IBUPROFEN CAPLETS 200 MG Comprimé

Canada - français - Health Canada

Achète-le

Ingrédients actifs:
Ibuprofène
Disponible depuis:
VITA HEALTH PRODUCTS INC
Code ATC:
M01AE01
DCI (Dénomination commune internationale):
IBUPROFEN
Dosage:
200MG
forme pharmaceutique:
Comprimé
Composition:
Ibuprofène 200MG
Mode d'administration:
Orale
Unités en paquet:
24/50/100/200/500TAB
Type d'ordonnance:
En vente libre
Domaine thérapeutique:
OTHER NONSTEROIDAL ANTIIMFLAMMATORY AGENTS
Descriptif du produit:
Numéro de groupe d'ingrédients actifs (GIA) :0108883004; AHFS: 28:08.04.92
Statut de autorisation:
APPROUVÉ
Numéro d'autorisation:
02272857
Date de l'autorisation:
2005-11-08

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MONOGRAPHIE DE PRODUIT

COMPRIMÉS D’IBUPROFÈNE

CAPLETS D’IBUPROFÈNE

Comprimés USP d’ibuprofène 200 mg

CAPLETS D’IBUPROFÈNE EXTRA FORT

Comprimés USP d’ibuprofène 400 mg

Analgésique/antipyrétique

Vita Health Products Inc.

150, avenue Avenue

Winnipeg (Manitoba)

Canada R2J 3W2

Numéro de contrôle de la présentation : 181566

Date de révision :

24 mars 2015

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Table des matières

PARTIE I : RENSEIGNEMENTS POUR LE PROFESSIONNEL DE LA SANTÉ............. 3

RENSEIGNEMENTS SOMMAIRES SUR LE PRODUIT ............................................... 3

INDICATIONS ET UTILISATION CLINIQUE............................................................... 3

CONTRE-INDICATIONS ................................................................................................. 4

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS ......................................................................... 5

EFFETS INDÉSIRABLES ............................................................................................... 11

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES ..................................................................... 15

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION........................................................................... 18

SURDOSAGE................................................................................................................... 19

MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE............................................. 20

ENTREPOSAGE ET STABILITÉ................................................................................... 22

INSTRUCTIONS PARTICULIÈRES DE MANIPULATION........................................ 22

FORMES POSOLOGIQUES, COMPOSITION ET CONDITIONNEMENT ................ 22

PARTIE II : RENSEIGNEMENTS SCIENTIFIQUES.......................................................... 24

RENSEIGNEMENTS PHARMACEUTIQUES .............................................................. 24

ESSAIS CLINIQUES ....................................................................................................... 25

PHARMACOLOGIE DÉTAILLÉE ................................................................................. 28

MICROBIOLOGIE........................................................................................................... 29

TOXICOLOGIE ............................................................................................................... 29

RÉFÉRENCES ................................................................................................................. 33

PARTIE III : RENSEIGNEMENTS POUR LE CONSOMMATEUR ................................. 44

PARTIE III : RENSEIGNEMENTS POUR LE CONSOMMATEUR ................................. 46

PARTIE III : RENSEIGNEMENTS POUR LE CONSOMMATEUR ................................. 48

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COMPRIMÉS D’IBUPROFÈNE

CAPLETS D’IBUPROFÈNE

CAPLETS D’IBUPROFÈNE EXTRA FORT

Comprimés USP d’ibuprofène

PARTIE I : RENSEIGNEMENTS POUR LE PROFESSIONNEL DE LA SANTÉ

RENSEIGNEMENTS SOMMAIRES SUR LE PRODUIT

Voie

d’administration

Forme posologique et

concentration

Ingrédients non médicinaux

Orale

Comprimés, 200 mg

Comprimés, 400 mg

Amidon prégélatinisé,

carboxyméthylcellulose de sodium, cellulose

microcristalline, croscarmellose de sodium,

dextrose, dioxyde de silicium colloïdal,

dioxyde de titane, eau purifiée, hypromellose,

lauryl sulfate de sodium, lécithine de soja,

maltodextrine, oxyde de fer jaune, oxyde de

fer rouge, polydextrose, poly(éthylène glycol),

povidone, stéarate de magnésium,.

INDICATIONS ET UTILISATION CLINIQUE

Comprimés d’ibuprofène et Caplets d’ibuprofène sont indiqués pour :

le soulagement des douleurs musculaires, osseuses et articulaires mineures; des douleurs

corporelles; du mal de dos; des entorses et des foulures;

le soulagement des douleurs inflammatoires en lien avec (entre autres) :

l’arthrite,

la fatigue ou le surmenage musculaires (ex. : entorses et foulures);

le soulagement des maux de tête, dont la céphalée de tension et la douleur migraineuse – de

légère à modérée;

le soulagement des douleurs menstruelles (dysménorrhée);

le soulagement des maux de dents (douleur dentaire);

le soulagement des malaises dus au rhume et à la grippe;

la réduction de la fièvre.

Caplets d’ibuprofène extra fort est indiqué pour :

le soulagement des douleurs musculaires, osseuses et articulaires mineures; des douleurs

corporelles; du mal de dos; des entorses et des foulures;

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le soulagement des douleurs inflammatoires en lien avec (entre autres) :

l’arthrite,

la fatigue ou le surmenage musculaires (ex. : entorses et foulures);

le soulagement des maux de tête, dont la céphalée de tension et la douleur migraineuse – de

légère à modérée;

le soulagement des douleurs menstruelles (dysménorrhée);

le soulagement des maux de dents (douleur dentaire);

le soulagement des malaises dus au rhume et à la grippe;

la réduction de la fièvre.

L’efficacité des doses de 200 mg à 400 mg d’ibuprofène a été largement démontrée dans la

littérature scientifique mondiale pour le traitement de la douleur légère à modérée, dans une

grande variété de modèles de la douleur. Dans le cadre des études portant sur l’utilisation de

comprimés d’ibuprofène 400 mg dans le modèle d’impaction dentaire, le délai médian jusqu’à

confirmation du soulagement de la douleur perceptible s’établissait entre 24 et 48 minutes après

l’administration, et le délai médian jusqu’à l’utilisation du médicament de secours s’établissait

entre 5,7 et 10,1 heures

26-7, 122-129

Gériatrie (> 65 ans) : Les essais cliniques démontrent et l’expérience suggère que l’utilisation

du médicament chez la population gériatrique est associée à des différences du point de vue de

l’innocuité et de l’efficacité; ces aspects sont brièvement discutés dans les sections appropriées

(voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS).

Pédiatrie (< 12 ans) : L’ibuprofène n’est pas indiqué chez les enfants de moins de 12 ans.

CONTRE-INDICATIONS

Ulcère gastroduodénal actif, antécédents d’ulcération récurrente ou maladie

inflammatoire active du système gastro-intestinal.

Hypersensibilité connue ou soupçonnée à l’ibuprofène et à d’autres anti-

inflammatoires non stéroïdiens (AINS). Patients hypersensibles à l’ibuprofène ou à

tout ingrédient de la préparation ou à toute composante du contenant. Pour consulter

la liste complète, voir la section sur les Formes posologiques, la Composition et le

Conditionnement de la présente monographie. Gardez aussi à l’esprit le potentiel de

réactivité croisée entre les différents AINS.

Patients atteints de polypose nasale (syndrome complet ou partiel), où chez qui des

symptômes d’asthme, d’anaphylaxie, d’urticaire, de rhinite ou toute autre

manifestation allergique sont précipités par l’acide acétylsalicylique (AAS) ou

d’autres AINS. En effet, des réactions anaphylactoïdes mortelles se sont déjà

produites chez ces personnes. De plus, celles-ci risquent de souffrir d’une réaction

grave aux AINS même si elles en ont déjà pris dans le passé sans aucun effet

indésirable.

Déficience hépatique importante ou maladie hépatique active.

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Fonction rénale gravement réduite ou déclinante (clairance de la créatinine

< 30 ml/min). Les personnes dont la fonction rénale est moins affectée risquent

quand même de voir leur état s’aggraver si on leur prescrit des AINS; elles

doivent donc faire l’objet d’une surveillance.

Il n’est pas recommandé de prendre de l’ibuprofène en combinaison avec d’autres

AINS vu l’absence de toute donnée indiquant un avantage synergique et le risque

d’effets secondaires additifs.

Les enfants atteints d’une maladie du rein ou manifestant une perte hydrique

importante en raison de vomissements, de diarrhée ou d’un apport liquidien

insuffisant ne doivent pas prendre d’ibuprofène.

L’ibuprofène est contre-indiqué durant la grossesse et l’allaitement.

L’ibuprofène est contre-indiqué chez les patients souffrant de lupus érythémateux

disséminé, car une réaction ressemblant à de l’anaphylaxie accompagnée de fièvre

peut se produire, surtout lorsque de l’ibuprofène a été administré précédemment.

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS

Mises en garde et précautions importantes

Utiliser avec prudence chez les patients atteints d’insuffisance cardiaque, d’hypertension

ou de tout autre état prédisposant à la rétention d’eau (voir MISES EN GARDE ET

PRÉCAUTIONS, sous-sections Cardiovasculaire et

Équilibre hydrique et

électrolytique; ainsi que INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES, sous-section

Antihypertenseurs).

Utiliser avec prudence chez les patients sujets aux irritations du tube digestif,

notamment ceux ayant des antécédents d’ulcère gastroduodénal (voir MISES EN

GARDE ET PRÉCAUTIONS, sous-section Gastro-intestinal, ainsi que INTERACTIONS

MÉDICAMENTEUSES, sous-section Anticoagulants dérivés de la coumarine).

Les patients risquant le plus de souffrir de toxicité rénale sont ceux atteints d’insuffisance

rénale ou cardiaque ou de troubles hépatiques, ceux qui prennent des diurétiques, ainsi que

les personnes âgées (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, sous-section Rénal).

En cas de symptômes urinaires, d’hématurie et de cystite, il faut immédiatement

cesser de prendre le médicament (voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS,

sous-section Génito-urinaire).

On doit éviter de prendre de l’ibuprofène durant la grossesse et l’allaitement (voir MISES

EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, sous-section Populations particulières : Femmes

enceintes et Femmes qui allaitent).

Généralités

L’ibuprofène, tout comme d’autres médicaments anti-inflammatoires, peut masquer les signes

habituels d’infection.

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Carcinogenèse et mutagenèse

Sans objet.

Cardiovasculaire

L’utilisation d’ibuprofène peut précipiter l’insuffisance cardiaque congestive chez les

patients présentant une fonction cardiaque limite, une tension artérielle élevée et des

palpitations.

Dépendance/tolérance

Sans objet.

Oreille/nez/gorge

Les patients atteints de polypose nasale (syndrome complet ou partiel) ne devraient pas prendre

d’ibuprofène (voir CONTRE-INDICATIONS).

Endocrinien/métabolisme

Sans objet.

Équilibre hydrique et électrolytique

On a observé chez certains patients traités à l’ibuprofène de la rétention d’eau et des œdèmes.

Par conséquent, comme c’est le cas pour de nombreux autres AINS, il faut garder à l’esprit que

l’insuffisance cardiaque congestive peut être précipitée chez les patients âgés ou souffrant d’une

fonction cardiaque déficiente. L’ibuprofène doit être utilisé avec précaution chez les patients

atteints d’insuffisance cardiaque, d’hypertension ou d’un autre état prédisposant à la rétention

d’eau.

Tout traitement à base d’AINS comporte un risque potentiel d’hyperkaliémie, surtout chez les

patients atteints de diabète sucré ou d’insuffisance rénale; les patients âgés; ou ceux traités en

parallèle avec un bêtabloquant, un inhibiteur de l’enzyme de conversion de l’angiotensine ou

certains diurétiques. Les électrolytes sériques doivent être surveillés périodiquement dans le

contexte d’un traitement à long terme, surtout chez les patients à risque.

Gastro-intestinal

Une toxicité gastro-intestinale sévère, se manifestant par une ulcération gastroduodénale,

une perforation des tissus et des saignements gastro-intestinaux – aux conséquences parfois

graves, voire mortelles à l’occasion – peut se produire en tout temps chez les patients traités

aux AINS, dont l’ibuprofène, en présence ou en l’absence de symptômes.

Des problèmes mineurs du tube digestif supérieur, comme la dyspepsie, sont courants. Ils se

manifestent en général tôt durant le traitement. Le médecin doit rester vigilant quant à la

présence éventuelle d’ulcération et de saignements chez les patients traités aux AINS, même

en l’absence de tout symptôme gastro-intestinal antérieur.

Chez les patients observés dans le cadre des essais cliniques de ces substances, des ulcères

gastro-intestinaux supérieurs symptomatiques, des saignements manifestes ou une perforation

sont survenus chez environ 1 % des patients traités de trois à six mois, et chez environ 2 à 4 %

des patients traités pendant une année. Le risque se poursuit au-delà d’un an et s’accroît peut-

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être. L’incidence de telles complications augmente avec la dose.

L’ibuprofène devrait être administré sous étroite surveillance médicale chez les patients sujets

aux irritations du tube digestif supérieur, notamment ceux ayant des antécédents d’ulcère

gastroduodénal, de diverticulose de l’intestin ou d’autres maladies inflammatoires du tube

digestif, comme la colite ulcéreuse ou la maladie de Crohn. Dans de tels cas, le médecin doit

soupeser les avantages du traitement compte tenu des risques possibles.

Les médecins doivent informer leurs patients des signes ou symptômes d’une toxicité gastro-

intestinale sévère et leur rappeler qu’ils doivent consulter immédiatement en cas de dyspepsie

tenace ou d’autres symptômes ou signes évoquant une ulcération gastro-intestinale ou des

saignements. Étant donné qu’une ulcération ou des saignements gastro-intestinaux sévères

peuvent se produire sans symptômes avertisseurs, les médecins doivent suivre les patients sous

traitement continu en vérifiant leur hémoglobine périodiquement et en restant attentifs aux signes

et symptômes d’ulcération et de saignements. Ils doivent en outre mentionner aux patients

l’importance de ce suivi.

En cas d’ulcération soupçonnée ou confirmée, ou si des saignements gastro-intestinaux se

manifestent, il faut immédiatement cesser la prise d’ibuprofène, entreprendre le traitement

approprié et surveiller de près l’état du patient.

Jusqu’à maintenant, aucune étude n’a pu cerner un groupe de patients qui ne serait pas à risque

de développer ulcération et saignements. Un historique d’événements gastro-intestinaux sévères

et d’autres facteurs comme une consommation excessive d’alcool, le tabagisme, l’âge, le sexe

féminin et la prise concomitante de stéroïdes ou d’anticoagulants par voie orale ont été associés à

un risque accru. Les études à ce jour indiquent que tous les AINS peuvent avoir des effets

indésirables sur le tube digestif. Bien que les données existantes ne permettent pas d’établir

clairement la différence de risque entre les différents AINS, il est possible qu’une telle différence

puisse être démontrée un jour.

Il n’existe aucune preuve définitive que l’administration en parallèle d’inhibiteurs du récepteur

H2 de l’histamine et (ou) d’antiacides puisse prévenir l’apparition d’effets secondaires gastro-

intestinaux ou permettre de poursuivre le traitement à base d’ibuprofène si jamais de tels effets

indésirables se manifestent.

Génito-urinaire

On sait que certains AINS peuvent causer des symptômes urinaires persistants (douleur vésicale,

dysurie, mictions fréquentes), de l’hématurie ou une cystite. Ces symptômes peuvent se

manifester à n’importe quel moment après le début du traitement à base d’AINS. Dans certains

cas de traitement continu, ces symptômes ont évolué vers une forme grave. Si des symptômes

urinaires font leur apparition, le traitement à base d’ibuprofène doit être immédiatement

interrompu pour permettre au patient de se rétablir. Cette mesure doit être appliquée avant

d’entreprendre tout examen ou traitement urologique.

Hématologique

Il est clair que les médicaments inhibiteurs de la biosynthèse de la prostaglandine interfèrent

avec la fonction plaquettaire à différents degrés. Par conséquent, les patients qui pourraient

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souffrir d’un tel effet doivent être surveillés étroitement lorsqu’on leur administre de

l’ibuprofène.

dyscrasies (neutropénie, leucopénie, thrombocytopénie, anémie aplastique et

agranulocytose) associées à l’utilisation des AINS sont rares, mais peuvent se produire avec

des conséquences graves.

Hépatique/biliaire/pancréatique

Comme pour les autres AINS, l’ibuprofène peut provoquer des hausses à la limite de la

normale dans un ou plusieurs tests de la fonction hépatique, dans une proportion pouvant aller

jusqu’à 15 % des patients. De telles anomalies peuvent progresser, rester essentiellement les

mêmes ou se manifester de façon transitoire dans le cadre d’un traitement continu. Le patient

qui manifeste des symptômes ou des signes suggérant une dysfonction hépatique ou dont les

résultats à un test hépatique se sont révélés anormaux doit être évalué pour mettre en évidence

le développement éventuel d’une réaction hépatique grave. De telles réactions, notamment

sous la forme d’un ictère ou d’une hépatite mortelle, ont été signalées en lien avec l’utilisation

d’AINS.

Même si ce genre de réactions est rare, il faut arrêter la prise du médicament lorsque les

résultats des tests hépatiques continuent d’être anormaux ou se dégradent, si des signes et

symptômes évoquant une maladie hépatique apparaissent ou en présence de manifestations

systémiques (ex. : éosinophilie, rash, etc.).

Dans un contexte de traitement à long terme, la fonction hépatique doit être surveillée

périodiquement à l’aide des tests appropriés. Si l’on doit prescrire le médicament en dépit d’une

insuffisance hépatique, une observation étroite du patient s’impose.

Des chercheurs se sont penchés sur la fréquence d’atteintes hépatiques aiguës chez

625 307 personnes ayant reçu des AINS en Angleterre et au Pays de Galles entre 1987 et 1991

De ce nombre, 311 716 patients avaient pris de l’ibuprofène. L’incidence d’atteintes hépatiques

aiguës chez les utilisateurs d’ibuprofène s’établissait à 1,6/100 000. Cette proportion représentait

l’incidence la plus faible parmi les huit AINS à l’étude et se révélait significativement inférieure

aux résultats observés chez les utilisateurs de kétoprofène, de piroxicam, de fenbrufène ou de

sulindac. Chez les utilisateurs d’AINS considérés en tant que groupe, seules l’administration en

parallèle d’un médicament hépatotoxique ou la présence de polyarthrite rhumatoïde ont exercé

un effet indépendant sur l’apparition d’une atteinte hépatique aiguë. En s’appuyant sur ces

données, on constate que la prise d’ibuprofène à court terme comme analgésique/antipyrétique

n’est pas préoccupante à l’égard de la maladie hépatique.

Immunitaire

Occasionnellement, on a observé des symptômes de méningite aseptique (raideur de la nuque,

céphalée intense, nausée et vomissements, fièvre et obscurcissement de la conscience) en lien

avec la prise de certains AINS. Les patients ayant une affection auto-immune (lupus

érythémateux disséminé, connectivites mixtes, etc.) semblent prédisposés. Le médecin restera

donc à l’affût de cette complication, le cas échéant.

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Neurologique

Certains patients peuvent éprouver de la somnolence, des étourdissements, des vertiges, de

l’insomnie ou de la dépression en lien avec l’utilisation d’ibuprofène. Les patients aux prises

avec ces effets secondaires doivent faire preuve de prudence lorsqu’ils exercent des activités

nécessitant de la vigilance.

Ophtalmologique

On a signalé des cas de vision brouillée et (ou) de baisse de l’acuité visuelle chez les personnes

prenant de l’ibuprofène ou d’autres AINS. Il faut cesser de prendre le médicament si de tels

symptômes se développent et la personne doit passer un examen ophtalmologique. En fait, toute

personne prenant le médicament pendant une période prolongée devrait passer un examen

ophtalmologique à intervalles réguliers.

Considérations périopératoires

Sans objet.

Psychiatrique

Voir Mises en garde et précautions, sous-section Neurologique.

Rénal

L’administration prolongée d’AINS chez des animaux s’est traduite par une nécrose médullaire

et d’autres anomalies pathologiques rénales. Chez l’humain, on a signalé des cas de néphrite

interstitielle aiguë accompagnée d’hématurie, de protéinurie et à l’occasion, de syndrome

néphrotique.

Une deuxième forme de toxicité a été observée chez les patients atteints d’une affection

prérénale menant à une réduction du débit ou du volume sanguin au niveau des reins,

lorsqu’entrent en jeu les prostaglandines rénales dans le maintien de l’irrigation sanguine. Chez

ces patients, l’administration d’AINS peut entraîner une réduction dose-dépendante de la

synthèse de la prostaglandine et précipiter une décompression rénale manifeste. Les patients

courant le plus grand risque sont ceux atteints d’une insuffisance rénale ou cardiaque ou de

troubles hépatiques; les personnes sous diurétiques; ainsi que les personnes âgées. L’arrêt du

médicament donne généralement lieu au rétablissement du patient à son état original.

L’ibuprofène et ses métabolites sont éliminés principalement par les reins. Par conséquent, cette

substance doit être utilisée avec beaucoup de prudence chez les patients atteints d’insuffisance

rénale. Il faut envisager l’utilisation de doses réduites et assurer une surveillance attentive chez

ces patients.

Dans un contexte de traitement à long terme, la fonction rénale doit être surveillée à intervalles

réguliers.

Respiratoire

Sans objet.

Sensibilité/résistance

Les patients qui présentent une sensibilité particulière à l’égard d’un AINS peuvent également

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être sensibilisés à l’égard d’un autre médicament du même type, quel qu’il soit.

Fonction sexuelle/reproduction

Sans objet.

Peau

Sans objet.

Populations particulières

Femmes enceintes : Les études de reproduction menées sur des rates et des lapines ne révèlent

pas d’anomalies développementales. Toutefois, les études de reproduction menées chez l’animal

ne permettent pas toujours de prédire la réponse humaine. En raison des effets connus des AINS

sur le système cardiovasculaire fœtal, l’utilisation d’ibuprofène en fin de grossesse devrait être

évitée. Comme pour les autres médicaments inhibiteurs de la synthèse de prostaglandine, une

incidence accrue de dystocie et de parturition retardée a été observée chez les rates. Par

conséquent, l’administration d’ibuprofène n’est pas recommandée durant la grossesse.

Femmes qui allaitent : L’excrétion d’ibuprofène dans le lait maternel tend à être inhibée par la

forte capacité de liaison protéinique de cette substance et le pH plus faible du lait maternel par

rapport au plasma

. Une étude a démontré une concentration d’ibuprofène de 13 ng/ml

30 minutes après l’ingestion d’une dose de 400 mg

. Le rapport lait:plasma s’établissait à 1:126,

pour une exposition infantile correspondant à 0,0008 % de la dose maternelle. On ne sait pas si

l’ibuprofène traverse la barrière placentaire humaine, ou, si c’est le cas, dans quelle mesure.

Pédiatrie : Les études menées à ce jour n’ont pas démontré de problèmes particuliers qui

limiteraient l’utilité thérapeutique de l’ibuprofène chez les enfants de six mois ou plus.

Gériatrie (> 65 ans) : Les patients âgés de plus de 65 ans, de même que ceux dont la santé est

fragile ou affaiblie, sont plus susceptibles de souffrir de divers effets indésirables en lien avec la

prise d’AINS; l’incidence de tels effets augmente avec la dose et la durée du traitement. De plus,

la tolérance à l’ulcération et aux saignements est moins bonne, et la plupart des cas signalés

d’événements gastro-intestinaux mortels concernent cette population. Enfin, les patients âgés

sont davantage à risque de développer une ulcération ou des saignements dans la partie inférieure

de l’œsophage.

Chez ces patients, on considérera une dose de départ plus basse que celle habituellement

recommandée, en procédant au besoin à des modifications individuelles, sous étroite

surveillance.

Surveillance et essais de laboratoire

Pour ce qui est de la surveillance et des essais de laboratoire en lien avec l’utilisation

d’ibuprofène, voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, sous-sections Équilibre hydrique et

électrolytique, Gastro-intestinal, Hématologique, Hépatique, Rénal et Populations

particulières : Gériatrie.

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EFFETS INDÉSIRABLES

Effets indésirables à un médicament déterminés au cours des essais cliniques

Puisque les essais cliniques sont menés dans des conditions très particulières, les taux des effets

indésirables qui sont observés peuvent ne pas refléter les taux observés en pratique et ne doivent

pas être comparés aux taux observés dans le cadre des essais cliniques portant sur un autre

médicament. Les renseignements sur les effets indésirables à un médicament qui sont tirés

d’essais cliniques s’avèrent utiles pour la détermination des événements indésirables liés aux

médicaments et pour l’approximation des taux.

Effets indésirables au médicament déterminés à la suite de la surveillance après

commercialisation (expérience d’utilisation sous prescription)

Les effets indésirables qui suivent ont été observés chez des patients traités à des doses de

prescription (≥ 1 200 mg/jour).

Nota. – Les effets énumérés sous les intitulés « Lien de causalité inconnu » ci-dessous

correspondent à des circonstances où le rapport de cause à effet n’a pu être établi. Bien que de

tels événements soient rarement signalés, on ne peut exclure un lien avec l’ibuprofène.

Gastro-intestinal

Les effets indésirables que l’on observe le plus souvent lorsqu’on prescrit de l’ibuprofène

touchent le système gastro-intestinal.

Incidence de 3 à 9 % : nausée, douleur épigastrique, brûlures d’estomac.

Incidence de 1 à 3 % : diarrhée, malaise abdominal, nausée et vomissements, indigestion,

constipation, douleur ou crampes abdominales, flatulence (ballonnements ou flatuosités).

Incidence < 1 % : ulcère gastrique ou duodénal avec saignements et (ou) perforation,

hémorragie gastro-intestinale, méléna, hépatite, ictère, fonction hépatique anormale (SGOT,

bilirubine sérique et phosphatase alcaline).

Allergique

Incidence inférieure à 1 % : anaphylaxie (voir CONTRE-INDICATIONS).

Lien de causalité inconnu : fièvre, maladie sérique, lupus érythémateux.

Système nerveux central

Incidence de 3 à 9 % : étourdissements.

Incidence de 1 à 3 % : céphalée, nervosité.

Incidence inférieure à 1 % : dépression, insomnie.

Lien de causalité inconnu : paresthésies, hallucinations, rêves anormaux.

Des cas de méningite aseptique et de méningo-encéphalite – avec éosinophilie du liquide

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céphalo-rachidien dans un cas – ont été signalés chez des patients prenant de l’ibuprofène par

intermittence, en l’absence de toute maladie du tissu conjonctif.

Dermatologique

Incidence de 3 à 9 % : éruption cutanée (dont le type maculopapulaire).

Incidence de 1 à 3 % : prurit.

Incidence inférieure à 1 % : éruptions vésiculobulleuses, urticaire, érythème polymorphe.

Lien de causalité inconnu : alopécie, syndrome de Stevens-Johnson.

Cardiovasculaire

Incidence inférieure à 1 % : insuffisance cardiaque congestive chez les patients avec

fonction cardiaque limite, tension artérielle élevée, palpitations.

Lien de causalité inconnu : arythmies (tachycardie sinusale, bradycardie sinusale,

palpitations).

Sensoriel

Incidence de 1 à 3 % : acouphènes.

Incidence inférieure à 1 % : amblyopie (vision trouble et [ou] baisse de l’acuité visuelle, scotome

et [ou] vision chromatique perturbée). Tout patient sous ibuprofène se plaignant de troubles

oculaires doit faire l’objet d’un examen ophtalmologique.

Lien de causalité inconnu : conjonctivite, diplopie, névrite optique.

Hématologique

Incidence inférieure à 1 % : leucopénie, baisse du taux d’hémoglobine et de l’hématocrite.

Lien de causalité inconnu : anémie hémolytique, thrombocytopénie, granulocytopénie,

saignements (p. ex. : purpura, épistaxis, hématurie, ménorragie).

Rénal

Lien de causalité inconnu : baisse de la clairance de la créatinine, polyurie, azotémie.

Comme c’est le cas pour les autres AINS, l’ibuprofène inhibe la synthèse de la prostaglandine

rénale, ce qui peut réduire la fonction hépatique et entraîner une rétention sodique. Chez des

patients souffrant d’une altération légère de la fonction rénale traités sous ibuprofène pendant

une semaine à raison de 1 200 mg/jour, on a observé une réduction du débit sanguin rénal et du

débit de filtration glomérulaire. Des cas de nécrose médullaire rénale ont été signalés. Un

certain nombre de facteurs semble accroître le risque de toxicité rénale (voir MISES EN GARDE

ET PRÉCAUTIONS).

Hépatique

Incidence inférieure à 1 % : hépatite, ictère, fonction hépatique anormale (SGOT, bilirubine

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sérique et phosphatase alcaline).

Endocrinien

Lien de causalité inconnu : gynécomastie, réaction hypoglycémique.

Des menstruations retardées jusqu’à deux semaines et une ménométrorragie se sont produites

chez neuf patientes ayant pris de l’ibuprofène durant trois jours avant les règles, à raison de

400 mg trois fois par jour.

Métabolique

Incidence de 1 à 3 % : baisse de l’appétit, œdème, rétention d’eau.

De manière générale, la rétention d’eau s’est résorbée rapidement après l’arrêt du médicament

(voir MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS).

Expérience d’utilisation sans prescription : Littérature (posologies 1 200 mg/jour)

Un chercheur a mené une analyse exhaustive des données publiées concernant l’innocuité

relative des doses sans prescription d’ibuprofène et d’acétaminophène

. Sur un total de 96 essais

randomisés réalisés à l’insu, l’analyse a retenu 10 essais d’une durée de sept jours ou moins où

l’innocuité des deux médicaments faisait l’objet d’une comparaison directe. Dans trois de ces

essais, l’incidence d’effets indésirables était plus élevée pour l’acétaminophène. Aucun effet

indésirable n’a été signalé dans six essais, tandis qu’un essai indiquait une incidence plus élevée

pour l’ibuprofène. Dans ce sous-ensemble de 10 essais, on a trouvé que les effets indésirables

touchant le système gastro-intestinal constituaient le type le plus fréquemment signalé –

dyspepsie, nausée et vomissements figurant de manière prédominante. Puisqu’aucun de ces

effets indésirables n’a semblé nécessiter de suivi, l’auteur en a déduit l’absence d’événement

grave ayant atteint le système gastro-intestinal.

L’analyse de conclure en ces termes : « Même s’il faut admettre que les données mentionnées

plus haut sont très sélectives et fondées sur de l’information tirée d’essais utilisant une

conception et des populations diverses, elles nous éclairent néanmoins sur la faible incidence

relative d’effets indésirables graves en lien avec la prise des deux médicaments selon les

posologies sans prescription applicables à chacun. »

Une étude à double insu contrôlée par placebo (N=1 246) a été menée pour évaluer

prospectivement la tolérance gastro-intestinale de l’ibuprofène selon la posologie maximale sans

prescription (soit 1 200 mg/jour pendant 10 jours consécutifs), comparativement à un placebo,

chez des sujets sains représentatifs de la population d’utilisateurs d’analgésiques sans

prescription. Les effets indésirables gastro-intestinaux se sont révélés similaires entre le groupe

ayant pris le placebo et celui ayant pris l’ibuprofène (67 sur 413, soit 16 % dans le groupe

placebo, comparativement à 161 sur 833, soit 19 % dans le groupe ibuprofène). Aucune

différence n’a été observée entre les deux groupes du point de vue de l’arrêt du médicament en

raison de problèmes gastro-intestinaux. Les effets indésirables signalés par ≥ 1 % des sujets se

sont manifestés sous la forme de dyspepsie, de douleur abdominale, de nausée, de diarrhée, de

flatulence et de constipation. Parmi les sujets, 17 (soit 1,4 %) ont eu des résultats positifs au

dépistage de sang occulte, la fréquence étant comparable entre les traitements. L’ibuprofène reste

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donc bien toléré lorsqu’on le prend sans prescription, conformément aux indications, à hauteur

de la posologie maximale (1 200 mg/jour pendant 10 jours) pour traiter la douleur épisodique.

Dans deux analyses multi-essais

89, 90

, une méta-analyse

et une revue de la littérature

, des

doses uniques d’ibuprofène ont suscité une faible incidence de réactions gastro-intestinales,

comparable à celle de l’acétaminophène et du placebo. Les rapports en provenance des systèmes

de déclaration spontanée en place au Royaume-Uni

, en France et aux États-Unis

, où une

prescription n’est pas requise pour obtenir de l’ibuprofène en posologie quotidienne allant

jusqu’à 1 200 mg, confirment l’innocuité et l’acceptabilité du médicament par rapport à

l’appareil digestif. Un essai randomisé à vaste échelle récemment effectué

comparant des

posologies sans prescription d’AAS, d’acétaminophène et d’ibuprofène chez 8 677 sujets adultes

a révélé les taux suivants quant aux effets indésirables notables : 18,7 % pour l’AAS, 13,7 %

pour l’ibuprofène et 14,5 % pour l’acétaminophène. Statistiquement parlant, l’ibuprofène ne se

démarquait pas de l’acétaminophène. Globalement, les événements gastro-intestinaux signalés

(incluant la dyspepsie), de même que la douleur abdominale, ont été moins fréquents avec

l’ibuprofène (4 % et 2,8 % respectivement) qu’avec l’acétaminophène (5,3 % et 3,9 %) ou l’AAS

(7,1 % et 6,8 %) [pour l’ensemble, p < 0,035]. Les chercheurs ont conclu que « La tolérance

générale de l’ibuprofène dans le cadre de cette étude à vaste échelle s’est révélée équivalente à

celle du paracétamol et meilleure que celle de [l’AAS]. »

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INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

Aperçu

Il n’est pas recommandé de prendre de l’ibuprofène en parallèle avec d’autres AINS, notamment

l’AAS. Des interactions médicamenteuses ont été démontrées ou sont possibles avec

l’acétaminophène, la digoxine, les anticoagulants, les antidiabétiques oraux et l’insuline, les

antihypertenseurs, les diurétiques, le méthotrexate, le lithium et d’autres substances formant une

liaison protéinique.

Interactions médicament-médicament

Acétaminophène

Même si aucune interaction n’a été signalée, la prise de cette substance en parallèle avec

l’ibuprofène est déconseillée, car on risque ainsi d’accroître le risque d’effets indésirables sur les

reins.

Acide acétylsalicylique (AAS) et autres AINS

L’utilisation d’ibuprofène en combinaison avec tout autre AINS, dont l’AAS, n’est pas

recommandée en raison de la possibilité d’effets secondaires additifs. Les études sur l’animal ont

démontré que l’administration d’AAS combinée à celle d’autres AINS, dont l’ibuprofène,

entraîne une réduction nette de l’activité anti-inflammatoire avec concentrations sanguines

réduites du deuxième agent, mais des études de biodisponibilité à dose unique menées sur des

Interactions médicamenteuses pouvant entraîner des conséquences graves

Lorsque le médicament est pris avec de l’acétaminophène, il y a augmentation possible du

risque d’effets indésirables sur les reins.

Lorsque le médicament est pris avec de l’AAS ou d’autres AINS, les effets indésirables

peuvent s’additionner (voir CONTRE-INDICATIONS).

Lorsque le médicament est pris avec des anticoagulants, il y a augmentation possible du

risque d’effets indésirables sur le tube digestif (p. ex. ulcération et saignements).

Lorsque le médicament est pris avec des antihypertenseurs, les avantages et les risques

doivent être soupesés individuellement.

Lorsque le médicament est pris avec de la digoxine, il y a augmentation possible de

la concentration sérique de cette substance et risque de toxicité à son égard.

Lorsque le médicament est pris avec des diurétiques, il y a risque de réduction de l’effet

diurétique.

Lorsque le médicament est pris avec des hypoglycémiants (oraux ou insuline), il

y a augmentation possible du risque d’hypoglycémie.

Lorsque le médicament est

pris avec du lithium, il y a augmentation possible de la

concentration sérique de cette substance, réduction possible de sa clairance rénale et

augmentation possible du risque de toxicité à son égard.

Lorsque le médicament est pris avec du méthotrexate, il y a augmentation possible du

risque de toxicité à l’égard de cette substance.

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sujets volontaires normaux n’ont pas réussi à démontrer un effet de l’AAS sur les concentrations

sanguines d’ibuprofène. Aucune étude de corrélation clinique n’a été effectuée.

Sur le plan clinique, on n’a observé aucune perte importante de l’effet cardioprotecteur chez les

patients prenant de l’AAS à faible dose (81 mg) avec l’administration en parallèle d’ibuprofène

400 mg trois fois par jour

Acide acétylsalicylique (AAS) à faible dose

L’ibuprofène peut interférer avec l’effet antiplaquettaire de l’AAS à faible dose (de 81 à 325 mg

par jour). L’utilisation quotidienne et prolongée d’ibuprofène peut rendre l’AAS moins efficace

lorsqu’on utilise cette substance pour son effet cardioprotecteur et pour prévenir l’AVC. Afin de

minimiser l’interaction, les personnes qui prennent régulièrement de l’ibuprofène et de l’AAS à

faible dose avec libération immédiate devraient prendre l’ibuprofène au moins une heure après

ou 11 heures avant la dose quotidienne d’AAS. Les préparations à libération prolongée

(entérosolubles) d’AAS ne sont pas recommandées si l’on prend de l’ibuprofène régulièrement.

Les professionnels de la santé doivent expliquer à leurs clients et patients la manière adéquate de

prendre ces deux médicaments en parallèle.

Antiacides

84

Une étude de biodisponibilité n’a révélé aucune interférence par rapport à l’absorption de

l’ibuprofène lorsque cette substance est utilisée conjointement avec un antiacide à base

d’hydroxyde d’aluminium et d’hydroxyde de magnésium.

Antihypertenseurs

Les prostaglandines jouent un rôle important dans l’homéostasie cardiovasculaire. En inhibant

leur synthèse, les AINS peuvent interférer avec le contrôle circulatoire. Ainsi, les AINS peuvent

élever la tension artérielle chez les patients sous antihypertenseur. Deux méta-analyses

observé cette relation par rapport à la classe des AINS en général, ainsi que pour certains AINS

en particulier; toutefois, l’ibuprofène n’a pas influé de manière notable sur la tension artérielle

dans aucune de ces deux méta-analyses. Cadrant avec cette absence d’effet, une étude menée par

Davies et coll.

a démontré que l’ibuprofène administré à raison de 1 600 mg/jour pendant

14 jours n’a pas atténué l’effet antihypertenseur de deux bêtabloquants. Une étude effectuée par

Houston et coll.

n’a démontré aucun effet de l’ibuprofène (en traitement de trois semaines) sur

l’efficacité de l’antihypertenseur vérapamil; toutefois, on ne sait pas si cette absence

d’interaction s’étend aux autres classes d’inhibiteurs calciques.

Dans un contexte de pression de perfusion rénale réduite, tant les prostaglandines que

l’angiotensine II sont d’importants médiateurs de l’autorégulation rénale

. La combinaison

d’AINS (considérés en tant que classe) et d’un inhibiteur de l’enzyme de conversion de

l’angiotensine pourrait donc théoriquement réduire la fonction rénale. Une étude a trouvé une

réduction notable sur le plan clinique de la fonction rénale chez quatre patients sur 17 traités à

l’hydrochlorothiazide et au fosinopril ayant reçu 2 400 mg d’ibuprofène par jour pendant un

mois

. À l’opposé, Minuz

n’a observé aucun effet sur l’activité de l’antihypertenseur énalapril,

sur la rénine plasmatique ou sur l’aldostérone suite à un traitement de deux jours à l’ibuprofène à

raison de 1 200 mg/jour.

Il apparaît clairement que la relation entre l’ibuprofène et les antihypertenseurs n’est pas bien

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définie. Avant de prescrire un médicament concomitant, on devrait donc en analyser les

avantages et les soupeser par rapport aux risques potentiels. Si le médecin recommande

l’ibuprofène pour une utilisation à long terme, la surveillance périodique de la tension

artérielle pourrait se révéler utile. La surveillance de la tension artérielle n’est toutefois pas

nécessaire dans un contexte d’utilisation à court terme à des fins analgésiques.

Anticoagulants dérivés de la coumarine

75, 76

De nombreuses études ont démontré que l’administration en parallèle d’AINS et

d’anticoagulants accroissait le risque d’effets indésirables – ulcération, saignements – sur le tube

digestif. Puisque les prostaglandines jouent un rôle important dans l’homéostasie, et que les

AINS modifient la fonction plaquettaire, l’administration concomitante d’ibuprofène et de

warfarine nécessite une étroite surveillance pour s’assurer qu’aucun changement de la posologie

anticoagulante ne s’impose. Plusieurs études contrôlées de courte durée n’ont pas réussi à

démontrer que l’ibuprofène modifiait de façon notable le temps de prothrombine ou différents

autres facteurs de coagulation chez des sujets traités aux anticoagulants dérivés de la coumarine.

Néanmoins, le médecin usera de prudence dans l’administration d’ibuprofène à des patients sous

anticoagulants.

Digoxine

74

On a démontré que l’ibuprofène augmentait la concentration sérique de digoxine. Une

surveillance accrue, combinée à une modification posologique du glucoside digitalique, peut se

révéler nécessaire pendant et après un traitement concomitant à l’ibuprofène.

Diurétiques

Des études cliniques, de même que des observations au hasard, ont démontré que l’ibuprofène

peut réduire l’activité natriurétique du furosémide et des diurétiques thiazidiques chez certains

patients. Ce phénomène a été attribué à l’inhibition de la synthèse des prostaglandines rénales.

Dans un contexte d’administration concomitante d’ibuprofène, le patient doit être suivi de

près quant aux signes d’insuffisance rénale, ainsi que pour s’assurer de l’efficacité du traitement

diurétique.

Antagonistes des récepteurs H2

Dans des études menées auprès de volontaires, l’administration concomitante de cimétidine ou

de ranitidine avec l’ibuprofène n’a eu aucun effet appréciable sur la concentration sérique

d’ibuprofène.

Hypoglycémiants

L’ibuprofène peut augmenter les effets hypoglycémiques des antidiabétiques oraux et de

l’insuline.

Lithium

86

L’ibuprofène a entraîné une élévation de la concentration plasmatique de lithium et une

réduction de sa clairance rénale dans une étude menée sur 11 volontaires normaux. La

concentration minimale moyenne de lithium s’est accrue de 15 % et sa clairance rénale a été

réduite de 19 % pendant la durée d’administration conjointe. Cet effet a été attribué à l’inhibition

de la synthèse de la prostaglandine rénale par l’ibuprofène. Par conséquent, lorsque l’ibuprofène

et le lithium sont administrés en parallèle, les sujets doivent être suivis de près quant aux signes

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de toxicité du lithium.

Méthotrexate

85

On a rapporté que l’ibuprofène, de même que d’autres AINS, inhibe compétitivement

l’accumulation de méthotrexate dans des coupes du rein de lapin. Cela indiquerait un

accroissement potentiel de la toxicité du méthotrexate. On usera donc de prudence dans

l’administration de l’ibuprofène en parallèle avec le méthotrexate.

Autres médicaments

Bien que l’ibuprofène se lie abondamment aux protéines plasmatiques, il est rare qu’il interagisse

avec d’autres médicaments aux propriétés similaires. On usera quand même de prudence dans

l’administration concomitante d’autres médicaments ayant une forte affinité pour les sites de

liaison protéique. Aucune interaction n’a été signalée relativement à l’utilisation d’ibuprofène en

parallèle avec le probénécide, la thyroxine, les antibiotiques (p. ex. la cyclosporine), la

phénytoïne, les corticostéroïdes ou les benzodiazépines.

Interactions médicament-aliment

Aucune interaction avec des aliments n’a été établie.

Interactions médicament-herbe médicinale

Aucune interaction avec des produits à base d’herbes médicinales n’a été établie.

Effets au médicament sur les essais de laboratoire

Aucun effet sur les essais de laboratoire n’a été établi.

Effets au médicament sur le style de vie

Aucun paramètre de style de vie n’est suggéré relativement à l’utilisation d’ibuprofène.

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION

Considérations posologiques

Ne pas prendre le médicament pendant plus de trois jours pour la fièvre ou plus de cinq jours

pour la douleur, sauf sur l’avis d’un médecin.

Les questions d’innocuité à considérer dans l’établissement de la posologie pour le patient

individuel s’appliquent aux :

Patients âgés de plus de 65 ans dont la santé est fragile ou affaiblie; chez ces patients, on

considérera une dose de départ plus basse que celle habituellement recommandée (voir

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, sous-section Gériatrie).

Posologie recommandée et modification posologique

Comprimés d’ibuprofène, Caplets d’ibuprofène (Ibuprofène 200 mg)

Adultes et enfants de plus de 12 ans : Prendre un comprimé/caplet (toutes les quatre heures) ou

deux comprimés/caplets (toutes les six à huit heures) par la bouche, au besoin. Ne pas dépasser

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six comprimés/caplets par 24 heures, sauf sur l’avis d’un médecin.

Caplets d’ibuprofène extra fort (Ibuprofène 400 mg)

Adultes et enfants de plus de 12 ans : Prendre un caplet par la bouche toutes les six à huit

heures, au besoin. Ne pas dépasser trois caplets par 24 heures, sauf sur l’avis d’un médecin.

Dose oubliée

Si l’on oublie une dose, la prendre dès qu’on s’en rend compte. Si le temps est presque venu de

prendre la prochaine dose, ne prendre que celle-ci, en négligeant la dose oubliée. Ne pas prendre

deux doses en même temps.

Administration

Voir Posologie recommandée et modification posologique.

SURDOSAGE

Symptômes de surdosage

102-104

Les effets toxiques d’un surdosage d’ibuprofène dépendent de la quantité de médicament ingéré

et du temps écoulé depuis l’ingestion. La réponse peut varier d’une personne à l’autre : il est

donc nécessaire d’évaluer chaque cas individuellement. Bien que peu courants, des cas

d’intoxication grave, voire des décès ont été signalés en lien avec le surdosage d’ibuprofène. Les

symptômes les plus fréquemment mentionnés du surdosage d’ibuprofène incluent douleur

abdominale, nausée, vomissements, léthargie et somnolence. Céphalée, acouphènes, dépression

du SNC et crise épileptique sont d’autres symptômes émanant du système nerveux central.

L’acidose métabolique, le coma, l’insuffisance rénale aiguë et l’apnée (surtout chez les patients

pédiatriques en très bas âges) sont rares. Enfin, des symptômes de toxicité cardiovasculaire

(hypotension, bradycardie, tachycardie et fibrillation auriculaire) ont également été rapportés.

Traitement du surdosage

Dans les cas de surdosage aigu, il faut évacuer le contenu de l’estomac en faisant vomir le patient

(chez le patient alerte seulement) ou procéder à un lavage gastrique. Le vomissement est plus

efficace s’il est provoqué dans les 30 minutes suivant l’ingestion. Du charbon activé peut aider à

réduire l’absorption d’ibuprofène lorsqu’administré par voie orale moins de deux heures suivant

l’ingestion. Certaines données montrent que l’administration répétée de charbon activé pourrait

faire en sorte que cette substance se lie au médicament déjà passé dans la circulation

Provoquer la diurèse peut également être utile. Le traitement du surdosage aigu consiste

principalement en des soins de soutien. La prise en charge de l’hypotension, de l’acidose et des

saignements gastro-intestinaux peut être nécessaire.

Chez les patients pédiatriques, la quantité estimée d’ibuprofène ingéré en fonction du poids

corporel peut être une indication utile à l’égard de la toxicité potentielle, bien que chaque cas

doive être évalué individuellement. Toutefois, il est improbable que l’ingestion de moins de

100 mg/kg puisse entraîner des effets toxiques. La prise en charge des patients pédiatriques ayant

ingéré de 100 à 200 mg/kg prendra la forme de vomissements provoqués et d’une période

d’observation minimum de quatre heures. Les patients pédiatriques ayant ingéré de 200 à

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400 mg/kg d’ibuprofène doivent être traités immédiatement par évacuation du contenu gastrique

et être gardés en observation pendant au moins quatre heures. Les patients pédiatriques ayant

ingéré plus de 400 mg/kg nécessitent une évaluation spécialisée immédiate, une observation

attentive et des soins de soutien appropriés. Il est déconseillé de provoquer le vomissement dans

les cas de surdosage excédant 400 mg/kg en raison du risque de convulsions et d’aspiration du

contenu gastrique.

Chez les patients adultes, la dose déclarée ne semble pas être un prédicteur des effets toxiques.

On jugera de la nécessité d’une évaluation spécialisée et d’un suivi en fonction des circonstances

entourant la surdose. Les patients adultes symptomatiques doivent faire l’objet d’une évaluation

attentive, d’une période d’observation et de soins de soutien.

Pour traiter une surdose présumée, communiquez avec le centre antipoison de votre région.

Exemples de surdosage d’ibuprofène

Un homme de 41 ans souffrant de problèmes médicaux multiples, dont une déficience prolongée

de la fonction rénale, a développé une insuffisance rénale aiguë presque mortelle après avoir

ingéré une dose massive (36 g) d’ibuprofène

. Il a nécessité des traitements de dialyse pendant

plusieurs mois, après quoi sa fonction rénale s’est améliorée.

Chez les enfants, il est peu probable que les surdosages d’ibuprofène en deçà de 100 mg/kg

provoquent des effets toxiques. Chez les adultes, la dose déclarée ne semble pas être un

prédicteur des effets toxiques.

Grâce à l’administration d’électrolytes de remplacement et l’application d’autres mesures

intensives, un enfant de 21 mois s’est rétabli en cinq jours suite à l’ingestion accidentelle de 8 g

d’ibuprofène

. Un enfant de deux ans ayant ingéré environ 8 g d’ibuprofène et traité au charbon

activé a développé une acidose métabolique et une insuffisance rénale aiguë; il s’est remis dans

les 72 heures

. Un enfant de six ans a été plongé dans un état comateux après avoir ingéré 6 g

d’ibuprofène

. On lui a administré un lavage gastrique, du charbon, ainsi que différents soins de

soutien. Il s’est remis dans les 24 heures.

MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE

Mode d’action

L’ibuprofène, comme tous les anti-inflammatoires non-stéroïdiens (AINS), a un effet

analgésique, antipyrétique et médiateur anti-inflammatoire

. Il existe des preuves solides étayant

l’hypothèse selon laquelle le principal mode d’action de l’ibuprofène (comme pour les autres

AINS) est lié à une réduction de la biosynthèse des prostaglandines

Les prostaglandines sont des dérivés d’acides gras d’origine naturelle. Largement distribuées

dans les tissus, elles jouent vraisemblablement un rôle commun dans les mécanismes de la

douleur, de la fièvre et de l’inflammation. Elles agiraient en sensibilisant les tissus aux

médiateurs de la douleur et de l’inflammation, comme l’histamine, la 5-hydroxytryptamine

(sérotonine) et les kinines. L’enzyme catalysant l’étape finale de la biosynthèse des

prostaglandines se nomme prostaglandine endoperoxyde synthase cyclo-oxygénase. Il existe des

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données solides démontrant que le principal mécanisme derrière l’effet analgésique/antipyrétique

des AINS consiste en une inhibition de la biosynthèse des prostaglandines

. D’autres effets

pharmacologiques, comme la stabilisation de la membrane des lysosomes et des cellules, ont été

observés, mais on ne sait pas au juste dans quelle mesure ils se rapportent à l’action analgésique

et antipyrétique de l’ibuprofène.

Une étude récente a confirmé qu’une dose de 400 mg d’ibuprofène procure sensiblement plus

vite une sensation de soulagement – mesurée selon la première vague perceptible, l’intensité du

soulagement, le pourcentage de patients atteignant un soulagement complet –, tout en faisant

preuve d’une efficacité analgésique globalement supérieure comparativement à 1 000 mg

d’acétaminophène, dans le traitement de la céphalée de tension épisodique

Pharmacodynamique

Absorption : L’ibuprofène est absorbé rapidement et presque complètement. Le pic sérique est

atteint entre une et deux heures chez l’adulte

. Chez les enfants fébriles âgés de 3 mois à

< 12 ans, le pic est survenu après 1,60 et 1,54 heure pour des doses d’ibuprofène de 5 mg/kg et

de 10 mg/kg, respectivement

. Nahata

a trouvé des délais de 1,1 et de 1,2 heure respectivement

pour les mêmes doses. Une étude semblable menée sur des enfants fébriles par Walson

utilisant une suspension d’ibuprofène a trouvé des délais de 1,3 et 1,7 heure pour des doses de

5 mg/kg et de 10 mg/kg, respectivement. Walson a également trouvé une concentration

plasmatique moyenne à une heure de 21,7 ± 6,7 et de 28,4 ± 15,2 μg/ml pour des doses de

5 mg/kg et de 10 mg/kg, respectivement. Dans cette étude, les aliments ont réduit le taux, mais

non le degré d’absorption

Distribution : Le volume de distribution chez l’adulte après administration orale est de 0,1 à

0,2 litre/kg

. Chez les enfants fébriles, ce volume est de 0,18 et de 0,22 litre/kg pour des doses

d’ibuprofène de 5 mg/kg et de 10 mg/kg, respectivement

À des concentrations thérapeutiques, l’ibuprofène est hautement lié au plasma humain entier et

au site II de l’albumine purifiée

. Il ne se produit aucune accumulation plasmatique appréciable

de l’ibuprofène et des métabolites avec des doses répétées

L’excrétion dans le lait maternel suivant la prise d’un comprimé d’ibuprofène 400 mg toutes les

six heures à raison de cinq doses s’est révélée être inférieure au seuil de détection (c.-à-d.

1 μg/ml)

. Toutefois, une étude ultérieure utilisant une méthode d’analyse plus sensible a

démontré une excrétion rapide de l’ibuprofène dans le lait maternel – à une concentration de

13 ng/ml – 30 minutes suivant la prise orale de 400 mg d’ibuprofène. On a pu établir un rapport

lait:plasma de 1:126, l’exposition d’un enfant nourri au lait maternel ayant été calculée à environ

0,0008 % de la dose maternelle

. On ne sait pas si l’ibuprofène traverse la barrière placentaire.

Métabolisme : L’ibuprofène est un conglomérat racémique d’ibuprofène R(-) et d’ibuprofène

S(+). L’ibuprofène R(-) se convertit de manière importante en forme S(+) dans l’organisme

humain, dans une proportion de 53 % à 65 % en moyenne

. On pense que l’ibuprofène S(+) est

l’énantiomère le plus actif du point de vue pharmacologique. Deux métabolites importants,

l’acide 2,4-(2-carboxypropyl)phénylpropionique et l’acide 2,4-(2-hydroxy-2-

méthyl)phénylpropionique, ont été détectés dans le plasma et dans l’urine

. Les métabolites 1-

hydroxy-ibuprofène et 3-hydroxy-ibuprofène ont également été détectés dans l’urine, mais en

Page 22 de 49

très faibles concentrations

11, 12

. On a pu établir que le cytochrome P450 (CYP) 2C9 était le plus

important catalyseur dans la formation de tous les métabolites oxydatifs de l’ibuprofène R(-) et

S(+)

. Approximativement 80 % de la dose absorbée est récupérée dans l’urine, principalement

sous forme de carboxymétabolites et d’hydroxymétabolites conjugués

. L’ibuprofène ne semble

pas induire la formation d’enzymes métabolisantes chez le rat

Excrétion : La demi-vie plasmatique de l’ibuprofène chez l’adulte est de 1,5 à 2,0 heures

Chez les enfants fébriles, elle s’établit entre 1,65 et 1,48 heure pour des doses de 5 mg/kg et de

10 mg/kg, respectivement

. La molécule mère et ses métabolites sont principalement excrétés

dans l’urine; la bile et les fèces étant des voies d’élimination relativement mineures. La quantité

totale récupérée dans l’urine s’établit entre 70 et 90 % de la dose administrée, dans les

24 heures

Aucune donnée ne permet de croire qu’il existe des différences en ce qui touche le métabolisme

et l’élimination de l’ibuprofène chez les personnes âgées. Une évaluation pharmacocinétique

menée chez des sujets gériatriques (de 65 à 78 ans) comparativement à de jeunes adultes (de 22

à 35 ans) n’a trouvé aucune différence appréciable sur le plan clinique entre les profils

cinétiques de l’ibuprofène de ces groupes d’âge

. Qui plus est, l’évaluation n’a révélé aucune

différence statistiquement significative entre les deux populations pour ce qui est des schémas

d’excrétion urinaire du médicament et de ses principaux métabolites.

La pharmacocinétique de l’ibuprofène a également été évaluée chez les enfants. On a ainsi

démontré que ceux-ci métabolisaient le médicament de manière semblable à l’adulte. Walson

rapporte qu’avec l’administration d’ibuprofène à raison de 10 mg/kg chez des enfants de moins

de 12 ans, le pic plasmatique se produit après 1,5 heure pour ensuite décliner, la demi-vie

plasmatique s’établissant à 1,8 heure

. On voit donc que l’ibuprofène semble présenter un

profil pharmacocinétique semblable chez tous les groupes d’âge étudiés.

ENTREPOSAGE ET STABILITÉ

Les comprimés d’ibuprofène, les caplets d’ibuprofène, et les caplets d’ibuprofène extra fort

doivent être conservés dans des contenants hermétiques, à température ambiante (de 15 à 30 °C),

à l’abri de la lumière.

INSTRUCTIONS PARTICULIÈRES DE MANIPULATION

Sans objet.

FORMES POSOLOGIQUES, COMPOSITION ET CONDITIONNEMENT

Comprimés d’ibuprofène (Ibuprofène 200 mg)

Couleur rouge-brun, forme circulaire, comprimés pelliculés biconvexes marqués « V » en creux

d’un côté et sans motif de l’autre. Offert en contenants de 24 et de 500 unités et en plaquettes

alvéolaires de 1 x 8.

Caplets d’ibuprofène (Ibuprofène 200 mg)

Couleur rouge-brun, forme de caplet, comprimés pelliculés marqués « V » en creux d’un côté et

sans motif de l’autre. Offert en contenants de 10 et de 500 unités et en plaquettes alvéolaires de

1 x 10.

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Caplets d’ibuprofène extra fort (Ibuprofène 400 mg)

Couleur rouge-brun, forme de caplet, comprimés pelliculés marqués « V1 » en creux d’un côté et

sans motif de l’autre. Offert en contenants de 16, 32, 72 et de 300 unités et en plaquettes

alvéolaires de 1 x 10.

Ingrédients non médicinaux : Amidon prégélatinisé, carboxyméthylcellulose de sodium,

cellulose microcristalline, croscarmellose de sodium, dextrose, dioxyde de silicium colloïdal,

dioxyde de titane, eau purifiée, hypromellose, lauryl sulfate de sodium, lécithine de soja,

maltodextrine, oxyde de fer jaune, oxyde de fer rouge, polydextrose, poly(éthylène glycol),

polyvidone, stéarate de magnésium.

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PARTIE II : RENSEIGNEMENTS SCIENTIFIQUES

RENSEIGNEMENTS PHARMACEUTIQUES

Substance pharmaceutique

Nom propre :

Ibuprofène, Ph. Eur.

Nom chimique :

acide 2-[4-(2-méthylpropyl)phényl]propanoïque

Autres noms :

acide p-isobutylhydratropique

acide 2-(4-isobutylphényl)propionique

Formule développée :

Formule moléculaire :

Masse moléculaire :

206,28

Propriétés physiques :

Poudre ou cristaux de couleur blanche ou presque blanche,

d’odeur caractéristique.

Solubilité :

Peu soluble dans l’eau; soluble dans l’alcool selon un

rapport de 1:1,5; dans le chloroforme selon un rapport de

1:1; dans l’éther selon un rapport de 1:2 et dans l’acétone

selon un rapport de 1:1,5. L’ibuprofène est également

soluble dans une solution aqueuse d’hydroxydes et de

carbonates alcalins.

pKa et pH :

pH : 4,6 – 6,0 dans une solution de 1:20.

Point de fusion :

75 – 77 °C

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ESSAIS CLINIQUES

Une étude de bioéquivalence pivot et ouverte, comportant deux traitements, deux périodes et

deux séquences, fondée sur une dose unique, croisée et randomisée avec inversion de traitement,

a porté sur l’administration de comprimés d’ibuprofène 400 mg de Vita Health Products Inc. et

du produit de référence canadien Advil

(caplets d’ibuprofène 400 mg) de la société Wyeth

Consumer Healthcare Inc., Canada. Cette étude faisait participer 23 sujets de sexe masculin,

adultes et sains, dans un contexte d’administration à jeun.

Sommaire des données comparatives de biodisponibilité

Ibuprofène

(1 x 400 mg)

De données mesurées

non corrigées pour la puissance

Moyenne géométrique

Moyenne arithmétique (% CV)

Paramètre

Test*

Référence

Rapport des

moyennes

géométriques (%)

Intervalle de confiance

de 90 %

Inférieur – Supérieur

(ng.h/ml)

86745,1179

89293,5005

(25,46)

84145,9348

89194,7840

(32,61)

102,28

90,69 – 115,35

(ng.h/ml)

89920,6333

92420,8516

(24,65)

86834,7919

91789,6942

(32,04)

102,80

91,78 – 115,13

(ng/ml)

25855,5537

26295,6440

(18,89)

24937,8124

26469,5008

(33,44)

102,84

91,39 – 115,72

1,8291 (54,66)

2,0335 (50,14)

1,9568 (22,70)

1,9217 (25,59)

Comprimés d’ibuprofène 400 mg (Vita Health Products Inc., Canada)

Caplets Advil (Wyeth Consumers, Canada), en provenance du Canada

Exprimé en tant que moyenne arithmétique (% CV) seulement

Valeur calculée d’après la méthode d’estimation par les moindres carrés

Littérature publiée

Les études publiées ont démontré l’efficacité de l’ibuprofène à des doses de 200 mg et de

400 mg dans le traitement de la douleur légère à modérée, notamment les maux de gorge

la céphalée

114, 115

et les douleurs musculaires

chez l’adulte. L’efficacité antipyrétique de

Page 26 de 49

l’ibuprofène a été démontrée chez les adultes à des doses de 200 et de 400 mg

117-119

Résultats d’étude

Douleur dentaire

Une étude randomisée à double insu a démontré que l’ibuprofène 400 mg soulageait nettement

mieux la douleur dentaire – suite à l’extraction de troisièmes molaires impactées – que

l’acétaminophène et le placebo

. Plusieurs autres études dentaires comparatives ont décrit des

résultats semblables

24-30

De multiples études publiées ont démontré l’efficacité de l’ibuprofène 400 mg

comparativement à un placebo, à différents inhibiteurs de la cyclo-oxygénase 2 (COX-2) et à

d’autres AINS dans le traitement des patients souffrant de douleurs modérées à graves suite à

l’extraction de deux dents ou plus (troisièmes molaires)

26-27, 122-129

Pour évaluer le soulagement de la douleur, ces études utilisaient comme principaux critères le

soulagement total de la douleur pendant huit heures (TOTPAR8)

122-124, 127, 128

, la différence

d’intensité de la douleur (PID)

26, 125

et la somme des différences entre les scores d’intensité de la

douleur (SPID)

27, 126-127, 129

. La durée de l’effet reposait sur le délai médian ou moyen (en heures)

écoulé jusqu’à l’utilisation d’un médicament de secours. L’évaluation globale du soulagement de

la douleur à huit heures a également été employée; on demandait alors aux sujets de décrire leur

niveau de soulagement après huit heures.

La durée de l’effet s’établissait à huit heures (plage de six à dix heures).

Dans quatre études semblables (randomisées, à dose unique, contrôlées par placebo et comparatif

actif et portant sur des groupes parallèles), l’efficacité analgésique de l’ibuprofène 400 mg a été

comparée à un placebo et à différents inhibiteurs de la COX-2 à différentes doses

122-124, 128

dans

le traitement de la douleur dentaire postopératoire. Ces études ont établi que l’ibuprofène 400 mg

avait une durée d’effet médiane (en heures) de 8,9; 10,0; 10,1 et 6,1 respectivement, la durée

d’effet médiane du placebo s’établissant à 1,5; 1,6; 2,1 et 2,4 respectivement. Dans les quatre

études, la mesure du soulagement de la douleur (TOTPAR8) a révélé, de manière statistiquement

significative, une efficacité nettement supérieure de l’ibuprofène 400 mg comparativement au

placebo (p < 0,001). Dans trois études, l’évaluation globale du soulagement de la douleur à huit

heures a été effectuée auprès des patients et 73 %, 74 % et 78 % de ceux ayant pris de

l’ibuprofène 400 mg ont fait état d’un bon, très bon ou excellent soulagement de la douleur après

huit heures, comparativement à 19 %, 7 % et 19 % de ceux ayant pris le placebo. Le délai

médian d’apparition du soulagement (en minutes) se démarque lui aussi du placebo

(> 240 minutes) de manière statistiquement significative, ce délai s’établissant à 24, 30 et

30 minutes respectivement pour les patients traités à l’ibuprofène 400 mg

122-124

Dans le cadre d’une autre étude (randomisée, à double insu, à dose unique, contrôlée par

placebo et comparatif actif et portant sur des groupes parallèles), l’efficacité analgésique du

lumiracoxib 100 mg (n=51) et 400 mg (n=50) a été comparée à celle de l’ibuprofène 400 mg

(n=51) et à un placebo (n=50). Cette étude utilisait le PID comme principal critère et

l’apparition de l’analgésie et la durée de l’effet comme mesures secondaires. Les résultats

ont démontré que les scores de PID pour l’ibuprofène 400 mg étaient statistiquement

supérieurs au placebo à tous les points dans le temps, de une à 12 heures

. Le délai médian

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d’apparition du soulagement était de 12 heures ou plus pour le placebo et de 41,5 minutes

pour l’ibuprofène, ce qui représente un écart statistiquement significatif par rapport au

placebo. La durée de l’effet était de ~2 heures pour le placebo et de ~8 heures pour

l’ibuprofène (p < 0,001 comparativement au placebo)

Plusieurs autres études (randomisées, à double insu, à dose unique, contrôlées par placebo et

comparatif actif et portant sur des groupes parallèles) ont comparé l’efficacité analgésique de

l’ibuprofène 400 mg comparativement à un placebo et à différents AINS. Ces études rapportaient

une durée de l’effet analgésique – telle que mesurée par la durée médiane jusqu’à l’utilisation

d’un médicament de secours – de 8,5; 5,7; 6,3; 6 et 5,8 heures chez les patients ayant pris de

l’ibuprofène 400 mg, la durée de l’effet analgésique chez les patients ayant pris le placebo

s’établissant à 4,5; 2,8; 2,7; 1,1 et 1,4, respectivement. Ces études utilisaient comme mesures du

soulagement de la douleur le PID, le SPID ou le PRID (différence d’intensité d’efficacité

antalgique). Tous les résultats ont démontré que les groupes ayant pris l’ibuprofène 400 mg se

démarquaient de manière statistiquement significative après huit heures comparativement au

placebo (p < 0,05)

26-27, 126-127, 129

Douleurs musculaires

Une étude randomisée à double insu a démontré que l’ibuprofène 400 mg toutes les quatre

heures, pour un total de trois doses, soulageait les courbatures liées à l’exercice nettement

mieux que l’acétaminophène 1 000 mg et le placebo pris toutes les quatre heures

Céphalée

Une étude randomisée à double insu a démontré que l’ibuprofène 400 mg soulageait la céphalée

nettement mieux que l’acétaminophène à 1 000 mg et le placebo

. Une autre étude randomisée,

à double insu et contrôlée par placebo a démontré que l’ibuprofène 400 mg commençait à

exercer un effet analgésique marqué chez les patients souffrant de céphalée dans les 30 minutes

suivant la prise du médicament

. Une troisième étude randomisée à double insu a confirmé que

l’ibuprofène 400 mg conférait un soulagement significativement plus rapide – tel que mesuré par

la première vague de soulagement perceptible, le pourcentage de patients atteignant un

soulagement complet et l’efficacité analgésique globale – comparativement à l’acétaminophène

1 000 mg pour le soulagement de la céphalée de tension épisodique

Dysménorrhée

Plusieurs études ont démontré un effet marqué de l’ibuprofène, comparativement au

placebo ou à d’autres analgésiques actifs, sur les douleurs utérines et les crampes

32-37

Fièvre

L’efficacité antipyrétique de l’ibuprofène a été démontrée chez l’adulte fébrile

38-40

Douleurs ostéoarthritiques

Des études cliniques contrôlées effectuées chez des sujets adultes ont clairement démontré

l’innocuité et l’efficacité de l’ibuprofène à des doses de 1 200 mg ou moins par jour pour le

soulagement des douleurs ostéoarthritiques

120-121

. Ces études corroborent une indication pour le

soulagement de la douleur inflammatoire en lien avec :

l’arthrite,

le surmenage musculaire résultant d’une activité physique ou athlétique (ex. : entorses et

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foulures).

Maux de gorge

Une étude randomisée à double insu a démontré que l’ibuprofène 400 mg soulageait nettement

mieux les maux de gorge que le placebo et l’acétaminophène

L’ibuprofène a également été étudié dans d’autres modèles de la douleur, notamment la

migraine

113-119

, les résultats démontrant une efficacité analgésique aussi bonne.

PHARMACOLOGIE DÉTAILLÉE

Formule développée et chimie structurale

Chimiquement parlant, l’ibuprofène porte la désignation d’acide 2-[4-(2-

méthylpropyl)phényl]propanoïque. La formule développée est indiquée ci-dessous :

L’ibuprofène est un solide cristallin de couleur blanche, d’odeur et de saveur peu prononcées.

C’est un composé non hygroscopique peu soluble dans l’eau, mais qui se dissout aisément dans

les solvants organiques et les alcalis aqueux. À l’état sec, il est physiquement et chimiquement

stable. Son point de fusion est d’environ 75 °C.

Pharmacologie animale

Suite à l’administration orale chez le rat de doses uniques de 20 à 150 mg/kg d’ibuprofène

marqué au

C, le pic plasmatique s’est produit au moment du premier examen ou avant, soit

20 minutes dans le groupe à 20 mg/kg et 45 minutes dans le groupe à 150 mg/kg. Les pics de

concentration se sont produits dans les 45 minutes suivant l’administration dans presque tous les

tissus examinés. La concentration plasmatique et tissulaire a ensuite diminué pour atteindre un

niveau très bas six heures après la dose de 20 mg/kg et 17 heures après la dose de 150 mg/kg. De

16 à 38 % de la dose quotidienne d’ibuprofène a été excrétée dans l’urine

Des doses similaires ont été administrées à des chiens sur des périodes allant jusqu’à six mois.

Les données n’ont révélé aucune accumulation du médicament ou de ses métabolites

Inhibition de l’agrégation plaquettaire chez l’animal

Comme de nombreux autres AINS, l’ibuprofène inhibe l’agrégation plaquettaire, comme en fait

foi l’absence de dépôts plaquettaires dans la greffe suite à une intervention de pontage

aortocoronarien pratiquée chez le chien

. L’action protectrice du médicament à l’égard d’un

embolisme pulmonaire mortel chez des lapins après injection intraveineuse d’acide

arachidonique pourrait aussi être liée à l’inhibition de l’agrégation plaquettaire

107, 108

. Différentes

Page 29 de 49

prostaglandines, de même que la thromboxane A

(TXA

), sont d’importants facteurs dans

l’agrégation plaquettaire normale. L’inhibition de la cyclo-oxygénase réduit la synthèse et la

libération de la TXA

et diminue par conséquent l’agrégation plaquettaire

. L’ibuprofène

pourrait également réduire la fluidité des membranes plaquettaires, diminuant ainsi leur

agrégation

, mais on ne sait pas dans quelle mesure l’inhibition de la synthèse de la TXA

participe à cet effet.

Pharmacologie humaine

Deux métabolites de l’ibuprofène ont été isolés de l’urine des patients traités pendant un mois

avec le médicament. Ces métabolites ont été définis comme étant l’acide 2,4-(2-hydroxy-2-

méthyl)phénylpropionique (métabolite A) et l’acide 2,4-(2-carboxypropyl)phénylpropionique

(métabolite B). Environ 1/3 de la dose a été excrétée dans l’urine des patients sous la forme du

métabolite B, 1/10 sous la forme d’ibuprofène inchangé et 1/10 sous la forme du métabolite A.

Le reste de la dose n’a pu être détecté sous une forme définie dans l’urine

Effet de l’ibuprofène sur le temps d’agrégation des plaquettes, le temps de saignement et le

temps de coagulation chez des volontaires sains

Des études portant sur l’agrégation des plaquettes ont été effectuées à l’aide de la méthode de

Sekhar. L’agrégation plaquettaire a chuté de manière notable suite à l’administration de

1 800 mg/jour d’ibuprofène sur une période de 28 jours.

On a également trouvé que l’ibuprofène influence l’agrégation induite par l’ADP à un degré

moindre que l’agrégation induite par le collagène. L’agrégation plaquettaire induite par la

recalcification du plasma citraté riche en plaquettes (une réaction provoquée par la thrombine)

n’a pas été influencée par le traitement à l’ibuprofène. De manière semblable, l’ibuprofène n’a

pas modifié le temps de coagulation du sang entier dans un contexte de recalcification, ni le

temps de prothrombine. Le temps de saignement mesuré deux heures après l’administration

d’ibuprofène a augmenté de manière notable en fonction de la dose.

Les données expérimentales suggèrent que l’ibuprofène pourrait inhiber l’effet de l’AAS à faible

dose (de 81 à 325 mg par jour) sur l’agrégation plaquettaire dans un contexte d’administration

concomitante. Une étude a montré que si l’on administre une dose unique de 400 mg

d’ibuprofène dans les huit heures avant ou 30 minutes après la prise d’AAS à libération

immédiate, on observe une réduction de l’effet de l’AAS sur la formation de thromboxane ou

l’agrégation plaquettaire. Toutefois, les limitations de ces données et les incertitudes quant à

l’extrapolation de données ex vivo à un contexte clinique ne permettent pas de tirer de

conclusions fermes par rapport à l’utilisation régulière d’ibuprofène. Pour ce qui est de

l’utilisation occasionnelle du médicament, on considère comme étant improbable tout effet

pertinent sur le plan clinique.

MICROBIOLOGIE

Sans objet.

TOXICOLOGIE

Études sur la toxicité de doses uniques

Des études sur la toxicité de doses uniques ont été menées sur des souris, des rats et des

Page 30 de 49

chiens

Les valeurs de la DL

pour l’ibuprofène, exprimées en mg/kg de poids vif, s’établissent comme

suit :

Souris :

Voie orale

800 mg/kg

Voie intrapéritonéale

320 mg/kg

Rat :

Voie orale

1 600 mg/kg

Voie sous-cutanée

1 300 mg/kg

Chez les souris, les signes aigus d’empoisonnement ont pris la forme d’une prostration. Chez les

rats, prostration, perte du réflexe de redressement et respiration laborieuse se sont manifestées.

La mort est survenue dans les trois jours par perforation ulcéreuse gastrique chez les souris, et

ulcération intestinale chez les rats, indépendamment de la voie d’administration.

Suite à l’administration de doses d’ibuprofène de 125 mg/kg et plus chez des chiens, on a

observé des vomissements, une albuminurie transitoire, des saignements fécaux et une érosion de

l’antre pylorique et du pylore. Aucun effet néfaste n’a été observé à des doses de 20 ou de

50 mg/kg.

Études à doses multiples

La dose sans effet a été établie sur des rats, répartis en groupes de 10 mâles et de 10 femelles,

chez qui on a administré oralement pendant 26 semaines de l’ibuprofène à des doses de 180, 60,

20 ou 7,5 mg/kg dans de l’hydroxyéthylcellulose à 0,4 %. Le groupe témoin était constitué de

20 mâles et de 20 femelles qui n’ont reçu que de l’hydroxyéthylcellulose à 0,4 %. Les rats ont été

pesés trois fois par jour et l’on a prélevé des échantillons de sang dans la dernière semaine

d’administration. Les rats ont été sacrifiés le jour suivant la dernière dose et leurs organes

internes ont été examinés.

Les rats ayant absorbé de l’ibuprofène pendant 26 semaines ont manifesté une croissance

normale, sauf pour les mâles ayant reçu une dose de 180 mg/kg/jour, qui ont gagné nettement

moins de poids que les animaux du groupe témoin. Un rat mâle ayant reçu 180 mg/kg/jour est

mort de lésions intestinales, selon toute vraisemblance en raison du traitement. Tant les mâles

que les femelles traités à 180 mg/kg/jour étaient anémiques, mais ni la leucocytémie ni l’activité

de la transaminase glutamique-pyruvique plasmatique n’étaient particulièrement affectées. Le

poids relatif des organes par rapport au poids vif des mâles ayant reçu 180 mg/kg/jour était

généralement plus élevé que la normale. Pour certains organes, cet état de fait était attribuable à

un poids vif inférieur à celui des animaux du groupe témoin. L’observation des organes a révélé

une hypertrophie du foie, des reins et de la rate. Les mêmes organes étaient hypertrophiés chez

les femelles ayant reçu 180 mg/kg/jour, même si leur poids vif était semblable à celui des

animaux du groupe témoin. De plus, le poids combiné des vésicules séminales et de la prostate

était inférieur à la normale, le poids utérin étant accru. Le poids de la thyroïde des mâles ayant

reçu 180, 60 et 20 mg/kg/jour était légèrement plus élevé (le même pour les trois doses);

toutefois, on n’a pas observé d’augmentation semblable chez les femelles. Aucun changement

histologique d’importance n’a été détecté dans les tissus des rats, sauf pour ce qui est de la

présence d’ulcères intestinaux chez un mâle et trois femelles ayant reçu chacun 180 mg/kg/jour.

Page 31 de 49

L’expérience ci-dessus a ensuite été adaptée pour établir si les effets du traitement à l’ibuprofène

sur les rats étaient réversibles après l’arrêt des doses

. On a donc administré 180, 60 ou

20 mg/kg/jour d’ibuprofène aux animaux pendant 13 semaines au lieu de 26. La moitié des rats

dans chaque groupe a ensuite été sacrifiée, tandis que les animaux restants ont été gardés en vie,

sans recevoir aucune dose, pendant trois semaines supplémentaires, pour ensuite être sacrifiés à

leur tour. Des examens hématologiques ont été effectués après quatre, huit et douze semaines de

traitement.

Les résultats obtenus durant la phase d’administration de cette expérience de 13 semaines ont

reflété ceux de l’expérience antérieure, où les animaux recevaient la substance pendant

26 semaines. Les mâles ayant pris 180 mg/kg/jour manifestaient une hypertrophie des reins, de la

rate et des testicules, tandis que les organes de ceux ayant reçu des doses inférieures étaient de

poids normal. Les femelles des trois groupes de dosage manifestaient une hypertrophie des reins,

variant en fonction de la dose. Une hypertrophie du foie et des ovaires a été observée chez les

femelles recevant 180 mg/kg/jour; la rate et les ovaires étaient plus gros chez celles ayant reçu

60 mg/kg/jour. Aucun des organes hypertrophiés ne montrait d’anomalies histologiques. Trois

semaines après l’arrêt du traitement, le poids relatif des organes par rapport au poids corporel

était complètement ou presque complètement revenu à la normale. Les rats recevant

180 mg/kg/jour sont devenus anémiques à partir de la quatrième semaine de traitement et, après

examen suivant la dose finale, ont manifesté des lésions intestinales. Ces effets n’étaient pas

observables aux doses inférieures, confirmant ainsi les résultats de la première expérience.

Puisque le dosage le plus élevé – 180 mg/kg/jour – n’était que modérément toxique, un groupe

additionnel de rats a reçu une dose de 540 mg/kg/jour

. Tous ces rats sont morts ou ont été

abattus in extremis après quatre jours d’administration. Tous présentaient une ulcération

intestinale avec péritonite, avec une légère dilatation des tubules rénaux chez certains.

Le principal effet toxique de l’ibuprofène chez les rats prend la forme de dommages intestinaux.

L’ibuprofène modifie le poids relatif au poids vif de certains organes comme le foie, les reins, les

gonades et les organes sexuels secondaires, bien qu’aucune anomalie histologique ne survienne,

l’effet étant réversible. L’hypertrophie du foie et des reins pourrait être le reflet d’une activité

accrue en lien avec le métabolisme et l’excrétion du composé, tandis que l’étendue de l’effet sur

d’autres organes est inconnue. Administré à des doses létales, l’ibuprofène entraîne des lésions

rénales mineures en plus de dommages intestinaux.

Potentiel cancérigène

On a administré 180 mg/kg/jour d’ibuprofène à 30 rats mâles et à 30 femelles pendant

55 semaines, puis 60 mg/kg/jour pendant les 60 semaines suivantes. L’ulcération intestinale a été

le seul effet pathologique spécifique ayant pu être observé. Aucun signe d’induction de tumeurs

n’a été détecté. On en conclut donc que l’ibuprofène n’est pas cancérigène chez le rat

Étude tératologique chez le lapin

Des lapines blanches de la Nouvelle-Zélande ont reçu 0; 7,5; 20 et 60 mg/kg/jour d’ibuprofène à

partir du 1

jour de gestation jusqu’au 29

jour. Ni le poids fœtal moyen ni le nombre de petits

n’ont été affectés aux doses inférieures. Des malformations congénitales sont apparues dans les

groupes traités et non traités, sans schéma reconnaissable, à l’exception d’une portée de quatre

Page 32 de 49

avec cyclopie. Les résultats de cette expérience indiquent que l’ibuprofène n’est pas tératogène

lorsque administré à des doses toxiques chez le lapin

Étude tératologique chez le rat

Des rates albinos venant de s’accoupler ont reçu des doses d’ibuprofène à des doses de 0; 7,5;

20; 60 et 180 mg/kg/jour du 1

jour de gestation jusqu’au 20

jour. L’ibuprofène n’a démontré

aucun effet embryotoxique ou tératogène, même lorsqu’administré à des doses ulcérigènes

Pénétration fœtale de l’ibuprofène chez le lapin et le rat

Des lapines et des rates gravides en fin de gestation ont reçu respectivement des doses orales

uniques de 60 et de 20 mg/kg d’ibuprofène marqué au

C. Les lapines ont été sacrifiées trois

heures après le dosage et les rates, 1,5 heure après. Le sang maternel et fœtal a alors été prélevé.

Des concentrations semblables d’ibuprofène radioactif ont été détectées tant chez la mère que

chez le fœtus, indiquant que le médicament et ses métabolites ont traversé aisément la barrière

placentaire pour passer dans la circulation fœtale

Page 33 de 49

RÉFÉRENCES

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Advil® Adults Product Monograph, Pfizer Consumer Healthcare, a division of Pfizer

Canada Inc. 2012 July 23: 1-46.

IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

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PARTIE III : RENSEIGNEMENTS POUR LE

CONSOMMATEUR

Comprimés d’ibuprofène

Comprimés USP d’ibuprofène 200 mg

Le présent dépliant constitue la troisième et dernière partie d’une

« monographie de produit » publiée à la suite de l’approbation de

la vente au Canada de Comprimés d’ibuprofène et s’adresse tout

particulièrement aux consommateurs. Le présent dépliant n’est

qu’un résumé et ne donne donc pas tous les renseignements

pertinents au sujet de Comprimés d’ibuprofène. Pour toute

question au sujet de ce médicament, communiquez avec votre

médecin ou votre pharmacien.

AU SUJET DE CE MÉDICAMENT

Les raisons d’utiliser ce médicament :

Soulagement rapide et efficace des douleurs musculaires et

articulaires; des douleurs corporelles; du mal de dos; des entorses

et des foulures; des douleurs inflammatoires en lien avec

l’arthrite, la fatigue/le surmenage musculaire (ex. : entorses et

foulures); des maux de tête, dont la céphalée de tension et la

douleur migraineuse; des maux de dents; des douleurs

menstruelles; des malaises dus au rhume et à la grippe; ainsi que

pour la réduction de la fièvre.

Les effets de ce médicament :

L’ibuprofène réduit la douleur et la fièvre.

Les circonstances où il est déconseillé d’utiliser ce médicament :

Ne prenez pas Comprimés d’ibuprofène si :

vous souffrez d’un ulcère gastroduodénal, de saignements

gastro-intestinaux ou d’une maladie inflammatoire active de

l’appareil digestif;

vous prenez de l’acide acétylsalicylique (AAS) ou tout autre

anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS), incluant tout autre

produit à base d’ibuprofène;

vous êtes allergique ou hypersensible à l’AAS, à l’ibuprofène, à

d’autres salicylates, à d’autres AINS ou à tout ingrédient de

Comprimés d’ibuprofène (consultez la liste des ingrédients non

médicinaux sur la boîte ou la section Composition);

vous souffrez de polypes nasaux (excroissances à l’intérieur du

nez) ou de manifestations allergiques telles que l’asthme,

l’anaphylaxie (réaction allergique grave et soudaine pouvant

causer la mort), l’urticaire, la rhinite (un nez bouché ou qui coule

peut être un signe d’allergie), une éruption cutanée ou tout autre

symptôme allergique;

vous souffrez de déshydratation (perte hydrique importante) en

raison de vomissements, de diarrhée ou d’une hydratation

insuffisante;

on vous a diagnostiqué une tension artérielle élevée ou une

maladie coronarienne grave;

vous souffrez d’une maladie grave affectant le foie ou les reins;

vous souffrez de lupus érythémateux disséminé;

si vous êtes enceinte ou si vous allaitez.

L’ingrédient médicinal est :

Ibuprofène

Les ingrédients non médicinaux importants sont :

Amidon prégélatinisé, carboxyméthylcellulose sodique, cellulose

microcristalline, croscarmellose sodique, dextrose, dioxyde de

silicium colloïdal, dioxyde de titane, eau purifiée, hypromellose,

lauryl sulfate de sodium, lécithine de soya, maltodextrine, oxyde

de fer jaune, oxyde de fer rouge, polydextrose,

polyéthylèneglycol, polyvidone, stéarate de magnésium.

Les formes posologiques sont :

Comprimés d’ibuprofène à 200 mg

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS

Mises en garde et précautions importantes

Les personnes sujettes aux irritations du tube digestif –

notamment celles ayant des antécédents d’ulcère

gastro-gastroduodénal – doivent utiliser ce produit

avec prudence.

Consultez votre médecin ou votre pharmacien AVANT d’utiliser

Comprimés d’ibuprofène si :

vous souffrez d’un ulcère gastroduodénal, de diabète, de tension

artérielle élevée, d’insuffisance cardiaque ou d’une maladie

thyroïdienne, d’asthme, d’une maladie du foie ou des reins, de

glaucome, d’un trouble de la coagulation (comme l’hémophilie)

ou de toute autre maladie grave; si vous êtes soigné par un

médecin pour toute affection grave; si vous attendez un enfant ou

si vous allaitez; ou si vous prenez tout autre médicament, incluant

ceux en vente libre.

Les personnes âgées doivent utiliser ce médicament avec

prudence.

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

N’utilisez pas ce produit si vous prenez :

de l’AAS à faible dose quotidienne (de 81 à 325 mg) sans

consulter d’abord votre médecin ou pharmacien. L’ibuprofène

peut contrecarrer les effets préventifs de l’AAS.

de l’AAS ou tout autre médicament anti-inflammatoire.

Les médicaments qui sont susceptibles d’interagir avec

Comprimés d’ibuprofène englobent : acétaminophène,

anticoagulants (médicaments qui éclaircissent le sang), digoxine,

antidiabétiques oraux et insuline, diurétiques, méthotrexate,

lithium, médicaments se liant aux protéines dont la probénécide,

la thyroxine et les antibiotiques (ex. : cyclosporine), phénytoïne,

corticostéroïdes ou benzodiazépines, tout autre AINS ou

médicaments contre l’hypertension artérielle. Mentionnez à votre

médecin ou pharmacien quels médicaments sur ordonnance vous

prenez ou prévoyez de prendre.

IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

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UTILISATION APPROPRIÉE DE CE MÉDICAMENT

Dose habituelle :

Adultes et enfants de plus de 12 ans : Prendre 1 comprimé/caplet

(toutes les 4 heures) ou 2 comprimés/caplets (toutes les 6 à

8 heures) au besoin. Ne pas dépasser 6 comprimés/caplets en

24 heures, sauf sur indication du médecin. Ne pas prendre au-delà

de 3 jours pour le soulagement de la fièvre ou de 5 jours pour le

soulagement de la douleur.

Surdose :

En case de surdosage, communiquez immédiatement avec un

professionnel de la santé, l’urgence d’un centre hospitalier ou le

centre antipoison de votre région, même en l’absence de

symptômes.

Dose oubliée :

Prenez la dose oubliée dès que vous vous en rendez compte. Si le

temps est presque venu de prendre la prochaine dose, ne prenez

que celle-ci, en négligeant la dose oubliée. Ne pas prendre deux

doses en même temps.

PROCÉDURES À SUIVRE EN CE QUI CONCERNE LES

EFFETS SECONDAIRES

En cas de : douleurs abdominales, brûlures d’estomac, nausée ou

vomissements, ballonnements, diarrhée ou constipation,

sifflement ou bourdonnement dans les oreilles, nervosité,

insomnie, étourdissements ou tout changement dans la vision,

démangeaisons, rétention d’eau, éruption/rougeurs cutanées ou

ampoules, sang dans les vomissures ou dans les selles ou en

présence de selles noires, ou advenant tout autre effet secondaire

ou symptôme inexpliqué apparaissant après la prise d’ibuprofène,

cessez immédiatement le traitement et consultez un médecin.

On peut minimiser les effets secondaires en ne prenant que la

dose la plus faible, sur la période la plus courte.

Cette liste d’effets secondaires n’est pas exhaustive. Pour tout

effet inattendu ressenti lors de la prise de Comprimés

d’ibuprofène, veuillez communiquer avec votre médecin ou

votre pharmacien.

DÉCLARATION DES EFFETS INDÉSIRABLES

SOUPÇONNÉS

Vous pouvez déclarer les effets indésirables soupçonnés associés à

l’utilisation des produits de santé au Programme Canada

Vigilance de l’une des 3 façons suivantes :

--------------------------------------------------------------------------

En ligne www.santecanada.gc.ca/medeffet

Par téléphone, en composant le numéro sans frais

1-866-234-2345;

En remplissant un formulaire de déclaration de Canada

Vigilance et en le faisant parvenir

- par télécopieur, au numéro sans frais 1-866-678-6789

- par la poste au :

Programme Canada Vigilance

Santé Canada

Indice postal 0701D

Ottawa (Ontario) K1A 0K9

Les étiquettes préaffranchies, le formulaire de

déclaration de Canada Vigilance ainsi que les lignes

directrices concernant la déclaration d’effets

indésirables sont disponibles sur le site Web de

MedEffet

MC

Canada à www.santecanada.gc.ca/medeffet.

REMARQUE : Pour obtenir des renseignements relatifs à la gestion

des effets secondaires, veuillez communiquer avec votre

professionnel de la santé. Le Programme Canada Vigilance ne

fournit pas de conseils médicaux.

COMMENT CONSERVER LE MÉDICAMENT

Conservez ce produit à la température ambiante (entre 15°C et

30°C).

Gardez hors de la portée des enfants. Cet emballage contient assez

de médicaments pour causer des torts sérieux à un enfant.

POUR DE PLUS AMPLES RENSEIGNEMENTS

On peut trouver ce document et la monographie complète du

produit, rédigés pour les professionnels de la santé, en

communiquant avec le promoteur :

Regulatory Affairs Department

Vita Health Products Inc.

150, avenue Beghin

Winnipeg (Manitoba)

R2J 3W2

Vita Health Products Inc. a rédigé ce dépliant.

Dernière révision : 24 mars 2015

IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

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PARTIE III : RENSEIGNEMENTS POUR LE

CONSOMMATEUR

Caplets d’ibuprofène

Comprimés USP d’ibuprofène 200 mg

Le présent dépliant constitue la troisième et dernière partie d’une

« monographie de produit » publiée à la suite de l’approbation de

la vente au Canada de Caplets d’ibuprofène et s’adresse tout

particulièrement aux consommateurs. Le présent dépliant n’est

qu’un résumé et ne donne donc pas tous les renseignements

pertinents au sujet de Caplets d’ibuprofène. Pour toute question au

sujet de ce médicament, communiquez avec votre médecin ou

votre pharmacien.

AU SUJET DE CE MÉDICAMENT

Les raisons d’utiliser ce médicament :

Soulagement rapide et efficace des douleurs musculaires et

articulaires; des douleurs corporelles; du mal de dos; des entorses

et des foulures; des douleurs inflammatoires en lien avec

l’arthrite, la fatigue/le surmenage musculaire (ex. : entorses et

foulures); des maux de tête, dont la céphalée de tension et la

douleur migraineuse; des maux de dents; des douleurs

menstruelles; des malaises dus au rhume et à la grippe; ainsi que

pour la réduction de la fièvre.

Les effets de ce médicament :

L’ibuprofène réduit la douleur et la fièvre.

Les circonstances où il est déconseillé d’utiliser ce médicament :

Ne prenez pas Caplets d’ibuprofène si :

vous souffrez d’un ulcère gastroduodénal, de saignements

gastro-intestinaux ou d’une maladie inflammatoire active de

l’appareil digestif;

vous prenez de l’acide acétylsalicylique (AAS) ou tout autre

anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS), incluant tout autre

produit à base d’ibuprofène;

vous êtes allergique ou hypersensible à l’AAS, à l’ibuprofène, à

d’autres salicylates, à d’autres AINS ou à tout ingrédient de

Caplets d’ibuprofène (consultez la liste des ingrédients non

médicinaux sur la boîte ou la section Composition);

vous souffrez de polypes nasaux (excroissances à l’intérieur du

nez) ou de manifestations allergiques telles que l’asthme,

l’anaphylaxie (réaction allergique grave et soudaine pouvant

causer la mort), l’urticaire, la rhinite (un nez bouché ou qui coule

peut être un signe d’allergie), une éruption cutanée ou tout autre

symptôme allergique;

vous souffrez de déshydratation (perte hydrique importante) en

raison de vomissements, de diarrhée ou d’une hydratation

insuffisante;

on vous a diagnostiqué une tension artérielle élevée ou une

maladie coronarienne grave;

vous souffrez d’une maladie grave affectant le foie ou les reins;

vous souffrez de lupus érythémateux disséminé;

si vous êtes enceinte ou si vous allaitez.

L’ingrédient médicinal est :

Ibuprofène

Les ingrédients non médicinaux importants sont :

Amidon prégélatinisé, carboxyméthylcellulose sodique, cellulose

microcristalline, croscarmellose sodique, dextrose, dioxyde de

silicium colloïdal, dioxyde de titane, eau purifiée, hypromellose,

lauryl sulfate de sodium, lécithine de soya, maltodextrine, oxyde

de fer jaune, oxyde de fer rouge, polydextrose,

polyéthylèneglycol, polyvidone, stéarate de magnésium.

Les formes posologiques sont :

Caplets d’ibuprofène à 200 mg

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS

Mises en garde et précautions importantes

Les personnes sujettes aux irritations du tube digestif –

notamment celles ayant des antécédents d’ulcère

gastro-gastroduodénal – doivent utiliser ce produit

avec prudence.

Consultez votre médecin ou votre pharmacien AVANT d’utiliser

Caplets d’buprofène si :

vous souffrez d’un ulcère gastroduodénal, de diabète, de tension

artérielle élevée, d’insuffisance cardiaque ou d’une maladie

thyroïdienne, d’asthme, d’une maladie du foie ou des reins, de

glaucome, d’un trouble de la coagulation (comme l’hémophilie)

ou de toute autre maladie grave; si vous êtes soigné par un

médecin pour toute affection grave; si vous attendez un enfant ou

si vous allaitez; ou si vous prenez tout autre médicament, incluant

ceux en vente libre.

Les personnes âgées doivent utiliser ce médicament avec

prudence.

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

N’utilisez pas ce produit si vous prenez :

de l’AAS à faible dose quotidienne (de 81 à 325 mg) sans

consulter d’abord votre médecin ou pharmacien. L’ibuprofène

peut contrecarrer les effets préventifs de l’AAS.

de l’AAS ou tout autre médicament anti-inflammatoire.

Les médicaments qui sont susceptibles d’interagir avec Caplets

d’ibuprofène englobent : acétaminophène, anticoagulants

(médicaments qui éclaircissent le sang), digoxine, antidiabétiques

oraux et insuline, diurétiques, méthotrexate, lithium, médicaments

se liant aux protéines dont la probénécide, la thyroxine et les

antibiotiques (ex. : cyclosporine), phénytoïne, corticostéroïdes ou

benzodiazépines, tout autre AINS ou médicaments contre

l’hypertension artérielle. Mentionnez à votre médecin ou

pharmacien quels médicaments sur ordonnance vous prenez ou

prévoyez de prendre.

IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

Page 47 de 49

UTILISATION APPROPRIÉE DE CE MÉDICAMENT

Dose habituelle :

Adultes et enfants de plus de 12 ans : Prendre 1 comprimé/caplet

(toutes les 4 heures) ou 2 comprimés/caplets (toutes les 6 à

8 heures) au besoin. Ne pas dépasser 6 comprimés/caplets en

24 heures, sauf sur indication du médecin. Ne pas prendre au-delà

de 3 jours pour le soulagement de la fièvre ou de 5 jours pour le

soulagement de la douleur.

Surdose :

En case de surdosage, communiquez immédiatement avec un

professionnel de la santé, l’urgence d’un centre hospitalier ou le

centre antipoison de votre région, même en l’absence de

symptômes.

Dose oubliée :

Prenez la dose oubliée dès que vous vous en rendez compte. Si le

temps est presque venu de prendre la prochaine dose, ne prenez

que celle-ci, en négligeant la dose oubliée. Ne pas prendre deux

doses en même temps.

PROCÉDURES À SUIVRE EN CE QUI CONCERNE LES

EFFETS SECONDAIRES

En cas de : douleurs abdominales, brûlures d’estomac, nausée ou

vomissements, ballonnements, diarrhée ou constipation,

sifflement ou bourdonnement dans les oreilles, nervosité,

insomnie, étourdissements ou tout changement dans la vision,

démangeaisons, rétention d’eau, éruption/rougeurs cutanées ou

ampoules, sang dans les vomissures ou dans les selles ou en

présence de selles noires, ou advenant tout autre effet secondaire

ou symptôme inexpliqué apparaissant après la prise d’ibuprofène,

cessez immédiatement le traitement et consultez un médecin.

On peut minimiser les effets secondaires en ne prenant que la

dose la plus faible, sur la période la plus courte.

Cette liste d’effets secondaires n’est pas exhaustive. Pour tout

effet inattendu ressenti lors de la prise de Caplets d’ibuprofène,

veuillez communiquer avec votre médecin ou votre pharmacien.

DÉCLARATION DES EFFETS INDÉSIRABLES

SOUPÇONNÉS

Vous pouvez déclarer les effets indésirables soupçonnés associés à

l’utilisation des produits de santé au Programme Canada

Vigilance de l’une des 3 façons suivantes :

--------------------------------------------------------------------------

En ligne www.santecanada.gc.ca/medeffet

Par téléphone, en composant le numéro sans frais

1-866-234-2345;

En remplissant un formulaire de déclaration de Canada

Vigilance et en le faisant parvenir

- par télécopieur, au numéro sans frais 1-866-678-6789

- par la poste au :

Programme Canada Vigilance

Santé Canada

Indice postal 0701D

Ottawa (Ontario) K1A 0K9

Les étiquettes préaffranchies, le formulaire de

déclaration de Canada Vigilance ainsi que les lignes

directrices concernant la déclaration d’effets

indésirables sont disponibles sur le site Web de

MedEffet

MC

Canada à www.santecanada.gc.ca/medeffet.

REMARQUE : Pour obtenir des renseignements relatifs à la gestion

des effets secondaires, veuillez communiquer avec votre

professionnel de la santé. Le Programme Canada Vigilance ne

fournit pas de conseils médicaux.

COMMENT CONSERVER LE MÉDICAMENT

Conservez ce produit à la température ambiante (entre 15°C et

30°C).

Gardez hors de la portée des enfants. Cet emballage contient assez

de médicaments pour causer des torts sérieux à un enfant.

POUR DE PLUS AMPLES RENSEIGNEMENTS

On peut trouver ce document et la monographie complète du

produit, rédigés pour les professionnels de la santé, en

communiquant avec le promoteur :

Regulatory Affairs Department

Vita Health Products Inc.

150, avenue Beghin

Winnipeg (Manitoba)

R2J 3W2

Vita Health Products Inc. a rédigé ce dépliant.

Dernière révision : 24 mars 2015

IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

Page 48 de 49

PARTIE III : RENSEIGNEMENTS POUR LE

CONSOMMATEUR

Caplets d’ibuprofène extra fort

Comprimés USP d’ibuprofène 400 mg

Le présent dépliant constitue la troisième et dernière partie d’une

« monographie de produit » publiée à la suite de l’approbation de

la vente au Canada de Caplets d’ibuprofène extra fort et s’adresse

tout particulièrement aux consommateurs. Le présent dépliant

n’est qu’un résumé et ne donne donc pas tous les renseignements

pertinents au sujet de Caplets d’ibuprofène extra fort. Pour toute

question au sujet de ce médicament, communiquez avec votre

médecin ou votre pharmacien.

AU SUJET DE CE MÉDICAMENT

Les raisons d’utiliser ce médicament :

Soulagement rapide et efficace des douleurs musculaires et

articulaires; des douleurs corporelles; du mal de dos; des entorses

et des foulures; des douleurs inflammatoires en lien avec

l’arthrite, la fatigue/le surmenage musculaire (ex. : entorses et

foulures); des maux de tête, dont la céphalée de tension et la

douleur migraineuse; des maux de dents; des douleurs

menstruelles; des malaises dus au rhume et à la grippe; ainsi que

pour la réduction de la fièvre. Les essais cliniques ont démontré

un soulagement de longue durée de la douleur, pouvant aller

jusqu’à 8 heures.

Les effets de ce médicament :

L’ibuprofène réduit la douleur et la fièvre.

Les circonstances où il est déconseillé d’utiliser ce médicament :

Ne prenez pas Caplets d’ibuprofène extra fort si :

vous souffrez d’un ulcère gastroduodénal, de saignements

gastro-intestinaux ou d’une maladie inflammatoire active de

l’appareil digestif;

vous prenez de l’acide acétylsalicylique (AAS) ou tout autre

anti-inflammatoire non stéroïdien (AINS), incluant tout autre

produit à base d’ibuprofène;

vous êtes allergique ou hypersensible à l’AAS, à l’ibuprofène, à

d’autres salicylates, à d’autres AINS ou à tout ingrédient de

Caplets d’ibuprofène extra fort (consultez la liste des ingrédients

non médicinaux sur la boîte ou la section Composition);

vous souffrez de polypes nasaux (excroissances à l’intérieur du

nez) ou de manifestations allergiques telles que l’asthme,

l’anaphylaxie (réaction allergique grave et soudaine pouvant

causer la mort), l’urticaire, la rhinite (un nez bouché ou qui coule

peut être un signe d’allergie), une éruption cutanée ou tout autre

symptôme allergique;

vous souffrez de déshydratation (perte hydrique importante) en

raison de vomissements, de diarrhée ou d’une hydratation

insuffisante;

on vous a diagnostiqué une tension artérielle élevée ou une

maladie coronarienne grave;

vous souffrez d’une maladie grave affectant le foie ou les reins;

vous souffrez de lupus érythémateux disséminé;

si vous êtes enceinte ou si vous allaitez.

L’ingrédient médicinal est :

Ibuprofène

Les ingrédients non médicinaux importants sont :

Amidon prégélatinisé, carboxyméthylcellulose sodique, cellulose

microcristalline, croscarmellose sodique, dextrose, dioxyde de

silicium colloïdal, dioxyde de titane, eau purifiée, hypromellose,

lauryl sulfate de sodium, lécithine de soya, maltodextrine, oxyde

de fer jaune, oxyde de fer rouge, polydextrose,

polyéthylèneglycol, polyvidone, stéarate de magnésium.

Les formes posologiques sont :

Caplets d’ibuprofène à 400 mg

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS

Mises en garde et précautions importantes

Les personnes sujettes aux irritations du tube digestif –

notamment celles ayant des antécédents d’ulcère

gastro-gastroduodénal – doivent utiliser ce produit

avec prudence.

Consultez votre médecin ou votre pharmacien AVANT d’utiliser

Caplets d’ibuprofène extra fort si :

vous souffrez d’un ulcère gastroduodénal, de diabète, de tension

artérielle élevée, d’insuffisance cardiaque ou d’une maladie

thyroïdienne, d’asthme, d’une maladie du foie ou des reins, de

glaucome, d’un trouble de la coagulation (comme l’hémophilie)

ou de toute autre maladie grave; si vous êtes soigné par un

médecin pour toute affection grave; si vous attendez un enfant ou

si vous allaitez; ou si vous prenez tout autre médicament, incluant

ceux en vente libre.

Les personnes âgées doivent utiliser ce médicament avec

prudence.

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

N’utilisez pas ce produit si vous prenez :

de l’AAS à faible dose quotidienne (de 81 à 325 mg) sans

consulter d’abord votre médecin ou pharmacien. L’ibuprofène

peut contrecarrer les effets préventifs de l’AAS.

de l’AAS ou tout autre médicament anti-inflammatoire.

Les médicaments qui sont susceptibles d’interagir avec Caplets

d’ibuprofène extra fort englobent : acétaminophène,

anticoagulants (médicaments qui éclaircissent le sang), digoxine,

antidiabétiques oraux et insuline, diurétiques, méthotrexate,

lithium, médicaments se liant aux protéines dont la probénécide,

la thyroxine et les antibiotiques (ex. : cyclosporine), phénytoïne,

corticostéroïdes ou benzodiazépines, tout autre AINS ou

médicaments contre l’hypertension artérielle. Mentionnez à votre

IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

Page 49 de 49

médecin ou pharmacien quels médicaments sur ordonnance vous

prenez ou prévoyez de prendre.

UTILISATION APPROPRIÉE DE CE MÉDICAMENT

Dose habituelle :

Adultes et enfants de plus de 12 ans : Prendre 1 caplet toutes les 6

à 8 heures au besoin. Ne pas dépasser 3 caplets en 24 heures, sauf

sur indication du médecin. Ne pas prendre au-delà de 3 jours pour

le soulagement de la fièvre ou de 5 jours pour le soulagement de

la douleur.

Surdose :

En case de surdosage, communiquez immédiatement avec un

professionnel de la santé, l’urgence d’un centre hospitalier ou le

centre antipoison de votre région, même en l’absence de

symptômes.

Dose oubliée :

Prenez la dose oubliée dès que vous vous en rendez compte. Si le

temps est presque venu de prendre la prochaine dose, ne prenez

que celle-ci, en négligeant la dose oubliée. Ne pas prendre deux

doses en même temps.

PROCÉDURES À SUIVRE EN CE QUI CONCERNE LES

EFFETS SECONDAIRES

En cas de : douleurs abdominales, brûlures d’estomac, nausée ou

vomissements, ballonnements, diarrhée ou constipation,

sifflement ou bourdonnement dans les oreilles, nervosité,

insomnie, étourdissements ou tout changement dans la vision,

démangeaisons, rétention d’eau, éruption/rougeurs cutanées ou

ampoules, sang dans les vomissures ou dans les selles ou en

présence de selles noires, ou advenant tout autre effet secondaire

ou symptôme inexpliqué apparaissant après la prise de Caplets

d’ibuprofène extra fort, cessez immédiatement le traitement et

consultez un médecin.

On peut minimiser les effets secondaires en ne prenant que la

dose la plus faible, sur la période la plus courte.

Cette liste d’effets secondaires n’est pas exhaustive. Pour tout

effet inattendu ressenti lors de la prise de Caplets d’ibuprofène

extra fort, veuillez communiquer avec votre médecin ou votre

pharmacien.

DÉCLARATION DES EFFETS INDÉSIRABLES

SOUPÇONNÉS

Vous pouvez déclarer les effets indésirables soupçonnés associés à

l’utilisation des produits de santé au Programme Canada

Vigilance de l’une des 3 façons suivantes :

--------------------------------------------------------------------------

En ligne www.santecanada.gc.ca/medeffet

Par téléphone, en composant le numéro sans frais

1-866-234-2345;

En remplissant un formulaire de déclaration de Canada

Vigilance et en le faisant parvenir

- par télécopieur, au numéro sans frais 1-866-678-6789

- par la poste au :

Programme Canada Vigilance

Santé Canada

Indice postal 0701D

Ottawa (Ontario) K1A 0K9

Les étiquettes préaffranchies, le formulaire de

déclaration de Canada Vigilance ainsi que les lignes

directrices concernant la déclaration d’effets

indésirables sont disponibles sur le site Web de

MedEffet

MC

Canada à www.santecanada.gc.ca/medeffet.

REMARQUE : Pour obtenir des renseignements relatifs à la gestion

des effets secondaires, veuillez communiquer avec votre

professionnel de la santé. Le Programme Canada Vigilance ne

fournit pas de conseils médicaux.

COMMENT CONSERVER LE MÉDICAMENT

Conservez ce produit à la température ambiante (entre 15°C et

30°C).

Gardez hors de la portée des enfants. Cet emballage contient assez

de médicaments pour causer des torts sérieux à un enfant.

POUR DE PLUS AMPLES RENSEIGNEMENTS

On peut trouver ce document et la monographie complète du

produit, rédigés pour les professionnels de la santé, en

communiquant avec le promoteur :

Regulatory Affairs Department

Vita Health Products Inc.

150, avenue Beghin

Winnipeg (Manitoba)

R2J 3W2

Vita Health Products Inc. a rédigé ce dépliant.

Dernière révision : 24 mars 2015

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