ESTRADOT 25 Timbre

Canada - français - Health Canada

Achète-le

Ingrédients actifs:
Estradiol
Disponible depuis:
NOVARTIS PHARMACEUTICALS CANADA INC
Code ATC:
G03CA03
DCI (Dénomination commune internationale):
ESTRADIOL
Dosage:
25MCG
forme pharmaceutique:
Timbre
Composition:
Estradiol 25MCG
Mode d'administration:
Transdermique
Unités en paquet:
8
Type d'ordonnance:
Prescription
Domaine thérapeutique:
ESTROGENS
Descriptif du produit:
Numéro de groupe d'ingrédients actifs (GIA) :0106457033; AHFS: 68:16.04
Statut de autorisation:
APPROUVÉ
Numéro d'autorisation:
02245676
Date de l'autorisation:
2002-04-03

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ESTRADOT

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MONOGRAPHIE DE PRODUIT

ESTRADOT

25 µg d’estradiol/24 heures

ESTRADOT

37.5

37,5 µg d’estradiol/24 heures

ESTRADOT

50 µg d’estradiol/24 heures

ESTRADOT

75 µg d’estradiol/24 heures

ESTRADOT

100 µg d’estradiol/24 heures

(estradiol-17ß)

Système thérapeutique transdermique

Œstrogène

ESTRADOT est une marque déposée.

Novartis Pharma Canada inc.

385 Boul. Bouchard

Dorval, Québec H9S 1A9

de contrôle : 201795

Date de révision :

18 août 2017

ESTRADOT

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Table des matières

PARTIE I : RENSEIGNEMENTS POUR LE PROFESSIONNEL DE LA SANTÉ ..............3

RENSEIGNEMENTS SOMMAIRES SUR LE PRODUIT ................................................3

INDICATIONS ET USAGE CLINIQUE ............................................................................3

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS ..........................................................................4

EFFETS INDÉSIRABLES ................................................................................................13

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES ......................................................................17

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION ............................................................................20

SURDOSAGE....................................................................................................................23

MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE ..............................................23

ENTREPOSAGE ET STABILITÉ ....................................................................................26

INSTRUCTIONS PARTICULIÈRES DE MANIPULATION .........................................26

FORMES POSOLOGIQUES, COMPOSITION ET CONDITIONNEMENT .................26

PARTIE II : RENSEIGNEMENTS SCIENTIFIQUES ...........................................................28

RENSEIGNEMENTS PHARMACEUTIQUES ...............................................................28

ESSAIS CLINIQUES ........................................................................................................28

PHARMACOLOGIE DÉTAILLÉE ..................................................................................32

RÉFÉRENCES ..................................................................................................................33

PARTIE III : RENSEIGNEMENTS POUR LA CONSOMMATRICE ................................38

ESTRADOT

MD

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Pr

ESTRADOT

MD

25

Pr

ESTRADOT

MD

37.5

Pr

ESTRADOT

MD

50

Pr

ESTRADOT

MD

75

Pr

ESTRADOT

MD

100

(estradiol-17ß)

PARTIE I : RENSEIGNEMENTS POUR LE PROFESSIONNEL DE LA SANTÉ

RENSEIGNEMENTS SOMMAIRES SUR LE PRODUIT

Voie

d’administration

Forme

posologique /

Teneurs

Ingrédients non médicinaux pertinents sur le plan

clinique

Transdermique

Timbre dosé à

25, 37,5, 50, 75

et 100 µg

Composés de cellulose, éthanol, copolymère éthylique

d’acétate de vinyle, huile minérale légère, polyester et

polyisobutylène.

INDICATIONS ET USAGE CLINIQUE

ESTRADOT

(estradiol-17ß) est indiqué pour :

le soulagement des symptômes ménopausiques et postménopausiques qui se manifestent

dans les états de carence œstrogénique naturelle ou secondaire à une intervention

chirurgicale; et

prévention

l'ostéoporose

dans

états

carence

œstrogénique

naturelle

chirurgicale,

plus

d'autres

moyens

thérapeutiques

importants

tels

qu'un

régime

alimentaire approprié, la prise de suppléments de calcium et de vitamine D, l’abandon du

tabagisme et un programme régulier d'exercices des articulations portantes. En outre,

ESTRADOT peut ralentir la progression de la perte du tissu osseux chez les femmes

ménopausées, quand un diagnostic d’ostéoporose et de fractures vertébrales a déjà été posé.

Le recours à ESTRADOT doit être envisagé à la lumière des autres traitements offerts

dans la prévention de l’ostéoporose, et on doit poursuivre le traitement dans la mesure où

les bienfaits pour la patiente l’emportent sur les risques auxquels elle est exposée (voir

les mises en garde encadrées).

Chez les patientes dont l'utérus est intact, il faut toujours compléter ESTRADOT par un

progestatif à administration séquentielle dont le rôle consiste à prévenir l'hyperplasie et/ou le

cancer de l'endomètre.

ESTRADOT

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Personnes âgées (> 65 ans) :

Aucune étude clinique n’a été menée pour évaluer les effets d’ESTRADOT chez les femmes

âgées de plus de 65 ans.

Enfants :

ESTRADOT n’est pas indiqué chez les enfants.

CONTRE-INDICATIONS

Hypersensibilité connue ou présumée au médicament ou à tout ingrédient de la préparation

ou quelque composant des timbres. Pour une liste complète, consulter la section « Formes

posologiques, composition et conditionnement » de la monographie.

Néoplasie maligne œstrogénodépendante, connue ou soupçonnée (p. ex., cancer de

l’endomètre).

Hyperplasie endométriale.

Cancer du sein connu ou soupçonné, ou antécédents de cancer du sein.

Grossesse confirmée ou soupçonnée.

Thromboembolie veineuse confirmée, évolutive ou antérieure (p. ex., thrombose veineuse

profonde ou embolie pulmonaire) ou thrombophlébite évolutive.

Troubles thrombophiles connus.

Anomalies fonctionnelles ou affections hépatiques, caractérisées par le non-retour à la

normale des épreuves fonctionnelles hépatiques.

Saignements génitaux anormaux non diagnostiqués.

Thromboembolie artérielle évolutive ou antérieure (p. ex., accident vasculaire cérébral,

infarctus du myocarde, coronaropathie).

Porphyrie.

Perte partielle ou complète de la vue causée par une affection vasculaire ophtalmique.

Migraine avec aura.

Allaitement.

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS

Importantes mises en garde et précautions

L’essai clinique de la Women’s Health Initiative (WHI) a examiné les bienfaits et les risques

pour la santé de l’

association œstroprogestative

(n = 16 608) et de

l’œstrogénothérapie simple

(n = 10 739) administrées par voie orale à des femmes postménopausées âgées de 50 à

79 ans

57,8,52

Les résultats du volet de cet essai portant sur l’

association œstroprogestative

(âge moyen

de 63,3 ans) font état d’un risque accru d’

infarctus du myocarde

(IM),

d’accident vasculaire

cérébral, de cancer envahissant du sein, d’embolie pulmonaire et de thrombose veineuse

profonde

chez les femmes postménopausées ayant reçu un traitement d’œstrogènes conjugués

équins (OCE, 0,625 mg/j) combiné à de l’acétate de médroxyprogestérone (AMP, 2,5 mg/j)

pendant 5,2 ans, comparativement aux femmes traitées par placebo

Les résultats du volet de la WHI portant sur

l’œstrogénothérapie simple

(âge moyen des sujets =

63,6 ans) indiquent un risque plus élevé d’

accident vasculaire cérébral

et de

thrombose veineuse

ESTRADOT

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profonde

chez les patientes ayant subi une hystérectomie et traitées par OCE seuls (0,625 mg/j)

pendant 6,8 ans que chez celles traitées par placebo

points

suivants

doivent

donc

être

examinés

avec

soin

moment

prescrire

médicaments.

Les œstrogènes, associés ou non à des progestatifs, ne

doivent pas

être prescrits comme

traitement de prévention primaire ou secondaire des maladies cardiovasculaires.

Les œstrogènes, associés ou non à des progestatifs, doivent être prescrits à

la

plus faible

dose efficace

pour l’indication approuvée.

Dans la prévention de l’ostéoporose, le recours à ESTRADOT doit être envisagé à la lumière des

autres traitements offerts.

Les œstrogènes, associés ou non à des progestatifs, doivent être prescrits pendant

la plus

courte période

possible, en regard de l’indication approuvée.

Carcinogenèse et mutagenèse

Cancer du sein

Les données épidémiologiques disponibles indiquent que l’

association œstroprogestative

chez

les femmes postménopausées comporte un risque accru de cancer du sein envahissant.

Dans le cadre du volet de l’essai de la WHI portant sur l’

association œstroprogestative,

10 000 femmes traitées pendant un an, on a remarqué :

huit cas

plus

cancer

sein

envahissant

femmes

traitées

association

œstroprogestative contre 30 femmes recevant le placebo)

Les résultats de la WHI révèlent en outre que les cancers du sein envahissants diagnostiqués chez

femmes

traitées

association

œstroprogestative

étaient

comparables,

plan

histologique, à ceux diagnostiqués dans le groupe placebo, mais qu’ils étaient en revanche plus

gros (moyenne [écart-type] respective de 1,7 cm [1,1]

c.

1,5 cm [0,9];

p

= 0,04) et étaient à un

stade plus avancé. De plus, le pourcentage de femmes dont les mammographies présentaient des

anomalies (suivi à court terme recommandé, anomalie suspecte ou anomalie fortement évocatrice

d’une

malignité)

été

sensiblement

plus

élevé

dans

groupe

traité

association

œstroprogestative

que dans le groupe placebo. Cette différence a été observée après un an et s’est

maintenue par la suite

Dans le volet de la WHI évaluant l’

œstrogénothérapie simple,

aucune différence statistiquement

significative dans le taux de cancer du sein envahissant n’a été observée entre les femmes ayant

subi

hystérectomie

traitées

œstrogènes

conjugués

équins

celles

traitées

placebo

Il est recommandé de ne pas prescrire d’œstrogènes aux femmes qui souffrent, ou ont déjà

souffert, d’un cancer du sein (

voir la section

CONTRE-INDICATIONS).

Il convient de prescrire avec prudence des œstrogènes aux femmes qui présentent des facteurs de

risque connus du cancer du sein, notamment d’importants antécédents familiaux de cancer du

ESTRADOT

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sein (chez un membre de la famille au premier degré) ou une affection mammaire associée à un

risque accru (nodule, mastose sclérokystique, anomalie à la mammographie et/ou hyperplasie

atypique révélée à une biopsie du sein).

autres

facteurs

risque

connus

cancer

sein,

comme

nulliparité,

l’obésité,

l’apparition précoce des premières règles, l’âge avancé à la première grossesse à terme et la

ménopause, doivent aussi être évalués.

Il est recommandé que les femmes passent une mammographie avant le début du THS, puis à

intervalles réguliers durant le traitement, selon la fréquence jugée appropriée par le médecin

traitant et le risque perçu pour chaque patiente.

Les bienfaits généraux et les risques possibles du traitement hormonal substitutif doivent être

examinés avec soin et discutés à fond avec la patiente. Il est notamment important d’informer la

patiente qu’il existe un faible risque accru qu’un diagnostic de cancer du sein soit posé après

quatre ans de THS par association œstroprogestative (selon les résultats de l’essai de la WHI) et

d’évaluer ce risque en regard des bienfaits connus du traitement.

Il faut également recommander à la patiente de procéder régulièrement à un auto-examen des

seins et lui enseigner comment faire ce dernier

.

Hyperplasie et carcinome de l’endomètre

Chez les femmes dont l’utérus est intact, les œstrogènes doivent être prescrits en association avec

une dose appropriée de progestatifs pour prévenir l’hyperplasie ou le carcinome de l’endomètre.

L’œstrogénothérapie

seule

n’est

recommandée

chez

femmes

ménopausées

ayant

subi

hystérectomie que pour éviter l’exposition inutile à la progestérone. L’objectif du programme de

recherche clinique portant sur VIVELLE

/ESTRADOT était de démontrer l’efficacité de ces

produits dans le traitement des symptômes postménopausiques et dans la prévention de l’ostéoporose

postménopausique.

Certains

essais

cliniques

regroupé

patientes

hystérectomisées

recevant un progestatif en concomitance, conformément à la meilleure pratique médicale du moment

et selon des posologies, des schémas thérapeutiques et des progestatifs différents. En outre, le

prélèvement endométrial n’a pas été effectué de façon constante à la suite du traitement, et, dans la

plupart des cas, on ne disposait pas de valeurs de départ pour évaluer le rapport et les effets du

traitement progestatif sur l’endomètre.

Le risque d’hyperplasie et de cancer de l’endomètre chez les femmes dont l’utérus est intact qui

emploient l’œstrogénothérapie non compensée est plus élevé que chez celles qui n’ont pas recours à

ce traitement et semble être fonction de la durée du traitement et de la dose d’œstrogène. Le risque le

plus élevé de cancer de l’endomètre semble associé à l’emploi prolongé du traitement. On a constaté

qu’un traitement progestatif concomitant adéquat réduit la fréquence d’hyperplasie de l’endomètre et,

par conséquent, le risque de cancer de l’endomètre associé à l’emploi de l’œstrogénothérapie au long

cours (

voir la section

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION

Administration concomitante de

progestatifs

ESTRADOT

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Cancer des ovaires

De récentes études épidémiologiques ont démontré que l’administration d’une hormonothérapie

substitutive (œstrogénothérapie seule ou association œstroprogestative), particulièrement pendant

une période de 5 ans ou plus, a été associée à un risque accru de cancer des ovaires. Par ailleurs,

les données épidémiologiques issues d’une méta-analyse semblent indiquer que même si le

risque de cancer des ovaires diminue progressivement à l’arrêt du traitement, le risque de tumeur

séreuse ou endométrioïde demeure sensiblement élevé plus de 5 ans (délai médian de 10 ans

suivant la dernière administration) après l’arrêt d’une hormonothérapie de longue durée (durée

médiane du traitement de 9 ans).

Carcinomes hépatocellulaires

Des cas de carcinome hépatocellulaire ont été signalés chez des femmes qui prenaient des contraceptifs

oraux

renfermant

œstrogènes.

relation

causalité

entre

cette

affection

maligne

médicaments demeure cependant inconnue.

Système cardiovasculaire

Les résultats des études

Heart and Estrogen/progestin Replacement Studies

(HERS et HERS II)

et de l’essai clinique de la Women’s Health Initiative (WHI) indiquent que

l’association

œstroprogestative

comporte

risque

accru

coronaropathies

chez

femmes

postménopausées

57,25,23

résultats

l’essai

indiquent

outre

l’

œstrogénothérapie simple

et l’

association œstroprogestative

sont associées à une augmentation

du risque d’accident vasculaire cérébral chez les femmes postménopausées

57,52

Résultats de l’essai de la WHI

Sur 10 000 femmes suivies pendant un an dans le cadre du volet de la WHI portant sur

l’

association œstroprogestative

, on a décelé :

huit

(8) cas

plus

d’accident

vasculaire

cérébral

(29 femmes

traitées

association

œstroprogestative contre 21 femmes recevant le placebo);

sept (7) cas de plus de coronaropathies (37 femmes traitées par association œstroprogestative

contre 30 recevant le placebo)

Sur 10 000 femmes suivies pendant un an dans le cadre du volet de la WHI portant sur

l’

œstrogénothérapie simple

chez des femmes ayant subi une hystérectomie, on a décelé :

douze

(12) cas

plus

d’accident

vasculaire

cérébral

(44 femmes

traitées

œstrogénothérapie simple

contre 32 femmes recevant le placebo);

aucune différence statistiquement significative dans le taux de coronaropathies

Résultats des études HERS et HERS II

Dans le cadre de l’étude

Heart and Estrogen/progestin Replacement Study

(HERS) menée auprès

de femmes postménopausées souffrant de cardiopathies confirmées (n = 2763; âge moyen de

66,7 ans) – un essai clinique randomisé contrôlé contre placebo sur la prévention secondaire de

la maladie coronarienne – l’administration par voie orale de 0,625 mg/j d’œstrogènes conjugués

équins (OCE) et de 2,5 mg d’acétate de médroxyprogestérone (AMP) n’a démontré aucun effet

cardiovasculaire bénéfique. Ainsi, l’association OCE et AMP n’a pas réduit le taux global de

coronaropathies chez les femmes ménopausées atteintes de coronaropathies confirmées et suivies

pendant en moyenne 4,1 ans. En fait, davantage de coronaropathies ont été observées dans le

ESTRADOT

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groupe traité aux hormones que dans le groupe placebo durant la première année, mais non

durant les années subséquentes

Parmi le groupe de femmes ayant participé à l’enquête HERS initiale, 2321 ont accepté de

participer à une étude de prolongation ouverte, désignée HERS II. La période de suivi moyenne

durant cette autre phase a été de 2,7 ans, portant la période totale de suivi à 6,8 ans. Au terme de

ces 6,8 années, l’hormonothérapie n’avait pas réduit le risque d’événements cardiovasculaires

chez les femmes souffrant de coronaropathies

Tension artérielle

Chez certaines femmes, le traitement hormonal substitutif peut provoquer une élévation de la

tension artérielle, laquelle doit donc être surveillée durant ce type de traitement. L’élévation de la

tension artérielle chez des patientes auparavant normotendues ou hypertendues doit être évaluée

et peut nécessiter l’arrêt du THS.

Oreilles/nez/gorge

Otospongiose

Les œstrogènes doivent être employés avec prudence chez les patientes atteintes d’otospongiose.

Système endocrinien et métabolisme

Métabolisme du glucose et des lipides

Une diminution de la tolérance au glucose et du métabolisme des lipides a été observée chez un

pourcentage

significatif

femmes

périménopausées

postménopausées.

patientes

diabétiques ou prédisposées au diabète doivent donc faire l’objet d’un suivi étroit, afin de déceler

toute modification dans le métabolisme des glucides ou des lipides, en particulier des taux

sanguins de triglycérides.

Les femmes atteintes d’hyperlipidémie familiale ou de porphyrie exigent une surveillance

particulière, et il est recommandé d’adopter chez ces patientes des mesures hypolipémiantes

avant de commencer le THS.

Métabolisme du calcium et du phosphore

Comme l’usage prolongé d’œstrogènes influence le métabolisme du calcium et du phosphore, ce

traitement doit être administré avec prudence aux femmes qui souffrent de troubles métaboliques

et de maladies osseuses malignes associés à une hypercalcémie et celles atteintes d’insuffisance

rénale.

Hypothyroïdie

La fonction thyroïdienne doit être surveillée régulièrement chez les patientes qui ont besoin

d’une hormonothérapie thyroïdienne substitutive et qui prennent également des œstrogènes, pour

s’assurer

leurs

taux

d’hormone

thyroïdienne

demeurent

l’intérieur

d’une

fourchette

acceptable (

voir la section

Interactions médicament-examens de laboratoire

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Appareil génito-urinaire

Saignements vaginaux

Les saignements vaginaux anormaux par leur durée, leur irrégularité ou leur abondance, qui

surviennent

durant

traitement,

doivent

être

évalués

méthodes

diagnostiques

appropriées

afin

d’écarter

possibilité

malignité

utérine,

pertinence

l’hormonothérapie doit être réévaluée.

Léiomyome utérin

La prise d’œstrogènes peut favoriser la croissance d’un léiomyome utérin déjà existant. Le cas

échéant, ou en cas de douleur ou de sensibilité au niveau d’un léiomyome, le traitement doit être

cessé et un examen approprié doit être effectué.

Endométriose

L’administration d’œstrogènes peut entraîner la réapparition ou l’aggravation de symptômes et

de signes physiques associés à un diagnostic antérieur d’endométriose.

Système hématologique

Thromboembolie veineuse

Les données épidémiologiques disponibles indiquent que la prise d’œstrogènes, associés ou non

progestatifs,

femmes

postménopausées

associée

risque

accru

thromboembolie veineuse.

Dans le cadre du volet sur l’

association œstroprogestative

de la WHI, sur 10 000 femmes traitées

par œstroprogestatifs pendant un an, on a recensé 18 cas de plus de thromboembolie veineuse,

dont huit cas de plus d’embolie pulmonaire

Quant au volet sur l’

œstrogénothérapie simple

, sept cas de plus de thromboembolie veineuse ont

été rapportés sur 10 000 femmes traitées pendant un an; aucune différence statistiquement

significative n’a cependant été observée quant au taux d’embolie pulmonaire

Parmi

facteurs

risque

connus

thromboembolie

veineuse,

mentionnons

antécédents personnels, des antécédents familiaux (la survenue d’une thromboembolie veineuse

chez

membre

famille

directe

âge

relativement

jeune

peut

indiquer

prédisposition génétique), une obésité grave (indice de masse corporelle > 30 kg/m

) et le lupus

érythémateux disséminé. Le risque de thromboembolie veineuse augmente également avec l’âge

et le tabagisme.

Une investigation s’impose chez la patiente ayant subi plusieurs avortements spontanés, pour

écarter sa prédisposition aux troubles thrombophiles. En cas de thrombophilie avérée, l’emploi

d’ESTRADOT est contre-indiqué.

Par ailleurs, une immobilisation prolongée ou encore une chirurgie ou un traumatisme majeur

peuvent augmenter temporairement le risque de thromboembolie veineuse. Par conséquent, chez

les femmes sous THS, une attention particulière devrait être portée à l’adoption de mesures

prophylactiques visant à prévenir la thromboembolie veineuse après une chirurgie. Les patientes

ESTRADOT

MD

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avec des varices devraient elles aussi faire l’objet d’un suivi étroit. Le médecin doit être à l’affût

des manifestations précoces des troubles thrombotiques (thrombophlébite, thrombose rétinienne,

embolie cérébrale et embolie pulmonaire). Si la présence de ces manifestations est confirmée ou

soupçonnée, l’hormonothérapie doit être interrompue sur-le-champ, compte tenu des risques

d’invalidité à long terme ou de mortalité qui y sont associés.

Dans la mesure du possible, la prise d’œstrogènes devrait être interrompue au moins 4 semaines

avant une chirurgie majeure qui pourrait être associée à un risque accru de thromboembolie, ou

durant une période d’immobilisation prolongée. On ne doit reprendre le traitement que lorsque la

patiente a recouvré sa pleine mobilité.

Systèmes hépatique/biliaire/pancréatique

Adénomes hépatiques bénins

Des adénomes hépatiques bénins ont été liés à l'emploi des contraceptifs oraux renfermant une

association d'œstrogènes et de progestatifs. Bien que rares et de nature bénigne, ces tumeurs

présentent cependant un risque de rupture pouvant entraîner la mort par hémorragie intra-

abdominale.

encore

signalé

lien

entre

lésions

d'autres

préparations

d'œstrogènes ou de progestatifs, mais il faudra en soupçonner l’existence si les manifestations

suivantes se présentent chez des patientes qui prennent des œstrogènes : douleur ou sensibilité

abdominale, présence de masse abdominale, ou choc hypovolémique.

Cholécystopathies

Un risque de deux à quatre fois plus élevé de cholécystopathies nécessitant une chirurgie a été

observé chez les femmes postménopausées prenant des œstrogènes.

Angiomes hépatiques

Des précautions particulières s’imposent en présence d’angiomes hépatiques, car les œstrogènes

peuvent exacerber cet état.

Ictère

Ce traitement doit être administré avec prudence aux femmes qui ont déjà souffert de troubles

hépatiques ou biliaires. Si un ictère cholostatique apparaît durant le traitement, celui-ci doit être

interrompu et les examens appropriés doivent être effectués.

Épreuves fonctionnelles hépatiques

Les épreuves fonctionnelles hépatiques doivent être effectuées régulièrement chez les patientes

qui pourraient souffrir de maladies hépatiques. Pour plus de renseignements sur les épreuves

fonctionnelles endocriniennes et hépatiques, consulter la section

Surveillance et essais de

laboratoire

Système immunitaire

Réactions

anaphylactiques/anaphylactoïdes

graves

et

œdème

angioneurotique

Depuis

commercialisation

produit,

signalé

survenue

réactions

anaphylactiques/anaphylactoïdes pendant le traitement par l’estradiol, lesquelles ont nécessité

ESTRADOT

MD

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des soins médicaux d’urgence. Ces réactions ont touché la peau (urticaire, prurit, enflure du

visage, de la gorge, des lèvres et de la langue, œdème périorbitaire) et soit les voies respiratoires

(troubles respiratoires), soit le tube digestif (douleur abdominale, vomissements).

œstrogènes

peuvent

provoquer

symptômes

d’œdème

angioneurotique

aggraver

l’intensité de tels symptômes, surtout chez les femmes atteintes d’œdème angioneurotique

héréditaire.

Depuis

commercialisation

l’estradiol,

signalé

d’œdème

angioneurotique

exigeant

intervention

médicale,

lesquels

touché

yeux

paupières, le visage, le larynx, le pharynx, la langue et les extrémités (mains, jambes, chevilles et

doigts), avec ou sans urticaire. Si l’œdème angioneurotique atteint la langue, la glotte ou le

larynx, il peut y avoir obstruction des voies respiratoires. Les patientes qui présentent un œdème

angioneurotique après un traitement par l’estradiol ne doivent plus utiliser ESTRADOT.

Lupus érythémateux disséminé

précautions

particulières

s’imposent

chez

femmes

atteintes

lupus

érythémateux

disséminé

Système neurologique

Insuffisance cérébrovasculaire

Les patientes qui ressentent des troubles de la vue, des migraines avec aura, une aphasie

transitoire, une paralysie ou une perte de conscience doivent cesser le traitement.

Il faut réévaluer l’état de toute patiente ayant des antécédents de migraine classique chez qui les

symptômes migraineux réapparaissent ou s’aggravent.

Démence

Les données épidémiologiques disponibles indiquent que l’

association œstroprogestative

chez

les femmes de 65 ans et plus peut augmenter les risques de démence probable.

Women’s Health Initiative Memory Study

(WHIMS) est une sous-étude clinique de la WHI,

qui visait à déterminer si le traitement hormonal substitutif après la ménopause (

association

œstroprogestative

œstrogénothérapie simple

par voie orale) réduisait le risque de démence

chez les femmes de 65 ans et plus (âge variant de 65 à 79 ans) ne souffrant pas de démence au

départ

44,45

Dans le cadre du volet de la WHIMS évaluant l’

association œstroprogestative

(n = 4532), des

femmes dont l’utérus était intact ont reçu un traitement quotidien composé, soit de 0,625 mg

d’œstrogènes conjugués équins et de 2,5 mg d’acétate de médroxyprogestérone (AMP), soit d’un

placebo, pendant en moyenne 4,05 ans. Les résultats obtenus, extrapolés à 10 000 femmes

traitées sur une période de un an, ont révélé :

23 cas

plus

démence

probable

(45 femmes

traitées

association

œstroprogestative contre 22 femmes traitées par placebo

Dans le cadre du volet de la WHIMS sur l’

œstrogénothérapie simple

(n = 2947), des femmes

ayant subi une hystérectomie ont été traitées par la prise quotidienne, soit de 0,625 mg d’OCE,

ESTRADOT

MD

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soit de placebo, pendant en moyenne 5,21 ans. Les résultats obtenus, extrapolés à 10 000 femmes

traitées pendant un an, ont révélé :

12 cas de plus de démence probable (37 femmes traitées par

œstrogénothérapie simple

contre 25 par placebo); cette différence n’est toutefois pas statistiquement significative

Enfin, la combinaison des données des deux volets de la WHIMS (

association œstroprogestative

œstrogénothérapie simple

), conformément au protocole initial de la WHIMS, a révélé :

18 cas

plus

démence

probable

(41 femmes

traitées

association

œstroprogestative

œstrogénothérapie

simple

contre

placebo),

10 000 femmes traitées pendant un an

Au sujet des produits transdermiques d’œstrogènes et d’association œstroprogestative, aucun vaste

essai clinique avec répartition aléatoire n’a été mené à ce jour pour évaluer le risque de démence

probable associé à l’hormonothérapie substitutive. On ne dispose donc d’aucune donnée pour

appuyer la conclusion selon laquelle la fréquence de démence probable serait différente avec

ESTRADOT.

Épilepsie

précautions

particulières

s’imposent

chez

femmes

souffrant

d’épilepsie,

puisque

l’administration d’œstrogènes, avec ou sans progestatifs, peut exacerber cette affection.

Système rénal

Rétention aqueuse

Les œstrogènes peuvent causer une rétention aqueuse. Par conséquent, la prudence s’impose

chez les patientes souffrant de dysfonction cardiaque ou rénale ou d’asthme. Si, en présence de

l’un des troubles précités, une aggravation de la maladie sous-jacente est diagnostiquée ou

soupçonnée durant le traitement, les risques et les bienfaits du traitement doivent être réévalués

en regard des conditions propres à chaque cas.

Peau

Sensibilisation de contact

On sait que les applications topiques peuvent entraîner une sensibilisation de contact. En dépit de

l’apparition extrêmement rare de cette manifestation à l’un des composants du timbre cutané, il faut

mettre

garde

patientes

sont

atteintes

contre

possibilité

d’une

forte

réaction

d’hypersensibilité si elles sont en contact avec l’agent causal de façon prolongée.

Populations particulières

Femmes enceintes :

ESTRADOT ne doit pas être utilisé pendant la grossesse. Les œstrogènes et

les progestatifs peuvent tous deux se révéler néfastes pour le fœtus

voir la section

CONTRE-

INDICATIONS).

Femmes qui allaitent :

ESTRADOT ne doit pas être utilisé pendant l’allaitement

voir la section

CONTRE-INDICATIONS).

ESTRADOT

MD

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Enfants :

ESTRADOT n’est pas indiqué chez les enfants.

Personnes âgées (> 65 ans) :

Aucune étude clinique n’a été menée pour évaluer les effets

d’ESTRADOT chez les femmes âgées de plus de 65 ans.

Surveillance et essais de laboratoire

Avant d’administrer ESTRADOT (estradiol-17ß), la patiente doit subir un examen physique

complet, incluant la mesure de sa tension artérielle. Le médecin doit faire un examen des seins et

un examen pelvien adéquats, ainsi qu’un test de Papanicolaou. Une biopsie de l’endomètre ne

doit être faite que si cela est indiqué. La patiente devrait aussi subir certains tests de base,

notamment une mammographie, une mesure de la glycémie et des taux sanguins de calcium, de

triglycérides et de cholestérol et les épreuves fonctionnelles hépatiques.

Le premier examen de suivi devrait avoir lieu dans les trois à six mois suivant le début du

traitement, pour évaluer la réponse au traitement. Par la suite, la patiente devrait subir un examen

au moins une fois par année. Le médecin devra prévoir les examens appropriés, à intervalles

réguliers.

Le médecin devrait également discuter avec la patiente de l’importance de l’auto-examen

régulier des seins.

On doit demander aux femmes de signaler à leur médecin ou à leur infirmière tout changement

observé dans leurs seins.

EFFETS INDÉSIRABLES

Aperçu des effets indésirables du médicament

Consulter la section MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS

au sujet de l’induction possible de

néoplasmes malins et d’effets indésirables comparables à ceux associés aux contraceptifs oraux.

Les effets indésirables décrits ci-après ont été associés à l’association œstroprogestative en

général.

Troubles des systèmes sanguin et lymphatique

Modifications

épreuves

coagulation

voir

la

section

MISES

GARDE

PRÉCAUTIONS et INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES -

Interactions médicament-

examens de laboratoire

Troubles cardiaques

Palpitations,

élévation

tension

artérielle

voir

la

section

MISES

GARDE

PRÉCAUTIONS), thrombose coronaire.

ESTRADOT

MD

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Troubles endocriniens

Élévation de la glycémie, diminution de la tolérance au glucose.

Troubles de la vue

Lésions neuro-oculaires (p. ex., thrombose rétinienne, névrite optique), troubles de la vue,

accentuation de la courbure de la cornée, intolérance aux lentilles cornéennes.

Troubles gastro-intestinaux

Nausées, vomissements, malaises abdominaux (crampes, tension, douleur, ballonnements).

Troubles généraux et réactions au site d’administration

Fatigue, modifications de l’appétit, du poids corporel et de la libido.

Troubles hépatobiliaires

Cholécystopathies, altération asymptomatique des fonctions hépatiques, ictère cholostatique.

Troubles musculosquelettiques et des tissus conjonctifs

Douleur musculosquelettique, incluant des douleurs à la jambe non reliées à une thromboembolie

(habituellement transitoires; durée de trois à six semaines).

Troubles du système nerveux

Aggravation des migraines, maux de tête, étourdissements, névrite.

Troubles psychiatriques

Dépression, nervosité, irritabilité.

Troubles rénaux et urinaires

Cystite, dysurie, rétention sodique, œdème.

Troubles de l’appareil génital et troubles mammaires

Métrorragie, microrragie, fluctuation du flux menstruel, dysménorrhée, démangeaisons ou pertes

vaginales,

dyspareunie,

hyperplasie

endométriale,

symptômes

évocateurs

syndrome

prémenstruel, reprise évolutive de l’endométriose, modifications de l’érosion cervicale et de la

quantité de sécrétions cervicales, œdème et sensibilité mammaires.

Troubles de la peau et des tissus sous-cutanés

Chloasma ou mélasme pouvant persister après l’arrêt du médicament, érythème polymorphe,

érythème noueux, éruptions hémorragiques, alopécie, hirsutisme et acné.

Troubles vasculaires

Cas isolés de thrombophlébite, troubles thromboemboliques et accidents vasculaires cérébraux

ESTRADOT

MD

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Aperçu des effets indésirables observés avec ESTRADOT au cours des essais cliniques

Les données présentées dans cette section portent sur l’ensemble des effets indésirables rapportés

dans divers contextes, dont ceux qui ont été signalés au cours des essais cliniques et consignés

dans les rapports d’investigation publiés.

Puisque les essais cliniques sont menés dans des conditions très particulières, les taux des effets

indésirables qui sont observés peuvent ne pas refléter les taux observés en pratique et ne doivent

pas être comparés aux taux observés dans le cadre des essais cliniques portant sur un autre

médicament. Les renseignements sur les effets indésirables d’un médicament qui sont tirés

d’essais cliniques s’avèrent utiles pour la détermination des manifestations indésirables liées aux

médicaments et pour l’estimation des taux.

Les réactions indésirables le plus fréquemment signalées durant les essais cliniques portant sur

l’utilisation d'un autre timbre matriciel, VIVELLE (estradiol-17ß), dans le soulagement des

symptômes postménopausiques ont été la rougeur et l'irritation au point d'application. Cette

réaction a entraîné l'abandon du traitement dans 0,8 % environ des cas. Dans le cadre d’un essai

clinique comparatif, ESTRADOT s’est révélé moins irritant que VIVELLE.

Dans le cadre d’un essai contrôlé d’une durée de 2 ans mené chez des patientes souffrant

d’ostéoporose postménopausique, on a signalé des maux de dos chez 13 % des patientes traitées

par le timbre VIVELLE et chez 4,5 % des patientes recevant le placebo. Des réactions localisées

au point d’application du timbre (érythème, démangeaisons, éruption cutanée, sensation de

brûlure, irritation) ont été observées chez environ 9 % des patientes traitées par le timbre actif et

chez 10 % de celles qui recevaient le placebo. Dans la plupart des cas, les réactions localisées au

point d’application étaient légères; aucune d’entre elles n’a été qualifiée de grave. Deux patientes

sur 259 ont été retirées de l’essai en raison de réactions localisées au point d’application.

Estimation de la fréquence : très fréquent, ≥ 10 %; fréquent, ≥ 1 à < 10 %; peu fréquent, ≥ 0,1 à < 1 %;

rare, ≥ 0,01 à < 0,1 %; très rare, < 0,01 %; fréquence inconnue

Tableau 1

Effets indésirables les plus fréquents du médicament (≥ 1 %)

Troubles psychiatriques

Fréquents :

dépression

Troubles du système nerveux

Fréquents :

céphalées, migraines, étourdissements

Troubles gastro-intestinaux

Fréquents :

nausées, douleur abdominale, distension abdominale

Troubles de l’appareil génital et troubles mammaires

Très fréquents :

sensibilité mammaire

Fréquents :

troubles menstruels, métrorragie, pertes vaginales, augmentation du volume

des seins

Troubles généraux et réactions au point d’application

Très fréquents :

réaction au point d’application*

Fréquents :

modification du poids, œdème, prurit et éruption cutanée

* Saignement, ecchymose, sensation de brûlure, inconfort, sécheresse, eczéma, œdème, érythème, inflammation,

irritation, douleur, papules, paresthésie, prurit, éruption cutanée, décoloration ou pigmentation de la peau, enflure,

urticaire et vésicules.

ESTRADOT

MD

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Effets indésirables peu fréquents du médicament (< 1 %)

Troubles gastro-intestinaux :

Peu fréquents : vomissements

Troubles généraux et réactions au point d’application :

Peu fréquents : augmentation ou baisse de la libido

Néoplasmes bénins, malins ou non définis (kystes et polypes compris) :

Peu fréquents : cancer du sein

Troubles de l’appareil génital et troubles mammaires :

Peu fréquents : candidose vaginale, léiomyome utérin

Troubles de la peau et des tissus sous-cutanés :

Peu fréquents : alopécie, hirsutisme

Paramètres hématologiques et de chimie clinique anormaux

Tableau 2 – Paramètres hématologiques et de chimie clinique anormaux

Paramètres de laboratoire

Modification

Antithrombine III

Facteurs de coagulation VII, VIII, IX, X

CBG (globuline fixant les corticostéroïdes)

↑ taux sérique

↑ du taux des corticostéroïdes en

circulation;

concentrations

inchangées

d’hormones

libres

biologiquement actives

Taux

fibrinogène

activité

fibrinogène

Folate

↓ taux sérique

↓ transfert de la T

reflétant l’élévation de la TBG

libre

Concentration inchangée

Glucose

Altération de la tolérance au glucose

Épreuve à la MÉTOPIRONE

Diminution de la réponse

Agrégabilité plaquettaire provoquée par

la noradrénaline

Temps de céphaline

Globuline

liant les hormones sexuelles

(SHBG)

↑ taux sérique, en raison de l’augmentation du taux

d’œstrogènes en circulation

Bromesulfonephtaléine

↑ rétention

Triglycérides et phospholipides

↑ concentration sérique

Globuline liant la thyroxine

(TBG)

du taux d'hormone thyroïdienne totale circulante

) mesuré sur colonne ou par radio-immunodosage

Si les symptômes indésirables persistent, réévaluer la pertinence de prescrire le THS.

ESTRADOT

MD

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Effets indésirables signalés après la commercialisation

Effets indésirables de fréquence inconnue

Troubles cardiaques :

embolie, hypertension

Troubles gastro-

intestinaux :

cholélithiase, résultats anormaux aux épreuves fonctionnelles hépatiques, diarrhée

Troubles immuns :

réaction anaphylactique, réaction anaphylactoïde, hypersensibilité

Troubles de l’appareil

locomoteur et des

tissus conjonctifs :

dorsalgie, douleur aux extrémités

Troubles mammaires/de

l’appareil reproducteur :

hyperplasie endométriale, sensibilité et douleur mammaires, dysménorrhée, mastose

sclérokystique, écoulement mammaire

Troubles de la peau et

des tissus sous-

cutanés :

œdème angioneurotique, érythème noueux, érythème polymorphe, éruption cutanée

généralisée, prurit généralisé, urticaire, dermatite de contact, chloasma,

hypersensibilité, y compris dermatite de contact allergique et cas isolés de réactions

anaphylactoïdes (certaines des patientes avaient des antécédents d’allergie ou de

troubles allergiques), pigmentation post-inflammatoire réversible et précipitation ou

aggravation de porphyrie cutanée tardive chez les personnes prédisposées

Troubles du système

nerveux :

chorée

Troubles

psychiatriques :

nervosité, labilité émotionnelle

Troubles vasculaires :

varices

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

Aperçu

Les œstrogènes peuvent diminuer l’efficacité des anticoagulants, des antidiabétiques et

des antihypertenseurs.

préparations

inductrices

enzymes

hépatiques

ex.,

barbituriques,

hydantoïnes, la carbamazépine, les méprobamates, la phénylbutazone, la rifampine, la

rifabutine,

névirapine

l’efavirenz)

peuvent

nuire

l’activité

œstrogènes

administrés par voie orale.

L’estradiol est principalement métabolisé par la CYP3A4; l’administration concomitante

d’inhibiteurs de la CYP3A4 comme le kétoconazole, l’érythromycine ou le ritonavir peut

donc accroître l’exposition à l’estradiol d’environ 50 %.

Interactions médicament-médicament

La section ci-après contient des renseignements sur les interactions médicamenteuses associées

aux produits contenant de l’éthinylestradiol (particulièrement des contraceptifs oraux) qui ont été

signalées dans la littérature en général. On ne sait pas si de telles interactions peuvent être

attribuables à l’administration de médicaments contenant d’autres types d’œstrogènes.

ESTRADOT

MD

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Tableau 3 – Interactions médicament-médicament établies ou possibles

Médicament

Réf.

Effet

Commentaire

Anticonvulsivants

(phénobarbital,

phénytoïne,

carbamazépine)

↑ métabolisme de

l’éthinylestradiol

↓ concentration plasmatique de

l’estradiol

Acétaminophène

↑ ASC et/ou

concentration

plasmatique de

l’éthinylestradiol

↓ concentration

plasmatique de

l’acétaminophène

Surveillance recommandée

Acide ascorbique

↑ ASC et/ou

concentration

plasmatique de

l’éthinylestradiol

Surveillance recommandée

Aminoglutéthimide +

acétate de

médroxyprogestérone

(AMP)

↓ biodisponibilité de

l’AMP

Surveillance recommandée

Atorvastatine

↑ de 20 % de l’ASC

de l’éthinylestradiol

Surveillance recommandée

Acide clofibrique

↑ clairance de l’acide

clofibrique

Surveillance recommandée

Cyclosporine

↑ concentration

plasmatique de la

cyclosporine

Surveillance recommandée

Morphine

↑ clairance de la

morphine

Surveillance recommandée

Prednisolone

↑ concentration

plasmatique de la

prednisolone

Surveillance recommandée

Rifampineª

↑ métabolisme de

l’éthinylestradiol

↓ concentration plasmatique de

l’estradiol

Acide salicylique

↑ clairance de l’acide

salicylique

Surveillance recommandée

Témazépam

↑ clairance du

témazépam

Surveillance recommandée

ESTRADOT

MD

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Médicament

Réf.

Effet

Commentaire

Théophylline

↑ concentration

plasmatique de la

théophylline

Surveillance recommandée

Troglitazone

↓ de 30 % des

concentrations

plasmatiques de

l’éthinylestradiol

Surveillance recommandée

Légende : T = Théorique

ª D’après les études cliniques ayant évalué les paramètres pharmacocinétiques, les antibiotiques

(autres que la rifampine) n’influent pas systématiquement sur les concentrations plasmatiques

des stéroïdes synthétiques.

Interactions médicament-aliment

On n’a pas vérifié l’existence d’interactions entre ESTRADOT et les aliments.

Interactions médicament-herbe médicinale

Il a été déterminé que certains produits à base d’herbes médicinales offerts en vente libre, comme

le millepertuis, peuvent nuire au métabolisme des stéroïdes et altérer de ce fait l’efficacité et

l’innocuité des produits à base d’œstrogènes et de progestatifs.

Les médecins et autres professionnels de la santé doivent se renseigner sur tout autre produit en

vente libre que prennent leurs patientes, y compris les produits naturels et à base d’herbes

médicinales offerts dans les nombreux commerces d’aliments naturels.

Interactions médicament-examens de laboratoire

produits

base

d’œstrogènes

peuvent

modifier

résultats

certaines

épreuves

fonctionnelles hépatiques et endocriniennes :

réduction du temps de céphaline; augmentation des taux de fibrinogène et de l’activité

fibrinogène; augmentation des facteurs de coagulation VII, VIII, IX, X; hyperagrégabilité

plaquettaire provoquée par la noradrénaline et diminution de l’antithrombine III;

augmentation de la globuline liant la thyroxine (TBG) provoquant une élévation du taux

d’hormone

thyroïdienne

totale

circulante

mesuré

colonne

radio-

immunodosage;

diminution

transfert

reflétant

l’élévation

TBG;

concentration inchangée de T

libre;

élévation du taux sérique d’autres protéines fixatrices, par exemple la globuline fixant les

corticostéroïdes (CBG) et la globuline liant les hormones sexuelles (SHBG), entraînant

respectivement une élévation des taux de corticostéroïdes et des stéroïdes sexuels en

circulation; concentrations inchangées d’hormones libres ou biologiquement actives;

altération de la tolérance au glucose;

augmentation de la concentration sérique de triglycérides et de phospholipides.

(Voir

aussi

tableau

section

Paramètres

hématologiques

et

de

chimie

clinique

anormaux

ESTRADOT

MD

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Lors de l’emploi d’ESTRADOT, on n’a remarqué aucun effet sur le fibrinogène, l'antithrombine III,

la TBG, la CBG et la SHBG, et on a constaté une diminution des triglycérides sériques.

Les résultats des essais en laboratoire précités ne doivent être considérés fiables que si le traitement

est interrompu depuis 2 à 4 semaines. Le pathologiste doit être informé que la patiente suit une

œstrogénothérapie lorsque les spécimens en question sont envoyés au laboratoire.

Interactions médicaments-style de vie

On n’a pas vérifié l’existence d’interactions entre ESTRADOT et certaines habitudes de vie.

La consommation aiguë d’alcool pendant le THS peut accroître les taux circulants d’estradiol.

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION

Considérations posologiques

Dans toutes les indications thérapeutiques, le traitement d’entretien doit être prescrit à la

plus faible dose efficace

voir

la section

Administration concomitante de progestatifs

L’hormonothérapie

substitutive

moyen

d’œstrogènes

employés

seuls

concomitance avec un progestatif doit être poursuivie dans la mesure où les bienfaits

pour la patiente l’emportent sur les risques auxquels elle est exposée.

On peut amorcer le traitement par ESTRADOT (estradiol-17ß) immédiatement chez les

femmes qui ne prennent pas d’œstrogènes par voie orale. Chez celles qui suivent une

œstrogénothérapie par voie orale, le traitement par ESTRADOT pourra être amorcé lors de

la réapparition des symptômes ménopausiques, après l'arrêt du traitement par voie orale.

ESTRADOT

doit

être

administré

façon

continue

(application

ininterrompue).

ESTRADOT doit être appliqué 2 fois par semaine, c’est-à-dire qu’il faut changer de timbre

tous les 3 ou 4 jours.

Chez les femmes dont l’utérus est intact, il faut administrer en même temps un progestatif

séquentiel pendant 12 à 14 jours pour éviter une trop grande stimulation de l’endomètre.

faut

obligatoirement

ajouter

quantité

suffisante

progestatif

traitement

œstrogénique pour provoquer la transformation sécrétoire de l’endomètre.

patientes

reçoivent

hormonothérapie

substitutive

présentent

saignements

vaginaux

anormaux

leur

prolongation,

leur

irrégularité

leur

abondance, il faudra faire rapidement des examens diagnostiques tels qu’une biopsie de

l'endomètre ou un curetage, afin d'exclure la possibilité d’un cancer de l'utérus.

Les effets à court terme de l’administration concomitante d’un progestatif peuvent

comporter des saignements vaginaux pendant ou après la prise du progestatif, une

sensibilité mammaire et des modifications de l'humeur et du poids corporel. Les effets à

long terme dépendent généralement de la posologie et du type de progestatif utilisé. Il

ESTRADOT

MD

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faut prescrire la dose d'œstrogènes et de progestatifs efficace la plus faible possible (

voir

la section Administration concomitante de progestatifs

Chez les femmes dont l’utérus est intact, ESTRADOT doit être prescrit en association

avec une dose appropriée de progestatifs pour prévenir l’hyperplasie ou le carcinome de

l’endomètre. L’administration de progestatifs n’est pas nécessaire dans le cadre d’un

traitement hormonal substitutif, si la femme a subi une hystérectomie.

Pour

connaître

l'examen

qu’on

doit

effectuer

chez

patiente

avant

l'administration

d’ESTRADOT,

voir la section

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS

.

Posologie recommandée et modification posologique

1.

Symptômes de la ménopause

On commence habituellement le traitement des symptômes de la ménopause par un timbre

libérant 50 µg d'estradiol-17ß par jour (c’est-à-dire ESTRADOT 50). Par la suite, il faut ajuster

la dose selon les besoins de la patiente.

manifestations

sensibilité

mammaire,

métrorragie

saignements

vaginaux

abondants, de rétention aqueuse, de ballonnements ou de nausées (persistant pendant plus de

6 semaines), sont en général le signe que la dose d'œstrogène est trop élevée et qu'il faut la

réduire. Par contre, si la dose prescrite n'a pas l'efficacité voulue pour faire disparaître les signes

et symptômes de la carence œstrogénique, on peut envisager l’administration d’une plus forte

dose d'œstrogène.

En traitement d'entretien, il faut toujours adopter la dose efficace la plus faible qui soit. Les

besoins au chapitre de l’hormonothérapie substitutive pour combattre les symptômes de la

ménopause doivent être réévalués périodiquement. Il convient, tous les 3 à 6 mois, d’essayer de

réduire la dose ou de mettre fin au traitement de façon définitive.

2.

Prévention de l'ostéoporose postménopausique

Pour prévenir de façon optimale la perte osseuse postménopausique chez les femmes pour qui le

traitement est indiqué, celui-ci doit être amorcé dès que possible après le diagnostic de la

ménopause. La posologie de l'estradiol-17ß devra éventuellement être ajustée en fonction de

l'état clinique de la patiente, des taux plasmatiques d'estradiol-17ß et des résultats des tests de la

densité minérale osseuse. Idéalement, les concentrations plasmatiques d’estradiol-17ß doivent

être maintenues à 183 pM/L (50 picogrammes/mL).

La cessation de l’hormonothérapie substitutive peut entraîner un retour au taux naturel de perte

osseuse.

ESTRADOT

MD

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Populations particulières

Patientes atteintes d’insuffisance rénale et/ou hépatique

Aucune étude n’a été réalisée chez des patientes atteintes d’insuffisance rénale ou hépatique.

Toutes les préparations d'œstrogènes sont contre-indiquées en présence d’insuffisance hépatique

grave.

Enfants

ESTRADOT n’est pas indiqué chez les enfants.

Dose oubliée

Si la patiente a oublié d’appliquer un timbre, elle doit le faire dès que possible. Le timbre suivant

doit être appliqué selon le calendrier de traitement initial. L’interruption du traitement peut

accroître le risque de récidive des symptômes.

Administration

Application du timbre

Le médecin discutera au préalable avec la patiente de l'endroit le plus approprié pour appliquer le

timbre cutané. Après avoir retiré le timbre de son enveloppe et avoir enlevé la membrane

protectrice, appliquer immédiatement le côté adhésif du timbre ESTRADOT sur la peau sèche,

propre et intacte, à l'endroit choisi. La peau à cet endroit ne devra être ni grasse, ni lésée ou

irritée, et ne devra pas être exposée au soleil. Le point d'application choisi devra également être

un endroit où la peau est le plus possible exempte de plis causés par les mouvements du corps.

Les fesses, le bas de l'abdomen ou les hanches sont les endroits préférés, mais on peut aussi

appliquer le timbre sur le côté du thorax ou au bas du dos. Veiller à toujours appliquer le timbre

sur la même partie du corps (les fesses, le bas de l’abdomen, la hanche, le côté du thorax ou le

bas du dos). L'expérience acquise à ce jour démontre que la peau des fesses est moins sujette à

l'irritation que d'autres points d'application. Il est donc préférable d'appliquer ESTRADOT sur

les fesses. Éviter d'appliquer le timbre au niveau de la taille, là où le frottement des vêtements

pourrait le faire décoller. Appuyer fermement sur le timbre afin qu'il reste bien en place et veiller

à ce qu'il adhère bien, particulièrement sur les bords. S’il se décolle, on pourra l'appliquer de

nouveau, mais s'il n'adhère plus, il faudra le remplacer. Dans un cas comme dans l'autre, le

calendrier de traitement initial devra être respecté. Les timbres ne doivent pas être appliqués

2 fois de suite au même endroit.

Le timbre ESTRADOT ne doit jamais être appliqué sur ou à côté des seins en raison des

effets

nocifs qu’il pourrait avoir sur le tissu mammaire.

Administration concomitante de progestatifs

Lors d'études effectuées sur l’administration concomitante d’un progestatif pendant au moins

10 jours durant un cycle d’administration d’œstrogènes, on a signalé une fréquence beaucoup

moins élevée d’hyperplasie de l’endomètre et donc de saignements irréguliers et de cancer de

l’endomètre,

comparativement

l'œstrogénothérapie

substitutive

administrée

seule.

Cette

observation vise les femmes dont l’utérus est intact et non celles qui ont subi une hystérectomie.

ESTRADOT

MD

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SURDOSAGE

En cas de surdosage présumé, communiquer avec le centre antipoison de votre région.

Symptômes du surdosage

De nombreux rapports sur l’ingestion par de jeunes enfants de fortes doses d’œstrogènes et de

contraceptifs oraux contenant des œstrogènes n’ont révélé aucun effet nocif aigu grave. Chez la

femme,

l’absorption

d’une

surdose

d’œstrogènes

peut

causer

nausées,

malaises

mammaires, une rétention aqueuse, des ballonnements ou des saignements vaginaux.

Traitement en cas de surdosage

raison

mode

d’administration

(transdermique)

d’ESTRADOT,

concentrations

plasmatiques d’estradiol-17ß peuvent être rapidement réduites suivant le retrait du timbre. Un

traitement symptomatique devrait être présenté.

MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE

Mode d’action

ESTRADOT est conçu pour libérer quotidiennement, par voie transdermique, de l’estradiol-17ß,

une hormone physiologique, dans la circulation générale. En raison de son administration par voie

transdermique, l'estradiol-17ß ne subit pas de métabolisme de premier passage dans le foie. Les

concentrations plasmatiques d'estradiol-17ß résultantes sont comparables à celles qu’on observe au

début de la phase folliculaire du cycle menstruel chez la femme non ménopausée. L'estradiol-17ß

stimule les tissus cibles tels l'utérus, les seins et le vagin (

voir

la section

Pharmacologie des

œstrogènes

ci-après

ESTRADOT libère de l’estradiol-17ß à travers la peau, laquelle ne métabolise l’estradiol que

dans

faible

mesure.

comparaison,

œstrogènes

administrés

voie

orale

sont

rapidement métabolisés dans le foie en estrone et en ses conjugués, donnant ainsi lieu à des

concentrations d’œstrogènes en circulation plus élevées que les concentrations d’estradiol. Par

conséquent, l’administration transdermique d’estradiol produit des concentrations plasmatiques

thérapeutiques en présence de concentrations de conjugués d’estrone en circulation plus faibles

et requiert des doses totales moins élevées que le traitement par voie orale.

Pharmacodynamie

Estradiol

ingrédient actif d

ESTRADOT, soit l

estradiol-

17ß

, est identique à l

estradiol-

17ß

endogène

humain sur les plans chimique et biologique et classé en tant qu

œstrogène naturel. Il compense

la baisse de la production d

’œ

strogène observée après la ménopause et soulage les symptômes

ménopausiques. L

estradiol prévient également la perte osseuse consécutive à la ménopause ou à

une ovariectomie.

ESTRADOT

MD

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Hormonothérapie substitutive

ESTRADOT

(estradiol-17ß)

permet

libération

transdermique

continue

contrôlée

l’estradiol-17ß de façon telle que les concentrations d'estradiol-17ß et le rapport E

chez les

femmes

ménopausées

reviennent

valeurs

observées

début

phase

folliculaire

préménopausique (

voir la section

Pharmacocinétique

). ESTRADOT allège ainsi les symptômes

de la carence en estradiol-17ß chez la femme ménopausée.

Pharmacocinétique

Absorption :

Des études chez des femmes ménopausées auxquelles on a administré un autre

timbre matriciel (VIVELLE) libérant 37,5, 50, 75 ou 100 µg d'estradiol-17ß exogène par jour ont

démontré que ce médicament produisait une élévation du taux sanguin d'estradiol-17ß en l'espace

de 4 heures. Ce taux était directement proportionnel à la dose administrée et permettait de

maintenir des concentrations sériques moyennes respectives d’estradiol-17ß de 92, 173, 217 et

308 pM/L (25, 47, 59 et 84 picogrammes/mL) au-dessus des valeurs initiales (typiquement de

37 pM/L). Durant la même période, les concentrations sériques d’estrone n’avaient augmenté en

moyenne que de 44, 111, 81 et 207 pM/L (12, 30, 22 et 56 picogrammes/mL) respectivement au-

dessus des valeurs initiales, ce qui donnait un rapport E

moyen de 1,6 à 2,7 - c’est-à-dire

dans les limites des valeurs préménopausiques. Dans les 24 heures suivant le retrait du timbre,

les concentrations sériques d'estradiol-17ß et d'estrone étaient redescendues aux taux précédant

son application.

Distribution :

Les taux moyens de la clairance plasmatique d’estradiol-17ß et d’estrone chez la

femme ont été estimés à 735 et à 1213 L/jour/m

, respectivement. Par conséquent, si l’on se base

sur des études faites sur VIVELLE chez des femmes dont la surface corporelle était de 1,4 à

1,9 m

(c’est-à-dire pesant entre 48 et 86 kg et mesurant en moyenne 157 cm), les timbres

VIVELLE libérant 37,5, 50, 75 ou 100 µg/jour devraient maintenir des concentrations sériques

moyennes, à l’état d’équilibre, correspondant aux valeurs ci-dessous :

Timbre

Dose d’estradiol

(µg par jour)

Augmentation

prévue

concentration

sérique

d’estradiol

(pM/L)

au-dessus

valeurs initiales (typiquement 37 pM/L)

VIVELLE 37,5

VIVELLE 50

VIVELLE 75

VIVELLE 100

37,5

66-106

88-147

132-228

176-312

L’estradiol-17ß libéré par voie transdermique donne lieu à un rapport E

de 1 environ. En

comparaison, les rapports E

typiques après l’administration d’une œstrogénothérapie par voie

orale varient entre 0,1 et 0,3, parce que les concentrations d’estrone augmentent dans une plus

large

mesure

concentrations

d’estradiol-17ß.

L’important

métabolisme

premier

passage hépatique donne lieu à des concentrations plasmatiques supraphysiologiques d’estrone

et, chez les patientes qui suivent un traitement prolongé, à l’accumulation d’estrone et de sulfate

d’estrone.

ESTRADOT

MD

Page 25 de 47

Biotransformation/Métabolisme :

métabolisme

concentrations

plasmatiques

d'estradiol-17ß en administration transdermique sont semblables à ceux qu’on observe chez les

femmes avant la ménopause. L'estradiol-17ß est métabolisé principalement dans le foie, d’abord

en estrone, puis en estriol, en épi-estriol et en catéchol-œstrogènes.

Ceux-ci sont ensuite

conjugués en sulfates et en glucuronides, lesquels sont beaucoup moins actifs que l’estradiol-

17ß. Les isoformes CYP1A2 et CYP3A4 du cytochrome P

catalysent l’hydroxylation de

l’estradiol-17ß pour produire l’estriol, dont la glucuronidation est assurée par l’UGT1A1 et

l’UGT2B7 chez l’humain. Les métabolites œstrogéniques sont excrétés par les reins, mais

également soumis à l'action de la circulation entéro-hépatique. La peau ne métabolise l'estradiol-

17ß que dans une faible proportion.

Élimination :

Les valeurs du débit urinaire quotidien des conjugués d’estradiol-17ß étaient de

3 à 10 fois plus élevées que les valeurs initiales, et elles sont revenues plus ou moins à ces

valeurs dans les 2 jours suivant le retrait du timbre. Des études faites sur des applications

multiples ont donné des résultats semblables, le débit urinaire des conjugués d’estradiol-17ß

étant revenu aux valeurs initiales dans les 3 jours suivant le retrait du timbre.

La demi-vie d’élimination plasmatique de l’estradiol-17ß est d’environ 1 heure. En raison de sa

courte demi-vie et de sa clairance rapide, l’estradiol-17ß permet d’interrompre rapidement

l’œstrogénothérapie lorsqu’une administration cyclique s’avère souhaitable. Les métabolites sont

excrétés pour la plupart dans l'urine sous forme de glycuroconjugués et de sulfates.

Populations particulières et états pathologiques

Enfants :

L’emploi d’ESTRADOT n’est pas indiqué chez les enfants.

Personnes âgées (> 65 ans) :

Aucune étude clinique n’a été menée pour évaluer les effets de

l’estradiol chez les femmes âgées de plus de 65 ans.

Sexe :

ESTRADOT ne doit être employé que chez les femmes.

Pharmacologie des œstrogènes

L'estradiol-17ß est la principale hormone œstrogénique sécrétée par les ovaires humains. Parmi

ses nombreux effets, il participe largement au développement et à l'entretien du système

reproducteur et des caractères sexuels secondaires de la femme. L'estradiol stimule la croissance

et le développement du vagin, de l'utérus, des trompes de Fallope et des seins. L'estradiol-17ß

contribue au façonnement du squelette, à l'entretien du tonus et de l'élasticité des structures

génito-urinaires, aux modifications des épiphyses des os longs qui permettent la poussée de

croissance à la puberté et l’arrêt de cette poussée, au développement de la pilosité axillaire et

pubienne et à la pigmentation des mamelons et des organes génitaux. L'estradiol-17ß agit

également sur la libération des gonadotrophines hypophysaires.

Après la ménopause, lorsque les ovaires ont cessé de fonctionner, l'organisme ne produit plus

que de faibles quantités d'estradiol-17ß provenant de l'aromatisation de l'androstènedione en

estrone et, dans une moindre mesure, de la testostérone en estradiol-17ß. L'estrone est ensuite

ESTRADOT

MD

Page 26 de 47

transformée en estradiol-17ß par l'enzyme 17ß-hydroxystéroïde déshydrogénase. Ces enzymes

sont surtout présentes dans les tissus adipeux, hépatique et musculaire.

Chez les femmes non ménopausées, le rapport estradiol-17ß (E

)/estrone (E

) – c’est-à-dire le

rapport E

– dans le plasma est de l'ordre de 0,5 à 2 selon la phase du cycle menstruel. Chez

les femmes ménopausées non traitées, il est inférieur à 0,5.

L'arrêt de la production ovarienne d'estradiol-17ß après la ménopause peut donner lieu aux

phénomènes suivants : instabilité de la régulation thermique se traduisant par des bouffées de

chaleur accompagnées de troubles du sommeil et de sudation excessive; perte accélérée de la

matrice osseuse et de la substance minérale de l'os; modifications du métabolisme des lipides; et

atrophie génito-urinaire à l’origine de la dyspareunie et de l'incontinence urinaire.

Il faut prévenir l’hyperplasie endométriale durant le traitement à long terme chez les femmes

dont l’utérus est intact. Les données publiées suggèrent que l’administration séquentielle d’un

progestatif pendant 12 à 14 jours réduit la fréquence d'hyperplasie de l'endomètre et donc les

saignements irréguliers et le cancer de l’endomètre, comparativement à l'œstrogénothérapie

substitutive administrée seule.

ENTREPOSAGE ET STABILITÉ

Conserver les timbres ESTRADOT à une température variant de 2 à 30

C. Ne pas congeler.

Chaque timbre est scellé individuellement dans une enveloppe. Ne pas sortir le timbre de son

enveloppe

avant

l'utilisation.

fois

timbre

retiré

enveloppe,

l’appliquer

immédiatement. Le timbre doit être appliqué tel quel, en entier (il ne faut pas le couper).

Conserver ESTRADOT hors de la portée et de la vue des enfants et des animaux domestiques

avant l'utilisation et lorsque les timbres usagés sont jetés aux poubelles.

Ne pas appliquer le timbre si l’emballage d’ESTRADOT est endommagé ou semble avoir été

altéré.

INSTRUCTIONS PARTICULIÈRES DE MANIPULATION

Voir la section

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION –

Application du timbre

FORMES POSOLOGIQUES, COMPOSITION ET CONDITIONNEMENT

ESTRADOT est un système thérapeutique transdermique mince, de forme rectangulaire aux

coins arrondis, multicouche et transparent. Il contient de l’estradiol-17ß et se présente sous la

forme d’un timbre adhésif que l’on applique sur une région intacte de la peau.

ESTRADOT

MD

Page 27 de 47

Le timbre cutané ESTRADOT est constitué de 3 couches qui se présentent comme suit à partir

de la surface externe visible :

une pellicule polyoléfinique translucide

une matrice adhésive contenant de l’estradiol, un adhésif acrylique, un adhésif à

base de silicone, de l’alcool oléique, de la povidone et du dipropylèneglycol; et

une pellicule protectrice en polyester qui recouvre la surface adhésive et que l’on

doit enlever avant d’appliquer le timbre sur la peau.

Pellicule

protectrice

Matrice adhésive

Membrane

de support

La substance active contenue dans le timbre est l'estradiol-17ß.

Les timbres contiennent les ingrédients non médicinaux suivants : composés de cellulose, éthanol,

copolymère éthylique d’acétate de vinyle, huile minérale légère, polyester et polyisobutylène.

Le système matriciel permet la libération continue du médicament pendant une période allant

jusqu’à 4 jours. ESTRADOT est offert en 5 concentrations, mais la teneur par unité de surface

est la même (

voir la rubrique

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION).

ESTRADOT (estradiol-17ß) est offert aux concentrations suivantes, chaque emballage contenant

8 timbres.

ESTRADOT 25

ESTRADOT 37,5

ESTRADOT 50

ESTRADOT 75

ESTRADOT 100

Dose nominale

d'estradiol-17ß

libérée in vivo

25 µg/jour

37,5 µg/jour

50 µg/jour

g/jour

100 µg/jour

Contenu total

d'estradiol-17ß

0,390 mg

0,585 mg

0,780 mg

1,17 mg

1,56 mg

Surface de

libération du

médicament

2,5 cm

3,75 cm

5 cm

7,5 cm

10 cm

Forme du timbre

rectangle aux coins

arrondis

rectangle aux coins

arrondis

rectangle aux coins

arrondis

rectangle aux coins

arrondis

rectangle aux coins

arrondis

ESTRADOT

MD

Page 28 de 47

PARTIE II : RENSEIGNEMENTS SCIENTIFIQUES

RENSEIGNEMENTS PHARMACEUTIQUES

Substance pharmaceutique

Nom propre

Estradiol-17β

Nom chimique

Estra-1,3,5 (10)-triène-3, 17ß-diol

Formule moléculaire

Masse moléculaire

290,4 g/mol

Formule développée

Propriétés physicochimiques

L’estradiol est une poudre blanche cristalline pratiquement

insoluble dans l’eau, soluble dans l’alcool (1:28) et

soluble dans l’acétone (1:17).

ESSAIS CLINIQUES

Soulagement des symptômes de la ménopause

Données démographiques et modalités de l’essai

L’efficacité et l’innocuité d’un

autre timbre

matriciel d’estradiol-17ß (VIVELLE) dans le

soulagement des symptômes ménopausiques et postménopausiques ont été étudiées dans le cadre

2 essais

clés

multicentriques

menés

double

insu

contrôlés

placebo.

tout,

356 femmes en bonne santé âgées de 30 à 65 ans (âge moyen de 50,5 ans) présentant des

symptômes

vasomoteurs

ménopause

d’intensité

modérée

grave,

moins

6 bouffées

vasomotrices par jour, des concentrations plasmatiques d’estradiol ≤ 20 picogrammes/mL et des

concentrations

plasmatiques

≥ 50 mU/mL

été

admises

essais.

total,

266 femmes ont été réparties dans l’un des 4 groupes de traitement par les timbres VIVELLE

(37,5, 50, 75 et 100 µg/jour), et 90 ont reçu des timbres placebo. Durant 3 mois (3 cycles), les

timbres ont été appliqués à des endroits nets et non graisseux sur l’abdomen, sous la taille, et

remplacés 2 fois par semaine. Les groupes évaluables étaient composés de 239 patientes traitées

par l’agent actif et de 80 patientes recevant le placebo.

ESTRADOT

MD

Page 29 de 47

Tableau 4 – Résumé des données démographiques des essais cliniques menés sur le

soulagement des symptômes de la ménopause

Résultats d’étude

paramètre

d’efficacité

principal

2 études

était

variation

nombre

bouffées

vasomotrices

cycle

traitement

comparativement

valeurs

départ.

VIVELLE s’est révélé statistiquement et cliniquement supérieur au placebo aux 4 doses étudiées

(Tableau 5).

outre,

VIVELLE

réduit

façon

significative

l’intensité

bouffées

vasomotrices, de la transpiration et de l’insomnie comparativement au placebo.

Tableau 5– Réduction moyenne du nombre de bouffées vasomotrices – Études 1003-A et

1003-B combinées

Traitement

N

Départ

N

3

e

cycle

37,5 µg/jour

10,3

- 7,1*

50 µg/jour

12,5

- 7,6*

75 µg/jour

13,0

- 9,1*

100 µg/jour

11,2

- 9,0*

Placebo

10,8

- 3,0

p

< 0,0001

N

o

de l’essai

Méthodologie

de l’essai

Posologie, voie

d’administration et durée du

traitement

Sujets (n = 356)

Âge

moyen (plage)

Sexe

Études

1003-A et

1003-B

combinées

2 essais clés

multicentriques

menés à double

insu et contrôlés

par placebo

évaluant

l’innocuité et

l’efficacité.

Timbre à 37,5 µg/jour

(n = 79), 2 fois par semaine

pendant 3 mois

Timbre à 50 µg/jour (n = 44),

2 fois par semaine pendant

3 mois

Timbre à 75 µg/jour (n = 40),

2 fois par semaine pendant

3 mois

Timbre à 100 µg/jour (n = 76),

2 fois par semaine pendant

3 mois

ESTRADOT :

266 femmes affectées

au hasard aux timbres

VIVELLE (37,5, 50,

75 ou 100 µg/jour)

30 à 65 ans (âge

moyen : 50,5 ans)

Femmes

Timbre placebo (n = 80),

2 fois par semaine pendant

3 mois

Placebo :

80 femmes affectées

au hasard aux timbres

placebo

ESTRADOT

MD

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Prévention de l’ostéoporose

Données démographiques et modalités de l’essai

L’efficacité

l’innocuité

d'un

autre

timbre

matriciel

d’estradiol-17ß

(VIVELLE)

dans

prévention de l’ostéoporose postménopausique ont été étudiées dans le cadre d’un essai d’une

durée de 2 ans mené à double insu, avec répartition aléatoire et groupes parallèles, et contrôlé par

placebo. En tout, 261 femmes ayant subi une hystérectomie (161) ou non (100), ménopausées

naturellement

chirurgicalement

(ménopause

installée

depuis

moins

5 ans),

présentaient aucun signe d’ostéoporose (densité minérale osseuse lombaire à moins de 2 écarts-

types de la masse osseuse maximale moyenne, c’est-à-dire

0,827 g/cm

) ont été admises à

l’étude; 194 patientes ont été réparties dans l’un des 4 groupes de traitement par VIVELLE (100,

50, 37,5 ou 25 µg/jour) et 67 patientes ont reçu le placebo. Durant 2 ans, les systèmes à l’étude

ont été appliqués sur les fesses ou sur l’abdomen 2 fois par semaine. Les femmes dont l’utérus

était intact ont reçu de l’acétate de médroxyprogestérone par voie orale (à raison de 2,5 mg/jour)

tout au long de l’étude.

La population à l’étude était composée de femmes ménopausées naturellement (82 %) ou

chirurgicalement (18 %), ayant subi une hystérectomie (61 %) ou non (39 %), dont l’âge moyen

était de 52,0 ans (de 27 à 62 ans), et chez qui la ménopause s’était installée depuis en moyenne

31,7 mois (de 2 à 72 mois). Les données recueillies chez 239 (92 %) des patientes admises à

l’étude (178 patientes traitées par le médicament actif et 61 patientes ayant reçu le placebo) ont

été utilisées aux fins de l’analyse du pourcentage de variation de la densité minérale osseuse

(DMO) de la colonne lombaire antépostérieure (AP), le principal paramètre d’efficacité, par

rapport aux valeurs de départ.

Tableau 6 – Résumé

des

données

démographiques

de

l’essai

clinique

mené

sur

la

prévention de l’ostéoporose

N

o

de l’essai

Méthodologie de

l’essai

Posologie, voie

d’administration et

durée du traitement

Sujets

(n = 261)

Âge

moyen

(plage)

Sexe

Essai d’une durée

de 2 ans mené à

double insu, avec

répartition

aléatoire et

groupes

parallèles, et

contrôlé par

placebo.

Timbre à 25 µg/jour,

2 fois par semaine

pendant 2 ans

Timbre à 37,5 µg/jour,

2 fois par semaine

pendant 2 ans

Timbre à 50 µg/jour,

2 fois par semaine

pendant 2 ans

Timbre à 100 µg/jour,

2 fois par semaine

pendant 2 ans

ESTRADOT :

194 femmes

affectées au

hasard à l’un

des 4 timbres

VIVELLE

(100, 50, 37,5

ou 25 µg/jour)

27 à 62 ans

(âge moyen :

52,0 ans)

Femmes

ESTRADOT

MD

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Timbre placebo, 2 fois

par semaine pendant

2 ans

Placebo :

67 femmes

affectées au

hasard aux

timbres

placebo

Résultats d’étude

On a observé une augmentation de la DMO de la colonne lombaire AP dans tous les groupes de

traitement par VIVELLE; à l’opposé, on a constaté une réduction de la DMO de la colonne

lombaire AP chez les patientes ayant reçu le placebo. Toutes les doses de VIVELLE se sont

révélées significativement supérieures au placebo (

p

< 0,05) au moment de chaque évaluation

durant l’étude, à l’exception de VIVELLE à 50 µg/jour après 6 mois de traitement, ce qui

indique une préservation osseuse dans tous les groupes de traitement, contrairement à une perte

osseuse pour le placebo.

L’analyse du pourcentage de variation de la DMO du col fémoral par rapport aux valeurs de

départ a également révélé des résultats semblables; toutes les doses de VIVELLE ont été

significativement supérieures au placebo (

p

< 0,05) après 24 mois de traitement.

L’ostéocalcine

sérique

marqueur

formation

osseuse)

l’excrétion

urinaire

n-télopeptides de collagène de type I à liaisons transversales (un marqueur de la résorption

osseuse) ont été généralement réduites dans les groupes de patientes traitées par le médicament

actif, indiquant une diminution du renouvellement des cellules osseuses. Cela dit, ces différences

n’étaient pas significatives sur le plan statistique.

Étude de bioéquivalence

Une étude comparative croisée, visant à évaluer les paramètres pharmacocinétiques de doses

multiples, menée chez 30 femmes ménopausées en bonne santé, a révélé que les timbres

ESTRADOT

5 cm

(50 µg/jour)

VIVELLE

14,5 cm

(50 µg/jour)

produisaient

concentrations

sériques

d’estradiol

comparables

l’état

d’équilibre.

Chaque

timbre

été

administré durant 4 périodes posologiques de 84 heures chacune, séparées entre elles par une

période placebo de 7 jours. Les analyses statistiques ont également démontré que les paramètres

pharmacocinétiques de l’estradiol des 2 timbres étaient équivalents.

Tableau 7– Paramètres pharmacocinétiques moyens observés pour l’estradiol (E

2

) après

des traitements à l’aide de deux systèmes transdermiques d’estradiol différents (n = 30)

Paramètre

Timbre ESTRADOT 5,0 cm

Moyenne (ET)

Timbre VIVELLE 14,5 cm

Moyenne (ET)

(pg/mL)

56,7 (30,7)

52,7 (20,0)

30,7 (15,6)

22,0 (13,5)

(pg/mL)

28,1 (19,5)

29,4 (12,3)

% de fluctuation

158,0 (190,8)

89,2 (59,4)

0-84

(pg h/mL)

3088 (1721)

2886 (1147)

ESTRADOT

MD

Page 32 de 47

0-96

(pg h/mL)

3268 (1865)

3051 (1191)

0,138 (0,079)

0,132 (0,056)

7,7 (7,1)

6,3 (2,7)

PHARMACOLOGIE DÉTAILLÉE

Voir la section

MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE (Partie I).

TOXICOLOGIE

Données précliniques sur l’innocuité

Le tableau de toxicité de l’estradiol est bien documenté. Chez certaines espèces animales,

l’administration

continue

prolongée

d’œstrogènes

naturels

synthétiques

augmente

fréquence des cancers du sein, de l’utérus, du col utérin, du vagin, des testicules et du foie.

Administré à de faibles doses physiologiques (semblables à celles que procure ESTRADOT),

l’estradiol n’a qu’un potentiel néoplasique négligeable chez les animaux de laboratoire. Dans le

cadre des études menées chez l’animal, la plupart des effets documentés de l’estradiol exogène

ont découlé de l’administration de doses supraphysiologiques et correspondent, de ce fait, à une

réponse pharmacologique exagérée (se traduisant le plus souvent par la formation de tumeurs

dans les tissus ciblés par les œstrogènes). Cependant, l’administration non compensée de doses

physiologiques

d’estradiol

long

terme

peut

provoquer

l’hyperplasie

d’organes

œstrogénodépendants, notamment l’utérus.

Lors d’études de tolérabilité locale menées sur des lapins, on a observé des cas d’irritation

cutanée.

ESTRADOT

MD

Page 33 de 47

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IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

ESTRADOT

MD

Page 38 de 47

PARTIE III : RENSEIGNEMENTS

POUR LA CONSOMMATRICE

Pr

ESTRADOT

MD

25

Pr

ESTRADOT

MD

37.5

Pr

ESTRADOT

MD

50

Pr

ESTRADOT

MD

75

Pr

ESTRADOT

MD

100

estradiol-17β

Le

présent

dépliant

constitue

la

troisième

et

dernière partie d’une « monographie de produit »

publiée à la suite de l’approbation de la vente au

Canada

d’ESTRADOT

MD

et

s’adresse

tout

particulièrement

aux

patientes.

Le

présent

dépliant n’est qu’un résumé et ne donne donc pas

tous

les

renseignements

pertinents

au

sujet

d’ESTRADOT. Pour toute question au sujet de ce

médicament, communiquez avec votre médecin ou

votre pharmacien.

AU SUJET DE CE MÉDICAMENT

Les raisons d’utiliser ce médicament :

ESTRADOT ne doit pas être administré aux femmes

dont l’utérus est intact, à moins qu’il ne soit prescrit

association

avec

dose

appropriée

progestatifs.

Soulagement des symptômes ménopausiques et

postménopausiques,

Prévention de l’ostéoporose dans les états de

carence œstrogénique naturelle ou chirurgicale

(ablation de l’utérus). En outre, ESTRADOT

peut ralentir la progression de la perte du tissu

osseux chez les femmes ménopausées, quand un

diagnostic d’ostéoporose et de fractures

vertébrales a déjà été posé. En ce qui concerne la

prévention de l’ostéoporose, vous devriez

discuter avec votre médecin des autres

traitements qui s’offrent à vous.

Certaines femmes sont plus prédisposées que d'autres

à l'ostéoporose après la ménopause. Si on vous a

prescrit

ESTRADOT

uniquement

dans

prévenir

l’ostéoporose,

vous

devez

discuter

avec

votre

médecin des autres choix de traitement qui

s’offrent à vous. Vous devez également consulter

votre médecin ou votre pharmacien en ce qui a trait à

l’adoption d’un régime alimentaire approprié, à la

prise de suppléments de calcium et de vitamine D, à

l’abandon du tabagisme et à un programme régulier

d'exercices des articulations portantes.

ESTRADOT

doit

être

administré

sous

surveillance

d’un

médecin,

devra

prévoir

suivis

réguliers

effectués

moins

fois

année, afin de déceler tout effet indésirable associé à

la prise du médicament. La première visite de suivi

devrait avoir lieu dans les trois à six mois suivant le

début du traitement. Durant cette visite, le médecin

pourrait vérifier votre tension artérielle et effectuer

un examen des seins, un test de Papanicolaou et un

examen pelvien. Vous devriez également passer une

mammographie avant le début du traitement, et à

intervalles

réguliers

suite,

suivant

recommandations du médecin, qui pourrait aussi vous

recommander des analyses de sang.

Vous devriez discuter avec soin des risques et des

bienfaits du traitement hormonal substitutif (THS)

avec

votre

médecin.

Vous

devriez

également

réévaluer

régulièrement

avec

votre

médecin

nécessité de poursuivre le THS.

Les effets de ce médicament :

Le principal œstrogène produit par les ovaires avant

ménopause

l'estradiol,

c'est

cette

même

hormone

contient

ESTRADOT.

Quand

l’applique sur la peau, le timbre ESTRADOT libère

de façon continue et contrôlée de petites quantités

d'estradiol qui passent à travers la peau pour atteindre

la circulation sanguine. La dose d'hormone qui vous

sera

prescrite

dépendra

besoins.

Votre

médecin pourra ajuster la dose en vous prescrivant un

timbre d’une autre dimension.

libération

l’estradiol

contenu

dans

ESTRADOT permet de soulager les symptômes de la

ménopause et de ralentir la perte osseuse, et peut

prévenir les fractures.

Votre corps produit normalement des œstrogènes et

des progestatifs (hormones femelles) principalement

dans les ovaires. Entre l'âge de 45 et 55 ans, les

ovaires cessent peu à peu de produire des œstrogènes,

ce qui entraîne une diminution du taux d’œstrogènes

dans

l'organisme

donc,

ménopause

naturelle

(c’est-à-dire la fin des règles). Lorsqu'on enlève les

ovaires

intervention

chirurgicale

avant

ménopause

naturelle,

baisse

subite

taux

d'œstrogènes

entraîne

qu’on

appelle

« ménopause chirurgicale ».

ménopause

n'est

maladie;

c'est

phénomène

naturel,

chaque

femme

cette

période

manifestations

façon

différente.

IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

ESTRADOT

MD

Page 39 de 47

Toutes les femmes ne présentent pas des symptômes

évidents de carence en œstrogènes. Lorsque le taux

d'œstrogènes

commence

diminuer,

certaines

femmes

présentent

symptômes

incommodants

tels qu'une sensation de chaleur subite au visage, au

cou et à la poitrine, ou des épisodes subits et intenses

de chaleur et de transpiration (bouffées de chaleur).

La prise d'œstrogènes peut aider le corps à s'adapter à

baisse

taux

d'œstrogènes

réduire

symptômes.

Ostéoporose : Les

hommes

femmes

commencent

s'amincir

après

l'âge

40 ans

environ, mais les femmes subissent une perte osseuse

plus

rapide

après

ménopause.

prise

d'œstrogènes

après

ménopause

ralentit

l'amincissement des os et peut prévenir les fractures.

Les circonstances où il est déconseillé d’utiliser ce

médicament :

Les œstrogènes peuvent causer une aggravation de

certaines affections, et il faut, dans ces cas-là, éviter

d’en prendre.

ESTRADOT ne doit pas être employé dans les cas

ci-dessous :

Si vous êtes enceinte ou si vous croyez l’être -

Comme la grossesse est toujours possible au

début de la ménopause, puisque les règles se

produisent encore spontanément, vous devrez

demander à votre médecin de vous renseigner sur

les contraceptifs non hormonaux à utiliser durant

cette période. Si vous prenez des œstrogènes

pendant la grossesse, le fœtus court un faible

risque de présenter des malformations

congénitales.

Si vous allaitez

- Demandez conseil à votre

médecin ou à votre pharmacien.

Si vous souffrez ou avez déjà souffert d’un

cancer du sein, de l’utérus ou de l’endomètre

(muqueuse de l’utérus), ou de tout autre cancer

sensible aux œstrogènes.

Si vous avez reçu un diagnostic d’hyperplasie de

l’endomètre (croissance excessive de la

muqueuse de l’utérus).

Si vous présentez des modifications inexpliquées

de vos saignements vaginaux.

Si vous souffrez d’une thrombophlébite

évolutive (inflammation des varices).

Si vous êtes actuellement ou avez déjà été aux

prises avec la formation de caillots dans vos

vaisseaux sanguins – Ce trouble peut causer une

inflammation douloureuse des veines

(thrombophlébite) ou le blocage d’un vaisseau

sanguin dans les jambes (thrombose veineuse

profonde), dans les poumons (embolie

pulmonaire) ou dans d’autres organes.

Si vous avez déjà souffert d’une maladie

coronarienne ou subi une crise cardiaque ou un

accident vasculaire cérébral.

Si vous êtes atteinte d’une grave maladie du foie.

Si vous souffrez de migraines.

Si vous avez subi une perte partielle ou totale de

la vision causée par une affection des vaisseaux

sanguins de l’œil.

Si vous souffrez d’un trouble de la pigmentation

du sang appelé

porphyrie

Si vous avez déjà eu une réaction allergique

inhabituelle à l’estradiol ou à l’un des

composants du timbre cutané (

voir L’ingrédient

médicinal est

Les ingrédients non

médicinaux importants sont

Communiquez avec votre médecin si vous avez des

questions ou si vous croyez que l’une des situations

ci-dessus s’applique à vous.

L’ingrédient médicinal est :

Estradiol-17ß

Les ingrédients non médicinaux importants sont :

Composés

cellulose,

éthanol,

copolymère

éthylique d’acétate de vinyle, huile minérale légère,

polyester et polyisobutylène.

Les formes posologiques sont :

ESTRADOT est un timbre appliqué sur la peau offert

en 5 formats, chacun contenant et libérant différentes

quantités d’estradiol, tel qu’on l’indique ci-dessous.

ESTRADOT 25 : timbre de 2,5 cm

contenant

0,39 mg d’estradiol (sous forme d’hémihydrate)

et libérant environ 25 µg d’estradiol par jour

ESTRADOT 37,5 : timbre de 3,75 cm

contenant

0,585 mg d’estradiol (sous forme d’hémihydrate)

et libérant environ 37,5 µg d’estradiol par jour

ESTRADOT 50 : timbre de 5,0 cm

contenant

0,78 mg d’estradiol (sous forme d’hémihydrate)

et libérant environ 50 µg d’estradiol par jour

ESTRADOT 75 : timbre de 7,5 cm

contenant

1,17 mg d’estradiol (sous forme d’hémihydrate)

et libérant environ 75 µg d’estradiol par jour

ESTRADOT 100 : timbre de 10 cm

contenant

1,56 mg d’estradiol (sous forme d’hémihydrate)

et libérant environ 100 µg d’estradiol par jour.

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS

IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

ESTRADOT

MD

Page 40 de 47

Mises en garde et précautions

L’essai de la Women’s Health Initiative (WHI) est

vaste

étude

clinique

comparé,

contre

placebo (comprimé sans ingrédient actif), les risques

et les bienfaits de

l’association œstroprogestative

l’œstrogénothérapie simple

administrées par voie

orale à des femmes postménopausées.

L’essai clinique de la WHI a révélé un risque accru

d’infarctus

myocarde

(crise

cardiaque),

d’accident vasculaire cérébral, de cancer du sein,

d’embolie pulmonaire (formation de caillots de sang

dans

poumons)

thrombose

veineuse

profonde (caillots de sang dans de grosses veines)

chez les femmes postménopausées sous

association

œstroprogestative

par voie orale.

L’essai de la WHI a également révélé un risque

accru d’accident vasculaire cérébral et de thrombose

veineuse

profonde

chez

femmes

postménopausées ayant subi une hystérectomie

(ablation

l’utérus)

traitées

œstrogénothérapie simple

par voie orale.

Vous devez donc tenir compte des facteurs suivants:

prise

combinée

d’œstrogènes

progestatifs augmente le risque de souffrir d’un

cancer

sein

envahissant,

d’une

crise

cardiaque, d’un accident vasculaire cérébral et

de caillots sanguins dans les poumons et les

grosses veines.

L’œstrogénothérapie simple augmente le risque

d’accident vasculaire cérébral et de caillots

sanguins dans les grosses veines.

œstrogènes,

combinés

progestatifs, ne doivent pas être prescrits pour

prévenir

cardiopathies

accidents

vasculaires cérébraux.

œstrogènes,

associés

progestatifs,

doivent

être

prescrits

la

plus

faible dose efficace

et durant

la plus courte

période possible

. Un suivi médical régulier est

conseillé.

Cancer du sein

Les résultats de l’essai clinique de la WHI indiquent

risque

plus

élevé

cancer

sein

chez

femmes

postménopausées

traitées

association

œstroprogestative

que chez les femmes traitées par

placebo.

Les résultats de l’essai clinique de la WHI n’ont

révélé aucune différence quant au risque de cancer du

sein chez les femmes postménopausées ayant subi

hystérectomie,

entre

celles

traitées

œstrogénothérapie simple

et les autres traitées par

placebo.

Les œstrogènes ne doivent pas être prescrits à des

femmes qui ont des antécédents personnels de cancer

du sein.

plus,

femmes

antécédents

familiaux de cancer du sein, ou les femmes ayant

déjà eu des masses au sein, des biopsies mammaires

mammographies

(rayons

seins)

anormales, devraient consulter leur médecin avant de

commencer un THS.

femmes

devraient

subir

mammographie

avant le début du THS, puis à intervalles réguliers

durant le traitement, suivant les recommandations de

leur médecin.

Il est recommandé à toutes les femmes de subir un

examen

régulier

seins

médecin

pratiquer régulièrement l’auto-examen des seins. À

cette fin, il est conseillé de revoir avec son médecin

la technique d’auto-examen des seins.

Hypertrophie de la muqueuse de l’utérus et

cancer de l’utérus

L’

œstrogénothérapie

simple

chez

femmes

postménopausées dont l’utérus est intact augmente le

risque d’hyperplasie endométriale (hypertrophie de la

muqueuse de l’utérus), ce qui accroît le risque de

cancer de l’endomètre (cancer de la muqueuse de

l’utérus).

Si votre utérus est intact, vous devez prendre un

progestatif

(autre

médicament

hormonal)

régulièrement, pendant un certain nombre de jours

par mois, afin de réduire le risque d’hyperplasie de

l’endomètre.

Vous

devriez

discuter

avec

votre

médecin

traitement progestatif et des facteurs de risque de

l’hyperplasie et du carcinome de l’endomètre. Vous

devriez

également

signaler

votre

médecin

tout

saignement vaginal inhabituel ou imprévu.

Les femmes qui ont subi une hystérectomie ne sont

pas à risque de souffrir d’une hyperplasie ou d’un

carcinome de l’endomètre et n’ont donc pas besoin,

en général, d’un traitement progestatif.

IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

ESTRADOT

MD

Page 41 de 47

Cancer des ovaires

Dans le cadre de certaines études, l’administration

d’une

œstrogénothérapie simple

compensée par

des progestatifs

pendant 5 ans ou plus a été associée

à un risque accru de cancer des ovaires.

Cardiopathies et accident vasculaire cérébral

Les résultats de l’essai clinique de la WHI ont révélé

que le risque d’accident vasculaire cérébral et de

coronaropathies

était

plus

élevé

chez

femmes

postménopausées

traitées

association

œstroprogestative

chez

celles

traitées

placebo.

Ces résultats ont également indiqué que le risque

d’accident vasculaire cérébral était plus élevé chez

femmes

postménopausées

ayant

subi

hystérectomie

traitées

œstrogénothérapie

simple

que chez les sujets placebo; aucune différence

n’a toutefois été observée entre les deux groupes,

quant au risque de coronaropathies.

Coagulation anormale

Les résultats de l’essai clinique de la WHI ont révélé

que le risque de formation de caillots sanguins dans

les poumons et les grosses veines était plus élevé

chez

femmes

postménopausées

traitées

association

œstroprogestative

chez

sujets

placebo.

Les résultats de l’essai clinique de la WHI ont révélé

que le risque de formation de caillots sanguins dans

les grosses veines était plus élevé chez les femmes

postménopausées

ayant

subi

hystérectomie

traitées par

œstrogénothérapie simple

que chez les

sujets placebo; aucune différence n’a cependant été

observée,

pour

risque

d’embolie

pulmonaire.

Le risque de caillots sanguins augmente également

avec l’âge, les antécédents personnels ou familiaux

de caillots sanguins, le tabagisme et les surplus de

poids

importants.

risque

augmente

aussi

temporairement

chez

personnes

restent

immobiles durant de longues périodes ou qui ont subi

intervention

chirurgicale

majeure.

recommandé

discuter

avec

médecin

risques de caillots de sang, car ceux-ci peuvent mettre

la vie en danger ou causer de gaves invalidités.

Cholécystopathies

prise

d’œstrogènes

femmes

postménopausées a été associée à un risque accru

decholécystopathies nécessitant une chirurgie.

Démence

Women’s

Health

Initiative

Memory

Study

(WHIMS) est une sous-étude de la WHI, qui a révélé

que le risque de démence (perte de la mémoire et des

fonctions

intellectuelles)

était

plus

élevé

chez

femmes postménopausées de 65 ans et plus traitées

association

œstroprogestative

chez

femmes traitées par placebo.

Chez les femmes postménopausées de 65 ans et plus

ayant

subi

hystérectomie,

WHIMS

n’a

révélé aucune différence quant au risque de démence

entre

femmes

traitées

œstrogénothérapie

simple

et celles recevant le placebo.

Consultez

votre

médecin

ou

votre

pharmacien

AVANT d’utiliser ESTRADOT si vous :

avez déjà présenté une réaction allergique

grave ou une intolérance à d’autres

médicaments ou substances;

avez reçu un diagnostic d’œdème

angioneurotique héréditaire (

œdème

de

Quincke

), ou si vous avez déjà présenté une

enflure soudaine des mains, des pieds, du

visage, des lèvres, des yeux, de la langue, de

la gorge (obstruction des voies respiratoires)

ou du tube digestif;

avez des antécédents personnels de

pathologies mammaires (y compris de

masses) ou des antécédents familiaux de

cancer du sein, ou si vous avez déjà subi une

biopsie mammaire;

avez souffert de saignements vaginaux

inhabituels ou non diagnostiqués;

avez des antécédents de fibromes utérins ou

d’endométriose;

avez des antécédents de maladies du foie, de

tumeurs au foie, d’ictère (jaunissement des

yeux ou de la peau) ou de démangeaisons

reliées à la prise d’œstrogènes ou à une

grossesse;

avez des antécédents de migraines;

avez des antécédents d’hypertension (

haute

pression

avez des antécédents personnels ou

familiaux de caillots sanguins ou des

antécédents personnels de cardiopathies ou

d’accident vasculaire cérébral;

souffrez d’une phlébite (inflammation des

IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

ESTRADOT

MD

Page 42 de 47

varices);

avez des antécédents de maladie du rein ou

d’asthme;

avez des antécédents de maladie osseuse

(incluant certains troubles métaboliques ou

cancers pouvant avoir une incidence sur les

taux sanguins de calcium et de phosphore);

souffrez de diabète;

avez reçu un diagnostic de porphyrie

(maladie des pigments du sang);

avez reçu un diagnostic de lupus;

êtes atteinte d’une maladie de la vésicule

biliaire;

souffrez de dépression;

avez reçu un diagnostic de perte de l’ouïe

due à l’otospongiose;

avez des antécédents d’épilepsie

(convulsions) ou d’autres troubles

neurologiques;

avez des antécédents de taux élevés de

cholestérol ou de triglycérides;

êtes enceinte ou croyez l’être;

allaitez;

avez subi une hystérectomie (ablation de

l’utérus);

fumez;

devez subir une intervention chirurgicale ou

être alitée durant une longue période;

avez subi plusieurs fausses couches;

souffrez d’hypothyroïdie, c.-à-d. que votre

glande thyroïde ne produit pas assez

d’hormone thyroïdienne, contre laquelle

vous recevez un THS.

Si vous avez des questions, adressez-vous à votre

médecin ou à votre pharmacien.

Mentionnez à votre médecin ou pharmacien tous

les autres médicaments que vous prenez ou avez

pris

récemment,

qu’il

s’agisse

de

médicaments

prescrits ou en vente libre, de vitamines ou de

produits à base d’herbes médicinales.

Cette

consigne

s’applique

particulièrement

produits

suivants :

anxiolytiques

(p. ex.,

barbituriques, méprobamate), antiépileptiques (p. ex.,

phénobarbital,

phénytoïne

carbamazépine),

phénylbutazone

anti-inflammatoire),

antibiotiques

autres

anti-infectieux

(p. ex.,

rifampine,

kétoconazole,

érythromycine,

rifabutine,

névirapine, éfavirenz) et produits à base de plantes

médicinales (p. ex., millepertuis).

Voici

liste

interactions

médicamenteuses

associées aux produits contenant de l’éthinylestradiol

(particulièrement des contraceptifs oraux) qui ont été

signalées dans la littérature en général. On ne sait pas

si de telles interactions peuvent être attribuables à

l’administration de médicaments contenant d’autres

types

d’œstrogènes

(comme

THS) :

acétaminophène,

vitamine C,

association

d’aminoglutéthimide

d’acétate

médroxyprogestérone

(MPA),

atorvastatine,

acide

clofibrique,

cyclosporine,

morphine,

prednisolone,

acide

salicylique,

témazépam,

théophylline

troglitazone.

L’action de ces médicaments peut être affectée par

ESTRADOT

l’inverse,

médicaments

peuvent

nuire

l’efficacité

d’ESTRADOT.

Votre

médecin

pourrait

devoir

adapter

dose

votre

traitement.

Dose habituelle :

Suivez à la lettre les directives que vous avez reçues

votre

médecin

votre

pharmacien.

Votre

médecin vous dira quand il faut commencer à utiliser

ESTRADOT. Ce médicament doit être pris de façon

continue,

c'est-à-dire

vous

devrez

porter

timbre

permanence.

timbres

cutanés

ESTRADOT

doivent

être

appliqués

2 fois

semaine, les mêmes jours de la semaine. Il faut porter

chaque timbre continuellement pendant 3 ou 4 jours.

Chaque

boîte

contient

8 timbres

ESTRADOT.

vous suivez un traitement œstrogénique de moins de

28 jours (traitement cyclique), il vous restera 1 ou

2 timbres que vous pourrez utiliser le mois suivant.

Il est important d’employer le médicament tel qu’il

vous a été prescrit par le médecin. Ne cessez pas ou

ne modifiez pas le traitement sans avoir consulté

votre médecin au préalable.

Mode

d'application

d’ESTRADOT

et

choix

du

point d'application

Il est recommandé de changer de point d'application

chaque fois, mais de toujours appliquer le timbre sur

la même partie du corps (par exemple, si le timbre est

appliqué sur les fesses, alternez entre la fesse droite

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

UTILISATION APPROPRIÉE DE CE

MÉDICAMENT

IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

ESTRADOT

MD

Page 43 de 47

et la fesse gauche, 2 fois par semaine ou plus souvent

si vous constatez une rougeur sous le timbre).

Le timbre doit être appliqué tel quel, en entier (il ne

faut pas le couper).

1. Préparation de la peau

Pour que le timbre colle bien, la peau doit être propre

et sèche, et ne pas être enduite de crème, de lotion ou

d'huile. Si vous le désirez, vous pourrez utiliser une

lotion pour le corps seulement après avoir appliqué le

timbre. La peau ne doit pas non plus être irritée ou

éraflée, car cela pourrait modifier la dose d'hormone

libérée dans le corps. Le contact avec l'eau (bain,

piscine ou douche) n'aura pas d’effet sur le timbre,

mais il faut éviter l’exposition à l'eau très chaude ou à

vapeur,

pourraient

faire

décoller

voir

Conseils utiles

2. Points d'application des timbres ESTRADOT

Les fesses sont l'endroit préféré pour appliquer les

timbres, mais on peut les appliquer ailleurs : côtés,

hanches, bas du dos ou bas de l'abdomen (voir la

Figure 1). Changez de point d'application chaque fois

que vous changez de timbre. Le timbre peut être

appliqué plusieurs fois au même endroit, mais

pas

2 fois de suite

Figure 1

Évitez d’appliquer le timbre là où le frottement des

vêtements pourrait le faire décoller ou à des endroits

où la peau est velue ou plissée. Évitez également de

l'appliquer sur une surface exposée au soleil, car cela

pourrait nuire à son mode d'action.

LES TIMBRES ESTRADOT NE DOIVENT PAS

ÊTRE APPLIQUÉS SUR LES SEINS,

car cela

pourrait

provoquer

effets

indésirables

malaises.

3. Sortez le timbre de son enveloppe

Chaque

timbre

ESTRADOT

scellé

individuellement

dans

enveloppe

protectrice.

Déchirez

l'enveloppe

l'endroit

marqué

encoche et retirez-en le timbre (voir la Figure 2).

N’utilisez pas de ciseaux, car vous pourriez couper et

abîmer le timbre par accident. Il se peut que le timbre

contienne ou non des bulles, mais cela est normal.

4. Enlevez la pellicule protectrice

Assurez-vous d’avoir enlevé l’ancien timbre avant

d’en appliquer un nouveau.

L'un des côtés du timbre est enduit de l’adhésif qui

sera

contact

avec

peau.

Cette

substance

adhésive

recouverte

d'une

pellicule

protectrice

qu’il faut retirer avant d’appliquer le timbre.

Pour séparer le timbre de la pellicule protectrice,

tenez le timbre entre le pouce (que vous placez sur le

film lisse) et les autres doigts, comme l'indique la

Figure 3 ci-dessous. Appuyez le pouce contre les

autres doigts comme pour les faire claquer lentement.

Figure 3

IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

ESTRADOT

MD

Page 44 de 47

utilisant

deuxième

moitié

pellicule

protectrice pour tenir le timbre, appliquez le côté

adhésif du timbre sur la peau sèche et intacte, à

l’endroit choisi sur l’abdomen ou les fesses. Pressez

et lissez la surface adhésive du timbre sur la peau.

Tirez

bord

deuxième

moitié

pellicule protectrice en la rabattant sur la peau (voir

la Figure 4). Évitez de toucher la surface adhésive.

Figure 4

Ne vous inquiétez pas si le timbre se replie un peu,

vous

pourrez

l'aplatir

fois

pellicule

protectrice retirée. Appliquez le timbre dès qu’il a été

sorti de son enveloppe et que la pellicule protectrice a

été détachée.

5. Comment appliquer les timbres ESTRADOT

Appliquez le côté collant du timbre à l'endroit que

vous avez choisi. Appuyez fermement avec la paume

de la main pendant environ 10 secondes. Vérifiez si

le timbre colle bien à la peau en passant un doigt sur

les bords.

6. Quand et comment changer le timbre

timbres

ESTRADOT

doivent

être

remplacés

2 fois par semaine, toujours les mêmes jours. Si vous

oubliez de changer le vôtre le jour prévu, il n'y a pas

de quoi s'alarmer. Changez-le dès que possible et

continuez

à suivre votre calendrier habituel.

Après avoir retiré le timbre usagé, pliez-le en deux de

manière que le côté collant soit à l'intérieur.

Ensuite,

jetez-le dans un endroit hors de la

portée des

enfants ou des animaux domestiques

Toute trace de substance adhésive sur la peau devrait

s'enlever

facilement

frottant.

Vous

pouvez

également employer de l’huile minérale, de l’huile

pour bébé ou de l’alcool à friction pour enlever les

résidus de substance adhésive. Appliquez ensuite un

nouveau timbre ESTRADOT à un autre endroit où la

peau est propre et sèche.

Conseils utiles

Que faire si le timbre se décolle

Si le timbre se décolle de lui-même lorsque vous

prenez un bain très chaud ou une douche, appliquez-

le à nouveau (à un autre endroit) quand vous serez

bien séchée, en ayant soin de secouer le timbre pour

bien

égoutter

l'eau.

Assurez-vous

choisir

endroit propre et exempt d’huile ou de lotion. Si le

timbre

colle

plus

suffisamment,

utilisez

nouveau

timbre. Dans les deux cas, peu importe le

jour auquel survient l’incident, continuez à suivre le

calendrier de traitement habituel.

Si vous aimez les bains chauds, le sauna ou les bains

tourbillon et remarquez que votre timbre ne résiste

pas à l'eau chaude, vous pourrez envisager de le

retirer

temporairement

. Si vous retirez votre timbre

au moment du bain, replacez la partie collante sur la

pellicule protectrice que vous avez ôtée au moment

de l'application. Vous pouvez aussi utiliser du papier

ciré au lieu de cette pellicule. De cette manière, vous

éviterez que le médicament ne s’évapore lorsque le

timbre n’est plus en contact avec la peau.

Outre l'exposition à l'eau très chaude, le timbre peut

se décoller pour d’autres raisons. Si vous constatez

exemple

timbres

détachent

régulièrement, cela pourrait être dû à l’une des causes

suivantes :

utilisation d'une huile de bain

utilisation de savons riches en crème; ou

utilisation de lotions hydratantes avant

l'application du timbre.

Vous pourrez améliorer l'adhérence de votre timbre

en évitant d'utiliser ces produits et en nettoyant le

point d'application avec de l'alcool à friction avant

d'appliquer le timbre.

Que faire si vous constatez une rougeur ou une

irritation de la peau en dessous ou autour du

timbre

Comme

tout

autre

produit

recouvre

peau

pendant un certain temps (comme les pansements,

par exemple), le timbre ESTRADOT peut causer une

irritation de la peau chez certaines femmes, qui varie

selon la sensibilité de chacune.

IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

ESTRADOT

MD

Page 45 de 47

Cette irritation de la peau ne cause habituellement

aucun problème de santé. Toutefois, vous pourrez

diminuer ce risque en suivant ces quelques conseils :

Choisissez les fesses comme point

d'application

Changez de point d'application chaque fois

que vous utilisez un nouveau timbre

ESTRADOT, soit habituellement 2 fois par

semaine.

L'expérience acquise au

moyen d’un autre timbre

matriciel

(VIVELLE

démontré

vous

exposez

timbre

l'air

libre

pendant

environ

10 secondes après avoir retiré le film protecteur, cela

peut permettre d'éviter les rougeurs de la peau.

rougeur

et/ou

démangeaison

persistent,

consultez le médecin.

Surdose :

vous

prenez

quantité

médicament

supérieure à celle qui vous a été prescrite, retirez le

timbre et appelez immédiatement votre médecin ou

un hôpital, ou rendez-vous au service des urgences ou

communiquez

avec

centre

antipoison

votre

région.

Dose oubliée :

Si vous oubliez d’appliquer un timbre cutané, faites-

le dès que vous constatez votre oubli, peu importe le

jour de la semaine, puis appliquez un nouveau timbre

selon le calendrier de traitement habituel.

PROCÉDURES À SUIVRE EN CE QUI

CONCERNE LES EFFETS SECONDAIRES

Tous

médicaments

peuvent

causer

effets

secondaires, qui peuvent être parfois graves, bien

qu’ils ne le soient pas dans la majorité des cas.

Consultez le médecin dès que possible si vous notez

l'une ou l'autre des manifestations suivantes :

Les effets secondaires les plus fréquents (≥ 1 %) sont

les suivants : enflure des jambes, des chevilles, des

doigts ou de l’abdomen causée par la rétention d’eau

(œdème), modification du poids, saignotements ou

saignements

vaginaux

modification

pertes

vaginales,

maux

tête,

dépression,

migraines,

étourdissements,

nausées,

douleur

enflure

abdominale, sensibilité mammaire et augmentation

du volume des seins, irritation cutanée persistante ou

grave,

démangeaison

sous

timbre,

rougeur

éruption cutanée après le retrait du timbre (les signes

d’une

réaction

point

d’application

comprennent : saignement, bleu, sensation de brûlure,

inconfort,

sécheresse,

clou,

œdème,

érythème,

inflammation, irritation, douleur, minuscules bosses

dures sur la peau, éruption cutanée, décoloration ou

pigmentation

peau,

enflure,

urticaire

ampoules).

réactions

suivantes

sont

moins

fréquentes (< 1 %) :

modification

désir

sexuel

(libido),

chute

cheveux,

hirsutisme

(pilosité

excessive), vomissements, bosse ou masse dans un

sein (signe possible d’un cancer du sein), fibromes

(tumeurs bénignes dans l’utérus), candidose vaginale

(infection

vaginale

causée

champignons

provoquant d’intenses démangeaisons et des pertes

vaginales).

ignore

fréquence

effets

secondaires

suivants : prédisposition

ecchymoses

(bleus),

saignements de nez excessifs, apparition de taches

sombres sur la peau, particulièrement sur le visage ou

l’abdomen (chloasma), taches mauves sur la peau,

acné, déclin de la mémoire ou des facultés mentales,

sautes

d’humeur

brusques,

inconfort

port

verres de contact, sécheresse des yeux, maladie de la

vésicule biliaire (tendance à la formation de pierres),

nervosité,

douleur

dans

extrémités,

signes ou symptômes de la formation d’un caillot

sanguin (douleur dans les mollets, les cuisses ou la

poitrine, difficulté soudaine à respirer, toux sanglante

ou étourdissements), hausse de la tension artérielle,

jaunissement des yeux ou de la peau, diarrhée, signes

d’une

réaction

allergique

(difficulté

soudaine

respirer, serrement

dans la poitrine, éruption cutanée

démangeaisons

généralisées),

mouvements

involontaires et irréguliers (chorée), inflammation de

peau

éruption

cutanée

(bosses

rouges

douloureuses,

douleur

dans

muscles

articulations, enflure, formation de cloches sur les

lèvres et les yeux, desquamation) douleur aux seins,

saignements

vaginaux

irréguliers

abondants

saignotements continus (signe possible d’hyperplasie

endométriale),

crampes

menstruelles,

écoulement

mammaire,

bosse

dans

sein

(non

cancéreuse),

urticaire, aggravation de la porphyrie (affection du

foie) et varices.

IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

ESTRADOT

MD

Page 46 de 47

EFFETS SECONDAIRES GRAVES :

FRÉQUENCE ET PROCÉDURES À SUIVRE

Fréquence

Symptôme /

effet

Consulter votre

médecin ou votre

pharmacien

Cesser de

prendre le

médica-

ment et

téléphonez

à votre

médecin ou

à votre

pharma-

cien

Seulement

pour les

effets

secondaires

graves

Dans

tous

les

cas

Courant

Douleurs

abdominales

et nausées

Migraine

Humeur triste

persistante

(dépression)

Rare

Masses

mammaires

Douleur

thoracique

constrictive ou

lourdeur dans

la poitrine

Douleur ou

enflure dans

les jambes

Douleur vive

dans la

poitrine,

expectorations

sanglantes ou

essoufflement

soudain

Perte soudaine,

partielle ou

complète, de la

Maux de tête

intenses et

soudains ou

aggravation de

maux de tête,

vomissements,

étourdisse-

ments, perte de

conscience,

troubles de la

vue ou de la

parole,

faiblesse ou

engourdisse-

ment dans un

bras ou une

jambe

EFFETS SECONDAIRES GRAVES :

FRÉQUENCE ET PROCÉDURES À SUIVRE

Fréquence

Symptôme /

effet

Consulter votre

médecin ou votre

pharmacien

Cesser de

prendre le

médica-

ment et

téléphonez

à votre

médecin ou

à votre

pharma-

cien

Seulement

pour les

effets

secondaires

graves

Dans

tous

les

cas

Saignements

vaginaux

imprévus

Jaunissement

de la peau ou

des yeux

(ictère)

Signes

possibles d’une

réaction

allergique :

éruption

cutanée,

démangeaisons

, urticaire,

essoufflement

ou difficulté à

respirer,

respiration

sifflante ou

toux, vertiges,

étourdissement

s, altération du

niveau de

conscience et

hypotension,

avec ou sans

démangeaisons

légères

généralisées,

rougeur de la

peau et enflure

du visage, de la

gorge, des

lèvres, de la

peau et du

contour des

yeux

Hausse de la

pression

artérielle

Cette liste d’effets indésirables n’est pas exhaustive.

Si vous ressentez quelque effet inattendu durant la

prise

d’ESTRADOT,

communiquez

avec

votre

médecin ou votre pharmacien.

IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

ESTRADOT

MD

Page 47 de 47

COMMENT CONSERVER LE MÉDICAMENT

ESTRADOT doit être conservé entre 2 et 30 °C, à

l’abri du gel. Conservez le timbre dans son enveloppe

d’origine.

Les timbres ESTRADOT doivent être gardés hors de

la portée et de la vue des enfants et des animaux

domestiques avant l'utilisation et lorsque les timbres

usagés sont jetés aux poubelles.

N’employez

ESTRADOT

après

date

péremption imprimée sur l’emballage.

N’employez

ESTRADOT

l’emballage

endommagé ou semble avoir été altéré.

DÉCLARATION DES EFFETS INDÉSIRABLES

SOUPÇONNÉS

Vous pouvez déclarer les effets indésirables

soupçonnés associés à l’utilisation des produits de

santé au Programme Canada Vigilance de l’une des 3

façons suivantes :

-------------------------------------------------------

En ligne à www.santecanada.gc.ca/medeffet

Par téléphone, en composant le numéro sans frais

1-866-234-2345;

En remplissant un formulaire de déclaration de

Canada Vigilance et en le faisant parvenir

- par télécopieur, au numéro sans frais 1-866-

678-6789

- par la poste au : Programme Canada Vigilance

Santé Canada

Indice postal 0701D

Ottawa (Ontario)

K1A 0K9

Les étiquettes préaffranchies, le formulaire de

déclaration de Canada Vigilance ainsi que les

lignes directrices concernant la déclaration

d’effets indésirables sont disponibles sur le site

Web de MedEffet

Canada à

www.santecanada.gc.ca/medeffet.

REMARQUE : Pour obtenir des renseignements

relatifs à la prise en charge des effets secondaires,

veuillez communiquer avec votre professionnel de la

santé. Le Programme Canada Vigilance ne fournit

pas de conseils médicaux.

Veuillez

consulter

votre

médecin

votre

pharmacien

vous

avez

questions

inquiétudes concernant votre état de santé.

POUR DE PLUS AMPLES

RENSEIGNEMENTS

peut

trouver

document

monographie

complète du produit, rédigés pour les professionnels

de la santé, à l’adresse suivante : www.novartis.ca ou

communiquant

avec

promoteur,

Novartis

Pharma Canada inc., au 1-800-363-8883.

Novartis Pharma Canada inc. a rédigé ce dépliant.

Dernière révision : 18 août 2017

Novartis

Pharma Canada inc.

385 Boul. Bouchard

Dorval, Québec H9S 1A9

ESTRADOT est une marque déposée.

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