence stricte aux normes posologiques adaptées selon l'âge et le poids corporel du

patient.

Lorsque le médicament a été administré pendant quelques jours déjà, il faut diminuer la

dose ou cesser le traitement progressivement. Lorsque les malades chroniques entrent en

période de rémission spontanée, cesser le traitement. Au cours d’un traitement prolongé, il

importe d’effectuer, à intervalles réguliers, les analyses de laboratoire habituelles : analyse

d’urine, glycémie 2 heures après un repas, tension artérielle, poids corporel et radiographie

thoracique. Dans le cas des patients ayant des antécédents d’ulcère ou de dyspepsie

sérieuse, effectuer une radiographie des voies digestives supérieures.

Si l’affection à traiter est accompagnée de symptômes de stress, il faut augmenter la dose

du corticostéroïde. Pour obtenir rapidement un effet hormonal maximal, l’administration

intraveineuse de succinate sodique de méthylprednisolone très soluble est indiquée.

Suspension d'acétate de méthylprednisolone injectable USP

Page 25 de 35

Affection

Dose

Commentaires

Syndrome génito-surrénal

Une seule injection

intramusculaire de 40 mg, toutes

les 2 semaines, peut suffire

Polyarthrite rhumatoïde

Posologie d’entretien variant de

40 à 120 mg par semaine, par

voie intramusculaire

Lésions dermatologiques

(corticothérapie générale)

Dose intramusculaire de 40 à

120 mg par semaine, pendant 1 à

4 semaines

Dermatite aiguë grave, due au

sumac vénéneux (herbe à

puce)

Une seule dose intramusculaire

de 80 à 120 mg

Un soulagement peut être obtenu

de 8 à 12 heures après l’injection

Eczéma de contact chronique

Dose intramusculaire de 40 à

120 mg, répétée tous les 5 à

10 jours, si nécessaire

Dermatite séborrhéique

Dose hebdomadaire de 80 mg

Peut suffire pour maîtriser la

dermatite

Patients asthmatiques

Dose intramusculaire de 80 à

120 mg

Peut apporter un soulagement en

6 à 48 heures, et ce soulagement

peut durer plusieurs jours à

2 semaines

Rhinite allergique (rhume des

foins)

Dose intramusculaire de 80 à

120 mg

Peut soulager les symptômes en

6 heures, et ce soulagement peut

durer de quelques jours à

3 semaines

Poussées de sclérose en

plaques

Des doses quotidiennes de

200 mg de prednisolone, pendant

1 semaine, suivies d’une dose de

80 mg tous les 2 jours, pendant

1 mois, se sont révélées efficaces

4 mg de méthylprednisolone

correspondant à 5 mg de

prednisolone

SURDOSAGE

Le traitement du surdosage aigu consiste à prodiguer des soins de soutien et à soulager les

symptômes. Pour éviter un surdosage chronique en présence d’une maladie grave nécessitant une

corticothérapie continue, on peut réduire la posologie du corticostéroïde, pourvu que cet

ajustement soit temporaire.

La méthylprednisolone est dialysable.

Pour connaître la marche à suivre en cas de surdosage soupçonné, communiquez avec le centre

antipoison de votre région.

Suspension d'acétate de méthylprednisolone injectable USP

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MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE

La suspension d'acétate de méthylprednisolone injectable est une suspension aqueuse stérile

d'acétate de méthylprednisolone, un glucocorticoïde de synthèse. Il a un effet anti-inflammatoire,

immunosuppressif et antiallergique puissant et prolongé. La suspension d'acétate de

méthylprednisolone injectable peut être administrée par voie intramusculaire pour une action

générale prolongée et

in situ

pour un traitement local. L'activité prolongée de la suspension

d'acétate de méthylprednisolone injectable s'explique par la libération lente de la substance

active.

Pharmacocinétique

Absorption :

Dans le cadre d’une étude interne menée auprès de huit volontaires, on a déterminé

les caractéristiques pharmacocinétiques d’une dose intramusculaire unique de 40 mg de la

suspension d'acétate de méthylprednisolone injectable. La moyenne des concentrations

plasmatiques maximales observées chez chacun des sujets s’est établie à 14,8 ± 8,6 ng/mL, le

temps moyen écoulé avant l’atteinte de la concentration maximale (Tmax) chez chacun des

sujets, à 7,25 ± 1,04 heures et l’aire sous la courbe (ASC) moyenne, à 1354,2 ± 424,1 ng/mL x h

(jour 1-21).

Distribution :

La méthylprednisolone se distribue largement dans les tissus, traverse la barrière

hématoencéphalique et est excrétée dans le lait maternel. Son volume de distribution apparent est

d’environ 1,4 L/kg. Chez l’humain, elle se lie aux protéines plasmatiques dans une proportion

d’environ 77 %.

Biotransformation :

Chez l’humain, la méthylprednisolone est transformée dans le foie en

métabolites inactifs, dont les principaux sont la 20α-hydroxyméthylprednisolone et la

20β-hydroxyméthylprednisolone. La biotransformation hépatique est essentiellement tributaire

de la CYP3A4. (Voir la liste des interactions médicamenteuses découlant de la biotransformation

par la CYP3A4 sous INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES.)

La méthylprednisolone, à l’instar de nombreux autres substrats de la CYP3A4, peut également

être un substrat de la glycoprotéine P – de la superfamille des transporteurs ABC (pour ATP-

binding cassette) –, ce qui influe sur la distribution tissulaire de l’agent et ses interactions avec

certains autres médicaments modulées par la glycoprotéine P.

Excrétion :

La demi-vie d’élimination moyenne de la méthylprednisolone totale est de l’ordre de

1,8 à 5,2 heures. La clairance totale est d’environ 5 à 6 mL/min/kg.

STABILITÉ ET CONSERVATION

Conserver entre 15

C et 30

C. Protéger de la lumière. Protéger du gel.

Agiter vigoureusement jusqu’à la dispersion totale de la suspension avant l’utilisation. Jeter toute

portion inutilisée des fioles multidose 28 jours après ponction initiale.

Suspension d'acétate de méthylprednisolone injectable USP

Page 27 de 35

PRÉSENTATION, COMPOSITION ET CONDITIONNEMENT

Chaque mL de la suspension d’acétate de méthylprednisolone injectable USP, 40 mg/mL,

formulation multidose, contient : Acétate de méthylprednisolone 40 mg, 29,1 mg polyéthylène

glycol-3350, alcool benzylique 9,16 mg comme agent de conservation, 1,94 mg polysorbate-80,

phosphate sodique monobasique 6,8 mg, phosphate sodique dibasique 1,42 mg, chlorure de

sodium pour tonicité, acide chlorhydrique et/ou hydroxyde de sodium, au besoin, pour

ajustement du pH et eau pour injection.

La suspension d’acétate de méthylprednisolone injectable USP 40 mg/mL, formulation

multidose, est disponible dans des fioles claires multidoses de 2 mL boîtes de 5, ainsi que dans

des fioles claires multidoses de 5 mL boîtes de 5.

Chaque mL de la suspension d’acétate de méthylprednisolone injectable USP, 80 mg/mL,

formulation multidose, contient: Acétate de méthylprednisolone 80 mg, 28,2 mg polyéthylène

glycol-3350, alcool benzylique 8,88 mg comme agent de conservation, 1,88 mg polysorbate-80,

phosphate sodique monobasique 6,59 mg, phosphate sodique dibasique 1,37 mg, chlorure de

sodium pour tonicité, acide chlorhydrique et/ou hydroxyde de sodium, au besoin, pour

ajustement du pH et eau pour injection.

La suspension d’acétate de méthylprednisolone injectable USP 80 mg/mL, formulation

multidose, est disponible dans des fioles claires de 5 mL boîte de 1.

Chaque mL de la suspension d’acétate de méthylprednisolone injectable USP, 40 mg/mL,

formulation sans agent de conservation, contient: Acétate de méthylprednisolone 40 mg, 29 mg

polyéthylène glycol-3350, chlorure de myristyl-gamma-picolinium 0,19 mg, chlorure de sodium

pour tonicité, acide chlorhydrique et/ou hydroxyde de sodium, au besoin, pour ajustement du pH

et eau pour injection.

La suspension d’acétate de méthylprednisolone injectable USP 40 mg/mL, formulation sans

agent de conservation, est disponible dans des fioles claires à usage unique de 1mL, boîtes de 10.

Jeter toute portion inutilisée.

Chaque mL de la suspension d’acétate de méthylprednisolone injectable USP, 80 mg/mL,

formulation sans agent de conservation, contient: Acétate de méthylprednisolone 80 mg, 28 mg

polyéthylène glycol-3350, chlorure de myristyl-gamma-picolinium 0,19 mg, chlorure de sodium

pour tonicité, acide chlorhydrique et/ou hydroxyde de sodium, au besoin, pour ajustement du pH

et eau pour injection.

La suspension d’acétate de méthylprednisolone injectable USP 80 mg/mL, formulation sans

agent de conservation, est disponible dans des fioles claires à usage unique de 1 mL, boîtes de 5.

Jeter toute portion inutilisée.

Bouchons sans latex

: Les bouchons ne contiennent aucun caoutchouc naturel sec.

Suspension d'acétate de méthylprednisolone injectable USP

Page 28 de 35

PARTIE II : RENSEIGNEMENTS SCIENTIFIQUES

RENSEIGNEMENTS PHARMACEUTIQUES

Substance pharmaceutique

Nom pharmacologique :

Acétate de méthylprednisolone

Nom chimique :

Pregna-1,4-diène-3,20,dione,21-(acétyloxy)-11,17-

dihydroxy-6-méthyl-(6

,17,21-Trihydroxy-6

-méthylpregna-1,4-diène-

3,20-dione 21-acétate.

Formule structurelle :

Formule moléculaire :

Poids moléculaire :

416.51 g/mol

Propriétés physicochimiques :

L’acétate de méthylprednisolone est le dérivé 6-méthyl

de la prednisolone. Il s’agit d’une poudre cristalline

inodore blanche ou blanchâtre qui fond entre 205 et

C avec faible décomposition. Il est soluble dans le

dioxanne, peu soluble dans l’acétone, l’alcool, le

chloroforme, le méthanol, et légèrement soluble dans

l’éther. Il est pratiquement insoluble dans l’eau. Son

coefficient de partage est c log P = 1.467.

Suspension d'acétate de méthylprednisolone injectable USP

Page 29 de 35

TOXICOLOGIE

Des études conventionnelles sur l’innocuité, la pharmacologie et la toxicité de doses multiples de

succinate sodique de méthylprednisolone ont été menées; le médicament a été administré par

voie intraveineuse, intrapéritonéale, sous-cutanée, intramusculaire et orale à des souris, des rats,

des lapins et des chiens. Les effets toxiques observés lors des études à doses multiples sont ceux

auxquels on s’attend lors d’une exposition continue à des glucocorticoïdes exogènes.

Carcinogenèse

On n’a pas mené d’études chez les rongeurs afin d’évaluer les effets cancérogènes possibles de la

méthylprednisolone. L’évaluation de la cancérogénicité d’autres glucocorticoïdes chez la souris

et le rat a entraîné des résultats variables. Toutefois, selon les données publiées, plusieurs

glucocorticoïdes apparentés à la méthylprednisolone (notamment le budésonide, la prednisolone

et l’acétonide de triamcinolone) peuvent accroître l’incidence d’adénomes et de carcinomes

hépatocellulaires chez les rats mâles qui ont ingéré le médicament avec leur eau. Ces effets

tumorigènes se sont produits à des doses (en mg/m

) inférieures à celles utilisées normalement en

pratique clinique.

Mutagenèse

La génotoxicité de la méthylprednisolone n’a pas été évaluée.

Cependant, le sulfonate de méthylprednisolone, qui présente une structure similaire à celle du

succinate sodique de méthylprednisolone, ne s’est pas révélé mutagène pour les souches de

Salmonella typhimurium

, avec ou sans activation métabolique, ni pour les cellules de

mammifères (cellules ovariennes du hamster chinois) ayant fait l’objet d’une analyse de

mutagenèse. Le suleptanate de méthylprednisolone n’a pas induit de synthèse d’ADN non

programmée sur des cultures primaires d’hépatocytes de rat. De plus, selon une revue des

données publiées, le farnésylate de prednisolone, qui présente une structure similaire à celle de la

méthylprednisolone, ne s’est pas révélé mutagène pour les souches de

Salmonella typhimurium

et d’

Escherichia coli

, avec ou sans activation métabolique. Dans une lignée cellulaire de

fibroblastes du hamster chinois, le farnésylate de prednisolone a légèrement accru l’incidence

d’aberrations chromosomiques structurelles (avec activation métabolique) à la plus forte

concentration testée.

Toxicité sur la reproduction

L’administration de corticostéroïdes chez le rat a entraîné une baisse de la fertilité. Des rats

mâles ayant reçu de la corticostérone à raison de 0, 10 et 25 mg/kg/jour par injection sous-

cutanée 1 fois par jour pendant 6 semaines ont été accouplés à des femelles non traitées. La dose

la plus élevée a été ramenée à 20 mg/kg/jour après le jour 15. On a observé une diminution des

bouchons copulatoires, phénomène qui pourrait découler d’une baisse de poids des organes

accessoires. Il y a eu moins d’implantations et de fœtus vivants chez les femelles non traitées

accouplées aux mâles qui avaient reçu des doses de 10 et de 25 mg/kg/jour.

Les corticostéroïdes se sont révélés tératogènes chez de nombreuses espèces à des doses

équivalentes à la dose recommandée chez l’humain. Dans le cadre d’études sur la reproduction

animale, on a montré que les glucocorticoïdes, comme la méthylprednisolone, accroissent

l’incidence de malformations (fente palatine, malformations du squelette), de mortalité

Suspension d'acétate de méthylprednisolone injectable USP

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embryofoetale (augmentation du nombre de résorptions, par exemple) et de retard de croissance

intra-utérin.

RÉFÉRENCES

Fekety R. Infections associated with corticosteroids and immunosuppressive therapy. In:

Gorbach SL, Bartlett JG, Blacklow NR, eds. Infectious Diseases. Philadelphia: WB

Saunders Company 1992;1050-1.

Stuck AE, Minder CE, Frey FJ. Risk of Infectious complications in patients taking

glucocorticoids. Rev Infect Dis 1989;11(6):954-63.

Pfizer Canada Inc. Monographie de Produit : DEPO-MEDROL® (suspension injectable

d'acétate de méthylprednisolone, USP), Suspension injectable dosée à 20 mg/mL, 40 mg/mL

et 80 mg/mL Control No.: 202516. Date de révision: 20 Mars 2017.

IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

Suspension d'acétate de méthylprednisolone injectable USP

Page 31 de 35

PARTIE III : RENSEIGNEMENTS POUR LE

CONSOMMATEUR

Pr

SUSPENSION D'ACÉTATE DE

MÉTHYLPREDNISOLONE INJECTABLE USP

40 mg/mL et 80 mg/mL

Le présent feuillet constitue la troisième et dernière partie

d’une

«monographie

de

produit»

publiée

à

la

suite

de

l’homologation

de

Suspension

d'acétate

de

méthylprednisolone

injectable

USP

pour

la

vente

au

Canada,

et

s’adresse

tout

particulièrement

aux

consommateurs. Ce feuillet n’est qu’un résumé et ne donne

donc pas tous les renseignements pertinents sur Suspension

d'acétate de méthylprednisolone injectable USP. Pour toute

question au

sujet de ce

médicament, communiquez avec

votre médecin ou votre pharmacien.

AU SUJET DE CE MÉDICAMENT

Les raisons d’utiliser ce médicament :

Suspension d'acétate de méthylprednisolone injectable USP est

utilisé dans le traitement de divers types d’allergie ou

d’inflammation.

Les effets de ce médicament :

Suspension d'acétate de méthylprednisolone injectable USP

contient une hormone corticostéroïde qui diminue la réponse

immunitaire de l’organisme en réaction à certaines maladies et

réduit l’inflammation.

Les circonstances où il est déconseillé d’utiliser ce

médicament :

Vous ne devez pas recevoir Suspension d'acétate de

méthylprednisolone injectable USP si :

vous êtes allergique à l’acétate de méthylprednisolone ou à

n’importe quel autre stéroïde, ou encore à n’importe quel

autre ingrédient de Suspension d'acétate de

méthylprednisolone injectable USP;

vous avez une infection fongique;

vous avez une maladie du sang appelée purpura

thrombopénique idiopathique (nombre insuffisant de

plaquettes), si Suspension d'acétate de méthylprednisolone

injectable USP est administré par voie intramusculaire;

vous avez reçu un vaccin vivant ou un vaccin vivant

atténué;

vous avez une maladie virale y compris la vaccine

(cowpox), la varicelle (picote) et les infections de l’œil par

le virus de l’herpès;

vous avez une articulation instable, lorsque Suspension

d'acétate de méthylprednisolone injectable USP est injecté

dans une articulation.

Suspension d'acétate de méthylprednisolone injectable USP ne

doit pas être injectée dans une veine ou dans votre colonne

vertébrale.

La préparation Suspension d'acétate de méthylprednisolone

injectable USP qui contient de l’alcool benzylique ne doit pas

être administrée aux nourrissons prématurés. Toutefois, la

préparation Suspension d'acétate de méthylprednisolone

injectable USP qui contient du chlorure de myristyl-gamma-

picolinium peut être utilisée chez cette population.

L’ingrédient médicinal est :

Acétate de méthylprednisolone

Les ingrédients non médicinaux sont :

Chaque mL de suspension stérile aqueuse de Suspension

d’acétate de méthylprednisolone injectable USP, formulation

multidose, contient : polyéthylène glycol-3350, alcool

benzylique comme agent de conservation, polysorbate-80,

phosphate sodique monobasique, phosphate sodique dibasique,

chlorure de sodium pour tonicité, acide chlorhydrique et/ou

hydroxyde de sodium, au besoin, pour ajustement du pH et eau

pour injection.

Chaque mL de suspension stérile aqueuse de Suspension

d’acétate de méthylprednisolone injectable USP, formulation

sans agent de conservation, contient: polyéthylène glycol-3350,

chlorure de myristyl-gamma-picolinium, chlorure de sodium

pour tonicité, acide chlorhydrique et/ou hydroxyde de sodium,

au besoin, pour ajustement du pH et eau pour injection.

La présentation :

Suspension d’acétate de méthylprednisolone injectable USP se

présente en deux préparations différentes :

1) Suspension d’acétate de méthylprednisolone injectable USP,

formulation multidose :

dose de 40 mg/mL offerte en fioles de 2 mL emballée dans

des boîtes de 5, et en fioles de 5 mL emballée dans des

boîtes de 5.

Dose de 80 mg/mL offerte en fioles de 5 mL emballée dans

des boîtes de 1.

2) Suspension d’acétate de méthylprednisolone injectable USP,

formulation sans agent de conservation :

dose de 40 mg/mL offerte en fioles de 1 mL emballée dans

des boîtes de 10.

Dose de 80 mg/mL offerte en fioles de 1 mL emballée dans

des boîtes de 5.

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS

On déconseille d’injecter la préparation Suspension d’acétate de

méthylprednisolone injectable USP contenant de l’alcool

benzylique dans l’articulation ou la cavité synoviale.

Dans les circonstances suivantes, consultez votre médecin avant

de recevoir Suspension d’acétate de méthylprednisolone

injectable USP :

infection (herpès simplex, varicelle, tuberculose, infection

par un parasite [nématode])

IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

Suspension d'acétate de méthylprednisolone injectable USP

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infarctus du myocarde (crise cardiaque) récent

trouble thromboembolique (trouble hémorragique ou trouble

de la coagulation)

os fragiles (ostéoporose)

hypertension (haute pression)

rétention d’eau (œdème)

crises convulsives (convulsions)

problème de thyroïde

douleur ou faiblesse musculaire (par exemple, myasthénie)

cancer de la peau (sarcome de Kaposi)

problème cardiaque, comme l’insuffisance cardiaque

maladie de l’œil comme le glaucome, les cataractes ou une

infection par le virus de l’herpès

maladie des reins

maladie du foie comme la cirrhose

troubles mentaux ou troubles de l’humeur (comme la

dépression)

problèmes d’estomac ou d’intestins (ulcère, colite ulcéreuse)

faible taux de potassium ou de calcium

maladie de Cushing (causée par un excès de cortisol, une

hormone)

réponse immunitaire faible

taux élevé de sucre dans le sang (hyperglycémie)

Si vous devez subir une intervention chirurgicale

dentaire

ou autre,

mentionnez au médecin, au dentiste ou à

l’anesthésiste que vous recevez Suspension d’acétate de

méthylprednisolone injectable USP.

Grossesse et allaitement

Si vous êtes enceinte, pensez que vous êtes enceinte ou essayez

de le devenir, informez-en votre médecin, car Suspension

d’acétate de méthylprednisolone injectable USP pourrait nuire à

la croissance du bébé.

Si vous allaitez, vous devriez également le dire à votre médecin,

car il est possible que les médicaments à base de

corticostéroïdes passent en petite quantité dans le lait maternel.

Enfants

Les corticostéroïdes peuvent perturber la croissance chez

l’enfant.

La préparation Suspension d’acétate de méthylprednisolone

injectable USP contenant de l’alcool benzylique est déconseillée

chez les nourrissons, car cet agent de conservation a été associé

à un « syndrome de halètement » potentiellement mortel.

INTÉRACTIONS MÉDICAMENTEUSES

Avant de recevoir Suspension d’acétate de méthylprednisolone

injectable USP, il faut mentionner au médecin tous les autres

médicaments que vous prenez, y compris les médicaments en

vente libre (sans ordonnance) et les produits naturels ou à base

de plantes médicinales. Les produits ci-dessous pourraient

interagir avec Suspension d’acétate de méthylprednisolone

injectable USP :

médicaments pour traiter le glaucome et l’épilepsie,

comme l’acétazolamide

médicaments pour prévenir ou soulager les nausées et les

vomissements, comme l’aprépitant ou le fosaprépitant

médicaments contre le cancer, comme l’aminoglutéthimide

ou le cyclophosphamide

médicaments anticoagulants (pour « éclaircir » le sang),

comme l’acénocoumarol, le phénindione et la warfarine

médicaments pour traiter la myasthénie (maladie qui

touche les muscles), comme la distigmine et la néostigmine

antibiotiques et antifongiques (comme le kétoconazole,

l’itraconazole, l’amphotéricine B, l’érythromycine, la

clarithromycine, la troléandomycine, la rifampine et la

rifabutine)

aspirine et anti-inflammatoires non stéroïdiens (aussi

appelés AINS), comme l’ibuprofène

médicaments pour traiter l’épilepsie, comme les

barbituriques, la carbamazépine, la phénytoïne et la

primidone

médicaments contre les brûlures d’estomac et l’indigestion

causée par l’hyperacidité, comme la cimétidine

cyclosporine

médicaments pour les problèmes cardiaques ou la pression

artérielle élevée, comme les bloqueurs des canaux

calciques, la digoxine et le diltiazem

diurétiques (pour éliminer le surplus d’eau)

hormonothérapie substitutive ou contraceptifs oraux à base

d’hormones

médicaments contre l’infection à VIH, comme l’indinavir

ou le ritonavir

pancuronium ou vécuronium – ou autres médicaments

appelés « agents de blocage neuromusculaire », utilisés

lors de certaines interventions chirurgicales

tacrolimus, utilisé après une greffe d’organe pour en

prévenir le rejet

vaccins – si vous avez eu un vaccin récemment ou si vous

êtes sur le point d’en avoir un, informez-en le médecin ou

l’infirmière

médicaments contre le diabète

médicaments destinés au traitement de la tuberculose

médicaments qui abaissent le taux de cholestérol

(cholestyramine)

inhibiteurs de l’aromatase (médicaments utilisés pour le

traitement des cancers du sein et de l’ovaire)

immunosuppresseurs (médicaments qui neutralisent ou qui

affaiblissent le système immunitaire)

Ne buvez pas de jus de pamplemousse pendant votre traitement

par Suspension d’acétate de méthylprednisolone injectable USP.

Conduite automobile et utilisation de machines :

Suspension

d’acétate de méthylprednisolone injectable USP peut causer des

étourdissements, des vertiges, des troubles visuels et de la

fatigue. Si vous éprouvez ces effets secondaires, il faut éviter de

conduire et d’utiliser des machines.

IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

Suspension d'acétate de méthylprednisolone injectable USP

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UTILISATIONS APPROPRIÉE DE CE MÉDICAMENT

Suspension d’acétate de méthylprednisolone injectable USP

vous sera administré par un professionnel de la santé, par

injection intra-articulaire (dans l’articulation ou la cavité

synoviale) ou intramusculaire (dans un muscle). La dose

dépendra du trouble dont vous souffrez et de sa gravité.

Une fois que votre état se sera amélioré, la dose sera réduite

graduellement.

Le traitement par Suspension d’acétate de méthylprednisolone

injectable USP ne doit pas être interrompu brusquement.

Surdose :

En cas de surdosage, communiquez immédiatement avec un

professionnel de la santé, le service des urgences d’un hôpital ou

le centre antipoison de votre région, et ce, même en l’absence de

symptômes.

EFFETS SECONDAIRES ET MESURES À PRENDRE

Comme tous les médicaments, Suspension d’acétate de

méthylprednisolone injectable USP peut entraîner des effets

indésirables, mais ces derniers ne touchent pas nécessairement

tous les patients.

Suspension d’acétate de méthylprednisolone injectable USP

peut masquer les signes et les symptômes d’une infection; il

peut activer une infection qui couvait et il peut entraîner une

infection par des microbes généralement inoffensifs, en

abaissant la résistance de l’organisme.

Suspension d’acétate de méthylprednisolone injectable USP

peut également entraîner les effets indésirables suivants :

Réactions allergiques :

anaphylaxie (réaction allergique grave qui peut être

mortelle)

arrêt cardiaque

bronchospasme (rétrécissement des voies respiratoires)

Maladies cardiovasculaires :

insuffisance cardiaque

crise cardiaque

arythmie (battements irréguliers du coeur)

élévation ou baisse de la pression sanguine

caillots de sang

thrombophlébite (inflammation des veines)

Problèmes de peau :

amincissement et fragilisation de la peau

mauvaise cicatrisation des plaies

enflure

ecchymoses (bleus sur la peau causés par la rupture de

petits vaisseaux sanguins)

pétéchies (points rouges sur la peau contenant du sang)

vergetures

peau sèche et squameuse (qui pèle)

éruption cutanée

rougeur

démangeaisons

acné

augmentation de la transpiration

réaction au point d’injection

éclaircissement ou assombrissement d’une région de la

peau

abcès

suppression des réactions aux tests cutanés

perte de cheveux

Troubles du système endocrinien et du métabolisme :

apparition d’un état cushingoïde (anomalie causée par un

excès de corticostéroïdes dans l’organisme)

faciès lunaire (visage bouffi et front bombé)

gain de poids

distribution anormale des graisses corporelles

suppression de l’axe entre l’hypophyse et les glandes

surrénales (qui peut empêcher l’organisme de répondre à

diverses atteintes comme une infection ou une blessure

graves)

suppression de la croissance chez l’enfant

anomalies de la pilosité

apparition de nouveaux symptômes de diabète

Troubles digestifs :

ulcère d’estomac

saignement dans l’estomac

inflammation du pancréas et de l’œsophage

perforation de l’intestin

nausées

vomissements ou altération du goût (lors de

l’administration rapide de fortes doses)

douleur abdominale

ballonnements

diarrhée

indigestion

dysfonctionnement des intestins/de la vessie

augmentation de l’appétit

péritonite

Troubles sanguins

augmentation anormale du nombre de globules blancs

augmentation anormale du taux de cholestérol ou de

triglycérides

Problèmes de foie :

augmentation du volume du foie

Atteinte des os et des muscles :

perte de masse musculaire

faiblesse des muscles

douleur musculaire

malaise (sensation de gêne généralisée)

IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

Suspension d'acétate de méthylprednisolone injectable USP

Page 34 de 35

ostéoporose

fractures pathologiques

fractures par tassement des vertèbres

rupture de tendons, particulièrement du tendon d’Achille

arthropathie neurogène (dite de Charcot)

douleur et inflammation des tissus situés à proximité du

point d’injection

douleur aux articulations

Troubles neurologiques :

convulsions

maux de tête

vertiges

douleur et sensibilité

troubles de la sensibilité et diminution de la force et des

réflexes

sensations cutanées anormales (picotements,

chatouillements, fourmillements ou sensation de brûlure)

amnésie

étourdissements

Troubles oculaires :

cataractes

élévation de la pression intraoculaire

glaucome

exophtalmie (yeux exorbités)

cécité (perte totale de la vue)

Troubles psychiatriques :

dépression

instabilité émotionnelle

euphorie (bien-être, exultation, bonheur, excitation et joie

intenses)

insomnie

sautes d’humeur

modifications de la personnalité

idées suicidaires

délire

hallucinations

confusion

schizophrénie

anxiété

Troubles de l’appareil reproducteur/troubles sexuels :

règles irrégulières

augmentation ou diminution du nombre de spermatozoïdes

et de la motilité de ceux-ci

Autres :

hoquet, fatigue, irritabilité, enflure

EFFETS SECONDAIRES GRAVES : FRÉQUENCE ET

MESURES À PRENDRE

Symptôme / effet

Consultez votre

médecin ou votre

pharmacien

Consultez

IMMÉDIA

-TEMENT

un médecin

Seulement

pour les

effets

secondaires

graves

Dans

tous

les

cas

Hémorragie ou

perforation d’un ulcère :

douleur à l’estomac,

saignement de l’anus,

selles noires ou taches de

sang dans les selles et/ou

vomissement de sang

Réactivation de la

tuberculose* : toux

accompagnée de

crachements de sang ou

douleur à la poitrine

Réaction allergique

grave : éruption cutanée,

démangeaisons et/ou

enflure (surtout de la

face, de la langue et de la

gorge), étourdissements

sévères et difficulté à

respirer

Signes d’infection :

fièvre, toux ou mal de

gorge persistant, douleur

au moment d’uriner,

douleur ou écoulement

oculaire

Hypertension (maux de

tête ou sensation de

malaise général)

Battements de cœur

rapides, irréguliers ou

très forts

Enflure

Crampes et spasmes

Altération de la vision

Envies plus fréquentes

de boire ou d’uriner

Variations de l’état

mental ou de l’humeur :

sautes d’humeur,

dépression, idées

suicidaires, agitation,

anxiété

Douleur aux tendons

Douleur aux os ou aux

articulations

Tendance à faire des

ecchymoses (bleus) ou à

saigner

Douleur, rougeur ou

enflure au point

d’injection

IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

Suspension d'acétate de méthylprednisolone injectable USP

Page 35 de 35

EFFETS SECONDAIRES GRAVES : FRÉQUENCE ET

MESURES À PRENDRE

Symptôme / effet

Consultez votre

médecin ou votre

pharmacien

Consultez

IMMÉDIA

-TEMENT

un médecin

Seulement

pour les

effets

secondaires

graves

Dans

tous

les

cas

Amincissement de la

peau

Mauvaise cicatrisation

des plaies

Pousse inhabituelle des

cheveux ou des poils

Renouvellement anormal

de la peau (nodules ou

taches rouges, violets, bruns

ou noirs pouvant être

surélevés)

Cette liste d’effets secondaires n’est pas complète. En cas

d’effet inattendu ressenti lors de la prise de Suspension

d’acétate de méthylprednisolone injectable USP, veuillez

communiquer avec votre médecin ou votre pharmacien.

COMMENT CONSERVER LE MÉDICAMENT

Conservez le produit entre 15 et 30 °C. Protéger de la lumière.

Protégez contre le gel. Gardez hors de la portée et de la vue des

enfants.

Agiter vigoureusement jusqu’à la dispersion totale de la

suspension avant l’utilisation. Jeter toute portion inutilisée des

fioles multidoses 28 jours après ponction initiale.

Signalement des effets secondaires

Vous pouvez contribuer à l'amélioration de l'utilisation

sécuritaire des produits de santé pour les Canadiens en

signalant tout effet secondaire grave ou imprévu à Santé

Canada. Votre déclaration peut nous permettre d'identifier des

nouveaux effets secondaires et de changer les renseignements

liés à l'innocuité des produits.

3 façons de signaler

Faire une déclaration en ligne au MedEffet

Téléphoner au numéro sans frais 1-866-234-2345

Envoyer un formulaire de déclaration des effets

secondaires du consommateur par télécopieur ou par

la poste

Numéro de télécopieur sans frais 1-866-678-

6789

Adresse postale : Programme Canada

Vigilance

Santé Canada

Indice de l'adresse : 1908C

Ottawa (Ontario)

K1A 0K9

Des étiquettes d'adresse prépayées et le formulaire sont

disponibles au MedEffet

REMARQUE : Consultez votre professionnel de la santé si

vous avez besoin de renseignements sur le traitement des

effets secondaires. Le Programme Canada Vigilance ne donne

pas de conseils médicaux.

POUR DE PLUS AMPLES RENSEIGNEMENTS

Vous pouvez obtenir ce document et la monographie complète

du produit, préparée pour les professionnels de la santé,

contactez : Sandoz Canada Inc., au 1-800-361-3062

ou faites une demande écrite à l’adresse suivante :

145, Jules-Léger

Boucherville, (Québec), Canada

J4B 7K8

ou par courriel à :

medinfo@sandoz.com

Ce feuillet a été rédigé par Sandoz Canada Inc.

Dernière révision : 7 Juin 2017

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