CODOLIPRANE ADULTES 400 mg/20 mg, comprimé sécable

France - français - ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé)

Achète-le

Notice patient Notice patient (PIL)

07-10-2020

Ingrédients actifs:
codéine 15; paracétamol 400 mg
Disponible depuis:
SANOFI AVENTIS FRANCE
Code ATC:
N02BE51
DCI (Dénomination commune internationale):
codéine 15; paracétamol 400 mg
Dosage:
15,62 mg
forme pharmaceutique:
Comprimé
Composition:
pour un comprimé > codéine 15,62 mg sous forme de : codéine (phosphate de hémihydraté 20 mg > paracétamol 400 mg
Mode d'administration:
orale
Unités en paquet:
plaquette(s) PVC-Aluminium de 16 comprimé(s)
Type d'ordonnance:
liste I
Domaine thérapeutique:
ANTALGIQUE PERIPHERIQUE / ANALGESIQUE OPIOIDE
indications thérapeutiques:
Classe pharmacothérapeutique : ANTALGIQUE PERIPHERIQUE / ANALGESIQUE OPIOIDECode ATC : N02BE51.N : système nerveux central.Ce médicament est réservé à l'adulte et à l’adolescent à partir de 15 ans.Ce médicament contient du paracétamol et de la codéine : c'est un antalgique (il calme la douleur).La codéine appartient à un groupe de médicaments appelés les antalgiques opioïdes qui agissent pour soulager la douleur. Elle peut être utilisée seule ou en association avec d’autres antalgiques comme le paracétamol.Ce médicament peut être utilisé chez l’adulte et l’adolescent à partir de 15 ans sur une courte durée pour des douleurs modérées non soulagées par d’autres antalgiques comme le paracétamol ou l’ibuprofène utilisés seuls.Vous devez vous adresser à votre médecin si vous ne ressentez aucune amélioration ou si vous vous sentez moins bien.
Descriptif du produit:
326 791-0 ou 34009 326 791 0 2 - plaquette(s) PVC-Aluminium de 10 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;326 792-7 ou 34009 326 792 7 0 - plaquette(s) PVC-Aluminium de 12 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;326 793-3 ou 34009 326 793 3 1 - plaquette(s) PVC-Aluminium de 20 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;332 207-5 ou 34009 332 207 5 4 - plaquette(s) PVC-Aluminium de 16 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation:19/09/1990;560 927-2 ou 34009 560 927 2 7 - plaquette(s) PVC-Aluminium de 80 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation non communiquée:;560 928-9 ou 34009 560 928 9 5 - plaquette(s) PVC-Aluminium de 100 comprimé(s) - Déclaration de commercialisation:19/12/1999;
Statut de autorisation:
Valide
Numéro d'autorisation:
64406362
Date de l'autorisation:
1983-12-06

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NOTICE

ANSM - Mis à jour le : 07/10/2020

Dénomination du médicament

CODOLIPRANE ADULTES 400 mg/20 mg, comprimé sécable

Paracétamol / Codeine

Encadré

Veuillez lire attentivement cette notice avant de prendre ce médicament car elle contient des informations

importantes pour vous.

Gardez cette notice. Vous pourriez avoir besoin de la relire.

Si vous avez d’autres questions, interrogez votre médecin ou votre pharmacien.

Ce médicament vous a été personnellement prescrit. Ne le donnez pas à d’autres personnes. Il pourrait leur

être nocif, même si les signes de leur maladie sont identiques aux vôtres.

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci

s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Voir rubrique 4.

Que contient cette notice ?

1. Qu'est-ce que CODOLIPRANE ADULTES 400 mg/20 mg, comprimé sécable et dans quels cas est-il

utilisé ?

2. Quelles sont les informations à connaître avant de prendre CODOLIPRANE ADULTES 400 mg/20 mg,

comprimé sécable ?

3. Comment prendre CODOLIPRANE ADULTES 400 mg/20 mg, comprimé sécable ?

4. Quels sont les effets indésirables éventuels ?

5. Comment conserver CODOLIPRANE ADULTES 400 mg/20 mg, comprimé sécable ?

6. Contenu de l’emballage et autres informations.

1. QU’EST-CE QUE CODOLIPRANE ADULTES 400 mg/20 mg, comprimé sécable ET DANS QUELS

CAS EST-IL UTILISE ?

Classe pharmacothérapeutique : ANTALGIQUE PERIPHERIQUE / ANALGESIQUE OPIOIDE

Code ATC : N02BE51.

N : système nerveux central.

Ce médicament est réservé à l'adulte et à l’adolescent à partir de 15 ans.

Ce médicament contient du paracétamol et de la codéine : c'est un antalgique (il calme la douleur).

La codéine appartient à un groupe de médicaments appelés les antalgiques opioïdes qui agissent pour

soulager la douleur. Elle peut être utilisée seule ou en association avec d’autres antalgiques comme le

paracétamol.

Ce médicament peut être utilisé chez l’adulte et l’adolescent à partir de 15 ans sur une courte durée pour des

douleurs modérées non soulagées par d’autres antalgiques comme le paracétamol ou l’ibuprofène utilisés

seuls.

Vous devez vous adresser à votre médecin si vous ne ressentez aucune amélioration ou si vous vous sentez

moins bien.

2. QUELLES SONT LES INFORMATIONS A CONNAITRE AVANT DE PRENDRE CODOLIPRANE

ADULTES 400 mg/20 mg, comprimé sécable ?

Ne prenez jamais CODOLIPRANE ADULTES 400 mg/20 mg, comprimé sécable :

chez les enfants de moins de 15 ans,

si vous êtes allergique au paracétamol et/ou à la codéine, ou à l’un des autres composants contenus dans ce

médicament mentionnés dans la rubrique 6,

si vous avez une maladie grave du foie,

si vous avez des difficultés pour respirer (insuffisance respiratoire),

si vous avez de l’asthme,

si vous allaitez (voir « Grossesse et Allaitement »),

pour soulager la douleur chez l’enfant et l’adolescent (0 - 18 ans) après ablation des amygdales ou des

végétations dans le cadre d’un syndrome d’apnée obstructive du sommeil,

si vous savez que vous êtes un métaboliseur ultra-rapide de la codéine en morphine,

si vous êtes traité par un médicament contenant de l’oxybate de sodium (médicament pour les troubles du

sommeil).

Avertissements et précautions

Adressez-vous à votre médecin ou pharmacien avant de prendre CODOLIPRANE ADULTES 400 mg/20

mg, comprimé sécable.

Mises en garde spéciales

Ce médicament contient du paracétamol et de la codéine.

D'autres médicaments en contiennent. Ne les associez pas afin de ne pas dépasser les doses

maximales conseillées (voir posologie et mode d'administration).

Ne pas utiliser de façon prolongée sans avis médical :

L’usage prolongé de ce médicament peut entrainer une dépendance.

Si les troubles persistent au bout de 3 jours et/ou en cas de survenue de tout autre signe après la prise du

médicament.

Ne pas dépasser les posologies indiquées et consulter rapidement le médecin en cas de surdosage

accidentel.

Des cas d’abus et de dépendance ont été rapportés avec la codéine, en particulier chez l’adulte et le jeune

adulte, mais également chez l’adolescent, à des fins récréatives et/ou chez des patients ayant des antécédents

d’abus et/ou de dépendance à une substance (alcool, médicament ou autre).

Soyez attentif à tout signe évoquant un usage abusif ou une dépendance à ce traitement.

La codéine est transformée en morphine dans le foie par une enzyme. La morphine est la substance qui

soulage la douleur. Certaines personnes ont un taux d’enzyme variable et cela peut les affecter de différente

manière. Pour certaines personnes, la morphine n’est pas produite ou produite en petite quantité, et ne

soulagera pas assez la douleur. Pour d’autres, une quantité importante de morphine est produite pouvant être

à l’origine d’effets indésirables graves. Si vous remarquez un des effets indésirables suivants, vous devez

arrêter ce médicament et demander immédiatement l’avis de votre médecin : respiration lente ou

superficielle, confusion, somnolence, rétrécissement de la pupille, constipation, manque d’appétit ou si vous

ne vous sentez pas bien.

Demander l’avis de votre médecin ou de votre pharmacien avant de prendre CODOLIPRANE ADULTES si

vous êtes traité par un médicament de la famille des benzodiazépines.

Précautions d’emploi

La prise de paracétamol peut entrainer des troubles de fonctionnement du foie.

Vous devez demander l’avis de votre médecin avant de prendre ce médicament :

si vous pesez moins de 50 kg,

si vous avez une maladie du foie ou une maladie grave des reins,

si vous êtes atteints d’une maladie respiratoire (dont l’asthme),

si vous avez un encombrement bronchique (toux avec crachats),

si vous buvez fréquemment de l’alcool ou que vous avez arrêté de boire de l’alcool récemment,

si vous souffrez de déshydratation,

si vous souffrez par exemple de malnutrition chronique, si vous êtes en période de jeûne, si vous avez

perdu beaucoup de poids récemment, si vous avez plus de 75 ans ou si vous avez plus de 65 ans et que vous

présentez des maladies de longue durée, si vous êtes atteints du virus du SIDA ou d’une hépatite virale

chronique, si vous souffrez de mucoviscidose (maladie génétique et héréditaire caractérisée notamment par

des infections respiratoires graves), ou encore si vous êtes atteints de la maladie de Gilbert (maladie

héréditaire associée à une augmentation du taux de bilirubine dans le sang),

si vous présentez une allergie à l’aspirine et/ou aux anti-inflammatoires non stéroïdiens,

si vous avez subi une opération de la vésicule biliaire,

si vous souffrez d’hypertension intra crânienne.

Risques concernant la prise concomitante d’alcool

Eviter la prise de boissons alcoolisées et de médicaments contenant de l'alcool.

En cas de sevrage récent d’un alcoolisme chronique, le risque d’atteinte hépatique est majoré.

Risques concernant la prise concomitante de benzodiazépines

La prise concomitante de CODOLIPRANE ADULTES et de benzodiazépines peut entrainer une sédation,

une diminution des fonctions respiratoires (dépression respiratoire), un coma et le décès. Si vous prenez en

même temps CODOLIPRANE ADULTES et des benzodiazépines, votre médecin portera une attention

particulière à la survenue d’une sédation et d’une dépression respiratoire.

En cas d'hépatite virale aigue, arrêtez de prendre ce traitement et consultez un médecin.

Si vous souffrez d’hypertension artérielle, ce médicament risque de l’augmenter.

Enfants et adolescents

La prise de CODOLIPRANE ADULTES 400 mg/20 mg, comprimé sécable est contre-indiquée chez les

enfants de moins de 15 ans.

Utilisation chez les enfants et les adolescents après une chirurgie :

La codéine ne doit pas être utilisée après ablation des amygdales ou des végétations dans le cadre d’un

syndrome d’apnée obstructive du sommeil.

Utilisation chez les enfants avec des problèmes respiratoires :

La codéine n’est pas recommandée chez les enfants avec des problèmes respiratoires car les symptômes de

toxicité de la morphine sont aggravés chez ces enfants.

EN CAS DE DOUTE NE PAS HÉSITER À DEMANDER L’AVIS DE VOTRE MÉDECIN OU DE VOTRE

PHARMACIEN.

Autres médicaments et CODOLIPRANE ADULTES 400 mg/20 mg, comprimé sécable

Ce médicament contient du paracétamol et de la codéine. D’autres médicaments en contiennent. Ne les

associez pas, afin de ne pas dépasser les doses maximales recommandées (se référer à la rubrique « Comment

prendre CODOLIPRANE ADULTES 400 mg/20 mg, comprimé sécable ? »).

Si vous devez prendre d’autres médicaments contenant du paracétamol et/ou de la codéine, parlez-en d’abord

à votre médecin ou votre pharmacien.

Ce médicament doit être évité avec :

Les médicaments contre la douleur : les agonistes-antagonistes morphiniques (buprénorphine, nalbuphine,

pentazocine) les morphiniques antagonistes partiels (naltrexone, nalméfène) et avec les médicaments

contenant de l’alcool.

Si vous suivez un traitement anticoagulant par voie orale (par Warfarine ou Antivitamine K), la prise de

paracétamol aux doses maximales (4 g/jour) pendant plus de 4 jours nécessite une surveillance renforcée

des examens biologiques dont notamment de l’INR. Dans ce cas, consultez votre médecin.

Signalez que vous prenez ce médicament si votre médecin vous prescrit un dosage du taux d’acide urique

dans le sang.

Si vous prenez CODOLIPRANE ADULTES en association avec des benzodiazépines, cela peut augmenter

le risque de sédation, de diminution des fonctions respiratoires (dépression respiratoire), de coma et de décès.

La dose et la durée du traitement concomitant seront limitées.

Certains médicaments tels que la quinidine, la fluoxétine, la paroxétine, le buproprion, le cinacalcet, la

méthadone et la rifampicine peuvent diminuer l’efficacité de la codéine et provoquer un syndrome de

sevrage. Informez votre médecin si vous prenez tout autre médicament, il pourra ajuster la dose si nécessaire.

CODOLIPRANE ADULTES 400 mg/20 mg, comprimé sécable avec de l’alcool

Eviter la prise de boisson alcoolisées et de médicaments contenant de l’alcool.

Grossesse, Allaitement et Fertilité

Si vous êtes enceinte ou que vous allaitez, si vous pensez être enceinte ou planifiez une grossesse, demandez

conseil à votre médecin ou pharmacien avant de prendre ce médicament.

Grossesse

Au besoin, ce médicament peut être utilisé pendant la grossesse aux doses recommandées par votre médecin.

Vous devez utiliser la dose la plus faible possible qui permette de soulager la douleur et la prendre pendant la

durée la plus courte possible. Contactez votre médecin si la douleur ne diminue pas ou si vous devez prendre

le médicament plus fréquemment. En fin de grossesse, la prise de codéine peut entrainer une toxicité chez le

nouveau-né.

Par conséquent, il convient de toujours demander l'avis de votre médecin avant de prendre ce médicament et

de ne jamais dépasser la dose recommandée.

Allaitement

Ne prenez pas ce médicament si vous allaitez car il contient de la codéine. La codéine et la morphine (issue

de la codéine) passent dans le lait maternel.

La codéine administrée même aux doses recommandées chez les femmes qui allaitent peut mettre en jeu le

pronostic vital du nourrisson.

Fertilité

Il est possible que le paracétamol puisse altérer la fertilité des femmes, de façon réversible à l'arrêt du

traitement.

Conduite de véhicules et utilisation de machines

L'attention est appelée, notamment chez les conducteurs de véhicules et les utilisateurs de machines, sur les

risques de somnolence dus à la présence de codéine dans ce médicament. Ce phénomène s'atténue après

plusieurs prises ; il peut être utile de commencer le traitement le soir. Ce phénomène est accentué par la prise

de boissons alcoolisées.

3. COMMENT PRENDRE CODOLIPRANE ADULTES 400 mg/20 mg, comprimé sécable ?

Veillez à toujours prendre ce médicament en suivant exactement les indications de votre médecin. Vérifiez

auprès de votre médecin ou pharmacien en cas de doute.

Posologie

Réservé à l’adulte et à l’adolescent à partir de 15 ans.

La posologie sera déterminée par votre médecin, selon l'intensité de la douleur ; la dose efficace la plus

faible doit généralement être utilisée, pour la durée la plus courte possible.

La durée de traitement avec ce médicament ne doit pas dépasser 3 jours. Si la douleur n’est pas soulagée

après 3 jours, demandez l’avis de votre médecin.

Se conformer strictement à la prescription médicale.

Des prises régulières permettent d’éviter que la douleur ne revienne. Se conformer strictement à la

prescription médicale.

Pour éviter un risque de surdosage, vérifiez l'absence de codéine et de paracétamol dans la composition

d'autres médicaments, y compris pour les médicaments obtenus sans ordonnance.

Chez l’adulte

1 comprimé, à renouveler si nécessaire au bout de 6 heures. Eventuellement, prendre 2 comprimés en une

prise en cas de douleur intense, sans dépasser 6 comprimés par jour.

Chez l’enfant et l’adolescent

Enfants âgés de moins de 15 ans

CODOLIPRANE ADULTES 400 MG/20 MG, comprimé sécable ne doit pas être administré aux enfants de

moins de 15 ans, du fait du risque de problèmes respiratoires sévères.

Adolescents âgés de plus de 15 ans

Il est impératif de respecter la posologie, qui dépend du poids de l’adolescent ; les âges sont mentionnés

à titre d'information. Elle sera déterminée par votre médecin en fonction du poids et de l’intensité de la

douleur.

Les adolescents âgés de plus de 15 ans doivent prendre :

Poids entre 31 à 50 kg : 1 comprimé toutes les 6 heures, si besoin. Ne prenez jamais PLUS DE 4

comprimés par 24 heures.

Poids supérieur à 50 kg : 1 comprimé toutes les 6 heures, si besoin. Eventuellement, prendre 2 comprimés

en une prise en cas de douleur intense. Ne prenez jamais plus de 6 comprimés par 24 heures.

Sujet âgé

La posologie initiale est habituellement diminuée de moitié par rapport à la posologie conseillée chez

l'adulte. Votre médecin pourra éventuellement augmenter la posologie en fonction de votre tolérance et de

vos besoins.

Patients insuffisants rénaux

En cas de maladie des reins (insuffisance rénale), il existe un risque d’accumulation de codéine et de

paracétamol. En conséquence, votre médecin peut être amené à diminuer la posologie. L’intervalle entre

deux prises doit être au minimum de 8 heures.

Chez un enfant insuffisant rénal, une surveillance rapprochée doit être mise en place. En cas de signes qui

vous paraissent inhabituels (par exemple somnolence, ou difficultés à respirer), contactez un médecin.

Autres situations particulières :

La dose maximale journalière de paracétamol ne doit pas excéder 60 mg/kg/jour (sans dépasser 3 g/j) dans

les situations suivantes :

si vous pesez moins de 50 kg,

si vous avez une maladie du foie ou une maladie grave des reins,

si vous buvez fréquemment de l’alcool ou que vous avez arrêté de boire de l’alcool récemment,

si vous souffrez de déshydratation,

si vous souffrez par exemple de malnutrition chronique, si vous êtes en période de jeûne, si vous avez

perdu beaucoup de poids récemment, si vous avez plus de 75 ans ou si vous avez plus de 65 ans et que vous

présentez des maladies de longue durée, si vous êtes atteints du virus du SIDA ou d’une hépatite virale

chronique, si vous souffrez de mucoviscidose (maladie génétique et héréditaire caractérisée notamment par

des infections respiratoires graves), ou encore si vous êtes atteints de la maladie de Gilbert (maladie

héréditaire associée à une augmentation du taux de bilirubine dans le sang)

Doses maximales recommandées

Pour éviter un risque de surdosage :

vérifiez l'absence de codéine et de paracétamol dans la composition d'autres médicaments, y compris pour

les médicaments obtenus sans ordonnance,

ne dépassez jamais les doses maximales recommandées (sauf avis médical) en tenant compte de tous les

médicaments contenant du paracétamol dans leur formule.

Si vous avez l'impression que l'effet de CODOLIPRANE ADULTES 400 MG/20 MG, comprimé sécable est

trop fort ou trop faible, consultez votre médecin ou votre pharmacien.

Mode et voie d'administration

Voie orale.

Les comprimés doivent être avalés tels quels avec un grand verre d'eau.

Les comprimés sont sécables, c'est-à-dire que vous pouvez les couper en 2 parts égales.

Si vous avez pris ou donné plus de CODOLIPRANE ADULTES 400 MG/20 MG, comprimé sécable

que vous n'auriez dû

Consultez immédiatement votre médecin ou votre pharmacien ou les urgences médicales.

Les principaux signes de surdosage en codéine sont la somnolence et des difficultés respiratoires.

Le surdosage en paracétamol peut être à l’origine d’une maladie du foie (insuffisance hépatique), d’un

saignement gastro-intestinal, d’une maladie du cerveau (encéphalopathie), d’un coma, voire le décès, et

notamment chez les populations plus à risque telles que les jeunes enfants, les personnes âgées et dans

certaines situations (maladie du foie, alcoolisme, malnutrition chronique).

Dans les 24 premières heures, les principaux symptômes d’intoxication sont : nausées, vomissements, perte

d’appétit, douleurs abdominales, pâleur.

Le surdosage en paracétamol peut également entrainer : une atteinte du pancréas (pancréatite), une maladie

des reins (insuffisance rénale aiguë), et un problème de sang dans lequel les globules rouges, les globules

blancs et les plaquettes sont tous réduits en nombre ce qui entraine :

la fatigue, à court de souffle et pâleur ;

infections fréquentes telles que de la fièvre, des sévères frissons, des maux de gorge ou des ulcères de la

bouche ;

une tendance à saigner ou à présenter des ecchymoses spontanées, des saignements de nez.

Consultez immédiatement votre médecin ou votre pharmacien.

Si vous oubliez de prendre ou de donner CODOLIPRANE ADULTES 400 mg/20 mg, comprimé sécable

Ne prenez pas de dose double pour compenser la dose simple que vous avez oubliée de prendre. Poursuivez

le traitement conformément à la prescription médicale.

Effets pouvant apparaître lorsque le traitement par CODOLIPRANE ADULTES 400 mg/20 mg, comprimé

sécable est arrêté

En cas de traitement prolongé, l’arrêt brutal de ce médicament peut entrainer un syndrome de sevrage.

SI VOUS AVEZ D’AUTRES QUESTIONS SUR L’UTILISATION DE CE MEDICAMENT, DEMANDEZ

PLUS D’INFORMATIONS A VOTRE MEDECIN OU A VOTRE PHARMACIEN.

4. QUELS SONT LES EFFETS INDESIRABLES EVENTUELS ?

Comme tous les médicaments, CODOLIPRANE ADULTES 400 mg/20 mg, comprimé sécable est

susceptible d'avoir des effets indésirables, bien que tout le monde n’y soit pas sujet.

Liés à la présence de paracétamol

Rarement, une réaction allergique peut survenir : boutons et/ou des rougeurs sur la peau, urticaire, brusque

gonflement du visage et du cou pouvant entrainer une difficulté à respirer (œdème de Quincke), malaise

brutal avec baisse importante de la pression artérielle (choc anaphylactique).

Si une allergie survient, vous devez immédiatement arrêter de prendre ce médicament et consulter

rapidement votre médecin. À l’avenir, vous ne devrez plus jamais prendre de médicaments contenant du

paracétamol.

De très rares cas d’effets indésirables cutanés graves ont été rapportés.

Exceptionnellement, ce médicament peut diminuer le nombre de certaines cellules du sang : globules

blancs (leucopénie, neutropénie), plaquettes (thrombopénie) pouvant se manifester par des saignements du

nez ou des gencives. Dans ce cas, consultez un médecin.

Autres effets indésirables possibles (dont la fréquence ne peut être estimée sur la base de données

disponibles) : troubles du fonctionnement du foie, diminution importante de certains globules blancs pouvant

provoquer des infections graves (agranulocytose), destruction des globules rouges dans le sang (anémie

hémolytique chez les patients présentant un déficit en glucose-6-phosphate-deshydrogénase), éruption

cutanée en plaques rouges arrondies avec sensation de brûlure, laissant des tâches colorées et pouvant

apparaître aux mêmes endroits en cas de reprise du médicament (érythème pigmenté fixe), douleur localisée

dans la poitrine qui peut irradier vers l’épaule gauche et la mâchoire d’origine allergique (syndrome de

Kounis), difficulté à respirer (bronchospasme), Dans ce cas, consultez un médecin.

Liés à la présence de codéine

Possibilité de :

sensation d'endormissement, euphorie, trouble de l'humeur,

rétrécissement de la pupille, difficulté à uriner,

réactions d'hypersensibilité (démangeaison, urticaire, éruption cutanée étendue),

constipation, nausées, vomissements,

somnolence, états vertigineux,

gênes respiratoires,

douleurs abdominales en particulier chez les patients cholécystectomisés (sans vésicule biliaire),

de très rares atteintes du pancréas,

abus, dépendance, syndrome de sevrage en cas d’utilisation prolongée,

syndrome de sevrage chez le nouveau-né exposé en chronique in-utero.

Déclaration des effets secondaires

Si vous ressentez un quelconque effet indésirable, parlez-en à votre médecin ou votre pharmacien. Ceci

s’applique aussi à tout effet indésirable qui ne serait pas mentionné dans cette notice. Vous pouvez également

déclarer les effets indésirables directement via le système national de déclaration : Agence nationale de

sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de

Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr

En signalant les effets indésirables, vous contribuez à fournir davantage d’informations sur la sécurité du

médicament.

5. COMMENT CONSERVER CODOLIPRANE ADULTES 400 mg/20 mg, comprimé sécable ?

Tenir ce médicament hors de la vue et de la portée des enfants.

N’utilisez pas CODOLIPRANE ADULTES 400 mg/20 mg, comprimé sécable après la date de péremption

mentionnée sur l’emballage.

La date de péremption fait référence au dernier jour de ce mois.

À conserver à une température ne dépassant pas + 30°C.

Ne jetez aucun médicament au tout-à-l’égout ou avec les ordures ménagères. Demandez à votre pharmacien

d’éliminer les médicaments que vous n’utilisez plus. Ces mesures contribueront à protéger l’environnement.

6. CONTENU DE L’EMBALLAGE ET AUTRES INFORMATIONS

Ce que contient CODOLIPRANE ADULTES 400 mg/20 mg, comprimé sécable

Les substances actives sont :

Paracétamol............................................................................................................. 400,00 mg

Phosphate de codéine hémihydraté............................................................................. 20,00 mg

Quantité correspondant à codéine base....................................................................... 15,62 mg

Pour un comprimé sécable.

Les autres composants sont : gélatine, acide stéarique, amidon de pomme de terre, povidone, crospovidone.

Qu’est-ce que CODOLIPRANE ADULTES 400 mg/20 mg, comprimé sécable et contenu de l’emballage

extérieur

Ce médicament se présente sous forme de comprimés sécable.

Boite de 10, 12, 16, 20, 80, 100 comprimés.

Titulaire de l’autorisation de mise sur le marché

Sanofi-aventis France

82 avenue RASPAIL

94250 GENTILLY

Exploitant de l’autorisation de mise sur le marché

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RÉSUMÉ DES CARACTÉRISTIQUES DU PRODUIT

ANSM - Mis à jour le : 07/10/2020

1. DENOMINATION DU MEDICAMENT

CODOLIPRANE ADULTES 400 mg/20 mg, comprimé sécable

2. COMPOSITION QUALITATIVE ET QUANTITATIVE

Paracétamol.......................................................................................................................... 400,00 mg

Phosphate de codéine hémihydraté ......................................................................................... 20,00 mg

Quantité correspondant à codéine base.................................................................................... 15,62 mg

Pour un comprimé sécable.

Pour la liste complète des excipients, voir rubrique 6.1.

3. FORME PHARMACEUTIQUE

Comprimé sécable.

4. DONNEES CLINIQUES

4.1. Indications thérapeutiques

CODOLIPRANE ADULTES 400 mg/20 mg, comprimé sécable est indiqué chez les patients âgés de plus de

15 ans pour le traitement des douleurs aigues d’intensité modérée qui ne peuvent pas être soulagées par

d’autres antalgiques comme le paracétamol ou l’ibuprofène (seul).

4.2. Posologie et mode d'administration

Cette présentation est réservée à l’adulte et à l’adolescent à PARTIR DE 15 ANS.

Posologie

La posologie doit être adaptée à l'intensité de la douleur ; la plus faible dose efficace doit généralement être

utilisée, pour la durée la plus courte possible. Cette dose peut être prise jusqu’à 4 fois par jour en respectant

un intervalle de 6 heures entre chaque prise.

La durée du traitement ne devra pas dépasser 3 jours et si la douleur n'est pas soulagée, il est recommandé

aux patients/soignants de prendre l'avis d'un médecin.

Adultes

La posologie est de 1 comprimé, à renouveler si nécessaire au bout de 6 heures, ou éventuellement 2

comprimés en cas de douleurs intenses sans dépasser 6 comprimés par jour.

Il n'est généralement pas nécessaire de dépasser 6 comprimés par jour. Cependant, en cas de douleurs plus

intenses, cette posologie peut être augmentée jusqu'à 8 comprimés par jour (posologie maximale).

Toutefois, la dose totale quotidienne maximale de paracétamol ne doit pas dépasser 4 g par jour ; la dose

totale quotidienne maximale de codéine ne doit pas dépasser 240 mg.

Population pédiatrique

Enfants âgés de moins de 12 ans

La codéine ne doit pas être utilisée chez les enfants de moins de 12 ans à cause du risque de toxicité opioïde

lié à la métabolisation variable et non prédictive de la codéine en morphine. (voir rubriques 4.3 et 4.4).

Enfants âgés de 12 à 15 ans

CODOLIPRANE ADULTES 400 mg/20 mg, comprimé sécable n’est pas indiqué chez les enfants de 12 à 15

ans.

Adolescents âgés de 15 à 18 ans

La dose quotidienne recommandée est :

d'environ 60 mg/kg/jour de paracétamol à répartir en 4 prises, soit environ 15 mg/kg toutes les 6 heures,

d’environ 3 mg/kg/jour de codéine à répartir en 4 prises, soit environ 0,5 à 1 mg/kg toutes les 6 heures.

Il est impératif de respecter les posologies définies en fonction du poids de l’adolescent et donc de choisir

une présentation adaptée :

Entre 31 à 50 kg : 1 comprimé par prise, à renouveler si besoin au bout de 6 heures minimum, sans

dépasser 4 comprimés par jour.

Poids de plus de 50 kg : 1 comprimé par prise, à renouveler si besoin au bout de 6 heures minimum, ou

éventuellement 2 comprimés en cas de douleur sévère, sans dépasser 6 comprimés par jour.

Populations particulières

Sujet âgé

La posologie initiale doit être diminuée de moitié par rapport à la posologie conseillée chez l'adulte, et pourra

éventuellement être augmentée en fonction de la tolérance et des besoins.

Insuffisance rénale

En cas d'insuffisance rénale, il existe un risque d’accumulation de codéine et de paracétamol. En

conséquence :

l'intervalle entre deux prises sera au minimum de 8 heures,

une réduction de la dose doit être envisagée,

chez l’enfant, une surveillance rapprochée doit être mise en place.

Autres

La dose totale quotidienne maximale de paracétamol ne doit pas excéder 60 mg/kg/jour (sans dépasser 3 g/j)

dans les situations suivantes :

adultes de moins de 50 kg,

insuffisance hépatocellulaire légère à modérée,

alcoolisme chronique,

déshydratation,

réserves basses en glutathion telles que par exemple malnutrition chronique, jeûne, amaigrissement récent,

sujet âgé de plus de 75 ans ou de plus de 65 ans et polypathologique, hépatite virale chronique et VIH,

mucoviscidose, cholémie familiale (Maladie de Gilbert).

Doses maximales recommandées

Attention : prendre en compte l’ensemble des médicaments pour éviter un surdosage, y compris si ce sont des

médicaments obtenus sans prescription (voir rubrique 4.4).

La dose totale quotidienne maximale de codéine ne doit pas excéder 240 mg.

La dose totale quotidienne maximale de paracétamol ne doit pas excéder (voir rubrique 4.9) :

80 mg/kg/jour chez l’adolescent de moins de 37 kg,

3 g par jour chez l’adolescent de 38 kg à 50 kg,

4 g par jour chez l'adulte et l’adolescent de plus de 50 kg.

Fréquence d'administration :

Les prises systématiques permettent d'éviter les oscillations de douleur :

chez l’adulte et l’adolescent, elles doivent être espacées d’au moins 6 heures.

Mode d’administration

Voie orale.

Les comprimés doivent être avalés tels quels avec un grand verre d'eau.

4.3. Contre-indications

Enfant de moins de 15 ans.

Hypersensibilité à l’un des excipients mentionnés à la rubrique 6.1.

Liées au paracétamol :

Hypersensibilité au paracétamol.

Insuffisance hépatocellulaire sévère.

Liées à la codéine :

Hypersensibilité à la codéine.

Chez les patients traités par l’oxybate de sodium (voir rubrique 4.5).

Chez les patients asthmatiques et insuffisants respiratoires, quel que soit le degré de l'insuffisance

respiratoire, en raison de l'effet dépresseur de la codéine sur les centres respiratoires.

Au cours de l'allaitement (voir rubrique 4.6).

Chez tous les patients de moins de 18 ans après amygdalectomie et/ou adénoïdectomie dans le cadre d’un

syndrome d’apnée obstructive du sommeil, en raison de l’augmentation du risque d’évènement indésirable

grave pouvant mettre en jeu le pronostic vital (voir rubrique 4.4).

Chez les patients connus pour être des métaboliseurs CYP2D6 ultra-rapides (voir rubrique 4.4).

4.4. Mises en garde spéciales et précautions d'emploi

Mises en garde spéciales

LIEES A L’ASSOCIATION

Les douleurs par désafférentation (douleurs neurogènes) ne répondent pas à l'association/codéine

paracétamol.

Interactions

La prise de ce médicament est déconseillée en association avec l’alcool, les morphiniques agonistes

antagonistes, les morphiniques antagonistes partiels, les inhibiteurs du CYP2D6 (voir rubrique 4.5).

LIEES AU PARACETAMOL

Ce médicament contient du paracétamol, pour éviter un risque de surdosage :

vérifier l'absence de paracétamol dans la composition d'autres médicaments ;

respecter les doses maximales recommandées.

LIEES A LA CODEINE

Des cas d’abus et de dépendance ont été rapportés avec la codéine, en particulier chez l’adulte et le jeune

adulte, mais également chez l’adolescent, à des fins récréatives et/ou chez des patients ayant des antécédents

d’abus et/ou de pharmacodépendance (alcool, médicament ou autre).

La survenue de signes ou symptômes évoquant un usage abusif ou une dépendance à la codéine doit faire

l’objet d’une surveillance attentive.

Métabolisme CYP2D6 :

La codéine est métabolisée en morphine par l'enzyme hépatique CYP2D6, son métabolite actif. En cas de

déficit ou d’absence de cette enzyme, l’effet analgésique attendu ne sera pas obtenu. Il est estimé que jusqu’à

7% de la population caucasienne peut présenter ce déficit.

Cependant, si le patient est un métaboliseur rapide ou ultra-rapide, il a un risque augmenté, même à dose

thérapeutique, de développer des effets indésirables dus à la toxicité des opioïdes. Ces patients transforment

la codéine en morphine rapidement, en conséquence leur taux de morphine dans le sérum est plus élevé

qu’attendu.

Les symptômes généraux de la toxicité des opioïdes incluent une confusion, une somnolence, une respiration

superficielle, un myosis, des nausées, des vomissements, une constipation et un manque d’appétit. Dans les

cas graves, les patients peuvent présenter des symptômes de dépression respiratoire et circulatoire, pouvant

mettre en jeu le pronostic vital et être dans de très rares cas fatals.

Les prévalences estimées des métaboliseurs ultra-rapides dans les différentes populations sont résumées ci-

dessous :

Population

Prévalence %

Africains/Ethiopiens

Afro-Américains

3.4% à 6.5%

Asiatiques

1.2% à 2%

Caucasiens

3.6% à 6.5%

Grecs

6.0%

Hongrois

1.9%

Européens du nord

1%-2%

Risques concernant la prise concomitante d’opioïdes et d’alcool

Eviter la prise de boissons alcoolisées et de médicaments contenant de l'alcool (voir rubrique 4.5).

Risques concernant la prise concomitante d’opioïdes et de benzodiazépines

La prise concomitante d’opioïdes, dont la codéine, et de benzodiazépines peut entrainer une sédation, une

dépression respiratoire, un coma et le décès. En raison de ces risques, la prescription concomitante d’opioïdes

et de benzodiazépines doit être réservée aux patients pour lesquels les alternatives thérapeutiques sont

inadéquates.

Si la décision est prise de prescrire de façon concomitante de la codéine et des benzodiazépines, les doses

efficaces les plus faibles et la durée d’utilisation concomitante la plus courte possible doivent être prescrites ;

le patient doit être étroitement surveillé concernant l’apparition de sédation et de dépression respiratoire (voir

rubrique 4.5).

Utilisation en post-opératoire chez les enfants

Des cas publiés dans la littérature ont montré que la codéine utilisée en post-opératoire chez les enfants après

une amygdalectomie et/ou une adénoïdectomie dans le cadre d’un syndrome d’apnée obstructive du sommeil,

entraine des effets indésirables rares mais pouvant mettre en jeu le pronostic vital voire entrainer le décès

(voir rubrique 4.3). Tous ces enfants avaient reçu de la codéine aux doses recommandées ; cependant des

éléments permettaient de mettre en évidence que ces enfants étaient des métaboliseurs rapides ou ultra-

rapides de la codéine en morphine.

Enfants présentant une fonction respiratoire altérée

La codéine n’est pas recommandée chez les enfants pouvant présenter une fonction respiratoire altérée du fait

de désordres neuromusculaires, d’affections cardiaques ou respiratoires sévères, d’infections des voies

respiratoires supérieures ou pulmonaires, de traumatismes multiples ou de procédures chirurgicales longues.

Ces facteurs peuvent aggraver les symptômes de la toxicité de la morphine.

Doses maximales recommandées (voir rubrique 4.9)

Paracétamol

Chez l'adulte et l’adolescent à partir de 15 ans et de plus de 50 kg, LA DOSE TOTALE DE

PARACETAMOL NE DOIT PAS EXCEDER 4 GRAMMES PAR JOUR.

Codéine

La dose totale quotidienne maximale de codéine ne doit pas excéder 240 mg.

Précautions d’emploi

LIEES A L’ASSOCIATION

Les douleurs par désafférentation (douleurs neurogènes) ne répondent pas à l'association

codéine/paracétamol.

LIEES AU PARACETAMOL

L’administration de paracétamol peut exceptionnellement entrainer une toxicité hépatique, même à doses

thérapeutiques, après un traitement de courte durée et chez des patients sans antécédents de troubles

hépatiques (voir rubrique 4.8).

Le paracétamol est à utiliser avec précaution sans dépasser 3 g/jour en cas de (voir rubrique 4.2) :

poids < 50 kg,

insuffisance hépatocellulaire légère à modérée,

insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine < 30 ml/min (voir rubriques 4.2 et 5.2)),

alcoolisme chronique,

déshydratation (voir rubrique 4.2),

réserves basses en glutathion telles que par exemple malnutrition chronique, jeûne, amaigrissement récent,

sujet âgé de plus de 75 ans ou de plus de 65 ans et polypathologique, hépatite virale chronique et VIH,

mucoviscidose, cholémie familiale (Maladie de Gilbert),

allergie à l’aspirine et/ou aux anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS).

En cas de sevrage récent d’un alcoolisme chronique, le risque d’atteinte hépatique est majoré

En cas de découverte d’une hépatite virale aigüe, il convient d’arrêter le traitement.

Interaction avec les examens paracliniques

La prise de paracétamol peut fausser le dosage de l'acide urique sanguin par la méthode à l'acide

phosphotungstique.

La prise de paracétamol peut fausser le dosage de la glycémie par la méthode à la glucose oxydase-

peroxydase en cas de concentrations anormalement élevées.

LIEES A LA CODEINE

En cas d'hypertension intracrânienne, la codéine risque d'augmenter l'importance de cette hypertension.

Chez le patient cholécystectomisé, la codéine peut provoquer un syndrome douloureux abdominal aigu de

type biliaire ou pancréatique, le plus souvent associé à des anomalies biologiques, évocateur d'un spasme du

sphincter d'Oddi.

En cas de toux productive, la codéine peut entraver l'expectoration.

Sujet âgé : Diminuer la posologie initiale de moitié par rapport à la posologie recommandée chez l’adulte, et

l’augmenter éventuellement par la suite en fonction de la tolérance et des besoins.

4.5. Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions

LIEES AU PARACETAMOL

Associations faisant l'objet de précautions d’emploi

+ Anticoagulants oraux : warfarine et autres antivitamines K (AVK) :

Risque d’augmentation de l’effet de la warfarine et des autres AVK et du risque hémorragique en cas de prise

de paracétamol aux doses maximales (4 g/j) pendant au moins 4 jours. Contrôle biologique incluant un

contrôle plus fréquent de l’INR. Adaptation éventuelle de la posologie de la warfarine et des autres AVK

pendant le traitement par le paracétamol et après son arrêt.

LIEES A LA CODEINE

Associations contre-indiquées

+ oxybate de sodium

Risque majoré de dépression respiratoire, pouvant être fatale en cas de surdosage (voir rubrique 4.3).

Associations déconseillées

+ Alcool (boisson ou excipient)

Eviter la prise de boissons alcoolisées et de médicaments contenant de l'alcool (voir rubrique 4.4).

L'altération de la vigilance peut rendre dangereuse la conduite de véhicules et l'utilisation de machines.

+ Agonistes-antagonistes morphiniques (buprénorphine, nalbuphine, pentazocine)

Diminution de l'effet antalgique par blocage compétitif des récepteurs, avec risque d'apparition d'un

syndrome de sevrage (voir rubrique 4.4).

+ Morphiniques antagonistes partiels (naltrexone, nalméfène)

Risque de diminution de l'effet antalgique (voir rubrique 4.4).

Associations à prendre en compte

+ Médicaments sédatifs : Il faut prendre en compte le fait que de nombreux médicaments ou

substances peuvent additionner leurs effets dépresseurs du système nerveux central et contribuer à

diminuer la vigilance. Il s’agit des dérivés morphiniques (analgésiques, antitussifs et traitements de

substitution), neuroleptiques, barbituriques, benzodiazépines, anxiolytiques autres que

benzodiazépines (méprobamate), hypnotiques, antidépresseurs sédatifs (amitriptyline, doxépine,

miansérine, mirtazapine, trimipramine), antihistaminiques H

1

sédatifs, antihypertenseurs centraux,

baclofène et thalidomide.

Majoration de la dépression centrale. L'altération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de

véhicules et l'utilisation de machines.

+ Autres analgésiques morphiniques agonistes (alfentanil, dextromoramide, dihydrocodéine, fentanyl,

hydromorphone, morphine, oxycodone, péthidine, phénopéridine, rémifentanil, sufentanil, tapentadol,

tramadol), antitussifs morphine-like (dextrométhorphane, noscapine, pholcodine), antitussifs

morphines vrais (codéine, éthylmorphine), benzodiazépines et apparentés, barbituriques, méthadone.

Risque majoré de dépression respiratoire pouvant être fatale en cas de surdosage.

+ Benzodiazépines

La prise concomitante de benzodiazépines et d’opioïdes augmente le risque de sédation, de dépression

respiratoire, de coma et de décès en raison de l’addition des effets dépresseurs sur le système nerveux central.

Les doses et la durée du traitement concomitant de benzodiazépines et d’opioïdes doivent être limitées (voir

rubrique 4.4).

+ Inhibiteurs du CYP2D6

La codéine est métabolisée par l'enzyme hépatique CYP2D6 en son métabolite actif, la morphine. Les

médicaments inhibant l'activité du CYP2D6 peuvent réduire l'effet analgésique de la codéine (voir rubrique

4.4).

Les patients prenant de la codéine et des inhibiteurs du CYP2D6 modérés à forts (tels que la quinidine, la

fluoxétine, la paroxétine, le bupropion, le cinacalcet, la méthadone) doivent faire l’objet d’une surveillance

adéquate relative à cette efficacité réduite et aux signes et symptômes de sevrage. Si nécessaire, un

ajustement du traitement doit être effectué.

4.6. Fertilité, grossesse et allaitement

Grossesse

L'utilisation ponctuelle de ce médicament peut être envisagée au cours de la grossesse, si cela s’avère

nécessaire d’un point de vue clinique. Cependant, il devra être utilisé à la dose efficace la plus faible, pendant

la durée la plus courte possible et à la fréquence la plus réduite possible. Son utilisation chronique doit être

évitée.

En cas d'administration en fin de grossesse, tenir compte des propriétés morphino-mimétiques de ce

médicament (risque théorique de dépression respiratoire chez le nouveau-né après de fortes doses avant

l'accouchement, risque de syndrome de sevrage en cas d'administration chronique en fin de grossesse).

Lié au paracétamol :

Une vaste quantité de données portant sur les femmes enceintes démontrent l’absence de toute malformation

ou de toute toxicité fœtale/néonatale. Les études épidémiologiques consacrées au neurodéveloppement des

enfants exposés au paracétamol in utero produisent des résultats non concluants.

Lié à la codéine :

En clinique, bien que quelques études cas-témoin mettent en évidence une augmentation du risque de

survenue de malformations cardiaques, la plupart des études épidémiologiques écartent un risque

malformatif.

Les études réalisées chez l'animal ont mis en évidence un effet tératogène.

Allaitement

Ce médicament est contre-indiqué pendant l'allaitement (cf. rubrique 4.3) :

Le paracétamol et la codéine passent dans le lait maternel.

La conduite à tenir au cours de l’allaitement est conditionnée par la présence de codéine.

A des doses thérapeutiques normales, la codéine et son métabolite actif peuvent être présents dans le lait

maternel à des doses très faibles et il est peu probable qu'elle entraine des effets indésirables chez l’enfant

allaité. Cependant, si la patiente est un métaboliseur CYP2D6 ultra-rapide, une quantité importante du

métabolite actif, la morphine, peut être présente dans le sang maternel ainsi que dans le lait maternel. Dans de

très rares cas, ces taux élevés peuvent entrainer des symptômes de toxicité opioïde chez l'enfant (somnolence,

difficulté de succion, pauses voire dépressions respiratoires et hypotonie) qui peuvent être fatals.

Fertilité

Lié au paracétamol :

En raison du mécanisme d’action potentiel sur les cyclo-oxygénases et la synthèse de prostaglandines, le

paracétamol pourrait altérer la fertilité chez la femme, par un effet sur l’ovulation réversible à l’arrêt du

traitement.

Des effets sur la fertilité des mâles ont été observés dans une étude chez l'animal. La pertinence de ces effets

chez l'homme n'est pas connue.

Lié à la codéine :

Il n’y a pas de données chez l’animal concernant la fertilité mâle et femelle.

4.7. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

L’attention est attirée, notamment chez les conducteurs de véhicules et les utilisateurs de machines, sur les

risques de somnolence dus à la présence de codéine.

4.8. Effets indésirables

L’évaluation des effets indésirables est basée sur les fréquences suivantes :

Très fréquent (

1/10)

Fréquent (

1/100 à < 1/10)

Peu fréquent (

1/1 000 à < 1/100)

Rare (

1/10 000 à < 1/1 000)

Très rare (< 1/10 000)

Fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles)

LIES AU PARACETAMOL

Affections du système immunitaire :

Rare : réactions d'hypersensibilité à type de choc anaphylactique, œdème de Quincke. Leur survenue impose

l'arrêt définitif de ce médicament et des médicaments apparentés.

Affections de la peau et des tissus sous-cutanés :

Très rares : des réactions cutanées graves ont été rapportées.

Rare : érythème, urticaire, rash cutané ont été rapportés. Leur survenue impose l’arrêt définitif de ce

médicament et des médicaments apparentés.

Fréquence indéterminée : érythème pigmenté fixe.

Affections hématologiques et du système lymphatique :

Très rares : thrombopénie, leucopénie et neutropénie.

Fréquence indéterminée : agranulocytose, anémie hémolytique chez les patients présentant un déficit en

glucose-6-phosphate-deshydrogénase.

Affections hépatobiliaires :

Fréquence indéterminée : augmentation des transaminases, atteinte hépatique cytolytique, hépatite aiguë,

hépatite massive en particulier lors d’une utilisation dans une situation à risque (cf rubrique 4.4), hépatite

cytolytique pouvant entrainer une insuffisance hépatique aigue.

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