DEPO PROVERA 150 mg/3 ml, suspension injectable (intramusculaire profonde)

France - français - ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé)

Achète-le

Notice patient Notice patient (PIL)

15-05-2019

Ingrédients actifs:
acétate de médroxyprogestérone
Disponible depuis:
PFIZER HOLDING FRANCE
Code ATC:
G03AC06
DCI (Dénomination commune internationale):
medroxyprogesterone acetate
Dosage:
150 mg
forme pharmaceutique:
suspension
Composition:
composition pour 3 ml de suspension injectable > acétate de médroxyprogestérone : 150 mg
Mode d'administration:
intramusculaire
Unités en paquet:
1 flacon(s) de 3 ml avec seringue(s) en plastique avec aiguille(s)
Type d'ordonnance:
liste I
Domaine thérapeutique:
Progestatif de synthèse
Descriptif du produit:
323 868-2 ou 34009 323 868 2 6 - 1 flacon(s) de 3 ml avec seringue(s) plastique avec aiguille(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;323 869-9 ou 34009 323 869 9 4 - 1 flacon(s) de 3 ml - Déclaration de commercialisation:19/07/1983;
Statut de autorisation:
Valide
Numéro d'autorisation:
62429736
Date de l'autorisation:
1980-07-30

NOTICE

ANSM - Mis à jour le : 15/05/2019

Dénomination du médicament

DEPO PROVERA 150 mg/3 ml, suspension injectable (intramusculaire profonde)

Acétate de médroxyprogestérone

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant d’utiliser ce médicament car elle contient des informations importantes pour

vous.

Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

Si vous avez d’autres questions, interrogez votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ère.

Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à d’autres personnes. Il pourrait leur être nocif,

même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci s’applique aussi à

tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Que contient cette notice ?

1. Qu’est-ce que DEPO PROVERA 150 mg /3 ml, suspension injectable (intramusculaire profonde) et dans quels cas est-il

utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant d’utiliser DEPO PROVERA 150 mg /3 ml, suspension injectable

(intramusculaire profonde) ?

3. Comment utiliser DEPO PROVERA 150 mg /3 ml, suspension injectable (intramusculaire profonde)

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver DEPO PROVERA 150 mg /3 ml, suspension injectable (intramusculaire profonde)

6. Contenu de l’emballage et autres informations

1. QU’EST-CE QUE DEPO PROVERA 150 mg/3 ml, suspension injectable (intramusculaire profonde) ET DANS QUELS

CAS EST-IL UTILISE ?

Classe pharmacothérapeutique : Progestatif de synthèse - code ATC : G03AC06.

La substance active contenue dans ce médicament est une hormone de synthèse.

Ce médicament est un contraceptif à longue durée d'action (3 mois). Il est indiqué lorsqu'il n'est pas possible d'utiliser

d'autres méthodes contraceptives.

Pour une utilisation à long-terme, une fois que vous et votre médecin ou infirmière avez décidé que cette méthode était la

plus adaptée, il est important de savoir que les effets de ce contraceptif à longue-durée durent au moins 12 semaines. Si

vous souhaitez utiliser ce médicament pendant plus de 2 ans, votre médecin ou infirmière peuvent envisager de réévaluer

les risques et les bénéfices de l’utilisation de ce produit et s’assurer qu’il s’agit toujours de la bonne option pour vous.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT D’UTILISER DEPO PROVERA 150 mg/3 ml, suspension

injectable (intramusculaire profonde) ?

N’utilisez jamais DEPO PROVERA 150 mg/3 ml, suspension injectable (intramusculaire profonde) :

vous

êtes

allergique

à l’acétate

médroxyprogestérone ou

l'un

autres

composants contenus

dans

médicament, mentionnés dans la rubrique 6,

si vous avez ou avez eu une affection du foie avec absence de normalisation de votre fonction hépatique,

si vous avez (ou avez déjà eu) un caillot dans un vaisseau sanguin d’une jambe (thrombose veineuse profonde [TVP]),

d’un poumon (embolie pulmonaire [EP]) ou d’autres organes,

si vous avez (ou avez déjà eu) une crise cardiaque ou un accident vasculaire cérébral (AVC),

si vous présentez des saignements génitaux de cause indéterminée,

en cas de cancer du sein ou de l'endomètre,

en cas d'obésité,

si vous souffrez de diabète,

si vous souffrez d'hypertension artérielle,

si vous présentez un fibrome de l'utérus,

si vous prenez un médicament contenant du millepertuis.

Avertissements et précautions

Adressez-vous à votre médecin, pharmacien ou votre infirmier/ère avant d’utiliser DEPO-PROVERA 150 mg /3 ml,

suspension injectable (intramusculaire profonde).

Un bilan gynécologique et clinique complet sera pratiqué avant que DEPO PROVERA ne vous soit administré.

Il est nécessaire de s’assurer de l’absence de grossesse avant la première injection.

Ce médicament ne pourra pas vous être administré si le bilan détecte une augmentation de la tension artérielle, une

modification de certains tests effectués au niveau du foie, une modification du taux de sucre dans le sang, une obésité, si

vous avez des antécédents de maladie thromboembolique.

En cas d'apparition de maux de tête importants et inhabituels ou de troubles de la vision, vous devez consulter votre

médecin.

DEPO PROVERA devra être arrêté chez les patientes qui développent un caillot dans un vaisseau sanguin d’une jambe

(thrombose veineuse profonde [TVP]), d’un poumon (embolie pulmonaire [EP]) ou d’autres organes ou une crise cardiaque

ou un accident vasculaire cérébral (AVC) lors du traitement.

De plus, il est nécessaire de vous faire suivre régulièrement par votre médecin pendant le traitement, en particulier si vous

avez présenté ou présentez une maladie cardiovasculaire, si vous souffrez de diabète ou d’hypertension, ainsi que si vous

avez souffert de dépression.

Si vous consultez d’autres médecins ou subissez des examens pour d’autres raisons, pensez à informer ces médecins que

vous suivez un traitement avec DEPO PROVERA, suspension injectable (intramusculaire profonde).

Une perturbation de votre cycle menstruel (saignements irréguliers ou imprévisibles, plus rarement saignements abondants

ou continus) peut survenir lors du traitement par DEPO PROVERA, suspension injectable (intramusculaire profonde). Ces

phénomènes peuvent s’atténuer dans le temps, ou aboutir à une disparition des règles.

Cependant, si des saignements génitaux surviennent en dehors des règles, il faut consulter votre médecin.

Ce médicament contient du « Parahydroxybenzoate » et peut provoquer des réactions allergiques. Ce médicament contient

du sodium. Le taux de sodium est inférieur à 1 mmol par dose administrée, c'est-à-dire «sans sodium».

Ce médicament peut provoquer des gonflements localisés, ainsi qu'une prise de poids.

Vous devez prévenir votre médecin en cas d'antécédents d'ictère cholestatique (jaunisse) ou de démangeaisons lors d'une

grossesse.

Le retour de la fertilité peut survenir plusieurs mois après l'arrêt du traitement.

Troubles psychiatriques

Certaines femmes qui utilisent des contraceptifs hormonaux dont DEPO PROVERA ont fait état d’une dépression ou d’un

état dépressif. La dépression peut être grave et peut parfois donner lieu à des idées suicidaires. Si vous présentez des

changements d’humeur et des symptômes dépressifs, sollicitez les conseils de votre médecin dès que possible.

Densité minérale osseuse

DEPO PROVERA fonctionne en diminuant les niveaux d’œstrogènes et d’autres hormones. Toutefois, des niveaux

diminués d’œstrogènes peuvent causer un amincissement des os (par diminution de la densité minérale osseuse). Les

femmes utilisant DEPO PROVERA ont tendance à avoir une densité minérale osseuse plus faible que les femmes de même

âge ne l’ayant jamais utilisé. Les effets de DEPO PROVERA sont maximaux pendant les 2-3 premières années d’utilisation.

Par la suite la densité osseuse se stabilise et augmente quand DEPO PROVERA est arrêté. Par conséquent, l’utilisation

n’est pas recommandée chez les femmes présentant des facteurs de risque d'ostéoporose tels que :

maladie métabolique osseuse,

consommation chronique d'alcool et/ou de tabac,

indice de masse corporelle faible,

troubles de l’alimentation (anorexie mentale, boulimie),

antécédent familial d'ostéoporose,

antécédent de fracture faiblement traumatisante,

utilisation chronique de médicaments pouvant réduire la masse osseuse tels que les anticonvulsivants ou les

corticostéroïdes.

Un apport adéquat de calcium et de vitamine D est important pour la santé osseuse chez les femmes de tout âge, qu’il

provienne d’un régime diététique ou de suppléments.

Enfants et adolescents

Chez les adolescentes (jusqu’à 18 ans), les os grandissent rapidement et se fortifient Plus les os sont solides lorsque l’âge

adulte est atteint, plus la protection contre l’ostéoporose plus tard dans la vie est grande. Etant donné que DEPO

PROVERA peut provoquer un amincissement des os alors qu’ils devraient se renforcer, ses effets sont particulièrement

importants dans cette tranche d’âge. Les os commencent à récupérer quand DEPO PROVERA est arrêté mais on ne sait

pas si la densité minérale osseuse aurait atteint les mêmes niveaux si DEPO PROVERA n’avait jamais été utilisé.

Cancer du sein

Le cancer du sein est rare chez les femmes de moins de 40 ans, utilisatrices ou non d’une contraception hormonale.

Les résultats d’études épidémiologiques suggèrent une augmentation du risque de cancer du sein chez les femmes ayant

récemment débuté l’utilisation de DEPO PROVERA et celles ayant utilisé DEPO PROVERA dans les 2 dernières années,

par rapport aux utilisatrices d’autres contraceptifs. Dans ces études, le risque global de cancer du sein chez les femmes

utilisant ou ayant utilisé DEPO PROVERA n’est pas augmenté.

Protection contre les infections sexuellement transmissibles

DEPO PROVERA ne protège pas contre l’infection par le VIH (SIDA) ni contre les autres infections sexuellement

transmissibles. L’utilisation de préservatifs réduit la transmission des infections sexuellement transmissibles, y compris le

VIH.

Autres médicaments et DEPO PROVERA 150 mg/3 ml, suspension injectable (intramusculaire profonde)

Les médicaments à base d’une plante appelée millepertuis sont contre indiqués en cas de traitement par DEPO PROVERA.

De plus, vous devez signaler à votre médecin si vous prenez les médicaments suivants, à cause :

Des risques de diminution de l'efficacité contraceptive de DEPO PROVERA 150 mg / 3 ml, suspension injectable

(intramusculaire profonde) en cas de prise simultanée avec :

Certains antibiotiques (rifampicine, rifabutine, griséofulvine),

Certains antirétroviraux (nelfinavir, ritonavir, névirapine, éfavirenz),

Certains

anti-convulsivants

(phénobarbital,

phénytoïne,

fosphénytoïne,

primidone,

carbamazépine,

oxcarbazépine,

eslicarbazépine),

Du bocéprévir (médicament utilisé dans le traitement de l’infection par le virus de l’hépatite C),

Du bosentan (médicament utilisé dans le traitement de l'hypertension artérielle pulmonaire),

Du pérampanel (médicament utilisé dans le traitement de l’épilepsie),

De l’aprépitant (médicament utilisé dans le traitement des nausées et vomissements causés par la chimiothérapie),

De l’enzalutamide (médicament utilisé dans le traitement du cancer de la prostate),

Du dabrafénib (médicament utilisé dans le traitement du mélanome).

cas de prise simultanée avec ces médicaments, utiliser de préférence une autre méthode contraceptive, en particulier de

type mécanique (préservatif ou stérilet), pendant la durée de l’association et un cycle suivant.

Des risques d’annulation ou de diminution des effets du progestatif avec l’ulipristal. Le traitement par DEPO PROVERA 150

mg / 3 ml, suspension injectable (intramusculaire profonde) ne peut être repris qu’après avoir arrêté l’ulipristal depuis au

moins 12 jours.

Informez votre médecin ou pharmacien si vous prenez, avez récemment pris ou pourriez prendre tout autre médicament.

DEPO PROVERA 150 mg/3 ml, suspension injectable (intramusculaire profonde) avec des aliments et boissons

Sans objet.

Grossesse et allaitement

Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse,

demandez conseil à

votre médecin ou pharmacien avant de prendre ce médicament.

Il n'a pas d'indication à utiliser l'acétate de médroxyprogesterone au cours de la grossesse.

Si vous découvrez que vous êtes enceinte pendant le traitement, prévenez votre médecin.

L'allaitement est possible, si l'acétate de médroxyprogesterone vous a été prescrit comme moyen contraceptif.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

Les effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines n'ont pas été étudiés.

DEPO-PROVERA 150 mg /3 ml, suspension injectable (intramusculaire profonde) contient du parahydroxybenzoate de

méthyle (E 218), du parahydroxybenzoate de propyle (E 216) et du sodium. Voir la rubrique « Avertissements et précautions

3. COMMENT UTILISER DEPO PROVERA 150 mg/3 ml, suspension injectable (intramusculaire profonde) ?

Ce médicament vous sera administré par voie intramusculaire profonde.

Première injection :

La première injection doit être effectuée durant les 5 premiers jours suivant le début des règles.

Après un accouchement ou une interruption de grossesse, un délai d’au moins 7 jours sera observé avant la première

injection.

Deuxième injection et injections suivantes :

Une injection de la totalité du flacon (3 ml) sera ensuite réalisée toutes les 12 semaines.

Si le délai entre les injections dépasse 13 semaines, vous devrez vous assurer de ne pas être enceinte avant de recevoir

une nouvelle injection intramusculaire.

Agiter le flacon avant l'emploi. Le flacon est surbouché à l'aide d'une capsule plastique. Pour prélever le produit à l'aide

d'une seringue, retirer cette capsule avec le pouce. Une fois retirée, cette dernière ne peut être remise en place.

Si vous avez utilisé plus de DEPO PROVERA 150 mg/3 ml, suspension injectable (intramusculaire profonde) que vous

n’auriez dû :

Consultez immédiatement votre médecin ou votre pharmacien.

Si vous oubliez d’utiliser DEPO PROVERA 150 mg/3 ml, suspension injectable (intramusculaire profonde) :

Sans objet.

Si vous arrêtez d’utiliser DEPO PROVERA 150 mg/3 ml, suspension injectable (intramusculaire profonde) :

Sans objet.

Si vous avez d’autres questions sur l’utilisation de ce médicament, demandez plus d’informations à votre médecin, à votre

pharmacien ou à votre infirmier/ère.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?

Comme tous les médicaments, ce médicament peut provoquer des effets indésirables, mais ils ne surviennent pas

systématiquement chez tout le monde.

Les effets indésirables suivants ont été rapportés :

Effets indésirables très fréquents (apparaissant chez plus de 1 patient sur 10) :

Nervosité,

Maux de tête,

Douleurs, gêne au niveau du ventre (douleurs abdominales, gêne abdominale)

Prise de poids.

Effets indésirables fréquents (apparaissant chez moins de 1 patient sur 10) :

Dépression, baisse de la libido,

Vertiges,

Nausées, ballonnements

Acné, perte des cheveux, éruption,

Douleurs dorsales,

Ecoulements blanchâtres (pertes vaginales), tension des seins,

Rétention d’eau, fatigue (asthénie).

Effets indésirables peu fréquents (apparaissant chez moins de 1 patient sur 100) :

Hypersensibilité au médicament (liée à la présence de parahydroxybenzoate de propyle et de méthyle, éventuellement

retardée),

Insomnie, convulsions, somnolence,

Bouffées de chaleur,

Atteintes du foie,

Augmentation de la pilosité (hirsutisme), démangeaisons de la peau (urticaire, prurit),

Troubles du cycle menstruel tels que des saignements anormaux (irréguliers, augmentés, diminués, spotting),

Ecoulement de lait par le mamelon (galactorrhée),

Douleur au niveau du bassin et du pubis (douleur pelvienne).

Effets indésirables rares (apparaissant chez moins de 1 patient sur 1000) :

Cancer du sein,

Gêne respiratoire (bronchospasme),

Absence persistante de désir (anorgasmie),

Troubles thromboemboliques artériels et veineux,

Jaunisse (ictère cholestatique),

Perte de tissu adipeux (lipodystrophie acquise)

Ostéoporose

, fractures ostéoporotiques

, douleurs au niveau des articulations (arthralgie), contractions musculaires

involontaires,

Inflammation au niveau du vagin (vaginite), absence des règles, douleurs au niveau des seins, saignements en dehors des

règles (ménométrorragie), anovulation prolongée (aucun ovule n’est libéré par les ovaires),

Fièvre, fatigue,

Réactions au site d’injection

, atrophie/ marque/ capiton/ persistant(e) au site d’injection

, nodule/ grosseur au site

d’injection

, nécrose au site d’injection

, douleur/ sensibilité au site d’injection

Diminution de la densité minérale osseuse,

Diminution de la tolérance aux sucres (glucose),

Anomalie des tests hépatiques,

Diminution des marqueurs biologiques de l'activité endocrinienne, diminution des stéroïdes plasmatiques et urinaires,

diminution des gonadotrophines plasmatiques et urinaires, diminution des protéines de liaison aux hormones sexuelles.

Effet indésirable identifié post-commercialisation.

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier/ère. Ceci

s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également déclarer les

effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des

produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-

sante.gouv.fr.

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d’informations sur la sécurité du médicament.

5. COMMENT CONSERVER DEPO PROVERA 150 mg/3 ml, suspension injectable (intramusculaire profonde) ?

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

N’utilisez pas ce médicament après la date de péremption indiquée sur le conditionnement extérieur après EXP.

Durée de conservation après ouverture : le produit doit être utilisé immédiatement.

A conserver à une température ne dépassant pas 25°C.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-l'égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien d’éliminer les

médicaments que vous n’utilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger l'environnement.

6. CONTENU DE L’EMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS

Ce que contient DEPO PROVERA 150 mg/3 ml, suspension injectable (intramusculaire profonde)

La substance active est :

Acétate de médroxyprogestérone………………………………………………………………..150 mg

Pour 3 ml de suspension injectable

Les autres composants sont :

Parahydroxybenzoate de méthyle (E218), parahydroxybenzoate de propyle (E216), chlorure de sodium, polyoxyéthylène

glycol 4000, polysorbate 80, eau pour préparations injectables.

Qu’est-ce que DEPO PROVERA 150 mg/3 ml, suspension injectable (intramusculaire profonde) et contenu de l’emballage

extérieur ?

Ce médicament se présente sous forme de suspension injectable.

Boîte de 1 flacon ou 1 flacon avec 1 seringue et aiguille 50-8/10.

Titulaire de l’autorisation de mise sur le marché

PFIZER HOLDING FRANCE

23-25, AVENUE DU DOCTEUR LANNELONGUE

75014 PARIS

Exploitant de l’autorisation de mise sur le marché

PFIZER

23-25, AVENUE DU DOCTEUR LANNELONGUE

75014 PARIS

Fabricant

VALDEPHARM

PARC INDUSTRIEL D'INCARVILLE

27106 VAL DE REUIL

PFIZER MANUFACTURING BELGIUM NV

RIJKSWEG 12

2870 PUURS

BELGIQUE

Noms du médicament dans les Etats membres de l'Espace Economique Européen

Sans objet.

La dernière date à laquelle cette notice a été révisée est :

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

Autres

Des informations détaillées sur ce médicament sont disponibles sur le site Internet de l’ANSM (France).

RÉSUMÉ DES CARACTÉRISTIQUES DU PRODUIT

ANSM - Mis à jour le : 15/05/2019

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT

DEPO PROVERA 150 mg/3 ml, suspension injectable (intramusculaire profonde)

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

Acétate de médroxyprogestérone ……………………………………………………………………150 mg

Pour 3 ml de suspension injectable.

Excipients à effet notoire : parahydroxybenzoate de méthyle (E218), parahydroxybenzoate de propyle (E216), sodium.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE

Suspension injectable.

4. DONNEES CLINIQUES

4.1. Indications thérapeutiques

Contraceptif à longue durée d'action (3 mois) lorsqu'il n'est pas possible d'utiliser d'autres méthodes contraceptives.

Etant donné que la perte de la densité minérale osseuse (DMO) peut se produire chez des femmes de tout âge sous acétate

de médroxyprogestérone à long terme (voir rubrique 4.4 Mises en garde spéciales et précautions d’emploi), une évaluation

bénéfice/risque prenant également en compte la diminution de la DMO qui se produit lors de la grossesse et/ou la lactation

devra être considérée.

4.2. Posologie et mode d'administration

Posologie

Une injection de 3 ml de suspension, soit 150 mg d’acétate de médroxyprogestérone, permet une couverture contraceptive

de 12 semaines.

Première injection :

La première injection doit être effectuée durant les 5 premiers jours suivant le début des règles.

En post-partum ou post-abortum, il convient d’observer un délai d’au moins 7 jours après l’évacuation de la cavité utérine et

de s’assurer de l’absence de toute anomalie clinique.

Deuxième injection et injections suivantes :

Si le délai entre les injections dépasse 12 semaines, toute grossesse doit être exclue avant d’administrer l’injection suivante

par voie intramusculaire.

Population pédiatrique :

L’acétate de médroxyprogestérone par voie intramusculaire (IM) n’est pas indiqué avant la ménarche (voir rubrique 4.1

Indications thérapeutiques).

Les données chez les adolescentes (de 12 à 18 ans) sont disponibles pour l’administration d’acétate de

médroxyprogestérone par voie IM (voir rubrique 4.4 Mises en gardes spéciales et précautions d’emploi et rubrique 5.1

Propriétés pharmacodynamiques). En dehors des préoccupations concernant la diminution de la DMO, la sécurité et

l’efficacité de DEPO PROVERA devrait être la même pour les adolescentes après la ménarche et pour les femmes adultes.

Insuffisance hépatique :

Aucune étude clinique n’a évalué l’impact d’une atteinte hépatique sur la pharmacocinétique de l’acétate de

médroxyprogestérone. Cependant, l’acétate de médroxyprogestérone qui est quasi-exclusivement éliminé par métabolisme

hépatique, serait faiblement métabolisé chez les patientes atteintes d’insuffisance hépatique sévère (voir rubrique 4.3 –

contre-indications).

Insuffisance rénale :

Aucune étude clinique n’a évalué l’impact d’une atteinte rénale sur la pharmacocinétique de l’acétate de

médroxyprogestérone. Cependant, l’acétate de médroxyprogestérone étant quasi-exclusivement éliminé par métabolisme

hépatique, aucun ajustement posologique ne devrait être nécessaire chez les patientes atteintes d’insuffisance rénale.

Mode d’administration

Ce médicament doit être administré par voie intramusculaire profonde au niveau des muscles fessier ou deltoïde.

Pour assurer une résorption régulière du produit, il est absolument nécessaire d'injecter au-delà du pannicule adipeux, dans

les masses musculaires.

Ne pas administrer par voie intraveineuse.

Bien agiter le flacon avant l'emploi. Une asepsie rigoureuse doit être observée.

4.3. Contre-indications

Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1 ;

Anomalie des tests hépatiques, atteintes hépatiques ;

Accidents ou antécédents d'accidents thromboemboliques veineux (phlébite, embolie pulmonaire) ;

Accidents ou antécédents thromboemboliques artériels (en particulier infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral) ;

Hémorragies génitales non diagnostiquées ;

Cancer du sein et de l'endomètre ;

Obésité ;

Diabète, en raison d'une diminution de la tolérance au glucose ;

Hypertension artérielle ;

Fibrome utérin ;

Association avec le millepertuis (voir rubrique 4.5).

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Mises en garde spéciales

Avant d'administrer DEPO PROVERA 150 mg/3 ml, suspension injectable (intramusculaire profonde), il est indispensable

d'effectuer un bilan clinique et gynécologique complet.

La possibilité d'une grossesse doit être éliminée avant la première injection.

Lors de l'utilisation de cette méthode contraceptive dans le post-partum ou le post-abortum, il convient d'observer un délai

d'au moins 7 jours après l'évacuation de la cavité utérine et de s'assurer de l'absence de toute anomalie clinique.

Ne pas administrer le produit en cas de : augmentation de la tension artérielle, modification des tests

hépatiques,

modification de la glycémie, survenue d'une obésité.

Ne pas réadministrer le produit tant que des examens complémentaires n'ont pas été effectués en cas de :

perte de vision

soudaine complète ou partielle, apparition soudaine d'exophtalmie, diplopie, ou migraines. Si l'examen révèle un œdème

papillaire ou des lésions vasculaires rétiniennes, DEPO PROVERA ne doit pas être réadministré.

Aucun lien de causalité entre l’acétate de médroxyprogestérone injectable utilisé en contraception et la survenue

d’évènements thromboemboliques veineux ou artériels n’a été établi. L'acétate de médroxyprogestérone est contre-indiqué

chez toute patiente présentant des antécédents de thromboembolies veineuse ou artérielle et le traitement doit être

interrompu en cas de survenue d'un accident thromboembolique veineux ou artériel.

Il convient de prendre en compte le fait que ce produit peut dans certains cas provoquer une rétention hydrique (voir

rubrique 4.8).

Une prise de poids a été rapportée chez certaines patientes (voir rubrique 4.8).

Le retour de la fertilité peut être différé de trois à douze mois après la fin théorique de l'activité du produit.

Chez la plupart des femmes utilisant l'acétate de médroxyprogestérone injectable, une perturbation du cycle menstruel peut

survenir (spottings ou saignements irréguliers ou imprévisibles, plus rarement saignements abondants ou continus), ces

phénomènes s'atténuent dans les cas d'une utilisation prolongée, et évoluent parfois vers une aménorrhée (voir rubrique

4.8).

Certains marqueurs biologiques de l'activité endocrinienne peuvent être diminués lors de l'administration

d'acétate de

médroxyprogestérone : stéroïdes plasmatiques et urinaires, gonadotrophines plasmatiques et urinaires, protéines de liaison

aux hormones sexuelles (voir rubrique 4.8).

De même les cliniciens doivent être informés de la prise de ce produit lors d'examens des tissus endocervical ou

endométrial.

Ce médicament contient du parahydroxybenzoate de propyle et de méthyle et peut provoquer des réactions allergiques

(éventuellement retardées).

Ce médicament contient du sodium. Le taux de sodium est inférieur à 1 mmol par dose administrée, c'est-

à-dire « sans

sodium ».

Diminution de la densité minérale osseuse

L’utilisation d’acétate de médroxyprogestérone par voie IM réduit les taux d’œstrogènes sériques et est associée à une

perte significative de la DMO dû à l’effet connu du déficit en œstrogène sur le système de remodelage osseux. La perte

osseuse est plus importante quand la durée d’utilisation augmente, cependant, la DMO semble augmenter après l’arrêt de

DEPO PROVERA et l’augmentation de la production ovarienne d’œstrogène. Cette perte de DMO est particulièrement

préoccupante durant l’adolescence et au début de l’âge adulte. On ne sait pas si l’utilisation d’acétate de

médroxyprogestérone injectable par voie IM chez les jeunes femmes réduira le pic de masse osseuse et augmentera le

risque de fracture plus tard dans la vie de la patiente, c’est à dire après la ménopause.

Une étude pour évaluer les effets sur la DMO de l’

acétate de médroxyprogestérone par voie IM (DEPO PROVERA) chez les

adolescentes a montré que son utilisation était associée à une diminution statistiquement significative de la DMO par rapport

aux valeurs de base. Après l’arrêt de l’acétate de médroxyprogestérone par voie IM chez des adolescentes, le retour de la

DMO moyenne à la valeur de base a nécessité 1,2 ans pour le rachis lombaire, 4,6 ans pour l’ensemble de la hanche et au

moins 3,4 ans pour le col du fémur (voir rubrique 5.1). Cependant, la DMO n’est pas complétement revenu aux valeurs de

base chez certains patients pendant le suivi et le résultat à long-terme n’est pas connu pour ce groupe.

Chez l’adolescente, DEPO PROVERA peut être utilisé seulement après que les autres méthodes de contraception ont été

discutées avec la patiente et considérées inadaptées ou non-acceptables.

Une large étude observationnelle menée principalement chez des femmes adultes sous contraceptifs a montré que

l’utilisation d’acétate de médroxyprogestérone par voie IM n’a pas augmenté le risque de fracture osseuse. Il est à noter que

cette étude n’a pas pu déterminer si l’utilisation d’acétate de médroxyprogestérone avait un effet sur le taux de fractures

plus tard dans la vie (voir rubrique 5.1 - Relation entre incidence des fractures et utilisation d'acétate de

médroxyprogestérone par voie IM (150 mg) chez les femmes en âge de procréer).

Chez les femmes de tout âge, une prudente réévaluation des risques et bénéfices du traitement devra être effectué pour

celles désirant poursuivre l’utilisation pendant plus de deux ans. En particulier, chez les femmes ayant des facteurs de

risque significatifs d’ostéoporose liés au style de vie et/ou médicaux, d’autres méthodes de contraception devront être

considérées avant d’utiliser DEPO PROVERA. Des facteurs de risques significatifs pour l’ostéoporose incluent :

l’abus d’alcool et/ou la consommation de tabac,

l’utilisation chronique de médicaments pouvant réduire la masse osseuse tels que les anticonvulsifs ou les corticostéroïdes,

un indice de masse corporelle faible ou des troubles de l’alimentation telles que l’anorexie mentale ou la boulimie,

des antécédents de fracture faiblement traumatisante,

des antécédents familiaux d’ostéoporose.

Pour plus d'informations sur les modifications de la DMO chez la femme adulte et l'adolescente, voir rubrique 5.1.

Un apport adéquat de calcium et de vitamine D est important pour la santé osseuse chez les femmes de tout âge, qu’il

provienne d’un régime diététique ou de suppléments.

Cancer du sein

Le cancer du sein est rare chez les femmes de moins de 40 ans, utilisatrices ou non d’une contraception hormonale.

Les résultats d’études épidémiologiques suggèrent une augmentation du risque de cancer du sein chez les femmes ayant

récemment débuté l’utilisation de DEPO PROVERA et celles ayant utilisé DEPO PROVERA dans les 2 dernières années,

par rapport aux utilisatrices d’autres contraceptifs. Dans ces études, le risque global de cancer du sein chez les femmes

utilisant ou ayant utilisé DEPO PROVERA n’est pas augmenté. Ces études ne permettent pas d’établir une relation de

causalité.

Infections sexuellement transmissibles

Les femmes doivent être averties que la suspension injectable d’acétate de médroxyprogestérone ne protège pas contre les

infections sexuellement transmissibles (IST) y compris l’infection par le VIH (SIDA). L’utilisation de préservatifs réduit la

transmission des IST, y compris le VIH.

Précautions particulières d'emploi

Une surveillance périodique en cours de traitement doit être effectuée, avec plus particulièrement, examen des seins et de

l'utérus, et des frottis vaginaux.

La survenue de saignements vaginaux inexpliqués doit être explorée.

Des ménométrorragies peuvent être observées chez certaines patientes (voir rubrique 4.8). Celles-ci peuvent être dues soit

à une atrophie endométriale dans les semaines suivant l'injection, soit parfois à une hyperplasie endométriale à distance de

l'injection. En cas de ménométrorragies importantes, faire pratiquer un dosage d'estradiol et, selon le cas, administrer un

traitement estrogénique ou progestatif d'appoint.

Les patientes présentant des antécédents de dépression doivent être surveillées étroitement. L’état dépressif et la

dépression sont des effets indésirables bien connus liés à l’utilisation de contraceptifs hormonaux (voir rubrique 4.8). La

dépression peut être grave et constitue un facteur de risque bien connu de comportement suicidaire et de suicide. Il convient

de conseiller aux femmes de contacter leur médecin en cas de changements d’humeur et de symptômes dépressifs, y

compris peu de temps après le début du traitement.

En cas d'antécédents d'ictère cholestatique de la grossesse ou de prurit gravidique, l'administration du produit peut

entraîner une récidive de l'ictère ou du prurit : dans ce cas, son administration doit être suspendue.

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

Associations contre-indiquées

+ Millepertuis

Diminution des concentrations plasmatiques du contraceptif hormonal, en raison de l'effet inducteur enzymatique du

millepertuis, avec risque de baisse d'efficacité voire d’annulation de l’effet dont les conséquences peuvent être

éventuellement graves (survenue d'une grossesse).

Associations déconseillées

+ Inducteurs enzymatiques

Anticonvulsivants (phénobarbital, phénytoïne, fosphénytoïne, primidone, carbamazépine, oxcarbazépine et

eslicarbazépine); rifabutine; rifampicine; névirapine ; éfavirenz ; dabrafénib ; enzalutamide]

Diminution de l'efficacité contraceptive du contraceptif hormonal, par augmentation de son métabolisme hépatique par

l'inducteur.

Utiliser de préférence une autre méthode contraceptive, en particulier de type mécanique, pendant la durée de l’association

et un cycle suivant.

+ Nelfinavir

Risque de diminution de l'efficacité contraceptive par diminution des concentrations en contraceptif hormonal.

Utiliser de préférence une autre méthode contraceptive, en particulier de type mécanique (préservatif ou stérilet), pendant la

durée de l’association et un cycle suivant.

+ Inhibiteurs de protéases boostés par ritonavir

Risque de diminution de l'efficacité contraceptive par diminution des concentrations en contraceptif hormonal, due à

l’augmentation de son métabolisme hépatique par le ritonavir.

Utiliser de préférence une autre méthode contraceptive, en particulier de type mécanique (préservatif ou stérilet), pendant la

durée de l’association et un cycle suivant.

+ Pérampanel

Pour des doses de pérampanel ≥ 12 mg/jour : Risque de diminution de l’efficacité contraceptive.

Utiliser de préférence une autre méthode contraceptive, en particulier de type mécanique.

+ Ulipristal

Dans l'indication contraception d'urgence de l'ulipristal :

Antagonisme des effets de l’ulipristal en cas de reprise d’un contraceptif hormonal moins de 5 jours après la prise de la

contraception d’urgence.

Dans le cas où la (re)prise d’une contraception hormonale est envisagée, utiliser une contraception additionnelle de type

mécanique pendant les 12 jours qui suivent la (dernière) prise de l’ulipristal (au cas où il y en aurait eu plus d’une).

Dans l’indication fibrome de l'ulipristal :

Antagonisme réciproque des effets de l’ulipristal et du progestatif, avec risque d’inefficacité.

Dans le cas où la (re)prise d’une contraception hormonale est envisagée, utiliser une contraception de type mécanique

pendant les 7 premiers jours de la contraception hormonale.

Associations faisant l'objet de précautions d'emploi

+ Bosentan

Risque de diminution de l'efficacité du contraceptif hormonal par augmentation de son métabolisme hépatique.

Utiliser une méthode contraceptive fiable, additionnelle ou alternative, pendant la durée de l’association et un cycle suivant.

+ Griséofulvine

Risque de diminution de l'efficacité du contraceptif hormonal par augmentation de son métabolisme hépatique.

Utiliser une méthode contraceptive fiable, additionnelle ou alternative, pendant la durée de l’association et un cycle suivant.

+ Aprépitant

Diminution des concentrations du progestatif, avec risque de moindre efficacité contraceptive.

Utiliser de préférence une autre méthode contraceptive, en particulier de type mécanique, pendant la durée de l'association

et un cycle suivant.

+ Bocéprévir

Risque de diminution de l'efficacité contraceptive par augmentation du métabolisme hépatique du contraceptif hormonal par

le bocéprévir.

Utiliser une méthode contraceptive fiable, additionnelle ou alternative, pendant la durée de l'association.

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse

Il n'y a pas d'indication à utiliser l'acétate de médroxyprogestérone au cours de la grossesse.

La plupart des études épidémiologiques récentes ne retrouvent pas d'association entre exposition à l'acétate de

médroxyprogestérone pendant la grossesse (lorsqu'elle est utilisée aux doses préconisées dans les indications

gynécologiques) et effet malformatif (incluant un effet sur la différenciation sexuelle du fœtus). En conséquence, la

découverte d'une grossesse sous médroxyprogestérone ne justifie pas l'interruption de la grossesse.

Allaitement

La médroxyprogestérone passe dans le lait. Les données chez les enfants allaités étant rassurantes,

l'allaitement est

envisageable chez les femmes recevant de l'acétate de médroxyprogestérone comme moyen contraceptif.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Les effets de l’acétate de médroxyprogestérone sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines n’ont pas

été étudiés.

4.8. Effets indésirables

Les effets indésirables rapportés sont présentés dans le tableau ci-dessous :

Classe Système-

Organe

Très

Fréquent

(≥1/10)

Fréquent

(≥1/100 à

<1/10)

Peu Fréquent

(≥1/1000 à

<1/100)

Rare (≥1/10000 à

<1/1000)

Tumeurs

bénignes,

malignes et non

précisées (incl.

kystes et polypes)

Cancer du sein

Affections du

système

immunitaire

Hypersensibilité

au médicament

(liée à la

présence de

parahydroxy-

benzoate de

propyle et de

méthyle,

éventuellement

retardée)

Bronchospasme

Affections

psychiatriques

Nervosité

Dépression,

Baisse de la

libido

Insomnie

Anorgasmie

Affections du

système nerveux

Céphalées

Vertiges

Convulsions,

Somnolence

Affections

vasculaires

Bouffées de

chaleur

Troubles

thromboemboliques

artériels et veineux

Affections gastro-

intestinales

Douleurs

abdominales,

Gêne

abdominale

Nausée,

Ballonnements

Affections

hépatobiliaires

Atteinte

hépatique

Ictère chlolestatique

Affections de la

peau et du tissu

sous-cutané

Alopécie,

Acné,

Eruption

Hirsutisme,

Urticaire,

Prurit

Lipodystrophie

acquise

Affections

musculo-

squelettiques et

systémiques

Douleurs

dorsales

Ostéoporose

Fractures

ostéoporotiques

Arthralgie, Spasmes

musculaires

Affections des

organes de

reproduction et

du sein

Pertes

vaginales,

Tension

mammaire

Troubles du cycle

menstruel

(irrégularité,

augmentation ou

diminution des

saignements,

spotting),

Galactorrhée,

Douleur

pelvienne

Vaginite, Aménorrhée,

Douleur mammaire,

Ménométrorragie ;

Anovulation prolongée

Troubles

généraux et

anomalies au site

d’administration

Rétention

hydrique,

Asthénie

Fièvre,

Fatigue,

Réactions au site

d’injection

, Atrophie/

marque/ capiton/

persistant(e) au site

d’injection

, Nécrose

au site d’injection

Nodule/ grosseur au

site d’injection

Douleur/ sensibilité au

site d’injection

Investigations

Prise de

poids

Diminution de la

densité minérale

osseuse, Diminution

de la tolérance au

glucose,

Anomalie des tests

hépatiques,

Diminution des

marqueurs

biologiques de

l'activité

endocrinienne

suivants : stéroïdes

plasmatiques et

urinaires,

gonadotrophines

plasmatiques et

urinaires, protéines de

liaison aux hormones

sexuelles.

Classe Système-

Organe

Très

Fréquent

(≥1/10)

Fréquent

(≥1/100 à

<1/10)

Peu Fréquent

(≥1/1000 à

<1/100)

Rare (≥1/10000 à

<1/1000)

Effet indésirable identifié post-commercialisation

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une

surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable

suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé

(ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.

4.9. Surdosage

En cas de surdosage, le traitement sera symptomatique.

5. PROPRIETES PHARMACOLOGIQUES

5.1. Propriétés pharmacodynamiques

Classe pharmacothérapeutique : Progestatif de synthèse, code ATC : G03AC06

L'effet contraceptif est lié, lorsqu’il est administré par voie parentérale à la dose recommandée chez les femmes :

à l'inhibition de l'ovulation par action antigonadotrope ;

à une modification de la glaire cervicale, rendant celle-ci impropre au passage des spermatozoïdes.

L'acétate de médroxyprogestérone n'est pas converti dans l'organisme en métabolites à activité estrogénique

et n'a pas

d'effet androgène notable, contrairement aux progestatifs dérivés des norstéroïdes.

Efficacité et sécurité clinique

Etudes sur la densité minérale osseuse (DMO)

Modification de la DMO chez la femme adulte

Une étude comparant les changements de la DMO chez des femmes utilisant l’acétate de médroxyprogestérone par voie

sous-cutanée et des femmes utilisant l’acétate de médroxyprogestérone par voie IM n’a montré une perte similaire de la

DMO entre les deux groupes après deux ans de traitement. Les pourcentages moyens de changement de la DMO dans le

groupe d’acétate de médroxyprogestérone par voie sous-cutanée sont listés dans le tableau 1.

Tableau 1 : Pourcentages moyens de changement de la DMO par rapport aux valeurs de base chez les femmes adultes

utilisant l’acétate de médroxyprogestérone par voie sous-cutanée par site osseux

Durée de

traitement

Rachis

L’ensemble de la hanche

Col du fémur

% moyen de changement (IC

95%)

% moyen de

changement (IC 95%)

% moyen de changement (IC

95%)

1 an

-2.7

(- 3.1 à -2.3)

-1.7

(-2.1 à -1.3)

-1.9

(-2.5 à -1.4)

2 ans

- 4.1

(-4.6 à -3.5)

-3.5

(-4.2 à -2.7)

-3.5

(-4.3 à -2.6)

Dans une autre étude clinique contrôlée, des femmes adultes ayant utilisé jusqu’à 5 ans une contraception par acétate de

médroxyprogestérone par voie IM a montré que la DMO moyenne de la colonne vertébrale et de la hanche a diminué de 5 à

6%, comparé à aucun changement significatif de la DMO dans le groupe de contrôle. Le déclin de la DMO a été beaucoup

plus marqué durant les deux premières années d’utilisation, avec de plus faibles déclins les années suivantes. Des

changements moyens de la DMO du rachis lombaire de -2,9%, -4,1%, -4,9%, -4,9% et -5,4% après respectivement 1, 2, 3,

4 et 5 années ont été observés. Les diminutions moyennes de la DMO au niveau de l’ensemble de la hanche et du col de

fémur étaient similaires (voir tableau 2 pour plus d’informations).

Après l’arrêt de l’utilisation d’acétate de médroxyprogestérone par voie IM, la DMO augmente vers les valeurs de base

pendant la période post-traitement. Une durée de traitement plus longue a été associée à une récupération de DMO plus

lente.

Dans la même étude clinique, un nombre limité de femmes qui ont utilisé l’acétate de médroxyprogestérone par voie IM

pendant 5 ans ont été suivies pendant 2 années après l’arrêt de l’utilisation de l’acétate de médroxyprogestérone par voie

IM. La DMO a augmenté par rapport aux valeurs de base pendant la période post-traitement de 2 ans. Deux ans après

l’arrêt des injections d’acétate de médroxyprogestérone, la moyenne de la DMO a augmenté pour les 3 sites osseux mais

les déficits ont persisté (voir tableau 2).

Tableau 2 : Pourcentages moyens de changement de la DMO par rapport aux valeurs de base chez les femmes adultes par

site osseux et cohorte après 5 ans de thérapie par acétate de médroxyprogestérone par voie IM et après 2 ans post-

traitement ou 7 ans d’observation (contrôle)

Temps

dans

l’étude

Rachis

Hanche complète

Col du fémur

acétate de

médroxyprogestérone

Contrôle

acétate de

médroxyprogestérone

Contrôle

acétate de

médroxyprogestérone

Contrôle

5 ans*

n=33

-5,4%

n=105

0,4%

n=21

-5,2%

n=65

0,2%

n=34

-6,1%

n=106

-0,3%

7 ans**

n=12

-3,1%

n=60

0,5%

n=7

-1,3%

n=39

0,9%

n=13

-5,4%

n=63

-0,1%

*Le groupe traité est constitué de femmes ayant reçu des injections d’acétate de médroxyprogestérone (150 mg par voie IM)

pendant 5 ans et le groupe de contrôle est constitué de femmes n’utilisant pas de méthode de contraception hormonale

pendant cette période.

**Le groupe traité est constitué de femmes ayant reçu des injections d’acétate de médroxyprogestérone (150 mg par voie

IM) pendant 5 ans et suivies pendant 2 ans post-utilisation et le groupe de contrôle est constitué de femmes n’utilisant pas

de méthode de contraception hormonale pendant cette période.

Modification de la DMO chez l’adolescente (12 – 18 ans)

Les résultats d’une étude clinique ouverte, non randomisée sur l'acétate de médroxyprogestérone injectable (150 mg par

voie IM toutes les 12 semaines pendant une période allant jusqu'à 240 semaines (4,6 ans), suivie de mesures post-

traitement) chez les adolescentes (12-18 ans) ont également montré que l’utilisation de l'acétate de médroxyprogestérone

par voie IM était associée à une diminution significative de la DMO par rapport à la valeur initiale (voir tableau 3). Parmi les

patients ayant reçu au moins 4 injections par période de 60 semaines, la diminution moyenne de la DMO du rachis lombaire

était de -2,1% après 240 semaines (4,6 ans); les diminutions moyennes pour la hanche complète et le col du fémur étaient

respectivement de -6,4% et de -5,4%.

Tableau 3 : Pourcentages moyens de changement de la DMO par rapport aux valeurs de base chez les adolescentes

recevant ≥4 injections par périodes de 60 semaines, par site osseux

Durée de

traitement

acétate de médroxyprogestérone

par voie IM

N

Pourcentage moyen de

changement

DMO hanche

complète

Semaine 60 (1,2

ans)

Semaine 120 (2,3

ans)

Semaine 240 (4,6

ans)

-2,8

-5,4

-6,4

DMO col du fémur

Semaine 60

Semaine 120

Semaine 240

-3,0

-5,3

-5,4

DMO rachis

lombaire

Semaine 60

Semaine 120

Semaine 240

-2,5

-2,7

-2,1

En revanche, une cohorte non comparable de sujets non appariés et non traités, avec des paramètres osseux de base

différents chez les utilisateurs d'acétate de médroxyprogestérone, a montré une augmentation moyenne de la DMO à 240

semaines de 6,4 %, 1,7 % et 1,9 % respectivement pour le rachis lombaire, la hanche complète et le col du fémur.

Le suivi post-traitement des participantes adolescentes de cette même étude, qui ont reçu au moins 1 injection d'acétate de

médroxyprogestérone et ont effectué au moins 1 suivi de la mesure de leur DMO après avoir arrêté l’utilisation de l’acétate

de médroxyprogestérone par voie IM est présenté dans le tableau 4. Le nombre médian d’injections reçues dans cette

cohorte durant la période de traitement était de 9. Au moment de la dernière injection d'acétate de médroxyprogestérone

injectable, les pourcentages de changement de la DMO, par rapport aux valeurs de base de cette cohorte étaient de -2,7%,

-4,1% et -3,9% respectivement pour le rachis lombaire, l’ensemble de la hanche et le col du fémur. Au fil du temps, ces

déficits de la moyenne de la DMO ont été comblés après l’arrêt de l'acétate de médroxyprogestérone par voie IM. La

récupération du niveau initial a nécessité 1 an pour le rachis lombaire, 4,6 ans pour l’ensemble de la hanche et 3,4 ans pour

le col du fémur. Cependant, il est important de noter qu’un grand nombre de sujets ont abandonné l’étude, par conséquent,

les résultats sont basés sur un faible nombre de sujets et que certains sujets présentaient toujours un déficit de la DMO

hanche complète après 240 semaines. Une durée plus longue de traitement et le tabagisme ont été associés à une

récupération plus lente (voir tableau 4 ci-après).

Tableau 4: Pourcentages moyens de changement de la DMO par rapport aux valeurs de base chez les adolescentes après

l’arrêt de l’acétate de médroxyprogestérone

Semaine après l’arrêt

d’acétate de

médroxyprogestérone

N

Pourcentage moyen de

changement par rapport à

la valeur de base à la

visite post-acétate de

médroxyprogestérone

DMO hanche complète

-4,1*

-3,7

-2,5

-1,6

-0,6

DMO col du fémur

-3,9*

-3,8

-3,3

-1,7

-0,7

-0,8

DMO rachis lombaire

-2,7*

-2,0

* Variation moyenne en % entre le début et la fin du traitement de l'étude.

Relation entre incidence des fractures et utilisation d'acétate de médroxyprogestérone injectable par voie IM (150 mg) chez

les femmes en âge de procréer

Une large étude de cohorte rétrospective utilisant les données de General Practice Research Database (GPRD) a inclus

N=41 876 femmes utilisant l’acétate de médroxyprogestérone pour la contraception et a obtenu les données disponibles de

6 à 24 mois avant leur première utilisation d’acétate de médroxyprogestérone et 5,5 ans en moyenne après leur première

injection d’acétate de médroxyprogestérone. Le risque de fracture osseuse a été globalement augmenté dans la cohorte

utilisant l’acétate de médroxyprogestérone en comparaison aux non-utilisateurs que ce soit « avant » ou « après »

l’utilisation d’acétate de médroxyprogestérone. Le risque de fracture osseuse a été comparée entre la période « après » la

première injection d’acétate de médroxyprogestérone versus la période « avant » la première injection : le ratio des taux

d’incidences de 1,01 (IC 95% : 0,92 ; 1,11) suggère que l’acétate de médroxyprogestérone n’a pas augmenté le risque de

fracture osseuse.

Le suivi maximal de cette étude était de 15 ans, par conséquent, les effets possibles de l'acétate de médroxyprogestérone

qui pourraient s’étendre au-delà de 15 ans de suivi ne peuvent être déterminés. Qui plus est, cette étude n’a pas pu

déterminer si l’utilisation d’acétate de médroxyprogestérone a un effet sur le risque de fracture plus tard dans la vie, c’est-à-

dire suite à la ménopause.

5.2. Propriétés pharmacocinétiques

Il s'agit d'une forme retard à effet prolongé. La persistance des taux sanguins efficaces de

DEPO PROVERA n'est pas due à

un métabolisme différé, mais à une simple rétention du produit au point d'injection.

L'acétate de médroxyprogestérone n'est pas métabolisé en pregnandiol comme l'est la progestérone.

Le principal métabolite urinaire est le 6 alpha-méthyl-4-pregnane-6 bêta, 21-diol-17 alpha-acétoxy-3, 20-dione.

5.3. Données de sécurité préclinique

Non renseigné.

6. DONNEES PHARMACEUTIQUES

6.1. Liste des excipients

Parahydroxybenzoate de méthyle (E218), parahydroxybenzoate de propyle (E216), chlorure de sodium, polyéthylène glycol

4000, polysorbate 80, eau pour préparations injectables.

6.2. Incompatibilités

En l'absence d'études de compatibilité, ce médicament ne doit pas être mélangé avec d'autres médicaments.

6.3. Durée de conservation

4 ans.

Après ouverture : le produit doit être utilisé immédiatement.

6.4. Précautions particulières de conservation

A conserver à une température ne dépassant pas 25°C.

6.5. Nature et contenu de l'emballage extérieur

3 ml en flacon + seringue plastique de 5 ml et une aiguille 50-8/10.

3 ml en flacon.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

6.6. Précautions particulières d’élimination et de manipulation

Pas d'exigences particulières.

7. TITULAIRE DE L’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

PFIZER HOLDING FRANCE

23-25 AVENUE DU DOCTEUR LANNELONGUE

75014 PARIS

8. NUMERO(S) D’AUTORISATION DE MISE SUR LE MARCHE

34009 323 868 2 6 : 3 ml en flacon + seringue plastique de 5 ml et une aiguille 50-8/10.

34009 323 869 9 4 : 3 ml en flacon.

9. DATE DE PREMIERE AUTORISATION/DE RENOUVELLEMENT DE L’AUTORISATION

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

10. DATE DE MISE A JOUR DU TEXTE

[à compléter ultérieurement par le titulaire]

11. DOSIMETRIE

Sans objet.

12. INSTRUCTIONS POUR LA PREPARATION DES RADIOPHARMACEUTIQUES

Sans objet.

CONDITIONS DE PRESCRIPTION ET DE DELIVRANCE

Liste I.

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