METADOL-D Comprimé

Canada - français - Health Canada

Achète-le

Ingrédients actifs:
Chlorhydrate de méthadone
Disponible depuis:
PALADIN LABS INC.
Code ATC:
N07BC02
DCI (Dénomination commune internationale):
METHADONE
Dosage:
5MG
forme pharmaceutique:
Comprimé
Composition:
Chlorhydrate de méthadone 5MG
Mode d'administration:
Orale
Unités en paquet:
100
Type d'ordonnance:
Stupéfiant (LRCDAS I)
Domaine thérapeutique:
OPIATE AGONISTS
Descriptif du produit:
Numéro de groupe d'ingrédients actifs (GIA) :0144621003; AHFS: 28:08.08
Statut de autorisation:
APPROUVÉ
Numéro d'autorisation:
02247695
Date de l'autorisation:
2014-02-25

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Monographie de produit – Metadol-D

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MONOGRAPHIE DE PRODUIT

INCLUANT LES RENSEIGNEMENTS POUR LES PATIENTS SUR LES MÉDICAMENTS

N

METADOL-D

MD

Comprimés de chlorhydrate de méthadone USP

1, 5, 10 et 25 mg

Solution orale de chlorhydrate de méthadone USP

1 mg/mL

Concentré oral de chlorhydrate de méthadone USP

10 mg/mL

Traitement de la dépendance aux opiacés

Laboratoires Paladin

100 Boul. Alexis Nihon, Bureau 600

St-Laurent (QC), Canada

H4M 2P2

Date de révision :

25 février 2021

Version 6.0

Numéro de contrôle de la présentation

: 241773

marque déposée de Paladin Labs Inc.

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TABLE DES MATIÈRES

PARTIE I : RENSEIGNEMENTS POUR LE PROFESSIONNEL DE LA SANTÉ ............. 3

RENSEIGNEMENTS SOMMAIRES SUR LE PRODUIT ............................................................... 3

INDICATIONS ET UTILISATION CLINIQUE ............................................................................... 3

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS.......................................................................................... 5

EFFETS INDÉSIRABLES ............................................................................................................... 17

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES ..................................................................................... 20

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION ........................................................................................... 24

SURDOSAGE ................................................................................................................................... 27

MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE ............................................................. 28

ENTREPOSAGE ET STABILITÉ ................................................................................................... 32

FORMES POSOLOGIQUES, COMPOSITION ET CONDITIONNEMENT ................................. 33

PARTIE II : RENSEIGNEMENTS SCIENTIFIQUES .......................................................... 35

RENSEIGNEMENTS PHARMACEUTIQUES ............................................................................... 35

PHARMACOLOGIE DÉTAILLÉE ................................................................................................. 36

TOXICOLOGIE ................................................................................................................................ 36

RÉFÉRENCES .................................................................................................................................. 39

RENSEIGNEMENTS DESTINÉS AU PATIENT .................................................................. 41

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Monographie de produit – Metadol-D

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N

METADOL-D

MD

Comprimés de chlorhydrate de méthadone USP - 1, 5, 10 et 25 mg

Solution orale de chlorhydrate de méthadone USP - 1 mg/mL

Concentré oral de chlorhydrate de méthadone USP -10 mg/mL

PARTIE I : RENSEIGNEMENTS POUR LE PROFESSIONNEL DE LA SANTÉ

RENSEIGNEMENTS SOMMAIRES SUR LE PRODUIT

Voie

d’administration

Forme posologique et

teneur

Ingrédients non médicinaux

Orale

Comprimés

1, 5, 10 et 25 mg

Cellulose

microcristalline,

lactose,

stéarate

magnésium, laque bleu brillant F.C.F. (1 mg et 10

mg), laque jaune orangé S (5 mg) et laque jaune de

quinoléine (10 mg)

Orale

Solution

1 mg/ml

Acide citrique, benzoate de sodium, cyclamate de

sodium, dextrose, eau, glycérine, méthylparabène

et polyéthylène glycol

Orale

Concentré

10 mg/ml

Acide citrique, benzoate de sodium, cyclamate de

sodium,

dextrose,

eau,

glycérine

propylène

glycol

INDICATIONS ET UTILISATION CLINIQUE

Adultes

L’emploi de METADOL

(chlorhydrate de méthadone en comprimés, en solution orale et en

concentré oral) est indiqué lors:

d’une cure de désintoxication pour le traitement d’une dépendance aux opiacés (héroïne

et autres drogues semblables à la morphine) de même que lors du

traitement d’entretien

de la dépendance aux opiacés (héroïne et autres drogues semblables à la morphine)

Les patients à qui l’on prescrit METADOL-D doivent faire l’objet d’une surveillance étroite

reposant

prise

charge

médicale,

sociale

psychologique

dans

cadre

d’un

programme de traitement de leur dépendence aux opioïdes.

METADOL-D

n’est pas indiqué comme analgésique administré au besoin.

REMARQUE: Si la méthadone est administrée pour le traitement de la dépendance à

l'héroïne pour plus de 180 jours, la procédure passe du traitement du syndrome de sevrage

aigu (de désintoxication) au traitement d’entretien.

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Monographie de produit – Metadol-D

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Gériatrie (> 65 ans) :

L’innocuité et l’efficacité de METADOL-D chez les patients de 65 ans et plus n’ont pas été

établies.

En général, la dose pour une personne âgée doit être établie avec prudence. La dose initiale, qui

doit normalement se situer dans la partie inférieure de l’intervalle de doses, peut être augmentée

graduellement, compte tenu de la fréquence plus grande d’une fonction hépatique, rénale ou

cardiaque réduite, des maladies concomitantes ou des autres traitements médicamenteux (voir

MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE

Populations particulières et

états pathologiques

Gériatrie

Pédiatrie (< 18 ans) :

L’innocuité

l’efficacité

METADOL-D

n’ont

été

étudiées

chez

enfants.

conséquent, il n’est pas recommandé d’utiliser METADOL-D chez les patients de moins de

18 ans.

CONTRE-INDICATIONS

Patients

présentent

hypersensibilité

substance

active,

chlorhydrate

méthadone, à d’autres analgésiques opioïdes ou à l’un des ingrédients de la formulation. Pour

obtenir une liste complète, veuillez consulter la section

FORMES POSOLOGIQUES,

COMPOSITION ET CONDITIONNEMENT

de la monographie de produit.

Patients atteints d’une occlusion gastro-intestinale mécanique connue ou soupçonnée (p. ex.

une occlusion intestinale, une sténose), ou de toute maladie ou atteinte du transit intestinal

(p. ex. un iléus de n’importe quel type).

Patients atteints d’un syndrome aigu soupçonné (p. ex. une appendicite aiguë ou une pancréatite).

Patients souffrant d’asthme bronchique aigu ou sévère, de troubles obstructifs des voies

aériennes, d’hypercarbie ou d’état de mal asthmatique.

Patients souffrant de dépression respiratoire aiguë (en l’absence de matériel de réanimation

ou de monitorage), d’une élévation du taux sanguin de dioxyde de carbone ou de cœur

pulmonaire.

Patients atteints d’alcoolisme aigu, de delirium tremens et de troubles convulsifs.

Patients

atteints

d’une

grave

dépression

SNC,

d’une

augmentation

pression

céphalorachidienne ou intracrânienne et d’un traumatisme crânien.

Patients qui prennent des inhibiteurs de la monoamine-oxydase (IMAO) (ou dans les 14 jours

suivant un tel traitement).

Patients souffrant de diarrhée liée à la colite pseudo-

membraneuse secondaire à l’emploi

d’antibiotiques de la famille des céphalosp

orines, des lincomycines (pouvant inclure la

clindamycine

pour

usage

topique)

pénicillines,

diarrhée

causée

empoisonnement alimentaire, jusqu’à

ce que les toxines en cause aient été éliminées des

voies digestives.

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Monographie de produit – Metadol-D

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MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS

Mise en garde : CE MÉDICAMENT PEUT CRÉER UNE DÉPENDANCE.

POUR ADMINISTRATION PAR VOIE ORALE SEULEMENT

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS IMPORTANTES

Toxicomanie, abus et mésusage

METADOL-D

MD

pose un risque de toxicomanie de type morphinique, et présente ainsi le

même potentiel d’abus et de mésusage qui peut entraîner une surdose et la mort. Avant de

prescrire METADOL-D, il faut évaluer le risque individuel de chacun des patients et tous

les patients doivent faire l’objet d’un suivi régulier pour déceler l’apparition de ces

comportements ou troubles (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS). METADOL-

D doit être conservé en lieu sûr afin d’éviter le vol ou le mésusage.

Dépression respiratoire menaçant le pronostic vital : SURDOSE

Une dépression respiratoire grave, pouvant mettre la vie en danger ou s’avérer mortelle,

peut survenir avec l’utilisation de METADOL-D. Les nourrissons exposés in utero ou par

le lait maternel risquent de subir une dépression respiratoire menaçant le pronostic vital

après l’accouchement ou pendant l’allaitement. Les patients doivent faire l’objet d’un suivi

pour

déceler

les

signes

de

dépression

respiratoire,

en

particulier

au

moment

de

l’instauration du traitement par METADOL-D ou à la suite d’une augmentation de la

dose.

Les comprimés METADOL-D doivent être avalés entiers. Le fait de les couper, de les

casser, de les écraser, de les mâcher ou de les dissoudre peut entraîner des événements

indésirables dangereux, y compris la mort (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS).

Les patients doivent être informés des dangers associés à la prise d’opioïdes, y compris une

surdose fatale.

Des décès ont été signalés pendant l’instauration du traitement par la méthadone pour une

dépendance

aux

opiacés.

Dans

certains

cas,

des

interactions

de

ce

médicament

avec

d’autres médicaments licites et illicites ont été soupçonnées. Toutefois, dans d’autres cas,

les décès semblent être survenus à la suite des effets respiratoires ou cardiaques de la

méthadone et de l’augmentation trop rapide de la dose sans tenir compte de l’accumulation

de la méthadone au fil du temps. Il est crucial de comprendre la pharmacocinétique de la

méthadone et de faire preuve de vigilance pendant l’instauration du traitement par la

méthadone et l’ajustement posologique (voir POSOLOGIE ET ADMINISTRATION). Il

faut aussi absolument mettre en garde les patients contre l’automédication avec des

dépresseurs du SNC pendant l’instauration du traitement par la méthadone.

La dépression respiratoire est le principal risque associé à la prise de chlorhydrate de

méthadone. Le pic des effets dépresseurs de la méthadone

sur la fonction respiratoire est

généralement retardé. Cette caractéristique peut contribuer à la survenue d’une surdose

iatrogène, en particulier pendant l’instauration du traitement et l’ajustement posologique.

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Monographie de produit – Metadol-D

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Allongement de l’intervalle QT

Des cas d’allongement de l’intervalle QT et d’arythmie grave (torsades de pointes) ont été

observés pendant le traitement par la méthadone. La plupart de ces manifestations sont

survenues surtout chez les patients prenant plusieurs fortes doses de méthadone chaque

jour contre la douleur,

mais

elles ont également

été signalées chez certains patients

recevant les doses généralement administrées dans le cadre du traitement d’entretien d’une

toxicomanie opiacée.

Exposition accidentelle

L’ingestion accidentelle, même d’une seule dose de METADOL-D, tout particulièrement

chez les enfants, peut entraîner une surdose fatale de chlorhydrate de méthadone (voir la

section POSOLOGIE ET ADMINISTRATION, Élimination, pour obtenir des instructions

concernant l’élimination appropriée).

Syndrome de sevrage néonatal associé aux opioïdes

L’utilisation

prolongée

de

METADOL-D

pendant

la

grossesse

peut

provoquer

un

syndrome de sevrage néonatal aux opioïdes, ce qui pourrait mettre la vie du nouveau-né en

danger (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS).

Interaction avec l’alcool

La prise concomitante d’alcool et de METADOL-D doit être évitée, car elle peut entraîner

des effets additifs dangereux suite à une élévation du taux plasmatique de chlorhydrate de

méthadone, qui peut se traduire par un surdosage, des troubles graves ou la mort (voir

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS et INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES).

Risques liés à l’utilisation concomitante de benzodiazépines ou d’autres dépresseurs du

SNC

L’utilisation concomitante d’opioïdes et de benzodiazépines ou d’autres dépresseurs du

SNC, incluant l’alcool, peut entraîner une sédation profonde, une dépression respiratoire,

un coma ou la mort (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Effets neurologiques et

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES).

Réserver la prescription concomitante de

METADOL-D et de benzodiazépines ou

d’autres dépresseurs du SNC aux patients chez qui les autres options thérapeutiques ne

conviennent pas.

Limiter la dose et la durée du traitement au minimum nécessaire.

Surveiller les signes et les symptômes de dépression respiratoire et de sédation chez ces

patients.

Généralités

METADOL-D

MD

(chlorhydrate

de

méthadone

en

comprimés,

en

solution

orale

et

en

concentré oral) ne s’administre que par voie orale. Ne pas injecter cette préparation. Il est

recommandé

de

distribuer

les

comprimés,

la

solution

orale

ou

le

concentré

oral

METADOL-D dans des contenants à l’épreuve des enfants et de conserver ce médicament

hors de la portée des enfants afin d’en éviter la consommation accidentelle.

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Le chlorhydrate de méthadone est un narcotique de synthèse, donc une substance contrôlée

(classe N) en vertu de la

Loi réglementant certaines drogues et autres substances

(LRDS).

Il

convient de prendre des mesures de sécurité appropriées afin de protéger les inventaires de

méthadone d’un éventuel détournement.

Les

patients doivent

être

avisés

de

ne

pas

donner METADOL-D

(chlorhydrate

de

méthadone) à une personne autre que le patient pour lequel le médicament a été prescrit,

car cette utilisation inappropriée pourrait entraîner de graves répercussions médicales, y

compris la mort. METADOL-D doit être conservé dans un lieu sûr afin d’éviter le vol ou la

mauvaise utilisation.

METADOL-D

ne

doit

être

prescrit

que

par

des

personnes

expérimentées

dans

l’administration continue d’opioïdes puissants, dans la prise en charge de patients recevant

des opioïdes puissants, et en détection et gestion de la dépression respiratoire, y compris

l’administration d’antagonistes d’opioïdes.

patients

doivent

être

avisés

consommer

d’alcool

lorsqu’ils

prennent

METADOL-D, car l’alcool peut augmenter le risque d’événements indésirables

graves,

compris la mort.

Abus et mésusage

Comme tous les opioïdes, METADOL-D présente un potentiel d’abus et de mésusage qui peut se

traduire par un surdosage et entraîner la mort. Par conséquent, METADOL-D doit être prescrit et

manipulé avec précaution. En outre, l’abus de drogues administrées par voie parentérale est

souvent associé à la transmission de maladies infectieuses comme l’hépatite et le VIH.

Il faut évaluer le risque clinique d’abus d’opioïdes ou de toxicomanie chez les patients avant de

leur prescrire des opioïdes. Il faut aussi systématiquement surveiller les signes d’abus et de

mauvaise utilisation chez les patients recevant des opioïdes.

METADOL-D est recherché par les personnes ayant une dépendance aux opioïdes et est sujet à

un détournement. Le médecin doit tenir compte de ce fait lorsqu’il prescrit METADOL-D dans

les cas où il estime qu’il y a un risque accru d’usage abusif, de mésusage ou de détournement. Il

est nécessaire de prendre des précautions appropriées lorsqu’il est question de prescrire ou

d’administrer METADOL-D afin de réduire les risques d’usage abusif, de mésusage ou de

détournement, et pour assurer que le médicament est conservé en lieu sûr même au domicile du

patient.

METADOL-D doit être administré par voie orale seulement. Les comprimés doivent être avalés

entiers, sans être mâchés ou écrasés. Il faut s’attendre à ce que l’abus des formes posologiques

orales mène à des conséquences indésirables graves, notamment la mort.

La méthadone est un agoniste opioïde des récepteurs μ dont le risque d’abus s’apparente à

celui de la morphine. II s’agit d’une substance contrôlée listée dans l’annexe I de la Loi

réglementant certaines drogues et autres substances (LRDS).

La méthadone, tout comme la

morphine et les autres opioïdes, peut inciter à l’abus et faire l’objet de détournement

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Monographie de produit – Metadol-D

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Utilisation en cas de toxicomanie et d’alcoolisme

Les opioïdes, tel que METADOL-D, doivent être utilisés avec une précaution particulière chez

les patients ayant des antécédents d’alcoolisme, de consommation abusive de médicaments

d’ordonnance ou de drogues illicites.

Carcinogenèse et mutagenèse

Voir la section

TOXICOLOGIE

Cardiovasculaire

L’administration de la méthadone peut se solder par une grave hypotension chez les patients

incapables de maintenir une pression sanguine suffisante en raison d’un volume sanguin réduit

ou de l’administration concomitante de médicaments tels que des phénothiazines ou d’autres

tranquillisants,

sédatifs

hypnotiques,

antidépresseurs

tricycliques

anesthésiques généraux. Il faut surveiller chez ces patients l’apparition de signes d’hypotension à

la suite de l’administration de la dose de départ ou d’une augmentation graduelle de la dose de

METADOL-D.

Effets sur la conduction cardiaque :

L’information

ci-dessous

destinée

alerter

prescripteur

afin

qu’il

évalue,

toute

connaissance de cause, les risques et bénéfices d’un traitement à la méthadone. L’intention n’est

pas de dissuader l’utilisation de la méthadone chez les patients ayant des antécédents de

pathologies cardiaques.

Des études de laboratoire

in vivo

in vitro

ont démontré que la méthadone inhibe les canaux

potassiques cardiaques et allonge l’intervalle QT. Des cas d’allongement de l’intervalle QT et

d’arythmie grave (torsades de pointes) ont été observés lors de la prise de méthadone. Ces

manifestations semblent plus fréquentes lors de la prise de fortes doses (> 200 mg/jour), sans

toutefois s’y limiter. Elles surviennent surtout chez les patients prenant plusieurs fortes doses de

méthadone chaque jour contre la douleur, mais on les a également observées chez certains

patients recevant les doses généralement administrées dans le cadre du traitement d’entretien

d’une toxicomanie opiacée.

Des précautions particulières s’imposent chez les patients déjà exposés à l’allongement de

l’intervalle QT

(p. ex.

présence

d’hypertrophie

cardiaque,

d’hypokaliémie,

d’hypomagnésémie ou de prise concomitante de diurétiques). Une surveillance étroite s’impose

chez les patients qui ont des antécédents d’anomalies de la conduction cardiaque ou qui prennent

des médicaments altérant cette dernière, ainsi que chez ceux dont l’anamnèse ou l’examen

physique évoquent un risque accru de dysrythmie. Des cas d’allongement de l’intervalle QT ont

été signalés chez des patients sans antécédent de troubles cardiaques, traités par de fortes doses

de méthadone. Les patients présentant un allongement de l’intervalle QT lors d’un traitement par

la méthadone devraient être suivis pour la présence de facteurs de risques modifiables, comme la

prise concomitante de médicaments agissant sur le cœur, pouvant provoquer des anomalies

électrolytiques ou pouvant inhiber le métabolisme de la méthadone. Si l’emploi de la méthadone

est envisagé pour le soulagement de la douleur, il convient de soupeser le risque d’allongement

de l’intervalle QT et de dysrythmies, les bienfaits d’une analgésie suffisante et la possibilité de

recourir à un traitement alternatif.

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L’utilisation de méthadone chez les patients présentant déjà un allongement de l’intervalle QT

n’a pas fait l’objet d’études systématiques.

Il faut soupeser les risques et les bienfaits du traitement par la méthadone chez chaque patient, en

procédant à l’évaluation du tableau clinique actuel ainsi qu’à une anamnèse complète. Chez les

patients fortement exposés aux complications cardiaques, il faut procéder à une surveillance

étroite des paramètres cardiovasculaires afin de repérer tout allongement de l’intervalle QT ou

toute dysrythmie.

Le patient, qui pendant la prise de méthadone, éprouve des symptômes évoquant une arythmie

(p. ex., palpitations, étourdissements, sensation de tête légère ou syncope) doit obtenir sans délai

des soins médicaux.

À l’instar des autres

opioïdes, la méthadone peut provoquer une hypotension orthostatique chez

le patient ambulatoire.

L’utilisation de METADOL

-D chez les patients en état de choc circulatoire doit être évitée, car

le médicament peut causer une vasodilatation qui peut réduire davantage le débit cardiaque et la

pression artérielle.

Dépendance/tolérance

Comme c’est le cas avec les autres opioïdes, l’administration répétée de METADOL

-D peut

créer une tolérance et une dépendance physique. Elle est également associée à un risque de

dépendance psychologique et physique

ainsi qu’au dévelo

ppement de tolérance. La méthadone

devrait être prescrite et administrée avec autant de prudence que celle nécessaire pour morphine.

La dépendance physique et la

tolérance sont le résultat d’une neuroadaptation des récepteurs

opioïdes à l’exposition chronique à un opioïde, et de ce fait, sont à distinguer de l’abus et de la

toxicomanie. La tolérance et la dépendance physique, qui peuvent se manifester à la suite de

l’administration répétée d’opioïdes, ne sont pas en soi des signes de toxicomanie ni d’abus

patients

recevant

traitement

prolongé

doivent

graduellement

cesser

prendre

médicament, si ce dernier n’est plus nécessaire. Des symptômes de sevrage peuvent apparaître

après une interruption soudaine des doses ou à la suite de l’administration d’un antagoniste des

opioïdes (voir

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION

Ajustement ou réduction de la dose

Les symptômes pouvant se manifester à la suite de l’arrêt soudain de la prise d’un opioïde

comprennent notamment les courbatures, la diarrhée, la chair de poule, la perte d’appétit, les

nausées,

nervosité

l’agitation,

l’anxiété,

l’écoulement

nasal,

éternuements,

tremblements ou les frissons, les crampes d’estomac, la tachycardie, la difficulté à dormir,

l’augmentation anormale de la transpiration, les palpitations, la fièvre inexpliquée, la faiblesse et

les bâillements (voir

EFFETS INDÉSIRABLES

Tolérance croisée partielle entre la méthadone et d’autres narcotiques :

Les patients qui

présentent une tolérance à d’autres narcotiques peuvent présenter une tolérance partielle à la

méthadone. Ce phénomène est particulièrement susceptible de survenir chez les patients qui

passent à la méthadone après avoir présenté une tolérance à d’autres agonistes des récepteurs

opioïdes μ, et vient compliquer la détermination de la dose du nouvel agent. Des décès ont été

signalés lors du passage à la méthadone après un traitement prolongé par de fortes doses d’autres

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Monographie de produit – Metadol-D

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agonistes opioïdes. Il est donc essentiel de comprendre les propriétés pharmacocinétiques de la

méthadone lorsque celle-ci vient remplacer un autre narcotique (voir

POSOLOGIE ET MODE

D’ADMINISTRATION

). Un haut degré de tolérance aux opiacés n’élimine pas la possibilité de

subir des effets toxiques de la méthadone.

Système endocrinien

Insuffisance surrénalienne :

Des cas d’insuffisance surrénalienne liée à la prise d’opioïdes ont

été signalés, la plupart du temps à la suite d’un usage de plus d’un mois. L’insuffisance

surrénalienne peut se manifester par des signes et des symptômes non spécifiques comme les

nausées, les vomissements, l’anorexie, la fatigue, la faiblesse, les étourdissements et une tension

artérielle basse. Si l’on soupçonne une insuffisance surrénalienne, il faut confirmer le diagnostic

dès

possible

moyen

d’épreuves

laboratoire.

l’insuffisance

surrénalienne

confirmée, il faut la traiter par l’administration de doses de remplacement physiologique de

corticostéroïdes. Il faut sevrer le patient de l’opioïde pour permettre à la fonction surrénalienne

de se rétablir et poursuivre la corticothérapie jusqu’à ce que la fonction surrénalienne soit

rétablie. L’administration d’autres opioïdes peut être tentée, car des cas d’utilisation d’un opioïde

différent sans récidive de l’insuffisance surrénalienne ont été rapportés. Les renseignements

disponibles ne permettent pas de déterminer s’il y a des opioïdes qui sont plus susceptibles que

d’autres de causer une insuffisance surrénalienne.

Patients atteints de troubles d’anxiété :

Comme la méthadone administrée en dose d’entretien

régulière n’a pas d’effet tranquillisant chez le patient qui a acquis une tolérance, celui qui reçoit

cet agent réagira aux difficultés de la vie et au stress de la même manière que le sujet normal. Le

médecin ne doit pas confondre ces symptômes avec ceux du sevrage aux opioïdes et ne doit pas

tenter de calmer l’anxiété en augmentant la dose de méthadone. L’action de la méthadone dans le

traitement d’entretien se limite à la suppression des symptômes de sevrage des opioïdes et est

sans effet sur l’anxiété générale.

Patients souffrant de douleur aiguë :

Les patients qui suivent un traitement d’entretien au

moyen de doses stables de méthadone et qui subissent un traumatisme physique, une douleur

post-opératoire ou d’autres causes de douleur aiguë, ne doivent pas s’attendre à ressentir un effet

analgésique de leur dose d’entretien de méthadone. En pareil cas, il faut administrer les

analgésiques, narcotiques ou autres, qui seraient indiqués chez d’autres patients éprouvant une

stimulation

nociceptive

semblable.

Étant

donné

tolérance

opiacée

provoquée

méthadone, l’administration d’opioïdes contre la douleur aiguë chez le patient traité par la

méthadone doit souvent se faire à doses plus fortes et/ou plus fréquentes que chez le patient ne

présentant pas une telle tolérance.

Effets gastro-intestinaux

Il a été établi que le chlorhydrate de méthadone et d’autres opioïdes morphinomimétiques

réduisent le transit intestinal. La méthadone peut compromettre le diagnostic ou masquer

l’évolution clinique des patients présentant des problèmes abdominaux aigus (voir

CONTRE-

INDICATIONS

Syndrome de sevrage néonatal (SSN) associé aux opioïdes

Une attention particulière doit être portée à l'enfant né d'une mère qui était dépendante de la

méthadone et/ou d'autres opiacés. Les nouveau-nés qui ont été exposés aux opiacés

in utero

dans

les quatre semaines précédant l'accouchement sont potentiellement dépendants et doivent être

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étroitement

surveillés

pour

symptômes

sevrage

pendant

moins

deux

semaines.

Contrairement au syndrome de sevrage aux opioïdes chez l’adulte, le syndrome de sevrage aux

opioïdes chez le nouveau-né peut menacer le pronostic vital.

Chez le nouveau-né, le syndrome de sevrage aux opioïdes se manifeste par les signes suivants :

irritabilité, hyperactivité et sommeil anormal, élévation de la fréquence respiratoire, pleurs aigus

ou excessifs, tremblements, vomissements, diarrhée, éternuements, bâillements, fièvre et absence

de prise de poids. Chez le nouveau-né, les symptômes de sevrage se manifestent généralement au

cours des premiers jours suivant la naissance, mais peuvent n’apparaître que 2 à 4 semaines plus

tard. La gravité des symptômes, ainsi que leur durée, peut également varier, allant de quelques

jours à plusieurs semaines, voire des mois. Cette variabilité est due à l’opioïde utilisé, la durée de

l’utilisation, le moment de la dernière utilisation par la mère et la dernière quantité utilisée, et la

vitesse d’élimination de l’opioïde du nouveau-né.

Aucun lien clair n’a été établi entre la dose de méthadone prise pendant la grossesse et

l’apparition ou l’intensité du SSN associé aux opioïdes; les études ont montré des résultats plus

ou moins probants. De plus, à l’heure actuelle, il n’existe pas de consensus sur une prise en

charge appropriée du sevrage des nourrissons (voir

MISES EN GARDE et PRÉCAUTIONS,

Populations particulières, Femmes enceintes

Effets neurologiques

Interactions

avec

des

dépresseurs

du

système

nerveux

central

(SNC)

(y

compris

les

benzodiazépines et l’alcool) :

Le chlorhydrate de méthadone devrait être utilisé avec prudence

et à une dose réduite lorsqu’il est administré en concomitance avec d’autres analgésiques

opioïdes, des anesthésiques généraux, des phénothiazines ou d’autres tranquillisants, des sédatifs

hypnotiques, des antidépresseurs tricycliques, des antipsychotiques, des antihistaminiques, des

benzodiazépines, des antiémétiques qui agissent sur le système nerveux central et d’autres

dépresseurs du SNC incluant l’alcool. Une dépression respiratoire, une hypotension et une

profonde sédation, le coma ou la mort peuvent en résulter.

Des études d’observation ont démontré que l’utilisation concomitante d’analgésiques opioïdes et

de benzodiazépines augmente le risque de mortalité d’origine médicamenteuse comparativement

à l’utilisation d’analgésiques opioïdes seuls. En raison de la similarité de leurs propriétés

pharmacologiques, il est raisonnable de supposer que la prise concomitante d’autres dépresseurs

du SNC avec des analgésiques opioïdes comporte un risque similaire (voir

INTERACTIONS

MÉDICAMENTEUSES

). Si un médecin prend la décision d’administrer une benzodiazépine

ou un autre dépresseur du SNC conjointement avec un analgésique opioïde, il doit prescrire les

plus faibles doses efficaces pour la période de prise concomitante la plus courte possible. Chez

les patients qui prennent déjà un analgésique opioïde, il faut prescrire une dose initiale de

benzodiazépine ou d’un autre dépresseur du SNC plus faible que celle indiquée en l’absence de

traitement concomitant par un opioïde et ajuster cette dose en fonction de la réponse clinique.

Chez les patients qui prennent déjà une benzodiazépine ou un autre dépresseur du SNC, il faut

administrer une dose initiale plus faible de l’analgésique opioïde, et ajuster la dose en fonction de

la réponse clinique. Les patients doivent être surveillés étroitement afin de déceler les signes et

les symptômes de dépression respiratoire et de sédation.

Il faut aviser les patients et les personnes soignantes des risques de dépression respiratoire et de

sédation lorsque METADOL-D est utilisé conjointement avec des benzodiazépines ou d’autres

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Monographie de produit – Metadol-D

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dépresseurs du SNC (y compris l’alcool et les drogues illicites). Il faut avertir les patients de ne

pas conduire un véhicule et de ne pas faire fonctionner une machine tant que les effets de

l’utilisation concomitante de la benzodiazépine ou d’un autre dépresseur du SNC n’ont pas été

déterminés. Il faut dépister les patients exposés à un risque de toxicomanie, d’usage abusif ou de

mésusage d’opioïdes, et les mettre en garde contre le risque de surdose et de décès associés à

l’utilisation conjointe de dépresseurs du SNC, y compris l’alcool et les drogues illicites (voir

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

METADOL-D ne doit pas être pris avec de l’alcool, puisque cette combinaison peut accroître la

probabilité d’effets secondaires dangereux, y compris la mort (voir

CONTRE-INDICATIONS

EFFETS INDÉSIRABLES

, Sédation, et

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

Toxicité sérotoninergique / Syndrome sérotoninergique

La toxicité sérotoninergique, également connue sous le nom de syndrome sérotoninergique, est

condition

potentiellement

mortelle

été

rapportée

avec

méthadone,

incluant

METADOL-D, en particulier, lors de l’utilisation concomitante avec d’autres médicaments

sérotoninergiques (voir

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

La toxicité sérotoninergique se caractérise par une excitation neuromusculaire, une stimulation

du système nerveux autonome (par exemple tachycardie ou bouffées vasomotrices) et un état

mental altéré (p. ex. anxiété, agitation, hypomanie). Selon les critères de Hunter, un diagnostic de

toxicité sérotoninergique est probable lorsque, en présence d'au moins un agent sérotoninergique,

l'un des éléments suivant est observé :

Clonus spontané

Clonus inductible ou clonus oculaire avec agitation ou diaphorèse

Tremblements et hyperréflexie

Hypertonie et température corporelle > 38°C et clonus oculaire ou clonus inductible.

traitement

concomitant

METADOL-D

d'autres

agents

sérotoninergiques

cliniquement justifié, une observation attentive du patient est recommandée, en particulier lors de

l'initiation

traitement

augmentations

dose

(voir

INTERACTIONS

MÉDICAMENTEUSES

). En cas de suspicion de toxicité sérotoninergique, l'arrêt des agents

sérotoninergiques doit être envisagé.

Traumatisme crânien :

Les effets dépresseurs sur la fonction respiratoire du chlorhydrate de méthadone, et la capacité

d’augmenter la pression exercée par le liquide cérébrospinal peuvent être considérablement

augmentés en présence d’une pression intracrânienne déjà élevée causée par un traumatisme. Par

ailleurs, le chlorhydrate de méthadone peut induire une confusion, un myosis, des vomissements

et d’autres effets indésirables qui masquent l’évolution clinique des patients présentant un

traumatisme crânien. Chez ces patients, le chlorhydrate de méthadone doit être utilisé avec la

plus grande précaution et uniquement s’il est jugé essentiel (voir

CONTRE-INDICATIONS).

Dysfonctionnement psychomoteur

METADOL-D peut altérer les aptitudes mentales et/ou physiques nécessaires à la réalisation de

certaines activités potentiellement dangereuses comme la conduite d’un véhicule motorisé ou

l’utilisation de machinerie. Les patients doivent en être avisés. Ils doivent aussi être mis au

courant des effets combinés de l’administration cu chlorhydrate de méthadone avec d’autres

Pristine-Fr

Pg. 12

Monographie de produit – Metadol-D

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dépresseurs

SNC,

notamment

d’autres

opioïdes,

phénothiazine,

sédatif

hypnotique, et l’alcool.

Effets respiratoires

Dépression respiratoire

L’utilisation d’opioïdes entraîne une dépression respiratoire grave, potentiellement mortelle ou

mortelle, même lorsque ceux-ci sont pris conformément aux recommandations. La dépression

respiratoire causée par la prise d’opioïdes, lorsqu’elle n’est pas décelée et traitée immédiatement,

peut entraîner par un arrêt respiratoire et la mort. La prise en charge de la dépression respiratoire

peut inclure les éléments suivants : surveillance étroite, mesures de soutien et recours à des

antagonistes des opioïdes, selon l’état clinique du patient. Le chlorhydrate de méthadone doit

être utilisé avec extrême prudence chez les patients présentant une baisse prononcée de la réserve

respiratoire, une dépression respiratoire préexistante, une hypoxie ou une hypercapnie (voir

CONTRE-INDICATIONS)

Le passage abrupt d’un autre opioïde à la méthadone comporte un risque notable de dépression

respiratoire. Il convient donc d’entreprendre avec prudence la conversion à la méthadone.

La dépression respiratoire grave, potentiellement mortelle ou mortelle peut survenir à n’importe

quel moment au cours de l’utilisation de METADOL-D, mais le risque est le plus élevé au

moment de l’amorce du traitement ou à la suite d’une augmentation de la dose. Il faut donc

surveiller étroitement tout signe de dépression respiratoire chez les patients lorsqu’on démarre le

traitement avec METADOL-D et à la suite d’une augmentation de la dose.

La dépression respiratoire potentiellement mortelle est plus fréquente chez les personnes âgées,

les patients cachectiques ou affaiblis, car leur pharmacocinétique ou leur clairance peut être

modifiée par rapport à celle de patients plus jeunes et en bonne santé.

Pour

réduire

risque

dépression

respiratoire,

administration

ajustement

posologique

adéquats

METADOL-D

sont

essentiels

(voir

POSOLOGIE

ET

ADMINISTRATION

). Le fait de surestimer la dose de METADOL-D lorsque le patient passe

d’un opioïde à un autre peut induire une surdose fatale lors de l’administration de la première

dose

(consulter

MISES

EN

GARDE

ET

PRÉCAUTIONS,

Populations

particulières

Patients exposés à des risques particuliers

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION

Le pic des effets dépresseurs de la méthadone

sur la fonction respiratoire est généralement

retardé. Cette caractéristique peut contribuer à la survenue d’une surdose iatrogène, en

particulier pendant l’instauration du traitement et l’ajustement posologique.

Apnée du sommeil

Les opioïdes peuvent causer des troubles respiratoires du sommeil tels que des syndromes

d’apnée du sommeil (y compris l’apnée centrale du sommeil [ACS]) et une hypoxie (y compris

l’hypoxie du sommeil). Le risque d’ACS augmente en fonction de la dose d’opioïde utilisée. Il

faut évaluer les patients de façon continue pour surveiller l’apparition d’une apnée du sommeil

ou l’aggravation d’une apnée du sommeil préexistante. Dans de tels cas, la réduction ou l’arrêt

du traitement aux opioïdes doit être considéré si cela est approprié, en respectant les meilleures

pratiques de réduction progressive des opioïdes (voir

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION,

Pristine-Fr

Pg. 13

Monographie de produit – Metadol-D

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Ajustement

ou

réduction

de

la

dose;

MISES

EN

GARDE

ET

PRÉCAUTIONS,

Dépendance/tolérance

Emploi chez les patients atteints de maladies pulmonaires chroniques :

La dépression respiratoire est le principal risque associé à la prise de chlorhydrate de méthadone.

Elle est particulièrement susceptible de toucher les personnes âgées ou affaiblies, de même que

celles qui souffrent d’affections s’accompagnant d’hypoxie ou d’hypercapnie, chez qui même de

faibles doses thérapeutiques peuvent dangereusement diminuer la ventilation pulmonaire.

Il faut surveiller tout signe de dépression respiratoire chez les patients atteints d’un cœur

pulmonaire ou de maladie pulmonaire obstructive chronique d’importance et chez les patients

présentant un volume de réserve considérablement réduit (entre autres : asthme, obésité grave,

syndrome d’apnée du sommeil, myxœdème, cyphoscoliose, dépression du SNC ou coma), une

hypoxie, une hypercapnie ou une dépression respiratoire préexistante, surtout au moment de

l’amorce du traitement et lors de la titration par METADOL-D. Chez ces patients, même les

doses thérapeutiques habituelles de METADOL-D peuvent inhiber la commande ventilatoire tout

faisant

augmenter

résistance

voies

aériennes

jusqu’à

l’apnée.

nécessaire,

méthadone ne doit être utilisée qu’à la dose minimale efficace et ce, sous étroite surveillance

médicale.

L’utilisation

METADOL-D

contre-indiquée

chez

patients

présentant

asthme

bronchique aigu ou grave, une obstruction chronique des voies respiratoires ou un état de mal

asthmatique (voir

CONTRE-INDICATIONS

Fonction sexuelle/reproduction :

L’utilisation prolongée d’opioïdes peut être associée à une

diminution du taux des hormones sexuelles et à des symptômes tels qu’une baisse de la libido,

une dysfonction érectile ou une infertilité (voir

EFFETS INDÉSIRABLES

Expérience post

commercialisation

Populations particulières

Patients exposés à des risques particuliers :

Lorsqu’elle est administrée selon un schéma à dose fixe, la méthadone peut avoir un faible indice

thérapeutique chez certains patients, surtout si ces derniers prennent d’autres médicaments.

Ainsi, elle ne doit être utilisée que si les avantages d’une désintoxication ou le traitement

d’entretien pour la dépendance aux opiacés l’emportent sur les éventuels risques d’anomalies de

la conduction cardiaque, de dépression respiratoire, d’altération de la fonction cognitive et

d’hypotension orthostatique.

Il faut administrer METADOL-D (chlorhydrate de méthadone en comprimés, en solution orale et

en concentré oral) avec prudence aux patients qui ont des antécédents d’abus d’alcool et de

médicaments et réduire la dose initiale chez certains patients, comme la personne âgée ou

affaiblie et les patients atteints d’insuffisance hépatique ou rénale grave, d’hypothyroïdie, de

maladie d’Addison, de myxoedème, de psychose toxique, d’hypertrophie prostatique ou de

constriction de l’urètre; les patients qui présentent une sensibilité aux dépresseurs du système

nerveux central, par exemple, en raison d’une maladie cardiovasculaire, pulmonaire, rénale ou

hépatique;

patients

atteints

comorbidités

prenant

médicaments

pouvant

prédisposer à la dysrythmie. Il faut observer les précautions habituelles appropriées dans les cas

Pristine-Fr

Pg. 14

Monographie de produit – Metadol-D

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d’utilisation d’opioïdes par voie parentérale et toujours garder à l’esprit le risque de dépression

respiratoire.

Femmes enceintes :

l n’y a pas d’étude contrôlée sur l’utilisation de la méthadone chez la femme enceinte pouvant

être utilisée pour établir l’innocuité.

La méthadone ne doit être administrée pendant la grossesse que si les avantages possibles du

traitement pour la mère l’emportent sur les risques éventuels pour le fœtus.

Il incombe au médecin de s’assurer que ses patientes enceintes sont pleinement informées des

risques auxquels l’emploi de la méthadone, ou l’interruption du traitement au moyen de la

méthadone, les expose, elles ou leur enfant à naître. Le traitement de patientes enceintes doit être

assuré par un médecin expérimenté dans la prise en charge de celles qui présentent une

toxicomanie

opioïde

(voir

MODE

D’ACTION

ET

PHARMACOLOGIE

CLINIQUE,

Populations particulières et états pathologiques, Grossesse

La methadone traverse la barrière placentaire et a été détectée dans le liquide amniotique et le

sang du cordon à des concentrations proportionnelles à celle du plasma maternel. La méthadone

a aussi été détectée dans l’urine du nouveau-né mais à une concentration plus faible que dans

celle de la mère. La méthadone et son métabolite principal ont été détectés dans des écahntillons

de méconium.

Comparativement

patientes

témoins,

femmes

ayant

reçu

dose

d’entretien

méthadone 1 à 2 heures auparavant ont été plus nombreuses à présenter des résultats anormaux à

l’épreuve de réactivité fœtale (ERT) réalisée en fin de grossesse.

D’après une analyse rétrospective portant sur 101 femmes enceintes présentant une dépendance

aux opioïdes

soumises à une désintoxication à la méthadone, ces dernières n’étaient pas exposées

à un risque accru de fausse couche au 2

trimestre ni d’accouchement prématuré au 3

trimestre.

L’utilisation prolongée d’opioïdes par la mère au cours de la grossesse peut occasionner des

signes de sevrage chez le nouveau-né. Le syndrome de sevrage néonatal associé aux opioïdes

(SSN),

contrairement

syndrome

sevrage

opioïdes

chez

l’adulte,

peut

être

potentiellement mortel (voir

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Syndrome de sevrage

aux opioïdes chez le nouveau-né

.

Des études ont montré que l’exposition à la méthadone est associée à une augmentation du risque

que le bébé soit très prématuré (moins de 32 semaines de gestation), qu’il ait une petite taille

pour son âge gestationnel (inférieure au 10e percentile), qu’il soit admis au service de néonatalité

et qu’il reçoive un diagnostic d’anomalie congénitale majeure.

Plusieurs études tendent à demontrer que l’exposition à la méthadone

in utero

diminue le poids

fœtal, de même que le poids, la taille et/ou le périmètre crânien à la naissance comparativement

aux bébés témoins.

De plus, il a été suggéré que les nouveau-nés exposés

in utero

à la méthadone courent un risque

plus élevé de présenter des troubles de développement neurologique et neuropsychologiques,

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Monographie de produit – Metadol-D

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ainsi que des anomalies visuelles (voir

section ci-dessous, Croissance et dévelopment du

nouveau-né

Des informations supplémentaires sur les risques potentiels de la méthadone en cas d’exposition

prénatale aux opioïdes peuvent être obtenues à partir de données sur des animaux (voir Partie II

de la monographie de produit,

TOXICOLOGIE; Tératogénicité

Travail, accouchement et allaitement :

Comme c’est le cas avec tous les opioïdes, l’administration de méthadone à la mère peu avant

l’accouchement peut entraîner un certain degré de dépression respiratoire chez le nourrisson,

surtout si la dose est forte. La naloxone, un médicament qui contrecarre les effets des opioïdes,

doit être facilement accessible si METADOL-D est utilisé dans cette population.

L’emploi de la

méthadone est déconseillé aux fins de l’analgésie obstétricale, car sa longue durée d’action

augmente le risque de dépression respiratoire du nourrisson. Les narcotiques possédant des

propriétés agonistes /antagonistes mixtes ne doivent pas servir à soulager la douleur pendant le

travail chez les patientes recevant un traitement prolongé par la méthadone, car ils peuvent

précipiter un sevrage aigu.

La méthadone est excrétée dans le lait maternel. La prudence est de mise lorsque METADOL-D

doit être administré aux femmes qui allaitent. De rares cas de sédation, de dépression respiratoire

et de décès ont été observés chez des nourrissons exposés à la méthadone contenue dans le lait

maternel.

L’évaluation des risques et des bienfaits de l’allaitement pendant le traitement d’entretien par la

méthadone

doit

être

faite

conjointement

médecin

patiente.

patientes

expriment le souhait d’allaiter doivent bien comprendre les raisons pour lesquelles elles ne

doivent pas utiliser pendant l’allaitement des substances illicites ni aucun autre médicament non

prescrit par leur professionnel de la santé et de quelle façon l’utilisation de médicaments

additionnels peut exposer le nourrisson allaité à des risques supplémentaires en plus de ceux

associés à METADOL-D.

Les mères utilisant METADOL-D doivent recevoir des informations spécifiques sur la façon de

déceler la dépression respiratoire et la sédation chez leur bébé. Elles doivent savoir à quel

moment

communiquer

avec

professionnel

santé

obtenir

soins

médicaux

immédiats pour leur enfant.

Les femmes traitées par METADOL-D, quelle que soit l’indication, et qui allaitaient déjà avant

l’instauration

traitement,

doivent

être

avisées

procéder

sevrage

graduel

l’allaitement afin de prévenir l’apparition de symptômes de sevrage au médicament chez le

nourrisson.

Croissance et développement du nouveau-né :

L’exposition prénatale,

in utero,

aux opioïdes peut entraîner le développement, potentiellement

fatal, du syndrome de sevrage néonatal (voir

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS,

Syndrome de sevrage néonatal (SSN) associé aux opioïdes

Les données divergent pour ce qui est de l’accroissement du risque de mort subite du nourrisson

(MSN) chez les bébés nés de mères ayant reçu de la méthadone pendant leur grossesse.

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Monographie de produit – Metadol-D

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L'exposition prénatale aux opioïdes, y compris à la méthadone, peut potentiellement avoir un

effet sur le système visuel et le développement du cerveau.

performances

inférieures

tests

fonction

cognitive

anomalies

neurodéveloppementales ont été observées dans certaines études, mais non dans la totalité. Il a

été

démontré

enfants

présentaient

déficits

légers,

mais

persistants,

tests

psychométriques et comportementaux. On ne sait pas si ces différences sont attribuables aux

effets directs de l’exposition à la méthadone

in utero

, à des effets indirects reliés aux facteurs de

risque génétiques et environnementaux ou aux conséquences d’une naissance prématurée.

Anomalies ophtalmiques

Les nourrissons nés exposés à la méthadone avant la naissance courent le risque de développer

une variété de troubles visuels dont les causes sous-jacentes n’ont pas été établies. Les anomalies

ophtalmiques observées comprennent : acuité visuelle réduite, nystagmus, retard de la maturation

de la vision, strabisme, trouble de réfraction et altération cérébrale de la vision. Les nourrissons

présentant un syndrome de sevrage suffisament grave pour nécessiter une pharmacothérapie

pourraient courir un risque accru de nystagmus. Des retards de développement de la vision ont

également été signalés. L’exposition aux opioïdes (y compris la méthadone) pendant la gestation

pourrait entraîner une altération permanente de la vision et un nystagmus.

informations

supplémentaires

risques

potentiels

d’exposition

prénatale

méthadone sur le dévelopment du cerveau peuvent être obtenues à partir de données animales

(voir Partie II de la monographie de produit,

TOXICOLOGIE; Tératogénicité

Pédiatrie (< 18 ans)

L’innocuité

l’efficacité

METADOL-D

n’ont

été

évaluées

dans

population

pédiatrique. Par conséquent, l’utilisation de METADOL-D n’est pas recommandée chez les

patients de moins de 18 ans.

Gériatrie (> 65 ans)

En général, la dose pour une personne âgée doit être établie avec prudence. La dose initiale, qui

doit normalement se situer dans la partie inférieure de l’intervalle de doses, peut être augmentée

graduellement, compte tenu de la fréquence plus grande d’une fonction hépatique, rénale ou

cardiaque réduite, des maladies concomitantes ou des autres traitements médicamenteux (voir

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION

MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE

CLINIQUE

Populations particulières et États pathologiques

Gériatrie

Insuffisance hépatique :

L’emploi de la méthadone chez le patient souffrant d’insuffisance

hépatique n’a pas fait l’objet d’études approfondies. La méthadone est métabolisée dans le foie;

présence

d’insuffisance

hépatique,

médicament

risque

s’accumuler

suite

l’administration de doses répétées.

Insuffisance rénale :

L’emploi de la méthadone chez le patient souffrant d’insuffisance rénale

n’a pas fait l’objet d’études approfondies.

EFFETS INDÉSIRABLES

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Monographie de produit – Metadol-D

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Aperçu des effets indésirables du médicament

Les effets indésirables METADOL-D

sont semblables à ceux d’autres analgésiques opioïdes,

et sont le prolongement des effets pharmacologiques de cette classe de médicaments. Les

principaux dangers liés aux opioïdes sont les suivants : dépression respiratoire et dépression du

système nerveux central et à un degré moindre, défaillance circulatoire, arrêt respiratoire, état de

choc et arrêt cardiaque.

Sevrage de l'héroïne

: Au cours de la phase initiale du traitement d’entretien à la méthadone, les

patients sont privés d’héroïne et peuvent donc présenter des symptôm

es de sevrage typiques, qui

devraient être différenciés des effets secondaires induits par la méthadone. Ils peuvent présenter

certains ou tous les symptômes suivants associés au sevrage aigu de l'héroïne ou d'autres opiacés:

larmoiement, rhinorrhée, éternuements, bâillements, transpiration excessive, chair de poule,

fièvre, frissons alternant avec des bouffées de chaleur, nervosité, irritabilité, trouble du sommeil,

faiblesse,

anxiété,

dépression,

dilatation

pupilles,

tremblements,

tachycardie,

crampes

abdominales,

courbatures,

contractions

coups

pied

involontaires,

anorexie,

nausées,

vomissements, diarrhée, spasmes intestinaux et perte de poids.

Mise en route du traitement:

La dose initiale de méthadone doit être soigneusement titrée pour

chaque patient. L’emploi de doses trop fortes pour le patient risque en effet de causer des effets

indésirables.

Les principaux risques liés à l’emploi de la méthadone, sont la dépression respiratoire et,

dans une moindre mesure, la dépression circulatoire. Des cas d’arrêt respiratoire, de choc,

d’arrêt cardiaque et de décès ont été observés.

Traitement d’entretien, dose stable:

Lors de l’administration prolongée de la méthadone,

comme durant le traitement d’entretien à la méthadone, il y a une disparition graduelle et

progressive

effets

indésirables

période

plusieurs

semaines.

Cependant,

constipation et la sudation persistent souvent.

Les effets indésirables les plus fréquemment observés comprennent la sensation de tête légère,

les étourdissements, la sédation, les nausées, les vomissements et la sudation. Ces effets

semblent plus importants chez le patient ambulatoire et celui qui ne souffre pas de douleur

intense. Chez de tels patients, l’administration de doses plus faibles est conseillée.

Sédation

: La sédation est un effet indésirable courant des analgésiques opioïdes, en particulier

chez les personnes naïves aux opioïdes. La sédation pourrait notamment s’expliquer par le fait

que les patients ont souvent besoin de récupérer en raison de la fatigue prolongée qui fait suite au

soulagement d’une douleur persistante. La plupart des patients développent une tolérance aux

effets sédatifs des opioïdes en trois à cinq jours et, si la sédation n’est pas grave, ils ne

nécessiteront pas de traitement, mais plutôt d’un réconfort. Si une sédation excessive persiste

au-delà de quelques jours, la dose d’opioïdes doit être réduite et d’autres causes doivent être

examinées. Certaines des causes possibles sont les suivantes : médicament ayant un effet

dépresseur sur le SNC administré en concomitance, dysfonctionnement hépatique ou rénal,

métastases au cerveau, hypercalcémie et insuffisance respiratoire. S’il est nécessaire de réduire la

dose, il faut faire preuve de vigilance lorsqu’on l’augmente de nouveau après trois à quatre jours,

car, manifestement, la douleur n’est pas bien maîtrisée. Les étourdissements et le manque

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Monographie de produit – Metadol-D

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d’équilibre peuvent être attribuables à une hypotension orthostatique, surtout chez les personnes

âgées ou les patients affaiblis, et peuvent s’atténuer lorsque le patient s’allonge.

Nausées et vomissements

: La nausée est un effet indésirable courant à la suite de l’amorce du

traitement par des analgésiques opioïdes, et on croit qu’elle est induite par l’activation d’une

zone stimulant des chimiorécepteurs, par la stimulation de l’appareil vestibulaire et par une

vidange gastrique plus lente. La fréquence des nausées diminue lorsque le traitement par les

analgésiques opioïdes est continu. Lorsqu’on entame un traitement par un opioïde dans le but de

soulager la douleur chronique, on doit envisager systématiquement de prescrire un antiémétique.

Chez le patient atteint d’un cancer, l’évaluation des nausées devrait comprendre les causes telles

constipation,

l’occlusion

intestinale,

l’urémie,

l’hypercalcémie,

l’hépatomégalie,

l’invasion tumorale du plexus cœliaque et l’utilisation concomitante de médicaments émétisants.

Les nausées qui persistent malgré une réduction de la dose peuvent être attribuables à une stase

gastrique induite par les opioïdes et peuvent être accompagnées d’autres symptômes comme

l’anorexie, une satiété précoce, des vomissements et une sensation de plénitude abdominale. Ces

symptômes

répondent

traitement

long

terme

agents

gastro-intestinaux

procinétiques.

Constipation

: Pratiquement tous les patients sont constipés à la suite de la prise d’opioïdes en

continu. Chez certains patients, en particulier chez les personnes âgées ou les personnes alitées,

un fécalome peut apparaître. Il est crucial d’en aviser les patients et de mettre en place une prise

en charge de l’élimination intestinale au début d’un traitement au long cours par des opioïdes. Il

convient

d’utiliser

laxatifs

stimulants,

laxatifs

émollients

d’autres

mesures

appropriées, le cas échéant. Comme le fécalome peut se manifester comme une fausse diarrhée,

la présence de constipation doit être écartée chez les patients prenant des opioïdes, avant le

traitement initial de la diarrhée.

autres

réactions

indésirables

signalées

chez

patients

prenant

méthadone

comprennent les suivantes :

Organisme entier :

asthénie (faiblesse), œdème, céphalées

Système

cardiovasculaire :

arythmies,

rythmes

bigéminés,

bradycardie,

extrasystoles,

tachycardie, torsades de pointes, fibrillation ventriculaire, tachycardie ventriculaire, anomalies à

l’ECG,

allongement

l’intervalle QT,

inversion

l’onde T,

cardiomyopathie,

bouffées

vasomotrices, insuffisance cardiaque, hypotension, palpitations, phlébite, syncope

Appareil

digestif :

douleur

abdominale,

anorexie,

spasme

tractus

biliaire,

constipation,

xérostomie, glossite

Investigations :

anomalie de l’ECG, allongement de l’intervalle QT de l’électrocardiogramme,

inversion de l’onde T

Métabolisme et nutrition :

anorexie,

hypokaliémie, hypomagnésémie, gain pondéral

Système

nerveux :

agitation,

confusion,

convulsions,

désorientation,

dysphorie,

euphorie,

insomnie

Pristine-Fr

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Monographie de produit – Metadol-D

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Troubles des organes de reproduction et du sein :

aménorrhée, baisse de la libido et/ou de la

vigueur

Appareil respiratoire :

œdème pulmonaire, dépression respiratoire (voir

MISES EN GARDE

ET PRÉCAUTIONS

Effets respiratoires

Dépression respiratoire

Organes des sens :

troubles visuels

Appareil urogénital :

effet antidiurétique, aménorrhée, rétention urinaire, retard de la miction,

baisse de la libido et/ou de la virilité

Résultats hématologiques et biochimiques anormaux

Des cas de thrombocytopénie réversibles ont été signalés chez des patients atteints d’hépatite

chronique.

Expérience post commercialisation

Déficience

androgénique :

L’utilisation

chronique

d’opioïdes

peut

influer

l’axe

hypothalamo-hypophyso-gonadique,

entraînant

déficience

androgénique

peut

manifester par une faible libido, une impuissance, une dysfonction érectile, une aménorrhée ou

une infertilité. Le rôle causal que jouent les opioïdes dans l’apparition du syndrome clinique

d’hypogonadisme demeure inconnu, car les divers facteurs de stress médicaux, physiques,

psychologiques et liés au mode de vie qui peuvent influer sur les taux d’hormones gonadiques

n’ont pas été adéquatement contrôlés dans le cadre des études menées à ce jour. Les patients qui

présentent des symptômes de déficience androgénique doivent subir des épreuves de laboratoire.

Troubles généraux et

anomalies au site d’administration

: médicament inefficace.

Des rapports isolés ont été reçus signalant l’inefficacité du traitement lorsqu’un produit de

méthadone est changé pour un autre. Les données actuelles sont insuffisantes pour estimer

l’incidence ou pour établir une causalité. Les patients présentant des symptômes de sevrage après

un changement de formulation doivent être suivis cliniquement et la dose ajustée au besoin.

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

Aperçu

Interactions

avec

des

dépresseurs

du

système

nerveux

central

(SNC)

(y

compris

les

benzodiazépines et l’alcool) :

raison

d’un

effet

pharmacologique

cumulatif,

l’administration

concomitante

benzodiazépines

autres

dépresseurs

système

nerveux

central

(p. ex.

autres

opioïdes,

sédatifs, hypnotiques, anesthésiques généraux, antipsychotiques, anxiolytiques, tranquillisants,

relaxants

musculaires,

antidépresseurs,

phénothiazines,

neuroleptiques,

antihistaminiques,

antiémétiques et alcool) et de bêtabloquants, augmente le risque de dépression respiratoire, de

sédation profonde, de coma et de mort. Un grand nombre des décès associés à l’utilisation illicite

de la méthadone est survenu chez des personnes prenant également des benzodiazépines de façon

inappropriée. Une prescription simultanée de ces médicaments ne doit être faite que pour des

patients chez qui les autres traitements se révèlent inefficaces. La durée et les doses doivent être

réduites au minimum.

Les patients doivent

être étroitement surveillés pour tout signe de

dépression respiratoire et de sédation (voir

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS

Effets

Pristine-Fr

Pg. 20

Monographie de produit – Metadol-D

MD

Page 21 de 50

neurologiques, Interactions avec les dépresseurs du système nerveux central (y compris

l’alcool)

Dysfonctionnement psychomoteur

). METADOL-D

ne doit pas être consommé

avec de l’alcool, car le risque d’effets indésirables dangereux peut s’en trouver augmenté.

Interactions médicamenteuses

Antirétroviraux:

Névirapine :

D’après ce que l’on sait du métabolisme de la méthadone, la névirapine pourrait

abaisser les concentrations plasmatiques de cette dernière en augmentant son métabolisme

hépatique. On a observé un syndrome de sevrage opiacé chez le patient traité simultanément à la

névirapine et à la méthadone. S’il faut amorcer l’administration de névirapine chez un patient

recevant un traitement d’entretien à la méthadone, on doit surveiller l’apparition de tout signe de

sevrage et ajuster la dose de méthadone en conséquence.

Efavirenz :

Chez le patient infecté par le VIH recevant un traitement d’entretien à la méthadone,

l’administration

d’efavirenz

provoqué

baisse

concentrations

plasmatiques

méthadone, laquelle s’est accompagnée de signes de sevrage opiacé et a nécessité l’augmentation

de la dose de méthadone.

Ritonavir et ritonavir/lopinavir :

On a observé une baisse des concentrations plasmatiques de

méthadone

après

l’administration

ritonavir

seul

l’association

ritonavir/lopinavir.

Cependant, cette baisse ne s’est pas toujours accompagnée de symptômes de sevrage. La

méthadone doit être administrée avec prudence aux patients qui reçoivent un traitement à base de

ritonavir ainsi que d’autres médicaments qui abaissent les concentrations plasmatiques de

méthadone.

Zidovudine :

Des données expérimentales permettent de croire que la méthadone fait augmenter

l’aire

sous

courbe

concentration-temps

(ASC)

zidovudine,

phénomène

pouvant

s’accompagner d’effets toxiques.

Didanosine et stavudine :

Des données expérimentales permettent de croire que la méthadone

fait diminuer l’ASC et les concentrations de pointe de la didanosine et, dans une moindre

mesure, de la stavudine. La disposition de la méthadone n’a pas été altérée de façon marquée.

Inhibiteurs du cytochrome P450 :

Comme le métabolisme de la méthadone est assuré par l’isoenzyme CYP3A4, l’administration

concomitante de médicaments inhibant l’activité de cette dernière peut réduire la clairance de la

méthadone. Sur le plan clinique, cela se traduirait par l’amplification ou le prolongement de

l’effet de l’opioïde. Ainsi, chez le patient qui reçoit à la fois de la méthadone et un inhibiteur du

CYP3A4, tel qu’un antifongique azolé (p. ex., le kétoconazole) ou un antibiotique de la classe

des macrolides (p. ex., l’érythromycine), il faut assurer une surveillance étroite et ajuster la dose

au besoin. Certains inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine (ISRS – p. ex., la sertraline

et la fluvoxamine) peuvent, lorsqu’ils sont administrés en concomitance avec la méthadone,

augmenter les concentrations plasmatiques de cette dernière et en accroître les effets narcotiques

ou toxiques.

Plus précisément, l’administration de doses répétées de voriconazole par voie orale (400 mg aux

12 heures le premier jour, puis 200 mg aux 12 heures pendant 4 jours) a augmenté la C

Pristine-Fr

Pg. 21

Monographie de produit – Metadol-D

MD

Page 22 de 50

l’ASC de la R-méthadone pharmacologiquement active de 31 % (IC à 90 % : 22 – 40 %) et de

47 % (IC à 90 % : 38 – 57 %), respectivement, chez les sujets recevant un traitement d’entretien

à la méthadone (30 à 100 mg par jour). L’augmentation des concentrations plasmatiques de

méthadone a été associée à des effets toxiques, notamment l’allongement de l’intervalle QT. Il

est donc recommandé de surveiller fréquemment l’apparition d’effets indésirables ou toxiques à

méthadone

lorsque

celle-ci

administrée

même

temps

inhibiteurs

cytochrome P

et de réduire la dose de méthadone s’il y a lieu.

Inducteurs du cytochrome P450

:

interactions

médicamenteuses

suivantes

été

signalées

suite

l’administration

concomitante de méthadone et d’inducteurs d’enzymes du cytochrome P450 :

Rifampicine :

Chez le patient dont l’état était stabilisé au moyen de méthadone, l’administration

concomitante de rifampicine s’est traduite par une réduction marquée des taux sériques de

méthadone et par l’apparition de symptômes de sevrage.

Phénytoïne :

Lors d’une étude de pharmacocinétique réalisée auprès de patients recevant un

traitement d’entretien à la méthadone, l’administration de phénytoïne (250 mg, 2 f.p.j. le premier

jour, puis 300 mg par jour pendant 3 ou 4 jours) a réduit l’exposition à la méthadone d’environ

50 %, ce qui s’est traduit par l’apparition de symptômes de sevrage. Dès l’interruption du

traitement à la phénytoïne, la fréquence des symptômes de sevrage a diminué et l’exposition à la

méthadone a augmenté à un niveau comparable à celui qu’on avait observé avant le traitement

par la phénytoïne.

Phénobarbital

et

carbamazépine :

L’administration

simultanée

méthadone

d’autres

inducteurs

CYP3A4

incluant

phénobarbital

carbamazépine

peut

entraîner

symptômes de sevrage.

Agents potentiellement arythmogènes :

La prescription de tout agent pouvant allonger l’intervalle QT pendant un traitement par la

méthadone doit se faire avec extrême prudence. Des interactions pharmacodynamiques peuvent

survenir

lors

l’administration

concomitante

méthadone

d’agents

pouvant

être

arythmogènes,

comme

antiarythmiques

classe I

et III,

certains

neuroleptiques

antidépresseurs tricycliques et les inhibiteurs calciques. Il faut également user de prudence lors

de la prescription de médicaments pouvant provoquer un déséquilibre électrolytique et ainsi

allonger

l’intervalle QT

(hypomagnésémie,

hypokaliémie).

derniers

comprennent

diurétiques, les laxatifs et, plus rarement, les hormones minéralocorticoïdes.

Inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO) :

L’administration de mépéridine en doses thérapeutiques a déclenché des réactions graves chez

des patients qui recevaient simultanément un IMAO ou qui avaient reçu un tel agent au cours des

14 jours précédents. De telles réactions n’ont pas encore été signalées chez les utilisateurs de

méthadone, mais si l’emploi de cet agent est nécessaire chez le patient qui prend un IMAO, il

faut réaliser un test de sensibilité en administrant plusieurs doses faibles que l’on augmente peu à

peu sur une période de plusieurs heures tout en surveillant étroitement l’état du patient et ses

signes vitaux.

Antagoniste opioïdes, agoniste/antagoniste mixtes et agoniste partiel :

Pristine-Fr

Pg. 22

Monographie de produit – Metadol-D

MD

Page 23 de 50

Le patient qui reçoit de la méthadone sur une longue période ou qui est dépendant à l’héroïne

peut avoir des symptômes de sevrage s’il reçoit un antagoniste des opioïdes ou un médicament

réunissant

agoniste

antagoniste,

exemple : naloxone,

naltrexone,

pentazocine,

nalbuphine, butorphanol et buprénorphine.

Inhibiteurs de la protéase :

Agenerase :

L’administration concomitante de méthadone et d’Agenerase s’est traduite par une

baisse de la C

et de l’ASC de l’énantiomère actif de la méthadone (énantiomère R) de 25 % et

de 13 %, respectivement, tandis que la C

, l’ASC et la C

de l’énantiomère inactif de la

méthadone (énantiomère S) ont été réduites de 48 %, de 40 % et de 23 %, respectivement. Chez

le patient qui reçoit à la fois de la méthadone et Agenerase, il faut s’assurer que la dose de

méthadone est suffisante, surtout si le patient reçoit également une faible dose de ritonavir. Chez

des sujets recevant simultanément de la méthadone et Agenerase, l’ASC, la C

et la C

d’Agenerase ont été réduites de 30 %, de 27 % et de 25 %, respectivement par rapport aux

valeurs observées chez un groupe témoin historique non apparié. Aucune recommandation ne

peut être émise relativement à l’ajustement de la dose d’Agenerase en présence d’un traitement à

la méthadone.

Viracept :

L’administration

concomitante

méthadone

Viracept

modifié

concentration plasmatique totale de méthadone; les concentrations des énantiomères R et S ont

été modifiées de façon comparable.

La posologie de la méthadone peut devoir être augmentée.

Inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse :

Rescriptor :

La posologie de la méthadone peut devoir être réduite lors de l’administration

concomitante de Rescriptor.

Désipramine :

L’administration de méthadone peut accroître les concentrations sanguines de la

désipramine.

Emploi avec des analgésiques agoniste / antagoniste mixtes :

Il ne faut pas administrer

d’analgésiques

agoniste

antagoniste

(p. ex. : pentazocine,

nalbuphine,

butorphanol

buprénorphine) au patient qui reçoit ou a reçu un traitement à l’aide d’un agoniste opioïde pur,

comme le chlorhydrate de méthadone injectable. En pareil cas, de tels agents peuvent amoindrir

l’effet du chlorhydrate de méthadone injectable et/ou précipiter des symptômes de sevrage.

Médicaments sérotoninergiques :

Certains inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine (ISRS) (par exemple, la sertraline, la

fluvoxamine)

peuvent

augmenter

concentrations

plasmatiques

méthadone

lors

l'administration concomitante avec METADOL-D et entraîner une augmentation des effets des

opioïdes et/ou de la toxicité.

L’administration concomitante de METADOL-D et de médicaments sérotoninergiques, comme

un inhibiteur sélectif du recaptage de la sérotonine, un inhibiteur du recaptage de la sérotonine et

de la noradrénaline ou autre médicament sérotoninergique, peut accroître le risque de syndrome

sérotoninergique, un trouble pouvant menacer le pronostic vital (voir

MISES EN GARDE ET

PRÉCAUTIONS, Effets neurologiques

Pristine-Fr

Pg. 23

Monographie de produit – Metadol-D

MD

Page 24 de 50

Si l’utilisation concomitante est justifiée, les patients doivent faire l’objet d’une surveillance

étroite, en particulier lors de l’amorce du traitement et de l’ajustement de la dose. Cesser

l’administration de METADOL-D si un syndrome sérotoninergique est soupçonné.

Interactions médicament-plante médicinale

L’administration simultanée de méthadone et d’autres inducteurs du CYP3A4, tels que le

millepertuis, peut entraîner des symptômes de sevrage.

Effets du médicament sur le style de vie

L'utilisation

concomitante

d'alcool

doit

être

évitée

(voir

MISES

EN

GARDE

ET

PRÉCAUTIONS, Généralités

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION

Lors de l’administration de METADOL-D

MD

, il faut évaluer les risques et les bienfaits des

doses supérieures, car elles sont associées à un risque accru d’événements indésirables et de

surdoses.

Le patient à qui l’on prescrit METADOL-D (chlorhydrate de méthadone en comprimés, en

solution orale et en concentré oral) doit faire l’objet d’une surveillance attentive et recevoir des

services de soutien psychosocial appropriés.

Les comprimés de METADOL-D doivent être avalés entiers. Couper, briser, broyer,

croquer

ou

dissoudre

les

comprimés

METADOL-D

peut

aboutir

à

l’apparition

d’événements indésirables dangereux, y compris la mort (voir MISES EN GARDE ET

PRÉCAUTIONS).

Considérations posologiques

L’administration par voie rectale de

METADOL-D

n’est pas indiquée.

S’il faut poursuivre le traitement par la méthadone au terme d’une période d’administration

prolongée, la dose de départ doit être faible et augmentée lentement jusqu’à obtention de l’effet

recherché, afin d’éviter la survenue de dépression respiratoire et d’effets toxiques graves.

Posologie recommandée et modification posologique

Adultes (plus de 18 ans)

Traitement de désintoxication :

La méthadone peut être utilisée pour la désintoxication à l’aide

d’un

protocole

courte

durée

consistant

l’administration

doses

progressivement

décroissantes sur une période n’excédant pas 180 jours et ce, jusqu’à l’abstinence. Administrer

par voie orale de 15 à 40 mg une fois par jour, ou selon les besoins, pour maîtriser les

symptômes de sevrage observés; la dose doit être réduite à des intervalles d’un ou de deux jours

selon la réponse du patient.

Durant la désintoxication, le patient peut recevoir la méthadone lorsqu’il y a des symptômes

significatifs

sevrage.

posologies

indiquées

ci-dessous

sont

recommandées,

mais

pourraient être modifiées selon le jugement clinique. Dans un premier temps, une dose orale

unique de 15 à 20 mg de méthadone sera souvent suffisante pour supprimer les symptômes de

sevrage. De la méthadone supplémentaire peut être fournie si des symptômes de sevrage ne sont

Pristine-Fr

Pg. 24

Monographie de produit – Metadol-D

MD

Page 25 de 50

pas supprimés ou si les symptômes réapparaissent. Lorsque les patients sont physiquement

dépendants à des doses élevées, il peut être nécessaire de dépasser ces niveaux. Une dose unique

ou fractionnée de 40 mg par jour constituera généralement un dosage adéquat de stabilisation. La

stabilisation peut être poursuivie pendant deux à trois jours puis les doses de méthadone pourront

être diminuées de façon progressive. Le rythme auquel la méthadone est diminuée sera déterminé

individuellement pour chaque patient. La dose de méthadone peut être diminuée sur une base

quotidienne ou à un intervalle de deux jours, tant que la dose soit suffisante pour maintenir les

symptômes de sevrage à un niveau tolérable. Chez les patients hospitalisés, une réduction

journalière de 20% de la dose quotidienne totale peut être tolérée et peut provoquer peu

d'inconfort. Chez les patients ambulatoires, un échéancier un peu plus long peut s’avérer

nécessaire. Si la méthadone est administrée pendant plus de 180 jours, il est considéré que la

procédure a progressé de la désintoxication ou du traitement du syndrome de sevrage aigu au

traitement d’entretien, même si le but et l'intention peuvent être un éventuel retrait total.

Pour le traitement d’entretien :

La méthadone peut être utilisée dans le cadre d’un programme

de traitement d’entretien d’une durée variable. Les patients peuvent poursuivre indéfiniment le

traitement

d’entretien

méthadone

certain

moment,

être

prêts

diminuer

progressivement la dose sous surveillance médicale. Qu’il s’agisse d’un traitement d’entretien ou

d’un traitement de désintoxication, il faut tenir compte du risque accru de récidive à la suite du

sevrage du traitement par la méthadone.

Il est important que la dose initiale soit ajustée pour l’individu selon la tolérance aux opiacés de

chaque patient. Si un patient a été un grand consommateur d'héroïne jusqu’au jour de son

admission, il/elle peut se voir administrer 20 mg, de 4 à 8 heures plus tard ou 40 mg en une dose

unique par voie orale. D’autre part, si le patient débute le traitement avec peu ou pas de tolérance

aux opiacés (par exemple, si il/elle a récemment été libéré de prison ou d’un autre type de

confinement), la dose initiale peut être réduite de moitié. En cas de doute, la plus petite dose doit

être

initialement

utilisée.

patient

doit

alors

être

maintenu

sous

observation,

symptômes d'abstinence sont pénibles, des doses supplémentaires peuvent être administrées par

tranche de 10mg, au besoin. Par la suite, la posologie doit être adaptée individuellement, selon la

tolérance et le besoin, et ce jusqu'à un niveau de 80 mg par jour. La majorité des patients peut

être traitée à une dose inférieure à 80 mg/jour.

Les prescripteurs sont priés de consulter les normes et les lignes directrices de pratique clinique

en vigueur dans leur région.

Dose quotidienne maximale

: jusqu'à 120 mg par jour.

Considérations particulières relatives à la femme enceinte :

Le traitement d’entretien chez la

femme enceinte commande la prise de précautions particulières. Si la poursuite du traitement par

la méthadone est jugée nécessaire, il faut administrer les doses les plus faibles possibles. Le

médecin a la responsabilité de s’assurer que chaque patiente est parfaitement informée des

risques auxquels l’emploi de la méthadone expose les femmes enceintes ou leur enfant à naître

(voir la rubrique

MISES EN GARDE

Pour les femmes enceintes dépendantes aux opiacés, la méthadone doit être fournie à la dose la

plus faible acceptée qui empêche les symptômes de sevrage (généralement moins de 80 mg/jour).

En fin de grossesse, une augmentation de 10 à 20 mg et/ou une dose divisée peut être nécessaire.

Pristine-Fr

Pg. 25

Monographie de produit – Metadol-D

MD

Page 26 de 50

Le traitement doit être fourni tout au long de la grossesse pour protéger le fœtus et pour un

minimum de six mois post-partum.

Patients

ne

recevant

pas

d’opioïdes

au

moment

de

l’amorce

du

traitement

par

le

chlorhydrate de méthadone :

METADOL-D ne doit pas être administré au patient qui n’a jamais été exposé aux opioïdes

auparavant.

Risque de récidive chez le patient recevant la méthadone pour le traitement d’entretien

d’une toxicomanie opiacée :

L’interruption abrupte du traitement opiacé peut entraîner des

symptômes

sevrage

(voir

rubrique

MISES

EN

GARDE

ET

PRÉCAUTIONS

L’apparition de tels symptômes a été associée, chez les patients exposés, à un risque accru de

récidive d’utilisation de drogues illicites. Il faut tenir compte de ce risque lors de l’évaluation des

risques et des bienfaits d’un traitement par la méthadone.

Patients atteints d’insuffisance hépatique :

Il convient d’ajuster la posologie selon la réponse clinique du patient (voir

MISES EN GARDE

ET PRÉCAUTIONS, Insuffisance hépatique)

Patients atteints d’insuffisance rénale :

Il convient d’ajuster la posologie selon la réponse clinique du patient (voir

MISES EN GARDE

ET PRÉCAUTIONS, Insuffisance rénale)

Pédiatrie (< 18 ans) :

L’innocuité

l’efficacité

METADOL-D

n’ont

été

étudiées

dans

population

pédiatrique. Par conséquent, il n’est pas recommandé d’utiliser METADOL-D chez les patients

de moins de 18 ans (voir

INDICATIONS ET UTILISATION CLINIQUE, Pédiatrie

Gériatrie (>65 ans):

Des cas de dépression respiratoire sont survenus chez des personnes âgées ayant reçu de fortes

doses initiales d’opioïdes alors qu’elles n’étaient pas tolérantes aux opioïdes ou lorsque les

opioïdes ont été administrés en concomitance avec d’autres médicaments pouvant causer la

dépression respiratoire. Le traitement par METADOL-D doit être mis en route à une dose faible,

laquelle peut être augmentée progressivement jusqu’à l’obtention de l’effet désiré (voir

MISES

EN

GARDE

ET

PRÉCAUTIONS

MODE

D’ACTION

ET

PHARMACOLOGIE

CLINIQUE

Ajustement ou réduction de la dose

L’administration

chronique

d’opioïdes,

compris

METADOL-D,

entraîne

souvent

dépendance physique accompagnée ou non d’une dépendance psychologique. La dépendance

physique se caractérise par l’apparition de symptômes de sevrage (abstinence) suivant l’arrêt

brusque de la thérapie ou l’administration d’un antagoniste.

Ces symptômes sont notamment les suivants : anxiété, courbatures, frissons, diarrhée, chair de

poule, augmentation de la pression artérielle ou de la fréquence respiratoire, irritabilité, douleurs

articulaires, larmoiement, perte d’appétit, myalgie, mydriase, nausées, nervosité ou agitation,

écoulement nasal, éternuements, tremblements, crampes d’estomac, tachycardie, troubles du

Pristine-Fr

Pg. 26

Monographie de produit – Metadol-D

MD

Page 27 de 50

sommeil, sudation plus abondante inhabituelle, palpitations, fièvre inexpliquée, vomissements,

faiblesse et bâillements.

façon

générale,

faut

interrompre

subitement

l’administration

chronique

méthadone. Les patients sous traitement prolongé devraient plutôt être sevrés progressivement si

le médicament n’est plus requis. Ces symptômes sont généralement légers chez les patients dont

sevrage

progressif

(voir

MISES

EN

GARDE

ET

PRÉCAUTIONS

sevrage

progressif des patients doit se faire de façon personnalisée, sous supervision médicale.

Il faut indiquer aux patients que le fait de réduire ou de cesser la prise d’opioïdes diminue leur

tolérance à ces médicaments. Si le traitement doit être rétabli, les patients doivent prendre la dose

la plus faible, puis augmenter graduellement la dose afin d’éviter une surdose.

Élimination

METADOL-D

doit être conservé dans un lieu sûr, hors de la vue et de la portée des enfants,

avant, pendant et après son utilisation. METADOL-D ne doit pas être pris devant des enfants, car

ils peuvent tenter de faire la même chose.

METADOL-D ne doit jamais être jeté à la poubelle.

Il est recommandé de rapporter le

médicament à une pharmacie participant à un programme de récupération. Les préparations de

METADOL-D inutilisées ou périmées doivent être éliminées dès qu’elles ne servent plus afin de

prévenir les expositions accidentelles au produit (notamment chez les enfants et les animaux de

compagnie). S’il faut temporairement conserver le médicament avant de l’éliminer, on peut

s’adresser à la pharmacie pour obtenir un contenant scellé à l’épreuve des enfants, par exemple

un contenant à déchets biologiques ou une boîte à médicaments que l’on peut verrouiller.

Dose oubliée

S’il oublie de prendre une ou plusieurs doses, le patient doit prendre la dose suivante (quantité

prévue) au moment prévu.

SURDOSAGE

Pour traiter une surdose présumée, communiquez avec le centre antipoison de votre région.

Signes et symptômes :

Le surdosage grave à la méthadone se caractérise par une dépression

respiratoire (diminution de la fréquence respiratoire et [ou] du volume courant, respiration de

Cheyne-Stokes, cyanose), une somnolence extrême pouvant dégénérer en stupeur ou en coma, un

myosis extrême, la flaccidité des muscles volontaires, la froideur et la moiteur de la peau et,

parfois,

bradycardie

l’hypotension.

surdosage

grave,

surtout

voie

intraveineuse, l’apnée, le collapsus circulatoire, l’arrêt cardiaque et la mort sont possibles.

autres

effets

indésirables

importants

signalés

lors

d’un

surdosage

avec

méthadone

comprennent

leucoencephalopathie

toxique,

leucoencephalophathie

retardée

post-

hypoxique,

perte

auditive

sensorielle

subite,

rhabdomyolyse

évoluant

vers

insuffisance rénale et le syndrome sérotoninergique.

Pristine-Fr

Pg. 27

Monographie de produit – Metadol-D

MD

Page 28 de 50

Traitement :

faut

surtout

prendre

soin

rétablir

échanges

gazeux

assurant

perméabilité des voies aériennes et en recourant à la ventilation spontanée assistée ou contrôlée.

Si une personne non-tolérante, spécialement un enfant, a pris une forte dose de méthadone, on

peut lui administrer un antagoniste afin de contrer une dépression respiratoire éventuellement

mortelle.

Le médecin ne doit jamais oublier toutefois que la méthadone est un dépresseur de

longue durée d’action (de 36 à 48 heures), tandis que les antagonistes ont une durée

d’action beaucoup plus brève (de 1 à 3 heures).

Il faut donc mettre le patient sous surveillance

continue afin de dépister la réapparition de la dépression respiratoire et administrer au besoin de

nouvelles doses de l’antagoniste des narcotiques. Si le diagnostic est exact et que la dépression

respiratoire

n’est

qu’au

surdosage

méthadone,

l’emploi

stimulants

centres

respiratoires n’est pas indiqué.

Il ne faut pas administrer d’antagoniste des opioïdes en l’absence de dépression respiratoire ou

cardiovasculaire d'importance clinique. Chez le sujet physiquement dépendant des opioïdes,

l’administration d’un antagoniste des opioïdes à la dose habituelle peut déclencher un syndrome

de sevrage aigu, dont la gravité sera fonction du degré de dépendance physique du sujet et de la

dose d’antagoniste administrée. Si une dépression respiratoire grave impose le recours à un

antagoniste des opioïdes chez une personne physiquement dépendante, l’antagoniste doit être

administré avec une extrême prudence et par titration de doses plus petites que les doses

habituellement administrées.

L’administration intraveineuse de naloxone ou de nalméfène peut servir à renverser les signes

d’intoxication. Comme la demi-vie de la naloxone est relativement courte comparativement à

celle de la méthadone, il peut être nécessaire de répéter les injections jusqu’à que le patient

revienne à un état stable et satisfaisant. La naloxone peut également être administrée par

perfusion intraveineuse continue.

Il convient de recourir à l’oxygénation, au remplissage vasculaire, au traitement vasopresseur et

aux autres mesures de soutien au besoin.

Note:

Chez

le

sujet

physiquement

dépendant

des

opioïdes,

l’administration

d’un

antagoniste des opioïdes à la dose habituelle déclenchera un syndrome de sevrage aigu,

dont la gravité sera fonction du degré de dépendance physique du sujet et de la dose

d’antagoniste administrée. Il faut éviter autant que possible d’employer un antagoniste des

narcotiques chez une telle personne. Si une dépression respiratoire grave impose le recours

à

un

antagoniste

des

narcotiques

chez

une

personne

physiquement

dépendante,

l’antagoniste doit être administré avec une extrême prudence et par titration de doses plus

petites

que les doses habituellement administrées

(

de 10 à 20 % plus faible que la dose

initiale recommandée).

MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE

Mode d’action

Le chlorhydrate de méthadone est un agoniste de synthèse des récepteurs opioïdes µ doté de

nombreuses propriétés qualitativement comparables à celles de la morphine, dont la principale

vise le système nerveux central (SNC) et les organes composés de muscle lisse. La principale

utilité thérapeutique de la méthadone est l’analgésie et la sédation ainsi que la désintoxication ou

Pristine-Fr

Pg. 28

Monographie de produit – Metadol-D

MD

Page 29 de 50

le traitement d’entretien des toxicomanies opiacées. Bien qu’il soit qualitativement comparable à

celui de la morphine, le syndrome de sevrage de la méthadone diffère de celui-ci par son

installation plus lente, son évolution plus longue et la moindre gravité de ses symptômes.

Pharmacodynamie

Prise par voie orale, la méthadone n’a que la moitié de sa puissance comparativement a une

administration par voie parentérale. Son délai d’action est moins rapide et sa concentration

maximale moins élevée quand elle est prise par voie orale, mais son effet analgésique dure plus

longtemps lorsqu’applicable. La demi-vie d’élimination de la méthadone à l’état d’équilibre est

d’environ 25 heures. Compte tenu de la grande variabilité interindividuelle de la demi-vie

d’élimination, l’obtention de l’état d’équilibre peut prendre de 2 à 9 jours.

Les effets aigus de la méthadone se comparent à ceux d’autres narcotiques; cependant, ses

propriétés pharmacologiques diffèrent significativement de celles d’autres narcotiques car la

méthadone a une durée d’action extrêmement longue (de 36 à 48 heures) chez l’homme.

Si un traitement à base de méthadone doit être poursuivi suite à l’interruption d’un traitement

chronique, la dose de départ doit être faible et augmentée lentement jusqu’à obtention de l’effet

recherché, afin d’éviter la survenue de dépression respiratoire et d’effets toxiques graves.

Système nerveux central :

Le chlorhydrate de méthadone produit une dépression respiratoire en

agissant directement sur les centres respiratoires du tronc cérébral. La dépression respiratoire est

attribuable tant à une baisse de la réponse des centres du tronc cérébral qu’à une augmentation de

la concentration en CO

et à une stimulation électrique.

Le chlorhydrate de méthadone réduit le réflexe de la toux en agissant directement sur le centre de

la toux situé dans la médulla.

Le chlorhydrate de méthadone cause un myosis, même dans la noirceur la plus complète. Les

micropupilles sont un signe de surdose aux opioïdes, mais ne sont pas pathognomoniques (p. ex.,

des lésions pontiques d’origine hémorragique ou ischémique peuvent produire une manifestation

similaire).

Tractus gastro-intestinal et autres muscles lisses :

Le chlorhydrate de méthadone cause une

réduction du transit intestinal associé à une augmentation du tonus des muscles lisses dans l’antre

de l’estomac et du duodénum. La digestion des aliments dans l’intestin grêle est retardée, et le

péristaltisme est réduit. Les ondes péristaltiques du colon sont moins nombreuses, mais le tonus

peut augmenter jusqu’à se transformer en spasmes, ce qui entraîne la constipation. Parmi les

autres effets induits par les opioïdes, citons la diminution des sécrétions gastriques, biliaires et

pancréatiques, le spasme du sphincter d’Oddi et une hausse transitoire de l’amylase sérique.

Système

cardiovasculaire :

chlorhydrate

méthadone

peut

induire

libération

d’histamine

avec

sans

vasodilatation

périphérique.

manifestations

d’une

sécrétion

d’histamine ou d’une vasodilatation périphérique peuvent comprendre un prurit, une rougeur, des

yeux rouges, une hyperhidrose ou une hypotension orthostatique.

Système

endocrinien :

opioïdes

peuvent

influer

l’axe

hypothalamo-hypophyso-surrénalien

l’axe

gonadotrope.

peut

observer

certains

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Monographie de produit – Metadol-D

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Page 30 de 50

changements, comme une augmentation de la prolactine sérique et une diminution du cortisol et

de la testostérone plasmatique. Des signes et des symptômes cliniques peuvent se manifester en

raison de ces changements hormonaux.

Système immunitaire :

Les études animales et

in vitro

indiquent que les opioïdes exercent

divers effets sur les fonctions immunitaires, selon le contexte d’utilisation. Toutefois, on ignore

l’importance clinique de ces observations.

Populations particulières et états pathologiques

Pédiatrie :

La pharmacocinétique de METADOL-D n’a pas été évaluée dans la population

pédiatrique. Les personnes de moins de 18 ans ne doivent pas prendre METADOL-D.

Gériatrie :

Les études cliniques ayant porté sur le chlorhydrate de méthadone injectable

n’incluaient pas suffisamment de sujets âgés de 65 ans et plus pour permettre de déterminer si

leur réponse au traitement diffère de celle de sujets plus jeunes. Les autres rapports d’expérience

clinique ne font état d’aucune différence entre la réponse des patients âgés et plus jeunes. D’une

façon générale, la sélection de la dose à administrer au patient âgé doit se faire avec prudence; il

convient d’amorcer le traitement à la dose efficace la plus faible et de tenir compte de la

probabilité accrue d’insuffisance hépatique, rénale ou cardiaque, de la présence d’affections

concomitantes et de la prise d’autres médicaments.

Insuffisance hépatique :

L’emploi de la méthadone chez le patient souffrant d’insuffisance

hépatique n’a pas fait l’objet d’études approfondies. La méthadone est métabolisée dans le foie;

présence

d’insuffisance

hépatique,

médicament

risque

s’accumuler

suite

l’administration de doses répétées.

Insuffisance rénale :

L’emploi de la méthadone chez le patient souffrant d’insuffisance rénale

n’a pas fait l’objet d’études approfondies.

Grossesse :

La méthadone est excrétée dans la salive, le lait maternel, le liquide amniotique et le

plasma du cordon ombilical. On a étudié la disposition de la méthadone par suite de son

administration

orale

trentaine

femmes

trimestres

leur

grossesse.

L’élimination de la méthadone a subi des modifications significatives pendant la grossesse. La

clairance corporelle totale de la méthadone a été plus élevée pendant la grossesse qu’après

l’accouchement, de même que chez des femmes non enceintes présentant une dépendance

opiacée. La demi-vie terminale de la méthadone est réduite au cours des 2

et 3

trimestres de la

grossesse. La réduction de la demi-vie plasmatique et l’augmentation de la clairance de la

méthadone peuvent abaisser les concentrations minimales du médicament pendant la grossesse,

ce qui risque de provoquer l’apparition de symptômes de sevrage chez certaines femmes

enceintes. Par conséquent, il se peut qu’on doive augmenter la dose ou écourter l’intervalle

posologique chez la femme recevant de la méthadone pendant la grossesse (voir la rubrique

POSOLOGIE ET MODE D’ADMINISTRATION

Pendant

grossesse,

concentrations

plasmatiques

minimales

méthadone

sont

significativement plus faibles, la clairance plasmatique du médicament est plus rapide et sa demi-

vie, plus courte qu’après l’accouchement. Il peut être nécessaire d’augmenter la dose ou de

l’administrer en prises fractionnées au cours de la journée chez la femme enceinte (voir les

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Monographie de produit – Metadol-D

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Page 31 de 50

rubriques

PHARMACOLOGIE

CLINIQUE

POSOLOGIE

ET

MODE

D’ADMINISTRATION

Effets tératogènes : La méthadone ne devrait être administrée durant la grossesse que si les

bénéfices potentiels surpassent les risques. Aucune étude comparative n’a permis d’établir

l’innocuité de la méthadone chez la femme enceinte. Cependant, d’après l’examen expert de

données publiées dans le système TERIS (

Teratogen Information System

), si l’administration de

méthadone à une femme enceinte s’effectue dans un cadre thérapeutique supervisé, le risque de

tératogénicité

marquée

faible

(données

quantité

qualité

« limitée »

« acceptable »). Les données ne suffisent toutefois pas à écarter complètement un tel risque

(dernière consultation de TERIS : octobre 2002).

On signale que comparativement aux femmes enceintes faisant usage de drogues illicites, les

femmes enceintes inscrites à un programme d’entretien à la méthadone reçoivent des soins

prénatals significativement meilleurs; l’issue de la grossesse est également améliorée et la

mortalité,

réduite.

Plusieurs

facteurs

viennent

compliquer

l’interprétation

l’examen

enfants dont la mère avait reçu de la méthadone pendant sa grossesse, dont : prise de drogues

illicites par la mère, divers facteurs inhérents à la mère (p. ex., état nutritionnel, présence d’une

infection et situation psychosociale) et renseignements incomplets sur la dose et la durée du

traitement à la méthadone en cours de grossesse. De plus, la plupart des études publiées

comparent les bienfaits de la méthadone aux risques d’une toxicomanie non traitée. On ne

connaît pas la pertinence de ces données chez les patientes à qui l’on prescrit de la méthadone

contre la douleur pendant la grossesse.

Allaitement :

Des concentrations de méthadone allant de 50 à 570 μg/L ont été décelées dans le

lait de mères ayant reçu des doses de 10 à 80 mg/jour; dans la majorité des échantillons prélevés,

ces concentrations étaient inférieures aux concentrations sériques à l’état d’équilibre mesurées

chez la mère. Les concentrations maximales de méthadone dans le lait maternel sont atteintes

environ 4 ou 5 heures après la prise par voie orale. Suivant une consommation moyenne de

150 mL/kg de lait par jour, le nourrisson consommerait environ 17,4 μg/kg/jour de méthadone,

soit environ 2/3 % de la dose que reçoit la mère par voie orale. On a décelé de très faibles

concentrations plasmatiques de méthadone chez certains bébés dont les mères étaient traitées par

ce médicament.

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Monographie de produit – Metadol-D

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ENTREPOSAGE ET STABILITÉ

Distribuer dans un

contenant hermétique protégé de la

lumière. Conservez à température

ambiante (de 15 à 30

C). METADOL-D concentré oral et solution orale craignent aussi le gel.

Garder hors de la vue et de la portée des enfants.

INSTRUCTIONS PARTICULIÈRES DE MANIPULATION

Directives de distribution des opioïdes

METADOL-D

(solution orale et concentré oral) doit être distribué dans un véhicule de

100 mL, sous forme de préparation se prêtant difficilement à une injection.

METADOL-D (solution orale et concentré oral) peut être mélangé à 100 mL des diluants

suivants, reconstitués au besoin suivant les directives du fabricant :

- Kool-Aid

à saveur de raisin

- Tang

à saveur d’orange

- Jus de pommes Allen's

- Crystal Light

à saveur de tangerine et de pamplemousse

- Crystal Light

à saveur de limonade

Tang, Kool-Aid et Crystal Light sont des marques déposées de Kraft Foods, Inc., Northfield, Illinois.

Allen's est une marque déposée de Cadbury Beverages B.V., Amsterdam, Pays-Bas.

Note : METADOL-D concentré oral (10 mg/mL) et solution orale (1 mg/mL) doivent tous deux

être dilués dans un des diluants (jus) énumérés ci-dessus avant leur distribution (voir la rubrique

RENSEIGNEMENTS PHARMACEUTIQUES

Les solutions de méthadone diluée doivent être réfrigérées (entre 2 et 8

C) et consommées

dans un délai de 7 jours si le diluant est le jus de pommes Allen's et de 14 jours dans le cas

des autres diluants énumérés ci-dessus.

Information destinée au pharmacien en vue de la confection de préparations pour le

traitement d’une dépendance aux opioïdes à partir de METADOL-D concentré oral:

Table de dilution, pour obtenir 100 mL de solution

Dose Quotidienne

Volume de

METADOL-D

(concentré)

Volume de

diluant*

20 mg

2 mL

qs à 100 mL

40 mg

4 mL

qs à 100 mL

60 mg

6 mL

qs à 100 mL

80 mg

8 mL

qs à 100 mL

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Monographie de produit – Metadol-D

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100 mg

10mL

qs à 100 mL

*voir

sous-section

Directives

de

distribution

des

opioïdes

ci-haut

pour

diluants

recommandés

FORMES POSOLOGIQUES, COMPOSITION ET CONDITIONNEMENT

METADOL-D est disponible dans les formes posologiques suivantes : comprimés, solution orale

et concentré oral.

Comprimés de METADOL-D

Comprimé de 1 mg :

comprimé

rainuré

bleu,

rond,

plat,

côtés

biseautés

portant

l’inscription « 1 » sur une face et le logo « P » sur l’autre.

Comprimé de 5 mg :

comprimé

rainuré

pêche,

rond,

plat,

côtés

biseautés

portant

l’inscription « 5 » sur une face et le logo « P » sur l’autre.

Comprimé de 10 mg :

comprimé rainuré vert pâle, rond, plat, à côtés biseautés et portant

l’inscription « 10 » sur une face et le logo « P » sur l’autre.

Comprimé de 25 mg :

caplet rainuré blanc ou blanchâtre, biconvexe et portant l’inscription

« 25 » sur une face et le logo « P » sur l’autre.

METADOL-D Solution orale ( 1 mg/mL) :

Solution insipide et incolore.

METADOL-D Concentré oral (10 mg/mL) :

Solution insipide et incolore.

Composition :

Chaque

comprimé

METADOL-D

(chlorhydrate

de

méthadone)

contient:

cellulose

microcristalline, lactose, laque bleu brillant F.C.F. (1 mg et 10 mg), laque jaune orangé S (5 mg),

laque jaune de quinoléine (10 mg) et stéarate de magnésium.

METADOL-D (chlorhydrate de méthadone) solution orale 1 mg/mL

contient: acide citrique

(pour ajuster le pH), benzoate de sodium, cyclamate de sodium, dextrose, eau, glycérine,

méthylparabène et polyéthylène glycol.

METADOL-D

(chlorhydrate

de

méthadone)

concentré

oral

10 mg/mL

contient:

acide

citrique (pour ajuster le pH), benzoate de sodium, cyclamate de sodium, dextrose, eau, glycérine

et propylène glycol.

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Monographie de produit – Metadol-D

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Conditionnement:

Comprimés de METADOL-D :

Disponible en flacon de polyéthylène haute densité contenant 100 comprimés et en emballage de

4 plaquettes thermoformées de 25.

METADOL-D Solution orale :

Disponible en flacons de plastique ambré de 100 et 250 mL.

METADOL-D Concentré oral :

Disponible en flacons de verre ambré de 100 et 250 mL et en flacons de plastique ambré de 1

Litre.

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Monographie de produit – Metadol-D

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PARTIE II : RENSEIGNEMENTS SCIENTIFIQUES

RENSEIGNEMENTS PHARMACEUTIQUES

Substance médicamenteuse

Dénomination commune :

chlorhydrate de méthadone

Nom chimique :

chlorhydrate de 6-diméthylamino-4,4-diphényl-3-heptanone

Formule moléculaire et masse moléculaire :

NO.HCl; 345,91 g/mol

Formule développée :

Propriétés physicochimiques :

Description :

Poudre cristalline blanche et inodore, de goût amer.

Solubilité :

Soluble dans l’eau, librement soluble dans l’alcool et le

chloroforme; pratiquement insoluble dans l’éther et la

glycérine.

pKa et pH :

Le pH d'une solution aqueuse contenant 1 % de méthadone

s'établit entre 4,5 et 5,6; pKa (à 20

C) de 8,23;

pH du concentré oral : entre 1,0 et 6,0,

pH de la solution orale diluée : entre 1,0 et 4,0.

Coefficient de partition :

2,1 [log P octanol/eau à pH de 7,4]

Point de fusion :

Entre 233 et 236

. HCl

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Monographie de produit – Metadol-D

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PHARMACOLOGIE DÉTAILLÉE

Pharmacodynamique

nombre

effets

méthadone

observés

chez

diverses

espèces

animales

sont

caractéristiques de ceux qu’exercent d’autres agonistes des opioïdes, qui agissent surtout sur le

récepteur mu. L’effet analgésique et les autres propriétés morphiniques de la méthadone sont

surtout imputables à l’énantiomère lévogyre de la méthadone.

L’effet de la méthadone dans les modèles animaux expérimentaux est le même que celui de la

morphine sur le plan qualitatif, p. ex., la réaction de Straub chez la souris, une excitation sans but

chez le chat, et des effets sur le comportement et l’activité réflexe chez des chiens et des chats

spinaux, décérébrés et décortiqués. La méthadone a un effet semblable à celui de la morphine sur

la circulation, la respiration et la musculature lisse. Chez le rat et le chien qui ont reçu des

injections de méthadone sur une longue période, l’épuisement de l’effet analgésique de cet agent

s’installe presque au même rythme que s’il s’agissait de morphine. Cependant, le chien qu’on

accoutume seulement modérément aux effets de la méthadone est encore plus tolérant aux autres

narcotiques qu’il ne l’est à la méthadone même.

L’intensification de l’activité et l’augmentation de la labilité observées chez le rat exposé à la

méthadone peuvent être liées à la persistance de ce médicament en quantité active sur le plan

pharmacologique. L’exposition du fœtus à la méthadone se traduit par un retard notable de la

croissance du cerveau après la naissance lié à une réduction du contenu cérébral en ADN mesuré

21 jours après la naissance. D’après les résultats de l’étude du taux plasmatique de la méthadone,

cet agent a une demi-vie plasmatique de seulement quelques heures chez le rat, mais les travaux

ayant porté sur la méthadone tritiée indiquent qu’administrée à la femme enceinte, la méthadone

s’accumule et séjourne longtemps dans le cerveau et le foie du nouveau-né, et qu’elle peut altérer

la maturation des systèmes cholinergique-adrénergique ou catécholaminergique.

L’administration de doses de 5, 10 et 15 mg/kg à des rates gravides pendant les 2 dernières

semaines de la gestation se traduit par l’obtention de taux de méthadone sanguine liés à la dose

administrée,

correspondant

respectivement

taux

observés

chez

l’homme

reçoit

quotidiennement une dose d’entretien d’environ 30, 60 et 100 mg.

À l’instar de la morphine, la méthadone bloque l’ovulation chez la rate mais seulement quand

elle est administrée en doses proches du seuil de toxicité.

TOXICOLOGIE

Chez l’animal, la méthadone est de 3 à 10 fois plus toxique que la morphine suivant l’espèce

étudiée, et de 2 à 3 fois plus toxique que la mépéridine.

Dans le cadre d’études comparatives de toxicité aiguë menées chez le rat, la méthadone s’est

révélée environ 10, 6 et 25 fois plus toxique que la morphine, poids pour poids, selon qu’elle est

prise par voie orale, injectée par voie sous-cutanée ou administrée par voie intraveineuse.

L’énantiomère lévogyre de la méthadone, auquel est imputable pratiquement tout le pouvoir

analgésique du mélange racémique, est à peine plus toxique que le mélange racémique même.

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Monographie de produit – Metadol-D

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Les données relatives à la toxicité aiguë du mélange racémique de méthadone chez le rat et la

souris sont exposées au tableau suivant :

Dose létale moyenne (en mg/kg)

Voie d’administration

Souris

Rat

Sous-cutanée

Intrapéritonéale

Intraveineuse

seul

chiens

avaient

reçu

50 mg/kg

méthadone

racémique

injection

sous-cutanée a eu de violentes convulsions et est mort 4 heures après l’injection.

L’administration quotidienne de 4 mg/kg de chlorhydrate de méthadone par voie sous-cutanée à

des rats pendant 10 semaines entraîne un retard de croissance. À l’autopsie, la seule altération

macroscopique observée était une légère augmentation du ratio poids du foie : poids corporel.

Une importante irritation sous-cutanée locale a été observée aux points d’injection.

Chez de jeunes chiennes bâtardes adultes (n = 8) qui avaient reçu des injections de 2 mg/kg de

méthadone 2 f.p.j. la semaine et 1 f.p.j. la fin de semaine, pendant une période allant jusqu’à

16 semaines, on a observé les effets indésirables extrêmes suivants : dépression générale, narcose

et sédation. L’épuisement de ces effets a mis beaucoup plus de temps à s’installer avec la

méthadone que s’il s’était agi de morphine. Parmi les autres effets durables du traitement,

mentionnons la bradycardie, qui ne s’épuise pas, les vomissements et la baisse de la tension des

ondes P et R sur l’électrocardiogramme. Les signes observés après le sevrage de la méthadone

incluaient l’élévation de la fréquence respiratoire au repos, la tachycardie, la perte d’appétit et

des tremblements musculaires prononcés, dont des secousses musculaires et de la rigidité.

Tératogénicité :

La méthadone n’a pas semblé avoir d’effets tératogènes chez le rat et le lapin. Toutefois,

l’administration de fortes doses a produit de tels effets chez le cobaye, le hamster et la souris.

Une étude publiée a révélé que chez les fœtus de hamster, l’administration sous-cutanée de

méthadone à des doses égales ou supérieures à 31 mg/kg (exposition que l’on estime environ

2 fois celle de l’humain qui reçoit une dose de 120 mg/jour par voie orale en fonction de la

surface corporelle, ou équivalente à celle de l’humain qui reçoit une dose intraveineuse de

120 mg/jour) le 8

jour de la gestation a provoqué une exencéphalie et des effets neurologiques.

Certains des effets signalés sont survenus à des doses s’étant révélées toxiques pour la mère. Au

cours d’une autre étude menée sur des souris, l’administration sous-cutanée d’une seule dose de

22 à 24 mg/kg de méthadone (exposition que l’on estime à peu près équivalente à celle de

l’humain qui reçoit une dose de 120 mg/jour par voie orale en fonction de la surface corporelle

ou correspondant à la moitié de celle de l’humain recevant une dose de 120 mg/jour par voie

intraveineuse) le 9

jour de la gestation a également entraîné une exencéphalie chez 11 % des

embryons. Cependant, aucun effet n’a été signalé chez les rats et les lapins ayant reçu des doses

pouvant atteindre 40 mg/kg (exposition que l’on estime environ 3 et 6 fois, respectivement, celle

Pristine-Fr

Pg. 37

Monographie de produit – Metadol-D

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Page 38 de 50

de l’humain qui reçoit une dose de 120 mg/jour par voie orale en fonction de la surface

corporelle ou 1,5 et 3 fois, respectivement, celle de l’humain qui reçoit une dose de 120 mg/jour

voie

intraveineuse)

cours

jour

jour

gestation,

respectivement.

L’administration de méthadone en dose de 5, 10, 15 ou 20 mg/kg à des rates gravides pendant les

2 dernières semaines de la gestation s’est traduite par une augmentation liée à la dose de la

fréquence de résorption fœtale et de la mortinatalité, mais n’a pas eu d’effet tératogène. Les

petits des rates qui avaient reçu les deux doses intermédiaires pesaient moins que les animaux

témoins à la naissance, mais cet écart s’était refermé au sevrage.

Les résultats des études de tératologie comportementale ont donné à penser que l’emploi de la

méthadone en doses suffisamment fortes pour causer une mortalité relativement élevée chez les

mères et leur descendance permettrait d’obtenir des survivants plus résistants aux effets toxiques

de cet agent, chez qui n’apparaîtraient pas les effets observés chez les animaux qui avaient reçu

la plus faible dose.

Des études animales publiées donnent à penser que l’exposition périnatale aux narcotiques, y

compris

méthadone,

peut

altérer

développement

neuronal

comportemental

progéniture. Chez le rat, une telle exposition a été associée à des altérations de la capacité

d’apprentissage, de l’activité motrice, de la régulation thermique, de la réponse nociceptive et de

la sensibilité à d’autres médicaments. D’autres données animales témoignent des modifications

neurochimiques cérébrales de petits traités à la méthadone, lesquelles touchaient entre autres les

systèmes cholinergique, dopaminergique, noradrénergique et sérotoninergique.

Carcinogénicité et mutagénèse :

données

rapports

publiés

d’études

carcinogénicité

révèlent

fréquence

d’adénomes pituitaires a augmenté significativement chez des souris B6C2F1 femelles ayant

consommé 15 mg/kg/jour de méthadone pendant 2 ans. Cette dose correspond à environ 0,6 fois

la dose employée chez l’homme (120 mg/jour par voie orale) d’après une comparaison fondée

sur la surface corporelle. Cette observation n’a toutefois pas été faite chez les souris recevant la

méthadone à raison de 60 mg/kg/jour (soit environ 2,5 fois la dose quotidienne employée chez

l’homme, à savoir 120 mg/jour par voie orale). Qui plus est, lors d’une étude de 2 ans évaluant

les effets de l’ajout de méthadone à la nourriture de 344 rats Fisher, rien n’a permis de conclure

que la fréquence des néoplasmes était accrue avec l’administration de doses pouvant atteindre

28 mg/kg/jour chez les mâles et 88 mg/kg/jour chez les femelles (soit à peu près 2,3 fois et

7,1 fois, respectivement, la dose quotidienne orale utilisée chez l’homme [120 mg/jour]) d’après

une comparaison fondée sur la surface corporelle.

D’après

données

issues

rapports

publiés,

résultats

test

fragmentation

chromosomique et du test létal récessif lié au sexe ne font état d’aucune mutation au sein des

cellules germinales de drosophiles ayant reçu de la méthadone dans leur nourriture ou par

injection.

L’administration

méthadone

souris

mâles

augmenté

nombre

chromosomes

sexuels,

d’autosomes

univalents

translocations

chromosomes

multivalents. Les résultats du test de réparation de l’ADN réalisé sur des souches de

E. coli

, de

même que ceux des épreuves visant la détection de mutations chez

Neurospora crassa

et dans

des cellules de lymphome murin, se sont tous révélés positifs.

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Pg. 38

Monographie de produit – Metadol-D

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Page 39 de 50

RÉFÉRENCES

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Pg. 39

Monographie de produit – Metadol-D

MD

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Pristine-Fr

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Monographie de produit – Metadol-D

MD

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LISEZ CE DOCUMENT POUR ASSURER UNE UTILISATION SÉCURITAIRE ET

EFFICACE DE VOTRE MÉDICAMENT

RENSEIGNEMENTS DESTINÉS AU PATIENT

N

METADOL-D

MD

Comprimés de chlorhydrate de méthadone

Solution orale de chlorhydrate de méthadone

Concentré oral de chlorhydrate de méthadone

Lisez attentivement ce qui suit avant de commencer à prendre METADOL-D et chaque fois que

vous obtenez un renouvellement. L’information présentée ici est un résumé et ne couvre pas tout.

Discutez de votre maladie et de votre traitement avec votre professionnel de la santé, et

demandez-lui s’il dispose de nouveaux renseignements au sujet de METADOL-D.

Mises en garde et précautions importantes

Même si vous prenez METADOL-D de la manière prescrite, vous courez un risque

de toxicomanie, d’abus et de mauvaise utilisation des opioïdes, qui peut entraîner

une surdose et la mort. Pour savoir si vous présentez un risque de toxicomanie,

d’abus et de mésusage associés aux opioïdes, communiquez avec le prescripteur du

médicament (par exemple, votre médecin).

Des problèmes respiratoires mettant la vie en danger peuvent survenir lorsque vous

prenez METADOL-D, particulièrement s’il n’est pas pris selon les directives du

prescripteur. Les nourrissons risquent de présenter des problèmes respiratoires

mettant leur vie en danger si leur mère prend des opioïdes lorsqu’elle est enceinte

ou qu’elle allaite.

Ne donnez jamais METADOL-D à quelqu’un d’autre. Cette personne pourrait

mourir si elle prenait le médicament. Même une dose unique de METADOL-D, prise

par une personne à qui il n’a pas été prescrit, peut entraîner une surdose mortelle, ce

qui est particulièrement vrai chez les enfants.

Si vous avez pris METADOL-D durant votre grossesse pour une période courte ou

longue, à des doses faibles ou élevées, votre bébé pourrait, après sa naissance,

présenter des symptômes de sevrage mettant sa vie en danger. Ces symptômes

peuvent apparaître de quelques jours à quatre semaines après l’accouchement. S’il

présente l’un ou l’autre des symptômes suivants :

il ne respire pas comme d’habitude (respiration faible, difficile ou rapide);

il est particulièrement difficile à calmer;

il présente des tremblements;

il a des selles abondantes, éternuements, bâillements, vomissements ou fièvre.

Obtenez immédiatement une aide médicale pour votre bébé.

La prise de METADOL-D avec d’autres opioïdes, des benzodiazépines, de l’alcool ou

d’autres dépresseurs du système nerveux central (y compris des drogues de la rue)

peut provoquer une importante somnolence, une diminution de l’état de conscience,

des difficultés respiratoires, un coma ou la mort.

Pristine-Fr

Pg. 41

Monographie de produit – Metadol-D

MD

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À quoi sert METADOL-D

MD

?

METADOL-D doit être associé à un encadrement social et médical approprié en tant que

traitement de substitution pour la dépendance aux opiacés. Seul un médecin qualifié peut

prescrire METADOL-D. METADOL-D doit être pris sous la supervision d’un professionnel de

la santé.

Comment METADOL-D

MD

agit-il?

METADOL-D contient de la méthadone, qui appartient à la classe des médicaments appelés

« opioïdes » qui incluent aussi l’héroïne, une drogue illicite, ainsi que la codéine, le fentanyl,

l’hydromorphine et la morphine qui sont des médicaments d’ordonnance.

METADOL-D agit en supprimant les symptômes de sevrage des opioïdes, sans produire une

sensation euphorisante alors que l’action prolongée du médicament permet l’administration

d’une dose de maintien unique et quotidienne.

Quels sont les ingrédients contenus dans METADOL-D

MD

?

Ingrédient médicinal :

chlorhydrate de méthadone

Ingrédients non médicinaux :

comprimés

METADOL-D

contiennent :

lactose,

stéarate

magnésium,

cellulose microcristalline. Les comprimés de différentes teneurs comprennent aussi les

colorants suivants :

1 mg : laque bleu brillant F.C.F.;

5 mg : laque jaune orangé S;

10 mg : laque jaune de quinoléine, laque bleu brillant F.C.F..

METADOL-D

solution

orale

contient :

acide

citrique,

dextrose,

glycérine,

méthylparabène, polyéthylèneglycol, benzoate de sodium, cyclamate de sodium et eau.

METADOL-D concentré oral contient : acide citrique, dextrose, glycérine, propylène

glycol, benzoate de sodium, cyclamate de sodium et eau.

METADOL-D

MD

est offert dans les formes posologiques suivantes :

Comprimés : 1 mg, 5 mg, 10 mg et 25 mg

Solution orale : 1 mg/mL

Concentré oral : 10 mg/mL

Ne pas utiliser METADOL-D

MD

si :

votre médecin ne vous l’a pas prescrit;

vous

êtes

allergique

chlorhydrate

méthadone

tout

autre

ingrédient

METADOL-D;

vous souffrez d’asthme sévère, vous avez un trouble de la respiration ou vous avez un

trouble cardiaque, quel qu'il soit;

vous présentez une occlusion intestinale ou un rétrécissement de l'estomac ou des

intestins;

vous souffrez de diarrhée sévère provoquée par la prise d’antibiotiques;

Pristine-Fr

Pg. 42

Monographie de produit – Metadol-D

MD

Page 43 de 50

vous souffrez d’un traumatisme crânien ou vous êtes exposé à un risque de crises

convulsives;

vous souffrez d'alcoolisme;

vous avez pris un certain type d'antidépresseurs (inhibiteurs de la monoamine oxydase)

au cours des 14 jours précédents.

N'utilisez pas les comprimés METADOL-D

MD

si :

vous êtes atteint d'une rare maladie héréditaire qui nuit à la manière dont votre organisme

utilise le lactose (le lactose est un ingrédient de METADOL-D).

Pour éviter les effets indésirables et utiliser correctement le médicament, consultez votre

professionnel de la santé avant de prendre METADOL-D

MD

. Discutez de tout problème de

santé que vous pourriez avoir, y compris si :

vous avez des antécédents d’abus d’alcool;

vous souffrez d'une maladie grave des reins, des poumons ou du foie;

vous êtes atteint d’une maladie cardiaque;

votre pression artérielle est basse;

vous avez ou avez eu une dépression;

vous souffrez d’une constipation chronique ou grave;

si vous souffrez de migraines;

vous présentez ou avez présenté les troubles suivants : douleur abdominale, troubles de la

glande thyroïde, troubles de la prostate, rétrécissement anormal de l’urètre, troubles des

glandes

surrénales,

comme

maladie

d’Addison,

crises

épileptiques,

convulsions,

hallucinations ou troubles mentaux graves;

vous êtes enceinte ou prévoyez le devenir, vous allaitez ou vous êtes en travail.

Autres mises en garde à connaître :

Dépendance aux opioïdes et toxicomanie :

Il y a d’importantes différences entre la dépendance

physique et la toxicomanie. Il est important que vous consultiez votre médecin si vous avez des

questions ou des préoccupations à propos de l’abus, de la toxicomanie ou de la dépendance

physique.

Grossesse, allaitement, travail et accouchement :

Les opioïdes peuvent être transmis à votre

enfant par le lait maternel, ou même avant la naissance, alors qu’il se trouve toujours dans

l’utérus. METADOL-D causerait alors des problèmes respiratoires menaçant la vie de votre

enfant.

Conduite de véhicules et opération de

machines :

Abstenez-vous d’exécuter des tâches

exigeant une attention particulière jusqu’à ce que vous connaissiez les effets de METADOL-D

sur vous. METADOL-D peut causer :

de la somnolence;

des étourdissements;

une sensation de tête légère.

Pristine-Fr

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Monographie de produit – Metadol-D

MD

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Ces effets se manifestent habituellement après la première dose et lorsque la dose est augmentée.

Atteinte des glandes surrénales :

Vous pourriez présenter une atteinte des glandes surrénales

que l’on appelle « insuffisance surrénalienne ». Cela signifierait que vos glandes surrénales

produiraient des quantités insuffisantes de certaines hormones. Vous pourriez alors présenter des

symptômes tels que les suivants :

nausées, vomissements;

fatigue, faiblesse ou étourdissements;

diminution de l’appétit.

Une atteinte des glandes surrénales est plus probable si vous prenez des opioïdes depuis plus

d’un mois. Votre médecin peut vous faire subir des examens, vous prescrire un autre médicament

et cesser graduellement l’administration de METADOL-D.

Toxicité sérotoninergique (aussi appelée syndrome sérotoninergique) :

METADOL-D peut

causer un syndrome sérotoninergique, une réaction rare, mais potentiellement mortelle. Ce

syndrome peut modifier de façon importante le fonctionnement de votre cerveau, de vos muscles

et de votre appareil digestif. Une toxicité sérotoninergique pourrait se manifester si vous prenez

METADOL-D en association avec certains antidépresseurs ou antimigraineux.

Les symptômes de la toxicité sérotoninergique sont les suivants :

fièvre, transpiration, tremblements, diarrhées, nausées, vomissements;

secousses

musculaires,

tremblements

raideurs,

réflexes

exagérés,

perte

coordination;

accélération du rythme cardiaque, modification de la pression sanguine;

confusion, agitation, nervosité, hallucinations, irrégularités de l’humeur, inconscience et

coma.

Fonction sexuelle/reproduction :

L’utilisation prolongée d’opioïdes peut être associée à une

diminution du taux des hormones sexuelles. Elle peut également être associée à une baisse de la

libido (désir sexuel), à une dysfonction érectile ou à une infertilité.

Apnée du sommeil :

Les opioïdes peuvent causer un problème appelé apnée du sommeil

(interruption momentanée de la respiration pendant le sommeil). Si vous avez des antécédents

d’apnée du sommeil, ou si quelqu’un a remarqué que vous arrêtez de respirer de temps à autre

pendant que vous dormez, mentionnez-le à votre médecin.

Mentionner à votre professionnel de la santé tous les médicaments que vous prenez, y

compris les drogues, les vitamines, les minéraux, les suppléments naturels ou les produits

de médecine douce.

Les produits suivants peuvent interagir avec METADOL-D

MD

:

Alcool. Cette catégorie comprend les médicaments sur ordonnance et en vente libre qui

contiennent de l’alcool.

Ne pas

boire d’alcool lorsque vous prenez METADOL-D, car

cela

peut

causer

somnolence,

dépression

respiratoire,

respiration

anormalement lente ou faible, des effets secondaires graves ou une surdose mortelle;

d'autres sédatifs, qui peuvent accentuer la somnolence provoquée par METADOL-D;

Pristine-Fr

Pg. 44

Monographie de produit – Metadol-D

MD

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analgésiques opioïdes (pour le soulagement de la douleur);

les anesthésiques généraux (utilisés pendant une intervention chirurgicale);

les médicaments qui aident au sommeil ou qui réduisent l’anxiété;

les antidépresseurs (pour le traitement de la dépression et des troubles de l'humeur).

Ne

pas

prendre METADOL-D avec des inhibiteurs de la monoamine oxydase ou si vous

avez pris un tel médicament au cours des 14 jours précédant le début de votre traitement

par METADOL-D;

les médicaments utilisés dans le traitement des troubles mentaux ou affectifs graves,

comme la schizophrénie;

les médicaments utilisés dans le traitement de l’épilepsie (p. ex., la phénytoïne, la

carbamazépine);

les antihistaminiques (pour le traitement des allergies) ou les médicaments contre le

rhume;

les antiémétiques (pour la prévention des vomissements);

les diurétiques;

les médicaments utilisés dans le traitement des spasmes musculaires et du mal de dos;

la warfarine et les autres anticoagulants à base de coumarine (pour la prévention/le

traitement des caillots sanguins);

les antirétroviraux, les antifongiques et les antibiotiques;

médicaments

agissent

système

organique

appelé

CYP3A4

ex.,

érythromycine, sertraline);

tout médicament en vente libre (vendu sans ordonnance), y compris les laxatifs;

le millepertuis (utilisé principalement dans les cas d’humeur dépressive).

Comment prendre METADOL-D

MD

:

Comprimés de METADOL-D : Avaler en entier.

Ne pas

briser, mâcher, dissoudre, ni écraser.

Dose initiale habituelle chez l’adulte :

Votre dose de METADOL-D est personnalisée et varie selon votre usage et vos symptômes.

Assurez-vous de suivre à la lettre la posologie recommandée par votre médecin ou pharmacien.

Si vous prenez la solution, mesurez soigneusement la dose avec une cuillère à mesurer ou un

gobelet pour médicaments.

Votre dose doit être prise en une seule fois et de préférence à la même heure, chaque jour.

Vous ne devez pas modifier votre dose de METADOL-D sans en avoir discuté avec votre

médecin ou pharmacien au préalable et uniquement si un changement de dose est recommandé.

Si vous manifestez un quelconque effet indésirable suite à la prise de METADOL-D, consultez

immédiatement votre professionnel de la santé

La dose prescrite de la solution orale ou du concentré oral de METADOL-D

vous sera donnée

avec du Kool-Aid

à saveur de raisin, du Tang

à saveur d’orange, du jus de pomme Allen's

, du

Crystal Light

à saveur de tangerine et de pamplemousse ou du Crystal Light

à saveur de

Pristine-Fr

Pg. 45

Monographie de produit – Metadol-D

MD

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limonade. Les solutions de méthadone restantes doivent être réfrigérées (entre 2

C et 8

C) et

consommées dans un délai de 14 jours, ou de 7 jours si le diluant est le jus de pomme Allen's

Interruption du traitement :

Il ne faut pas interrompre soudainement la prise de METADOL-D si vous le prenez depuis plus

de quelques jours.

Votre médecin vous surveillera et vous aidera à réduire graduellement la prise de METADOL-D.

Cela doit se faire lentement, afin d’éviter des symptômes gênants, comme les suivants :

courbatures;

diarrhée;

chair de poule;

perte d’appétit;

nausées;

nervosité ou agitation;

nez qui coule;

éternuements;

tremblements;

crampes d’estomac;

accélération des battements du cœur (tachycardie);

troubles du sommeil;

augmentation inhabituelle de la sudation;

palpitations;

fièvre inexpliquée;

faiblesse;

bâillements.

En réduisant ou en cessant la prise d’opioïdes, vous serez moins tolérant à ces médicaments. Si

vous recommencez un traitement, il faudra le faire à la dose la plus faible. Vous pourriez subir

une surdose si vous recommenciez à prendre METADOL-D à la dernière dose que vous preniez

avant d’arrêter le traitement.

Renouvellement des ordonnances de METADOL-D

MD

:

Une nouvelle ordonnance écrite est exigée de votre médecin chaque fois que vous avez besoin de

METADOL-D. Il est donc important de communiquer avec votre médecin avant que votre stock

actuel soit épuisé.

N’obtenez une ordonnance de ce médicament que du médecin responsable de votre traitement.

Ne cherchez pas à obtenir des ordonnances de tout autre médecin, sauf si la responsabilité de la

prise en charge de votre douleur est transférée à un autre médecin.

Occasionnellement, la marque de méthadone prescrite par votre médecin ou délivrée par votre

pharmacien peut changer. Parlez à votre médecin ou pharmacien si vous ressentez des effets

indésirables.

Pristine-Fr

Pg. 46

Monographie de produit – Metadol-D

MD

Page 47 de 50

Surdose :

Si vous croyez avoir trop ingéré de METADOL-D

MD

, consultez votre professionnel de la santé

ou rendez-vous aux urgences ou au centre antipoison régional sur-le-champ, même si vous ne

manifestez aucun symptôme.

Les signes de surdose comprennent :

respiration anormalement lente ou faible;

étourdissements;

confusion;

somnolence extrême.

Dose oubliée :

Il est important de ne manquer aucune dose. Si vous oubliez d’en prendre une, prenez la dose

suivante à l’heure prévue. Si vous oubliez une dose, prenez la prochaine dose

à l’heure

habituelle. Vous devez toujours essayer de reprendre votre schéma posologique. Ne prenez pas

deux doses à la fois. Si vous oubliez plusieurs doses successives, consultez votre médecin avant

de reprendre votre traitement.

Quels sont les effets indésirables possibles de METADOL-D

MD

?

Voici quelques effets indésirables que vous pourriez ressentir lorsque vous prenez METADOL-

D. Si vous manifestez un effet indésirable qui n’a pas été énuméré, consultez votre professionnel

de la santé.

Les effets indésirables sont notamment les suivants :

Somnolence;

Insomnie;

Étourdissements;

Épisode d’évanouissement;

Sensation de tête légère;

Nausées, vomissements, perte d'appétit;

Sécheresse de la bouche;

Maux de tête;

Troubles de la vision;

Faiblesse, absence de coordination des mouvements musculaires;

Démangeaisons;

Transpiration excessive, rougeur du visage;

Constipation;

Baisse du désir sexuel, impuissance (dysfonction érectile), infertilité.

Consultez votre médecin ou votre pharmacien pour savoir comment prévenir la constipation

lorsque vous commencez à prendre METADOL-D.

Vous devez obtenir immédiatement de l’aide médicale d’urgence :

si vos battements cardiaques sont rapides, lents ou irréguliers (votre cœur saute un

Pristine-Fr

Pg. 47

Monographie de produit – Metadol-D

MD

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battement), si vous avez des douleurs thoraciques ou une oppression thoracique, si vous

vous évanouissez ou si vous vous sentez très étourdi;

si vous présentez un syndrome sérotoninergique qui comporte une combinaison de la

plupart ou de tous les symptômes suivants : agitation, confusion, délire, fréquence

cardiaque

rapide

haute

pression,

raideur,

manque

coordination,

nausées,

vomissements, diarrhée, transpiration, fièvre, frissons, convulsions et coma.

Effets indésirables graves et mesures à prendre

Symptôme ou effet

Consultez votre professionnel de la

santé

Cessez de prendre

le médicament et

consultez un

médecin

sur-le-champ

Uniquement s’il

est grave

Dans tous les cas

RARE

Surdose :

hallucinations,

confusion, démarche anormale,

respiration lente ou faible,

somnolence extrême, sédation

ou étourdissements, muscles

flasques/ faible tonus musculaire

épiderme froid et moite, crises

épileptiques.

Dépression respiratoire :

Respiration lente, superficielle

ou faible

Réaction allergique :

éruption

cutanée, urticaire, œdème du

visage, des lèvres, de la langue

ou de la gorge, difficulté à

avaler ou à respirer

Occlusion intestinale

(fécalome) :

douleur

abdominale, constipation sévère,

nausées

Sevrage :

nausées,

vomissements, diarrhée, anxiété,

frissons, peau froide et moite,

courbatures, perte d’appétit,

transpiration excessive.

Fréquence cardiaque rapide,

lente ou irrégulière :

palpitations cardiaques.

Faible pression artérielle :

étourdissements,

évanouissement, sensation de

tête légère.

Toxicité sérotoninergique

Pristine-Fr

Pg. 48

Monographie de produit – Metadol-D

MD

Page 49 de 50

(aussi appelée syndrome

sérotoninergique) :

réaction pouvant causer une

sensation d’agitation ou de

nervosité, des bouffées de

chaleur, des contractions

musculaires, des mouvements

involontaires des yeux, une

transpiration abondante, une

température corporelle élevée (>

38 ℃) ou une rigidité

musculaire.

Si vous présentez un symptôme ou un effet indésirable pénible qui n’est pas énuméré ici ou qui

s’aggrave au point de nuire à vos activités quotidiennes, consultez votre professionnel de la

santé.

Déclaration des effets indésirables

Nous vous invitons à signaler les effets indésirables graves ou inattendus à Santé Canada.

L’information sert à déceler de nouveaux problèmes liés à l’innocuité des produits de santé. En

tant que consommateur, vous contribuez ainsi à améliorer l’utilisation sans risque des produits

de santé.

Il existe trois moyens de déclarer un effet indésirable :

En ligne, à MedEffet :

https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/medicaments-produits-sante/medeffet-canada.

html

Par téléphone au 1-866-234-2345 (sans frais);

En remplissant un formulaire de déclaration des effets indésirables par le

consommateur et en l’envoyant par l’une ou l’autre des façons :

Par télécopieur, au 1-866-678-6789 (sans frais),

Par la poste :

Programme Canada Vigilance

Santé Canada, indice de l’adresse 1908C

Ottawa (Ontario)

K1A 0K9

Des étiquettes affranchies et le formulaire de déclaration des effets indésirables

par le consommateur sont offerts sur le site Internet de MedEffet :

(https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/medicaments-produits-sante/me

deffet-canada.html).

REMARQUE : Si vous désirez plus de renseignements sur la prise en charge des effets

indésirables, communiquez avec votre professionnel de la santé. Le Programme Canada

Vigilance ne fournit pas de conseils médicaux.

Entreposage:

Votre pharmacien ou autre professionnel de la santé entreposera ce produit.

Pour ceux qui ont des doses à emporter à domicile :

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Monographie de produit – Metadol-D

MD

Page 50 de 50

Veuillez conserver toute quantité inutilisée ou périmée de METADOL-D

MD

dans un

endroit sûr pour prévenir le vol, le mésusage ou une exposition accidentelle.

Conservez à température ambiante (entre 15 °C et 30 °C), et dans un endroit sec.

Protégez le concentré oral et la solution orale METADOL-D de la lumière et du gel.

Gardez les flacons distribués par le pharmacien hermétiquement fermés.

Conservez METADOL-D sous clé et hors de la vue et de la portée des enfants et des

animaux de compagnie.

Ne prenez jamais de médicaments devant de jeunes enfants, car ils pourraient

essayer de vous imiter. Une ingestion accidentelle chez un enfant est dangereuse et

peut entraîner la mort. En cas d’ingestion accidentelle de METADOL-D par un

enfant, obtenez immédiatement une aide d’urgence.

Élimination :

METADOL-D

MD

ne doit jamais être jeté aux poubelles, car les enfants et les animaux de

compagnie pourraient y avoir accès.

Les préparations doivent être retournées à une pharmacie

pour qu’elles soient éliminées convenablement.

Pour en savoir davantage au sujet de METADOL-D

MD

:

Communiquez avec votre professionnel de la santé.

Vous trouverez la monographie de produit complète rédigée à l’intention des

professionnels de la santé, qui comprend les renseignements sur les médicaments destinés

aux consommateurs, sur le site web de Santé Canada,

(https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/medicaments-produits-sante/medicament

s/base-donnees-produits-pharmaceutiques.html), le site Internet du fabricant

www.paladinlabs.com ou en téléphonant au 1-888-867-7426.

Le présent dépliant a été rédigé par les Laboratoires Paladin.

Dernière révision : 25 février 2021

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