GEMCITABINE EG 200 mg, poudre pour solution pour perfusion

France - français - ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé)

Achète-le

Notice patient Notice patient (PIL)

11-02-2011

Ingrédients actifs:
gemcitabine
Disponible depuis:
EG LABO - Laboratoires EuroGenerics
Code ATC:
L01BC05
DCI (Dénomination commune internationale):
gemcitabine
Dosage:
200 mg
forme pharmaceutique:
poudre
Composition:
composition pour un flacon > gemcitabine : 200 mg . Sous forme de : chlorhydrate de gemcitabine
Mode d'administration:
intraveineuse
Unités en paquet:
1 flacon(s) en verre
Type d'ordonnance:
liste I
Domaine thérapeutique:
analogue de la pyrimidine
Descriptif du produit:
573 234-0 ou 34009 573 234 0 0 - 1 flacon(s) en verre - Déclaration de commercialisation non communiquée:;
Statut de autorisation:
Archivée
Numéro d'autorisation:
64903695
Date de l'autorisation:
2008-09-24

NOTICE

ANSM - Mis à jour le : 11/02/2011

Dénomination du médicament

GEMCITABINE EG 200 mg, poudre pour solution pour perfusion

Gemcitabine

Encadré

Veuillez lire attentivement l'intégralité de cette notice avant d'utiliser ce médicament.

Gardez cette notice, vous pourriez avoir besoin de la relire.

Si vous avez toute autre question, si vous avez un doute, demandez plus d'informations à votre médecin ou à votre

pharmacien.

Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez jamais à quelqu'un d'autre, même en cas de symptômes

identiques, cela pourrait lui être nocif.

Si l'un des effets indésirables devient grave ou si vous remarquez un effet indésirable non mentionné dans cette notice,

parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien.

Sommaire notice

Dans cette notice :

1. QU'EST-CE QUE GEMCITABINE EG 200 mg, poudre pour solution pour perfusion ET DANS QUELS CAS EST-IL

UTILISE ?

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT D'UTILISER GEMCITABINE EG 200 mg, poudre pour

solution pour perfusion ?

3. COMMENT UTILISER GEMCITABINE EG 200 mg, poudre pour solution pour perfusion ?

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?

5. COMMENT CONSERVER GEMCITABINE EG 200 mg, poudre pour solution pour perfusion ?

6. INFORMATIONS SUPPLEMENTAIRES

1. QU'EST-CE QUE GEMCITABINE EG 200 mg, poudre pour solution pour perfusion ET DANS QUELS CAS EST-IL

UTILISE ?

Classe pharmacothérapeutique

GEMCITABINE EG 200 mg, poudre pour solution pour perfusion est un médicament anticancéreux.

Indications thérapeutiques

GEMCITABINE EG 200 mg est un médicament « cytotoxique » (médicament utiliser pour traiter le cancer).

GEMCITABINE EG 200 mg est utilisé pour le traitement des patients atteints:

d'un cancer de la vessie localement évolué ou métastasé, en association avec le cisplatine (médicament anticancéreux).

d'un cancer du sein récidivant (rechute), en association avec le paclitaxel (médicament anticancéreux).

d'un cancer du poumon non à petites cellules, localement évolué ou métastasé, en association avec le cisplatine

(médicament anticancéreux).

d'un cancer du pancréas localement évolué ou métastasé.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT D'UTILISER GEMCITABINE EG 200 mg, poudre pour

solution pour perfusion ?

Liste des informations nécessaires avant la prise du médicament

Sans objet.

Contre-indications

N'utilisez jamais GEMCITABINE EG 200 mg, poudre pour solution pour perfusion:

si vous êtes allergique (hypersensible) à la gemcitabine ou à l'un des autres composants contenus dans GEMCITABINE

EG 200 mg, poudre pour solution pour perfusion;

si vous allaitez;

en association avec le vaccin contre la fièvre jaune.

Si vous pensez vous trouver dans l'un des cas qui précèdent, dites-le à votre médecin.

Précautions d'emploi ; mises en garde spéciales

Faites attention avec GEMCITABINE EG 200 mg, poudre pour solution pour perfusion:

si vous devez bénéficier d'une radiothérapie pendant le traitement par gemcitabine ou si vous avez eu une radiothérapie au

cours des 7 derniers jours

si vous avez de légers problèmes hépatiques

si vous avez des problèmes rénaux légers ou modérés

si vous avez une insuffisance médullaire

si vous avez un cancer du poumon ou une atteinte pulmonaire liée à un autre cancer

si vous avez eu une hépatite B

si vous avez des antécédents cardiovasculaires

si vous souffrez d'un syndrome de Raynaud ou de sclérodermie (dépôts excessifs de collagène dans la peau ou d'autres

organes).

si vous avez un lymphœdème, des antécédents d'irradiation ou de thrombose veineuse profonde.

Avant chaque administration du traitement, le médecin vérifiera votre nombre de plaquettes et de globules blancs

(leucocytes, granulocytes) dans le sang.

L'administration de gemcitabine n'est pas recommandée chez l'enfant.

Interactions avec d'autres médicaments

Prise et utilisation d'autres médicaments

La gemcitabine peut avoir des interférences avec les médicaments suivants:

les anticoagulants, par exemple la warfarine. Comme la gemcitabine peut augmenter l'effet anticoagulant, il sera nécessaire

d'effectuer des analyses sanguines (mesure de l'INR);

les vaccins. En présence de gemcitabine, la maladie contre laquelle le vaccin est dirigé risque de se développer. Par

conséquent, votre médecin choisira un type particulier de vaccin (dit « inactivé »), si celui-ci existe;

la phénytoïne (utilisée pour le traitement de l'épilepsie). L'administration concomitante de phénytoïne et de gemcitabine

augmente le risque de convulsions ou de diminution de l'efficacité de la gemcitabine;

la ciclosporine, le tacrolimus (utilisés pour affaiblir le système immunitaire afin d'éviter et de traiter le rejet d'une greffe

d'organe ou de moelle osseuse). L'administration concomitante des deux médicaments risque d'augmenter

l'immunosuppression.

Si vous prenez ou avez pris récemment un autre médicament, y compris un médicament obtenu sans ordonnance, parlez-en

à votre médecin ou à votre pharmacien.

Radiothérapie

Le traitement par GEMCITABINE EG 200 mg, poudre pour solution pour perfusion ne doit pas être instauré tant que les effets

aigus de la radiothérapie ne se sont pas estompés, c'est-à-dire au moins une semaine après la fin de la radiothérapie.

Interactions avec les aliments et les boissons

Sans objet.

Interactions avec les produits de phytothérapie ou thérapies alternatives

Sans objet.

Utilisation pendant la grossesse et l'allaitement

Grossesse et allaitement

Demandez conseil à votre médecin ou votre pharmacien avant de prendre tout médicament.

Vous ne devez pas utiliser Gemcitabine durant votre grossesse à moins que cela ne soit clairement indiqué par votre

médecin.

Vous ne devez pas allaiter tant que vous serez traitée par Gemcitabine.

Si vous êtes une femme en âge d'avoir des enfants, vous devrez prendre des mesures afin d'éviter une grossesse au cours

du traitement et jusqu'à 3 mois après le traitement par gemcitabine. Si vous tombez enceinte pendant le traitement, vous

devez informer immédiatement votre médecin.

Si vous êtes un homme, vous devrez éviter d'avoir un enfant au cours du traitement par la gemcitabine et 3 mois après l'arrêt

du traitement. Il existe un risque que le traitement par la gemcitabine soit à l'origine d'une stérilité masculine. Vous

souhaiterez peut-être vous renseigner sur la conservation de sperme avant le début du traitement.

Sportifs

Sans objet.

Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines

Conduite de véhicules et utilisation de machines:

Le traitement par la gemcitabine peut entraîner la somnolence. L'alcool est susceptible de l'aggraver. Si vous ressentez de la

somnolence, vous ne devrez pas conduire de véhicule ni utiliser de machine.

Liste des excipients à effet notoire

Informations importantes concernant certains composants de GEMCITABINE EG 200 mg, poudre pour solution

pour perfusion

GEMCITABINE EG 200 mg, poudre pour solution pour perfusion contient moins de 1 mmol de sodium (23 mg) par flacon.

Autrement dit, il est pratiquement « sans sodium ».

3. COMMENT UTILISER GEMCITABINE EG 200 mg, poudre pour solution pour perfusion ?

Instructions pour un bon usage

Sans objet.

Posologie, Mode et/ou voie(s) d'administration, Fréquence d'administration et Durée du traitement

La gemcitabine sera préparée et administrée par un professionnel de santé, sous la surveillance d'un médecin ayant une

bonne connaissance de l'utilisation des médicaments anticancéreux.

Après avoir été mis en solution, ce médicament vous sera administré en perfusion intraveineuse (c'est-à-dire en injection

lente dans une veine par un « goutte-à-goutte ») pendant 30 minutes.

Le médecin calculera la dose initiale de gemcitabine que vous recevrez. Cette dose dépend du type de cancer dont vous

souffrez et de votre surface corporelle, exprimée en mètres carrés (m

). La surface corporelle est calculée à partir de votre

taille et de votre poids. La dose usuelle est comprise entre 1 et 1,25 g/m

. La durée du traitement variera entre 3 et 7

semaines selon la maladie traitée.

La dose que vous recevrez dépendra également des:

analyses du nombre de cellules sanguines,

analyses de la fonction hépatique,

analyses de la fonction rénale,

concentrations des enzymes hépatiques.

Les injections seront effectuées selon les schémas suivants:

Traitement du cancer de la vessie (en association au cisplatine)

Le cycle de traitement durera 4 semaines. Vous recevrez les médicaments suivants par voie intraveineuse:

Jour du cycle de traitement

GEMCITABINE EG

CISPLATINE

perfusion (30 min.)

perfusion

perfusion (30 min.)

perfusion (30 min.)

Ce cycle de quatre semaines est ensuite répété.

Traitement du cancer du sein (en association au paclitaxel)

Le cycle de traitement durera 3 semaines. Vous recevrez les médicaments suivants par voie intraveineuse:

Jour du cycle de traitement

GEMCITABINE EG

PACLITAXEL

perfusion (30 min.)

perfusion (180 min.)

perfusion (30 min.)

Traitement du cancer du poumon (en association au cisplatine)

Le cycle de traitement durera 3 ou 4 semaines.

Dans un cycle de traitement de 3 semaines, vous recevrez les médicaments suivants par voie intraveineuse:

Jour du cycle de traitement

GEMCITABINE EG

CISPLATINE

perfusion (30 min.)

perfusion

perfusion (30 min.)

Dans un cycle de traitement de 4 semaines, vous recevrez les médicaments suivants par voie intraveineuse:

Jour du cycle de traitement

GEMCITABINE EG

CISPLATINE

perfusion (30 min.)

perfusion

perfusion (30 min.)

perfusion (30 min.)

Traitement du cancer du pancréas

Le cycle de traitement durera 7 semaines. Pendant cette période, vous recevrez GEMCITABINE EG une fois par semaine

par voie intraveineuse. La perfusion durera 30 minutes. Au bout de 7 semaines, il y aura une suspension du traitement de 1

semaine. Les cycles suivants dureront 3 semaines et seront suivis chacun d'une suspension de traitement de 1 semaine.

Votre médecin décidera de la durée du traitement.

Symptômes et instructions en cas de surdosage

Si vous avez reçu plus de GEMCITABINE EG 200 mg, poudre pour solution pour perfusion que vous n'auriez dû:

Votre médecin veillera à vous administrer la dose appropriée de médicament pour votre maladie. En cas de suspicion de

surdosage, le nombre de vos cellules sanguines sera surveillé et un traitement adapté sera instauré si nécessaire.

Si vous avez d'autres questions sur l'utilisation de ce médicament, demandez plus d'informations à votre médecin ou à un

professionnel de santé.

Instructions en cas d'omission d'une ou de plusieurs doses

Sans objet.

Risque de syndrome de sevrage

Sans objet.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?

Description des effets indésirables

Comme tous les médicaments, GEMCITABINE EG 200 mg, poudre pour solution pour perfusion peut provoquer des effets

indésirables, mais ils ne surviennent pas systématiquement chez tout le monde.

Si l'un des évènements suivants se produit, informez-en immédiatement à votre médecin:

réaction allergique sévère - il est possible que vous fassiez l'expérience d'une éruption cutanée soudaine avec

démangeaisons (urticaire), d'un gonflement des mains, des pieds, des chevilles, du visage, des lèvres, de la bouche ou de la

gorge (ce qui peut causer des difficultés respiratoires ou de déglutition), et que vous ayez l'impression d'être sur le point de

vous évanouir;

douleurs thoraciques sévères avec irradiation probablement jusqu'à la mâchoire ou jusqu'au bras, transpiration,

essoufflement et nausées;

difficultés respiratoire sévère;

jaunissement de la peau et des yeux en raison de problèmes du foie (jaunisse);

insuffisance rénale (le médecin surveillera les tests sanguins et urinaires pour déceler ce problème).

Ces effets indésirables sont tous graves. Vous pouvez avoir besoin de consulter un médecin en urgence. Ces effets

indésirables graves sont rares ou très rares.

Si vous remarquez une douleur sur le site de l'injection pendant la perfusion, signalez-le immédiatement au médecin ou au

personnel soignant. Une douleur autour du site d'injection pourrait indiquer que l'aiguille n'a pas été correctement introduite

dans la veine.

Si vous recevez une radiothérapie et la gemcitabine à moins de 7 jours d'intervalle, indiques immédiatement au médecin si

vous remarquez l'un des évènements suivants:

endolorissement de la bouche;

difficulté de déglutition ou douleur lors de la déglutition.

Les fréquences suivant sont utilisées pour évaluer les effets indésirables:

Très fréquents (plus de 1 patient sur 10).

Fréquents (moins de 1 patient sur 10, mais plus de 1 sur 100).

Peu fréquent (moins de 1 patient sur 100, mais plus de 1 sur 1000).

Rares (moins de 1 patient sur 1 000, mais plus de 1 sur 10 000).

Très rares (moins de 1 patient sur 10 000).

Affections cardiaques (cœur)

Très rare :

crise cardiaque, insuffisance cardiaque, rythme anormal du

cœur.

Affections hématologiques et du système lymphatique

Très fréquent:

Très fréquent: diminution du nombre de globules blancs et de

plaquettes sanguines, anémie.

Fréquent:

fièvre, accompagnée d'une réduction des globules blancs

(neutropénie fébrile).

Très rare:

augmentation du nombre de plaquettes sanguines.

Affections du système nerveux

Fréquent:

maux de tête, somnolence, insomnie.

Très rare:

accident vasculaire cérébral (cet incident se produit lorsque

l'apport de sang au cerveau est perturbé d'une manière ou

d'une autre. Les cellules cérébrales sont donc privées

d'oxygène du fait de cette perturbation. Certaines cellules en

meurent, tandis que d'autres sont endommagées.)

Affections respiratoires (voies aériennes)

Très fréquent:

difficultés respiratoires

Fréquent:

toux, écoulement nasal

Peu fréquent:

accumulation de liquide dans les poumons (respiration

sifflante persistante ou toux accompagnée de crachat rose

mousseux/flegme, spasmes musculaires des poumons

(oppression thoracique, difficulté respiratoire), inflammation

des poumons (pneumopathie interstitielle, sensation

d'essoufflement (dyspnée), en particulier pendant ou après

des activités physiques et/ou une toux sèche).

Rare:

syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA) (difficulté

respiratoire sévère, essoufflement, respiration rapide et

difficile, couleur bleutée de la peau).

Affections gastro-intestinales (estomac et intestins)

Très fréquent:

nausées

vomissements

Fréquent:

inflammation et ulcération douloureuses des muqueuses qui

tapissent le tube digestif

inflammation de la bouche

diarrhée

constipation

Très rare:

colite ischémique (affection dans laquelle une partie du côlon

(gros intestin) présente une inflammation et des lésions.)

Affections du rein et des voies urinaires

Très fréquent:

Très fréquent: présence de protéines ou de sang dans les

urines

Rare:

insuffisance rénale

endommagement des cellules sanguines, des vaisseaux sanguins et des reins (syndrome hémolytique et urémique)

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Très fréquent:

Très fréquent: rash (éruption cutanée), souvent accompagné

de démangeaisons

Fréquent:

transpiration

perte de cheveux (alopécie)

Rare:

desquamation de la peau

formation de cloques et de lésions

Très rare:

réactions cutanées sévères (notamment desquamation de la

peau et rash avec formation de cloques, notamment

syndrome de Lyell et syndrome de Stevens-Johnson.

Réactions cutanées inflammatoires, avec suggestion clinique

de cellulite infectieuse ou érysipèle)

Affections musculo-squelettiques (os et muscles) et systémiques

Fréquent:

douleurs musculaires

mal de dos

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Fréquent:

perte de l'appétit

Affections cardiaques (cœur)

Très rare :

crise cardiaque, insuffisance cardiaque, rythme anormal du

cœur.

Affections hématologiques et du système lymphatique

Très fréquent:

Très fréquent: diminution du nombre de globules blancs et de

plaquettes sanguines, anémie.

Fréquent:

fièvre, accompagnée d'une réduction des globules blancs

(neutropénie fébrile).

Très rare:

augmentation du nombre de plaquettes sanguines.

Affections du système nerveux

Fréquent:

maux de tête, somnolence, insomnie.

Très rare:

accident vasculaire cérébral (cet incident se produit lorsque

l'apport de sang au cerveau est perturbé d'une manière ou

d'une autre. Les cellules cérébrales sont donc privées

d'oxygène du fait de cette perturbation. Certaines cellules en

meurent, tandis que d'autres sont endommagées.)

Affections respiratoires (voies aériennes)

Très fréquent:

difficultés respiratoires

Fréquent:

toux, écoulement nasal

Peu fréquent:

accumulation de liquide dans les poumons (respiration

sifflante persistante ou toux accompagnée de crachat rose

mousseux/flegme, spasmes musculaires des poumons

(oppression thoracique, difficulté respiratoire), inflammation

des poumons (pneumopathie interstitielle, sensation

d'essoufflement (dyspnée), en particulier pendant ou après

des activités physiques et/ou une toux sèche).

Rare:

syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA) (difficulté

respiratoire sévère, essoufflement, respiration rapide et

difficile, couleur bleutée de la peau).

Affections gastro-intestinales (estomac et intestins)

Très fréquent:

nausées

vomissements

Fréquent:

inflammation et ulcération douloureuses des muqueuses qui

tapissent le tube digestif

inflammation de la bouche

diarrhée

constipation

Très rare:

colite ischémique (affection dans laquelle une partie du côlon

(gros intestin) présente une inflammation et des lésions.)

Affections du rein et des voies urinaires

Très fréquent:

Très fréquent: présence de protéines ou de sang dans les

urines

Rare:

insuffisance rénale

endommagement des cellules sanguines, des vaisseaux sanguins et des reins (syndrome hémolytique et urémique)

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Très fréquent:

Très fréquent: rash (éruption cutanée), souvent accompagné

de démangeaisons

Lésions, intoxications et complications liées aux procédures

Fréquence indéterminée:

« réactions cutanées réactivées » (les réactions cutanées

réactivées sont une éruption cutanée qui ressemble à un

coup de soleil sévère. Elles sont caractérisées par l'une des

particularités suivantes: rougeur, sensibilité à la pression,

gonflement, plaies humides, décollement de la peau,

décoloration après cicatrisation de la peau) (voir également

la partie 2: « Radiothérapie »)

Affections vasculaires (vaisseaux sanguins)

Rare:

pression sanguine faible

Très rare:

vaisseaux sanguins enflammés (vascularité périphérique;

fièvre, fatigue, perte de poids, douleurs musculaires et

articulaires, perte de l'appétit), mort des tissus (gangrène)

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Très fréquent:

gonflement (en particulier des chevilles ou des mains) dû à

une accumulation anormale de liquides dans les cellules

(œdèmes/œdème périphérique), symptômes pseudo-

grippaux:

fièvre

maux de tête

mal de dos

tremblements

douleurs musculaires

faiblesse

malaise

perte de l'appétit

toux

rhume de cerveau

transpiration

troubles du sommeil

Fréquent:

fièvre

rhume

faiblesse

gonflement du visage (œdème du visage)

Rare:

réaction sur le site d'injection (de nature généralement

légère).

Affections du système immunitaire

Très rare:

réaction sur le site d'injection (de nature généralement

légère).

Affections hépatobiliaires (foie et vésicule biliaire)

Très fréquent:

augmentation des enzymes hépatiques (transaminases,

phosphatase alcaline)

Fréquent:

augmentation de la bilirubine

Rare:

augmentation des taux d'une enzyme connue sous le nom de

Affections cardiaques (cœur)

Très rare :

crise cardiaque, insuffisance cardiaque, rythme anormal du

cœur.

Affections hématologiques et du système lymphatique

Très fréquent:

Très fréquent: diminution du nombre de globules blancs et de

plaquettes sanguines, anémie.

Fréquent:

fièvre, accompagnée d'une réduction des globules blancs

(neutropénie fébrile).

Très rare:

augmentation du nombre de plaquettes sanguines.

Affections du système nerveux

Fréquent:

maux de tête, somnolence, insomnie.

Très rare:

accident vasculaire cérébral (cet incident se produit lorsque

l'apport de sang au cerveau est perturbé d'une manière ou

d'une autre. Les cellules cérébrales sont donc privées

d'oxygène du fait de cette perturbation. Certaines cellules en

meurent, tandis que d'autres sont endommagées.)

Affections respiratoires (voies aériennes)

Très fréquent:

difficultés respiratoires

Fréquent:

toux, écoulement nasal

Peu fréquent:

accumulation de liquide dans les poumons (respiration

sifflante persistante ou toux accompagnée de crachat rose

mousseux/flegme, spasmes musculaires des poumons

(oppression thoracique, difficulté respiratoire), inflammation

des poumons (pneumopathie interstitielle, sensation

d'essoufflement (dyspnée), en particulier pendant ou après

des activités physiques et/ou une toux sèche).

Rare:

syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA) (difficulté

respiratoire sévère, essoufflement, respiration rapide et

difficile, couleur bleutée de la peau).

Affections gastro-intestinales (estomac et intestins)

Très fréquent:

nausées

vomissements

Fréquent:

inflammation et ulcération douloureuses des muqueuses qui

tapissent le tube digestif

inflammation de la bouche

diarrhée

constipation

Très rare:

colite ischémique (affection dans laquelle une partie du côlon

(gros intestin) présente une inflammation et des lésions.)

Affections du rein et des voies urinaires

Très fréquent:

Très fréquent: présence de protéines ou de sang dans les

urines

Rare:

insuffisance rénale

endommagement des cellules sanguines, des vaisseaux sanguins et des reins (syndrome hémolytique et urémique)

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Très fréquent:

Très fréquent: rash (éruption cutanée), souvent accompagné

de démangeaisons

gamma glutamyl transférase (GGT)

Très rare:

empoisonnement des cellules du foie.

Affections cardiaques (cœur)

Très rare :

crise cardiaque, insuffisance cardiaque, rythme anormal du

cœur.

Affections hématologiques et du système lymphatique

Très fréquent:

Très fréquent: diminution du nombre de globules blancs et de

plaquettes sanguines, anémie.

Fréquent:

fièvre, accompagnée d'une réduction des globules blancs

(neutropénie fébrile).

Très rare:

augmentation du nombre de plaquettes sanguines.

Affections du système nerveux

Fréquent:

maux de tête, somnolence, insomnie.

Très rare:

accident vasculaire cérébral (cet incident se produit lorsque

l'apport de sang au cerveau est perturbé d'une manière ou

d'une autre. Les cellules cérébrales sont donc privées

d'oxygène du fait de cette perturbation. Certaines cellules en

meurent, tandis que d'autres sont endommagées.)

Affections respiratoires (voies aériennes)

Très fréquent:

difficultés respiratoires

Fréquent:

toux, écoulement nasal

Peu fréquent:

accumulation de liquide dans les poumons (respiration

sifflante persistante ou toux accompagnée de crachat rose

mousseux/flegme, spasmes musculaires des poumons

(oppression thoracique, difficulté respiratoire), inflammation

des poumons (pneumopathie interstitielle, sensation

d'essoufflement (dyspnée), en particulier pendant ou après

des activités physiques et/ou une toux sèche).

Rare:

syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA) (difficulté

respiratoire sévère, essoufflement, respiration rapide et

difficile, couleur bleutée de la peau).

Affections gastro-intestinales (estomac et intestins)

Très fréquent:

nausées

vomissements

Fréquent:

inflammation et ulcération douloureuses des muqueuses qui

tapissent le tube digestif

inflammation de la bouche

diarrhée

constipation

Très rare:

colite ischémique (affection dans laquelle une partie du côlon

(gros intestin) présente une inflammation et des lésions.)

Affections du rein et des voies urinaires

Très fréquent:

Très fréquent: présence de protéines ou de sang dans les

urines

Rare:

insuffisance rénale

endommagement des cellules sanguines, des vaisseaux sanguins et des reins (syndrome hémolytique et urémique)

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Très fréquent:

Très fréquent: rash (éruption cutanée), souvent accompagné

de démangeaisons

Si vous ressentez un des effets mentionnés comme grave ou si vous présentez des effets indésirables non mentionnés dans

cette notice, veuillez en informer votre médecin ou votre pharmacien.

5. COMMENT CONSERVER GEMCITABINE EG 200 mg, poudre pour solution pour perfusion ?

Tenir hors de la portée et de la vue des enfants.

Date de péremption

Ne pas utiliser GEMCITABINE EG 200 mg, poudre pour solution pour perfusion après la date de péremption mentionnée sur

le flacon et la boîte. La date de péremption fait référence au dernier jour du mois.

Conditions de conservation

Pas de précautions particulières de conservation.

La stabilité physico-chimique de la solution reconstituée a été démontrée pendant 24 heures à 30°C.

Toutefois du point de vue microbiologique, le produit doit être utilisé immédiatement. En cas d'utilisation non immédiate, les

durées et les conditions de conservation après reconstitution et avant utilisation relèvent de la seule responsabilité de

l'utilisateur et ne devraient pas dépasser 24 heures à 30°C.

La solution reconstituée ne doit pas être réfrigérée.

Si nécessaire, mises en garde contre certains signes visibles de détérioration

Ne pas utiliser si la solution est trouble ou présente un précipité insoluble.

Les médicaments ne doivent pas être jetés au tout à l'égout ou avec des ordures.

6. INFORMATIONS SUPPLEMENTAIRES

Liste complète des substances actives et des excipients

Que contient GEMCITABINE EG 200 mg, poudre pour solution pour perfusion ?

La substance active est:

Gemcitabine .................................................................................................................................... 200 mg

Sous forme de chlorhydrate de gemcitabine

1 ml de solution pour perfusion contient 38 mg de gemcitabine (sous forme de chlorhydrate de gemcitabine).

Les autres composants sont:

Mannitol, acétate de sodium trihydraté, hydroxyde de sodium, acide chlorhydrique.

Forme pharmaceutique et contenu

Qu'est-ce que GEMCITABINE EG 200 mg, poudre pour solution pour perfusion et contenu de l'emballage extérieur ?

Ce médicament se présente sous forme de poudre pour solution pour perfusion de couleur blanche à blanc cassé,

disponible en flacon en verre incolore de type I avec un bouchon en caoutchouc (bromobutyle); boîte de 1 flacon.

Nom et adresse du titulaire de l'autorisation de mise sur le marché et du titulaire de l'autorisation de fabrication responsable

de la libération des lots, si différent

Titulaire

EG LABO - Laboratoires EuroGenerics

"Le Quintet" - batiment A

12, rue Danjou

92517 Boulogne Billancourt Cedex

Exploitant

EG LABO - LABORATOIRES EUROGENERICS

"LE QUINTET - BATIMENT A

12 RUE DANJOU

92517 BOULOGNE-BILLANCOURT CEDEX

Fabricant

CELLPHARM GMBH

FEODOR LYNEN STRASSE 35

30625 HANOVRE

ALLEMAGNE

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen

Conformément à la réglementation en vigueur.

Date d’approbation de la notice

La dernière date à laquelle cette notice a été approuvée est le {date}.

AMM sous circonstances exceptionnelles

Sans objet.

Informations Internet

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de l’Afssaps (France).

Informations réservées aux professionnels de santé

Les informations suivantes sont destinées exclusivement aux professionnels de santé:

La gemcitabine est un produit cytotoxique.

A usage unique exclusivement.

Reconstitution de la solution

Le seul diluant approuvé pour la reconstitution de la solution pour perfusion de gemcitabine est une solution stérile de

chlorure de sodium à 0,9 % sans agent conservateur. Même si aucune incompatibilité n'a été observée, il est déconseillé de

mélanger la gemcitabine avec d'autres substances pendant la reconstitution ou son administration. Après dilution, la limite

de concentration supérieure de la gemcitabine est de 38 mg/ml. La dilution à des concentrations supérieures à 38 mg/ml est

susceptible d'aboutir à une dissolution incomplète et doit donc être évitée.

Pour reconstituer le produit, ajouter respectivement au moins 5 ml ou 25 ml de solution stérile de chlorure de sodium à 0,9 %

au contenu du flacon de 200 mg ou 1 g (pour aboutir à une concentration finale de 38 mg/ml et un volume de déplacement

de respectivement 0,26 ml ou 1,3 ml). Pendant la reconstitution de la solution, le diluant doit être ajouté lentement, le long de

la paroi du flacon. Il faut ensuite agiter le flacon pour assurer la dissolution. Il est possible de diluer davantage avec une

solution stérile de chlorure de sodium à 0,9 %.

Après reconstitution, la solution doit être limpide et incolore. Avant l'administration, il faut examiner la solution à la recherche

de particules ou de coloration. Il ne faut l'utiliser que si elle est limpide et dénuée de particules.

Manipulation

La reconstitution du produit doit respecter les précautions standard relatives à la manipulation des agents cytotoxiques. Les

solutions injectables de produits cytotoxiques doivent être préparées par du personnel spécialisé, dûment entraîné,

connaissant bien les médicaments utilisés, et dans des conditions qui garantissent la protection de l'environnement et en

particulier celle des personnes qui manipulent les médicaments. Elle nécessite un local de préparation réservé à cet usage.

Il est interdit de fumer, de manger, de boire dans ce local.

Il faut fournir au personnel du matériel approprié pour la manipulation, notamment des blouses à manches longues, des

masques de protection, des bonnets, des lunettes de protection, des gants stériles à usage unique, des tissus protecteurs

pour le plan de travail et des sacs de recueil des déchets.

Les préparations cytotoxiques ne doivent en aucun cas être manipulées par des femmes enceintes.

La projection accidentelle dans les yeux peut provoquer une irritation sévère. Dans ce cas, rincer immédiatement les yeux à

grande eau et consulter un médecin si l'irritation persiste. Si la solution de gemcitabine vient au contact de la peau, il faut

immédiatement la rincer à grande eau. Les excréta et les vomissures doivent être manipulés avec précaution.

Elimination des déchets

Tous les éléments utilisés pour la préparation, l'administration ou entrant en contact avec la gemcitabine doivent être mis au

rebut conformément aux procédures hospitalières standard applicables aux agents cytotoxiques et aux législations en

vigueur relatives à l'élimination des déchets toxiques.

Autres

Sans objet.

RÉSUMÉ DES CARACTÉRISTIQUES DU PRODUIT

ANSM - Mis à jour le : 11/02/2011

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT

GEMCITABINE EG 200 mg, poudre pour solution pour perfusion

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

Gemcitabine .................................................................................................................................... 200 mg

Sous forme de chlorhydrate de gemcitabine

1 ml de solution pour perfusion contient 38 mg de gemcitabine (sous forme de chlorhydrate de gemcitabine).

Excipients: un flacon contient 3,5 mg de sodium.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE

Poudre pour solution pour perfusion.

Poudre blanche à blanc cassé.

4. DONNEES CLINIQUES

4.1. Indications thérapeutiques

Cancer de la vessie

Traitement du cancer de la vessie localement évolué ou métastasé, en association avec le cisplatine.

Cancer du sein

Traitement du cancer du sein localement évolué ou métastasé, en association avec le paclitaxel, chez les patientes

présentant une récidive après une chimiothérapie (néo)adjuvante. La chimiothérapie antérieure doit avoir comporté une

anthracycline, sauf si celle-ci est cliniquement contre-indiquée.

Cancer du poumon non à petites cellules

Traitement du cancer du poumon non à petites cellules localement évolué ou métastasé, en monothérapie ou en association

avec le cisplatine.

Cancer du pancréas

Traitement de l'adénocarcinome du pancréas, localement évolué ou métastasé, chez les patients en bon état général et

ayant une réserve médullaire suffisante.

4.2. Posologie et mode d'administration

Après reconstitution, la solution doit être limpide et incolore.

Le traitement par la gemcitabine doit être instauré ou supervisé par un médecin connaissant parfaitement les cytotoxiques

(voir également rubrique 6.6 sous-section « Directives de sécurité pour la manipulation »).

Cancer de la vessie (utilisation en association)

Adultes: la dose recommandée est de 1 000 mg/m

de gemcitabine, en perfusion de 30 minutes. Elle doit être administrée

les jours 1, 8 et 15 de chaque cycle de 28 jours, en association avec du cisplatine. Le cisplatine est administré à la dose

recommandée de 70 mg/m

le jour 2 de chaque cycle de 28 jours. Ce cycle de quatre semaines est ensuite répété.

La dose peut être réduite lors de chaque cycle ou pendant un cycle, en fonction des phénomènes de toxicité.

Cancer du sein (utilisation en association)

Adultes: pour l'utilisation de la gemcitabine avec du paclitaxel, il est recommandé d'administrer le paclitaxel (175 mg/m

) le

jour 1 en l'espace de 3 heures, sous forme d'une perfusion intraveineuse, puis la gemcitabine (1 250 mg/m

) sous forme

d'une perfusion intraveineuse de 30 minutes les jours 1 et 8 de chaque cycle de 21 jours. La dose peut être réduite lors de

chaque cycle ou pendant un cycle, en fonction des phénomènes de toxicité. Le nombre absolu de polynucléaires doit être

d'au moins 1,5 x 10

/l avant l'instauration du traitement associant gemcitabine et paclitaxel.

Cancer du poumon non à petites cellules (utilisation en association)

Adultes: l'association gemcitabine + cisplatine a été étudiée selon deux schémas posologiques, un se déroulant sur 3

semaines, l'autre sur 4 semaines.

Le schéma de trois semaines a fait appel à 1250 mg/m

de gemcitabine en perfusion intraveineuse de 30 minutes, les jours

1 et 8 de chaque cycle de 21 jours. La dose peut être réduite lors de chaque cycle ou pendant un cycle, en fonction des

phénomènes de toxicité.

Le schéma de 4 semaines comportait 1 000 mg/m

de gemcitabine en perfusion intraveineuse de 30 minutes, les jours 1, 8

et 15 de chaque cycle de 28 jours. La dose peut être réduite lors de chaque cycle ou pendant un cycle, en fonction des

phénomènes de toxicité.

Le cisplatine était utilisé à des doses comprises entre 75 et 100 mg/m

une fois toutes les 3 ou 4 semaines.

Cancer du poumon non à petites cellules (utilisation en monothérapie)

Adultes: la dose recommandée est de 1 000 mg/m

de gemcitabine, en perfusion intraveineuse de 30 minutes.

Ce traitement doit être répété une fois par semaine pendant 3 semaines, après quoi il faut ménager une période de

récupération d'une semaine. Ce cycle de 4 semaines est ensuite réitéré. La dose doit être réduite en fonction des

phénomènes de toxicité présentés par le patient.

Cancer du pancréas

Adultes: la dose recommandée est de 1 000 mg/m

de gemcitabine, en perfusion de 30 minutes. Ce traitement doit être

répété une fois par semaine pendant 7 semaines, après quoi il faut ménager une période de récupération d'une semaine.

Les cycles ultérieurs doivent consister en des injections une fois par semaine pendant 3 semaines consécutives, suivies

d'une semaine de récupération. La dose peut être réduite lors de chaque cycle ou pendant un cycle donné, en fonction de la

toxicité.

Surveillance, ajustement ou augmentation posologique et fin du traitement

Avant l'administration de chaque dose de gemcitabine, les patients devront être soumis, avant chaque administration, à une

surveillance du nombre de plaquettes, de leucocytes et de granulocytes (voir rubrique 4.4) puis, si nécessaire, diminuer la

dose de gemcitabine ou en différer l'administration en présence d'une toxicité hématologique.

Les diminutions posologiques de la gemcitabine en raison d'une toxicité hématologique doivent être effectuées aux jours 8

et/ou 15 conformément aux directives présentées dans les tableaux 1 à 2 ci-dessous

Tableau 1: Ajustement de la dose de gemcitabine aux jours 8 et/ou 15 dans les cas de cancer de la vessie, cancer du

poumon non à petites cellules et cancer du pancréas

Nombre absolu de

polynucléaires (x 10

Nombre de plaquettes (x

Posologie

> 1

> 100

100 % de la dose normale

0,5 - 1

50 - 100

75 % de la dose normale

< 0,5

< 50

Arrêt du traitement*

Tableau 2: Ajustement de la dose de gemcitabine aux jours 8 chez les patients souffrant du cancer du sein.

Nombre absolu de

polynucléaires (x 10

Nombre de plaquettes (x

Posologie

≥ 1,2

> 75

100 % de la dose normale

1 - < 1,2

50 - 75

75 % de la dose normale

0,7 - < 1

≥ 50

50 % de la dose normale

< 0,7

< 50

Arrêt du traitement*

* Le traitement peut être poursuivi au jour 1 du cycle suivant.

Dès l'apparition des effets toxiques hématologiques suivants, il convient de diminuer progressivement, la posologie des

cycles de traitement ultérieurs, d'un niveau de dose à la fois:

nombre absolu de neutrophiles < 0,5 x 10

/l pendant plus de 5 jours;

nombre absolu de neutrophiles < 0,1 x 10

/l pendant plus de 3 jours;

neutropénie fébrile, c'est-à-dire température ≥ 38° C, nombre absolu de neutrophiles < 1,0 x 10

/l, nécessitant une

hospitalisation et le recours à une antibiothérapie intraveineuse;

plaquettes <25 x 10

cycle ultérieur différé d'1 semaine en raison d'une toxicité.

Tableau 3: Niveaux de dose pour la gemcitabine et le carboplatine

Niveau de dose

Gemcitabine

1000 mg/m

aux jours

1 et 8

800 mg/m

aux jours 1

et 8

800 mg/m

au jour 1

Carboplatine

AUC 4,0 au jour 1

AUC 4,0 au jour 1

AUC 4,0 au jour 1

Pendant le traitement par gemcitabine, il convient de surveiller l'apparition d'une éventuelle toxicité non hématologique, en

évaluant régulièrement la fonction hépatique et rénale, ainsi que le taux de transaminases (ASAT/ALAT) et la créatininémie.

La dose peut être réduite lors du cycle en cours ou ultérieur, en fonction de la tolérance individuelle. La dose réduite doit être

administrée jusqu'à ce que l'effet toxique commence à disparaître.

Patients âgés

La gemcitabine s'est avérée bien tolérée chez des patients de plus de 65 ans. Aucune donnée n'évoque la nécessité d'une

adaptation posologique chez le sujet âgé, même si la clairance et la demi-vie de la gemcitabine sont affectées par l'âge.

Enfants

L'efficacité et la tolérance de la gemcitabine chez l'enfant n'ayant pas été établies, son administration n'est pas

recommandée chez cette population de patients.

Insuffisance hépatique ou rénale

La gemcitabine doit être utilisée avec prudence chez les patients souffrant d'insuffisance hépatique ou rénale.

Les études effectuées chez des patients souffrant d'une insuffisance hépatique ou rénale modérée ont montré qu'aucun

ajustement posologique n'était nécessaire. On ne dispose en revanche d'aucune donnée dans les cas d'insuffisance sévère

(voir rubriques 4.4 et 4.8).

Administration

La gemcitabine doit être reconstituée puis diluée avant toute utilisation (voir rubrique 6.6)

La gemcitabine est bien tolérée pendant la perfusion, avec seulement quelques cas rapportés de réactions au site

d'injection; elle peut être administrée en ambulatoire.

4.3. Contre-indications

Hypersensibilité à la substance active (gemcitabine) ou à l'un des excipients du produit.

Allaitement.

En association avec le vaccin contre la fièvre jaune (voir rubrique 4.5).

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Généralités

Le traitement par la gemcitabine doit être instauré ou supervisé par un médecin connaissant parfaitement les médicaments

cytotoxiques. Tout patient traité par la gemcitabine doit faire l'objet d'une étroite surveillance. Les examens nécessaires à la

surveillance pendant traitement doivent pouvoir être réalisés facilement. La toxicité du médicament peut exiger un traitement

symptomatique ponctuel.

Il est établi qu'un allongement de la durée de la perfusion et une augmentation de la fréquence des perfusions accentuent la

toxicité.

Vaccins vivants atténués et phénytoïne

L'administration concomitante de gemcitabine avec la phénytoïne ou les vaccins vivants atténués est déconseillée.

Radiothérapie

Voir rubrique 4.5.

Insuffisance hépatique ou rénale

La gemcitabine ne doit pas être administrée chez les patients souffrant d'insuffisance hépatique modérée à sévère ou

d'insuffisance rénale sévère (voir rubriques 4.2 et 4.8). La gemcitabine doit être utilisée avec prudence chez les patients

souffrant d'insuffisance hépatique légère ou d'insuffisance rénale légère à modérée car les données des études cliniques

sont insuffisantes pour permettre de formuler des recommandations posologiques précises pour ces patients.

L'administration de gemcitabine chez des patients présentant des métastases hépatiques préexistantes ou des antécédents

d'hépatite, d'alcoolisme ou de cirrhose du foie peut aggraver l'insuffisance hépatique sous-jacente.

Sur la base de rares données, l'insuffisance rénale légère à modérée (taux de filtration glomérulaire compris entre 30

ml/minute et 80 ml/minute) n'a pas d'effet systématique et notable sur les propriétés pharmacocinétiques de la gemcitabine.

On a rapporté quelques cas d'insuffisance rénale, y compris un syndrome hémolytique et urémique. Il faut administrer la

gemcitabine avec prudence en cas de perturbation de la fonction rénale (voir rubrique 4.8). Le traitement par la gemcitabine

doit être interrompu dès les premiers signes d'anémie hémolytique micro-angiopathique et dans les cas de diminution rapide

du taux d'hémoglobine avec thrombopénie concomitante, augmentation de la bilirubinémie et de la créatininémie, de

l'urémie ou de la LDH. L'insuffisance rénale peut être irréversible, même après l'arrêt du traitement, et une dialyse peut

devenir nécessaire.

L'administration de gemcitabine a été associée à la réactivation d'une hépatite virale B, potentiellement fatale. Chez les

patients à risque, la prescription de gemcitabine doit être précédée d'un bilan virologique, pour un éventuel traitement si

nécessaire.

L'association d'une radiothérapie séquentielle (> ou = 4 semaines) de la région pancréatique et d'un traitement par

gemcitabine expose le patient à un risque de nécrose hépatique.

Insuffisance médullaire

Le traitement doit être instauré avec prudence chez les patients ayant une insuffisance médullaire. Comme pour les autres

traitements cytotoxiques, le risque de myélodépression cumulée doit être pris en considération lors de l'administration de la

gemcitabine avec une autre chimiothérapie. La gemcitabine peut provoquer une diminution de la fonction médullaire, se

traduisant par une leucopénie, une thrombopénie et une anémie.

Quand une dépression médullaire iatrogène est constatée, il faut envisager la suspension ou la modification du traitement.

Les directives concernant les modifications des doses sont décrites dans la rubrique 4.2 ci-dessus. Les taux sanguins

périphériques peuvent continuer à diminuer après l'arrêt du traitement.

Affections respiratoires

Des effets pulmonaires, parfois sévères (comme un œdème pulmonaire, une pneumonie interstitielle ou un syndrome de

détresse respiratoire aiguë), ont été signalés, rarement, en association au traitement par gemcitabine (voir rubrique 4.8).

L'étiologie de ces effets est inconnue. Dans ces cas, il faut arrêter le traitement par la gemcitabine. L'instauration précoce

d'un traitement symptomatique améliore la situation. Le risque d'effets indésirables respiratoires semble être plus élevé chez

les patients présentant un cancer du poumon ou des métastases pulmonaires que d'autres types de tumeurs. Il faut en tenir

compte lors du traitement de ces patients.

Affections hématologiques et du système lymphatique

Avant l'administration de chaque dose de gemcitabine les patients devront être soumis, avant chaque administration, à une

surveillance du nombre de plaquettes, de leucocytes et de granulocytes (voir rubrique 4.2). Les taux sanguins périphériques

peuvent continuer à diminuer après l'arrêt du traitement.

En cas d'extravasation, il faut arrêter immédiatement la perfusion et recommencer dans un autre vaisseau sanguin. Le

patient doit être surveillé étroitement après l'administration.

Affections vasculaires

En raison du risque de troubles cardiaques et/ou vasculaires sous gemcitabine, la prudence s'impose chez les patients

ayant des antécédents cardiovasculaires.

La gemcitabine doit être utilisée avec précaution chez les patients ayant un syndrome de Raynaud ou une sclérodermie, en

raison du risque accru d'ischémie artérielle périphérique.

Anémie hémolytique microangiopathique

Il faut arrêter l'administration de gemcitabine dès les premiers signes d'anémie hémolytique micro-angiopathique, par

exemple diminution rapide du taux d'hémoglobine s'accompagnant d'une thrombopénie, augmentation de la bilirubinémie,

de la créatininémie, de l'azotémie ou du taux de LDH, ce qui peut traduire le développement d'un syndrome hémolytique et

urémique (voir rubrique 4.8). L'insuffisance rénale peut être irréversible, même après l'arrêt du traitement, et une dialyse peut

devenir nécessaire.

Affections cutanées

Le risque de survenue de réactions cutanées inflammatoires est accru chez les patients présentant un lymphœdème, des

antécédents d'irradiation ou de thrombose veineuse profonde (voir rubrique 4.8).

Contraception

Les femmes susceptibles de procréer et les hommes doivent utiliser des méthodes contraceptives efficaces pendant le

traitement (voir rubrique 4.6).

Ce médicament contient moins de 1 mmol de sodium (23 mg) par flacon, autrement dit, il est pratiquement « dénué de

sodium ».

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

Radiothérapie

En traitement concomitant reçue en même temps ou à ≤ 7 jours d'intervalle

La toxicité de cette association thérapeutique dépend de nombreux facteurs différents, notamment la dose de gemcitabine et

la fréquence d'administration, la dose d'irradiation, la préparation radiothérapeutique, le type de tissu irradié et le volume de

radiations administré. D'après les études précliniques et cliniques, la gemcitabine a des effets radiosensibilisants.

Dans une étude au cours de laquelle la gemcitabine avait été administrée à la dose de 1 000 mg/m

, pendant 6 semaines

consécutives conjointement à une radiothérapie thoracique, à des patients atteints d'un cancer du poumon non à petites

cellules, on a observé une toxicité importante, à savoir une inflammation sévère des muqueuses pouvant mettre en jeu le

pronostic vital, notamment à caractère d'œsophagite et de pneumopathie inflammatoire, en particulier chez des patients

ayant reçu de fortes doses de radiations (volume médian de 4 795 cm

). Des études ultérieures ont suggéré qu'il était

possible d'administrer la gemcitabine à des doses plus faibles lorsqu'elle devait être associée à une radiothérapie

susceptible d'induire une toxicité, notamment une étude de phase II dans le cancer du poumon non à petites cellules. Des

doses de radiations thoraciques de 66 Gy ont été administrées conjointement à la gemcitabine (4 fois 600 mg/m

) et à du

cisplatine (2 fois 80 mg/m

) pendant 6 semaines. Le schéma optimal pour une administration sans danger de gemcitabine

associant des doses thérapeutiques de radiations n'a pas encore été établi.

En traitement séquentiel reçue à plus de 7 jours d'intervalles

En l'état actuel des connaissances, la toxicité de la gemcitabine n'est pas accentuée chez les patients précédemment traités

par la radiothérapie (hormis le phénomène de «radiation recall», c'est-à-dire réactivation tardive d'une zone irradiée

antérieurement). Des données suggèrent que le traitement par la gemcitabine peut être entrepris après la disparition des

effets aigus de la radiothérapie ou au moins une semaine après l'irradiation. Les données actuellement disponibles ne

montrent aucune majoration de la toxicité de la radiothérapie après exposition à la gemcitabine.

Interactions communes à tous les cytotoxiques

Le risque thrombotique étant majoré en cas de cancer, on utilise souvent des anticoagulants. Etant donné l'importante

variabilité intra-individuelle de la coagulation pendant les maladies et la possibilité d'interactions entre les anticoagulants

oraux et les chimiothérapies anticancéreuses, il faut surveiller très étroitement l'INR (International Normalised Ratio) en cas

de prescription d'anticoagulants oraux.

Produits dont l'usage concomitant est contre-indiqué (voir rubrique 4.3)

Vaccin contre la fièvre jaune: risque de maladie vaccinale généralisée mortelle.

Produits dont l'usage concomitant est déconseillé

Vaccins vivants atténués (sauf le vaccin contre la fièvre jaune, qui est contre-indiqué)

Risque de maladie systémique potentiellement mortelle. Ce risque est accru chez les patients déjà immunodéprimés par

leur maladie sous-jacente. Utiliser un vaccin inactivé s'il en existe (poliomyélite).

+ Phénytoïne

Risque d'aggravation de l'épilepsie du fait de la diminution de la résorption digestive de la phénytoïne induite par le

médicament cytotoxique et, à l'inverse, risque d'accentuation de la toxicité ou de perte d'efficacité du médicament

cytotoxique par suite de l'augmentation de son métabolisme hépatique induite par la phénytoïne.

Associations à prendre en compte

+ Ciclosporine, tacrolimus:

Immunosuppression excessive avec risque de lymphoprolifération.

4.6. Grossesse et allaitement

Grossesse

Il n'existe pas de données concernant l'emploi de la gemcitabine chez les femmes enceintes. Les expérimentations

animales ont montré des effets toxiques sur la reproduction (voir rubrique 5.3). Pendant la grossesse, en particulier pendant

le premier trimestre, il ne faut pas utiliser de médicaments cytotoxiques sauf en cas de nécessité absolue et lorsque les

bénéfices potentiels pour la mère peuvent être supérieurs aux risques pour le fœtus. Par conséquent, pour éviter toute

grossesse, les femmes susceptibles de procréer et les hommes doivent utiliser des méthodes contraceptives efficaces

pendant le traitement et les 3 mois qui suivent l'arrêt du traitement. Il faut conseiller aux hommes traités par la gemcitabine de

s'informer sur les possibilités de cryoconservation du sperme avant le traitement étant donné qu'un traitement par la

gemcitabine peut rendre stérile.

Allaitement

On ignore si la gemcitabine est excrétée dans le lait maternel. L'allaitement est contre-indiqué en raison des effets néfastes

potentiels sur le nouveau-né. Un sevrage est indispensable dans les cas où le traitement par la gemcitabine pendant

l'allaitement est une nécessité absolue.

Fertilité

Il n'existe pas de données concernant l'effet de la gemcitabine sur la fertilité humaine. Chez l'animal, des effets indésirables

de la gemcitabine ont été observés (voir rubrique 5.3).

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

GEMCITABINE EG 200 mg, poudre pour solution pour perfusion a une influence mineure ou modérée sur la capacité à

conduire des véhicules et à utiliser des machines. Par conséquent, même utilisée conformément aux instructions, la

gemcitabine peut interférer sur la vigilance et diminuer la capacité à conduire des véhicules et à utiliser des machines,

notamment en cas d'association à l'alcool.

4.8. Effets indésirables

Le tableau suivant présente les effets indésirables décrits dans les rapports d'études cliniques et les déclarations

spontanées effectuées pendant la période de pharmacovigilance.

Dans chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés par ordre de gravité décroissante.

Les effets indésirables ont été classés en fonction de leur fréquence d'apparition, définie comme suit:

Très fréquent: ≥ 1/10

Fréquent: ≥ 1/100 à < 1/10

Peu fréquent: ≥ 1/1 000 à < 1/100

Rare: ≥ 1/10 000 à < 1/1 000

Très rare: <1/10 000,

Inconnu (ne pouvant être estimé d'après les données disponibles)

Affections cardiaques

Très rare

Infarctus du myocarde, insuffisance cardiaque congestive,

arythmie (à prédominance supraventriculaire).

Affections hématologiques et du système lymphatique

Très fréquent

Leucopénie, thrombopénie, anémie, neutropénie (Grade 3 = 19,3

%; Grade 4 = 6 %) (voir rubriques 4.2 et 4.4).

Fréquent

Neutropénie fébrile.

Très rare

Thrombocytose

Affections du système nerveux

Fréquent

Céphalées, somnolence, insomnie.

Très rare

Accident vasculaire cérébral.

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Très fréquent

Dyspnée.

Fréquent

Toux, rhinite.

Peu fréquent

Œdème pulmonaire, bronchospasme (voir rubrique 4.3),

pneumonie interstitielle (voir rubrique 4.4).

Rare

Syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA) (voir rubrique

4.4).

Affections gastro-intestinales

Très fréquent

Nausées, vomissements.

Fréquent

Mucosite, stomatite, diarrhée et constipation.

Très rare

Colite ischémique.

Affections du rein et des voies urinaires

Très fréquent

Protéinurie légère, hématurie.

Rare

Insuffisance rénale, syndrome hémolytique et urémique (voir

rubrique 4.4).

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Très fréquent

Eruption cutanée, souvent accompagnée de prurit.

Fréquent

Transpiration, prurit, alopécie.

Rare

Desquamation, formation de vésicules et de plaies.

Très rare

Réactions cutanées sévères, y compris éruptions cutanées

desquamatives et bulleuses, notamment syndrome de Lyell et

syndrome de Stevens-Johnson.

Réactions cutanées inflammatoires, évoquant cliniquement une

cellulite infectieuse ou un érysipèle (voir rubrique 4.4).

Affections musculo-squelettiques et systémiques

Fréquent

Myalgies, dorsalgies.

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Fréquent

Perte d'appétit.

Lésions, intoxications et complications liées aux procédures

Fréquence inconnue

Radite et phénomène de « radiation recall » (c'est-à-dire réactivation tardive d'une zone

irradiée antérieurement, voir rubrique 4.5) (ne pouvant être déterminée sur la base des données

disponibles actuellement)

Affections vasculaires

Rare

Hypotension.

Très rare

Signes cliniques de vascularité périphérique ou gangrène

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

Très fréquent

Œdème/œdèmes périphériques, symptômes de type grippal: les

symptômes les plus fréquents sont la fièvre, les céphalées, les

dorsalgies, les frissons, les myalgies, l'asthénie, le malaise et la

Affections cardiaques

Très rare

Infarctus du myocarde, insuffisance cardiaque congestive,

arythmie (à prédominance supraventriculaire).

Affections hématologiques et du système lymphatique

Très fréquent

Leucopénie, thrombopénie, anémie, neutropénie (Grade 3 = 19,3

%; Grade 4 = 6 %) (voir rubriques 4.2 et 4.4).

Fréquent

Neutropénie fébrile.

Très rare

Thrombocytose

Affections du système nerveux

Fréquent

Céphalées, somnolence, insomnie.

Très rare

Accident vasculaire cérébral.

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Très fréquent

Dyspnée.

Fréquent

Toux, rhinite.

Peu fréquent

Œdème pulmonaire, bronchospasme (voir rubrique 4.3),

pneumonie interstitielle (voir rubrique 4.4).

Rare

Syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA) (voir rubrique

4.4).

Affections gastro-intestinales

Très fréquent

Nausées, vomissements.

Fréquent

Mucosite, stomatite, diarrhée et constipation.

Très rare

Colite ischémique.

Affections du rein et des voies urinaires

Très fréquent

Protéinurie légère, hématurie.

Rare

Insuffisance rénale, syndrome hémolytique et urémique (voir

rubrique 4.4).

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Très fréquent

Eruption cutanée, souvent accompagnée de prurit.

Fréquent

Transpiration, prurit, alopécie.

Rare

Desquamation, formation de vésicules et de plaies.

Très rare

Réactions cutanées sévères, y compris éruptions cutanées

desquamatives et bulleuses, notamment syndrome de Lyell et

syndrome de Stevens-Johnson.

Réactions cutanées inflammatoires, évoquant cliniquement une

cellulite infectieuse ou un érysipèle (voir rubrique 4.4).

Affections musculo-squelettiques et systémiques

Fréquent

Myalgies, dorsalgies.

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Fréquent

Perte d'appétit.

Lésions, intoxications et complications liées aux procédures

Fréquence inconnue

Radite et phénomène de « radiation recall » (c'est-à-dire réactivation tardive d'une zone

perte d'appétit. Une toux, une rhinite, un malaise, une

transpiration abondante et des troubles du sommeil ont

également été signalés.

Fréquent

Fièvre, frissons, asthénie et œdème facial.

Rare

Réactions au site d'injection, généralement légères.

Affections du système immunitaire

Très rare

Réactions anaphylactoïdes.

Affections hépatobiliaires

Très fréquent

Elévation des transaminases (ASAT, ALAT) et des phosphatases

alcalines.

Fréquent

Hyperbilirubinémie.

Rare

Augmentation du taux de gamma-glutamyl transférase (GGT).

Très rares

Hépatotoxicité grave, pouvant aller jusqu'à l'insuffisance

hépatique, voire au décès (voir rubrique 4.4).

Affections cardiaques

Très rare

Infarctus du myocarde, insuffisance cardiaque congestive,

arythmie (à prédominance supraventriculaire).

Affections hématologiques et du système lymphatique

Très fréquent

Leucopénie, thrombopénie, anémie, neutropénie (Grade 3 = 19,3

%; Grade 4 = 6 %) (voir rubriques 4.2 et 4.4).

Fréquent

Neutropénie fébrile.

Très rare

Thrombocytose

Affections du système nerveux

Fréquent

Céphalées, somnolence, insomnie.

Très rare

Accident vasculaire cérébral.

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

Très fréquent

Dyspnée.

Fréquent

Toux, rhinite.

Peu fréquent

Œdème pulmonaire, bronchospasme (voir rubrique 4.3),

pneumonie interstitielle (voir rubrique 4.4).

Rare

Syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA) (voir rubrique

4.4).

Affections gastro-intestinales

Très fréquent

Nausées, vomissements.

Fréquent

Mucosite, stomatite, diarrhée et constipation.

Très rare

Colite ischémique.

Affections du rein et des voies urinaires

Très fréquent

Protéinurie légère, hématurie.

Rare

Insuffisance rénale, syndrome hémolytique et urémique (voir

rubrique 4.4).

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

Très fréquent

Eruption cutanée, souvent accompagnée de prurit.

Fréquent

Transpiration, prurit, alopécie.

Rare

Desquamation, formation de vésicules et de plaies.

Très rare

Réactions cutanées sévères, y compris éruptions cutanées

desquamatives et bulleuses, notamment syndrome de Lyell et

syndrome de Stevens-Johnson.

Réactions cutanées inflammatoires, évoquant cliniquement une

cellulite infectieuse ou un érysipèle (voir rubrique 4.4).

Affections musculo-squelettiques et systémiques

Fréquent

Myalgies, dorsalgies.

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Fréquent

Perte d'appétit.

Lésions, intoxications et complications liées aux procédures

Fréquence inconnue

Radite et phénomène de « radiation recall » (c'est-à-dire réactivation tardive d'une zone

Effets indésirables après traitement en association

Gemcitabine plus paclitaxel

Une augmentation des événements suivants de Grade 3 et 4 a été observée (gemcitabine + paclitaxel vs. paclitaxel seul):

Toxicité hématologique:

hémoglobine (G3: 5,7 % vs. 1,9 %; G4: 1,1 % vs. 0,4 %);

plaquettes (G3: 5,3% vs. 0%; G4: 0,4 % vs 0 %);

neutrophiles/polynucléaires (G3: 31,3 % vs. 4,2 %; G4: 17,2 % vs. 6,6 %);

neutropénie fébrile (G3: 4,6 % vs. 1,2 %; G4: 0,4 % vs 0 %).

Toxicité non hématologique:

fatigue (G3: 5,7 % vs. 1,2 %; G4: 0,8 % vs. 0,4 %);

diarrhée (G3: 3,1 % vs. 1,9 %; G4: 0 % vs 0 %).

La fréquence des effets toxiques hématologiques de grade 3 et 4, notamment de la neutropénie, augmente lorsque la

gemcitabine est administrée de façon concomitante avec le paclitaxel. Toutefois, l'augmentation de ces réactions

indésirables n'est pas associée à une augmentation de l'incidence des infections ou des événements hémorragiques.

La fatigue et la neutropénie fébrile apparaissent plus souvent lorsque la gemcitabine est associée au paclitaxel.

La fatigue, non liée à l'anémie, disparaît généralement après le premier cycle.

Gemcitabine plus cisplatine

Une augmentation des événements suivants de Grade 3 et 4 a été observée (gemcitabine + cisplatine vs MVAC

(méthotrexate, vinblastine, doxorubicine et cisplatine)):

Toxicité hématologique:

hémoglobine (G3: 24 % vs. 16 %; G4: 4 % vs. 2 %);

plaquettes (G3: 29 % vs. 8 %; G4: 29 % vs 13 %).

Toxicité non hématologique:

nausées et vomissements (G3: 22 % vs. 19 %; G4: 0 % vs. 2 %);

diarrhée (G3: 3 % vs. 8 %; G4: 0 % vs. 1 %);

infection (G3: 2 % vs. 10 %; G4: 1 % vs. 5 %);

stomatite (G3: 1 % vs. 18 %; G4: 0 % vs 4 %).

4.9. Surdosage

Il n'existe aucun antidote pour combattre un surdosage en gemcitabine. Des doses unitaires atteignant 5,7 g/m

ont été

administrées en perfusion intraveineuse en l'espace de 30 minutes tous les 15 jours; la toxicité a été cliniquement

acceptable. En cas de suspicion de surdosage, il faut assurer une surveillance hématologique (numération-formule

sanguine et plaquettes) et instaurer un traitement symptomatique, au besoin.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

5.1. Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique: analogue de la pyrimidine, code ATC: L01BC05

Activité cytotoxique sur des modèles de cultures cellulaires

La gemcitabine exerce un puissant effet cytotoxique vis-à-vis de diverses cultures de cellules tumorales murines et

humaines. Il s'agit d'un effet spécifique d'une phase cellulaire, qui tue essentiellement les cellules en phase de synthèse de

l'ADN (phase S) et, dans certaines conditions, empêche les cellules de passer de la phase G1 à la phase S. In vitro, l'effet

cytotoxique de la gemcitabine dépend à la fois de la concentration et du temps.

Activité antitumorale sur des modèles précliniques

Sur des modèles animaux de tumeur, l'activité antitumorale de la gemcitabine dépend du schéma d'administration. En

général, un traitement à des intervalles de 3 ou 4 jours s'est montré plus efficace et/ou moins toxique que l'administration

quotidienne de gemcitabine.

Métabolisme cellulaire et mécanismes d'action

La gemcitabine (dFdC) est métabolisée dans les cellules par des nucléoside-kinases qui la transforment en des nucléosides

actifs, diphosphate (dFdCDP) et triphosphate (dFdCTP). L'effet cytotoxique de la gemcitabine semble dû à l'inhibition de la

synthèse d'ADN par suite de deux effets du dFdCDP et du dFdCTP. Tout d'abord, le dFdCDP inhibe la ribonucléotide

réductase, qui est l'unique catalyseur des réactions qui génèrent les désoxynucléosides triphosphates pour la synthèse

d'ADN. L'inhibition de cette enzyme par le dFdCDP réduit les concentrations des désoxynucléosides en général, et celle du

dCTP en particulier. Deuxièmement, le dFdCTP entre en compétition avec le dCTP pour l'incorporation dans l'ADN (auto-

potentialisation).

De même, une faible quantité de gemcitabine peut également être incorporée dans l'ARN. Ainsi, la réduction de la

concentration intracellulaire de dCTP potentialise l'incorporation du dFdCTP dans l'ADN. L'ADN-polymérase epsilon est

pratiquement incapable d'éliminer la gemcitabine et de réparer les brins d'ADN en cours de croissance. Après l'incorporation

de la gemcitabine dans l'ADN, un nucléotide supplémentaire est ajouté aux brins d'ADN en cours de croissance. Après cette

addition, la synthèse ultérieure de l'ADN est pratiquement complètement inhibée (fin de la chaîne masquée). Après

l'incorporation dans l'ADN, la gemcitabine semble induire la mort cellulaire programmée, un phénomène appelé apoptose.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques

Pharmacocinétique de la gemcitabine

La pharmacocinétique de la gemcitabine a été évaluée dans 7 études, sur un effectif de 353 patients (121 femmes et 232

hommes, âgés de 29 à 79 ans). Parmi ces patients, environ 45 % souffraient de cancer du poumon non à petites cellules et

35 % de cancer du pancréas. Avec des doses allant de 500 à 2 592 mg/m

, perfusées en l'espace de 0,4 à 1,2 heures, les

paramètres pharmacocinétiques ont été les suivants:

Concentrations plasmatiques maximales (atteintes dans les 5 minutes suivant la fin de la perfusion): 3,2 à 45,5 µg/ml.

Volume de distribution du compartiment central: 12,4 l/m

pour les femmes et 17,5 l/m

pour les hommes (la variabilité

interindividuelle était de 91,9 %).

Volume de distribution du compartiment périphérique: 47,4 l/m

Le volume du compartiment périphérique était identique dans les deux sexes.

Liaison aux protéines plasmatiques: négligeable.

Clairance systémique: comprise entre 29,2 l/heure/m

et 92,2 l/heure/m

suivant le sexe et l'âge (la variation interindividuelle

était de 52,2 %). Chez les femmes, la clairance est réduite d'environ 25 % par rapport aux hommes. Bien que rapide, la

clairance semble diminuer avec l'âge dans les deux sexes. A la dose recommandée de gemcitabine (1 000 mg/m

perfusion de 30 minutes), une réduction de la clairance dans les deux sexes ne devrait pas exiger une réduction de la dose

de gemcitabine.

Demi-vie: comprise entre 42 et 94 minutes, suivant l'âge et le sexe. Avec le schéma posologique recommandé, l'élimination

de la gemcitabine devrait être pratiquement achevée en l'espace de 5 à 11 heures après le début de la perfusion.

Administrée une fois par semaine, la gemcitabine ne s'accumule pas.

Excrétion urinaire: moins de 10 % sont excrétés sous forme inchangée.

Clairance rénale: 2-7 l/h/m

Métabolisme:

La gemcitabine est rapidement métabolisée par la cytidine-désaminase dans le foie, les reins, le sang et d'autres tissus.

Le métabolisme intracellulaire de la gemcitabine donne naissance à des mono, di, et triphosphates de gemcitabine

(dFdCMP, dFdCDP et dFdCTP), parmi lesquels le dFdCDP et le dFdCTP sont considérés comme actifs. Ces métabolites

intracellulaires n'ont pas été décelés dans le plasma ou les urines. Le principal métabolite, la 2'-désoxy-2',2'-difluorouridine

(dFdU), présent dans le plasma et les urines, est inactif.

Pharmacocinétique de la dFdCTP

Ce métabolite est décelé dans les cellules mononucléées du sang périphérique et les informations ci-dessous s'appliquent à

ces cellules.

Demi-vie terminale: 0,7-12 heures.

Les concentrations intracellulaires augmentent proportionnellement aux doses de gemcitabine, dans la fourchette des doses

allant de 35 à 350 mg/m

/30 minutes, ce qui donne des concentrations d'équilibre de 0,4 - 5 µg/ml. Aux concentrations

plasmatiques de gemcitabine dépassant 5µg/ml, les taux de dFdCTP n'augmentent pas, ce qui suggère que la formation de

cette substance est saturable dans ces cellules. Après l'administration d'une dose de 1 000 mg/m

/30 minutes, les

concentrations plasmatiques de la molécule mère dépassent 5 µg/ml pendant environ 30 minutes après la fin de la perfusion

et dépassent 0,4 µg/ml pendant encore une heure.

Pharmacocinétique de la dFdU

Concentrations plasmatiques maximales (3 à 15 minutes après une perfusion de 1 000 mg/m

en l'espace de 30 minutes):

28 à 52 µg/ml.

Concentration minimale après un traitement hebdomadaire: 0,07 à 1,12 µg/ml sans accumulation manifeste.

Courbe triphasique de concentration plasmatique en fonction du temps, demi-vie moyenne de la phase terminale: 65 heures

(entre 33 et 84 heures).

Formation de dFdU à partir de la molécule mère: 91-98 %.

Volume moyen de distribution du compartiment central: 18 l/m

(entre 11 et 22 l/m

Valeur moyenne du volume de distribution à l'état d'équilibre (V

): 150 l/m

(entre 96 et 228 l/m

Distribution tissulaire: importante.

Clairance apparente moyenne: 2,5 l/heure/m

(entre 1 et 4 l/heure/m

Excrétion urinaire: complète.

Elimination absolue: quantité retrouvée en l'espace d'une semaine: 92 %-98 %, dont 99% sous forme de dFdU, 1% de la

dose est excrété dans les selles.

5.3. Données de sécurité préclinique

Dans les études de toxicité chronique d'une durée maximale de 6 mois réalisées chez la souris et le chien, les observations

les plus significatives ont été des modifications de l'hématopoïèse, liées aux propriétés cytotoxiques de la substance et

réversibles à l'arrêt du traitement. L'effet était dépendant de la dose et de la fréquence d'administration.

Il n'existe pas d'études de longue durée menées chez l'animal pour évaluer le potentiel cancérogène de la gemcitabine. La

gemcitabine s'est avérée mutagène dans les tests in vitro et in vivo.

Les études de la toxicité sur la reproduction menées dans plusieurs espèces ont montré des effets tératogènes et

fœtotoxiques (fentes palatines, fusion de l'artère pulmonaire, absence de vésicule biliaire, diminution de la viabilité fœtale) à

des doses inférieures aux doses thérapeutiques humaines. En outre, dans des études concernant la fertilité, la gemcitabine

a provoqué une hypospermatogenèse réversible chez les souris mâles, dépendante de la dose et de la fréquence

d'administration. En revanche, chez l'animal, aucun effet n'a été décelé sur la fertilité des femelles.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES

6.1. Liste des excipients

Mannitol, acétate de sodium trihydraté, hydroxyde de sodium (pour l'ajustement du pH), acide chlorhydrique (pour

l'ajustement du pH).

6.2. Incompatibilités

Ce médicament ne doit pas être mélangé avec d'autres médicaments à l'exception de ceux mentionnés dans la rubrique 6.6.

6.3. Durée de conservation

Avant ouverture:

3 ans.

Après reconstitution:

La stabilité physico-chimique de la solution reconstituée a été démontrée pendant 24 heures à 30°C.

Toutefois du point de vue microbiologique, le produit doit être utilisé immédiatement. En cas d'utilisation non immédiate, les

durées et les conditions de conservation après reconstitution et avant utilisation relèvent de la seule responsabilité de

l'utilisateur et ne devraient pas dépasser 24 heures à 30°C.

La solution reconstituée ne doit pas être réfrigérée.

6.4. Précautions particulières de conservation

Pas de précautions particulières de conservation.

Pour les conditions de conservation du médicament reconstitué, voir rubrique 6.3.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur

Flacon de 10 ml en verre incolore de type I avec un bouchon en caoutchouc (bromobutyle) et un sertissage de 20 mm; boîte

de 1.

6.6. Précautions particulières d’élimination et de manipulation

La gemcitabine est un produit cytotoxique.

A usage unique exclusivement.

Reconstitution de la solution

Le seul diluant approuvé pour la reconstitution de la solution pour perfusion de gemcitabine est une solution stérile de

chlorure de sodium à 0,9 % sans agent conservateur. Même si aucune incompatibilité n'a été observée, il est déconseillé de

mélanger la gemcitabine avec d'autres substances pendant la reconstitution ou son administration. Après dilution, la limite

de concentration supérieure de la gemcitabine est de 38 mg/ml. La dilution à des concentrations supérieures à 38 mg/ml est

susceptible d'aboutir à une dissolution incomplète et doit donc être évitée.

Pour reconstituer le produit, ajouter respectivement au moins 5 ml ou 25 ml de solution stérile de chlorure de sodium à 0,9 %

au contenu du flacon de 200 mg ou 1 g (pour aboutir à une concentration finale de 38 mg/ml et un volume de déplacement

de respectivement 0,26 ml ou 1,3 ml). Pendant la reconstitution de la solution, le diluant doit être ajouté lentement, le long de

la paroi du flacon. Il faut ensuite agiter le flacon pour assurer la dissolution. Il est possible de diluer davantage avec une

solution stérile de chlorure de sodium à 0,9 %.

Après reconstitution, la solution doit être limpide et incolore. Avant l'administration, il faut examiner la solution à la recherche

de particules ou de coloration. Il ne faut l'utiliser que si elle est limpide et dénuée de particules.

Manipulation

La reconstitution du produit doit respecter les précautions standard relatives à la manipulation des agents cytotoxiques. Les

solutions injectables de produits cytotoxiques doivent être préparées par du personnel spécialisé, dûment entraîné,

connaissant bien les médicaments utilisés, et dans des conditions qui garantissent la protection de l'environnement et en

particulier celle des personnes qui manipulent les médicaments. Elle nécessite un local de préparation réservé à cet usage.

Il est interdit de fumer, de manger, de boire dans ce local.

Il faut fournir au personnel du matériel approprié pour la manipulation, notamment des blouses à manches longues, des

masques de protection, des bonnets, des lunettes de protection, des gants stériles à usage unique, des tissus protecteurs

pour le plan de travail et des sacs de recueil des déchets.

Les préparations cytotoxiques ne doivent en aucun cas être manipulées par des femmes enceintes.

La projection accidentelle dans les yeux peut provoquer une irritation sévère. Dans ce cas, rincer immédiatement les yeux à

grande eau et consulter un médecin si l'irritation persiste. Si la solution de gemcitabine vient au contact de la peau, il faut

immédiatement la rincer à grande eau. Les excréta et les vomissures doivent être manipulés avec précaution.

Elimination des déchets

Tous les éléments utilisés pour la préparation, l'administration ou entrant en contact avec la gemcitabine doivent être mis au

rebut conformément aux procédures hospitalières standard applicables aux agents cytotoxiques et aux législations en

vigueur relatives à l'élimination des déchets toxiques.

7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

EG LABO - Laboratoires EuroGenerics

"Le Quintet" - batiment A

12, rue Danjou

92517 Boulogne Billancourt Cedex

8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

573 234-0 ou 34009 573 234 0 0: flacon en verre (type I) de 10 ml; boîte de 1.

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION

[à compléter par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE

[à compléter par le titulaire]

11. DOSIMETRIE

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES

Sans objet.

CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE

Liste I.

Médicament soumis à prescription hospitalière. Prescription réservée aux spécialistes en oncologie ou en hématologie ou

aux médecins compétents en cancérologie.

Médicament nécessitant une surveillance particulière pendant le traitement.

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