DROSPIBEL 0,03 mg/3 mg, comprimé pelliculé

France - français - ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé)

Achète-le

Notice patient Notice patient (PIL)

30-01-2019

Ingrédients actifs:
éthinylestradiol
Disponible depuis:
EFFIK
Code ATC:
G03AA12
DCI (Dénomination commune internationale):
ethinyl estradiol
Dosage:
0,03 mg
forme pharmaceutique:
comprimé
Composition:
composition pour un comprimé > éthinylestradiol : 0,03 mg > drospirénone : 3 mg
Type d'ordonnance:
liste I
Domaine thérapeutique:
pharmaco-thérapeutique Progestatifs et Estrogènes. Associations Fixes
Descriptif du produit:
219 035-8 ou 34009 219 035 8 4 - 1 plaquette(s) PVC PVDC aluminium de 21 comprimé(s) - Déclaration d'arrêt de commercialisation:03/07/2012;219 036-4 ou 34009 219 036 4 5 - 2 plaquette(s) PVC PVDC aluminium de 21 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;219 037-0 ou 34009 219 037 0 6 - 3 plaquette(s) PVC PVDC aluminium de 21 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation:01/02/2012;581 357-0 ou 34009 581 357 0 5 - 6 plaquette(s) PVC PVDC aluminium de 21 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;581 358-7 ou 34009 581 358 7 3 - 13 plaquette(s) PVC PVDC aluminium de 21 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;
Statut de autorisation:
Valide
Numéro d'autorisation:
68646198
Date de l'autorisation:
2011-12-16

NOTICE

ANSM - Mis à jour le : 30/01/2019

Dénomination du médicament

DROSPIBEL 0,03 mg/3 mg, comprimé pelliculé

Ethinylestradiol/Drospirénone

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant de prendre ce médicament car elle contient des informations importantes pour

vous.

Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

Si vous avez d’autres questions, interrogez votre médecin ou votre pharmacien.

Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à d’autres personnes. Il pourrait leur être nocif,

même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci s’applique aussi à

tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Points importants à connaître concernant les contraceptifs hormonaux combinés (CHC) :

Ils comptent parmi les méthodes de contraception réversibles les plus fiables lorsqu’ils sont utilisés correctement.

Ils augmentent légèrement le risque de formation d’un caillot sanguin dans les veines et les artères, en particulier pendant

la première année de leur utilisation ou lorsque le contraceptif hormonal combiné est repris après une interruption de 4

semaines ou plus.

Soyez vigilante et consultez votre médecin si vous pensez présenter les symptômes évocateurs d’un caillot sanguin (voir

rubrique 2 « Caillots sanguins »).

Que contient cette notice ?

1. Qu'est-ce que DROSPIBEL 0,03 mg/3 mg, comprimé pelliculé et dans quels cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant de prendre

DROSPIBEL 0,03 mg/3 mg, comprimé pelliculé ?

3. Comment prendre DROSPIBEL 0,03 mg/3 mg, comprimé pelliculé ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver DROSPIBEL 0,03 mg/3 mg, comprimé pelliculé ?

6. Contenu de l’emballage et autres informations.

1. QU’EST-CE QUE DROSPIBEL 0,03 mg/3 mg, comprimé pelliculé ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?

Classe pharmaco-thérapeutique : Progestatifs et Estrogènes. Associations Fixes - Code ATC: G03AA12.

DROSPIBEL 0,03 mg/3 mg, comprimé pelliculé est une pilule contraceptive utilisée afin d'éviter une grossesse.

Chaque comprimé contient une faible quantité de deux dérivés hormonaux féminins la drospirénone et l'éthinylestradiol.

Les contraceptifs oraux qui contiennent deux substances à activité hormonale sont appelés contraceptifs oraux "combinés"

(COC).

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DE PRENDRE DROSPIBEL 0,03 mg/3 mg, comprimé

pelliculé ?

Informations

Avant de commencer à utiliser DROSPIBEL vous devez lire les informations concernant les caillots sanguins en rubrique

2. Il est particulièrement important de lire la description des symptômes d’un caillot sanguin – voir rubrique 2, « Caillots

sanguins ».

Avant de commencer un traitement par DROSPIBEL, un interrogatoire sur vos antécédents médicaux personnels et

familiaux proches sera effectué par votre médecin. Votre pression artérielle sera mesurée et, si besoin est, selon votre

situation personnelle, d'autres examens pourront être demandés.

Cette notice décrit plusieurs situations où vous devez arrêter de prendre DROSPIBEL ou des circonstances où l'efficacité

contraceptive pourrait être diminuée. Dans ces cas, vous ne devez pas avoir de rapports sexuels ou alors, vous devez

utiliser d'autres méthodes contraceptives non hormonales comme le préservatif ou toute autre barrière mécanique.

N'utilisez pas de méthodes naturelles de contraception (mesure de la température, aspect de la glaire cervicale). En effet,

ces méthodes peuvent ne pas être fiables car DROSPIBEL a un effet sur la température corporelle et sur la glaire

cervicale.

Comme les autres contraceptifs oraux, DROSPIBEL ne protège pas des infections à VIH (SIDA) ou des autres maladies

sexuellement transmissibles.

Ne prenez jamais DROSPIBEL 0,03 mg/3 mg, comprimé pelliculé dans les cas suivants :

Vous ne devez pas utiliser DROSPIBEL si vous êtes dans l’une des situations listées ci-dessous. Si tel est le cas, vous

devez en informer votre médecin. Votre médecin discutera avec vous d’autres méthodes de contraception qui seraient plus

adaptées.

si vous avez (ou avez déjà eu) un caillot dans un vaisseau sanguin d’une jambe (thrombose veineuse profonde [TVP]),

d’un poumon (embolie pulmonaire [EP]) ou d’autres organes ;

si vous vous savez atteinte d’un trouble affectant la coagulation sanguine – par exemple, un déficit en protéine C, un déficit

en protéine S, un déficit en antithrombine III, une mutation du facteur V de Leiden ou la présence d’anticorps anti-

phospholipides ;

si vous devez être opérée ou si vous êtes alitée pendant une durée prolongée (voir la rubrique 2 « Caillots sanguins ») ;

si vous avez déjà eu une crise cardiaque ou un accident vasculaire cérébral (AVC) ;

si vous avez (ou avez déjà eu) une angine de poitrine (une maladie provoquant des douleurs intenses dans la poitrine et

pouvant être le signe précurseur d’une crise cardiaque) ou un accident ischémique transitoire (AIT - symptômes temporaires

d’AVC) ;

si vous avez l’une des maladies suivantes pouvant augmenter le risque de caillot dans les artères :

diabète sévère avec atteinte des vaisseaux sanguins

pression artérielle très élevée

taux très élevé de graisses dans le sang (cholestérol ou triglycérides)

maladie appelée hyperhomocystéinémie

si vous avez (ou avez déjà eu) un type de migraine appelé « migraine avec aura » ;

si vous avez (ou avez déjà eu) une affection du foie avec absence de normalisation de votre fonction hépatique ;

si vos reins ne fonctionnent pas correctement (insuffisance rénale) ;

si vous avez (ou avez déjà eu) une tumeur du foie ;

si vous avez (ou avez déjà eu) un cancer du sein ou des organes génitaux ou si vous avez une suspicion de cancer du sein

ou des organes génitaux ;

si vous avez des saignements vaginaux inexpliqués ;

si vous êtes allergique aux substances actives ou à l’un des autres composants contenus dans ce médicament,

mentionnés dans la rubrique 6. Cela peut se manifester par des démangeaisons, une éruption cutanée ou un gonflement.

Ne prenez pas DROSPIBEL si vous avez une hépatite C et que vous prenez des médicaments contenant de

l’ombitasvir/paritaprévir/ritonavir et du dasabuvir (voir aussi la rubrique « Autres médicaments et DROSPIBEL 0,03 mg/3

mg, comprimé pelliculé ».

Avertissements et précautions

Dans quels cas devez-vous contacter votre médecin ?

Consultez un médecin de toute urgence

Si vous remarquez de possibles signes d’un caillot sanguin, qui pourraient indiquer que vous avez un caillot sanguin dans

une jambe (thrombose veineuse profonde), que vous avez un caillot sanguin dans un poumon (embolie pulmonaire) ou

que vous faites une crise cardiaque ou un AVC (voir la rubrique « Caillots sanguins » ci-dessous).

Pour la description des symptômes de ces effets indésirables graves, reportez-vous à la rubrique « Comment reconnaître

un caillot sanguin ».

Si vous êtes dans l’une des situations suivantes, informez-en votre médecin.

Si le problème apparaît ou s’aggrave pendant l’utilisation de DROSPIBEL, vous devez également en informer votre

médecin.

Comme avec tout contraceptif oral combiné, dans certains cas, vous devez prendre des précautions particulières pendant

l'utilisation de DROSPIBEL. Il peut être nécessaire d'être suivie régulièrement par votre médecin.

Adressez-vous à votre médecin ou pharmacien avant de prendre DROSPIBEL

en cas de survenue ou antécédent de cancer du sein chez un parent proche ;

si vous êtes atteinte d’un cancer

si vous avez une affection du foie (telle qu’une obstruction du canal biliaire pouvant entraîner une jaunice et des

symptômes tels que des démangeaisons) ou de la vésicule biliaire (telle que des calculs biliaires) ;

si vous avez une affection rénale et que vous prenez des médicaments qui augmentent les taux de potassium dans le sang

si vous êtes diabétique ;

en cas de dépression. Certaines femmes, qui utilisent des contraceptifs hormonaux dont DROSPIBEL, ont fait état d’une

dépression ou d’un état dépressif. La dépression peut être grave et peut parfois donner lieu à des idées suicidaires. Si vous

présentez des changements d’humeur et des symptômes dépressifs, sollicitez les conseils de votre médecin dès que

possible

si vous êtes atteinte de la maladie de Crohn ou de rectocolite hémorragique (maladies inflammatoires chroniques des

intestins) ;

si vous avez un lupus érythémateux disséminé (LED) (une maladie qui affecte votre système de défenses naturelles) ;

si vous avez un syndrome hémolytique et urémique (SHU) (un trouble de la coagulation sanguine qui entraîne une

défaillance des reins) ;

si vous avez une drépanocytose (une maladie héréditaire touchant les globules rouges) ;

si vous avez des taux élevés de graisses dans le sang (hypertriglycéridémie) ou des antécédents familiaux de ce trouble.

L’hypertriglycéridémie a été associée à une augmentation du risque de pancréatite (inflammation du pancréas) ;

si vous devez être opérée ou si vous êtes alitée pendant une durée prolongée (reportez-vous à la rubrique 2, « Caillots

sanguins ») ;

si vous venez juste d’accoucher, vous êtes exposée à un risque augmenté de caillots sanguins. Vous devez demander à

votre médecin combien de temps après l’accouchement vous pouvez commencer à prendre DROSPIBEL ;

si vous avez une inflammation des veines situées sous la peau (thrombophlébite superficielle) ;

si vous avez des varices.

si vous êtes épileptique (Voir rubrique « Autres médicaments et DROSPIBEL 0,03 mg/3 mg, comprimé pelliculé ») ;

si vous avez présenté l'une des pathologies suivantes lors d'une grossesse ou lors de la prise antérieure d'un traitement

hormonal : perte auditive, maladie du sang appelée porphyrie, une éruption de vésicules sur la peau pendant la grossesse

(herpès gestationnel), une maladie des nerfs avec survenue de mouvements corporels brusques non contrôlés (chorée de

Sydenham) ;

si vous souffrez d’une pression artérielle élevée en cours de traitement, non contrôlée par un traitement médicamenteux ;

si vous avez (ou avez déjà eu) un chloasma (une pigmentation anormale de la peau en particulier sur le visage ou le cou,

appelée « masque de grossesse »). Dans ce cas, évitez toute exposition directe au soleil ou aux rayons ultraviolets.

si vous avez un angiœdème héréditaire, les médicaments contenant des estrogènes peuvent en causer ou en aggraver les

symptômes. En cas de survenue d'un des symptômes suivants d'angiœdème : gonflement de la face, de la langue et/ou de

la gorge et/ou difficulté à avaler ou une urticaire associée à des difficultés pour respirer, consultez immédiatement votre

médecin.

CAILLOTS SANGUINS

L’utilisation d’un contraceptif hormonal combiné tel que DROSPIBEL augmente le risque d’apparition d’un caillot sanguin en

comparaison à une non-utilisation. Dans de rares cas, un caillot sanguin peut bloquer des vaisseaux sanguins et provoquer

de graves problèmes.

Les caillots sanguins peuvent se former :

dans les veines (on parle alors de « thrombose veineuse » ou de « thrombo-embolie veineuse » [TEV]) ;

dans les artères (on parle alors de « thrombose artérielle » ou de « thrombo-embolie artérielle » [TEA]).

Le rétablissement, suite à des caillots sanguins, n’est pas toujours complet. Dans de rares cas, ils peuvent entraîner des

séquelles graves et durables et, dans de très rares cas, ils peuvent être fatals.

Il est important de garder à l’esprit que le risque global de caillot sanguin dû à DROSPIBEL est faible.

COMMENT RECONNAÎTRE UN CAILLOT SANGUIN

Consultez un médecin de toute urgence si vous remarquez l’un des signes ou symptômes suivants.

Présentez-vous l’un de ces signes ?

Il peut éventuellement s’agir de :

gonflement d’une jambe ou le long d’une veine de la

jambe ou du pied, en particulier s’il s’accompagne de :

douleur ou sensibilité dans la jambe, pouvant n’être

ressentie qu’en position debout ou lors de la marche,

chaleur dans la jambe affectée,

changement de couleur de la peau de la jambe,

devenant p. ex. pâle, rouge ou bleue,

Thrombose veineuse profonde

apparition soudaine et inexpliquée d’un essoufflement

ou d’une respiration rapide,

toux soudaine sans cause apparente, avec parfois

des crachats de sang,

douleur aiguë dans la poitrine, qui peut s’accentuer en

cas de respiration profonde,

étourdissements ou sensations vertigineuses sévères,

battements de cœur rapides ou irréguliers,

douleur intense dans l’estomac.

En cas de doute, consultez un médecin car certains de

ces symptômes, comme la toux ou l’essoufflement,

peuvent être pris à tort pour les signes d’une maladie

moins sévère telle qu’une infection respiratoire (p.ex.

un simple rhume).

Embolie pulmonaire

Symptômes apparaissant le plus souvent dans un seul

œil :

perte immédiate de la vision ou

vision trouble sans douleur pouvant évoluer vers

une perte de la vision,

Thrombose veineuse rétinienne

(caillot sanguin dans l’œil)

douleur, gêne, pression, lourdeur dans la poitrine,

sensation d’oppression ou d’encombrement dans la

poitrine, le bras ou sous le sternum,

sensation d’encombrement, d’indigestion ou de

suffocation,

Crise cardiaque

sensation de gêne dans le haut du corps irradiant

vers le dos, la mâchoire, la gorge, le bras et l’estomac,

transpiration, nausées, vomissements ou sensations

vertigineuses,

faiblesse, anxiété ou essoufflement extrêmes,

battements de cœur rapides ou irréguliers,

apparition soudaine d’une faiblesse ou d’un

engourdissement au niveau du visage, d’un bras ou

d’une jambe, en particulier d’un côté du corps,

apparition soudaine d’une confusion, de difficultés à

parler ou à comprendre,

apparition soudaine de difficultés à voir d’un œil ou

des deux yeux,

apparition soudaine de difficultés à marcher, de

sensations vertigineuses, d’une perte d’équilibre ou de

coordination,

maux de tête soudains, sévères ou prolongés, sans

cause connue,

perte de conscience ou évanouissement avec ou sans

crise convulsive.

Parfois, les symptômes de l’AVC peuvent être de

courte durée, avec un rétablissement presque

immédiat et complet, mais vous devez tout de même

consulter un médecin de toute urgence car vous

pourriez être exposée au risque d’un nouvel AVC.

Accident vasculaire cérébral (AVC)

gonflement et coloration légèrement bleutée d’une

extrémité ;

douleur intense dans l’estomac (« abdomen aigu »)

Caillots sanguins bloquant d’autres

vaisseaux sanguins

CAILLOTS SANGUINS DANS UNE VEINE

Que peut-il se passer si un caillot sanguin se forme dans une veine ?

Un lien a été établi entre l’utilisation de contraceptifs hormonaux combinés et l’augmentation du risque de caillots sanguins

dans les veines (thrombose veineuse). Cependant, ces effets indésirables sont rares. Le plus souvent, ils surviennent

pendant la première année d’utilisation d’un contraceptif hormonal combiné.

Lorsqu’un caillot sanguin se forme dans une veine d’une jambe ou d’un pied, il peut provoquer une thrombose veineuse

profonde (TVP).

Si le caillot sanguin migre de la jambe vers le poumon, il peut provoquer une embolie pulmonaire.

Dans de très rares cas, un caillot peut se former dans une veine d’un autre organe, comme l’œil (thrombose veineuse

rétinienne).

À quel moment le risque d’apparition d’un caillot sanguin dans une veine est-il le plus élevé ?

Le risque d’apparition d’un caillot sanguin dans une veine est maximal pendant la première année d’utilisation d’un

contraceptif hormonal combiné pris pour la première fois. Le risque peut également être augmenté lorsque vous

recommencez à prendre un contraceptif hormonal combiné (le même produit ou un produit différent) après une interruption

de 4 semaines ou plus.

Après la première année, le risque diminue mais reste toujours légèrement plus élevé que si vous n’utilisiez pas de

contraceptif hormonal combiné.

Lorsque vous arrêtez de prendre DROSPIBEL, le risque d’apparition de caillot sanguin revient à la normale en quelques

semaines.

Quel est le risque d’apparition d’un caillot sanguin ?

Le risque dépend de votre risque de base de TEV et du type de contraceptif hormonal combiné que vous prenez.

Le risque global de caillot sanguin dans une jambe ou un poumon (TVP ou EP) associé à DROSPIBEL est faible.

Sur 10 000 femmes qui n’utilisent aucun contraceptif hormonal combiné et qui ne sont pas enceintes, environ 2

développeront un caillot sanguin sur une période d’un an.

Sur 10 000 femmes qui utilisent un contraceptif hormonal combiné contenant du lévonorgestrel, de la noréthistérone ou du

norgestimate, environ 5 à 7 développeront un caillot sanguin sur une période d’un an.

Sur 10 000 femmes qui utilisent un contraceptif hormonal combiné contenant de la drospirénone, comme DROSPIBEL,

environ 9 à 12 développeront un caillot sanguin sur une période d’un an.

Le risque d’apparition d’un caillot sanguin variera selon vos antécédents médicaux personnels (voir « Facteurs augmentant

le risque de caillot sanguin » ci-dessous).

Risque d’apparition d’un caillot

sanguin sur une période d’un an

Femmes qui n’utilisent pas de

contraceptif hormonal combiné

(pilule/patch/anneau) et qui ne sont

pas enceintes

Environ 2 femmes sur 10 000

Femmes qui utilisent une pilule

contraceptive hormonale combinée

contenant du lévonorgestrel, de la

noréthistérone ou du norgestimate

Environ 5 à 7 femmes sur 10

Femmes qui utilisent DROSPIBEL

Environ 9 à 12 femmes sur 10

Facteurs augmentant le risque de caillot sanguin dans une veine

Le risque de caillot sanguin associé à DROSPIBEL est faible mais certaines situations peuvent augmenter ce risque. Le

risque sera plus élevé :

si vous avez un surpoids important (indice de masse corporelle [IMC] supérieur à 30 kg/m

si l’un des membres de votre famille proche a eu un caillot sanguin dans une jambe, un poumon ou un autre organe à un

âge relativement jeune (p. ex. avant l’âge de 50 ans). Si tel est le cas, vous pourriez être atteinte d’un trouble héréditaire de

la coagulation sanguine ;

si vous devez être opérée ou si vous êtes alitée pendant une période prolongée en raison d’une blessure ou d’une

maladie, ou si votre jambe est immobilisée (p. ex. plâtre). Il pourra être nécessaire d’interrompre l’utilisation de DROSPIBEL

plusieurs semaines avant l’opération chirurgicale et/ou tant que votre mobilité est réduite. Si vous devez arrêter d’utiliser

DROSPIBEL, demandez à votre médecin à quel moment vous pourrez recommencer à l’utiliser.

avec l’âge (en particulier au-delà de 35 ans) ;

si vous avez accouché dans les semaines précédentes.

Plus vous cumulez ces situations, plus le risque d’apparition d’un caillot sanguin augmente.

Les voyages en avion (de plus de 4 heures) peuvent augmenter temporairement le risque de caillot sanguin, en particulier si

vous présentez déjà certains des autres facteurs listés.

Il est important de prévenir votre médecin si vous êtes concernée par l’une de ces situations, même si vous n’en êtes pas

certaine. Votre médecin pourra décider qu’il est nécessaire d’arrêter le traitement par DROSPIBEL.

Si l’une des situations ci-dessus évolue pendant la période où vous utilisez DROSPIBEL, par exemple si un membre de

votre famille proche développe une thrombose sans raison connue ou si vous prenez beaucoup de poids, parlez-en à votre

médecin.

CAILLOTS SANGUINS DANS UNE ARTÈRE

Que peut-il se passer si un caillot sanguin se forme dans une artère ?

Comme un caillot sanguin dans une veine, un caillot dans une artère peut provoquer de graves problèmes. Par exemple, il

peut provoquer une crise cardiaque ou un accident vasculaire cérébral (AVC).

Facteurs augmentant le risque de caillot sanguin dans une artère

Il est important de noter que le risque de crise cardiaque ou d’AVC lié à l’utilisation de DROSPIBEL est très faible mais peut

augmenter :

avec l’âge (au-delà de 35 ans) ;

si vous fumez. Lors de l’utilisation d’un contraceptif hormonal combiné tel que DROSPIBEL, il est conseillé d’arrêter de

fumer. Si vous ne parvenez pas à arrêter de fumer et si vous êtes âgée de plus de 35 ans, votre médecin pourra vous

conseiller d’utiliser une méthode de contraception différente ;

si vous êtes en surpoids ;

si vous avez une pression artérielle élevée ;

si un membre de votre famille proche a déjà eu une crise cardiaque ou un AVC à un âge relativement jeune (avant l’âge de

50 ans). Si tel est le cas, le risque que vous ayez une crise cardiaque ou un AVC pourrait également être plus élevé;

si vous, ou un membre de votre famille proche, avez un taux de graisses élevé dans le sang (cholestérol ou triglycérides) ;

si vous avez des migraines, en particulier des migraines avec aura ;

si vous avez des problèmes cardiaques (maladie de la valve cardiaque, trouble du rythme appelé fibrillation auriculaire) ;

si vous êtes diabétique.

Si vous cumulez plusieurs de ces situations ou si l’une d’entre elles est particulièrement sévère, le risque d’apparition d’un

caillot sanguin peut être encore plus élevé.

Si l’une des situations ci-dessus évolue pendant la période où vous utilisez DROSPIBEL, par exemple si vous commencez à

fumer, si un membre de votre famille proche développe une thrombose sans raison connue ou si vous prenez beaucoup de

poids, parlez-en à votre médecin.

DROSPIBEL et Cancer :

Le cancer du sein est plus fréquent chez les femmes qui prennent un contraceptif oral combiné. Il n'est cependant pas établi

si cette différence est due au contraceptif oral combiné. En effet, il est possible que les femmes prenant un contraceptif oral

combiné soient examinées plus souvent par leur médecin attentivement. Cette différence disparaît progressivement après

l'arrêt du contraceptif oral combiné.

Il est important d'examiner régulièrement vos seins. En cas de survenue d'une grosseur suspecte, contactez votre médecin.

Dans de rares cas, des tumeurs bénignes du foie, et plus rarement encore des tumeurs malignes du foie ont été observées

chez des femmes prenant un contraceptif oral. Consultez votre médecin si vous présentez subitement des maux de ventre

intenses, , un gonflement du ventre (qui peut être du à un gonflement du foie) ou des saignements au niveau de l’estomac .

Saignements entre les règles :

Des saignements entre les règles, en dehors de la semaine d'interruption, peuvent survenir dans les premiers mois d'un

traitement par DROSPIBEL.

Si ces saignements persistent plusieurs mois ou s'ils apparaissent au bout de plusieurs mois d'utilisation, votre médecin doit

en rechercher la cause.

Que faire si vos règles ne surviennent pas pendant la période (semaine) sans traitement

Si vous avez pris correctement tous les comprimés, si vous n'avez pas eu de vomissements ou de diarrhées sévères et si

vous n'avez pas pris d'autres médicaments, il est peu probable que vous soyez enceinte.

Si vous n'avez pas vos règles deux fois de suite, il se peut que vous soyez enceinte. Consultez immédiatement votre

médecin. Ne commencez pas la plaquette suivante tant que vous n'êtes pas certaine de ne pas être enceinte.

Autres médicaments et DROSPIBEL 0,03 mg/3 mg, comprimé pelliculé

Indiquez toujours au médecin qui vous prescrit DROSPIBEL 0,03 mg/3 mg, comprimé

pelliculé si vous prenez d'autres médicaments ou préparations à base de plantes.

Indiquez également à tout autre médecin ou dentiste qui vous prescrira un autre

médicament (ou à votre pharmacien) que vous utilisez DROSPIBEL 0,03 mg/3 mg,

comprimé pelliculé. Ils vous indiqueront si vous devez prendre des mesures

contraceptives complémentaires (par exemple des préservatifs) et si nécessaire,

pendant quelle durée.

Certains médicaments peuvent avoir un effet sur les taux sanguins de DROSPIBEL et le rendre moins efficace dans la prévention d’une grossesse ou

provoquer des saignements entre les règles, tels que les médicaments traitant :

l'épilepsie (par exemple la primidone, la phénytoïne, les barbituriques, la carbamazépine, l'oxcarbazépine, le felbamate, le topiramate),

la tuberculose (par exemple la rifampicine),

les infections par le VIH et l’hépatite C (appelés les inhibiteurs de la protéase et les inhibiteurs de la transcriptase inverse non-nucléosidiques tels

que le ritonavir, la névirapine, efavirenz)

les mycoses ( griséofulvine, kétoconazole),

l’arthrite, l’arthrose (etoricoxib),

l’hypertension artérielle dans les vaisseaux sanguins du poumon (bosentan),

les médicaments à base de millepertuis.

En cas de prise d’un des médicaments listés ci-dessus en cours de traitement par DROSPIBEL, vous devrez prendre des mesures supplémentaires

contraceptives (par exemple le préservatif) pendant le traitement et jsqu’à 28 jours après l’arrêt du traitement.

DROSPIBEL 0,03 mg/3 mg, comprimé pelliculé peut influencer l'effet d'autres médicaments tels que :

les médicaments contenant de la ciclosporine,

la lamotrigine (un anti-épileptique) ce qui peut entraîner une augmentation de la fréquence des crises d'épilepsie.

la théophylline (utilisée pour traiter les troubles respiratoires)

la tizanidine (utilisée pour traiter les douleurs musculaires et/ou les crampes musculaires).

Votre médecin pourra contrôler vos taux de potassium dans le sang si vous prenez certains médicaments indiqués dans les

affections cardiaques (tels que les diurétiques).

Ne prenez pas DROSPIBEL si vous avez une hépatite C et que vous prenez des médicaments contenant de

l’ombitasvir/paritaprévir/ritonavir et du dasabuvir car cela peut entrainer une augmentation de certains résultats d’examens

sanguins de la fonction hépatique (augmentation des enzymes hépatiques ALAT).

Votre médecin vous prescrira un autre type de contraceptif avant l’instauration du traitement avec ces médicaments.

DROSPIBEL peut être pris à nouveau environ 2 semaines après l’arrêt de ce traitement. Voir la rubrique « Ne prenez jamais

DROSPIBEL 0,03 mg/3 mg, comprimé pelliculé dans les cas suivants ».

Examens biologiques :

Si vous devez effectuer un examen sanguin, informez votre médecin ou l'équipe du laboratoire que vous prenez une

contraception orale, ces produits pouvant modifier les résultats de certains examens.

Grossesse et allaitement

Grossesse

En cas de grossesse, vous ne devez pas prendre DROSPIBEL 0,03 mg/3 mg, comprimé pelliculé. Si une grossesse

survient sous DROSPIBEL 0,03 mg/3 mg, comprimé pelliculé arrêtez immédiatement la prise du contraceptif et consultez

votre médecin.

Si vous désirez être enceinte, vous pouvez arrêter de prendre DROSPIBEL 0,03 mg/3 mg, comprimé pelliculé à tout

moment (voir rubrique "Si vous voulez arrêter de prendre DROSPIBEL 0,03 mg/3 mg, comprimé pelliculé").

Allaitement

En cas d'allaitement, l'utilisation de DROSPIBEL 0,03 mg/3 mg, comprimé pelliculé est en général déconseillée. Consultez

votre médecin si vous désirez prendre un contraceptif oral pendant l'allaitement.

Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse, demandez conseil à

votre médecin ou pharmacien avant de prendre ce médicament.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

Aucun effet sur l'aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines n'a été observé avec DROSPIBEL 0,03 mg/3

mg, comprimé pelliculé, comprimé pelliculé.

DROSPIBEL 0,03 mg/3 mg, comprimé pelliculé contient du lactose.

Si votre médecin vous a informée d’une intolérance à certains sucres, demandez conseil à votre médecin avant de prendre ce médicament

3. COMMENT PRENDRE DROSPIBEL 0,03 mg/3 mg, comprimé pelliculé ?

Veillez à toujours prendre ce médicament en suivant exactement les indications de votre médecin ou pharmacien. Vérifiez

auprès de votre médecin ou pharmacien en cas de doute.

Prenez un comprimé de DROSPIBEL 0,03 mg/3 mg, comprimé pelliculé chaque jour, éventuellement avec un peu d'eau.

Vous pouvez prendre le comprimé au cours ou en dehors des repas. Prenez votre comprimé chaque jour à la même heure.

La plaquette contient 21 comprimés. Au-dessus de chaque comprimé est imprimé le jour de la semaine où vous devez le

prendre. Si, par exemple, vous commencez à prendre DROSPIBEL 0,03 mg/3 mg, comprimé pelliculé un mercredi, prenez

le comprimé au-dessus duquel est inscrit « Mer ». Suivez la direction de la flèche indiquée sur la plaquette jusqu'à ce que

vous ayez pris les 21 comprimés.

Ne prenez pas de comprimés pendant les 7 jours suivants. Pendant ces 7 jours sans prise de comprimé (appelée période

d'arrêt) vos règles devraient commencer. Elles sont appelées « hémorragies de privation » et commencent en général 2 à 3

jours après la prise du dernier comprimé de DROSPIBEL 0,03 mg/3 mg, comprimé pelliculé.

Le 8

ème

jour après la prise du dernier comprimé de la plaquette de DROSPIBEL 0,03 mg/3 mg, comprimé pelliculé (c'est-à-

dire après la période de 7 jours d'interruption), commencez la plaquette suivante, même si l'hémorragie de privation n'est

pas terminée. Vous commencerez toujours votre nouvelle plaquette le même jour de la semaine et vos règles surviendront à

peu près le même jour, tous les mois.

Si vous utilisez DROSPIBEL 0,03 mg/3 mg, comprimé pelliculé de cette façon, vous êtes protégée d'une grossesse y

compris pendant la période de 7 jours où vous ne prenez pas de comprimés.

Quand devez-vous commencer la première plaquette ?

Si vous n'avez pas pris de contraception hormonale durant le mois précédent:

Commencez DROSPIBEL 0,03 mg/3 mg, comprimé pelliculé le 1

jour de votre cycle (c'est-à-dire, le 1

jour de vos

règles). Si vous commencez DROSPIBEL 0,03 mg/3 mg, comprimé pelliculé le 1

jour de vos règles, vous êtes

immédiatement protégée d'une grossesse. Vous pouvez également commencer DROSPIBEL 0,03 mg/3 mg, comprimé

pelliculé entre le 2

ème

et le 5

ème

jour de votre cycle, mais vous devez alors utiliser une méthode contraceptive

complémentaire (par exemple un préservatif) pendant les 7 premiers jours.

Si vous preniez auparavant un contraceptif estroprogestatif, un anneau vaginal ou un patch contraceptif combiné:

Vous devez commencer a prendre DROSPIBEL 0,03 mg/3 mg, comprimé pelliculé de préférence le lendemain de la prise

du dernier comprimé actif (dernier comprimé contenant les substances actives) de la pilule précédente, ou au plus tard le

jour qui suit la période habituelle d'arrêt de prise de votre contraception précédente (ou après la prise du dernier comprimé

inactif de votre contraception précédente).

Si vous utilisiez auparavant un anneau vaginal ou un patch contraceptif combiné : ,

suivez les conseils de votre médecin.

Si vous utilisiez une méthode progestative seule (pilule progestative, injection, implant ou un système intra-utérin délivrant un progestatif (SIU)):

Si vous utilisiez une pilule progestative, vous pouvez commencer DROSPIBEL 0,03 mg/3 mg, comprimé pelliculé à

tout moment du cycle, le lendemain de l'arrêt de la pilule progestative.

Si vous utilisiez un implant ou un SIU, vous pouvez commencer DROSPIBEL 0,03 mg/3 mg, comprimé pelliculé le

jour du retrait.

Si vous utilisiez un contraceptif injectable, débutez DROSPIBEL 0,03 mg/3 mg, comprimé pelliculé le jour prévu

pour la nouvelle injection.

Cependant, quelle que soit la méthode précédente, vous devez utiliser des précautions complémentaires (par exemple un

préservatif) pendant les 7 premiers jours de prise de DROSPIBEL 0,03 mg/3 mg, comprimé pelliculé.

Après une fausse couche ou après une grossesse

Suivez les conseils de votre médecin.

Après un accouchement

Vous pouvez commencer DROSPIBEL 0,03 mg/3 mg, comprimé pelliculé 21 à 28 jours après l'accouchement. Si vous

commencez après le 28

ème

jour, vous devez utiliser une contraception barrière complémentaire (par exemple un préservatif)

pendant les 7 premiers jours d'utilisation de DROSPIBEL 0,03 mg/3 mg, comprimé pelliculé.

Si, après l'accouchement, vous avez eu un rapport sexuel avant de prendre DROSPIBEL 0,03 mg/3 mg, comprimé pelliculé

vous devez vous assurer que vous n'êtes pas enceinte ou attendre les prochaines règles avant de commencer DROSPIBEL

0,03 mg/3 mg, comprimé pelliculé.

Suivez les indications de votre médecin si vous ne savez pas quand démarrer votre contraception.

Si vous allaitez et que vous souhaitez (re)commencer DROSPIBEL 0,03 mg/3 mg, comprimé pelliculé après un accouchement:

Lire la rubrique « Allaitement »

Si vous avez pris plus de DROSPIBEL 0,03 mg/3 mg, comprimé pelliculé que vous n’auriez dû

Aucune conséquence grave n'a été rapportée suite à un surdosage de DROSPIBEL 0,03 mg/3 mg, comprimé pelliculé.

Si vous prenez plusieurs comprimés en une fois, des signes de surdosage peuvent apparaître tels que: des nausées ou

des vomissements. Chez les petites filles, de petits saignements vaginaux peuvent se produire.

Si vous avez pris plus de DROSPIBEL 0,03 mg/3 mg, comprimé pelliculé que vous n'auriez dû, ou découvrez qu'un enfant

a pris des comprimés, consultez immédiatement votre médecin ou votre pharmacien.

Si vous oubliez de prendre DROSPIBEL 0,03 mg/3 mg, comprimé pelliculé

Si l'oubli d'un comprimé est constaté dans les 12 heures qui suivent l'heure habituelle de la prise, l'effet contraceptif

n'est pas diminué. Prenez immédiatement le comprimé oublié, et poursuivez le traitement normalement en prenant le

comprimé suivant à l'heure habituelle.

Si l'oubli d'un comprimé est constaté plus de 12 heures après l'heure habituelle de la prise, il existe un risque de

grossesse. Plus le nombre de comprimés oubliés est élevé, plus le risque de diminution de l'effet contraceptif de

DROSPIBEL 0,03 mg/3 mg, comprimé pelliculé est important.

Le risque de grossesse est particulièrement important si vous oubliez de prendre des comprimés au début ou à la fin de la

plaquette. Vous devez donc respecter les recommandations énoncées ci-après (Reportez-vous également au diagramme).

Oubli de plus d'un comprimé de la plaquette:

Consultez votre médecin.

Oubli d'un comprimé en semaine 1:

Prenez le comprimé oublié dès que vous constatez l'oubli, même si cela implique la prise de deux comprimés en même

temps. Prenez les comprimés suivants à l'heure habituelle et utilisez des précautions complémentaires les 7 jours suivants,

par exemple, un préservatif. Si des rapports sexuels ont eu lieu au cours des 7 jours précédant l'oubli, il existe un risque de

grossesse. Dans ce cas, consultez votre médecin.

Oubli d'un comprimé en semaine 2:

Prenez le comprimé oublié dès que vous constatez l'oubli, même si cela implique la prise de deux comprimés en même

temps. Prenez les comprimés suivants à l'heure habituelle. L'efficacité contraceptive n'est pas diminuée, et aucune mesure

contraceptive supplémentaire n'est nécessaire.

Oubli d'un comprimé en semaine 3:

Vous pouvez choisir l'une de ces deux possibilités:

1. Prenez le comprimé oublié dès que vous constatez l'oubli, même si cela implique la prise de deux comprimés en même

temps. Prenez les comprimés suivants à l'heure habituelle. Commencer la plaquette suivante dès la fin de la plaquette

précédente, c'est-à-dire, sans arrêt entre deux plaquettes.

Il est fort probable que vous ayez vos règles à la fin de la seconde plaquette mais vous pouvez aussi présenter des

spottings (gouttes ou taches de sang) ou des saignements entre les règles au cours de la seconde plaquette.

2. Vous pouvez également arrêter immédiatement de prendre les comprimés de la plaquette en cours et passer directement

à la période d'arrêt de 7 jours (notez le jour de votre oubli). Si vous voulez commencer une nouvelle plaquette le jour

habituel de votre première prise, raccourcissez la période d'arrêt à moins de 7 jours.

Si vous suivez correctement l'une ou l'autre de ces deux recommandations, vous êtes protégée d'un risque de grossesse.

Si vous avez oublié de prendre des comprimés d'une plaquette et n'avez pas eu l'hémorragie de privation (règles) prévue au

cours du premier intervalle normal sans comprimés, il se peut que vous soyez enceinte. Vous devez consulter votre

médecin avant de commencer la plaquette suivante.

Le diagramme ci-après décrit comment procéder si vous avez oublié de prendre votre(vos) comprimé(s) :

Que faire en cas de vomissements ou de diarrhées sévères ?

Si vous vomissez dans les 3 ou 4 heures qui suivent la prise d'un comprimé ou si vous avez une diarrhée sévère,

l'absorption du comprimé peut ne pas être complète. Dans ce cas, il peut être nécessaire d’utiliser une méthode de

protection supplémentaire (telle que le préservatif) afin d’éviter une grossesse. La situation est identique à un oubli de

comprimé.

Après des vomissements ou une diarrhée, prenez un autre comprimé d'une plaquette de réserve dès que possible et si

possible dans les 12 heures qui suivent l'heure habituelle de prise.

Si vous ne pouvez pas respecter ce délai ou si plus de 12 heures se sont écoulées, les mêmes consignes que celles

données pour les oublis de comprimés s'appliquent. Reportez-vous au paragraphe « Si vous oubliez de prendre

DROSPIBEL 0,03 mg/3 mg, comprimé pelliculé ».

Ce que vous devez savoir pour retarder vos règles :

Même si ce n'est pas recommandé, vous pouvez retarder vos règles en commençant une nouvelle plaquette de

DROSPIBEL 0,03 mg/3 mg, comprimé pelliculé sans respecter l'intervalle libre de 7 jours jusqu'à la fin de la seconde

plaquette. Il peut se produire des spottings (gouttes ou taches de sang) ou des saignements entre les règles au cours de la

prise de cette seconde plaquette. Après l'intervalle libre habituel de 7 jours, commencez la plaquette suivante.

Demandez conseil à votre médecin avant de décider de retarder vos règles.

Ce que vous devez savoir pour décaler le 1

er

jour des règles :

Si vous prenez les comprimés comme indiqué dans cette notice, vos règles (hémorragie de privation) surviennent au cours

de l'intervalle libre (toujours le même jour).

Si vous devez changer ce jour, raccourcissez la durée de l'intervalle libre (mais ne le rallongez jamais). Par exemple, si vos

règles commencent habituellement le vendredi, et que vous désirez décaler ce jour au mardi (3 jours plus tôt) vous devez

commencer une nouvelle plaquette 3 jours plus tôt que d'habitude. Si la période d'arrêt est très courte (par exemple 3 jours

ou moins), il est possible que vous n'ayez pas d'hémorragie de privation pendant cette période d'arrêt. Des « spottings »

(gouttes ou taches de sang) ou des saignements entre les règles peuvent survenir.

Si vous avez des doutes sur la façon de procéder, demandez conseil à votre médecin.

Si vous souhaitez arrêter de prendre DROSPIBEL 0,03 mg/3 mg, comprimé pelliculé

Vous pouvez arrêter DROSPIBEL 0,03 mg/3 mg, comprimé pelliculé quand vous le souhaitez. Si vous ne souhaitez pas être

enceinte, demandez à votre médecin de vous conseiller d'autres méthodes contraceptives fiables.

Si vous souhaitez être enceinte, cessez de prendre DROSPIBEL 0,03 mg/3 mg, comprimé pelliculé et attendez votre

prochain cycle menstruel avant d'essayer de tomber enceinte. Vous serez en mesure de prévoir plus facilement la date

d'accouchement prévue.

Si vous avez d'autres questions sur l'utilisation de ce produit, consultez votre médecin ou votre pharmacien.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?

Comme tous les médicaments, DROSPIBEL peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas

systématiquement chez tout le monde. Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, en particulier si l’effet est sévère

et persistant, ou si vous remarquez une modification de votre état de santé qui pourrait selon vous être due à DROSPIBEL,

informez-en votre médecin.

Il existe une augmentation du risque de caillots sanguins dans les veines (thrombo-embolie veineuse [TEV]) ou dans les

artères (thrombo-embolie artérielle [TEA]) chez toutes les femmes qui prennent des contraceptifs hormonaux combinés.

Pour plus de précisions sur les différents risques associés à la prise de contraceptifs hormonaux combinés, reportez-vous à

la rubrique 2, « Quelles sont les informations à connaître avant de prendre DROSPIBEL ».

Si l’un des effets suivants survient, consultez immédiatement votre médecin. Arrêtez de prendre DROSPIBEL

consultez immédiatement votre

médecin ou rendez-vous à l’hôpital le plus proche

Effets indésirables rares (pouvant atteindre jusqu’à 1 femme sur 1000)

Hypersensibilité (avec signes tels que : gonflement de la face, langue et /ou gorge et/ou difficulté à avaler, ou urticaire associé à une difficulté à respirer

(angioedème).

Caillots sanguins dans une veine ou une artère, par exemple :

dans une jambe ou un pied (thrombose veineuse profonde (TVP))

dans un poumon (embolie pulmonaire, EP) ;

crise cardiaque

accident vasculaire cérébral (AVC) ;

mini-AVC ou symptômes temporaires de type AVC, connus sous le nom d’accident ischémique transitoire (AIT)

caillots de sang dans le foie, l’estomac/l’intestin, les reins ou un oeil

Le risque d’apparition d’un caillot sanguin peut être plus élevé si vous présentez certains autres facteurs qui augmentent ce risque (voir rubrique 2 pour

plus d’informations sur les facteurs augmentant le risque de caillots sanguins et les symptômes d’un caillot sanguin).

Conditions qui peuvent apparaître ou s’aggraver au cours d’une grossesse ou lors de l’utilisation précédente d’une pilule contraceptive :

lupus érythémateux disséminié (LED, une maladie touchant le système immunitaire),

inflammation du colon ou d’autres portions de l’intestin (avec des signes tels que des diarrhées sanguinolentes, douleur à la selle, douleur à

l’abdomen) (maladie de Crohn et rectocolite hémorragique),

épilepsie,

myome utérin (tumeur non cancéreuse qui grossit dans le tissu musculaire de l’utérus)

affection d’un pigment sanguin (prophyrie)

cloques sur la peau (herpes gestationis) pendant la grossesse

chorée de Syndenham (maladie affectant les nerfs, avec apparition de mouvements incontrôlés du corps)

une maladie du sang qui affecte les reins (syndrome urémique hémolytique, avec des symptômes tels qu’une dimininution du débit urinaire, du

sang dans les urines, une baisse des globules rouges, nausée, vomissements, confusion et diarrhée)

jaunissement de la peau ou du blanc des yeux lié à l’obstruction du canal biliaire (jaunice cholestatique).

On peut citer également : cancer du sein (voir rubrique 2 « DROSPIBEL et cancer », tumeurs non cancéreuses (bénignes) ou cancéreuses (malignes) du

foie (avec des signes tels que gonflement de l’abdomen, perte de poids, perturbation des fonctions hépatiques visibles lors des bilans sanguins) et

chloasma (taches de couleur brune sur la peau et en particulier sur le visage, appelées « masque de grossesse »), qui peut être permanent, surtout chez

les femmes ayant déjà eu un chloasma lors d’une grossesse

Autres effets indésirables

Effets indésirables fréquents (peuvent affecter jusqu’à 1 femme sur 10) :

modification de l’humeur

maux de tête

migraine

nausée

troubles menstruels, saignements entre les règles, douleur mammaire, tension mammaire,

pertes vaginales blanchâtres et épaisses et candidoses vaginales

Effets indésirables peu fréquents (peuvent affecter jusqu’à 1 femme sur 100):

hypertension, hypotension,

vomissements, diarrhée,

acné, éruptions cutanées (rash), démangeaisons sévères, perte de cheveux (alopécie),

augmentation de la taille des seins, modification de la libido (désir sexuel), infections vaginales,

rétention hydrique, variation du poids.

Effets indésirables rares observés chez plus d’une femme sur 10 000 mais moins d’une sur 1000 :

réactions allergiques (hypersensibilité), asthme,

troubles de l’audition,

érythème noueux (caractérisé par des nodules cutanés rougeâtres et douloureux) ou érythème polymorphe (caractérisé

par une éruption cutanée avec lésions ou rougeurs en forme de « cible »),

écoulement des seins,

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci s’applique aussi à

tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les effets indésirables

directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé

(ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet: www.signalement-sante.gouv.fr

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d’informations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER DROSPIBEL 0,03 mg/3 mg, comprimé pelliculé ?

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

Pas de précautions particulières de conservation.

N’utilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur l’emballage après

« Ne pas utiliser après » ou «EXP

».La date de péremption fait référence au dernier jour de ce mois.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-l’égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien d’éliminer les

médicaments que vous n’utilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger l’environnement.

6. CONTENU DE L’EMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS

Ce que contient DROSPIBEL 0,03 mg/3 mg, comprimé pelliculé

Les substances actives sont :

Ethinylestradiol............................................................................................................. 0,03 mg

Drospirénone.................................................................................................................... 3 mg

Les autres composants sont :

Noyau: Lactose monohydraté, amidon de maïs, amidon de maïs prégélatinisé, crospovidone, povidone, polysorbate 80,

stéarate de magnésium.

Pelliculage: Alcool polyvinylique partiellement hydrolysé, dioxyde de titane (E 171), macrogol 3350,

talc, oxyde de fer jaune

(E 172).

Qu’est-ce que DROSPIBEL 0,03 mg/3 mg, comprimé pelliculé et contenu de l’emballage extérieur

Ce médicament se présente sous forme de comprimé pelliculé jaune et rond.

DROSPIBEL 0,03 mg / 3 mg, comprimé pelliculé est disponible en boîtes de 1, 2, 3, 6 et 13 plaquettes thermoformées de 21 comprimés.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

Titulaire de l’autorisation de mise sur le marché

EFFIK

9/11 RUE JEANNE BRACONNIER

BATIMENT « LE NEWTON »

92366 MEUDON LA FORET CEDEX

Exploitant de l’autorisation de mise sur le marché

EFFIK

9/11 RUE JEANNE BRACONNIER

BATIMENT « LE NEWTON »

92366 MEUDON LA FORET CEDEX

Fabricant

LABORATORIOS LEON FARMA S.A.

POL. IND. NAVATEJERA

C/ LA VALLINA S/N

24008 - VILLAQUILAMBRE LEON

ESPAGNE

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen

Ce médicament est autorisé dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen sous les noms suivants :

Conformément à la réglementation en vigueur.

[À compléter ultérieurement par le titulaire]

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

Autres

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de l’ANSM (France).

RÉSUMÉ DES CARACTÉRISTIQUES DU PRODUIT

ANSM - Mis à jour le : 30/01/2019

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT

DROSPIBEL 0,03 mg/3 mg, comprimé pelliculé

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

Chaque comprimé pelliculé contient 0,03 mg d'éthinylestradiol et 3 mg de drospirénone.

Excipient à effet notoire : chaque comprimé pelliculé contient 62 mg de lactose monohydraté.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE

Comprimé pelliculé.

Comprimé pelliculé jaune et rond.

4. DONNEES CLINIQUES

4.1. Indications thérapeutiques

Contraception orale.

La décision de prescrire DROSPIBEL doit être prise en tenant compte des facteurs de risque de la patiente, notamment ses facteurs de risque de

thrombo-embolie veineuse (TEV), ainsi que du risque de TEV associé à DROSPIBEL en comparaison aux autres CHC (Contraceptifs Hormonaux

Combinés) (voir rubriques 4.3 et 4.4).

4.2. Posologie et mode d'administration

Posologie

Comment prendre DROSPIBEL 0,03 mg/3 mg, comprimé pelliculé :

Les comprimés doivent être pris chaque jour, à peu près au même moment, éventuellement avec un peu de liquide, en

respectant l'ordre indiqué sur la plaquette. Prendre un comprimé chaque jour pendant 21 jours consécutifs.

Commencer la plaquette suivante après un arrêt de 7 jours pendant lequel se produit habituellement une hémorragie de

privation. Celle-ci débute généralement 2 ou 3 jours après le dernier comprimé. Il est possible que cette hémorragie de

privation ne soit pas terminée au moment d'entamer la plaquette suivante.

Modalités d'instauration du traitement par DROSPIBEL 0,03 mg/3 mg, comprimé pelliculé :

Absence de contraception hormonale antérieure (le mois précédent) :

La prise des comprimés doit commencer le 1

jour du cycle, c'est-à-dire le premier jour des règles.

Relais d'une méthode contraceptive estroprogestative (contraception orale combinée / COC, anneau vaginal ou patch

transdermique) :

Commencer le traitement par DROSPIBEL 0,03 mg/3 mg, comprimé pelliculé de préférence le jour qui suit la prise du

dernier comprimé actif (dernier comprimé contenant les substances actives) de la précédente COC, ou au plus tard le jour

qui suit la période habituelle d'arrêt des comprimés, ou le jour suivant la prise du dernier comprimé placebo de la précédente

COC. En cas de relais d'un anneau vaginal ou d'un patch transdermique, prendre le 1

comprimé de DROSPIBEL 0,03

mg/3 mg, comprimé pelliculé de préférence le jour du retrait, ou au plus tard le jour prévu pour la nouvelle pose.

Relais d'une contraception progestative (pilule progestative seule, forme injectable, implant), ou par un système intra-utérin

(SIU) contenant un progestatif :

Chez une femme, le relais peut se faire:

à tout moment du cycle s'il s'agit d'une pilule progestative seule,

le jour du retrait s'il s'agit d'un implant ou d'un SIU,

ou le jour prévu pour l'injection suivante s'il s'agit d'une forme injectable.

Dans tous les cas, il sera recommandé aux femmes d'utiliser une méthode de contraception mécanique

complémentaire pendant les 7 premiers jours de prise de DROSPIBEL 0,03 mg/3 mg, comprimé pelliculé.

Après une interruption de grossesse au cours du premier trimestre :

Il est possible de commencer une contraception immédiatement chez ces femmes. Il n'est pas nécessaire d'utiliser une

méthode de contraception complémentaire.

Après un accouchement ou une interruption de grossesse au cours du deuxième trimestre :

Il sera conseillé aux femmes de ne commencer une contraception qu'après 21 à 28 jours. Si cette contraception est

démarrée plus tardivement, il leur sera recommandé d'utiliser une méthode de contraception mécanique complémentaire

pendant les 7 premiers jours de traitement. Cependant, si des rapports sexuels ont déjà eu lieu, il convient de s'assurer de

l'absence de grossesse avant le début de la prise du contraceptif oral estroprogestatif ou d'attendre les premières règles.

En cas d'allaitement, voir rubrique 4.6.

Conduite à tenir en cas d'oubli d'un ou plusieurs comprimés :

Un retard de moins de 12 heures dans la prise d'un comprimé ne modifie pas l'efficacité contraceptive. Il sera conseillé aux

femmes de prendre le comprimé oublié immédiatement dès que cet oubli est constaté; la prise des comprimés suivants

s'effectuant à l'heure habituelle.

Si le retard est supérieur à 12 heures, la sécurité contraceptive peut être diminuée. En cas d'oubli de comprimés, les deux

règles suivantes doivent être connues car nécessaires pour choisir la conduite à tenir:

1. L'intervalle entre 2 plaquettes ne doit jamais dépasser 7 jours;

2. Sept jours de prise ininterrompue du traitement sont nécessaires afin d'obtenir une inhibition correcte de l'axe

hypothalamo-hypophyso-ovarien.

En conséquence, les conseils suivants pourront être donnés dans le cadre de la pratique quotidienne.

Semaine 1 :

Il devra être demandé aux femmes de prendre le dernier comprimé oublié dès que l'oubli est constaté, même si cela implique la prise de deux

comprimés en même temps.

Les comprimés suivants devront être pris à l'heure habituelle. Une contraception mécanique complémentaire (préservatifs par exemple) est

cependant nécessaire pendant les 7 jours suivants. Si des rapports sexuels ont eu lieu au cours des 7 jours précédant l'oubli, il existe un risque

de grossesse.

Le risque de grossesse est d'autant plus élevé que le nombre de comprimés oubliés est important ou que la date de l'oubli est proche du début

de la plaquette.

Semaine 2 :

Il devra être recommandé aux femmes de prendre le dernier comprimé oublié dès que l'oubli est constaté, même si cela implique la prise de

deux comprimés en même temps.

Les comprimés suivants devront être pris à l'heure habituelle.

Si les comprimés ont été pris correctement au cours des 7 jours précédant le premier comprimé oublié, aucune mesure contraceptive

complémentaire n'est nécessaire. Cependant, en cas d'oubli de plusieurs comprimés, il devra être recommandé aux femmes de prendre des

précautions complémentaires pendant 7 jours.

Semaine 3 :

Le risque de diminution de l'activité contraceptive est maximal en raison de la proximité de l'arrêt de 7 jours. Il est

cependant possible d'empêcher la diminution de l'effet contraceptif en ajustant comme suit les modalités de prise des

comprimés

Si la femme a pris correctement tous les comprimés pendant les 7 jours précédant l'oubli d'un comprimé, aucune

mesure contraceptive complémentaire n'est nécessaire. Il est possible de suivre l'un des 2 schémas de prise décrits

ci-dessous.

Dans le cas contraire, il devra être recommandé aux femmes de suivre le premier schéma de prise et d'utiliser une

méthode contraceptive complémentaire pendant les 7 jours suivants.

Schéma 1 :

Il sera recommandé aux femmes de prendre le dernier comprimé oublié dès que cet oubli est constaté, même si deux

comprimés doivent être pris en même temps. Les comprimés suivants seront ensuite pris à l'heure habituelle. La plaquette

suivante doit être commencée dès la fin de la précédente, c'est-à-dire sans arrêt entre les deux plaquettes.

Une hémorragie de privation est peu probable avant la fin de la seconde plaquette, mais des spottings (gouttes ou taches de

sang) ou des métrorragies peuvent être observées pendant la durée de prise des comprimés.

Schéma 2 :

Un arrêt de la prise des comprimés de la plaquette en cours peut alternativement être conseillé aux femmes dans cette

situation. Dans ce cas, un arrêt de 7 jours maximum, incluant le nombre de jours où des comprimés ont été oubliés, devra

être respecté avant de commencer la plaquette suivante.

Chez une femme ayant oublié de prendre un (des) comprimé(s), l'absence d'hémorragie de privation entre les deux

plaquettes devra faire rechercher une éventuelle grossesse.

Conduite à tenir en cas de troubles gastro-intestinaux :

En cas de troubles gastro-intestinaux sévères (par exemple des vomissements ou une diarrhée), l'absorption d'un comprimé

peut ne pas être complète; des mesures contraceptives complémentaires doivent donc être prises.

Si des vomissements se produisent dans les 3-4 heures suivant la prise du comprimé, un nouveau comprimé doit être pris

en remplacement dès que possible. Le nouveau comprimé doit être pris si possible dans les 12 heures qui suivent l'heure

habituelle de prise.

Si plus de 12 heures se sont écoulées, les mêmes consignes que celles données pour les oublis de comprimés doivent

s'appliquer (voir rubrique 4.2. « Conduite à tenir en cas d'oubli d'un ou plusieurs comprimés »).

Si la femme ne veut pas modifier le calendrier normal de prise des comprimés, elle doit prendre le(s) comprimé(s)

supplémentaire(s) à partir d'une autre plaquette.

Comment retarder les règles ?

La survenue des règles peut être retardée en commençant une nouvelle plaquette de DROSPIBEL 0,03 mg/3 mg,

comprimé pelliculé sans respecter d'intervalle libre. Les règles peuvent être retardées jusqu'à la fin de la seconde plaquette

si nécessaire. Pendant cette période, des métrorragies ou des spottings peuvent se produire. DROSPIBEL 0,03 mg/3 mg,

comprimé pelliculé peut ensuite être reprise de façon régulière après l'intervalle libre habituel de 7 jours.

Il est possible de décaler la survenue des règles à un autre jour de la semaine en raccourcissant la durée de l'intervalle libre

du nombre de jours nécessaire.

Comme pour un retard de règles, plus l'intervalle entre deux plaquettes est court, plus le risque d'absence d'hémorragie de

privation et de survenue de métrorragies ou de spottings lors de la prise des comprimés de la plaquette suivante est

important.

Population pédiatrique

DESOBEL est indiqué chez les jeunes filles qui ont atteint l’âge de la puberté - après la ménarche. Des études

épidémiologiques ont été effectuées sur plus de 2000 adolescentes âgées de moins de 18 ans, aucune donnée n’indique

que la sécurité et l’efficacité du produit pour cette population sont différente de celles des femmes de plus de 18 ans.

Voie d’administration

Voie orale

4.3. Contre-indications

Les contraceptifs hormonaux combinés (CHC) ne doivent pas être utilisés dans les situations suivantes. En cas de survenue

pour la première fois de l'une de ces pathologies lors de la prise d’un CHC, interrompre immédiatement le traitement :

Hypersensibilité à l'un des composants actifs ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

Présence ou risque de thrombo-embolie veineuse (TEV)

Thrombo-embolie veineuse – présence de TEV (patiente traitée par des anticoagulants) ou antécédents de TEV (p. ex.

thrombose veineuse profonde [TVP] ou embolie pulmonaire [EP]).

Prédisposition connue, héréditaire ou acquise, à la thrombo-embolie veineuse, telle qu’une résistance à la protéine C

activée (PCa) (y compris une mutation du facteur V de Leiden), un déficit en antithrombine III, un déficit en protéine C, un

déficit en protéine S.

Intervention chirurgicale majeure avec immobilisation prolongée (voir rubrique 4.4).

Risque élevé de thrombo-embolie veineuse dû à la présence de multiples facteurs de risque (voir rubrique 4.4).

Présence ou risque de thrombo-embolie artérielle (TEA)

Thrombo-embolie artérielle – présence ou antécédents de thrombo-embolie artérielle (p. ex. infarctus du myocarde [IM])

ou de prodromes (p. ex. angine de poitrine).

Affection cérébrovasculaire – présence ou antécédents d’accident vasculaire cérébral (AVC) ou de prodromes (p. ex.

accident ischémique transitoire [AIT]).

Prédisposition connue, héréditaire ou acquise, à la thrombo-embolie artérielle, telle qu’une hyperhomocystéinémie ou la

présence d’anticorps anti-phospholipides (anticorps anti-cardiolipine, anticoagulant lupique).

Antécédents de migraine avec signes neurologiques focaux.

Risque élevé de thrombo-embolie artérielle dû à la présence de multiples facteurs de risque (voir rubrique 4.4) ou d’un

facteur de risque sévère tel que :

diabète avec symptômes vasculaires

hypertension artérielle sévère

dyslipoprotéinémie sévère

Affection hépatique sévère ou antécédent d'affection hépatique sévère, en l'absence de normalisation des tests

fonctionnels hépatiques.

Insuffisance rénale sévère ou aiguë.

Tumeur hépatique (bénigne ou maligne) évolutive ou ancienne.

Tumeur maligne hormono-dépendante connue ou suspectée (exemple: organes génitaux ou seins).

Saignements vaginaux d'origine inconnue.

DROSPIBEL est contre-indiqué en administration concomitante avec les médicaments contenant de

l’ombitasvir/paritaprévir/ritonavir et du dasabuvir (voir rubriques 4.4 et 4.5)

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Mises en garde spéciales

Si la patiente présente l’un des troubles ou l’un des facteurs de risque mentionnés ci-dessous, la pertinence du traitement par DROSPIBEL doit être

discutée avec elle.

En cas d’aggravation ou de survenue de l’un de ces troubles ou facteurs de risque, la nécessité d’interrompre l’utilisation de DROSPIBEL doit être

discutée entre le médecin et la patiente.

En cas de thrombo-embolie veineuse ou artérielle (TEV ou TEA) suspectée ou avérée, l’utilisation des CHC devra être interrompue. En cas de traitement

par anticoagulant et en raison du potentiel effet tératogène d'un traitement anti-coagulant par dérivés coumariniques, une autre méthode contraceptive

appropriée doit être instaurée.

Troubles circulatoires

Risque de thrombo-embolie veineuse (TEV) :

Le risque de TEV est augmenté chez les femmes qui utilisent un contraceptif hormonal combiné (CHC) en comparaison aux femmes qui n’en utilisent

pas. Les CHC contenant du lévonorgestrel, du norgestimate ou de la noréthistérone sont associés au risque de TEV le plus faible. Le risque

de TEV associé aux autres CHC, tels que DROSPIBEL, peut être jusqu’à deux fois plus élevé. La décision d’utiliser tout autre CHC que ceux

associés au risque de TEV le plus faible doit être prise uniquement après concertation avec la patiente afin de s’assurer qu’elle comprend le

risque de TEV associé à DROSPIBEL, l’influence de ses facteurs de risque actuels sur ce risque et le fait que le risque de TEV est maximal

pendant la première année d’utilisation. Certaines données indiquent également une augmentation du risque lors de la reprise d’un CHC après

une interruption de 4 semaines ou plus.

Parmi les femmes qui n’utilisent pas de CHC et qui ne sont pas enceintes, environ 2 sur 10 000 développeront une TEV sur une période d’un an.

Cependant, chez une femme donnée, le risque peut être considérablement plus élevé, selon les facteurs de risque qu’elle présente (voir ci-dessous).

On estime

que sur 10 000 femmes qui utilisent un CHC contenant de la drospirénone, 9 à 12 développeront une TEV sur une période d’un an ; ce

nombre est à comparer à celui d’environ 6

chez les femmes qui utilisent un CHC contenant du lévonorgestrel.

Dans les deux cas, le nombre de TEV par année est inférieur à celui attendu pendant la grossesse ou en période post-partum.

La TEV peut être fatale dans 1 à 2 % des cas.

Ces incidences ont été estimées à partir de l’ensemble des données des études épidémiologiques, en s’appuyant sur les risques relatifs liés aux différents CHC en comparaison

aux CHC contenant du lévonorgestrel.

Point central de l’intervalle de 5-7 pour 10 000 années-femmes sur la base d’un risque relatif, pour les CHC contenant du lévonorgestrel par rapport à la non utilisation d’un CHC,

d’environ 2,3 à 3,6.

Nombre de cas de TEV pour 10 000 femmes sur une période d’un an

De façon extrêmement rare, des cas de thrombose ont été signalés chez des utilisatrices de CHC dans d’autres vaisseaux sanguins, p. ex. les veines et

artères hépatiques, mésentériques, rénales, ou rétiniennes.

Facteurs de risque de TEV

Le risque de complications thrombo-emboliques veineuses chez les utilisatrices de CHC peut être considérablement accru si d’autres facteurs de risque

sont présents, en particulier si ceux-ci sont multiples (voir le tableau ci-dessous).

DROSPIBEL est contre-indiqué chez les femmes présentant de multiples facteurs de risque, ceux-ci les exposant à un risque élevé de thrombose

veineuse (voir rubrique 4.3). Lorsqu’une femme présente plus d’un facteur de risque, il est possible que l’augmentation du risque soit supérieure à la

somme des risques associés à chaque facteur pris individuellement – dans ce cas, le risque global de TEV doit être pris en compte. Si le rapport

bénéfice/risque est jugé défavorable, le CHC ne doit pas être prescrit (voir rubrique 4.3).

Tableau : Facteurs de risque de TEV

Facteur de risque

Commentaire

Obésité (indice de masse corporelle

supérieur à 30 kg/m²)

L’élévation de l’IMC augmente considérablement le risque.

Ceci est particulièrement important à prendre en compte si

d’autres facteurs de risque sont présents.

Immobilisation prolongée, intervention

chirurgicale majeure, toute intervention

chirurgicale sur les jambes ou le bassin,

neurochirurgie ou traumatisme majeur

Remarque : l’immobilisation temporaire, y

compris les trajets aériens > 4 heures,

peut également constituer un facteur de

risque de TEV, en particulier chez les

femmes présentant d’autres facteurs de

risque

Dans ces situations, il est conseillé de suspendre l’utilisation

de la pilule (au moins quatre semaines à l’avance en cas de

chirurgie programmée) et de ne reprendre le CHC que deux

semaines au moins après la complète remobilisation. Une

autre méthode de contraception doit être utilisée afin

d’éviter une grossesse non désirée.

Un traitement anti-thrombotique devra être envisagé si

DROSPIBEL n’a pas été interrompu à l’avance.

Antécédents familiaux (thrombo-embolie

veineuse survenue dans la fratrie ou chez

un parent, en particulier à un âge

relativement jeune, c.-à-d. avant 50 ans)

En cas de prédisposition héréditaire suspectée, la femme

devra être adressée à un spécialiste pour avis avant toute

décision concernant l’utilisation de CHC

Autres affections médicales associées à la

Cancer, lupus érythémateux disséminé, syndrome

hémolytique et urémique, maladies inflammatoires

chroniques intestinales (maladie de Crohn ou rectocolite

hémorragique) et drépanocytose

Âge

En particulier au-delà de 35 ans

Il n’existe aucun consensus quant au rôle éventuel joué par les varices et les thrombophlébites superficielles dans l’apparition ou la progression d’une

thrombose veineuse.

L’augmentation du risque de thrombo-embolie pendant la grossesse, et en particulier pendant les 6 semaines de la période puerpérale, doit être prise en

compte (pour des informations concernant « Grossesse et allaitement », voir rubrique 4.6).

Symptômes de TEV (thrombose veineuse profonde et embolie pulmonaire)

Les femmes doivent être informées qu’en cas d’apparition de ces symptômes, elles doivent consulter un médecin en

urgence et lui indiquer qu’elles utilisent un CHC. Les symptômes de la thrombose veineuse profonde (TVP) peuvent inclure :

gonflement unilatéral d’une jambe et/ou d’un pied ou le long d’une veine de la jambe ;

douleur ou sensibilité dans une jambe, pouvant n’être ressentie qu’en position debout ou lors de la marche ;

sensation de chaleur, rougeur ou changement de la coloration cutanée de la jambe affectée.

Les symptômes de l’embolie pulmonaire (EP) peuvent inclure :

apparition soudaine et inexpliquée d’un essoufflement ou d’une accélération de la respiration ;

toux soudaine, pouvant être associée à une hémoptysie ;

douleur thoracique aiguë ;

étourdissements ou sensations vertigineuses sévères ;

battements cardiaques rapides ou irréguliers.

Certains de ces symptômes (p. ex. « essoufflement », « toux ») ne sont pas spécifiques et peuvent être interprétés à tort

comme des signes d’événements plus fréquents ou moins sévères (infections respiratoires, p. ex.).

Les autres signes d’une occlusion vasculaire peuvent inclure : douleur soudaine, gonflement et coloration légèrement

bleutée d’une extrémité.

Si l’occlusion se produit dans l’œil, les symptômes peuvent débuter sous la forme d’une vision trouble indolore pouvant

évoluer vers une perte de la vision. Dans certains cas, la perte de la vision peut survenir presque immédiatement.

Risque de thrombo-embolie artérielle (TEA)

Des études épidémiologiques ont montré une association entre l’utilisation de CHC et l’augmentation du risque de thrombo-embolie artérielle (infarctus

du myocarde) ou d’accident cérébrovasculaire (p. ex. accident ischémique transitoire, AVC). Les événements thrombo-emboliques artériels peuvent être

fatals.

Facteurs de risque de TEA

Le risque de complications thrombo-emboliques artérielles ou d’accident cérébrovasculaire chez les utilisatrices de CHC augmente avec la présence de

facteurs de risque (voir le tableau). DROSPIBEL est contre-indiqué chez les femmes présentant un facteur de risque sévère ou de multiples facteurs de

risque de TEA qui les exposent à un risque élevé de thrombose artérielle (voir rubrique 4.3). Lorsqu’une femme présente plus d’un facteur de risque, il

est possible que l’augmentation du risque soit supérieure à la somme des risques associés à chaque facteur pris individuellement – dans ce cas, le

risque global doit être pris en compte. Si le rapport bénéfice/risque est jugé défavorable, le CHC ne doit pas être prescrit (voir rubrique 4.3).

Tableau : Facteurs de risque de TEA

Facteur de risque

Commentaire

Âge

En particulier au-delà de 35 ans

Tabagisme

Il doit être conseillé aux femmes de ne pas fumer si elles

souhaitent utiliser un CHC. Il doit être fortement conseillé

aux femmes de plus de 35 ans qui continuent de fumer

d’utiliser une méthode de contraception différente.

Hypertension artérielle

Obésité (indice de masse corporelle

supérieur à 30 kg/m

L’élévation de l’IMC augmente considérablement le risque.

Ceci est particulièrement important à prendre en compte

chez les femmes présentant d’autres facteurs de risque.

Antécédents familiaux (thrombo-embolie

En cas de prédisposition héréditaire suspectée, la femme

artérielle survenue dans la fratrie ou chez

un parent, en particulier à un âge

relativement jeune, c.-à-d. avant 50 ans)

devra être adressée à un spécialiste pour avis avant toute

décision concernant l’utilisation de CHC.

Migraine

L’accroissement de la fréquence ou de la sévérité des

migraines lors de l’utilisation d’un CHC (qui peut être le

prodrome d’un événement cérébrovasculaire) peut

constituer un motif d’arrêt immédiat du CHC.

Autres affections médicales associées à

des événements indésirables vasculaires

Diabète, hyperhomocystéinémie, valvulopathie cardiaque et

fibrillation auriculaire, dyslipoprotéinémie et lupus

érythémateux disséminé

Symptômes de TEA

Les femmes doivent être informées qu’en cas d’apparition de ces symptômes, elles doivent consulter un médecin en

urgence et lui indiquer qu’elles utilisent un CHC.

Les symptômes d’un accident cérébrovasculaire peuvent inclure :

apparition soudaine d’un engourdissement ou d’une faiblesse du visage, d’un bras ou d’une jambe, en particulier d’un côté

du corps ;

apparition soudaine de difficultés à marcher, de sensations vertigineuses, d’une perte d’équilibre ou de coordination ;

apparition soudaine d’une confusion, de difficultés à parler ou à comprendre ;

apparition soudaine de difficultés à voir d’un œil ou des deux yeux ;

céphalée soudaine, sévère ou prolongée, sans cause connue ;

perte de conscience ou évanouissement avec ou sans crise convulsive.

Des symptômes temporaires suggèrent qu’il s’agit d’un accident ischémique transitoire (AIT).

Les symptômes de l’infarctus du myocarde (IM) peuvent inclure :

douleur, gêne, pression, lourdeur, sensation d’oppression ou d’encombrement dans la poitrine, le bras ou sous le sternum ;

sensation de gêne irradiant vers le dos, la mâchoire, la gorge, le bras, l’estomac ;

sensation d’encombrement, d’indigestion ou de suffocation ;

transpiration, nausées, vomissements ou sensations vertigineuses ;

faiblesse, anxiété ou essoufflement extrêmes ;

battements cardiaques rapides ou irréguliers..

Elévations des ALAT

Au cours d’études cliniques menées avec des patients traités pour des infections au virus de l’hépatite C (VHC) avec le dasabuvir et

l’ombitasvir/paritaprévir/ritonavir avec ou sans ribavirine, des élévations des transaminases (ALAT) supérieures à 5 fois la limite supérieure de la

normale ont été observées de façon significativement plus fréquente chez les femmes utilisant des médicaments contenant de l’éthinylestradiol tels que

les contraceptifs oraux combinés (COC) (voir rubriques 4.3 et 4.5).

Cancers :

Certaines études épidémiologiques suggèrent que les contraceptifs oraux pourraient être associés à une augmentation du risque de cancer du col de

l'utérus chez les utilisatrices de COC à long terme (> 5 ans). Il n'est cependant pas établi si ces pathologies sont dues à d'autres facteurs comme le

comportement sexuel et le papillomavirus humain (HPV).

Une méta-analyse de 54 études épidémiologiques a conclu qu’il existe une légère augmentation du risque relatif (RR = 1,24) de cancer du sein chez les

femmes sous contraception orale. Cette majoration du risque disparaît progressivement au cours des 10 ans qui suivent l’arrêt d'une contraception orale.

Le cancer du sein étant rare chez les femmes de moins de 40 ans, le nombre plus élevé de cancers diagnostiqués chez les utilisatrices habituelles ou

nouvelles utilisatrices d'une contraception orale reste faible par rapport au risque global de cancer du sein.

Ces études ne permettent pas d'établir une relation de causalité. Il est possible que, chez les utilisatrices de contraception orale, cette augmentation du

risque soit due à un diagnostic plus précoce du cancer du sein, aux effets biologiques de cette contraception ou à l'association des deux. Les cancers du

sein diagnostiqués chez les utilisatrices ont tendance à être moins évolués cliniquement par rapport à ceux diagnostiqués chez des femmes n'en ayant

jamais utilisé. Dans de rares cas, des tumeurs bénignes du foie, et dans de plus rares cas encore, des tumeurs malignes du foie ont été rapportées chez

des utilisatrices de contraceptifs oraux.

Dans des cas isolés, ces tumeurs ont conduit à des hémorragies intra-abdominales mettant en jeu le pronostic vital. Chez les femmes sous contraceptifs

oraux, la survenue de douleurs de la partie supérieure de l'abdomen, d'augmentation du volume du foie ou de signes d'hémorragie intra-abdominale doit

faire évoquer une tumeur hépatique.

L’utilisation de contraceptifs oraux plus fortement dosés (50 µg éthinylestradiol) diminue le risque de cancer de l’endomètre et de l’ovaire. Ceci demande

à être confirmé avec les contraceptifs oraux plus faiblement dosés.

Autres pathologies :

DROSPIBEL contient un progestatif qui est un antagoniste de l'aldostérone ayant des propriétés d'épargne potassique. Dans la plupart des cas, aucune

augmentation de la kaliémie n'est attendue. Cependant, dans une étude clinique, une augmentation modérée non significative de la kaliémie a été

observée chez des patientes présentant une insuffisance rénale légère à modérée lors de la prise concomitante de drospirénone et de médicaments

épargneurs de potassium. De ce fait, il est recommandé de vérifier la kaliémie lors du premier cycle du traitement chez les patientes présentant une

insuffisance rénale pour lesquelles la kaliémie est située dans la limite supérieure à la normale avant traitement, en particulier en cas de prise associée

de médicaments épargneurs de potassium (voir également rubrique 4.5).

Chez les femmes atteintes d'hypertriglycéridémie ou ayant des antécédents familiaux d'hypertriglycéridémie, un risque accru de pancréatite peut survenir

en cas d'utilisation d'une contraception orale.

Une augmentation modérée de la pression artérielle a été observée chez de nombreuses femmes sous contraception orale : rarement cliniquement

significative. Une interruption immédiate de la contraception orale n’est justifiée que dans ces rares cas.

La persistance de chiffres tensionnels élevés ou le non contrôle des chiffres tensionnels par un traitement antihypertenseur chez une femme hypertendue

prenant une contraception orale doit faire interrompre celle-ci.

Cette contraception pourra éventuellement être reprise après normalisation des chiffres tensionnels par un traitement antihypertenseur.

La survenue ou l'aggravation des pathologies suivantes a été observée au cours de la grossesse ou chez des femmes prenant des contraceptifs oraux,

bien que la responsabilité des estroprogestatifs n'ait pu être établie : ictère et/ou prurit dû à une cholestase, lithiase biliaire, porphyrie, lupus

érythémateux disséminé, syndrome hémolytico-urémique, chorée de Sydenham, herpès gravidique, hypoacousie par otosclérose.

Chez les femmes présentant un angioedème héréditaire, les estrogènes exogènes peuvent induire ou aggraver des symptomes d’angioedème.

La survenue d'anomalies hépatiques aiguës ou chroniques peut nécessiter l'arrêt des contraceptifs oraux jusqu'à la normalisation des paramètres

hépatiques.

La récidive d'un ictère cholestatique et/ou d'un prurit liés à une cholestase survenue au cours d'une grossesse précédente ou de la prise antérieure

d'hormones stéroïdiennes doit faire arrêter les contraceptifs oraux.

Les contraceptifs oraux peuvent avoir un effet sur la résistance périphérique à l'insuline et la tolérance au glucose ; il n'est cependant pas obligatoire de

modifier le traitement chez des diabétiques utilisant une contraception orale faiblement dosée (contenant moins de 0,05 mg d'éthinylestradiol). Les

femmes diabétiques doivent cependant être étroitement surveillées, en particulier lors de l'instauration d'une contraception orale.

Des cas d'aggravations de dépression endogène, d'épilepsie, de maladie de Crohn et de rectocolite hémorragique ont été observés sous contraceptifs

oraux.

Un chloasma peut survenir, en particulier chez les femmes ayant des antécédents de chloasma gravidique. Les femmes ayant une prédisposition au

chloasma sous contraceptifs oraux doivent éviter de s'exposer au soleil ou aux rayons ultra-violets.

L’état dépressif et la dépression sont des effets indésirables bien connus liés à l’utilisation de contraceptifs hormonaux (voir

rubrique 4.8). La dépression peut être grave et constitue un facteur de risque bien connu de comportement suicidaire et de

suicide. Il convient de conseiller aux femmes de contacter leur médecin en cas de changements d’humeur et de symptômes

dépressifs, y compris peu de temps après le début du traitement.

Consultation / examen médical :

Avant l’instauration ou la reprise d’un traitement par DROSPIBEL, une recherche complète des antécédents médicaux (y compris les antécédents

familiaux) doit être effectuée et la présence d’une grossesse doit être exclue. La pression artérielle doit être mesurée et un examen physique doit être

réalisé, en ayant à l’esprit les contre-indications (voir rubrique 4.3) et les mises en garde (voir rubrique 4.4). Il est important d’attirer l’attention des

patientes sur les informations relatives à la thrombose veineuse et artérielle, y compris le risque associé à DROSPIBEL comparé à celui associé aux

autres CHC, les symptômes de la TEV et de la TEA, les facteurs de risque connus et la conduite à tenir en cas de suspicion de thrombose.

Il doit également être indiqué aux patientes de lire attentivement la notice et de suivre les conseils fournis. La fréquence et la nature des examens doivent

être définies sur la base des recommandations en vigueur et adaptées à chaque patiente.

Les patientes doivent être averties que les contraceptifs hormonaux ne protègent pas contre l’infection par le VIH (SIDA) et les autres maladies

sexuellement transmissibles.

Diminution de l'efficacité :

L'efficacité d'une COC peut être diminuée en cas d'oubli de comprimés (voir rubrique 4.2), de troubles gastro-intestinaux (voir rubrique 4.2) ou de prise

concomitante de certains traitements (voir rubrique 4.5).

Troubles du cycle :

Des saignements irréguliers (« spottings » ou métrorragies) peuvent survenir sous contraceptifs oraux, en particulier au cours des premiers mois. Ces

saignements irréguliers seront considérés comme significatifs s'ils persistent après environ 3 cycles.

Si les saignements irréguliers persistent ou surviennent après des cycles réguliers, une recherche étiologique non hormonale doit alors être effectuée ;

des examens diagnostiques appropriés doivent être pratiqués afin d'exclure une tumeur maligne ou une grossesse. Ces examens peuvent comporter un

curetage.

Chez certaines femmes, les hémorragies de privation peuvent ne pas survenir au cours de l'intervalle libre. Si la contraception orale a été suivie telle que

décrite dans la rubrique 4.2, il est peu probable que la femme soit enceinte. Cependant, si la contraception orale n'a pas été suivie correctement avant

l'absence de la première hémorragie de privation ou si deux hémorragies de privation successives ne se produisent pas, il convient de s'assurer de

l'absence de grossesse avant de poursuivre cette contraception.

Chaque comprimé de ce médicament contient 44 mg de lactose. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au

galactose, un déficit en lactase de lapp ou un syndrome de malabsorption du glucose ou du galactose (maladies héréditaires rares).

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

NB: l'information relative à la prescription des médicaments associés doit être consultée pour identifier toute interaction

éventuelle.

Effets d'autres médicaments sur DROSPIBEL 0,03 mg / 3 mg, comprimé pelliculé:

Des interactions peuvent se produire avec des médicaments inducteurs des enzymes hépatiques, ce qui peut conduire à une augmentation de la

clairance des hormones sexuelles et qui peuvent induire des métrorragies et/ou conduire à l'échec de la contraception.

Conduite à tenir

L’induction enzymatique peut se produire dès les premiers jours de traitement. En général, l’induction enzymatique maximale est observée au bout de

quelques semaines de traitement. Cependant, cet effet peut ensuite se prolonger au moins 4 semaines après l'arrêt du traitement

Traitement de courte durée

Les femmes prenant pendant une courte durée un médicament inducteur enzymatique doivent utiliser temporairement, en plus de leur contraception

orale, une méthode contraceptive mécanique complémentaire. Cette méthode de contraception mécanique doit être utilisée pendant toute la durée de ce

traitement et jusqu’à 28 jours après l'arrêt du traitement. Si l'administration du traitement concomitant va au-delà de la fin de la plaquette du contraceptif

oral, la plaquette suivante doit être commencée sans respecter l'intervalle d’arrêt habituel.

Traitement à long terme:

Chez les femmes prenant un traitement à long terme par des substances actives ayant une action inductrice sur les enzymes hépatiques, une autre

méthode de contraception fiable, non hormonale est recommandée.

Les interactions suivantes ont été rapportées dans la littérature.

Les substances augmentant la clairance des CHCs (diminuant l’efficacité des CHCs par induction enzymatique), telles que : les barbituriques, le

bosentan, la carbamazépine, la phénytoïne, la primidone, la rifampicine, et les médicaments contre le VIH (par exemple ritonavir, névirapine,

efavirenz) et aussi de façon possible avec, le felbamate, la griséofulvine, l'oxcarbazépine, le topiramate et les préparations contenant du

millepertuis (Hypericum perforatum, plante médicinale).

Les substances ayant des effets variables sur la clairance des CHCs :

De nombreux médicaments utilisés dans le traitement du VIH tels que les inhibiteurs de la protéase, et les inhibiteurs de la transcriptase inverse non-

nucléosidique, les inhibiteurs de l’hépatite C, administrés en même temps que les CHCs, peuvent augmenter ou réduire la concentration plasmatique en

oestrogènes ou en progestatif. Ces effets sont cliniquement significatifs dans certains cas.

Par conséquent, la prescription d’un traitement du VIH/Hépatite C avec un CHC doit se faire en tenant compte des potentielles interactions et des

recommandations. En cas de doute, il convient d’utiliser une méthode contraceptive mécanique supplémentaire chez les femmes traitées par des

inhibiteurs de la protéase ou des inhibiteurs de la transcriptase inverse non nucléosidique.

Substances diminuant la clairance des CHCs (inhibiteurs enzymatiques) :

Les potentielles interactions avec les inhibiteurs enzymatiques n’ont pas d’effet clinique connu.

L’administration simultanée d’inhibiteurs puissants du CYP3A4 peut augmenter les concentrations plasmatiques des oestrogènes, du progestatif ou des

deux substances.

Dans une étude à dose multiple, l’association de drospirénone 3mg / éthinylestradiol 0,02 mg /jour et d’un inhibiteur puissant du CYP3A4 tel que le

kétoconazole administré pendant 10 jours, augmente l’ASC (0-24h) de la drospirénone et de l’éthinylestradiol, de 2,7 fois et de 1,4 fois respectivement.

Il a été démontré que des doses d’étoricoxib de 60 à 120 mg/jour augmentent respectivement de 1,4 à 1,6 fois les concentrations plasmatiques

d’éthinylestradiol lorsqu’il est adminsitré simultanément à un contraceptif combiné contenant 0,035 mg déthinylestradiol.

Les principaux métabolites sanguins de la drospirénone n'impliquent en général pas le cytochrome P450. Les inhibiteurs de ce système enzymatique ne

devraient donc pas avoir d'influence sur le métabolisme de la drospirénone.

Effets de DROSPIBEL 0,03 mg / 3 mg, comprimé pelliculé sur d'autres médicaments :

Les contraceptifs oraux peuvent modifier le métabolisme de certaines autres substances actives. Les concentrations plasmatiques et tissulaires peuvent

donc être soit augmentées (ex: ciclosporine) ou diminuées (ex: lamotrigine).

Des études d’interaction in vivo réalisées sur des femmes utilisant de l’oméprazole, de la simvastatine ou du midazolam marqués, laissent supposer

qu’une interaction de la drospirénone administrée à la dose de 3 mg avec des médicaments métabolisés par le cytochrome P450 est peu probable.

Les données cliniques suggèrent que l’éthinylestradiol inhibe la clairance des substrats du CYP1A2, conduisant ainsi à une augmentation faible (ex :

théophylline) ou modérée (ex : tizanidine) de leur concentration plasmatique.

Interactions pharmacodynamiques

L’administration concomitante avec les médicaments contenant de l’ombitasvir/paritaprévir/ritonavir et du dasabuvir, avec ou sans ribavirine, peut

augmenter le risque d’élévation des ALAT (voir rubriques 4.3 et 4.4). Les utilisatrices de DROSPIBEL doivent donc changer pour une autre méthode

contraceptive (par exemple une contraception progestative seule ou des méthodes non hormonales) avant l’instauration du traitement avec cette

association de médicaments. DROSPIBEL pourra être repris 2 semaines après l’arrêt du traitement avec cette association de médicaments

Autres formes d’interactions :

Chez les patientes ayant une fonction rénale normale, l'association de drospirénone avec un IEC ou un AINS n'a pas montré

d'effet significatif sur la kaliémie. Néanmoins, l'utilisation de DROSPIBEL 0,03 mg/3 mg, comprimé pelliculé en association

avec les antagonistes de l'aldostérone ou des diurétiques épargneurs de potassium n'a pas été étudiée. Dans ce cas, un

dosage de la kaliémie pendant le premier cycle de traitement est recommandé (voir également la rubrique 4.4).

Examens biologiques :

L'utilisation de contraceptifs hormonaux peut modifier les résultats de certains examens biologiques tels que : les tests

fonctionnels hépatiques, thyroïdiens, surrénaliens et rénaux, le taux plasmatique des protéines (porteuses) comme la

corticosteroid-binding globulin (CBG) et des fractions lipidiques/lipoprotéiniques, les paramètres du métabolisme glucidique,

les paramètres de la coagulation et de la fibrinolyse. Les modifications restent en général dans les limites de la normale. En

raison de sa légère activité anti-minéralocorticoïde, la drospirénone accroît l'activité rénine plasmatique et l'aldostéronémie.

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse

DROSPIBEL n'est pas indiqué pendant la grossesse.

En cas de découverte d'une grossesse sous DROSPIBEL, son utilisation devra être immédiatement interrompue. De

nombreuses études épidémiologiques n'ont pas révélé de risque augmenté d'anomalies congénitales chez les enfants nés

de femmes ayant utilisé un contraceptif oral avant la grossesse. Aucun effet tératogène n'a été observé si un contraceptif a

été pris par erreur au cours de la grossesse.

Des études chez l'animal ont montré la présence d'effets indésirables au cours de la grossesse et de l'allaitement (voir

rubrique 5.3). D'après ces données chez l’animal, un effet indésirable dû à l'activité hormonale des principes actifs ne peut

être exclu. Cependant, sur la base de l'expérience de l'utilisation des contraceptifs oraux pendant la grossesse, un tel effet

indésirable n'a pas été observé chez l'homme.

Les données disponibles concernant l'utilisation de l’association drospirénone et éthinylestradiol au cours de la grossesse

sont trop peu nombreuses pour permettre de conclure à d'éventuels effets néfastes de DROSPIBEL sur la grossesse ou sur

la santé du fœtus ou du nouveau-né. Aucune donnée épidémiologique ne permet à ce jour de conclure.

L’augmentation du risque de TEV en période post-partum doit être prise en compte lors de la reprise de DROSPIBEL (voir

rubriques 4.2 et 4.4).

Allaitement

Les contraceptifs hormonaux pouvant influer sur la composition quantitative et qualitative du lait maternel, ceux-ci sont

généralement déconseillés jusqu'à la fin du sevrage. L'utilisation de contraceptifs oraux peut s'accompagner d'une excrétion

de faibles quantités de ces contraceptifs et/ou de leurs métabolites dans le lait pouvant avoir un effet chez l'enfant.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Aucune étude sur les effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines n'a été réalisée.

Il n'a pas été observé d'effet sur l'aptitude à conduire ou à utiliser des machines chez les utilisatrices de contraceptifs oraux.

4.8. Effets indésirables

En ce qui concerne les effets indésirables graves chez les utilisatrices de COC, voir rubrique 4.4.

Les effets indésirables suivants ont été rapportés au cours de l’utilisation de DROSPIBEL

Classification

Système-Organe

Fréquence des effets indésirables

Fréquent

≥1/100 à <1/10

Peu fréquent

³1/1000 à <1/100,

Rare

³1/10 000 à <1/1000

Affections du

système

immunitaire

Hypersensibilité,

Asthme

Affections

psychiatriques

Troubles

dépressifs

Augmentation de la

libido

Diminution de la libido

Troubles du

système nerveux

Céphalées

Affections de

l’oreille et du

labyrinthe

Hypoacousie

Affections

vasculaires

Migraine

Hypertension,

Hypotension

Thrombose-embolie

veineuse (TEV)

Thrombose-embolie

artérielle (TEA)

Affections gastro-

intestinales

Nausée

Vomissements,

Diarrhée

Affections de la

peau et du tissu

sous-cutané

Acné,

Eczéma,

Prurit,

Alopécie

Erythème noueux,

Erythème polymorphe

Affection des

organes de

reproduction et du

sein

Troubles

menstruels,

Saignements

intermenstruel,

Douleurs à la

poitrine,

Tension

mammaire,

sécrétions

vaginales

Candidose vulvu-

vaginale -

Augmentation du

volume mammaire,

Infections vaginales

Ecoulement mammaire

Troubles

généraux et

anomalies au site

d’administration

Rétention hydrique,

Prise de poids

Perte de poids

Description de certains effets indésirables particuliers

Une augmentation du risque d'événement thrombotique et thrombo-embolique artériel et veineux, incluant l’infarctus du

myocarde, l’AVC, les accidents ischémiques transitoires, la thrombose veineuse et l’embolie pulmonaire, a été observée

chez les femmes utilisant des CHC ; ceci est abordé plus en détails en rubrique 4.4.

Les effets indésirables graves suivants observés chez des femmes utilisatrices de contraceptifs oraux sont également

décrits à la rubrique 4.4. :

accidents thromboemboliques veineux ;

accidents thromboemboliques artériels ;

hypertension ;

tumeurs hépatiques ;

survenue ou aggravation d'affections dont l'association avec les contraceptifs oraux n'est pas certaine : maladie de Crohn,

colite hémorragique, épilepsie, migraine, fibrome utérin, porphyrie, lupus érythémateux disséminé, herpès gravidique,

chorée de Sydenham, syndrome urémique hémolytique, ictère cholestatique ;

chloasma ;

perturbations chroniques ou sévères de la fonction hépatique pouvant nécessiter l'arrêt de la contraception orale jusqu'à

normalisation des tests de la fonction hépatique ;

survenue ou aggravation des symptômes d'angiœdème par les estrogènes chez les femmes présentant un angiœdème

héréditaire.

La fréquence de diagnostic de cancer du sein est très légèrement augmentée chez les utilisatrices de contraceptifs oraux

combinés. Comme le cancer du sein est rare chez les femmes de moins de 40 ans cette augmentation est faible par rapport

au risque général de cancer du sein. La relation de causalité avec l'utilisation d'un contraceptif oral reste inconnue. Pour

plus d'information se reporter aux rubriques 4.3 et 4.4.

Interactions

L’administration de médicaments (inducteurs enzymatiques) avec un traitement contraceptif oral peut entraîner des saignements et/ou une inefficacité de

la contraception (voir rubrique 4.5.).

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une

surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable

suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé

(ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.

4.9. Surdosage

Aucun cas de surdosage n'a été rapporté avec DROSPIBEL 0,03 mg/3 mg, comprimé pelliculé.

L'expérience générale acquise avec les contraceptifs oraux combinés montre que les symptômes susceptibles d'apparaître

dans un tel cas sont les suivants: nausées, vomissements et chez les jeunes filles, petits saignements vaginaux. Il n'existe

pas d'antidote et le traitement doit être purement symptomatique.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

5.1. Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmaco-thérapeutique : Progestatifs et Estrogènes. Associations Fixes

Code ATC: G03AA12.

Indice de Pearl pour échec de la méthode: 0,09 (limite supérieure de l'intervalle de confiance 95 % bilatéral: 0,32).

Indice de Pearl global (échec de la méthode + échec de la patiente): 0,57 (limite supérieure de l'intervalle de confiance 95 % bilatéral: 0,90).

Mécanisme d’action

L'effet contraceptif de DROSPIBEL 0,03 mg/3 mg, comprimé pelliculé repose sur l'interaction de différents facteurs, les plus importants étant l'inhibition

de l'ovulation et les modifications de l'endomètre.

Effets pharmacodynamiques

DROSPIBEL 0,03 mg/3 mg, comprimé pelliculé est un contraceptif oral associant l'éthinylestradiol et un progestatif, la drospirénone. Aux doses

thérapeutiques, cette dernière possède également des propriétés anti-androgéniques et une légère activité anti-minéralocorticoïde. Elle n'a aucune

activité œstrogénique, glucocorticoïde ou anti-glucocorticoïde. La drospirénone est donc dotée d'un profil pharmacologique proche de celui de l'hormone

naturelle, la progestérone.

Les études cliniques indiquent que la légère activité anti-minéralocorticoïde de DROSPIBEL 0,03 mg/3 mg, comprimé pelliculé entraîne un effet anti-

minéralocorticoïde modéré.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques

Drospirénone:

Absorption

Administrée par voie orale, l'absorption de la drospirénone est rapide et presque complète. Après administration unique, le pic de concentration sérique

de la substance active, d'environ 38 ng/ml, est atteint en une à deux heures environ. La biodisponibilité est comprise entre 76 et 85 %. La prise

concomitante d'aliments n'a pas d'influence sur la biodisponibilité de la drospirénone.

Distribution

Après administration orale, les concentrations sériques de la drospirénone diminuent avec une demi-vie terminale de 31 heures. La drospirénone se lie à

l'albumine sérique, mais pas à la SHBG (sex hormone binding globulin) ni à la CBG (corticoid binding globulin). Seulement 3 à 5 % des concentrations

sériques totales de la substance active se retrouvent sous forme de stéroïde libre. L'augmentation de la SHBG induite par l'éthinylestradiol n'influence

pas la liaison de la drospirénone aux protéines sériques. Le volume de distribution apparent moyen de la drospirénone est de 3,7 ± 1,2 l/kg.

Métabolisme

Après administration orale, la drospirénone subit un métabolisme intense. Les principaux métabolites plasmatiques sont la drospirénone acide formée

par ouverture du noyau lactone et le 3-sulfate de 4,5-dihydrodrospirénone formé par réduction puis sulfatation. La drospirénone est également soumise à

un métabolisme oxydatif par le CYP3A4.

In vitro, la drospirénone est capable d’inhiber de façon faible à modérée les enzymes CYP1A1, CYP2C9, CYP2C19 and CYP3A4du cytochrome P450

Elimination

La clairance métabolique sérique de la drospirénone est de 1,5 ± 0,2 ml/min/kg. La drospirénone n'est excrétée sous forme inchangée qu'à l'état de

traces. Les métabolites de la drospirénone sont excrétés par voies fécale et urinaire selon un rapport de 1,2 à 1,4. La demi-vie de l'excrétion urinaire et

fécale des métabolites est d'environ 40 h.

Conditions à l'état d'équilibre

Au cours d'un cycle de traitement, à l'état d'équilibre, les concentrations sériques maximales de la drospirénone (environ 70 ng/ml) sont atteintes au bout

de 8 jours de traitement. Les taux sériques de drospirénone s'accumulent selon un facteur d'environ 3 en fonction du rapport de la demi-vie terminale et

de l'intervalle entre deux prises.

Populations particulières

Effet sur l'insuffisance rénale:

A l'état d'équilibre, chez les femmes présentant une insuffisance rénale légère (clairance de la créatinine Clcr, 50-80 ml/min), les concentrations sériques

de drospirénone sont comparables à celles de femmes présentant une fonction rénale normale.

Chez les femmes présentant une insuffisance rénale modérée (Clcr, 30-50 ml/min), les concentrations sériques de drospirénone sont en moyenne

supérieures de 37 % à celles observées chez des femmes ayant une fonction rénale normale.

Le traitement par la drospirénone est également bien toléré par les femmes présentant une insuffisance rénale légère à modérée. Aucun effet

cliniquement significatif d'un traitement par drospirénone sur la kaliémie n'a été observé.

Effet sur l'insuffisance hépatique:

Dans une étude à dose unique, la clairance orale (Cl/F) était diminuée d'environ 50 % chez les volontaires ayant une insuffisance hépatique modérée par

rapport à ceux présentant une fonction hépatique normale. Cette diminution de la clairance de la drospirénone ne s'est pas traduite par une différence

apparente en terme de kaliémie. Aucune augmentation des concentrations sériques de potassium au-dessus de la limite supérieure de la normale n'a

été observée en cas de diabète et de traitement associé par la spironolactone (deux facteurs de risque d'hyperkaliémie). Il peut être conclu que la

drospirénone est bien tolérée chez les patientes présentant une insuffisance hépatique légère ou modérée (Child-Pugh B).

Groupes éthniques:

Aucune différence cliniquement significative des paramètres pharmacocinétiques de la drospirénone et de l'éthinylestradiol n'a été observée entre les

femmes japonaises et caucasiennes.

Ethinylestradiol:

Absorption

Après administration orale, l'absorption de l'éthinylestradiol est rapide et complète. L'ingestion de 30 µg entraîne un pic de concentration plasmatique de

100 pg/ml au bout d'1 à 2 heures. L'éthinylestradiol subit un effet de premier passage important, extrêmement variable d'un sujet à l'autre. La

biodisponibilité absolue est d'environ 45 %..

Distribution

Le volume de distribution apparent de l'éthinylestradiol est de 5 l/kg et sa liaison aux protéines plasmatiques d'environ 98 %. L'éthinylestradiol induit la

synthèse hépatique de la SHBG et de la CBG. Au cours d'un traitement par 30 µg d'éthinylestradiol, la concentration de SHBG augmente de 70 à environ

350 nmol/l.

L'éthinylestradiol passe en petites quantités dans le lait maternel (0,02 % de la dose administrée).

Métabolisme

L’ethinylestradiol est soumis à une métabolisation importante au niveau de l’intestin et subit un premier passage hépatique . L’éthinylestradiol est

principalement métabolisé par hydroxylation aromatique et est transformé rn de nombreux métabolites hydroxylés et méthylés. Ceux-ci sont présents

sous forme de métabolites libres et de conjugués glucuronés et sulfonés. La clairance métabolique plasmatique de l’éthinylestradiol est d’environ

5ml/min/kg.

In vitro, l’éthinylestradiol est un inhibiteur reversible des CYP2C19, CYP1A1 et CYP1A2 ainsi qu’un inhibiteur mécanique des CYP3A4/5, CYP2C8 et

CYP2J2.

Elimination

L'éthinylestradiol n'est pas excrété de façon significative sous forme inchangée. Les métabolites de l'éthinylestradiol sont excrétés avec un ratio

d'excrétion rénale biliaire de 4/6. La demi-vie d'excrétion des métabolites est d'environ 1 jour. La demi-vie d'élimination est de 20 heures.

Conditions à l'état d'équilibre

L'état d'équilibre est atteint au cours de la seconde partie d'un cycle de traitement et l'éthinylestradiol s'accumule dans le sérum selon un facteur

d'environ 1,4 à 2,1.

5.3. Données de sécurité préclinique

Chez l'animal les effets de la drospirénone et de l'éthinylestradiol se limitent à ceux associés à l'action pharmacologique connue.

En particulier, au cours des études de reproduction les effets embryo- et fœtotoxiques ont été considérés comme spécifiques à l'espèce animale. Avec

une exposition à des doses supérieures à celles utilisées dans DROSPIBEL 0,03 mg/3 mg, comprimé pelliculé un effet sur la différenciation sexuelle a

été observé chez les fœtus du rat mais pas du singe.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES

6.1. Liste des excipients

Noyau : Lactose monohydraté, amidon de maïs, amidon de maïs prégélatinisé, crospovidone, povidone, polysorbate 80,

stéarate de magnésium.

Pelliculage : Alcool polyvinylique partiellement hydrolysé, dioxyde de titane (E 171), macrogol 3350, talc, oxyde de fer jaune

(E 172).

6.2. Incompatibilités

Sans objet.

6.3. Durée de conservation

3 ans

6.4. Précautions particulières de conservation

Pas de précautions particulières de conservation.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur

Boîtes de 1 x 21 comprimés, de 2 x 21 comprimés, de 3 x 21 comprimés, de 6 x 21 comprimés et de 13 x 21 comprimés sous plaquettes thermoformées

(PVC/PVDC/Aluminium).

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6. Précautions particulières d’élimination et de manipulation

Pas d’exigences particulières pour l’élimination.

Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

EFFIK

9/11 RUE JEANNE BRACONNIER

BATIMENT « LE NEWTON »

92366 MEUDON LA FORET CEDEX

8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

34009 219 035 8 4: 21 comprimés sous plaquettes thermoformées (PVC/PVDC/Aluminium). Boîte de 1 plaquette.

34009 219 036 4 5: 21 comprimés sous plaquettes thermoformées (PVC/PVDC/Aluminium). Boîte de 2 plaquettes.

34009 219 037 0 6: 21 comprimés sous plaquettes thermoformées (PVC/PVDC/Aluminium). Boîte de 3 plaquettes.

34009 581 357 0 5: 21 comprimés sous plaquettes thermoformées (PVC/PVDC/Aluminium). Boîte de 6 plaquettes.

34009 581 358 7 3: 21 comprimés sous plaquettes thermoformées (PVC/PVDC/Aluminium). Boîte de 13 plaquettes.

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

11. DOSIMETRIE

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES

Sans objet.

CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE

Liste I

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