ERY NOURRISSONS 125 mg, granulés en sachet

France - français - ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé)

Achète-le

Notice patient Notice patient (PIL)

21-02-2018

Ingrédients actifs:
érythromycine base
Disponible depuis:
BOUCHARA-RECORDATI
Code ATC:
J01FA01
DCI (Dénomination commune internationale):
erythromycin base
Dosage:
125 mg
forme pharmaceutique:
granulés
Composition:
composition pour un sachet > érythromycine base : 125 mg . Sous forme de : érythromycine (éthylsuccinate d') 120 000 UI
Mode d'administration:
orale
Unités en paquet:
24 sachet(s)
classe:
Liste I
Type d'ordonnance:
liste I
Domaine thérapeutique:
ANTIBACTERIEN A USAGE SYSTEMIQUE
Descriptif du produit:
324 256-0 ou 34009 324 256 0 0 - 24 sachet(s) - Déclaration de commercialisation:19/11/1982;
Statut de autorisation:
Valide
Numéro d'autorisation:
65371633
Date de l'autorisation:
1981-02-16

NOTICE

ANSM - Mis à jour le : 21/02/2018

Dénomination du médicament

ERY NOURRISSONS 125 mg, granulés en sachet

Erythromycine (éthylsuccinate)

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant de prendre ce médicament car elle contient des informations importantes pour

vous.

Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

Si vous avez d’autres questions, interrogez votre médecin ou votre pharmacien.

Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à d’autres personnes. Il pourrait leur être nocif,

même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci s’applique aussi à

tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Que contient cette notice ?

1. Qu'est-ce que ERY NOURRISSONS 125 mg, granulés en sachet et dans quels cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant de prendre ERY NOURRISSONS 125 mg, granulés en sachet ?

3. Comment prendre ERY NOURRISSONS 125 mg, granulés en sachet ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver ERY NOURRISSONS 125 mg, granulés en sachet ?

6. Contenu de l’emballage et autres informations.

1. QU’EST-CE QUE ERY NOURRISSONS 125 mg, granulés en sachet ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?

Classe pharmacothérapeutique - code ATC : ANTIBACTERIENS A USAGE SYSTEMIQUE - J01FA01.

Ce médicament est indiqué dans le traitement et la prévention de certaines infections bactériennes à germes sensibles.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DE PRENDRE ERY NOURRISSONS 125 mg, granulés

en sachet ?

Ne prenez jamais ERY NOURRISSONS 125 mg, granulés en sachet :

Si vous êtes allergique (hypersensible) à la substance active ou à l’un des autres composants contenus dans ce

médicament mentionné à la rubrique 6,

Association avec :

l’ergotamine et la dihydroergotamine (médicaments dans la migraine),

la méthylergométrine (médicament stimulant des contractions de l’utérus),

l’alfuzosine (utilisé lors de problèmes liés à la prostate),

la colchicine (traitement de la goutte ou utilisée dans certaines maladies immunologiques ou génétiques),

la dapoxétine (utilisée dans le traitement de l’éjaculation précoce),

la darifénacine (utilisée pour certains problèmes de vessie),

la dompéridone (médicament pour le soulagement des symptômes de type nausées et vomissements),

le dronédarone (médicament antiarythmique pour le cœur),

l’éplérénone (médicament utilisé dans le traitement de l’hypertension artérielle et l’insuffisance cardiaque),

la fésotérodine (utilisée pour certains problèmes de vessie) en cas de maladie du foie ou des reins,

l’ivabradine (médicament pour le cœur utilisé pour le traitement de l’angor et de l’insuffisance cardiaque),

le lomitapide (médicament utilisé dans le traitement de l’hypercholestérolémie),

la lurasidone (neuroleptique utilisé pour certains troubles du comportement),

l’ombitasvir, le paritaprévir (médicaments utilisés dans le traitement de l’hépatite C),

le pimozide (neuroleptique utilisé pour certains troubles du comportement),

la quétiapine (antipsychotique utilisé dans certains troubles psychiatriques),

la ranolazine (médicament pour le cœur utilisé pour le traitement de l’angor),

la simvastatine (utilisée pour diminuer le cholestérol),

la solifénacine (utilisée pour certains problèmes de vessie) en cas de maladie du foie ou des reins,

la télithromycine (traitement antibiotique),

le ticagrélor (utilisé comme anti-agrégant plaquettaire).

Avertissements et précautions

Adressez-vous à votre médecin ou pharmacien avant de prendre ERY NOURRISSONS 125 mg, granulés en sachet.

Mises en garde spéciales

Contacter immédiatement votre médecin si vous avez une diarrhée sévère, persistante et/ou sanglante (colite pseudo-

membraneuse) pendant ou après le traitement par ce médicament.

La survenue de diarrhée au cours d'un traitement antibiotique ne doit pas être traitée sans avis médical.

En cas de maladie du foie, prévenir votre médecin afin qu'il adapte le traitement à votre cas.

Si votre médecin vous a informé(e) que vous avez une intolérance à certains sucres, contactez votre médecin avant de

prendre ce médicament.

L’érythromycine peut être associée à une augmentation du risque de troubles du rythme cardiaque et d’arrêt cardiaque. Si

vous avez des maladies cardiaques, notamment des troubles du rythme cardiaque, une anomalie de l’électrocardiogramme

appelé allongement de l’intervalle QT, si vous avez eu récemment une crise cardiaque ou si vous avez un antécédent de

syncope ou un antécédent familial de mort subite, informez votre médecin. Vous devez aussi l’informer si vous prenez des

médicaments qui peuvent abaisser le taux de potassium ou de magnésium dans le sang car vous pouvez avoir un risque

augmenté de modification de votre rythme cardiaque.

La prise concomitante de ce médicament est déconseillée avec les médicaments donnants ou susceptibles de donner des

torsades de pointes (troubles graves du rythme cardiaque).

Précautions d'emploi

Ce médicament contient 1 g de saccharose par sachet : en tenir compte dans la ration journalière en cas de régime pauvre

en sucre ou de diabète.

Ce médicament contient 2,75 mg de sodium par sachet soit moins de 1 mmol ( 23mg) de sodium par dose, c’est-à-dire qu’il

est essentiellement sans « sodium».

Des résultats d'examens biologiques (dosage urinaire des catécholamines) peuvent être modifiés avec la prise de ce

médicament.

Il est important de prévenir immédiatement votre médecin en cas de survenue des effets suivants afin que votre médecin

décide d’une prise en charge et d’une surveillance adaptée :

Si vous ressentez un rythme cardiaque rapide ou irrégulier, des évanouissements, des faiblesses ou des étourdissements

lorsque vous restez debout. Ces effets pourraient être les signes d’un fonctionnement anormal du rythme cardiaque.

Si vous avez un rythme cardiaque anormal (vu à l’ECG, un examen réalisé pour évaluer comment votre cœur fonctionne)

et/ou si vous savez que vous avez un risque de manquer de sel suite à une diarrhée ou des vomissements sévères.

Enfants

Sans objet.

Autres médicaments et ERY NOURRISSONS 125 mg, granulés en sachet

Informez votre médecin ou pharmacien si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre tout autre médicament.

Ce médicament interagit avec de nombreux médicaments.

Vous ne devez jamais prendre ce médicament en même temps que les médicaments cités précédemment (voir la rubrique

Ne prenez jamais ERY NOURRISSONS 125 mg, granulés en sachet dans les cas suivants)

Sauf avis contraire de votre médecin, vous ne devez pas prendre ce médicament en même temps que la bromocriptine

(médicament utilisé dans la maladie de Parkinson ou dans la prévention et l’empêchement de montée de lait après un

accouchement), la cabergoline (médicament contre l’excès de prolactine, hormone provoquant la lactation), le pergolide

(médicament utilisé dans la maladie de Parkinson), le lisuride (médicament utilisé dans la maladie de Parkinson ou contre

l’excès de prolactine), l’apixaban et le rivaroxaban (médicaments anticoagulants utilisés pour fluidifier le sang), la

bédaquiline (utilisé dans la tuberculose), la buspirone (médicament de l’anxiété), la carbamazépine (anti-convulsivant),

l’ébastine (antihistaminique utilisé dans l’allergie), la fidaxomicine (antibiotique),les immunosuppresseurs (ciclosporine,

évérolimus, sirolimus, tacrolimus, temsirolimus), la théophylline et l’aminophylline (médicaments de l’asthme), la toltérodine

(médicament utilisé dans les troubles mictionnels), l’halofantrine et la luméfantrine (médicaments utilisés dans le traitement

du paludisme), l’axatinib, le bosutinib, le céritinib, le cobimétinib, le dabrafénib, le dasatinib, l’ibrutinib, le nilotinib, l’olaparib,

le régorafénib et le sunitinib (utilisés dans certains cancers), l’irinotécan (utilisés dans certains cancers), le midazolam par

voie orale (utilisé pour arrêter une crise convulsive), l’oxycodone (médicament antalgique utilisé contre la douleur), le

riociguat (médicament utilisé dans le traitement de l’hypertension artérielle pulmonaire), le siméprévir (médicament utilisé

dans le traitement de l’hépatite C), la tamsulosine (médicament utilisé dans le traitement des troubles urinaires), le

rivaroxaban (médicament anticoagulant utilisé pour fluidifier le sang) et le trastuzumab emtansine (utilisé dans certains

cancers) et les médicaments donnant ou susceptibles de donner des torsades de pointes (troubles graves du rythme

cardiaque).

ERY NOURRISSONS 125 mg, granulés en sachet avec des aliments et boissons

Sans objet.

Grossesse et allaitement

Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse, demandez conseil à

votre médecin ou pharmacien avant de prendre ce médicament.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

Sans objet.

ERY NOURRISSONS 125 mg, granulés en sachet contient du saccharose.

3. COMMENT UTILISER ERY NOURRISSONS 125 mg, granulés en sachet ?

Veillez à toujours prendre ce médicament en suivant exactement les indications de votre médecin ou pharmacien. Vérifiez

auprès de votre médecin ou pharmacien en cas de doute.

Posologie

Dans tous les cas se conformer strictement à l'ordonnance de votre médecin.

Ce médicament est adapté à l'enfant de 5 à 12 kg (soit environ de 3 mois à 2 ans).

Chez l'enfant, la posologie est calculée en fonction du poids, soit en moyenne :

entre 5 et 7 kg (soit environ entre 3 à 6 mois): 1 sachet deux fois par jour

entre 7 et 12 kg (soit environ entre 6 mois à 2 ans): 1 sachet trois fois par jour

Mode et voie d'administration

VOIE ORALE

Dissoudre le contenu d'un sachet dans un demi-verre d'eau. Agiter jusqu'à dissolution.

Laisser reposer et agiter de nouveau avant d'avaler.

Fréquence et moment auxquels le médicament doit être administré

Il est préférable de prendre le sachet avant les repas.

Durée du traitement

Pour être efficace, cet antibiotique doit être utilisé régulièrement aux doses prescrites, et aussi longtemps que votre médecin

vous l'aura conseillé.

La disparition de la fièvre, ou de tout autre symptôme, ne signifie pas que vous êtes complètement guéri.

L'éventuelle impression de fatigue, n'est pas due au traitement antibiotique mais à l'infection elle-même. Le fait de réduire ou

de suspendre votre traitement serait sans effet sur cette impression et retarderait votre guérison.

Cas particulier: la durée du traitement de certaines angines est de 10 jours.

Si vous avez pris plus de ERY NOURRISSONS 125 mg, granulés en sachet que vous n’auriez dû

Sans objet.

Si vous oubliez de prendre ERY NOURRISSONS 125 mg, granulés en sachet

Ne prenez pas de dose double pour compenser la dose que vous avez oublié de prendre.

Si vous arrêtez de prendre ERY NOURRISSONS 125 mg, granulés en sachet

Sans objet.

Si vous avez d’autres questions sur l’utilisation de ce médicament, demandez plus d’informations à votre médecin ou à votre

pharmacien.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas

systématiquement chez tout le monde.

Nausées, vomissements, diarrhées, douleur à l’estomac. D’exceptionnels cas de colite pseudo-membraneuse ont été

rapportés : maladie de l’intestin avec diarrhée et douleurs au ventre. De rares cas de pancréatite (affection du pancréas),

pouvant arriver rapidement après le début du traitement notamment lors de l’utilisation de forte dose ou au cours d’un

surdosage, ont été rapportés.

Rares manifestations cutanées allergiques, le plus souvent bénignes. Très rarement, voire exceptionnellement, elles

peuvent être graves : lésions rouges de la peau de taille variable, qui peuvent s’étendre à tout le corps (érythème

polymorphe) ; lésions sévères de la peau à l’aspect de cloque et de bulle sur le corps (syndrome de Lyell et de Stevens-

Johnson).

Prenez immédiatement contact avec un médecin si une réaction cutanée sévère survient : éruption squameuse rouge avec

masses sous la peau et des cloques (pustulose exanthématique). La fréquence de cet effet indésirable est indéterminée (ne

peut être estimée sur la base des données disponibles).

Augmentation possible des enzymes du foie pouvant aboutir à une hépatite, avec éventuellement fièvre, jaunisse, douleurs

abdominales qui devront faire immédiatement arrêter le traitement.

Trouble de l’audition : perte d’audition (surdité) ou bourdonnement, sifflement ou encore tintement, qui disparaissent

généralement à l’arrêt du traitement.

Cas exceptionnels d’allongement de l’intervalle QT (anomalie à l’éléctrocardiogramme), impliquant un risque de survenue

d’arythmie cardiaque et de torsades de pointes (troubles graves du rythme cardiaque)

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci s’applique aussi à

tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables

directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé

(ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet: www.ansm.sante.fr

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d’informations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER ERY NOURRISSONS 125 mg, granulés en sachet ?

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

N’utilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur la boîte. La date de péremption fait référence au

dernier jour de ce mois.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-l’égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien d’éliminer les

médicaments que vous n’utilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger l’environnement.

6. CONTENU DE L’EMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS

Ce que contient ERY NOURRISSONS 125 mg, granulés en sachet

La substance active est :

Ethylsuccinate d'érythromycine............................................................................. 120,000 unités

Quantité correspondant d'érythromycine base pure anhydre.............................................. 125 mg

Pour un sachet.

Les autres composants sont : citrate de sodium, diatomite, saccharine sodique, lévilite, éthylvanilline, laurylsulfate de

sodium, arôme fraise, arôme pêche, gomme arabique, saccharose.

Qu’est-ce que ERY NOURRISSONS 125 mg, granulés en sachet et contenu de l’emballage extérieur

Ce médicament se présente sous forme de granulés en sachet. Boîte de 24.

Titulaire de l’autorisation de mise sur le marché

BOUCHARA-RECORDATI

70 AVENUE DU GENERAL DE GAULLE

IMMEUBLE LE WILSON

92800 PUTEAUX

FRANCE

Exploitant de l’autorisation de mise sur le marché

LABORATOIRES BOUCHARA-RECORDATI

70 AVENUE DU GENERAL DE GAULLE

IMMEUBLE LE WILSON

92800 PUTEAUX

FRANCE

Fabricant

LABORATOIRES BOUCHARA-RECORDATI

70 AVENUE DU GENERAL DE GAULLE

IMMEUBLE LE WILSON

92800 PUTEAUX

FRANCE

SOPHARTEX

21, RUE DU PRESSOIR

28500 VERNOUILLET

FRANCE

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen

Sans objet.

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :

Novembre 2017.

Autres

Conseil d’éducation sanitaire :

QUE SAVOIR SUR LES ANTIBIOTIQUES ?

Les antibiotiques sont efficaces pour combattre les infections dues aux bactéries. Ils ne sont pas efficaces contre les

infections dues aux virus.

Aussi, votre médecin a choisi de vous prescrire cet antibiotique parce qu’il convient précisément à votre cas et à votre

maladie actuelle.

Les bactéries ont la capacité de survivre ou de se reproduire malgré l’action d’un antibiotique. Ce phénomène est appelé

résistance : il rend certains traitements antibiotiques inactifs.

La résistance s’accroît par l’usage abusif ou inapproprié des antibiotiques.

Vous risquez de favoriser l’apparition de bactéries résistantes et donc de retarder votre guérison ou même de rendre inactif

ce médicament, si vous ne respectez pas :

la dose à prendre,

les moments de prise,

et la durée de traitement.

En conséquence, pour préserver l’efficacité de ce médicament :

1- N’utilisez un antibiotique que lorsque votre médecin vous l’a prescrit.

2- Respectez strictement votre ordonnance.

3- Ne réutilisez pas un antibiotique sans prescription médicale même si vous pensez combattre une maladie apparemment

semblable.

4- Ne donnez jamais votre antibiotique à une autre personne, il n’est peut-être pas adapté à sa maladie.

5- Une fois votre traitement terminé, rapportez à votre pharmacien toutes les boîtes entamées pour une destruction correcte

et appropriée de ce médicament.

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de l’ANSM (France).

RÉSUMÉ DES CARACTÉRISTIQUES DU PRODUIT

ANSM - Mis à jour le : 21/02/2018

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT

ERY NOURRISSONS 125 mg, granulés en sachet

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

Erythromycine éthylsuccinate............................................................................................ 120 000 UI

Correspondant à érythromycine base pure anhydre................................................................ 125 mg

Pour un sachet.

Excipient à effet notoire : saccharose.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE

Granulés en sachet.

4. DONNEES CLINIQUES

4.1. Indications thérapeutiques

Elles procèdent de l'activité antibactérienne et des caractéristiques pharmacocinétiques de l'érythromycine. Elles tiennent

compte à la fois des études cliniques auxquelles a donné lieu ce médicament et de sa place dans l'éventail des produits

antibactériens actuellement disponibles.

Elles sont limitées aux infections dues aux germes définis comme sensibles :

Angines documentées à streptocoque A bêta-hémolytique, en alternative au traitement par bêta-lactamines,

particulièrement lorsque celui-ci ne peut être utilisé.

Sinusites aiguës. Compte-tenu du profil microbiologique de ces infections, les macrolides sont indiqués lorsqu’un

traitement par une bêta-lactamine est impossible.

Surinfections des bronchites aiguës.

Exacerbations des bronchites chroniques.

Pneumopathies communautaires chez des sujets :

sans facteurs de risque,

sans signes de gravité clinique,

en l’absence d’éléments cliniques évocateurs d’une étiologie pneumococcique.

En cas de suspicion de pneumopathie atypique, les macrolides sont indiqués quels que soient la gravité et le terrain.

Infections cutanées bénignes : impétigo, impétigénisation des dermatoses, ecthyma, dermo-hypodermite infectieuse (en

particulier, érysipèle), érythrasma, acné inflammatoire mineure à modérée et composante inflammatoire des acnés mixtes,

en alternative au traitement par les cyclines, lorsque celles-ci ne peuvent être utilisées.

Infections stomatologiques.

Infections génitales non gonococciques.

Chimioprophylaxie des rechutes du R.A.A. en cas d’allergie aux bêta-lactamines.

Il convient de tenir compte des recommandations officielles concernant l’utilisation appropriée des antibactériens.

4.2. Posologie et mode d'administration

Posologie

VOIE ORALE

Ce médicament est adapté à l’enfant de 5 à 12 kg (soit environ de 3 mois à 2 ans).

Enfant : 30 à 50 mg/kg par jour.

Entre 5 et 7 kg (soit environ entre 3 et 6 mois) : 1 sachet deux fois par jour.

Entre 7 et 12 kg (soit environ entre 6 à 2 ans) : 1 sachet trois fois par jour.

La prise avant le repas assure les meilleurs taux sériques.

Durée du traitement

La durée du traitement des angines est de 10 jours.

4.3. Contre-indications

Ce médicament NE DOIT JAMAIS ETRE UTILISE dans les situations suivantes :

Hypersensibilité à l'érythromycine ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

Association avec :

Les alcaloïdes de l’ergot de seigle vasoconstricteur : dihydroergotamine, ergotamine, méthylergométrine

L’alfuzosine

La colchicine

La dapoxétine

La darifénacine

L’éplérénone

La fésotérodine, en cas d’insuffisance rénale ou hépatique, modérée à sévère

L’ivabradine

Le lomitapide

La lurasidone

L’ombitasvir + paritaprévir

La quétiapine

La ranolazine

La simvastatine

La solifénacine, en cas d’insuffisance rénale ou hépatique, modérée à sévère

La télithromycine, chez le patient insuffisant rénal ou hépatique sévère

Le ticagrélor

Certaines substances torsadogènes ou susceptibles de donner des torsades de pointes : la dompéridone, la dronédarone,

le pimozide

(Voir rubrique 4.5)

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Comme pour les autres macrolides, des réactions allergiques sévères et rares, y compris la pustulose exanthématique aiguë

généralisée (PEAG), ont été rapportées. Si une réaction allergique se produit, l’administration du médicament doit être

interrompue et un traitement approprié doit être instauré. Les médecins doivent être informés de la possibilité de réapparition

des symptômes allergiques lors de l’interruption du traitement symptomatique.

Une diarrhée importante survenant pendant ou après un traitement par érythromycine doit faire évoquer la possibilité d’une

colite pseudo-membraneuse dont quelques rares cas ont été rapportés avec l’érythromycine comme avec pratiquement tous

les antibiotiques.

Des cas exceptionnels de sténose hypertrophique du pylore ont été rapportés chez des nouveaux–nés sans que le

mécanisme n’en ait été établi.

En cas d'insuffisance hépatique, l'administration d'érythromycine n'est pas recommandée. Si elle est nécessaire, elle justifie

alors une surveillance régulière des tests hépatiques et éventuellement une réduction de posologie.

Des cas d’allongement de l’intervalle QT, impliquant un risque de survenue d’arythmie cardiaque et de torsades de pointes,

ont été observés lors du traitement avec les macrolides (voir rubrique 4.8). Des cas exceptionnels ont été rapportés avec

l’érythromycine par voie orale. Dans la mesure où les situations suivantes peuvent amener à un risque accru d’arythmie

ventriculaire (incluant des torsades de pointes) susceptible d’entraîner un décès, la prudence est recommandée lors du

traitement par érythromycine de patients :

Présentant un allongement préexistant de l’intervalle QT (congénital ou acquis),

Présentant un antécédent familial de mort subite,

Présentant un trouble électrolytique, en particulier hypokaliémie ou hypomagnésémie,

Présentant une bradycardie cliniquement significative, une arythmie cardiaque, ou une insuffisance cardiaque grave,

Recevant un traitement concomitant par d’autres substances actives connues pour allonger l’intervalle QT (voir rubrique

4.5).

Ce médicament est déconseillé en association avec les agonistes de l’ergot de seigle dopaminergiques (bromocriptine,

cabergoline, lisuride, pergolide), l’apixaban, la bédaquiline, la buspirone, la carbamazépine, l’ébastine, la fidaxomicine,

l’halofantrine, les immunosuppresseurs (ciclosporine, évérolimus, sirolimus, tacrolimus, temsirolimus), certains inhibiteurs

des tyrosine kinases métabolisés (axitinib, bosutinib, céritinib, cobimétinib, dabrafenib, dasatinib, ibrutinib, nilotinib,

sunitinib), l’irinotécan, le midazolam per os, l’olaparib, le régorafénib, l’oxycodone, la théophylline et par extrapolation

l’aminophylline, la toltérodine, la luméfantrine, la tamsulosine, le riociguat, le rivaroxaban, le siméprévir, le trastuzumab

emtansine (voir rubrique 4.5).

Il est également déconseillé en association avec les substances torsadogènes ou susceptibles de donner des torsades de

pointes, autres que celles contre-indiquées (la dompéridone, la dronédarone, le pimozide) (voir rubriques 4.3 et 4.5).

Les patients présentant une intolérance au fructose, un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou un déficit

en sucrase/iomaltase (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.

Ce médicament contient 1 g de saccharose par sachet : en tenir compte dans la ration journalière.

Ce médicament contient 2,75 mg de sodium par sachet soit moins de 1 mmol ( 23mg) de sodium par dose, c’est-à-dire qu’il

est essentiellement sans « sodium».

Interactions avec les examens paracliniques :

L’érythromycine, comme d’autres antibiotiques, peut interférer dans les dosages urinaires de catécholamines par

fluorescence. Cette interférence peut s’observer principalement avec les techniques non chromatographiques, et dans une

moindre mesure, après séparation chromatographique.

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

Inhibiteurs puissants du CYP3A4

L’érythromycine est un inhibiteur du CYP3A4. Il possède la capacité d’inhiber fortement le cytochrome P450-3A4, une

enzyme qui intervient dans le métabolisme de nombreux médicaments. Lorsque l’activité de cette enzyme est inhibée, elle

n’est plus en mesure de métaboliser le médicament qui va alors s’accumuler. Si la marge thérapeutique de ce médicament

est étroite et qu’il n’y a pas d’autre voie métabolique efficace, le risque d’observer une interaction cliniquement significative

devient élevé.

Associations contre-indiquées (voir rubrique 4.3)

+ Alcaloïdes de l’ergot de seigle vasoconstricteurs (dihydroergotamine, ergotamine, methylergometrine)

Risque de vasoconstriction coronaire ou des extrémités (ergotisme), ou de poussées hypertensives.

+ Alfuzosine

Risque d’augmentation des concentrations plasmatiques de l’alfuzosine et de ses effets indésirables.

+ Colchicine

Augmentation des effets indésirables de la colchicine, aux conséquences potentiellement fatales.

+ Dapoxetine

Risque de majoration des effets indésirables notamment à type de vertiges ou de syncopes.

+ Darifénacine

Risque de majoration des effets indésirables.

+ Dompéridone

Augmentation des concentrations plasmatiques de dompéridone par diminution de son métabolisme hépatique par

l’érythromycine.

+ Dronédarone

Augmentation importante des concentrations de dronédarone par diminution de son métabolisme.

+ Eplérénone

Risque d’augmentation des concentrations plasmatiques de l’éplérénone par l'inhibiteur et de ses effets indésirables,

notamment l’hyperkaliémie.

+ Fésotérodine

Risque de majoration des effets indésirables, en cas d’insuffisance rénale ou hépatique, modérée à sévère.

+ Ivabradine

Augmentation des concentrations plasmatiques de l’ivabradine et par conséquent de ses effets indésirables (inhibition de

son métabolisme hépatique par l’érythromycine).

+ Lomitapide

Augmentation des concentrations plasmatiques du lomitapide par diminution de son métabolisme hépatique par

l’érythromycine.

+ Lurasidone

Augmentation des concentrations plasmatiques de la lurasidone par diminution de son métabolisme hépatique par

l’érythromycine.

+ Ombitasvir + Paritaprévir

Augmentation des concentrations plasmatiques de la bithérapie par diminution de son métabolisme hépatique par

l’érythromycine.

+ Pimozide

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

+ Quétiapine

Augmentation importante des concentrations de quétiapine, avec risque de surdosage.

+ Ranolazine

Augmentation des concentrations de ranolazine par diminution de son métabolisme par l’érythromycine.

+ Simvastatine

Risque majoré d’effets indésirables (concentration-dépendants) à type de rhabdomyolyse (diminution du métabolisme

hépatique de l’hypocholestérolémiant).

+ Solifénacine

Risque de majoration des effets indésirables, en cas d’insuffisance rénale ou hépatique, modérée à sévère.

+ Télithromycine

Risque de majoration des effets indésirables, notamment à type de troubles du rythme cardiaque, chez le patient insuffisant

rénal ou hépatique sévère.

+ Ticagrélor

Augmentation des concentrations plasmatiques de ticagrelor par diminution de son métabolisme hépatique par

l’érythromycine.

Associations déconseillées

+ Alcaloïdes de l’ergot de seigle dopaminergiques (bromocriptine, cabergoline, lisuride, pergolide)

Augmentation des concentrations plasmatiques du dopaminergique avec accroissement possible de son activité ou

apparition de signes de surdosage.

+ Apixaban

Augmentation des concentrations plasmatiques de l’apixaban par l'érythomycine, avec majoration du risque de saignement.

+ Bédaquiline

Augmentation des concentrations plasmatiques de bédaquiline par diminution de son métabolisme hépatique par

l’érythromycine.

Si l’association est nécessaire, une surveillance ECG plus fréquente et une surveillance des transaminases sont

recommandées.

+ Buspirone

Augmentation des concentrations plasmatiques de la buspirone par diminution de son métabolisme hépatique avec

majoration importante de la sédation.

+ Carbamazépine

Augmentation des concentrations plasmatiques de carbamazépine avec signes de surdosage par inhibition de son

métabolisme hépatique.

+ Ebastine

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire chez les sujets prédisposés (syndrome du QT long congénital).

+ Fidaxomicine

Augmentation des concentrations plasmatiques de la fidaxomicine.

+ Halofantrine

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Si cela est possible, interrompre l’érythromycine. Si l’association ne peut être évitée, contrôle préalable du QT et

surveillance ECG monitorée.

+ Immunosuppresseurs (ciclosporine, évérolimus, sirolimus, tacrolimus, temsirolimus)

Augmentation très importante des concentrations sanguines de l’immunodépresseur par inhibition de son métabolisme

hépatique.

En cas d’association, contrôle strict de la fonction rénale, dosage des concentrations sanguines de l’immunosuppresseur et

adaptation éventuelle de la posologie.

+ Certains inhibiteurs des tyrosines kinases métabolisés : l'axitinib, le bosutinib, le céritinib, le cobimétinib, le dabrafenib, le

dasatinib, l’ibrutinib, le nilotinib, le sunitinib.

Risque de majoration des effets indésirables de l’inhibiteur de tyrosine kinase par diminution de son métabolisme.

Avec l'ibrutinib, si l’association ne peut être évitée, adaptation de la posologie d’ibrutinib ou interruption temporaire (environ

7 jours).

+ Irinotécan

Risque de majoration des effets indésirables de l’irinotécan par augmentation des concentrations plasmatiques de son

métabolite actif.

+ Luméfantrine

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

Si cela est possible, interrompre un des deux torsadogènes. Si l'association ne peut être évitée, contrôle préalable du QT et

surveillance ECG monitorée.

+ Midazolam per os

Augmentation des concentrations plasmatiques de midazolam par diminution de son métabolisme hépatique, avec

majoration de la sédation.

+ Olaparib

Augmentation des concentrations plasmatiques d’olaparib par l’érythromycine.

Si l’association ne peut être évitée, limiter la dose d’olaparib à 150 mg deux fois par jour.

+ Oxycodone

Majoration des effets indésirables, notamment respiratoires, de l’oxycodone par diminution de son métabolisme par

l'érythromycine.

Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie de l’oxycodone pendant le traitement par l'érythromycine et

après son arrêt.

+ Régorafénib

Augmentation des concentrations plasmatiques de régorafenib par diminution de son métabolisme hépatique par

l’érythromycine.

+ Riociguat

Augmentation des concentrations plasmatiques de riociguat par diminution de son métabolisme hépatique par

l’érythromycine.

+ Rivaroxaban

Augmentation des concentrations plasmatiques de rivaroxaban, avec majoration du risque de saignement.

+ Siméprévir

Risque d’augmentation des concentrations plasmatiques de siméprévir par diminution de son métabolisme hépatique par

l’érythromycine.

+ Tamsulosine

Risque de majoration des effets indésirables de la tamsulosine, par inhibition de son métabolisme hépatique.

+ Théophylline et par extrapolation aminophylline

Surdosage en théophylline par diminution de son élimination hépatique, plus particulièrement à risque chez l'enfant.

+ Toltérodine

Risque de majoration des effets indésirables.

+ Torsadogènes ou substances susceptibles de donner des torsades de pointes, autres que celles contre-indiquées

Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.

+ Trastuzumab emtansine

Augmentation des concentrations plasmatiques du DM1, un composant du trastuzumab emtansine, par inhibition de son

métabolisme par l’érythromycine.

Associations faisant l'objet de précautions d’emploi

+ Afatinib

Augmentation des concentrations plasmatiques d’afatinib par augmentation de son absorption par l'érythromycine.

Il est recommandé d’administrer l'érythromycine le plus à distance possible de l’afatinib, en respectant de préférence un

intervalle de 6 heures ou de 12 heures par rapport à la prise d’afatinib.

+ Alfentanil

Augmentation de l’effet dépresseur respiratoire de l’analgésique opiacé par diminution de son métabolisme hépatique.

Surveillance clinique et adaptation de la posologie de l’alfentanil en cas de traitement par l’érythromycine.

+ Antagonistes des canaux calciques

Majoration des effets indésirables de l’antagoniste des canaux calciques, le plus souvent à type d’hypotension notamment

chez le sujet âgé.

Surveillance clinique et adaptation de la posologie pendant le traitement par l’érythromycine et après son arrêt.

+ Antivitamines K

Augmentation de l’effet de l’Antivitamine K et du risque hémorragique.

Contrôle plus fréquent de l’INR.

Adaptation éventuelle de la posologie de l’Antivitamine K pendant le traitement par l’érythromycine et après son arrêt.

+ Atorvastatine

Risque majoré d’effets indésirables (concentration-dépendants) à type de rhabdomyolyse (par diminution du métabolisme

hépatique de l’hypocholestérolémiant).

Utiliser des doses plus faibles d’hypocholéstérolémiant. Si l’objectif thérapeutique n’est pas atteint, utiliser une autre statine

non concernée par ce type d’interaction.

+ Bortezomib

Risque de majoration des effets indésirables, notamment neurologiques, du bortezomib par diminution de son métabolisme.

Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie du bortezomib pendant la durée du traitement par l’inhibiteur

enzymatique.

+ Bosentan

Risque majoré des effets indésirables du bosentan, notamment d’atteintes hépatiques, par diminution de son métabolisme

par l’éryhtromycine.

Surveillance clinique et biologique pendant l’association.

+ Carbazitaxel

Risque de majoration des effets indésirables dose dépendants du carbazitaxel par inhibition de son métabolisme par

l’inhibiteur enzymatique.

Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie du carbazitaxel pendant le traitement par l’inhibiteur

enzymatique.

+ Daclatasvir

Augmentation des concentrations de daclatasvir par l’érythromycine.

La dose de daclatasvir doit être diminuée à 30 mg 1 fois par jour en cas de co-administration avec l’érythromycine.

+ Digoxine

Augmentation de la digoxinémie par augmentation de son absorption.

Surveillance clinique et éventuellement de la digoxinémie pendant le traitement par l’érythromycine et après son arrêt.

+ Disopyramide

Risque d’augmentation des effets indésirables du disopyramide par diminution de son métabolisme.

Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie du disopyramide.

+ Docetaxel

Risque de majoration des effets indésirables dose-dépendants du docétaxel par inhibition de son métabolisme par

l’inhibiteur enzymatique.

Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie du docétaxel pendant le traitement par l’érythromycine.

+ Fentanyl

Risque d’augmentation de l’effet dépresseur respiratoire de l’analgésique opiacé par légère diminution de son métabolisme

hépatique.

Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie de l’analgésique opiacé en cas de traitement par

l’érythromycine.

+ Fésotérodine

Risque de majoration des effets indésirables, chez le patient à fonction rénale et hépatique normales.

Réduire la dose de fésotérodine à 4 mg en cas d'association à l’érythromycine.

+ Glibenclamide et glimépiride

Risque d’hypoglycémie par augmentation de l’absorption et des concentrations plasmatiques de l’antidiabétique.

Prévenir le patient, renforcer l’autosurveillance glycémique et adapter éventuellement la posologie du sulfamide

hypoglycémiant pendant le traitement par érythromycine.

+ Certains inhibiteurs des tyrosines kinases métabolisés : cabozantinib, crizotinib, erlotinib, gefitinib, imatinib, lapatinib,

pazopanib, ponatinib, ruxolitinib, sorafenib

Risque de majoration des effets indésirables de l’inhibiteur de tyrosine kinase par diminution de son métabolisme.

Surveillance clinique

+ Isavuconazole

Augmentation des concentrations plasmatiques d’isavuconazole par diminution de son métabolisme hépatique par

l’érythromycine.

+ Ivacaftor

Augmentation importante des concentrations d’ivacaftor, avec risques de majoration des effets indésirables.

Réduire la dose du quart, soit 150 mg 1 jour sur 2.

+ Maraviroc

Augmentation des concentrations de maraviroc par l’érythromycine.

La dose de maraviroc doit être diminuée à 150 mg deux fois par jour en cas de co-administration avec l’érythromycine.

+ Midazolam IV et sublingual

Augmentation des concentrations plasmatiques de midazolam par diminution de son métabolisme hépatique, avec

majoration de la sédation.

Surveillance clinique et réduction de la posologie du midazolam en cas de traitement par l'érythromycine.

+ Nintédanib

Augmentation des concentrations plasmatiques du nintédanib par augmentation de son absorption par l'érythromycine.

Surveillance clinique pendant l’association.

+ Panobinostat

Risque de majoration des effets indésirables, notamment cardiaques, du panobinostat par diminution de son métabolisme

par l’érythromycine.

Surveillance clinique et ECG. Adaptation éventuelle de la posologie du panobinostat.

+ Pravastatine

Avec l’érythromycine par voie orale : augmentation de la concentration plasmatique de la pravastatine par l’érythromycine.

Surveillance clinique et biologique pendant le traitement par l’antibiotique.

+ Quinine

Risque de majoration des effets indésirables de la quinine, notamment troubles du rythme ventriculaire et troubles

neurosensoriels (cinchonisme).

Surveillance clinique et ECG. Adaptation éventuelle de la posologie de la quinine pendant le traitement par l’érythromycine

et après son arrêt.

+ Solifénacine

Risque de majoration des effets indésirables, chez le patient à fonction rénale et hépatique normales.

Réduire la dose à 5 mg en cas d'association à l’érythromycine.

+ Sufentanil

Augmentation de l’effet dépresseur respiratoire du sufentanil par diminution de son métabolisme hépatique.

Surveillance clinique et adaptation de la posologie du sufentanil en cas de traitement par l’érythromycine.

+ Inhibiteurs de la phosphodiésterase de type 5

Augmentation (très importante pour l’avanafil et le vardénafil) des concentrations plasmatiques de l’inhibiteur de la PDE 5

avec notamment risque d’hypotension (sévère avec le vardénafil).

+ Vérapamil

Bradycardie et/ou troubles de la conduction auriculo-ventriculaire, par diminution du métabolisme hépatique du vérapamil

par l’érythromycine.

Surveillance clinique et ECG ; s’il y a lieu, adaptation de la posologie du vérapamil pendant le traitement par l’érythromycine

et après son arrêt, le cas échéant.

+ Vinca-alcaloïdes cytotoxiques

Risque de majoration de la toxicité de l'antimitotique par diminution de son métabolisme hépatique par l'érythromycine.

Surveillance clinique et biologique étroite. Eventuellement, utiliser un autre antibiotique.

Associations à prendre en compte

+ Alprazolam

Possible augmentation de l'effet sédatif de l'alprazolam.

+ Brentuximab

Augmentation des concentrations du métabolite actif du brentuximab, avec risque de neutropénie.

+ Cobicistat

Risque d’augmentation des concentrations plasmatiques du cobicistat ou de l’érythromycine.

+ Dexaméthasone

Augmentation des concentrations plasmatiques de la déxaméthasone par diminution de son métabolisme hépatique par

l'érythromycine, avec risque d’apparition d’un syndrome cushingoïde.

+ Idélalisib

Augmentation des concentrations plasmatiques d’idélalisib par diminution de son métabolisme hépatique par

l’érythromycine.

+ Inhibiteurs de protéases boostés par ritonavir

Risque d’augmentation des concentrations plasmatiques de l’inhibiteur de protéase boosté par le ritonavir ou de

l’érythromycine.

+ Méthylprednisolone

En cas d’utilisation prolongée, augmentation des concentrations plasmatiques du corticoïde par diminution de son

métabolisme hépatique par l’érythromycine, avec risque d'apparition d'un syndrome Cushingoïde.

+ Oxybutynine

Risque de majoration des effets indésirables.

+ Substrats à risque du CYP3A4

Majoration des effets indésirables propres à chaque substrat, avec conséquences souvent sévères.

+ Venlafaxine

Augmentation des concentrations de venlafaxine avec risque de surdosage.

+ Zolpiclone et zolpidem

Légère augmentation des effets sédatifs de ces médicaments.

Problèmes particuliers du déséquilibre de l’INR

De nombreux cas d’augmentation de l’activité des antivitamines K ont été rapportés chez des patients recevant des

antibiotiques. Le contexte infectieux ou inflammatoire marqué, l’âge et l’état général du patient apparaissent comme des

facteurs de risque. Dans ces circonstances, il apparaît difficile de faire la part entre la pathologie infectieuse et son traitement

dans la survenue du déséquilibre de l’INR. Cependant, certaines classes d’antibiotiques sont davantage impliquées : il

s’agit notamment des fluoroquinolones, des macrolides, des cyclines, du cotrimoxazole et de certaines céphalosporines, qui

imposent, dans ces conditions, de renforcer la surveillance de l'INR (voir Associations faisant l'objet de précautions

d’emploi).

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement

Sans objet.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Sans objet.

4.8. Effets indésirables

Les effets indésirables sont répertoriés selon la classification de systèmes d'organes MedDRA et énumérés ci-dessous

comme: très fréquent (1/10), fréquent ( 1/100 à <1/10), peu fréquent ( 1/1, 000 à <1/100), rare ( 1/10, 000 à <1/1, 000), très

rare (<1/10, 000), inconnu (ne peut pas être estimée à partir des données disponibles).

Classes de systèmes

d’organes

Fréquence

Effets indésirables

Affections de l’oreille et du

labyrinthe

Inconnue

Hypoacousie (surdité), acouphénes isolés

Ces manifestations d’ototoxicité sont

généralement régressives à l’arrêt du

traitement.

Affections cardiaques

Inconnue

Intervalle QT prolongé à

l'électrocardiogramme, torsades de pointes

Des cas exceptionnels d’allongement de

l’intervalle QT, impliquant un risque de

survenue d’arythmie cardiaque et de

torsades de pointes, ont été rapportés avec

l’érythromycine par voie orale.

Affections gastro-

intestinales

Inconnue

Nausées, vomissements, gastralgies,

diarrhées

Très rare

Colites pseudo-membraneuses

Rare

Pancréatites

De rare cas de pancréatites, pouvant

survenir rapidement après le début du

traitement notamment lors de l’utilisation de

forte dose ou au cours d’un surdosage, ont

été rapportés.

Affections hépatobiliaires

Rare

Hépatites, elévation des phosphatases

alcalines, augmentation des transaminases

Ces atteintes hépatiques ont été parfois

associées à des manifestations cliniques

(ictère, fièvre) éventuellement

accompagnées de douleurs abdominales

aiguës. L’apparition de signes cliniques

impose l’arrêt immédiat du traitement.

Affections de la peau et du

tissu sous-cutané

Rare

Dermatites allergiques

Très rare

Erythème polymorphe, syndrome de Stevens

Johnson, syndrome de Lyell.

Indéterminée

Pustulose exanthématique aiguë

généralisée (PEAG)

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une

surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable

suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé

(ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.ansm.sante.fr.

4.9. Surdosage

Sans objet.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

5.1. Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique : ANTIBACTERIEN A USAGE SYSTEMIQUE, code ATC : J01FA01

Antibiotique antibactérien de la famille des macrolides.

L'érythromycine est un antibiotique de la famille des macrolides.

L’érythromycine agit en inhibant la synthèse des protéines bactériennes en se liant à la partie 50s du ribosome et en

empêchant la translocation peptidique.

SPECTRE D’ACTIVITE ANTIBACTERIENNE

Les concentrations critiques séparent les souches sensibles des souches de sensibilité intermédiaire et ces dernières, des

résistantes :

S £ 1 mg/l et R > 4 mg/l

La prévalence de la résistance acquise peut varier en fonction de la géographie et du temps pour certaines espèces. Il est

donc utile de disposer d’informations sur la prévalence de la résistance locale, surtout pour le traitement d’infections

sévères. Ces données ne peuvent apporter qu’une orientation sur les probabilités de la sensibilité d’une souche bactérienne

à cet antibiotique.

Lorsque la variabilité de la prévalence de la résistance en France est connue pour une espèce bactérienne, elle est indiquée

dans le tableau ci-dessous :

Catégories

Fréquence de résistance acquise

(> 10 %, valeurs extrêmes)

ESPECES SENSIBLES

Aérobies à Gram positif

Bacillus cereus

Corynebacterium diphtheriae

Entérocoques

50-70%

Rhodococcus equi

Staphylococcus méti-S

Staphylococcus méti-R*

70-80%

Streptococcus B

Streptococcus non groupable

30-40%

Streptococcus pneumoniae

35-70%

Streptococcus pyogenes

16-31%

Aérobies à Gram négatif

Bordetella pertussis

Branhamella catarrhalis

Campylobacter

Legionella

Moraxella

Actinomyces

Bacteroïdes

30-60 %

Eubacterium

Mobiluncus

Peptostreptococcus

30-40 %

Porphyromonas

Prevotella

Propionibacterium acnes

Autres

Borrelia burgdorferi

Chlamydia

Coxiella

Leptospires

Mycoplasma pneumoniae

Treponema pallidum

ESPECES MODEREMENT SENSIBLES

(in vitro de sensibilité intermédiaire)

Aérobies à Gram négatif

Haemophilus

Neisseria gonorrhoeae

Anaérobies

Clostridium perfringens

Autres

Ureaplasma urealyticum

ESPECES RESISTANTES

Aérobies à Gram positif

Corynebacterium jeikeium

Nocardia asteroïdes

Aérobies à Gram négatif

Acinetobacter

Entérobactéries

Pseudomonas

Anaérobies

Fusobactérium

Autres

Mycoplasma hominis

* La fréquence de résistance à la méticilline est environ de 30 à 50 % de l’ensemble des staphylocoques et se rencontre

surtout en milieu hospitalier.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques

Absorption

L’ingestion du produit avant le repas (environ 1 heure) assure les meilleurs taux sériques.

Administrée par voie orale, l’érythromycine est absorbée dans la portion supérieure de l’intestin grêle. Le taux de

médicament biodisponible est de 60% à 80%.

Distribution

La demi-vie plasmatique est voisine de 2 heures. L’administration orale de 500 mg d’érythromycine procure une

concentration sérique maximale à 1 heure de 2,5 µg/ml.

L’érythromycine diffuse bien dans tous les tissus de l’organisme notamment au niveau des poumons et des amygdales.

L’érythromycine diffuse peu dans le liquide céphalo-rachidien.

L’érythromycine traverse la barrière placentaire.

Les macrolides pénètrent et s'accumulent dans les phagocytes (polynucléaires neutrophiles, monocytes, macrophages

péritonéaux et alvéolaires).

Les concentrations intraphagocytaires sont élevées chez l'homme.

Comme pour d’autres macrolides, ces propriétés expliquent l'activité de l'érythromycine sur les bactéries intracellulaires.

Élimination

L’érythromycine est retrouvée principalement sous forme inchangée dans la bile et les urines :

Le foie est la principale voie de bio-transformation de l’érythromycine de par N-déméthylation. La voie principale

d’élimination est biliaire.

Il existe également une élimination urinaire mineure du produit.

5.3. Données de sécurité préclinique

Sans objet.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES

6.1. Liste des excipients

Citrate de sodium, diatomite, saccharine sodique, lévilite, éthylvanilline, laurylsulfate de sodium, arôme fraise, arôme pêche,

gomme arabique, saccharose.

6.2. Incompatibilités

En l’absence d’études de compatibilité, ce médicament ne doit pas être mélangé avec d’autres médicaments.

6.3. Durée de conservation

3 ans.

6.4. Précautions particulières de conservation

Pas de précautions particulières de conservation.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur

Boîte de 24 sachets.

6.6. Précautions particulières d’élimination et de manipulation

Pas d’exigences particulières.

Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

BOUCHARA-RECORDATI

IMMEUBLE LE WILSON

70 AVENUE DU GENERAL DE GAULLE

92 800 PUTEAUX

8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

CIP 34009 324 256 0 0 : boite de 24 sachets

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION

Date de première autorisation : 16 février 1981

Date de dernier renouvellement : 16 février 2011

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE

Novembre 2017

11. DOSIMETRIE

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES

Sans objet.

CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE

Liste I

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