ESCITALOPRAM Comprimé

Canada - français - Health Canada

Achète-le

Ingrédients actifs:
Escitalopram (Oxalate d'escitalopram)
Disponible depuis:
SIVEM PHARMACEUTICALS ULC
Code ATC:
N06AB10
DCI (Dénomination commune internationale):
ESCITALOPRAM
Dosage:
20MG
forme pharmaceutique:
Comprimé
Composition:
Escitalopram (Oxalate d'escitalopram) 20MG
Mode d'administration:
Orale
Unités en paquet:
30/100
Type d'ordonnance:
Prescription
Domaine thérapeutique:
SELECTIVE-SEROTONIN REUPTAKE INHIBITORS
Descriptif du produit:
Numéro de groupe d'ingrédients actifs (GIA) :0150435004; AHFS: 28:16.04.20
Statut de autorisation:
APPROUVÉ
Numéro d'autorisation:
02429047
Date de l'autorisation:
2014-09-10

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MONOGRAPHIE DE PRODUIT

Pr

ESCITALOPRAM

Escitalopram sous forme de comprimés d'oxalate d'escitalopram

10 mg et 20 mg

Norme maison

Antidépresseur / Antiobsessionnel

Sivem Produits Pharmaceutiques ULC

4705 rue Dobrin

Saint-Laurent, Québec, Canada

H4R 2P7

www.sivem.ca

Date de préparation :

Le 16 mai 2018

N

o

de contrôle de la présentation : 214645

Monographie de produit ESCITALOPRAM

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Table des matières

PARTIE I : RENSEIGNEMENTS POUR LE PROFESSIONNEL DE LA SANTÉ .............. 3

RENSEIGNEMENTS SOMMAIRES SUR LE PRODUIT................................................ 3

INDICATIONS ET UTILISATION CLINIQUE ............................................................... 3

CONTRE-INDICATIONS .................................................................................................. 4

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS .......................................................................... 5

EFFETS INDÉSIRABLES ............................................................................................... 13

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES...................................................................... 28

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION ........................................................................... 36

SURDOSAGE ................................................................................................................... 38

MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE .............................................. 39

ENTREPOSAGE ET STABILITÉ ................................................................................... 41

FORMES POSOLOGIQUES, COMPOSITION ET CONDITIONNEMENT ................. 42

PARTIE II : RENSEIGNEMENTS SCIENTIFIQUES ......................................................... 43

RENSEIGNEMENTS PHARMACEUTIQUES ............................................................... 43

ESSAIS CLINIQUES ....................................................................................................... 44

PHARMACOLOGIE DÉTAILLÉE ................................................................................. 47

TOXICOLOGIE ..................................................................................................................... 53

RÉFÉRENCES .................................................................................................................. 58

PARTIE III : RENSEIGNEMENTS POUR LE CONSOMMATEUR .................................. 61

Monographie de produit ESCITALOPRAM

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Pr

ESCITALOPRAM

Comprimés d’escitalopram sous forme d'oxalate d'escitalopram

10 mg et 20 mg

Norme maison

PARTIE I : RENSEIGNEMENTS POUR LE PROFESSIONNEL DE LA SANTÉ

RENSEIGNEMENTS SOMMAIRES SUR LE PRODUIT

INDICATIONS ET UTILISATION CLINIQUE

Adultes

ESCITALOPRAM (oxalate d'escitalopram) est indiqué pour le traitement symptomatique

du trouble dépressif majeur (TDM).

L'efficacité

d’oxalate

d'escitalopram

pour

maintenir

réponse

antidépressive

été

démontrée lors d'une étude comparative avec placebo chez des patients souffrant du

trouble dépressif majeur qui avaient répondu à un traitement par l’oxalate d'escitalopram à

court

terme de 8 semaines et que l’on a ensuite suivis pendant une période allant jusqu'à 36

semaines afin d'observer les rechutes (voir

ESSAIS CLINIQUES

ESCITALOPRAM

indiqué

pour

traitement

symptomatique

trouble

obsessionnel-compulsif

(TOC).

obsessions

compulsions

doivent

être

ressenties comme étant dérangeantes,

être une source de grande détresse, entraîner une

Voie d’administration

Forme posologique et

concentration

Ingrédients non médicinaux

Orale

Comprimés à 10 mg et 20 mg

Cellulose microcristalline

silicifiée, croscarmellose

sodique, hydroxytoluène

butylé, hydroxyanisole butylé,

cellulose microcristalline,

silice, hypromellose, macrogol

400, dioxyde de titane,

stéarate de magnésium, talc.

Monographie de produit ESCITALOPRAM

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perte

temps

considérable

nuire

considérablement

sociale

fonctionnement professionnel du sujet.

L'efficacité de oxalate d'escitalopram pour maintenir la réponse antiobsessionnelle

pendant

période

atteignant

mois

chez

patients

souffrant

trouble

obsessionnel-compulsif a été démontrée lors d'une étude comparative avec placebo à

long

terme

réalisée

chez

patients

avaient

d'abord

répondu

oxalate

d'escitalopram pendant une phase ouverte de 16 semaines (voir

ESSAIS CLINIQUES

médecin

opte

pour

traitement

prolongé

ESCITALOPRAM

doit

périodiquement réévaluer

l'utilité de ce traitement chez son patient.

Gériatrie (≥ 65 ans) :

Au sein de la population âgée, on recommande des doses plus faibles et une dose maximale plus

faible (voir

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION, Gériatrie

MISES EN GARDE ET

PRÉCAUTIONS, Populations particulières, Gériatrie)

Pédiatrie (< 18 ans) :

ESCITALOPRAM n’est pas indiqué chez les patients de moins de 18 ans (voir

MISES EN

GARDE ET

PRÉCAUTIONS, Généralités, Risque de changements comportementaux et

émotifs, voire

d’automutilation

CONTRE-INDICATIONS

ESCITALOPRAM

contre-indiqué

présence

d'une

hypersensibilité

connue

l'escitalopram ou

à tout autre excipient du médicament. Pour obtenir une liste complète,

veuillez consulter

la section Formes posologiques, composition et conditionnement de la

monographie.

ESCITALOPRAM est contre-indiqué en présence d’un allongement connu de l’intervalle

d’un

syndrome

long

congénital

(voir

également

Mises

garde

précautions, Effets

indésirables/Effets

indésirables

observés après la

commercialisation

/Troubles

cardiaques, Interactions médicamenteuses/Allongement de l'intervalle QT).

INHIBITEURS DE LA MONOAMINE OXYDASE

réactions

graves

été

signalées

chez

patients

recevaient

inhibiteur

sélectif

recaptage

sérotonine

(ISRS)

association

avec

inhibiteur

monoamine oxydase (IMAO) ou le moclobémide, IMAO réversible, ainsi que chez des

patients qui venaient de mettre fin à leur traitement par un ISRS et qui commençaient un

traitement

IMAO

(voir

INTERACTIONS

MÉDICAMENTEUSES

L'administration concomitante d'un ISRS et d'un IMAO a entraîné des réactions graves,

parfois mortelles, dont l'hyperthermie, la rigidité, les myoclonies, une instabilité du

système

autonome avec risque de fluctuations des signes vitaux, des altérations de l'état

mental

comme

agitation

extrême

évoluant

vers

delirium

coma.

Certains

Monographie de produit ESCITALOPRAM

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caractérisaient par des signes évocateurs du syndrome sérotoninergique.

ESCITALOPRAM ne doit donc pas être administré en concomitance avec un IMAO ni

dans

les 14 jours suivant l'arrêt d'un traitement par un IMAO (y compris le linézolide,

antibiotique inhibant la monoamine oxydase de manière non sélective et réversible, ainsi

que le bleu de méthylène, un IMAO). De même, au moins 14 jours doivent s'écouler

après l'arrêt du

traitement par ESCITALOPRAM avant qu'un traitement par un

IMAO

ne soit

amorcé.

PIMOZIDE

ESCITALOPRAM

doit

être

administré

concomitance

avec

pimozide,

antipsychotique,

résultats

d'une

étude

comparative

citalopram

(racémate)

indiquent que l'usage concomitant des deux médicaments est associé à un risque accru

d'allongement

l'intervalle

rapport

pimozide

administré

seul.

Cette

interaction

pharmacodynamique

apparente

survenue

l'absence

d'une

interaction

pharmacocinétique

cliniquement

significative;

ignore

mécanisme

cause

(voir

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

MISES EN GARDE ET

PRÉCAUTIONS GÉNÉRALITÉS

RISQUE DE CHANGEMENTS COMPORTEMENTAUX ET ÉMOTIFS, VOIRE

D'AUTOMUTILATION

Enfants et adolescents : Données tirées d'essais cliniques comparatifs avec placebo

Des analyses récentes de bases de données d'essais cliniques sur l'innocuité des ISRS

et

des

autres

antidépresseurs

de

nouvelle

génération

laissent

supposer

que

l'utilisation de

ces

médicaments

chez

des

patients

de

moins

de

18

ans

pourrait

être

associée

à

des

changements comportementaux et émotifs et peut-être même

comporter un risque accru

d'idées et de comportements suicidaires par rapport à un

placebo.

Le

petit

nombre

de

patients

dans

les

bases

de

données

d'essais

cliniques

et

la

variabilité

des taux enregistrés dans les groupes placebo ne permettent pas de tirer

des conclusions

fiables quant à l'innocuité relative de ces médicaments.

Adultes, enfants et adolescents : Données supplémentaires

Lors d'essais cliniques et de programmes de pharmacovigilance sur les ISRS et

les

autres

antidépresseurs

de

nouvelle

génération

lesquels

essais

ou

programmes

englobaient à la fois des enfants, des adolescents et des adultes – on a

signalé

des

effets

indésirables

graves

de

type

agitation

couplés

à

des

actes

d’automutilation

ou

à

des

comportements agressifs à l'égard d'autrui. Ces effets

indésirables

de

type

agitation

sont

les

suivants :

akathisie,

agitation,

labilité

Monographie de produit ESCITALOPRAM

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émotionnelle, hostilité, agressivité,

dépersonnalisation. Dans certains cas, ces effets

indésirables sont apparus plusieurs

semaines après le début du traitement.

Il est conseillé de suivre rigoureusement l'état clinique du patient, peu importe son

âge,

afin

de

déceler

les

idées

suicidaires

ou

tout

autre

indice

du

risque

de

comportement

suicidaire.

Cette

surveillance

inclut

les

changements

comportementaux et émotifs de

type agitation.

La

FDA

a

publié

une

méta-analyse

d’essais

cliniques

avec

placebo

sur

l’emploi

d’antidépresseurs chez des adultes de 18 à 24 ans atteints de troubles psychiatriques selon

laquelle les antidépresseurs augmentent le risque de comportement suicidaire par rapport

au placebo.

Symptômes de retrait

On NE doit PAS mettre fin abruptement au traitement par ESCITALOPRAM en raison du

risque de

symptômes de retrait. Lorsque le médecin décide d'arrêter un traitement par

un ISRS ou

un autre antidépresseur de nouvelle génération, on recommande une baisse

graduelle de la dose par opposition à un arrêt soudain.

ARRÊT DU TRAITEMENT PAR ESCITALOPRAM

L'arrêt

traitement

exige

surveillance

symptômes

parfois

associés

retrait

médicament (par exemple, étourdissements, rêves inhabituels, troubles sensoriels [entre autres,

paresthésies et sensation de chocs électriques], agitation, anxiété, indifférence émotionnelle,

difficulté

concentration,

céphalées,

migraines,

tremblements,

nausées,

vomissements

sudation) ou de tout autre symptôme qui pourrait être cliniquement important (voir

EFFETS

INDÉSIRABLES

). Dans la mesure du possible, on doit réduire la dose graduellement sur une

période de plusieurs semaines plutôt que d'arrêter le traitement brusquement. Si le patient

manifeste des symptômes qu'il juge intolérables après une diminution de la dose ou l'arrêt du

traitement, l'ajustement posologique doit tenir compte de sa réponse clinique (voir

EFFETS

INDÉSIRABLES

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION

TRAITEMENT PAR L’OXALATE D'ESCITALOPRAM PENDANT LA GROSSESSE -

EFFETS SUR LES NOUVEAU-NÉS

Lors d'études sur la reproduction chez l'animal, on a constaté qu'à des doses supérieures aux

doses

thérapeutiques

chez

l'être

humain,

l'escitalopram

avait

effets

délétères

développement

embryonnaire,

fœtal

et postnatal (voir

TOXICOLOGIE, Toxicité pour la

reproduction

). Comme on n'a pas mené d'études en bonne et due forme chez la femme enceinte,

on ne devrait prescrire de ESCITALOPRAM pendant la grossesse que si les bienfaits éventuels

du traitement

pour la patiente l'emportent sur les risques pour le fœtus.

Des cas rapportés dans le cadre du programme de pharmacovigilance indiquent que quelques

nouveau-nés exposés

un ISRS

comme l’ oxalate d'escitalopram et

d'autres

antidépresseurs

vers

troisième trimestre ont eu des complications nécessitant une hospitalisation

prolongée, un soutien

respiratoire et une alimentation par gavage. Ces complications peuvent

survenir dès

l'accouchement. Lorsqu'il administre de l’oxalate d'escitalopram à une patiente

Monographie de produit ESCITALOPRAM

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enceinte pendant le troisième

trimestre, le médecin doit soupeser soigneusement les risques

éventuels en regard des bienfaits

éventuels

traitement

(voir

MISES

EN

GARDE

ET

PRÉCAUTIONS

Populations

particulières, Femmes enceintes et femmes qui allaitent

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION

ALTÉRATION DE LA PERFORMANCE COGNITIVE ET MOTRICE

Lors d'une étude portant sur des volontaires sains, le citalopram (racémate) n'a pas altéré la

fonction cognitive ni la performance psychomotrice. Cependant, les psychotropes peuvent altérer

jugement, la

pensée

ou les capacités motrices. Il faut donc

déconseiller

aux patients de

conduire

véhicule

manier

machines

dangereuses

jusqu'à

qu'ils

soient

raisonnablement certains de l'absence d'effets négatifs de l’oxalate d'escitalopram à cet égard.

Risque de fracture osseuse :

Des études épidémiologiques mettent en lumière

un risque

accru de

fracture

osseuse

après

exposition à certains antidépresseurs, y compris les ISRS et les inhibiteurs du recaptage de la

sérotonine et de la noradrénaline (IRSN). Ce risque est, semble-t-il, plus élevé en début de

traitement, mais on a observé une hausse significative du risque à des stades plus avancés du

traitement. On doit donc prendre en compte la possibilité d'une fracture pendant un traitement

par l’oxalate d'escitalopram. Si le patient est âgé ou particulièrement vulnérable aux fractures

osseuses, il faudra

le mettre en garde contre les effets indésirables qui augmentent le risque

de chute, tels que les

étourdissements

l'hypotension

orthostatique,

surtout

début

traitement, mais aussi peu

après le retrait du médicament. Des données préliminaires tirées

d'études d'observation révèlent

un lien entre les ISRS/IRSN et la faible densité minérale osseuse

chez les hommes et les femmes

d'un certain âge. D'ici à la parution d'autres données, on ne

saurait exclure la possibilité qu'un

traitement au long cours par des ISRS/IRSN, y compris

l’oxalate d'escitalopram, diminue la densité minérale

osseuse, ce qui pourrait poser problème

chez le patient atteint d'ostéoporose ou très vulnérable

aux fractures osseuses.

Les PRÉCAUTIONS supplémentaires qui suivent sont énumérées par ordre alphabétique.

CARCINOGENÈSE ET MUTAGENÈSE

Données chez l’animal : voir Partie II, section TOXICOLOGIE.

CARDIOVASCULAIRE

PATIENTS AVEC TROUBLES CARDIAQUES

l’oxalate

d'escitalopram

citalopram

(racémate)

n'ont

fait

l'objet

d'une

évaluation

systématique chez les

patients ayant des antécédents récents d'infarctus du myocarde ou de

troubles cardiaques

instables. Les patients souffrant de tels troubles étaient généralement exclus

des études cliniques

précédant la commercialisation. Comme les autres ISRS, y compris le

citalopram

(racémate),

l'oxalate

d'escitalopram

entraîne

diminution

statistiquement

significative,

mais

sans

importance clinique, de la fréquence cardiaque. Chez les patients de

moins

ans,

diminution

moyenne

sous

l'effet

l'oxalate

d'escitalopram

était

d'environ

2,3 battements

minute,

alors

que,

chez

patients

plus,

Monographie de produit ESCITALOPRAM

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diminution

moyenne

était

d'environ

battement

minute

(voir

EFFETS

INDÉSIRABLES,

Paramètres

cardiovasculaires

conséquent,

prudence

s'impose

lorsque ESCITALOPRAM est administré à des patients dont la

fréquence cardiaque est déjà

lente.

Allongement de l’intervalle QT

L’escitalopram a été associé à un allongement dose-dépendant de l’intervalle QT (voir également

Contre-indications, Effets indésirables/Effets indésirables observés après la commercialisation,

Troubles cardiaques/Interactions Médicamenteuses,Allongement de l’intervalle QT).

ENDOCRINIEN/MÉTABOLISME

PATIENTS DIABÉTIQUES

l’oxalate d'escitalopram

citalopram

(racémate)

n'ont

fait

l'objet

d'une

évaluation

systématique chez les

diabétiques. Lors des études sur le citalopram (racémate), le diabète était

un critère d'exclusion.

De rares épisodes d'hypoglycémie ont été signalés chez des patients qui

prenaient du citalopram

(racémate). Le traitement par un ISRS chez un patient diabétique

peut modifier le contrôle

glycémique (hypoglycémie et hyperglycémie). L’ESCITALOPRAM

d'escitalopram doit être administré avec prudence chez

les patients diabétiques qui reçoivent de

l'insuline ou des hypoglycémiants oraux.

HÉMATOLOGIQUE

SAIGNEMENTS ANORMAUX

Les ISRS et les IRSN, dont l’oxalate d'escitalopram, peuvent accroître le risque d'événement

hémorragique

gênant

l’agrégation

plaquettaire.

L'usage

concomitant

d'acide

acétylsalicylique (AAS), d'anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), de warfarine et d'autres

anticoagulants

peut

accentuer

risque.

isolés

études

épidémiologiques

(études cas-témoins et de cohorte) ont

objectivé un lien entre l'utilisation de médicaments qui

interfèrent avec le recaptage de la

sérotonine et la survenue d'hémorragies digestives. Divers

événements hémorragiques, depuis les ecchymoses,

hématomes,

épistaxis

pétéchies

jusqu'aux hémorragies potentiellement

mortelles, ont été associés au traitement par les ISRS et

les IRSN.

On doit prévenir les patients du risque d’hémorragie associé à l’usage concomitant d’oxalate

d'escitalopram et

d’AINS, d’AAS ou d’autres médicaments ayant des effets sur la coagulation

(voir

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

). La prudence est conseillée chez les patients

ayant

antécédents

troubles

hémorragiques

d’affections

prédisposantes

ex.,

thrombocytopénie).

Monographie de produit ESCITALOPRAM

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HÉPATIQUE/BILIAIRE/PANCRÉATIQUE

INSUFFISANCE HÉPATIQUE

Chez les sujets d'une étude sur l'oxalate d'escitalopram qui souffraient d'insuffisance hépatique

légère à modérée, comparativement à des sujets dont la fonction hépatique était normale, la

demi-vie de l'escitalopram a été à peu près deux fois plus longue et l'exposition au produit a été

augmentée d'environ les deux tiers. Par conséquent, en présence d'une insuffisance hépatique, on

recommande

d'utiliser

l ’ oxalate d'escitalopram

avec

prudence

réduire

dose

(voir

POSOLOGIE ET

ADMINISTRATION

). On ne dispose d'aucune donnée sur les paramètres

pharmacocinétiques

de l'escitalopram chez des patients présentant une insuffisance hépatique

sévère

(classe

Child-Pugh).

doit

donc

redoubler

prudence

lorsqu'on

utilise

l'oxalate d'escitalopram en présence d'une insuffisance hépatique sévère.

NEUROLOGIQUE

CRISES CONVULSIVES

L'oxalate d'escitalopram n’a pas fait l’objet d’une évaluation systématique chez les patients

souffrant

d’un

trouble convulsif, ces patients ayant été exclus des études cliniques. Lors des

essais cliniques sur

l’oxalate d'escitalopram, le traitement par l'escitalopram a été très rarement

associé

convulsions

patients

3 981).

lumière

données

postcommercialisation, l'oxalate d'escitalopram

se compare aux autres antidépresseurs quant

aux crises convulsives signalées. Comme les autres

antidépresseurs,

l'oxalate d'escitalopram

doit

être

employé

avec

prudence

chez

patients

ayant

antécédents

trouble

convulsif. Il convient de mettre fin au traitement par l'oxalate d'escitalopram chez le

patient

qui commence à faire des crises convulsives ou chez le patient épileptique dont les crises

font plus fréquentes. On doit éviter de prescrire un ISRS en présence d'épilepsie instable et

surveiller de près les patients dont l'épilepsie est bien maîtrisée.

SYNDROME SÉROTONINERGIQUE/ÉVÉNEMENTS ÉVOCATEURS D'UN

SYNDROME MALIN DES

NEUROLEPTIQUES

arrivé,

quoique

rarement,

manifestations

s'apparentant

syndrome

sérotoninergique ou au syndrome malin des neuroleptiques soient signalées durant le traitement

par un ISRS, dont l'oxalate d'escitalopram, en particulier lorsque celui-ci était administré en

concomitance avec

d'autres médicaments sérotoninergiques et/ou des neuroleptiques. Comme

ces syndromes

peuvent avoir des conséquences mettant en danger la vie du patient, on doit

mettre

traitement

l'oxalate

d'escitalopram

dans l'éventualité

surviennent

manifestations

(caractérisées

survenue

d'une

constellation

symptômes

comme

l'hyperthermie, la rigidité, les myoclonies,

une instabilité du système autonome avec risque de

fluctuations rapides des signes vitaux, des

altérations de l'état mental, comme la confusion,

l'irritabilité, une agitation extrême évoluant vers

le delire et le coma) et on doit amorcer un

traitement symptomatique de soutien. L'oxalate d'escitalopram ne

doit pas être

administré

association avec un inhibiteur de la monoamine oxydase ou un

précurseur de la sérotonine

(comme le L-tryptophane et l'oxitriptan) et doit être utilisé avec

prudence chez des patients

recevant un autre médicament sérotoninergique (triptans, certains

antidépresseurs tricycliques,

lithium, tramadol, millepertuis) à cause du risque d'apparition du

syndrome sérotoninergique

(voir

CONTRE-INDICATIONS

INTERACTIONS

MÉDICAMENTEUSES

Monographie de produit ESCITALOPRAM

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Médicaments sérotoninergiques, Triptans

OPHTALMOLOGIQUE

GLAUCOME À ANGLE FERMÉ

Comme

autres

antidépresseurs,

comprimés

citalopram

peuvent

provoquer

mydriase, pouvant déclencher une crise de fermeture de l’angle chez un patient dont les angles

oculaires sont anatomiquement étroits. Les professionnels de la santé devraient aviser les patients

de solliciter une assistance médicale immédiate s’ils éprouvent une

douleur oculaire, des

changements de la vision ou de l’enflure ou de la rougeur dans ou autour de l’œil.

PSYCHIATRIQUE

SUICIDE / IDÉES SUICIDAIRES ET AGGRAVATION DE L'ÉTAT CLINIQUE

La dépression est associée à un risque accru d'idées suicidaires, d'automutilation et de suicide

(événements de nature suicidaire). Ce risque persiste jusqu'à ce que le sujet parvienne à une

rémission assez solide. Comme l'état du patient peut mettre plusieurs semaines à s'améliorer, il

convient

d'exercer

surveillance

étroite

jusqu'à

cette

amélioration

survienne.

L'expérience clinique montre que le risque de suicide peut augmenter aux premiers stades du

rétablissement. Par conséquent, les patients très à risque doivent faire l'objet d'une surveillance

étroite pendant toute la durée du traitement et devraient possiblement être hospitalisés. Afin de

réduire le risque de surdosage, il est essentiel de prescrire la plus faible quantité d'escitalopram

compatible avec une bonne conduite du traitement.

Par ailleurs, d'autres troubles mentaux traités par l'oxalate d'escitalopram peuvent être associés à

un risque accru

d'événements de nature suicidaire. En outre, ces états peuvent côtoyer le trouble

dépressif

majeur. On devrait donc traiter ces troubles mentaux en prenant les précautions

qui sont de rigueur lorsqu'on traite un trouble dépressif majeur.

Les patients qui ont des antécédents d'événements de nature suicidaire, tout comme ceux qui

entretiennent des idées suicidaires assez tenaces avant le début du traitement, sont davantage

vulnérables aux idées suicidaires et aux tentatives de suicide et devraient dès lors être surveillés

de près pendant le traitement. On doit donc exercer une surveillance étroite pendant le traitement,

en particulier chez les patients à risque élevé, surtout en début de traitement et après les

ajustements posologiques.

On doit demander au patient (et à son aidant) de demeurer à l'affût d'une détérioration de l'état

clinique,

comportements

idées

suicidaires

ainsi

tout

changement

comportement inhabituel et de consulter un médecin immédiatement si des symptômes de cette

nature se manifestent

(

voir

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Généralités, Risque de

changements comportementaux et émotifs, voire d'automutilation).

ACTIVATION D'ACCÈS MANIAQUES OU HYPOMANIAQUES

Monographie de produit ESCITALOPRAM

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Lors

d’études

comparatives

avec

placebo

l’oxalate

d'escitalopram,

signalé

l'activation d'un accès maniaque ou hypomaniaque chez un des patients traités par l'oxalate

d'escitalopram (n = 715), alors que cet effet n'a été signalé chez aucun des patients recevant un

placebo (n = 592). L'activation d'accès maniaques ou hypomaniaques a aussi été rapportée chez

faible

pourcentage

patients

recevaient

citalopram

(racémate)

d'autres

antidépresseurs commercialisés. Comme c'est le cas pour d'autres antidépresseurs, l'utilisation

d’oxalate

d'escitalopram

commande

prudence

chez

patients

ayant

antécédents

d'accès maniaques ou

hypomaniaques.

Le trouble dépressif majeur peut être la première manifestation d'un trouble bipolaire. La prise

d'antidépresseurs seuls peut augmenter le risque d'épisode maniaque chez les patients atteints du

trouble bipolaire. Aussi doit-on, avant d'amorcer un traitement symptomatique de la dépression,

évaluer le patient pour déterminer s'il pourrait souffrir d'un trouble bipolaire.

ÉLECTROCONVULSIVOTHÉRAPIE (ECT)

L'innocuité et l'efficacité de l'usage concomitant de l’oxalate d'escitalopram ou du citalopram

(racémate) et de la

sismothérapie n'ayant pas été évaluées, la prudence est de mise.

RÉNAL

HYPONATRÉMIE

Comme c'est le cas pour d'autres antidépresseurs, de rares cas d'hyponatrémie et de syndrome de

sécrétion inappropriée d'hormone antidiurétique (SIADH) ont été signalés chez des patients qui

prenaient de l'escitalopram ou du citalopram (racémate). Dans la majorité des cas, cet effet

indésirable a été signalé chez des patients âgés ou encore, chez certains patients prenant des

diurétiques ou devenus hypovolémiques pour une autre raison. Les femmes âgées, en particulier,

semblent constituer un groupe à risque. La prudence s'impose donc chez les patients vulnérables,

exemple

les personnes âgées, chez les patients atteints de

cirrhose

ou lors de

l'emploi

concomitant d'autres médicaments susceptibles de provoquer une hyponatrémie.

INSUFFISANCE RÉNALE

On ne dispose d'aucune donnée sur les effets pharmacocinétiques ou pharmacodynamiques de

l'escitalopram chez les patients présentant une insuffisance rénale. À la lumière des données dont

on dispose sur le citalopram (racémate), aucun ajustement posologique ne s'impose en présence

d'une insuffisance rénale légère à modérée. Comme on ne dispose d'aucune donnée quant aux

effets

pharmacocinétiques

pharmacodynamiques

l'escitalopram

citalopram

(racémate) chez les patients atteints d'une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine

< 30 mL/min), l'oxalate d'escitalopram doit être utilisé avec prudence chez ces patients (voir

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION

POPULATIONS PARTICULIÈRES

Fertilité, femmes enceintes et nouveau-nés :

Monographie de produit ESCITALOPRAM

Page 12 de 69

Fertilité masculine :

Des études chez l’animal montrent que certains ISRS peuvent modifier la

qualité du sperme (voir

TOXICOLOGIE, Toxicité pour la reproduction

). Des études de cas

chez l’humain ont révélé que l’effet de certains ISRS sur la qualité du sperme était réversible. À

ce jour, aucun effet sur la fertilité n’a été observé chez l’humain.

Femmes

enceintes

et

nouveau-nés :

L'oxalate

d'escitalopram

doit

être

employé

pendant la grossesse, à

moins que les bienfaits potentiels pour la patiente l'emportent sur les

risques éventuels pour le fœtus.

Complications d'une exposition aux ISRS vers la fin du troisième trimestre :

mère

continue

prendre

de l’oxalate

d'escitalopram

derniers

stades

grossesse, en particulier

pendant le troisième trimestre, on devra surveiller de près le nouveau-

né. En effet, un syndrome

retrait

peut

survenir

chez

dernier

traitement

l'oxalate d'escitalopram se

poursuit

grossesse,

voire

jusqu'à

l'accouchement.

rapportés

dans

cadre

programme

pharmacovigilance indiquent que quelques

nouveau-nés exposés à un ISRS comme l'oxalate d'escitalopram et

d'autres antidépresseurs

vers la fin du troisième trimestre ont eu des complications nécessitant

une hospitalisation

prolongée, un soutien respiratoire et une alimentation par gavage. Ces

complications peuvent

survenir dès l'accouchement. Les cas cliniques signalés faisaient état des

symptômes suivants :

détresse

respiratoire,

cyanose,

apnée,

crises

convulsives,

instabilité

température

corporelle,

difficulté

s'alimenter,

vomissements,

hypoglycémie,

hypotonie,

hypertonie,

hyperréflexie, tremblements, énervement, irritabilité, léthargie, pleurs constants,

somnolence et

difficulté

dormir.

symptômes

pourraient

être

fait

d'un

syndrome

retrait

médicament ou d'une

activité

sérotoninergique

excessive. Dans la majorité

des cas,

complications apparaissent immédiatement après l'accouchement ou peu après (< 24 heures). Il

importe de souligner que, dans certains cas, le tableau clinique est compatible avec un syndrome

sérotoninergique

(voir

MISES

EN

GARDE

ET

PRÉCAUTIONS

Syndrome

sérotoninergique/Syndrome

malin

des

neuroleptiques

Lorsqu'il

administre de

l'oxalate

d'escitalopram

patiente

enceinte

pendant

troisième

trimestre,

médecin

doit

soupeser soigneusement les

risques éventuels en regard des bienfaits éventuels du traitement

(voir

POSOLOGIE ET

ADMINISTRATION

Risque d'HTAPPN et exposition aux ISRS :

Des études épidémiologiques sur l'hypertension artérielle pulmonaire persistante du nouveau-né

(HTAPPN) ont révélé que l'emploi des ISRS (dont l'oxalate d'escitalopram) pendant la grossesse,

surtout vers la

fin de cette dernière, était associé à un risque accru d'HTAPPN. L'HTAPPN, dont

la fréquence se situe à 1-2 naissance(s) vivante(s) sur 1 000 dans la population générale, est

associée à une

morbimortalité néonatale appréciable. Une étude cas-témoin rétrospective menée

chez

377 femmes dont le nouveau-né souffrait d'HTAPPN et 836 femmes dont le nouveau-né

était en santé a permis d'établir que le risque d'apparition de l'HTAPPN était environ 6 fois

plus grand

chez les nouveau-nés exposés aux ISRS après la 20

semaine de grossesse que

chez ceux qui n'avaient pas été exposés à un antidépresseur pendant la grossesse (risque relatif

approché,

pour

odds ratio

: 6.1; IC à 95 % : 2.2-16.8). Par ailleurs, une étude réalisée à partir

des données du

Swedish Medical Birth Register

sur 831 324 bébés nés entre 1997 et 2005 a

révélé un risque d'HTAPPN environ 2 fois plus élevé chez les femmes qui disaient avoir pris des

Monographie de produit ESCITALOPRAM

Page 13 de 69

ISRS pendant le

premier trimestre de leur grossesse (risque relatif : 2,4; IC à 95 % : 1,2-4,3) et

environ 4 fois plus

élevé chez les femmes qui disaient avoir pris des ISRS non seulement

pendant

le premier

trimestre, mais aussi vers la fin de leur grossesse (risque relatif : 3,6; IC à

95 % : 1,2-8,3).

Femmes qui allaitent :

On n'a pas étudié l'oxalate

d'escitalopram

chez la femme qui allaite, mais on sait que le

citalopram (racémate)

passe dans le lait humain et on s'attend donc à ce que l'escitalopram en

fasse autant. Par

conséquent, l'oxalate d'escitalopram ne doit pas être prescrit à des mères qui

allaitent, à moins que les bienfaits

potentiels pour la patiente l'emportent nettement sur les

risques pour le nourrisson, auquel cas ce

dernier devra être surveillé de près.

Pédiatrie (< 18 ans) :

L'oxalate d'escitalopram n’est pas indiqué chez les patients de moins de 18 ans (voir

MISES

EN GARDE ET PRÉCAUTIONS, Généralités, Risque de changements comportementaux

et émotifs, voire

d'automutilation

Gériatrie (≥ 65 ans) :

Environ 5 % des 715 patients traités par l'oxalate d'escitalopram lors des

études cliniques sur le

trouble dépressif avaient au moins 60 ans; les sujets âgés qui ont pris

l'escitalopram lors de ces

essais cliniques recevaient une dose variant entre 10 et 20 mg/jour.

On n'a observé aucune différence significative globale entre les patients âgés et les patients plus

jeunes quant à

l'innocuité ou à l'efficacité de l'escitalopram, mais le nombre de patients âgés

traités était

insuffisant pour que l'on puisse bien apprécier les différences. La possibilité d'une

sensibilité

accrue aux effets de l'escitalopram ne peut pas être exclue chez un certain nombre

de patients

âgés. Lors d'une étude de pharmacocinétique, l'aire sous la courbe (ASC) et la

demi-vie

l'escitalopram

augmenté

d'environ

50 %

l'état

d'équilibre

après

administration

doses

multiples

chez

patients

âgés,

comparaison

jeunes

patients.

Ainsi,

chez

sujets

âgés, on doit opter pour une dose d'entretien et une dose

maximale

plus

faibles

(voir

PHARMACOCINÉTIQUE

POSOLOGIE

ET

ADMINISTRATION).

EFFETS INDÉSIRABLES

APERÇU DES EFFETS INDÉSIRABLES DU MÉDICAMENT

Les données sur les effets indésirables de l’oxalate d'escitalopram dans le traitement du

trouble

dépressif majeur (TDM) ont été recueillies chez 715 patients exposés à l'oxalate

d'escitalopram

et 592 patients exposés à un placebo lors d'études à double insu et comparatives avec placebo.

Pendant les essais cliniques, tous les groupes de traitement

étaient comparables

quant au

sexe, à l'âge et à la race. L'âge moyen des patients était de 41 ans (18 à 76 ans). De ces patients,

environ 66 % étaient des femmes et 34 %, des hommes.

Les données sur les effets indésirables de l’oxalate d'escitalopram dans le traitement du

trouble

obsessionnel-compulsif (TOC) ont été recueillies dans le cadre de deux études à double

insu et

comparatives avec placebo d'une durée pouvant atteindre 24 semaines. Lors de la

première

Monographie de produit ESCITALOPRAM

Page 14 de 69

étude à double insu et comparative avec placebo, 227 patients ont reçu une dose fixe d'oxalate

d'escitalopram et 114 patients ont reçu un placebo pendant 24 semaines et ont été

évalués

après

semaines.

Lors

seconde

étude,

patients

avaient

d'abord

répondu à un traitement ouvert par l'oxalate d'escitalopram de 16 semaines ont été randomisés de

façon à recevoir, à double insu, un traitement par l'escitalopram (n = 164) ou un placebo

(n =

158)

pendant

plus

semaines.

tout,

patients

été

exposés

l'oxalate

d'escitalopram et 272 patients ont été exposés à un placebo dans le cadre de ces deux études à

long terme. Les patients atteints du TOC qui ont été admis à ces études étaient âgés en moyenne

de 36 à 38 ans (18 à 67 ans). Dans l'une des études, les hommes et les femmes étaient représentés

en proportions similaires alors que, dans l'autre étude, le pourcentage de femmes était légèrement

plus élevé (57 % de femmes et 43 % d'hommes).

EFFETS INDÉSIRABLES OBSERVÉS LORS DES ESSAIS COMPARATIFS

Effets indésirables ayant entraîné l'arrêt du traitement

Lors des études de phase III comparatives avec placebo de courte durée (8 semaines) menées

chez des patients souffrant du TDM, l'incidence des abandons du traitement était de 17,3 % (124

715)

dans

groupe

oxalate

d'escitalopram,

15,7 %

408)

dans

groupe

citalopram et de 16,4 % dans le groupe placebo (97 sur 592). Les abandons motivés par un

effet indésirable

étaient plus fréquents dans les groupes recevant le traitement actif (5,9 % dans

le groupe oxalate

d'escitalopram vs 5,4 % dans le groupe citalopram) que dans le groupe placebo

(2,2 %).

Les effets indésirables associés à l'arrêt du traitement par l'oxalate d'escitalopram chez 1 % ou

plus des patients et dont l'incidence était au moins le double de celle du groupe placebo, étaient

les suivants : nausées (1,5 % vs 0,2 %) et absence d'éjaculation (1,8 % vs 0,0 % chez les patients

de sexe masculin).

Pendant les 12 premières semaines de traitement de l'étude comparative avec placebo d'une durée

de 24 semaines, des effets indésirables ont motivé l'abandon du traitement chez 9 % et 11 % des

227 patients atteints du TOC qui recevaient respectivement 10 mg/jour ou 20 mg/jour d'oxalate

d'escitalopram et chez 5 % des 114 patients qui recevaient un placebo. Chez les patients sous

oxalate d'escitalopram, tous les abandons pour cause d'effets indésirables ont été signalés au

cours des 12 premières semaines. Chez les témoins sous placebo, 8 % d'abandons motivés par un

effet

indésirable

sont

survenus

pendant

cette

même

période

24 semaines.

effets

indésirables qui ont été associés à l'abandon du traitement chez au moins 1 % des patients sous

oxalate d'escitalopram, et pour lesquels le taux était plus élevé que celui du groupe placebo,

étaient les suivants : nausées (1,8 % vs 0,0 %), insomnie (1,8 % vs 0,9 %) et dysfonction érectile

(1,1 % vs 0,0 %).

Effets indésirables les plus fréquents

Les effets indésirables survenus chez les patients recevant l'escitalopram pendant les études

cliniques comparatives avec placebo de courte durée et dont l'incidence était d'au moins 10 %

étaient les céphalées et les nausées. L'incidence des céphalées était plus élevée dans le groupe

Monographie de produit ESCITALOPRAM

Page 15 de 69

placebo, ce qui donne à penser qu'il s'agit d'un symptôme non spécifique lié au trouble sous-

jacent ou au traitement. La prévalence ponctuelle des nausées a augmenté pendant la première

semaine (comme on peut s'y attendre avec un ISRS), après quoi elle a diminué pour finalement

s'approcher du taux observé dans le groupe placebo en fin d'étude.

EFFETS INDÉSIRABLES OBSERVÉS AU COURS DES ESSAIS CLINIQUES

Les essais cliniques étant menés dans des conditions très précises, les taux d'effets indésirables

observés ne reflètent pas nécessairement les taux observés dans la pratique et ne doivent pas être

comparés aux taux observés dans le cadre d'essais cliniques portant sur un autre médicament. Les

renseignements sur

les effets indésirables d'un médicament

sont tirés

d’essais

cliniques

s’avèrent utiles pour la détermination des événements indésirables liés aux médicaments et pour

l’approximation des taux.

TROUBLE DÉPRESSIF MAJEUR

Le Tableau 1 précise l'incidence des effets indésirables qui sont survenus pendant le traitement

chez 715 patients déprimés recevant de l'oxalate d'escitalopram à des doses variant entre 10

20 mg/jour lors des études comparatives avec placebo dont la durée maximale était de

semaines. Les effets indésirables inclus sont ceux qui sont survenus chez au moins 1 % des

patients traités par l'oxalate d'escitalopram et dont l'incidence était plus élevée chez les patients

ayant reçu l'oxalate d'escitalopram que chez les patients ayant reçu un placebo. Les effets

indésirables signalés ont été classés selon le dictionnaire MedDRA (

Medical Dictionary for

Regulatory Activities

), version 9.1.

TABLEAU 1

I

NCIDENCE DES EFFETS INDÉSIRABLES SURVENUS PENDANT LE TRAITEMENT

*

AU COURS DES ÉTUDES CLINIQUES COMPARATIVES AVEC PLACEBO

SUR LE TROUBLE DÉPRESSIF MAJEUR

Appareil ou système /

Effet indésirable

Pourcentage de patients ayant signalé

l’effet indésirable

Oxalate d'escitalopram

(n = 715)

Placebo (n = 592)

Troubles cardiaques

Palpitations

Troubles otiques et labyrinthiques

Vertige

Troubles digestifs

15,2

Nausées

Diarrhée

Sécheresse buccale

Constipation

Dyspepsie

Monographie de produit ESCITALOPRAM

Page 16 de 69

TABLEAU 1

I

NCIDENCE DES EFFETS INDÉSIRABLES SURVENUS PENDANT LE TRAITEMENT

*

AU COURS DES ÉTUDES CLINIQUES COMPARATIVES AVEC PLACEBO

SUR LE TROUBLE DÉPRESSIF MAJEUR

Appareil ou système /

Effet indésirable

Pourcentage de patients ayant signalé

l’effet indésirable

Oxalate d'escitalopram

(n = 715)

Placebo (n = 592)

Douleurs abdominales hautes

Gêne gastrique

Troubles généraux et affections/états liés

à la voie d'administration

Fatigue

Pyrexie

Infections et infestations

Nasopharyngite

Grippe (influenza)

Sinusite

Gastro-entérite

Herpes simplex

Investigations

Gain pondéral

Troubles du métabolisme et de la

nutrition

Diminution de l'appétit

Augmentation de l'appétit

Troubles de l'appareil locomoteur et des

tissus conjonctifs

Arthralgies

Douleurs dans un membre

Système nerveux

Étourdissements

Somnolence

Sédation

Migraines

Tremblements

Léthargie

Paresthésies

Céphalées associées à une

sinusite

Troubles psychiatriques

Insomnie

Anxiété

Diminution de la libido

Monographie de produit ESCITALOPRAM

Page 17 de 69

TABLEAU 1

I

NCIDENCE DES EFFETS INDÉSIRABLES SURVENUS PENDANT LE TRAITEMENT

*

AU COURS DES ÉTUDES CLINIQUES COMPARATIVES AVEC PLACEBO

SUR LE TROUBLE DÉPRESSIF MAJEUR

Appareil ou système /

Effet indésirable

Pourcentage de patients ayant signalé

l’effet indésirable

Oxalate d'escitalopram

(n = 715)

Placebo (n = 592)

Anorgasmie

Rêves inhabituels

Troubles respiratoires, thoraciques et

médiastinaux

Douleurs pharyngo-laryngées

Bâillements

Troubles de la peau et des tissus sous-

cutanés

Hyperhidrose

Sueurs nocturnes

Éruption cutanée

Troubles vasculaires

Bouffée vasomotrice

Bouffée vasomotrice

Troubles de l'appareil reproducteur et

troubles mammaires

Retard de l'éjaculation

Absence d'éjaculation

Dysfonction érectile

Trouble de l'éjaculation

*Les effets indésirables inclus sont ceux qui sont survenus chez au moins 1 % des sujets traités par

l'escitalopram et dont l'incidence était plus élevée que celle du groupe placebo.

Dénominateur utilisé : femmes seulement (n = 490 pour l'escitalopram; n = 404 pour le placebo).

Dénominateur utilisé : hommes seulement (n = 225 pour l'escitalopram; n = 188 pour le placebo).

Les effets indésirables suivants étaient plus fréquents dans le groupe placebo que dans le

groupe

oxalate d'escitalopram : vomissements, douleurs abdominales, flatulence, infections

des voies

respiratoires supérieures, bronchite, dorsalgies, cervicalgies, céphalées.

effets

indésirables

associés

l'oxalate

d'escitalopram

sont

habituellement

bénins

transitoires.

Leur

fréquence

atteint

maximum

pendant

première

et/ou

deuxième

semaine

traitement,

après

quoi

deviennent

généralement

moins

intenses

moins

fréquents avec la

poursuite du traitement. La plupart du temps, ils ne nécessitent pas l'arrêt du

traitement.

Les effets indésirables signalés le plus souvent chez des patients sous escitalopram lors d'un

essai

clinique sur le trouble dépressif majeur dans lequel on comparait des doses fixes

Monographie de produit ESCITALOPRAM

Page 18 de 69

d'escitalopram

(10 mg/jour et 20 mg/jour) avec un placebo sont présentés dans le Tableau 2.

TABLEAU 2

I

NCIDENCE DES EFFETS INDÉSIRABLES COURANTS

1

CHEZ LES PATIENTS ATTEINTS DU TROUBLE DÉPRESSIF MAJEUR

,

ÉTUDE

MD-01

Effet indésirable

Pourcentage de patients ayant signalé l'effet indésirable

Placebo

(n = 122)

Oxalate

d'escitalopram

10 mg/jour

(n = 119)

Oxalate

d'escitalopram

20 mg/jour

(n = 125)

Diarrhée

Nausées

Insomnie

Sécheresse buccale

Étourdissements

Absence d'éjaculation

Nasopharyngite

Constipation

Dyspepsie

Douleurs pharyngo-

laryngées

10.1

22.7

10.9

10.9

10.1

14.4

13.6

11.2

Effets indésirables dont l'incidence était d'au moins 5 % dans l'un ou l'autre groupe oxalate

d'escitalopram (10

mg/jour ou 20 mg/jour) et dont l'incidence était plus élevée que dans le groupe placebo.

Dysfonctions sexuelles chez les hommes et les femmes recevant un ISRS

Bien que

les dysfonctions sexuelles soient souvent inhérentes à

dépression et à

d'autres

troubles psychiatriques, de plus en plus de données indiquent que le traitement par un inhibiteur

sélectif du recaptage de la sérotonine (ISRS) pourrait entraîner des effets indésirables d'ordre

sexuel. La question est toutefois difficile à étudier parce que les patients ne rapportent pas

spontanément les symptômes de cette nature; on croit donc que les dysfonctions sexuelles

associées aux ISRS sont sous-estimées.

Tableau 3 montre

l'incidence

des dysfonctions sexuelles qui ont

été

signalées chez des

patients souffrant d'un trouble dépressif majeur lors des études comparatives avec placebo de

courte durée.

Monographie de produit ESCITALOPRAM

Page 19 de 69

TABLEAU 3

I

NCIDENCE DES DYSFONCTIONS SEXUELLES

LORS DES ÉTUDES CLINIQUES COMPARATIVES AVEC PLACEBO

SUR LE TROUBLE DÉPRESSIF MAJEUR

Effet indésirable

Pourcentage de patients ayant signalé

l'effet indésirable

Oxalate

d'escitalopram

(n = 715)

Placebo

(n = 592)

Diminution de la libido

Anorgasmie

Chez les hommes

seulement

Retard de l'éjaculation

Absence d'éjaculation

Dysfonction érectile

Trouble de l'éjaculation

T

ROUBLE OBSESSIONNEL

-

COMPULSIF

Tableau

montre

l'incidence

effets

indésirables

sont

survenus

pendant

traitement

chez 227 patients ayant reçu l'oxalate d'escitalopram pendant les 12 premières

semaines d'une

étude

comparative

avec

placebo

semaines.

Sont

inclus

effets

indésirables

sont

survenus

chez

moins

patients

traités

l'oxalate

d'escitalopram et dont l'incidence

était plus élevée que chez les patients ayant reçu un placebo.

effets indésirables signalés

été

classés

selon

dictionnaire

MedDRA

Medical

Dictionary for Regulatory Activities

version 9.1.

Les effets indésirables qui sont survenus le plus souvent chez les patients traités par l'oxalate

d'escitalopram

dans

cadre

d'essais

comparatifs

avec

placebo

court

terme

dont

l'incidence

était supérieure ou égale à 10 % étaient les suivants : céphalées, nausées et fatigue.

Monographie de produit ESCITALOPRAM

Page 20 de 69

TABLEAU 4

INCIDENCE DES EFFETS INDÉSIRABLES SURVENUS PENDANT LE TRAITEMENT

*

AU COURS D

'

UNE ÉTUDE CLINIQUE COMPARATIVE AVEC PLACEBO

SUR LE TROUBLE OBSESSIONNEL

-

COMPULSIF

(12

PREMIÈRES SEMAINES D

'

UNE ÉTUDE DE

24

SEMAINES

)

Appareil ou système /

Effets indésirables

Pourcentage de patients ayant signalé l'effet

indésirable

Oxalate d'escitalopram

(n = 227)

Placebo

(n = 114)

Trouble oculaire

Perturbation de la vision

Troubles digestifs

23,3

12,3

Nausées

Diarrhée

Sécheresse buccale

Constipation

Vomissements

Troubles généraux et affections/états liés

14,1

à la voie d'administration

Fatigue

Asthénie

Infections et infestations

Nasopharyngite

Sinusite

Rhinite

Investigations

Gain pondéral

Troubles du métabolisme et de la

nutrition

Diminution de l'appétit

Troubles de l'appareil locomoteur et des

tissus conjonctifs

Cervicalgies

Dorsalgies

Système nerveux

19,4

16,7

Céphalées

Étourdissements

Somnolence

Tremblements

Migraines

Monographie de produit ESCITALOPRAM

Page 21 de 69

TABLEAU 4

INCIDENCE DES EFFETS INDÉSIRABLES SURVENUS PENDANT LE TRAITEMENT

*

AU COURS D

'

UNE ÉTUDE CLINIQUE COMPARATIVE AVEC PLACEBO

SUR LE TROUBLE OBSESSIONNEL

-

COMPULSIF

(12

PREMIÈRES SEMAINES D

'

UNE ÉTUDE DE

24

SEMAINES

)

Appareil ou système /

Effets indésirables

Pourcentage de patients ayant signalé l'effet

indésirable

Oxalate d'escitalopram

(n = 227)

Placebo

(n = 114)

Troubles psychiatriques

Diminution de la libido

Instabilité

psychomotrice Trouble

du sommeil Rêves

Troubles de l'appareil reproducteur

et troubles mammaires

Retard de

l'éjaculation

Troubles respiratoires, thoraciques

et médiastinaux

Bâillements

Troubles de la peau et des tissus

sous- cutanés

Hyperhidrose

Troubles vasculaires

Bouffée vasomotrice

*Les effets indésirables inclus sont ceux qui sont survenus chez au moins 1 % des sujets

traités par l'oxalate d'escitalopram et dont l'incidence était plus élevée que celle du groupe

placebo.

Dénominateur utilisé : femmes seulement (n = 135 pour l'oxalate d'escitalopram; n = 63

pour le placebo).

Dénominateur utilisé : hommes seulement (n = 92 pour l'oxalate d'escitalopram; n = 51

pour le placebo).

Les effets indésirables suivants étaient plus fréquents dans le groupe placebo que dans le

groupe

oxalate d'escitalopram : douleurs abdominales hautes, irritabilité, grippe (influenza),

anorexie,

augmentation de l'appétit, insomnie, anxiété, dysfonction érectile.

En général, le profil d'innocuité observé au terme des 24 semaines de l'étude comparative

avec placebo était semblable au profil observé au terme des 12 premières semaines de cette

même

étude.

Dans les deux phases de l'étude à long terme, lors de laquelle les patients étaient randomisés de

Monographie de produit ESCITALOPRAM

Page 22 de 69

façon à recevoir à double insu, pendant 24 semaines, un traitement par l'oxalate d'escitalopram

ou un placebo, après avoir répondu à un traitement par l'oxalate d'escitalopram administré en

mode

ouvert

pendant

16 semaines,

profil

d'innocuité

l'oxalate

d'escitalopram

était

comparable au profil d'innocuité observé dans l'étude avec placebo susmentionnée. Les effets

indésirables qui ont été signalés par au moins 2 % des patients après la période ouverte et durant

les 2 premières semaines suivant la randomisation étaient les suivants : étourdissements (15,8 %

pour le placebo vs 0,6 % pour l'oxalate d'escitalopram); nausées (5,7 % pour le placebo vs 0,6 %

pour

l'oxalate

d'escitalopram);

céphalées

(4,4 %

pour

placebo

1,8 %

pour

l'oxalate

d'escitalopram); et insomnie (3,2 % pour le placebo vs 0,6 % pour l'oxalate d'escitalopram).

Les effets indésirables les plus fréquents durant le traitement par l'oxalate d'escitalopram à

10 mg/jour et à 20 mg/jour dans le cadre de cet essai clinique sont présentés dans le Tableau 5.

Effets indésirables dont l'incidence était d'au moins 5 % dans l'un ou l'autre groupe oxalate

d'escitalopram (10 mg/jour ou 20 mg/jour) et dont l'incidence était plus élevée que dans le groupe

placebo.

En général, le

profil des effets indésirables qui sont survenus chez les patients ayant reçu de

l'oxalate d'escitalopram pendant les 24 semaines de l'étude était semblable au profil observé

pendant les 12 premières semaines de cette même étude.

Fluctuations pondérales

On n’a pas observé de différences quant aux fluctuations cliniquement importantes du poids

corporel entre

les patients ayant reçu l’oxalate

d'escitalopram et les patients ayant reçu un

TABLEAU 5

I

NCIDENCE DES EFFETS INDÉSIRABLES COURANTS

1

CHEZ LES PATIENTS ATTEINTS DU TROUBLE OBSESSIONNEL

-

COMPULSIF

(12

PREMIÈRES SEMAINES D

'

UN ESSAI DE

24

SEMAINES

, É

TUDE

10205)

Effet indésirable

Pourcentage de patients ayant signalé l’effet indésirable

Placebo

(n = 114)

Oxalate

d'escitalopram

10 mg/jour

(n =113)

Oxalate

d'escitalopram

20 mg/jour

(n =114)

Nausées

12,3

19,5

27,2

Fatigue

11,5

16,7

Somnolence

10,5

Retard de

10,4

l’éjaculation

Diarrhée

Étourdissements

Nasopharyngite

Baisse de la

libido

Sécheresse

buccale

Hyperhidrose

Monographie de produit ESCITALOPRAM

Page 23 de 69

placebo lors des études comparatives à court terme. Lors d'une étude clinique randomisée de 24

semaines menée chez des patients souffrant d'anxiété sociale, un gain pondéral de 7 % ou plus a

été enregistré chez 8,0 % des patients ayant reçu l'oxalate d'escitalopram et 3,2 % des patients

ayant reçu un placebo.

Paramètres cardiovasculaires

On a comparé les groupes oxalate d'escitalopram et placebo chez les patients souffrant de TDM

et d’AG quant à la variation moyenne des signes vitaux (pouls, tension artérielle systolique et

tension artérielle diastolique) par rapport aux valeurs de départ et au pourcentage de patients

répondant

critères

d'une

variation

paramètres

pourrait

être

cliniquement

significative par rapport aux valeurs de départ. Les analyses n'ont révélé aucune variation

cliniquement

importante

tension

artérielle

sous

l'effet

traitement

l'oxalate

d'escitalopram. Comme les autres ISRS, dont le citalopram (racémate), l'oxalate d'escitalopram

entraîne une diminution statistiquement significative, mais cliniquement non significative de la

fréquence cardiaque. Chez les patients souffrant du TDM de moins de 60 ans, la diminution

moyenne sous l'effet de l'oxalate d'escitalopram était d'environ 2,3 battements par minute, alors

que, chez les patients de 60 ans ou plus, la diminution moyenne était d'environ 0,6 battement par

minute.

EFFETS INDÉSIRABLES IMPUTABLES À L'ARRÊT DU TRAITEMENT (OU À UNE DIMINUTION DE

LA

DOSE)

Des effets indésirables ont été signalés à l'arrêt du traitement par les ISRS comme l’ oxalate

d'escitalopram

(surtout

après

arrêt

brusque),

notamment

(liste

exhaustive) :

étourdissements, rêves

inhabituels, troubles sensoriels (entre autres, paresthésies et sensation

chocs

électriques),

agitation,

anxiété,

indifférence

émotionnelle,

difficulté

concentration, céphalées, migraines,

tremblements, nausées, vomissements, sudation ou tout

autre

symptôme

pourrait

être

cliniquement important (voir

MISES EN GARDE ET

PRÉCAUTIONS

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION

Il est recommandé d’être à l'affût de ces symptômes ou de tout autre symptôme. Dans la mesure

du possible, on doit réduire la dose graduellement sur une période de plusieurs semaines plutôt

que d'arrêter le traitement brusquement. Si le patient manifeste des symptômes qu'il juge

intolérables après une diminution de la dose ou l'arrêt du traitement, l'ajustement posologique

doit tenir compte de sa réponse clinique. En général, ces effets indésirables disparaissent d'eux-

mêmes. Des symptômes associés à l'abandon du traitement ont également été signalés avec

d'autres inhibiteurs sélectifs du recaptage de la sérotonine (voir

MISES EN GARDE ET

PRÉCAUTIONS

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION

EFFETS

INDÉSIRABLES

PENDANT

UN

TRAITEMENT

D’UNE

DURÉE

ALLANT

JUSQU'À 44 SEMAINES

Les effets indésirables signalés pendant le traitement par l’oxalate d'escitalopram dans le cadre

d’une étude à plus long terme chez des patients souffrant du trouble dépressif majeur (TDM) –

plus précisément une étude d’observation sur la rechute comparative avec placebo d’une durée

Monographie de produit ESCITALOPRAM

Page 24 de 69

de 36 semaines chez des patients qui avaient répondu à un traitement préalable à court terme de

8 semaines – était semblable aux effets indésirables observés dans les études à court terme.

FFETS INDÉSIRABLES DU MÉDICAMENT OBSERVÉS MOINS SOUVENT AU COURS

DES ESSAIS CLINIQUES

chercheurs

cliniciens

consigné

effets

indésirables

associés

l'exposition

l'escitalopram en se servant de la terminologie de leur choix. Il n'est donc pas possible d'estimer

avec précision la proportion de patients ayant eu des effets indésirables sans d'abord regrouper

les effets indésirables de nature semblable dans un nombre moindre de catégories standards.

effets

indésirables

signalés

été

classés

selon

dictionnaire

MedDRA

Medical

Dictionary

for Regulatory Activities

), version 9.1.

Les effets indésirables énumérés ci-après sont tous les effets indésirables survenus pendant le

traitement qui ont été

signalés dans le

cadre

du programme

développement clinique

l'oxalate d'escitalopram sur le traitement de la dépression (n = 896), qui comportait un essai

clinique à long terme; ainsi que sur le

traitement du TOC, qui comportait un essai à long

terme (24 semaines; évaluations après 12 et

24 semaines) (n = 227). Sont exclus de cette liste

tous les effets indésirables déjà énumérés dans

les Tableaux 1 (TDM), 4 (AG) ou 6 (TOC

pendant les 12 premières semaines d'un essai de 24 semaines).

Il importe de souligner que, même si les effets indésirables signalés sont survenus pendant le

traitement par l'oxalate d'escitalopram, celui-ci n'est pas nécessairement en cause. Les effets

indésirables sont classés par système ou appareil et sont énumérés selon les critères suivants :

fréquents :

effets indésirables qui sont survenus à une ou à plusieurs reprises chez au moins

1 patient sur 100;

non fréquents :

effets indésirables qui sont survenus chez moins de 1 patient

sur 100, mais chez au moins 1 patient sur 1 000;

rares :

effets indésirables qui sont survenus

chez moins de 1 patient sur 1 000, mais chez au moins 1 patient sur 10 000.

Troubles sanguins et lymphatiques

Non fréquents :

anémie, adénopathie.

Rare :

adénite.

Troubles cardiaques

Rares :

fibrillation

auriculaire,

bloc

auriculo-ventriculaire

premier

degré,

bradycardie,

extrasystoles, myocardite, rythme nodal, bradycardie sinusale.

Troubles congénitaux, héréditaires et génétiques

Rares :

nævus épidermique, maladie de Gilbert.

Troubles otiques et labyrinthiques

Non fréquents :

trouble de l'oreille, otalgies, acouphènes.

Rares :

bouchon de cérumen, surdité,

maladie de Ménière, mal des transports, perforation de la membrane du tympan.

Troubles endocriniens

Rares :

goitre, hyperthyroïdie, thyroïdite.

Monographie de produit ESCITALOPRAM

Page 25 de 69

Troubles oculaires

Non fréquents :

trouble de l'accommodation, blépharospasme, conjonctivite, sécheresse oculaire,

douleurs

oculaires,

prurit

oculaire,

mydriase,

photopsie,

vision trouble.

Rares :

asthénopie,

chromatopsie, hémorragie oculaire, irritation oculaire, œdème oculaire, œdème palpébral, iritis,

kératocône, myopie, cécité nocturne, décollement de la rétine, scotome, décollement du vitré.

Troubles digestifs

Non fréquents :

gêne abdominale, distension abdominale, maladie de Crohn, dysphagie, entérite,

gêne épigastrique, intoxication alimentaire, défécations fréquentes, douleurs gastro-intestinales,

reflux gastro-œsophagien, gastrite, hémorroïdes, sécheresse labiale, rectorragie.

Rares :

fissure

anale,

colite

ulcéreuse,

polype

colique,

éructation,

douleurs

gingivales,

hématémèse,

hématochézie, iléite, douleurs buccales, prurit anal, gastrite par reflux, stomatite, hyperkératose

linguale, trouble glossique, trouble dentaire, érosion dentaire.

Troubles généraux et affections/états liés à la voie d'administration

Non

fréquents :

gêne

thoracique,

douleurs

thoraciques,

sensation

inhabituelle,

énervement,

syndrome pseudogrippal, malaise, œdème, œdème périphérique, douleurs, soupirs, indolence,

soif.

Rares :

satiété précoce, œdème facial, sensation de chaleur, faim, enflure locale, diminution

de l'indice fonctionnel, impression de sentir la circulation sanguine.

Troubles du système immunitaire

Non fréquents :

réaction anaphylactique, allergie à la poussière de maison, hypersensibilité,

allergie saisonnière.

Rare :

œdème allergique.

Infections et infestations

Non fréquents :

sinusite aiguë, bronchite aiguë, cystite, infection de l'oreille, infection oculaire,

folliculite,

mycose,

infection

gastro-intestinale,

laryngite,

infection

pulmonaire,

infection

pelvienne

(sexospécifique

[ss]),

otite

moyenne,

pharyngite,

pharyngite

streptococcique,

pneumonie, infection

voies

respiratoires, infection

cutanée,

abcès

dentaire,

amygdalite,

infection dentaire, infection urinaire, candidose vaginale (ss), infection virale, infection virale

des voies respiratoires supérieures, mycose vulvovaginale (ss).

Rares :

appendicite, bronchite

virale,

anthrax,

cellulite,

carie

dentaire,

érysipèle,

furoncle,

infection

génito-urinaire

Chlamydia, infection gingivale, impétigo, infection parasitaire, mastite, onychomycose, otite

externe, abcès péri-amygdalien, pyélonéphrite aiguë, éruption pustuleuse, salmonellose, infection

staphylococcique, infection streptococcique, trachéite, infection vaginale, varicelle, infection

d'une plaie.

Traumatismes, intoxications et complications opératoires

Non fréquents :

morsure

d'animal, fracture

de la

cheville, morsure

d'arthropode, contusion,

excoriation,

chute,

traumatisme,

surdosage

intentionnel,

luxation

articulaire,

traumatisme

articulaire, entorse,

traumatisme

d'un

membre, traumatisme buccal,

douleurs

périopératoires,

accident de la route, lacération cutanée, érythème solaire, brûlure thermique.

Rares :

piqûre

d'arthropode, traumatisme dorsal, commotion, choc électrique, traumatisme oculaire, fracture du

Monographie de produit ESCITALOPRAM

Page 26 de 69

massif facial, fracture du pied, traumatisme ligamentaire, déchirure musculaire, traumatisme

cervical, douleurs post-traumatiques, fracture du radius, fracture d'une côte, blessure sportive,

traumatisme dentaire, fracture du cubitus, coup de fouet cervical antéropostérieur.

Investigations

Non fréquents :

élévation de la glycémie, élévation de la tension artérielle, élévation de la

température

corporelle,

augmentation

fréquence

cardiaque,

perte

pondérale.

Rares :

arthroscopie,

élévation

bilirubinémie,

élévation

cholestérol

sanguin,

élévation

l'uricémie, hématurie, raccourcissement de l'intervalle PR à l'électrocardiographie, diminution du

taux d'hémoglobine, élévation des taux d'enzymes hépatiques, résultat positif au test de grossesse

(ss).

Troubles du métabolisme et de la nutrition

Non

fréquent :

envies

alimentaires.

Rares :

déshydratation,

goutte,

hypercholestérolémie,

hypermagnésiémie, hyperphagie, hyponatrémie, tétanie latente.

Troubles de l'appareil locomoteur et des tissus conjonctifs

Non

fréquents :

arthrite,

raideur

articulaire,

contracture,

spasmes

musculaires,

crispation

musculaire,

contraction

musculaire,

myasthénie,

douleurs

thoraciques

musculosquelettiques,

gêne

musculosquelettique,

raideur

musculosquelettique,

arthrose,

douleurs

mâchoire.

Rares :

douleur de la paroi thoracique, costochondrite, exostose, fibromyalgie, déformation des

doigts,

ganglion,

saillie

d'un

disque

intervertébral,

douleur

musculosquelettique,

fasciite

plantaire, polyarthrite rhumatoïde, sacro-iliite, sensation de lourdeur, trouble tendineux.

Néoplasies bénignes, malignes et non précisées (y compris kystes et polypes)

Non fréquent :

néoplasie mammaire.

Rares :

néoplasie mammaire bénigne, lipome, hyperplasie

médullaire, papillome cutané, léiomyome utérin (ss).

Système nerveux

Non fréquents :

amnésie, trouble de l'équilibre, sensation de brûlure, syndrome du canal carpien,

anomalie

coordination,

étourdissements

posturaux,

trouble

l'attention,

dysgueusie,

hyperréflexie,

hypersomnie,

hypertonie,

hypoesthésie,

trouble

mémoire,

contractions

musculaires involontaires, syndrome des jambes sans repos, sciatique, syncope, perturbation du

goût, céphalée de tension.

Rares :

dysesthésie, dysphasie, parésie faciale, spasme facial, malaise

à la tête, hypogueusie, myoclonies, paralysie, hyperactivité psychomotrice, trouble sensoriel,

parler durant le sommeil, syncope vasovagale.

Grossesse, puerpéralité et affections périnatales

Non fréquent :

grossesse (ss).

Troubles psychiatriques

Non

fréquents :

agitation,

apathie,

bruxisme,

état

confusionnel,

pleurs,

dépersonnalisation,

humeur

déprimée,

déréalisation,

désorientation,

réveil

petit

matin,

trouble

émotionnel,

hallucination auditive, insomnie initiale, augmentation de la libido, manie, trouble mental,

insomnie dormitionnelle, sautes d'humeur, nervosité, trouble obsessionnel-compulsif, attaque de

Monographie de produit ESCITALOPRAM

Page 27 de 69

panique,

idées

suicidaires,

tentative

suicide,

tension,

pensées

inhabituelles.

Rares :

agressivité, détresse émotionnelle, euphorie, affect émoussé, anxiété généralisée, hallucination,

hypomanie, indifférence, dépression majeure, paranoïa, ralentissement psychomoteur, tic.

Troubles rénaux et urinaires

Non fréquents :

dysurie, hématurie, urgence mictionnelle, retard à la miction.

Rares :

dilatation

vésicale, gêne vésicale, chromaturie, nycturie, néphralgie, incontinence urinaire.

Troubles de la reproduction et troubles mammaires

Non

fréquents :

aménorrhée

(ss),

épididymite

(ss),

trouble

menstruel

(ss),

menstruations

irrégulières (ss), métrorragie (ss), orchite non infectieuse (ss), érection douloureuse (ss), douleurs

pelviennes,

syndrome

prémenstruel

(ss),

hémorragie

postménopausique

(ss),

dysfonction

sexuelle,

douleurs

testiculaires

(ss).

Rares :

écoulement

mammaire,

douleurs

mammaires,

sensibilité mammaire, douleurs génitales, symptômes ménopausiques (ss), spasme utérin (ss),

écoulement vaginal (ss), hémorragie vaginale (ss).

Troubles respiratoires, thoraciques et médiastinaux

Non fréquents :

asthme, toux, dyspnée, épistaxis, congestion nasale, sécrétions postnasales,

rhinite

allergique,

rhinorrhée,

irritation

gorge,

respiration

sifflante.

Rares :

sinusite

allergique, suffocation, dysphonie, polypes nasaux, rhinite apériodique, sensation de constriction

du pharynx, trouble trachéal.

Troubles de la peau et des tissus sous-cutanés

Non fréquents :

acné, alopécie, dermatite allergique, dermatite de contact, peau sèche, eczéma,

tendance

accrue

ecchymoses,

éruption cutanée, urticaire.

Rares :

sueurs

froides, kyste

dermique, dermatite, dermatite

acnéiforme, dermatite

atopique, dermatite

la main, ongle

incarné,

réaction

photosensibilité,

éruption

maculopapuleuse,

irritation

cutanée,

nodule

cutané, odeur de la peau inhabituelle, peau chaude.

Circonstances sociales

Non fréquent :

abus de drogues.

Rares :

stress familial, stress au travail.

Interventions chirurgicales et médicales

Non fréquent :

extraction dentaire.

Rares :

ablation de polypes du côlon, intervention sur

les gencives, excision de tissu cicatriciel.

Troubles vasculaires

Non

fréquents :

bouffées

vasomotrices,

hématome,

hypertension,

hypotension,

hypotension

orthostatique,

refroidissement

périphérique,

varices.

Rares :

collapsus

circulatoire,

pâleur,

trouble veineux.

ÉTUDE

COMPARATIVE

AVEC

PLACEBO

À

LONG

TERME

CHEZ

LES

RÉPONDEURS À

L'ESCITALOPRAM (TOC)

En général, le profil d'innocuité s'est révélé similaire dans la phase comparative avec placebo à

Monographie de produit ESCITALOPRAM

Page 28 de 69

long

terme (24 semaines)

l'essai lors

duquel

patients

avaient

d'abord répondu à

16 semaines de traitement par l'oxalate d'escitalopram ont été randomisés de façon à recevoir un

traitement par l'oxalate d'escitalopram ou un placebo pendant une période pouvant atteindre 24

semaines. Les effets indésirables suivants (isolés ou répétés), dont il n'est fait mention nulle part

ailleurs, ont été signalés : douleurs abdominales basses, amygdalite aiguë, baisse de la tension

artérielle,

chirurgie

dentaire,

symptômes

dépressifs,

dysarthrie,

dyspareunie,

épicondylite,

douleurs

faciales,

hématochézie,

orgelet,

défécations

fréquentes,

lacération,

hyperlacrymation, intervention à un membre, pensées négatives, névralgie, douleurs d'origine

inflammatoire, abcès sous-cutané, lésion tendineuse, extraction des dents de sagesse.

EFFETS INDÉSIRABLES OBSERVÉS APRÈS LA COMMERCIALISATION

On estime que, en 9,5 années de pharmacovigilance, plus de 265 millions de patients ont été

traités

l’escitalopram,

correspond

plus

millions

d’années-patients

traitement.

Après l’homologation de l’oxalate d'escitalopram, on a observé les effets indésirables suivants.

Comme il s’agit

de déclarations spontanées d’effets survenus au sein de populations dont on ne

connaît pas la

taille, il est impossible de faire une estimation fiable de leur fréquence ou d’établir

un lien causal

avec le traitement.

Tableau 6 : Effets indésirables déclarés spontanément

Appareil ou système

Effet indésirable

Troubles

sanguins

lymphatiques

Leucocytose, leucopénie, thrombocytopénie

Troubles cardiaques

Arrêt cardiaque, allongement de l’intervalle QT sur l'ECG,

infarctus du myocarde, ischémie myocardique, arythmie

ventriculaire, torsades de pointes, tachycardie ventriculaire

Troubles endocriniens

Élévation du taux d'alanine aminotransférase, élévation du

taux d'aspartate aminotransférase, hyperprolactinémie,

syndrome de sécrétion inappropriée d'hormone

antidiurétique (SIADH)

Troubles oculaires

Amblyopie, diplopie, perturbation de la vision

Troubles digestifs

Hémorragie digestive, gingivorragie, pancréatite

Troubles généraux et

affections/états liés à la voie

d'administration

Mort (sans autre précision [SAP]), sensation inhabituelle,

démarche anormale, irritabilité, pyrexie

Troubles hépatobiliaires

Hépatite

Investigations

Élévation du taux de phosphatases alcalines, augmentation

des concentrations de médicament, allongement de

l’intervalle QT à l’électrocardiographie, augmentation de

l’INR, anomalies des résultats de l’exploration

fonctionnelle du foie, variation des taux de

neurotransmetteurs, baisse du nombre de plaquettes

Troubles du métabolisme et

Rétention liquidienne, hypoglycémie

Monographie de produit ESCITALOPRAM

Page 29 de 69

Tableau 6 : Effets indésirables déclarés spontanément

Appareil ou système

Effet indésirable

de la nutrition

Troubles de l'appareil

locomoteur et des tissus

conjonctifs

Crampes musculaires, rhabdomyolyse, trismus

Troubles du système

nerveux

Akathisie, accident vasculaire cérébral, convulsions

cloniques, coma, dysarthrie, dyskinésie, dysphasie, trouble

extrapyramidal, paralysie faciale, crise tonicoclonique

généralisée, perte de conscience, syndrome malin des

neuroleptiques, trouble moteur, petit mal, syndrome

sérotoninergique, trouble de la parole, dyskinésies

tardives, syncope vasovagale

Troubles psychiatriques

Délire, hallucinations visuelles, réaction de panique,

instabilité psychomotrice, agitation, comportement

suicidaire

Troubles rénaux et urinaires

Insuffisance rénale aiguë, rétention urinaire

Troubles de l'appareil

reproducteur et troubles

mammaires

Galactorrhée, ménométrorragie, priapisme

Troubles respiratoires,

thoraciques et médiastinaux

Hyperventilation, embolie pulmonaire, rhinorrhée

Troubles de la peau et des

tissus sous-cutanés

Angiœdème, ecchymose, nécrolyse épidermique,

syndrome de Stevens-Johnson

Troubles cardiaques

Allongement de l’intervalle QT

L’escitalopram a été associé à un allongement dose-dépendant de l’intervalle QT. On a fait état

de cas d’allongement de l’intervalle QT et d’arythmie ventriculaire, y compris de torsades de

pointes, pendant le programme de pharmacovigilance, surtout chez des femmes hypokaliémiques

ou présentant déjà un allongement de l’intervalle QT ou d’autres troubles cardiaques. Lors d’une

étude électrocardiographique menée à double insu avec placebo chez des sujets sains, la variation

de l’intervalle QTc (correction selon la formule de Fridericia) par rapport à la valeur de départ

s’est établie à 4,3 ms (intervalle de confiance [IC] à 90 % : 2,2, 6,4) pour la dose de 10 mg/jour

et à 10,7 ms (IC à 90 % : 8,6, 12,8) pour la dose de 30 mg/jour. D’après la relation établie entre

la réponse et l’exposition au médicament, on prévoit une variation de 6,6 (7,9) ms de l’intervalle

QTc (correction selon la formule de Fridericia) (IC à 95 %) à la C

obtenue avec la dose de

20 mg par comparaison au placebo. On a également observé une diminution statistiquement

significative de la fréquence cardiaque de 2 à 5 battements par minute en moyenne pendant le

traitement par l’oxalate d'escitalopram à 10 mg et à 30 mg chez ces sujets sains (voir Contre-

indications,

Mises

garde

précautions/Allongement

l’intervalle

Interactions

médicamenteuses/Allongement de l’intervalle QT).

Monographie de produit ESCITALOPRAM

Page 30 de 69

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

A

PERÇU

L'escitalopram

l'énantiomère

actif

citalopram

(racémate).

études

pharmacocinétique dont il est question dans les sections qui suivent, que celles-ci portent sur

l'oxalate

d'escitalopram

citalopram

(racémate),

été

réalisées

chez

jeunes

volontaires en bonne santé, des hommes pour la plupart. En outre, un grand nombre d'études

portaient sur une dose unique du médicament concomitant spécifique et de multiples

doses

d'oxalate d'escitalopram ou de citalopram (racémate). Par conséquent, on ne dispose pas de

données

chez

patients

recevraient

médicaments

concomitants

doses

thérapeutiques et de façon continue.

INTERACTIONS MÉDICAMENT-MÉDICAMENT

Inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO)

L’administration concomitante de l’oxalate d'escitalopram et d’un IMAO est contre-indiquée en

raison du risque

de réactions graves apparentées au syndrome sérotoninergique ou au syndrome

malin

neuroleptiques

(voir

CONTRE-INDICATIONS

MISES

EN

GARDE

ET

PRÉCAUTIONS,

Syndrome

sérotoninergique/Syndrome

malin

des

neuroleptiques

L'administration

concomitante d'un ISRS et d'un inhibiteur de la monoamine oxydase (IMAO) a

été associée à des

réactions indésirables graves, parfois mortelles, notamment : hyperthermie,

rigidité, myoclonie,

instabilité du système nerveux autonome avec risque de fluctuations rapides

des signes vitaux, et

altération de l'état mental, y compris une agitation extrême progressant

vers le délire et le

coma. Ces réactions ont aussi été signalées chez des patients qui avaient

récemment mis fin à

leur traitement par un ISRS et venaient d'amorcer un traitement par un

IMAO. Dans certains cas,

les symptômes étaient évocateurs d'un syndrome sérotoninergique

ou du syndrome malin des

neuroleptiques. Il est donc recommandé de ne pas prescrire de

l’oxalate

d'escitalopram

association

avec

IMAO

compris

linézolide,

antibiotique inhibant la monoamine oxydase de manière non sélective et réversible, ainsi que le

bleu de méthylène, un IMAO) ou d'attendre 14 jours après

l'arrêt d'un traitement par un

IMAO avant d'amorcer un traitement par l’oxalate d'escitalopram. De même, un

délai d'au

moins 14 jours après l'arrêt d'un traitement par l’oxalate d'escitalopram doit s'écouler avant le

début d'un traitement par un IMAO (voir

CONTRE-INDICATIONS

Isoenzymes du cytochrome P450

Citalopram :

D'après

résultats

nombreuses

études

in vitro

in

vivo

citalopram

(racémate)

n'est

source

cause

d'interactions

pharmacocinétiques

cliniquement

Interactions médicamenteuses pouvant entraîner des conséquences graves

Inhibiteurs de la monoamine oxydase : voir CONTRE-INDICATIONS

imozide : voir CONTRE-INDICATIONS

Monographie de produit ESCITALOPRAM

Page 31 de 69

importantes. Les données sur l'inhibition des enzymes

in vitro

n'ont pas révélé d'effet inhibiteur

du citalopram sur les isoenzymes 3A4, 1A2, 2D6, 2C9, 2C19 et 2E1 du cytochrome P450. Il est

donc probable que l'escitalopram exerce un effet inhibiteur minime sur le métabolisme

in vivo

des médicaments médié par les isoenzymes du cytochrome P450. En outre, des études sur les

interactions pharmacocinétiques entre le citalopram (racémate) et les médicaments suivants n'ont

évidence

aucune

interaction

cliniquement

importante :

carbamazépine

(substrat

CYP3A4), triazolam

(substrat

de CYP3A4),

théophylline

(substrat

CYP1A2),

warfarine

(substrat de CYP2C9), lévomépromazine (inhibiteur de CYP2D6).

Escitalopram : Au moyen de modèles

in vitro

de microsomes hépatiques humains, on a démontré

que la biotransformation de l'escitalopram en ses métabolites déméthylés dépend de trois voies

parallèles (isoenzymes CYP2C19 et CYP3A4 et, dans une moindre mesure, CYP2D6) (voir

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION, Métaboliseurs lents CYP2C19

Des études ont également révélé que l'escitalopram entraîne une inhibition très faible, voire

négligeable, des isoenzymes CYP1A2, 2C9, 2C19, 2E1 et 3A4, et une inhibition faible de

l'isoenzyme

2D6.

Bien

l'escitalopram

comporte

faible

risque

d'interactions

médicamenteuses cliniquement importantes, la prudence est de mise lorsqu'il est administré en

concomitance avec des médicaments qui sont principalement métabolisés par CYP2D6 et dont la

marge thérapeutique est étroite.

On doit envisager le risque d'une diminution de la clairance de l'escitalopram lorsque ce dernier

est administré en concomitance avec de multiples doses :

d'un

puissant

inhibiteur

l'isoenzyme

CYP3A4

(par

exemple,

fluconazole,

kétoconazole, itraconazole ou érythromycine), ou

d'un

puissant

inhibiteur

l'isoenzyme

CYP2C19

(par

exemple,

oméprazole,

esoméprazole, fluvoxamine, lansoprazole ou ticlopidine). La prudence s'impose lorsqu'on

prescrit une forte dose d'escitalopram (limite supérieure de la gamme posologique) en

concomitance avec un inhibiteur du CYP2C19.

En outre, une étude portant sur une dose unique d'escitalopram administrée en concomitance

avec un schéma à doses multiples de cimétidine, inhibiteur non spécifique des isoenzymes du

cytochrome

P450,

évidence

variation

notable

plupart

paramètres

pharmacocinétiques de l'escitalopram.

Les voies métaboliques globales de l'escitalopram et du citalopram sont similaires sur le plan

qualitatif, et le risque d'interactions associé à l'escitalopram devrait ressembler d'assez près à

celui du citalopram. Il est donc possible de tirer des conclusions à partir des études antérieures

sur le citalopram.

Médicaments agissant sur le SNC

Les interactions entre l'escitalopram ou le citalopram (racémate) et d'autres médicaments à action

centrale n'ont pas fait l'objet d'une évaluation spécifique. Comme l'escitalopram agit déjà de

façon marquée sur le SNC, on doit faire preuve de prudence, comme on le ferait avec n'importe

quel autre ISRS, lorsqu'on administre l'escitalopram en concomitance avec un autre médicament

Monographie de produit ESCITALOPRAM

Page 32 de 69

à action centrale.

Médicaments sérotoninergiques :

Compte tenu du mode d'action de l'escitalopram et du risque de syndrome sérotoninergique, la

prudence est de mise lorsque l’oxalate d'escitalopram est administré en concomitance avec

d'autres médicaments

ou agents qui pourraient influer sur les systèmes de neurotransmetteurs

sérotoninergiques,

comme

tryptophane,

triptans,

inhibiteurs

recaptage

sérotonine, le lithium, le

millepertuis, le fentanyl et ses analogues, le dextrométhorphane, le

tramadol,

tapentadol,

mépéridine, la méthadone et la pentazocine (voir

MISES EN

GARDE

ET

PRÉCAUTIONS,

Syndrome

sérotoninergique/Événements

évocateurs

du

syndrome malin des neuroleptiques

). L'usage concomitant de l’oxalate d'escitalopram et d'un

inhibiteur de la monoamine oxydase

(y compris le linézolide, antibiotique qui fait partie de la

classe des inhibiteurs réversibles non

sélectifs de la monoamine oxydase) est contre-indiqué

(voir

CONTRE-INDICATIONS

Triptans (agonistes de la 5HT

1

) :

Des cas de syndrome sérotoninergique potentiellement mortel ont été signalés chez des patients

recevant à la fois un inhibiteur sélectif du recaptage de la sérotonine (ISRS) ou un inhibiteur du

recaptage de la sérotonine et de la noradrénaline (IRSN) et un triptan. Si l'usage concomitant de

l’oxalate d'escitalopram et d'un triptan est cliniquement justifié, il est conseillé de suivre le

patient

de près,

surtout en début de traitement et lors des augmentations de la dose (voir

MISES

EN

GARDE

ET

PRÉCAUTIONS,

Syndrome

sérotoninergique/Événements

évocateurs du syndrome malin des neuroleptiques

Médicaments agissant sur la fonction plaquettaire (p. ex., AINS, AAS et autres

anticoagulants)

La libération plaquettaire de sérotonine joue un rôle important dans l’hémostase. Les études

épidémiologiques (études cas-témoins et de cohorte) qui ont mis en évidence un lien entre la

prise de psychotropes nuisant au recaptage de la sérotonine et la survenue d’hémorragies

digestives hautes ont aussi montré que l’emploi concomitant d’un AINS, d’AAS ou d’autres

anticoagulants pouvait accroître le risque hémorragique.

On a observé une modification des effets anticoagulants, y compris une augmentation des

saignements, lorsqu’un ISRS ou un IRSN était administré en même temps que la warfarine.

Aussi doit-on surveiller de près les patients sous warfarine qui amorcent ou cessent un traitement

l’oxalate

d'escitalopram

(voir

MISES

EN

GARDE

ET

PRÉCAUTIONS,

Hématologique, Saignements anormaux

Citalopram (racémate)

Comme l'escitalopram est l'énantiomère actif du citalopram (racémate), les deux

médicaments

ne doivent pas être pris simultanément.

Alcool

L'interaction entre l'escitalopram et l'alcool n'a pas été étudiée. Bien que le citalopram (racémate)

n'ait

potentialisé

effets

l'alcool

fonction

cognitive

performance

Monographie de produit ESCITALOPRAM

Page 33 de 69

psychomotrice

chez

volontaires,

déconseille

l'usage

concomitant

l'alcool

l'escitalopram chez les patients déprimés.

Allongement de l’intervalle QT

On n’a pas effectué d’études pharmacocinétiques ou pharmacodynamiques sur l’escitalopram

lorsqu’il est administré avec d’autres médicaments qui allongent l’intervalle QT. La possibilité

d’un effet additif de l’escitalopram et de ces agents ne peut être exclue. Par conséquent, on

déconseille l’administration concomitante de l’escitalopram et de médicaments qui allongent

clairement

l’intervalle

tels

antiarythmiques

classes

III,

certains

antipsychotiques (p. ex., la ziprasidone), les antidépresseurs tricycliques, les opioïdes (p. ex., la

méthadone) et certains antimicrobiens (p. ex., la moxifloxacine). De même, il est déconseillé

d’administrer de l’oxalate d'escitalopram en même temps que des agents pouvant perturber le

bilan

électrolytique.

Voici

quelques

exemples

médicaments

diminuent

taux

d’électrolytes : diurétiques de

l’anse, diurétiques thiazidiques et diurétiques apparentés; laxatifs

et lavements; amphotéricine

corticostéroïdes

forte

dose.

listes

médicaments

susceptibles d’interagir les uns avec les

autres ne sont pas exhaustives (voir également Contre-

indications;

Effets

indésirables,

Effets

indésirables observés après la commercialisation,

Troubles cardiaques).

Monographie de produit ESCITALOPRAM

Page 34 de 69

Polymorphisme

On a constaté que les concentrations plasmatiques d'escitalopram étaient deux fois plus élevées

chez les métaboliseurs lents au niveau de la CYP2C19 que chez les métaboliseurs rapides (Voir

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION, Métaboliseurs lents CYP2C19

). Bien qu'aucune

variation

significative

n'ait

été

observée

quant

l'exposition

médicament

chez

métaboliseurs lents au niveau de la CYP2D6, la prudence s'impose lorsque l'escitalopram est

administré

concomitance

avec

ingrédients

médicinaux

sont

principalement

métabolisés par cette enzyme et qui possèdent une marge thérapeutique étroite.

Données sur les interactions médicamenteuses provenant d'études sur

l'oxalate d'escitalopram

Tableau 7. Interactions médicamenteuses établies ou théoriques avec l'escitalopram

Escitalopram

Référence

Effet

Commentaire clinique

Cimétidine

L'administration concomitante

de cimétidine (400 mg 2 fois par

jour pendant 5 jours), inhibiteur

modérément puissant des

isoenzymes CYP2D6, 3A4 et

1A2, et de l'oxalate

d'escitalopram (dose unique de

20 mg le jour 4) a entraîné une

augmentation de l'aire sous la

courbe (ASC) et de la C

l'escitalopram d'environ 70 % et

20 %, respectivement.

La prudence s'impose lorsque la

cimétidine est administrée en

concomitance. Une diminution de la

dose d'escitalopram pourrait être

nécessaire selon le jugement du

clinicien. La dose maximale

d’escitalopram est fixée à 10 mg/jour.

Imipramine/

désipramine

(substrats de

l'isoenzyme

CYP2D6)

L'administration concomitante

de l'oxalate d'escitalopram

(20 mg/jour pendant 21 jours) et

de la désipramine (dose unique

de 50 mg), antidépresseur

tricyclique et substrat de

l'isoenzyme CYP2D6, a entraîné

une augmentation de 50 % des

concentrations de désipramine.

On ignore la portée clinique de cette

augmentation. L'administration

concomitante de l'escitalopram et de

l'imipramine ou de la désipramine

commande donc la prudence.

Monographie de produit ESCITALOPRAM

Page 35 de 69

Escitalopram

Référence

Effet

Commentaire clinique

Métoprolol

(substrat de

l'isoenzyme

CYP2D6)

L'administration concomitante

de l'oxalate d'escitalopram

(20 mg/jour pendant 21 jours) et

du métoprolol (substrat de

l'isoenzyme CYP2D6) a entraîné

une augmentation de 50 % des

pics plasmatiques du bêta-

bloquant, mais on n'a pas noté

d'effet cliniquement significatif

sur la tension artérielle ni sur la

fréquence cardiaque.

Oméprazole :

inhibiteur de

l'isoenzyme

CYP2C19

L'administration concomitante

de l'oméprazole (30 mg 1 fois

par jour pendant 6 jours),

inhibiteur de l'isoenzyme

CYP2C19, et de l'oxalate

d'escitalopram (dose unique de

20 mg le jour 5) a entraîné une

La prudence s'impose lorsqu'un

inhibiteur de l'isoenzyme CYP2C19

(p. ex., oméprazole), est administré en

concomitance. Une diminution de la

dose d'escitalopram pourrait être

nécessaire selon le jugement du

clinicien. La dose maximale

augmentation de l'ASC et de la

de l'escitalopram d'environ

50 % et 10 %, respectivement.

d’escitalopram est fixée à 10 mg/jour.

Ritonavir

(substrat de

l'isoenzyme

CYP3A4)

L'administration concomitante

d'une dose unique de ritonavir

(600 mg), substrat de

l'isoenzyme CYP3A4 et puissant

inhibiteur de l'isoenzyme

CYP3A4, et de l'oxalate

d'escitalopram (20 mg) n'a pas

modifié le profil

pharmacocinétique du ritonavir

ni celui de l'escitalopram.

Légende : EC = Essai clinique

Monographie de produit ESCITALOPRAM

Page 36 de 69

Données sur les interactions médicamenteuses provenant d'études sur le citalopram

(racémate)

Tableau 8. Interactions médicamenteuses établies ou théoriques avec le citalopram

(racémate)

Citalopram

(racémate)

Référence

Effet

Commentaire clinique

Carbamazépine

La carbamazépine, dont la dose a été

portée graduellement à 400 mg/jour, a été

administrée seule pendant 21 jours, puis

en concomitance avec le citalopram

(racémate) (40 mg/jour) pendant 14 autres

jours. Le citalopram n'a pas modifié les

concentrations plasmatiques de

carbamazépine, substrat de l'isoenzyme

CYP3A4, ni de son métabolite, l'époxyde

de carbamazépine.

Comme la carbamazépine

est un inducteur des

enzymes microsomales, le

risque d'augmentation de la

clairance de l'escitalopram

sous l'effet de

l'administration de la

carbamazépine doit être

envisagé si les deux

médicaments sont

administrés en

concomitance.

Digoxine

L'administration du citalopram (racémate)

(40 mg/jour pendant 21 jours) n'a pas

modifié le profil pharmacocinétique de la

digoxine (dose unique de 1 mg). Les taux

sériques de citalopram étaient légèrement

plus faibles en présence de digoxine, mais

cette baisse n'a eu aucune portée clinique.

Kétoconazole

L'administration concomitante du

citalopram (racémate) (dose unique de 40

mg) et du kétoconazole (dose unique de

200 mg), puissant inhibiteur de

l'isoenzyme CYP3A4, a diminué la C

du kétoconazole de 21 % et n'a pas

modifié le profil pharmacocinétique du

citalopram.

Lévomépromazine

L'administration concomitante du

citalopram (racémate) (40 mg/jour

pendant 10 jours) et de la

lévomépromazine (dose unique de

50 mg), inhibiteur de l'isoenzyme

CYP2D6, n'a pas modifié le profil

pharmacocinétique de l'un ou l'autre

médicament.

Monographie de produit ESCITALOPRAM

Page 37 de 69

Citalopram

(racémate)

Référence

Effet

Commentaire clinique

Lithium

L'administration concomitante du

citalopram (racémate) (40 mg/jour

pendant 10 jours) et du lithium (30

mmol/jour pendant 5 jours) n'a

aucunement modifié les paramètres

pharmacocinétiques de l'un ou l'autre

médicament.

Comme le lithium peut

augmenter la

neurotransmission

sérotoninergique,

l'administration

concomitante du lithium et

de l'escitalopram

commande la prudence.

Pimozide

Lors d'une étude croisée à double insu

portant sur de jeunes adultes en bonne

santé, une dose unique de 2 mg de

pimozide administrée en concomitance

avec une dose de 40 mg de citalopram

(racémate) administrée une fois par jour

pendant 11 jours a été associée à une

augmentation moyenne d'environ 12 ms

des valeurs de l'intervalle QTc au T

par comparaison à l'administration

concomitante du pimozide et d'un

placebo.

On ignore le mécanisme

qui sous-tend cette

interaction

pharmacodynamique

apparente.

L’usage concomitant du

citalopram ou de

l’escitalopram et du

pimozide est contre-

indiqué.

Théophylline

L'administration concomitante du

citalopram (racémate) (40 mg/jour

pendant 21 jours) et de la théophylline

(dose unique de 300 mg), substrat de

l'isoenzyme CYP1A2, n'a pas modifié le

profil pharmacocinétique de la

théophylline.

Triazolam

L'administration concomitante du

citalopram (racémate) (40 mg/jour

pendant 28 jours, après ajustement

posologique) et du triazolam (dose unique

de 0,25 mg), substrat de l'isoenzyme

CYP3A4, n'a pas modifié

significativement le profil

pharmacocinétique de l'un ou l'autre

médicament.

Warfarine

L'administration du citalopram (racémate)

(40 mg/jour pendant 21 jours) n'a pas

modifié le profil pharmacocinétique ni le

profil pharmacodynamique (temps de

prothrombine) d'une dose unique de 25

mg de warfarine, substrat des isoenzymes

CYP3A4 et CYP2C9.

Monographie de produit ESCITALOPRAM

Page 38 de 69

Légende : EC = Essai clinique

INTERACTIONS MÉDICAMENT-ALIMENT

Il est précisé dans diverses publications scientifiques que les principales composantes du

jus de

pamplemousse peuvent inhiber l'isoenzyme CYP3A4.

L'escitalopram est aussi

métabolisé par

d'autres isoenzymes qui ne sont pas affectées par le jus de pamplemousse,

notamment

CYP2C19

CYP2D6.

Bien

qu'il

soit

possible,

théorie,

interactions

pharmacocinétiques

découlent

prise

l'escitalopram

consommation concomitante de jus de

pamplemousse, la survenue d'une telle interaction

est considérée comme improbable.

I

NTERACTIONS MÉDICAMENT

-

PLANTES MÉDICINALES

Millepertuis : Comme c’est le cas pour d’autres ISRS et les antidépresseurs de nouvelle

génération, des interactions pharmacodynamiques peuvent survenir entre l’escitalopram

et le

millepertuis (plante médicinale) et ainsi entraîner des effets indésirables.

E

FFETS DU MÉDICAMENT SUR LES ANALYSES DE LABORATOIRE

Aucune interaction avec les analyses de laboratoire n’a été établie.

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION

C

ONSIDÉRATIONS POSOLOGIQUES

Généralités :

ESCITALOPRAM

doit

être

administré

voie

orale

fois

jour, avec ou sans

nourriture.

ESCITALOPRAM

n'est pas indiqué chez les patients de moins de 18 ans

(voir

MISES

EN

GARDE

ET

PRÉCAUTIONS,

Risque

de

changements

comportementaux et émotifs, voire d'automutilation

.

P

OSOLOGIE ET AJUSTEMENTS POSOLOGIQUES RECOMMANDÉS

A

DULTES

TROUBLE DÉPRESSIF MAJEUR

ESCITALOPRAM doit être administré par voie orale en une dose unique de 10 mg/jour. Selon

la réponse individuelle du patient, on devrait envisager de porter la dose à un maximum de

20 mg/jour.

Dans les cas où la sensibilité initiale aux effets indésirables peut être une source

d'inquiétude, on

peut amorcer le traitement par ESCITALOPRAM

à raison de 5 mg/jour, puis

en augmenter la posologie

sous réserve d'une bonne tolérance.

Monographie de produit ESCITALOPRAM

Page 39 de 69

TROUBLE OBSESSIONNEL-COMPULSIF

ESCITALOPRAM doit être administré par voie orale en une dose unique de 10 mg/jour. Selon

la réponse individuelle du patient, on devrait envisager de porter la dose à un maximum de

20 mg/jour.

Dans les cas où la sensibilité initiale aux effets indésirables peut être une source

d'inquiétude, on

peut amorcer le traitement par ESCITALOPRAM

à raison de 5 mg/jour, puis

en augmenter la posologie

sous réserve d'une bonne tolérance. Dans le cadre d'un traitement au

long cours, le médecin doit

prescrire la dose efficace la plus faible possible et réévaluer son

patient à intervalles réguliers afin de déterminer si la poursuite du traitement est justifiée.

TRAITEMENT PENDANT LA GROSSESSE

L'innocuité de l’oxalate d'escitalopram pendant la grossesse n'a pas été établie. Par conséquent,

l’oxalate d'escitalopram ne doit

pas être employé pendant la grossesse, à moins que, de l'avis du

médecin, les bienfaits potentiels

pour la patiente l'emportent nettement sur les risques pour le

fœtus.

Des cas rapportés dans le cadre du programme de pharmacovigilance indiquent que certains

nouveau-nés exposés à un ISRS comme l’oxalate d'escitalopram et d'autres antidépresseurs de

nouvelle

génération vers la fin du troisième trimestre de la grossesse ont eu des complications

nécessitant

une prolongation du séjour à l'hôpital, un soutien respiratoire et une alimentation

par gavage

(voir

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS

). Lorsqu'une femme enceinte

prend de l’oxalate d'escitalopram

pendant le troisième trimestre de la grossesse, le médecin

doit évaluer attentivement les risques

et les bienfaits potentiels du traitement. Le médecin

pourrait

envisager

réduire

dose

d’oxalate d'escitalopram progressivement au cours du

troisième trimestre.

PATIENTS ÂGÉS

Étant donné la demi-vie plus longue et la clairance moindre des médicaments chez les patients

âgés, on doit amorcer le traitement à 5 mg/jour. Selon la réponse et la tolérance du patient, cette

dose pourra être portée à 10 mg/jour.

INSUFFISANCE RÉNALE

Aucun ajustement posologique n'est nécessaire en présence d'une insuffisance rénale légère ou

modérée. Vu l'absence de données quant aux effets pharmacocinétiques et pharmacodynamiques

l'escitalopram ou du citalopram (racémate) en présence

d'une insuffisance rénale

sévère

(clairance

créatinine

<

mL/min),

l’oxalate d'escitalopram

doit

être

utilisé

avec

prudence chez ces patients.

INSUFFISANCE HÉPATIQUE

On devrait s'en tenir à la dose minimale recommandée en présence d'une insuffisance hépatique

légère

modérée.

dose

unique

initiale

mg/jour

administrée

voie

orale

recommandée. La dose peut ensuite être augmentée selon la réponse du patient, si le médecin le

juge approprié. Une dose quotidienne de 10 mg est la dose maximale recommandée chez la

plupart des patients souffrant d'une insuffisance hépatique. On ne dispose d'aucune donnée sur

paramètres

pharmacocinétiques

l’oxalate

d'escitalopram

chez

patients

souffrant

d'insuffisance

hépatique sévère (classe C de Child-Pugh). On doit donc redoubler de prudence

Monographie de produit ESCITALOPRAM

Page 40 de 69

lorsqu'on utilise

l’oxalate d'escitalopram en présence d'une insuffisance hépatique sévère.

MÉTABOLISEURS LENTS CYP2C19

métabolisme

l’oxalate

d'escitalopram

principalement

assuré

l'isoenzyme

CYP2C19. Dans les cas

où l'on sait que le patient est un métaboliseur lent au niveau de la

CYP2C19, une dose initiale de 5 mg/jour est recommandée. Selon la réponse du patient, cette

dose pourra être portée à un maximum de 10 mg/jour.

T

RAITEMENT À LONG TERME

Pendant un traitement à long terme, la dose administrée doit être la dose efficace la plus faible

possible, et l’on doit réévaluer le patient à intervalles réguliers pour déterminer s’il est nécessaire

de poursuivre le traitement.

PASSAGE D'UN IMAO À L'ESCITALOPRAM OU VICE VERSA

Il doit s'écouler au moins 14 jours entre l'arrêt d'un traitement par un IMAO et le début d'un

traitement par l’oxalate d'escitalopram. De même, il doit s'écouler au moins 14 jours entre l'arrêt

d'un traitement

par l’oxalate

d'escitalopram et le début d'un traitement par un IMAO (voir

CONTRE-INDICATIONS

A

RRÊT DU TRAITEMENT PAR L

'

ESCITALOPRAM

Des symptômes sont associés à l’arrêt du traitement par l'escitalopram ou à une diminution de la

dose. Il est recommandé d’être à l’affût de ces symptômes et d’autres symptômes à l’arrêt du

traitement

suite

d’une

diminution

dose

(voir

MISES

EN

GARDE

et

PRÉCAUTIONS

EFFETS INDÉSIRABLES

Dans la mesure du possible, on doit réduire la dose graduellement sur une période de plusieurs

semaines plutôt que d’arrêter le traitement brusquement. Si le patient manifeste des symptômes

qu’il juge intolérables après une diminution de la dose ou l’arrêt du traitement, l’ajustement

posologique

doit

tenir

compte

réponse

clinique

(voir

MISES

EN

GARDE

ET

PRÉCAUTIONS

EFFETS INDÉSIRABLES

ENFANTS

Voir

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS,

Risque de changements comportementaux et

émotifs, voire d'automutilation.

D

OSE OUBLIÉE

Si une dose est oubliée, le patient doit prendre la dose suivante au moment prévu.

SURDOSAGE

Les données cliniques sur les surdosages d'escitalopram sont limitées, et il est fréquent que

ceux-ci s'accompagnent de surdosages concomitants d'autres médicaments. Dans la majorité des

Monographie de produit ESCITALOPRAM

Page 41 de 69

cas, on n'a signalé que des symptômes bénins, voire aucun symptôme. Des cas mortels de

surdosage où l'escitalopram est la seule substance en cause (doses inconnues) ont été rarement

signalés; dans la majorité des cas, de multiples médicaments étaient en cause. Des doses pouvant

atteindre 800 mg d'escitalopram seul n'ont occasionné aucun symptôme sévère.

Lors des essais cliniques sur le citalopram (racémate), aucun patient n'est mort suivant l'ingestion

de doses de citalopram atteignant 2000 mg. Parmi les surdosages signalés pendant le programme

de pharmacovigilance, certains surdosages par le citalopram seul ont été mortels. Dans de

nombreux

cas,

ignore

dose

exacte

citalopram

(racémate)

ainsi

autres

médicaments et/ou l'alcool qui ont été ingérés simultanément. Cependant, trois cas mortels de

surdosage du citalopram seul (racémate) ont été rapportés dans la littérature (doses de 2800 mg,

de 2880 mg et de 3920 mg); cela dit, des patients ont survécu à des surdoses pouvant atteindre

5200 mg.

Si l'on compare le citalopram (racémate) et l'escitalopram, il importe de souligner que ce dernier

devrait avoir des effets pharmacodynamiques semblables à ceux du racémate à une dose plus

faible.

Des cas mortels de syndrome sérotoninergique ont été signalés chez des patients qui avaient

ingéré

surdoses

moclobémide

citalopram

(racémate).

concentrations

plasmatiques de moclobémide se situaient entre 16 et 90 mg/L (éventail thérapeutique : 1 à

3 mg/L) et celles du citalopram (racémate), entre 0,3 et 1,7 mg/L (concentration thérapeutique :

0,3 mg/L). C'est donc dire qu'une dose relativement faible de citalopram administrée avec une

surdose de moclobémide comporte un risque important pour le patient.

Les symptômes les plus fréquents d'un surdosage de citalopram (racémate) sont notamment :

étourdissements,

sudation,

nausées,

vomissements,

tremblements,

crises

convulsives

somnolence.

Plus

rarement,

observé

symptômes

suivants :

confusion,

perte

conscience, convulsions, coma, tachycardie sinusale, cyanose, hyperventilation, rhabdomyolyse

et modifications de l'ECG (dont l'allongement de l'intervalle QTc, le rythme nodal, l'arythmie

ventriculaire et possiblement un cas de torsades de pointes).

PRISE EN CHARGE DU SURDOSAGE

Comme

c'est le

cas pour

citalopram (racémate), il n'existe

aucun antidote

spécifique

l'escitalopram. Le traitement vise à soulager les symptômes et doit comporter des mesures de

soutien. On doit dégager les voies respiratoires afin d'assurer une ventilation et une oxygénation

appropriées. Un lavage gastrique et l'utilisation de charbon activé doivent être envisagés dès que

possible

après

l'ingestion

voie

orale.

recommande

surveiller

paramètres

électrocardiographiques et les signes vitaux, de soulager les symptômes et de recourir à des

mesures générales de soutien.

Étant donné le fort volume de distribution de l'escitalopram, une diurèse forcée, la dialyse,

l'hémoperfusion et une transfusion totale ne seraient probablement pas bénéfiques.

Monographie de produit ESCITALOPRAM

Page 42 de 69

Dans le traitement du surdosage, l'ingestion de plusieurs médicaments est une possibilité qu'il

faut envisager.

Pour le traitement d'une surdose possible, communiquer immédiatement avec votre centre

antipoison régional.

MODE D’ACTION ET PHARMACOLOGIE CLINIQUE

L'escitalopram (

S

-citalopram) est l'énantiomère actif du citalopram, le racémate. Des études

in

vitro

in vivo

semblent indiquer que l'escitalopram est un inhibiteur sélectif du recaptage de la

sérotonine (ISRS) très puissant, qui agit en inhibant par compétition spécifique le transporteur

membranaire de la sérotonine (5-hydroxytryptophane ou 5-HT). L'escitalopram montre une

grande affinité pour le site de liaison primaire; en outre, il se lie à un site secondaire sur le

transporteur de la sérotonine pour lequel il a une affinité 1000 fois plus faible. La portée clinique

de cette liaison n'a pas été établie.

L'escitalopram

doté

d'une

affinité

nulle

négligeable

pour

série

récepteurs,

notamment :

5-HT

5-HT

(récepteurs

dopaminergiques),

(adrénorécepteurs), H

(récepteur histaminergique), récepteur muscarinique de l'acétylcholine,

récepteur des benzodiazépines, récepteur GABA (acide gamma-aminobutyrique) et récepteurs

des opioïdes. L'escitalopram ne se fixe pas aux divers canaux ioniques dont les canaux Na

, Cl

et Ca

ou montre une affinité très faible pour ces derniers.

P

HARMACOCINÉTIQUE

Le profil pharmacocinétique de l'escitalopram administré en une dose unique ou en doses

multiples est linéaire et proportionnel à la dose pour les doses comprises entre 10 et 30 mg/jour.

La biotransformation de l'escitalopram se fait en majeure partie dans le foie, et sa demi-vie

terminale moyenne est d'environ 27 à 32 heures. Lorsque l'escitalopram est administré une fois

par jour, les concentrations plasmatiques atteignent un état d'équilibre dans un délai d'environ

1 semaine. À l'état d'équilibre, les concentrations plasmatiques d'escitalopram chez de jeunes

sujets en bonne santé étaient environ 2,6 fois plus élevées que celles que l'on observe après une

dose unique.

ABSORPTION ET DISTRIBUTION :

Chez des volontaires en bonne santé, après

administration par

voie orale de doses d'escitalopram de 10 mg ou de 20 mg, on observe des pics

plasmatiques dans

un délai d'environ 4 heures. L'absorption de l'escitalopram devrait être quasi

complète lorsque ce

dernier est administré par voie orale et n'est pas influencée par la

nourriture. Après

administration par voie orale d'une dose unique de 10 mg d'escitalopram, le

volume de distribution apparent de l'escitalopram (V

d,

/F) varie entre environ 12 et 26 L/kg.

Chez l'humain, la fixation de l'escitalopram aux protéines plasmatiques est indépendante des

concentrations

plasmatiques du médicament et se chiffre en moyenne à 55 %.

Monographie de produit ESCITALOPRAM

Page 43 de 69

M

ÉTABOLISME ET ÉLIMINATION :

Après administration par voie orale, la clairance plasmatique

est d'environ 0,6 L/min, dont environ 7 % provient de la clairance rénale. L'escitalopram est

métabolisé dans le foie en

S-

déméthylcitalopram (

S

-DCT) et en

S

-didéméthylcitalopram (

S

DDCT). Chez l'humain, l'escitalopram sous forme inchangée est le composé qui prédomine dans

plasma.

Après

administration

doses

multiples

d'escitalopram,

concentrations

plasmatiques moyennes des métabolites

S

-DCT et

S-

DDCT sont habituellement de 28-31 % et

< 5 % de la concentration de la molécule mère, respectivement. Les résultats d'études

in vitro

semblent indiquer que les métabolites (

S-

DCT et

S

-DDCT) ne contribuent pas de manière

significative à l'action clinique de l'escitalopram.

Des études

in vitro

ayant utilisé des enzymes microsomales du foie humain ont révélé que la

biotransformation de l'escitalopram en ses métabolites déméthylés dépend principalement des

isoenzymes CYP2C19, CYP3A4 et, dans une moindre mesure, CYP2D6. La clairance hépatique

apparente du médicament équivaut à environ 90 % de la dose administrée. Après administration

de l'escitalopram par voie orale, la fraction de médicament récupérée sous forme d'escitalopram

et de

S

-DCT (métabolite) se chiffre à environ 8 % et 10 %, respectivement.

I

NNOCUITÉ CARDIAQUE :

Voir Effets indésirables observés après la commercialisation/roubles

cardiaques.

POPULATIONS PARTICULIÈRES

Personnes âgées :

Le profil pharmacocinétique de l'escitalopram administré en une dose unique

ou en doses multiples à des sujets âgés de 65 ans et plus (n = 18) a été comparé à celui obtenu

chez

sujets

plus

jeunes.

Après

administration

d'une

dose

unique,

concentrations

plasmatiques d'escitalopram étaient similaires chez les sujets âgés et les sujets plus jeunes. Chez

sujets

âgés,

lorsque

concentrations

d'escitalopram

étaient

l’état

d'équilibre,

concentration maximale (C

), l'aire sous la courbe (ASC) et la demi-vie de l'escitalopram ont

augmenté

d'environ

35 % ,

50 %

50 % ,

respectivement,

tandis

clairance

diminué.

Lorsqu'il est administré à cette population de patients, on recommande de réduire

dose

l’oxalate d'escitalopram

prescrire

dose

maximale

moindre

(voir

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION

Sexe :

Lors de l’administration de multiples doses d'oxalate d'escitalopram (10 mg/jour pendant

3 semaines) à 18 hommes (9 hommes âgés et 9 jeunes) et à 18 femmes (9 femmes âgées et

9 jeunes), on n'a observé aucune différence entre les hommes et les femmes quant aux valeurs

ajustées en fonction du poids de l'ASC, de la C

et de la demi-vie. Aucun ajustement

posologique n'est recommandé en fonction du sexe.

Insuffisance hépatique :

Chez des sujets présentant une insuffisance hépatique légère à modérée

(classes A et B Child-Pugh), comparativement à des sujets dont la fonction hépatique était

normale, la demi-vie de l'escitalopram a été environ deux fois plus longue (66 heures vs

36 heures) et l'exposition au produit a été augmentée d'environ les deux tiers. Ainsi, en présence

d'une insuffisance hépatique, il est préférable de prescrire une dose d’oxalate d'escitalopram se

situant

dans

les limites inférieures de l'éventail posologique recommandé. On ne dispose

Monographie de produit ESCITALOPRAM

Page 44 de 69

d'aucune donnée sur

les paramètres pharmacocinétiques de l'escitalopram chez des patients

souffrant d'insuffisance

hépatique sévère (classe C de Child-Pugh). On doit donc redoubler de

prudence lorsqu'on utilise

l’oxalate d'escitalopram en présence d'une insuffisance hépatique

sévère

(voir

MISES

EN

GARDE

ET

PRÉCAUTIONS

POSOLOGIE

ET

ADMINISTRATION

Insuffisance

rénale :

dispose

d'aucune

donnée

profil

pharmacocinétique

l'escitalopram

chez

patients

présentant

insuffisance

rénale.

Chez

patients

présentaient une insuffisance rénale légère à modérée (n = 7), la clairance du citalopram

(racémate) administré par voie orale a été réduite de 17 % par rapport aux patients dont la

fonction rénale était normale, mais on n'a pas observé d'effet cliniquement significatif sur le

profil pharmacocinétique du médicament. Aucun ajustement posologique n'est recommandé chez

patients.

l'heure

actuelle,

dispose

d'aucune

donnée

paramètres

pharmacocinétiques de l'escitalopram ou du citalopram (racémate) administré de façon chronique

à des patients présentant une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 mL/min)

(voir

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS

POSOLOGIE ET ADMINISTRATION

ENTREPOSAGE ET STABILITÉ

Conserver à une température ambiante entre 15 °C et 30 °C

FORMES POSOLOGIQUES, COMPOSITION ET CONDITIONNEMENT

Les comprimés d’ESCITALOPRAM sont fournis comme suit :

Dosage

10 mg

20 mg

Description

Comprimé de couleur blanc

ou blanc cassé, de forme ovale,

pelliculé, biconvexe, et portant

l'inscription ‘F’ d'un côté et

‘54’ de l’autre côté, avec un

trait de séparation entre ‘5’ et

‘4’.

Comprimé de couleur blanc

ou blanc cassé, de forme ovale,

pelliculé, biconvexe, et portant

l'inscription ‘F’ d'un côté et

‘56’ de l’autre côté, avec un

trait de séparation entre ‘5’ et

‘6’.

Monographie de produit ESCITALOPRAM

Page 45 de 69

Composition

Renferme 10 mg

d'escitalopram sous forme

d'oxalate d'escitalopram

Ingrédients non médicinaux :

Cellulose microcristalline

silicifiée, croscarmellose

sodique, hydroxytoluène

butylé, hydroxyanisole butylé,

cellulose microcristalline,

silice, hypromellose, macrogol

400, dioxyde de titane, stéarate

de magnésium, talc

Renferme 20 mg

d'escitalopram sous forme

d'oxalate d'escitalopram

Ingrédients non médicinaux:

cellulose microcristalline

silicifiée, croscarmellose

sodique, hydroxytoluène

butylé, hydroxyanisole butylé,

cellulose microcristalline,

silice, hypromellose, macrogol

400, dioxyde de titane, stéarate

de magnésium.

Conditionnement

Disponibles en plaquette

alvéolée de 30 (3x10)

comprimés

En PEHD flacons de 100

comprimés

Disponibles en plaquette

alvéolée de 30 (3x10)

comprimés

En PEHD flacons de 100

comprimés

Monographie de produit ESCITALOPRAM

Page 46 de 69

PARTIE II : RENSEIGNEMENTS SCIENTIFIQUES

RENSEIGNEMENTS PHARMACEUTIQUES

SUBSTANCE MÉDICAMENTEUSE:

OXALATE D'ESCITALOPRAM

Nom propre :

Oxalate d'escitalopram

Nom chimique :

OXALATE DE (

S

)(+)-1-[3-(DIMÉTHYLAMINO)PROPYL]-1-(

4

FLUOROPHÉNYL)-1,3-DIHYDROISOBENZOFURANE-5-

CARBONITRILE

(OU)

OXALATE DE (

S

)(+)-1-[3-(DIMÉTHYLAMINO)PROPYL]-1-

P

FLUOROPHÉNYL)-5-PHTHALATE CARBONITRILE

Formules moléculaires :

Formule développée :

CH

2

N(CH

3

)

2

CH

2

CH

2

NC

C

O

F

COOH

COOH

.

Poids moléculaire :

414,43

g/mole

Description :

Poudre cristalline blanche à blanc cassé.

Solubilité :

Très soluble dans le méthanol et soluble dans l’eau

.

Monographie de produit ESCITALOPRAM

Page 47 de 69

ESSAIS CLINIQUES

Données de biodisponibilité comparée

Une étude à double insu, croisée, à dose unique par voie orale et à répartition aléatoire,

comportant deux traitements, deux séquences et deux périodes, a été menée auprès de 21

volontaires adultes, sains et à jeun dans le but de comparer la biodisponibilité des

comprimés d’oxalate d'escitalopram à 20 mg (Étude) de Sivem Produits Pharmaceutiques

ULC, à celle des comprimés de Cipralex à 20 mg (Référence) de Lundbeck Canada Inc.

RÉSUMÉ DES DONNÉES DE BIODISPONIBILITÉ COMPARÉE

Escitalopram

(1 x 20 mg)

À partir de données mesurées

Moyenne géométrique

Moyenne arithmétique (% CV)

Paramètre

À l’étude

*

(Y)

Référence

(X)

Rapport des

moyennes

géométriques

(%)

Intervalle de confiance à

90 %

AsC

0-t

(hr.ng/mL)

817,38

861,52 (31,8)

850,56

899,52 (29,6)

96,10

90,58-101,96

ASC

I

(hr.ng/mL)

1118,80

1264,45 (50,4)

1168,72

1310,48 (50,1)

95,73

89,36-102,55

C

max

(ng/mL)

26,25

26,64 (20,4)

26,31

26,84 (19,4)

99,77

94,57-105,25

T

max

§

(hr)

4,50

(2,00-8,00)

5,00

(2,00-10,00)

T

½

$

(hr)

36,56 (40,2)

36,82 (41,0)

Comprimés ESCITALOPRAM à 20 mg, Sivem Produits Pharmaceutiques ULC.

Comprimés CIPRALEX

à 20 mg, de Lundbeck Canada Inc., achetés au Canada.

Représenté sous forme de médiane (étendue) seulement.

Représenté sous forme de moyenne arithmétique seulement (CV %).

T

ROUBLE DÉPRESSIF MAJEUR

(TDM)

L'efficacité de l'oxalate d'escitalopram dans le traitement de la dépression a été établie lors de

trois études multicentriques, à groupes parallèles et comparatives avec placebo d'une durée de 8

semaines qui portaient sur des patients répondant aux critères du DSM-IV de la dépression

majeure. Deux des trois études comportaient un groupe de traitement recevant le citalopram

(racémate). Le paramètre principal d'évaluation de l'efficacité dans les trois études était la

variation moyenne du score sur l'échelle d'évaluation de la dépression de Montgomery Asberg

(MADRS, pour

Montgomery Asberg Depression Rating Scale

) après huit semaines de traitement,

Monographie de produit ESCITALOPRAM

Page 48 de 69

par rapport aux valeurs de départ, après ajustement des données pour tenir compte du score

initial, du traitement et du centre. Les trois études comportaient une période préliminaire de 1

semaine pendant laquelle les patients recevaient un placebo à simple insu, suivie de 8 semaines

de traitement à double insu.

ÉTUDES SUR L'ESCITALOPRAM À DOSES FIXES

Étude 1

Au total, 377 patients traités dans un contexte de soins primaires pour une dépression majeure

reçu

mg/jour

d'oxalate

d'escitalopram

(N = 188)

placebo

(N= 189).

variation

moyenne du score MADRS ajusté après 8 semaines de traitement, par rapport aux

valeurs de

départ, dénotait une amélioration significativement plus marquée dans le groupe

oxalate

d'escitalopram à 10 mg/jour que dans le groupe placebo (-16,3 vs -13,6, respectivement).

Étude 2

Lors d'une autre étude, 485 patients ambulatoires souffrant d'un trouble dépressif majeur ont reçu

10 mg d'oxalate d'escitalopram (N = 118), 20 mg d'oxalate d'escitalopram (N = 123), 40 mg

citalopram

(racémate)

125)

placebo

119)

pendant

semaines.

variation

moyenne du score MADRS ajusté après 8 semaines de traitement, par rapport aux

valeurs de

départ, dénotait une amélioration significativement plus marquée dans le groupe

oxalate

d'escitalopram à 10 et 20 mg/jour que dans le groupe placebo (-12,8 et -13,9 vs –9,4,

respectivement).

ÉTUDE SUR L'ESCITALOPRAM À DOSES VARIABLES

Étude 3

En tout, 468 patients souffrant d'un trouble dépressif majeur et traités dans un contexte de soins

primaires

reçu

d'oxalate

d'escitalopram

155),

citalopram

(racémate) (N = 159) ou un placebo (N = 154) pendant 8 semaines. Au cours

premières

semaines

traitement

actif,

doses

étaient

fixes :

d'oxalate

d'escitalopram ou 20 mg de

citalopram (racémate). Une augmentation de la dose – qui portait la

dose d'oxalate d'escitalopram

à 20 mg et la dose de citalopram à 40 mg – était autorisée à

partir de la quatrième semaine. La

variation

moyenne

score

MADRS

ajusté

après

semaines

traitement,

rapport

aux valeurs

départ,

dénotait

amélioration

significativement plus marquée dans le groupe

oxalate d'escitalopram à 10-20 mg que dans le

groupe placebo (-15,0 vs -12,11, respectivement).

ÉTUDE D’OBSERVATION À LONG TERME SUR LA RECHUTE LORS D’UN TRAITEMENT PAR

L’ESCITALOPRAM

Un essai comparatif avec placebo a démontré l’efficacité de l’oxalate d'escitalopram

pour

maintenir

réponse

traitement

antidépresseur

chez

patients

souffrant

trouble

dépressif majeur qui avaient répondu à un traitement à court terme de 8 semaines et que l’on a

ensuite suivis pendant une période allant jusqu'à 36 semaines afin d'observer les rechutes. Dans

le cadre de cet essai à plus long terme, 274 patients qui répondaient aux critères du trouble

dépressif majeur (DSM-IV) et qui avaient répondu à un traitement par l’oxalate d'escitalopram à

Monographie de produit ESCITALOPRAM

Page 49 de 69

10 ou 20 mg/jour lors d’une première étude ouverte de 8 semaines, ont été randomisés de façon à

poursuivre leur traitement par l’oxalate d'escitalopram à la même dose ou à recevoir un placebo

pendant une période allant jusqu'à 36 semaines où l’on observait les rechutes. Pendant la phase

ouverte, la réponse se définissait par une diminution du score MADRS total à ≤12. Pendant

phase à double insu, la rechute se définissait par une augmentation du score MADRS total à

≥22

l’arrêt

traitement

raison

d’une

réponse

clinique

insuffisante.

délai

d’apparition

rechute

été

significativement

plus

long

cours

semaines

subséquentes chez les patients

avaient

continué à recevoir l’oxalate d'escitalopram

chez ceux qui avaient reçu un

placebo.

T

ROUBLE OBSESSIONNEL

-

COMPULSIF

(TOC)

Étude 4

L'efficacité

l'oxalate d'escitalopram dans le traitement du trouble obsessionnel-compulsif

(TOC) a été établie lors d'une étude multicentrique, comparative avec placebo et à doses fixes

d'une durée de 24 semaines (avec évaluations de l'efficacité après 12 et 24 semaines) dont

l'objectif était de comparer l'oxalate d'escitalopram à 10 mg/jour ou à 20 mg/jour avec un placebo

sur le plan de l'efficacité chez des patients ambulatoires de 18 à 67 ans qui répondaient aux

critères du TOC du DSM-IV-TR. Un ISRS actuellement indiqué pour le traitement du TOC a été

inclus à titre d'agent de comparaison actif. Le paramètre principal d'évaluation de l'efficacité était

la variation moyenne du score total sur l'échelle du TOC de Yale-Brown (Y-BOCS) après

12 semaines de traitement, par rapport aux valeurs initiales.

Au total, 455 patients ambulatoires souffrant du TOC ont reçu 10 mg d'oxalate d'escitalopram

(n = 112), 20 mg d'oxalate d'escitalopram (n = 114), l'ISRS de comparaison (n = 116) ou un

placebo (n=113). Après 12 semaines, la variation moyenne du score Y-BOCS total (RADO) par

rapport aux valeurs de départ dénotait une amélioration significativement plus marquée dans les

groupes oxalate d'escitalopram à 20 mg/jour et ISRS de comparaison que dans le groupe placebo

p

= 0,002 et

p

= 0,014, respectivement). L'amélioration observée dans le groupe 10 mg/jour était

supérieure sur le plan numérique, mais pas sur le plan statistique, à l'amélioration observée dans

le groupe placebo (

p

= 0,052). L'écart moyen par rapport au placebo était de -1,97 et de -3,21

pour l'oxalate d'escitalopram, à 10 mg/jour et à 20 mg/jour respectivement, et de -2,47 pour

l'ISRS de comparaison.

Sur le plan de l'efficacité, les résultats ont démontré que les paramètres secondaires concordaient

avec le paramètre principal. À 12 semaines, le taux de répondeurs selon l'échelle CGI-I

et le

score

items

sociale,

familiale

professionnelle

l'échelle

d'incapacité

fonctionnelle de Sheehan s'étaient améliorés chez les patients sous oxalate d'escitalopram et les

patients recevant l'ISRS de comparaison comparativement aux témoins sous placebo.

CGI-I : Dans les études sur le TOC, la réponse correspondait à une « grande amélioration » ou à une « très grande

amélioration ».

Monographie de produit ESCITALOPRAM

Page 50 de 69

Étude 5

Un essai à long terme a démontré l'efficacité de l’oxalate d'escitalopram pour maintenir

réponse au traitement antiobsessionnel chez 322 patients satisfaisant aux critères du TOC du

DSM-IV-TR

avaient

répondu

traitement

initial

semaines

l'oxalate

d'escitalopram administré en mode ouvert (10 ou 20 mg/jour). Ces patients ont été randomisés de

façon à poursuivre leur traitement par l'oxalate d'escitalopram à la même dose ou à recevoir un

placebo pendant 24 semaines.

Pendant la phase ouverte, la réponse était définie comme une réduction de ≥ 25 % du score Y-

BOCS total par rapport aux valeurs initiales. Les sujets qui ne répondaient pas au traitement

étaient retirés de l'étude.

Pendant la phase à double insu, la rechute se définissait, à n'importe quelle visite, comme une

augmentation d'au moins 5 points du score Y-BOCS total par rapport au score enregistré au

moment de la randomisation ou encore, comme un effet du traitement jugé insatisfaisant par

l'investigateur. Les patients qui rechutaient étaient retirés de l'étude. Sur le plan statistique, le

nombre de rechutes était significativement plus élevé (

p

≤ 0,001) sous placebo (52 %) que sous

oxalate d'escitalopram (23 %).

Sur le plan de l'efficacité, les résultats ont démontré que les paramètres secondaires concordaient

avec le paramètre principal. Le score CGI-I total et le score des items vie sociale, vie familiale et

vie professionnelle de l'échelle d'incapacité fonctionnelle de Sheehan se sont améliorés chez les

sujets sous oxalate d'escitalopram par rapport aux sujets sous placebo

PHARMACOLOGIE DÉTAILLÉE

L'escitalopram est l'énantiomère S (+) du citalopram. À des doses cliniquement pertinentes,

l'activité pharmacologique du citalopram (racémate) est médiée par l'énantiomère

S

(+). Chez le

rat, un traitement à long

terme (jusqu'à

5 semaines)

l'escitalopram n'a

pas entraîné

tolérance acquise à l'inhibition du recaptage de la sérotonine. On n'a pas effectué la batterie

traditionnelle complète de tests précliniques sur l'escitalopram, car les études de relativité sur la

toxicocinétique et la toxicologie de l'escitalopram et du citalopram (racémate) effectuées chez le

fait

ressortir

profils

similaires.

été

démontré

propriétés

pharmacodynamiques

pharmacocinétiques

l'escitalopram

sont

parallèles

celles

citalopram (racémate).

DONNÉES CHEZ L’ANIMAL

EXPÉRIENCES IN VITRO

Recaptage neuronal de la sérotonine, de la noradrénaline et de la dopamine

Chez le rat, lors d'expériences

in vitro

sur des synaptosomes du cerveau, l'escitalopram a bloqué

sélectivement le recaptage de la

H-5-HT; la CI

se chiffrait à 2,1 nM vs 275 nM pour

l'énantiomère

R

et 3,9 nM pour le citalopram (racémate). Comme le laissent entendre ces

concentrations inhibitrices, l'escitalopram devrait être deux fois plus puissant que le citalopram

Monographie de produit ESCITALOPRAM

Page 51 de 69

(racémate) et la puissance de l'énantiomère

R

est nettement moindre.

Chez le rat, on a comparé les effets du citalopram (racémate), des énantiomères

S

R

et des

métabolites

déméthylés

correspondants

(DCT,

S

-DCT

R

-DCT,

respectivement)

l'accumulation de

H-5-HT dans les synaptosomes du cerveau, de

H-dopamine (DA) dans les

synaptosomes de striatum et de

H-noradrénaline (NA) dans les cortex frontaux et temporaux.

résultats

montrent

l'escitalopram

citalopram

(racémate)

sont

tous

deux

inhibiteurs puissants et sélectifs du recaptage de la 5-HT et qu'ils n'ont pas d'effet sur le

recaptage de la NA et de la DA. Bien que les métabolites DCT déméthylés de l'escitalopram et

du citalopram (racémate) soient aussi des inhibiteurs sélectifs du recaptage de la 5-HT, ils sont

significativement

moins

puissants

molécules

mères.

métabolites

didéméthylés

(DDCT) n'ont pas eu d'effet inhibiteur sur le recaptage de la 5-HT.

Si l'on définit la sélectivité comme le ratio entre la puissance de l'inhibition du recaptage de la

5-HT et celle du recaptage de la NA, l'escitalopram est considéré comme le plus sélectif des

inhibiteurs du recaptage de la sérotonine parmi ceux qui ont été mis au point pour usage clinique

(captage de la NA/5-HT par l'escitalopram vs le citalopram [racémate] = 1700 vs 3400).

Effets des récepteurs de neurotransmetteurs

L'escitalopram ne montre aucune affinité, ou alors une affinité très faible, pour une série de

récepteurs,

notamment

récepteurs

sérotoninergiques

5-HT

5-HT

récepteurs

dopaminergiques

récepteurs

adrénergiques

récepteurs

histaminergiques H

, les récepteurs muscariniques de l'acétylcholine ainsi que les récepteurs des

benzodiazépines

opioïdes;

d'action

plus

MAO,

sauf

concentrations extrêmement élevées que l'on peut atteindre seulement

in vitro

EFFETS SUR LE COMPORTEMENT

L'escitalopram s'est révélé efficace dans plusieurs modèles animaux prédictifs d'une action

antidépressive. Chez la souris mâle, les effets de l'escitalopram, du citalopram

(racémate) et

R

-citalopram

été

étudiés

dans

cadre

l'épreuve

nage

forcée.

L'escitalopram, tout comme le citalopram, a été associé à une régression dose-dépendante de

l'immobilité (nage forcée), alors que le

R

-citalopram ne s’est pas révélé actif à ce niveau.

Chez la souris, les précurseurs de la 5-HT (tryptophane,

d,l

-5-HTP et

l

-5-HTP) induisent un

syndrome

sérotoninergique

caractéristique

(tremblements,

hyperactivité

abduction

membres arrière). On établit le score individuel du changement de comportement de chaque

animal, puis le score total qui correspond à un syndrome sérotoninergique complet. Le traitement

à court terme concomitant par un inhibiteur du recaptage de la 5-HT potentialise la réponse

comportementale aux précurseurs. Le tableau 9 montre les puissances relatives (DE

l'escitalopram, du citalopram (racémate) et de leurs métabolites correspondants.

Monographie de produit ESCITALOPRAM

Page 52 de 69

Tableau

9 :

Potentialisation

des

changements

de

comportement

induits

par

les

précurseurs de la 5-HT chez la souris. Effets du citalopram (racémate), des énantiomères

R et S et des métabolites déméthylés correspondants.

R

-CIT

S

-DCT

R

-DCT

Potentialisation du 5-HTP

Souris, 30 min, SC

> 50

> 50

Potentialisation du l-5-HTP

Souris, 30 min, SC

> 48

Syndrome 5-HT

Souris, 30 min, SC

> 6,0

> 190

> 49

> 50

> 50

NT = non testé

EFFETS CARDIOVASCULAIRES

expériences

type

« patch-clamp

révélé

l'escitalopram

citalopram

(racémate) exercent, dans une certaine mesure, un effet inhibiteur sur les canaux I

et I

et sur

courants

calciques

type

dans

cœur,

mais

seulement

concentrations

micromolaires.

Les effets électrophysiologiques de l'escitalopram, du

S

-DDCT, du

R

-DDCT, du citalopram

(racémate), du DDCT et d'autres ISRS ont été examinés dans le modèle du cœur de cobaye

utilisant

technique

Langendorff.

2,5 mcM,

tous

ISRS

causé

allongement

de l'intervalle PQ, accompagné d'une activité inotrope négative. Aucun des ISRS

évalués ni le

S

DDCT n'ont eu d'effet sur l'intervalle QT, alors que le

R

-DDCT et le DDCT

l'ont allongé à la concentration la plus élevée (2,5mcM).

Des doses d'escitalopram de 1, 3 ou 6 mg/kg ont été perfusées par voie intraveineuse sur une

période de 2 heures chez des chiens conscients. Les taux sériques atteints à la fin de la perfusion

n'ont pas entraîné de crises convulsives. Même la plus forte dose d'escitalopram (correspondant à

15-21 fois la C

chez l'humain à une dose de 20 mg/jour) a été associée à une variation minime

de l'intervalle PR, laquelle a été considérée comme conforme aux

limites physiologiques.

L'intervalle QT n'a pas été affecté. On n'a pas observé d'action particulière sur l'ECG à part

quelques changements de la morphologie des ondes T précordiales, phénomène déjà observé

avec de nombreux autres médicaments agissant sur le SNC.

EFFETS SUR LA FONCTION RESPIRATOIRE

Après administration par voie intraveineuse, l'escitalopram a entraîné une acidose modérée (le

pH sanguin est passé d'environ 7,34 à 7,21) chez des chiens conscients. Une dose de citalopram

(racémate) administrée par voie intraveineuse a diminué le pH du sang artériel d'environ 0,07.

L'escitalopram n'a pas affecté la fréquence respiratoire chez le chien.

Monographie de produit ESCITALOPRAM

Page 53 de 69

PHARMACOCINÉTIQUE ET MÉTABOLISME DANS LES MODÈLES ANIMAUX

Divers modèles animaux ont montré

profil

pharmacocinétique et le

métabolisme

l'escitalopram ne dépendent pas du fait qu'il est administré seul ou avec l'énantiomère

R

dans le

racémate.

outre,

résultats

d'études

in

vitro

vivo

font

ressortir

absence

d'interconversion

entre

deux

énantiomères.

donc

considéré

comme

approprié

combiner les données de pharmacocinétique et d'autres données sur l'escitalopram administré

seul avec les autres connaissances que nous avons déjà sur le citalopram (racémate).

ABSORPTION

L'absorption de l'escitalopram semble rapide. Comme c'est le cas pour le citalopram (racémate),

la cinétique de l'escitalopram chez le rat et le chien se caractérise par une absorption rapide, le

variant entre environ 0,5 et 2 heures; les différences s'expliquent par le métabolisme du

premier passage qui est spécifique de chaque espèce. Tant chez l'humain que chez le rat,

l'administration du citalopram (racémate) a entraîné des concentrations sériques plus élevées de

R

-citalopram

d'escitalopram.

comparaisons

entre

études

font

ressortir

biodisponibilité absolue élevée.

DISTRIBUTION

On suppose que la lipophilie de l'escitalopram est un facteur déterminant important de sa

distribution

dans

tissus.

D'après

données

préalables

dont

nous

disposions

distribution du citalopram (racémate), on présume que le modèle de distribution de l'escitalopram

serait bicompartimental. En général, on a retrouvé des concentrations élevées de citalopram

(racémate) et de

ses métabolites déméthylés dans les poumons, le

foie

et les reins, et des

concentrations moins élevées dans le cœur et le cerveau. Le volume de distribution apparent du

citalopram (racémate) variait entre 10 et 25 L/kg. De même, le volume de distribution apparent

d,,

/F) de l'escitalopram après son administration par voie orale chez l'humain se situe entre

environ 12 et 26 L/kg. Il a été démontré que le citalopram (racémate) et ses métabolites

traversent la barrière placentaire et qu'ils sont excrétés en petites quantités dans le lait maternel

chez la souris.

L'escitalopram se fixe aux protéines plasmatiques dans une faible proportion, 55 % en moyenne,

par comparaison à 75 % en moyenne pour le citalopram (racémate). Tant chez la souris que chez

le chien, les concentrations tissulaires du citalopram (racémate), la molécule mère, et de ses

métabolites déméthylés ont augmenté parallèlement à la dose, mais pas nécessairement de façon

proportionnelle

dose.

Comparativement

concentrations

molécule

mère,

concentrations des métabolites didéméthylés étaient plus élevées chez le chien que chez la souris,

ce qui s'est traduit par des ratios plus faibles de citalopram/didéméthylcitalopram chez le chien,

surtout au niveau du cœur et des reins.

MÉTABOLISME

Comme c'est le cas pour le citalopram (racémate), on présume que, sur le plan qualitatif, le

métabolisme de l'escitalopram est le même chez les espèces animales que chez l'humain. Les

métabolites déméthylés de l'escitalopram (

S

-DCT et

S

-DDCT) ont été mesurés chez le rat, le

chien et l'humain. Il a été démontré que la déméthylation qualitative de l'escitalopram se fait via

les isoenzymes 3A4, 2C19 et 2D6 du cytochrome P450. L'escitalopram et le

S

-DCT (métabolite

Monographie de produit ESCITALOPRAM

Page 54 de 69

principal chez l'humain et le rat) sont associés à une inhibition faible ou négligeable des

isoenzymes

1A2,

2C9,

2C19,

cytochrome

P450.

métabolite

S-

DDCT

(métabolite

principal

chez

chien)

inhibe

modérément

isoenzymes

2C19

cytochrome P450. Cependant, il est improbable que l'inhibition soit cliniquement importante en

raison des faibles taux plasmatiques de

S

-DDCT obtenus en clinique chez l'humain. Inversement,

les groupes azotés peuvent être oxydés pour former le métabolite N-oxydé. La désamination

entraîne la formation d'un

autre métabolite, l'acide propionique.

molécule mère

et les

métabolites sont excrétés en partie sous forme de glucuronides.

ÉLIMINATION

Chez le rat, après administration du

C-citalopram par gavage oral, l'excrétion urinaire a atteint

un maximum après 2 à 8 heures et l'excrétion fécale, après 8 à 24 heures. À une dose de

20 mg/kg, des quantités à peu près égales de la dose ont été excrétées dans les urines et les fèces,

et environ 80 % de la dose a été récupérée au total. Lors des études de toxicité de 4 et

de 13 semaines, la demi-vie d'élimination sérique apparente de l'escitalopram était généralement

courte durée : environ 0,8 à 5,5 heures chez le rat et environ 4 à 8 heures chez le chien.

Chez le

chien, cette augmentation apparente de la demi-vie d'élimination sous l'effet de doses

croissantes

s’explique probablement par une saturation du métabolisme du premier passage.

Ces résultats

s'apparentent

ceux que

l'on

obtenus

avec

citalopram

(racémate). Des

trois

composés

(escitalopram,

S

-DCT,

S

-DDCT), le métabolite

S

-DDCT est celui qui semble

doté de la demi-vie

d'élimination la plus longue (environ 8 à 36 heures) chez les animaux.

TOXICOCINÉTIQUE

Selon des études de 4 et de 13 semaines réalisées chez le rat, les paramètres pharmacocinétiques

et toxicocinétiques de l'escitalopram observés lors de ces études semblent comparables après

administration de l'escitalopram ou du citalopram (racémate). Les taux plasmatiques ont aussi été

déterminés à partir de plusieurs études de toxicité. Le tableau ci-dessous résume les paramètres

toxicocinétiques chez le rat à partir d'une étude de 13 semaines et les compare aux paramètres

pharmacocinétiques chez l'humain.

Étude/

espèce

Dose

d'ESC

(mg/kg/jour)

Voie orale

Sexe

C

max

(nmol/L)

ASC

0-t

(h

nmol/L)

Ratio des valeurs de l'ASC chez

l'animal et l'humain

10 mg/jour

20 mg/jour

3

C

max

ASC

0-t

C

max

ASC

0-t

ESCITALOPRAM

13 sem.

chez le rat

(jour 90)

2,9x

0,6x

1,4x

0,3x

40

1076

6552

17x

5,9x

8,2x

2,9x

ind.

ind.

ind.

ind.

ind.

ind.

1199

1,1x

5,9x

0,5x

40

1383

9165

22x

8,3x

11x

4,1x

2066

19 609

8,7x

doses

10 mg/jour

les deux

1109

Monographie de produit ESCITALOPRAM

Page 55 de 69

Étude/

espèce

Dose

d'ESC

(mg/kg/jour)

Voie orale

Sexe

C

max

(nmol/L)

ASC

0-t

(h

nmol/L)

Ratio des valeurs de l'ASC chez

l'animal et l'humain

10 mg/jour

20 mg/jour

3

C

max

ASC

0-t

C

max

ASC

0-t

multiples

chez

l'humain

2

(jour 24)

20 mg/jour³

2250

S-DCT

13 sem.

chez le rat

(jour 90)

1094

2,2x

6,9x

1,2x

40

1383

17 843

58x

36x

31x

20x

ind.

ind.

ind.

ind.

ind.

ind.

1,5x

6,9x

0,8x

40

734

10 232

31x

21x

17x

12x

1585

28 668

doses

multiples

chez

l'humain

2

(jour 24)

10 mg/jour

les deux

20 mg/jour

S-DDCT

13 sem.

chez le rat

(jour 90)

6,1x

5,0x

40

316

5123

105x

85x

85x

69x

ind.

ind.

ind.

ind.

ind.

ind.

5,3x

4,3x

40

149

2510

50x

42x

40x

34x

8535

132x

142x

107x

115x

doses

multiples

chez

l'humain

2

(jour 24)

10 mg/jour

les deux

20 mg/jour

La dose de 120 mg/kg/jour a été réduite à 100 mg/kg/jour chez les mâles le jour 13 et de nouveau

chez les rats des deux sexes à 80 mg/kg/jour au cours de la semaine 6.

n = 17 (10 mg) ou n = 16 (30 mg)

La dose de 20 mg/jour est évaluée d'après la moyenne des résultats obtenus à 10 et à 30 mg/jour.

Les nombres en

italique

correspondent à la dose sans effet observé (40 mg/kg/jour) quant aux effets

cardiaques.

Ind. : indéterminé

On a utilisé des marges d'innocuité atteignant environ 10 fois la dose thérapeutique maximale

la molécule mère et environ 30-140 fois la concentration des métabolites dans les divers

tests

toxicité

l'escitalopram.

données

indiquent

métabolisme

Monographie de produit ESCITALOPRAM

Page 56 de 69

l'escitalopram chez le rat est le plus semblable à celui chez l'humain. Chez le rat, le ratio

R/S

du citalopram et de ses

métabolites, le DCT et le DDCT, est comparable à ce que l'on

observe

chez

l'humain.

Cependant,

existe

certaines

différences

quantitatives

entre

l'humain et les animaux quant à la

pharmacocinétique et au métabolisme du citalopram et

de l'escitalopram. La différence la plus

importante est le degré moindre du métabolisme de

premier passage chez l'humain que chez les

animaux, d'où des taux circulants de

S

-DCT et de

S

-DDCT proportionnellement plus faibles chez l'humain.

TOXICOLOGIE

Les études sur la toxicologie de l'escitalopram ont été réalisées chez une seule espèce, le

rat.

Cette

espèce

était

considérée

comme

plus

appropriée

fait

ratio

R/S

quant au

citalopram et ses métabolites, le DCT et le DDCT, est comparable à celui que l'on

observe chez

l'humain. En outre, le rat a été utilisé comme modèle animal pour démontrer la

stéréosélectivité

de l'énantiomère lorsqu'on a évalué l'action pharmacologique de l'ISRS.

observations

importantes

découlant

d'études

toxicologie

citalopram

(racémate)

chez le rat, la souris et le chien sont aussi décrites dans cette section.

TOXICITÉ AIGUË

Lorsqu'il a été administré par gavage, l'escitalopram à 500 mg/kg a causé la mort, la prostration

et des tremblements, alors qu'il n'a eu aucun effet à 250 mg/kg. De même, le citalopram n'a pas

eu d'effet à 250 mg/kg, mais les doses de 500 et de 1000 mg/kg ont toutes deux été associées à la

mort de quelques animaux et à des signes cliniques similaires.

Lorsque l'escitalopram était injecté en bolus par voie intraveineuse, la dose de 22 mg/kg a donné

lieu à des difficultés respiratoires dans un délai de 30 minutes, alors que la dose de 30 mg/kg a

entraîné des convulsions et la mort de quelques animaux. Le citalopram administré à ces doses a

eu des effets comparables.

TOXICITÉ DE DOSES SUBCHRONIQUES ET RÉPÉTÉES

Des études comparatives de 4 et de 13 semaines et de relativité à la suite d'une administration par

voie orale ont été réalisées sur l'escitalopram et le citalopram (racémate) chez le rat. Une étude

distincte de 60 jours a aussi utilisé le rat comme modèle.

Lors

l'étude

toxicité de 4 semaines,

dose

maximale

des deux médicaments

mg/kg/jour)

entraîné un

léger

ralentissement

gain

pondéral,

légères

modifications

dans le fonctionnement du foie et une phospholipidose dans divers tissus. À la dose de

mg/kg/jour,

signes

phospholipidose

étaient

plus

marqués

chez

animaux

recevaient le citalopram (racémate).

Lors de l'étude de toxicité de 13 semaines chez le rat, il a été démontré que les effets toxiques de

l'escitalopram étaient comparables à ceux du citalopram. Les effets toxiques étaient notamment

hépatomégalie

inflammation

myocarde

fortes

doses,

même

qu'une

phospholipidose typique observée avec de nombreux médicaments amphophiles et cationiques.

On a aussi observé des signes cliniques, dont un gain pondéral moindre, la sédation et les

Monographie de produit ESCITALOPRAM

Page 57 de 69

tremblements. La dose sans effet observé était d'environ 5 à 10 mg/kg/jour pour les deux

composés.

Cardiotoxicité, y compris l'inflammation et l'insuffisance cardiaque congestive

Lors de l'étude de relativité, on a constaté que l'escitalopram (80 mg/kg/jour) et le citalopram

(160 mg/kg/jour) entraînaient tous deux des signes de cardiotoxicité chez le rat, mais l'incidence

était plus élevée chez les animaux qui recevaient l'escitalopram (2 animaux sur 20 vs 3 sur 40,

respectivement).

Les altérations provoquées par les deux composés, qui étaient initialement et principalement de

nature inflammatoire (myocardite), touchaient surtout le myocarde et les oreillettes et incluaient

l'insuffisance cardiaque congestive.

myocardite

était

d'envergure

similaire

chez

mâles

femelles

reçu

l'escitalopram fortement dosé, mais l'apparition des lésions a semblé plus rapide chez les mâles

que chez les femelles.

cardiotoxicité

semblait

corrélée

avec

pics

plasmatiques

plutôt

qu'avec

l'exposition

systémique (ASC). Les pics plasmatiques aux doses sans effet étaient environ 8 fois plus élevés

que les concentrations obtenues en clinique, alors que l'ASC de l'escitalopram n'était que 3-4 fois

plus élevée que l'exposition obtenue en clinique. Ces résultats pourraient s'expliquer par l'effet

sur les amines biogènes, qui se traduit par une diminution du débit coronarien et possiblement

une ischémie. Cela dit, le mécanisme exact de la cardiotoxicité chez le rat n'est pas clair. Selon

l'expérience clinique avec le citalopram (racémate) et les essais cliniques sur l'escitalopram, ces

résultats ne semblent pas avoir de corrélat clinique.

Dégénérescence/atrophie rétiniennes chez le rat recevant le citalopram (racémate)

Dans

l'étude

cancérogénicité

chez

rat,

observé

légère

augmentation

proportionnelle à la dose de l'opacité du cristallin uniquement chez les mâles. En outre, on a noté

une incidence et une gravité accrues de dégénérescence et d'atrophie rétiniennes dans le groupe

recevant du citalopram fortement dosé (80 mg/kg/jour). L'incidence était plus élevée chez les

femelles, mais on comptait plus de survivants parmi les femelles que parmi les mâles. Selon une

analyse

effectuée

pathologiste

indépendant,

altérations

rétiniennes

étaient

fort

probablement attribuables à une dilatation de la pupille causée par le médicament (mydriase),

laquelle augmenterait le risque de lésions rétiniennes chez le rat albinos, prédisposé par sa

photosensibilité.

Convulsions et mort chez des chiens recevant du citalopram (racémate)

Des études de toxicité menées chez le chien ont révélé que l'administration de citalopram avait

entraîné des arythmies ventriculaires mortelles. Par conséquent, on a entrepris des études pour

élucider le mécanisme de cet effet et déterminer sa pertinence chez l'humain.

Les études ont démontré que : (1) La perfusion par voie i.v. de citalopram à 20 mg/kg entraînait

des convulsions. À cette dose, les concentrations sanguines de citalopram atteignaient

1950

ng/mL. En présence de diazépam, également perfusé par voie i.v., on pouvait augmenter la dose

Monographie de produit ESCITALOPRAM

Page 58 de 69

de citalopram perfusé jusqu'à concurrence de 70 mg/kg (6800 ng/mL). (2) La perfusion par voie

i.v. de didéméthylcitalopram dosé à 5-22 mg/kg a causé un allongement de l'intervalle QT.

À la

dose de 5 mg/kg correspondaient des concentrations sanguines de 300 ng/mL du métabolite.

L'allongement

l'intervalle

était

proportionnel

dose.

(3) Lorsqu'on

perfusé

simultanément 20 mg/kg de citalopram et 5 mg/kg de didéméthylcitalopram (en présence de

diazépam

pour

éviter

convulsions),

cinq chiens

neuf

sont

morts

d'une

fibrillation

ventriculaire. À ces doses correspondaient des concentrations plasmatiques de citalopram et de

didéméthylcitalopram de 1950 ng/mL et de 300 ng/mL, respectivement.

Comme le montre le tableau ci-dessous, on observe une différence substantielle entre le chien

l'humain quant aux concentrations plasmatiques du citalopram et de son métabolite à la

dose

thérapeutique recommandée.

Traitement

Chien

Fibrillation ventriculaire

Patients

Concentrations à l'état d'équilibre à la dose

de 60

mg/jour de citalopram

citalopram dosé à 20 mg/kg

plus

didéméthylcitalopram à 5 mg/kg

1950 ng/mL

300 ng/mL

121 ng/mL

6,3 ng/mL

résumé,

profil

d'innocuité

l'escitalopram

semblable

celui

citalopram

(racémate),

exception

faite

d'une

incidence

plus

élevée

d'inflammation

cardiaque

doses

proportionnelles. De plus, l'utilisation clinique de l'escitalopram est étayée par une

expérience

clinique

considérable

l'innocuité

ISRS

général

citalopram

(racémate) en

particulier.

Chez

le rat, si

l'on exclut

la phospholipidose observée avec de nombreux

médicaments

amphophiles et cationiques, la dose sans effet observé est de 40 mg/kg/jour par voie orale.

cette dose, la C

plasmatique d'escitalopram enregistrée pendant l'étude de 13 semaines

chez le

rat variait entre 1076 et 1383 nM, ce qui correspond à environ 8-11 fois l'exposition

humaine de

131 nM après l'administration répétée de la dose maximale recommandée (20

mg/jour).

TOXICITÉ POUR LA REPRODUCTION

Lorsque le citalopram (racémate) a été administré par voie orale à 16 rats mâles et à 24

rates

avant l'accouplement et la gestation, puis tout au long de ces périodes, à des doses de

16, 32, 48 et 72 mg/kg/jour, l'accouplement a diminué à toutes les doses tandis que la fertilité

a diminué à

partir de 32 mg/kg/jour. La durée de la gestation a été prolongée chez les animaux

qui recevaient 48 mg/kg/jour.

On a évalué la toxicité pour la mère et le fœtus ainsi que la toxicité périnatale et postnatale

de l'escitalopram chez le rat. Aux fins de comparaison, on a administré à certains animaux une

Monographie de produit ESCITALOPRAM

Page 59 de 69

forte

dose de citalopram (racémate).

Lors

études

toxicité

l'escitalopram

(56,

mg/kg/jour)

citalopram

(racémate) (70 mg/kg/jour) pour le développement embryofœtal, menées chez des

rates pendant

l'organogenèse, on a observé des effets sur l'embryon et le fœtus (diminution

du poids corporel

fœtal et retard de l'ossification) uniquement à partir de 112 mg/kg/jour

(environ > 56 fois la dose

maximale d'escitalopram recommandée chez l'humain 20 mg/jour

fonction

surface

corporelle [mg/m

]). On a noté des effets similaires chez les

animaux traités par le citalopram

(racémate). Ces doses étaient aussi toxiques pour la mère.

Lors

d'une

étude

antérieure

toxicité

citalopram

(racémate)

pour

développement

embryofœtal, on a observé des effets sur l'embryon et le fœtus – diminution

de la croissance et de la survie des fœtus et incidence accrue d'anomalies fœtales (entre

autres, des anomalies

cardiovasculaires et osseuses ainsi que des retards de l'ossification) – à

partir de 112 mg/kg/jour (environ 18 fois la dose maximale de citalopram recommandée

chez l'humain [60 mg/jour] en fonction de la surface corporelle [mg/m

Dans une autre étude sur la toxicité du citalopram (racémate) (0,8, 3,2 ou 12,8 mg/kg/jour) pour

le développement embryofœtal menée pendant l'organogenèse, mais cette fois chez des lapines,

on n'a pas observé d'effet toxique sur le développement. La dose sans effet observé sur la mère et

sur le développement était, respectivement, de 3,2 et de 12,8 mg/kg/jour.

Lorsque les rates recevaient par voie orale l'escitalopram (6, 12, 24 ou 48 mg/kg/jour) ou le

citalopram (racémate) (12 ou 48 mg/kg/jour) pendant la gestation et tout au long du sevrage, les

fortes doses ont été associées à une augmentation de la mortalité des petits au cours des 4

premiers jours et à des retards de croissance persistants pour la dose de 48 mg/kg/jour, et ce,

pour les deux composés. Dans le cas du citalopram, la dose sans effet observé sur la mère et la

fonction de reproduction était de 12 mg/kg/jour. Dans le cas de l'escitalopram, la dose sans effet

observé et la dose sans effet nocif observé sur la mère et la fonction de reproduction se

chiffraient à 24 mg/kg/jour, soit environ 12 fois la dose maximale recommandée chez l'humain

en fonction de la surface corporelle (mg/m

FERTILITÉ MASCULINE

Des études chez l’animal ont montré qu’à des concentrations bien supérieures à celles que l’on

obtient chez l’humain, certains ISRS diminuaient l’indice de fertilité, l’indice de grossesse et le

taux d’implantation et entraînaient des anomalies du sperme. Le citalopram s’est de plus révélé

génotoxique pour des cellules germinales de souris aux doses recommandées chez l’humain après

4 semaines d’exposition chronique; plus précisément, il a été associé à un nombre accru de

cassures de l’ADN du sperme, à des spermatocytes de premier ordre aberrants et à des lésions

oxydatives de l’ADN. Nous n’avons aucune donnée animale sur cet aspect pour l’escitalopram

POTENTIEL MUTAGÈNE

On a fait une batterie complète de tests

in vitro

in vivo

sur le citalopram (racémate). Le

citalopram (racémate) n'a exercé aucune activité mutagène dans la plupart des tests

in vitro

(tests

d'Ames dans des cultures de

Salmonella

; test d'aberration chromosomique dans des cultures de

Monographie de produit ESCITALOPRAM

Page 60 de 69

lymphocytes humains; test de mutation génique dans des cultures de cellules de lymphome de

souris L5178Y) et des tests

in vivo

(test du micronoyau; synthèse d'ADN non programmée).

Cependant, le citalopram (racémate) s'est révélé mutagène lors du test

in vitro

de mutation

inverse bactérienne (test d'Ames) dans deux des cinq lignées bactériennes (

Salmonella

TA98 et

TA1537) en l'absence d'activation métabolique. Le citalopram (racémate) s'est révélé clastogène

lors du test

in vitro

sur des cellules pulmonaires de hamster chinois, en présence ou en l'absence

d'activation métabolique.

CANCÉROGÉNICITÉ

Une série exhaustive de tests sur la cancérogénicité du citalopram (racémate) a été réalisée chez

la souris et le rat. Le citalopram (racémate) n'a montré aucun signe de potentiel cancérigène chez

la souris de lignée NMRI/BOM à des doses quotidiennes de 40 à 240 mg/kg (1,5 an) et chez le

rat de lignée COBS WI à des doses quotidiennes de 8 à 80 mg/kg (2 ans), si ce n'est une

incidence accrue de carcinomes au niveau de l'intestin grêle chez des rats recevant 8 et 24

mg/kg/jour de citalopram (racémate). Ces dernières doses correspondent à peu près, en mg/m², à

une dose d'escitalopram 2 à 6 fois la dose quotidienne maximale recommandée chez l'humain.

Aucun effet similaire n'a été observé chez les rats qui recevaient 80 mg/kg/jour. D'après les

mêmes critères que les critères cités précédemment, nous pouvons conclure que l'escitalopram

n'est pas cancérigène.

Monographie de produit ESCITALOPRAM

Page 61 de 69

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33. Monographie de produit

Cipralex

(Comprimés d'oxalate d'escitalopram à 5 mg, 10 mg,

15 mg et 20 mg) fabriqués par Lundbeck Canada Inc., Canada. Date de Révision: Le 9

juin, 2016.

IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

Monographie de produit ESCITALOPRAM

Page 64 de 69

PARTIE III : RENSEIGNEMENTS POUR LE

CONSOMMATEUR

Pr

ESCITALOPRAM

Comprimés d'escitalopram sous forme d'oxalate d'escitalopram à

10 mg et 20 mg.

Norme maison

Ce dépliant qui est la troisième et dernière partie d’une

« Monographie de produit » publiée à la suite de l’approbation de

la vente d’ESCITALOPRAM au Canada et a été conçu

expressément pour les consommateurs. Veuillez le lire avant de

commencer à prendre ce médicament et conservez-le pendant

votre traitement par ESCITALOPRAM au cas où vous voudriez

le relire. Ce dépliant n’est qu’un résumé et ne donne donc pas

tous les renseignements pertinents sur ESCITALOPRAM. Pour

toute question au sujet de ce médicament, communiquez avec

votre médecin ou votre pharmacien. Gardez toujours les

médicaments hors de la portée des enfants.

AU SUJET DE CE MÉDICAMENT

Raisons d’utiliser ce médicament :

Votre médecin vous a prescrit ESCITALOPRAM pour soulager

vos symptômes de dépression ou de trouble obsessionnel-

compulsif.

Un traitement par ce type de médicament est des

plus sûrs et des plus efficaces lorsqu'il y a une bonne

communication avec le médecin traitant et que celui-ci sait

vraiment comment vous vous sentez.

Effets de ce médicament :

ESCITALOPRAM fait partie de la classe de médicaments

connus sous le nom des antidépresseurs qui font partie d'une

classe de médicaments appelés ISRS ou inhibiteurs sélectifs

du recaptage de la sérotonine.

On croit qu’ESCITALOPRAM agit en augmentant le taux d’une

substance chimique présente dans le cerveau appelée sérotonine

(5-hydroxytryptamine). On considère que la perturbation du

système sérotoninergique compte pour beaucoup dans l'apparition

de la dépression et des maladies apparentées.

Circonstances où il est déconseillé de prendre ce

médicament :

Ne prenez pas ESCITALOPRAM en même temps que le

pimozide.

Ne prenez pas ESCITALOPRAM si vous prenez

actuellement ou avez pris récemment un antidépresseur

de la classe des inhibiteurs de la monoamine oxydase (p.

ex., sulfate de phénelzine, moclobémide).

Vous ne devez pas prendre ESCITALOPRAM si vous y

êtes allergique ou si vous êtes allergique à l’un des

composants de ce médicament (voir la liste des

ingrédients énumérés aux sections « Ingrédient

médicinal » et « Ingrédients non médicinaux »).

Cessez de prendre ESCITALOPRAM et

communiquez

immédiatement avec votre médecin si vous manifestez

une réaction allergique ou toute réaction

indésirable

grave.

Ne prenez pas ESCITALOPRAM si vous avez

reçu un

diagnostic de syndrome du QT long congénital.

Ingrédient médicinal :

Oxalate d’escitalopram

Les ingrédients non médicinaux sont :

Cellulose microcristalline silicifiée, croscarmellose sodique,

hydroxytoluène butylé, hydroxyanisole butylé, cellulose

microcristalline, silice, hypromellose, macrogol 400, dioxyde de

titane, stéarate de magnésium, talc.

Les formes posologiques sont :

Comprimés blancs à 10 mg et 20 mg en

plaquettes alvéolées ou

en flacons.

MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS

Un traitement par ce type de médicament est des plus sûrs et

des plus efficaces lorsqu'il y a une bonne communication avec

le médecin traitant et que celui-ci sait vraiment comment vous

vous sentez.

ESCITALOPRAM n’est pas indiqué chez les patients de moins de

18 ans.

Apparition ou aggravation de problèmes émotifs ou

comportementaux

Surtout au cours des premières semaines ou lorsqu'on ajuste la

dose, un petit nombre de personnes prenant ces médicaments

peuvent se sentir moins bien plutôt que mieux. Elles peuvent se

sentir agitées, hostiles, anxieuses ou impulsives, ou avoir des

idées suicidaires, d’automutilation ou de comportement agressif

envers les autres : ces problèmes peuvent être nouveaux ou être

déjà présents mais aggravés. Les idées et comportements

suicidaires surviennent à n’importe quel âge, mais les patients de

18 à 24 ans sont probablement plus à risque. Si cela vous arrive

ou arrive à la personne dont vous vous occupez,

consultez un

médecin immédiatement

. L’étroite surveillance d’un médecin

s’impose en pareil cas.

Ne prenez pas vous- même la décision

d'arrêter de prendre votre médicament.

Ces pensées risquent davantage de surgir si vous avez déjà

envisagé de vous faire du mal.

Il serait peut-être bon de parler de votre dépression à un proche ou

à un ami, et de l'inviter à lire le présent dépliant. Vous pourriez

aussi lui demander de vous avertir s'il perçoit une aggravation de

votre état ou s'inquiète d'un éventuel changement de

comportement.

IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

Monographie de produit ESCITALOPRAM

Page 65 de 69

Effets sur la grossesse et les nouveau-nés

Si vous prenez ESCITALOPRAM et venez d'apprendre que

vous êtes enceinte, informez-en immédiatement votre

médecin. Si vous planifiez une grossesse, vous devriez

également consulter votre médecin.

Complications possibles à la naissance (de la prise d'un

antidépresseur de nouvelle génération, dont

ESCITALOPRAM) :

Après la commercialisation, quelques nouveau-nés dont la mère

avait pris un ISRS (inhibiteur sélectif du recaptage de la

sérotonine) comme ESCITALOPRAM ou un autre antidépresseur

de nouvelle génération pendant la grossesse ont eu des

complications à la naissance qui ont nécessité une hospitalisation

prolongée, un soutien respiratoire et une alimentation par gavage.

Les symptômes signalés étaient les suivants : difficultés à

s'alimenter et/ou à respirer, peau bleuâtre, crises convulsives,

variation de la température corporelle, vomissements, faible taux

de sucre dans le sang, tension ou relâchement excessif des

muscles, réflexes vifs, tremblements, énervement, irritabilité,

léthargie, somnolence, difficulté à dormir et pleurs constants.

Dans la plupart des cas, l'antidépresseur de nouvelle génération

avait été pris pendant le troisième trimestre de la grossesse. Ces

symptômes témoignent d'un effet défavorable direct sur le bébé

ou possiblement d'un syndrome de retrait causé par un arrêt

soudain de l'exposition au médicament. En général, ces

symptômes se résorbent au fil du temps. Cela dit, si votre bébé

montre n'importe lequel de ces symptômes, communiquez avec

votre médecin le plus tôt possible.

Hypertension artérielle pulmonaire persistante (HTAPP) et

antidépresseurs de nouvelle génération :

La prise de médicaments comme ESCITALOPRAM pendant la

grossesse, surtout pendant les 3 derniers mois, peut augmenter le

risque d'apparition d'une maladie pulmonaire grave chez le bébé,

appelée hypertension artérielle pulmonaire persistante du

nouveau-né (HTAPPN). Cette maladie provoque, peu après la

naissance, des difficultés respiratoires chez le nouveau-né qui, dès

lors, respire rapidement et prend une teinte bleuâtre. Ces

symptômes apparaissent généralement dans les 24 heures suivant

la naissance. S'ils se manifestent, vous devez communiquer

immédiatement avec votre médecin.

Si vous êtes enceinte et prenez un ISRS ou un autre

antidépresseur de nouvelle génération, vous devriez discuter des

risques et des avantages des diverses options de traitement qui

s'offrent à vous avec votre médecin. Il est essentiel que vous NE

cessiez PAS de prendre ces médicaments sans d'abord en parler à

votre médecin.

Risque de fracture osseuse :

Prendre ESCITALOPRAM peut augmenter votre risque de

fracture si vous êtes âgé, atteint d’ostéoporose ou particulièrement

vulnérable aux fractures osseuses. Vous devez faire très attention

pour éviter les chutes, en particulier si vous avez des

étourdissements ou si votre pression sanguine est basse.

Glaucome à angle fermé

L’escitalopram peut causer une dilatation de la pupille, pouvant

déclencher une crise de fermeture de l’angle chez un individu

dont les angles oculaires sont étroits. Prévoir un examen des yeux

avant de prendre ESCITALOPRAM pourrait aider à déterminer si

vous risquez de présenter un glaucome à angle fermé. Sollicitez

une assistance médicale immédiate si vous présentez :

De la douleur oculaire

Des changements de votre vision

Une enflure ou de la rougeur dans ou autour des yeux.

Avant de prendre ESCITALOPRAM, voici ce que vous devez

dire à votre médecin :

Tous vos problèmes médicaux, y compris les problèmes

cardiaques, les antécédents de crises épileptiques, le trouble

bipolaire (psychose maniaco-dépressive), les maladies du foie

ou du rein ou le diabète.

Antécédents personnels de troubles hémorragiques ou d’un

faible taux de plaquettes.

Si vous avez des antécédents personnels ou familiaux

d'allongement de l'intervalle QT/QTc.

Si vous avez des antécédents personnels d'évanouissements.

Si vous avez des antécédents familiaux de mort subite

cardiaque à < 50 ans.

Si vous avez des antécédents personnels de déséquilibres

électrolytiques (p. ex., faibles taux sanguins de potassium, de

magnésium ou de calcium) ou de problèmes qui pourraient

causer des déséquilibres électrolytiques (p. ex., vomissements,

diarrhée, déshydratation).

Si vous avez des antécédents personnels d'un trouble

alimentaire ou régime alimentaire strict.

Une fracture osseuse récente, l'ostéoporose ou les facteurs de

risque d'ostéoporose.

Si vous êtes enceinte ou envisagez une grossesse, ou si vous

allaitez.

Si vous recevez un traitement par électrochocs.

Tous les médicaments (sur ordonnance ou en vente libre) que

vous prenez ou que vous avez pris au cours des 14 derniers

jours, surtout les inhibiteurs de la monoamine oxydase, le

pimozide, tout autre antidépresseur, les triptans

(antimigraineux), le lithium, le tramadol ou des médicaments

contenant du tryptophane.

si vous avez déjà eu une réaction allergique à un médicament

ou à l'un des ingrédients énumérés dans ce dépliant.

vos habitudes de consommation d'alcool et/ou de drogues.

IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

Monographie de produit ESCITALOPRAM

Page 66 de 69

les produits naturels ou à base d'herbes médicinales que vous

prenez (p. ex., le millepertuis).

si vous conduisez un véhicule ou effectuez des tâches

dangereuses dans le cadre de votre travail.

INTERACTIONS AVEC CE MÉDICAMENT

Interactions médicamenteuses graves

Ne prenez pas ESCITALOPRAM si vous prenez ou avez pris

récemment

Un inhibiteur de la monoamine oxydase (p. ex., phénelzine,

tranylcypromine, moclobémide ou sélégiline)

Du pimozide

Du linézolide (antibiotique)

Du bleu de méthylène (par voie intraveineuse)

La liste ci-après des médicaments qui pourraient augmenter le

risque d'effets secondaires pendant que vous prenez

ESCITALOPRAM est partielle et non exhaustive. Consultez

votre médecin ou votre pharmacien avant de prendre un autre

médicament avec ESCITALOPRAM. Autres médicaments

susceptibles d'interagir avec ESCITALOPRAM :

Médicaments qui traitent les troubles du rythme cardiaque

(antiarythmiques)

Antipsychotiques

Opioïdes contre la douleur

Médicaments contre les infections

Diurétiques (médicaments qui font uriner)

Laxatifs (incluant les lavements)

Autres ISRS (citalopram) ou tout autre antidépresseur (par

exemple, l’imipramine ou la désipramine)

Lithium

Tryptophane

Cimétidine

Triptans (p. ex., sumatriptan, zolmitriptan, naratriptan)

Fluconazole

Kétoconazole

Itraconazole

Citalopram racémate (Celexa)

Warfarine

Oméprazole

Toute plante médicinale comme le millepertuis

Certains médicaments pouvant agir sur la coagulation

sanguine et augmenter les saignements, tels que les

anticoagulants oraux (p. ex., warfarine, dabigatran), l’acide

acétylsalicylique (p. ex., Aspirin) et d’autres anti-

inflammatoires non stéroïdiens (p. ex., ibuprofène).

Certains médicaments visant à soulager la douleur, comme le

fentanyl (employé en anesthésie ou pour atténuer la douleur

chronique), le tramadol, le tapentadol, la mépéridine, la

méthadone et la pentazocine.

Certains médicaments employés pour calmer la toux, comme

le dextrométhorphane.

Évitez de consommer de l'alcool pendant le traitement par

ESCITALOPRAM.

Les médicaments de la même classe qu’ESCITALOPRAM

peuvent accroître le risque de saignement, comme les saignements

de nez, les « bleus » et même les hémorragies mortelles. Ce risque

est encore plus élevé si vous avez des antécédents de trouble de la

coagulation ou si vous prenez un médicament qui agit sur les

plaquettes.

L’administration d’un ISRS chez un patient diabétique peut

modifier le contrôle glycémique (hypoglycémie et

hyperglycémie).

Informez votre médecin de tous les médicaments (sur ordonnance

ou en vente libre) et produits de santé naturels que vous prenez ou

pensez prendre.

UTILISATION APPROPRIÉE DE CE MÉDICAMENT

Dose habituelle

Il est essentiel que vous suiviez les directives de votre

médecin à la lettre lorsque vous prenez ESCITALOPRAM.

En général, le médecin prescrit 10 mg/jour, que vous devez

prendre en une seule dose, de préférence à la même heure

chaque jour. Si vous êtes une personne âgée, le médecin

pourrait vous prescrire une dose plus faible. Cette dose

peut

être augmentée. Ne modifiez jamais votre dose

d’ESCITALOPRAM ni celle d'une personne que

vous aidez,

sauf à la demande du médecin.

Vous devez continuer de prendre ESCITALOPRAM même si

vous ne notez pas d'amélioration de votre

état, car il peut

s'écouler plusieurs semaines avant que le

médicament

n'agisse. L'amélioration peut être graduelle.

Continuez de prendre ESCITALOPRAM tant

que votre

médecin vous le recommande. N'arrêtez pas de

prendre le

médicament brusquement même si vous

commencez à vous

sentir mieux, à moins que votre

médecin ne l'exige. Votre

médecin pourrait vous

recommander de continuer à prendre

ESCITALOPRAM pendant plusieurs mois. Continuez de

suivre les

directives de votre médecin.

Indications sur la manière de manipuler correctement.

Prenez la dose prescrite une fois par jour.

Avalez le(s) comprimé(s) en entier avec de l'eau. Ne le(s)

mâchez pas. ESCITALOPRAM peut se prendre avec ou

sans

nourriture.

Surdosage

Si vous allez chez le médecin ou à l'hôpital, emportez votre

provision d’ESCITALOPRAM avec vous. La prise d'une surdose

peut entraîner, notamment, les signes suivants : étourdissements,

tremblements, agitation, convulsions, coma, nausées,

vomissements, changement du rythme cardiaque, baisse de la

IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

Monographie de produit ESCITALOPRAM

Page 67 de 69

tension artérielle et crises convulsives.

Si vous croyez avoir pris une trop grande quantité

d’ESCITALOPRAM, communiquez immédiatement avec votre

professionnel de la santé, le service des urgences d'un

hôpital

ou le centre antipoison de la région, même si vous

n'avez aucun

symptôme.

Dose oubliée

Si vous oubliez une dose, prenez la dose suivante au moment

habituel. Ne prenez pas une double dose pour compenser.

MARCHE À SUIVRE EN CE QUI CONCERNE LES

EFFETS SECONDAIRES

ESCITALOPRAM peut entraîner des effets

indésirables

(effets secondaires). Voici la liste des effets

indésirables

possibles : nausées, transpiration excessive,

diarrhée, fatigue,

fièvre, constipation, congestion nasale ou

écoulement nasal,

problèmes de sommeil, perte d'appétit,

augmentation de

l'appétit, prise de poids, diminution du

désir sexuel,

diminution de la capacité à atteindre

l’orgasme, dysfonction

érectile, anxiété, agitation, rêves

anormaux, difficultés à

s'endormir, envie de dormir,

bâillements, tremblements,

picotements, étourdissements,

sécheresse de la bouche,

brûlures d’estomac, douleurs

musculaires et articulaires,

douleurs à l’estomac et

changement de la fréquence

cardiaque.

Communiquez avec votre médecin avant de mettre fin à

votre traitement par ESCITALOPRAM ou d'en

réduire la

dose. Divers symptômes, par exemple,

étourdissements,

rêves inhabituels, sensation de chocs

électriques, agitation,

anxiété, indifférence émotionnelle,

difficultés de

concentration, maux de tête, migraines,

tremblements,

nausées, vomissements, transpiration ou

autres symptômes

peuvent survenir à l'arrêt du traitement

ou après une

diminution de la dose d'escitalopram. Ces

symptômes

peuvent aussi se produire si vous oubliez de

prendre une

dose. En général, ils disparaissent sans

traitement.

Prévenez votre médecin immédiatement si vous

avez ces

symptômes ou tout autre symptôme. Votre

médecin

pourrait alors ajuster la posologie d'escitalopram

afin

d'atténuer vos symptômes.

Souvent, les effets indésirables sont d'intensité légère et

disparaissent après quelques jours. S'ils sont incommodants

ou s'ils persistent, ou si vous éprouvez d'autres réactions

défavorables inhabituelles pendant votre traitement par

ESCITALOPRAM, consultez votre médecin.

En général, ESCITALOPRAM ne modifie

aucunement votre

capacité à vaquer à vos activités

quotidiennes habituelles.

Cependant, il est préférable de ne

pas conduire de voiture ni

de faire fonctionner de

l'équipement lourd tant que vous

n'avez pas la certitude que

la prise d’ESCITALOPRAM

n'entraîne pas

d'effets négatifs sur vous.

EFFETS SECONDAIRES GRAVES : FRÉQUENCE ET

PROCÉDURES À SUIVRE

Symptôme / effet

Consultez votre

professionnel de la

santé

Cessez de

prendre le

médicament

et sollicitez

une

assistance

médicale

Seulement

pour les

effets

secondaires

graves

Dans

tous

les

cas

Peu

fréquents

Réactions

allergiques :

Rougeur, urticaire,

démangeaisons,

enflure des lèvres,

du visage, de la

langue, de la gorge,

difficulté à respirer,

respiration sifflante,

essoufflement,

éruptions cutanées,

ampoules, plaies ou

douleurs au niveau

de la bouche ou des

yeux

Réactions

allergiques :

Éruptions cutanées

seulement, urticaire

seulement

Modification du

contrôle du

sucre sanguin

chez les patients

diabétiques :

Diminution du

taux de sucre dans

le sang

(symptômes :

étourdissements,

manque d'énergie,

envie de dormir,

maux de tête,

tremblement ou

transpiration) ou

augmentation du

taux de sucre dans

le sang

(symptômes : plus

grande soif, envie

d'uriner plus

fréquente,

faiblesse,

confusion, haleine

fruitée)

Faible taux de

plaquettes :

Ecchymoses (bleus)

ou saignements

inhabituels de la

peau ou d’autres

régions

Hallucinations :

Visions ou sons

étranges

Manie :

Hyperactivité du

comportement et

des pensées

Mouvements

incontrôlables du

corps ou du visage

IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

Monographie de produit ESCITALOPRAM

Page 68 de 69

EFFETS SECONDAIRES GRAVES : FRÉQUENCE ET

PROCÉDURES À SUIVRE

Symptôme / effet

Consultez votre

professionnel de la

santé

Cessez de

prendre le

médicament

et sollicitez

une

assistance

médicale

Seulement

pour les

effets

secondaires

graves

Dans

tous

les

cas

Incapacité

d’uriner

Rares

Syndrome

sérotoninergique :

Combinaison de

l'ensemble ou d'une

partie des

symptômes

suivants: agitation,

confusion,

tremblements,

secousse

musculaire, fièvre

Faible taux de

sodium dans le

sang :

Symptômes

de fatigue,

faiblesse, confusion

s'accompagnant de

douleur, raideur ou

incoordination

musculaires

Glaucome :

Douleur oculaire,

changements de la

vision, enflure ou

rougeur dans ou

autour des yeux

Très

rares

Crises

convulsives :

Perte

de conscience

s’accompagnant de

tremblements

incontrôlables

Trouble du foie :

Symptômes

comprenant

nausées,

vomissements,

perte d’appétit

s'accompagnant

démangeaisons,

jaunissement de

la peau ou des

yeux, urines

foncées

Saignements

gastro-

intestinaux :

Vomissements de

sang ou sang dans

les selles

Voir la

section

Mises en

garde et

Apparition ou

aggravation de

problèmes émotifs

ou

comportementaux

EFFETS SECONDAIRES GRAVES : FRÉQUENCE ET

PROCÉDURES À SUIVRE

Symptôme / effet

Consultez votre

professionnel de la

santé

Cessez de

prendre le

médicament

et sollicitez

une

assistance

médicale

Seulement

pour les

effets

secondaires

graves

Dans

tous

les

cas

précautions

Akathisie :

Sensation

d’agitation et

incapacité de

rester assis ou

debout sans

bouger

Fréquence

inconnue

Fréquence ou

rythme

cardiaque

anormal(e),

palpitations,

évanouissement

Cette liste d’effets secondaires n’est pas exhaustive. Si vous avez

un effet secondaire inattendu, quel qu’il soit, pendant que vous

prenez ce médicament, veuillez communiquer avec votre médecin

ou votre pharmacien.

Conservez à la température

ambiante entre 15 °C et 30 °C.

Assurez-vous que le flacon est fermé hermétiquement.

Vous verrez une date de péremption sur l'étiquette. Passé cette

date, ne prenez pas votre médicament.

Si votre médecin vous demande de mettre fin à votre

traitement, vous devriez retourner les comprimés restants

pharmacien, à moins que votre médecin ne vous

recommande

de garder les comprimés à domicile.

Tenir hors de la portée et de la vue des enfants

N'OUBLIEZ PAS : Ce médicament est pour VOUS. Seul un

médecin peut le prescrire. Par conséquent, n'offrez-le jamais à

une autre personne, même si les symptômes de cette personne

semblent identiques aux vôtres

COMMENT CONSERVER LE MÉDICAMENT

IMPORTANT : VEUILLEZ LIRE ATTENTIVEMENT

Monographie de produit ESCITALOPRAM

Page 69 de 69

Déclaration des effets secondaires

Vous pouvez contribuer à l’amélioration de l’utilisation

sécuritaire des produits de santé pour les Canadiens en

signalant tout effet secondaire grave ou imprévu à Santé

Canada. Votre déclaration peut nous permettre d’identifier

des nouveaux effets secondaires et de changer les

renseignements liés à l'innocuité des produits.

3 façons de signaler :

en ligne à MedEffet

((https://www.canada.ca/fr/healthcanada/services/

médicaments-produits de santé /medeffect-canada/

rapport de réactions indésirables.html);

par téléphone, en composant le numéro sans frais

1-866-234-2345

en remplissant un formulaire de déclaration de

Canada Vigilance et en le faisant parvenir :

-

par télécopieur, au numéro sans frais 1-866-

678-6789, ou

-

par la poste au : Programme Canada Vigilance

Santé Canada

Indice de l’adresse 1908C

Ottawa (ON) K1A 0K9

Des étiquettes affranchies et les formulaires de déclaration

sont disponibles sur le site MedEffet

(https://www.canada.ca/fr/healthcanada/services/

médicaments-produits de santé / medeffectcanada /rapport

de réaction indésirable.html);

REMARQUE : Si vous avez besoin de renseignements

concernant la prise en charge des effets secondaires,

contactez votre professionnel de la santé. Le Programme

Canada Vigilance ne fournit pas de conseils médicaux.

POUR DE PLUS AMPLES RENSEIGNEMENTS

Si vous voulez de plus amples renseignements à propos

d’ESCITALOPRAM :

Consultez votre professionnel de la santé.

Vous trouverez la monographie complète du produit

rédigée pour les professionnels de la santé qui comprend

ces Renseignements pour les patients sur les

médicaments en visitant le site web de Santé Canada

(https://health-products.canada.ca/dpd-

bdpp/switchlocale.do?lang=fr&url=t.search.recherche);

le site Web du fabriquant

www.sivem.ca ou en appelant au 1-855-788-3135.

Ce dépliant a été rédigé par :

Sivem Produits Pharmaceutiques ULC

4705 rue Dobrin

Saint-Laurent, Québec, Canada

H4R 2P7

Date de révision : Le 16 mai 2018.

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