DESOGESTREL/ETHINYLESTRADIOL Mylan 150 microgrammes/30 microgrammes, comprimé

France - français - ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé)

Achète-le

Notice patient Notice patient (PIL)

17-08-2020

Ingrédients actifs:
désogestrel
Disponible depuis:
MYLAN SAS
Code ATC:
G03AA09
DCI (Dénomination commune internationale):
desogestrel
Dosage:
150 microgrammes
forme pharmaceutique:
comprimé
Composition:
composition pour un comprimé > désogestrel : 150 microgrammes > éthinylestradiol : 30 microgrammes
Type d'ordonnance:
liste I
Domaine thérapeutique:
progestatifs et estrogènes en association fixe
Descriptif du produit:
34009 300 ou 4 0 - 1 plaquette(s) PVC PVDC aluminium de 21 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation:22/10/2015;34009 300 ou 5 7 - 3 plaquette(s) PVC PVDC aluminium de 21 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation:22/10/2015;34009 550 ou 5 2 - 6 plaquette(s) PVC PVDC aluminium de 21 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;34009 550 ou 6 9 - 13 plaquette(s) PVC PVDC aluminium de 21 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;
Statut de autorisation:
Valide
Numéro d'autorisation:
68123988
Date de l'autorisation:
2015-01-16

NOTICE

ANSM - Mis à jour le : 17/08/2020

Dénomination du médicament

DESOGESTREL/ETHINYLESTRADIOL MYLAN 150 microgrammes/30 microgrammes, comprimé

Désogestrel/Ethinylestradiol

Encadré

Points importants à connaître concernant les contraceptifs hormonaux combinés (CHC) :

Ils comptent parmi les méthodes de contraception réversibles les plus fiables lorsqu’ils sont utilisés

correctement.

Ils augmentent légèrement le risque de formation d’un caillot sanguin dans les veines et les artères, en

particulier pendant la première année de leur utilisation ou lorsque le contraceptif hormonal combiné est

repris après une interruption de 4 semaines ou plus.

Soyez vigilante et consultez votre médecin si vous pensez présenter les symptômes évocateurs d’un caillot

sanguin (voir rubrique 2 « Caillots sanguins »).

Veuillez lire attentivement cette notice avant de prendre ce médicament car elle contient des informations

importantes pour vous.

Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

Si vous avez d’autres questions, interrogez votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ère.

Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à d’autres personnes. Il pourrait leur

être nocif, même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, votre pharmacien ou votre

infirmier/ère. Ceci s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir

rubrique 4.

Que contient cette notice ?

1. Qu'est-ce que DESOGESTREL/ETHINYLESTRADIOL MYLAN 150 microgrammes/30

microgrammes, comprimé et dans quels cas est-il utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant de prendre DESOGESTREL/ETHINYLESTRADIOL

MYLAN 150 microgrammes/30 microgrammes, comprimé ?

3. Comment prendre DESOGESTREL/ETHINYLESTRADIOL MYLAN 150 microgrammes/30

microgrammes, comprimé ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver DESOGESTREL/ETHINYLESTRADIOL MYLAN 150 microgrammes/30

microgrammes, comprimé ?

6. Contenu de l’emballage et autres informations.

1. QU’EST-CE QUE DESOGESTREL/ETHINYLESTRADIOL MYLAN 150 microgrammes/30

microgrammes, comprimé ET DANS QUELS CAS EST-IL UTILISE ?

Classe pharmacothérapeutique : progestatifs et estrogènes en association fixe - code ATC : G03AA09

CONTRACEPTIF ESTROPROGESTATIF.

(G : système génito-urinaire et hormones sexuelles)

DESOGESTREL/ETHINYLESTRADIOL MYLAN 150 microgrammes/30 microgrammes, comprimé est un

contraceptif hormonal oral.

Il empêche l’ovulation et est préconisé dans le but d’éviter une grossesse.

Chaque comprimé blanc contient deux substances actives (éthinylestradiol et désogestrel).

Les contraceptifs oraux qui contiennent deux substances à activité hormonale sont appelés contraceptifs

oraux « combinés ».

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DE PRENDRE

DESOGESTREL/ETHINYLESTRADIOL MYLAN 150 microgrammes/30 microgrammes, comprimé ?

Remarques générales

Avant de commencer un traitement par DESOGESTREL/ETHINYLESTRADIOL MYLAN 150

microgrammes/30 microgrammes, comprimé, un interrogatoire sur vos antécédents médicaux personnels et

familiaux proches sera effectué par votre médecin. Votre pression artérielle sera mesurée et, si nécessaire,

selon votre situation personnelle, d'autres examens pourront être demandés.

Avant de commencer à utiliser DESOGESTREL/ETHINYLESTRADIOL MYLAN 150 microgrammes/30

microgrammes, comprimé, vous devez lire les informations concernant les caillots sanguins (thrombose) en

rubrique 2. Il est particulièrement important de lire la description des symptômes d’un caillot sanguin –

voir rubrique 2, « Caillots sanguins ».

Cette notice décrit plusieurs situations dans lesquelles vous devez arrêter de prendre

DESOGESTREL/ETHINYLESTRADIOL MYLAN 150 microgrammes/30 microgrammes, comprimé, ou

décrit des circonstances dans lesquelles l'efficacité contraceptive peut être diminuée. Dans ces cas, vous ne

devez pas avoir de rapports sexuels ou alors, vous devez utiliser d'autres méthodes contraceptives non

hormonales comme le préservatif ou toute autre barrière mécanique. N'utilisez pas de méthodes naturelles

de contraception (mesure de la température, aspect de la glaire cervicale). En effet, ces méthodes peuvent

ne pas être fiables car DESOGESTREL/ETHINYLESTRADIOL MYLAN 150 microgrammes/30

microgrammes, comprimé a un effet sur la température corporelle et sur la glaire cervicale.

DESOGESTREL/ETHINYLESTRADIOL MYLAN 150 microgrammes/30 microgrammes, comprimé,

comme tous les autres contraceptifs oraux, ne protège pas de l’infection par le VIH (SIDA) ou des autres

infections sexuellement transmissibles.

Si votre médecin vous a informée d’une intolérance à certains sucres, contactez-le avant de prendre ce

médicament.

Ne prenez jamais DESOGESTREL/ETHINYLESTRADIOL MYLAN 150 microgrammes/30

microgrammes, comprimé :

Vous ne devez pas utiliser DESOGESTREL/ETHINYLESTRADIOL MYLAN 150 microgrammes/30

microgrammes, comprimé si vous êtes dans l’une des situations listées ci-dessous. Si tel est le cas, vous

devez en informer votre médecin. Votre médecin discutera avec vous d’autres méthodes de contraception qui

seraient plus adaptées.

si vous avez (ou avez déjà eu) un caillot dans un vaisseau sanguin d’une jambe (thrombose veineuse

profonde [TVP]), d’un poumon (embolie pulmonaire [EP]) ou d’autres organes ;

si vous vous savez atteinte d’un trouble affectant la coagulation sanguine – par exemple, un déficit en

protéine C, un déficit en protéine S, un déficit en antithrombine III, une mutation du facteur V de Leiden ou

la présence d’anticorps anti-phospholipides ;

si vous devez être opérée ou si vous êtes alitée pendant une durée prolongée (voir la rubrique « Caillots

sanguins ») ;

si vous avez déjà eu une crise cardiaque ou un accident vasculaire cérébral (AVC) ;

si vous avez (ou avez déjà eu) une angine de poitrine (une maladie provoquant des douleurs intenses dans

la poitrine et pouvant être le signe précurseur d’une crise cardiaque) ou un accident ischémique transitoire

(AIT - symptômes temporaires d’AVC) ;

si vous avez l’une des maladies suivantes pouvant augmenter le risque de caillot dans les artères :

diabète sévère avec atteinte des vaisseaux sanguins,

pression artérielle très élevée,

taux très élevé de graisses dans le sang (cholestérol ou triglycérides),

maladie appelée hyperhomocystéinémie.

si vous avez (ou avez déjà eu) un type de migraine appelé « migraine avec aura » ;

si vous avez ou avez eu une inflammation du pancréas (pancréatite) ;

si vous avez ou avez eu une affection du foie avec absence de normalisation de votre fonction hépatique ;

si vous avez ou avez eu une tumeur du foie ;

si vous avez des antécédents ou une suspicion de cancer du sein ou des organes génitaux ;

si vous avez des saignements vaginaux inexpliqués ;

si vous avez une hyperplasie endométriale (développement anormal de la paroi de l’utérus) ;

si vous êtes allergique à l'éthinylestradiol ou au désogestrel, ou à l'un des autres composants contenus dans

ce médicament, mentionnés dans la rubrique 6 ;

association

avec

millepertuis

(voir

rubrique

Autres

médicaments

DESOGESTREL/ETHINYLESTRADIOL MYLAN 150 microgrammes/30 microgrammes, comprimé »).

Ne prenez pas DESOGESTREL/ETHINYLESTRADIOL MYLAN 150 microgrammes/30 microgrammes si

vous avez une hépatite C et que vous prenez des médicaments contenant de l’ombitasvir / paritaprévir /

ritonavir et dasabuvir (voir aussi la rubrique « Autres médicaments et

DESOGESTREL/ETHINYLESTRADIOL MYLAN 150 microgrammes/30 microgrammes, comprimé »).

Avertissements et précautions

Adressez-vous à votre médecin, pharmacien ou votre infirmier/ère avant de prendre

DESOGESTREL/ETHINYLESTRADIOL MYLAN 150 microgrammes/30 microgrammes, comprimé.

Dans quels cas devez-vous contacter votre médecin ?

Consultez un médecin de toute urgence

Si vous remarquez de possibles signes d’un caillot sanguin, qui pourraient indiquer que vous avez un

caillot sanguin dans une jambe (thrombose veineuse profonde), que vous avez un caillot sanguin dans un

poumon (embolie pulmonaire) ou que vous faites une crise cardiaque ou un AVC (voir la rubrique «

Caillots sanguins » ci-dessous).

Pour la description des symptômes de ces effets indésirables graves, reportez-vous à la rubrique «

Comment reconnaître un caillot sanguin ».

Si vous êtes dans l’une des situations suivantes, informez-en votre médecin.

Si le problème apparaît ou s’aggrave pendant l’utilisation de DESOGESTREL/ETHINYLESTRADIOL

MYLAN 150 microgrammes/30 microgrammes, comprimé, vous devez également en informer votre

médecin :

en cas de survenue ou antécédent de cancer du sein chez un parent proche ;

si vous avez une affection du foie ou de la vésicule biliaire ;

si vous êtes diabétique ;

en cas de dépression ;

si vous êtes atteinte de la maladie de Crohn ou de rectocolite hémorragique (maladies inflammatoires

chroniques des intestins) ;

si vous avez un lupus érythémateux disséminé (LED) (une maladie qui affecte votre système de défenses

naturelles) ;

si vous avez un syndrome hémolytique et urémique (SHU) (un trouble de la coagulation sanguine qui

entraîne une défaillance des reins) ;

si vous avez une drépanocytose (une maladie héréditaire touchant les globules rouges) ;

si vous avez des taux élevés de graisses dans le sang (hypertriglycéridémie) ou des antécédents familiaux

de ce trouble. L’hypertriglycéridémie a été associée à une augmentation du risque de pancréatite

(inflammation du pancréas) ;

si vous devez être opérée ou si vous êtes alitée pendant une durée prolongée (reportez-vous à la rubrique 2,

« DESOGESTREL/ETHINYLESTRADIOL MYLAN 150 microgrammes/30 microgrammes, comprimé et

caillots sanguins ») ;

si vous venez juste d’accoucher, vous êtes exposée à un risque augmenté de caillots sanguins. Vous devez

demander à votre médecin combien de temps après l’accouchement vous pouvez commencer à prendre

DESOGESTREL/ETHINYLESTRADIOL MYLAN 150 microgrammes/30 microgrammes, comprimé ;

si vous avez une inflammation des veines situées sous la peau (thrombophlébite superficielle) ;

si vous avez des varices ;

si vous êtes épileptique (voir rubrique « Autres médicaments et DESOGESTREL/ETHINYLESTRADIOL

MYLAN 150 microgrammes/30 microgrammes, comprimé ») ;

si vous avez présenté l'une des pathologies suivantes lors d'une grossesse ou la prise antérieure d'un

traitement hormonal : perte auditive, maladie du sang appelée porphyrie, herpès gestationnel (éruption de

vésicules sur la peau pendant la grossesse), chorée de Sydenham (maladie des nerfs avec survenue de

mouvements corporels brusques non contrôlés) ;

en cas d'antécédent ou de survenue de chloasma (tâches brun doré en particulier sur le visage, appelées «

masque de grossesse »). Dans ce cas, évitez toute exposition directe au soleil ou aux rayons ultraviolets ;

les médicaments contenant des estrogènes peuvent induire ou aggraver les symptômes d'angioedème en cas

d'angioedème héréditaire. En cas de survenue d'un des symptômes suivants : gonflement de la face, de la

langue et/ou du pharynx et/ou difficulté à avaler ou urticaire associé à des difficultés pour respirer, consultez

immédiatement votre médecin ;

la prise de ce médicament est à éviter en association avec certains médicaments utilisés dans le traitement

de l’épilepsie (carbamazépine, fosphénytoïne, oxcarbazépine, phénobarbital, phénytoïne, primidone,

topiramate), certains anti-infectieux (efavirenz, névirapine, nelfinavir, ritonavir, rifampicine, rifabutine) ou

avec le modafinil (voir rubrique « Autres médicaments et DESOGESTREL/ETHINYLESTRADIOL

MYLAN 150 microgrammes/30 microgrammes, comprimé »).

DESOGESTREL/ETHINYLESTRADIOL MYLAN 150 microgrammes/30 microgrammes, comprimé et

caillots sanguins

L’utilisation d’un contraceptif hormonal combiné tel que DESOGESTREL/ETHINYLESTRADIOL

MYLAN 150 microgrammes/30 microgrammes, comprimé augmente le risque d’apparition d’un caillot

sanguin en comparaison à une non-utilisation. Dans de rares cas, un caillot sanguin peut bloquer des

vaisseaux sanguins et provoquer de graves problèmes.

Les caillots sanguins peuvent se former :

dans les veines (on parle alors de « thrombose veineuse » ou de « thrombo-embolie veineuse » [TEV]);

dans les artères (on parle alors de « thrombose artérielle » ou de « thrombo-embolie artérielle » [TEA]).

Le rétablissement, suite à des caillots sanguins, n’est pas toujours complet. Dans de rares cas, ils peuvent

entraîner des séquelles graves et durables et, dans de très rares cas, ils peuvent être fatals.

Il est important de garder à l’esprit que le risque global de caillot sanguin dû à

DESOGESTREL/ETHINYLESTRADIOL MYLAN 150 microgrammes/30 microgrammes, comprimé est

faible.

COMMENT RECONNAÎTRE UN CAILLOT SANGUIN

Consultez un médecin de toute urgence si vous remarquez l’un des signes ou symptômes suivants :

Présentez-vous l’un de ces signes ?

Il peut éventuellement

s’agir de :

gonflement d’une jambe ou le long d’une veine de la

jambe ou du pied, en particulier s’il s’accompagne de :

douleur ou sensibilité dans la jambe,

pouvant n’être ressentie qu’en position

debout ou lors de la marche ;

chaleur dans la jambe affectée ;

changement de couleur de la peau de la

jambe, devenant p. ex. pâle, rouge ou

bleue.

Thrombose veineuse

profonde

apparition soudaine et inexpliquée d’un essoufflement

ou d’une respiration rapide ;

toux soudaine sans cause apparente, avec parfois des

crachats de sang ;

douleur aiguë dans la poitrine, qui peut s’accentuer en

cas de respiration profonde ;

étourdissements ou sensations vertigineuses sévères ;

battements de cœur rapides ou irréguliers ;

douleur intense dans l’estomac.

En cas de doute, consultez un médecin car certains de ces

symptômes, comme la toux ou l’essoufflement, peuvent

être pris à tort pour les signes d’une maladie moins sévère

telle qu’une infection respiratoire (p.ex. un simple rhume).

Embolie pulmonaire

Symptômes apparaissant le plus souvent dans un seul œil :

Thrombose veineuse

rétinienne (caillot sanguin

Présentez-vous l’un de ces signes ?

Il peut éventuellement

s’agir de :

perte immédiate de la vision ou vision trouble sans

douleur pouvant évoluer vers une perte de la vision.

dans l’œil)

douleur, gêne, pression, lourdeur dans la poitrine ;

sensation d’oppression ou d’encombrement dans la

poitrine, le bras ou sous le sternum ;

sensation d’encombrement, d’indigestion ou de

suffocation ;

sensation de gêne dans le haut du corps irradiant vers le

dos, la mâchoire, la gorge, le bras et l’estomac ;

transpiration, nausées, vomissements ou sensations

vertigineuses ;

faiblesse, anxiété ou essoufflement extrêmes ;

battements de cœur rapides ou irréguliers.

Crise cardiaque

apparition soudaine d’une faiblesse ou d’un

engourdissement au niveau du visage, d’un bras ou d’une

jambe, en particulier d’un côté du corps ;

apparition soudaine d’une confusion, de difficultés à

parler ou à comprendre ;

apparition soudaine de difficultés à voir d’un œil ou des

deux yeux ;

apparition soudaine de difficultés à marcher, de

sensations vertigineuses, d’une perte d’équilibre ou de

coordination ;

maux de tête soudains, sévères ou prolongés, sans cause

connue ;

perte de conscience ou évanouissement avec ou sans

crise convulsive.

Parfois, les symptômes de l’AVC peuvent être de courte

durée, avec un rétablissement presque immédiat et

complet, mais vous devez tout de même consulter un

médecin de toute urgence car vous pourriez être exposée

au risque d’un nouvel AVC.

Accident vasculaire

cérébral (AVC)

gonflement et coloration légèrement bleutée d’une

Caillots sanguins bloquant

Présentez-vous l’un de ces signes ?

Il peut éventuellement

s’agir de :

extrémité ;

douleur intense dans l’estomac (« abdomen aigu »)

d’autres vaisseaux sanguins

CAILLOTS SANGUINS DANS UNE VEINE

Que peut-il se passer si un caillot sanguin se forme dans une veine ?

Un lien a été établi entre l’utilisation de contraceptifs hormonaux combinés et l’augmentation du risque de

caillots sanguins dans les veines (thrombose veineuse). Cependant, ces effets indésirables sont rares. Le plus

souvent, ils surviennent pendant la première année d’utilisation d’un contraceptif hormonal combiné.

Lorsqu’un caillot sanguin se forme dans une veine d’une jambe ou d’un pied, il peut provoquer une

thrombose veineuse profonde (TVP).

Si le caillot sanguin migre de la jambe vers le poumon, il peut provoquer une embolie pulmonaire.

Dans de très rares cas, un caillot peut se former dans une veine d’un autre organe, comme l’œil (thrombose

veineuse rétinienne).

À quel moment le risque d’apparition d’un caillot sanguin dans une veine est-il le plus élevé ?

Le risque d’apparition d’un caillot sanguin dans une veine est maximal pendant la première année

d’utilisation d’un contraceptif hormonal combiné pris pour la première fois. Le risque peut également être

augmenté lorsque vous recommencez à prendre un contraceptif hormonal combiné (le même produit ou un

produit différent) après une interruption de 4 semaines ou plus.

Après la première année, le risque diminue mais reste toujours légèrement plus élevé que si vous n’utilisiez

pas de contraceptif hormonal combiné.

Lorsque vous arrêtez de prendre DESOGESTREL/ETHINYLESTRADIOL MYLAN 150 microgrammes/30

microgrammes, comprimé, le risque d’apparition de caillot sanguin revient à la normale en quelques

semaines.

Quel est le risque d’apparition d’un caillot sanguin ?

Le risque dépend de votre risque de base de TEV et du type de contraceptif hormonal combiné que vous

prenez.

Le risque global de caillot sanguin dans une jambe ou un poumon (TVP ou EP) associé à

DESOGESTREL/ETHINYLESTRADIOL MYLAN 150 microgrammes/30 microgrammes, comprimé est

faible.

Sur 10 000 femmes qui n’utilisent aucun contraceptif hormonal combiné et qui ne sont pas enceintes,

environ 2 développeront un caillot sanguin sur une période d’un an.

Sur 10 000 femmes qui utilisent un contraceptif hormonal combiné contenant du lévonorgestrel, de la

noréthistérone ou du norgestimate, environ 5 à 7 développeront un caillot sanguin sur une période d’un an.

Sur 10 000 femmes qui utilisent un contraceptif hormonal combiné contenant du désogestrel, comme

DESOGESTREL/ETHINYLESTRADIOL MYLAN 150 microgrammes/30 microgrammes, comprimé,

environ 9 à 12 développeront un caillot sanguin sur une période d’un an.

Le risque d’apparition d’un caillot sanguin variera selon vos antécédents médicaux personnels (voir «

Facteurs augmentant le risque de caillot sanguin » ci-dessous).

Risque d’apparition d’un caillot

sanguin sur une période d’un an

Femmes qui n’utilisent pas de contraceptif hormonal

combiné (pilule/patch/anneau) et qui ne sont pas

enceintes

Environ 2 femmes sur 10 000

Femmes qui utilisent une pilule contraceptive

hormonale combinée contenant du lévonorgestrel, de

la noréthistérone ou du norgestimate

Environ 5 à 7 femmes sur 10

Femmes qui utilisent

DESOGESTREL/ETHINYLESTRADIOL MYLAN

150 microgrammes/30 microgrammes, comprimé

Environ 9 à 12 femmes sur 10

Facteurs augmentant le risque de caillot sanguin dans une veine

Le risque de caillot sanguin associé à DESOGESTREL/ETHINYLESTRADIOL MYLAN 150

microgrammes/30 microgrammes, comprimé est faible mais certaines situations peuvent augmenter ce

risque. Le risque sera plus élevé :

si vous avez un surpoids important (indice de masse corporelle [IMC] supérieur à 30 kg/m

si l’un des membres de votre famille proche a eu un caillot sanguin dans une jambe, un poumon ou un

autre organe à un âge relativement jeune (p. ex. avant l’âge de 50 ans). Si tel est le cas, vous pourriez être

atteinte d’un trouble héréditaire de la coagulation sanguine ;

si vous devez être opérée ou si vous êtes alitée pendant une période prolongée en raison d’une blessure ou

d’une maladie, ou si votre jambe est immobilisée (p. ex. plâtre). Il pourra être nécessaire d’interrompre

l’utilisation de DESOGESTREL/ETHINYLESTRADIOL MYLAN 150 microgrammes/30 microgrammes,

comprimé plusieurs semaines avant l’opération chirurgicale et/ou tant que votre mobilité est réduite. Si vous

devez

arrêter

d’utiliser

DESOGESTREL/ETHINYLESTRADIOL

MYLAN

microgrammes/30

microgrammes, comprimé, demandez à votre médecin à quel moment vous pourrez recommencer à

l’utiliser ;

avec l’âge (en particulier au-delà de 35 ans) ;

si vous avez accouché dans les semaines précédentes.

Plus vous cumulez ces situations, plus le risque d’apparition d’un caillot sanguin augmente.

Les voyages en avion (de plus de 4 heures) peuvent augmenter temporairement le risque de caillot sanguin,

en particulier si vous présentez déjà certains des autres facteurs listés.

Il est important de prévenir votre médecin si vous êtes concernée par l’une de ces situations, même si vous

n’en êtes pas certaine. Votre médecin pourra décider qu’il est nécessaire d’arrêter le traitement par

DESOGESTREL/ETHINYLESTRADIOL MYLAN 150 microgrammes/30 microgrammes, comprimé.

Si l’une des situations ci-dessus évolue pendant la période où vous utilisez

DESOGESTREL/ETHINYLESTRADIOL MYLAN 150 microgrammes/30 microgrammes, comprimé, par

exemple si un membre de votre famille proche développe une thrombose sans raison connue ou si vous

prenez beaucoup de poids, parlez-en à votre médecin.

CAILLOTS SANGUINS DANS UNE ARTÈRE

Que peut-il se passer si un caillot sanguin se forme dans une artère ?

Comme un caillot sanguin dans une veine, un caillot dans une artère peut provoquer de graves problèmes. Par

exemple, il peut provoquer une crise cardiaque ou un accident vasculaire cérébral (AVC).

Facteurs augmentant le risque de caillot sanguin dans une artère

Il est important de noter que le risque de crise cardiaque ou d’AVC lié à l’utilisation de

DESOGESTREL/ETHINYLESTRADIOL MYLAN 150 microgrammes/30 microgrammes, comprimé est

très faible mais peut augmenter :

avec l’âge (au-delà de 35 ans) ;

vous

fumez.

Lors

l’utilisation

d’un

contraceptif

hormonal

combiné

DESOGESTREL/ETHINYLESTRADIOL MYLAN 150 microgrammes/30 microgrammes, comprimé, il est

conseillé d’arrêter de fumer. Si vous ne parvenez pas à arrêter de fumer et si vous êtes âgée de plus de 35 ans,

votre médecin pourra vous conseiller d’utiliser une méthode de contraception différente ;

si vous êtes en surpoids ;

si vous avez une pression artérielle élevée ;

si un membre de votre famille proche a déjà eu une crise cardiaque ou un AVC à un âge relativement jeune

(avant l’âge de 50 ans). Si tel est le cas, le risque que vous ayez une crise cardiaque ou un AVC pourrait

également être plus élevé ;

si vous, ou un membre de votre famille proche, avez un taux de graisses élevé dans le sang (cholestérol ou

triglycérides) ;

si vous avez des migraines, en particulier des migraines avec aura ;

si vous avez des problèmes cardiaques (maladie de la valve cardiaque, trouble du rythme appelé fibrillation

auriculaire) ;

si vous êtes diabétique.

Si vous cumulez plusieurs de ces situations ou si l’une d’entre elles est particulièrement sévère, le risque

d’apparition d’un caillot sanguin peut être encore plus élevé.

Si l’une des situations ci-dessus évolue pendant la période où vous utilisez

RÉSUMÉ DES CARACTÉRISTIQUES DU PRODUIT

ANSM - Mis à jour le : 17/08/2020

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT

DESOGESTREL/ETHINYLESTRADIOL MYLAN 150 microgrammes/30 microgrammes, comprimé

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

Désogestrel........................................................................................................ 150 microgrammes

Ethinylestradiol..................................................................................................... 30 microgrammes

Pour un comprimé.

Excipient à effet notoire : chaque comprimé contient 58,115 mg de lactose (sous forme de lactose anhydre).

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE

Comprimé.

Comprimé rond, blanc à blanc-cassé, nu, biconvexe, gravé d’un « 142 » sur une face et sans gravure sur

l’autre face.

4. DONNEES CLINIQUES

4.1. Indications thérapeutiques

Contraception orale.

La décision de prescrire DESOGESTREL/ETHINYLESTRADIOL MYLAN doit être prise en tenant compte

des facteurs de risque de la patiente, notamment ses facteurs de risque de thrombo-embolie veineuse (TEV),

ainsi que du risque de TEV associé à DESOGESTREL/ETHINYLESTRADIOL MYLAN en comparaison

aux autres CHC (Contraceptifs Hormonaux Combinés) (voir rubriques 4.3 et 4.4).

4.2. Posologie et mode d'administration

Posologie

Les comprimés doivent être pris selon l’ordre indiqué sur la plaquette, chaque jour au même moment de la

journée (éventuellement avec un peu d’eau). Un comprimé doit être pris chaque jour pendant 21 jours

consécutifs suivis d’un arrêt de 7 jours entre chaque plaquette. Une hémorragie de privation débute

habituellement 2 à 3 jours après la prise du dernier comprimé et peut se poursuivre après le début de la

plaquette suivante.

Population pédiatrique

La sécurité et l’efficacité de DESOGESTREL/ETHINYLESTRADIOL MYLAN 150 microgrammes/30

microgrammes, comprimé n’ont pas été étudiées chez les adolescentes de moins de 18 ans.

Modalités d’instauration du traitement par DESOGESTREL/ETHINYLESTRADIOL MYLAN

Absence de contraception hormonale le mois précédent :

Prendre le 1

comprimé le 1

jour des règles.

Relais d'une autre méthode contraceptive estroprogestative (contraceptif oral combiné (COC), anneau

vaginal ou système transdermique (patch)) :

Prendre de préférence le 1

comprimé de DESOGESTREL/ETHINYLESTRADIOL MYLAN le jour

suivant la prise du dernier comprimé actif du contraceptif précédent ou au plus tard le jour qui suit la période

habituelle d'arrêt des comprimés ou de prise de comprimés placebo. En relais d’un anneau vaginal ou d’un

patch, prendre le 1

comprimé de DESOGESTREL/ETHINYLESTRADIOL MYLAN de préférence le jour

du retrait ou au plus tard le jour prévu pour la nouvelle pose.

Relais d’une contraception progestative seule (pilule microdosée, forme injectable, implant) ou d’un

système intra-utérin (SIU) contenant un progestatif :

Le relais d’une contraception microdosée peut se faire à tout moment du cycle et

DESOGESTREL/ETHINYLESTRADIOL MYLAN devra être débuté le lendemain de l’arrêt. Le relais d’un

implant ou d’un SIU contenant un progestatif se fait le jour du retrait, ou le jour prévu pour la nouvelle

injection s’il s’agit du relais d’un contraceptif injectable. Dans tous les cas, il est recommandé d’utiliser une

méthode complémentaire de contraception non hormonale pendant les 7 premiers jours de traitement.

Après une interruption de grossesse du premier trimestre :

Il est possible de débuter DESOGESTREL/ETHINYLESTRADIOL MYLAN immédiatement. Il n’est pas

nécessaire d’utiliser une méthode complémentaire de contraception.

Après un accouchement ou après une interruption de grossesse du deuxième trimestre :

Le post-partum immédiat étant associé à une augmentation du risque thrombo-embolique, les contraceptifs

oraux estroprogestatifs ne doivent pas être débutés moins de 21 à 28 jours après un accouchement ou une

interruption de grossesse du deuxième trimestre. Si le traitement est débuté plus de 28 jours après un

accouchement ou une interruption de grossesse du deuxième trimestre, il est recommandé d’utiliser une

méthode complémentaire de contraception de type mécanique pendant les 7 premiers jours de traitement.

Cependant, si des rapports sexuels ont déjà eu lieu, il convient de s’assurer de l’absence de grossesse avant le

début de prise de contraceptif oral estroprogestatif ou d’attendre les premières règles.

En cas d’allaitement : voir rubrique 4.6.

Cas d’oubli d’un ou de plusieurs comprimés

L’oubli d’un comprimé expose à un risque de grossesse.

La sécurité contraceptive peut être diminuée en cas d’oubli particulièrement si cet oubli augmente l’intervalle

de temps entre le dernier comprimé de la plaquette en cours et le 1

comprimé de la plaquette suivante.

Si l'oubli d'un comprimé est constaté dans les 12 heures qui suivent l'heure habituelle de la prise, prendre

immédiatement le comprimé oublié, et poursuivre la prise du COC normalement en prenant le comprimé

suivant à l'heure habituelle.

Si l'oubli d'un comprimé est constaté plus de 12 heures après l'heure normale de la prise, l’efficacité

contraceptive peut être réduite. En cas d'oubli de comprimés, les deux règles suivantes doivent être connues

car nécessaires pour choisir la conduite à tenir :

1. L’intervalle entre 2 plaquettes ne doit jamais dépasser 7 jours ;

2. Sept jours de prise ininterrompue du traitement sont nécessaires afin d’obtenir une inhibition correcte de

l'axe hypothalamo-hypophyso-ovarien.

En conséquence, les conseils suivants pourront être donnés dans le cadre de la pratique quotidienne :

Semaine 1

Il devra être demandé aux femmes de prendre le dernier comprimé oublié dès que l'oubli est constaté, même

si cela implique la prise de deux comprimés en même temps.

Les comprimés suivants devront être pris à l'heure habituelle. Une contraception mécanique complémentaire

(préservatifs par exemple) est cependant nécessaire pendant les 7 jours suivants. Si des rapports sexuels ont

eu lieu au cours des 7 jours précédant l’oubli, il existe un risque de grossesse.

Le risque de grossesse est d'autant plus élevé que le nombre de comprimés oubliés est important ou que la

date de l'oubli est proche de l’intervalle habituel sans prise de comprimé.

Semaine 2

Il devra être recommandé aux femmes de prendre le dernier comprimé oublié dès que l’oubli est constaté,

même si cela implique la prise de deux comprimés en même temps.

Les comprimés suivants devront être pris à l'heure habituelle.

Si les comprimés ont été pris correctement au cours des 7 jours précédant le premier comprimé oublié,

aucune mesure contraceptive complémentaire n'est nécessaire. Cependant, en cas d'oubli de plusieurs

comprimés, il devra être recommandé aux femmes de prendre des précautions complémentaires pendant 7

jours.

Semaine 3

Le risque de diminution de l'activité contraceptive est maximal en raison de la proximité de l’arrêt de 7 jours.

Il est cependant possible d'empêcher la diminution de l'effet contraceptif en ajustant comme suit les

modalités de prise des comprimés :

Si la femme a pris correctement tous les comprimés pendant les 7 jours précédant l'oubli d'un comprimé,

aucune mesure contraceptive complémentaire n'est nécessaire. Il est possible de suivre l'un des 2 schémas de

prise décrits ci-dessous.

Dans le cas contraire, il devra être recommandé aux femmes de suivre le premier schéma de prise

et d'utiliser une méthode contraceptive complémentaire pendant les 7 jours suivants :

Schéma 1 :

Il sera recommandé aux femmes de prendre le dernier comprimé oublié dès que cet oubli est constaté, même

si deux comprimés doivent être pris en même temps. Les comprimés suivants seront ensuite pris à l'heure

habituelle. La plaquette suivante doit être commencée dès la fin de la précédente, c'est-à-dire sans arrêt entre

les deux plaquettes. Une hémorragie de privation est peu probable avant la fin de la seconde plaquette, mais

des spottings (gouttes ou taches de sang) ou des métrorragies peuvent être observés pendant la durée de prise

des comprimés.

Schéma 2 :

Un arrêt de la prise des comprimés de la plaquette en cours peut alternativement être conseillé aux femmes

dans cette situation. Dans ce cas, un arrêt de 7 jours maximum, incluant le nombre de jours où des

comprimés ont été oubliés, devra être respecté avant de commencer la plaquette suivante.

Chez une femme ayant oublié de prendre un (des) comprimé(s), l'absence d'hémorragie de privation entre les

deux plaquettes devra faire rechercher une éventuelle grossesse.

Conduite à tenir en cas de troubles gastro-intestinaux :

En cas de troubles gastro-intestinaux sévères (par exemple des vomissements ou une diarrhée), l’absorption

d’un comprimé peut ne pas être complète et des mesures contraceptives complémentaires doivent donc être

prises.

Si des vomissements se produisent dans les 3-4 heures suivant la prise du comprimé, un nouveau comprimé

doit être pris en remplacement dès que possible. Le nouveau comprimé doit être pris si possible dans les 12

heures qui suivent l'heure habituelle de prise. Si plus de 12 heures se sont écoulées, les mêmes consignes que

celles données pour les oublis de comprimés doivent s'appliquer (voir rubrique 4.2. « Cas d'oubli d'un ou de

plusieurs comprimés »).

Dans le cas d’épisodes prolongés, une autre méthode contraceptive fiable doit être envisagée.

Mode d’administration

Voie orale.

4.3. Contre-indications

Les contraceptifs hormonaux combinés (CHC) ne doivent pas être utilisés dans les situations suivantes.

En cas de survenue pour la première fois de l'une de ces pathologies lors de la prise d’un CHC, interrompre

immédiatement le traitement :

Présence ou risque de thrombo-embolie veineuse (TEV) :

Thrombo-embolie veineuse – présence de TEV (patiente traitée par des anticoagulants) ou antécédents de

TEV (p. ex. thrombose veineuse profonde [TVP] ou embolie pulmonaire [EP]).

Prédisposition connue, héréditaire ou acquise, à la thrombo-embolie veineuse, telle qu’une résistance à la

protéine C activée (PCa) (y compris une mutation du facteur V de Leiden), un déficit en antithrombine III, un

déficit en protéine C, un déficit en protéine S.

Intervention chirurgicale majeure avec immobilisation prolongée (voir rubrique 4.4).

Risque élevé de thrombo-embolie veineuse dû à la présence de multiples facteurs de risque (voir rubrique

4.4).

Présence ou risque de thrombo-embolie artérielle (TEA) :

Thrombo-embolie artérielle – présence ou antécédents de thrombo-embolie artérielle (p. ex. infarctus du

myocarde [IM]) ou de prodromes (p. ex. angine de poitrine).

Affection cérébrovasculaire – présence ou antécédents d’accident vasculaire cérébral (AVC) ou de

prodromes (p. ex. accident ischémique transitoire [AIT]).

Prédisposition connue, héréditaire ou acquise, à la thrombo-embolie artérielle, telle qu’une

hyperhomocystéinémie ou la présence d’anticorps anti-phospholipides (anticorps anti-cardiolipine,

anticoagulant lupique).

Antécédents de migraine avec signes neurologiques focaux.

Risque élevé de thrombo-embolie artérielle dû à la présence de multiples facteurs de risque (voir rubrique

4.4) ou d’un facteur de risque sévère tel que :

diabète avec symptômes vasculaires,

hypertension artérielle sévère,

dyslipoprotéinémie sévère.

Pancréatite ou antécédent de pancréatite associée à une hypertriglycéridémie sévère.

Présence ou antécédent d’affection hépatique sévère tant que les paramètres de la fonction hépatique ne

sont pas normalisés.

Tumeur hépatique (bénigne ou maligne) évolutive ou ancienne.

Tumeur maligne hormono-dépendante connue ou suspectée (exemple : organes génitaux ou seins).

Hyperplasie endométriale.

Hémorragies génitales non diagnostiquées.

Hypersensibilité aux substances actives ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

DESOGESTREL/ETHINYLESTRADIOL MYLAN est contre-indiqué en association avec le millepertuis

(voir rubrique 4.5).

DESOGESTREL/ETHINYLESTRADIOL MYLAN est contre indiqué lors d’une utilisation concomitante

avec des médicaments contenant de l’ombitasvir / paritaprévir / ritonavir et du dasabuvir (voir rubriques 4.4

et 4.5).

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Mises en garde

Si la patiente présente l’un des troubles ou l’un des facteurs de risque mentionnés ci-dessous, la pertinence du

traitement par DESOGESTREL/ETHINYLESTRADIOL MYLAN doit être discutée avec elle.

En cas d’aggravation ou de survenue de l’un de ces troubles ou facteurs de risque, la nécessité d’interrompre

l’utilisation de DESOGESTREL/ETHINYLESTRADIOL MYLAN doit être discutée entre le médecin et la

patiente.

TROUBLES CIRCULATOIRES

Risque de thrombo-embolie veineuse (TEV)

Le risque de TEV est augmenté chez les femmes qui utilisent un contraceptif hormonal combiné (CHC) en

comparaison aux femmes qui n’en utilisent pas. Les CHC contenant du lévonorgestrel, du norgestimate ou de

la noréthistérone sont associés au risque de TEV le plus faible. Le risque de TEV associé aux autres CHC,

tels que DESOGESTREL/ETHINYLESTRADIOL MYLAN, peut être jusqu’à deux fois plus élevé. La

décision d’utiliser tout autre CHC que ceux associés au risque de TEV le plus faible doit être prise

uniquement après concertation avec la patiente afin de s’assurer qu’elle comprend le risque de TEV associé à

DESOGESTREL/ETHINYLESTRADIOL MYLAN, l’influence de ses facteurs de risque actuels sur ce

risque et le fait que le risque de TEV est maximal pendant la première année d’utilisation. Certaines données

indiquent également une augmentation du risque lors de la reprise d’un CHC après une interruption de 4

semaines ou plus.

Parmi les femmes qui n’utilisent pas de CHC et qui ne sont pas enceintes, environ 2 sur 10 000

développeront une TEV sur une période d’un an. Cependant, chez une femme donnée, le risque peut être

considérablement plus élevé, selon les facteurs de risque qu’elle présente (voir ci-dessous).

On estime

que sur 10 000 femmes qui utilisent un CHC contenant du désogestrel, 9 à 12 développeront une

TEV sur une période d’un an ; ce nombre est à comparer à celui d’environ 6

chez les femmes qui utilisent

un CHC contenant du lévonorgestrel.

Dans les deux cas, le nombre de TEV par année est inférieur à celui attendu pendant la grossesse ou en

période post-partum.

La TEV peut être fatale dans 1 à 2 % des cas.

1

Ces incidences ont été estimées à partir de l’ensemble des données des études épidémiologiques, en s’appuyant sur les risques relatifs liés aux différents CHC en

comparaison aux CHC contenant du lévonorgestrel.

2

Point central de l’intervalle de 5-7 pour 10 000 années-femmes sur la base d’un risque relatif, pour les CHC contenant du lévonorgestrel par rapport à la non-

utilisation d’un CHC, d’environ 2,3 à 3,6

Nombre de cas de TEV pour 10 000 femmes sur une période d’un an

De façon extrêmement rare, des cas de thrombose ont été signalés chez des utilisatrices de CHC dans

d’autres vaisseaux sanguins, p. ex. les veines et artères hépatiques, mésentériques, rénales ou rétiniennes.

Facteurs de risque de TEV

Le risque de complications thrombo-emboliques veineuses chez les utilisatrices de CHC peut être

considérablement accru si d’autres facteurs de risque sont présents, en particulier si ceux-ci sont multiples

(voir le tableau ci-dessous).

DESOGESTREL/ETHINYLESTRADIOL MYLAN est contre-indiqué chez les femmes présentant de

multiples facteurs de risque, ceux-ci les exposant à un risque élevé de thrombose veineuse (voir rubrique

4.3). Lorsqu’une femme présente plus d’un facteur de risque, il est possible que l’augmentation du risque soit

supérieure à la somme des risques associés à chaque facteur pris individuellement – dans ce cas, le risque

global de TEV doit être pris en compte. Si le rapport bénéfice/risque est jugé défavorable, le CHC ne doit pas

être prescrit (voir rubrique 4.3).

Tableau : Facteurs de risque de TEV

Facteur de risque

Commentaire

Obésité (indice de masse corporelle

supérieur à 30 kg/m²)

L’élévation de l’IMC augmente considérablement le

risque.

Ceci est particulièrement important à prendre en

compte si d’autres facteurs de risque sont présents.

Immobilisation prolongée,

intervention chirurgicale majeure,

toute intervention chirurgicale sur

les jambes ou le bassin,

neurochirurgie ou traumatisme

majeur

Dans ces situations, il est conseillé de suspendre

l’utilisation de la pilule (au moins quatre semaines à

l’avance en cas de chirurgie programmée) et de ne

reprendre le CHC que deux semaines au moins

après la complète remobilisation. Une autre

méthode de contraception doit être utilisée afin

Facteur de risque

Commentaire

Remarque : l’immobilisation

temporaire, y compris les trajets

aériens > 4 heures, peut également

constituer un facteur de risque de

TEV, en particulier chez les

femmes présentant d’autres facteurs

de risque

d’éviter une grossesse non désirée.

Un traitement anti-thrombotique devra être envisagé

si DESOGESTREL/ETHINYLESTRADIOL

MYLAN n’a pas été interrompu à l’avance.

Antécédents familiaux (thrombo-

embolie veineuse survenue dans la

fratrie ou chez un parent, en

particulier à un âge relativement

jeune, c.-à-d. avant 50 ans)

En cas de prédisposition héréditaire suspectée, la

femme devra être adressée à un spécialiste pour avis

avant toute décision concernant l’utilisation de CHC

Autres affections médicales

associées à la TEV

Cancer, lupus érythémateux disséminé, syndrome

hémolytique et urémique, maladies inflammatoires

chroniques intestinales (maladie de Crohn ou

rectocolite hémorragique) et drépanocytose

Âge

En particulier au-delà de 35 ans

Il n’existe aucun consensus quant au rôle éventuel joué par les varices et les thrombophlébites superficielles

dans l’apparition ou la progression d’une thrombose veineuse.

L’augmentation du risque de thrombo-embolie pendant la grossesse, et en particulier pendant les 6 semaines

de la période puerpérale, doit être prise en compte (pour des informations concernant « Grossesse et

allaitement », voir rubrique 4.6).

Symptômes de TEV (thrombose veineuse profonde et embolie pulmonaire)

Les femmes doivent être informées qu’en cas d’apparition de ces symptômes, elles doivent consulter un

médecin en urgence et lui indiquer qu’elles utilisent un CHC.

Les symptômes de la thrombose veineuse profonde (TVP) peuvent inclure :

gonflement unilatéral d’une jambe et/ou d’un pied ou le long d’une veine de la jambe ;

douleur ou sensibilité dans une jambe, pouvant n’être ressentie qu’en position debout ou lors de la marche ;

sensation de chaleur, rougeur ou changement de la coloration cutanée de la jambe affectée.

Les symptômes de l’embolie pulmonaire (EP) peuvent inclure :

apparition soudaine et inexpliquée d’un essoufflement ou d’une accélération de la respiration ;

toux soudaine, pouvant être associée à une hémoptysie ;

douleur thoracique aiguë ;

étourdissements ou sensations vertigineuses sévères ;

battements cardiaques rapides ou irréguliers.

Certains de ces symptômes (p. ex. « essoufflement », « toux ») ne sont pas spécifiques et peuvent être

interprétés à tort comme des signes d’événements plus fréquents ou moins sévères (infections respiratoires, p.

ex.).

Les autres signes d’une occlusion vasculaire peuvent inclure : douleur soudaine, gonflement et coloration

légèrement bleutée d’une extrémité.

Si l’occlusion se produit dans l’œil, les symptômes peuvent débuter sous la forme d’une vision trouble

indolore pouvant évoluer vers une perte de la vision. Dans certains cas, la perte de la vision peut survenir

presque immédiatement.

Risque de thrombo-embolie artérielle (TEA)

Des études épidémiologiques ont montré une association entre l’utilisation de CHC et l’augmentation du

risque de thrombo-embolie artérielle (infarctus du myocarde) ou d’accident cérébrovasculaire (p. ex. accident

ischémique transitoire, AVC). Les événements thrombo-emboliques artériels peuvent être fatals.

Facteurs de risque de TEA

Le risque de complications thrombo-emboliques artérielles ou d’accident cérébrovasculaire chez les

utilisatrices de CHC augmente avec la présence de facteurs de risque (voir le tableau).

DESOGESTREL/ETHINYLESTRADIOL MYLAN est contre-indiqué chez les femmes présentant un

facteur de risque sévère ou de multiples facteurs de risque de TEA qui les exposent à un risque élevé de

thrombose artérielle (voir rubrique 4.3). Lorsqu’une femme présente plus d’un facteur de risque, il est

possible que l’augmentation du risque soit supérieure à la somme des risques associés à chaque facteur pris

individuellement – dans ce cas, le risque global doit être pris en compte. Si le rapport bénéfice/risque est jugé

défavorable, le CHC ne doit pas être prescrit (voir rubrique 4.3).

Tableau : Facteurs de risque de TEA

Facteur de risque

Commentaire

Âge

En particulier au-delà de 35 ans

Tabagisme

Il doit être conseillé aux femmes de ne pas fumer si

elles souhaitent utiliser un CHC. Il doit être

fortement conseillé aux femmes de plus de 35 ans

qui continuent de fumer d’utiliser une méthode de

contraception différente.

Hypertension artérielle

Obésité (indice de masse corporelle

L’élévation de l’IMC augmente considérablement le

supérieur à 30 kg/m

risque.

Ceci est particulièrement important à prendre en

compte chez les femmes présentant d’autres facteurs

de risque.

Antécédents familiaux (thrombo-

embolie artérielle survenue dans la

fratrie ou chez un parent, en

particulier à un âge relativement

jeune, c.-à-d. avant 50 ans)

En cas de prédisposition héréditaire suspectée, la

femme devra être adressée à un spécialiste pour avis

avant toute décision concernant l’utilisation de

CHC.

Migraine

L’accroissement de la fréquence ou de la sévérité

des migraines lors de l’utilisation d’un CHC (qui

peut être le prodrome d’un événement

cérébrovasculaire) peut constituer un motif d’arrêt

immédiat du CHC.

Autres affections médicales

associées à des événements

indésirables vasculaires

Diabète, hyperhomocystéinémie, valvulopathie

cardiaque et fibrillation auriculaire,

dyslipoprotéinémie et lupus érythémateux disséminé

Symptômes de TEA

Les femmes doivent être informées qu’en cas d’apparition de ces symptômes, elles doivent consulter un

médecin en urgence et lui indiquer qu’elles utilisent un CHC.

Les symptômes d’un accident cérébrovasculaire peuvent inclure :

apparition soudaine d’un engourdissement ou d’une faiblesse du visage, d’un bras ou d’une jambe, en

particulier d’un côté du corps ;

apparition soudaine de difficultés à marcher, de sensations vertigineuses, d’une perte d’équilibre ou de

coordination ;

apparition soudaine d’une confusion, de difficultés à parler ou à comprendre ;

apparition soudaine de difficultés à voir d’un œil ou des deux yeux ;

céphalée soudaine, sévère ou prolongée, sans cause connue ;

perte de conscience ou évanouissement avec ou sans crise convulsive.

Des symptômes temporaires suggèrent qu’il s’agit d’un accident ischémique transitoire (AIT).

Les symptômes de l’infarctus du myocarde (IM) peuvent inclure :

douleur, gêne, pression, lourdeur, sensation d’oppression ou d’encombrement dans la poitrine, le bras ou

sous le sternum ;

sensation de gêne irradiant vers le dos, la mâchoire, la gorge, le bras, l’estomac ;

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