LEVOTHYROXINE SODIUM FOR INJECTION Poudre pour solution

Canada - français - Health Canada

Achète-le

Ingrédients actifs:
Lévothyroxine sodique
Disponible depuis:
FRESENIUS KABI CANADA LTD
Code ATC:
H03AA01
DCI (Dénomination commune internationale):
LEVOTHYROXINE SODIUM
Dosage:
200MCG
forme pharmaceutique:
Poudre pour solution
Composition:
Lévothyroxine sodique 200MCG
Mode d'administration:
Intramusculaire
Unités en paquet:
100
Type d'ordonnance:
Prescription
Domaine thérapeutique:
THYROID AGENTS
Descriptif du produit:
Numéro de groupe d'ingrédients actifs (GIA) :0107794003; AHFS: 68:36.04
Statut de autorisation:
APPROUVÉ
Numéro d'autorisation:
02245947
Date de l'autorisation:
2015-04-02

Documents dans d'autres langues

Lire le document complet

MONOGRAPHIE DE PRODUIT

Pr

LÉVOTHYROXINE SODIQUE POUR INJECTION

Poudre lyophilisée

200 mcg/fiole et 500 mcg/fiole

Hormone thyroïdienne

Fresenius Kabi Canada Ltée

Date de préparation :

165 Galaxy Blvd., bureau 100

16 février 2017

Toronto, ON M9W 0C8

de contrôle : 197889

Levothyroxine PM-FREv5.0-Clean

Page 2 de 34

Table des matières

PARTIE I : RENSEIGNEMENTS POUR LE PROFESSIONNEL DE LA SANTÉ .................. 3

INDICATIONS ET USAGE CLINIQUE ................................................................................ 3

CONTRE-INDICATIONS ....................................................................................................... 3

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS .............................................................................. 4

EFFETS INDÉSIRABLES .................................................................................................... 10

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES .......................................................................... 11

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION ................................................................................ 17

SURDOSAGE ........................................................................................................................ 20

MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE .................................................. 21

CONSERVATION ET STABILITÉ ...................................................................................... 22

FORMES POSOLOGIQUES, COMPOSITION ET CONDITIONNEMENT...................... 22

PARTIE II : RENSEIGNEMENTS SCIENTIFIQUES ............................................................... 24

RENSEIGNEMENTS PHARMACEUTIQUES .................................................................... 24

ESSAIS CLINIQUES ............................................................................................................ 25

PHARMACOLOGIE DÉTAILLÉE ...................................................................................... 26

TOXICOLOGIE ..................................................................................................................... 28

RÉFÉRENCES ....................................................................................................................... 30

PARTIE III : RENSEIGNEMENTS POUR LE CONSOMMATEUR....................................... 32

Levothyroxine PM-FREv5.0-Clean

Page 3 de 34

Pr

LÉVOTHYROXINE SODIQUE POUR INJECTION

PARTIE I : RENSEIGNEMENTS POUR LE PROFESSIONNEL DE LA SANTÉ

RENSEIGNEMENTS SOMMAIRES SUR LE PRODUIT

Voie

d’administration

Forme posologique/

Teneur

Ingrédients non médicamenteux

cliniquement importants

Injection

(intraveineuse ou

intramusculaire)

Poudre lyophilisée/

200 mcg/fiole

500 mcg/fiole

Mannitol, phosphate dibasique de sodium

heptahydraté et hydroxyde de sodium

INDICATIONS ET USAGE CLINIQUE

La Lévothyroxine sodique pour injection est indiquée comme :

traitement de remplacement ou de supplément de l’hypothyroïdie d’une étiologie quelconque,

sauf d’une hypothyroïdie passagère au cours de la phase de rétablissement de la thyroïdite

subaiguë. Les indications spécifiques comprennent les suivantes : hypothyroïdie primaire

(thyroïdienne), secondaire (hypophysaire) ou tertiaire (hypothalamique). L’hypothyroïdie

primaire peut résulter d’une dysfonction, d’une atrophie primaire, d’une absence partielle ou

totale de la thyroïde, des effets de la chirurgie, de l’irradiation, de médicaments, avec ou sans

goitre.

Pédiatrie : L’utilisation de la Lévothyroxine sodique pour injection est approuvée pour la

population pédiatrique. Cependant, des considérations posologiques et de surveillance

s’appliquent (voir POSOLOGIE ET ADMINISTRATION. Posologie recommandée et

ajustement posologique, Posologie chez l’enfant).

Gériatrie : L’utilisation de la Lévothyroxine sodique pour injection est approuvée pour la

population gériatrique. Cependant, des précautions d’ordre posologique s’appliquent (voir

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION, Posologie recommandée et ajustement

posologique, Posologie chez les personnes âgées).

CONTRE-INDICATIONS

Les patients qui présentent une hypersensibilité à ce médicament ou à l’un des ingrédients de la

formulation de ce dernier ou des composants du récipient. Pour obtenir une liste complète,

consulter FORMES POSOLOGIQUES, COMPOSITION ET CONDITIONNEMENT.

Dans les cas de thyrotoxicose subclinique non traitée (suppression du taux sérique de TSH en

présence de taux T

et T

normaux) ou de thyrotoxicose avérée d’étiologie quelconque.

Dans les cas d’infarctus aigu du myocarde, de myocardite aiguë ou de pancardite aiguë.

En cas d’insuffisance surrénalienne non compensée, car les hormones thyroïdiennes peuvent

précipiter une crise surrénalienne aiguë par augmentation de la clairance métabolique des

glucocorticoïdes (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Système immunitaire,

Syndrome pluriglandulaire auto-immun).

Levothyroxine PM-FREv5.0-Clean

Page 4 de 34

Le traitement associatif de l’hyperthyroïdie recourant à la lévothyroxine et aux agents

antithyroïdiens est contre-indiqué pendant la grossesse (voir MISES EN GARDE ET

PRÉCAUTIONS, Populations particulières, Patientes enceintes).

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS

Mises en garde et précautions importantes

On ne devrait pas se servir des hormones thyroïdiennes, y compris la lévothyroxine, seules ou

avec d’autres agents thérapeutiques, pour traiter l’obésité ou pour la perte pondérale. Chez les

patients euthyroïdiens, des doses situées dans l’éventail des besoins hormonaux quotidiens sont

inefficaces pour la perte pondérale. De fortes doses peuvent causer des manifestations toxiques

graves, possiblement mortelles, surtout lorsqu’administrées avec des amines

sympathomimétiques comme celles employées pour leurs effets anorexiques.

Généralités

La lévothyroxine est dotée d’un indice thérapeutique étroit. Quelle que soit l’indication pour

laquelle le médicament est utilisé, il faut soigneusement en régler la posologie afin d’éviter les

conséquences d’un traitement excessif ou insuffisant. Ces conséquences comprennent, entre

autres, les effets sur la croissance et le développement, la fonction cardiovasculaire, le

métabolisme osseux, la fonction reproductive, la fonction cognitive, l’état émotif, la fonction

gastro-intestinale, ainsi que sur le métabolisme du glucose et des lipides. Comme de nombreux

médicaments entrent en interaction avec la lévothyroxine sodique, il faut apporter les ajustements

qui s’imposent à la posologie afin de maintenir la réponse thérapeutique (voir INTERACTIONS

MÉDICAMENTEUSES, Interactions médicament-médicament).

Avant de commencer le traitement par hormone thyroïdienne ou avant d’effectuer un test de

suppression de la thyroïde, il faut exclure ou traiter les maladies ou affections suivantes :

insuffisance coronarienne, angor, artériosclérose, hypertension, insuffisance hypophysaire ou

insuffisance surrénalienne. Il faut également exclure ou traiter l’autonomie thyroïdienne avant

d’entreprendre le traitement par une hormone thyroïdienne.

L’étiologie de l’hypothyroïdie secondaire doit être déterminée avant d’administrer une

hormonothérapie thyroïdienne de remplacement. Le cas échéant, il faut mettre en route le

traitement substitutif d’une insuffisance surrénalienne compensée.

Le traitement par Lévothyroxine sodique pour injection chez les patients présentant des troubles

endocriniens précédemment non diagnostiqués, notamment l’insuffisance surrénale,

l’hypopituitarisme et le diabète insipide, peut aggraver les symptômes de ces endocrinopathies.

De rares cas de convulsions associés à l’instauration d’un traitement par la lévothyroxine sodique

ont été signalés, et pourraient être liés à l’effet de l’hormone thyroïdienne sur le seuil convulsif.

Carcinogenèse et mutagenèse

Bien qu’aucune étude animale n’ait été menée pour déterminer le potentiel mutagène ou

carcinogène des hormones thyroïdiennes, la T4 synthétique est identique à celle produite par la

Levothyroxine PM-FREv5.0-Clean

Page 5 de 34

thyroïde humaine. On a signalé, sans toutefois le confirmer, un lien entre la thyroïdothérapie

prolongée et le cancer du sein, et les patientes qui prennent de la lévothyroxine pour des indications

établies ne devraient pas interrompre leur traitement.

Appareil cardiovasculaire

Un traitement excessif par la lévothyroxine sodique peut se solder par des effets cardiovasculaires

indésirables, comme une augmentation de la fréquence cardiaque, de l’épaisseur de la paroi

cardiaque et de la contractilité cardiaque, ce qui peut précipiter crise angineuse ou arythmie. Si

des symptômes cardiaques surviennent ou s’aggravent, on devrait réduire la dose de

lévothyroxine. Les patients atteints de coronaropathie sous traitement par lévothyroxine doivent

être surveillés étroitement au cours d’une intervention chirurgicale, car le risque de précipiter des

arythmies cardiaques est plus grand chez ceux sous lévothyroxine. L’administration concomitante

de lévothyroxine et d’agents sympathomimétiques à des patients souffrant de coronaropathie peut

précipiter une insuffisance coronarienne. Par conséquent, des vérifications fréquentes des

paramètres de l’hormone thyroïdienne doivent être effectuées dans ces cas.

Il faut employer la lévothyroxine sodique avec précaution dans les cas de troubles

cardiovasculaires et chez les personnes âgées qui sont plus sujettes à souffrir d’une maladie

cardiaque occulte. Chez ces patients, il faut amorcer le traitement par la lévothyroxine à raison

de doses inférieures à celles recommandées chez les sujets plus jeunes ou chez les patients

indemnes de cardiopathie (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Populations

particulières, Gériatrie et POSOLOGIE ET ADMINISTRATION, Posologie recommandée

et ajustement posologique, Posologie chez les personnes âgées).

Appareil endocrinien et métabolisme

Carences en hormones hypothalamiques/hypophysaires : Chez les patients atteints d’hypothyroïdie

secondaire ou tertiaire, il faut envisager le risque de carences hypothalamiques/hypophysaires plus

marquées et, dans l’éventualité qu’on les diagnostique, il faut les traiter en cas d’insuffisance

surrénalienne (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Système immunitaire, Syndrome

pluriglandulaire auto-immun).

La lévothyroxine sodique n’est pas recommandée dans les états métaboliques hyperthyroïdiens. Une

exception est la supplémentation concomitante pendant le traitement médicamenteux antithyroïdien

de l’hyperthyroïdie.

Densité minérale osseuse : Chez les femmes, le traitement de longue durée par lévothyroxine

sodique a été associé à une résorption osseuse accrue, réduisant ainsi la densité minérale osseuse,

plus particulièrement chez les femmes ménopausées recevant des doses supérieures aux doses

adéquates de remplacement ou chez les femmes recevant des doses suppressives de lévothyroxine

sodique. Chez les femmes ménopausées atteintes d'hypothyroïdie et présentant un risque accru

d'ostéoporose, il faut éviter l'atteinte de taux sériques supra-physiologiques de lévothyroxine

sodique et, par conséquent, la surveillance étroite de la fonction thyroïdienne est recommandée. Par

conséquent, on recommande que les patientes traitées par lévothyroxine sodique reçoivent la dose

minimum nécessaire pour atteindre la réponse clinique et biochimique voulue.

Levothyroxine PM-FREv5.0-Clean

Page 6 de 34

Système immunitaire

Syndrome pluriglandulaire auto-immun : Parfois, une thyroïdite auto-immune chronique peut se

produire en lien avec d’autres troubles auto-immuns, tels une insuffisance surrénalienne, une

anémie pernicieuse ou le diabète sucré insulinodépendant. Les patients accusant une insuffisance

surrénalienne concomitante devraient recevoir des glucocorticoïdes de remplacement avant que ne

soit instauré leur traitement par lévothyroxine sodique. À défaut de procéder ainsi, l’instauration du

traitement par une hormone thyroïdienne pourra déclencher une crise surrénalienne aiguë, imputable

à la clairance métabolique accrue des glucocorticoïdes due à l’hormone thyroïdienne. Les patients

atteints de diabète sucré qui reçoivent un traitement par lévothyroxine peuvent nécessiter une

augmentation de la posologie de leur schéma d’antidiabétiques (voir INTERACTIONS

MÉDICAMENTEUSES, Interactions médicament-médicament).

Système hématopoïétique

La T

augmente la réponse à l’anticoagulothérapie. Le temps de prothrombine doit être surveillé de

près chez les patients traités à la fois par la lévothyroxine et des anticoagulants oraux et la dose de

ces derniers doit être ajustée en conséquence (voir INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES,

Interactions médicament-médicament).

Troubles psychiatriques

Lorsqu’on prescrit un traitement par la lévothyroxine chez un patient exposé à un risque de troubles

psychotiques, il est recommandé de commencer par une faible dose de lévothyroxine et de

l’augmenter graduellement en début de traitement. La surveillance du patient est de mise. Si des

signes de troubles psychotiques apparaissent, un ajustement de la dose de lévothyroxine doit être

envisagé.

Fonction sexuelle/reproduction

La lévothyroxine sodique ne doit pas être employée dans le traitement de la stérilité chez l’homme

ou la femme à moins que ce problème ne s’accompagne d’hypothyroïdie. Aucune étude animale n’a

été réalisée afin d’évaluer les effets de la lévothyroxine sur la fertilité.

Populations particulières

Patientes enceintes : Les études menées auprès de femmes prenant de la lévothyroxine sodique

durant la grossesse n’ont pas fait ressortir de risque accru d’anomalies congénitales. Il ne faut pas

arrêter la lévothyroxine sodique pendant la grossesse, et l’hypothyroïdie diagnostiquée durant la

grossesse doit être rapidement traitée.

Durant la grossesse, l’hypothyroïdie entraîne un taux supérieur de complications, notamment

avortements spontanés, prééclampsie, accouchement d’un mort-né et naissance prématurée.

L’hypothyroïdie maternelle peut exercer un effet indésirable sur le développement et la croissance

fœtale et infantile. Durant la grossesse, il peut y avoir diminution du taux sérique de T

augmentation du taux sérique de TSH qui, dans les deux cas, atteignent des valeurs hors des limites

de la normale. La hausse de TSH pouvant se produire dès la 4

semaine de gestation, les femmes

enceintes qui prennent de la lévothyroxine sodique devraient faire mesurer leur TSH au cours de

chaque trimestre. Il faut corriger toute hausse du taux sérique de TSH par une augmentation de la

dose de lévothyroxine sodique. Puisque le taux de TSH en post-partum est similaire à celui des

valeurs antérieures à la conception, il faut ramener la posologie de la lévothyroxine à la dose

Levothyroxine PM-FREv5.0-Clean

Page 7 de 34

antérieure à la grossesse immédiatement après l’accouchement. La TSH sérique devrait être

mesurée dans les 6 à 8 semaines suivant le post-partum.

Les hormones thyroïdiennes traversent jusqu’à un certain point la barrière placentaire comme en fait

foi le sang cordonal de fœtus athyréotiques dont le taux est du tiers environ de celui des mères. Le

transfert d’hormones thyroïdiennes de la mère au fœtus peut ne pas être adéquat, toutefois, pour

prévenir l’hypothyroïdie in utero.

Le traitement associatif de l’hyperthyroïdie recourant à la lévothyroxine et aux agents

antithyroïdiens est contre-indiqué pendant la grossesse (voir CONTRE-INDICATIONS). Une telle

association nécessiterait des doses plus élevées d’agents antithyroïdiens dont la faculté de franchir la

barrière placentaire et d’induire l’hypothyroïdie chez le nourrisson est connue.

Allaitement :

Des doses adéquates de lévothyroxine de remplacement sont nécessaires pour assurer une lactation

normale. Bien que les hormones thyroïdiennes ne se retrouvent qu’en faibles quantités dans le lait

maternel, la prudence est de rigueur lorsqu’on administre la lévothyroxine à une femme qui allaite.

Pédiatrie : Dans certaines circonstances, il faut tenir compte de la présence d’états médicaux

concurrents et, le cas échéant, les traiter comme il se doit (voir MISES EN GARDE ET

PRÉCAUTIONS, Généralités).

Au cours des deux premières semaines du traitement par lévothyroxine, il faut surveiller étroitement

les nourrissons en cas de surcharge cardiaque, d’arythmies et d’aspiration par réflexe avide de

succion.

Il faut surveiller de près l’état des patients afin d’éviter tant un traitement insuffisant qu’un

traitement excessif. Un traitement insuffisant peut se solder par des effets délétères sur le

développement de l’intelligence, les facultés mentales et la croissance. Un traitement excessif, pour

sa part, est associé à la craniosynostose chez le nourrisson, et il peut affecter le rythme de la

maturation cérébrale et accélérer l’avancement de l’âge osseux, occasionnant ainsi la fermeture

précoce des épiphyses et risquant de donner lieu à une insuffisance staturale à l’âge adulte.

La croissance des enfants traités peut manifester une période de rattrapage qui, dans certains cas,

pourrait suffire pour normaliser la taille des sujets à l’âge adulte. Chez les enfants atteints

d’hypothyroïdie marquée ou de longue date, une telle période de rattrapage peut ne pas suffire

pour normaliser la taille des sujets à l’âge adulte.

Hypothyroïdie congénitale

Les nourrissons atteints d’hypothyroïdie congénitale sont plus susceptibles de présenter d’autres

anomalies congénitales, les malformations cardiovasculaires (sténose pulmonaire, communication

interauriculaire et communication interventriculaire) étant l’anomalie concomitante la plus

fréquente.

Un rétablissement rapide du taux plasmatique normal de la T

est essentiel pour prévenir les effets

nocifs de l’hypothyroïdie congénitale sur le développement de l’intelligence ainsi que sur la

croissance physique globale et la maturation. Par conséquent, dès le diagnostic posé, il faut amorcer

le traitement par la lévothyroxine et le poursuivre généralement à vie.

Au cours des deux premières semaines du traitement par la lévothyroxine, il faut surveiller

Levothyroxine PM-FREv5.0-Clean

Page 8 de 34

étroitement les nourrissons en cas de surcharge cardiaque, d’arythmies et d’aspiration par réflexe

avide de succion.

Hypothyroïdie acquise chez l’enfant

Si une hypothyroïdie transitoire est soupçonnée, il est possible de vérifier si elle est permanente

lorsque l’enfant atteint l’âge de 3 ans en interrompant le traitement par la lévothyroxine pendant 30

jours et en mesurant les taux plasmatiques de T

et de TSH. Un faible taux de T

et un taux élevé de

TSH confirment qu’il s’agit d’hypothyroïdie permanente et qu’il faut reprendre le traitement. Si les

taux de T

et de TSH demeurent dans la plage des valeurs normales, un diagnostic présumé

d’hypothyroïdie transitoire peut être posé. Dans ce cas, une surveillance clinique continue et des

réévaluations périodiques de la fonction thyroïdienne sont nécessaires.

Puisque l’état de certains enfants gravement atteints peut évoluer vers l’hypothyroïdie clinique si le

traitement est interrompu pendant 30 jours, une autre démarche possible consiste à réduire de

moitié la dose de lévothyroxine pendant la période d’essai de 30 jours. Si, après 30 jours, le taux

plasmatique de TSH est supérieur à 20 mU/L, le diagnostic d’hypothyroïdie permanente est

confirmé et le traitement par la pleine dose de remplacement doit être repris. Toutefois, si le taux

plasmatique de TSH ne dépasse pas 20 mU/L, le traitement par la lévothyroxine doit être

interrompu pendant 30 jours de plus et les mesures du taux plasmatique de T

et de TSH doivent

ensuite être répétées.

Gériatrie : Étant donnée la prévalence accrue de la maladie cardiovasculaire chez les personnes

âgées, il ne faut pas instaurer le traitement par lévothyroxine à raison de la pleine dose de

remplacement. La fibrillation auriculaire est un fréquent effet secondaire du traitement par la

lévothyroxine chez les personnes âgées (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS,

Appareil cardiovasculaire et POSOLOGIE ET ADMINISTRATION, Posologie

recommandée et ajustement posologique, Posologie chez les personnes âgées).

Surveillance biochimique et épreuves de laboratoire

Généralités : On confirme le diagnostic d’hypothyroïdie par la mesure du taux de TSH au moyen

d’une technique de dosage sensible (sensibilité d’une technique de dosage de deuxième génération

≤ 0,1 mUI/L ou sensibilité d’une technique de dosage de troisième génération ≤ 0,01 mUI/L) et par

la mesure de la T

libre.

La justesse du traitement se détermine au moyen d’appréciations périodiques faisant appel à des

épreuves de laboratoire appropriées et à des évaluations cliniques. Le choix des épreuves de

laboratoire est tributaire de divers facteurs dont l’étiologie de la thyroïdopathie sous-jacente, la

présence d’états médicaux concurrents, y compris une grossesse, et la diversité des médicaments

pris en concomitance (voir INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES, Interactions

médicament-médicament et Interactions avec les épreuves de laboratoire). La persistance de

signes cliniques et biochimiques d’hypothyroïdie en dépit d’apparentes doses suffisantes de

remplacement peut dénoter une absorption inadéquate, une piètre observance thérapeutique, des

interactions médicamenteuses ou une baisse de puissance en T

de la préparation.

Lorsqu’on soupçonne une autonomie thyroïdienne, il est recommandé d’effectuer un test de

thyréolibérine (thyrotropin-releasing hormone, TRH) ou une scintigraphie de suppression avant le

début du traitement.

Levothyroxine PM-FREv5.0-Clean

Page 9 de 34

En cas d’hypothyroïdie d’origine hypophysaire ou hypothalamique, il faut évaluer si le traitement

par la lévothyroxine sodique est adéquat en mesurant le taux de T

libre, qui doit demeurer dans la

moitié supérieure de la plage des valeurs normales. La mesure du taux de TSH n’est pas un

indicateur fiable de réponse au traitement pour cette affection.

Adultes : Chez les adultes atteints d’hypothyroïdie primaire (thyroïdienne), la surveillance du

traitement s’effectue exclusivement par la mesure des taux sériques de TSH. La fréquence de

dosage de la TSH au cours de l’ajustement de la posologie de la lévothyroxine est fonction de la

situation clinique, mais on recommande de l’effectuer à raison d’intervalles de 6 à 8 semaines

jusqu’à la normalisation. Chez les patients dont le traitement par lévothyroxine a récemment été

amorcé, chez ceux où la TSH sérique est normalisée ainsi que chez ceux où la posologie de

lévothyroxine a été modifiée, il convient de mesurer la concentration sérique de TSH au bout de

périodes de 8 à 12 semaines. Lorsqu’on a atteint la dose optimale de remplacement, la surveillance

clinique (examen physique) et biochimique peut alors s’effectuer tous les 6 à 12 mois, selon la

situation clinique ou les changements pouvant se produire dans l’état du patient.

Pédiatrie :

Hypothyroïdie congénitale : La justesse du traitement de remplacement doit être évaluée en

mesurant le niveau de la TSH sérique et de la T

totale ou libre. Durant les trois premières années de

vie, le niveau de T

totale ou libre doit être maintenu en tout temps dans la moitié supérieure de la

gamme normale. Bien que le but du traitement soit également de normaliser les concentrations

sériques de TSH, cela n’est toutefois pas toujours possible chez une mince proportion de patients,

plus particulièrement au cours des premiers mois du traitement. La TSH peut ne pas se normaliser

en raison d’un rééquilibrage du seuil de rétroaction de l’axe hypothalamo-thyroïdien imputable à

une hypothyroïdie in utero. Le fait que la concentration de T

sérique ne croisse pas dans la moitié

supérieure de la gamme normale dans les 2 semaines suivant l’instauration du traitement par la

lévothyroxine et/ou que la TSH sérique diminue au-dessous de 20 mUI/L en l’espace de 4 semaines

devrait alerter le médecin de la possibilité que l’enfant ne reçoive pas un traitement adéquat.

La fréquence recommandée de surveillance de la TSH et de la T

totale ou libre chez les enfants est

comme suit : 2 et 4 semaines après l’instauration du traitement; tous les 1 à 2 mois pendant la

première année; tous les 2 à 3 mois entre 1 et 3 ans; tous les 3 à 12 mois par la suite jusqu’à la fin de

la croissance. Des intervalles plus fréquents peuvent s’avérer nécessaires si l’on obtient des valeurs

anormales. Lorsque cela est indiqué, on recommande d’évaluer les niveaux de TSH et de T

, et

d’effectuer un examen physique toutes les 2 semaines après toute modification de la posologie de la

lévothyroxine. Un examen clinique usuel, comprenant une évaluation de l’intelligence, de la

croissance et du développement physique, ainsi que de la maturation osseuse devrait être réalisé à

raison d’intervalles réguliers (voir POSOLOGIE ET ADMINISTRATION, Considérations

posologiques).

Hypothyroïdie secondaire (hypophysaire) et tertiaire (hypothalamique) : La justesse du

traitement devrait être évaluée en mesurant le niveau sérique de T

libre, lequel devrait être

maintenu dans la moitié supérieure de la gamme normale chez ces patients. La mesure du taux de

TSH n’est pas un indicateur fiable de réponse au traitement pour cette affection.

Levothyroxine PM-FREv5.0-Clean

Page 10 de 34

EFFETS INDÉSIRABLES

Aperçu des effets indésirables du médicament

Les réactions indésirables associées au traitement par la lévothyroxine sont principalement celles de

l’hyperthyroïdie occasionnée par le surdosage thérapeutique.

Système nerveux : céphalée, hyperactivité, nervosité, agitation, anxiété, irritabilité, labilité

émotionnelle, insomnie; pseudotumeur cérébrale, convulsions;

Appareil

musculo-squelettique :

tremblements,

faiblesse

musculaire;

crampes,

glissement

l’épiphyse de la tête fémorale, craniosynostose (accompagnée d’une réduction de la taille du sujet à

l’âge adulte);

Système

cardiovasculaire :

palpitations,

tachycardie,

arythmies

cardiaques

fibrillation

auriculaire

extrasystoles),

augmentation

pouls

tension

artérielle,

insuffisance

cardiaque, angor, infarctus du myocarde, arrêt cardiaque;

Appareil respiratoire : dyspnée;

Tractus

gastro-intestinal :

diarrhée,

vomissements,

crampes

abdominales

élévations

résultats des épreuves de la fonction hépatique;

Dermatologie : chute des cheveux, bouffées vasomotrices;

Système endocrinien : baisse de la densité minérale osseuse;

Appareil reproducteur : irrégularités menstruelles, altération de la fertilité.

Système immunitaire : réactions d’hypersensibilité (urticaire, prurit, éruption cutanée, bouffées

vasomotrices, œdème de Quincke (angio-œdème), divers symptômes gastro-intestinaux, douleurs

abdominales, nausées, vomissements et diarrhée, fièvre, arthralgie, maladie du sérum et

respiration sifflante).

Autres : fatigue, augmentation de l’appétit, perte pondérale, intolérance à la chaleur, fièvre et

sudation excessive, goitre exophtalmique, hypertension intracrânienne bénigne ou pseudotumor

cerebri (chez des enfants).

Les signes cliniques de l’hyperthyroïdie peuvent se produire en cas de surdosage, si la limite de la

tolérance individuelle à l’égard de la lévothyroxine sodique est dépassée ou si la dose est augmentée

trop rapidement au début du traitement. Dans pareil cas, on doit réduire la dose quotidienne du

médicament ou en interrompre l’administration pendant plusieurs jours. On pourra reprendre avec

prudence le traitement une fois que les effets indésirables auront disparu (voir SURDOSAGE).

Levothyroxine PM-FREv5.0-Clean

Page 11 de 34

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

Aperçu

De nombreux médicaments affectent la pharmacocinétique et le métabolisme des préparations

d’hormones thyroïdiennes (p. ex. absorption, synthèse, sécrétion, catabolisme, fixation aux

protéines et effet sur les organes cibles) et peuvent altérer la réponse thérapeutique à la

lévothyroxine. De plus, les hormones thyroïdiennes et l’état thyroïdien exercent divers effets sur la

pharmacocinétique et les modes d’action des autres médicaments. Le Tableau 1 présente une liste

des interactions médicaments-axe thyroïdien.

Anticoagulants oraux : La lévothyroxine augmente la réponse à l’anticoagulothérapie orale. Le

médecin prescripteur devrait être conscient de ce fait et il devrait consulter les sources de références

appropriées (p. ex. le feuillet d’emballage de médicaments récemment homologués, la presse

médicale) pour un supplément d’information à savoir si une interaction médicament-médicament en

lien avec la lévothyroxine est soupçonnée.

Levothyroxine PM-FREv5.0-Clean

Page 12 de 34

Tableau 1 : Interactions médicament-médicament établies ou possibles

Médicament ou classe de

médicaments

Réf.

Effet

Commentaire clinique

Médicaments pouvant réduire la sécrétion de TSH – la réduction n’étant pas soutenue, elle ne donne donc

pas lieu à une hypothyroïdie

Dopamine/agonistes

dopaminergiques

Glucocorticoïdes

Octréotide

L’emploi de ces agents peut

occasionner une réduction transitoire

de la sécrétion de TSH.

Il y a réduction lorsque ces agents

sont administrés aux doses

suivantes : dopamine

(≥ 1 mcg/kg/min); glucocorticoïdes

(hydrocortisone ≥ 100 mg/jour ou

l’équivalent); octréotide

(> 100 µg/jour).

Médicament modifiant la sécrétion des hormones thyroïdiennes

Médicaments pouvant réduire la sécrétion des hormones thyroïdiennes et ainsi occasionner l’hypothyroïdie

Aminoglutéthimide

Amiodarone

Iodure (y compris les

agents de contraste

radiologiques iodés)

Lithium

Méthimazole

Propylthiouracile (PTU)

Sulfamidés

Tolbutamide

Le traitement prolongé au lithium

peut entraîner le goitre chez plus de

50 % des patients et une

hypothyroïdie subclinique ou avérée

chez plus de 20 % des patients. Les

agents oraux pour la

cholécystographie et l’amiodarone

étant éliminés lentement, ils

produisent une hypothyroïdie de plus

longue durée que les agents de

contraste iodés administrés par voie

parentérale. Le traitement prolongé

par les aminoglutéthimides peut

réduire de façon minimale les

concentrations de T

et T

, et

accroître celle de la TSH, bien que

toutes ces valeurs demeurent dans les

limites de la normale chez la plupart

des patients.

Les fœtus, nouveau-nés, personnes

âgées et patients euthyroïdes

accusant une thyroïdopathie sous-

jacente (p. ex. cas de thyroïdite

chronique de Hashimoto ou de

maladie de Basedow-Graves traités

antérieurement à l’iode radioactif

ou par chirurgie) figurent parmi les

sujets particulièrement susceptibles

à l’hypothyroïdie induite par

l’iode.

Médicaments pouvant augmenter la sécrétion des hormones thyroïdiennes et ainsi entraîner

l’hyperthyroïdie

Amiodarone

Iodure (y compris les

agents de contraste

radiologiques iodés)

Sertraline

Chloroquinone

Proguanil

L’iodure et les agents renfermant des

quantités pharmacologiques d’iodure

peuvent occasionner l’hyperthyroïdie

chez les patients euthyroïdes atteints

de la maladie de Basedow-Grave qui

ont déjà reçu des antithyroïdiens ou

chez les patients euthyroïdiens

bénéficiant d’une autonomie

thyroïdienne (p. ex. cas de goitre

multinodulaire ou d’adénome

thyroïdien hyperfonctionnel).

La sertraline, la chloroquinone et le

proguanil atténuent l’efficacité de la

lévothyroxine sodique et élèvent le

taux de TSH sérique.

L’hyperthyroïdie peut se

manifester après plusieurs

semaines et persister pendant

plusieurs mois suivant l’arrêt du

traitement. L’amiodarone peut

induire l’hyperthyroïdie en

provoquant une thyroïdite.

Levothyroxine PM-FREv5.0-Clean

Page 13 de 34

Médicaments pouvant modifier le transport sérique de la T

4

et de la T

3

– mais où la concentration de FT

4

demeure normale, faisant en sorte que le patient demeure euthyroïde

Clofibrate

Contraceptifs oraux

contenant des

œstrogènes

Œstrogènes (oraux)

Héroïne/méthadone

5-fluorouracile

Mitotane

Tamoxifène

Élévation de la concentration sérique

de la TBG

Androgènes/stéroïdes

anabolisants

Asparaginase

Glucocorticoïdes

Acide nicotinique à

libération lente

Baisse de la concentration sérique de

la TBG

Médicaments pouvant occasionner un déplacement des sites de fixation aux protéines

Furosémide (> 80 mg i.v.)

Héparine

Hydantoïnes

Anti-inflammatoires non

stéroïdiens

- Fénamates

- Phénylbutazone

Salicylates (> 2 g/jour)

Dicumarol

Furosémide à fortes

doses (250 mg)

Clofibrate

L’administration de ces agents avec

la lévothyroxine induit une élévation

transitoire initiale de FT

L’administration continue donne lieu

à une diminution du taux sérique de

, mais à des concentrations

normales de FT

et TSH, de sorte que

les patients sont, d’un point de vue

clinique, euthyroïdes. Les salicylates

inhibent la fixation des T

et T

à la

TBG et à la transthyrétine.

Une augmentation initiale de la

sérique est suivie d’un retour

de la FT

dans la gamme des

valeurs normales en présence de

concentrations thérapeutiques

soutenues de salicylates, bien que

les taux de T

totale peuvent chuter

d’un pourcentage allant jusqu’à

30 %.

Médicaments pouvant modifier le métabolisme des T

4

et des T

3

Médicaments susceptibles d’augmenter le métabolisme hépatique et d’entraîner ainsi l’hypothyroïdie

Carbamazépine

Hydantoïnes

Phénobarbital

Rifampicine

La stimulation de l’activité des

enzymes microsomales hépatiques

par les enzymes qui métabolisent les

médicaments comme la phénytoïne

peut occasionner une augmentation

de la dégradation hépatique/clairance

de la lévothyroxine, entraînant ainsi

une augmentation des besoins en

lévothyroxine. La phénytoïne et la

carbamazépine réduisant la fixation

de la lévothyroxine aux protéines

sériques, il peut y avoir réduction de

20 à 40 % des concentrations de T

totale et libre, mais la plupart des

patients présentent un taux normal de

TSH sérique et sont cliniquement

euthyroïdes.

Médicaments diminuant l’activité de la T

4

5'-déiodinase

Les produits de contraste

L’administration de ces inhibiteurs

À noter qu’il peut y avoir

Levothyroxine PM-FREv5.0-Clean

Page 14 de 34

iodés

Amiodarone

Antagonistes bêta-

adrénergiques/bêta-

sympathomimétiques

(p. ex. propranolol

> 160 mg/jour)

Glucocorticoïdes

(p. ex. dexaméthasone

≥ 4 mg/jour)

Propylthiouracile (PTU)

d’enzymes diminue la conversion, à

la périphérie, de la T

en T

, ce qui

entraîne une diminution de la

concentration de T

. Toutefois, le

taux sérique de T

demeure

habituellement normal, mais parfois,

il peut y avoir une légère

augmentation. Chez les patients

recevant de fortes doses de

propranolol (> 160 mg/jour), il peut y

avoir de légères fluctuations des taux

de T

et de T

, mais le taux de TSH

demeure normal, et les patients sont

cliniquement euthyroïdes.

En raison de sa forte teneur en iode,

l’amiodarone peut déclencher

l’hyperthyroïdie, mais aussi

l’hypothyroïdie.

altération des modes d’action

des antagonistes bêta-

adrénergiques lors du passage

de l’état hypothyroïdien à l’état

euthyroïdien. L’administration à

court terme de fortes doses de

glucocorticoïdes peut entraîner

une réduction de 30 % de la

concentration sérique de T

laquelle s’accompagne de

modifications minimales du

taux sérique de T

. Cependant,

la glucocorticoïdothérapie de

longue durée peut donner lieu à

une légère diminution des taux

de T

et de T

en raison d’une

diminution de la production de

TBG (voir plus haut).

Chez les patients traités par

lévothyroxine en concomitance

avec l’amiodarone, une prudence

particulière est conseillée dans le

cas de goitre nodulaire

conjointement avec une possible

autonomie non diagnostiquée.

Divers

Anticoagulants (oraux)

- Dérivés coumariniques

- Dérivés de l’indandione

La lévothyroxine sodique peut

intensifier l’effet des anticoagulants

en les délogeant de leurs sites de

liaison aux protéines plasmatiques,

ce qui peuvent accroître le risque

d’hémorragie, p. ex. hémorragie

gastro-intestinale ou du SNC, en

particulier chez les patients âgés.

Les hormones thyroïdiennes

semblent augmenter le catabolisme

des facteurs de coagulation

dépendant de la vitamine K, ce qui a

pour effet d’accroître l’activité

anticoagulante des anticoagulants

oraux. L’emploi concomitant de ces

agents freine les élévations

compensatoires des facteurs de

coagulation.

Vérifier les paramètres de la

coagulation régulièrement au

début du traitement concomitant et

pendant celui-ci. Il faut surveiller

attentivement le temps de

prothrombine chez les patients

traités par la lévothyroxine, la

dose de l’anticoagulant devant être

ajustée selon le besoin.

Antidépresseurs

tricycliques

(p. ex. amitriptyline)

tétracycliques

(p. ex. maprotiline)

inhibiteurs sélectifs de

la recapture de la

sérotonine (ISRS;

L’administration concomitante

d’antidépresseurs tri- et

tétracycliques et de lévothyroxine

peut amplifier les effets

thérapeutiques et toxiques de ces

deux types de médicaments,

vraisemblablement à cause d’une

Ces effets toxiques peuvent

comprendre une augmentation du

risque d’arythmie cardiaque et de

stimulation du SNC; le début

d’action des tricycliques peut

s’accélérer.

La sertraline, la chloroquinone et

Levothyroxine PM-FREv5.0-Clean

Page 15 de 34

p. ex. la sertraline, la

chloroquine et le

proguanil)

plus grande sensibilité des récepteurs

des catécholamines.

le proguanil atténuent l’efficacité

de la lévothyroxine sodique et

élèvent le taux de TSH sérique.

Antidiabétiques

- Biguanides

- Méglitinides

- Sulfonylurées

- Thiazolidinediones

- Insuline

Il est nécessaire de surveiller

fréquemment l’équilibre

glycémique lorsqu’une

thyroïdothérapie est instaurée,

modifiée ou arrêtée.

Glucosides digitaliques

Il peut y avoir réduction du taux des

glucosides digitaliques dans

l’hyperthyroïdie ou lors du passage

de l’état hypothyroïdien à l’état

euthyroïdien, nécessitant ainsi une

augmentation de la dose des

glucosides digitaliques.

Les effets thérapeutiques des

glucosides digitaliques peuvent

être atténués par la lévothyroxine

sodique.

Cytokines

Le traitement par interféron-α a été

associé à la formation d'anticorps

microsomiques antithyroïdiens chez

20 % des patients, et certains d'entre

eux présentent une hypothyroïdie ou

une hyperthyroïdie transitoire, ou les

deux. Le risque de

dysfonctionnement thyroïdien en

cours de traitement est accru chez les

patients déjà porteurs d’anticorps

antithyroïdiens. L’interleukine-2 a

été reliée à une thyroïdite indolore

passagère chez 20 % des patients.

L'interféron-β et l'interféron-γ ne

provoqueraient pas de dysfonction

thyroïdienne.

Hormones de croissance

- Somatrem

- Somatropine

L’emploi excessif d’hormones

thyroïdiennes et d’hormones de

croissance peut accélérer la

fermeture épiphysaire.

L’hypothyroïdie non traitée peut

interférer avec la croissance

induite par les hormones de

croissance.

Kétamine

Hypertension et tachycardie ont été

signalées en lien avec l’emploi

concomitant.

La prudence s’impose lorsqu’on

l’administre chez des patients sous

thyroïdothérapie.

Méthylxanthine

Bronchodilatateurs

- (p. ex. théophylline)

La clairance de la théophylline peut

diminuer chez les patients

hypothyroïdiens.

La clairance revient à la normale à

l’atteinte de l’état euthyroïdien.

Agents radiologiques

Les hormones thyroïdiennes peuvent

réduire le captage de

I, de

I et de

Œstrogènes

Les femmes qui utilisent des

contraceptifs à base d’œstrogènes ou

les femmes ménopausées sous

hormonothérapie substitutive

peuvent présenter un besoin accru de

lévothyroxine sodique.

Inhibiteurs de la protéase

Les inhibiteurs de la protéase (p. ex.

Une surveillance étroite des

Levothyroxine PM-FREv5.0-Clean

Page 16 de 34

ritonavir, indinavir, lopinavir)

peuvent influer sur l’effet de la

lévothyroxine sodique.

paramètres de l’hormone

thyroïdienne est recommandée. Au

besoin, on doit ajuster la dose de la

lévothyroxine sodique.

Inhibiteurs de la pompe à

protons

Il est probable que les inhibiteurs de

la pompe à protons réduisent la

concentration plasmatique de la

lévothyroxine (thyroxine).

Il est donc recommandé de

surveiller le taux plasmatique de

TSH.

Sympathomimétiques

L’emploi concurrent peut augmenter

les effets des sympathomimétiques

ou de l’hormone thyroïdienne.

L’administration concomitante

d’hormones thyroïdiennes et

d’agents sympathomimétiques à

des patients souffrant de

coronaropathie peut augmenter le

risque d’insuffisance coronarienne.

Inhibiteurs de la tyrosine

kinase

Les inhibiteurs de la tyrosine kinase

(p. ex. imatinib, sunitinib) peuvent

réduire la concentration sérique de la

lévothyroxine sodique.

Par conséquent, il est

recommandé de surveiller la

fonction thyroïdienne chez les

patients au début ou à la fin

du traitement concomitant.

Au besoin, on doit ajuster la

dose de la lévothyroxine

sodique.

Orlistat

L’administration d’orlistat en

concomitance avec la

lévothyroxine peut donner lieu à

de l’hypothyroïdie et/ou à une

réduction de la maîtrise de

l’hypothyroïdie.

Les patients sous orlistat et

lévothyroxine devraient prendre

les deux médicaments à des

moments différents. On doit

surveiller plus attentivement les

taux d’hormone thyroïdienne,

car il pourrait s’avérer

nécessaire d’en ajuster la dose.

Hydrate de chloral

Diazépam

Éthionamide

Lovastatine

Métoclopramide

6-mercaptopurine

Nitroprusside

Para-aminosalicylate

sodique

Perphénazine

Résorcinol (emploi

topique excessif)

Diurétiques thiazidiques

Ces agents ont été associés à des

altérations du taux d’hormones

thyroïdiennes et/ou de la TSH

intervenant selon divers mécanismes.

Légende : C = Étude de cas; EC = Essai clinique; T = Théorique

Levothyroxine PM-FREv5.0-Clean

Page 17 de 34

Interactions avec des produits à base d’herbes médicinales

Aucune interaction avec des produits de phytothérapie n’a été établie.

Interactions avec les épreuves de laboratoire

Il est connu que certains médicaments ou fractions modifient les taux plasmatiques de TSH, de T

de T

et peuvent ainsi influer sur l’interprétation des épreuves de laboratoire de la fonction

thyroïdienne. Il faut tenir compte des changements de concentration de la globuline fixant la

thyroxine (TBG) dans l’interprétation des valeurs de T

et T

, ce qui nécessite de mesurer et

d’évaluer l’hormone (libre) non liée et/ou de déterminer l’indice de T

libre (FT

I). Grossesse,

hépatite infectieuse, œstrogènes, prise d’un contraceptif oral à base d’œstrogènes et porphyrie

intermittente aiguë sont autant de facteurs ayant pour effet d’accroître la concentration de TBG. Une

diminution de la concentration de TBG est observée dans les cas de néphrose, d’hypoprotéinémie

sévère, d’hépatopathie grave, d’acromégalie, et à la suite de l’administration d’androgènes ou de

corticothérapie (voir le Tableau 1).

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION

Considérations posologiques

Le but de l’hormonothérapie substitutive est d’atteindre et de maintenir un état euthyroïdien clinique

et biochimique.

La dose de lévothyroxine qui est adéquate pour atteindre ce but dépend de plusieurs facteurs,

notamment l’âge du patient, son poids corporel, son état cardiovasculaire, les autres états médicaux

concurrents dont la grossesse, les médicaments concomitants et la nature spécifique de l’affection

en cours de traitement. La posologie doit être individualisée selon les besoins particuliers et les

ajustements posologiques doivent se fonder sur une évaluation périodique de la réponse clinique du

patient et des paramètres de laboratoire (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS,

Surveillance biochimique et épreuves de laboratoire, Généralités).

Posologie recommandée et ajustement posologique

La dose parentérale initiale doit être d’environ la moitié de la dose orale de lévothyroxine sodique

en comprimés déjà établie.

On doit effectuer des évaluations cliniques et de laboratoire à intervalles de 6 à 8 semaines (2 ou 4

semaines dans les cas d’hypothyroïdie grave), et ajuster la posologie, selon le besoin, jusqu’à ce que

la concentration sérique de TSH se normalise et que les signes et symptômes disparaissent (voir

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Surveillance biochimique et épreuves de

laboratoire). Si des symptômes cardiaques surviennent ou s’aggravent, on devrait évaluer la

maladie cardiaque et réduire la dose de lévothyroxine (voir MISES EN GARDE ET

PRÉCAUTIONS, Appareil cardiovasculaire). Quoique rare, l’aggravation de l’angine ou d’autres

signes d’ischémie cardiaque peut être un obstacle à l’obtention d’une TSH normale.

Chez la personne âgée, la pleine dose de remplacement peut changer en fonction des baisses du

métabolisme de la T

Levothyroxine PM-FREv5.0-Clean

Page 18 de 34

Posologie pédiatrique – hypothyroïdie congénitale ou acquise

Le but du traitement de l’hypothyroïdie congénitale est l’atteinte et le maintien d’une croissance et

d’un développement normaux. Les retards apportés dans l’établissement du diagnostic et

l’instauration du traitement peuvent se solder par des effets délétères sur la croissance et le

développement tant intellectuels que physiques de l’enfant. Au cours des trois premières années de

la vie, il faut maintenir les concentrations sériques de T4 dans la moitié supérieure de l’éventail

normal et, si possible, normaliser la concentration sérique de TSH (voir MISES EN GARDE ET

PRÉCAUTIONS, Surveillance biochimique et épreuves de laboratoire, Pédiatrie).

Posologie chez les personnes âgées

Étant donnée la prévalence accrue de la maladie cardiovasculaire chez les personnes âgées, il

ne faut pas instaurer le traitement par lévothyroxine à raison de la pleine dose de

remplacement (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Appareil cardiovasculaire).

Patientes enceintes

Le traitement par hormone thyroïdienne est systématiquement prescrit pendant la grossesse. La

grossesse peut accroître les besoins en lévothyroxine (voir MISES EN GARDE ET

PRÉCAUTIONS, Populations particulières, Patientes enceintes).

On n’a noté aucun indice de tératogénicité médicamenteuse et/ou fœtotoxicité chez l’humain à la

dose thérapeutique recommandée. De très fortes doses de lévothyroxine sodique pendant la

grossesse peuvent avoir un effet défavorable sur le développement fœtal et postnatal.

Allaitement

Des doses adéquates de lévothyroxine de remplacement sont nécessaires pour assurer une lactation

normale. Le traitement par hormone thyroïdienne est systématiquement prescrit pendant

l’allaitement. La lévothyroxine sodique est sécrétée dans le lait maternel pendant l’allaitement, mais

les concentrations obtenues aux doses thérapeutiques recommandées ne sont pas suffisantes pour

provoquer le développement de l’hyperthyroïdie ou la suppression de la sécrétion de TSH chez le

nourrisson.

Coma myxœdémateux

Le coma myxœdémateux représente l’expression extrême d’une hypothyroïdie grave et est

considéré comme une urgence médicale menaçant le pronostic vital. Il se caractérise par les

manifestations suivantes : hypothermie, hypotension, hypoventilation, hyponatrémie et bradycardie.

En plus de rétablir des taux normaux d’hormone thyroïdienne, le traitement doit viser à corriger les

déséquilibres électrolytiques et les infections possibles. Comme le taux de mortalité dans les cas de

coma myxœdémateux non traité est élevé, le traitement doit être instauré immédiatement et

comprendre le recours à des mesures de soutien appropriées et à des corticostéroïdes pour prévenir

l’insuffisance surrénalienne. Les facteurs déclenchants possibles doivent aussi être décelés et traités.

On administre sans délai un bolus de lévothyroxine sodique pour rétablir le bassin périphérique de

, habituellement de 300 à 500 mcg. Bien que cette dose soit généralement bien tolérée, même par

la personne âgée, l’administration intraveineuse rapide de fortes doses de lévothyroxine sodique à

des patients atteints de maladie cardiovasculaire ne se fait pas sans risques. Dans de telles

circonstances, il ne faut pas entreprendre de traitement intraveineux sans soupeser les risques

Levothyroxine PM-FREv5.0-Clean

Page 19 de 34

possibles d’un coma myxœdémateux en regard de la maladie cardiovasculaire. Dans cette situation,

le jugement clinique peut dicter l’administration intraveineuse de doses plus faibles de

lévothyroxine sodique. La dose initiale est suivie de doses intraveineuses quotidiennes de 75 à

100 mcg jusqu’à ce que le patient soit stable et que l’administration orale soit possible. On atteint

habituellement des niveaux de T

normaux en 24 heures, puis on observe une hausse progressive de

la T

. Une amélioration du débit cardiaque, de la tension artérielle, de la température et de l’état

mental survient généralement en moins de 24 heures; bon nombre des manifestations

d’hypothyroïdie s’améliorent en 4 à 7 jours.

Administration

La Lévothyroxine sodique pour injection peut être administrée par voie intraveineuse pour

remplacer la forme orale quand un remplacement rapide s’impose. Le médicament peut par ailleurs

s’administrer par voie intraveineuse ou intramusculaire quand l’administration orale est impossible.

L’administration de la Lévothyroxine sodique pour injection par voie sous-cutanée n’est pas

recommandée, car les études ont montré que l’influx de T

par la voie sous-cutanée est très lent et

dépend de nombreux facteurs, notamment le volume de l’injection, le point anatomique de

l’injection, la température ambiante et la présence de veinospasme.

En raison de la longue demi-vie de la lévothyroxine, le pic de l’effet thérapeutique pour une dose

donnée de lévothyroxine sodique peut n’être atteint qu’au bout de 4 à 6 semaines.

On doit user de prudence lorsqu’on administre de la lévothyroxine à des patients accusant une

maladie cardiovasculaire sous-jacente, aux personnes âgées et aux sujets atteints d’insuffisance

surrénalienne concurrente (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Appareil

cardiovasculaire).

Reconstitution

Reconstituer la lévothyroxine sodique lyophilisée en ajoutant uniquement, de façon aseptique, 5 mL

de chlorure de sodium à 0,9 % pour injection, USP. Ne pas utiliser de chlorure de sodium

bactériostatique pour injection, USP, car l’agent bactériostatique peut empêcher la

reconstitution complète. Agiter la fiole pour assurer un mélange parfait. La solution doit être

administrée immédiatement après sa reconstitution. Ne pas ajouter à d’autres liquides intraveineux.

La Lévothyroxine sodique pour injection est présentée en fioles à dose unique, et toute portion

inutilisée doit être jetée.

Avant d’administrer tout médicament par voie parentérale, on doit examiner la solution reconstituée

afin de vérifier sa limpidité et de déceler la présence de toute particule, d’un précipité, d’une

coloration anormale ou d’une fuite quand la solution et le contenant le permettent. N’utiliser aucune

solution trouble ou présentant des particules, un précipité, un changement de couleur ou une fuite.

Dose oubliée

Une dose oubliée doit être administrée dès qu’on s’en aperçoit. Par contre, si le temps de prendre

votre prochaine dose est pratiquement venu, ne prenez pas la dose oubliée et prenez seulement la

prochaine dose prévue à l’horaire. Ne pas doubler la dose.

Levothyroxine PM-FREv5.0-Clean

Page 20 de 34

SURDOSAGE

Les signes et symptômes du surdosage sont ceux de l’hyperthyroïdie (voir EFFETS

INDÉSIRABLES, Aperçu des effets indésirables du médicament). De plus, il peut se produire

de la confusion et de la désorientation. On a signalé des cas d’embolie cérébrale, de choc et de

coma, ainsi que des décès. Le surdosage en lévothyroxine peut provoquer l’apparition de

symptômes de psychose aiguë, surtout chez les patients exposés à un risque de troubles

psychotiques. Ces symptômes peuvent ne se manifester que plusieurs jours après l’ingestion d’une

dose excessive de lévothyroxine sodique. Plusieurs cas de mort subite d’origine cardiaque ont

également été rapportés chez des patients accusant de nombreuses années d’abus de lévothyroxine

sodique.

Un taux de T

élevé est un indicateur plus fiable d’un surdosage que des taux élevés de T

ou de

Dépendamment dans quelle mesure le surdosage est important, on recommande d’interrompre le

traitement et de surveiller les taux d’hormone thyroïdienne.

Pour traiter une surdose présumée, communiquez avec le centre antipoison de votre région.

Surdosage massif aigu : Comme il peut s’agir d’une urgence dont l’issue est potentiellement fatale,

il faut donc instaurer immédiatement un traitement symptomatique et adjuvant. Le recours à un

bêta-bloquant, par ex. le propranolol, peut contrecarrer l’accroissement des effets bêta-

sympathomimétiques ou de l’activité sympathique centrale et périphérique telles la tachycardie,

l’anxiété, l’agitation ou l’hypercinésie, pour autant qu’il soit administré en l’absence de toute

contre-indication médicale. On doit fournir un soutien respiratoire au besoin, et prendre les mesures

nécessaires pour traiter l’insuffisance cardiaque et l’arythmie, la fièvre, l’hypoglycémie et les pertes

liquidiennes, le cas échéant. On peut administrer de fortes doses d’antithyroïdiens (p. ex.,

méthimazole, carbimazole ou propylthiouracile) suivies, de une à deux heures plus tard, de fortes

doses d’iode pour inhiber la synthèse et la libération d’hormones thyroïdiennes. L’administration de

glucocorticoïdes permet d’inhiber la conversion de la T

en T

. On doit envisager une

plasmaphérèse, une hémoperfusion sur charbon et une transfusion d’échange seulement lorsque

l’état clinique du patient continue de se détériorer malgré le traitement classique. En raison de sa

forte affinité de liaison aux protéines, la lévothyroxine sodique ne peut pas être éliminée par

hémodialyse ou hémoperfusion.

Levothyroxine PM-FREv5.0-Clean

Page 21 de 34

MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE

Pharmacodynamie

La Lévothyroxine sodique pour injection contient le sel synthétique cristallin L -3,3',5,5'-

tétraïodothyronine sodique [lévothyroxine (T

) sodique]. La T

synthétique est identique à celle

produite par la thyroïde humaine.

La synthèse et la sécrétion des hormones thyroïdiennes sont régulées par l’axe hypothalamo-

hypophyso-thyroïdien. La thyréostimuline (thyrotropin-releasing hormone, TRH) produite par

l’hypothalamus stimule la sécrétion de la TSH, laquelle est produite dans le lobe antérieur de

l’hypophyse. La TSH est, quant à elle, le stimulus physiologique de la synthèse et sécrétion des

hormones thyroïdiennes, la L-thyroxine (T

) et la L-triiodothyronine (T

), par la glande thyroïde.

Les taux sériques de T

et T

dans la circulation exercent un effet de rétroaction sur la sécrétion tant

de la TRH que de la TSH. Lorsqu’il y a élévation des taux sériques de T

et de T

, la sécrétion de la

TRH et de la TSH a pour effet de ralentir. Quand le taux des hormones thyroïdiennes diminue, il y a

augmentation de la sécrétion de TRH et de TSH.

Les mécanismes par lesquels les hormones thyroïdiennes exercent leurs actions physiologiques ne

sont pas encore tout à fait élucidés, mais on pense que leurs effets principaux s’exercent par la

régulation de la transcription de l’ADN et par la synthèse des protéines. Il y a diffusion de la T

et la

dans le noyau des cellules et fixation aux protéines des récepteurs thyroïdiens attachés à l’ADN.

Ce complexe hormonal nucléaire au niveau des récepteurs active la transcription génique et la

synthèse de l’ARN messager et des protéines cytoplasmiques.

Les hormones thyroïdiennes régulent nombre de réactions métaboliques et jouent un rôle

indispensable dans la croissance et le développement normaux, ainsi que dans la maturation

normale du système nerveux central et des os. L’activité métabolique des hormones thyroïdiennes

inclut, entre autres, l’augmentation de la respiration cellulaire et de la thermogenèse, ainsi que du

métabolisme des protéines, des glucides et des lipides. Les effets anabolisants protéiniques des

hormones thyroïdiennes sont essentiels à la croissance et au développement normaux.

Les activités physiologiques exercées par les hormones thyroïdiennes sont produites, de façon

prédominante, par la T

, la majorité desquelles (80 % environ) sont dérivées de la T

par désiodation

des tissus périphériques.

La lévothyroxine, à raison de doses individualisées selon la réponse de chaque patient, est efficace

comme traitement de remplacement ou de supplément dans l’hypothyroïdie d’une étiologie

quelconque, sauf d’une hypothyroïdie passagère au cours de la phase de rétablissement de la

thyroïdite subaiguë.

Pharmacocinétique

Distribution : Plus de 99 % des hormones circulantes sont liées aux protéines sériques, y compris la

TBG (thyroxine-binding globulin), la TBPA (thyroxine-binding prealbumin) et l’albumine (TBA),

leur capacité de fixation et leurs affinités variant selon chacune des hormones. L’affinité supérieure

de la TBG et de la TBPA pour la T

, par rapport à la T

, explique en partie les taux sériques plus

élevés, la clairance métabolique plus lente et la demi-vie plus longue de la T

dans le sérum. Les

hormones thyroïdiennes liées aux protéines restent en corrélation inverse avec une faible

concentration d’hormones libres. Seule l’hormone non liée est métaboliquement active. Beaucoup

Levothyroxine PM-FREv5.0-Clean

Page 22 de 34

de médicaments et d’états physiologiques affectent la fixation des hormones thyroïdiennes aux

protéines sériques (voir INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES, Interactions médicament-

médicament et Interactions avec les épreuves de laboratoire). Les hormones thyroïdiennes ne

traversent pas facilement la barrière placentaire (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS,

Populations particulières, Patientes enceintes).

Métabolisme : L’élimination de la T

est lente (voir le Tableau 2). La principale voie de

métabolisme des hormones thyroïdiennes s’opère par désiodation séquentielle. Près de 80 % de la

circulante est dérivée de la T

périphérique par monodésiodation. Le foie est le principal site de

dégradation de la T

et de la T

, la désiodation de la T

se produisant également à un certain nombre

d’autres sites, dont le rein et d’autres tissus. Environ 80 % de la dose quotidienne de T

est désiodée

pour fournir des quantités égales de T

et de T

inverse (rT

). La T

et la rT

sont désiodées

davantage en diiodothyronine. Les hormones thyroïdiennes sont également métabolisées par

conjugaison aux glucuronides et aux sulfates, et sont excrétées directement dans la bile et l’intestin

où elles subissent une recirculation entérohépatique.

Excrétion : L’élimination des hormones thyroïdiennes est principalement rénale. Une portion de

l’hormone conjuguée atteint le côlon inchangée et est éliminée dans les fèces. Environ 20 % de la T

est éliminée dans les selles. L’excrétion urinaire de la T

diminue avec l’âge.

Tableau 2 - Paramètres pharmacocinétiques des hormones thyroïdiennes chez les

patients euthyroïdiens

Hormone

Rapport en

thyroglobuline

Activité

biologique

t

½

(jours)

Fixation aux

protéines (%)

2

Lévothyroxine (T

4

)

10 - 20

6 - 7

99,96

Liothyronine (T

3

)

≤ 2

99,5

3 à 4 jours dans l’hyperthyroïdie; 9 à 10 jours dans l’hypothyroïdie

Comprend la TBG, la TBPA et la TBA

CONSERVATION ET STABILITÉ

Conserver à température ambiante entre 15 et 30 °C (59 et 86 °F), à l’abri de la lumière.

Fiole à dose unique. La solution doit être administrée immédiatement après sa reconstitution. Jeter

toute portion inutilisée. Conserver ce médicament dans un endroit sûr, hors de la portée des enfants.

FORMES POSOLOGIQUES, COMPOSITION ET CONDITIONNEMENT

Composition

Ingrédients médicinaux : lévothyroxine cristalline sodique de synthèse, USP.

Ingrédients non médicinaux : mannitol, phosphate dibasique de sodium heptahydraté et hydroxyde

de sodium.

Formes posologiques

Levothyroxine PM-FREv5.0-Clean

Page 23 de 34

La Lévothyroxine sodique pour injection est une poudre lyophilisée stérile pour reconstitution. Elle

est présentée en fioles à dose unique de 10 mL.

C506247

200 mcg de lévothyroxine sodique, USP en fioles de 10 mL conditionnées

individuellement.

C506248

500 mcg de lévothyroxine sodique, USP en fioles de 10 mL conditionnées

individuellement.

Levothyroxine PM-FREv5.0-Clean

Page 24 de 34

PARTIE II : RENSEIGNEMENTS SCIENTIFIQUES

RENSEIGNEMENTS PHARMACEUTIQUES

Substance médicamenteuse

La lévothyroxine sodique est une matière physiologiquement active puisqu’elle est l’isomère

lévogyre de la thyroxine.

Nom propre :

Lévothyroxine sodique (L-T

, Na)

Nom chimique :

USP : (1) Sel de L-tyrosine, O-(4-hydroxy-3,5-diiodophényl)-3,5-

diiodo-monosodique

(2) Hydrate de L-thyroxine monosodique

EP :

Propanoate de sodium(2S)-2-amino-3-[4-(4-hydroxy-3,5

diiodophénoxy)-3, 5-dioodophényl]

Masse et formule moléculaires :

NNaO

xH

798,85 g/mol (anhydre)

Formule développée :

Propriétés physicochimiques : Poudre blanchâtre à légèrement brunâtre-jaunâtre ou fine

poudre cristalline présentant une très légère coloration

Solubilité :

Très peu soluble dans l’eau.

Légèrement soluble dans l’éthanol

Soluble dans les solutions d’hydroxydes alcalins

Solvant

g/100 mL

0,14

éthanol à 95 %

0,3; 0,4

hydroxydes alcalins

soluble

chloroforme

presque insoluble

Levothyroxine PM-FREv5.0-Clean

Page 25 de 34

éther éthylique

presque insoluble

pH tamponné à 7,4

0,022 – 0,044

Point de fusion :

Isomère

Températures de fusion (°C)

L-T4

233 - 235 (dégradation)

L-T4

235 - 236 (dégradation)

D-T4

237 (dégradation)

L-T4

236 (corrigée)

pKa :

Les valeurs de pKa apparent des fonctions phénolique hydroxyle,

carboxyle et amino ont été rapportées comme suit :

Fonction

carboxyle

3,832

phénolique hydroxyle 6,7

8,085

amino

10,1

9,141

Dans 75 % d’eau-diméthylsulfoxyde et 0,1 M de KNO

Titrateur : potentiométrique au moyen d’hydroxyde de sodium

ESSAIS CLINIQUES

Le traitement à la thyroxine est administré afin de remplacer la sécrétion de l’hormone thyroïde

lorsqu’elle est insuffisante (hypothyroïdie).

Les études visant à mesurer l’effet du traitement de remplacement à la thyroxine sur la densité

minérale osseuse ont généré des résultats contradictoires; et les réductions de la masse osseuse

signalées par certains peuvent avoir donné lieu à des recommandations orientées vers la réduction

des doses de thyroxine prescrites. L’effet à long terme du traitement par la thyroxine a été analysé

auprès d’un important groupe homogène de patients ayant tous subi une thyroïdectomie pour un

cancer différencié de la thyroïde sans antécédents d’autres troubles thyroïdiens.

Malgré un traitement prolongé par la thyroxine [durée moyenne 7,9 ans (éventail des valeurs 1-19)]

à des doses [moyenne : 191 (É.-T. 50) mcg/jour] ayant donné lieu à des taux sériques de thyroxine

plus élevés et à des taux sériques de thyrotropine plus faibles que chez les témoins, les patients

n’ont manifesté aucun signe de diminution de leur densité minérale osseuse comparativement aux

témoins, tous sites confondus. On n’a pas non plus établi de corrélation entre la densité minérale

osseuse et la dose, la durée du traitement, l’apport cumulatif ou les tests de fonction thyroïdienne.

Dans une étude qui visait à analyser les effets de la grossesse sur les besoins en thyroxine, un

examen rétrospectif de 12 femmes sous traitement pour hypothyroïdie primaire avant, durant et

après la grossesse a été effectué.

Chez toutes les patientes, les taux sériques de thyrotropine ont augmenté durant la grossesse.

Compte tenu des taux élevés de thyrotropine, la dose de thyroxine a été augmentée chez 9 patientes

Levothyroxine PM-FREv5.0-Clean

Page 26 de 34

sur 12. Les résultats indiquent qu’il faut augmenter la dose de thyroxine chez de nombreuses

femmes atteintes d’hypothyroïdie primaire lorsqu’elles sont enceintes.

La réponse longitudinale chez 43 nourrissons souffrant d’hypothyroïdie primaire congénitale au

cours de la première année d’un traitement par lévothyroxine a été évaluée. Le diagnostic a été

confirmé par dosage du taux sérique d’hormone thyroïdienne à la quatrième semaine de vie chez 38

nourrissons et entre le 40

et le 80

jour de vie chez les autres.

Le traitement à la lévothyroxine, à raison d’une dose moyenne de 10 à 14 mcg/kg/jour, a été débuté

au moment du diagnostic et les taux sériques de thyroxine totale, de triiodothyronine, de

triiodothyronine inverse et de TSH ont été mesurés en série. La concentration sérique de thyroxine

totale et de thyroxine libre est revenue à la normale en l’espace d’une semaine après le début du

traitement dans tous les groupes. Malgré un même degré d’hypothyroïdie légère au moment du

diagnostic chez les nourrissons présentant une dyshormonogenèse, une ectopie ou une hypoplasie,

les sujets qui présentaient une dyshormonogenèse ont manifesté une réponse plus sensible au

traitement initial par hormone thyroïdienne de remplacement, comparativement aux patients qui

souffraient de dysgénésie thyroïdienne à en juger par la dose de lévothyroxine et la suppression de

la TSH. Il a été conclu que le rétablissement rapide de l’euthyroïdie clinique et biochimique au

cours de la période néonatale avec des doses de lévothyroxine de 10 à 14 mcg/kg/jour a constitué

une modalité thérapeutique sécuritaire et efficace chez les enfants souffrant d’hypothyroïdie

congénitale.

PHARMACOLOGIE DÉTAILLÉE

Propriétés pharmacodynamiques

La glande thyroïdienne saine sécrète des hormones thyroïdiennes, la triiodothyronine (T

) et la

tétraïodothyronine (T

, thyroxine), en quantité suffisante pour assurer une croissance et un

développement, une température corporelle et des taux d’énergie normaux. Ces hormones

renferment respectivement 59 % et 65 % d’iode comme élément moléculaire essentiel. Près de la

totalité de l’apport en iodure (I

) se fait par le biais de la digestion des aliments, de l’eau ou des

médicaments dans le tractus digestif. L’iodure ingéré est rapidement absorbé et mis en réserve dans

le liquide extracellulaire. La glande thyroïdienne extrait quotidiennement environ 75 mcg de cette

réserve pour la sécrétion hormonale et le reste est excrété dans l’urine. Si l’apport en iodure

augmente, la fraction iode prélevée par la thyroïde est diminuée.

Une fois capté par la thyroïde, l’iodure subit une série de réactions enzymatiques qui le

convertissent en hormone thyroïdienne active. La première étape est donc le transport de l’iodure

vers la glande thyroïdienne, appelé captage de l’iodure. L’iodure est ensuite transformé en iode suite

à son oxydation par la peroxydase thyroïdienne. C’est sous cette forme qu’il permet l’iodation des

résidus de la tyrosine dans la molécule de thyroglobuline pour donner la monoiodotyrosine et la

diiodotyrosine. Ce processus est appelé l’organification de l’iodure. La peroxydase thyroïdienne se

trouve temporairement bloquée par les taux élevés d’iodure intrathyroïdienne et par les thioamides.

Deux molécules de diiodotyrosine se combinent à la molécule thyroglobuline pour former la

I-thyroxine (T

). Une molécule de monoiodotyrosine et une molécule de diiodotyrosine se

combinent pour former la T

. En plus de la thyroglobuline, d’autres protéines à l’intérieur de la

glande, peuvent subir l’iodation, mais ces iodoprotéines sont dépourvues d’activité hormonale. Les

hormones thyroïdiennes sont libérées à partir de la thyroglobuline par exocytose et protéolyse de la

Levothyroxine PM-FREv5.0-Clean

Page 27 de 34

thyroglobuline au pôle apical colloïde. Les gouttelettes colloïdes de thyroglobuline fusionnent avec

des lysosomes renfermant des enzymes protéolytiques qui hydrolysent la thyroglobuline et libèrent

la T

et la T

. La monoiodotyrosine et la diiodotyrosine sont ainsi désiodées dans la glande et l’iode

est réutilisé. En plus de la T

et de la T

, de faibles quantités de thyroglobuline, de tyrosine et

d’iodure sont sécrétées. Ce processus de protéolyse est également bloqué par les taux élevés

d’iodure intrathyroïdien. Le rapport T

à l’intérieur de la thyroglobuline est d’environ 5:1, de

sorte qu’en majeure partie, l’hormone sécrétée est la thyroxine. La T

qui circule dans le sang

provient surtout du métabolisme périphérique de la thyroxine.

Les mécanismes par lesquels les hormones thyroïdiennes exercent leur action physiologique sont

encore mal élucidés. Les formes libres des hormones thyroïdiennes T

et T

dissociées de leurs

protéines de fixation entrent dans la cellule par diffusion ou peut-être par transport actif. À

l’intérieur de la cellule, la T

est convertie en T

. La T

pénètre le noyau et se fixe à une protéine

réceptrice de la T

La plupart des effets de la thyroïde sur les processus métaboliques semblent découler de l’activation

des récepteurs nucléaires qui stimulent la formation d’ARN et la synthèse protéique subséquente.

On observe la présence d’importantes quantités de récepteurs de l’hormone thyroïdienne dans la

plupart des tissus qui y sont sensibles (l’hypophyse, le foie, le rein, le cœur, le muscle squelettique,

le poumon et l’intestin). Le cerveau, qui n’offre pas de réponse anabolique à la T

, renferme un

nombre intermédiaire de récepteurs. Le nombre de récepteurs peut être modifié pour préserver

l’homéostasie de l’organisme.

Certains effets généraux des hormones thyroïdiennes dans l’organisme sont secondaires à la

stimulation de la consommation d’oxygène, bien que les hormones affectent également la croissance

et le développement chez les mammifères, qu’elles contribuent à régir le métabolisme des lipides et

favorisent l’absorption des glucides par l’intestin.

L’hormone thyroïdienne est essentielle aux tissus nerveux, squelettiques et reproducteurs. Ses effets

dépendent de la synthèse des protéines, de même que de la potentialisation de la sécrétion et de

l’action de l’hormone de croissance. Une carence thyroïdienne tôt au cours de la vie entraîne un

retard mental et un nanisme irréversibles.

Propriétés pharmacocinétiques et biodisponibilité

La distribution des hormones thyroïdiennes dans les tissus et les liquides corporels humains n’a pas

été complètement élucidée.

Plus de 99 % des hormones circulantes sont liées aux protéines sériques, notamment à la globuline

fixant la thyroxine (TBG), à la préalbumine fixant la thyroxine (TBPA) et à l’albumine (TBA). La

est liée plus complètement et plus fermement aux protéines sériques que la T

. Seule l’hormone

thyroïdienne non liée est métaboliquement active. La plus grande affinité de la TBG et de la TBPA

pour la T

explique en partie les niveaux sériques supérieurs, la clairance métabolique plus lente et

la demi-vie d’élimination sérique plus longue de cette hormone. Certains médicaments et états

physiologiques peuvent modifier la liaison des hormones thyroïdiennes aux protéines sériques et/ou

les concentrations de protéines sériques disponibles pour se lier à l’hormone thyroïdienne. On doit

tenir compte de ces effets dans l’interprétation des résultats des épreuves de fonction thyroïdienne.

(Voir INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES, Interactions du médicament avec les

Levothyroxine PM-FREv5.0-Clean

Page 28 de 34

épreuves de laboratoire.)

La T

s’élimine lentement de l’organisme, sa demi-vie étant de 6 à 7 jours. La T

a une demi-vie de

1 à 2 jours. Le foie est le principal site de dégradation des deux hormones. La T

et la T

conjuguent à l’acide glucuronique et à l’acide sulfurique et sont excrétées dans la bile. Il y a une

circulation entéro-hépatique des hormones thyroïdiennes, au fur et à mesure de leur libération par

hydrolyse dans l’intestin et de leur réabsorption. Une portion du matériel conjugué atteint le côlon

inchangée, y est hydrolysée, puis éliminée sous forme de substances libres dans les fèces. Chez

l’humain, environ 20 à 40 % de la T

est éliminée dans les selles. Environ 70 % de la T

sécrétée

quotidiennement est désiodée pour fournir des quantités égales de T

et de rT

. La désiodation

subséquente de T

et de rT

fournit diverses formes de diidothyronine. On a aussi identifié un

certain nombre d’autres métabolites mineurs de la T

. Bien que certains de ces métabolites aient une

activité biologique, leur contribution globale à l’effet thérapeutique de la T

est minime.

Selon des comptes rendus, environ 80 % de la T

endogène est issue du métabolisme de la T

dans

le foie et les reins. Chez les personnes en bonne santé, l’administration exogène de T

aurait un effet

suppresseur sur le taux sérique de T

TOXICOLOGIE

Toxicité des doses répétées

L’excès d’hormone thyroïdienne réduit la densité minérale osseuse (DMO). L’effet d’un excès

d’hormone thyroïdienne sur la DMO vertébrale et fémorale et le rôle de l’hypogonadisme dans la

modulation de cet effet ont été étudiés dans un modèle murin. Le rôle potentiel de la calcitonine en

prévention de la perte osseuse associée à l’hormone thyroïdienne a aussi été analysé. En tout, 40 rats

Sprague-Dawley mâles ont été divisés en quatre groupes. Les groupes 1 et 2 ont été

orchidectomisés; les groupes 3 et 4 ont subi une opération factice. Les groupes 1 et 3 ont reçu 20

de L-thyroxine par 100 g de poids corporel, par voie intrapéritonéale, chaque jour pendant trois

semaines; les groupes 2 et 4 ont reçu un excipient par voie IP. Quarante autres rats ont été divisés en

quatre groupes, les groupes 1 et 2 recevant de la L-thyroxine et les groupes 3 et 4, recevant de la

calcitonine à raison de 2,5 U par 100 g de masse corporelle, par voie sous-cutanée, pendant trois

semaines. Les densités minérales osseuses des vertèbres L4 et 5 et du fémur droit ont été mesurées

par absorptiométrie biphotonique au départ puis à la fin de l’étude. L’orchidectomie a diminué la

DMO fémorale (p < 0,05), mais non la DMO lombaire. L’administration de L-thyroxine en excès a

réduit la DMO fémorale (corticale) chez des rats ayant subi l’opération factice (p < 0,05) et chez les

rats orchidectomisés (p < 0,05), sans affecter la DMO lombaire (trabéculaire). La calcitonine a

augmenté la DMO lombaire chez les rats qui ont reçu l’excipient (p < 0,001) et chez les rats traités

par L-thyroxine (p < 0,001). Par contre, la calcitonine n’a pas affecté la DMO fémorale chez les rats

traités au moyen de l’excipient, et n’a pas empêché la perte osseuse fémorale induite par L-

thyroxine. La phosphatase acide résistante au tartrate sérique a augmenté chez les rats traités par L-

thyroxine (p < 0,001) et chez les rats orchidectomisés (p < 0,05). La calcitonine n’a exercé aucun

effet sur l’activité de la phosphatase acide résistante au tartrate et n’a pas empêché l’augmentation

de cette dernière induite par la L-thyroxine. Ni l’excédent de L-thyroxine ni l’orchidectomie n’ont

affecté les concentrations d’ostéocalcine. La calcitonine a réduit les taux sériques d’ostéocalcine,

seule (p < 0,05) et en présence d’excédents de L-thyroxine (p < 0,05). On a conclu que les fortes

doses de L-thyroxine administrées aux rats agissaient de façon préférentielle sur la diminution de la

Levothyroxine PM-FREv5.0-Clean

Page 29 de 34

DMO fémorale. L’hypogonadisme à court terme a diminué la DMO fémorale, mais non la DMO

lombaire et ne met pas la colonne lombaire plus à risque à l’égard d’une perte osseuse

potentiellement induite par l’hormone thyroïdienne. La calcitonine augmente la DMO lombaire,

mais n’empêche pas la baisse de la DMO fémorale induite par l’hormone thyroïdienne.

Carcinogenèse, mutagenèse et infertilité

Peu d’études toxicologiques publiées ont porté sur la lévothyroxine dans le but d’en évaluer le

potentiel carcinogène, mutagène ou les risques d’infertilité. La lévothyroxine synthétique est

identique à celle qui est fabriquée par la thyroïde humaine, de sorte que les effets de cette nature

sont peu susceptibles de se manifester, à moins que l’agent ne soit administré en doses

excessives.

Levothyroxine PM-FREv5.0-Clean

Page 30 de 34

RÉFÉRENCES

1 Mandel SJ, et al. Increased need for thyroxine during pregnancy in women with

primary hypothyroidism. The New England Journal of Medicine, 323(2): 91-96, 1990.

Vulsma T, Gons MH, De Fijlder JJM. Maternal-fetal transfer of thyroxine in congenital

hypothyroidism due to a total organification defect in thyroid agenesis. The New

England Journal of Medicine, 321(1): 13-16, 1989.

Rovet JF, Ehrlich R. Long-term effects of L-thyroxine therapy for congenital

hypothyroidism. The Journal of Pediatrics, 126(3): 380-386, 1995.

Germak JF, Ehrlich R. Longitudinal assessment of L-thyroxine therapy for congenital

hypothyroidism. The Journal of Pediatrics, 126(3): 380-386, 1995.

Current medical diagnosis and treatment: Diseases of the thyroid gland. 38

American Psychiatric Press, 1999.

Greenspan FS, Dogn GJ. Thyroid and antithyroid drugs. Basic and Clinical

Pharmacology. 7

Ed. American Society Health-System Pharmacists, 1997.

Mosby’s GenRx™ the complete reference for generic and brand drugs: Levothyroxine

sodium. 9

Ed. American Psychiatric Associate, 1999.

8 Toft F. Drug therapy: Thyroxine therapy. The New England Journal of Medicine,

331(3) 174-180, 1994.

9 Franklyn JA, et al. Long-term thyroxine treatment and bone mineral density. The

Lancet, 340: 9-13, 1992.

10 Surks MI, Rubens S. Drugs and thyroid function. The New England Journal of

Medicine, 333 (25): 1688-1694, 1995.

Schulte-Wissermann H, Straub E. Effect of L-thyroxine on renal excretion of water and

electrolytes in both normal and mercury-intoxicated rats. Urological Research, 8: 189-

196, 1980.

Morreale De Escobar G, et al. Contribution of maternal thyroxine to fetal thyroxine

pools in normal rats near term. Endocrinology, 126(5): 2765-2767, 1990.

Ongphiphadhanakul B, et al. Excessive L-thyroxine therapy decreases femoral bone

mineral densities in the male rat: Effect of hypogonadism and calcitonin. Journal of

Bone and Mineral Research, 7 (10): 1227-1231, 1992.

Demers, L.M., & Spencer, C.A. Laboratory Support for the Diagnosis and Monitoring

Levothyroxine PM-FREv5.0-Clean

Page 31 de 34

of Thyroid Disease. NACB Laboratory Medicine Practice Guidelines (LMPG), 2002.

American Society of Health-System Pharmacists, American Hospital Formulary Service

(AHFS) Drug Information, Levothyroxine Sodium, 2003.

Baskin, H.J. American Association of Clinical Endocrinologists (AACE) Medical

Guidelines for Clinical Practice for the Evaluation and Treatment of Hyperthyroidism

and Hypothyroidism. Endocrine Practice, 8(6), November/December 2002.

Euthyrox, monographie de produit, EMD Serono, Mississauga, ON, le 6

août 2015, N° de contrôle : 184137.

Synthroid, monographie de produit, BGP Pharma ULC, St-Laurent, QC, le 3 septembre

2015, N° de contrôle : 185008

Lévothyroxine sodique pour injection, Fresenius Kabi USA, Lake Zurich IL, avril 2013.

Levothyroxine PM-FREv5.0-Clean

Page 32 de 34

PARTIE III : RENSEIGNEMENTS POUR LE

CONSOMMATEUR

Pr

Lévothyroxine sodique pour i

njection

Ce feuillet est la partie III d’une « monographie de produit »

qui a été publiée lorsque la Lévothyroxine Sodique pour

injection a été homologuée pour être vendue au Canada et il

a été conçu particulièrement à l’intention des

consommateurs. Ce feuillet constitue un aperçu et ne vous

fournira pas tous les renseignements sur la Lévothyroxine

sodique pour injection. Si vous avez des questions au sujet

du médicament, veuillez contacter votre médecin ou votre

pharmacien.

AU SUJET DE CE MÉDICAMENT

Les raisons d’utiliser ce médicament :

La lévothyroxine est une hormone thyroïdienne synthétique

qui s’utilise pour le traitement de l’hypothyroïdie (faible

sécrétion des hormones thyroïdiennes).

Les effets de ce médicament :

La lévothyroxine que renferme la Lévothyroxine sodique pour

injection sert à remplacer une hormone normalement produite par la

glande thyroïde. En général, ce traitement de substitution doit être

pris toute la vie, sauf dans les cas d’hypothyroïdie (passagère), qui est

habituellement associée à une inflammation de la glande thyroïde

(thyroïdite). La Lévothyroxine sodique pour injection est employée

en remplacement de la lévothyroxine orale sous forme de comprimés

lorsqu’un traitement rapide s’impose ou dans les situations où le

médicament ne peut être administré par voie orale.

Les circonstances où il est déconseillé d’utiliser ce

médicament :

La Lévothyroxine sodique pour injection ne doit pas

être utilisée chez les patients qui :

ont une glande thyroïde hyperactive;

font de l’insuffisance surrénalienne non compensée (pas

suffisamment d’hormones surrénaliennes);

relève d’un infarctus aigu du myocarde (crise cardiaque);

sont enceintes et qui reçoivent un traitement pour

l’hyperthyroïdie;

sont hypersensibles à l’un des ingrédients du produit.

L’ingrédient médicinal est :

Lévothyroxine sodique

Les ingrédients non médicinaux importants sont :

Mannitol, phosphate dibasique de sodium heptahydraté et

hydroxyde de sodium.

Les formes posologiques sont :

La Lévothyroxine sodique pour injection est

offerte sous forme de poudre lyophilisée stérile

pour reconstitution.

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS

Mises en garde et précautions importantes

On ne devrait pas se servir des hormones

thyroïdiennes, y compris la lévothyroxine, seules ou

avec d’autres agents thérapeutiques, pour traiter

l’obésité ou pour la perte pondérale.

Chez les patients à la fonction thyroïdienne normale,

les doses correspondant aux besoins hormonaux

quotidiens sont inefficaces pour ce qui est de la perte

de poids.

De fortes doses peuvent causer des effets toxiques

graves, possiblement mortelles, surtout lorsqu’elles sont

prises avec des produits employés pour leurs effets

réducteurs de l’appétit.

Avertissez votre médecin avant votre traitement par

Lévothyroxine sodique pour injection ou une fois celui-ci

commencé :

si vous êtes allergique à tout aliment ou médicament;

si vous prenez toute autre médication sur ou sans

ordonnance (en vente libre) ou des suppléments à base

de plantes médicinales ou de médecine douce;

si vous avez présentement ou avez eu dans le passé

d’autres problèmes médicaux, que vous en ayez reçu ou

pas de traitement (surtout un durcissement des artères,

des battements de cœur irréguliers, une insuffisance

cardiaque, une insuffisance coronarienne, une maladie

cardiaque, de l’hypertension artérielle, de l’ostéoporose,

des troubles de la coagulation sanguine, ou des

antécédents de problèmes thyroïdiens, surrénaliens ou

hypophysaires);

si vous faites du diabète, votre dose d’insuline ou

d’antidiabétique pourrait changer, une fois que vous

prendrez la Lévothyroxine sodique pour injection. Vous

devez surveiller votre taux de glucose urinaire et sanguin

selon les directives du médecin et lui signaler

immédiatement tout changement;

si vous prenez un anticoagulant oral (médication pour

éclaircir le sang) comme de la warfarine, votre dose

pourrait changer une fois que vous aurez débuté votre

traitement par Lévothyroxine sodique pour injection. Votre

état de coagulation devrait être vérifié souvent pour

déterminer si un changement posologique s’impose;

si vous êtes enceinte, si vous avez l’intention de le devenir

ou si vous allaitez. La dose de votre médicament devra

probablement être augmentée pendant votre grossesse.

Autres précautions :

Vous devez informer votre médecin ou votre dentiste du fait

que vous prenez de la Lévothyroxine sodique pour injection

avant de subir toute forme de chirurgie.

Levothyroxine-PM-ENG-v5.0- Clean

Page 29 of 30

INTERACTIONS AVEC CE MÉDICAMENT

Comme pour la plupart des médicaments, des interactions avec

d’autres médicaments peuvent se produire. Informez votre médecin,

infirmière ou pharmacien de tous les produits de santé que vous

prenez, y compris les médicaments prescrits par d’autres médecins,

les vitamines, les minéraux, les suppléments naturels ou les produits

de médecine alternative.

Les produits qui suivent pourraient être associés à des interactions

médicamenteuses avec la Lévothyroxine sodique pour injection

les anticoagulants oraux, utilisés pour éclaircir le sang;

les glucosides digitaliques (p. ex., la digoxine), un médicament

pour le cœur;

les antidiabétiques (insuline ou hypoglycémiants oraux), utilisés

pour normaliser le taux de sucre sanguin (la glycémie);

les antagonistes bêta-adrénergiques, aussi appelés les bêta-

bloquants (p. ex. le métoprolol, l’aténolol, le bisoprolol, le

propranolol), utilisés pour ralentir la fréquence cardiaque;

les glucocorticoïdes (corticostéroïdes), utilisés pour atténuer

l’inflammation;

l’amiodarone, utilisée pour normaliser le rythme cardiaque;

le diazépam (p. ex., Valium), utilisé pour traiter les crises

épileptiques, l’anxiété et d’autres maladies neurologiques;

les antidépresseurs;

le lithium, utilisé pour traiter la maladie de bipolarité;

les bêta-sympatholytiques/sympathicomimétiques, utilisés

pour stimuler le cœur et traiter les problèmes respiratoires

[p.ex., Ventolin (salbutamol)];

le propylthiouracile (PTU), utilisé pour traiter la maladie

thyroïdienne;

les sulfamides, utilisés pour traiter des infections;

le méthimazole, utilisé pour réduire la sécrétion d’hormones

thyroïdiennes;

les agents de contraste radiologique qui contiennent de l’iode

ou de l’iodure;

les dérivés de la coumarine, utilisés pour éclaircir le sang;

la kétamine, utilisée principalement pour l’anesthésie;

la phénytoïne, utilisée pour prévenir les crises convulsives;

les salicylates, utilisés pour soulager la douleur;

le dicumarol, utilisé pour éclaircir le sang;

le furosémide, connu sous le nom de pilule antirétention d’eau,

aide à éliminer l’excès d’eau;

le clofibrate, utilisé pour abaisser le taux de cholestérol;

le sevelamer, utilisé pour réduire les taux élevés de phosphate;

les inhibiteurs de la tyrosine kinase, utilisés pour traiter certains

types de cancers;

les contraceptifs à base d’œstrogène, utilisés comme

hormonothérapie de remplacement;

les barbituriques (p. ex. le phénobarbital), pris pour leur

effet calmant ou induisant le sommeil;

la carbamazépine, utilisée pour traiter les crises

convulsives/épileptiques et les douleurs nerveuses;

les inhibiteurs de la pompe à protons, utilisés pour réduire la

sécrétion excessive d’acide gastrique.

UTILISATION APPROPRIÉE DE CE MÉDICAMENT

Dose habituelle :

Compte tenu de votre réponse au médicament, votre médecin décidera

s’il convient d’ajuster votre posologie. La dose initiale de lévothyroxine

sodique, la fréquence des ajustements posologiques et la pleine dose de

remplacement optimale doivent être adaptées en fonction des besoins de

chaque patient, et seront influencées par les facteurs suivants : âge,

poids, état cardiovasculaire, présence d’autres maladies, ainsi que gravité

et durée des symptômes d’hypothyroïdie.

EFFETS SECONDAIRES ET MESURES À PRENDRE

Les effets indésirables associés à la Lévothyroxine sodique pour

injection sont principalement ceux occasionnés par un surdosage

thérapeutique.

croissance osseuse incomplète;

chute des cheveux (alopécie);

irrégularités menstruelles et altération de la fertilité;

ostéoporose.

EFFETS SECONDAIRES GRAVES ET

MESURES À PRENDRE

Symptôme / effet

Consultez votre

médecin ou votre

pharmacien

Sollicitez

IMMÉDIA-

TEMENT des

soins médicaux

Unique

ment si

l’effet

est

sévère

Dans

tous

les

cas

douleur thoracique, pouls rapide

ou irrégulier, palpitations,

augmentation de la tension

artérielle, insuffisance cardiaque,

angine, infarctus du

myocarde/arrêt cardiaque (crise

cardiaque), essoufflement

élévations des taux d’enzymes

hépatiques

réduction de la densité minérale

osseuse

hypersensibilité, urticaire ou

démangeaisons, œdème de

Quincke (angio-œdème)

convulsions

fatigue, insomnie, agitation

modification de l’appétit,

augmentation ou perte de poids

thermophobie, fièvre, bouffées

de chaleur

hyperactivité, nervosité, anxiété,

irritabilité, labilité émotionnelle

tremblements, faiblesse

musculaire, crampes

abdominales et aux jambes

transpiration excessive;

mal de tête

diarrhée, vomissements

Levothyroxine-PM-ENG-v5.0- Clean

Page 30 of 30

Cette liste n’est pas une liste complète des effets secondaires.

Pour tout effet inattendu ressenti lors de la prise de

Lévothyroxine sodique pour injection, veuillez communiquer

avec votre médecin ou pharmacien.

Déclaration des effets secondaires

Vous pouvez déclarer les effets secondaires soupçonnés d’être

associé avec l’utilisation d’un produit de santé en :

Visitant le site Web des déclarations des effets

indésirables (http://www.hc-sc.gc.ca/dhp-

mps/medeff/report-declaration/index-fra.php) pour

vous informer sur comment faire une déclaration

en ligne, par courrier, ou par télécopieur; ou

Téléphonant sans frais 1-866-234-2345.

REMARQUE : Si vous avez besoin de renseignements sur la prise

en charge des effets secondaires, veuillez communiquer avec votre

professionnel de la santé. Le Programme Canada Vigilance ne

fournit pas de conseils médicaux.

COMMENT CONSERVER LE MÉDICAMENT

Conservez-le à la température ambiante (entre 15 et 30 °C) et

protégez-le de la lumière.

Garder hors de la portée de et de la vue des enfants.

POUR DE PLUS AMPLES RENSEIGNEMENTS

Ce document ainsi que la monographie complète, préparée à

l’intention des professionnels de la santé, peuvent être obtenus en

communiquant avec le promoteur, Fresenius Kabi Canada Ltée,

au : 1 877 821-7724.

Le présent dépliant a été préparé par :

Fresenius Kabi Canada Ltée

165 Galaxy Blvd., bureau 100

Toronto, ON M9W 0C8

Dernière révision : 16 février 2017

Produits similaires

Rechercher des alertes liées à ce produit

Afficher l'historique des documents

Partagez cette information