DROPERIDOL Aguettant 1,25 mg/ml, solution injectable (I.V.)

France - français - ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé)

Achète-le

Notice patient Notice patient (PIL)

12-12-2019

Ingrédients actifs:
dropéridol
Disponible depuis:
Laboratoire AGUETTANT
Code ATC:
; N05AD08
DCI (Dénomination commune internationale):
droperidol
Dosage:
1,25 mg
forme pharmaceutique:
solution
Composition:
composition pour une ampoule de 1 ml > dropéridol : 1,25 mg
Type d'ordonnance:
liste I
Domaine thérapeutique:
Antipsychotiques – Dérivés de la butyrophénone
Descriptif du produit:
584 289-6 ou 34009 584 289 6 8 - 1 ampoule(s) en verre brun de 1 ml - Déclaration de commercialisation non communiquée:;584 290-4 ou 34009 584 290 4 0 - 10 ampoule(s) en verre brun de 1 ml - Déclaration de commercialisation:04/07/2013;584 291-0 ou 34009 584 291 0 1 - 50 ampoule(s) en verre brun de 1 ml - Déclaration de commercialisation non communiquée:;
Statut de autorisation:
Valide
Numéro d'autorisation:
67888889
Date de l'autorisation:
2013-02-27

NOTICE

ANSM - Mis à jour le : 12/12/2019

Dénomination du médicament

DROPERIDOL AGUETTANT 1,25 mg/ml, solution injectable (I.V.)

Droperidol

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant d’utiliser ce médicament car elle contient des informations importantes pour

vous.

Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

Si vous avez d’autres questions, interrogez votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ère.

Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à d’autres personnes. Il pourrait leur être nocif,

même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ère. Ceci

s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Que contient cette notice ?

1. Qu'est-ce que DROPERIDOL AGUETTANT 1,25 mg/ml, solution injectable (I.V.) et dans quels cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant d’utiliser DROPERIDOL AGUETTANT 1,25 mg/ml, solution injectable

(I.V.) ?

3. Comment utiliser DROPERIDOL AGUETTANT 1,25 mg/ml, solution injectable (I.V.) ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver DROPERIDOL AGUETTANT 1,25 mg/ml, solution injectable (I.V.) ?

6. Contenu de l’emballage et autres informations.

1. QU’EST-CE QUE DROPERIDOL AGUETTANT 1,25 mg/ml, solution injectable (I.V.) ET DANS QUELS CAS EST-IL

UTILISE ?

Classe pharmacothérapeutique : Neuroleptique de la classe des butyrophénones - code ATC : N05AD08

DROPERIDOL AGUETTANT 1,25mg/ml, solution injectable (I.V.) est une solution injectable de dropéridol ; il s'agit d'un

médicament utilisé pour prévenir les envies de vomir (nausées) et les vomissements que vous pouvez avoir au réveil après

une intervention chirurgicale. Il est utilisé également chez les adultes recevant des médicaments morphiniques administrés

dans le cadre de l'analgésie (destinée à calmer la douleur) après une intervention chirurgicale

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT d’utiliser DROPERIDOL AGUETTANT 1,25 mg/ml,

solution injectable (I.V.) ?

N’utilisez jamais DROPERIDOL AGUETTANT 1,25 mg/ml, solution injectable (I.V.) :

si vous êtes allergique à la substance active ou à l’un des autres composants contenus dans ce médicament, mentionnés

dans la rubrique 6.

si vous êtes allergique à un groupe de médicaments utilisés pour traiter des troubles psychiatriques appelés

butyrophénones (par ex. halopéridol, tripéridol, benpéridol, melpérone, dompéridone);

si vous ou un membre de votre famille présente un tracé anormal à l'électrocardiogramme (ECG);

si vos taux sanguins de potassium ou de magnésium sont bas;

si la fréquence de votre pouls est inférieure à 55 battements par minute (votre médecin ou un membre du personnel

infirmier le vérifiera) ou si vous prenez des médicaments qui peuvent ralentir ainsi votre pouls ;

si vous présentez une tumeur de la glande surrénale (phéochromocytome);

si vous êtes dans le coma;

si vous souffrez de la maladie de Parkinson;

si vous souffrez d'une dépression profonde

Avertissements et précautions

Adressez-vous à votre médecin, pharmacien ou votre infirmier/ère avant d’utiliser DROPERIDOL AGUETTANT 1,25 mg/ml,

solution injectable (I.V.) si vous:

êtes épileptique ou vous avez des antécédents d'épilepsie;

avez tout problème cardiaque ou des antécédents de problèmes cardiaques;

avez des antécédents familiaux de mort subite;

avez des problèmes rénaux (notamment si vous êtes sous dialyse à long terme);

avez une maladie pulmonaire et toute difficulté respiratoire;

souffrez de nausées ou de diarrhées persistantes;

prenez de l'insuline;

prenez des diurétiques non épargneurs du potassium, comme des médicaments contre la rétention d'eau (par exemple

furosémide ou bendrofluméthiazide);

prenez des laxatifs;

prenez des glucocorticoïdes (un type d'hormones stéroïdiennes);

avez, ou si quelqu'un de votre famille a déjà eu des caillots sanguins, car des médicaments de ce type ont été associés à

la formation de caillots sanguins.

consommez ou avez consommé dans le passé des quantités excessives d'alcool.

Enfants et adolescents

Sans objet.

Autres médicaments et DROPERIDOL AGUETTANT 1,25 mg/ml, solution injectable (I.V.)

Informez votre médecin ou pharmacien si vous utilisez, avez récemment utilisé ou pourriez prendre utiliser tout autre

médicament.

DROPERIDOL AGUETTANT 1,25 mg/ml ne doit pas vous être administré si vous prenez un de ces médicaments suivants:

Indication du

médicament

Médicament(s)

Maladies cardiaques

Quinidine, disopyramide,

procaïnamide, amiodarone ou sotalol.

Antibiotiques

Erythromycine, clarithromycine,

sparfloxacine.

Allergies

Astémizole, terfénadine.

Maladies mentales, par

exemple schizophrénie

etc.

Chlorpromazine, halopéridol,

pimozide, tiapride.

Paludisme

Quinine, halofantrine.

Aigreurs d'estomac

Cisapride.

Infection

Pentamidine.

Cancer du sein

Tamoxifène.

Nausées (envies de

vomir) ou les

vomissements

Domperidone.

Opioïde utilisé dans le

traitement de la

dépendance, la douleur

Méthadone.

L'association de métoclopramide et d'autres neuroleptiques avec le dropéridol doit être évitée en raison du risque accru de

troubles moteurs induits par ces médicaments.

Le dropéridol, peut intensifier les effets des médicaments sédatifs tels que les barbituriques, benzodiazépines et produits à

base de morphine. Il peut également majorer les effets de médicaments utilisés pour faire baisser la tension artérielle

(antihypertenseurs) et de divers autres médicaments, par ex. de certains antifongiques, antiviraux et antibiotiques.

Certains médicaments peuvent par ailleurs augmenter les effets du dropéridol, par ex. la cimétidine (utilisée contre les

ulcères de l'estomac), la ticlopidine (utilisée pour prévenir la coagulation du sang) et le mibéfradil (utilisé contre l'angine de

poitrine). En cas de doute, consultez votre médecin ou un membre du personnel infirmier.

DROPERIDOL AGUETTANT 1,25 mg/ml, solution injectable (I.V.) avec des aliments, boissons et de l’alcool

Evitez la prise de boissons alcoolisées pendant les 24 heures qui précèdent et qui suivent l’administration de dropéridol.

Grossesse, allaitement et fertilité

Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse, demandez conseil à

votre médecin ou pharmacien avant de prendre ce médicament.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

Le dropéridol a une influence majeure sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.

Ne conduisez pas de véhicule et n'utilisez pas de machine pendant au moins 24 h après l'administration de dropéridol.

DROPERIDOL AGUETTANT 1,25 mg/ml, solution injectable (I.V.) contient

Sans objet.

3. COMMENT UTILISER DROPERIDOL AGUETTANT 1,25 mg/ml, solution injectable (I.V.) ?

Veillez à toujours utiliser ce médicament en suivant exactement les instructions de cette notice ou les indications de votre

médecin, pharmacien ou infirmier/ère. Vérifiez auprès de votre médecin, pharmacien ou infirmier/ère en cas de doute.

Votre médecin vous administrera DROPERIDOL AGUETTANT 1,25mg/ml en injection intraveineuse.

La quantité de DROPERIDOL AGUETTANT 1,25mg/ml et la manière dont il sera administré dépendront de la situation.

Votre médecin déterminera quelle est la dose de DROPERIDOL AGUETTANT 1,25mg/ml requise dans votre cas.

La dose habituelle chez l'adulte est de 0,625 à 1,25 mg, réduite à 0,625 mg chez les patients âgés (plus de 65 ans) et chez

les patients présentant une insuffisance rénale ou hépatique

Utilisation chez les enfants et les adolescents

La posologie chez les enfants (de 2 à 11 ans) et les adolescents (de 12 à 18 ans) est basée sur le poids corporel (20 à 50

microgrammes/kg), jusqu'à une dose maximale de 1,25 mg. DROPERIDOL AGUETTANT 1,25mg/ml n'est pas recommandé

chez les enfants en dessous de 2 ans.

Si vous avez utilisé plus de DROPERIDOL AGUETTANT 1,25 mg/ml, solution injectable (I.V.) que vous n’auriez dû

Consultez immédiatement votre médecin.

En cas d'administration accidentelle d'une quantité trop importante de ce médicament, les symptômes suivants peuvent

apparaître:

diminution de la vigilance pouvant aller jusqu'au sommeil parfois associée à une baisse de la tension, mouvements

anormaux, rigidité musculaire, convulsions.

Si vous oubliez d’utiliser DROPERIDOL AGUETTANT 1,25 mg/ml, solution injectable (I.V.)

Ne prenez pas de dose double pour compenser la dose que vous avez oublié de prendre.

Si vous arrêtez d’utiliser DROPERIDOL AGUETTANT 1,25 mg/ml, solution injectable (I.V.)

Sans objet.

Si vous avez d’autres questions sur l’utilisation de ce médicament, demandez plus d’informations à votre médecin, à votre

pharmacien ou à votre infirmier/ère.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas

systématiquement chez tout le monde.

Informez votre médecin immédiatement en cas d'élévation de votre température corporelle, de raideurs musculaires, de

tremblements ou de gonflement rapide du visage ou de la gorge, ou si vous ressentez des douleurs thoraciques après avoir

reçu ce médicament.

Les effets indésirables qui suivent ont également été rapportés:

Effets indésirables fréquents (moins de 1 personne sur 10 et plus de 1 personne sur 100 seront probablement affectées)

Somnolence.

Tension artérielle basse.

Effets indésirables peu fréquents (moins de 1 personne sur 100 et plus de 1 personne sur 1 000 seront probablement

affectées)

Anxiété.

Roulements des yeux.

Fréquence cardiaque rapide, par ex. supérieure à 100 battements par minute.

Sensations de vertige.

Effets indésirables rares (moins de 1 personne sur 1 000 et plus de 1 personne sur 10 000 seront probablement affectées)

Réaction allergique grave appelée anaphylaxie ou choc anaphylactique.

Confusion.

Agitation.

Rythme cardiaque irrégulier.

Eruptions cutanées transitoires.

Syndrome malin des neuroleptiques, qui se manifeste par une fièvre, des sueurs, une salivation, des raideurs musculaires

et des tremblements.

Effets indésirables très rares (moins de 1 personne sur 10 000 sera probablement affectée)

Troubles sanguins (concernant habituellement les globules sanguins rouges ou les plaquettes). Votre médecin vous

conseillera.

Changements de l'humeur avec apparition de tristesse, anxiété, dépression et irritabilité.

Mouvements musculaires involontaires.

Convulsions ou tremblements.

Crise cardiaque (arrêt cardiaque).

Torsade de pointes (irrégularité du rythme cardiaque pouvant être fatal).

Allongement de l'intervalle QT sur les tracés ECG (une anomalie du rythme cardiaque).

Mort subite.

Les autres effets indésirables qui peuvent survenir sont les suivants :

Sécrétion inappropriée de l'hormone antidiurétique (l'hormone est libérée à un taux trop important, ce qui provoque une

rétention d'eau et une excrétion excessive de sodium).

Hallucinations.

Syndrome de sevrage médicamenteux néonatal.

Crises d'épilepsie.

Maladie de Parkinson.

Hyperactivité psychomotrice.

Coma.

Evanouissement.

Difficultés respiratoires.

Des caillots sanguins veineux, en particulier dans les jambes (parmi les symptômes, on note des gonflements, des

douleurs et des rougeurs aux jambes), qui peuvent circuler à travers les vaisseaux sanguins jusqu'aux poumons en

causant des douleurs de poitrine et des difficultés respiratoires. Si vous constatez l'un ou l'autre de ces symptômes,

consultez immédiatement un médecin.

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, votre pharmacien ou à votre infirmier/ère.

Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également

déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du

médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet:

www.signalement-sante.gouv.fr

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d’informations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER DROPERIDOL AGUETTANT 1,25 mg/ml, solution injectable (I.V.) ?

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

N’utilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur le conditionnement extérieur après {EXP}. La date

de péremption fait référence au dernier jour de ce mois.

A conserver dans l’emballage d’origine à l’abri de la lumière.

Après ouverture: le produit doit être utilisé immédiatement.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-l’égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien d’éliminer les

médicaments que vous n’utilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger l’environnement.

6. CONTENU DE L’EMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS

Ce que contient DROPERIDOL AGUETTANT 1,25 mg/ml, solution injectable (I.V.)

La substance active est : le dropéridol

Une ampoule de 1 ml contient 1,25 mg de dropéridol.

Les autres composants sont :

Mannitol, acide tartrique, hydroxyde de sodium ou acide tartrique, eau pour préparations injectables.

Qu’est-ce que DROPERIDOL AGUETTANT 1,25 mg/ml, solution injectable (I.V.) et contenu de l’emballage extérieur

Ce médicament se présente sous forme de solution injectable. Boîte de 1, 10 ou 50 ampoules.

Titulaire de l’autorisation de mise sur le marché

LABORATOIRE AGUETTANT

1 RUE ALEXANDER FLEMING

69007 LYON

FRANCE

Exploitant de l’autorisation de mise sur le marché

LABORATOIRE AGUETTANT

1 RUE ALEXANDER FLEMING

69007 LYON

FRANCE

Fabricant

LABORATOIRE AGUETTANT

1 RUE ALEXANDER FLEMING

69007 LYON

FRANCE

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen

Sans objet.

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :

{mois AAAA}.

Autres

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de l’ANSM (France).

RÉSUMÉ DES CARACTÉRISTIQUES DU PRODUIT

ANSM - Mis à jour le : 12/12/2019

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT

DROPERIDOL AGUETTANT 1,25 mg/ml, solution injectable (I.V.)

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

Dropéridol.......................................................................................................................... 1,25 mg

Pour une ampoule de 1 ml.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE

Solution injectable.

4. DONNEES CLINIQUES

4.1. Indications thérapeutiques

Chez l'adulte

Prévention des nausées et vomissements post-opératoires de l'adulte présentant un risque modéré à sévère de NVPO

c'est à dire ayant au moins deux facteurs de risque au score simplifié d'APFEL.

Traitement des nausées et vomissements post-opératoires.

Prévention des nausées et vomissements induits par les morphiniques administrés en analgésie auto-contrôlée, en post-

opératoire.

Chez l'enfant

Prévention des nausées et vomissements post-opératoires de l'enfant de plus de 2 ans présentant un risque modéré à

sévère de NVPO, en seconde intention et dans le cadre d'une prise en charge multimodale.

Traitement des nausées et vomissements post-opératoires.

4.2. Posologie et mode d'administration

Posologie

Prévention et traitement des nausées et vomissements post-opératoires (NVPO):

Adultes : 0,625 mg à 1,25 mg (0,5 à 1,0 ml).

Patients âgés (plus de 65 ans) : 0,625 mg (0,5 ml).

Insuffisants rénaux/hépatiques : 0,625 mg (0,5 ml).

Enfants (âgés de 2-11 ans) et adolescents (âgés de 12-18 ans) : de 20 à 50 microgrammes/kg (jusqu'à un maximum de

1,25 mg).

Enfants (âgés de moins de 2 ans) : non recommandé.

En prévention des NVPO, le dropéridol, du fait de ses propriétés anti-émétiques, est indiqué chez les patients présentant un

risque modéré à sévère de NVPO. Le risque doit être évalué à l'aide d'échelles ou de scores standards validés, tels que le

score simplifié d'Apfel.

Il est recommandé d'administrer le dropéridol 30 minutes avant la fin prévue de la chirurgie. Si nécessaire, l'administration

pourra être réitérée toutes les 6 heures.

Chez l'adulte, la prévention des vomissements précoces et des nausées tardives est améliorée par l'administration de doses

allant de 0,75 mg à 1,25 mg maximum.

Chez l'adulte et l'enfant, l'administration de doses supérieures s'accompagne d'un risque accru de sédation et de

somnolence.

Prévention des nausées et vomissements induits par les morphiniques administrés en analgésie auto-contrôlée,

en post-opératoire, chez l'adulte :

Adultes : 15 à 50 microgrammes par mg de morphine, sans dépasser une dose quotidienne maximale de 5 mg de

dropéridol.

Patients âgés (plus de 65 ans) et insuffisants rénaux et hépatiques : aucune donnée n'est disponible.

Enfants (âgés de 2 à 11 ans) et adolescents (âgés de 12 à 18 ans) : le dropéridol n'est pas indiqué dans la PCA.

Chez les patients pouvant présenter un risque d'arythmies ventriculaires, une oxymétrie du pouls doit être effectuée pendant

l'administration et pendant les 30 minutes qui suivent une injection intraveineuse unique.

Mode d’administration

Voie intraveineuse.

Pour les instructions concernant la dilution du médicament avant administration, voir la rubrique 6.6. Voir également les

rubriques 4.3, 4.4 et 5.1.

4.3. Contre-indications

Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1,

Hypersensibilité aux butyrophénones ;

Allongement connu ou suspecté de l’intervalle QT (QTc > 450 ms chez les femmes et > 440 ms chez les hommes). Ceci

inclut les patients présentant un syndrome du QT long congénital, les patients ayant des antécédents familiaux

d’allongement congénital de l’intervalle QT ainsi que les patients traités concomitamment avec des médicaments connus

pour leur risque de provoquer des torsades de pointes par allongement de l’intervalle QT (voir rubrique 4.5) ;

Hypokaliémie ou hypomagnésémie ;

Bradycardie (fréquence cardiaque < 55 battements par minute) ;

Traitement concomitant connu pour induire une bradycardie ;

Phéochromocytome ;

Etats comateux ;

Maladie de Parkinson ;

Dépression sévère

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Système nerveux central

Le dropéridol peut majorer l'effet dépresseur central provoqué par d'autres dépresseurs du SNC. Tout patient soumis à une

anesthésie et traité par de puissants dépresseurs du SNC ou présentant des symptômes évocateurs d'une dépression du

SNC doit faire l'objet d'une surveillance étroite.

L'utilisation concomitante de métoclopramide et d'autres neuroleptiques peut entraîner une augmentation des symptômes

extrapyramidaux et doit être évitée (voir rubrique 4.5).

La prudence s'impose chez les patients souffrant d'épilepsie (ou ayant des antécédents d'épilepsie) ou de pathologies

prédisposant à l'épilepsie ou aux convulsions.

Appareil cardio-vasculaire

Une hypotension légère à modérée ainsi que des cas occasionnels de tachycardie (réflexe) ont été rapportés après

l'administration de dropéridol. Généralement ces effets disparaissent spontanément. Toutefois, si l'hypotension persiste, la

possibilité d'une hypovolémie devra être prise en compte et un remplissage vasculaire devra être réalisé.

Les patients ayant ou pouvant avoir des facteurs de risques d'arythmies cardiaques devront être soigneusement évalués

avant de recevoir du dropéridol ; ces risques sont les suivants:

antécédents de maladie cardiaque significative, telles que arythmies ventriculaires graves, bloc auriculo-ventriculaire du

second ou de troisième degré, dysfonctionnement sinusal, insuffisance cardiaque congestive, cardiopathie ischémique et

hypertrophie ventriculaire gauche;

antécédents familiaux de mort subite;

insuffisance rénale (notamment chez les patients sous dialyse chronique);

bronchopneumopathie chronique obstructive et insuffisance respiratoire;

facteurs de risque de troubles électrolytiques observés chez les patients sous laxatifs, glucocorticoïdes ou diurétiques non

épargneurs du potassium, en association avec l'administration en aigu d'insuline ou chez des patients présentant des

vomissements et/ou des diarrhées prolongées.

Chez les patients à risque d'arythmies cardiaques, les taux sériques d'électrolytes et de créatinine doivent être mesurés et il

convient de s'assurer de l'absence d'un allongement de l'intervalle QT avant toute administration de dropéridol.

Chez les patients à risque réels ou potentiels d'arythmies ventriculaires, une surveillance continue de l'oxymétrie du pouls

doit être effectuée pendant l'administration et pendant les 30 minutes qui suivent une injection intraveineuse unique.

Effets généraux

La prudence s'impose chez les patients prenant des médicaments susceptibles de provoquer un déséquilibre électrolytique

(voir rubrique 4.5).

Les substances qui inhibent l'activité des isoenzymes (CYP) CYP1A2 et/ou CYP3A4 du cytochrome P450 peuvent ralentir le

métabolisme du dropéridol et prolonger son action pharmacologique. Par conséquent, la prudence est recommandée

lorsque le dropéridol est administré en association avec des inhibiteurs puissants du CYP1A2 et du CYP3A4 (voir rubrique

4.5).

Il convient d'être prudent en cas d'utilisation du dropéridol chez des patients qui ont, ou sont suspectés d'avoir, des

antécédents d'alcoolisme ainsi que chez les patients ayant absorbé récemment de grandes quantités d'alcool, en raison de

l'augmentation potentielle du risque d'arythmie.

En cas d'hyperthermie inexpliquée le traitement doit être arrêté impérativement car ce signe peut être l'un des éléments

évocateurs du syndrome malin décrit avec les neuroleptiques.

Des cas de thrombo-embolie veineuse (TEV) ont été rapportés avec des médicaments antipsychotiques. Les patients traités

avec des antipsychotiques présentant souvent des facteurs de risque acquis de TEV, tous les facteurs de risque possibles

de TEV doivent être identifiés avant et pendant le traitement par le dropéridol et des mesures préventives doivent être

prises.

La dose doit être diminuée chez les patients âgés (plus de 65 ans) et les insuffisants rénaux et/ou hépatiques (

voir rubrique

4.2).

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

Associations contre-indiquées

Les médicaments connus pour provoquer des torsades de pointes suite à un allongement de l'intervalle QT ne doivent pas

être administrés en association avec le dropéridol. Par exemple:

antiarythmiques de Classe IA par exemple quinidine, disopyramide, procaïnamide;

antiarythmiques de Classe III par exemple amiodarone, sotalol;

antibiotiques de la classe des macrolides par ex. érythromycine, clarithromycine;

classe des fluoroquinolones par exemple sparfloxacine;

antihistaminiques par ex. astémizole, terfénadine;

certains traitements antipsychotiques par ex. chlorpromazine, halopéridol, pimozide, thioridazine;

les antipaludéens par exemple quinine, chloroquine, halofantrine;

cisapride, dompéridone, méthadone, pentamidine.

Associations déconseillées

L'utilisation concomitante de médicaments provoquant des symptômes extrapyramidaux, par exemple le métoclopramide et

d'autres neuroleptiques, peut accroître la fréquence de ces symptômes et doit donc être évitée.

La consommation de boissons alcoolisées et la prise de médicaments qui contiennent de l'alcool doivent être évitées.

Associations faisant l'objet de précautions d’emploi

Il convient d'être prudent en cas d'utilisation de dropéridol avec tout autre médicament connu pour allonger l'intervalle QT.

Pour réduire le risque d'un allongement de l'intervalle QT, la prudence s'impose chez les patients qui sont traités par des

médicaments susceptibles de provoquer un déséquilibre électrolytique (hypokaliémie et/ou hypomagnésémie), par exemple

diurétiques non épargneurs du potassium, laxatifs et glucocorticoïdes.

Le dropéridol peut potentialiser l'action des sédatifs (barbituriques, benzodiazépines, dérivés morphiniques). Il peut

également potentialiser l'effet des antihypertenseurs, et provoquer une hypotension orthostatique.

Comme tout autre sédatif, le dropéridol peut aggraver la dépression respiratoire induite par les opioïdes.

Le dropéridol bloque les récepteurs dopaminergiques, et il peut donc inhiber l'action des agonistes dopaminergiques

comme la bromocriptine, le lisuride et la L-dopa.

Les substances qui inhibent l'activité des isoenzymes (CYP) CYP1A2 et/ou CYP3A4 du cytochrome P450 peuvent ralentir le

métabolisme du dropéridol et prolonger son action pharmacologique. La prudence est donc recommandée si le dropéridol

est administré en association avec des inhibiteurs puissants du CYP1A2 (par ex. ciprofloxacine, ticlopidine), des inhibiteurs

du CYP3A4 (par ex. diltiazem, érythromycine, fluconazole, indinavir, itraconazole, kétoconazole, néfazodone, nelfinavir,

ritonavir, saquinavir, vérapamil) ou des deux (par ex. cimétidine, mibéfradil).

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse

Des données cliniques limitées n'ont pas montré d'augmentation du risque malformatif.

Le dropéridol n'a pas produit d'effets tératogènes chez le rat. Les études animales sont insuffisantes pour montrer des effets

sur la grossesse, le développement embryonnaire/fœtal, l'accouchement et le développement postnatal.

Des troubles neurologiques transitoires de nature extrapyramidale ont été décrits chez les nouveau-nés de mères ayant été

exposées de manière prolongée à des fortes doses de neuroleptiques.

Par mesure de précaution, il est préférable de ne pas administrer de dropéridol pendant la grossesse. S'il s'avère

nécessaire d'administrer du dropéridol en fin de grossesse, il est recommandé de surveiller les fonctions neurologiques du

nouveau-né.

Allaitement

Il existe un passage des neuroleptiques butyrophénones dans le lait maternel ; le traitement par dropéridol doit donc être

limité à une administration unique. Les administrations répétées ne sont pas recommandées.

Fertilité

Les études chez des rats mâles et femelles n'ont pas mis en évidence d'effets du dropéridol sur la fertilité (voir rubrique 5.3).

L'effet du dropéridol sur la fécondité humaine n'a pas été établi.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Le dropéridol a une influence importante sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.

Les patients ne doivent pas conduire un véhicule ni utiliser de machine dans les 24 heures qui suivent l'administration de

dropéridol.

4.8. Effets indésirables

Les événements indésirables les plus fréquemment rapportés en clinique sont une somnolence et une sédation. Une

hypotension, des arythmies cardiaques, un syndrome malin des neuroleptiques (SMN) et les symptômes qui lui sont

associés ont également été décrits, mais à une fréquence moindre, ainsi que des mouvements anormaux tels que des

dyskinésies et une anxiété ou une agitation.

Classe de

systèmes

d'organes

Fréquent

≥ 1/100 à < 1/10

Peu fréquent

≥ 1/1 000 à < 1/100

Rare

≥ 1/10 000 à < 1/1

Très rare

< 1/10 000

Fréquence

indéterminée

(ne peut être

estimée sur la base

des données

disponibles)

Affections

hématologiques et

du système

lymphatique

Dyscrasie

Affections du

système

immunitaire

Réaction

anaphylactique.

Œdème

angioneurotique.

Hypersensibilité

Troubles du

métabolisme et de

la nutrition

Sécrétion

inappropriée

d'hormone

antidiurétique

Affections

psychiatriques

Anxiété

Agitation/akathisie

Etats confusionnels.

Agitation

Dysphorie

Hallucinations

Affections

gravidiques,

puerpérales et

périnatales

Syndrome de

sevrage

médicamenteux

néonatal (voir

rubrique 4.6)

Affections du

système nerveux

Somnolence

Dystonie

Oculogyrie

Troubles

extrapyramidaux.

Convulsions

Tremblements

Crises épileptiques

Maladie de

Parkinson.

Hyperactivité

psychomotrice.

Coma

Affections

cardiaques

Tachycardie.

Sensations

vertigineuses

Arythmies

cardiaques, y

compris arythmies

ventriculaires

Arrêt cardiaque

Torsades de pointes

Allongement de

l'intervalle QT à

l'ECG

Affections

vasculaires

Hypotension

Syncope

Affections

respiratoires,

thoraciques et

médiastinales

Bronchospasme

Laryngospasme

Affections de la

peau et du tissu

sous-cutané

Eruptions cutanées

transitoires

Troubles généraux

et anomalies au

site

d'administration

Syndrome malin

des neuroleptiques

(SMN)

Mort subite

Classe de

systèmes

d'organes

Fréquent

≥ 1/100 à < 1/10

Peu fréquent

≥ 1/1 000 à < 1/100

Rare

≥ 1/10 000 à < 1/1

Très rare

< 1/10 000

Fréquence

indéterminée

(ne peut être

estimée sur la base

des données

disponibles)

Affections

hématologiques et

du système

lymphatique

Dyscrasie

Affections du

système

immunitaire

Réaction

anaphylactique.

Œdème

angioneurotique.

Hypersensibilité

Troubles du

métabolisme et de

la nutrition

Sécrétion

inappropriée

d'hormone

antidiurétique

Affections

psychiatriques

Anxiété

Agitation/akathisie

Etats confusionnels.

Agitation

Dysphorie

Hallucinations

Affections

gravidiques,

puerpérales et

périnatales

Syndrome de

sevrage

médicamenteux

néonatal (voir

rubrique 4.6)

Affections du

système nerveux

Somnolence

Dystonie

Oculogyrie

Troubles

extrapyramidaux.

Convulsions

Tremblements

Crises épileptiques

Maladie de

Parkinson.

Hyperactivité

psychomotrice.

Coma

Affections

cardiaques

Tachycardie.

Sensations

vertigineuses

Arythmies

cardiaques, y

compris arythmies

ventriculaires

Arrêt cardiaque

Torsades de pointes

Allongement de

l'intervalle QT à

l'ECG

Affections

vasculaires

Hypotension

Syncope

Affections

respiratoires,

thoraciques et

médiastinales

Bronchospasme

Laryngospasme

Affections de la

peau et du tissu

sous-cutané

Eruptions cutanées

transitoires

Troubles généraux

Syndrome malin

Mort subite

Certains des symptômes possibles d'un SMN ont parfois été rapportés, dont des variations de la température corporelle,

une rigidité et une fièvre. Une modification de l'état mental, avec une confusion ou une agitation et une conscience altérée,

a été observée. L'instabilité autonome peut se manifester par une tachycardie, une fluctuation de la tension artérielle, une

transpiration/salivation excessive et des tremblements. Dans les cas extrêmes, le SMN peut aboutir à un coma ou à des

problèmes rénaux et/ou hépatobiliaires.

Une exposition prolongée dans des indications psychiatriques a été associée à des cas isolés d'aménorrhée, de

galactorrhée, de gynécomastie, d'hyperprolactinémie et d'oligoménorrhée.

Des cas de maladie thromboembolique veineuse, y compris des cas d'embolie pulmonaire et des cas de thrombose

veineuse profonde ont été rapportés avec les médicaments antipsychotiques; la fréquence est inconnue.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une

surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable

suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé

(ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.

4.9. Surdosage

Symptômes

Un surdosage par le dropéridol se manifeste par une intensification de ses effets pharmacologiques. Les symptômes d'un

surdosage accidentel vont d’une indifférence psychique à un état de sommeil, avec parfois une baisse de la pression

artérielle.

A plus fortes doses ou chez des patients sensibles, des troubles extrapyramidaux peuvent survenir (salivation, mouvements

anormaux, parfois rigidité musculaire). Des convulsions peuvent survenir à des doses toxiques.

De rares cas d'allongement de l'intervalle QT, d'arythmies ventriculaires et de mort subite ont été rapportés.

Traitement

Il n'existe pas d'antidote spécifique. Toutefois lorsque des effets extrapyramidaux apparaissent, un anticholinergique devra

être administré. En cas de surdosage par le dropéridol, une surveillance rapprochée des patients s'impose pour identifier

tout signe d'allongement de l'intervalle QT. Il convient de tenir compte des facteurs prédisposant aux torsades de pointes,

par exemple les troubles électrolytiques (notamment l'hypokaliémie ou l'hypomagnésémie) et à la bradycardie.

Une hypotension marquée doit être traitée par un remplissage vasculaire et la mise en œuvre d'autres mesures

appropriées.

Les voies aériennes dégagées et une oxygénation appropriée doivent être maintenues; la pose d'une canule oropharyngée

ou d'une sonde endotrachéale peut être indiquée. Si nécessaire, le patient devra rester en observation pendant 24 heures

minimum en contrôlant la température corporelle et l'apport liquidien.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

5.1. Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique : Antipsychotiques – Dérivés de la butyrophénone, Code ATC ; N05AD08

Le dropéridol est un neuroleptique de la classe des butyrophénones. Son profil pharmacologique se caractérise

principalement par un blocage des récepteurs dopaminergiques et une faible action

1-adrénolytique. Le dropéridol n'a pas

d'activité anticholinergique ni antihistaminique. L’action inhibitrice du dropéridol sur les récepteurs dopaminergiques de la

zone gâchette dite « chémosensible » de l'area postrema lui confère un effet antiémétique puissant particulièrement efficace

dans la prévention et le traitement des nausées et vomissements post-opératoires et/ou induits par les analgésiques

opioïdes.

A la dose de 0,15 mg/kg, le dropéridol provoque une chute de la pression artérielle moyenne (TAM), d'abord par diminution

du débit cardiaque, puis par diminution de la précharge. Ces changements surviennent indépendamment de toute altération

de la contractilité myocardique ou de la résistance vasculaire. Le dropéridol n'affecte pas la contractilité myocardique ni la

fréquence cardiaque, par conséquent, il n'a pas d'effet inotrope négatif. Du fait de sa faible activité

1-adrénolytique, le

dropéridol peut entraîner une légère hypotension, et une diminution des résistances vasculaires périphériques et

éventuellement une baisse de la pression artérielle pulmonaire (notamment si elle est anormalement élevée). Le dropéridol

peut également réduire l'incidence des arythmies induites par l'épinéphrine, mais il n'empêche pas la survenue d'autres

formes d'arythmies cardiaques.

NVPO

Dans une revue systématique de 222 études sur la prévention des NVPO, le risque de NVPO après administration de

dropéridol était inférieur à celui du placebo avec un RR (intervalle de confiance à 95 %) de 0,65 (0,60-0,71) pour les

nausées, de 0,65 (0,61-0,70) pour les vomissements et de 0,62 (0,58 - 0,67) pour l'association nausées et vomissements.

Dans le cadre d'une analyse combinée de 2 061 patients présentant un risque élevé de NVPO, 1,25 mg de dropéridol a été

plus efficace que 4 mg d'ondansétron ou 0,625 mg de dropéridol pour prévenir les nausées (p < 0,05; absence de nausées

de 43 %, 29 % et 29 % respectivement), pour prévenir les vomissements (réponse complète de 56 %, 53 % et 48 %

pendant une période comprise entre 0 et 24 heures) et réduire le besoin d'un médicament de secours (26 %, 34 % et 32 %).

Monothérapie

Une méta-analyse a examiné les données provenant de 74 essais cliniques comprenant 5 351 patients ayant reçu du

dropéridol selon 24 schémas posologiques différents et 3 372 patients ayant reçu du placebo ou aucun traitement.

L'incidence de NVPO précoces (0 - 6 heures) et tardifs (0 - 24 heures) chez l'adulte et l'enfant a été analysée (voir tableau).

Résultats /Prévention des NVPO précoces est tardifs après administration de dropéridol comparé à une prise de placebo ou

à l'absence de traitement. Les pourcentages suivants indiquent l'incidence des nausées ou vomissements.

Paramètre

Dropéridol

Moyenne (écarts) en %

Placebo/aucun

traitement

Moyenne (écarts) en %

Résultats précoces (0 -

6 heures)

Nausées

16 (3 - 41)

33 (15 - 80)

Vomissements

14 (0 - 56)

29 (6 - 86)

Résultats tardifs (0 - 24

heures)

Nausées

45 (1 - 86)

58 (11 - 96)

Vomissements

28 (4 - 83)

46 (12 - 97)

Le dropéridol s'est avéré plus efficace que le placebo ou l'absence de traitement dans la prévention des NVPO chez l'adulte

et l'enfant.

Polythérapie

Une étude randomisée dans 4 123 patients a évalué l'efficacité de traitements antiémétiques utilisés seuls ou en association

chez des patients présentant un risque élevé de NVPO

Les traitements administrés étaient: 1,25 mg de dropéridol ou pas de dropéridol; 4 mg d'ondansétron ou pas d'ondansétron;

et 4 mg de dexaméthasone ou pas de dexaméthasone.

L'association d'antiémétiques a réduit l'incidence de NVPO conduisant à une réduction d'environ 26 % du risque relatif de

nausées et de vomissements à chaque antiémétique ajouté. Tous les antiémétiques testés ont montré la même efficacité.

Une revue systématique de 14 études comprenant 1 117 patients a été réalisée.

Le dropéridol a été utilisé dans 6 études à une dose comprise entre 0,017 et 0,17 mg/mg de morphine; la dose de dropéridol

était comprise entre 0,017 et 0,33 mg/bolus. L'incidence des événements émétiques a été de 66 % chez les patients

recevant le placebo et de 30 % chez les patients recevant du dropéridol.

Dans une étude contrôlée versus placebo, il a été observé un allongement de l'intervalle QT à 3 - 6 min après

l'administration de 0,625 et 1,25 mg de dropéridol (respectivement 15 ± 40 et 22 ± 41 ms), mais ces résultats ne différaient

pas significativement de ceux observés avec le placebo (12 ± 35 ms). Le nombre de patients présentant un allongement de

l'intervalle QTc supérieur à 10 % n'était pas statistiquement différent dans les deux groupes.

Une deuxième étude ayant comparé 0,75 mg de dropéridol administré par voie intraveineuse et 4 mg d'ondansétron a

montré une prolongation significative de l'intervalle QTc (17 ± 9 ms pour le dropéridol, 20 ± 13 ms pour l'ondansétron) avec,

à partir de la 90

ème

minute, une durée de l'intervalle QTc significativement plus faible que celle mesurée avant le traitement.

Une étude évaluant l'association d'ondansétron (4 mg) et de dropéridol (1 mg) a montré que les deux médicaments

augmentaient séparément l'intervalle QTc (17 ± 10 ms pour l'ondansétron, 25 ± 8 ms pour le dropéridol), sans effet additif

après administration de l'association de ces deux médicaments (28 ± 10 ms).

5.2. Propriétés pharmacocinétiques

Le délai d'action est de 2 à 3 minutes après l'administration d'une dose intraveineuse unique. Les effets relaxants et sédatifs

peuvent persister pendant 2 à 4 heures, mais la diminution de la vigilance du patient peut persister pendant 12 heures.

Distribution

Après une administration intraveineuse, les concentrations plasmatiques diminuent rapidement durant les 15 premières

minutes. Le taux de fixation aux protéines plasmatiques est de 85 - 90 %. Le volume de distribution est de l'ordre de 1,5 l/kg.

Biotransformation

Le dropéridol est fortement métabolisé par le foie. Il subit une oxydation, désalkylation, déméthylation et hydroxylation par

les isoenzymes 1A2 et 3A4 du cytochrome P450 et, à un moindre degré, par l'isoenzyme 2C19. Les métabolites n'ont pas

d'activité neuroleptique.

Élimination

L'élimination se fait principalement par métabolisme, et 75 % de la dose est excrétée par voie rénale; 1 % seulement de la

dose est éliminée sous forme inchangée dans l'urine, et 11 % dans les fèces. La clairance plasmatique est de 0,8 (0,4 - 1,8)

l/min, et la demi-vie d'élimination (t

1/2ß

) de 134 ± 13 min.

Interactions médicamenteuses

Une étude associant l'ondansétron (4 mg) et le dropéridol (1 mg) a montré qu’il n'y avait aucune interaction

pharmacocinétique entre les deux médicaments.

Population pédiatrique

Dans une étude menée chez 12 enfants (âgés de 3,5 à 12 ans), les valeurs du volume de distribution et de la clairance ont

été inférieures à celles observées dans la population adulte (0,58 ± 0,29 l/kg et 4,66 ± 2,28 ml/kg*min respectivement) et

ont diminué parallèlement. La demi-vie d'élimination (101,5 ± 26,4 min) est semblable à celle observée chez les adultes.

5.3. Données de sécurité préclinique

Les données non cliniques issues des études conventionnelles de pharmacologie de sécurité, toxicologie en administration

répétée, génotoxicité, cancérogénèse, et des fonctions de reproduction, n’ont pas révélé de risque particulier pour l’homme.

Une étude du dropéridol administré par voie orale chez le rat n'a pas montré de diminution de la fertilité chez les mâles ou

les femelles recevant jusqu'à 20 fois la dose maximale humaine.

Les études électrophysiologiques in vitro et in vivo montrent qu'il existe un risque d'allongement de l'intervalle QT chez

l'homme.

Chez l'homme, les taux plasmatiques de dropéridol sous forme libre sont environ 4 fois plus élevé à 25 fois plus bas que les

taux ayant un effet sur les paramètres de repolarisation cardiaque mesurés dans les divers modèles expérimentaux.

Évaluation du risque environnemental (ERE)

Ce produit est peu susceptible de présenter un risque pour l'environnement après utilisation chez des patients.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES

6.1. Liste des excipients

Mannitol, acide tartrique, hydroxyde de sodium ou acide tartrique, eau pour préparations injectables.

6.2. Incompatibilités

Incompatible avec les barbituriques. Ce médicament ne doit pas être mélangé avec d'autres médicaments à l'exception de

ceux mentionnés dans la rubrique 6.6.

6.3. Durée de conservation

36 mois.

Après ouverture: le produit doit être utilisé immédiatement.

6.4. Précautions particulières de conservation

A conserver dans l’emballage d’origine, à l'abri de la lumière.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur

1 ml en ampoule (verre brun); boîte de 1.

1 ml en ampoule (verre brun); boîte de 10.

1 ml en ampoule (verre brun); boîte de 50.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6. Précautions particulières d’élimination et de manipulation

Réservé à un usage unique. Toute solution inutilisée doit être jetée.

Inspecter visuellement la solution avant de l'administrer. Utiliser uniquement des solutions limpides et incolores exemptes

de toute particule visible.

Pour une utilisation en PCA: prélever le dropéridol et la morphine dans une seringue et compléter au volume avec une

solution injectable de chlorure de sodium à 0,9 %.

Tout produit non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

LABORATOIRE AGUETTANT

1 RUE ALEXANDER FLEMING

69007 LYON

8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

584 289-6 ou 34009 584 289 6 8 : 1 ml en ampoule (verre brun) ; boîte de 1

584 290-4 ou 34009 584 290 4 0 : 1 ml en ampoule (verre brun) ; boîte de 10

584 291-0 ou 34009 584 291 0 1 : 1 ml en ampoule (verre brun) ; boîte de 50

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION

Date de première autorisation:{JJ mois AAAA}

Date de dernier renouvellement:{JJ mois AAAA}

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE

{JJ mois AAAA}

11. DOSIMETRIE

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES

Sans objet.

CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE

Liste I

Médicament réservé à l’usage hospitalier.

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